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ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd

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MessageSujet: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 30 Mai - 13:20


i find myself searching for you in the crowd
Ambroise & Linoä


« Linoä, le directeur te demande ton retour sur le manuscrit, pour la réunion de demain » La tête clairement ailleurs, Linoä fronça brièvement les sourcils avant d’hocher la tête. « Je vais lui déposer dans trois minutes. » Trois minutes. C’était le temps qu’il lui restait pour remettre la main sur ce foutu dossier. Quelques dizaines de jour déjà qu’elle avait intégré cette maison d’édition en tant qu’assistante d’édition et clairement ? Elle était perdue. De une, parce que ce n’était pas son domaine, de deux, parce qu’elle avait simplement accepté ce poste comme couverture vis-à-vis d’Ambroise. Ses lèvres se pincèrent doucement à l’évocation du jeune homme alors que les souvenirs de leur dernier baiser lui revenaient en mémoire. Elle avait manipulé Ambroise pour en arriver là, avait-même fait venir un photographe de Vogue pour obtenir le cliché parfait. Et elle ne comptait pas s’arrêter là, alors qu’elle avait l’impression d’avoir déjà fait le plus difficile.

En effet, Linoä était tenace, bornée. Et elle savait qu’elle ferait tout pour réussir sa mission, pour permettre à Vogue, puis au monde entier, de découvrir qui se cachait derrière le mystérieux Alinovitch. Pourtant, elle était étonnée, presque déstabilisée de ce qu’elle découvrait chaque jour. Loin de l’image distante et froide qu’il renvoyait, Linoä découvrait tous les jours un peu plus le vrai visage du jeune mannequin. Mais n’était-ce pas là tout le but de sa mission ? Découvrir qui était réellement le seul frère Alinovitch, percer ses secrets pour mieux l’exposer à cette lumière médiatique qu’il semblait repousser de plus en plus chaque jour… Une lumière à laquelle elle l’avait de nouveau exposé ce matin-même dans les tabloïds avec la parution de leur baiser. C’était le fruit de son travail, son objectif. Elle avait rencontré Ambroise dans l’unique objectif de le comprendre, de s’immiscer dans sa vie pour mieux le cerner et ainsi permettre à Vogue de publier des informations exclusives sur celui dont on connaissait si peu de chose. En contrepartie, Linoä, elle, comptait bien sur cette expérience unique pour faire grimper sa carrière au plus vite. Pourtant, elle était prise de légers moments de doute… Parce qu’elle se rendait compte qu’elle ne voulait pas qu’Ambroise découvre son stratagème. Certes, cela marquerait l’échec de sa mission mais Linoä se rendait compte qu’il y avait autre chose qui la dérangeait… Quelque chose qu’elle avait du mal à cerner, à comprendre.

La sonnerie de son téléphone la fit sortir brusquement de ses pensées et elle soupira de découragement en se rendant compte que non, elle n’avait toujours pas retrouvé son dossier. Tout en continuant ses recherches d’une main, elle attrapa le téléphone d’une main agile « Oui ? » « Linoä ? Il y a quelqu’un à l’accueil pour toi… » Perturbée par la recherche de son dossier, la jeune femme remercia la secrétaire avant de raccrocher sans plus de détail. Franchement, comment pouvait-elle perdre des dossiers dans un bureau si petit ? Mystère. Linoä laissa tomber ses fouilles avant d’arriver à grands pas à l’accueil, prête à faire face aux multiples écrivains qui venaient régulièrement demander des informations sur la publication de leur ouvrage. Si la jeune blonde ne trouvait pas ce poste exaltant, elle appréciait de rencontrer tant de monde et y voyait aussi-là l’occasion de glisser son nom de temps en temps, au cas où. Alors depuis son arrivée sur ce poste arrangé, elle n’avait jamais rechignée à rencontrer ces écrivains. Jusqu’à maintenant, nez à nez avec la dernière personne qu’elle attendait ici. « Ambroise ? » La jeune blonde ne put empêcher un sourire d’étirer ses lèvres alors qu’elle pencha doucement la tête. Non, vraiment, elle ne s’était pas attendue à le voir aujourd’hui mais étonnement, c’était loin de la déranger… « Je ne m’attendais pas à te voir… ici. Que me vaut l’honneur de ta visite ? Tu t’es décidé à te lancer dans l’écriture ? » Elle lui adressa un sourire amusé avant de froncer les sourcils quand elle vit la secrétaire lui faire des grands signes derrière Ambroise, ayant visiblement reconnu le jeune mannequin. Linoä eut bien du mal à s’empêcher de lever les yeux au ciel et attrapa inconsciemment la main d’Ambroise pour l’entraîner jusqu’à son bureau. « Tu veux un café ? » Quoi ? Elle ne savait pas quoi lui dire. Il venait de la prendre au dépourvu, elle devait probablement être coiffée à l’arrache et chanceuse comme elle était, il risquait peut-être même de faire demi-tour dans les deux prochaines minutes… Et puis, au fond, elle s’inquiétait de sa réaction vis-à-vis de la photographie de leur baiser, lui qui semblait si discret et qui refusait d’étaler sa vie sur les tabloïds. Finirait-il par faire le lien ? C’était bien ce que Linoä commençait à craindre.


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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 30 Mai - 15:19

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Linoä et Ambroise

C’était étrange d’être ainsi la proie des photographes alors que sa carrière avait pris fin quelques jours plus tôt. Le dernier tirage du shooting du seul mannequin masculin de la Dynastie Alinovitch sortirait dans quelques jours dans les kiosques de tout le pays et déjà le magasine s’apprêtait à être obligé de publier un second tirage de sa publication. Alors peut être que l’annonce de sa retraite était censé lui apporter une certaine paix mais pour le moment elle n’avait fait que faire de lui la proie des journalistes people et des magazines de mode. Il avait deux sœurs incroyablement belles et talentueuses, plus « disserte » sur leur vie que lui, Ambroise n’avait donc jamais été la proie de la presse comme ses sœurs. Mais depuis quelques semaines, il expérimentait à nouveau cette pression. Les journalistes l’attendaient au pied de leur immeuble, il arrivait qu’il soit suivit, même dans un pressing. C’était déroutant. Et tout avait commencé par la publication d’un article sur le Blog de Vogue, un article annonçant sa retraite en « avant-première ». L’intérêt autour de cet Alinovitch qui prenait sa retraite en pleine « carrière » avait surpris et étonné. La plus part des journalistes people voulaient savoir ce qui se cachait derrière cette décision et le cirque médiatique avait débuté ainsi.

Lorsque de nouvelles photographies de lui étaient parues dans la presse people, devenant viral sur les sites en ligne de ces journaux à scandales, il n’avait pas affiché la même décontraction que d’ordinaire. Car, sur ses clichés, il n’était pas seul. La journée d’Ambroise avait débuté avec une scène familiale qui aurait pu le faire rire si la femme qu’on le voyait embrasser à la une des magazines de ragots n’était pas une citoyenne ordinaire. Il aurait pu en rire si on l’avait vu au bras d’un mannequin rompu à l’exercice de la presse ou près d’un homme auquel on lui attribuait une énième liaison homosexuelle. Mais Linoä n’était rien de tout cela. Elle n’était pas habituée à cela et durant leur rendez-vous, alors qu’il l’avait spontanément embrassé dans la rue ... Il n’avait pas réfléchit. Il l’entrainait en « plein jour » à la merci des photographes dès lors qu’on l’identifierait. Il n’avait même pas parlé de la jeune femme à sa famille, à ses sœurs. Si Nastazia avait plutôt réagit sereinement, si Marilys s’était gentiment gaussé de voir son oncle faire des bisous à une fille, la réaction de Solanà elle avait été explosive. Froidement explosive mais comparable à la puissance dévastatrice d’une ogive nucléaire. Sa jumelle ne comprenait pas son choix d’arrêter sa carrière et de s’éloigner ainsi d’elle, de leur « métier en commun ». Tout comme elle ne comprenait pas le silence dont il avait entouré sa nouvelle relation. Elle le vivait comme une trahison. Et Ambroise n’avait pas encore parlé à Ebba de Linoä ... Il espérait que sa demi sœur serait plus enthousiaste que sa jumelle, tout du moins plus « ouverte » à l’aveu de son frère. En réalité, la réaction de sa famille ne l’inquiétait pas, ils étaient solidaires dans les moments de vulnérabilité, Solanà finirait par se calmer, Ebba par comprendre. Il en était certain. Mais, il s’inquiétait de la réaction de Linoä. Une fois la façade de « froideur » brisée, il avait perçu en elle, en dépit de sa force, une certaine vulnérabilité. Et ce qu’elle lui avait dit d’elle, du rejet de sa famille, de l’abandon de son enfant ... Il craignait que cela, son visage à la une, soit trop pour elle. Il avait besoin de la voir.

Il aurait dû être habitué à être dévisagé et aux sourires « aguicheurs » une fois reconnu. Mais ce n’était pas le cas. Et il n’appréciait en rien d’être dévisagé et comparé mentalement aux derniers clichés de lui. C’était dérangeant d’une certaine façon. Il espérait que Linoä ne tarderait pas, avant que la standardiste essaye de lui arracher des confidences. « Ambroise ? » c’est tout juste s’il n’exhala pas un soupir de soulagement en la voyant marcher dans sa direction, manifestement surprise. « Je ne m’attendais pas à te voir… ici. Que me vaut l’honneur de ta visite ? Tu t’es décidé à te lancer dans l’écriture ? » Un sourire malicieux effleura la bouche du mannequin, le rendant moins semblable à sa version sur papier glacé qui figurait sur le magasine que lisait l’employée de l’accueil. « Tu veux un café ? » Sa main reposait dans la sienne, chaude, ferme, accueillante. L’entrainant loin de la standardiste. « Tu arrives au moment idéal... J’ai cru qu’elle allait me demander si j’avais vraiment eu une liaison avec Jared Leto. » Plaisanta-t-il en la suivant dans son bureau. Elle referma précipitamment la porte derrière eux. Il ne lui fallut qu’un regard pour faire le tour du « réduit » dans lequel elle travaillait et pour sourire devant le bordel organisé qui recouvrait ses quelques mètres carrés. « Si tu arrives à trouver la cafetière je prendrais un café avec plaisir... Si tu ne veux pas bien sur m’envoyer sur les roses après les gros titres de ce matin. » Aborder le sujet « qui fâche » était plus facile maintenant qu’elle avait accepté de le voir, en dépit de la parution des journaux. Il pensait qu’en le voyant dans le hall elle l’enverrait paître.
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 30 Mai - 18:36


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Ambroise & Linoä




Soudainement, sa tactique lui semblait beaucoup plus faillible qu’elle ne l’avait imaginé. Avant de rencontrer Ambroise, Linoä avait longuement planifié son approche, réfléchissant à chaque acte, à chaque étape de cette relation montée de toute pièce. Mais de toute évidence, tout ne se déroulait pas comme elle l’avait imaginé. C’était elle qui avait demandé à ce photographe de se mettre à la sortie du restaurant, elle qui n’avait pas repoussé Ambroise lorsqu’il l’avait embrassé. Et pourtant, voir sa tête sur tous les tabloïds lui avait fait une drôle d’impression. Se dire que ces photographies étaient en train de faire le tour du monde la laissait totalement perplexe. Parce qu’elle n’était pas habituée à cela. Pas aujourd’hui, pas non plus lorsqu’elle était enfant. Linoä avait certes eu une famille riche, issue de la « haute » mais jamais sa vie n’avait fait l’objet d’une réelle médiatisation. Alors oui, ces photos faisaient partie de sa tactique mais elle était étonnée, déstabilisée. Etonnée de se sentir mal-à-l’aise, de voir ce moment intime qu’elle avait apprécié se retrouver publier à des milliers d’exemplaires…  

Des heures déjà que ces fameux clichés avaient fait leur apparition, des heures qu’elle se demandait quelles seraient les conséquences de ces derniers. Elle s’agaçait elle-même de se poser tant de questions alors qu’elle ne faisait que son boulot. Elle était censée manipuler Ambroise, s’immiscer dans sa vie pour qu’il se sente suffisamment en confiance pour lui faire part des choses les plus intimes. Et elle ? Elle devait se servir de ces informations pour accéder à un meilleur poste chez Vogue. Point barre. Mais la tâche était bien plus compliquée. Etait-elle censée avoir envie de revoir Ambroise ? Elle ne savait pas. Pourtant, un sourire n’avait pas pu s’empêcher d’étirer son visage lorsqu’elle était tombée nez à nez avec le jeune mannequin. Ce qu’il faisait là, sur son –faux- lieu de travail ? Linoä n’en avait pas la moindre idée. Pourtant, elle était bien plus agacée par la secrétaire que par l’arrivée imprévue d’Ambroise. C’est donc sans réfléchir qu’elle entraîna ce dernier dans son bureau, qui ressemblait plus à un champ de bataille qu’à un quelconque lieu de travail. « Tu arrives au moment idéal... J’ai cru qu’elle allait me demander si j’avais vraiment eu une liaison avec Jared Leto. » La jeune blonde leva les yeux au ciel, exaspérée par le comportement de la standardiste avant de laisser apparaître un léger sourire amusé. « Ah, c’est plutôt dommage, je me posais la même question… »  Dieu merci, la fameuse standardiste, qui n’était pas au courant de la raison réelle de la présence de Linoä sur le poste d’assistante d’édition, n’avait visiblement pas encore mis la main sur les clichés de leur baiser ou n’avait simplement pas encore reconnu Linoä. « Si tu arrives à trouver la cafetière je prendrais un café avec plaisir... Si tu ne veux pas bien sur m’envoyer sur les roses après les gros titres de ce matin. » Ah, elle aurait dû s’en douter. Qu’est-ce qu’elle était censée faire ? Comment était-elle censée réagir à cette situation ? La jeune femme n’en avait aucune idée. Mais elle devait garder une certaine cohérence dans sa couverture, continuer à faire croire à Ambroise qu’elle n’était rien de plus qu’une assistante d’édition, propulsée sous une lumière médiatique toute nouvelle.  « J’imagine que, de toute façon, tu ne peux rien faire contre ça si ? » déclara-t-elle doucement, curieuse. Après tout, Ambroise pensait-il que l'argent lui permettrait d'échapper à cela ? Linoä, elle, était de plus en plus déstabilisée depuis que les choses prenaient doucement forme avec Ambroise. La présence du jeune homme la mettait à l’aise et elle avait rapidement laissé son naturel reprendre le dessus lorsqu’elle était avec lui. Pourtant, elle refusait de perdre cette mission qui lui ouvrirait sans doute un peu plus les portes de Vogue. Alors elle se retrouvait-là, à devoir garder coûte que coûte cette couverture qui la rendait parfois mal-à-l’aise. Tournant le dos à Ambroise, elle laissa échapper un soupir de contrariété avant de chercher désespérément les capsules de café… Elle pressa le bouton de la cafetière avant de se retourner vers le jeune homme, plantant son regard dans le sien.  « Non, en fait, tu sais quoi ? Je sais pas quoi en penser. Peut-être que toi, tu as l’habitude que ta tête fasse le tour du monde mais pas moi. Alors non, ça ne m’amuse absolument pas. » Non, parce que si elle n’avait pas été à l’origine de ces photos, aucun doute qu’elle aurait profondément détesté se retrouver dans une situation pareille. Alors oui, elle n’était pas reconnaissable à moins d’être au courant et c’était sa seule consolation dans l’histoire. Elle avait eu ses clichés, avait pu les faire parvenir à Vogue mais n’était heureusement pas reconnaissable. Tout bénéf. Mais clairement, elle ne pouvait pas partir sur cette piste avec Ambroise. « Ce sera quoi la prochaine fois ? » lâcha-t-elle froidement au bout de quelques secondes. Mais, elle, elle savait très bien qu’elle serait probablement derrière cette prochaine fois…
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 30 Mai - 21:11

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Linoä et Ambroise

On ne s’habituait jamais à croiser son visage au détour des magazines ou sur des panneaux publicitaires géants. On ne s’habituait jamais à être l’égérie d’une marque, être photographié, admiré, détaillé pour son physique et seulement son physique. Le métier de mannequin était un métier basé sur le paraitre, sur ce que la nature vous avait donné, un physique pour lequel vous n’aviez rien fait de particulier, si ce n’était être né avec de bons gènes et une constitution qui plaisait aux photographes du monde entier. Les Alinovitch étaient tous photogéniques, beau, grand avec une plastique incroyable. Elancés, un visage aux traits presque parfait, une élégance slave naturelle. Ils avaient été élevés pour grandir dans ce milieu, pour y faire carrière. Leur mère avait vu en eux ses rêves de gloire renaître, d’abord avec sa fille ainée puis avec ses deux cadets. Solana était le pendant féminin d’Ambroise, ils étaient indéniablement jumeaux et cette beauté en miroir fascinait le public et le créateur depuis plusieurs années maintenant. Ils avaient tous fait carrière, acquérir une renommée mondiale. Mais, il était le seul à ne pas se sentir fait pour ce travail. A s’être lassé des flashs et de n’être qu’un cintre de grande qualité. Ce n’était pas tout à fait vrai, Nastazià souffrait de sa célébrité, de l’avidité des chroniqueurs people qui se repaissait de sa vie privée néanmoins son métier lui permettait de s’occuper de sa fille à temps quasi plein, de vivre confortablement, de voyager. Mais, pour lui se milieu n’avait jamais été un choix, il l’avait embrassé par obligation, pour protéger sa jumelle puis veiller sur Nastazià. Il avait alors quinze ans. Près de dix ans passés dans ce métier l’avait usé prématurément, il était lasse de ce milieu faux, où le moindre gramme prit devenait une malédiction, où les créateurs vous examinaient à la loupe pour voir si vous étiez digne de leurs vêtements, où le sexe la drogue et l’alcool étaient des passages obligés pour tenir le rythme. Il était fatigué de sacrifier sa vie, ses rêves pour complaire à des photographes, fatigué de devoir livrer son âme sur des clichés que s’arrachaient des magazines tout aussi véreux. Il avait fallu l’arrivée d’Ebba dans sa vie pour qu’il comprenne qu’il n’était plus obligé de protéger ses sœurs. Qu’il pouvait lâcher prise et il l’avait fait. Après avoir rencontré Linoä il avait finalisé sa décision, en voyant qu’elle regard elle avait porté sur lui ce soir-là. Il était fatigué de faire semblant, de se protéger derrière cette carapace de glaciosité et d’arrogance. Il voulait s’ouvrir au monde, s’épanouir dans sa passion de l’écriture, s’ouvrir aussi à une autre vie... Fonder peut être une famille. Il était un tonton génial. Il espérait devenir un meilleur père que celui qu’il avait eu. « Ah, c’est plutôt dommage, je me posais la même question… » Il rit doucement et répliqua malicieusement. « Tout ce qui vous intéresse, vous les femmes, c’est de savoir s’il a de jolies fesses. Je suppose qu’un pauvre mannequin Calvin Klein ne peut pas rivaliser. » Il était aisé pour lui de plaisanter sur son physique. Il avait passé dix ans à vendre ce corps aux média et aux publicistes, sans jamais comprendre ce qui fascinait chez lui. S’amusant aussi de voir comment les gens réagissaient lorsqu’ils le voyaient porter ses vêtements de tous les jours, il était simple, loin du glamour de ses photographies. Lorsqu’ils furent à l’abri dans son bureau, il se décida à aborder le sujet qui avait été l’objet de sa visite. Lorsqu’il avait vu les clichés à la une des tabloids, il avait été en colère pour la première fois depuis des années face aux gros titres de la presse à scandale, depuis la mort de sa nièce et la descente aux enfers de Nastazià. Mais, il n’avait pas simplement été agacé de voir sa vie privée dans les journaux, ce qui l’avait énervé c’était qu’elle soit exposée à tout cela car il était l’objet de la fascination médiatique. Il aurait voulu la protéger de tout cela. De ses rapaces. Préserver les souvenirs de cette soirée sans qu’elle s’affiche à la une de tous les journaux. Il avait peur de sa réaction. Elle n’était pas habituée à cela. Lui-même n’en avait pas l’habitude. « J’imagine que, de toute façon, tu ne peux rien faire contre ça si ? » Non, il n’avait aucune prise sur cela. Aucune. « J’aimerai pouvoir empêcher cela. Je pensais qu’avec l’annonce de ma retraite les journalistes se calmeraient... » Il n’avait pas réfléchit que le cirque s’amplifiait à l’annonce dans les journaux. Il était en froid avec son agent à ce sujet, il était persuadé qu’elle était à l’origine de sa fuite au sujet de la fin de sa carrière, il pensait qu’elle avait voulu créer du buzz autour de son dernier shooting. En faire un évènement pour qu’il renonce. Linoä prenait plutôt bien la chose. Son visage était à demi visible sur les clichés, cela retarderait son « identification » par la presse. « Non, en fait, tu sais quoi ? Je sais pas quoi en penser. Peut-être que toi, tu as l’habitude que ta tête fasse le tour du monde mais pas moi. Alors non, ça ne m’amuse absolument pas. » Elle ne prenait pas la chose si calmement finalement... elle avait même reprit une légère distance, de la froideur. Il réalisa alors qu’elle impact aurait sur la vie de la jeune femme une relation avec lui. « Je n’ai pas prémédité ce baiser Linoä, je n’ai pas réfléchis au fait qu’un paparazzi était peut être là... et c’était une erreur de ma part. Je ne suis pas ... un Monsieur tout le monde. J’aimerai l’être, sincèrement. Mais je ne le suis pas, j’aurai du te protéger de cela... Ou du moins d’avertir que cela pourrait se produire. Je ne peux pas racheter ses clichés... Mais j’aimerai. Pas pour moi mais pour toi. J’ai choisi cette vie. Pas toi. Tu n’as pas demandé à ce que je t’embrasse dans cette rue. J’en suis désolé... »
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 30 Mai - 23:13


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Ambroise & Linoä




Depuis qu’elle avait mis les pieds aux Etats-Unis, Linoä s’était jurée de ne plus jamais dépendre de quelqu’un pour réussir. L’abandon de sa famille alors qu’elle n’avait que 15 ans lui avait montré à quel point dépendre des autres pouvait l’affaiblir, la rendre vulnérable. Et elle s’était promis de ne plus retomber dans le même manège, de ne plus permettre aux autres de la détruire comme sa famille l’avait fait. Les quelques relations amoureuses qu’elle avait eu depuis son arrivée aux Etats-Unis n’ont d’ailleurs jamais été une réussite, marquant un peu plus chez Linoä sa difficulté à faire confiance aux hommes. Et pourtant, Ambroise semblait s’amuser à envoyer valser tous ces beaux principes. Etonnamment, et en dehors du simple fait qu’elle le manipulait pour arriver à ses fins, Linoä se sentait étrangement à l’aise en sa compagnie, au point-même qu’elle lui avait raconté une bonne partie de son adolescence en plein milieu de la rue alors qu’elle ne le connaissait que depuis deux jours tout au plus. Et ça, ça l’effrayait bien plus qu’elle ne voulait l’admettre. Qu’avait Ambroise de si particulier, de si différent ? Elle n’en savait strictement rien, incapable de mettre le doigt sur cette sensation étrange qu’elle ressentait avec lui. Le problème n’aurait probablement pas été le même si le but premier de leur rapprochement n’était pas pour Linoä le moyen de divulguer tous les secrets du seul homme Alinovitch. Mais là, elle savait comment cette histoire se terminerait. Elle savait pertinemment qu’elle était prête à tout pour obtenir cela mais qu’un jour ou l’autre, sa couverture finirait par être dévoilée, qu’Ambroise apprendrait que tout ce qu’elle avait fait pour lui n’avait qu’un seul but : le dévoiler aux yeux de tous. Linoä savait que cette histoire ne se terminerait pas bien, qu’un jour ou l’autre, elle retrouverait sa vie, son boulot, loin d’Ambroise. Mais depuis qu’elle apprenait à connaître Ambroise, l’idée qu’il apprenne la réalité était de plus en plus inconcevable.

« Tout ce qui vous intéresse, vous les femmes, c’est de savoir s’il a de jolies fesses. Je suppose qu’un pauvre mannequin Calvin Klein ne peut pas rivaliser. » Linoä haussa les épaules, amusée. Elle n’avait aucun doute sur le fait que, si elle était arrivée quelques minutes plus tard, la standardiste ne se serait pas empêchée de lui poser tout un tas de questions sur les fesses de Jared Leto. « C’est une simple question de point de vue, il faut de tout pour faire un monde. »lâcha-t-elle malicieusement. Parce que personnellement, elle n’avait aucun doute sur le caractère musclé des fesses d’Ambroise. Non pas qu’elle les ai déjà vu clairement mais le shooting de la dernière fois lui avait déjà donné un aperçu très clair du physique d’Ambroise. Malgré les quelques semaines depuis leur rencontre, Linoä était toujours étonnée d’être si naturelle avec le jeune mannequin. Elle qui avait plus l’habitude de voir son visage boudeur placardé sur toutes les affiches de la ville s’étonnait de voir qu’il n’était pas si différent d’elle. Et nettement moins râleur que ce que les photos pouvaient montrer. Enfin, jusqu’à ce qu’il se décide à lancer le sujet sensible de la journée… « J’aimerai pouvoir empêcher cela. Je pensais qu’avec l’annonce de ma retraite les journalistes se calmeraient... »  Linoä se mordit discrètement la lèvre inférieure, presque pensive. Elle était coupable, totalement coupable de ce nouveau battage médiatique et lui, venait presque s’excuser d’en être la raison. Si cette mission devait durer plusieurs mois, elle finirait probablement par devenir psychotique. Se doutait-il un instant que les journalistes ne se calmeraient probablement pas avant qu’il ne la repousse, qu’elle était la raison de tout cela ? Pour l’instant, sa diversion semblait tenir la route mais pour combien de temps ? Combien de temps lui faudrait-il pour faire le lien ? « Je n’ai pas prémédité ce baiser Linoä, je n’ai pas réfléchis au fait qu’un paparazzi était peut être là... et c’était une erreur de ma part. Je ne suis pas ... un Monsieur tout le monde. J’aimerai l’être, sincèrement. Mais je ne le suis pas, j’aurai du te protéger de cela... Ou du moins d’avertir que cela pourrait se produire. Je ne peux pas racheter ses clichés... Mais j’aimerai. Pas pour moi mais pour toi. J’ai choisi cette vie. Pas toi. Tu n’as pas demandé à ce que je t’embrasse dans cette rue. J’en suis désolé... » Elle était pigiste, pas comédienne. Mais pourtant, cette mission avec Ambroise lui demandait bien plus d’effort de comédie qu’autre chose. Elle craignait qu’une seconde d’inattention permette au jeune mannequin de voir ses failles, de voir que tout cela ne semblait pas tenir la route. Il fallait qu’elle réfléchisse, constamment. Qu’elle essaie de penser comme une simple femme, pas comme une pigiste en mission, à la recherche de la moindre information, de la moindre faiblesse… Et parfois, elle s’emmêlait les pieds dans son propre jeu, repoussant tant bien que mal son sourire lorsqu’elle pensait à lui. « Alors quoi Ambroise ? Qu’est-ce qu’on est censé faire maintenant ? » Qu'est-ce qu'on devient, tous les deux ? Elle ne savait pas quoi lui dire d’autre, incapable de lui dire qu’elle ne lui en voulait pas pour ces photos, alors qu’elle avait été la première à appeler le photographe, qu’elle avait causé tout cela. Elle craignait soudainement qu’il ne mette fin à cette relation naissante, pour la protéger de ce monde étrange dans lequel il vivait. Qu’il décide de tout arrêter sous prétexte qu’ils ne venaient pas du même monde. C’était bien là toute la crainte de Linoä, qui verrait sa mission soldait d’un échec total mais qui n’était pas certaine non plus de pouvoir accepter qu’Ambroise ne lui tourne soudainement le dos. « J’imagine que ce n’est que ce n’est qu’un avant-goût de ce qu’ils sont capables de faire en plus ? Qu’ils sont prêts à tout pour obtenir plus d’informations ? » Voilà qu’elle se mettait presque à s’insulter elle-même… Parce qu’au final, n’était-elle le début de tout cela ? Linoä était perturbée, perdue dans cet engrenage qu’elle avait lancé, qui l’effrayait mais qu’elle ne voulait pas arrêter non plus. Plus les jours passaient, plus elle avait l’impression qu’elle allait perdre pied et que la chute serait violente…

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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Lun 1 Juin - 21:58

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Linoä et Ambroise

Il n’aurait jamais soupçonné un membre de son entourage d’être à l’origine de la fuite sur sa retraite. Il s’estimait être un bon juge des caractères, il pensait être capable de faire le tri entre les gens « intéressés » uniquement par sa célébrité et ceux sur qui il pouvait compter. L’avenir prouverait qu’il n’était pas un si bon juge des caractères, spécialement quand Linoä se trouvait la personne à cibler. Il avait confiance en elle. Etrangement parce qu’elle s’était livrée d’elle-même sur son passé, dévoilant une part de vulnérabilité et de souffrance qu’Ambroise pouvait aisément comprendre. L’histoire de sa nouvelle « amie » était si similaire à celle de sa sœur aînée. Elle lui rappelait avec émoi son histoire, l’histoire de sa famille, l’histoire de sa culpabilité. Elle lui rappelait qu’il n’avait pas été là pour protéger sa sœur, qu’il n’avait pas pu la défendre face à leurs parents, qu’il avait été séparé d’elle durant près de six ans. Et sa fragilité, la douceur derrière la carapace de froideur avait ému en lui l’homme qui avait connu les mêmes doutes, la même douleur. Elle l’avait touché en plein cœur et il ne savait pas encore comment « gérer » ces nouveaux sentiments. Elle comptait pour lui, non pas comme une amie, non pas comme une sœur, mais ils n’étaient pas ensemble. Ils étaient dans cet entre-deux, cet espace entre l’amitié et une réelle relation. Ils étaient dans le flou. Et la parution de ses photographies dans la presse rendait l’ancien mannequin nerveux. Car il jetait sur l’esquisse de leur relation une ombre malsaine. Elle donnait le ton de ce serait probablement leur « relation », épiée, traquée, arrachée à leur intimité et étalée dans la presse. Et ils devaient maintenant quitter cet entre-deux. Choisir un camp. Décider d’un angle d’attaque. « Alors quoi Ambroise ? Qu’est-ce qu’on est censé faire maintenant ? » C’était toute la question. Qu’étaient-ils censés faire à présent ? La presse les forçait en quelque sorte à décider de l’avenir de leur relation et Ambroise détestait qu’ils aient cette emprise sur sa vie. Qu’ils tourmentent sa vie privée. Qu’ils le force à sortir de l’entre deux pour se jeter à l’eau ou décider de nager à contrecourant pour retrouver le rivage. Il avait pensé qu’avec sa retraite il serait à l’abri de toute cette agitation de cette vie qui était si peu semblable à ce à quoi il aspirait. Il n’avait pas des goûts de luxe, il saurait vivre chichement, s’habiller hors des grandes maisons, vivre dans un petit appartement de Brooklyn. Cela était plus cohérent avec sa personnalité que son ancienne vie. « J’imagine que ce n’est que ce n’est qu’un avant-goût de ce qu’ils sont capables de faire en plus ? Qu’ils sont prêts à tout pour obtenir plus d’informations ? » Elle avait raison bien sûr. Ce n’était que le début. S’ils continuaient ensemble, s’ils se fréquentaient encore ... Ils seraient exposés, mis en lumière. Il avait voulu échapper à cette vie mais il s’était leurré en pensant qu’annoncer sa retraite suffirait à lui rendre l’anonymat auquel il aspirait. Il l’avait vu avec la standardiste, il avait un visage qu’on n’oubliait pas facilement et sa famille fascinait l’Amérique croire qu’il suffirait de tout quitter pour être oublier n’était que plus utopique. Sa retraite intriguait car on ne savait rien de lui ou presque. Personne ne savait qu’il avait poursuivie par correspondance des études dans les grandes universités du pays, qu’il préférait lire que passer sa journée dans un atelier de créateur, qu’il avait un goût sur en matière de vêtements mais détestait s’habiller en « pingouin ». Il soupira et passa une main dans ses cours cheveux châtain. « Je suis entré dans cette vie il y a des années. Par amour pour mes sœurs, pour être à leurs côtés. J’ai choisi cette surexposition et j’en ai déjà souffert, lorsque ma sœur a perdu sa fille ... Ils sont capables de bien pire croit moi pour vendre leur petits torchons. Fouiller les poubelles, flirter avec les videurs, les chauffeurs de limousine, payer les portiers, les concierges... » Il eut un petit rire cynique, sans joie. « Je ne suis pas célèbre à cause de ce que j’ai accomplis, de ce que j’ai fait, je n’ai rien laissé de remarquable à la postérité ... Je suis simplement ... Un corps, un physique, une « aura familial ». Je n’arrive pas à comprendre cette fascination pour nous, notre vie. » Il malmena plus encore sa chevelure en passant et repassant sa main dans les courtes longueurs. « Je ne veux pas t’imposer ça... Si on est vu ensemble, tu seras scrutées à ton tour, détaillée, peut être raillé ou adulé, qui sait avec eux ... Je regrette qu’on nous ait volé ses photos ... Mais je ne regrette pas de t’avoir embrassé Linoä, ni ce soir-là, ni dans ton appartement ... Je peux supporter de voir notre relation s’étaler dans la presse, parce que l’avant-goût de notre histoire me plait assez pour risquer d’en être dépouillé d’une part par les journalistes. Mais je ne veux pas t’entraîner dans cela si tu ne penses pas pouvoir le supporter car tu as raison, ce n’est peut-être que le début. »
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Dim 7 Juin - 19:56


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Ambroise & Linoä




Elle avait toujours su qu’elle deviendrait journaliste. Depuis que l’idée avait germé dans son esprit à tout juste seize ans, Linoä n’avait jamais changé d’avis. La route avait été plutôt sinueuse, marquée par l’accumulation de petits jobs pour vivre et continuer ses études. Mais son entrée chez Vogue en tant que pigiste avait marqué une nouvelle étape dans sa carrière. Une étape dont elle n’était pas peu fière mais qui, clairement, ne la satisfaisait pas totalement. Parce qu’elle était ambitieuse et qu’elle avait ce besoin incessant de démontrer aux autres qu’elle en était capable, qu’elle n’avait besoin de personne pour obtenir ce qu’elle voulait. Alors oui, elle deviendrait rédactrice, puis rédactrice en chef. Et Linoä s’était toujours dit que le prix à payer pour réussir aurait peu d’importance.

Pourtant, face à Ambroise, le doute s’immisçait doucement en elle. Doucement et si discrètement que la jeune femme avait parfois du mal à mettre le doigt dessus, à comprendre cette situation d’inconfort dans laquelle elle se trouvait quand elle réfléchissait à ses actes. Elle allait lui faire mal, l’exposer aux yeux de tous alors qu’il avait toujours cherché à se protéger de cela. Et finalement, elle se rendait compte qu’elle aurait mal, elle-aussi. Et parfois, quand elle se retrouvait contre lui, que leurs doigts se mêlaient, elle se demandait si elle faisait le bon choix… « Je suis entré dans cette vie il y a des années. Par amour pour mes sœurs, pour être à leurs côtés. J’ai choisi cette surexposition et j’en ai déjà souffert, lorsque ma sœur a perdu sa fille ... Ils sont capables de bien pire croit moi pour vendre leur petits torchons. Fouiller les poubelles, flirter avec les videurs, les chauffeurs de limousine, payer les portiers, les concierges... » Et elle, elle était capable de lui mentir, de construire avec lui une relation qui n’était basée que sur des mensonges. Elle allait le détruire, chercher chacune de ses failles pour les montrer à tous… N’était-ce pas pire que de fouiller dans des poubelles ? La jeune pigiste détourna légèrement la tête, presque mal-à-l’aise… Elle ne se sentait pas à sa place, une place qu’elle trouvait de plus en plus difficile à définir et qui, clairement, commençait à montrer des failles. Mais elle ne voulait pas baisser les bras, elle touchait son rêve du bout des doigts depuis qu’elle avait décroché ce job et elle savait que la réussite de cette mission lui ouvrirait des portes. Et pourtant… ce n’en était pas moins compliqué. « Je ne suis pas célèbre à cause de ce que j’ai accomplis, de ce que j’ai fait, je n’ai rien laissé de remarquable à la postérité ... Je suis simplement ... Un corps, un physique, une « aura familial ». Je n’arrive pas à comprendre cette fascination pour nous, notre vie. » Elle haussa les épaules avant de lui adresser un léger sourire. « Vous donnez du rêve aux gens, inconsciemment. Tous les jours, t’apprends que des personnes sont mortes de faim ou de froid partout dans le monde. Que d’autres ont été torturés dans une guerre interminable. Les gens ont peur, de ce qui nous attend, de la vie qu’on laissera à nos enfants. Mais les gens comme toi, comme ta famille… Vous avez l’air tellement différent. Presque intouchable par cette horreur. Et je sais que c’est faux, que la vie n’est pas plus belle pour vous. Mais beaucoup ne voient pas tout cela, ils vous envient et donneraient beaucoup pour prendre votre place. » Linoä se rappelait très bien de son adolescence à New-York, marquée par le culte de la beauté dictée par la société… Combien d’heures avaient-elles passées à feuilleter ces fameux magazines, à rêver d’une autre vie, d’une vie loin de son histoire et de sa réalité ? C’est à ce moment-là qu’elle avait choisi de se lancer dans le journalisme et quelques années plus tard, elle faisait face à Ambroise Alinovitch. « Je ne veux pas t’imposer ça... Si on est vu ensemble, tu seras scrutées à ton tour, détaillée, peut être raillé ou adulé, qui sait avec eux ... Je regrette qu’on nous ait volé ses photos ... Mais je ne regrette pas de t’avoir embrassé Linoä, ni ce soir-là, ni dans ton appartement ... Je peux supporter de voir notre relation s’étaler dans la presse, parce que l’avant-goût de notre histoire me plait assez pour risquer d’en être dépouillé d’une part par les journalistes. Mais je ne veux pas t’entraîner dans cela si tu ne penses pas pouvoir le supporter car tu as raison, ce n’est peut-être que le début. » S’il savait… S’il savait un seul instant qu’il lui donnait le droit de lui faire mal, à chaque fois un peu plus. Mais elle savait aussi, Linoä, qu’il n’y avait plus de retour en arrière, que la chute était prévisible mais qu’elle n’en serait pas moins violente. Et pourtant, elle ressentait autre chose que la joie d’avancer dans sa mission, quelque chose de différent, de bien plus profond et personnel. Et quelque chose qui l’effrayait tout autant.

Sans un mot, elle s’approcha et posa son front contre l’épaule d’Ambroise, cachant son visage. Elle était bien avec lui et si elle s’avouait la vérité, elle ne s’était jamais sentie si naturelle avec un homme. Mais l’ampleur de la situation l’effrayait alors qu’elle savait les dégâts inévitables. Son plan ne prévoyait nullement qu’elle n’apprécie cette situation, encore moins cette relation naissante avec Ambroise. Alors elle improvisait de plus en plus, au risque de dévoiler sa mission réelle et de voir Ambroise s’enfuir… « Tu sais bien que c’est pas contre toi Ambroise, je sais bien que ce n’est pas de ta faute si ces photos ont été diffusées… Ça m’a fait drôle, de nous voir afficher comme ça et j’ai du mal à imaginer que ces photos sont en train de faire le tour du pays. Mais ce n’est pas pour autant que j’en garde un mauvais souvenir, loin de là. » Linoä redressa légèrement la tête, posant ses lèvres sur la mâchoire d’Ambroise avec tendresse. « Et je sais pas, Ambroise, si je vais être capable de supporter tout cela. Mais… c’était tellement différent ces dernières semaines, depuis qu’on s’est rencontrés, que je pense que ça en vaut la peine. » Dans quelle merdier venait-elle de se mettre ? Linoä n’en savait rien, elle naviguait à l’aveugle en espérant que les choses ne tournent pas mal. « En tout cas, j’en connais une qui va plus me lâcher… » Il fallait qu’elle tourne cette situation en humour, parce que tous ses muscles étaient tendus par la nervosité et qu’elle craignait qu’Ambroise ne le remarque. Et puis, vraiment, Linoä se doutait bien que la secrétaire allait être un véritable fléau…
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Jeu 11 Juin - 13:42

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Linoä et Ambroise

Une grande partie de sa vie en tant qu’enfant puis d’adulte, il n’avait été qu’un corps, qu’une plastique, qu’un visage. Partout dans le monde on s’était pâmé devant la finesse de ses traits, alliant virilité et grâce, on avait loué l’expressivité de son regard. On avait tâté, mesuré, métré le moindre centimètre de sa silhouette. Ses mensurations pouvaient être consultées en ligne. Il avait été scruté et observé toute sa vie. Et il n’avait jamais compris cette admiration, cette fascination pour une chose dont il n’était pas responsable. Ce n’était qu’une question de génétique, un assemblage de gêne, la fusion de deux gamètes ayant données naissance à des jumeaux. Il n’avait rien demandé, rien mérité par son talent. Son visage lui avait ouvert toutes les portes, sans qu’il ait à faire le moindre effort. Vivre de cela, de son physique, de son visage, tout cela lui semblait anormal. Il n’avait dû fournir aucun diplôme, il sentait contenter de présenter son visage pour voir toutes les portes s'ouvrir. Il n'avait jamais demandé à être connu, reconnu, adulé, détesté, envié. Il n'avait jamais aspiré à cette vie et pourtant, il n'avait connu qu'elle jusqu'à l'âge de 10 ans. Lorsque son père avait repris en main son éducation, l'arrachant à la carrière que sa mère avait commencée à façonner pour lui. Envoyé dans un pensionnat il avait d'abord cru ne pas pouvoir le supporter. C'était la première fois qu'il était séparé de sa jumelle et de sa soeur aînée, ne pas avoir ses parents auprès de lui, ça il pouvait le gérer, il en avait pris l'habitude depuis sa naissance. Mais, ses soeurs et Lucy - la gouvernante qui les avait élevés- lui manquaient. Néanmoins il avait appris à aimer l'internat, à être entouré de garçons, à apprendre enfin les réponses aux questions que ses percepteurs avaient laissés en suspens. Il s'était épanouit dans cet univers où son allure n'avait aucune importance, où son visage d'albâtre ne lui valait aucun passe-droit. Il avait appris tant de chose au cours de ses trois années à l'Académie. Il avait aussi noué des amitiés durables avec ses condisciples, il avait trouvé dans la poursuite d'une scolarité normale une explication à sa présence sur Terre. Il n'était pas qu'un visage, qu'un corps. Il pouvait aussi être brillant, réfléchit, intelligent. Il avait trouvé un nouvel équilibre là-bas. Équilibre qui avait volé en éclat l'été où sa soeur avait été renvoyée de la maison après avoir été violée. L'horreur était brusquement entrée dans sa vie "parfaite" et leur visage, leur corps ... Ce dont leur mère était si fière chez ses enfants étaient la cause de tout cela. Nastazià avait été agressée sexuellement par un "membre" de leur entourage lors d'une séance photo. Elle avait porté un enfant suite à cet acte et elle avait été punit par leurs parents pour cela. Pour la "honte" sur leur nom. Enceinte et à peine majeure. Depuis lors, il n'avait eu de cesse de tenter de se racheter auprès de ses soeurs, de les protéger de son mieux, afin que personne ne puisse leur faire du mal. Rêve utopique lorsque l'on considère que Solanà n'en est devenu que plus en demande de l'attention d'autrui et que Nastazià a sombré dans la drogue peu de temps après la disparation de sa fille. « Vous donnez du rêve aux gens, inconsciemment. Tous les jours, t’apprends que des personnes sont mortes de faim ou de froid partout dans le monde. Que d’autres ont été torturés dans une guerre interminable. Les gens ont peur, de ce qui nous attend, de la vie qu’on laissera à nos enfants. Mais les gens comme toi, comme ta famille… Vous avez l’air tellement différent. Presque intouchable par cette horreur. Et je sais que c’est faux, que la vie n’est pas plus belle pour vous. Mais beaucoup ne voient pas tout cela, ils vous envient et donneraient beaucoup pour prendre votre place. » Ironie de la chose lorsque l'on connaissait l'histoire des Alinovitch. Si on s'arrêtait aux apparences ils avaient tous l'air heureux et épanouis. Pourtant ... Nastazià avait perdu un enfant, Solanà était une éternelle insatisfaite, Ambroise quant à lui n'était pas heureux ni épanouit dans son métier. "Ce n'est pourtant pas l'exact reflet de notre vie." Ils avaient toujours l'air parfaitement à l'aise, beau, séduisant, "vendeur". Mais la réalité était loin de se refléter dans ses clichés. Bien souvent alors qu'ils paraissaient heureux, pénétrant sur les photographies à la une des magasine, le cliché avait été pris alors qu'ils étaient épuisés, après des heures d'essayage, de pose, de débat sur acharnés entre photographe et organisateur du shooting. C'était épuisant et loin d'être aussi glamour qu'on pouvait le penser. Il n'était plus "enchanté" par son métier depuis des années. On entrait dans ce milieu par passion et on en ressortait vidé, usé, vieillit à 25 ans. Et ce métier pouvait tout vous prendre, vie personnelle et privée. Amant, ami, famille. Tout. Lorsqu'il avait vu ces clichés dans la presse, il avait pensé aux conséquences possibles sur son "histoire". Et il s'était précipité ici. Avec la peur de perdre quelque chose de naissant, d'encore fragile. Lorsqu'elle nicha son visage contre son épaule, il referma les bras sur sa silhouette, la serrant contre lui. « Tu sais bien que c’est pas contre toi Ambroise, je sais bien que ce n’est pas de ta faute si ces photos ont été diffusées… Ça m’a fait drôle, de nous voir afficher comme ça et j’ai du mal à imaginer que ces photos sont en train de faire le tour du pays. Mais ce n’est pas pour autant que j’en garde un mauvais souvenir, loin de là. »Ses lèvres se posèrent sur sa mâchoire avec tendresse, douceur. Et il respira de nouveau plus librement Inhalant son parfum frais et léger. « Et je sais pas, Ambroise, si je vais être capable de supporter tout cela. Mais… c’était tellement différent ces dernières semaines, depuis qu’on s’est rencontrés, que je pense que ça en vaut la peine. » Un sourire s'épanouit sur le visage d'ordinaire si figé du seul mâle Alinovitch. Il la pressa contre lui, posant son menton contre son cuir chevelu, la nichant plus encore entre ses bras. « En tout cas, j’en connais une qui va plus me lâcher… » Il rit doucement. Amusé à l'idée des questions que poseraient inévitablement la standardiste qui semblait si passionnée par le mannequin qu'elle avait reconnu malgé la tenue "de ville" d'Ambroise. Il s'éloigna légèrement d'elle en riant plus franchement. "Si tu préfères avoir à gérer les questions de ma nièce de six ans, fascinée par le fait que son oncle embrasse une dame dans les journaux, j'échange avec plaisir Marillys contre ta standardiste !" Plaisanta t-il en repoussant tout naturellement une mèche de cheveux qui balayait le frond de Linoä. "Enfin c'est toujours mieux que la femme de ménage de l'immeuble, elle m'a félicité d'avoir retrouvé la "voie du seigneur" en arrêtant de fréquenter des hommes." C'était effrayant à quel point les gens se fascinaient pour sa vie privée et sexuelle. "Tu m'avais pas apaté ici, dans l'espoir d'abuser de mes lèvres, avec la promesse d'un café, non ?" Maintenant qu'il y réfléchissait, une idée intéressante était en train de naître en lui ... Une idée qui impliquait le travail de Linoä. "Tu ne m'as jamais dit ce que tu faisais ici, précisement, ce qu'est ton boulot ?"
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Dim 14 Juin - 19:59


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Ambroise & Linoä




Elle en avait voulu à sa famille. Elle avait haï ses parents, haï ce père qui l’avait mis à la porte sans remord, cette mère qui n’avait jamais cherché à s’opposer et ce frère, qu’elle avait tant admiré, qui lui avait tourné le dos sans un mot. Elle s’était sentie trahie, poignardée alors qu’elle n’avait que quinze ans, qu’elle portait la vie sans savoir s’occuper de la sienne. Et plus que tout, elle s’était sentie abandonnée. Il n’en avait pas fallu plus pour que Linoä développe un fort caractère, un besoin tenace d’être indépendante. Parce qu’elle se devait de montrer qu’elle n’avait besoin de personne, encore moins d’un homme pour réussir. Et à l’inverse de sa mère, elle s’était juré de ne jamais tomber sous l’influence d’un homme.

Et elle avait toujours réussi. Parce qu’elle avait toujours su faire ses preuves en solitaire et que les quelques hommes qu’elle avait accepté dans sa vie n’avaient jamais su l’atteindre personnellement. Mais depuis quelques semaines, elle sentait que son monde évoluait, qu’elle perdait peu à peu ses repères. L’arrivée d’Ambroise, certes préméditée, dans sa vie l’avait marquée bien plus qu’elle ne l’avait imaginé. Ce qu’elle avait toujours vu comme simple mission pour évoluer chez Vogue devenait doucement quelque chose de différent, de personnel. Et Linoä sentait la panique s’insinuait progressivement. Parce qu’un jour ou l’autre, Ambroise finirait par la démasquer et elle comprenait que chaque jour passé en sa présence rendrait la chute beaucoup plus douloureuse. Elle aurait pu jouer le tout pour le tout, abandonner cette mission chez Vogue et tout avouer à Ambroise… Mais elle en était bien incapable. Le mensonge devenait de plus en plus gros, à tel point qu’elle savait qu’il finirait par être ingérable. Et elle refusait qu’Ambroise ne devienne un frein à sa carrière. Il n’était qu’un homme, comme tous les autres. Pourtant, elle devait bien s’avouer qu’elle n’avait jamais rien ressenti de tel pour un autre… Et que, jamais, son cœur n’avait autant battu contre sa poitrine alors que les bras d’Ambroise la serrèrent un peu plus encore contre son torse. « Si tu préfères avoir à gérer les questions de ma nièce de six ans, fascinée par le fait que son oncle embrasse une dame dans les journaux, j'échange avec plaisir Marillys contre ta standardiste ! » Ils s’éloignèrent légèrement, suffisamment pour que leur regard se croise et que Linoä ne secoue doucement la tête avec amusement. La jeune femme pinça doucement les lèvres quand Ambroise repoussa une mèche sur son front, alors qu’elle essayait tant bien que mal d’empêcher ses joues de rosir « Je n’ai rien contre ta nièce mais vraiment, les enfants, c’est pas dans mes compétences ! Ça court partout, ça crie, ça veut tout le temps quelque chose… Et tu peux être certain que si on me confie un enfant, j’arriverais à le perdre en cinq minutes chrono. » En réalité, elle n’était pas à l’aise avec les enfants. De une, parce qu’elle avait toujours été la dernière de la famille et n’avait jamais eu à s’occuper de plus jeune qu’elle et de deux, parce qu’elle avait peur de mal faire. Parce qu’elle avait besoin d’avoir un certain contrôle sur son quotidien, de savoir qu’elle avait les choses en main. Et clairement, un enfant… C’était tout sauf prévisible. « Enfin c'est toujours mieux que la femme de ménage de l'immeuble, elle m'a félicité d'avoir retrouvé la "voie du seigneur" en arrêtant de fréquenter des hommes. » Linoä pencha doucement la tête avant de laisser un éclat de rire traverser ses lèvres. La voie du seigneur… Elle avait l’impression de faire un bond en arrière, lorsqu’elle était encore pensionnaire de cette école catholique de New-York. Pinçant doucement les lèvres, Linoä observa un instant Ambroise avec un regard taquin. « En même temps, je ne peux pas lui en vouloir. J’aurais probablement été déçue si je n’avais pas pu profiter de tes lèvres… » Clairement, la jeune femme était soulagée que le sujet des photos récemment dévoilées semble avoir disparu de leur conversation. « Tu m'avais pas apaté ici, dans l'espoir d'abuser de mes lèvres, avec la promesse d'un café, non ? » Linoä haussa les épaules avant de se défaire de son étreinte, un sourire aux lèvres. « Comment oses-tu penser cela de moi ? Et puis, entre nous, ce n’est pas moi qui ait déboulé sans prévenir, dans l’espoir de venir te perturber dans ton travail. Je suis plus respectueuse que ça, moi. » La blonde se détourna légèrement, attrapant deux tasses avant de prendre la cafetière et d’y verser le café. « Tu ne m'as jamais dit ce que tu faisais ici, précisément, ce qu'est ton boulot ? » Et merde. Pourquoi fallait-il toujours qu’il soit si curieux ? Les tasses dans les mains, elle en tendit une à Ambroise avant de s’appuyer contre son bureau. Heureusement, le plan initial de Linoä était suffisamment élaboré pour qu’elle sache répondre à la question, en espérant qu’il soit convaincu et qu’il ne cherche pas les détails… « Je m’occupe des dossiers reçus par la maison d’édition, de leur arrivée jusqu’à leur édition. Principalement, je lis les manuscrits, je propose parfois quelques modifications avant de le présenter au directeur. Après, je travaille surtout avec les auteurs pour tout ce qui est illustration de l’ouvrage, couverture, tirage papier… Ça demande pas mal d’organisation mais, à part dans mon bureau, je m’en sors. » Non parce que vu l’explosion de son bureau, il était clair qu’elle n’avait pas l’air très organisée. En réalité, elle avait très vite compris qu’elle n’était pas faite pour ce boulot. Elle avait besoin de plus d’initiative et en quelques semaines, elle trouvait le boulot plutôt routinier… En clair, Linoä n’avait qu’une hâte, faire son entrée à Vogue. Et pour ça, il fallait qu'elle avance dans sa mission, malgré tout... « Et toi alors ? L'envers du décor te donne toujours envie de te lancer dans l'écriture ? »
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Dim 14 Juin - 23:16

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Linoä et Ambroise

Il n’avait jamais eu de relation « sérieuse ». Son métier n’incitait pas à la rencontre de femmes désirant construire une véritable relation. Il voyageait énormément, prêtait son image à des marques, à des créateurs. Il était parfois obligé de se soumettre à la volonté « artistique » de directeurs artistiques, prenant des poses sensuelles, seul ou en compagnie d’hommes ou de femmes selon l’idée du moment. Les magazines propageaient des rumeurs, des photographies détournées de leur contexte. Compliqué dans ses circonstances de tisser une relation profonde, suivie. Jusqu’à présent il n’en avait pas souffert, il ne cherchait pas à construire une relation suivie, il s’était contenté de petites amourettes sans conséquences, avec des femmes rencontrées lors de ses passages à la bibliothèque de New York ou lors de ses voyages à travers le monde. Rien de compliqué ou de sérieux, il avait assez de femmes dans sa vie pour s’occuper, ses sœurs étant à elles seules une activité l’occupant à plein temps. Jusqu’à présent. L’arrivée d’Ebba et les conversations avec cette demi-sœur surgie dans leurs vies avaient été une révélation pour Ambroise. Il avait enfin pu parler avec quelqu’un d’extérieur à sa famille durant les années « drame » de sa culpabilité, de son devoir envers ses sœurs. Ebba faisait partie d’eux désormais, de leur petit « cercle », son jugement avait une valeur certaine pour le jeune homme. Elle avait ouvert ses yeux sur ses paradoxes et sur la maturité certaine de ses sœurs. Elles n’avaient plus besoin de lui comme protecteur, elles devaient faire des erreurs, avancer, elles n’avaient pas besoin d’un « protecteur ». Il avait alors décidé de « suivre » son instinct et de laisser parler ses ambitions personnelles. Il avait quitté le milieu du mannequinat, au grand dam de sa sœur jumelle, et décidé de vivre selon ses convictions. Laissant derrière lui, ou tout du moins essayant de laisser derrière lui, toutes ses paillettes pour n’être que lui-même, sans pression. Et il avait aussi rencontré Linoä et elle lui donnait l’envie ... d’avancer. De mettre à profit ses années de « bohème » pour devenir plus ... stable ? Elle lui avait donné envie de la connaître, de la séduire aussi ... De devenir ... Son petit-ami ? Il n’aurait su dire ce qu’ils étaient exactement. Ils n’avaient échangés que quelques baisers, ils étaient sortis, une ou deux fois pourtant ... C’était comme s’il avait trouvé chez elle une chose que les autres n’avaient pas. Elle lui donnait envie de rester, de se satisfaire de sa seule compagnie. Elle lui procurait un sentiment de familiarité, d’intimité, troublant mais réconfortant. Il avait trouvé quelque chose près d’elle, quelque chose pour laquelle il n’avait pas les mots mais, il y avait de la justesse dans leur relation et cela lui suffisait. Il n’avait pas besoin de mots pour définir leur relation, étrange pour un homme ayant décidé de se lancer dans l’écriture. Cet entre-deux, entre l’amitié et l’amant lui allait ... pour le moment. Il avançait pas après pas dans une direction « aveugle » mais, sans craintes. Si ce n’était que la presse et la célébrité de sa famille ne foute tout en l’air. « Je n’ai rien contre ta nièce mais vraiment, les enfants, c’est pas dans mes compétences ! Ça court partout, ça crie, ça veut tout le temps quelque chose… Et tu peux être certain que si on me confie un enfant, j’arriverais à le perdre en cinq minutes chrono. » Il rit parce qu’il se rappelait le sentiment de panique qu’il avait ressenti au tout début, lorsque sa sœur lui avait présenté sa nièce, alors âgée de quelques années. Il avait eu peur de mal faire, de ne pas savoir comment s’occuper d’elle, d’être un mauvais exemple pour cette petite fille. Mais ses nièces étaient la plus belle chose au monde, elles avaient redonnées de la vie, de la joie dans son cœur. Perdre Camilya avait été l’épreuve la plus douloureuse de sa vie. Une perte dont il n’avait jamais fait le deuil, trop occupé à aider ses sœurs à sortir la tête de l’eau. Mais, les enfants étaient une bénédiction, c’était Marilys qui l’avait aidé à surmonter la douleur de la perte de l’ainée de ses nièces. « Dans l’Upper East Side les mères de famille promènent leurs enfants en laisse, c’est une solution pour ne pas les perdre justement. » Il s’amusait de cette manie ridicule tout en comprenant le désir de protection « instinctif » d’une mère. New York n’était pas une ville où on se sentait en sécurité avec ses enfants dans la rue. « En même temps, je ne peux pas lui en vouloir. J’aurais probablement été déçue si je n’avais pas pu profiter de tes lèvres… Comment oses-tu penser cela de moi ? Et puis, entre nous, ce n’est pas moi qui ait déboulé sans prévenir, dans l’espoir de venir te perturber dans ton travail. Je suis plus respectueuse que ça, moi. » Il haussa un sourcil amusé. « En même temps tu dis toi-même que je suis une distraction ... De choix. Et je me dois de te rappeler que je t’ai invité sur mon ancien lieu de travail pour notre dernier « entretien ». Maintenant que je suis au chômage ce sera plus dur pour toi de venir me déranger. » Vrai. Bien que techniquement il eut commencé à poser les bases de sa nouvelle carrière. Il avait loué un espace de travail down town, afin de séparer le boulot de son lieu de vie et il avait acheté un espace d’hébergement pour son blog. Il avait même engagé un designer pour assurer le montage « code » du site. « Je m’occupe des dossiers reçus par la maison d’édition, de leur arrivée jusqu’à leur édition. Principalement, je lis les manuscrits, je propose parfois quelques modifications avant de le présenter au directeur. Après, je travaille surtout avec les auteurs pour tout ce qui est illustration de l’ouvrage, couverture, tirage papier… Ça demande pas mal d’organisation mais, à part dans mon bureau, je m’en sors. Et toi alors ? L'envers du décor te donne toujours envie de te lancer dans l'écriture ? » Ce qu’elle disait correspondait à l’idée qu’il se faisait de son travail ici. Il but une gorgée de café et réfléchit une seconde. Il n’avait pas encore réfléchit à ce qui se passerait si son blog avait du succès, si ces écrits intéressaient le public. « J’ai loué un bureau et acheté un espace sur un hébergeur. Je vais écrire mes mémoires et poster le tout sur un blog. Anonymement dans un premier temps. Si ça fonctionne ... j’aimerai écrire un livre. Peut être ... que cela intéresserait ton patron ? » Il n’avait pas pour habitude de mélanger le business et le « plaisir ». Mais, il avait confiance en elle, elle pourrait avoir entre ses mains ses mémoires, y apporter son avis, ses critiques, l’aider à construire ce premier livre. C’était bel et bien son travail ... Non ?
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Mar 23 Juin - 15:06


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Ambroise & Linoä




Depuis qu’elle avait été mise à la porte par son père, expédiée à des milliers de kilomètres sans une deuxième chance, Linoä avait perdu confiance envers les hommes. Elle ne pouvait s’empêcher de les regarder avec méfiance, et quand bien même elle se liait de près ou de loin avec un homme, elle restait constamment sur ses gardes. Quelques hommes avaient traversé sa vie depuis qu’elle était à New-York, sans vraiment réussir à l’atteindre. Parce que Linoä était incapable de baisser la garde, de se lancer dans une nouvelle aventure en acceptant qu’elle puisse être blessée, à nouveau. Elle refusait de donner à un autre homme le droit de la détruire. Pourtant, avec Ambroise, elle n’avait pas eu le choix. Elle l’avait volontairement laisser entrer dans sa vie, dans l’unique but qu’il s’attache à elle, qu’il lui fasse confiance et qu’elle puisse connaître et dévoiler ses secrets.

Mais clairement, elle s’était perdue en route. Et elle ne pouvait s’empêcher de constater qu’elle aurait mal, qu’elle n’était plus tout à fait certaine que tout cela en valait la peine. C’était nouveau pour Linoä, elle s’était obligée à laisser entrer Ambroise dans sa vie et force était de constater qu’elle l’appréciait. Bien plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Parce que peut-être que oui, peut-être que le bonheur de quelques temps pouvait suffire à accepter la douleur de leur séparation certaine quand la mission de Linoä finirait par être découverte. « Dans l’Upper East Side les mères de famille promènent leurs enfants en laisse, c’est une solution pour ne pas les perdre justement. » Linoä fronça légèrement les sourcils, visiblement pas très convaincue. Certes, elle se savait totalement capable de perdre un enfant, mais de là à lui mettre une laisse, elle n’était pas convaincue par l’idée. C’était bien le genre de chose que sa mère aurait été capable de faire… Linoä était plongée dans sa réflexion quand Ambroise la tira de ses pensées. « En même temps tu dis toi-même que je suis une distraction ... De choix. Et je me dois de te rappeler que je t’ai invité sur mon ancien lieu de travail pour notre dernier « entretien ». Maintenant que je suis au chômage ce sera plus dur pour toi de venir me déranger. » Elle fronça les sourcils, faussement vexée avant de rétorquer « Tu m’as invité, nuance ! Parce qu’aux dernières nouvelles, tu t’es invité ici tout seul. Mais soit, je suis ravie de partager un café avec toi… Et ne t’inquiète pas, je suis pleine de ressources, ce n’est pas parce que tu es au chômage que je ne trouverais pas un moyen pour venir te déranger. » Et puis, elle savait pertinemment qu’il souhaitait prendre une autre voix, qu’il souhaitait écrire, et ce, quel que soit la forme que cela prendrait. Et elle, elle l’encourageait dans cette voie, parce qu’elle y voyait aussi un intérêt strictement personnel… « J’ai loué un bureau et acheté un espace sur un hébergeur. Je vais écrire mes mémoires et poster le tout sur un blog. Anonymement dans un premier temps. Si ça fonctionne ... j’aimerai écrire un livre. Peut être ... que cela intéresserait ton patron ? » Linoä pencha doucement la tête, signe de son soudain intérêt pour la tournure que prenait les événements. Inconsciemment, son esprit ne pouvait s’empêcher de mettre en place un nouveau plan, un plan qui lui permettrait d’accéder plus vite encore à la réussite de cette mission. « Je suis certaine que ça l’intéresserait, ce n’est pas tous les jours qu’on peut publier les mémoires d’un mannequin. En tout cas, si tu as besoin d’un avis ou d’un coup de main pour te lancer, c’est dans mes cordes… » Linoä s’approcha légèrement, suffisamment pour venir poser ses lèvres sur celles d’Ambroise dans un rapide baiser avant de se reculer, l’air taquin « Et puis, il paraît que je suis une très bonne motivation. » Si leur histoire n’avait rien d’officielle et qu’elle était encore naissante et fragile, il semblait clair que l’épisode des photographies leur avait fait passé une nouvelle étape. Une nouvelle étape qui rapprochait Linoä de son but final et qui lui permettait de toucher du bout des doigts son rêve. Mais qui la rapprochait également du moment fatal où Ambroise découvrirait le pot aux roses…
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MessageSujet: Re: ambroise & linoä - i find myself searching for you in the crowd Sam 11 Juil - 17:22

[quote="D. Ambroise Alinovitch"]
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Linoä et Ambroise

Il n’avait jamais eu d’histoire comme celle-ci. Il n’était jamais venu sur le lieu de travail d’une de ses amies, il n’avait jamais dévoilé tant de choses sur lui, sur ses projets, sur son état d’esprit. Tout cela était nouveau pour lui et pourtant, il n’était pas effrayé à l’idée de laisser quelqu’un de nouveau entrer dans sa vie. Aussi étrange que cela puisse être alors que toute sa vie il avait été secret, protecteur concernant sa vie privée. Il était en confiance avec elle, il sentait ... un écho, un lien entre eux. Il était persuadé qu’elle pouvait être bien plus qu’une histoire sans lendemain comme il en avait eu jusqu’à présent. Elle lui donnait envie de s’impliquer, de prendre le risque de se lancer dans un nouveau chapitre.

« Tu m’as invité, nuance ! Parce qu’aux dernières nouvelles, tu t’es invité ici tout seul. Mais soit, je suis ravie de partager un café avec toi… Et ne t’inquiète pas, je suis pleine de ressources, ce n’est pas parce que tu es au chômage que je ne trouverais pas un moyen pour venir te déranger. » Il sourit, amusé. Tout semblait aller de soi avec elle. Comme s’ils étaient reliés sur le même canal. Il avait conscience de tomber dans les clichés de la rencontre « homme/femme » mais depuis cet après-midi, où elle lui avait parlé de son passé, il avait le sentiment d’une évidence entre eux. Ils avaient vécu l’un comme l’autre des choses difficiles, elle avait abandonné un enfant, il avait vu sa sœur être banni de leur famille dans un premier temps puis, il avait dû surmonter le décès de sa nièce. L’un comme l’autre avait une force en eux qui les avait aidés à traverser les épreuves mais qui pouvait également être un fardeau. Avec elle, il n’avait pas le sentiment de « jouer » sa vie, d’être le Ambroise que tout le monde attendait. Il pouvait être lui-même sans craindre de la décevoir ou de ne pas être conforme à ses attentes. Elle faisait désormais partie de ses « « plans » pour les mois à venir. Elle s’intégrait dans le paysage avec un naturel confondant. « Tu es la bienvenue dans mon « nouvel » espace de travail... A condition que tu me distraies de mes sombres introspections d’ex mannequin... » Plaisanta-t-il, le sourire aux lèvres. Il avait envie qu’elle fasse partie de sa future « aventure » littéraire. Il avait confiance en elle pour prendre part à son « idée » de futur. Il se fiait aussi à elle pour être la première à lire des extraits de sa prose. Il la connaissait à peine mais il avait confiance en son jugement, en elle. Assez pour lui proposer une collaboration avec sa maison d’édition si ce qu’il écrivait lui plaisait. « Je suis certaine que ça l’intéresserait, ce n’est pas tous les jours qu’on peut publier les mémoires d’un mannequin. En tout cas, si tu as besoin d’un avis ou d’un coup de main pour te lancer, c’est dans mes cordes… » Elle ponctua ses paroles d’un baiser léger, taquin, avant de se reculer, vive comme un feu follet. « Et puis, il paraît que je suis une très bonne motivation. » Il l’attira contre lui pour un baiser plus intense, plus passionné, jouant avec ses lèvres et sa langue pour l’alanguir entre ses bras avant de libérer sa bouche, le temps de reprendre son souffle. Ils avaient passé un cap désormais, les photographies ne l’avaient pas effrayées, c’était une très bonne chose. Les choses pouvaient devenir plus sérieuses, plus officielles. Elles deviendraient aussi plus charnelles, telle était la suite logique des rendez-vous et visites surprises au travail. Ils deviendraient amants. Et si tout se passait comme il le désirait, s’il avait un minimum de talent ... Ils travailleraient ensemble. « Et si tu passais ce soir ? On pourrait fêter mon passage au statut d’auteur autour d’un dîner ce soir ? Il faudra bien une bonne bouteille et de la compagnie pour me faire mettre en ligne mon premier billet. Qu’en dis-tu ? »
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