It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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i don't want your future ๑ mehdi

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MessageSujet: i don't want your future ๑ mehdi Dim 26 Avr - 2:28

i don't need a husband, i don't need no wife
one bright moment, is all I ask.


Une longue semaine venait de s'achever, et tu accueillais le week-end à bras ouverts. Tu comptais faire un petit break, et souffler un peu. Tu travaillais beaucoup, te concentrant énormément sur tes études. Tu n'avais quasiment pas de vie en semaine, passant le nez dans tes bouquins et sur tes devoirs. Alors que tu espérais rester en pyjama à la maison, à bouquiner et à glander un peu, ta mère venait de contrarier tes plans. Vendredi matin, elle s'était foulée la cheville en loupant une marche. L'accident bête, nous sommes d'accords. Naturellement, tu aidais ta mère à s'occuper de la maison, mais un peu plus que d'habitude car tu devais l'assister dans tout ce qu'elle faisait. Tu refusais de la laisser se débrouiller, même si ce n'était qu'une entorse et qu'elle pouvait marcher. Ta mère te fatiguait beaucoup, toi qui n'avais déjà pas beaucoup d'énergie... C'était une hyperactive. Elle trouvait toujours le moyen de faire quelque chose et de courir dans tous les sens. Tu te demandais comment un si petit bout de femme pouvait avoir autant d'énergie. Ce matin, tu avais pour mission de faire les courses. Mon Dieu, quelle tare de faire les courses pour ta mère... Même si elle faisait une liste, elle te rappelait au moins vingt fois pour te dire de prendre ceci ou cela, ou pour te demander si elle avait bien noté tel ou tel produit. Puis forcément, lorsque tu rentrais, elle trouvait le moyen de te faire retourner là-bas parce que u avais oublié des choses qu'elle avait oublié de mentionner. La plupart du temps, tu étais patiente et tu ne lui en voulais pas... Mais en ce moment, tu étais particulièrement irritable et tu voulais qu'on te fiche la paix. Effectivement, vu la tournure des événements, c'était raté. Comme chaque jour, tu pensais à la date de ce mariage arrangé qui approchait à grand pas. Tu ne connaissais pas ton futur époux, tu ne savais pas à quoi il ressemblait, tes parents ne cherchant même pas à te rassurer un minimum. Tu priais pour qu'il soit agréable et moins misogyne que la plupart des hommes dans ton pays natal... Ta mère te disait qu'il était poli et charmant, mais tu ne la croyais pas. Tu attendais de voir et de juger par toi même. Ta mère n'était pas objective sachant qu'elle faisait partie de cette mascarade.

Tu errais dans les rayons du magasin, tentant de finir rapidement ces maudites courses afin de rentrer chez toi. Tu n'avais pas envie de voir du monde et de devoir esquiver les caddies des familles bruyantes. Comme prévu, ton téléphone sonnait pour la troisième fois depuis que tu étais arrivée il y a moins d'une heure. Tu te mettais dans un coin pour décrocher, et t'appuyer contre le caddie, blasée « Oui ma', de quoi tu as besoin encore ? ». Étrangement, elle te demandait de rentrer immédiatement à la maison. Même si elle venait de te dire que tout allait bien, tu passais à la caisse en vitesse -sachant que tu risquais de te faire taper sur les doigts si tu revenais les mains vides, et tu rentrais à la maison. Elle n'avait pas voulu te dire pourquoi il fallait que tu rentres, mais tu n'aimais pas ça du tout. Tu te faisais un tas de films, imaginant déjà le pire. Ta mère restait toujours calme, même dans les pires situations, ce qui ne t'aidait pas à rester zen. Tu pénétrais dans votre vaste demeure, pour aller dans la cuisine et poser les sacs. Une fois débarrassée, tu posais ta veste pour partir à la recherche de ta mère. Dans ta langue natale, tu t'exclamais, tout en cherchant ta mère dans la maison « T'es où ? Je suis rentrée ! Est-ce que tout va bien ? ». Tu tombais nez à nez avec elle, et tu posais tes mains sur ses épaules « Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va ? ». Ta mère te regardait de haut en bas en souriant, avant de poser sa main sur ta joue. « Mais oui, tout va bien. On a de la visite... C'est quelqu'un d'important. ». Tu arquais un sourcil et tu secouais la tête pour lui faire comprendre que tu ne comprenais rien. Toute fière, elle t'annonçait « Ton futur, il est dans le salon. Viens avec moi ! », avant d'attraper ton bras pour t'emmener avec elle dans le salon. Ton cœur venait subitement d’accélérer, et tu avais l'impression que tes jambes allaient lâcher. Par réflexe, tu résistais à ta mère, refusant de rencontrer ce type. Elle tirait sur ton bras assez fort pour t'emmener jusqu'à ton futur époux, et te jetait presque dans la pièce. Tu l'apercevais de dos, la porte étant derrière le canapé, et tu avais envie de partir en courant. D'ici quelques secondes, tu allais découvrir le visage de cet homme avec qui tu allais devoir te marier et vivre pour sauver le business de ton père. Tu avais peur qu'il soit comme dans tes pires cauchemars... Tu craignais d'être déçue, car même si tu ne voulais pas de lui, tu t'étais surprise à rêver d'un homme réellement charmant, avec qui tu pourrais discuter facilement, rire, et te sentir bien. Mais c'était trop beau. Tu connaissais les saoudiens, et il y avait peu de chances que tu tombes sur l'exception. Ta mère t'annonçait à l'inconnu, et tu restais plantée derrière lui, sans décrocher un seul mot... Tu étais trop nerveuse.



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MessageSujet: Re: i don't want your future ๑ mehdi Dim 26 Avr - 14:43



Je venais d’être lâché dans une ville dont je ne connaissais absolument pas les coutumes ou les pratiques. Je débarquais de mon pays si différent, si chaud et je me retrouvais à devoir porter des manteaux, chose que je ne faisais jamais là bas. J’étais perdu. Les premiers jours, je m’étais autorisé à faire un tour de mon quartier afin de voir où je pouvais acheter des trucs à manger ou encore où je pouvais acheter des cigarettes. Je déglutis. Je me sentais tellement petit en venant ici et en même temps, beaucoup de gens me reconnaissaient, s’arrêtant pour me serrer la main ou prendre une photo. Je baissais les yeux. Mon père n’avait pas dirigé une aussi grosse société pour rien, fallait bien le dire et la reprise de l’entreprise par le fils prodigue, cela avait étonné un grand nombre de personnes, moi le premier. Je ne m’en sentais pas capable et pourtant, au fil des années, j’avais appris comment faire tout ça. Maintenant, j’assumais pleinement mon rôle de dirigeant. Malgré tout, je ne savais pas trop ce que je devais faire vis-à-vis de ma vie personnelle. J’étais arrivé dans un pays que je ne connaissais absolument pas, dans un immense appartement dont je ne connaissais encore pas tous les recoins et qui semblait beaucoup trop grand pour un homme seul et puis, je n’avais pas d’amis ici. Je me sentais terriblement seul et même si ma gentille mère m’avait dit que ma future belle famille m’accueillerait à bras ouverts, j’avais toujours cette même appréhension : leur fille. Je n’étais pas un homme à femmes, loin de là. On me tournait autour mais je n’étais pas plus intéressé que ça, au fond. Je savais que je finirais bien par me marier mais j’espérais au fond de moi que ce serait avec une femme respectueuse et admirable. Je n’avais jamais vu leur fille si bien que je me faisais des films, me demandant si je n’allais pas tomber sur une de ces filles qui finissaient seules et qui semblaient porter le monde sur leurs épaules. J’étais particulièrement nerveux parce que je n’avais encore jamais vu leur fille et je me demandais si ça allait aller … j’en tremblais.

Ce matin là donc, je m’étais levé difficilement dans ce grand lit qui me semblait encore si froid. Micah, mon majordome, venait d’entrer dans la chambre en ouvrant les rideaux, m’affublant d’un « Monsieur, c’est l’heure de vous lever. Dois-je vous rappeler que vous avez un rdv important aujourd’hui. ? » sur un ton qui se voulait amusé. Grognant légèrement, je remontais la couette sur mon visage tout en lui répondant « pas la peine de me le rappeler, je suis déjà trop nerveux Micah » avant de me battre avec ma couette en espérant sortir de là. Puis, lorsque je sus enfin où était la sortie, je suivais micah dans le salon où je remarquais qu’il avait déjà fait le petit déjeuner. Je le remerciais avec un plaisir non feint puis, après avoir dévoré ce qu’il avait préparé, je me dirigeais vers la salle de bains pour me faire « propre ». affublé d’un costume sur mesure gris anthracite et d’une chemise blanche immaculée, je me regardais une dernière fois dans la glace en espérant être parfait. Je pris ensuite mon portable et mes clefs, suivant micah jusqu’à la voiture qui me conduisit assez rapidement jusqu’à leur maison. Je tremblais. J’étais affreusement nerveux. Je toquais à la porte et un petit bout de femme adorable m’ouvrit avec un grand sourire aux lèvres que je ne pus m’empêcher de lui rendre avec plaisir. J’ajoutais un « bonjour Madame, ravi de vous revoir » sur un ton poli alors qu’elle me répondait presque automatiquement « Mehdi, je suis également ravie de te revoir mais entre, je t’en prie. Siham n’est pas encore là mais je vais l’appeler ». je lui montrais mon accord d’un signe de tête alors que je la voyais s’éloigner pour appeler sa fille. J’allais m’asseoir dans le canapé et mon excitation arrivait à son comble. Je tremblais toujours, me triturant les doigts nerveusement alors que quelques minutes plus tard, j’entendais la porte d’entrée s’ouvrir puis se claquer dans un bruit sourd. Je n’osais pas bouger si bien que quand j’entendis des pas dans la pièce, juste derrière mon dos, j’inspirais profondément et je me levais, attendant quelques secondes pour me retourner histoire de prendre un peu de courage. Je me tournais donc, apercevant devant moi cette jeune femme si élégante qui semblait être ma « promise ». je ne savais trop que dire, je restais bouche bée devant tant de beauté et de classe. Jamais Ô grand jamais je n’aurais imaginé qu’elle ressemblerait à une gravure de mode. J’en tombais des nues. Essayant de contenir mon stress, je fis le tour du canapé pour aller me planter devant elle, ajoutant « Salut, moi c’est Mehdi, enchanté » sur un ton qui se voulait doux et légèrement excité. J’avais envie de la connaître maintenant. Bizarrement, ce mariage ne m’enchantait pas au départ mais alors que je pris sa main pour venir déposer tendrement mes lèvres sur le haut de sa main, je sus qu’elle était faite pour moi et c’était sans compter sur le regard brûlant d’envie d’en savoir plus que je lui offrais à présent.




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