It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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♫ Melodious meeting in NYC ♬

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MessageSujet: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Ven 3 Juil - 15:04

petite info : les mots en jaune orangé sont des liens musicaux youtube



❝ Cassie & Sam

 
♫ Melodious meeting in NYC ♬


J’aurais dû rester à la nouvelle Orléans plus longtemps mais ma liberté d’action me manquait trop. Mon appartement était en travaux pour un mois ou deux encore mais un ami de mère m’avait trouvé  une location, un peu petite mais fonctionnelle. Le petit appartement avait été décoré avec quelques photos et peintures de famille. Son seul défaut était qu’il ne puisse accueillir un piano... ah et aussi qu'il lui manquait un balcon. Cependant j’allais avoir vingt ans et ma vie débutait alors les défauts, les contretemps m importaient peu. Depuis mon plus jeune âge, j’avais bougé d’un lieu à l’autre pour suivre mère et ses tournées puis plus tard pour mes propres prestations. Je me lassais de cette vie, de ce manque d’attache, du manque d’ami. J’adorais la musique, j’adorais peindre et dessiner mais je voulais un petit cocon où me refugier lorsque je voulais me ressourcer. Mère m’avait accordé sa bénédiction et son soutien à la seule condition de faire une dizaine de prestations par an. C’était des plus raisonnables et j’aurais détesté qu’elle ne me soutienne pas. Je n’avais guère besoin de son soutien financier pour cela elle avait été fort bien avise, j’avais un compte bancaire et un portefeuille d’actions qui étaient amplement suffisant pour mes dépenses. Il est dommage qu’elle n’ait pas été aussi avisée pour les hommes... j’avais vu quelques hommes défiler, je me demandais d’ailleurs à chaque fois que je rencontrais un de ses amis qui m’aidait pour mon installation, s’ils avaient eu des rapports intimes. Mère avait été ma confidente une bonne partie de ma vie et réciproquement, sauf au sujet de mon géniteur. Elle me manquait mais l’idée de faire ma propre vie m’attirait d’avantage. J’avais un récital dans une douzaine de jours, je devais répéter. Un ami de mère, encore un, tenait un bar au bout de la rue qui ne payait pas de mine mais qui avait un piano. L’ami Tony s’était assuré qu’il était accordé et je répétais tous les jours là-bas depuis une bonne semaine. Cependant aujourd'hui je n’avais pu résister à l’appel de la marina, du soleil, des reflets de l’eau et armée de mon carnet et quelques aquarelles je m’étais adonnée tout l’après-midi au dessin. Je finissais mon deuxième croquis lorsque je me rendis compte que le crépuscule s’installait…

Et merde, je remballe rapidement. Je ne prends pas le temps de passer chez moi, il est presque 22h, je pourrais répéter quelques heures si je me presse. Je bifurque dans la rue au loin des policiers contrôlent des jeunes, je souris. Je ne sais si c’est le fait d’être sous les feux de la rampe, mon assurance, mon autonomie, mon maquillage, mon air parfois désabusée mais les gens m’ont toujours donné bien plus que mon âge. Je passe devant eux et comme je m’y attendais, ils ne m’arrêtent pas. J’entre dans le bar pose mes dessins et Tony m’accueille avec un air amusé

- Salut, l’artiste je ne pensais pas que tu viendrais, me dit-il avec sa grosse voix, comme d’hab ?
- je n’ai pas vu l’heure passée, dis-je avec une moue, sers moi plutôt un café, il faut vraiment que je répète. Tu fermes bientôt ou j’ai le temps ?

Il me désigne un homme de la tête.

- je crois que tu as le temps.

Je ne suis jamais venu aussi tard, le bar est moins rempli qu’à l’heure où je suis venue les autres jours. Il y a un habitué mais qui part peu après mon arrivée. Le mec que Tony m’a désigné, un brun, mal rasé, il doit avoir la bonne trentaine passée, ça n’a pas l’air d’être son jour. Un chien est couché à ses pieds, un bouvier bernois, j’en avais vu quelques-uns en Europe mais celui en impose. Tony lui a posé une gamelle d’eau, je présume que c’est un client que le patron connait sinon il ne le servirait pas plus vu son état. Puis il y a le couple du fond, ce n’est pas la première fois que je les vois. Mon côté artiste leur a créé une vie, ce sont des amants qui se voient en cachette de leur conjoint, ils étaient amoureux dans leur jeunesse et se sont perdus de vue. Je sors de mon délire et laisse le duo tranquille, s’il faut ce sont juste de simples alcooliques. Je me dirige vers le piano et peu plus loin que l’homme au chien. En passant à coté, une fragrance me chatouille les narines, c’est un parfum que je connais même si présentement je ne saurais mettre un nom dessus. Je monte sur la petite estrade, je m’étire, je fais quelques mouvements avec mes doigts et poignets dans le vide et je m’installe. Je prends une grande inspiration… faire le vide dans son esprit… visualiser les notes. Puis tout à coup devant mes yeux. Les hampes, les durées et les têtes de note se lient et voltigent pour former une partition que mes doigts interprètent. Je débute par quelques Howard Shore, le bar n’existe plus, les clients me sont devenus invisibles. Mon esprit est rempli de couleurs qui créaient des formes harmonieuses au son de la mélodie. J’entame un autre morceau restant dans le thème du cinéma un James Horner. Je suis dans une bulle portée par les nuages dans un ciel bleu. Le bruit d’un verre me fait redescendre dans le bar. Tony a posé un jus de fruit avec un sous verre sur le piano.

- ça fait presque une heure et demi que tu joues, dit-il j’ai pensé que tu aurais soif. C’est ce que tu joueras à ton concert ?

Je fais une pause, je bois une gorgée, le couple est parti.

- Merci, à vrai dire ce n’est pas vraiment un concert. Il va y avoir une soirée caritative avec quelques artistes connus et en début de soirée ils vont chanter, je dois les accompagner au piano. C’est à Huntington. J’espère que j’aurais la voiture, je n’ai pas envie de passer ma nuit là-bas.

Tony retourne à son comptoir et sert l’autre client. Je finis mon verre puis je retourne dans mon univers. Les notes qui naissent sous mes mains, sont d’une chanson qui pourrait être interprétée au country club. Le brun s’approche et ronchonne des mots à peine audibles. Un peu surprise pendant une seconde, je souris amusée, mes doigts continuent de courir sur les touches et mon regard bleu en mode défi ne quitte pas ses yeux. Il pose brutalement son verre vide sur le piano, je me pince les lèvres, fière d’avoir remporté mon défi et je change de registre sans finir la chanson. Les autres chanteurs présents pour la soirée défilent dans ma tête.

- Tony offre lui une bouteille, dis-je avec un clin d’œil

C’est amusant, je ne me souviens pas avoir eu un client mécontent dans mon actuelle carrière. Cependant là il est vrai que celui-ci est venu pour boire et non pour m’écouter. Les touches en bois d’épicéa me démangent, je retourne à mon entrainement sans me préoccuper de la réaction du client. Acceptera-t-il mon offrande d’excuse ou pas ? Behind blues eyes se fait entendre dans le bar occupé que par nous trois… enfin quatre en comptant le canin.

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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Ven 3 Juil - 20:19



♫ Melodious meeting in NYC.

  


- Qu'est-ce qui te pousses à te murger la gueule de la sorte l'ami ? C’est la première fois que je te vois te mettre dans un pareil état ... .

Ferme-la et ressers m'en un autre, répliquais-je sur un ton sec au barman qui me connait depuis un petit paquet de temps maintenant en bon habitué des lieux que je suis.

Et toi aussi, mêle toi de tes oignons ! Si ce soir je me murge la gueule de façon magistrale comme dirait l'autre, c'est que j’ai mes raisons. Des raisons dont la simple évocation me bouleverse. Alors compte pas sur moi pour t'en faire part. Putain sérieux va voir ailleurs si j'y suis plutôt que de venir plonger ton nez dans mes foutus états d'âmes. Est-ce que je viens fourrer mon nez dans les tiens, moi ??!! Et merde !! C'est trop dur. Vraiment trop dur. Même Lynch semble complètement anéanti et amorphe depuis ta disparition mon ange ... . Comment t'as pu me faire ça ? Bordel !!! Pourquoi Altéa ????!!!!
J’attrape mon verre et le vide cul sec avant de le repousser vivement en direction du barman.

- Un autre !

Le bar s'est considérablement vidé depuis mon arrivée. Ça fait combien de temps au juste que je suis là ?! Quelques bonnes heures visiblement si j’en crois ma montre. Mon regard croise mon reflet dans le miroir en face. J’ai une gueule à faire peur. Comme d'habitude en fait mais en pire. Je m'étale à demi sur le comptoir, le front posé contre la surface du bar. Il y a cette fille qui est entrée tout-à-l'heure et qui nous la joue mélancolie par certains morceaux choisis. J'aime tellement la musique. Ça m'a toujours pris aux tripes et là sa musique me bouleverse d'autant plus. Mais tout ceci me fait d'autant plus sombrer. J'aurais préféré quelque chose de plus jazzy, de plus entrainant. T'as vraiment pas choisi le bon soir petite ... . Une "petite" qui doit avoir au moins vingt-cinq ans si j'en juge son physique.
Et puis il y a ce morceau en particulier. Cette chanson qui me ramène à toi et qui me fait tout-à-coup sortir de mes gonds. Sans réfléchir je me redresse et quitte ma place pour me diriger d'un pas incertain vers le dit piano.

- Arrête ça tu veux ... .

J'ai l'impression de bafouiller et ça m'irrite d'autant plus. Tu me nargues là ?! Je rives mon regard hagard au tien et frappe mon verre sèchement sur le dessus du piano avec un air résolument féroce qui doit paraitre bien ridicule en fin de compte. J'ai regagné ma place. Lynch ne relève nullement la tête ni ne remue la queue comme il en avait l'habitude avant. Je te hais Newhouse ! Bon sang comme je te hais !!

- Offert par la demoiselle au piano, me glisse le barman en me montrant la bouteille qu'il tient entre les mains.

- Mmhh ... lâchais-je mollement sans signifier quelconque refus.

J'ai quasiment plus rien sur moi. Pourquoi refuser ? Peu m'importe ses raisons ou si c'est une nouvelle façon de me narguer. Je ne lui adresse pas un regard et commence à taper dans la bouteille en me servant.
Ah tiens, voilà qu'elle se met à jouer un morceau que j'aime bien même si certes interprété de la sorte, il est d'autant plus mélancolique. J'avais tellement de choses à te faire partager mon ange, comme les musiques que j'aime ... . Celle-la en fait partie. Tiens ... Lynch semble retrouver un peu de vigueur. Ah non ... il cherche juste à s'éloigner de moi. Le con ! J'empeste à ce point l'alcool ?! C'est sa façon à lui de me montrer combien il déteste ça. C’est ça, casse-toi vers cette pianiste de mes deux ! Putain de clébard !


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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Sam 4 Juil - 2:05



❝ Cassie & Sam

 
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Ma bulle vogue toujours sur son nuage. Sourire aux lèvres, tête légèrement penchée, rien d’autre ne m’importe que le son. Alors que Behind blue eyes égrène ses dernières notes, j’entends un souffle, je me retourne dans la direction du bruit. Ben décidément, il est encore plus imposant debout que couché. Il remue la queue et s’assied.

- Serais tu plus mélomane que ton maître ? dis-je amusée, attends celle-ci tu aimeras peut être.

Il penche la tête. Je débute la chanson November Rain puis il se couche. Humph bon il n’aime peut-être pas la pluie ? Essayons plutôt  Knocking Heaven's door, il remue de la queue… oki des musiques plus rock, je continue sur d’autres musique des guns n roses sans me rendre compte de l’heure qui s’écoule. Tony me propose un dernier jus de fruit, je fais un signe de tête vers le brun.

- je ne sais pas me dit-il haussant les épaules

Tony s’approche de l’homme affalé sur le comptoir. Je ne peux m’empêcher de remarquer qu’il a accepté mon cadeau, la bouteille a sérieusement diminué.

- Sam je vais fermer, lui dit-il une main sur l’épaule, mec faut rentrer !

Le Sam en question peut être voulant se libérer de la main de Tony, je ne sais pas je ne vois pas du tout l’action mais plutôt le résultat. Il est par terre, la bouteille indemne aussi ainsi que Tony. Le chien se lève d’un bond surement voulant défendre son maître.

- Tout doux mon beau, on cherche juste à aider ton maître, dis je m’élançant

L’animal a l’air de me croire. J’aide Tony à se relever et nous redressons l’homme. Il reprend sa place au bar et s’accroche à la bouteille comme si cette dernière pouvait lui éviter de retomber. Une fois debout, Tony essaye de lui demander son adresse sans succès. Je caresse le chien mais son collier n’a guère plus d’indication.

- Tony, on ne va pas le laisser là ! Aide-moi à le monter chez moi

Le barman me regarde inquiet. Je rigole puis lui montre une espèce de prise de combat qui au final ressemble plus à un pas de danse. Il éclate de rire.

- Ben voilà tu vois même si je ne sais pas donner des coups de pieds offensifs je fais rire mes ennemis et ça me donne le temps de prendre la fuite, dis-je riant à mon tour, sérieusement vu son état je ne crains pas grand-chose.

- Les chiens ne font pas des chats, je me demande si ce n’est pas plutôt lui qui risque quelque chose dit-il en secouant la tête

Je ne suis pas sure de savoir si je dois bien le prendre ou pas. Mère avait des amants mais aussi un côté saint Bernard voulant toujours aider son prochain. Tant que cela n’empiétait pas sur son confort personnel. Je ne demande pas à quel côté maternel il fait allusion, je ne préfère pas savoir. Le chien nous suit docilement tandis que Tony soutient l’homme. Heureusement j’habite près et mon immeuble est muni d’un ascenseur. Une fois l’homme couché, Tony repart avec hésitation.

- ça ira, de plus c’est un habitué, il ne t’a jamais fait de sale coup et tu sais où il bosse, non ?

Il hoche la tête, pose une bise sur mon front. Je regarde l’homme allongé dans mon lit, j’entreprends de lui retirer sa veste que je pose sur la chaise. De nouveau ce parfum qui effleure mes narines, troublant, je connais mais le nom m’échappe. Puis je lui délace ses chaussures que je pose au pied du lit. Il. C’est amusant, je ne voyais pas ainsi les choses. Les mâles ne s’endormaient pas dans mes bras au contraire puis je finissais souvent déshabillée avant eux. Le chien a choisi un emplacement et je m’installe dans un fauteuil. J’allume ma tablette, je branche les écouteurs. Au bout d’un moment mes yeux se ferment.

Je me réveille quatre petites heures plus tard. Je me suis endormie toute pliée, je m’étire longuement comme un chat. Le jour est encore tout jeune. Les deux mâles ronflent de concert, je souris. Je jette mes fringues par terre et vais dans la petite salle d’eau me doucher. Quand je ressors les ronflements ont cessé, le chien me regarde. Je contourne le lit laisse tomber ma serviette enfile des dessous, un gilet et un jean. Je regarde l’animal.

- ça te dit qu’on aille chercher le petit déj ? dis je en chuchotant.

Je ramasse fringues et serviette que je jette dans la panière puis je prends un petit bloc-notes « aspirine, bon pour la gueule de bois Wink » « douche au fond à droite » « petit déj, chien et l’hôtesse qui t’a accueillie sont sur le toit, rejoins- nous Razz ». Je pose sur une chaise : une serviette, un caleçon, un tee shirt et des chaussettes. Si mon coup d’œil est toujours aussi bon tout devrait être à sa taille. Mère avait toujours deux ou trois changes de toutes les tailles dans ces locations et cet appartement n’avait pas échappé à ses règles. Je n’aurais jamais imaginé que ça puisse me servir. Je prépare un verre dans lequel je laisse tomber un petit cachet blanc puis je pose le verre et les trois notes sur la table de nuit. Je m’agenouille un instant et observe ses muscles que l’on devine sous le tee shirt, sa mâchoire légèrement carrée et ses mèches désordonnées qui encadrent son visage. Mes doigts suivent les courbes sans toucher la peau, il pourrait faire un modèle intéressant. Je me lève d’un coup et sort accompagné du chien.

J’aime bien ce coin, il est populaire et offre variété de petits magasins sympas. Je prends des fruits, des muffins, des cafés, des jus de fruits et un steack pour le chien. Une dizaine de minutes plus tard nous sommes sur le toit de l’immeuble, il y a des chaises longues, tables et chaises. Personne n’y vient, surtout à cette heure-là. Je branche de la musique et pose le petit déj sur une table basse. Je donne la viande à la boule de poil qui a l’air d’apprécier. Je retire mon jean, ouvre mon gilet et  Je me met à danser. J’esquisse quelques mouvements d’échauffements. Je m’étire longuement et commence par un grand écart. Enfin échauffée et étirée, j’enchaine sur des roues et un salto en cadence sur la musique. L’arrivée de mon dernier saut est imparfaite mais je fais quand même des courbettes de remerciements avant de me rendre compte que je ne suis pas seule sur le toit.

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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Dim 5 Juil - 11:44



♫ Melodious meeting in NYC.

  


Le menton appuyé sur le comptoir, mon regard se noie dans le liquide ambré qui ballote d'une paroi à l'autre du verre alors que je l'agite inlassablement sous mes yeux, recréant l'effet de mouvement d'une mer agitée. Une mer d'ambre brun qui joue de reflets dans la lumière des spots placés au-dessus du bar. Lynch m'a abandonné pour cette blonde au piano. Il a sans doute raison. La musique semble lui plaire alors que je jette un œil dans leur direction avant de retourner à ma folle contemplation ... .
Je m'évade sans m'en rendre compte, faisant baisser le niveau de la bouteille à vitesse grand V. Peu m'importe mon état. Je suis fatigué de tout. Las, complètement las. Comment le sort peut-il ainsi s'acharner sur moi ? J'ai perdu la première femme de ma vie ... puis la seconde. Altéa ... tu n'es qu'une salope égoïste ! J'aurais du te laisser moisir là-bas, peut-être ton sort aurait-il été meilleur ... ? J'aurais préféré ne rien savoir. Rester dans le doute sans savoir où tu étais passée. Mes pensées sont confuses, je ne sais plus ce que je dis. Je veux juste ne t'avoir jamais rencontrée. Mon front atterrit de nouveau contre le comptoir et mon poing frappe plusieurs fois de faibles coups qui ont perdu toute leur force dans la désespérance. Reviens moi mon ange. Reviens par pitié.

Je sens une main sur mon épaule. C'est Tony.

- Sam je vais fermer, mec faut rentrer !

- Fous-moi la paix ! maugréais-je en voulant dégager la main de ce dernier.

Sauf qu'en pivotant dans le mouvement pour virer sa main, je glisse à moitié du tabouret haut et me pète la gueule va savoir comment. Lamentable je te dis, mais j'm'en balance. Pas assez de témoin pour que ça m’embarrasse, et encore qu'il y en aurait, je vous emmerde !! Affalé sur le sol, je tente de me redresser du mieux que je peux. Le barman cherche à m'aider à me relever dans un premier temps mais je l'écarte à nouveau et le pousse de nouveau au sol. La blonde vient alors l'aider puis quand les deux cherchent de nouveau à me porter leur aide, je vocifère littéralement après eux dans un charabia que moi-même ne comprend pas.

- C’est bon ... pas besoin d'votre aide !!

En réalité si, et finalement ils me redressent alors que je baisse les armes. Lynch me regarde du coin de l’œil. Je me réinstalle à ma place, rivé à ma bouteille comme si c'était là la seule chose à quoi me raccrocher.

- Putain mais foutez-moi la paix ! baragouinais-je alors que l'autre grand me demande mon adresse. J'peux encore rentrer chez moi seul. Lynch connait le chemin.

Et puis je ne sais au juste ce qui se passe par la suite. Je dois certainement m'endormir sur le bar. Lorsque j'ouvre les yeux, je suis aveuglé par la lumière venant des deux fenêtres sur ma droite. J’enfouis un instant la tête dans l'oreiller. Puis je la redresse brusquement quelques secondes plus tard. Attends deux secondes, je suis où là au juste ?!! Et ce putain de mal au crâne qui me vrille la tête ... . J'abandonne un instant sans chercher à comprendre et me rendors. Lorsque j'émerge de nouveau, la première chose que je remarque est ma veste posée sur une chaise non loin. Qu'est-ce que j’ai foutu hier soir ?? Je me lève difficilement, restant un instant assis sur le bord du lit. Je repère alors un carnet sur la chaise où est posée ma veste.

« aspirine, bon pour la gueule de bois Wink » « douche au fond à droite » « petit déj, chien et l’hôtesse qui t’a accueillie sont sur le toit, rejoins- nous Razz ».

Hôtesse ?! Bon c'est déjà ça de pas se retrouver dans le pieu d'un mec ... . Il y a aussi une serviette, un caleçon, un tee shirt et des chaussettes qui m'attendent sous le bloc notes. Mouais pas besoin, j'ai mes fringues, ça ira très bien. Hum pas si vite ... vu l'odeur, j'vais peut-être choisir l'autre option. Mes vêtements sentent l'alcool à plein nez. Je plonge un instant le visage entre mes mains, l'aspirine est en effet une bonne idée. D'ailleurs cette dernière m'attend déjà sur la table de nuit. Tandis que je la prend, mon regard court tout autour de moi. Il s'agit d'un petit appart ou studio disons plutôt. Le lit se trouve dans un coin de la pièce et la cuisine est tout près, ouvert sur le reste.

Allez il est temps de se lever. Puisqu'on me propose de me doucher, autant en profiter. Je fais néanmoins le tour des lieux et observe les photos accrochées aux murs. Personne que je connaisse de près ou de loin. Quoi que la tête blonde sur certaines photos me rappelle vaguement quelque chose. Je me demande bien où j’ai atterris mais surtout comment. Merde ! Lynch !!! Ah non c’est vrai, c'était marqué sur le mot de les rejoindre sur le toit. Je ne sais pas à quoi m'attendre mais soit. Commençons par une bonne douche. Je repère en passant ce tableau au mur, signé Cassandra O'M', il représente un cheval dans un pré. Joli. Il y a un certain talent derrière. S'agit-il de l'occupante des lieux ? Je remarque du courrier étalé sur la table de la cuisine. Cassandra O'Maley. C’est en effet bien elle. Va savoir si je me la suis envoyée ... . Je ne me rappelle pas de la veille au soir. Mais je ne pense pas. La douche me fait le plus grand bien même s'il demeure encore ce mal de tête. Je reste un moment sous l'eau tandis que quelques vagues souvenirs se rappellent à moi.

Ce n'est que quelques minutes plus tard que je rejoins ma mystérieuse inconnue sur le toit. C’est aménagé avec des chaises longues, des tables et chaises. Lynch est étalé en plein soleil et il y a cette magnifique silhouette en petite tenue qui ondule sous les rayons du soleil qui illuminent sa chevelure d'or. On dirait presque un mirage. Je la regarde un moment, comme envoûté par la grâce de ses mouvements puis un petit sourire nait au coin de mes lèvres alors qu'elle se met à faire des courbettes dans le vide comme face à un public imaginaire. Je ne peux que mieux détailler sa tenue lorsqu'elle se retourne enfin et quitte la lumière du soleil pour un léger coin d'ombre. Hum, sacrément bien roulée.
Je m'avance vers elle. Lynch lui, ne daigne pas se lever, il est trop bien au soleil et il ne manifeste sa joie qu’en remuant doucement la queue.
Je passe une main derrière ma nuque, me grattouillant nerveusement en balançant un :

- Salut, alors c’est toi ma charmante hôtesse ?

Pourquoi j’ai balancé charmante dans le lot ?! Quoi qu'il en soit je remet un peu son visage.

- Salut moi c'est Cassandra, me dit-elle alors que son regard me déshabille littéralement avec une moue taquine accrochée au visage. Ou Cassie, pour les intimes... tu peux venir dans cette catégorie quand tu veux.

Je lâche juste un soupir amusé pour toute réponse. Ça commence fort. Un peu trop sûre de toi petite. Je peux dire ... mais mon regard a tendance à glisser sur sa silhouette comme accroché. Au moins son invitation est claire. Être aussi directe peut avoir un certain charme. Ça flatte l'égo dans un sens. Mais ça peut aussi jouer contre elle. Je n’ai jamais apprécie les femmes trop sûres d'elles qui en font trop mais dans son cas à elle, elle semble savoir mesurer son jeu, pas d'excès, pas d'insistance même si certes, présentement, elle semble se plaire à me frôler de façon résolument sensuelle. Ça me fait un drôle d'effet je dois dire. Il y a quelque chose chez elle qui me trouble. Pourtant elle semble jeune. Elle doit avoir quoi, vingt-cinq ans ? Stop Sam. Putain qu'est-ce que j’ai à penser à ça ?! Ça doit être le reste d'ivresse de la veille. Non pas que je ne veux pas admettre une certaine attraction mais ... bref, laisse tomber. Je repère le déjeuner sur la table et j'en prends la direction.

- Sam. glissais-je avec un temps de retard qui trahit mon trouble. Je crois qu'il va me falloir une seconde aspirine.

Je prends place sur une chaise. La dénommée Cassandra ne me quitte pas des yeux. Joli sourire. J'ai presque envie de lui dire d'arrêter son cirque et surtout de se rhabiller mais ce serait sans doute déplacé après ce qu'elle a fait pour moi hier. D'ailleurs à ce sujet, j'aimerais bien savoir comment les choses se sont déroulées et c'est ce que je lui demande alors un bref instant plus tard. Les circonstances risquent de ne pas être source de fierté mais soit.




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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Lun 6 Juil - 9:51




❝ Cassie & Sam

 
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Je sens une présence dans mon dos et un regard posé sur moi. Prise dans mon défoulement du matin, je n’ai pas prêté attention au bruit… super chien de garde en passant… à moins que ce ne soit le maître ? Je me retourne sans me démonter le moins du monde. Oh tiens mon auditeur mécontent est réveillé. Tu sembles un peu plus frais qu’il y a quelques heures. Je remarque au passage que tu portes ce que je t’avais déposé sur la chaise. Je confirme, j’ai toujours l’œil. Le tee shirt est près du corps sans être trop moulant mettant en valeur un torse qui n’avait pas vraiment besoin de l’être d’ailleurs. J’apprécie la vue que m’offre la tenue. Je sens mon instinct de « féline -joueuse » prendre possession de mon être. Bien que je ne sois pas sure d’avoir à faire à une souris que je pourrais croquer. Vu le caractère c’est peut être moi qui pourrait me faire mordre mais je prends le risque. La récompense me parait trop tentante.

- Salut, alors c’est toi ma charmante hôtesse ? Me dis tu après un petit geste nerveux

Charmante, hum… je ne me ferais peut être pas mordre après tout ? Mes yeux pétillent, la partie a commencé. Faut avouer que depuis mon arrivée à NYC, je n’ai vu que les amis de mère et comme je me demande toujours si l’un d’eux pourrait être mon géniteur, je n’approfondis pas les relations  J’en m’ennuie un peu

- Salut moi c'est Cassandra, te dis-je souriante. Ou Cassie, pour les intimes... j’ajoute avec un air taquin tu peux venir dans cette catégorie quand tu veux.

Aucun sous-entendu, ma proposition a le mérite d’être claire. J’ai avancé mon pion sur la table de jeu, à toi de jouer. Tu as l’air amusé et pousses un soupir. Je m’attendais à autre chose… quoique non ! je n’en sais rien. Après tout ce n’est pas si négatif…Je me réjouis de mon audace, je manque d’expérience pratique pour ce genre de petit jeu mais pas de théorie pour l’instant, je m’en tire pas trop mal. Avec ma mère, j’ai été a bonne école faisant des courbettes aux financiers, aux organisateurs, aux artistes, aux compositeurs et au public. Perdre du temps en vaines paroles, j’ai déjà donné! Je veux juste profiter de ma liberté et du temps présent. Malgré la place suffisante sur la terrasse, je te frôle volontairement pour aller caresser le chien plus loin derrière toi. Je m’accroupis un instant sans te quitter des yeux, ma main s’enfonce dans le soyeux pelage.

- Sam. Dis-tu après un moment tandis que tu te diriges vers la table

Une moue malicieuse se dessine sur mon visage. Hum, légèrement troublé, tu as l’air… j’adore. Tu me demandes comment tu as fini la nuit chez moi. Je me relève quand mon téléphone sonne. Je récupère mon jean n’hésitant pas à jouer de mes atouts féminins, cambrant mes courbes en évitant la vulgarité. Evidemment à cette heure-là ça peut être que mère, je m’excuse auprès de toi et j’entame cinq minutes de conversation en étranger. Durant ce temps me moquant que tu sois là, me moquant de mon interlocutrice de l’autre côté de la ligne je me dandine en rythme sur la musique en parlant. Je raccroche. Mon regard croise tes yeux posés sur moi  ou plutôt mon corps, j’en fais peut être un peu trop là ! J’attache nonchalant un bouton de mon gilet et je m’installe sur une chaise longue face à ta position. Je replie les genoux vers moi, passe mes bras autour et entame mon résumé de tes excès nocturnes. Tes gestes brusques envers Tony, la bouteille vidée, votre chute à tous les deux et la réaction de ton chien puis l’aide de Tony pour t’emmener chez moi. Apparemment tu sembles intrigué par la raison qui m’a poussé à t’accueillir.




- Peut-être ai-je abusé de toi ? Dis-je avec un air de chipie ou alors suis-je du genre à ramasser les chiens égarés ? Pas toi, lui En désignant la boule de poil qui digère

J’attends un moment avant de continuer, j’étends mes jambes tournée vers toi

- Plus sérieusement j’adore amadouer les gens qui n’aime pas ce que je joue dans un bar désert, mes yeux brillent de malice, en général quand je les caresse dans le sens du poil ils finissent par apprécier dis-je mordillant ma lèvre inférieure, là j'abuse sérieusement mais je m'en amuse.

Je hausse les épaules t’avouant que te laisser dormir dans le bar ou dans la rue me paraissait stupide puisque je vis à une cinquantaine de mètres et un chien mélomane ne pouvait pas avoir un maître dangereux. Je fais ce que mère appelle ma bouille de chat, une petite moue taquine. Je me lève contourne la table plutôt que de m’asseoir je me penche t’offrant une vue plongeante sur mon décolleté et je remue mon jus de fruit en jouant avec la paille. Ton manque réactivité m’intrigue, je finis par me demander qui est la proie et qui est le chasseur. Je me redresse pour changer de playlist. J’entame la conversation sur mon taf. T’expliquant que je dessine et joue principalement du piano. J’en profite pour te montrer le tatouage que j’ai dessiné qui est à la base de ma nuque et descend un peu dans le dos, une comète en forme de loup, profitant de l’opportunité pour dénuder mes épaules. Machinalement je mets la main dans la poche du gilet, je sens un paquet et des sachets de préservatifs.

J’avais oublié, voilà une carte que je peux jouer, je m’approche de toi, a une telle proximité je sens la chaleur que ton corps dégage Je m’appuie sur la table, j’ouvre le paquet, je porte une cigarette à mes lèvres, je l’allume et tire une bouffée. Puis je la porte à tes lèvres. Je t’observe un moment toujours souriante.

- Dans un film français, l’héroïne dit à un moment : L'avenir, c'est ce qu'on a inventé de mieux pour gâcher le présent. Je te propose juste un plaisir sans conséquence derrière. Je pose les préservatifs sur la table. Je ne connais personne qui boive autant à part pour oublier le passé, je pense que s’envoyer en l’air peut être une bonne façon d’oublier, non ? Parait qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien

J’attends un mouvement ou un mot de ta part qui tarde à venir.

- à moins que je ne te déplaise ? dis-je une moue mutine

Cependant j’en doute fortement. Au vu de ton regard, je sais que tu me trouves toute aussi attractive que je te trouve attirant.


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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Lun 6 Juil - 10:57



♫ Melodious meeting in NYC.

  


Un appel a interrompu notre conversation et mon regard parcoure ta silhouette alors que tu remues sur la musique tout en parlant à ton correspondant. Tu es une charmeuse née, tout en subtilité ou toute en franchise comme tu l'as prouvé un instant auparavant mais le tout sans lourdeur. Et je me surprend à apprécier ton jeu. J'aime cette douceur et cette sensualité qui se dégagent de toi et qui illuminent cette journée à elle seule. C’est comme si tu parvenais à me tirer loin de tous tracas par ta simple présence, comme si ton charisme étrangement envoûtant suffisait à me faire oublier tout ce qui me ronge, au moins pour un instant. Alors je me laisse aller à t'observer sans me poser de questions. Ça fait tellement de bien de ne plus penser à rien qu'à l'instant. Qui que tu sois, tu opères d'un charme magique sur moi. Même mes toutes premières pensées se sont envolées. Ça ne me ressemble pas mais ce sentiment de confort et de paix intérieure est trop enivrant pour que je concède à retourner à mes démons.

Et puis ton regard croise le mien une fois ton appel terminé. Tu t’installes sur une chaise longue face à moi et replies les genoux vers toi en les entourant de tes bras. Tu entames alors de répondre à la question posée un peu plus tôt, levant le voile sur mes péripéties d'hier sans trop non plus appuyer sur mon piteux état, lequel je devine fort bien.

- Pourquoi tu m'as recueilli au juste ? te demandais-je alors que je me demande ce qui a bien pu t'y pousser maintenant que je me rappelle certaines bribes de la veille.

Tu m'offres alors une réponse à laquelle je ne suis que très peu attentif. Mon regard est capté par toi plus que par tes paroles et il se hasarde bien trop longuement sur tes courbes, dévorant cette position délicieuse dans laquelle tu t'es installée. Quelque chose en moi fait résonner la sonnette d'alarme mais je m'emploie à l'ignorer. Et puis ces paroles m'interpellent.

- Peut-être ai-je abusé de toi ? déclares-tu avec un air de chipie ou alors suis-je du genre à ramasser les chiens égarés ? Pas toi, lui.

Je jette un coup d’œil sur Lynch qui semble avoir compris vu sa façon de se rapprocher de toi pour se coucher près du transat. Un silence règne entre nous alors que je demeure sans un mot, sirotant le jus de fruit que je me suis servi.

- Plus sérieusement j’adore amadouer les gens qui n’aiment pas ce que je joue dans un bar désert. En général quand je les caresse dans le sens du poil ils finissent par apprécier dis-tu en te mordillant la lèvre inférieure.

Tu as une de ces moue, c'est vraiment craquant et c’est tout le but du jeu, je le sais. Tu dois sans doute deviner que je n'y suis pas insensible malgré mon apparente neutralité. Toi-même semble amusée de ton propre jeu et ça me tire un petit sourire discret. J'ai l'impression de sortir de la torpeur de ces dernières semaines en une matinée à peine achevée. Lynch aussi d'ailleurs. Tu m'avoues un bref instant plus tard que tu ne te voyais pas me laisser dormir dans le bar ou dans la rue alors que tu vis à une cinquantaine de mètres. La référence à mon chien me tire un soupir amusé.

- J’ai du lui transmettre mon goût pour la musique je suppose, il s’en prend plein les oreilles la majeur partie du temps, avouais-je.

Tu te lèves et contournes la table pour te pencher en m'offrant une vue plongeante sur ton décolleté. Pas difficile de deviner que c’est là un geste volontaire de ta part. Quel mal si c’est là le jeu auquel tu veux que je me plie ? Le seul danger serait de me laisser emporter trop loin ou d'en éprouver de la frustration. Je demeure toutefois neutre malgré mon regard qui s'y est laissé tenté. Quite à jouer, autant être deux et puis où serait le charme si je me mettais à baver et à m'y précipiter comme un chien fou en manque ?

Tu te redresses un instant pour changer de musique puis tu entames la conversation sur ce en quoi consiste ton boulot. En parlant de dessin, tu me montres justement le tatouage de ta propre création en faisant glisser le tissu le long de ta peau pour dévoiler ta nuque et une partie de ton dos. Il y a une telle sensualité dans ce geste que j’ai presque envie de me lever et de faire courir mes lèvres dans ton cou. Ce petit soupçon de désir est vite dispersé par d'autres pensées et par ma boisson que je vide d'un trait. Tu te retournes alors et je me rends compte que je n’ai fais aucun commentaire sur le dit tatouage. Ce qui trahit mon léger trouble. Un point pour toi ... . Tu t'approches et tu es si proche que je me demande comment je peux malgré tout résister à ton parfum et à l’apparente douceur de ta peau qui suscitent une douce attraction. L'espace d'un instant, je comprend ces hommes qui succombent parfois même en couple au charme d'une autre. En couple ... c'est ce que je me considère toujours malgré tout ... . Tu m'observes en t'allumant une cigarette tandis que je suis au bord de me laisser replonger et submergé par ce vilain état d'esprit qui me colle à la peau depuis quelques temps maintenant. Mais tes paroles me percutent soudain de plein fouet et me détournent rapidement de ces pensées tout comme ton sourire aspire à me faire de nouveau tout oublier.

- Dans un film français, l’héroïne dit à un moment : L'avenir, c'est ce qu'on a inventé de mieux pour gâcher le présent. Je te propose juste un plaisir sans conséquence derrière. Tu poses alors une boite de préservatifs sur la table. Je ne connais personne qui boive autant à part pour oublier le passé, je pense que s’envoyer en l’air peut être une bonne façon d’oublier, non ? Parait qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Je demeure silencieux un instant, te regardant droit dans les yeux. Dommage que cette invitation manque de ce petit quelque chose, c'est trop machinal, sans charme.

- A moins que je ne te déplaise ? glisses-tu avec une petite moue mutine.

Ma main glisse alors le long de ton bras jusqu'à ta nuque que j’agrippe doucement pour te pousser à te pencher tout près. Et je susurres alors tout contre tes lèvres :

- On en restera à Cassandra ... pour le moment, te glissais avec une lueur d'amusement dans le regard.

A moins que tu ne trouves un moyen plus délicieux de me faire céder, ce qui est déjà limite à deux doigts dans le cas présent. Je préfère lorsque les choses se passent alors que nait une étincelle qui s'impose d'elle-même sans que ce soit une décision prise de vive voix.
Ma main court sur ton épaule puis mes doigts attrapent ton menton avant de s'égarer sur tes lèvres tandis que je me redresse doucement et te pousses à faire de même. Nous sommes désormais debout l'un face à l'autre. A peine quelques centimètres nous séparent. Où serait le jeu si je te renversais aussitôt sur la table ? Où serait le charme de ces instants passionnés que l'on partage après s'être longuement fait languir ? Mon désir grandit face à notre proximité. Mais c'est là un désir que je dois contenir sous peine qu'il ne se révèle une déception provoquée par trop de hâte.




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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Lun 6 Juil - 15:58




❝ Cassie & Sam

 
♫ Melodious meeting in NYC ♬



- à moins que je ne te déplaise ? dis-je une moue mutine

Cependant j’en doute fortement. Au vu de ton regard, je sais que tu me trouves toute aussi attractive que je te trouve attirant. Ta main caresse mon bras remontant jusque mon cou, elle glisse délicatement derrière, m’obligeant à me pencher vers ton visage en douceur. Je souris toute contente d’avoir gagné la partie. Mon cœur palpite de désir. Je suis en attente d’un baiser. Tu m’attires si près de tes lèvres que je pourrais les parcourir avec le bout de ma langue lorsque tu me glisses tout bas

- On en restera à Cassandra

Surprise par ce revirement de situation une fraction de seconde, je ne peux m’empêcher de pouffer amusée. Celle –là je ne m’y attendais pas ! Décidément j’ai échoué là où Mère aurait réussi. Je manque vraiment d’expérience, d’un autre coté je n’ai pas eu trop d’occasion.

- ... pour le moment. Finis tu par dire.

Mon sourire s’élargit en réaction immédiate. Tes yeux brillent d’une petite pointe d’amusement. Hummmmmmmm, je n’ai peut-être pas tant échoué que ça ! Je perds le fils de mes pensées sous ton contact. Ta main descend le long de mon cou puis de mon épaule. Puis tu finis par attraper mon menton. Mes yeux sont rivés aux tiens, tes doigts dessinent la bordure de mes lèvres, je les ferme l’espace d’un instant trahissant mon émotion à ce geste.

Les endorphines se libèrent dans l’ensemble de mon corps. J’adore cette sensation, ce bien être que l’excitation de ce moment a déclenché. Ma pratique des contacts physiques et sexuels est plutôt limitée mais l’impression de flottements, de plaisir, l’impression que rien d’autre n’existe que l’instant présent : je connais. Ce délicieux sentiment, je me m’y suis familiarisée depuis mon plus jeune âge. Le dessin, la musique m’ont toujours procuré une sensation de plaisir. Mes amants… ben faut avouer que pas vraiment… d’un autre côté, le premier c’est toujours un peu délicat et le second j’avais eu la mauvaise idée de lui dire mon âge, ça avait quelques peu refroidit ses ardeurs et calmé nos ébats. Dirons-nous !




Tu te redresses m’obligeant à suivre ton mouvement, je lève légèrement les yeux pour ne pas perdre le contact avec ton regard bleu. Nos corps sont maintenant si proches qu’il est difficile de masquer le trouble que cela m’occasionne. Mon cœur bat vite sous l’effet de l’excitation, j’ai l’impression qu’il bat si fort que tu peux l’entendre. Je me demande tout à coup quel âge tu as pu me donner ? Surement vingt-quatre ou vingt-cinq à l’instar de la plupart des gens et peut être imagines tu que j’ai déjà joué ce petit jeu avec quatre ou cinq amants. Si tu pouvais te douter de la réalité ? Je souris à cette pensée. Le félin aiguise ses petites griffes à l’intérieur de moi, mon visage affiche ma « bouille de chat ». Je ne sais plus trop qui est la proie et qui est le chasseur mais cela m’importe peu maintenant. Nouvelle vie, nouvelle règle du jeu, j’ai bien assez de théorie pour passer à l’action. Je pose une main sur ton torse, ton cœur bat vite aussi puis l’autre sur ton épaule. Je me hausse sur la pointe des pieds et j’approche mes lèvres de ton oreille.

- oki , je mentirais si je disais le contraire je ne m’attendais pas à cette réplique dis-je doucement

Mon souffle effleure ton cou, je sens l’odeur de ta peau. Je ne résiste pas à son appel et y dépose un baiser.

- je m’incline… appelles-moi, Cassandra si tu veux, Sam dis-je avec un ton des plus envoutant.

Mes lèvres caressent encore une fois ton cou. Je repose mes talons au sol. Mon regard replonge dans le tien. Ca y est mon esprit s’envole et lui, il n’est pas prêt de retoucher le sol. J’en veux plus, je le sais, je le sens au tréfonds de mon être. Mais je sais aussi que la partie pourrait s’arrêter là, je n’en garderais qu’un agréable souvenir. Les regrets demandent trop de temps. Puis aucun partenaire ne m’avait excité au point de ressentir du plaisir avant d’avoir reçu une caresse. Je me sens fondre prise au piège entre la table et ton torse. Et j’adore ça. J’adore ma nouvelle vie. J’adore mes nouvelles règles. Carpe diem

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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Jeu 9 Juil - 10:12



♫ Melodious meeting in NYC.

  


Ta main se pose sur mon torse, l’autre sur mon épaule. Tu te hausses sur la pointe des pieds et me susurre alors à l'oreille :

- oki , je mentirais si je disais le contraire je ne m’attendais pas à cette réplique

Je peux sentir ton souffle courir dans mon cou puis la délicate caresse de tes lèvres à laquelle je manque aussitôt de succomber.

- je m’incline… appelles-moi, Cassandra si tu veux, Sam.

Ta voix est d'une douceur envoûtante, autant que ces caresses renouvelées dans mon cou. J'ai envie de me contredire, là tout de suite ... . Mes yeux se perdent dans les tiens lorsque tu me refais face. Je ne sais comment je parviens à me maitriser de la sorte alors que là tout de suite, je ne rêve que de t'allonger sur cette table. Je ne pensais plus pouvoir éprouver un tel désir à nouveau. Pas d'une telle force. Force qui ne suffit toutefois pas à me faire plier étant donné le plaisir plus grand qui se présage si nous faisons durer ce jeu encore un petit peu.
Pourtant, rien qu'à te regarder, te sentir si proche ... mmhh non ... je dois partir avant que toute pensée raisonnable ne m'échappe. Je laisse échapper un soupir discret empli de regrets et de frustration. Ce n'est qu'une manière de nous faire languir mais une part de moi évalue le risque que ce petit jeu n'ait pas de suite. Ma main glisse dans la tienne lentement alors qu'elle la serre un instant avant que je ne m'éloigne avec un sourire plein de promesses. Lynch semble comprendre qu'on part sans que je n'ai à le lui dire, et me suis ainsi jusqu'à la porte.

- Ravie de t’avoir rencontrée, on se reverra peut être chez Tony ? déclares-tu la tête légèrement penchée sur le côté avec une moue craquante.

Tes paroles révèlent cette lueur d'espoir que j'éprouve moi aussi et sur laquelle je compte en songeant à te laisser mon numéro en repassant par ton appartement pour y récupérer mes affaires.

- Pareillement ... te glissais-je avec un petit sourire en coin avant de noter que nous nous retrouverons sans doute ailleurs, qui sait.

- Au fait la boule de poil mélomane s’appelle comment ?

- Lynch, et je crois qu'il est plus attiré par la pianiste que par la musique ... tout comme ça pourrait être mon cas, finis-je sur cette hypothèse qui ne représente alors aucun doute.

J'ouvre la porte sur ces mots et n'ai que le temps de répondre à ton petit signe avant de disparaitre, non sans te voir remuer à nouveau sur la musique alors que je jette un dernier coup d’œil en arrière en descendant les marches tandis que la porte se referme doucement. Je repasse par ton appartement, y récupère mes affaires. Je peux entendre ta musique provenant du toit par la fenêtre que j’ai laissée ouverte pour aérer la pièce. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me démange de remonter illico et de te surprendre à nouveau. Je laisse finalement mon numéro et un petit mot sur un carnet qui traine là. "Au plaisir de te revoir, Sam". J'aimerais pouvoir t'en dire plus, te dire que j'y tiens mais je ne trouve pas les mots. J'espère toutefois que tu as su interpréter mes attitudes, mes gestes ainsi que mes paroles et qu'elles te conduiront assurément jusqu'à moi. Et si ce n’est pas toi qui viens, ce sera moi, et cela sans trop attendre, je peux te l'assurer.

Une fois quitté l'appartement, je repasse par chez moi et dépose Lynch. Je ne suis pas encore au meilleur de ma forme mais la tête me fait un peu moins mal. Le début d'après-midi s'annonce rapidement et je file ainsi au taf sans perdre de temps. J'avais ma matinée, raison pour laquelle je me suis permis de boire de la sorte hier soir. En général, je récupère vite. D'ailleurs il ne m'en faut pas plus pour me sentir de nouveau en forme. Toute l'après-midi je ne songe qu'à toi, en particulier lorsque je passe aux environs du quartier où tu habites. Même le simple fait de songer à toi me fait frémir d'impatience. Je ne saurais attendre le lendemain pour te revoir. Quelque chose en moi me dit que c'est trop tôt et que c’est déplacé vu les noires pensées qui me rongeaient jusqu'alors mais je crois que c'est là la plus belle et la plus délicieuse échappatoire qui se sont présentées à moi jusqu'ici et ça me fait un bien fou. Je ne veux plus réfléchir, je ne veux pas me poser de questions, je veux juste profiter de la moindre chose qui peut me détourner de la douleur de ta perte mon ange. Pardonne-moi si ça te semble rapide. Ce n'est qu'une question de plaisir à partager. Il y a cette étrange euphorie qu'elle a su faire naitre en moi et cette attraction démente qui me ronge encore à l'heure qu'il est. Certes si elle a bien l'âge que je lui donne, elle est encore très jeune mais je ne saurais résister. J’ai le sentiment que ce n'est pas un hasard, c’est comme ces rencontres aussi brèves soient-elles qui nous marquent et auxquelles on ne peut ni ne veut échapper parce qu'on les sait enrichissantes. Je ne saurais dire ce que ça m'apportera. Tout ce que je sais, c’est que je ne pensais plus ressentir une telle impatience et un tel désir de vivre ce genre d'instants après toi. Cette sensation est enivrante, elle me booste et me donne envie de dévorer la vie à pleine dents de nouveau. Ce ne sera peut-être que pour quelques heures ou quelques jours, qui sait mais je veux le vivre. Je veux ressentir ce désir dévastateur qui annihile tout autour de lui pour ne laisser place qu'à du pur bien-être.

Les heures semblent défiler plus longuement vers la fin d'après-midi alors que je songe à Cassandra. Sa silhouette divine, sa façon de remuer sur la musique, sa façon de jouer comme se rappelle à moi mes quelques souvenirs d'hier soir ... et puis ce sourire et ses petites moues qui pour l'heure me tirent des sourires qui m'avaient déserté. Le souhait de te revoir le plus rapidement possible semble s'amplifier d'heure en heure et plus j'y songe, plus l'impatience me ronge. Je m'attends à tout type de situation qui nous placerait de nouveau face à l'autre, tout près ... mais je ne m'attends pas à te voir débarquer à mon boulot alors qu'une fois le travail terminé à l'heure où le soleil commence à décliner doucement, vêtue d'une robe noire au col blanc qui te rends tout simplement irrésistible, tu fais ton entrée sur le parking. Excellent choix si tu comptais ainsi me faire céder à tes charmes. J’aime ce look sexy et ultra sage à la fois. Tu es démentiellement attirante. Je suis encore dans le camion lorsque je t'aperçois. Tous les regards se tournent sur ton passage. Tu me coupes le souffle à toi seule, par la surprise de ta venue et par ta beauté. Il me faut juste un instant pour disons en quelque sorte, me remettre. Puis je descends du camion et prends ta direction. Pas mal de collègues sont sortis des entrepôts pour mater le joli brin de fille qui a fait son entrée sur les lieux. Ils doivent s'interroger sur la raison de sa visite, s'attendant sans doute à ce que cette jeune femme vienne rencontrer le patron. Hors c'est pour moi qu'elle est venue.
Je ne peux retenir ce petit sourire qui se dessine au coin de mes lèvres plus je me rapproche de toi. Je le dissimule à demi en m'allumant une clope en chemin. Je n’ai même pas à réfléchir sur la façon de te saluer ni quoi te dire alors que tu m'embrasses en te hissant sur la pointe des pieds une fois face à face, dans un geste tout naturel. Ma main glisse sur ta nuque pour marquer ce baiser l'espace de ces quelques secondes offertes.

Derrière nous quelques dizaines de mètres plus loin, on peut entendre légèrement huer dans un flot mêlé de soupir de jalousies et de quelques propos qui me soulignent comme foutrement chanceux. Les collègues qui s'apprêtaient à partir n'insistent toutefois pas en remarques et quittent alors les lieux comme ils s'apprêtaient à le faire quelques minutes plus tôt.

- Tu combles mon impatience, te glissais-je alors que je t'attire tout naturellement par la main jusqu'au fond du parking à une petite centaine de mètres plus loin, là où est garé mon camion. Alors que nous en prenons la direction, l'immense parking devient peu à peu désert. Nous discutons en marchant et tu me confies que tu n'as jamais mis les pieds dans ce genre de monstre américain. Une petite visite s'impose, te dis-je alors que j'étais déjà tout résolu à le faire. Je t'aide à grimper à l'intérieur, mes mains glissent sur tes cuisses alors que je me tiens juste derrière toi, pour remonter légèrement plus haut sur tes hanches par-dessous le tissu.
- Ah et j'adore cette robe ... tu es encore plus divine que ce matin. Je te rejoins à l'intérieur. Je boue littéralement pour toi. Si tu désires à ton tour me faire languir, je crois qu'après l'épreuve de l'attente cet après-midi, je n'y tiendrais plus. Il y a beau avoir une couchette à l'arrière, c'est sur le siège conducteur que je t'invite à me rejoindre alors que j'y suis installé. Je te fais signe avec un sourire non dissimulé de venir t'installer à califourchon sur moi et aussitôt que tu t'approches, je ne peux résister à l'étreinte qui me fais littéralement brûler de désir pour toi. Tu me fais frémir tout entier, ça se manifeste par ce tremblement à travers chaque caresse qui traduit toute mon impatience ainsi que le feu qui brûle en moi. Mes mains parcourent tes cuisses et font glisser le tissu aussi doucement que la langueur me l'impose. Mes lèvres ne demandent plus qu'à t'appeler Cassie et à entrer dans cette catégorie évoquée ce matin.
Je veux te faire ressentir toute cette ardeur muée dans l'impatience que j’ai éprouvé toute la journée à l'idée de te retrouver.

- Cassie ... t’en fis-je le témoignage par la simple appellation de ton diminutif. Inutile d'en dire plus, mes gestes l’ont déjà faits. Laisse-moi me consumer ici même en succombant à tout ce qui m'a retenu jusqu'alors. Laisse mes lèvres courir sur chaque parcelle de ta peau délicieusement parfumée tandis que mes mains ne peuvent que serpenter sous le tissu de ta robe que j'aimerais entièrement pouvoir te retirer. Quoi qu'à devoir ainsi être à demi entravé, je n'en ressens que plus de désir encore. Un désir décuplé par le besoin de dévoiler plus encore de ton corps sublime en relevant toujours un peu plus cette robe que j'adorerais t'ôter avec plus de sauvagerie. Te voir remuer si sensuellement sur moi me rend chaque seconde un peu plus fou encore. Encore et encore comme lorsque tu te cambres en arrière et que mes mains te soutiennent avant que je ne te ramène un instant plus tard brusquement contre moi pour te marquer encore plus profondément et te soutirer des râles toujours plus ivres de désir.



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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Ven 10 Juil - 21:37




❝ Cassie & Sam

 
♫ Melodious meeting in NYC ♬


Je me sens mon cœur battre à la chamade. Nos deux corps si proche et si loin en même temps, c’est étrange cette sensation. Et la suite aussi, alors que je m’attends à un baiser, tu recules. Tu pousses un soupir discret. Non mais sérieux là ? Tu fous quoi ? Une pointe de déception passe sur mon visage une seconde… Cassie sois bonne joueuse, on ne gagne pas toujours à ce petit jeu semblerait il ?... Mon sourire amusé réapparaît, je sens ta main dans la mienne et je la sers un instant. Tu me souris, là je suis dépassée par les événements. Je ne comprends pas tout. Nouvelles règles de jeu…il va falloir que je les apprenne un peu mieux si je veux jouer. Je te suis du regard jusque la porte, je penche un peu la tête, mon félin intérieur est toujours actif et je fais de nouveau ma bouille de chat.

- Ravie de t’avoir rencontrée, dis-je amusée, on se reverra peut être chez Tony ?

A vrai dire je l’espère fortement, j’ai peut-être perdu la partie mais c’est plus fort que moi, j’ai encore envie de jouer. Puis je ne sais pas, il y a un truc chez toi qui m’attire, rien de purement sexuel, ni rien de sentimental. Ca ressemble plutôt à un désir, un mélange entre sexe et sentiment.

- Pareillement ... me glisses-tu avec un petit sourire au coin des lèvres.

Tu es devant la porte, le chien est à tes cotés.

- Au fait la boule de poil mélomane s’appelle comment ?

- Lynch, et je crois qu'il est plus attiré par la pianiste que par la musique ... tout comme ça pourrait être mon cas.

Je te fais un petit signe de la main avec un sourire. Puis je monte le volume en me remettant à danser. Tes mots tournicotent dans ma tête : pareillement, attiré… j’hésite entre me focaliser dessus ou les oublier mais l’un comme l’autre demande du temps et j’ai décidé de profiter de tous les petits moments présents… J’opte pour une troisième solution, les ignorer, onduler sur la musique. Je penserais à tout ça le moment voulu. Au bout d’une petite heure, je retourne dans l’appartement me changer. J’opte pour une robe courte mais sobre. J’ai rendez-vous vers dix-sept heure mais avant je compte répéter deux ou trois heures. Je referme la fenêtre et remarque soudain le bloc note. Tu as laissé ton numéro avec un simple petit mot « Au plaisir de te revoir, Sam. ». Je ne résiste pas à esquisser un grand sourire. Mes doigts caressent le papier… J’hésite à envoyer un SMS : « le plaisir sera partagé » mais ton attitude là-haut m’a fait réfléchir. Si je veux jouer avec toi, je vais devoir apprendre à être plus patiente… ou pas je verrais.

Je me rends au bar de Tony. Il s’enquiert du déroulement de ton réveil. A ma moue amusée, il devine aisément que ça ne s’est pas déroulé comme je l’escomptais. Je meurs d’envie d’en savoir beaucoup plus sur toi, curiosité féminine. Mais je me contiens, ma mère saurait tout je me renseigne juste sur ton travail. Je ne sais pas trop si je t’envoie un mot ou pas, en plus j’ai laissé ton numéro sur le bloc-notes. Et si je me pointais par surprise ça serait plus amusant ou peut être pourrais-je attendre que tu viennes chez Tony ? Humph en attendant, la musique ne m’emporte pas du tout aujourd’hui. Je m’oblige à faire quelques gammes sans grande conviction mais avec application. Le bar est calme, l’heure de mon rendez-vous approche. Je me redonne un coup de brosse à cheveux et un petit coup de maquillage. Je veux paraître à mon avantage. Je veux paraître plus âgée.

Je ressors les mains vides du service de location d’automobile. L’argent ne suffit pas toujours, hélas ! Malgré mon apparence, mon sérieux et un permis américain, les réceptionnaires me disent juste avec beaucoup de politesse que je ne remplis pas les conditions. Ils m’ont tous avoué que je n’ai pas l’âge requis. Je n’ai pas vingt et un ans donc pas de location. J’avais bien pensé à demander à un ami de ma mère de se porter caution, ou plus exactement de louer une voiture pour moi mais je sais pertinemment que moins ma vie New yorkaise parviendra aux oreilles de mère mieux ça sera.

Décidément ce n’est pas mon jour. Je m’arrete dans un café, commande un jus de fruit. Un type au comptoir me souris, il doit avoir environ vingt-cinq ans, sûr de son charme mais étrangement je m’en fous. Il s’approche vers moi. Il sort une banalité sur le temps, je l’écoute distraitement, il se propose de m’offrir un verre je décline gentiment. C’est ironique, je n’aurais pas besoin de jouer longtemps avec celui-ci. Il n’est pas vilain en plus mais il ne m’intéresse pas ! Puis il commence à être lourd. Je finis mon verre, m’excuse poliment et pars. Le matin Sam m’éconduit, l’après-midi je n’arrive pas à jouer, je n’arrive pas à avoir une location et je me fais draguer mais alors que je devrais trouver ça flatteur, là ça m’agace ! Faut que je trouve un truc sympa pour rattraper ma journée. Oh puis merde, la patience ce n’est pas de mon âge ! Je hèle un taxi et me fais déposer assez proche de ton travail.

J’examine les lieux, un grand parking, un entrepôt, des gens et des camions. Sans perdre ma contenance, je passe ma main dans les cheveux pour les ordonner. J’entre sur le parking d’un pas assuré. Bon là ça risque de se compliquer un petit peu. Je suppose que des Sam il ne doit pas y en avoir qu’un seul ! Je souris amusée par le défi mais tu me fais grâce de résoudre ce problème. Je te vois descendre d’une cabine bleue. Tu as un sourire en coin et tu allumes une cigarette. Tu te rapproches de moi, je ne saurais dire si tu es surpris de me voir ou si tu t’y attendais. Avant que tu ne dises un mot, je t’entoure de mes bras, me hisse sur la pointe des pieds et t’embrasse. Baiser que tu me rends à mon plus grand plaisir. J’entends quelques sifflements et réflexions mais tout m’est égal, je n’ai d’yeux que pour toi.

- Tu combles mon impatience, me chuchotes tu en me prenant la main.

Nous nous approchons de ton véhicule. Je t’apprends que j’ai connu les bus pendant des tournées, les camions de matériel mais je ne suis jamais monté dans une cabine. Tu me proposes une visite privée. Ma robe plus ou moins sage te plait et tu me fais un compliment qui me fait rosir. Tu m’aides à me hisser dans l’intérieur laissant courir tes mains sur mes jambes. La cabine n’est pas si petite que je l’aurais cru. C’est plutôt ordonné et propre, la couchette a l’air confortable. Tu t’installes sur le siège conducteur et m’invite à te rejoindre. Sur ce coup-là je ne me fais pas prier. Je devrais jouer avec toi, comme tu l’as fait ce matin et me dérober un peu mais la patience n’est vraiment pas mon fort, j’apprendrais. Je m’installe en te chevauchant, je caresse ta joue. Tes doigts sont partis à l’exploration du tissu sous ma robe.

- Cassie

Je regarde tes lèvres formuler ce simple petit surnom. Je jubile et t’embrasse fougueusement. Je défais frénétiquement ta ceinture pour te sentir au plus vite en moi. J’ondule lentement, le rythme est guidé par tes mains. Je me laisse juste envahir par le plaisir du moment. Ma respiration devient de plus en plus haletante, je sens la chaleur de ton corps contre le mien. Ton tee shirt a atterri sur le siège passager et mes mains cartographie ton torse. Je laisse courir mes lèvres sur tes épaules et dans ton cou. Assoiffés de désir nous continuons ce petit jeu un long moment. Je reste contre toi après une jouissance réciproque, nous échangeons encore quelques baisers. Puis je te chuchote.

-Merci de m’avoir permis de finir agréablement cette journée, avec un sourire taquin


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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Sam 11 Juil - 11:02



♫ Melodious meeting in NYC.

 


Alors que je concède enfin à te dénommer Cassie, tu m'embrasses avec une fougue propre à me faire vibrer tout entier. Tes ondulations sont un délice tout comme tes caresses sur ma peau. Nos corps s'accordent, mués par une passion frénétique née de l'impatience qui nous a rongée tous les deux au cours de la journée. Passion qui se délivre simultanément entre nous plus fortement marquée par nos râles qui finissent par se perdre étouffés contre les lèvres de l'autre. Tout contre moi encore un instant, tu me chuchotes quelque chose auquel je réponds avec le même sourire taquin en t'avouant combien ta visite n'aurait su me faire plus agréablement plaisir.
De là nait une petite discussion entre nous. Je te confie pour parer à ta frustration du matin combien il m'a été difficile de ne pas céder. Mais le jeu en valait le coup, conclus-je avant de déposer un nouveau baiser sur tes lèvres. Ça n'aurait pas été aussi torride si l'impatience ne nous avait ainsi mise à rude épreuve.

De douces hostilités reprennent entre nous au détour d'une caresse et d'un regard. Nous finissons sur la couchette à l'arrière ... puis un peu plus tard encore chez toi. Ton lit n'est pas le seul lieu de nos ébats tandis que cette passion dévorante semble ne pas vouloir se tarir entre nous. L'euphorie et le plaisir éprouvés avec toi me font un bien fou, néanmoins je dois filer sans prendre la peine de te réveiller vu l'heure matinale lorsqu'il est temps pour moi de partir. Lorsque je me tourne vers toi avant de sortir du lit, tu es allongée sur le ventre, le drap ne couvre qu'une partie de ton corps. La lumière qui s'infiltre à travers la pièce attire mon regard sur le bas de ton dos où il me semble remarquer le haut d'un motif, le reste étant dissimulé par le drap, lequel je repousse par curiosité. Je demeure alors troublé et me frotte les yeux un instant. Mon cœur se serre et je retourne alors mon regard vers ton visage pour vérifier si c’est bien toi. Ce n’est pas possible, j'hallucine. Ce tatouage ... identique ... si ce n'est quelques détails comme l'inscription. Je me sens mal, c'est plus qu'un trouble. Ça ressemble à un clin d’œil qui a tout d'une punition. Je perds l'esprit ?

Je me redresse et quitte le lit, soucieux de vite quitter les lieux pour plus sûrement éloigner mes pensées de ce mystère. Trop troublé que je suis, je ne te laisse aucun mot. Ce n’est peut-être qu'une coïncidence mais elle va à coup sûr me torturer pendant un moment. Je dois partir ... je ne sais quand on se reverra ou si je le désire vraiment maintenant que j'ai vu ceci. Je ne sais vraiment rien de toi, pas même ton âge. Et je suis autant désireux d'en savoir plus que de m'éloigner définitivement pour effacer ce vilain trouble qui me fait inexorablement plonger dans le passé. Les heures ou les jours qui suivront m'aideront plus sûrement à prendre une décision, à moins que je ne compte sur le hasard qui semble décidément caché derrière tout ça. Oui le hasard ... ce même hasard qui a capturé tout mon être ... captivé même, comme un besoin nécessaire de trouver quelque chose ou quelqu'un qui puisse me sortir de ce mal qui me rongeait avant ton arrivée. Pourquoi moi qui désire en partie m'éloigner, ne fait déjà que songer à te retrouver ? Cassie ... tu m'as décidément bien eu ... . J'en viens à me demander si ce n'est pas un complot venant des cieux ou d'une personne en particulier ... . Je suis perdu. Ma seule option est de me plonger dans le travail sans songer au reste. Pas si évident néanmoins ... .



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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬ Sam 11 Juil - 13:47

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MessageSujet: Re: ♫ Melodious meeting in NYC ♬

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♫ Melodious meeting in NYC ♬

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