It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

Partagez|

Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
MessageSujet: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Mer 15 Avr - 21:31



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



J'avais le droit à deux galas de charité cette semaine. Tu étais parti en livraison pour Los Angeles donc je ne te verrais pas pendant plusieurs jours. Cependant nous avions pu profiter d'une dizaine de jours où tu avais travaillé dans le comté, je t'avais même accompagné sur certaines tournées. Je suis contente de rentrer au loft, je ne suis guère familiarisée à la vie de couple. Me retrouver quelques jours solo me convient... enfin seule plus ou moins pour une fois Lynch ne t'accompagne pas. D'ailleurs on va aller faire un tour dans central park de suite. Je me mets en tenue et part faire un footing avec la boule de poil. Courir m’aide à réfléchir… Je ne comprends pas quand tu es loin tu me manques et lorsque nous sommes plusieurs jours ensemble je finis par vouloir être seule, qu’est ce qui cloche chez moi?  Ca fait presque un mois que nous sommes ensemble et je suis toujours effrayée de t’exprimer le moindre sentiment. Je me demande si tu ressens la même crainte. Après quelques foulées de réflexions, j’analyse qu’avec David, j’étais trop jeune… dix-neuf ans, je ne connaissais rien de la vie à part mon clan…  et de plus nous n’étions jamais plus d’une semaine seuls. Le travail était prioritaire et je crois que ça nous convenait. Lynch s'arrête tous les deux mètres compliqué pour un footing, du coup j'adopte une allure de promenade... et je continue mon introspection,  Sam tu ne fais pas parti du monde dans lequel j’évolue et tu n'en feras jamais parti… c'est peut être ça qui m'effraie... J'ai toujours été une marionnette consentante, j’ai toujours usé et abusé de mes atouts féminins que ce soit en mission ou dans les soirées et c'est d'ailleurs ce que l’on attendait de moi... ça n'a jamais gênant ni pour moi ni pour mon entourage mais la donne a quelques peu changé depuis toi. Et s’il est difficile pour moi de deviner ce que tu espères de nous deux... d'ailleurs je me rends compte que je ne le sais pas moi-même, je veux quoi de toi, de nous ?... Je suis absolument certaine que tu n'accepteras pas de compromis de ce genre... et de toute façon à bien y penser en m'engageant avec quelqu'un maintenant au vu de ma maturité cela me paraitrait immoral même si cela n'a jamais eu d'impact sentimental... Lynch est de nouveau tout à mon écoute et j'en profite pour reprendre un rythme plus soutenu... il va peut-être falloir que je lui offre une laisse adaptée pour le footing... l'idée m'amuse... je ne sais pas jusqu'où je compte aller avec toi mais je projette de courir avec ton chien... va comprendre... Je ne sais pas ce que je crains le plus! De souffrir ou plutôt de te faire souffrir... c’est ce qui arrivera si je reste dans la Navy, c’est ce qui arrivera si je réponds aux sollicitations de ma famille... et je déteste devoir faire un choix... puis jusqu’ici je n’ai jamais eu le besoin de faire des choix… les autres et la vie s’en sont chargés à ma place… c’était plus simple…et le canin recommence de nouveau à s'arrêter partout, je repasse au pas. Je regarde autour de moi, l'air printanier a fait bourgeonner les arbres... peut-être que moi aussi je suis en train de renaitre, il va juste falloir que j'assainisse la terre où je pousse... juste hum ! Un tout petit mot pour si gros changement... quitter la Navy? Mettre de nouvelles limites au clan?... Beaucoup de bouleversement en l'occurrence, est-ce vraiment ce que je veux? Suis-je vraiment prête à le faire ? Ne devrais-je pas mieux comprendre les sentiments que tu m'inspires avant?... Dun autre coté tout ça me fais si peur, ne rien contrôler n'est pas dans ma nature pourtant depuis qu'on est ensemble je suis forcée d'admettre que j'adore ça ou plutôt la sensation de sérénité et d’euphorie que je ressens en ta présence. Je finis mon parcours et nous remontons. J’en profite pour t’envoyer un texto avant de me préparer, je dois encore étudier les personnes présentes lors des galas à qui je dois faire des courbettes.
Les cinq jours sans toi sont passés somme toute assez vite… des tas de texto et deux trois appels… je n’ai qu’une envie être dans tes bras. Contrairement à toi, Lynch a l’air de se plaire au loft… faut dire qu’il est gâté puis il courre tous les jours avec moi… il a l’air d’avoir accepté son nouvel harnais et j’ai pris gout à sa présence… parfois je me demande si tu m’as proposé de le prendre pour me tenir compagnie ou pour être sûr que personne d’autre ne me tienne compagnie ?... faut dire qu’il est dissuasif. Pour nos retrouvailles, j’ai prévu un restaurant sympa à Chinatown. J’ai préparé un petit sac pour passer quelques jours chez toi et j’ai quelques surprises pour toi. J’ai préféré ne pas prévoir d’excursion pour le week end… et nous avons le chic lorsque l’on prévoit quelque chose d’avoir des imprévus… ma famille ou ta fille. Tu arrives en moto, je laisse a Lynch le plaisir de te saluer en premier mais il te reste bien assez de tendresse me faire oublier ces quelques jours sans toi.  On va au restaurant avec mon auto. Le buffet est toujours aussi fourni et agréable, nous avons un petit box, un peu à l’écart et discret… dans cette ville tout s’achète ou presque. Tu me racontes ton trajet et t’informe sur comment c’est comporté ton chien.
« Ce n’est pas un super partenaire de footing mais il s’améliore et c’est un dragueur » dis-je en plaisantant
Après le restaurant je t’embarque au O Maley, le bar de mon frère, il est fermé pour l’occasion mais j’ai les clefs.  La salle a été redécoré. Une petite scène au fond avec un piano, des canapés et fauteuils ont remplacé les quelques chaises et tables qu’il y avait avant. Seul le comptoir, ses tabourets et le miroir n’ont pas bougé. Je t’offre un verre et t’apprends que j’ai demandé à quitter mon affectation au sein de la Navy, je passerais en service inactif officiellement dans quelques semaines.
« On passe prendre lynch au loft et on va chez toi ? » je te demande
Tu déclines, tu bosses demain matin alors autant rester chez moi et se joindre vers midi chez toi
« tu n’aimes pas ce lieu et puis y a mon second frère qui arrive dans la nuit, vaudrait mieux qu’on esquive » te dis-je en souriant
Tu sors sur l terrasse te griller une clope pendant que je réunis les affaires de Lynch, je sens que tu vas me prendre pour une folle quand tu verras ses nouvelles affaires et jouets. On arrive chez toi, le calme est contrastant par rapport à Manhattan mais une tempête se prépare…


made by MISS AMAZING.


Dernière édition par Altéa Finley le Ven 17 Avr - 9:56, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Jeu 16 Avr - 17:15

122 Suite de ce rp "Weekend missed"



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa


Après plusieurs jours passés tout-à-fait à l'ouest du pays, me voilà de retour à New York. Home sweet home ... une réflexion que je ne m'étais plus faite depuis longtemps mais la raison derrière le plaisir que j'ai à y revenir ne t'es sans doute pas inconnue. Bon sang ce que tu m'as manqué ! J'ai beau aimer pouvoir profiter de quelques jours pour moi, je suis comme un fou lorsque je te retrouves. Nous vivons chacun chez nous et ça me convient. Tu as ton boulot, tes occupations, j'ai les miennes. Je crois que c'est parfait comme ça. Je ne me verrais pas collé H vingt quatre avec toi. J'aime trop ma liberté pour ça et j'ai trop longtemps vécu en solitaire pour imaginer de partager de nouveau sans cesse mon existence, et ce quelque soit l'intensité et la sincérité des sentiments que je te portes. A force de voir des couples tomber dans la routine ou être dénués de toute magie à force de partager quasi chaque instant avec l'autre, je commence à penser que l'option du couple où chacun vit chez soi est sans doute la meilleure façon de préserver une relation même si certes, j'adorerais me réveiller chaque matin à tes côtés. Il n'y a d'ailleurs rien qui ne l'empêche via cette option. Je me demande ce que tu as en tête de ton côté mais le sujet tombera tout naturellement le jour où ça s'imposera. Et peut-être qu'au final, ces réflexions témoignent juste du fait que je ne suis peut-être pas encore prêt à re-partager ma vie pleinement avec quelqu'un. Ça n'a pas d'importance pour le moment puisque ça nous convient à tous les deux.

Je repense en apercevant un gilet que tu as laissé à l'arrière, à ces quelques jours où tu m'as accompagné durant certaines de mes tournées. J'ai adoré bosser avec toi tout comme j'ai adoré nos petites pauses crapuleuses entre deux livraisons. Tiens un texto de toi justement. Mon sourire s'élargit. J'en profite pour prendre quelques nouvelles de Lynch que je t'ai laissé en pension le temps de mon absence. Comme je m'en doutais, tu l'as pourri gâté, il a d'ailleurs l'air de se plaire au loft. Il y en a au moins un de nous deux qui se sens à l'aise chez toi. Souhaitons que tu ne finisses pas par choisir le chien ! Mais trêve de plaisanterie, je débarque bientôt en bécane. Mon air gracieux disparait en voyant ton majordome. Tu m'en voudrais si je le balançais depuis ton étage ? Cette idée ne me traverse l'esprit qu'un bref instant alors que Lynch déboule comme un fou dès mon entrée et que je t'aperçois derrière lui.

- Viens là ma grosse boule de poils ! Ouhh tu m'as manqué toi ! dis-je en lui grattouillant les oreilles, agenouillé au sol, le regard tourné dans ta direction.

Mon sourire disparait bientôt pour mourir sur tes lèvres que j'embrasse avec une passion non mesurée. Enfin quoi qu'un tantinet tout de même étant donné que ton foutu majordome traine forcément dans le coin ... sans quoi tu te serais déjà retrouvée en petite tenue. Les joies de la "cohabitation", façon de parler ... .

- Sérieux, tu veux pas t'en débarrasser ? te lançais-je en lançant un regard dans la direction du concerné.

Je m'abstiens de dire que tu n'as pas besoin d'une nounou à ton âge et qu'une simple femme de ménage qui viendrait à l'occasion ou voir même quelqu'un qui te prépares tes repas quand tu n'as pas le temps en rentrant après le boulot le soir, suffirait amplement que l'autre collé ici H vingt-quatre. Toutefois, je ne peux me retenir de te lâcher ces propos une fois au bar de ton frangin qui est fermé pour l'occasion mais dont tu as les clés afin qu'on puisse en profiter. Tu m'offres un verre, on discute encore longuement le temps de digérer avant que tu me m'annonces une nouvelle qui me fait l'effet d'une bombe en m'apprenant que tu as demandé à quitter ton affectation au sein de la Navy et que tu passeras en service inactif d'ici quelques semaines.

- Je n'ai jamais exigé que tu arrêtes de bosser quelles que soient tes fonctions, te glissais-je en reposant mon verre après avoir bu une longue gorgée. J’ai vraiment la tête du type qui t'imposerais quoi que ce soit ? Est-ce que je t'ai demandé de le faire ?!

Certes, je ne peux pas dire que certaines choses dans ta fonction aient été de mon goût comme tu le sais déjà mais malgré tout, je ne t'ai jamais mis devant ce genre de choix. Et ça je tiens à ce que ce soit clair. Quoi qu'au vu de mon comportement passé, tu avais sans doute de quoi avoir quelques doutes. Difficilement gérable tout ça mais pourtant j'étais décidé à t'offrir ma confiance.
Un instant plus tard, tu proposes qu'on passe prendre Lynch pour nous rendre ensuite chez moi, mais décidé à faire un effort pour toi, je déclines en proposant qu'on passe la nuit chez toi.

« Tu n’aimes pas ce lieu et puis y a mon second frère qui arrive dans la nuit, vaudrait mieux qu’on esquive » rétorques-tu.

S'il est question de frangin, en effet, entre ça et le majordome, ça ne serait pas top. J'accepte dans un soupir en songeant que la baraque doit être dans un triste état vu le boxon que j'ai laissé dernièrement.

Le temps que tu prennes ton sac et que tu rassembles les affaires du chien, je me grille une clope sur la terrasse. Bon sang, y'a combien de bordel au juste ?! Le pauvre chien ne doit même plus savoir où en donner de la tête vu tout le choix de jouets ... . C'est tout toi ça. Tu l'adores ce toutou, et il te le rends bien.
Nous arrivons chez moi, tu me suis alors que je pars le premier en bécane. Il ne me faut pas moins de quelques secondes pour balancer ton sac et les affaires de Lynch une fois rentrés pour commencer à te désaper durant notre ascension de l'escalier et tout au long du couloir qui mène à ma chambre, non sans quelques heurts violents sur un mur ou l'autre dans notre empressement et la passion qui nous rend plus entreprenant et brutaux à chaque pas qui nous en sépare. Mes lèvres descendent déjà le long de ton petit ventre lorsque j'ouvre la porte, agenouillé à tes pieds et quasi prêt à te renverser à même le sol sur le tapis moelleux. Tapis qui garde certainement encore les marques de tes doigts se crispant dessus lors de nos derniers ébats.

Mais quelque chose cloche alors que mon regard repère le spectre lumineux de la lampe de chevet qui diffuse une lumière tamisée sur la pièce. Je suis certain d'avoir tout éteint l'autre jour en partant. C'est quoi ça, une pétale ??? Mes lèvres arrêtent leurs courses alors que mon regard suit le tracé de pétales de roses sur le sol.

- Tu m'as préparé une surprise ? lançais-je avant de remarquer de la lingerie gisant là aussi sur le sol aux pieds du lit.

- Putain de merde !!

Je me redresse soudain, l'air complètement estomaqué. Un ex à moi se tient fièrement sur le lit, juste à demi couverte d'un drap. Pas le temps de réagir ou d'en dire plus que tu te carapates déjà ! Juste un regard à la brune qui a l'air très fière de son coup et aucunement perturbée de mon arrivée avec Altéa.

- Toi tu bouges pas d'ici ! Et rhabilles-toi !

Je me lance aussitôt à ta suite et n’ai que le temps de te rattraper à l'extérieur alors que tu grimpes déjà dans ta voiture garée dans l'allée. Je te retiens juste à temps par le poignet et t'empêche ainsi de t'installer derrière le volant.

- Bon sang mais attends avant de te casser de la sorte !

Tu me retournes alors une gifle qui ne manque pas de force.

- Ah ouais ? Tu me prends vraiment pour un putain d'enculé ?! Tu préfères juger par tes yeux que de me laisser une chance de t'expliquer ??! Vive la confiance, t'as raison casses-toi ! dis-je en te poussant dans ton véhicule avant d'en claquer violemment la porte.

Je rejoint l'intérieur sans un regard pour toi. Je ne tolère pas que tu puisses ainsi avoir le doute. Enfin que tu aies le doute en voyant ça, certes je le comprends mais m'en retourner une dans la gueule sans chercher à comprendre, ça me l'a foutu salement en travers. Ce que j'ai de plus en travers sans doute encore, c'est l'intrusion de cette conasse chez moi ! Et aussitôt que je remonte à l'étage, je pète véritablement un câble en voyant qu'elle n'a pas daigné dégager de mon pieu ni même se rhabiller. Je la choppe par le bras et la sort de mon lit. J'ai envie de lui faire bouffer sa lingerie !

- Qu'est-ce que tu fous ici ? Comment t'es rentrée ?! lui vociférais-je, l'air complètement enragé. Quoi qu'étant un coup régulier fut une époque, j'avais du lui passer le double des clés. Bordel quel con !

- J'adore quand tu la joues comme ça, ça me rend folle. Oublie cette pauvre fille, venges-toi plutôt sur ma personne si ça t'amuses, je t'assure que ça sera d'autant plus délectable que de fulminer dans ton coin après m'avoir mise à la porte ... . me dit-elle d'une voix sensuelle et charmeuse alors qu'elle laisse glisser ses doigts le long de mon torse, entre les pans de ma chemise ouverte. Fut un temps où ce cinéma m'aurait plu mais ce n'est présentement pas le con, aussi belle et désirable qu'elle soit, elle ne t’arrive pas à la cheville.

Inutile de se mettre plus en colère. Si ce n'était pas une foutue gonzesse, je lui collerais mon poing dans la gueule mais on sait très bien que ce n'est pas correcte ... ou plutôt que c'est un coup à se récolter de drôles d'emmerdes qui peuvent aller très loin, somme toute.

- Ok ok ... fais-moi juste le plaisir de pouvoir te désaper moi-même ma belle ... jouais-je subtilement dans son jeu, et se faisant, je la renverse alors une fois habillée sur mon épaule comme un sac à patates que j'entraine à l'extérieur pour la déposer ni plus ni moins que le long du trottoir. Je suis gentil là car il y a une benne pas loin et ça m'a titillé un instant. Quoi que vu son insistance à me coller aux basques alors que je m'en suis à peine débarrassé, c'est finalement bien dans la grande benne à ordures au fond de la rue que je la fais basculer un instant plus tard.

Là ! Enfin ,j'ai la paix. Du moins avec ça ... . Je ne sais que faire à propos de toi. L'idée que tu puisses t'imaginer n'importe quoi et ruminer dans ton coin me déplaît mais ta façon d'agir me reste tellement en travers que finalement c'est ma fierté qui prend le dessus alors que je suis bien décidé à ne pas faire le premier pas. T'as osé me juger comme une sombre idiote même si je capte parfaitement l'effet que la situation a du te faire sur l'instant, mais si t'as un peu de jugeote, tu comprendras à mes propos et à mon air tout sauf empli de regrets quand tu es partie, que quelque chose ne colle pas.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Ven 17 Avr - 9:57



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



-Je n’ai jamais exigé que tu arrêtes de bosser quelles que soient tes fonctions. J’ai vraiment la tête du type qui t’imposerait quoi que soit ? Est-ce que je t’ai demandé de le faire ?!
Humph pour l’instant, tu aurais surtout l'air d’un ours bougon, j’en rirais presque mais le moment est mal choisi. Exigé ça aussi c’est amusant, t’aurais-je faire croire que tu avais des droits sur moi ? Mais je préfère ne pas relever. Je te dis fort calmement avec un tendre sourire, les yeux dans les yeux
« C’est bien là le problème, tu ne connais pas mes fonctions… mais c’est incompatible… » J’hésite quelques secondes je dirais bien couple mais le mot ne sort pas « avec toi, je ne souhaite pas voir combien de temps tu supporteras mes démonstrations de séduction sur mes cibles de mission, tu m’as montré que tu pouvais t’emporter vite. Je n’ai jamais couché que pour mon plaisir mais je n’étais pas avec quelqu’un à qui je tenais » drôle de façon de te dire que je tiens à toi mais tu dois t’en douter « Puis si tu veux que l’on se découvre, qu’on s’apprenne… mon job aurait été un obstacle cependant je reste à leur disposition en cas de besoin et rassure toi j’aurais un autre emploi... plus classique… La seule chose qui changera pour toi c’est que tu n’auras pas à te demander dans les bras de qui je suis… mais si tu veux on en reparlera plus tard. C’est comme le majordome, tu sais on pourrait baiser devant lui qu’il ferait comme si de rien n’était et il gère à la perfection le loft de Jamie et moi… et il est hors de question de s’en débarrasser mais on trouvera une solution qui nous convienne à tous les deux… plus tard, là nous pourrions profiter juste de la soirée non ? »
Tu as l’air d’approuver. Je prends ma Mercedes SLS, lynch n’a pas l’air de la trouver confort mais s’y adapte… de toute façon il ne va pas courir derrière la moto ce pauvre loulou. Arrivés chez toi, lynch décide de nous laisser un peu d’intimité et reste dans le jardin. Mon blouson et mon sac sont jetés sans ménagement dès l’entrée. Tu te retrouves la chemise ouverte très vite et mes doigts parcourent ton torse. Mon gilet et mon chemisier tombent. Nous montons difficilement à l’étage ralenti par nos pulsions bestiales, nos corps répondent à l'appel du désir, nos baisers deviennent de plus en plus farouches tandis que la passion nous étreint. On  arrive à ta chambre tu as commencé à défaire ma ceinture à genou, mon envie de toi monte crescendo… et fait une chute libre, tout se givre dans mon esprit, tu as poussé la porte… parfum de femme, pétales de roses jonchant le sol… tu dis quelque chose mais mon esprit est devenu hermétique , je distingue plus rien… il y a une brune à la plastique irréprochable, nue à peine couverte par le drap dans ton lit… tétanisée par la surprise quelques secondes, je me reprends. Je descends au plus vite les marches, chope mon blouson, l’enfile… j’ai rien en dessous et je m’en fous… tu arrives, je ne comprends rien à ce que tu dis, mon esprit bouillonne, tout est indistinct. Tu m’attrapes le poignet, m’empêchant de monter en voiture.
« Ne me touche pas ! » dis-je froidement
Ta prise se maintient… je dois partir, m’éloigner, je suis blessée, un animal blessé est dangereux… lâche moi… va baiser ta pouf…  recule s’il te plait… pourquoi s’il te plait ? Tu t’es bien foutu de moi…je te gifle. Tu me lâches, je monte dans l’auto, tu claques la porte derrière moi… je démarre sur les chapeaux de roues. Je ne pleure même pas, ce n’est plus du sang dans mes veines mais de la rage… comment ai-je pu me laisser avoir de la sorte ? Une brune, type latin? Aucun point de comparaison avec moi… Qu’est ce qu’il a pu lui trouver ? Ou plutôt qu’est ce qu’il a pu me trouver ? oh puis quelle importance… il m’a bien possédé... Comment a-t-il pu savoir qui j’étais ? C’est moi qui me suis retrouvée chez lui... J’ai mal … comme si on m’avait donné un coup violent dans le sternum… Pourquoi cette sensation ? Oublie Altéa… Oublie le… trouver tous les moyens pour oublier… je rentre au loft… personne… je me change… prends une bouteille de Jack Daniel's et descends au garage. Je me suis offert une dodge viper GTS il y a peu. Je vais l’étrenner. Je fonce, elle ne vibre pas, ses pneus suivent parfaitement toutes mes sollicitations ! Brooklyn bridge... putain mais je fous quoi sur ce pont ? Pourquoi je retourne chez toi ? une larme coule, je m’arrête … non… je me reprends, j'essuie la larme… Regarde Altéa : il a râlé au bar pour ton taf, il ne voulait pas t’avoir sur son dos trop souvent, il a voulu rester dans le loft, puis quand tu as voulu aller chez lui, il est parti fumer, il aurait eu le temps d’appeler ! Tu t’es faite avoir comme une bleue… Mais y a quelque chose qui cloche... Je ne sais pas trop pourquoi mais un truc m’empêche de croire à cette version? Parce que tu l’aimes… tu ne veux pas croire qu’il t’a trahi ! Maudite conscience... je veux juste t’oublier, planer, monter au plus haut et y rester aussi longtemps que nécessaire. Je m’installe dans le motel face au Starbuck … notre première discussion… nostalgique ? Non c’est surtout que c’est une bonne planque. Je retourne sur Manhattan. Je ne suis pas fan de foule mais là j’ai juste envie de me dissimuler dedans. Tribecca, Soho regorgent  de pubs où les gens vont se détendre après le taf. Je rentre dans le premier club que je trouve, certains dansent, d’autres boivent, ça discute, ça rigole. Je m’installe dans un angle discret du comptoir, je commande un  bourbon. Je tends ma black card, le serveur pose la bouteille à coté de mon verre avec un sourire. Je lui rends son sourire, je suis une Newhouse après tout, je sais garder les apparences en toute circonstance ! Mais ce n’est pas vraiment à moi qu’il a souri mais plus au petit bout de plastique, tu appellerais ça une carte de bourge je pense… sors de mon esprit… c’est vrai que cette carte n’est possédée que par les personnes au compte fourni, je devrais plutôt retirer une liasse de billet, ça sera plus discret. Un mec s’approche je refuse poliment son invitation… je me surprends à te chercher, je sais que tu ne pourrais pas être là, de plus il n’y a que des costards cravate et tailleurs  mais je cherche des éléments de toi à travers ces gens… N’importe quoi… la bouteille descend rapidement… Mais quelle conne j’ai été ! Comment avais-je pu me laisser avoir à ce point ? Cette nuit si nous avions été au loft, après m'avoir fait l’amour… amour quelle connerie… après s’être envoyé en l’air… quoi que tu étais un très bon amant, je te regretterais… Altéa stop tu dois le détester pas l’aduler… oui c’est vrai… tu aurais surement prétexté de bosser tôt pour pouvoir rentrer chez toi où la Barbie brune t’aurais accueilli pour un second round. Pourquoi pensais-je à tout ça ? Je me sentais trahie… Trahie de quoi ? Tu ne m’avais rien promis et je ne t’avais rien demandé… Mais quelle pauvre fille je fais… Et toi qui m’avais fait promettre de t’être fidèle, hypocrite ! Pendant tout ce temps tu te tapais cette pouf… je bouillonne… un type tente une approche, dégage… Merde la bouteille est finie… mes clefs, partir… Je passe dans un drugstore, prends de la boisson et me dirige vers East river… je marche un moment sur les quais c’est calme et désert mais tu es toujours là dans ma tête… Mais tu voulais quoi ? Le fric ? Non pas logique, tu avais eu des occasions… un ménage à trois ? et que je vous entretienne pour ne pas te perdre ? Ce n’est pas trop ton genre… bien que j’en sais quoi au final de ton genre! Oh je ne sais plu…. C’est trop compliqué… ne pas réfléchir… Faut que j’oublie cette foutue soirée ! Faut que j’oublie ces dernières semaines ! Faut que je t’oublie… Je monte le son de mon MP3 et me mets à bouger. Je finis la bouteille… L'alcool a commencé à embrumer mon esprit, je commence à me sentir mieux… Mon téléphone vibre une nouvelle fois… Jamie… pfff… Rien de toi… je lance le téléphone, il fait plouf et je pouffe de rire…Fait chier, je suis accro à ce mec… je suis accro à toi… me défoncer pour pas penser… 2h du mat, je trouverais surement des endroits ouverts.

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Ven 17 Avr - 23:11



Wirlpool in the heart.

  02 Sam & Altéa

L'autre dans la benne à ordures ne devrait pas revenir me les casser de nouveau. Ce qui me les casse en revanche c'est le tumulte que ton départ à créé en moi. Soirée gâchée par une intrusion involontaire et tout-à-fait inattendue mais aussi réaction absurde de ta part. Bon ok, pas si absurde mais merde, t'aurais au moins pu me laisser parler. A moins que tu ne m'en laisses l'occasion lorsque tu te seras reprise ? Mais si je m'en fie à l'heure qu'il est désormais, je n'y crois plus. Tu dois certainement attendre que je fasse le premier pas mais même si ma fierté à tendance à jouer au yoyo entre "je l'appelle ou j'y vais et le qu'elle aille se faire foutre", je n'arrive pas à me décider. Putain Newhouse, tu fous un de ces boxon dans ma tête ! Ça me gonfle ! Un instant, je me dis que si tu ne reviens pas, c'est sans doute que finalement on était pas fait pour être ensemble, et le suivant j'en suis à vouloir accourir auprès de toi pour laisser parler toute ma passion et mes sentiments envers toi. Mais c'est toujours "la mauvaise option" qui prend le dessus.

Lynch me regarde avec un air tantôt désespéré, tantôt implorant et parfois, juste avec cet air revêche quand il semble comprendre qu'il n'y a pas d'espoir à ce que je finisse par me décider. Il sait. Il sait pertinemment qu'il y a eu un clash vu sa mine. C'est un chien intelligent et plus rusé que la moyenne. S'il le pouvait, je suis quasiment certain qu'il irait te chercher lui-même ou bien qu'il irait squatter chez toi pour me punir.
Bon aller, j'me lance. Je prends la bagnole à une heure et demi passée. Direction ton loft devant lequel je me gare. Aucune lumière à ton étage. Je reste assis derrière le volant, le nez levé, hésitant. Et merde ! Pourquoi j'ai cédé ?! Hors de question de venir frapper. Si ça se trouve tu n'es même pas là. Je redémarre, serre les mains autour du volant puis coupe brusquement le contact. Allez bouge-toi Sam, vas-y merde !

J'ouvre la portière. Rebrousse chemin alors que je contourne le véhicule et me grille finalement une clope appuyé contre le capot, le regard toujours levé. Est-ce que tu te tiens à ta fenêtre, dans le noir ? Est-ce que tu observes depuis en moment en espérant ma venue ? Il me suffit juste de quelques minutes le temps de griller ma cigarette pour changer à nouveau d'avis mais une fois de nouveau derrière le volant, je ne suis pas décidé à redémarrer.

- PUTAIN DE MERDE A LA FIN !!!! gueulais-je en frappant le volant.

Foutue gonzesse ! Depuis quand je me comporte en clébard prêt à me plier devant un tel comportement ?! Non STOP ! Comment j'aurais réagis à sa place ?! Bonne question. J'aurais cogné le type et j'aurais sans doute eu besoin de prendre l'air un temps. Putain tant pis, tout ça me prend royalement la tête. J'me casse !

~*~

4h du mat ... une bouteille à la main, moi déambulant dans le cimetière où est enterrée ma femme, manquant de m'écrouler devant sa tombe.

- J'sais pas c'que j'fous là ... tu dois me détester pour tant de choses. Tu me manques Cara, t'as pas idée. Mais elle c'est ... merde tu sais ... !! Tu sais parce qu'au fond c'est toi qui me l'a envoyé, j'me trompe ?! Pourquoi elle Cara ? Comment j'suis censé me comporter ? Je sais plus. J'suis fatigué. J'ai jamais supporté les histoires à la con où ça se prend le bec tous les quatre matins pour tout et rien. Je sais quand quelque chose n'est pas bon pour moi, pourtant elle, j'peux pas. J'peux pas m'en détourner. Merde dis-moi quoi faire ! Je l'aime cette connasse bordel ! Foutue connasse ... .

Discours limite incohérent entre deux gorgées tandis que je me siffle rapidement la bouteille. Je ne sais même pas comment je repars à pied sans m'étaler dans la rue ou me paumer vu l'état. J'arrive juste devant ma porte par je ne sais quel miracle et lorsque j'ouvre, Lynch débaroule pour se précipiter dehors.

- C'est ça, casses-toi aussi à ton tour ... !! FAIS CHIER !!!!

Mes yeux se ferment, je n’ai plus la force de rien. Je suis juste affalé entre l'intérieur et l'extérieur, la limite, le pas de la porte quoi ! Merde t'as pas compris ?! Toi aussi tu fais chier à la fin !!! Dormir ... ne plus penser ... juste dormir quelque soit l’endroit.



made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 18 Avr - 3:03



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



Le souffle court, mon cœur bat à la chamade… merde je suis où ? Puis quelle importance, me laisser emporter par la musique… j’ai soif, déshydratée, je me prends un soda, l’avale d’un trait et repars agiter mes bras en sautillant. Plus rien n’existe… mais tu reviens à la charge, d’ailleurs je me demande si tu t’es endormi dans ses bras… ou alors vous faites encore… Non stop Altéa, pente glissante ! Puis je m’en fous de ce que tu fais… Oh mais il se croit où celui-là ! Range tes paluches de suite, il insiste, il se retrouve à genou le poignet tordu en quelques minutes… et des videurs me mettent gentiment dehors. Hum 4h30… je me souviens d’un club dans le Queens qui restait ouvert toute la matinée. Je m’approche de la voiture bleue comme la Mercedes, je prends une bouteille de bourbon, je mets le contact et monte le son. Je m’installe sur le capot, je vais la rayer… tant pis, j’avoue que le peintre a fait un joli travail, il  a reproduit sur le capot le tatouage de mes ailes, même la police d’écriture « Angel for some » « deamon for other » est l'exacte copie… ça me fait penser que tu n’as pas vu mon nouveau tatouage sur la hanche, c’est la même écriture…Merde t’es encore dans ma tête ! Altéa bouge !... je prends le volant… c’est déraisonnable… ta gueule ma conscience, c’était avant que je m’amourache de Sam qu’il fallait réagir, maintenant laisse-moi l’oublier comme je peux ! Le club est toujours ouvert. J’entre et m’agite sur la piste, il y a beaucoup de monde ça me convient, la musique me transporte assez loin de toi… ça doit faire une bonne heure que je danse… soif, je vais me prendre un autre soda. Un tour par les wc, j’éclabousse mon visage d’eau et mouille mon cou. Ca me redonne un coup de fouet, je retourne au comptoir… deux types m’invitent… oh pourquoi pas après tout, c’est peut être une solution pour me changer les idées. On discute un peu puis on retourne se trémousser sur la piste. A leurs questions, j’utilise mon pseudo habituel de Deborah Smith. Ils sont sympas, m’offrent d’autres sodas… L’un d’eux est marié, mais il drague… ah les mecs ! oh puis c’est le bouquet, ce sont des camionneurs… hum mal barrée pour ne pas penser à toi… Danser, un souffle dans mon cou, tu es là… je vais bien, reste avec moi, ne me blesse pas et je te le rendrais… tu m’enlaces… Ces mains… Merde ce n’est pas toi, Altéa tire toi, tu déconnes là… Cette fois j’écoute ma conscience, je repousse le type et quitte le club. Une fois sur le parking ma tête tourne un peu, mes gestes commencent à être moins assurés… impossible ! je connais les doses d’alcool et de méthamphétamines à mélanger, je me suis hydratée suffisamment, je ne devrais pas avoir d'effets secondaires avant cet après-midi !... Oh non les sodas que les deux types m’ont offert, il devait y avoir quelque chose… Mes craintes se trouvent justifiées quand je les vois sortir. Je secoue la tête pour essayer de reprendre mes esprits… ils arguent qu’ils vont me donner du plaisir… comptez là-dessus, le premier s’approche sûr de lui. Je ne peux pas esquiver les véhicules vont me bloquer. Le second commence à défaire sa ceinture… Vous ne m’aurez pas ou vous allez le payer chèrement, je vous le promets. Je lance mon poing mais le geste n’est pas assez précis, il tombe mais n’est pas hors d’état de nuire. Le second réagit trop vite, je n’ai pas le temps de l’éviter, gifle ou coup de poing je ne saurais dire, je ne ressens pas la douleur avec mes mélanges mais je me retrouve à terre. Je me redresse péniblement et me retrouve plaquée par celui qui était tombé. Son copain sort un couteau en me menaçant de me tenir tranquille sinon… sinon quoi mec ! Tu veux que j’aie peur de quoi ? La mort ne m’effraie pas, de toute façon ma vie est pourrie, j’ai perdu l’homme à qui je n’ai pas su dire simplement je t’aime, il m’a trahi… une main me plotte, je plie un peu ma jambe et de tout mon élan je tape violement le genou, j’entends le crac et ses hurlements. Cette fois il y en a un hors service. Mais je suis trop hébétée encore pour bouger assez vite et j’ai juste le temps de lever le bras, j’entends plus le tissu se déchirer sous la lame que je ne ressens l’impact. Je recule un peu surprise de mon manque d’adresse, il repasse à l’attaque. Il fait jour déjà ! il y a des gens qui regardent mais personnes n’intervient ! Bande lâche ! Rester concentrée, cette fois j’esquive le coup mais je n’ai toujours pas assez de marge de manœuvre pour fuir… puis je ne cherche pas à le faire… ils doivent payer. L’homme vient de comprendre que je n’en resterais pas là, il vocifère des insultes et lance son bras armé. J’ai préparé mon coup, le plat de ma main heurte brutalement sa gorge mais je n’ai pas anticipé le coup qu’il me porte, il perd équilibre, suffoque un peu. Il n'en mourra pas !
« Ne croisez jamais plus mon chemin et quand une femme vous repousse n’insistez pas ! Ça vous retombe toujours dessus un jour ou l’autre »
Je rejoins le plus rapidement possible, la tête baissée, ma viper, je démarre rapidement. Rouler… rouler…j’avale les kilomètres…rouler… Mince Long Beach…J’ai quitté l’état de New York, il est quelle heure ? 14h… ouch, je vais rentrer au motel, je verrais plus tard ce que je fais.  Je fais demi-tour, je rentre dans Le Queens. Bientôt Brooklyn et le motel, mes cotes me font mal, je me gare dans une station essence, je regarde ! Merde le con m’a entaillé aussi  là… je change de pull, je vais aux toilettes pour nettoyer les plaies. Je fais le plein et reprends la route, j’ai mal… Allez encore quelques kilomètres, je commence à sentir tout mon corps et ressentir les coups. Ma tête me fait mal et l’effet des narcotiques va en diminuant. 16h, je dois me trouver un lieu calme, l’atterrissage va être douloureux… Merde j’ai giflé Sam… Oh et j'ai balancé mon téléphone...La soirée me revient peu à peu…et tu reviens hanter mon esprit… Bam ! Et putain j’ai raté le virage, j’ai encastré l’auto dans un poteau…Fais chier ça ne s’arrêtera jamais, je sors, donne un grand coup de pied dans l’engin, aie! mais merde à la fin… puis cette putain de plaie qui coule de nouveau. Je déchire un tee shirt pour m’en faire un bandage et change de pull une nouvelle fois, je pose mon blouson sur le capot et regarde autour de moi… ce n’est pas une route très passante apparemment mais j’aperçois un resto routier à l’angle… je m’y installe et commande un bourbon… ouais suis plus à ça près ! Il fait trop chaud ici, je paye la bouteille et sors. Je me laisse glisser dos au mur, je replie mes genoux devant moi. Un peu d’air frais ça va aller, je prends une gorgée et m’allume une clope… Je tâte ma joue, elle doit être rouge… je repense à la gifle que je t’ai mise… non faut que j’arrête de penser à toi… as-tu une marque sur la joue toi aussi ? Oh quand même pas, j’ai tapé moins fort que l’autre empaffé… Ne pas penser à toi… Ce n’est pas gagné maintenant je te vois devant moi…je pouffe de rire un court instant... ça y est j’hallucine, ce n’est pas dans les effets secondaires pourtant. Je devrais tomber comme une masse ou être un peu parano, pas avoir des hallucinations… Et si ça en était pas une, je blêmis… et si ? Je voudrais juste être dans tes bras, sans rien dire, juste besoin de calme… mais ce n’est surement pas toi, encore mon esprit qui me joue des tours.

made by MISS AMAZING.


Dernière édition par Altéa Finley le Lun 20 Avr - 15:59, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 18 Avr - 11:23



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa


- Mmmmhhh ..... Rrrhhaa bordel ... Me voilà qui râle, réveillé par une drôle de sensation d'air froid et mal partout. C'est quoi ce délire ??! J'ai l'impression de m'être endormi sur du béton. Ah ok ... c'est effectivement le cas. Putain l'état ... je ne me rappelle de rien. Comment j’ai atterris sur le pas de ma porte, ainsi couché en travers au juste ??! Je me frotte les yeux et me tourne difficilement sur le dos, prenant ma tête un instant entre mes mains tandis qu'elles glissent vers l'arrière de mon crâne. Allez hop on se redresse ! Plus facile à dire qu'à faire. Je me suis salement murgé la gueule hier soir pour avoir atterri ici. Putain ça craint ... Merde Altéa ! Non, ça y'est, ça me revient peu à peu. Ton départ ... la façon dont je me suis débarrassé de l'autre pouffiasse - ça m'apprendra à me taper des folles dingues ... - et puis lorsque je suis allé squatter en bas de ton immeuble avant d'aller me saouler la gueule pour finir lamentablement au cimetière. Cara j'suis désolé ... pffff ... minable. Réellement minable sur ce coup. Après plus rien. Va savoir comment j'ai atterris à la maison. Au moins, je n'ai pas pris la voiture ni la moto lorsque je me suis mis à picoler. Le mystère demeure sur le comment j'ai pu tomber raide mort sur le pas de ma porte ??!

Je me redresse doucement en me tenant au montant de la porte. Joli spectacle j'imagine, vu l'état de mes fringues et la gueule que je dois avoir. Je grimpe à l'étage, direction la salle de bain pour me passer un coup d'eau sur le visage. Il y a des jours où je suis heureux de n'avoir personne avec moi à la maison ... Tu verrais ma vieille gueule de pâté de foie, c'est terrible ... . Mais j'y pense, où est passé Lynch ?

- Lynch ramènes-toi par là, lançais-je en sortant de la salle de bain. Putain et avec ça, il va falloir que j'aille bosser. Début de panique ! je suis déjà à la bourre ! J'vais me chercher de quoi me remettre d’aplomb et appelle toujours après le chien. Foutu mal de crâne ... . Bordel Lynch, t'es passé où bon sang ?! Je jettes un œil dehors en songeant que j'ai dormi en travers de la porte restée ouverte. Putain pourvu qu'il ne se soit pas fait la malle. Il est peut-être parti en vadrouille dans le quartier ??
Pas le temps de penser à toi avec tout ça, de toute façon, le souvenir laissé sur ma joue suffit à me pousser de nouveau dans mes retranchements. Reste là où tu es si tu préfères rester sur tes premières impressions et t'imaginer que j'aurais pu te faire un pareil coup d'enfoiré !

Putain sérieusement ... Lynch ! Je ne peux décidément pas me mettre à ta recherche. Trop de boulot aujourd'hui. A la place, je passe un coup de fil à ma môme. Elle s'en charge. Ouf. Elle aurait très bien pu m'envoyer bouler mais elle aime ce chien autant que moi. Quoi que là je me fais l'effet d'un sale con qui fait passer son boulot avant ses mômes ou plutôt son chien vu le contexte. Ce qui joue dans le fait que je ne sois pas trop inquiet, c’est sans doute également que je sais que Lynch est très prudent dans la rue. Nope putain, ça me fais vraiment chier de ne pouvoir me mettre à sa recherche. Passer un coup de fil à mon patron. Tiens le voilà qui appelle justement. Est-ce qu'il aurait retrouvé mon chien au boulot vu que je l'y ai déjà bien souvent emmené ?? Bah non, rien à voir. La raison de l'appel consiste à me donner le double de travail et me mettre encore plus la pression car je dois remplacer un mec absent. Il se fout de ma gueule là ??!!

- Tu peux pas trouver quelqu'un d'autre sérieux ? J'vais avoir du mal à assurer aujourd'hui et j’allais justement t'appeler car j’ai quelques emmerdes qui me sont tombés sur le coin de la gueule au réveil.

Bon pas moyen pour aujourd'hui. Boulot boulot. Pas le choix.

~*~



Pratiquement 17h ... je n'en vois plus le bout. Putain de journée !
Je n’ai pas mangé à midi, il faut vraiment que je fasse une pause. Et avec ça, les quelques appels donnés à Baluche sont tout sauf encourageants. Elle ne remet pas la main sur le chien et est de plus en plus inquiète. Une inquiétude qui se communique à moi plus encore et qui renforce ma frustration. Putain pas Lynch. J'aime ce chien ! J'ai rarement vu un toutou aussi extra. C’est un gros bébé. Tu aurais vu dans l'état où je l'ai retrouvé ce gros loulou ... . Et surtout tu aurais vu comme il m'a aussitôt adopté quand je l'ai tiré des pattes de ces satanés enfants de putains ce fameux soir où je l'ai trouvé en train de se faire démolir gratuitement.
Je lâche un profond soupir et suis presque prêt à tout laisser tomber pour me mettre à sa recherche quand je vois soudain une voiture non loin garée près d'un resto routier sur une route peu fréquentée. L'état de la bagnole fait peur mais ce qui attire ensuite mon attention, c'est la déco sur le capot. Putain on dirait ton tatouage ... . Mon cœur se serre, je vire à droite immédiatement et vais voir.

Il n'y a pas de doute sur le motif une fois devant la bagnole. Putain, qu'est-ce qui t'es arrivé ?? Je sais au fond de moi qu'il ne peut s'agir d'un simple hasard. Cette bagnole est forcément la tienne. T'as une vraie collection décidément. Je remarque du sang sur le siège en me penchant vers la vitre et aperçois également deux pulls souillés. Une bouteille de Bourbon un peu entamée et un sachet de cachets qui traine. Putain mais qu'est-ce que t'as foutu ??!!! Dis-moi qu'il ne t'es rien arrivé de grave. Dis-moi que ce n’est pas toi !

Fou d’inquiétude, je fonce droit vers l'entrée du resto lorsque je te vois assise contre le mur plus loin, les jambes repliées contre toi, le regard dans le vide. Tu portes une marque sur une joue entre autres. Lorsque j'approche face à toi, tu pouffes légèrement de rire. Moi je ne suis guidé que par l’inquiétude et l'angoisse et sans réfléchir, je m'agenouille à tes pieds et t'enlaces en te ramenant tout contre moi, sans un mot. Tu as l'air complètement ailleurs, silencieuse, apathique.

- Bébé ... laissais-je échapper avant de me reprendre et reculer comme si je venais de réaliser. Putain mais qu'est-ce que je fous ??!

- Hey ... comment tu t'es retrouvée dans cet état ? Hey oh !! dis-je en claquant des doigts à deux ou trois reprises sous tes yeux pour t'aider à rassembler tes esprits.

Tu te relèves difficilement sans un mot et viens te blottir dans mes bras. Je reste un instant bras ballants, surpris. Mais je ne peux résister bien longtemps à cette étreinte et te sers fort entre mes bras. Putain c'que je t'aime ... .

- Allez viens ... Je te soulèves, passant un bras autour de tes épaules et l'autre sous tes jambes puis te conduis au camion où je t'installes confortablement à l'arrière sur la banquette avec une couverture. Un petit bisou déposé sur ton front et je te demandes si tu as besoin que je récupère quelque chose dans ta voiture avant d'appeler une dépanneuse.

Direction chez toi. Tant pis pour le reste de mes livraisons. J'ai déjà paumé Lynch et n’ai pu aller à sa recherche, il est hors de question dans ton état de te laisser en plan. Je ferais mes livraisons plus tard dans la soirée puisque les quelques entreprises qu'il me reste comptent parmi nos plus fidèles et reçoivent des livraisons jusque tard dans la nuit. On a assez l'habitude de bosser avec eux pour qu'ils comprennent ce petit retard. Il me suffira juste de leur passer un coup de fil.
Arrivés chez toi, j'ai la surprise d'y trouver Lynch. C’est ton majordome qui l'a trouvé derrière la porte et qui a eu la gentillesse de s'en occuper. Je suis soulagé et Lynch semble l'être aussi doublement car il ne manque pas de démonstrations d'affection lorsqu'il nous voit. Je passe un rapide coup de fil à Baluche pour l'informer que j’ai retrouvé le chien chez Altéa. Puis je m'occupe de toi et t'allonges sur le lit dans ta chambre.

- Fais-moi voir cette vilaine blessure ... te dis-je en découvrant délicatement ton haut. Il faut nettoyer ça. Et te remettre un vrai bandage tout propre aussi. Je dépose un baiser sur ton épaule en me penchant sur toi avant d'aller récupérer le nécessaire. Putain, je balise rien que d'imaginer ce qui a bien pu t'arriver. Tu as tout ton temps pour m'expliquer ce qui s’est passé. Et j’en ai beaucoup à te raconter aussi en commençant par t'annoncer que ce que tu as vu hier soir a fini dans la benne à ordures au fond de ma rue. Un petit désagrément indépendant de ma volonté. Juste une ex qui a eu la folle idée de s'introduire chez moi comme ça après des mois sans nouvelles. Je tombe parfois sur des folles dingues. dis-je avec une pointe d'humour pour détendre l'atmosphère.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 18 Avr - 17:46



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


Ah ben, mon hallucination n’est pas fun du tout… t’aurais pu lui mettre une tête plus souriante, Altéa ! En plus j’adore quand il me sourit… Merde c’est trop près là, panique, alerte…Non c’est son odeur, ça mon esprit ne saurait pas imiter… tu t’agenouilles, tu m’enlaces… cette fois c’est sûr c’est lui, c’est toi, je ferme les yeux quelques secondes. Bébé, tiens c’est nouveau ça ! Puis tu recule vivement… why ? Tu me demandes ce qui s’est passé en claquant des doigts comme si j’étais un chien mais ce n’est pas ça qui me trouble le plus… dès que tu t’es séparé de moi, une bulle de froid m’a enrobé, un globe de glace qui me donne l’impression que mes os sont entrain de givrer, que mon sang ralentit sa course en se congelant peu à peu… Retrouver la chaleur de ton corps est ma seule pensée. Me redresser me prend plus de temps que je le voudrais. Tout est douloureux mais je ne titube pas. C’est surtout mes sensations nerveuses qui se réveillent, me rappelant de ce fait que j’ai reçu quelques coups. Je respire un bon coup et me blottis contre toi, t’entourant le cou de mes bras. Je pose ma tête contre ton cou, je sens ton odeur, ça me rassure. Tu restes sans réaction quelques secondes mais je m’en fous tu es là c’est tout puis tes bras me serrent. Je me sens soulevée tu me demandes s’il faut récupérer des trucs dans l’auto, je secoue la tête… elle est où d’ailleurs ? pfff je ne me souviens pas, mon esprit s’embrume de nouveau un peu, ce n’est pas grave, je réfléchirais plus tard. L’ascenseur s’ouvre, Lynch ! Qu’est-ce que ton chien fait chez moi ? Tu me montes dans la chambre et me dépose sur le lit. Je suis un peu groggy, mon cœur commence à retrouver un rythme plus conventionnel. Cependant je ne sens pas la fatigue mais la douleur et elle se fait ressentir désagréablement. Lynch nous regarde couché à la porte. Le majordome ramène une trousse de soin et une collation. Tu me fais quelques baisers sur l’épaule et me racontes que tu as jeté la fille dans une benne… non mais sérieusement, tu veux parler de ça maintenant ! Tu essayes une touche d’humour mais je ne suis plus d’humeur… je repousse tes mains doucement, je caresse la joue que je t’ai giflé.
« Désolée pour ça » je chuchote ce sont les premiers mots que je te dis depuis que tu m’as récupéré au resto « il me faut une douche, aide moi à me déshabiller, s’il te plait mon bras est trop endolori »
Je rentre dans la salle bain, tu me déshabille sagement. Tu me propose de l’aide pour me savonner, je décline. Je n’ai nulle envie d’un câlin pour l’instant mais plutôt d’une discussion dès que j’aurais retrouvé mes esprits. L’eau tiède y contribue grandement. Je retire les pansements mouillés ainsi que celui couvrant mon nouveau tatouage. Je m’examine, j’ai quelques bleus qui viennent de je ne sais pas où, il va falloir que je m’en souvienne. Tu grignotes ce que le majordome nous a laissé. Tout en ne me quittant pas des yeux… je ne vais pas tomber, rassure toi… Tu me remets des bandages mais les plaies ne sont pas très profondes, je suppose que les métamphétamines ingérées dans la soirée avaient dû fluidifier mon sang pour que ça coule tant… j’avais déjà eu l’occasion d’utiliser ces substances dans l’exercice de mes fonctions mais ce n’était que pour rester éveillée et je n’avais jamais été blessé et je ne les avais surement pas mélangés à tant d’alcool. Je récupère quelques affaires et sollicite de nouveau un coup de main mais pour me vêtir cette fois… Je suppose que ce n’est guère une de tes habitudes d’habiller tes partenaires.
« Tu m’emmènes avec toi sur le reste de ta tournée ? » tu as l’air d’hésiter « je vais bien, un peu groggy certes ! Je ne dormirais pas de toute façon »
Je monte dans le camion précédé de Lynch. Je ne sais pas trop par où commencer mais au vu de ces dernières heures, une discussion s’impose. Je ne sais pas ce que tu as fait de ta nuit mais de mon côté,  j’ai été… disons… imprudente. Je pense que si j’arrive à te dire combien tu comptes pour moi et selon ta réactivité des soirées comme celle-ci ne se reproduiront plu. Tu as eu délicate attention de t’arrêter à un Starbuck où nous faisons le plein de caféine. Tandis que tu roules, je me lance jouant avec la mousse de mon latte caramel.
« Tu m’as demandé quand tu m’as récupéré ce qui m’était arrivée… disons que j’ai croisé dans la soirée des personnes que j’aurais préféré ne pas rencontrer » dis-je calmement « à commencer par la pouf brune nue dans ton lit et pour finir deux empaffés bourrés qui avaient l’intention de me sauter dans un parking ! »
Je retire mes chaussures et pose mes pieds sur la banquette, pliant les genoux devant moi… un réflexe de protection ? Je porte le pantalon en cuir que tu aimes bien et un sweat à capuche assorti que j’aime bien. C’est surement ca la vie, un mélange des gouts de chacun pour un duo complice. Les cafés m’ont bien réveillé et remis les idées en place même si je ne me rappelle pas encore de toute la nuit.
« J’ai bien entendu, compris et accepté tes justifications mais admets que dans la situation inverse tu aurais certainement eu une réaction pas forcément plus mature que la mienne. Même si ce n’est peut-être pas toi qui aurait du recevoir cette gifle » dis-je les lèvres pincées.
Tu t’arrêtes pour une livraison, je me tais et je t’attends. L’attente n’est pas longue d’ailleurs. Je me suis rapproché du siège conducteur, je ne sais pas si ce sont les effets de l’alcool ou la peur qu’une prochaine fois l’un de nous deux s’en sorte moins bien mais plein de hardiesse, j’ai décidé d’exprimer mes sentiments… enfin d’essayer. Quand tu remontes, avant que tu ne remettes le contact
« Sam je ne suis pas douée pour exprimer mes émotions mais je tiens à toi, c’est pour ça que j’ai réagi un peu vivement hier » dis-je d’une voix mal assurée « je n’étais encore qu’une ado quand je me suis mariée, j’ai vu tant de personnes se déchirer depuis que je n’ai jamais souhaité avoir de sentiments pour qui que ce soit » je respire un grand coup, croise ton regard et continue légèrement rougissante mon discours « Quand nous nous sommes rencontré, l’attirance que j’éprouve à ton encontre s’est imposée à moi, sans que je ne puisse rien contrôler. Et c’est extrêmement perturbant. Tu es devenu un peu mon rayon de soleil et j’aurais du mal à m’en sevrer » je finis ma phrase avec un sourire timide.

made by MISS AMAZING.


Dernière édition par Altéa Finley le Dim 19 Avr - 17:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Dim 19 Avr - 10:48





Wirlpool in the heart.

  02 Sam & Altéa

Ma fierté a définitivement laissée place à l’inquiétude et le remord tandis que je prends désormais soin de toi au loft. Tu as tenu à prendre une douche et je t'aide à te rhabiller un temps plus tard. C'est à cet instant que j’ai l'occasion de pouvoir mieux détailler ce tatouage visiblement tout récent que tu portes à un endroit discrètement situé. Il doit faire environ six ou sept centimètres sur cinq. Je l'avais déjà remarqué avant que tu n'entres dans la douche et j’ai désormais tout à loisir de le contempler alors que je remonte doucement ton jean le long de tes jambes. Il s'agit d'un dragon au coloris rouge dont l'aile gauche elle, est noire afin de révéler le prénom qui se cache dessous, joliment incrusté dans une partie du motif ... mon prénom. Ça me touche en plein cœur. Je relève la tête vers toi doucement avec un petit sourire qui en dit long. Mes yeux brillent sûrement à ce même instant. Je dépose un baiser délicat et plein de tendresse sur le tatouage avant de finir de t'habiller. Ça me bouleverse. Ce tatouage n'a rien d'anodin, il en dit tellement long à lui tout seul.

« Tu m’emmènes avec toi sur le reste de ta tournée ? »

- J'adorerais mais tu devrais plutôt te reposer, te dis-je hésitant en sachant pertinemment que quand tu as une idée en tête tu ne l'as pas ailleurs et que tu sais généralement ce dont tu te sens capable, donc inutile d'y opposer quelconque argument de ce genre.

« Je vais bien, un peu groggy certes ! Je ne dormirais pas de toute façon »

Petit sourire, un baiser déposé dans le creux de ton cou et nous voilà de nouveau en route. Ma main se glisse dans la tienne tandis que nous rejoignons le parking où j’ai garé le camion. Lynch fait le fou derrière nous, il gambade comme un cabris à notre suite puis monte avec entrain dans le camion.

- J'ai eu une nuit difficile et ce matin en me réveillant, Lynch s'était fait la malle ... . Comment te dire ... je me suis retrouvé couché en travers de ma porte d'entrée grande ouverte ...

Pour un peu j'avais les fesses à l'air ... .

En chemin, je m'arrête pour aller chercher le plein de caféine avec ta gourmandise préférée que tu dégustes tranquillement une fois repris la route. Je reçois un appel de mon patron entre temps puis le silence se réinstalle dans la cabine alors que j'entame une portion de nationale pas mal encombrée vu le trafic à cette heure.

« Tu m’as demandé quand tu m’as récupéré ce qui m’était arrivée… disons que j’ai croisé dans la soirée des personnes que j’aurais préféré ne pas rencontrer » déclares-tu très calmement « à commencer par la pouf brune nue dans ton lit et pour finir deux empaffés bourrés qui avaient l’intention de me sauter dans un parking ! »

Je déglutis difficilement, m'efforçant de préserver mon calme et ne pas jouer au chevalier désireux de leur remettre la main dessus en te soutirant plus de détails. Tu te replies, genoux contre toi et je glisse un instant ma main sur l'une de tes cuisses. Tu portes ce pantalon de cuir que j'adore et un sweat qui te donnes un style que j'affectionne particulièrement. Mon esprit est toutefois en ébullition face à ce que tu m'apprends. Si je ne m'étais pas entêté dans ma connerie, je t'aurais rattrapé et rien de tout ça ne serait arrivé. Je réalise que j'aurais réellement pu te perdre et qu'il aurait pu t'arriver visiblement bien pire.
Tu poursuis sur ce qui s'est passé la veille en faisant référence à ta réaction. Propos auxquels j’acquiesce. Je n'ai pas le temps d'en dire plus, nous arrivons sur le lieu de la livraison. Je dépose un baiser dans le creux de ton poignet que je caresse un instant du bout du pouce tandis que nous nous regardons dans les yeux. Décroche Sam ... .

- Mets-toi de la musique si tu veux, tu sais comment ça fonctionne, dis-je en me décidant enfin à descendre.

Je n'en ai pas pour longtemps. J'ouvre la remorque à l'arrière et débute quelques aller-venues en songeant à ce que tu m'as dis. Je crains parfois que face à mes silences, tu te fasses des idées ou que tu n’interprètes mal. Je dois te paraître parfois impassible vu mon peu de réaction mais ça cogite là-dedans et ça ne me laisse pas insensible.
Nous échangeons avec un type que je connais tandis que je remplis un formulaire puis je croise le grand patron. Il fait partie de ces rares PDG super sympa et avec qui c'est toujours un plaisir de traiter. Un fidèle sur lequel on pourra assurément compter jusqu'à la fin. Ça fait déjà un sacré paquet d'années qu'on bosse pour lui et on a jamais eu de problèmes. Contrairement à certaines autres grosses boites dirigées par de petits péteux inconstant qui se font un plaisir de jouer aux chefs en râlant à la moindre occasion. Il y en a qui abusent salement pour tout et rien qui plus est, histoire de faire les coqs devant leurs employés. Le genre à s'en prendre à toi parce qu'ils n'osent pas en référer aux vrais fautifs aussi.

Je rejoins enfin le camion et remontes à bord. Je songe à ta bagnole pliée et à tout ce que tu ne m'as pas dis, tout comme ce que j'ai pris soin d'éviter de te faire partager moi aussi. Je me penche un instant vers toi pour récupérer un truc dans la boite à gants et ta main se loge dans mes cheveux en une douce caresse. J'adore quand tu fais ça. Échange de sourire. Puis alors que je m'apprêtes à remettre le contact, tu poses ta main sur la mienne pour arrêter mon geste. Tu affiches un air grave, aussi je me tourne calmement vers toi pour t'offrir toute mon attention. Je dois dire que je flippe un brin face à ce que tu t'apprêtes à me dire. Tu sembles légèrement hésitante.

« Sam je ne suis pas douée pour exprimer mes émotions mais je tiens à toi, c’est pour ça que j’ai réagi un peu vivement hier » Ta voix sembles légèrement tremblante. « je n’étais encore qu’une ado quand je me suis mariée, j’ai vu tant de personnes se déchirer depuis que je n’ai jamais souhaité avoir de sentiments pour qui que ce soit » Je t'écoutes attentivement tandis que les battements de mon cœur se font plus frénétiques, mués à demi par une angoisse qui n'a pas lieue d'être mais que je ne peux m'empêcher de ressentir. De ton côté, tu regardes partout sauf dans ma direction jusqu'au moment où ton regard croise le mien. Tu rougis et semble d'autant plus hésitante un instant. « Quand nous nous sommes rencontré, l’attirance que j’éprouve à ton encontre s’est imposée à moi, sans que je ne puisse rien contrôler. Et c’est extrêmement perturbant. Tu es devenu un peu mon rayon de soleil et j’aurais du mal à m’en sevrer »

Mon angoisse s'envole au fil des mots alors que les tout derniers muent cette fois ci les battements de mon cœur en une toute autre symphonie. Mes doigts glissent sous ton menton pour te forcer à me regarder. Je te défis de détourner le regard, je veux que tu y lises tout ce que tu provoques en moi à ces mots.

- Tu es ma drogue ... une toute délicieuse drogue à laquelle j'ai succombé dès l'instant où mon regard a croisé le tien. Aucune raison d'avoir à se sevrer d'un pareil mal. Je veux au contraire m'en repaître sans limite.

Mes yeux ne quittent plus les tiens qui ont cette intensité qui révèle des éclats d'ambre dans leur délicat noisette. Magnifiques.

- Je me suis refusé à tout type d'attachement jusqu'ici, dis-je pour te faire comprendre qu'en dehors du cul, c'est tout ce qui valait la peine que je fréquente une femme à l'occasion. Tu es l'exception et ça en dit beaucoup, crois-moi.

Mon ton est presque rude, comme si j'avais du mal à mon tour à t'exprimer tout ça. Je ne veux pas te dire je t'aime. Ces mots-là je te les réserves le moment venu, sans rien préparer. Ils s'inscriront alors d'eux-même en parfait adéquation avec l'instant ... instant qui nous marquera tous les deux pour mieux renforcer encore cette magie entre nous. Cette alchimie délicieuse qui me tourmente délicieusement.

- Je suis littéralement fou de toi ... glissais-je tout contre tes lèvres.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Lun 20 Avr - 9:11



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


« Tu es devenu un peu mon rayon de soleil et j’aurais du mal à m’en sevrer »
J’ai réussi à le dire sans faiblir en articulant assez pour que ce soit audible et que tu l’entendes… mon cœur s’accélère, je sais pertinemment que tu ne me repousseras pas… mais j’appréhende ta réaction ou plutôt ton manque de réaction. Tes doigts caressent doucement mon visage et m’obligent à ne pas esquiver ton regard. Tes yeux brillent autant que les miens et expriment combien tu tiens à moi, une larme roule sur ma joue.
- Tu es ma drogue ... une toute délicieuse drogue à laquelle j'ai succombé dès l'instant où mon regard a croisé le tien. Aucune raison d'avoir à se sevrer d'un pareil mal. Je veux au contraire m'en repaître sans limite.
Ta main remonte essuyant délicatement la larme. Je souris
- Je me suis refusé à tout type d'attachement jusqu'ici. Tu es l'exception et ça en dit beaucoup, crois-moi.
Ta voix est moins hésitante que la mienne mais le ton est sec. Cependant je crois que c’est pour te protéger, ce n’est pas la première fois que tu as ce ton avec moi et à chaque fois c’était dans des circonstances particulières. Notre première discussion sur ton perron, avant que l’on fasse l’amour sur mon capot. Tu te rapproches de mon visage, j’entoure ton cou de mes bras.
- Je suis littéralement fou de toi ...
Tu m’embrasses, je grimpe sur tes jambes te chevauchant. Je sens le volant dans mon dos. Mes mains parcourent avidement ton torse. Nos lèvres se scellent en de passionné baisers exprimant bien mieux nos émotions que nous n’avons su le faire avec nos mots. J’entends du bruit... Merde on est toujours garé sur ton lieu de livraison et y a un peu de monde en plus… Je recule amusée, je pince ma lèvres et tu m'aides à regagner ma place.
« C’est peut-être pas l’endroit idéal » dis-je en rigolant
Tu me propose de remettre ça après avoir fini ta tournée. Tu démarre et reprends ton taf. Je suis ta drogue… je souris bêtement… merde drogue.
« Il va falloir que l’on repasse à la voiture, s’il te plait… j’ai deux trois trucs à y récupérer et déverrouiller le système de soulèvement »
Tu me demandes comment j’ai eu l’accident et combien j’ai de voiture encore. Je rigole… Les voitures et les mecs !
« J’ai 4 voitures et une moto » dis-je avec un sourire ironique «  et je sens que cette discussion ne va pas tourner à mon avantage »
Cette fois c’est toi qui souris amusé.
« J’ai la Mercedes et la Dodge que tu connais déjà, une moto et une jeep à Newhaven… tous ces véhicules sont bleu métallique… puis j’ai une Dodge à Las Vegas, tu l’aimerais surement et les voitures blanches sont celles de Jamie puis les véhicules gris ou noir sont à la société ou à la famille même s’il est rare qu'en dehors Jamie ou moi quelqu’un d’autre les utilise… et quand à l’accident, je ne sais plu trop je te voyais partout…j’ai dû manquer de vigilance ou j’essayais de t’écraser… je me souviens que tu hantais mon esprit et je voulais que tu en sortes et ce petit bolide c’était la première fois qu’elle sortait»
Je regarde les dégâts soit elle est abîmée mais j’ai l’impression qu’il s’agit surtout de tôle froissée, impressionnant mais réparable. Je récupère les affaires éparpillées et les fourre dans un sac puis je mets le sachet de comprimés dans une poche de mon sweat sous ton regard désapprobateur. On s’arrête de nouveau en chemin pour quelques achats où tu m’accompagnes sans grand plaisir. Crains tu que je me fasse de nouveau agresser ? Ou l’inverse ? À moins que ce soit pour être sure je ne tombe pas ou ne m’enfuie pas ?…D’ailleurs fuir… Si on retourne au loft j’aurais le droit à un interrogatoire de mon frère, et il est hors de question que je mette un pied dans ta chambre, tu n’as pas dû avoir le temps de nettoyer. Je te propose d’aller dormir dans un motel vers long beach sur le bord de mer. Tu as l’air intrigué.
« Lorsque je suis à New York, si je veux m’isoler je vais dans cet établissement, je sais c’est à moins de vingt minutes de chez moi mais il n’y a pas de caméra, personnel ou famille pour m’observer et m’écouter… c’est plus tranquille… puis le cadre est sympa, tu verras. A Manhattan, il y a les frères à la maison pour le weekend et chez toi… » Je te regarde l’air narquois « je préférais que tu retires les traces de sa présence ce que tu n’as pas dû avoir le temps de faire et si tu n’as pas le temps on peut appeler pour le faire faire »
Je ne crains que ma dernière remarque ne te déplaise mais ce n’est pas faux. Je n’ai guère envie d’aller chez toi et, il est tout aussi vrai que je pourrais faire nettoyer ta chambre avec un coup de fil. Hum coup de fil, il faut que je mette en service le nouveau téléphone. Tandis que le camion roule, il ne te reste plus qu’un arrêt à faire. Je m’atèle à la tâche. Je contacte mon travail, décline mon identité, mon numéro d’identification et demande l’affectation du numéro d’appel ainsi que la synchronisation de mes données. Je n’aurais pas retaper mon répertoire, les avantages de la technologie, j’aime. J’écoute les instructions. Je réalise que ça doit être la première fois que je passe un appel professionnel devant un civil sans que ça me dérange. Je connais pourtant les règles, j’en ai transgressé quelques-unes ces dernières vingt-quatre heures et ça m’est égal. Ce qui l’est moins, c’est ce que m’annonce le soldat au bout de la ligne, Le commodore me contactera ! L’armée a une hiérarchie très précise, les soldats ne s’adressent qu'à la personne qui a un grade au-dessus d’eux et inversement. L’amirauté ! Trois grades au-dessus de mien, je me demande quelle catastrophe, il peut y avoir pour qu’un haut supérieur veuille s’entretenir avec moi et au téléphone en plus mais je les saurais bien assez tôt. Nous arrivons au motel, la chambre que je préfère est libre. Un peu à l’écart, elle a un accès à l’étroite lande de pins qui jouxte la plage. Nous déposons les sacs dans la pièce et sortons profiter du jour qui tombe. Je regarde rêveusement la mer, je sens la chaleur de ton corps dans mon dos. Tes bras m’enserrent, les miens sont posés dessus, ton souffle courre sur ma nuque y faisant naître de délicieux petits frissons. Un dernier regard sur l’horizon, j’aimais partir en mission à l’étranger, est ce que ça va me manquer ? Je ferme les yeux quelques secondes et me retourne. Je caresse ta joue, passe ma main dans tes cheveux et t’embrasse. Non c’est toi qui me manquerais si je devais repartir des mois.

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Jeu 23 Avr - 9:43



Wirlpool in the heart.

  02 Sam & Altéa


Je sais pertinemment ce dont il s'agit en voyant ce sachet de comprimés que j'avais remarqué plus tôt dans la journée en te trouvant et si ce n'est un regard que je t'adresses, je n'ai certainement pas l’intention de te glisser quelconque réflexion à ce propos. Je ne suis pas ton père, tu es une grande fille et je n'aime pas me placer en tant que donneur de leçons, encore moins avec toi. J'imagine très bien qu'il ne s'agit que d'une exception alors que tu devais être tout comme moi au trente sixième dessous même si ton cocktail était une combinaison très dangereuse ... la preuve à en juger l'état de la voiture et celui dans lequel tu te trouvais encore un peu plongée lorsque je t'ai trouvée ici. Je n'ose même pas imaginer ce que ça a pu donner plus tôt. Au moins, tu ne t'aies pas retrouvée étalée en travers de ta porte d'entrée toi. A se demander qui a mieux encaissé que l'autre malgré la différence d'ingrédients.

Une fois récupéré tes affaires, nous allons faire deux ou trois courses avant que nous ne nous penchions sur différentes options pour la suite. Le loft ... présence de ton frère que tu ne sembles pas vouloir croiser pour l'instant. Chez moi ... non plus. D'ailleurs il faudra en effet "décontaminer" la zone et par la même occasion faire changer la serrure de l'entrée. Ta troisième option m'emballe moi aussi. Une petite virée en bord de mer sera idéale. Cependant, tu m'intrigues, qui plus est lorsque tu fais référence à une surveillance. J’hésite à relever car je crains de m'emporter. Qui peut vraisemblablement accepter d'être sous la surveillance de caméras ainsi que sur écoute ? On parle bien de chez toi là ? Ou ai-je mal compris ? S'il y a en effet ce genre de système chez toi, ta famille me fait encore plus pitié que l'idée que j'en ai déjà pour le peu que j'en sais. La tune va visiblement de pair avec la paranoïa. A moins que ça ait tout-à-fait à voir avec autre chose ? Ou alors je suis vraiment fatigué et suis complètement à côté de la plaque. Quoi qu'au vu de ce que ta famille te pousses visiblement parfois à faire pour donner une certaine image, je ne dois pas être tant à côté de mes pompes que ça. Newhouse je vais finir par t'enlever loin de tout ça. Ce n'est pas une vie toutes ce superficiel et ces mondanités.
Mais juste par curiosité, en m'évitant de réagir trop brusquement sur ta réponse, je te demandes tout de même si j'ai bien compris cette histoire de surveillance.

En route, tu passes un appel professionnel. Tu n'es pas censée être plus discrète par rapport à ça ? Décliner ainsi ton identité etc. En même temps j’en ai déjà pas mal vu avec toi. Quoi qu'il en soit, j'imagine que tu fais exception poussée par la confiance que tu as en moi. Je n’ai cependant rien à redire là-dessus et reste concentré sur ma route. Une dernière livraison m'attends avant que nous nous rendions à Long Beach.

Nous arrivons au motel un temps plus tard. Visiblement, la chambre que tu préfères est libre et je dois dire que c'est un joli choix en effet puisqu'elle se trouve un peu à l’écart et donne accès sur l’étroite lande de pins qui jouxte la plage. Nous sortons aussitôt profiter du jour qui décline à l'horizon. Placé dans ton dos, je glisse mes bras autour de toi tandis que les tiens se posent par-dessus. J'aime le parfum de tes cheveux et je ferme un instant les yeux, songeant à ce que j'aurais pu perdre si ça s'était passé autrement. Tu te tournes bientôt pour me faire face, restant dans l'étau de mes bras tandis que je rouvre doucement les yeux. Ta main glisse sur ma joue avant de continuer sa course dans mes cheveux. Tes lèvres se juxtaposent aux miennes avec douceur dans un baiser qui semble durer une éternité.

Nous marchons le long de l'eau pieds nus l'instant suivant. Tu m'en dis plus sur tes frasques de la nuit dernière et te révèles curieuse d'en savoir également plus sur les miennes. Je te racontes alors comment j'ai atterris devant chez toi, malmenant la voiture à force de couper le contact aussitôt après avoir redémarrer à force d'indécision. J'ai presque honte de te dire que c'est ma fierté et mon idiotie qui m'ont finalement fait renoncer.

- Ensuite, je ne sais plus très bien. J'me suis envoyé une bouteille et j'ai finis par atterrir ... Je laisse ma phrase en suspends. Non c'est pas une bonne idée. Te balancer que j'ai été sur la tombe de ma femme ne va pas te plaire. Tu risques de mal le prendre. Mais je ne peux pas te le cacher, tu capteras aussitôt si je m'arrête là que quelque chose cloche. A la place, je balance alors. Je lui ai parlé de toi.

Je passe sur l'endroit où se tenait mon alliance il y a encore quelques temps. Comme par réflexe. Tu captes d'ailleurs mon geste aussi bref soit-il et tu comprends alors aussitôt. Je me sens con. Aller sur la tombe de sa femme pour parler sans cesse de toi et lui demander des solutions. J'étais complètement désespéré.

Plus ça va, plus je te pousses, pieds dans les vagues au fur et à mesure de notre balade jusqu'à finir par te soulever et nous embarquer dans l'eau sous tes protestations. Et on tout habillés et alors ?!

- T'as peur Newhouse ? Tu crois que c'est si froid que ça ? te taquinais-je alors que l'eau m'arrive déjà aux genoux tandis que je progresse doucement dans l'eau. Eau qui doit être à environ 15°c. D'ailleurs, il y en a un que ça n’effraie pas le moins du monde puisqu'il fonce droit dans l'eau en nous éclaboussant copieusement au passage.



made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Ven 24 Avr - 1:21



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



« Oui, mes parents ont voulu être prudents. Enfin je crois j’ai toujours été chaperonné quand ce n’est pas le clan c’est l’armée »
Que pourrais-je te dire sur la surveillance du clan ! J’avais toujours eu un chaperon que ce soit ma nounou, notre majordome, un chauffeur, ou même David. Quand j’étais rentrée d’Afghanistan, Jamie avait aménagé le loft et je n’ai rien modifié. J’élude la question, si tu veux vraiment savoir tu me redemanderas mais je doute qu’aucun de nous deux soit en état d’aborder le sujet de ma famille ce soir, ni l’envie d’ailleurs. Je crois qu’on a eu assez de tensions comme ça ces dernières vingt-quatre heures. Le crépuscule est agréable, la plage est calme, nous ne sommes pas encore en  saison touristique.
« Cette nuit, je crois que j’ai fait plus que cogner les deux idiots, j’ai quelques bleus qui viennent de je ne sais où…Puis balancer mon téléphone dans l’East river n’est pas ma plus brillante idée. J’espère ne pas avoir fait trop de bêtises », dis-je penaude…je me tourne vers toi souriante. « Et toi tu te souviens de quoi de ta soirée ? »
Tu me racontes que tu as trainé au pied du loft un bon moment puis tu as bu une bouteille et là tu deviens hésitant. Ce qui of course a le don de m’intriguer fortement…
- Je lui ai parlé de toi
Lui ? De qui parles-tu ? Mon cœur s’accélère mais je ne dis rien, d’un ton air ne m’y incites pas et deux je préfère que tu ne parles que si tu le souhaites. Tu passes ton doigt l’espace d’un instant là où il y a encore quelques semaines prônait ton alliance. Oh… ta femme… Cara ! Tu as parlé de moi à ta femme morte… oups, celle-là je m’y attendais pas… on réagit comment dans ce type de cas ? Je passe en revue dans mon esprit les étiquettes sociales que l’on m’a enseigné mais je n’en vois aucune qui corresponde à la situation… j’opte pour un sourire compatissant… même si ça bouillonne dans ma tête. Qu’attendais-tu de cette conversation à sens unique ? Est-ce que je ferais ce genre de chose ? Probablement pas mais le peu que tu as dit ou plutôt que tu n’as pas dit sur ta femme me fait penser que tu l’aimais surement plus que je n’aimais mon mari… Drôle de pensée, mais depuis que je t’ai rencontré force est de constater que j’ai remis beaucoup de choses en question. Entre autre, mon mariage… oh des sentiments pour lui, j’en avais eu, mais je crois aujourd’hui que si je le rencontrais maintenant même je n’avais pas croisé ton chemin, je ne l’épouserais pas… je suppose que j’avais cédé à l’ambiance du moment, à la fougue de la jeunesse et je pense aussi que j’espérais sortir du clan Newhouse… j’ai appris depuis que je ne pouvais pas ne plus être une Newhouse, c’est dans mon sang mais je me suis rendu compte que je n’étais pas obligée de leur obéir par habitude. Nous avons retiré nos chaussures et nous marchons dans l’eau fraiche. Lynch est joyeux et s’éclate en courant autour de nous décrivant de longs ovales. Plus ça va plus tu nous fais rentrer vers du profond de plus en plus joueur. Tu me soulèves en continuant d’avancer dans les vaguelettes.
« Non, oh  non »je proteste
-t’as peur Newhouse ? Tu crois que c’est si froid que ça ? Dis-tu taquin
« Oh non s’il te plait ! Oui c’est froid c’est sûr mais repose moi sur le bord » suppliais-je « je n’ai pas envie de mouiller mon pantalon en cuir et je n’ai pas envie de remettre dans l’eau un autre téléphone… allez s’il te plait… » Tu as l’air d’hésiter un moment
Lynch quant à lui, il fonce dans l’eau à grand renfort d’éclaboussures… petit con. Tu me reposes sur la berge, je retire mon sweat et puis j’enlève mon pantalon. Je me retrouve en shorty et soutien-gorge mais dans un lieu aussi désert ça ne me perturbe pas un instant.
« tu veux toujours ton bain » dis-je en chahutant
Ouch c’est quelques peu frais mais je continue à avancer te faisant reculer… Allez courage Altéa tu as déjà connu plus froid… Lynch t’ayant bien éclaboussé tu ne crains pas du tout de mouillé ton jean. Je t’ôte ton haut qui rejoint le reste de mes fringues. Puis je tombe dans tes bras, je mords ton oreille tendrement. Tu me soulèves et mes jambes enserrent ta taille. Je t’embrasse et ma langue recueille les embruns salés déposés par les éclaboussures sur tes lèvres. Lynch tout foufou sautille au tour de nous. Nous finissons par être tous les trois trempés et tu me jettes dans l’eau. Tu plonges aussitôt et nous jouons dans l’eau quelques minutes. Je commence à avoir froid, la chair de poule commence à marquer ma peau. Je secoue la tête, mes cheveux font voler plein de gouttes salines et je rejoins la berge. Je me débarrasse de mon haut humide et j’enfile mon sweat. Nous rentrons à l’hôtel pour nous réchauffer sous une bonne douche chaude et torride. Après quelques câlins nous nous endormons nus dans les bras l’un de l’autre.
Quand je m’éveille, tu as l’air plongé dans un profond sommeil. Lynch ronfle dans un coin de la chambre. Je me lève doucement et le plus silencieusement possible. Je récupère quelques fringues et sort. Lynch se joint à moi. Je me retourne et te contemple un moment, ta respiration régulière, ton torse…Mon téléphone vibre, je ferme la baie vitrée et prends l’appel sur la plage. Le commodore est matinal, tu t’es réveillé, je te vois derrière la vitre. Une nouvelle mission dont je me passerais bien. Le sourire que je t’adresse disparait peu à peu à l’écoute des instructions qui me sont fournies. Je me retourne, un frisson me parcoure. Je raccroche et shoote dans le sable. Je dois être Little Creeks en Virginie dès mercredi. Je palpe rapidement mes blessures de la nuit précédente, elles sont sensibles, je ne pourrais pas exécuter ce type de mission dans cet état mais renoncer me parait déloyal envers mon devoir. Je te rejoins pour le petit déjeuner.
« Ils veulent m’envoyer en mission, un truc un peu délicat, j’ai quatre jours pour me remettre d’aplomb » te dis-je sans rentrer plus dans les détails mais mon sourire sonne faux.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 25 Avr - 15:47



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa


122 Certains dialogues ont été convenus d'avance avec Altéa afin de mieux pouvoir rebondir au travers de mon post.


- T’as peur Newhouse ? Tu crois que c’est si froid que ça ? Dis-je taquin alors que je te conduis dans la flotte.

« Oh non s’il te plait ! Oui c’est froid c’est sûr mais repose moi sur le bord. Je n’ai pas envie de mouiller mon pantalon en cuir et je n’ai pas envie de remettre dans l’eau un autre téléphone… allez s’il te plait… »

Je fais mine d'hésiter un instant.

- Tes arguments sont valables.

Je te reposes sur la berge et pour mon plus grand plaisir, tu te débarrasses alors de tes fringues pour te retrouver simplement en shorty et soutien-gorge. C’est désert dans ce coin-ci mais je te soupçonnes si ça avait été le cas contraire, de n'avoir pas moins eu de scrupules à te mettre ainsi en petite tenue.

« Tu veux toujours ton bain ? »

- Tu croyais que j'y aurais renoncé si facilement ... ?

Et oui mon ange, je n'attendais que ça. Je sais comment titiller ton côté joueur. Je me laisse d'ailleurs guider à reculons dans l'eau alors que pour ma part, je suis resté comme j'étais. Mon jean ne craint plus rien maintenant qu'il est déjà en partie trempé. Tes mains se placent bientôt sur mes flancs, faisant doucement remonter le tissu de mon t-shirt, non sans me faire frissonner. J'ai envie d'attraper tes mains et de les guider plus bas, de les faire glisser sur ma peau et me repaître de chaque caresse que tu m'offriras. Le dit haut rejoint le reste de tes fringues et tu tombes entre mes bras alors que je me laisse glisser légèrement en arrière. Je raffole de ces gestes tendres comme présentement lorsque tu me mordilles l'oreille avant de descendre dans mon cou. Je t'agrippes d'autant plus fort puis te soulèves pour que tu puisses placer tes jambes autour de ma taille.

- Serres-moi plus fort encore ...

Agrippes-toi comme une folle à mon cou, enserres-moi, embrasses-moi. Passe encore ta langue le long de mes épaules. Enlace-moi comme si ta vie en dépendait ou comme si tu angoissais littéralement à l'idée de ne plus trouver mon contact et de ne plus sentir mes mains courir dans tes cheveux et sur ton corps. Ton corps divin sur lequel mes doigts glissent toujours de façon plus malicieuse sous les pièces de dentelles qui parent encore ton corps et que j'ai férocement envie de t'arracher.
La température de l'eau devrait cependant calmer un peu mes ardeurs ou tout du moins m'aider à les contenir. Tu m'échappes un instant de ma propre volonté et je plonge alors. Nous chahutons comme des mômes tandis que Lynch trace des cercles autour de nous, tout plein de l'entrain qu'il a à revendre. C'est marrant de le voir tourner sans fin et nous finissons par éclater de rire en pariant sur le moment où il se fatiguera.
La fraicheur de l'eau a cependant bientôt raison de nous et même mes baisers et mon corps de nouveau collé contre le tien n'y suffisent pas. Nous regagnons ainsi bientôt le sable.

- Tu me pardonneras aisément si je ne peux m'empêcher de te dévorer avant d'arriver ... te susurrais-je à l'oreille alors que mes lèvres courent déjà sur ta peau perlée de gouttes salées tandis que tu te rhabilles du mieux que tu peux sous mes délicats assauts.

De retour à l'hôtel, c'est une douche torride qui nous attend. Je ne saurais dire combien de temps l'eau coule sur nos corps qui n'ont de cesse de se jouer de l'autre et de s'embraser, se consumer, alimentant toujours plus intensément la passion qui nous habite. Toute la nuit ... chaque seconde, chaque minute et chaque heure est un flot incessant et bouillonnant imprimé par une fougue sans pitié, tumultueuse, incessant, brutale, sauvage. Je te désires à en crever. Je te désires jusqu'à l'épuisement.


~*~


La douce lumière de l'extérieur qui perce par la baie vitrée me tire du sommeil. J'ouvre un œil, la tête enfoncée dans l'oreiller tandis que ma main tâte la place à côté. Tu n'es plus là. C'est marrant, tu es toujours la première éveillée. Aurais-je un jour l'occasion de te voir à nouveau dormir paisiblement et pouvoir te réveiller en déposant une foultitude de délicats baisers sur ta peau pour ainsi pouvoir te réveiller en te distillant de doux plaisirs selon où je me serais déjà aventuré alors que tu ouvriras les yeux.

Je ne tarde pas à me lever et te remarques derrière la vitre. Tu m'adresses un sourire qui semble diminuer petit à petit. Je ne viens pas tout de suite vers toi et fais un tour par la salle de bain. Puis j'attends que tu me rejoignes alors que je commence à préparer le petit déjeuner quelques minutes plus tard. J'ai une dalle d'enfer ce matin et je nous prépare quelques petites choses dont tu raffoles ainsi que des gaufres. Je te laisses le temps de trouver le courage de me faire part de ce qui te perturbes. Je le vois à ton air. Aussi tu m'apprends bientôt que tu as reçu un appel et que tu dois être à l'endroit prévu dès mercredi.

« Ils veulent m’envoyer en mission, un truc un peu délicat, j’ai quatre jours pour me remettre d’aplomb »

- Quatre jours .. vu ton état ... glissais-je sans en dire plus.

Je vois bien que ton sourire se voulant pour ainsi dire rassurant sonne faux. Et je n’ai pas besoin de te pousser réellement pour que tu m'en dévoiles plus.

« Le haut commandement m’envoie à Nassau pour une mission délicate et sans mon équipe qui plus est. Je connais la cible, Dimitri Rogizian, Le diplomate Serbe que tu as vu à l’O’Maley avant de me filer au Titty twister. Le commodore veut que je connaisse les contacts de cet homme ... Quelques soient les moyens à employer. »

Je comprends aussitôt le genre d'implications dont il s'agit et les manœuvres de séduction dont il s'agit pour user du genre de ruses auxquelles j'ai assisté cette fameuse fois que tu viens d'évoquer. Mauvais souvenir. Je serre les poings sur la table, tentant de me contenir. Je n'ai pas envie de me laisser emporter par ce genre de réactions. C'est certes justifié mais trop immature et lourd à mon goût. Je ne veux pas devenir l'un de ces emmerdeurs jaloux à l'extrême.
Nous restons silencieux, tu sembles comprendre que je cherche juste à me calmer un instant et qu'aucun mots ne suffira à m’apaiser.

- Sujet clos. Viens par là ... te glissais-je avec un doux sourire une fois calmé. Mes mots sont là une preuve que je passe là-dessus même si je comprends parfaitement ce que ta mission implique. Tu sais que je sais. Et tu sais que j'ai décidé de prendre sur moi. C'est là la meilleure preuve que je puisse t'offrir quant à mes sentiments pour toi ainsi que de mon respect.
Ces réflexions sont brèves et je glisse aussitôt ma main dans la tienne pour t'embarquer à ma suite sans te donner la moindre indication. Tu ne comprends que lorsque nous finissons après une marche sur la plage par nous trouver face à des chevaux que nous avons alors l'occasion de louer pour une balade matinale.

- Tu grimpes ? te dis-je en montant sur la magnifique monture qu'on nous propose en te laissant une place devant moi pour ainsi pouvoir t’accueillir dans entre mes bras. A toi les rennes, mon ange. Je dépose un baiser dans ta nuque et nous voilà partis.

Ne plus penser. Profiter de l'instant pour pouvoir pleinement profiter de toi sans penser à ton départ ni à l’inquiétude qui va de paire avec la nature de ta mission ainsi que le danger toujours présent dans ce type de boulot. Sache juste une chose, je suis fier de toi et jamais je ne veux que tu éprouves de la honte à exercer ce boulot. Ceci, je te le dis sagement au creux de l'oreille alors que les sabots du cheval foulent le sable à un rythme qui s'emporte bientôt pour nous offrir le plein sentiment de liberté.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Dim 26 Avr - 14:36



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



- Quatre jours… vu ton état… me dis tu
Mouais quatre journées même si à mon avis mon départ pour Bahran ne sera que dans sept ou huit jours. Il me faudra plus d’instructions et peut être même un peu d’entrainement. D’ailleurs, en parlant de ça mes blessures me brulent toujours un peu, j’aurais intérêt à les désinfecter de nouveau… le bain d’eau de mer n’est pas l’idée la plus brillante que nous ayons eu, le sel n’aidant po du tout à la cicatrisation.
« Le haut commandement m’envoie à Nassau pour une mission délicate et sans mon équipe qui plus est. Je connais la cible, Dimitri Rogizian, Le diplomate Serbe que tu as vu à l’O’Maley avant de me filer au Titty twister. Le commodore veut que je connaisse les contacts de cet homme » … j’hésite un peu. … « Quelques soient les moyens à employer. »
Tes points se serrent quelques instants. De toute façon quoique je dise, ça sera néfaste… Au mieux je t’inquiète un peu plus au pire tu t’énerves… autant attendre, j’en profite pour aller changer les pansements et nettoyer les plaies.
- Sujet clos. Viens par-là me dis tu souriant et détendu
C’est une option comme une autre pour se détendre, ne pas aborder les sujets qui vont gâcher le weekend end. A moins que ce ne soit pour me signifier combien tu as confiance en moi et combien je peux compter sur toi, tu seras toujours là. Tu me proposes une balade sur la plage, ta main prend la mienne et nous marchons tranquillement sur le sable profitant de quelques rayons de soleil printaniers. Nous arrivons devant un manège où sont attachés des équins de toutes tailles. Tu choisis le plus grand, un Missouri fox trotter, il a une superbe robe alezane claire avec une balsane mouchetée de caramel plus foncé. Le propriétaire descelle l’animal, ne laissant que le chabraque et la bride. Tu montes en premier.


- tu grimpes ? me dis tu en désignant la place devant toi
Gros malin, ça va être moins simple de l’enjamber maintenant que tu es déjà dessus. Le palefrenier me fait la courte échelle tandis que tu m’attrapes par la taille, me collant au plus près de toi pour enjamber l’équidé. Je soupçonne que tu sois monté en premier pour me plaquer contre toi… Tu n’as pourtant point besoin de ce subterfuge, j’aurais avec plaisir monté un autre type d’étalon. Sentir tes … oups ses muscles réagir à la moindre de mes sollicitations me donne une sensation de toute puissance… hum te chevaucher n’aurait rien désagréable non plus… Altéa un peu de contrôle,
- à toi les rennes, mon ange.
Je sens ton souffle dans mon cou, des frissons me parcourent. Le cheval se lance au pas, j’allonge les rênes et l’animal allonge le pas, augmentant légèrement l’allure. Tu me chuchote que tu es fier de moi et que je n’ai aucune honte à avoir de mon emploi. Je ne me suis jamais senti humiliée de ce que je faisais, je sais me battre, j’utilise des armes un peu moins conventionnelles parfois. On m’a appris à me battre, à défendre ma nation c’est quand j’arrêterais que je ne suis pas sure d’être quelqu’un. Mais je n’en suis pas encore là. Ta présence, la chaleur de ton corps, la tendresse que tu montres à mon égard me réconfortent et m’effraient tout au temps. Lorsque je pars à l’étranger, je ne suis jamais sure qu’il y aura un retour et cet ordre de mission n’échappe pas à la règle. Avec le temps je me dis que la devise des soldats devrait être la locution latine d’Horace quam minimum credula postero… Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain… je me retourne et t’embrasse.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Jeu 30 Avr - 12:18





Wirlpool in the heart.

  02 Sam & Altéa


Notre allure augmente tandis que le cheval prend de la vitesse, ses sabots frappent le sable à un rythme régulier, nous parcourons la plage à vive allure. J'ai toujours bien aimé faire du cheval. C'est ma femme qui m'a appris d'ailleurs, même si plus jeune, j'avais eu deux-trois fois l'occasion.
Ce sentiment de liberté me file des frissons, mais plus encore ta présence, ton corps placé tout contre le mien, ton parfum qui m’enivre avec délicatesse et qui me donne juste envie de te croquer le cou. Puis le cheval ralentit l'allure et tu te retournes un instant pour m'embrasser tandis que je me penche.
Les flots brillent sous la lumière du soleil. Tout semble nous envelopper dans un moment idyllique. Foutu romantisme qui ne m'avait plus étreint de la sorte depuis longtemps. j'ai l'impression de découvrir un nouveau moi. Je ne veux cependant devenir un de ces types mièvres ... peu de chance pour ça toutefois. Il faut juste savoir savamment doser les deux.

Notre balade s'éternise sous le soleil matinal puis nous décidons après être descendus de cheval, de nous rendre sur le marché qui a lieu non loin. De merveilleuses odeurs nous titillent les narines. Saveurs fruitées qui s'élèvent dans l'air et nous pousse à manger quelques fruits en chemin. Nous passons ensuite dans les allées aux agréables fumets de charcuterie entre autres. Tout ceci nous met l'eau à la bouche et main dans la main, nous décidons de nous rendre toutefois en prenant notre temps pour traverser le marché en entier, jusqu'à un restaurant que j'ai repéré la veille en passant devant. Nous déambulons donc encore un peu, main dans la main puis passons vers une étale où sont vendus des bijoux artisanaux. Il y a ces bracelets en macramé, perlé de petits coquillages avec une plaque en bois de coco que le vendeur se propose de noter avec le ou les prénoms ou même une petite citation que l'un ou l'autre souhaite. Je t'en offres un et te laisses choisir l'inscription. Je te le passes au poignet puis dépose un baiser sur le dos de ta main. Un regard échangé suffit à te montrer tout le plaisir que j'ai à me trouver avec toi ainsi que la facilité avec laquelle j'ai éloigné ce dont il a été question ce matin.

On décide de repasser à notre chambre pour nous changer au vu de la qualité de l'établissement où je compte t'emmener. Difficile de résister lorsque je te vois te changer par la porte ouverte de la salle de bain tandis que je m'apprête moi aussi à revêtir un costume simple et léger. Nous faire languir ... toujours et encore ... . Quoi que ?
Je ne peux résister. Nous rejoignons le lit alors que je manque d'abîmer ta robe en te la retirant à peine enfilée. Ce lit qui ne nous garde pas longtemps alors que nous nous retrouvons bientôt à même le sol, fous furieux l'un de l'autre. L'appétit de la chair prend le dessus sur le reste. Juste un petit moment ... encore ... les minutes défilent ... notre faim de l'autre semble n'avoir d'égale que celle qui nous pousse juste un temps plus tard après nous avoir achevé de la plus délicieuse façon, à nous rendre enfin sur le lieu où nous allons enfin pouvoir déjeuner.




- Je me demande comment j'arrive à me passer de toi certains jours.

Ce sont là mes propos alors que nous sommes désormais attablés dans un cadre magnifique, sous le couvert des arbres qui nous donnent juste assez d'ombre pour ne pas trop souffrir du soleil qui cogne fort à cette heure. Nos mains se sont rejoints au centre de la table et mon pouce caresse doucement le bracelet placé à ton poignet. Comme je t'aime mon ange. Et comme j'aime être avec toi. Si je dois te faire passer le plus mémorable week-end avant que tu ne partes, ça sera celui-là. Je n’ai certes pas le choix puisque tu pars dans quatre jours mais je souligne là simplement le fait que je ne laisserais rien contrecarrer nos plans cette fois-ci. Sois mienne. Uniquement mienne ... comme si n'existait plus ni travail, ni famille, ni quoi que ce soit qui pourrait se mettre entre nous.



made by MISS AMAZING.

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Ven 1 Mai - 9:13



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart



Notre excursion équestre se déroule sous des aspects tendres entre nos deux corps l'un contre l'autre, nos caresses et les baisers échangés. Le tout accentué par un décor idyllique digne des meilleurs films romantiques. Apres avoir rendu le cheval, tu m’entraînes sur un petit marché artisanal tout proche. Les achalandages regorgent de nourriture, fruits en tout genre, charcuterie...Les parfums et les couleurs excitent nos sens... Je te fais goûter tous les fruits qui me tentent, un croque pour toi un croque pour moi...Fraise, mangue, orange...Toutes cette diversité nous met en appétit... tu ne lâches que rarement ma main ce qui me conforte dans les sentiments que tu as à mon égard et renforce ceux que je te porte. Arrêtée devant un étal de bijoux artisanaux, tu m'offres un bracelet avec nos initiales. Tu me l'accroches au poignet, me dépose un baiser galant et je t'enlace. Mes yeux  pétillent de joie lorsqu'ils croisent les tiens. Je me sens bien. Nous profitons encore des rayons de soleil matinaux pour rentrer tranquillement à l'hôtel. Tu as choisi un restaurant pour ce midi et nous devons nous changer. Lorsque je te demande quel type de restaurant tu restes évasif.

Dans la chambre nos chairs ne peuvent éviter de se percuter laissant libre court à nos ardeurs, passions et fièvre. Les vêtements à peine enfilés se retrouvent vite retirés et au sol où nos corps les rejoignent bientôt. Nous allons arriver en retard mais nous profitons de l'instant présent sans se soucier du lendemain. Après avoir vêtu de nouveau ma robe et tu portes un costume des plus seyants. Nous arrivons dans un fort joli restaurant avec une terrasse ombragée. Tu me prends la main.

- Je me demande comment j'arrive à me passer de toi certains jours.me déclare tu
« comment ça parfois? Je ne te manque pas tous les jours? » Dis-je en te taquinant,« J'avoue que je me demande ce qui se serait passé entre nous si nous nous étions rencontrés une dizaine d'années plus tôt. Surement des enfants », dis-je avec un sourire amusé, « je souris à l'idée des parents que nous aurions pu être. »

Ton pouce caresse le poignet où prône le bracelet que tu m'as offert. De petites décharges me parcourent, j'idolâtre ces moments passés avec toi. Je chéris toute cette multitude d'émotions que tu fais fourmiller en moi. Nous sommes comme dans une bulle où rien d'autre que nous n'existe. Nous dégustons de délicieux petits mets gastronomique accompagnés par un petit vin californien. Après le repas, nous décidons d’aller faire une ballade bucolique sur la plage profitant du début d’après-midi avant la suite de ton programme.

« Tu sais quand j’y pense notre rencontre avait peu de probabilité d’arriver, je n’avais jamais raté de mission, c’était la première, même si depuis nous avons récupérer le coup. Puis je n’étais jamais sorti de mon milieu, pour ça aussi tu es une première et aucun de mes partenaires n’est venu chez moi, ça aussi c’est une première. Puis aussi éprouver des sentiments si vite et me sentir inexorablement lié à toi, c’est un peu inédit pour moi. Et je crois qu’il y aura d’autres premières fois. »

Je me retourne et t’embrasse. Nous tombons à la renverse et roulons sur le sable déliceusement chaud. En y pensant, je crois que je n’ai jamais dit je t’aime en le ressentant pleinement comme sur cette lande de sable mais ça sera une première une autre fois. Tes caresses me font perdre le fil de mes pensées embrasant mes sens mais je te fais encore une confidence.

« Avant toi, je n'étais rien, un nom prestigieux et un soldat gradé, entre tes bras je suis vivante, j'existe, je ne suis rien de tout. Je veux rester auprès de toi aussi longtemps que tu voudras de moi, » je chuchote avec un sourire mutin. « Je pense que tu es celui que j’attendais sans le savoir »





made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 2 Mai - 22:41



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa


- Je me demande comment j'arrive à me passer de toi certains jours.

« Comment ça parfois? Je ne te manque pas tous les jours? »

C'est mon petit sourire en coin qui me trahit lorsque je réplique alors :

- C'est déjà une grande chance pour toi de pouvoir ainsi occuper mon esprit au moins un jour sur deux ... .

Tu comprends ma plaisanterie mais réagis de façon toute mignonne et je me fais pardonner par un nouveau baiser sur le dos de ta main. Je sais pertinemment que le contact de tes lèvres me rendrait aussitôt insatiable et impatient, aussi je demeure très chaste.

« J'avoue que je me demande ce qui se serait passé entre nous si nous nous étions rencontrés une dizaine d'années plus tôt. Surement des enfants », déclares-tu pensive avec un sourire amusé, « je souris à l'idée des parents que nous aurions pu être. »

- Certainement oui ... et il n'est sans doute pas trop tard, glissais-je avec sans doute des étoiles plein les yeux à l'idée d'avoir un petit bout de toi. Je te fais passer cette pensée par un simple regard même si nous avons tout le temps devant nous. Toi et moi nous comprenons souvent sans avoir à prononcer de mots. Je raffole de chaque instant passé avec toi car j'ai le sentiment que cette magie entre nous ne cessera de perdurer de la sorte, tout comme je sais d'avance que nous rencontrerons encore à l’avenir des situations qui risquent de nous chambouler ou créer des tensions mais en même temps, je crois que c’est un mal nécessaire dans une relation car elle y apporte ce flux inconstant qui donne toute l'amplitude aux sentiments que nous éprouvons l'un pour l'autre et qui les intensifie à l'extrême chaque fois que l'occasion se présente, aussi malheureuse qu’elle soit. Il faut du bon et du mauvais dans ce monde et dans un couple, je suppose qu'il en va de même pour trouver un certain équilibre. Après, c'est aux personnes d'en retirer du positif ou du négatif. Mais jusque là, je me dis que sans ces embûches déjà rencontrées en route, ça n'aurait pas été pareil. Je ne demanderais pour rien au monde de les revivre mais ces merveilleux instants auxquelles elles nous ont amené font qu'elles ont valu le coup au final.

Ces choses là reviennent pour ainsi dire sur le tapis enfin du moins en quelque sorte lorsque nous quittons le restaurant pour nous balader sur une nouvelle portion de plage. Le sable chaud de l'après-midi caresse la plante de nos pieds tandis que nous poursuivons la conversation.

« Tu sais quand j’y pense notre rencontre avait peu de probabilité d’arriver, je n’avais jamais raté de mission, c’était la première, même si depuis nous avons récupérer le coup. Puis je n’étais jamais sorti de mon milieu, pour ça aussi tu es une première et aucun de mes partenaires n’est venu chez moi, ça aussi c’est une première. Puis aussi éprouver des sentiments si vite et me sentir inexorablement lié à toi, c’est un peu inédit pour moi. Et je crois qu’il y aura d’autres premières fois. »

Ma main se resserre autour de la tienne au fil des mots. Face à une telle déclaration, je crains que mes mots n'aient pas un tel impact. C'est un peu comme dire "je t'aime" et que l'autre réponde aussitôt "moi aussi". Le retour parait alors si fade en comparaison. Je veux au contraire pouvoir à mon tour t'affirmer ce que je ressens et te faire frémir par mes mots comme tu viens de le faire présentement. Un seul mot me suffit alors sur l'instant pour te témoigner à quel point je suis touché et combien c'est réciproque. Une réciprocité qui se traduit alors par la force de mon étreinte et la façon dont je souffle ton prénom, d'une voix tremblante d'émotion tout contre tes lèvres. Altéa ...

Nos lèvres s'unissent puis je me montre taquin en nous faisant tomber à la renverse. Oups ... que veux-tu, je ne sais résister à ce genre d'étreintes bien que ce soit relativement soft. Je suis friand, complètement friand de toi et de chaque contact de ce genre. J'aime te sentir tout contre mon corps. J'aime t'enlacer et laisser mes mains glisser discrètement sur ta peau pour juste te sentir trembler entre mes doigts ou frissonner de désir comme si tu étais parcourue d'une onde électrique.
Tu tentes de me rendre un peu plus sage et tu poursuis tes confidences. Les mots que tu prononces alors me touchent d'autant plus.

« Avant toi, je n'étais rien, un nom prestigieux et un soldat gradé, entre tes bras je suis vivante, j'existe, je ne suis rien de tout. Je veux rester auprès de toi aussi longtemps que tu voudras de moi, » puis tu chuchotes avec un sourire mutin. « Je pense que tu es celui que j’attendais sans le savoir »

- Quant à toi, tu es celle qui m'a détourné de tous mes démons ... celle dont je ne saurais plus me passer et qui me donne envie de ... pouah bon sang ! On dirait un de ces feuilletons télé à la con ... stoppais-je avant d'attraper ton visage entre mes mains et de me river à ton regard. J’ai envie de t'aimer chaque putain de jour encore plus fort. Je veux te rendre aussi insatiable de moi et ce à tout point de vue, que je le suis déjà de toi.

Et je veux pouvoir m'agenouiller un jour à tes pieds pour pouvoir te demander ta main ... mais ça je ne peux présentement te le dévoiler.
Nous nous regardons longuement dans les yeux. Je ne sais pas combien de temps passe au juste mais nous sommes là, étendus sur le sable, perdus dans la contemplation de l'autre sans que plus rien ne nous perturbe si ce n'est un moment plus tard, notre désir de bouger. J'ai déjà ma petite idée sur le programme et je t'embarques avec moi sans mot dire pour te faire la surprise. Après avoir chevauché un magnifique cheval ce matin, nous grimpons cette fois-ci sur une bécane que je loue jusqu'au lendemain afin de nous emmener jusqu'à un magnifique site où se trouve une sublime cascade. La route est vraiment agréable, sinuant à travers une épaisse forêt avant d'arriver sur les lieux. Du moins, le reste du chemin doit se faire à pied puisqu'il nous faut grimper jusqu'à la dite chute d'eau en sinuant à travers bois le long d'un autre cours d'eau qui serpente tout du long à travers mousse, branchages et roches.



made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Lun 4 Mai - 1:36



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


- Quant à toi, tu es celle qui m'a détourné de tous mes démons ... celle dont je ne saurais plus me passer et qui me donne envie de ... pouah bon sang ! On dirait un de ces feuilletons télé à la con ... J’ai envie de t'aimer chaque putain de jour encore plus fort. Je veux te rendre aussi insatiable de moi et ce à tout point de vue, que je le suis déjà de toi.

Tu tiens mon visage entre tes mains et nos regards sont rivés l’un dans l’autre. Mon cœur s’est accéléré à ta déclaration, à vrai dire, je crois qu’il s’est mis à battre à la chamade bien avant quand tu m’as susurré mon prénom à l’oreille. Je ne sais pas depuis combien de temps mes yeux sont perdus dans les tiens, une éternité, une seconde, une heure… Le temps en ta compagnie n’existe plus. Je pourrais rester ainsi blottie dans tes bras encore longtemps mais nous souhaitons profiter au mieux du reste de la journée. Puis tu as l’air d’avoir des idées pour le reste de la journée, je me laisse faire docilement avec plaisir en plus. Tu as loué une moto, je me colle à toi, les bras autour de ta taille je me laisse emporter là où tu voudras. Nous traversons un parc forestier par une route avec quelques virages où je me serre encore plus à toi à chaque tournant. Tu te gares.

- « Où m’emmènes-tu, Sam ? »

Je ne connais pas vraiment ce coin et tu m’intrigues. Tu désignes un point dans les bois plus haut mais sans m’en dire plus. Je fais la moue et croise les bras devant moi.

- « Dis-moi où sinon je ne bouge pas de là », dis-je par défi

Tu t’approches d’un pas décidé… hum là ça me rassure pas. Que comptes–tu faire ? oh non tu me soulèves et me cale sur ton épaule. Je me débats amusée.

- « Non, non repose moi, j’obéirais… promis… s’il te plait ? »

Tu me laisses remettre les pieds au sol et sans me lâcher nous échangeons un long baiser. Tu me prends la main et commençons la montée. Les bois sont frais, l’odeur de pin embaume les environs. Une petite rivière serpente entre les arbres et nous la suivons. Je n’ai pas réussi à te tirer plus d’information que « suivre ça ». Je fais attention en avançant à cause de la mousse mais tes bras ne sont jamais loin. Sam et ton côté protecteur, je ne suis pas habitué à ça mais je compte tout faire pour m’y familiariser. Je souris bêtement en y pensant, Altéa en femme d’intérieur !... Rien que l’idée me donne envie de piquer un fou-rire. Je te double et monte sur une pierre. Je te surplombe d’une cinquantaine de centimètres, je pose mes mains sur tes épaules. Tu lèves les yeux vers moi, je me penche et t’embrasse. Tes mains sont posés sur ma taille… c’est fou, cela fait quelques temps que l’on se connait pourtant ton contact fait toujours courir sur ma peau des décharges électriques. Je me demande combien de temps cela durera ? J’espère indéfiniment…Je te chuchote l’air taquin

- « On fait une pause ? »

Je me mords la lèvre, je sais que tu n’y résisteras pas. Ma main remonte dans ton cou, caresse ta joue.

- « J’ai envie de toi, là maintenant »

C’est pratique d’être une femme et de porter des robes… ça se retrousse facilement pour les câlins improvisés quelques soit le lieu. Tu opposes une résistance à mon projet l’espace d’un instant. Ma main parcourt ton torse tandis que ma bouche glisse dans ton cou. Essaye donc de te révolter mon petit Sam ? Mon autre main s’est attaquée à ta ceinture. Tu cèdes et entres dans mon jeu. La zone est calme seuls les animaux semblent s’y promener. Tes mains remontent sur mes cuisses et tu exauce mon souhait avec autant de plaisir que j’en prends. Le son des grillons et des oiseaux couvre à peine le bruit de nos ardents ébats fiévreux et passionnés. Notre batifolage n’a pas une durée très longue mais bon j’abdique, je n’avais demandé qu’une pause…. Tu m’avoues que tu comptes t’occuper de mon cas plus tard… hum j’aimerais voir ça ! Nous nous rhabillons et continuons de suivre le cours d’eau. On arrive bientôt au pied d’une jolie petite cascade. Le décor est idyllique sorti tout droit d’un film de conte de fées. La forêt, le calme, le bruit de l’eau, les oiseaux me donnent l’impression d’être dans un remake de Blanche neige et les sept nains… je m’attendrais presque à entendre « eh oh eh oh on rentre du boulot »…mais je m’égare… je me recentre sur toi, tu es dans mon dos. Je recule, tes bras m’entoure, je pose les miens dessus et appuie ma tête contre toi. Ton odeur m’imprègne. Je suis simplement bien comme à chaque fois que je suis contre toi. Je me tourne, je me mets sur la pointe des pieds et t’embrasse. Je repense à tes mots sur la plage, je t’ai détourné de tes démons… quel démons ? la question me brule les lèvres

- « tu m’as dit tout à l’heure sur la plage que tu ne saurais plus te passer de moi ». Je te regarde dans les yeux, « je ne pense pas que tu aies à le faire » j’hésite un peu mais j’aimerais savoir « de quel démons tu parlais ? »

Nous nous rapprochons de la cascade, je joue avec l’eau puis je te fais face sourire aux lèvres.

- « Tu voudrais me rendre aussi insatiable de toi que tu l’es de moi ? Tu sais, je crois que je le suis déjà » mes yeux brillent « et je doute d’être rassasiée avant des lustres,...» Tes lèvres effleurent ma joue, une petite décharge me fait frissonner « Tu m'as éveillé à la vie, je sais ce que je veux maintenant et je veux juste rester avec toi aussi longtemps que nos destinées le permettront »


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Ven 8 Mai - 11:43



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa


- « Où m’emmènes-tu, Sam ? »

Je ne réponds à ta question qu'en te désignant un point plus haut. C'est une surprise ... . Craquant cette façon que tu as de faire la moue comme une gamine boudeuse.

- « Dis-moi où sinon je ne bouge pas de là »

J'esquisse un petit sourire en coin, prêt à ouvrir la voie sans t'attendre mais je te choppes par-dessus mon épaule au passage pour t'embarquer avec moi. Tu te débats gentiment, ton rire résonnant aux alentours.

- « Non, non repose moi, j’obéirais… promis… s’il te plait ? »

- Tu es sûre ?

Je laisse finalement tes pieds retrouver le contact du sol, mes bras t'entourent encore la taille alors que nous échangeons un baiser. Tu te laisses guidée, ta main dans la mienne tandis que nous grimpons ça et là sur des roches au fur et à mesure de notre ascension. Nous traversons même un tronc massif couché en travers de la rivière qui serpente entre les roches en voyant ce qui ressemble à des ruines de l'autre côté.


- Mômes, on passait des heures en forêt avec mon frangin, te dis-je alors que nous traversons et arrivons de l'autre côté tandis que je te tends la main pour guider tes derniers pas sur le tronc. Je sais que tu n'as nullement besoin d'aide mais c'est un réflexe tenace. Tu refuses d'ailleurs mon aide et me double, un sourire taquin aux lèvres en grimpant sur une roche tout près qui te surélèves d'une cinquantaine de centimètres. Tes mains se posent sur mes épaules alors que je me rapproche. Mon regard se lève en direction du tien et mes mains glissent sur tes flancs alors que tu te penches pour m'embrasser. On est bien ici. Il n'y a personne. J'aime le calme de la forêt et cette douce mélodie qui émane du cours d'eau. Et je t'aime encore plus toi. Tu es sans aucun doute ce qu'il y a de plus merveilleux dans ce paysage. Aussi époustouflant qu'il soit, tu le surpasses par ta beauté rayonnante.

- « On fait une pause ? »

J'adore te voir te mordre la lèvre ainsi.

- « J’ai envie de toi, là maintenant »

Mon regard suffit à lui seul pour te traduire tout le désir que j'ai pour toi. Nulle raison de m'y opposer. Je crève d'envie de toi et ce à chaque fois que tu as même le malheur de poser ne serait-ce qu'un regard sur moi. Tu as cet effet quasi électrique sur moi. C'est hypnotique. Un regard, une caresse, une simple de ces expression qui me font littéralement fondre et je suis déjà fou. Par jeu, je m'amuse à t'opposer toutefois un peu de résistance, juste pour pimenter le tout et te pousser à me désirer plus encore. Mon esprit cède tout comme mes mains qui décrochent les quelques boutons sur ton décolleté afin d'y laisser courir mes lèvres en toute liberté. J'exauce ton souhait ... notre souhait à tous les deux en luttant contre l'envie de déchirer ta robe pour t'en débarrasser complètement. Ces instants de plaisir partagés semblent durer une éternité toute délicieuse. Plaisir qui nous fauche tous les deux simultanément alors que s'élèvent dans l'air les râles lourds de sens qui en témoignent. Je te fais cependant la promesse alors qu'on se rhabille que je n'en ai pas fini avec toi. A peine rassasié de toi que j'en veux encore.

Nous poursuivons en nous rapprochant des fameuses ruines ou plutôt de cet étrange bloc de béton où coule là un ruisseau et dans lequel nous marchons pieds nus un instant en traversant l'endroit plat jusqu'à l'autre côté qui débouche alors sur un chemin qui remonte lui aussi jusqu'à la cascade. Tu marches devant et mon regard s'attarde sur les pans de ta robe qui caressent tes jambes en les dévoilant gentiment lorsque tu grimpes par certains endroits. Une petite distance s’est instaurée entre nous, laquelle je finis de nouveau par réduire. Tu dois sentir que je me rapproche car tu recules un instant sans regarder derrière toi si je suis là pour te rattraper. Mes bras t'entourent et mon visage vient se nicher dans le creux de ton cou alors que mes doigts glissent sur ton décolleté pour mieux laisser à mon regard le loisir d'y fureter. Puis nous reprenons notre ascension gentiment sur la cascade qui déjà depuis l'endroit où nous nous trouvons en impose à nos regards émerveillés.

- « Tu m’as dit tout à l’heure sur la plage que tu ne saurais plus te passer de moi. Je ne pense pas que tu aies à le faire » Puis tu marques une hésitation avant de revenir sur l'un de mes propos en particulier. « de quel démons tu parlais ? »

- Disons qu'il y a eu une période où je buvais plus que de raison, éludais-je à moitié en évitant de te parler de ce passe-temps qui m'a collé à la peau durant un bout de temps afin de me trouver partout sauf chez moi pour ainsi me forcer à m'éloigner de mes démons, et m'éviter de sombrer plus profond. Un jour je te ferais peut-être partager cette gentille lubie. Enfin à demi gentille vu que ça reste illégal.

Nous nous rapprochons de la cascade. Tu t'approches un instant de la rive et joues avec l’eau avant de te retourner pour m'adresser un doux sourire.

- « Tu voudrais me rendre aussi insatiable de toi que tu l’es de moi ? Tu sais, je crois que je le suis déjà »

Tes yeux brillent. Les miens aussi.

« et je doute d’être rassasiée avant des lustres, je sais ce que je veux maintenant et je veux juste rester avec toi aussi longtemps que nos destinées le permettront »

J'attrape ta main et t'attires un peu brutalement à moi dans la passion du geste avant de te soulever un instant. Mon baiser est tout le reflet de la réciprocité que j'éprouve à ton égard. Tu me fais toujours des déclarations qui ont sans aucune comparaison plus de poids qu'un je t'aime. Et si je ne sais te le traduire de la même manière sur le moment, ne crois pas y échapper plus tard. Tu arrives déjà attendrir l'ours qui réside habituellement en moi, et ce à mon grand étonnement.
Mes baisers se multiplient au fil de notre ascension alors que je te guide à reculons jusqu'au pont qui offre un magnifique point de vue face à la cascade vertigineuse. Je n'ai de cesse de me lasser de ce contact. Je vais encore finir désespérément fou. Tu fais naitre en moi un feu que j'ai peine à maitriser.


Finalement, je te repousse une fois arrivés sur le pont. Tu me mets littéralement en ébullition. Nous devons instaurer pour un court instant une distance de sécurité sinon je ne donnes pas cher de ta robe. Tes sourires, ton regard, ta façon de bouger face à moi ... . Arrêtes ça Newhouse ou je vais finir par me consumer en un tas de cendres ... . Je me recule sans te lâcher du regard, creusant la distance entre toi et moi plus encore alors que tu restes plantée à me regarder comme si tu présageais ce que j'allais faire. Puis je m'accroupis un instant, clope tout juste glissée au coin de mes lèvres, pour m'emparer de l'appareil photo que j'ai glissé dans le sac que nous avons emmené avec nous en repassant par l’hôtel pour nous changer. Je le règle puis commence à prendre quelques photos. Principalement de toi sur fond de cascade.

- C'est une de mes autres passion que j'avais laissé un temps, te dis-je appareil en main.

Puis je t'avoues.

- J'avais laissé tomber pendant un moment. Depuis la mort de ma femme en réalité. Rien ne suscitait plus mon intérêt jusque là.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Sam 9 Mai - 4:29



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


- « Tu voudrais me rendre aussi insatiable de toi que tu l’es de moi ? Tu sais, je crois que je le suis déjà »

Tes yeux brillent. Les miens aussi.

-« et je doute d’être rassasiée avant des lustres, je sais ce que je veux maintenant et je veux juste rester avec toi aussi longtemps que nos destinées le permettront »

Je te fixe un instant… mais pourquoi je me sens obligée de te faire de telles déclarations ?... peut-être parce qu’au fond de moi je sens que je dois le faire ? Pour une fois, je ne peux pas contrôler ce que je dis ou plutôt je ne le veux pas vraiment, exit les apparences, exit le contrôle Newhouse ! Tu me prends la main et m’attires contre toi sans douceur. Tu me soulèves instant et m’embrasses. Tes élans parfois me surprennent et je ne suis pas sûre de les interpréter à bon escient. Mais je sais et ça je n’ai aucun doute là-dessus j’ai chamboulé ta vie autant que tu as dévasté la mienne. La plupart des ouragans ont un nom féminin mais pour moi cet ouragan se prénomme Sam. Mon cœur bat à la chamade. Nous continuons la montée ponctuée de baisers. Je finis acculée à une rambarde face à la cascade, la vue est à couper souffle au moins que ce ne soit nos désirs qui me peinent à trouver mon souffle. L’eau s’écoule avec rapidité et chute bruyamment arrivée en bas. Un peu comme le sang qui parcoure mes veines, liquide rouge et visqueux mais si nécessaire… un peu comme tu l’es devenu pour moi. Un liquide chaud, bouillonnant, vif qui monte jusqu’au cœur, l’emplit et redescend dans les autres parties du corps pour les éveiller à une sensation qui tarde à venir. Puis tu me repousses doucement mais ça me donne l’impression d’un coup de sabre. Tu recules sans me quitter des yeux, je ne comprends rien mais mon formatage Newhouse garde le dessus je souris comme si de rien n’était. Tu t’accroupis. Puis tout à coup c’est mon éducation de soldat qui prends le dessus, se protéger, me protéger de toi ? Non n’importe quoi, reprends toi Altéa…Ma petite voix intérieure s’agite de trop, ça me fait un peu peur !... Mais que fais-tu ? Tu allumes une cigarette. Je continue à sourire. Tu fouilles ton sac, inquiétude, peur… non Altéa ! Réfléchis, calme toi, ce n’est pas vrai ce n’est pas de lui que tu as peur ! Tu as juste… oui juste… peur des sentiments qu’il t’inspire. Tu sors l’appareil photo, tu le règles puis commence à prendre des vues. Ton objectif me vise.

- C'est une de mes autres passions que j'avais laissé un temps.

Tu me dis ça tranquillement, je déteste les photos ! À vrai dire, c’est faux. Je m’en fous mais j’ai toujours été éduqué pour les fuir. Newhouse pas de paparazzi il faut éviter les scandales et l’armée, pas mieux, il faut jouer une autre et toute photo pourrait être délicate. Bien que pour ça la Navy a rusé, mon identité est parfaite… l’assistante unique de Jamie Newhouse, normal si on peut la prendre pour la benjamine des éditions Advance publications. Puis tu m’'avoues.

- J'avais laissé tomber pendant un moment. Depuis la mort de ma femme en réalité. Rien ne suscitait plus mon intérêt jusque-là.

Je regarde la cascade et tu ne me voies que de dos. J’ai l’impression que l’on vient de me tirer dessus, j’ai un gilet de protection, je ressens l’impact mais rien ne sera mortel. Lorsque tu évoques ta femme défunte j’ai cette impression, cette sensation. Je ferme les yeux, j’encaisse le coup. C’est flippant quand tu parles de Cara et flatteur à la fois. Je serre discrètement le poing et m’arme de courage, je me retourne rayonnante.

-« Méfie-toi Mr Hemworth, ne me dévoiles pas tes hobbies, je pourrais exposer tes créations, t’aurais l’air malin ! Ça pourrait plaire, tu rentrerais dans mon monde de superficialité » , dis-je avec un sourire vindicatif, « et je sais que tu n’aimes pas mon univers.»

Mon univers j’ai dit ça avec un naturel !... oui, bien sûr c’est mon univers, soit je ne m’en vante pas mais je serais hypocrite si je ne disais pas que j’en profite… Bien que profiter n’est pas le mot, j’ai toujours vécu avec les moyens de m’offrir ce que je voulais quand je le voulais même si j’estime ne pas en avoir abusé. Tu continues ton shooting, je te déteste Sam ! Non c’est inexact, je t’aime mais te le dire oralement est un peu au-delà de mes compétences sur le moment. Je prends ton poignet

- « Apprends-moi tes astuces photos »

Tu me confies l’appareil et me montre les réglages pour prendre le paysage. J’appuie quelque fois sur le bouton puis tourne l’engin et prends un cliché de toi. C’est rassurant, tu n’as l’air d’apprécier que moyennement ma ruse. Alors ça fait quoi d’être la proie et non le prédateur derrière le zoom ? J’ai beau essayer de tromper mon esprit, je suis toujours troublée par ta dernière déclaration…. Ta femme ! Je sais bien que tu dis ça parce que tu me fais confiance mais c’est effrayant. Je n’ai qu’une envie c’est de savoir ce que je représente pour toi ? Mais j’ai bien trop peur de poser la question et surtout d’entendre la réponse… Je sais… enfin je suis sure à 99% que ce n’est pas mon fric qui t’intéresse, j’ai pété un câble avec ta pouf brune mais c’était une réaction impulsive ! Je suis tellement habituée à jouer les apparences que je suis incapable de juger vraiment ce que tu penses de moi. Pourtant je suis plus que persuadée que tu tiens à moi ! tu m’aimes ? Oui bien sûr... Enfin non pas sure mais surement… mais pour quelles raisons ? Ça m’échappe complètement… ouch Altéa arrête de te poser des questions ! C’est là le problème tu ne vis pas l’instant ou que très peu… tu réfléchis de trop, tu te pose mille et une questions et tu finis par douter de tout à 200%... J’essaye d’annihiler ma conscience, ça marche bien et je te suis jusqu’à la moto. Je t’embrasse l’air confuse et nous remontons sur l’engin. Tu m’expliques que tu as déjà prévu la soirée. Nous allons juste repasser à l’hôtel pour que je puisse me changer avant d’aller dans un sympathique bar que tu as repéré. J’enfile un pull en crochet et un jean, sexy mais pas trop provoc ! Cependant en m’habillant je me dis que j’aimerais être plus provocatrice et que tu me marques comme étant tienne… mais si tu osais dire tu es à moi et pas à d’autre le supporterais-je ? J’ai toujours obéis aux demandes de la famille ou de mon taf mais j’étais plus ou moins d’accord. Ce n’était pas vraiment moi mais Newhouse. Toi je t’aime même si je te ne le dis pas et je ne t’obéirais pas… enfin je crois… mais je suis sûre d’un truc tu ne me demanderas rien qui puisse me déplaire… enfin je le crois… on est niais lorsqu’on aime...

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Dim 10 Mai - 15:52



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa

Je ne sais pas si je dois regretter ces aveux mais ce dont je suis certain en revanche c’est que quelque soit la façon dont ils t'ébranlent, c'est là la plus sûre preuve que j’ai repris goût à la vie et par la même à cette passion grâce à toi. Ça veut dire beaucoup et en particulier que mes sentiments surpassent à leur manière les sentiments que j'avais pour ma femme.
Je sens bien à ta façon de me tourner le dos ainsi qu'à ce sourire se voulant radieux sur tes lèvres par la suite lorsque tu me fais alors de nouveau face que tu tentes de me dissimuler ce bouleversement que je devine en toi. Je le devine car malgré l'apparente sérénité qui m'habite, je suis tout à la fois bouleversé de réaliser ce fait.

« Méfie-toi Mr Hemworth, ne me dévoiles pas tes hobbies, je pourrais exposer tes créations, t’aurais l’air malin ! Ça pourrait plaire, tu rentrerais dans mon monde de superficialité », dis-tu avec un sourire vindicatif, « et je sais que tu n’aimes pas mon univers.»

Je laisse échapper un soupir amusé qui traduit de combien en effet je n'apprécie pas ton monde. Je suis toutefois prêt à faire des efforts pour toi. Je m'y suis engagé. Je continue à prendre des clichés de toi sans chercher à forcément capturer ton regard. Je désire que tu sois la plus naturelle possible même si certes avoir un objectif braqué sur toi n'y aide vraisemblablement pas. Toutefois tu dois y être habituée et tu te démerdes à merveille. Du moins jusqu'à ruser en voulant à ton tour t'emparer de l'appareil en me demandant quelques astuces. Tu me prends à ton tour en photo. Je te laisse faire sans prendre toutefois de poses. J'arpente simplement le pont en songeant à tout ce que je ne t'ai encore jamais dis. Je me demande comment une femme comme toi peut s'intéresser à moi. Ou du moins ce qui t'as attiré. Cette question doit salement me tarauder car finalement, alors qu'une bonne heure et demi plus tard nous rejoignons un bar après un bref passage par notre hôtel, je m'amuse justement à te poser la question.
Nous sommes postés à une table au fond de l'établissement, buvant tranquillement.

- Qu'est-ce qui t'as plu chez moi Newhouse ? déclarais-je tandis que nos mains se rejoignent au centre de la table.

Je suis curieux de savoir la première chose que tu as pensé de moi ? Le premier déclic que tu as eu ou ce qui t'as attiré le plus. Voir même ce qui te plais moins désormais à force de me connaitre.
Nous trainons autour de quelques verres puis je repère un flipper plus loin, lequel nous rejoignons pour continuer à boire alors que nous nous amusons désormais à nous lancer dans un jeu de questions tournant autour de nos premières fois. Nos premiers flirts, nos premières expériences au pieu, nos premières bêtises ou les pires ... . L'alcool aide parfois aux aveux et on boit pas mal depuis qu'on est arrivé.

- Tu veux savoir mon premier flirt ? dis-je en buvant une gorgé de mon verre que je repose à côté du flipper tandis que la boule repart et que les loupiotes clignotent dans tous les sens. Une cata ... la fille était une putain de quiche. Une petite péteuse comme j’en ai rarement vu ! Mais elle était vraiment mignonne putain ... mais pas assez pour que je tienne plus de trois jours avant de rompre.

Je t'en raconte pas mal sur moi, entre anecdotes amusantes et les délires qu'on se tapait avec mon frère entre autre quand ce n'était pas avec des potes. Il y a eu cette fois où une gonzesse d'au moins dix ou quinze ans de plus que moi a mis le paquet pour me faire du charme. J'avais tout juste dix huit ans et j'en faisais pas mal craquer avec mon style de bikers. A l'époque je trainais avec une bande de potes, on se faisait des virées en bécane à travers le Colorado chaque foutu week-end pour tester tous les bars sur notre route. Je tire une latte sur ma cigarette tandis que la partie est finie et que je te passe le relais. Bref, y'avait cette femme, le genre provoc' , une véritable croqueuse d'hommes. Pour une fois elle avait jeté son dévolu sur un minet, chose qui ne lui ressemblait pas d'après ses dires mais j’en doute. Je l'ai laissée faire son cinéma, elle m'a conduit dans un hôtel, je l’ai laissé payer la chambre et je lui ai joué un sale tour, honte à moi ... ou pas. J't'explique. Avant qu'il ne se passe quoi que ce soit, je l'ai laissée faire un tour par la salle de bain et j'lui ai tiré son fric avant de me tailler illico. On a dépensé le fric avec les potes dans un bar deux villes plus loin.

Tu joues et remportes la partie mais me laisse le tour comme on a convenu, chacun à la suite. Je t’entoure d'un bras et t'embrasses en guise de félicitation.

- Moi qui pensais que tu serais une brêle à ce jeu ... ! Si tu en remportes encore trois d'affilés, tu payes la prochaine tournée ! Ouais ouais j’ai bien capté ton regard, t'inquiètes pas ... Quoi ? c’est juste ? Non ? plaisantais-je sur la même lignée.

Je te raconte alors qu'une nouvelle partie commence pour moi tout ce qu'on a pu faire avec mon frangin alors que tu m'interroges tandis que mes mains s'activent énergiquement sur le flippeur. On était de vrais petits voyous à l'époque. Entre vols même si sans grande valeur, dégradation de lieux publics et le fait qu'on cherchait les embrouilles à tout bout de champ. J'me suis un peu calmé tout de même depuis. Ou presque.

- J'suis pas forcément fier de moi ... quoi qu'après tout on était que des mômes mais il n'empêche que c'était pour ainsi dire exaltant, t'avouais-je alors que je t'ai finalement parlé de notre hobbie étant adolescent avec Mike alors que notre grand jeu était de jeter notre dévolu au hasard sur des baraques de bourges pour y squatter et même leur tirer deux-trois trucs à la con. Des choses sans importance ni grande valeur.
J'observe d'ailleurs ta réaction alors que j'hésite toujours à te parler du fait que ce genre d'activité ne m'est pas si lointaine puisqu'il y a encore quelques semaines avant de te rencontrer, je squattais régulièrement une baraque par-ci par là. Accro à l'interdit dans une certaine mesure, accro à l’aventure aussi et au besoin de mettre de la distance avec mon chez moi. Heureusement d'ailleurs que tu ne m'as jamais demandé comment j'ai eu Sheitane, mon chat car hum comment dire ... c'est un chat que j'ai trouvé lors d'un de ces fameux week-end. Alors que je pénétrais sur les lieux, le chat a déboulé de nul part et à foncé dans la baraque, réclamant aussitôt à bouffer en miaulant à tout va. Je crois qu'il était sauvage à la base mais que les proprios de la baraque ont du l'habituer à venir en le nourrissant. Enfin peu importe, durant ce fameux séjour, l'animal s'est montré un véritable pot de colle et lorsque je suis reparti, ce con m'a suivi en sautant dans la bagnole en douce. Il ne s'est ramené comme une fleur sur le siège passager qu'une fois proche de la maison. Et il était hors de question de faire demi tour vu la distance.
Rien qu'à y penser, un nouveau sourire se dessine sur mes lèvres et je décide alors de te faire ces fameuses confidences. L'histoire du chat y compris.

- Un vilain secret de moins ! A ton tour ! te glissais-je alors que je remporte la partie et saute un bref instant sur place les bras levés.

- Et toi Newhouse ? Quels secrets inavouables de ton côté ? Je veux tout savoir de toi.

Tiens c’est marrant, y'a un couple plus loin qui jusqu'ici se bécotait à tout va et qui maintenant se dispute. Je lance un regard amusé dans leur direction et songe qu'avec moi, ça sera tout sauf ça. Les prises de têtes, j'évite et s'il y a une chose que j'évite encore plus c'est de me prendre la tête en plein lieu public. Hum ... c’est l’hôpital qui se fout de la charité j'crois là ... . Cara m'a déjà tapé des scandales en pleine rue et je n'étais pas le dernier à l'époque pour gueuler plus fort qu'elle. Mais bon ça date du début de notre relation, on étaient jeunes et je crois qu'au final, on adorait se bouffer la gueule de la sorte parce qu'ensuite c'était juste des parties de jambes en l'air mémorables.
Mais bref, te voilà en train de jouer une nouvelle partie. Je suis plus excité qu'un môme au fil des verres ingurgités. Je t'entoure par la taille en ma plaçant dans ton dos tandis que tu joues. Pure taquinerie pour te déstabiliser et voir si je parviendrais à te déconcentrer et aussi façon de profiter de glisser quelques baisers dans ta nuque et dans ton cou.

- J'te déconcentres mon ange ?








made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Dim 10 Mai - 20:42



❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


Nous sommes installés à une table dans un coin discret de l'établissement, je sirote tranquillement un Mai tai, tu as l'air d'avoir un truc qui te tourne dans la tête.

- Qu'est-ce qui t'as plu chez moi Newhouse ? Déclares-tu tandis que nos mains se rejoignent au centre de la table.

Ah voilà ce qui te travaille! Qu’est qui m'a plu? Drôle d'idée pourquoi le passé... Tu me plais toujours autant au présent. Ça y est c'est reparti mon esprit analytique s'active... Saurais-je un jour dissocier ma vie professionnelle de ma vie sentimentale? Par habitude, j'ai baissé les yeux... j'ai envie d'éluder la question mais elle reviendra sur le tapis un jour ou l'autre. Je lève mon visage vers toi. Tu me regardes fixement, mes joues rosissent légèrement.

- Je ne sais pas trop par où commencer..., dis-je bafouillant.

Je reprends une gorgée de cocktail comme pour me donner une contenance. A la sensation de chaleur que je ressens sur mon visage je dois toujours être empourprée.

- Ce n'est pas... je bégaye hésitante ces quatre petits mots.

Comment expliquer quelque chose que je ne comprends pas? J’aspire de nouveau un peu de boisson avec la paille.

- C'est un peu étrange, je bredouille un peu confuse, un ensemble de sensation que tu me faisais ressentir.

Je relève la tête et ton regard accroche le mien. Je lâche ta main et fait courir mon doigt sur ton poignet.

- Lorsque je suis à tes cotes, mon corps est parcouru de petites décharges électriques et ça a commencé dès la première fois que tu m'as frôlé lorsque tu m’as aidé à monter dans ta cabine le lendemain de notre rencontre, je ne saurais l'expliquer mais je n'avais jamais ressenti ça. Nous pourrions peut être voir les défauts une autre fois? Je finis sur un ton amusé.

Tu nous commandes d'autres boissons et j'abandonne le rhum pour tester un autre cocktail, une Margarita. Tu désignes un flipper et propose d'y jouer. Un autre jeu est en cours aussi entre nous. Le jeu des confidences, nous parlons de nos premières fois, nos premiers partenaires.

- Tu veux savoir mon premier flirt ? Me dis-tu en buvant une gorgée. Une cata ... la fille était une putain de quiche. Une petite péteuse comme j’en ai rarement vu ! Mais elle était vraiment mignonne putain ... mais pas assez pour que je tienne plus de trois jours avant de rompre.

Je pouffe gentiment à cette description. Le flipper clignote et la boule de métal poursuit son ballet. On descend de nouveaux verres. Tu me confies ton passé de bikers, les quatre cents coups que tu faisais avec ton frère. Lui et votre bande d'amis écumiez le colorado, vous profitiez de tous les débits d’alcools sur votre route pendant vos virées en moto. Tu me racontes une histoire de cougar que tu as délesté de quelques billets. Je débute ma partie, les petites lampes s'activent à intervalles irrégulier. La bille arrive sur le bumper et le score augmente. J'arrive adroitement à diriger la boule dans le spinner et gagne une extra ball qui double quasiment mes points. La bille atterrit dans le trou et je remporte la partie. Tu m'embrasses et je te cède la place.

- Moi qui pensais que tu serais une brêle à ce jeu ... ! Si tu en remportes encore trois d'affilés, tu payes la prochaine tournée ! Quoi ? C’est juste ? Non ? Dis-tu en plaisantant.

Tu tends le ressort et le pinball entame son concert de son, la boule allant adroitement de gauche à droite. Je regarde tes mains appuyer frénétiquement sur les boutons de chaque côté de la machine.

- Tu sais que lorsqu'on est militaire on a peu de distraction alors il n'est pas rare que nous ayons flipper, pinball et fléchettes à disposition pour se détendre. Tu vas voir je me défends.

Je finis mon cocktail et commande un mojito. A mon tour de me confier que pourrais je t'apprendre que tu ne saches déjà. Un couple se bécote avec ferveur un peu plus loin, on ressemble à ça nous aussi ?

- J'ai toujours été une enfant sage alors pour les bêtises et quatre cents coups ça va être rapide. A part lorsque j'ai trainé dans les bars de Paris où j'ai gouté des alcools singuliers, je n'ai jamais rien fait d'irraisonnable.... je pars un instant dans mes pensées... ah si et les courses de voitures qui n'étaient pas très...légales. Puis mes premiers flirts tu les connais déjà, désolée, tu n’auras rien d’inédit j’en ai bien peur.

Nous avions déjà eu l’occasion d’aborder mes premiers baisers et ma première fois lors de notre escapade forestière avant que ta fille emprunte ta voiture. Coté illégal, tu me bats facilement. Tu me relates tes délits plus ou moins gros avec ton frangin. Lesquels de vous deux entraînaient l'autre. Entre les dégradations de lieux publics, les petits cambriolages tu sembles avoir eu un passé mouvementé. Tu me dis t'être assagi depuis et je me rends compte que ça fait un peu trop de confidences pour moi. J'ai un peu de mal à saisir ce qui pouvait te plaire à agir ainsi mais j'aurais surement l'occasion de le savoir un jour. Tes déclarations suivantes captent toute mon attention.

- J'suis pas forcément fier de moi ... quoi qu'après tout on était que des mômes mais il n'empêche que c'était pour ainsi dire exaltant.

Exaltant, j'essaye d'analyser mais je ne saisis pas. Tu m'expliques que vous n'étiez que des adolescents, vous choisissiez au hasard une maison, vous l'occupiez quelques jours et éventuellement vous repartiez avec un ou deux trophées sans grande valeur. Mais te rends tu comptes que tu rentrais chez des gens, dans leur intimité sans y être invité ! Je repense au cambriolage de Newhaven, certes il s’agissait d’un cambriolage… quoique seul un tableau avait été volé parmi tous les objets plus faciles à écouler que possédait cette résidence, mais d’un autre coté nous n’appartenons pas au même monde ce qui peut te paraître exaltant ne le saura pas pour moi. Je me promets de poser ces questions de différence et de sensation une autre fois, j’ai un peu trop bu pour réfléchir à ça. Puis tu me racontes pour ton chat, il était dans une de ces maisons de bourges comme tu aimes à le dire. Il venait se faire nourrir dans une maison mais semblait un peu sauvage. Il s’était caché dans ton auto et tu ne l’avais découvert qu’une fois chez toi. Un sourire apparaît sur ton visage quand tu évoques ce souvenir, tu es craquant. Tu continues en me livrant que peu avant notre rencontre tu continuais tes excursions certains week end. Perdue dans mes pensées, je n’ai pas remarqué les chiffres qui montent vertigineusement. Tu gagnes la partie et tu exultes. Le couple un peu plus loin est passé à une autre activité, ils s’engueulent maintenant. Tu les regardes amusé.

- Un vilain secret de moins ! A ton tour ! Tu me glisses à l’oreille, Et toi Newhouse ? Quels secrets inavouables de ton côté ? Je veux tout savoir de toi.

C’est à mon tour de jouer. Mes secrets ? Tes bras m’entourent, tu te places dans mon dos, je sens ton souffle dans mon cou et quelques baisers parcourent ma nuque.

- J'te déconcentre mon ange ?
- Non je vais te battre cette fois,… tu sais je crois que à part mon métier tu sais déjà tout ce qu’il y a à savoir sur moi. Mais toi, tu as d'autres partenaires qui risquent d'être dans nos pattes un jour? comme celle d'hier? Mes partenaires se comptent sur les doigts d'une main en trente cinq ans, les hommes sont plus gourmands en général, tu en as eu combien?

Pour adoucir ma question, je me retourne et t’embrasse puis je repositionne mes mains sur la machine. Une autre réflexion hante mon esprit.

- Je n’ai pas un passé mouvementé mais il ne tient qu’à toi de pimenter mon avenir, je t’ai sorti ça du tac o tac.


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Lun 11 Mai - 12:54



Wirlpool in the heart.

    02 Sam & Altéa

J'ai l'impression que tu me juges sur mes méfaits passés à en voir ton expression. J'aurais sans doute du garder ça pour moi.
Je ne relève toutefois pas et passe à autre chose. C’est fait de toute façon.

Et toi Newhouse ? Quels secrets inavouables de ton côté ? Je veux tout savoir de toi.

C’est à ton tour de jouer et tu te places à nouveau devant le flipper tandis que je viens m'installer derrière toi en prenant un malin plaisir à tenter de te déconcentrer.

- J'te déconcentre mon ange ?

- Non je vais te battre cette fois,… tu sais je crois que à part mon métier tu sais déjà tout ce qu’il y a à savoir sur moi. Mais toi, tu as d'autres partenaires qui risquent d'être dans nos pattes un jour? comme celle d'hier? Mes partenaires se comptent sur les doigts d'une main en trente cinq ans, les hommes sont plus gourmands en général, tu en as eu combien?

J'en sais un minimum, disons le principal oui. Tu n'es pas du genre à te livrer. Je ne l'étais pas non plus spécialement avant. Il y a des fois où il vaut mieux se taire, ne rien dire, ne rien confier. Je me détache, un petit sourire placé malgré tout aux lèvres.

- Question stupide, arguais-je l'air de dire que ça ne vaut même pas la peine que j'y réponde par rapport au fait d'éventuelles ex qui puissent se retrouver dans nos pattes comme ce fut le cas avec l'espagnole.

Comme si d'autres femmes allaient se ramener comme ça un beau matin dans mon pieu. Mais bien sûr gros chat, même qu'elles font la queue. Tu veux pas que je leur demande au cas où, non plus ?! Quoi qu'il en soit, j'argue que tu n'as pas assez joué le jeu pour obtenir tes réponses. Tu te tournes alors pour me faire face et me fais une réflexion à laquelle j'acquiesce mais je crois sans doute que l'on peut la pimenter à deux.

- Je n’ai pas un passé mouvementé mais il ne tient qu’à toi de pimenter mon avenir.

- Ça marche dans les deux sens.

Je récupère ma veste et dépose on baiser sur ton front au passage. On y va ?

La nuit est tombée et nous décidons d'aller manger un bout en commandant dans un de ces petits resto qui proposent de la bouffe à emporter. Nous mangeons tout en déambulant tranquillement dans les rues. C'est au détour de l'une d'elles que j'entends soudain miauler.

- T'as entendu ça ? dis-je alors que j'attire ton attention.

Nous demeurons silencieux un instant, prêtant l'oreille quelques petites secondes avant qu'un nouveau miaulement discret se fasse entendre. Je m'approche de l'endroit d'où semble provenir ce son puis remarque alors un tout petit chaton prostré dans un coin, l'air perdu et terrifié. S'il y a une chose qui m'attendrit facilement, ce sont bien les animaux. Je me demande comment Lynch réagirait si je ramenais cette petite boule de poils. Il s'entend très bien avec Sheitane mais c'est toujours délicat de ramener un nouvel animal. Quoi qu'il en soit, je m'agenouille doucement à quelques mètres de lui et l'invite gentiment à se rapprocher. Il marque un temps avant de se décider à approcher, même plusieurs en cours de route jusqu'à venir tout près et se laisser soulever. Je te lance un regard qui veut tout dire. Moi et les animaux ... . Un jour, je vais finir par me retrouver avec des tas de chats. Quoi que j'aime bien cette relation exclusive lorsqu’on a un seul animal. En particulier les chats qui dès qu'ils sont plusieurs, semblent réclamer moins de papouilles vu qu'ils s'en font entre eux. Les chiens c'est différent.
Enfin bref, voilà alors que débarque soudain une vieille l'air plutôt furax. Loin d'être commode, elle s'amène vers moi sa canne levée en l'air, me sommant de ne pas m'aviser de toucher à ce pauvre chaton. J'esquisse un sourire amusé devant son attitude.

- Hep hep, doucement. Je l'ai trouvé là, perdu. Je comptais pas l'embarquer.

En fait si. Enfin j'aurais sans doute fait en sorte de savoir s'il avait un propriétaire avant mais soit. Cette vieille récupère le chaton entre ses bras non sans manquer de me foutre un coup de canne. Inutile de répondre. Elle ne doit pas avoir toute sa tête pour m'agresser de la sorte. J'esquive avec ce même sourire amusé devant l'absurde de la situation. C’est sans doute la première fois que je me fais agresser par une mamie. La vieillesse, ce n’est décidément plus ce que c'était !



made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Mar 12 Mai - 22:26

Altéa Finley a écrit:


❝ Altéa & Samuel

 
    :rox1:   whirlpool in the heart


- Ça marche dans les deux sens.

Hum… des idées farfelues me traversent l’esprit mais toutes sont sages. Le saut en parachute mais l’entrainement est nécessaire et je ne suis pas sure que tu l’as eu. Un saut en élastique de 320 mètres dans le Colorado qui est l’un des plus impressionnant du monde ou encore une course de moto en circuit fermé. Je me rends compte alors que tout ce que j’ai recherché jusqu’ici ce sont des sensations éphémères. Des montées d’adrénaline qui m’apportent de la satisfaction un moment.

Tu récupères ta veste et propose de partir. Nous prenons à grignoter dans un « take away ». Nos pas déambulent sous la nuit étoilée. Tandis que nous grignotons nos dips, tu me demandes.

- T'as entendu ça ?

Un faible petit cri provient de plus loin. Un miaulement aigu nous emmène dans un coin. Tu remarques un chaton tout apeuré. Tu te baisses et appelle la petite boule de poil perdue. Il s’approche et tu le prends dans tes bras. Ton air ému me fait littéralement fondre et ce félin t’a déjà attendri. Une octogénaire arrive furibonde et te menaçant de sa canne.

- Hep hep, doucement. Je l'ai trouvé là, perdu. Je ne comptais pas l'embarquer. T’excuses-tu

Tu as l’air tout surpris et je pouffe discrètement. La dame récupère le chaton et te donne un coup de canne au passage. La scène s’est passée vite et je ne me peux m’empêcher d’éclater de rire. Tu as l’air tout aussi amusé que moi par la situation mais tu me sermonnes gentiment d’être si moqueuse. Ce petit fou rire me détend, nos confidences au bar m’avaient donné l’impression qu’une distance s’était creusée entre nous. Distance que je ne peux laisser ainsi, cette petit hilarité m’aide à le réaliser.

Nous continuons notre balade. Nous finissons tranquillement sur la plage aux abords de l’hôtel. Je me suis lovée dans tes bras, je songe encore à notre conversation au bar. Le vent doux effleure nos cheveux et l’air frais dissipe peu à peu les effets de l’alcool.

- Dis ? J’ai besoin de comprendre… qu’est-ce que tu trouvais exaltant à entrer chez les gens ? Ça m’intrigue, je peux assimiler certaines sensations mais là je n’arrive pas à visualiser.

Je continue mon explication. La sensation éprouvée lors d’un saut à l’élastique, quelques secondes où tout défile si vite que la vue ne saisit que quelques points, le manque d’air car la chute est trop rapide pour permettre de respirer, le choc violent lorsque le tendeur est en bout et qu’il vous remonte avec une grande bouffée d’air, puis pendant tout le saut l’appréhension car l’on ne sait pas ce qui arrivera à la fin. La sensation éprouvée lors d’un saut en parachute, l’impression de pouvoir voler, de toucher du bout des doigts les cieux, que plus rien d’autre ne compte que le sentiment de liberté, l’impression de toute puissance à voir les paysages d’aussi haut. Ma question a l’air de t’intriguer mais tu m’expliques de ton mieux ce que tu ressentais.

- Tu me demandais ce qui me déplaisait en toi ? Je crois qu’au final… c’est ce que je n’arrive pas à comprendre qui me déplait alors je veux juste que tu m’aides à voir les choses comme tu les voyais, à les ressentir comme tu les ressentais. C’est peut être ça qui m’effraye le plus… mes yeux sont plongés dans les tiens, que je n’arrive pas à m’intégrer à ton monde ou l’inverse d’ailleurs.

Je me tais plusieurs minutes que nous comblons par de tendres baisers et quelques sages caresses.

- Et toi qu’est ce qui t’a séduit en premier chez moi ? Enfin une fois débarbouillée je te demande amusée

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam Mer 13 Mai - 10:52





Wirlpool in the heart.

  02 Sam & Altéa


- Alors comme ça on se moque gros chat ? te lançais-je taquin et moi-même amusé par la situation alors que tu ne peux t'empêcher de rire devant la scène. Les vieux sont dangereux de nos jours. On aura cependant raté l'occasion d'adopter cette petite boule de poils qui risque d'avoir la vie dure avec cette drôle de bonne femme ... Si ça se trouve, le chaton avait fugué exprès, plaisantais-je.

Nous poursuivons notre balade, mon bras passé autour de tes épaules. Pour rien au monde je ne t'échangerais Newhouse, même si parfois tu te révèles très secrète. Je ne peux te reprocher ce que j’ai été fut un temps moi-même et ce que je suis encore si ce n'est que tu as une facilité déconcertante à franchir les barrières que j'avais jusque là par rapport aux confidences. Et cela même sans vraiment m'y pousser.
La plage nous rappelle sur ses étendues de sable encore tiédies par le soleil qui a régné tout au long de l'après-midi. L'hôtel ne se trouve pas très loin. Nous nous installons face à l'océan, tu es lovée tout contre moi et quelques mèches de tes cheveux viennent doucement caresser mon visage sous la brise légère.

- Dis ? J’ai besoin de comprendre… qu’est-ce que tu trouvais exaltant à entrer chez les gens ? Ça m’intrigue, je peux assimiler certaines sensations mais là je n’arrive pas à visualiser.

- Ça ne s'explique pas. Et même si je te faisais partager ce genre d'expérience, tu ne le ressentirais pas forcément de la même manière. Ce qui m'attire le plus j'imagine du point de vue de mes dernières "frasques", c'est sans doute cette nostalgie d'une adolescence perdue avec mon frère au final. Le goût de l'interdit et des moments passés que je ne retrouverais sans doute jamais, dis-je l'air un brin nostalgique alors que mes pensées vont tout droit vers mon frère. A son sujet, je ne peux m'empêcher de penser qu'il ne peut décidément pas continuer une telle vie, ce n'est ni raisonnable pour lui ni pour ses proches. Il finira assurément en prison un jour ou l'autre s'il veut pouvoir plus tard reprendre une vie normale. Avant qu'il ne soit trop tard pour profiter des meilleurs moments à partager avec son fils. Je me demande d'ailleurs quand est-ce que j'aurais à nouveau de ses nouvelles. Et si j'aurais alors le cran de risquer une dispute en cherchant à le raisonner. Les rares fois où j’ai l'occasion de le voir doivent se compter au nombre de deux jusqu'ici et j’ai plus envie de profiter de ces courts instants que de tenter de le raisonner sur ce qu'il y a de mieux à faire.

A demi attentif à tes explications, je me recentre sur la conversation puis tu me poses une nouvelle question en revenant sur notre conversation un peu plus tôt dans le bar.

- Tu me demandais ce qui me déplaisait en toi ? Je crois qu’au final… c’est ce que je n’arrive pas à comprendre qui me déplait alors je veux juste que tu m’aides à voir les choses comme tu les voyais, à les ressentir comme tu les ressentais. C’est peut être ça qui m’effraye le plus … que je n’arrive pas à m’intégrer à ton monde ou l’inverse d’ailleurs.

- Foutaises mon ange ... . Quelques soient nos différences, rien ne pourrait me pousser à me séparer de toi si ce n'est une réelle trahison de ta part. Peu m'importe ton monde tant que lorsqu'on est ensemble, juste toi et moi, je me sens véritablement bien et heureux. Le reste ... on doit tous se faire à certaines contraintes que ce soit en couple ou dans la vie professionnelle ou familiale.

Nous partageons de tendres baisers alors que l'une de mes mains courre sur ton bras. J'apprécie ces instants de pure tendresse entre nous. Ça doit être notre premier week-end vraiment tranquille.

- Et toi qu’est ce qui t’a séduit en premier chez moi ? Enfin une fois débarbouillée

Je laisse échapper un soupir amusé.

- Ça c'est un mystère que je ne saurais élucider, te taquinais-je l'air de dire que je ne vois vraiment pas ce qui a pu m'attirer chez toi. Puis plus sérieusement, je te glisse. Peut-être cette sensation que tu as fais naitre en moi lorsque nos regards se sont croisés longuement ce fameux soir, même bien avant, lorsque je veillais sur toi dans la chambre et qu'en te regardant, j'avais cette crainte bizarre à l'idée de te voir filer au moment où j'aurais le dos tourné, pour ensuite ne plus jamais te recroiser, toi qui est entrée dans ma vie de façon si inattendue et originale. C'est comme si en te regardant lorsque tu dormais, je savais dores et déjà que tu avais ce petit quelque chose de particulier que je ne reverrais jamais chez personne si tu disparaissais de ma vie et qui me manquerait à coup sûr même si tu étais une parfaite inconnue à mes yeux ... . Comme comme si en quelque sorte, me serait passé sous le nez quelque chose qu'on ne rencontre qu'une fois dans une vie. C’est difficile à expliquer ... . Et ne me parle pas de foutu pressentiment.

Je dépose un baiser sur le sommet de ta tête puis ajoute.

- Il y a tant d'autres choses aussi qui viennent tout de suite après ou dans la foulée. La première fois que ton visage s'est illuminé de ce sourire que j'affectionne. Chacune de tes attitudes, cette prestance que tu as à toi seule et toutes ces petites choses qui me rendent accro à chaque fois que mon regard accroche ta silhouette. Je pourrais te dévorer du regard. Sans compter sur ta personnalité hors norme. Et.... ça suffit pour l'heure sinon tes chevilles vont finir par exploser. Drôle d'expression en passant, conclus-je pour toute réflexion.



made by MISS AMAZING.


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam

Revenir en haut Aller en bas

Whirlpool in the heart ~ * ~ Altéa & Sam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
i have a motherfucking dream ::  :: Archives :: Anciennes Archives-