It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Surrender ~ * ~ Sam & Altéa

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MessageSujet: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Sam 16 Mai - 11:43



❝ Altéa & Samuel

 
    surrender



Le jour de mon départ était arrivé un peu trop vite à mon gout. Les bleus de ma nuit mouvementée le week end précédent commençaient à s’effacer, il me restait par contre l’entaille mais elle cicatrisait proprement. Pour ma dernière soirée sur le continent américain, j’ai opté pour une suite à l’aéroport. Je compte bien profiter de toi jusqu’à la dernière minute. J’ai de la chance, à moins que tu aies fait en sorte que j’en ai, tu fais des livraisons dans les parages toute cette semaine. Je te rejoins chez toi avec la Mercedes SLS. J’ai posé mon sac de voyage dans le coffre, j’en sors un I Pad mini que je t’offre. Ça sera notre seul moyen de communication, une fois que je serais dans l’avion. J’y ai déposé des photos de notre weekend à long beach et les deux trois clichés que j’ai pu prendre de toi et lynch. D’ailleurs, la boule de poil me fait la fête, peut-être a-t-il senti que je pars pour un moment ? Après une promenade et une partie de jeu avec le toutou, nous partons pour le restaurant du Crowne plaza. Le gros avantage d’un hôtel de luxe, c’est que vous avez tout sur place. Et l’établissement nous propose une carte gastronomique des plus appétissantes. Nous commandons des mets et du vin mais nous savons tous les deux que ce n’est pas la nourriture qui rassasiera notre faim intérieure. Notre impatience de mélanger nos corps ne résiste pas à l’intimité d’un ascenseur et nous entrons dans la chambre déjà bien dévêtus et plus qu’excités. Après un long câlin sous les draps, je te demande quels sont tes projets pour le reste de la semaine et le weekend. Si je sais quand je pars je n’ai aucune idée de quand je reviendrais. Mais j’occulte ça et te dis.

- J’aimerais que tu réfléchisses à un endroit, un lieu, une ville, un pays même si c’est au bout du monde où tu aimerais que nous allions. Et à mon retour nous pourrions nous offrir une escapade si tu peux prendre quelques jours ?

Mes mains caressent ton corps comme si elles voulaient mémoriser chaque parcelle de ta peau. Je veux profiter de toi comme si c’était la dernière fois. Je prie intérieurement pour que tu ne t’en rendes pas compte mais j’imagine que tu ne seras pas dupe. Au fur et à mesure de l’heure qui avance, mon esprit commence à partir en mission. Je suis là dans tes bras, je suis à toi encore pour quelques heures. Nous finissons par nous assoupir L’aube me réveille, tu dors encore, je me déplace comme un chat sans bruit. J’enfile ma tenue de travail, je mets les clés de mon auto avec un mot sur la table de nuit, « see you soon Wink , kisses ». J’effleure ta joue et dépose un baiser sur tes lèvres. Je referme discrètement la porte derrière moi.




J’ouvre les yeux, ouhhhhhhhhh j’ai dû trop picoler ! J’ai une belle gueule de bois, puis je vois tout flou… Il fait frais puis il fait tout gris ici… Non ce n’est pas le temps dehors, je suis enfermée, mon cœur s’accélère. Pourquoi je suis enfermée ? Mon dieu pour quelle raison j’ai voulu venir faire du tourisme dans ce pays ? Je me suis endettée pour à vie pour des vacances qui tournent au cauchemar. Mon cœur bat à la chamade maintenant, je panique, ma respiration devient irrégulière. La porte s’ouvre, un flot lumineux entre mais pourquoi ma vision est toujours aussi floue ? Des voix mais je comprends rien à ce qu’ils disent. Je bégaye.

- je suis américaine je veux voir un avocat… je veux aller à mon ambassade, dis-je en protestant.

Les hommes continuent à parler étranger. Puis ils me questionnent dans ma langue. Mon nom, pourquoi je suis ici, mon travail…Mais merde ! Pourquoi ils ne veulent pas me croire ? Ils ne me comprennent pas ou quoi ? J’en ai marre. Je me mets à pleurer, les voix deviennent plus dures. Je répète pour la énième fois en larmes… Deborah Smith…. Assistante dans une maison d’édition new yorkaise… je suis juste venue en touriste. Ils n’ont pas le droit de me retenir. On me manipule puis on me fait assoir sur une chaise, je sens qu’on me met des gouttes dans les yeux. Je crie, je me débats et pleure de plus belle. Je suis terrorisée puis tout s’arrête j’entends les pas s’éloigner et la porte se refermer. Je glisse de la chaise et tombe mollement sur le sol froid. Mon corps est agité de soubresauts et de sanglots. J’essaye de crier mais ma voix est tremblante.

- Je veux sortir… laissez-moi partir… j’ai rien fait

               

 ***


Je suis où ? Ah oui parterre, le sol est dur… J’essaye de me redresser, tout mon corps crie de douleur, La lumière entre de nouveau… on me soulève. On me manipule Ils font quoi ? Lâchez moi… je veux rentrer chez moi… laissez-moi partir… Je sens les larmes couler sur mes joues. On me couche sur un lit. Je sens une aiguille dans mon bras gauche, ça fait très mal, tout s’engourdit… et de nouveau les questions… mais je vous l’ai déjà dit ! Deborah, touriste, célibataire, New York, assistante… laissez-moi partir ! La porte se referme. Je suis toujours allongée, mon bras est tout engourdi. J’ai des hauts le cœur, je me tourne sur le côté et vomis…Je perds connaissance… Ma tête est de plus en plus dans le coton, mon esprit est confus… Je ne sais pas depuis combien de temps je suis enfermée ? Ni combien de temps les hommes ne sont pas revenus ? Mais longtemps… je repars dans les limbes. J’ai de nouveau des nausées, je m’agite, le lit est humide, je suis brulante.je sombre de nouveau… Je me réveille un truc vient de me frôler, je me redresse… Aie tous mes muscles sont douloureux, je suis passé sous un rouleau compresseur ou quoi ? Je cligne des yeux plusieurs fois, ma vue s’habitue à la pénombre. Je suis dans une petite pièce carré, il y a une chaise, une petite table et un lit. Je repère la bouteille d’eau sur la table… oh j’ai soif, je tente de me lever mais mes jambes n’obéissent pas et je tombe. Je me traîne laborieusement à la table et boit goulûment. Mon épaule droite est complètement engourdie, je me tâte, je ne vois pas bien dans le noir mais j’ai plusieurs blessures pansées. Mais qu’est-ce que je fous là ? Je suis où ? Je suis qui ?... ah ça me revient Déborah, j’étais dans un bar et après je ne sais plus… je fronce les yeux, il y a un léger rayon de lumière sous la porte mais ça a l’air trop faible pour être une lampe… Je n’ai pas le temps de m’en approcher, je sombre de nouveau.


 ***


A mon réveil il fait jour, enfin je crois. La lumière sous la porte est plus vive, je suis toujours au sol. Je me redresse, cette fois mes jambes tremblent mais obéissent. Je fais deux pas et me réinstalle sur le lit. Je respire calmement, mon épaule a l’air bien abîmée mais le reste ça va, il s’agit plus d’ecchymoses sérieuses que blessures ouvertes. Du bruit, la porte s’ouvre de nouveau, luminosité intense… trois hommes, ils parlent russe et je comprends tout… euh c’est quoi ce bordel ? il y a quelques heures… quelques jours… enfin bref je ne les comprenais pas et là je capte tout ! Ils me lèvent, me font asseoir sur la chaise et me pose des questions en russee… je me tais…et ils changent de langue… Deborah Smith, touriste, célibataire, maison édition… non c’est faux ce n’est pas moi ! Mon esprit est confus.


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Dernière édition par Altéa Finley le Sam 23 Mai - 15:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Sam 23 Mai - 11:34



Surrender

  

Je déteste les aéroports tout comme les hôtels y étant rattachés. Je déteste te voir partir. Et tandis que tu dors, je n'arrive à fermer l’œil ou du moins je m'y refuse, comme si c'était la mon seul moyen de pouvoir encore profiter un maximum des derniers instants passés avec toi. La soirée a été délicieuse mais bien trop courte. J’ai encore envie de toi mais tu as besoin de repos même si l'envie me démange de te réveiller. Nous savons tous les deux que ta mission est dangereuse, d'autant plus au vu ta destination et ce qui t'y attend. Nous savons également que nous n'avons aucune certitude quant à la date à laquelle tu reviendras ni même la période. Ce qui est doublement frustrant et inquiétant mais je fais tout pour prendre sur moi depuis qu'on a appris la nouvelle. Je veux qu'on profite de chaque jours et de chaque minute qu'il nous reste sans que ne plane ainsi ces sentiments négatifs. Et désormais cela ne se compte plus qu'en heures. Des heures qui défilent bien trop vite.

Je repense à ton invitation d'hier. Ma réponse est sortie sans détour: le Japon. C'est un pays qui m'a souvent attiré mais où je n'ai encore eu l'occasion de me rendre malgré qu'il soit mon premier choix en terme de voyage. J'avais pensé y emmener Baluche un jour vu l'attrait qu'il suscite également chez elle. J'ai toujours beaucoup aimé ce pays, l'architecture générale, c'est un ailleurs qui diffère complètement du monde occidental, et ce aussi bien sur le plan culturel que visuel. Toutefois, je ne sais si je saurais me faire à la vie là-bas, sans compter sur la gastronomie. Pourtant j'y ai déjà songé après la disparition de ma femme. Partir très loin m'a un temps paru la meilleure option. Et puis finalement, il y a eu tout ce bordel avec mon frère et je n'ai pu me résoudre à laisser derrière moi mon neveu et ma belle-sœur, même si certes plus tard, j'ai migré à New York. Toutefois, il n'est pas rare avec le boulot que je me retrouve dans le Colorado pour pouvoir profiter d'aller les voir. Ce n'est qu'à un ou deux jours de route. Encore moins en avion si je désire m'y rendre plus vite.
Il me tarde ainsi que tu reviennes pour que nous puissions nous pencher sur ce fameux voyage.

L'aube arrive et je m'endors visiblement peu de temps avant que tu ne te réveilles. Je déteste cette manie que tu as de toujours te réveiller avant moi. C’est drôle comme avec toi, j'en écrase d'autant plus. Ça doit être le fait d'être tout simplement bien en général, car pour l'occasion, j'ai veillé toute la nuit pour finalement m'assoupir au plus mauvais moment et ce dans des conditions moins favorables au vu de ton départ imminent.

Il me semble que lorsque je rouvre les yeux, tu viens de partir, à moins qu'il ne s'agisse d'une porte plus loin dans le couloir qui s’est refermée car en bondissant du lit dans l'intention de te rattraper, je ne vois nulle trace de toi dans le couloir.
De retour dans la chambre, je remarque un mot de toi avec les clés de la voiture posées dessus. Je retourne sur le lit puis choppe le mini Pad que tu m'as offert la veille afin de nous assurer un moyen de communication. Je ne peux m'empêcher de regarder les photos de notre week-end à Long Beach. J’ai l'impression de regarder ces photos avec un irrémédiable goût de nostalgie. De cette nostalgie qui se range dans la case des choses auxquelles on ne goûtera plus jamais. Mon esprit s'embrume dans des idées noires. Je ne dois pas tout de suite penser à du négatif. Tu seras de retour plus vite que prévu. Partons là-dessus.

Reprendre le travail ne m'enchante guère. Je compte profiter de mon temps de repos pour passer du temps avec ma fille. Aussi, je prends les devant en réquisitionnant sa présence aussitôt de retour à New York. J’ai ce drôle de sentiment, cette angoisse qui me ronge en ton absence, et je crois que ma môme l'a très bien compris car les moments que nous passons ensemble sont plus complices que jamais. Je n’ai plus eu de nouvelles de toi depuis un moment et Baluche s'efforce ainsi de me changer les idées. Toutefois, vient un moment où l'absence de nouvelles de ta part m'alerte et je contacte alors ton frère pour tenter d'y remédier. J'aurais aimé qu'il me rassure mais c’est tout le contraire qui se produit.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Sam 23 Mai - 19:58



❝ Altéa & Samuel

 
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Deborah Smith, employée chez les publications Nast en tant qu’assistante, un appart à Manhattan, célibataire, hôtesse occasionnellement pour arrondir les fins de mois. Je me répète ces mots comme une litanie… Le Japon, amusant quand j’y pense. Tu m’as dit que leur culture et leur architecture t’attiraient et moi je pense à leurs tactiques militaires médiévale et contemporaine... Oh non surtout pas réfléchir, rester concentrer… Je reprends ma leçon : Deborah Smith… S’ils m’interrogent de nouveau il faut que je sois crédible.

Je me demande depuis combien de jours je suis enfermée. Au moins dix jours sinon je serais toujours sous l’effet des neuroleptiques… Et surtout je pourrais résister aux barbituriques ou autres hypnotiques nerveux. Je suis entraînée pour tenir le choc contre quelques coups mais je ne connais pas mon endurance face à un interrogatoire poussé. Bon si ça fait au moins une dizaines de jours que je n’ai pas donné de nouvelles, pourquoi une team n’est pas venu me chercher ? C’est illogique… On n’abandonne jamais un des nôtres… oh non de dieu sauf en territoire hostile ! Je ne suis plus à Nassau. Oh je suis dans un beau pétrin. Bon analysons la situation, déjà se préparer à leur visite. Puis il me faut un peu d’ordre dans ma tête, une chronologie des derniers jours devrait m’aider à extrapoler où je suis. Décidément, j’aurais dû suivre mon instinct. Je déteste travailler sans mon équipe, eux au moins ils m’auraient aidé même dans un pays où les relations diplomatiques ne sont pas au mieux.

Les hommes reviennent au bout de longues heures, peut-être même une journée, si mon esprit recommence à fonctionner mon corps lui est encore bien affaibli. Je m’arrête pas de sombrer, de me réveiller et resombrer. Ils me déplacent mais ne m’interrogent. J’en profite pour observer les lieux tout en protestant et pleurnichant que je veux voir mon ambassade.  La pièce où j’étais donne dans une petite cour d’où la lumière sous la porte… L’endroit semble en ruine ou du moins mal entretenu, il y a d’autres pièces semblables à celle où j’étais donnant toutes sur cette cour. Je ne bouge pas trop la tête pour n’éveiller aucun soupçon mais il doit y avoir des grilles plus loin. Je pense que je suis dans une prison. Elle n’a pas l’air très occupée. Elle n’est surement plus en activité mais sert de lieu de détention pour quelques trafiquants ! Ah fini la cour, on me fait suivre un couloir sombre, la pièce où on me jette est plus grande. La cellule contiguë ne semble pas vide déduction faite en entendant tousser.

Deux journées s’écoulent, pas d’interrogatoire, deux repas par jour, de l’eau… Soit ils ont cru à ma version Deborah et dans ce cas ils doivent peut être espérer une rançon… Soit ils savent qui je suis et attendent surement une personne précise. Et attendant, ça me laisse un peu de temps devant moi, je m’étire laborieusement et douloureusement mais je persévère. Mes muscles réagissent correctement, ils sont juste engourdis à l’extrême. Je continue à bouger doucement, il faut que je récupère mes facultés pour me défendre. Mon épaule droite par contre, il n’y a rien à faire, je ne sais pas comment j’ai été blessé mais mon dos est salement entaillé. Ma capsule sous cutanée doit être endommagée. Les équipes qui travaillent sur le terrain ont la possibilité de se faire implanter une capsule guère plus grande qu’un grain riz qui peut contenir un localisateur. Bon je rabâche une énième fois ma couverture. Rester en alerte. Il faut que je retrace l’historique des faits. Mes quatre premiers s’étaient déroulés comme prévus, la cible avait été repéré. Je fournissais un rapport toutes les vingt-quatre heures comme convenu, j’en profitais aussi pour laisser des messages sur l’I pad tout allait bien. Puis il y avait eu la soirée, là ça devient flou à part qu’au petit matin ma cible était morte et on m’embarquait violemment. J’avais surement du me débattre et on m’aura assommé. Ma blessure venait peut être de cette échauffourée. Je finis par sentir la fatigue et décide de m’allonger.

A mon réveil, un plateau repas a été déposé. Sur une chaise il y a un change plus ou moins propre et ma blessure a été nettoyée. Étrange… je n’ai rien entendu ni ressenti… je regarde le plateau !... bien sûr la bouffe a surement été assaisonnée avec des benzodiazépines. Rien de mieux pour s’assurer la tranquillité des otages et peu d’effet secondaire. Mais de toute façon, il me faut de la nourriture pour me remettre. Je vais éviter tout ce qui est en sauce, ça limitera peut être mon état de somnolence. Je m’étire puis prends une douche évitant de mouiller mon bandage propre. L’eau a une odeur de rouillée, elle est tiédasse mais réveille tout mon corps. Une fois habillée je tambourine à la porte demandant que l’on contacte mon ambassade. Je m’époumone un bon moment mais rien. Je donne des coups de pieds de toutes mes forces mais la porte a l’air de bien tenir dans ses gonds, elle ne cédera pas. Je ne pense pas que l’on ait fait beaucoup de kilomètres et dans ce cas je suis sur l’île de cuba. Les touristes américains inconscients qui y vont, risquent un enlèvement ou pire. Et évidement aucune force américaine ne pose les pieds sur ce territoire hostile. Certes la guerre froide est loin derrière nous mais Cuba est toujours une république communiste. Depuis décembre les embargos ont été levés et les relations diplomatiques ont repris mais tout ceci n’est que pour les apparences. La lumière baisse le jour tombe, je suppose que je n’aurais pas d’autres visites aujourd’hui. A en juger par le bruit, il n’y a pas de patrouille dans le couloir et un seul autre résident, j’en déduis que seul l’extérieur est surveillé, il y a peut-être qu’une dizaine d’hommes. J’ai essayé de communiquer avec l’autre prisonnier mais à part des quintes de toux il n’a pas répondu… étranger ? Muet ? Sourd ? Trop malade ?... Je tourne en rond dans ma cage.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Dim 24 Mai - 12:33



Surrender

  

Mon coup de fil à ton frère n'a rien donné de spécial dans un premier temps et je m'efforce de penser à autre chose pendant que je suis au boulot. L’inquiétude qui résulte de ton absence a au moins ça de bon - façon de parler - que Baluche a décidé de me consacrer quelques jours de ses vacances pour m'accompagner durant mes tournées. Je suis en déplacement dans le Kansas. Chargement conséquent auquel Baluche se fait un plaisir de me donner la patte en se la jouant gros bras. Sauf qu’elle s'est fait mal en voulant trop le démontrer et que finalement, c'est moi qui me retrouve aux petits soins pour elle. Enfin ça va, rien de grave. Elle s'est juste froissé un muscle.

Ces mots que je t'adresse te parviendront peut-être. Ces mails sont comme un journal. J'espère tant avoir de nouveau de tes nouvelles et m'efforce de ne pas songer au pire. Je commence à regretter de ne pas avoir su te retenir mais à quoi bon ? C’est ton boulot. Je ne me poserais jamais en travers même si tu enchaines à l'avenir ce genre de missions. Je n’ai aucun droit sur toi, encore moins de te pousser à renoncer quelque soit le danger. Le danger est partout de toute façon, chez soi, au détour d'une rue, sur la route ... .

D'ici la fin de semaine, nous trouvant près de la frontière avec le Colorado, nous avons décidé d'en profiter pour faire un saut dans la famille. Ainsi, Baluche pourra voir son neveu. Pénélope sera heureuse tout comme lui, de nous revoir. J’ai même décidé d'aller faire un saut chez mon père. Je le zappe parfois quand je viens. Faute à son comportement de la dernière fois. Je ne devrais pas lui en tenir rigueur pourtant, j'ai les mêmes travers ... et le même caractère.

Enfin soit. J'attends des news de ton frangin qui m'en a promis d'ici peu. Il doit sans doute faire le nécessaire de son côté.
Baluche est une vraie perle en ce moment, tu verrais ça ... . Elle n'a jamais été aussi calme. L'angoisse doit salement marquer mes traits à ce stade-là pour qu'elle se montre aussi douce et prévenante. Je me demande pour une fois avec le sourire ce que ça donnera quand tout sera rentré dans l'ordre. J'imagine qu'elle recommencera à me faire tourner en bourrique.


~*~


Un nouveau mail sans espoir ... . Ça fait maintenant une quinzaine de jours. Non pardonne-moi, sans espoir de réponse devrais-je préciser. Car l'espoir de te retrouver saine et sauve je l’ai bien désormais. Ton frère s’est présenté à moi et m'a informé de la situation dans laquelle tu semble te trouver. Tu te trouves en territoire délicat où l’armée ne peut intervenir et nous allons visiblement devoir compter sur nous-même pour te sortir de là, entre autres relations de ta famille. Entre temps, j’ai eu la visite de deux militaires en uniforme qui ont sonné à ma porte pour m'annoncer qu’officiellement le capitaine de corvette Finley était portée disparue et pour ainsi dire reconnue comme décédée dans l'exercice de ses fonctions. Je n’ai rien voulu entendre. Je ne te ferais pas part de ma réaction face à cette annonce. Il ne vaut mieux pas. Quoi qu'il en soit, ton frère m'a alors joint quelques heures plus tard après un appel de ma part.
Je ne me résoudrais jamais à me fier à ce genre de faits et nous avons donc décidé d'intervenir directement avec Jamie. Rick est aussi de la partie. Baluche n’est pas au courant de ce qui se trame. Elle a repris les cours et je lui ai fournis l'excuse d'un long déplacement durant lequel elle risque de ne pas avoir beaucoup de nouvelles.

Je ne sais pas ce qui se passera une fois là-bas ni comment tout ça va se goupiller mais je ne baisserais pas les bras quelque soit le danger et les embuches sur notre route tant que je ne t'aurais pas retrouvée.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Dim 31 Mai - 15:36



❝ Altéa & Samuel

 
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Nous devons être le sixième jour depuis que l’on m’a changé de cellule. Je n’ai pas reçu de visite en dehors des repas ! Mes blessures n’ont pas été soignées depuis 4 jours. Mon voisin de cellule est toujours aussi loquace. Ce silence insondable commence à être plus que pesant. Je crains que ce ne soit pas vraiment bon signe… Pour une rançon, ils auraient voulu une photo ou un truc du genre… là rien. Et s’ils savent qui je suis-je devrais être en interrogatoire ou bien même morte peut-être ! Je dois me préparer, Deborah Smith, employée chez les publications Nast en tant qu’assistante, un appart à Manhattan, célibataire, hôtesse pour arrondir les fins de mois… Se vider la tête et répéter inlassablement la même litanie. Et je reprends Deborah Smith, employée chez les publications Nast en tant qu’assistante, un appart à Manhattan, célibataire et je recommence…Je ferme les yeux et je me revois me promenant dans les couloirs de l’entreprise familiale, puis les bars de New York… Mince j’ai dû m’endormir… Il y a un nouveau plateau repas et des fringues propres, comment se fait-il que je n’ai rien entendu ? Je décide de ne pas toucher à la nourriture. Je ne vois pas de luminosité sous la porte il doit déjà faire nuit. J’ai essayé de faire du bruit, tambouriner à la porte, crier sans succès donc je vais juste essayer de me tenir en forme. Je fais douloureusement quelques exercices mais tout mon corps crie repos et je lui cède.

Le réveil du lendemain matin est violent. Trois hommes débarquent, ils me bandent les yeux et je suis entraînée sans ménagement dans un couloir. Après un long moment, je me retrouve attachée à une chaise avec des accoudoirs. Je sens une aiguille s’enfoncer, elle est scotchée, un produit se mélange dans mon sang, je crois saisir comme le bruit d’une poche que l’on fixe a un porte sérum et l’aiguille reste dans mon bras. Je proteste réclamant de nouveau vainement ma liberté, mon ambassade. Je reçois une grosse gifle et je me tais sentant le gout du sang dans ma bouche. Mon bandage sur les yeux est retiré mais une lampe m’aveugle, je ne vois rien d’autre que le rayon lumineux puis des mains me manipulent et des gouttes tombent mes yeux. Ça brûle un instant, puis tout devient flou. Ensuite des électrodes sont fixées entre autre aux doigts… Voilà ce que je craignais, je bronche de nouveau et une nouvelle gifle arrive accompagnée d’un vif élancement. J’entends l’homme qui me manipule dire à d’autre que je suis prête. Prête pourquoi ? Une autre séance de questions je présume mais jusqu’ici ils n’avaient pas été violents. Malgré ma préparation de ces derniers jours, je sens mon esprit s’embrouiller. Ils me demandent de nouveau qui je suis, mon métier et autres. J’entends les petits bips de la machine à mes cotes, ils sont un peu trop calmes pour une personne dans ma situation. C’est donc ça, ils comptent savoir si je mens grâce à mes accélérations cardiovasculaires. Je récite ma leçon avec le maximum de véracité que je peux y mettre, la machine émet des bips réguliers qui ne s’accélèrent pas. Je ne comprends pas tout s’ils savent qui je suis, ils se doutent que je suis formée pour des interrogatoires. Et s’ils ne savent pas cette session est exagérée pour une touriste. Je n’ai guère le temps réfléchir plus à leurs comportements. On me remet de nouveau des gouttes, mes liens sont resserrés et la porte se ferme.me laissant dans le noir et le silence.

Cette pièce doit être au sous-sol, on a descendu des escaliers. Une odeur de moisissures imprègne les murs environnants. Il y a avoir des tunnels, égouts, des conduites d’eau ou je ne sais quoi car j’entends comme des gouttes qui tombent et résonnent faiblement. C’est tout proche peut être sous mes pieds ou sur le côté. Je bouge un peu mon cou, j’aiguise mes sens cherchant à me situer dans l’espace où je me trouve. Je ne ressens aucun courant, les quelques sons que je perçois sont étouffés. Je reste un long moment toujours liée à la chaise, ça fait peut être des heures, mes yeux s’habitue petit à petit à la pénombre, trop lentement à mon gout. Tous mes membres sont engourdis, ma tête est de plus en plus cotonneuse. J’essaye vainement d’éprouver mes liens mais ils sont bien fixés. Je commence à avoir froid et un peu faim aussi, ça doit donc faire des heures que je suis là. La pièce a juste la table et des chaises, aucune fenêtre et la porte. Des pas résonnent derrière la porte, deux ou peut-être trois personnes. Ils entrent et malgré mon cerveau dans les vapes, je reconnais tout de suite un des hommes. Les bips s’accélèrent sur la machine. Un capitaine de vaisseau sous les ordres du quel j’ai servi. Nous savions qu’il y avait un traître mais pas un si haut gradé… Je ne sortirais pas vivante, je viens de devenir un témoin gênant !

- Je ne pensais pas vous revoir un jour Finley, dit-il apparemment surpris
- Confondre vous devez, dis-je en chuchotant

Il congédie les deux autres homes, prends une chaise face à moi. Je tente de me maîtriser au mieux les battements de mon cœur diminuent. Il reste assis un moment à m’observer il a l’air en proie à un délicieux étonnement teinté d’un soupçon d’amusement, un peu comme un chat qui aurait piégé une proie difficile et qui va s’avérer succulente dans son gosier. Je ne dois pas montrer ma peur, je peux gérer, je dois gérer

- Deborah Smith je suis, je sors ces mots avec une petite hésitation, ma dernière chance
- Ne jouez pas à ce jeu, dit il souriant
- Appeler mon ambassade je dois, je m’obstine
- Vous pensez tenir combien de temps face à moi ? Vous savez j’ai eu une cinquantaine de capitaines de corvette qui ont été sous mes ordres mais vous êtes encore à ce jour la seule cadette. Je ne connais pas votre dossier mais je l’aurais d’ici un jour ou deux et nous discuterons. Vous avez bien grandi en dix ans mais je ne me trompe jamais sur un visage à bientôt Il me dit ça avec une décontraction qui me met mal à l’aise.

Il se lève et repars. Un jour ou deux…c’est peu. Je ne le duperais pas et si un type comme ça est présent c’est surement pour me soutirer toutes les infos que nous connaissons sur leur trafic. Désormais mon seul et mince espoir réside sur ma team, Rick saura surement qu’un truc cloche. Peut-être que ma capsule de localisation n’est pas hors service. Pourvu que Jamie et toi n’ayez pas encore reçu de visite officielle, je n’arrive pas à imaginer dans quel état de frustration et d’impuissance je serais si j’étais à ta place.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Sam 6 Juin - 11:07



Surrender

  

L'amour peut parfois pousser à prendre des décisions insensées. Dans mon cas, rien ne me fera cependant renoncer ni regretter de m'être lancé dans pareille entreprise. C’est ce même sentiment qui m'a conduit ici à Cubas. Et ce que je m'apprête à faire présentement est sans doute la chose la plus dingue pour ne pas dire dangereuse qu'il m'est arrivé de faire. On est loin de mes petites frasques et intrusions illégales de par le passé. Là il s'agit d'un cas de force majeur et d'une intrusion sur un territoire hostile qui tient place dans une ancienne prison où tu te trouves détenue par un groupe armé. Jamie et Rick ont élaboré ce plan avec moi et m'ont guidé mais cette tâche me revient désormais à moi seul. Jamie a financé l'opération, quant à Rick, il aurait été le plus à même de se trouver ici avec moi mais vu son rang et sa situation, il ne peut intervenir sur ce territoire et aller à l'encontre des ordres donnés par ses supérieurs sans s'exposer à pire qu'une simple sanction. L'affaire est donc délicate. Je me retrouve ainsi désormais seul sur ce coup-là. Ils ne peuvent désormais me soutenir que de loin. Peu importe, j'en suis capable et ils le savent. Sans quoi ils ne m'auraient pas confié cette tâche.

Je dois désormais faire le vide dans mon esprit et rester concentré. Je chasse ainsi toute pensée pour ne me concentrer que sur mon objectif présent qui consiste en ta libération. Je dois m'introduire dans le bâtiment désaffecté sans me faire repérer. Le bâtiment est laissé à l'abandon depuis nombre d'années et certaines parties commencent à tomber en ruine. J’ai repéré les failles quelques jours auparavant afin de pouvoir m'y introduire. J’ai noté les rondes de surveillance ainsi que les divers allées et venues. J'en sais un maximum sur ce que j’ai à savoir même s'il demeure quelques points cruciaux dont je n’ai pu prendre connaissance comme ce qui se passe à l'intérieur du bâtiment. M'hasarder à l'intérieur pour repérer le nombre exacte d'hommes, leur surveillance et ton emplacement était trop risqué. Si j'avais été pris, ça aurait tout foutu en l'air. Je dois agir maintenant et ne pas merder.

J’ai eu un bref résumé de ta situation ou de ce qu'on en devine de par les informations soutirées auprès des contacts de Rick et du genre de manières des types qui te retiennent là-bas. Le plan tactique sur lequel je dois m’appuyer me laisse quelques options de sortie au cas où ça tournerait mal. Néanmoins, je n’ai que très peu le droit à l'erreur.
Rick m'as appris le maniement de certaines armes et quelques astuces ou éléments à respecter au cas où. En bref, tout ça a été minutieusement étudié et ce en un temps record.

Je me trouve présentement dans les fondations du bâtiment. J’ai pu me faufiler en douce en évitant les endroits stratégiques sans me faire repérer. Une chose de faite. Me voilà désormais dans les conduits de ventilation. Et d'où je me tiens, placé au-dessus du poste de garde, je peux observer sans être vu. Je ne résumerais pas l'attente ni les observations qui me conduisent ensuite jusqu'à l’endroit où tu es enfermée. Il est temps de mettre à exécution l'autre partie du plan, et pas la moindre.

Il règne une chaleur étouffante, d'autant plus dans ces conduits que j'arpente en toute discrétion. Je situe désormais l'aile où tu es et je l’atteint en un temps qui me parait infini. J’arrive enfin à hauteur de la pièce où tu te situes. Sans ce réseau de conduits, la tâche aurait été nettement plus rude. Joue en ma faveur le fait que personne ne s'attend à ce qu'on vienne te secourir. Ce qui amenuise légèrement leur vigilance je présume. Je choisis ainsi le moment adéquate pour m'introduire dans la pièce en me laissant glisser par la grille du conduit que j'ai décroché avec un maximum de soin pour que même toi, ne puisse me repérer. Le conduit par lequel je suis passé offre une vue sur le côté couloir et l'intérieur de la pièce, ce qui me permet de garder un œil sur le garde posté côté couloir avant de m'infiltrer. Ce dernier a le nez plongé dans une revue érotique. Je sais qu'ils ne s'attendent pas à une intrusion ici mais malgré tout, si j'étais à leur place, j'aurais posté un garde à l'intérieur. Mais je ne vais pas me plaindre de cette faille dans leur sécurité. Elle joue pour moi.

Je me glisse ainsi derrière toi en me laissant pendre un instant afin d'amortir ma chute. Je me réceptionne au sol en position accroupis. Je suis soulagé de te trouver encore vivante malgré ton état mais je n’ai pas le temps de m'attarder sur ça ni sur ce que je ressens. Je plaque toutefois un baiser sur tes lèvres dans l'élan. J'aimerais pouvoir te serrer dans mes bras indéfiniment mais je ne peux pas me le permettre. Mes mains caressent juste les parties visibles tandis que je jette un rapide coup d’œil sur la gravité de tes blessures. Je dois retenir tout débordement d'émotion ainsi que les larmes de soulagement que je sens monter. Je dois agir vite, aussi je reste concentré sur mon objectif en m'efforçant de garder une attitude neutre, faisant barrière à toute émotion.

- Pas un mot. Je vais te sortir de là.

Je te fais face et retire tes entraves. Je peux compter sur le matériel apporté avec moi dans le sac à dos si besoin. Nous n'avons pas beaucoup de temps. J'espère que tu n'es cependant pas totalement out, ça facilitera la tâche que tu assures un minimum tes fonctions pour qu'on puisse filer d'ici sans perdre une seconde. Je te refiles un flingue. Chacun de mes regards vise à m'assurer que tu es bien là avec moi dans le sens où tu dois t'efforcer de retrouver au moins une partie de tes moyens et de ta mobilité. Je te donne quelques claques sur les joues lorsque tu sembles à nouveau flancher. Tu devras réagir un minimum en cas de problèmes et afin de pouvoir me suivre lorsque nous aurons regagné les conduits par lesquels je suis venu. Il nous faut filer d'ici tout aussi discrètement pour ne pas alerter les gardes avant d'avoir eu la chance de pouvoir quitter le bâtiment. Ils ne sont toutefois pas assez nombreux pour pouvoir couvrir chaque sortie que je me suis assurée à l'extérieur mais ils ne manqueront sans doute pas de nous tomber dessus là où j’ai repéré les failles si ils sont alertés. Ils doivent connaitre les plans mieux que moi, et s'ils avaient songé à l'option d'une éventuelle intrusion, ils y auraient sans doute posté des gardes. Néanmoins, leur surveillance visait principalement à ce que tu ne puisses pas t'enfuir. Toi et peut-être d'autres dans le bâtiment. Il y avait peut-être d'autres otages. Va savoir. Je ne suis resté concentré que sur toi. Je ne suis pas ici pour une quelconque autre mission de sauvetage.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Dim 7 Juin - 20:05



❝ Altéa & Samuel

 
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Le temps passe lentement et trop vite à la fois, je n’ai pas trouvé d’idée pour me sortir de ce pétrin. Mon esprit est de plus en plus embué. Je réalise que la situation est de plus en plus délicate et pourtant cela ne m’effraie pas le moins du monde, surement un effet secondaire de ce qui coule dans mes veines. A défaut de pouvoir bouger mes membres en entier, j’agite mes poignets, mes chevilles. Je ne me rendrais pas si aisément. J’essaye de me souvenir du nom du Capitaine de vaisseau… maudit sérum… Il y en a déjà bien trop qui s’est mélangé à mon sang… J’ai servi sous ses ordres lors d’une mission de six mois quelques temps après mon diplôme… ça devrait me revenir bon sang !... Le bâtiment c’était « la vivacia »… et le capitaine de vaisseau… rha ça m’énerve d’avoir la tête si cotonneuse… Capitaine de vaisseau Nirven Harry… ah enfin !... Je ne suis pas sure de saisir ses motivations ? L’argent ne me parait pas suffisant pour vouloir trahir sa patrie.

Nous avions été affectés sur ce navire pour nous perfectionner ! Je me souviens de ses enseignements : des sessions de formation pour trier, classer, interpréter les renseignements mais aussi l’art de soutirer ces informations et savoir résister à un interrogatoire. L’ironie de la situation est que je vais passer entre ses mains. Nous allons savoir si j’ai bien retenu mes leçons cependant je sais pertinemment que je ne le pourrais pas le tromper sur une longue durée. Je ne cherche pas à ressasser une énième fois mon habituelle couverture, ça ne servirait à rien face à lui… juste une pure perte d’énergie ! Effectivement personne n’est mieux placer que lui vu la situation : il a quasiment accès à tous les dossiers du personnel du corps des Marines dont la NAVY, il peut se déplacer sous couvert diplomatique et il est l’un des meilleurs pour les renseignements tactiques. Je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il va se passer lorsque qu’il lira mon dossier officiel. Il connait trop bien le système et je doute qu’il soit dupe du peu d’informations qui y sont notés. J’ai très vite confirmation de mes doutes. J’entends du bruit dans le couloir, apparemment on met un homme en faction devant la porte et un autre homme entre. Il s’agit du capitaine, il prend une chaise, la retourne et la met face à moi. Tactique d’intimidation ? Il me regarde un moment en silence, un sourire pince ses lèvres. Je reste calme et je ne baisse pas le regard.

- J’ai reçu une partie de votre dossier, il ne manque pas d’intérêt

Il regarde sa tablette un instant avant de me fixer de nouveau. Les bipbip de la machine restent calmes.

- A ce jour vous restez la capitaine de corvette la plus jeune de la NAVY, d’ailleurs j’aurais pu dire le… même dans les hommes il n’y en a pas encore eu d’aussi jeune, l’argent et les relations ça a dû aider ! Il cherche une réaction de ma part mais je reste calme et stoïque. Par contre ce ne sont pas les informations que j’ai lu qui m’ont paru intéressantes mais plutôt celle qui n’y figurent pas.

Pour toute réponse, je hausse les épaules. Mauvaise idée, une douleur vive se fait sentir et je grimace. Faiblesse qu’il n’a pas manqué de remarquer.

- Vous ne me répondrez pas de toute façon, un médecin va venir s’occuper de vos blessures. Profitez en vous avez une petite heure de liberté de mouvement. Vous allez pouvoir vous doucher et vous changer ! Je m’occuperais de vous demain. Reposez-vous bien malgré l’inconfort de votre position.

Sa condescendance polie m’exaspère ainsi que son petit sourire qui a pris un étirement un peu sadique. Je ne hausse pas les épaules cette fois mais je continue à le défier du regard. Les bipbips continuent à être réguliers, je gère malgré la boule qui me tenaille au ventre. A mon grand étonnement, il se lève, repose la chaise où elle était et me détache. Veut-il tester mes réactions ? Je suis affaiblie et il n’est pas seul. Je ne suis pas stupide non plus ! Je n’aurais aucun effet de surprise.

- Je me réjouis déjà de voir ce que vous avez retenu de mes enseignements.

Je masse mes poignets puis me redresse doucement, mes membres sont endoloris et engourdis mais semblent m’obéir. Il m’observe un moment amusé, je ne lui prête plus la moindre attention. Il va dans le couloir et lance deux ou trois ordres. Je suis escortée par deux hommes dans une autre cellule avec une douche. L’un des hommes reste dans la pièce avec moi… super, liberté de mouvement ? Tu parles… Qu’il se rince l’œil s’il veut, il faut surtout que je reprenne mes facultés. Je prends une longue douche qui me sort peu à peu de mon hébètement. Je commence à positiver et à élaborer des options de fuites mais mon espoir est de courte durée ! Le médecin arrive et l’on me reconduit à ma chaise. Mes plaies sont pansées proprement, j’ai de nouveau le droit à une poche de sérum et je suis de nouveau attachée. Le dernier garde sort et s’installe probablement derrière la porte vu le bruit. La pièce est refermée et de nouveau le temps s’écoule tandis que mon sang se mélange à je ne sais quoi. Je me contorsionne pour lire les mots sur la poche sans succès et je finis par y renoncer.

Une présence dans mon dos me sort de ma torpeur, j’ai dû m’assoupir avec cette chaleur. Je ressens de petites décharges électriser mon épiderme puis je sens la chaleur d’un baiser familier sur mes lèvres… toi… je te regarde surprise et hébétée… tes mains me parcourent, je souris… ouch je savais bien qu’un sourire serait douloureux.

- Pas un mot. Je vais te sortir de là.

Tu me libères, je ferme les yeux de soulagement l’espace d’un instant et me donnes deux tapes. Aïe, je retiens ta main avant la troisième d’un geste laborieux… ouch je manque de vivacité, ça promets. Je retire l’aiguille en notant mentalement le nom figurant sur la poche. Je m’étire douloureusement et hoche la tête pour te faire signe que ça ira… enfin on verra car le chemin que tu me montres me parait un défi dont je me passerais volontiers. Nous ne devons pas nous attarder, tu hésites un moment, je passe ma main sur ta joue et hoche la tête d’un air convaincue. Tu me souris et grimpe silencieusement en premier. Je te suis lentement au début puis mes muscles se réveillent peu à peu, ainsi que la douleur mais je commence à ramper plus aisément dans les conduits. Après un long parcours de labyrinthe que tu as l’air de maitriser, nous ressortons sur un toit. Tu as du y squatter car il y a un autre sac et des affaires. J’en profite pour enfiler la tenue sombre que tu as amené, ça sera bien moins voyant pour esquiver. Je m’allonge à tes cotés en observation, tu m’expliques ton plan. Je t'écoutes attentivement puis je réalise que je n’ai pas prononcé un mot depuis que je t’ai vu.

- Je te dirais bien que suis contente de voir mais ce n’est pas complètement vrai, je te chuchote doucement ça à l’oreille. Tu sais que tu te fourres dans un sacré pétrin en venant me chercher, j’aurais préféré que tu ne risques pas ta vie mais merci de venir me sauver

Mes yeux pétillent, je suis heureuse de te voir. Puis tu dois t’en douter, je me blottis un instant contre toi.

- Je ne peux pas partir comme ça, il y a un homme dans les locaux que je ne dois pas laisser sortir ! Il pourrait être dangereux pour les miens et peut être même toi s’il réussit à avoir mon dossier complet.

Puis après quelques questions, tu m’apprends que tu es en contact avec Rick par un téléphone sécurisé. Je communique avec lui puis récupère des objets dans le sac que vous avez préparé. Je mange une ration protéinée et des comprimés. Tu me passes le plan que Rick t’a sorti et où tu as noté soigneusement toutes tes observations de ces quelques jours de surveillance. Joli travail, je te montre l’endroit qui me parait le plus probable, je mémorise les couloirs à prendre et les chemins pour un plan B si nécessaire. Mon esprit commence à être de plus en plus alerte, les effets des comprimés. Puis je te dévoile mon plan d’attaque le plus discrètement possible.

Tu vas installer une diversion dans une des cours avec des fumigènes à déclenchement retardé pendant que je vais m’occuper du capitaine. Nous devrions nous retrouver à mi-parcours pour continuer sur ton plan de sauvetage en fuyant vers une colline. La diversion devrait couvrir notre fuite, mon plan n’a pas l’air de t’emballer plus que ça mais tu ne me contredis pas. Je dois avouer que je comprends tes réticences, je ne suis pas au mieux de ma forme et je vais mettre nos deux vies en danger. J’hésite une fraction de seconde. Je te regarde fixement en souriant malgré l’élancement.

- ça va marcher, je t’aime.

Je t’embrasse sans te laisser le temps de réagir à cette déclaration qui m'est venue tout naturellement. Baiser aussi douloureux que plaisant et file vers la direction où je pense trouver ma proie.


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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Ven 12 Juin - 10:16



Surrender

  
Je grimpe le plus silencieusement possible en me glissant en premier dans le conduit pour t'aider à te hisser à ton tour. Tu me suis ensuite avec une lenteur propre aux effets encore tenaces de ton état et de tes muscles sans aucun doute encore endormis. Mais tu ne tardes pas à retrouver un peu plus d'aise dans tes mouvements au fil de notre progression. C'est un véritable labyrinthe qui n’en finit plus sous la pression qui pèse au-dessus de nous. Nous parvenons enfin jusqu'au toit où un temps plus tôt, j’ai laissé quelques affaires qui se seraient révélées trop encombrantes pour circuler dans les passages somme toute étroits. Je te refiles une tenue pratique et discrète dans laquelle tu seras plus à l'aise. J'ai pensé à tout. Posté à plat ventre pour observer les alentours en contrebas, tu me rejoins bientôt et je t'explique alors le plan. Tu es demeurée silencieuse jusqu'ici et c'est tout ce que j'attendais là de toi. Toutefois entendre à nouveau le son de ta voix me tire une drôle d'impression. Ce simple son parvient un bref instant à m'émouvoir, moi qui pensait peut-être ne plus jamais l'entendre lorsque se sont présentés ces types de la navy chez moi.

- Je te dirais bien que suis contente de voir mais ce n’est pas complètement vrai, me chuchotes-tu doucement ça à l’oreille. Tu sais que tu te fourres dans un sacré pétrin en venant me chercher, j’aurais préféré que tu ne risques pas ta vie mais merci de venir me sauver

Tu te blottis un instant contre moi et je dépose un baiser sur ta tempe. Ne compte pas sur moi pour ça, soulignais-je pour te dire que jamais je ne resterais les bras ballants face au danger qui menace une personne à qui je tiens réellement. Toi tout particulièrement. Tu m'apprends ensuite que tu as une tâche qui t'attends et dont tu veux te débarrasser vu le danger que ça représente. Cette idée ne me plait guère mais je sais combien tu es entêtée et combien cette mission est importante. Tu sais ce que tu fais. Je n'ai pas à m'y opposer, ce serait inutile. Si tu t'en sens capable, je ne peux que te laisser partir. J'ai toutefois quelques questions et quelques informations à te refiler. Je t'apprends également que je suis en contact avec Rick par un téléphone sécurisé. Tu communiques ainsi avec lui puis tu récupères des objets dans le sac avant de prendre une barre protéinée et des comprimés. Je te passe le plan que Rick m'a refilé et où j'ai soigneusement noté toutes les observations effectuées durant ces quelques jours de surveillance. Tu t'y penches un moment. La pression monte, je crains que l'attente ne les alerte s'ils viennent à revenir trop vite dans la pièce où tu te trouvais ou bien même à l'improviste. Il est temps pour toi d'y aller. Nous avons trop peu de temps. Tu me glisses un propos visant à me réconforter sur la tournure des choses puis un je t'aime. Cette déclaration ne tombe pas au meilleur moment et je n’ai pas le temps d'y répondre que tu es déjà partie. Mais je n’ai pas le temps d'y songer plus longtemps même si mon cœur lui, s'en est trouvé bouleversé. C'est quelque peu frustrant. Je dois malheureusement rester concentré et ne pas me laisser bouffer par la tension et l'angoisse à présent. Ton baiser me laisse un goût amer, habité par l'angoisse que les choses ne se déroulent pas comme il le faudrait.
Re-concentration. Je m'applique à exécuter le plan. Comme prévu, j’exécute les diversions en installant des fumigènes à déclenchement retardé. Je sais ensuite où te trouver puisque nous avons convenu de l'endroit où nous devons nous retrouver.


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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Dim 14 Juin - 12:34



❝ Altéa & Samuel

 
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Je descends discrètement et prudemment puis je m’appuie contre un mur quelques secondes. Je ferme les yeux et visualise le plan comme s’il était gravé sous mes paupières. J’avance d’un pas de plus en plus assuré vers mon objectif. Je ne ressens plus la douleur, elle se réveillera quand les comprimés n’agiront plus. Les hommes ne sont pas nombreux, effectivement, bien assez pour nous dominer mais pas assez pour surveiller l’entendu du bâtiment. Les couloirs que j’emprunte sont présentement déserts. Je regarde l’heure cinquante-huit minutes avant le déclenchement des fumigènes. La topographie des lieux nous permettra de filer en moins d’un quart d’heure. Je regarde le bas des portes où je soupçonne la présence du capitaine. Une seule laisse filtrée un léger rayon de lumière, j’écoute attentivement les sources de bruit. De l’eau encore les mêmes conduites que j’entendais dans ma cellule, des voix très lointaines qui ne proviennent pas de cette pièce, un verre ou une bouteille que l’on pose sur une table, le raclement des pieds d’une chaise sur le sol cimenté.

Je règle le cadran de la montre, il me reste trente-huit minutes. Je respire un grand coup et assure l’arme dans ma main. Je tourne la poignée délicatement. Personne ne s’attends à ce que l’on vienne me libérer et encore moins que je reste sur les lieux. Il est assis, il parait surpris de me voir. Je referme derrière moi sans le quitter des yeux.

- Pourquoi ? Je le questionne

Son sourire satisfait qui m’irrite regagne son visage. Il désigne la chaise devant lui, je décline d’un mouvement de tête, il se lève. Il se dirige vers la couchette et prends un dossier dans son sac. J’ai tous les muscles tendus prêts à toute réaction. Il me tend une photo, mon cœur s’accélère… Je relâche un peu mon attention quelques secondes suite à mon étonnement. Il saisit l’occasion et je perds ma position dominante mais mes réflexes militaires reprennent le dessus. Je recule aussi prestement que me le permets mon état et tire dans la jambe de mon adversaire. Le léger sifflement du silencieux émet un faible son et il tombe au sol. Le sang coule, j’ai visé aussi juste que je le voulais l’artère est touchée.

- Les guerres font vivre l’économie du gouvernement, je n’ai pas vraiment trahi, j’avais juste des ordres différents et je devais travailler avec des mercenaires et des factions adverses. M’avoue t il toujours souriant

- Vous aviez l’intention de m’interroger ? Les mercenaires d’ici savent ? Je désigne la photo

- Oui je l’aurais fait, vous êtes entraîné à ça puis vous n’avez pas les tenants ni les aboutissants en renseignements. Les cubains ne savent pas pour vous. D’ailleurs je n’en savais rien avant de récupérer votre dossier sa voix faiblit et une grimace apparaît sur son visage.

Le sol continue à se rougir du sang. Il ne tiendra plus très longtemps. Un coup d’œil rapide sur la montre m’indique qu’il me reste douze minutes pour partir. Je m’agenouille près du corps, je pose mon arme au sol. Ma main se colore de son sang, je mets sa tête sur mes genoux… c’est un militaire, mon esprit est confus, j’essaye d’analyser les données que je viens d’apprendre. Je sens la main du capitaine poser quelque chose dans la mienne. Je l’ouvre, ses plaques ! Je sais bien que l’armée utilise des sociétés privées sous couvert de protéger certains convois pour des missions moins avouables mais laisser des soldats mourir me révolte. Pour une question de fric plus ou moins ! Bien sûr, c’est facile pour moi je n’ai jamais eu de problèmes financiers mais je ne pense pas que je pourrais trahir ma fratrie ou ma patrie même si j’avais besoin d’argent. Je tâte son pouls, il s’est arrêté. J’enfile la chaîne qui maintient les plaques, à mon cou.

Je suis tirée de mes réflexions par l’ouverture de la porte. Je saisis l’arme et tu apparais dans l’encadrement. Je te regarde droit dans les yeux, le cœur battant, un frisson me glace. Je me rends compte que je te vise toujours avec mon arme, je la baisse vivement. J’essaye de parler mais je suis forcée de détourner le regard, gênée. Je dois avoir du sang de ma victime sur le visage, le pantalon en plus des mains. Je suis encore perturbée mais mon professionnalisme reprend le dessus. Finalement, je parviens à retrouver ma langue.

- Dans le sac détruis la tablette, s’il te plait

Je repose délicatement la tête du mort et me redresse. Je prends le dossier qu’il m’avait montré. Tu casses la tablette et nous reprenons le couloir. Nous suivons le parcours que tu avais prévu pour la fuite. Je n’ai rien dit depuis que nous avons quitté la pièce. Nous sommes plaqués contre le mur, cachés par la pénombre. Il nous reste douze minutes avant les fumigènes. Tu me désignes un bosquet plus loin que l’on doit rejoindre le plus discrètement possible. Tu me laisses passer en premier, tu couvres mes arrières. Je vais prudemment vers les buissons m’allonge en ciblant les deux hommes de garde et te fais signe d’avancer. Sept minutes. Les sensations s’éveillent, je prends un nouveau comprimé. Tu me montres la montée que l’on doit affronter. La chaleur est toujours étouffante. Nous avons une trentaine de kilomètres à faire dans cette fournaise, je ne suis pas en état de courir sur une telle distance. Les fumigènes se déclenchent, nous prenons la fuite selon ton plan. Les voix s’élèvent et une certaine effusion semble naitre dans le camp. La luminosité de la nuit est à peine suffisante pour éviter les obstacles sur notre chemin. Des moteurs se font entendre, voilà les ennuis !

Trois jeeps passent devant nous, nous sommes bien dissimulés mais le paysage après reste trop découvert pour nous offrir d’autres cachettes. Je te regarde un instant hésitante… Jusqu’où vas-tu aller pour protéger notre fuite ? Serais tu prêt à tuer pour ça ? Non je me mens, ce n’est pas exact, mon hésitation est dû au fait que c’est pour moi que tu vas tuer, c’est de ma faute si tu es dans cette situation… je ne m’étais jamais posé la question puisque je ne me suis jamais retrouvée dans cette situation avec un civil. Mais je ne veux pas que tu aies du sang sur les mains pour moi, surtout pas toi ! Je tiens trop à toi pour te perdre maintenant. Il faut que l’on arrive à fuir avant le jour et sans avoir besoin de tuer. Il nous faut un plan, je ne connais pas les environs.

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Ven 19 Juin - 16:39





Surrender

 
Je suis prêt à te rejoindre et me met aussitôt en chemin. Je ne peux me résoudre à attendre dans mon coin. Je ne sais à quoi m'attendre en ouvrant la porte derrière laquelle tu te trouves. La scène qui se présente face à moi pourrait en perturber plus d'un mais je m'efforce de ne rien laisser passer sur mon visage si ce n'est ma mâchoire qui marque une certaine tension. Je savais pertinemment que tu comptais en finir avec ça. Je ne devrais pas être étonné de te trouver en telle position. Il demeure que si sur l'instant je me contrôle, le choc se manifestera sans doute plus tard. Je sais ce qu'entraine et ce qu'il en coûte de la nature de ce type de missions. Tu as éliminé un homme dangereux. Tu devais le faire. Les images resteront cependant longtemps gravées dans ma mémoire. Ce n'est pas le genre de situation face à laquelle on reste impassible, il en résulte des conséquences sans doute plus ou moins marquées mais ceci restera terré en moi. Aussi solide que je sois, je ne suis néanmoins pas habitué à y faire face. Je réagirais sans doute différemment si le temps ne pressait pas et qu'on ne devait pas sauver nos peaux.

Avec ça, ton arme pointée sur moi m'aide à me focaliser sur un minimum d'éléments à la fois. Je ne saurais te dire ce que je ressens ou ce que je crains, je me tiens juste immobile face à toi, redoutant au fond sans doute quelque chose qui me parait inconcevable. Puis tu baisses ton arme et je me mets un instant à arpenter la pièce comme remué par le flot de pensées qui me traverse. Tu es sans doute aussi perturbée que moi même si de ton côté, il y a pour ainsi dire une certaine habitude. Pas dans l'acte mais dans le type de situation. Je n’ai pas le temps de m'égarer en pensées, tu m'indiques de détruire la tablette et j’en retires auparavant la carte mémoire pour être sûr qu'on ne puisse plus rien en tirer.

Pas de temps à perdre encore une fois, nous suivons le trajet établi pour fuir loin d'ici. Les dispositifs mis en place plus tôt se déclenchent et des voix s’élèvent tandis que les gardes se remuent. Trois jeeps passent bientôt devant nous, nous avons tout juste le temps de nous mettre à couvert sans nous faire repérer. Je remarque ton regard, tu sembles emplie de doutes. Par rapport à quoi au juste, je ne sais pas. Si tu crains ce que je peux penser de toi après ce qui s'est passé, tu n'as aucune inquiétude à te faire, mais je ne pense pas qu'il s'agisse de cela. Je crois que tu crains ce que nous sommes risqués de faire par la suite et je te fais part alors de mon point de vue sur ce que je présage au vu de ce qui nous attend par la suite vu que nous serons peu couvert sur le reste du trajet.

- Je savais ce qui m'attendais en venant ici. Je ne reculerais devant rien.

Inutile d'en dire plus. Je sais à qui on a à faire. Mais tu ne sembles pas d'avis à envisager cette option. Inutile de me protéger. Je suis assez réfléchis pour savoir où sont mes limites. Je ne risquerais pas notre peau face à ces vermines. Nous n'avons le droit sur nulle vie mais il y a des cas de force majeur où il faut savoir faire un choix entre sa vie et celle d’autrui. On peut sans doute compter sur un réseau de canalisation dans le coin si nous y parvenons à l'approche de la ville. Ça nous offrira une zone plus ou moins sûre pour un temps. Nous calculons via la carte le temps pour rejoindre la bouche d’égout la plus proche ainsi que le moment où il sera préférable de tenter l'opération.


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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Jeu 25 Juin - 17:21



❝ Altéa & Samuel

 
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Je serre les poings, tu ne devrais pas être impliqué et pourtant tu étais nécessaire à mon sauvetage ! Sans toi je serais toujours enfermée… ou probablement pire peut être à subir un interrogatoire un peu musclé. Le cercle vicieux, besoin de toi et crainte que tu sois blessé à cause de moi. Il faut que je réfléchisse à court terme. Tout d’abord se sortir de cette situation et après on verra ce que je devrais faire. Mes émotions et sensations fusent dans ma tête sans que j’arrive à y mettre de l’ordre. Je respire un grand coup et j’analyse la situation : la cote doit être à trentaine de kilomètres, la ville environ sept ou huit, d’un côté comme de l’autre extrêmement peu de possibilité de se dissimuler. Le jour doit se lever dans moins de quatre petites heures. Et vu mon état nous n’arriverons pas au bord de l’eau avant le jour. La petite ville de Punta de la sierra serait peut-être un refuge de quelques heures si aucun habitant ne nous voit entrer. Les voitures sont assez loin, je me relève et regarde les alentours avec des jumelles à vision nocturne.

- Je savais ce qui m’attendait en venant ici. Je ne reculerais devant rien.

Le son de ta voix me sort de mes réflexions. Je ne dis rien, juste un sourire… au moins y en a un de nous deux qui est calme ce qui ne me réconforte en rien ! Que pourrais-je te dire que je ne savais pas du tout ce qui m’attendait ? Et pas plus d’ailleurs ce qui m’attends une fois au pays ! Probablement rien de positif… qui est impliqué encore dans ce trafic ?... se reprendre… la seule chose sur laquelle je peux te rejoindre c’est que moi non plus je ne reculerais devant rien. Un moteur au loin se fait entendre, je me recouche et te désigne un endroit de la ville sur la carte. De là où nous sommes on voit les lumières de l’entrée de ville à quelques kilomètres ainsi que la route en contrebas. Je prends le fusil d’assaut que Rick t’a confié. Un M16A4 je regarde par le viseur, il n’y a que deux hommes dans le véhicule. Par reflexe, je vérifie le chargeur et le silencieux puis je te rends l’arme.

- Je vais essayer de les stopper, les autres voitures sont bien loin. Si on arrête ceux-là, nous aurons le temps de nous réfugier en ville.

Je me retourne hésitante vers toi… décidément je n’aurais pas dû accepter cette mission…Je te dis que je veux quitter ce job et quelques temps plus tard je pars plusieurs semaines… je te dis je t’aime et quelques minutes après tu me vois les mains pleines de sang… et là je vais te faire risquer ta vie pour… je ne sais plus trop, j’ai toujours cru que je servais et protégeais ma patrie…mais je n’en suis plus si sûre maintenant ! Mon esprit est devenu si confus… la seule chose qui me paraisse évidente ce sont les sentiments que j’ai pour toi… ce qui est aussi ma faiblesse à l’heure actuelle !

- Tires plutôt dans les jambes si tu penses que c’est nécessaire, ça devrait les arrêter.

Je pose mon sac, déchire un peu mon tee shirt et descend de notre poste d’observation. Les phares de la Jeep ne tardent pas à se braquer sur moi. Les deux gardes s’arrêtent menaçant et descendent du véhicule. J’ai levé les mains. Ma tenue déchirée et mon apparence inoffensive fonctionnent. Ils regardent autour mais ne se méfient pas vraiment de moi. Ils s’approchent. Je n’aurais que peu de temps pour les maîtriser, je me concentre sur les gestes que je dois faire. J’attends qu’ils soient tout près et m’agenouille rapidement en tapant violemment la rotule de l’un d’eux. Il tombe au sol surpris, le second réagit et avance son arme pour me cogner. Je choppe le canon et profitant de son élan le fait basculer en avant. Je braque l’arme sur lui. Tu es descendu à ton tour et maîtrises le second. J’assomme l’homme à mes pieds et tu fais de même avec l’autre. Une fois les deux hommes armés attachés solidement dans le ravin, nous prenons l’auto. Nous arrêtons à petite distance de la ville et mettons le feu à la jeep avant de s’enfoncer dans la ville.

Nous longeons discrètement les murs à la recherche d’un réseau souterrain. Nos cartes n’ont pas l’air exactes ou alors nous nous sommes égarés… rester à découvert est trop dangereux. Tu me montres une maison un peu délabrée qui a l’air déserte. Nous tentons notre chance. L’hacienda est inoccupée. Tu fais le tour des lieux tandis que je trouve de quoi nous installer pour la journée. Nous devons rester planqués, se déplacer de jour est bien trop risqué. Mon épaule m’élance de nouveau, je palpe la plaie s’est ré ouverte. Je fouille les sacs cherchant de quoi me soigner. Mes oreilles bourdonnent, ma vision devient flou. Je respire un grand coup, mon cœur s’accélère. Il faut que je résiste, je ne dois pas perdre le contrôle. J’ai fourni un effort trop intense. Je sens de petites décharges électriques me parcourir, tu dois être derrière moi. Puis tout s’obscurcit, mes jambes tremblent et mon corps vacille.

Je suis sur une plage, je me lève. Le soleil est éblouissant. J(entends une détonation, je m’en approche. Un convoi militaire, un des camions vient d’exploser. Je regarde ma tenue, je suis vêtue d’un uniforme beige sable de la Navy, je n’en porte plus depuis une quinzaine d’années environ. Ma main a toujours une alliance, je l’ai retiré depuis un bail. Je me retourne, ce n’est pas une plage mais un désert !... c’est impossible, c’est un rêve… un cauchemar plutôt… J’entends une voix lointaine, elle me semble familière. Je la connais, elle m’apaise, elle me rassure… Je dois mettre un nom dessus… Je dois mettre un visage dessus mais mon esprit embrumé n’arrive pas à l’identifier. C’est un peu comme si je souhaitais faire le deuil de mon passé pour aller de l’avant

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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa Sam 27 Juin - 11:50




Surrender

 

Nous venons de prendre le véhicule après avoir stoppés les deux hommes et avons pris la direction de la ville. Nous laissons la Jeep derrière nous. Nous sommes trop facilement repérables dans les rues, et nous décidons d'arpenter le réseau souterrain pour plus de discrétion. Mais quelque chose cloche et nous devons reporter notre choix sur une maison. Il s'agit d'une ancienne hacienda qui parait abandonnée et inoccupée. J'en fais le tour tandis que tu trouves le coin idéal pour nous installer. Endroit duquel on verra si quelqu'un pénètre sur la propriété ou s'approche aux alentours. Nous devons rester planqués durant la journée, trop de risques à l'extérieur.

Lorsque je suis de retour à tes côtés, du sang macule ton épaule, la plaie s’est ré-ouverte. Quelques bandages et produits ont été sortis du sac mais tu n'as pas eu le temps de t'en servir, tu as du tomber dans les vapes dans la foulée. Je m'occupe alors de ta blessure en t'installant le plus soigneusement possible pour que tu puisses récupérer dans une position confortable.
Mes mots t'accompagnent tandis que tu gardes les yeux clos et je te glisse combien je t'aime dans un murmure près de ton oreille avant de déposer un baiser sur ton front une fois tes plaies pansées. J'aimerais rester près de toi mais je dois assurer la surveillance des lieux. Lorsque nous serons sortis de cet enfer, rien ne m'empêchera plus de te le dire en face. Sans doute bien avant même. Ne jamais attendre pour révéler ses sentiments, surtout dans ce genre de situations. Mais je te promets que quoi qui nous attende, je ferais toujours passer ta vie avant la mienne et que je donnerais tout pour te protéger.
Pour l'instant, récupère mon ange ... .


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MessageSujet: Re: Surrender ~ * ~ Sam & Altéa

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Surrender ~ * ~ Sam & Altéa

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