It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Sam & Altéa * weekend missed

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MessageSujet: Sam & Altéa * weekend missed Jeu 2 Avr - 11:10




❝ Samuel & Altéa

 
    lapin  Weekend missed

Manhattan était encore frais mais les beaux jours arrivaient. Et ils portaient la promesse de belles journées côté émotion. Je ne t’avais pas vu depuis plusieurs jours mais nous avions un contact presque tous les jours. Tes messages me faisaient frémir à chaque fois, tout comme le portable vibrait à chacun de tes textos... et en même temps je m'impatientais de sentir ses vibrations... et le peu de mots que tu m’écrivais me font croire que les sentiments que tu m'inspires sont réciproques...mais la nature de ses sentiments est hors de mon contrôle, ils sont là, c'est tout, ce qui est assez perturbant. J’avais passé quelques jours seule à Newhaven profitant de la sérénité de la mer pour réfléchir mais je ne suis pas plus avancée sur les sensations qui s'impose à moi dés qu'il s'agit de toi. Soit tenir ma promesse de ne pas finir dans le lit d’un autre n'est pas compliquée et même logique d'ailleurs je me rends compte que je n'ai pas envie d'être dans les bras d'un autre, j'ai juste envie d'être dans les tiens, j'ai juste envie d'être tienne mais je sais que tu en voudras plus et ça me fait peur. Et ce qui m’effraie encore plus c’est que je céderais et dans ce cas je reste dans un rôle de personne manipulée... et je veux que tu me manipules... ouch non je m’égare là. Altéa va courir... vider ton esprit, direction footing. Je veux être bien quand tu arriveras, ne pas me poser trop de question profiter du moment sont mes maîtres mots du week end. Une phrase entendue ces jours ci m'a fait réaliser que je devais lâcher prise et voir ce qu'il adviendra "Il vaut mieux avoir le cœur brisé que d'avoir un cœur qui ne sert à rien". Vu le fiasco de notre dernier weekend, j’ai trouvé une idée sympa. Le parc naturel du Delaware me parait parfait  1 à 2 heures de voiture, une étendue verdoyante foret tranquille, un pavillon de chasse et de jolies cascades. Le hummer H2 black est chargé de quelques provisions, jerricans d'essence et des sacs de couchage au cas où, nous sommes parés pour l'aventure. Je t'ai demandé de garer ta voiture au garage et de me rejoindre ici, c'est la première fois que tu viendras chez moi! Je doute que tu apprécies le loft, neutre et froid. Entre les murs, les sols et le mobilier l'ensemble va du noir au blanc en passant par le gris mais aucune autre couleur, à part les quelques tableaux. Sur un grand angle du salon trône un piano, une immense baie vitrée couvre un mur complet qui donne sur la terrasse. C’est là que je suis quand Jamie arrive. Il a mis un tango en fond sonore et me fait rentrer tout en dansant. Un pas à droite, coller ma jambe à la sienne, un pas à gauche, cambrer mon dos, faire confiance à mon partenaire, sentir sa main qui me maintient dans le dos, suivre son geste assuré qui dirige mes pas. Danser avec lui est si facile, je ris, vivotant au gré de sa conduite. Puis tu arrives, Jamie te fais un hochement de tête amical en guise de salut, il me tient par la taille, m’approche de lui toujours dans le rythme sensuel de la musique, d'un mouvement léger me fait tourner et j'atterris gracieusement dans tes bras. Je t'embrasse.... Mon corps est traversé de décharges électriques... comme tu m'as manqué.
« Bonjour Samuel, je vous souhaites » te dit Jamie « un agréable week end à tous les deux »… se retournant vers Lynch. « enfin à tous les trois. Ah,mon petit A je compte sur toi mercredi prévois la journée peut être une partie de la nuit. »


Lynch vient me saluer à son tour, il a fait le tour de la pièce, je le grattouille affectueusement et lui ouvre la terrasse. Tu regardes les pièces visibles, le salon a une ouverture sur une salle à manger et de l’autre côté un escalier  mène à la mezzanine, dans ton dos un grand bar et de chaque côté un couloir. Je t'entraine sur le balcon, la vue est assez impressionnante. La terrasse surplombe les bâtiments alentours et donne sur central park. Je te montre un escalier à l’extérieur qui donne sur la loggia et je t’y emmène. Ma chambre, un immense rectangle blanc et gris, un lit taille king size, un long bureau avec deux ordinateurs, un écran télé accompagné de son système audio décore le mur. Les murs sont blancs avec juste deux cadres, des photos noir et blanc… C’est vrai que ma chambre fait vide mais d’un autre coté je suis plus souvent en mission que dans cette pièce, et j'aime cet endroit elle est claire, très spacieuse et lumineuse. Tu observes l’ensemble et ton regard se pose de nouveau sur moi. Je n’arrive pas à déchiffrer mais j’ai l’impression que quelque chose te chiffonne… Quelle idiote ça me revient mercredi ! Ne va pas croire que je risque passer la journée et soirée avec un autre... Je te raconte que Jamie auditionne des artistes et veux mon avis car il compte monter une petite scène derrière son bar, je tiens ma promesse, je ne séduis pas pour les intérêts de famille. Après la visite de ma chambre et de mon lit, on prend la route. Ma main reste sur ton bras, j’ai toujours était consciente que ce genre de geste aidait que les hommes fassent ce que je souhaitais. Le contact des peaux, les gestes doux sont des atouts de séduction auxquels on ne résiste pas toujours. Là c’est un peu différent pour moi, les sensations me parcourent aussi… enivrant et déstabilisant. Lynch a l’air de trouver la place confortable à l’arrière du Hummer. On entre dans le domaine forestier et c’est là que tout le confort du 4x4 a sa place, malgré les chemins boueux la voiture avance facilement. Le chalet est très sobre, quatre chambres et une salle commune avec cuisine et longue table avec des bancs. Il s’agit d’un refuge de chasse, nous serons seuls mais il arrive parfois que d’autres chasseurs soient présents. Je vérifie le matériel, pc portable et téléphone mobile. Le matériel est passé sur une antenne relais que j'ai prise, on sera joignable tout le week end. Je contacte les gardes forestiers de notre arrivée, ils savent ainsi que chalet occupé et n'est plus disponible. Puis après s’être changé, on part vadrouiller dans les sous-bois. Après les événements de ces derniers temps, me promener avec l'homme qui occupe mes pensées nuit & jour, est reposant. Ma fratrie et mon travail n'existent plus ici avec toi. plongée dans mes pensées quelques instants, je marche sur un caillou et glisse mais tu me rattrape prestement. Je te fais face sourire aux lèvres, me lève sur la pointe des pieds et t'embrasse, c'est ma façon à moi de te dire que je suis bien avec toi là maintenant. 


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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Mer 8 Avr - 19:12





15 Weekend missed.

  87 Sam & Altéa


Je suis plus heureux que jamais de rentrer à New York après ce long déplacement. Tes appels et tes messages ne m'ont rendu que plus impatient encore de te retrouver. Est-ce que tu ressens la même impatience ? Est-ce que tu frémis à chaque fois que tu reçois un message ? Est-ce que tu jettes un œil à ton portable toutes les deux minutes pour voir si tu n'en aurais pas loupé un entre temps ? Dis-moi mon ange. Dis-moi si je hante chacune de tes pensées comme tu hantes les miennes. Dis-moi si tu rêves de moi chaque putain de nuit où tu es loin de moi. Mais surtout dis-moi si tu ressens la même chose que moi. Les battements qui s'accélèrent rien qu'au son de ta voix, le manque pesant dès lors où l'on se sépare et qui s'intensifie au fil des jours lorsque nous sommes contraints de rester plusieurs jours sans nous voir ... . Ces petites choses qui en disent long.

Les rayons printaniers qui réchauffent ma peau me détournent de pensées plus négatives, lesquelles j'aurais tendance à m'hasarder quand je songe au week-end dernier. Je veux vivre l'instant sans réfléchir à l'avenir. A quoi bon se prendre la tête avec quelque chose qu'on peut difficilement contrôler ? Au stade où j'en suis de toute manière, il serait ridicule de reculer par pur soucis de préservation.

Pour te rejoindre chez toi, j'ai décidé de prendre ma bécane. Je n'ai pas beaucoup d'affaires avec moi. Quelques affaires de toilette et des fringues suffiront. C'est la première fois que j'y mets les pieds. Joli loft mais trop moderne à mon goût. Et le groom fait tâche. Ouais je sais c'est pas un groom, juste un , bordel comme ça s'appelle déjà ce machin ?! Peu importe, une bonne à tout faire en costard cravate tiré à quatre épingles, un foutu laquais avec un balais dans le cul. Enfin bref, mon impression général est que ça ressemble étrangement à une maison témoin ... non même pas en fait car on ne retrouve pas même la pâle imitation de la chaleur d'un quelconque foyer. Cet endroit n'a pas d'âmes. Ça ressemble à une galerie d'art avec quelques endroits où se poser. C'est impersonnel. Complètement impersonnel, et ce jusqu'à ta chambre. Une chambre qui malgré un lit où nous nous prélassons un petit moment, reste sans âme, sans ce petit quelque chose qui fait qu'on s'y sent bien, si ce n'est ta présence. Même une chambre d'hôtel semble plus chaleureuse à côté.
Qui es-tu Altéa Finley ? Est-ce vraiment chez toi ? Y vis-tu véritablement ? Il y a tant de choses et de mystères encore demeurant sur lesquels j'espère lever le voile mais je préfère te laisser distiller ces futures révélations à ton rythme. Tu n'es pas obligée de tout me dire. Je me demande toutefois ... qu'ai-je encore à apprendre de toi ? Quelle surprise me réserves-tu encore ... bonne ou mauvaise ? Tu m'intrigues autant que tu me captives depuis notre toute première rencontre et j'aime tout comme je déteste ça à la fois. Tout comme j'ai détesté sans aucun doute la scène sur laquelle je suis tombé en arrivant. Détestable car elle a fait naitre malgré moi une jalousie mal placée au fond de moi. Jalousie qui s'est envolée dès lors où tu as atterris dans mes bras par une manœuvre habile de la part de ton frangin. Je ne sais s'il demeure toujours aussi neutre envers moi ou s'il s'agit d'un jeu savamment orchestré. Tout comme la mention à ce mercredi mais je me garde de poser des questions. Questions qui malgré mon silence trouvent réponse plus tard. Tu as décidément le flair pour savoir quand quelque chose me turlupine ... .

Avant de nous mettre un route, tu fais un détour par une pièce au fond et je repasse devant quelques cadres photos accrochés au mur. Là encore rien de personnel, il ne s'agit que de quelques clichés noir et blanc remarquables de la ville de Paris. La ville des amoureux ... . J'y suis allé une fois il y a longtemps mais je ne lui ai rien trouvé de remarquable. Trop de tapage sur une ville somme toute banale je trouve, ou disons qu'elle est trop clichée à mon goût. Enfin soit, en ce qui nous concerne, c'est une toute autre destination qui nous attend. Le parc naturel du Delaware, c'est à environ une heure et demi de voiture voir deux s'il y a beaucoup de circulation. De la forêt à perte de vue, un pavillon de chasse qui nous attend et de superbes cascades. Tu as tout prévu côté provisions entre autres réserves qui nous attendent bien sagement à l'arrière du Hummer. Hummer que j'ai le plaisir de conduire une bonne partie du trajet, ta main posée sur mon bras et que je fais lentement glisser sur ma cuisse. Mmmhh jeu dangereux ... mais j'adore ces petites décharges d'électricité que tu provoques en moi ... douces décharges qui naissent au creux de mes reins et se diffusent tel un courant à travers chaque parcelle de mon être. Tu réchauffes mon cœur et mon corps tout entier. Tu me donnes faim, irrésistiblement faim de toi. Si bien que je m'arrêtes brusquement sur le côté de la route pour céder à la tentation encore une fois.

Un peu plus tard, nous voilà arrivés. Le dit pavillon est un joli chalet, somme toute aménagé de façon très soft à l'intérieur mais pas moins chaleureuse comparé à chez toi. Juste comme ça entre parenthèses mon ange, mais si tu me demandais de venir habiter chez toi, je m'enfuirais sans doute à toute jambe ou bien j'y mettrais le feu. Ça m'a donné l'impression d'un lieu quasi aussi aseptisé qu'un hôpital mais ça je me garderais de te l'avouer tout de suite. Quoi que je suis certain que ça te rendrait service. Ce n'est décidément pas bon pour toi de vivre en pareil endroit. Mais au fond, je me demande si tu n'es pas une adepte de l'hosto ... . Trêve de plaisanterie, promis j'arrête là avec ton loft. Je songe néanmoins que je devrais te faire une petite farce un jour, du genre te le repeindre pour l'égayer ou y foutre un bazar sans nom !

Enfin bref, concernant ce chalet, j'espère que nous n'aurons pas de visite. Je te regarde sortir tout ton bordel, pc, portable et téléphone.

- Je suis tombé sur une accro. Je te préviens que si je te vois un peu trop le nez plongé dans ton bazar, j'expédie le tout par la fenêtre, plaisantais-je.

Concernant d'éventuelles visites, tu te charges de prévenir les gardes forestiers. Il y a de toute façon peu de chance vu que nous ne sommes plus en période de chasse. Ceci étant réglé, nous sortons profiter de l'extérieur pour profiter d'une longue marche à travers les sous bois. On marche tranquillement l'un à côté de l'autre, je te devances parfois ou inversement jusqu'à ce que tu ne manques de te péter la figure à cause d'un foutu caillou. Je te rattrapes à temps et j'en profite alors que tu me fais face avec ce sourire que j'aime tant voir sur tes lèvres pour glisser un instant mes mains autour de ta taille tandis que tu te hisses sur la pointe des pieds pour me donner un baiser. Nouveau frisson. Je te forces à reculer doucement contre l'arbre derrière toi et mes mains remontent de chaque côté de ton cou délicat pour approfondir ce baiser qui succède à tant d'autres entre l'instant auparavant et celui présent. C'est difficile de s'arrêter quand on est accro comme je le suis de tes lèvres et de tes baisers.

- Je suis bien avec toi, soufflais-je en déposant un instant mon front contre le tien.

Nous poursuivons notre balade, bras dessus bras dessous alors que je t'attire tout contre moi. On discute de choses et d'autres comme de ton environnement familial étant môme. Je suis curieux de savoir quel genre de gosse tu étais et même d'adolescente. Et de fait, tu cherches à en savoir un peu plus sur moi à ce niveau là. Je t'apprends que j'ai un frère en me contentant de dire que je le vois rarement depuis quelques temps, je te parles de notre enfance et des quatre cent coups qu'on a fait ensemble, puis j’en viens au sujet de mon père et de son penchant pour la bibine, ce qui somme toute n'a pas été assez marqué pour qu'on en souffre ou qu'il soit dans l'incapacité de nous éduquer. Quoi qu'on se pose des questions vu les conneries qu'on a pu faire avec Mike. Mais bref, je n'ai pas à me plaindre de mon enfance si ce n’est l'absence de ma mère.



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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Jeu 9 Avr - 7:14




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Weekend missed


Tu me bloques entre un arbre et toi, le piège se referme, charmant piège dans lequel je me laisse prendre avec délice. Tes baisers font courir sur ma peau des tas de petites décharges électriques… J’ai fini par adorer, désirer et vouloir ces décharges. Tu poses ton front contre le mien et me souffle :
- Je suis bien avec toi
Cinq petits mots qui se déversent en mon être. Je me sens légère, c’est si bon. Je ne dis rien. Tu l’es là maintenant mais tu ne l’étais pas au loft et je me doute qu’il y aura d’autre fois où tu ne le seras pas non plus… mais je n’ai pas envie d’y penser pour l’instant. Nous continuons notre promenade enlacés et tu veux en savoir plus sur mon enfance… Drôle d’idée, mon enfance…
« Ben petite j’étais comment ? J’étais petite » dis-je taquine « J’ai plutôt été choyé, j’avais une nounou en continu ou un majordome, qui est toujours à notre service et Jamie. »
Je continue à te raconter ce que tu veux savoir même si je sais que ça va te déplaire à un moment. John et Rick font partie de ma vie depuis si longtemps. Dans mon enfance et adolescence, il y avait Jamie qui avait été toujours là, malgré le personnel et nos quinze ans de différence. Au lieu de jouer avec ses copains de son age ou draguer des filles, il faisait du baby sitting. Il me lisait des histoires parfois le soir entre deux révisions, il m’emmenait au ciné et il jouait avec moi, je crois d’ailleurs que c’est lui qui m’a montré comment faire des châteaux de sable, puis plus tard à me battre, je souris à cette évocation. Mon frère m’avait donné des cours de karaté toute gamine pour être sure que je puisse me défendre le temps qu’il arrive me secourir m’avait-il dit à l’époque. Mes parents, ma sœur, Gina et mon autre frère, Stephen Oliver, étaient peu présents pour moi. Je pense que ça ne me génait pas, de toute facon je ne connaissais rien d'autre. Ils payaient des gens pour ça, leurs carrières étaient leur priorité. Nous n'étions là qu’à certains repas familiaux et festifs, seul moment où le clan était réuni, avec oncle, tante,neveux et petits enfants. Je vivais entre le loft qui a cette époque était un appartement simple, NewHaven et Bayonne où se situe la maison de mes parents aux sols de marbres sur lesquels j’adorais glisser. Je passais mes vacances à courir sur la plage avec John et Rick et hors vacances on jouait dans des bacs à sable de Central Park, mes premiers baisers s’étaient avec eux. J’avais eu un professeur particulier jusque mes douze ans puis mes parents m’avaient mise dans un établissement privé mais j’étais plus souvent dehors à tester tout et n’importe quoi ou à rejoindre Rick qu’en cours a étudier. Pour éviter d’entacher le nom de la fratrie on m’avait envoyé à Paris avec ma sœur et à mon retour comme je n’étais toujours pas assagie, on m’avait fait admettre à USMA (United States Military Academy de West Point) et suis rentrée dans les rangs. West Point où mes parents avaient surement dû user de leur contact car on y entre après 16 ans et peu de personne féminine. Mais je n’avais pas eu de problèmes avec les garçons, Rick était de la même promotion que moi et John y était cadet depuis deux années, ils s’étaient assurés que personne ne se risque à m’approcher de trop prés, pour eux j’étais la leur, chasse gardée . Puis David était devenu mon chaperon pour ma première année au grand dam de John, qui me le fera payer quelques années plus tard, je taisais ce dernier fait si tu voulais savoir tu saurais me le demander. J’avais réussi à tenir ma première année, j’étais plutôt douée, je surpassais certains mecs. Du coup j’avais fait mes trois années à l'académie militaire et épouser David qui avait été mon premier amant. Tu savais tout de mes premières fois.  Dans mon monde un homme est reconnu pour les personnes qui l’entourent et les personnes qui le respectent pas simplement pour ses actions, alors je faisais tout en cachette pour pas déshonorer mon père. Je ne pouvais pas dire que j’aimais mon enfance ou que je la détestais, je n’avais rien connu d’autre. La famille, ben, je n’avais jamais eu beaucoup de rapport familiaux avec eux à part Jamie. Par rapport à votre enfance et adolescence, je ne me suis pas autant amusée que vous enfin différemment. Les 400 coups, je n'ai pas fait, juste quelques bêtises. Tu me parles de ton frère, Mike et ta mère partie trop tôt alors que tu étais ado. Un père alcoolique, amusant, Jamie l’aurait pressenti ? Il n’aime jamais personne mais je sais qu’il t’aime bien, son père buvait et le battait souvent avant que mes parents l’adoptent mais je garde cette réflexion pour moi. Je ne pose pas plus de question même si t’entendre te dévoiler me plait.
Nous rentrons, je branche mon PC sous ton regard désapprobateur. Je sais comment te faire oublier que je vais utiliser mon portable, je me plante devant toi, te caresse la joue et t’embrasse. Tu restes stoïque mais juste quelques secondes, tu m'entraine sur le canapé. Nos fringues se retrouvent vite à terre et Lynch décide d’aller s’allonger dehors ce qui nous fait rire. Nos corps s’entremêlent sensuellement, laissant nos soifs de désirs s’assouvir. A demi nue allongée dans tes bras, je me demande combien de partenaires tu as eu… deviendrais-je possessive et jalouse ? Décidément tu provoques en moi des réactions dont je ne suis guère familiarisée. J’enfile un tee shirt et retourne sur le PC.
« Je n’en ai que pour quelques instant, je suis en service actif, je suis capitaine de corvette donc j’ai des hommes sous mes ordres à diriger, c’est vrai que l’on a jamais trop parlé de mon travail. Je ne peux pas trop d’ailleurs mais j’ai des obligations. ça sera pas long »
Tu as l’air de déposer les armes, j’en profite pour lire mes messages et en rédiger un. Puis je retourne me lover dans tes bras, la chaleur de ton corps irradie à l’intérieur de moi. Je te veux. Je préfère me taire que de dire quelque chose qui me fasse flipper, je t’aime ou si ce n’est pas de l’amour c’est plus fort encore… mais c’est si surprenant, j’avais appris à ne rien ressentir, là c’est plutôt que j'éprouve des sensations nouvelles et que je ne contrôle rien… je déteste ça et j’adore en même temps. Ne pas réfléchir, profiter de l'instant présent.. Tu es là tu es mien et je suis tienne. Tu es devenu ma lumière dans des ténèbres dont je n'avais même pas conscience.

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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Sam 11 Avr - 12:39



 15  Weekend missed.

    87 Sam & Altéa



« J’ai plutôt été choyé, j’avais une nounou en continu ou un majordome, qui est toujours à notre service et Jamie. »

J'hausse un sourcil dubitatif en songeant que tu ne fais dans un premier temps aucune référence à tes parents. Puis tu me racontes quelques bribes de ton enfance et de ton adolescence. John et Rick sont présents dans ta vie depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. J'apprends dans le tas que tu as également une sœur. Je décroche d'ailleurs un instant de ton récit en me demandant si la rencontre avec le reste de ta famille me ravirait vraiment. Je n'ai jamais été très famille même si moi et Mike avons tout de même eu de bons moments avec nos cousins et cousines, enfin avec trois d'entre eux, le reste étant un vrai tas de cons. Mike et moi passions le plus clair de notre temps à partir à l'aventure lorsque nous nous trouvions avec notre cousine Julie. Elle était aussi aventureuse et casse-coup que nous. Je te raconte d'ailleurs le genre de jeux auxquels nous jouions enfants comme lorsqu'on partait en forêt pour jouer à la guerre ou aux aventuriers en mode Indiana Jones, mais le jeu le plus délirant qu'on ait eu et le plus simpliste du peu que je m'en souvienne, c'était le jeu de l'esclave. Julie s'amusait à m'attacher moi ou Mike et nous trainait en laisse, disons ça comme ça avec un de ces long porte clé en plastique qui s'étendait tel un ressort. Je ne sais plus le nom que ça porte. Enfin bref, tout ce dont je m'en rappelle c'est qu'on se baladait avec elle qui fait style de nous trainer derrière elle - debout bien sûr- comme attachés à une chaine. Qu'est-ce qu'on a pu faire comme cabanes aussi. Et à Noël, Julie nous réservait toujours des surprises, toujours de nouveaux jeux imaginaires où on s'amusait à transformer sa chambre en un lieu sorti de notre esprit et créant ainsi des forteresses ou des parcours "dangereux" en s'imaginant dans une sorte de jungle en se servant de planche pour relier des meubles pour y grimper ou pour monter sur le dessus des armoires. On s'amusait aussi à cache cache dans le noir avec nos deux autres cousins même si parfois on leur refusait l'accès à la chambre car l'un était un véritable brise tout et colérique et l'autre était trop jeune et risquait de se faire mal, en dispersant juste quelques dominos phosphorescents à travers la pièce, c'était extra !

Alors que nous échangeons sur nos souvenirs d'enfance, tu m'en apprends bientôt plus sur ta scolarité et comment tu as atterri à West Point. Puis tu fais référence à David, ce qui m'amène à te parler de Cara. Je ne t'en dis pas énormément pour ne pas trop m'attarder sur le sujet mais étrangement, évoquer sa personne m'est plus aisé que je ne le croyais. Peut-être parce qu'il s'agit de toi car c'est là un sujet que j'évite habituellement. Maintenant au moins, tu sais. A ce propos, je jette d'ailleurs un coup d’œil discret à l'endroit où se trouvait avant mon alliance. Je ne l'ai retiré qu'il y a peu. C’est quelque peu troublant de ne plus l'avoir sur moi.

On revient rapidement sur le sujet de la famille. En dehors des cousins cousines si on en compte trois de biens sur le reste, je ne peux pas dire que je me suis jamais senti intégré parmi eux. Mes oncles et tantes étaient parfois spéciaux, dans le sens rude même s'il ne manquaient pas d'humour et si il fut un temps où j'admirais deux d'entre eux, les parents de Julie. Mais avec le temps, la famille nous a quelque peu mis de côté avec mon frère, faute à trop de caractère sans doute et des conneries qu'on multipliait. Ils avaient sans doute trop peur qu'on entraine nos cousins cousines sur la mauvaise voie... . Et puis après la disparition de ma mère, il y a eu des tensions avec mon père ... tensions déjà existantes bien avant ça. Entre ça et son penchant pour l'alcool.
Au sujet de mon père, je me rappelle lorsqu'il rentrait quelque peu saoul parfois le weekend après une virée au bar entre potes, il s'agenouillait devant le frigo ouvert pendant près d'une demi heure et grignotait tout ce qui lui passait sous la main quand il ne lui prenait pas l'envie de manger les spaghettis crues ou qu'il jouait au malin en prenant un anticalcaire ménager et se rinçait la bouche avec en guise de détartrant pour les dents. On s'est quand même payés de bonnes tranches de rires avec ce genre d'idioties de sa part.

Mais souvenirs mis à part, nous retrouvons bientôt le chemin du chalet, quelques rares branches craquent légèrement sous nos pas. Le printemps s'installe doucement, ornant chaque étendue verdoyante de milliers de fleurs. J'aime cet endroit. Je pourrais explorer le coin durant des heures. Une fois rentrés, tu te précipites presque sur ton pc tandis que j'ai tout-à-fait autre chose en tête mais il n'est pas difficile de t'y arracher pour un temps. Délicieux moment que nous partageons et que j'aimerais voir durer une éternité encore. Tu fais une courte pause durant laquelle j'en profite pour me griller une clope et jeter un œil à ce que fait Lynch. Il s'amuse à rogner un bâton qu'il a rapporté avec lui de balade. Puis tu reviens te lover entre mes bras un petit moment. Nous restons silencieux, à nous regarder, ma main errant sur ton visage et ton cou tandis que la tienne glisse sur mon corps encore réceptif à la moindre caresse. Combien j'aime ce genre d'instants, cette tendresse qui m'a tant manqué alors que je pensais parfaitement pouvoir m'en passer jusque là. Chaque instant passé avec toi renforce mes sentiments. Ça me ferait limite peur si je n'étais pas aussi décidé à ne plus reculer devant quoi que ce soit. Même si certes quelques trucs sans doute inévitables à l'avenir risquent de me faire flipper.

Je t'invites à retourner sur ton pc un moment pendant que je m'occupe de mon côté en farfouillant dans les vivres que tu as ramené. Je nous trouve une bonne bouteille de vin blanc et nous concocte des brochettes ainsi que des poivrons farcis et des pommes de terre que je vais faire cuire dans de l'aluminium, entre autres choses à grignoter. Il y a un barbecue, autant en profiter. Je m'occupe de tout ça dehors en douce mais lorsque les premiers fumets s'élèvent dans l'air un temps plus tard, ça ne manque pas de t'attirer sur la terrasse. D'ailleurs, lorsque tu pointes le bout de ton nez, je suis en train de jouer avec Lynch entre deux coups d’œil sur la cuisson. Je te sers un verre de vin blanc pour qu'on trinque à ce week-end qui s'annonce des plus agréable.

- Viens là ... Ces mots sont accompagnés d'un sourire tendre tandis que je te tends le bras pour te récupérer tout contre moi. Je dépose un baiser sur le côté de ton cou puis glisse ma main pour dégager doucement ta nuque et en déposer d'autres tout aussi doux à cet endroit. Ça te va ? questionnais-je en te désignant ce qui est en train de cuire à côté. Puis je te fais goûter un morceau après t'avoir fais languir en te l'agitant sous le nez et en t'empêchant d'y croquer. Petite taquinerie qui nous pousse à jouer encore un peu. Donne-moi ça sinon je viendrais le récupérer moi-même directement dans ta délicieuse petite bouche si tu oses cette vilaine provocation, te glissais-je tandis qu'un instant auparavant, tu me faisais languir à mon tour avant de menacer de manger ce qui m'était à la base destiné.

- Hep, reviens par là, c'est pas du jeu ! beuglais-je tandis que tu avales la bouchée en réussissant à me filer entre les doigts. On se courre un instant après. Je me sens minable là Newhouse ... dis-je alors que tu me ruses et que je me trouve incapable d'arriver à te chopper. Inutile de faire le coq, t'es juste plus agile que moi, on dirait un cabris ! lançais-je pour te taquiner alors que tu sautilles d'un côté et de l'autre de la table pour m'échapper. Puis je parviens enfin à te ruser et à te coincer dans l'étau de mes bras, m'amusant à te faire virevolter un instant sous tes cris amusés.



Le fumet délicat et alléchant des mets sur le barbecue nous rappellent bientôt qu'il est temps de manger et on ne tarde pas à se mettre à table en profitant des températures douces malgré la nuit qui tombe pour rester dîner à l'extérieur. On s'attarde une bonne heure et demi dehors à discuter sous les étoiles et à se régaler. Lynch nous fait mourir de rire lorsqu'il en profite pour récupérer des restes en douce sur la table tandis que notre attention est toute tendrement tournée l'un vers l'autre. C'est bien la première fois qu'il m'en joue une pareille ! Ça a toutefois beau être mignon, il n'échappe pas de se faire gronder et se tient par la suite bien sage en lâchant même le second morceau de viande qu'il avait attrapé avec un air penaud assurément craquant.

La température baisse très vite après un temps et je choppe une couverture pour nous installer sur le canapé à l'intérieur.

- Profites du pc le temps que j'aille nous chercher de quoi faire du feu, proposais-je en t'invitant à également sortir le dessert qui attend dans le frigo ainsi que nous choisir un digestif.

Je reviens ainsi une dizaine de minutes plus tard et commence à m'occuper du feu tandis que tu t'es installée avec ton pc sur les genoux sur le canapé qui fait face à la cheminée. Je sens ton regard sur moi et j'adore ça. J'adore tout particulièrement le fait de comprendre que tu décroches de ton écran lorsque ton regard s'attarde sur moi alors que tu ne tapes plus comme une frénétique sur le clavier.

- Sers-nous les digestifs plutôt que mater mon cul ... te lançais-je taquin sans me retourner tandis que les premières flammes prennent.

Je te rejoins sur le canapé en y grimpant debout et en t'installant de sorte à pouvoir me glisser derrière toi. On trempe nos lèvres dans le digestif, un délicieux alcool à la Poire qui arrache bien comme il faut. Ça décoiffe salement ... ouais ... mais pas autant que la nouvelle qui me tombe sur le coin de la gueule un instant plus tard ! Une mauvaise nouvelle qui vient contrarier nos plans lorsque j'apprends que Sherydane en a encore joué une en se démerdant cette fois-ci pour me tirer ma Mustang et la perdre à un pari lors d'une course de bagnole illégale.

- Je vais la tuer ! Je vais réellement la tuer !!! gueulais-je alors que par la même occasion tu apprends que j'ai une môme.

Mais pour l'instant, nous devons abandonner pour un temps nos merveilleux plans pour nous rendre là-bas et l'y trouver. Elle ne s'y attend pas car c'est une amie à elle qui a eu la décence de me prévenir. Aussi, il ne faut pas perdre un instant si je veux récupérer ma caisse. Je ne t'explique donc que lorsqu'on grimpe en voiture l'existence de ma môme et la façon dont elle est entrée dans ma vie il n'y a pas si longtemps, à mon immense surprise.

- Depuis qu'elle s'est présentée chez moi, je ne connais que des tumultes. Elle accumule les conneries comme pour se venger de ne m'avoir pas connu avant. Je me suis retrouvé du jour au lendemain devant le fait accompli, je n'ai jamais été tenu au courant de son existence et pourtant c'est comme si pour elle j'étais fautif. Je ne comprends parfois rien aux femmes mais alors aux gamines encore moins ... Soit dit en passant, ce n'est plus une môme mais c'est tout comme. Je ne t'expliques même pas le nombre de fois où j'ai du aller la récupérer au poste entre autres. Pourtant, elle peut être une crème une fois ses crises d'ado passées ... t'expliquais-je avant d'aborder le côté plus adorable de sa personnalité.


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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Dim 12 Avr - 1:38



❝ Samuel & Altéa


  122 Weekend missed


Nous sommes silencieux, juste nos mains qui caressent nos corps assoiffés de ces doux attouchements, nos lèvres qui les accompagnent avec douceur et tendresse, nos regards qui se croisent pétillants de désir… un bip m’informe de l’arrivée d’un mail… pfff … moi qui m’attends à devoir user de charme pour m’extirper de tes bras, je suis toute surprise quand tu me dis d’y aller pendant que tu t’occupes du repas… le repas, mince, j’avais oublié, j’ai juste faim de toi, le majordome a du surement mettre des mets gourmands dans les sacs ! Mais je vais sur mon ordi te laissant la gestion de nous cuisiner quelque chose… Je lis attentivement le message, mon escouade est arrivée à bon port et je reçois les dernières informations… Je me penche, tu joues avec Lynch, l’odeur des grillades commence à me parvenir… concentre toi encore quelques minutes Altéa, donner nouvelles instructions… je décrypte rapidement les codes chiffrés et renvoie de nouveaux ordres de mission. Je repose le PC et te rejoins dehors. Tu m’accueilles avec un verre de Chardonnay blanc, on trinque allégrement à notre week end forestier.
- Viens là me dis tu avec un sourire tendre et tu m’enlaces me couvrant de baisers tout aussi tendres.
Tu joues avec un petit dé de bœuf que tu viens de sortir du barbecue en me demandant si la cuisson me convient, je hoche la tête. Puisque tu veux jouer, je te chipe la brochette… te la donner, niet.
« Attrape-moi si tu y arrives! » Je m’écrie malicieusement
Tu rouspètes prétextant que ce n’est pas du jeu… pour une fois que mon entrainement peut me servir à jouer, je ne vais certainement pas m’en priver ! Une feinte à droite, un petit bond à gauche, je louvoie entre les chaises et la table avec rapidité et agilité, je croque une bouchée de viande et tu proteste de plus belle.
- Je me sens minable là Newhouse.
Décidément ça me fait toujours bizarre quand tu m’appelles par ce nom… Je m’interroge quelques fractions de secondes si c’est ta façon de me dire que je n’appartiens plu à David mais à toi… tu m’as évoqué Cara dans l’après-midi mais je n’ai posé aucune question. Tu as retiré ton alliance depuis peu, je ne l’ai remarqué qu’aujourd’hui d’un autre coté je ne t’ai pas vu de la semaine. Ton veuvage est récent et je pense qu’elle reviendra dans nos conversations un jour, mais pas là...c’est trop tôt pour le moment, nous en sommes qu’aux confidences volontaires pas aux interrogatoires… ça me fait sourire… tu râles de nouveau sur un ton enjoué mais perdue dans mes réflexions je ne fais guère preuve de promptitude et tu finis par m’attraper fièrement, je suis piégée entre la table et toi. Je me débats quelques minutes sans grande conviction en riant enlacée dans tes bras. L’odeur de viande grillée embaume l’atmosphère et nous fait passer à table. Les étoiles scintillent au-dessus de nous, le repas et le vin sont consommés doucement à la lueur du feu et quelques lampions tandis que nos yeux brillent tout autant que les cieux. On déguste la nourriture en papotant, je me sens comme dans une bulle où le reste du monde n’existe pas, tu es mon univers tout entier à toi seul. L’air était doux mais la nuit commence légèrement à le rafraîchir et tu grondes Lynch qui profitant de notre manque d’attention, s’est servi tout seul. Il a l’air tout confus d’avoir osé voler mais c’était fort tentant ce fumet, je ris de sa bouille contrite. Il réagit à tes ordres et lâche son butin, prenant une mine sage après son acte désinvolte. Un nouveau BIP, je fronce les sourcils, pas déjà!
- Profite du pc le temps que j’aille chercher de quoi nous faire du feu me propose tu
Je récupère le dessert, deux verres et la bouteille d’un vieil alcool de poires, digestif artisanal fait maison. Je pose le tout sur une petite table basse d’angle et m’installe sur le canapé avec mon PC sur les genoux… Je réponds au mail, hum huit heures de décalage, je devrais être tranquille un moment maintenant. Rapport envoyé. Tandis que tu t’affaires à faire prendre les flammes, je t’observe. Ton pull un peu moulant mais pas trop rend grâce à tes muscles dorsaux… mon regard descends et ton jean… ma tête penche un peu sur le côté, mets en valeur tes muscles fessiers…
- Sers nous les digestifs plutôt que mater mon cul
Je rougis comme une adolescente, grillée… bravo… j’emplis les deux verres du liquide translucide et à l’odeur fruitée. Puis je bafouille embarrassée, me sentant idiote de mettre fait prendre mais amusée en même temps.
« Une paire ça vira » mais qu’est-ce que je dis moi ! « Oups une poire ça t’ira ? »
Tu te retournes taquin… non, je ne suis pas bourrée… je me suis juste ridiculisée. Tu te glisses dans mon dos, je te tends un verre, tu avales une gorgée. Je pose mon verre sur la table et éteint mon pc en le refermant puis je le dépose au loin sur un fauteuil. Je suis toute à toi maintenant. Il ne nous manque que la peau de bête pour faire l'amour au coin du feu, cliché de vieux films. Je prends une assiette avec un petit bavarois.
« tu peux un brava » je bégaye des mots incohérents, je secoue la tête… ah non mais ça suffit tes gamineries Altéa… on se reprend...depuis quand je bredouille « tu veux un bavarois ? »
Tu rigoles de mon cafouillage, reprends une gorgée puis bondis en hurlant.
- Je vais la tuer ! Je vais réellement la tuer !!!
Je sursaute surprise, c’est quoi ça ! Le mode "Sam twister" ? Suis pas franchement fan…et dans ton discours colérique, je comprends que ta fille s’appelle Sherydane et qu’on doit partir de suite. Je te regarde hésitante… euh fille… euh énervé… euh je ne peux pas rester là ? Je ravale ma question, je ne suis pas que mon idée te plaise ! Vu ta tête, je ferais mieux de m’abstenir de toute réflexions alors je me tais. Je range rapidement le dessert au café et mets les verres en hauteur. Tu ordonnes à Lynch de rester là sagement… si tu veux je lui tiens compagnie ? Non, suggestion à éviter… Altéa on se tait ! T’es une Newhouse, sourire en toute circonstance ! Soit rencontrer ta fille... ben franchement pas fan de ce plan là non plus mais bon tu ne m'as pas demandé mon avis alors je suppose pour une raison qui m'est complètement obscure que tu souhaites ma présence.

Une fois en voiture... d'ailleurs fait frais, on n’aurait pas dû la laisser ouverte... Tu m'apprends qu'elle t'a emprunté la mustang pour une course illégale... et of course, elle l'a perdu... euh si tu veux je t’en rachète une et on continue notre petit week end? Euh non, j'esquive ce plan là non plus, tu ne vas pas l'apprécier et j'en suis plus que certaine... j'y couperais pas à rencontrer ce petit démon qui t'a fait les quatre cents coups mais qui est une crème aussi... Je reste stoïque, tu n'imagines pas combien j'aimerais être n'importe où ailleurs... Pourquoi ça me trouble autant? Et si elle ne m'aime pas ! On fera quoi? Non mais stop, je me calme... mais c'est quoi cette odeur... de toute façon quoi qu'il se passe y a quelque chose de magnétique entre toi et moi que je ne m'explique pas mais que rien ne brisera sauf peut-être nous.


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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Dim 12 Avr - 12:45



15 Weekend missed.

  87 Sam & Altéa



- Sers nous les digestifs plutôt que mater mon cul

Je peux presque te sentir rougir dans mon dos à cette réflexion. Et comme pour souligner ton trouble, tu te mets légèrement à cafouiller ... pour ne pas dire carrément alors que tu me proposes une Poire.

- L'un ou l'autre, peu importe ... répondis-je taquin en rebondissant sur les deux versions de ta proposition.

Me glissant un instant plus tard dans ton dos, je glisse un bras autour de toi tandis que je goûte au breuvage. De ton côté, tu poses le pc plus loin. Te voilà toute à moi. Le feu crépite dans la cheminée, je ramène délicatement la couverture autour de nous et appuie un instant ma tête contre la tienne.

« Tu peux un brava »

J'esquisse un sourire amusé. Je te trouble à ce point ? C'est vraiment craquant, tu sais ?

Tu secoues la tête comme pour remettre tes idées en place tandis que je m’évertue à faire tout le contraire en m'amusant à te troubler encore plus d'une main qui glisse lentement sur l'intérieur de tes cuisses. Vraiment trop craquant ... soupirais-je avec cette même pointe d'amusement dans la voix tandis que tu me reformules l'invitation à savourer ces pâtisseries. Je finis par en rire face à ton petit air frustré d'avoir ainsi eut un instant de cafouillage puis glisse un baiser dans ton cou.
Seulement, quelques secondes plus tard, quelque chose vient me perturber si bien que je me redresse soudain dans un bond après avoir eu la mauvaise idée de jeter un œil au message que je viens de recevoir sur mon téléphone. Pense-bête : "la prochaine fois, ne pas amener son téléphone ... ou bien le laisser dans un coin".

Ma réaction on ne peut plus vive ne manque visiblement pas de te perturber. Et il y a de quoi vu l'air furax qui habite mes traits sur l'instant ainsi que la façon dont j'ai failli limite tout envoyer bouler en dégageant du canapé. Putain mais cette môme m'en joue de pire en pire ! J'ai envie de l'étrangler ! Pour m'avoir piqué ma caisse, il fallait déjà le faire, mais pour carrément la soumettre à un pari ??!! Elle ne peut décemment pas me laisser profiter de mon week-end ?! On dirait un fait exprès !
Ton regard hésitant et perdu ne parvient même pas à me calmer sur ce coup-là. Et sans même réfléchir ni te demander, nous laissons Lynch derrière nous tandis que nous grimpons en voiture. Il gardera le chalet et a aisément accès à l'extérieur.

Tandis qu'on se lance sur la route, j'ai à peine un regard pour toi. Je suis dans une telle colère que je ne songe même pas combien ça doit te mettre mal à l'aise. Je roule vite mais sans adopter non plus une conduite potentiellement dangereuse. Je gère. Une certaine tension règne dans l'habitacle, un silence pesant avant que je ne t'en dises plus sur mon petit démon. Puis je tilte sur le fait que je t'en ai déjà parlé un peu. Putain, je suis foutrement perturbé pour avoir oublié ça ! Je me demande comment j'arrive encore à lui trouver de bons côtés à cette môme alors que je finis par te rassurer en contrebalançant mes propos négatifs par son petit côté ange, qui se manifeste d'ailleurs bien trop rarement à mon goût. Comme cette fois où elle a atterri chez moi branchée sur le mode féroce, ce qui a aboutit à une prise de tête monumentale qui a bien failli avoir raison de notre "pseudo" relation père-fille déjà bien bancale, mais qui s'est finalement terminé en instant de réconfort complice devant un bon film.

- Cet instant est resté gravé dans ma mémoire car c'était la première fois que je serrais vraiment ma fille dans mes bras. C'est là que j'ai vraiment disons "adopté" mon rôle de père, concluais-je finalement.

Et la simple évocation de ce souvenir suffit à adoucir quelque peu ma conduite à à décrisper mes traits. Je suis d'autant moins tendu lorsque ta main se pose sur ma jambe. J'y dépose un baiser en la portant un instant à mes lèvres. Le calme revient s'installer tandis que les kilomètres défilent.

- T'as pas laissé quelque chose dans la bagnole ? Y'a comme une odeur de tourné ... fis-je la réflexion alors que par la même occasion, je te fais part de ce petit bruit de grattement qui me titille depuis quelques minutes. Je te fais signe d'écouter et tends l'oreille. On dirait que ça vient du coffre. Maintenant qu'on y fait vraiment attention, le bruit semble se faire de plus en plus distinct. Il ne peut s'agir de quelque chose qui se baladerait dans le coffre surtout que nous sommes désormais sur une ligne droite. Avec ça, l'odeur semble se faire plus présente et d'autant plus tenace. Je décide de m'arrêter un instant sur le côté de la route. Nous sommes dans une portion à travers bois. Les immenses sapins tout autour de nous sont aussi imposant que la nuit noire qui règne sous leur couvert. J'ouvre la portière pour aller voir ce qui se trame dans le coffre mais à peine ai-je le temps de descendre que déboule tel un boulet de canon par le passage entre les deux sièges avant, une putain de bestiole non identifiée. Ça a approximativement la taille d'une Mouflette, de couleur brune du peu que j'ai le temps d’apercevoir après que je la vois se carapater du véhicule en me faisant chuter sur le bord de la route sous la surprise. Pour un peu, ce truc m'aurait bondit dessus. Maintenant j'ai l'air con. Je me suis lamentablement pété la gueule sous le recule quand je l'ai vu soudain surgir. Et tu sais quoi ? C'est pas le pire ! Non il y a fallu que je tombe pile dans de la bouillasse ... .

- Oh tu peux rire ! dis-je en te tendant le bras pour solliciter ton aide pour me redresser lorsque tu me rejoins. T'as une sacrée force car je n’ai pas même le temps d'esquisser un geste pour t'attirer avec moi dans la boue que je suis déjà debout. Ça aurait été salaud de faire ça de toute façon et tu m'en aurais voulu. Déjà que je t'ai embarqué avec moi sans vraiment te demander ton avis ... . Mais je ne te touche aucun mot sur le fait. Jolie idée d'avoir laissé les vitres baissées ... te taquinais-je en rejetant la faute sur toi par pur amusement. J'ai pas réussi à déterminer ce que c'était. Tu as vu toi ?

On regarde s'il y a eu des dégâts dans le coffre puis on repart. Tu nettoie un peu l'arrière de mon jean mais je suis forcé de retirer mon pull qui a pris le plus gros des éclaboussures. Je me retrouve juste en t-shirt et lorsqu'on arrive enfin sur les lieux un moment plus tard, le froid qui règne dans le coin me mord dès ma sortie du véhicule. C'est un sacré rassemblement dans lequel nous faisons notre entrée. Sherydane n'est pas au courant que je vais me pointer et encore moins avec toi. Elle ne t'as encore jamais rencontré mais elle n'a pas manqué de remarquer la photo de toi qui traine à la maison. Photo qui m'a valu un petit commentaire sur le fait qu'elle te trouvait trop mignonne pour moi, elle qui s'attendait à me voir avec une femme du genre camionneuse, tu sais le genre la gueule sans cesse enfarinée de jurons et qui boit de la bibine à longueur de journée. Bref nullement quelqu'un avec ton petit minois et ta classe. Mais ce n'était que taquinerie de sa part. Ça me fait d'ailleurs songer qu'elle n'a jamais du voir Cara à part si elle a fouillé dans les vieux albums que j'ai planqué dans un coin. Je m'abstiens encore à l'heure d'aujourd'hui de me risquer à tout commentaire sur elle de sa part. C'est quelque chose que je ne tolèrerais pas, aussi je n'évoque jamais le sujet.

Nous fendons tranquillement la foule, main dans la main tandis que je repère quelques types que je connais vite fait. Pas mal de regards s'arrêtent sur toi et me dévisagent moi l'air de dire "qu'est-ce qu'elle fout avec un type pareil"? Mais peu importe. Qu'ils aillent se faire mettre. Il m'en faudrait plus pour me faire réagir. Je suis fixé sur Sherydane que je ne tarde pas à apercevoir. Elle traine autour d'un groupe tout sauf discret et bien éméché, la musique à fond. Un instant je me stoppe à quelques dizaines de mètres d'eux, hésitant sur le fait que tu me suives.

- Il serait peut-être plus sage que tu retournes à la voiture, au cas où ça tourne mal. Je ne peux pas avoir l’œil sur toi et à la fois sur elle. Je tique sur ton regard désapprobateur. Ah ... j'oubliais.

Tu es en effet loin d'être une jeune fille sans défense mais ça j'ai tendance à l'oublier. Quoi ?! Je suis un mec, merde ! T'as déjà de la chance que je l'accepte.
Nous avançant tranquillement dans leur direction, je me surprends de par mon calme comparé à tout-à-l'heure. Mais ce n'est que de courte durée quand un des types m'interpelle en me voyant venir tout de même l'air déterminé dans leur direction.

- Qu'est-ce que tu fous là le vieux ? C'est plus pour ton âge ce genre de jeux, ducon !

Le "ducon ne passe pas, mais alors absolument pas et je perds de nouveau mon calme en une fraction de second, choppant le type par le col alors que je déboule vers lui.

- Ferme ta grande gueule petite brêle ! A voir ta gueule de grand con, je suppose que c'est toi le dénommé "Bad Ass" ?! Le sourire qui se dessine sur mes lèvres est tout sauf réconfortant, et je poursuis après confirmation. Ce surnom te viens d'où au juste ? C'est à force de te faire péter le cul chaque foutu soir ?! Je le repousse, si bien qu'il se pète la gueule sur le sol. Les autres semblent ne pas trop vouloir broncher. A croire que j'affiche vraiment une gueule terrible. Sherydane elle, se prend de gueule avec sa pote en comprenant que c'est elle qui m'a prévenu. Relèves-toi tapette ! Allez qu'est-ce que t'attends ? Ton p'tit cul est si sensible qu'il a pas supporté le choc avec l'asphalte ?

Le type se relève et commence à me provoquer pour une baston en faisant des moulinets dans le vent.

- T'as l'air fin con mon joli ... T'es sûr que tu veux tenter ta chance ?

Le mec commence à s'exciter et parmi tout un flot de paroles qui me fatigue de sa part et que je vais t'épargner, j'en viens à la raison de ma venue et à un défis plus subtile. Qu'est-ce que j'irais me bastonner avec un gamin de son âge, même s'il a la vingtaine certes. Enfin je t'épargnes encore une fois les détails. On relance les paris pour que je puisse récupérer ma caisse lors d'une course. Le type croit visiblement que je ne tiendrais pas la route, pensant que j'ai des réflexes de papi. Tant mieux s'il le croit !
Autour de nous, l'ambiance monte, certains prennent des paris et quelques-uns semblent miser sur moi et me supportent, tout comme à ma grande surprise, ma môme qui vient un instant se réfugier dans mes bras comme une manœuvre visiblement prévue pour se faire pardonner, ou bien aussi parce qu'elle craint que son vieux padre ne s'en sorte. On sait tous que ce genre de course est dangereuse, vu les coups bas qui malgré l'interdit ne sont pas rares.
Je suis moi aussi légèrement éméché mais ça ne se voit pas forcément. Il m'en faut plus pour que je sois complètement pété. Quoi qu'au vu des conneries que j'ai balancé à l'autre ... .

Je partage un baiser fougueux avec toi sous les sifflements de la foule de plus en plus surexcitée. C'est marrant, cette ambiance me rappelle mon adolescence et m'inspire une certaine nostalgie, car avouons-le ce genre de courses ne m'est pas inconnue.
C’est sur le point de démarrer. Certains proposent aux filles de grimper avec eux, mais pour ma part j’hésite car si j'ai confiance en ma conduite, il reste le danger venant des autres.

- L A V E T T E . prononçais-je en articulant lentement quelques mètres face à "mister Bad Ass au surnom ridicule", pour qu'il puisse quasiment lire sur mes lèvres tandis que l'un et l'autre appuyés les bras croisés sur le toit de nos voitures respectives, on s'adresse des gestes grossiers avant de nous glisser derrière le volant. Il est temps de grimper en voiture. La course va débuter et il nous faut nous placer sur la ligne de départ.
Tu te penches un instant de mon côté et je dépose un baiser sur le dos de ta main en te glissant :

- Portes-moi chance.

La chance n'a rien à voir là-dedans pour remporter une course. C'est une question de maitrise mais je compte toutefois sur un peu de pot pour que ça se déroule sans heurt. Avec l'autre con au volant de son bolide, légèrement éméché qu'il est présentement, je me prépare à tous les coups bas de sa part si ce n'est sur sa conduite qui risque d'être quelque peu dangereuse selon comment il tient l'alcool et comment il gère ses réflexes.
Une jolie poulette brune typée espagnole se place entre nos deux voiture et nous indique bientôt le départ. C'est parti !!!!!!


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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Dim 12 Avr - 21:07



❝ Samuel & Altéa

 
   122  Weekend missed


Une fois dans la voiture, tu te défoules sur l’accélérateur, ça ne m’effraie pas le moins du monde. De toute façon malgré le débridage tu ne pourras guère aller plus vite que 180 km/h, ce bolide est confort avec son habitacle spacieux et ses sièges chauffants,  un joli design pour un SUV mais il est bien trop lourd pour aller vite. D’ailleurs c’est l’un des préférés des rappeurs mais ce n’est pas pour cela que je me le suis offert. Il va sur presque tous les terrains, c’est le dernier V8, General Motors a arrêté de les produire. Et je l’ai faite personnaliser, boostant le moteur, carcasse renforcée, quelques cachettes dans la carrosserie et vitres fumées pare-balles… Véhicule voyant mais du coup passe partout aussi… penser au caractéristique technique de l’auto me détends. Rencontrer ta fille… hum non pas trop surtout vu les circonstances… tu t’es remis à parler d’elle mais sur son coté « crème » et sur ton affection paternelle… Tu sembles te calmer peu à peu et ralentis un peu, je pose une main sur ta jambe, j’ai opté pour mon sourire toutes circonstances. Tu es déjà assez tendu sans que j’y ajoute une couche avec mes réticences à rencontrer les tiens, de plus ça serait mal venu puisque tu as déjà eu le désagréable plaisir de te trouver face à face avec un membre de mon clan alors que tu t’en serais bien passé. Tu me fais part d’un bruit suspect… c’est vrai que maintenant que tu le dis y a bien un grattement que je n’avais jamais entendu. Tu te ranges sur le bas-côté et descends pour aller regarder à l’arrière. Tu es à peine dehors qu’une boule de poil, déboule  du hayon arrière me griffant au passage. C’est quoi cette espèce de rat géant, il me fixe quelques secondes. Il crache, couine et émets des petits cris avant de quitter l’auto comme une furie. La scène n'a duré qu'un instant. Tu as à peine le temps de te retourner, surpris tu perds équilibre et j’entends un splash. Je sors et te découvre dans une flaque de boue, je pouffe amusée et je mets les pieds dedans pour t’aider à te relever. Je m’en tire mieux que toi seuls mes chaussures et le bas de mon pantalon sont boueux, en tombant tu as éclaboussé ton pull et ton jean est guère mieux. Vitre ouverte… pfff… c’était toi le conducteur tu n’avais qu’à les fermer mais je préfère sourire et hocher la tête plutôt que de répliquer.
- Je n’ai pas réussi à déterminer ce que c’était. Tu as vu toi ?
« un aplodontia rufa, je crois » dis-je en désignant les griffures sur mon bras «  y a quelques colonies dans le coin mais je ne pensais pas que ça s’approcherait d’un chalet occupé… tu me donnes quelques minutes faut que je me change ! »
Je regarde dans le coffre j’ai toujours une tenue de rechange et un tailleur, ça me permet d’être présentable quand j’ai un imprévu. Mais je n’ai rien qui puisse t’aller, j’enfile le pantalon en cuir, le tailleur me parait bien trop strict pour une première approche… Bien que le pantalon un peu moulant me donne un genre un peu allumeuse mais bon il reste plus décontracté quand même. On arrive sur les lieux… je souris intérieurement, je connais ce coin... cette route aussi… décidément c’est un week end retour dans le passé, il y a une dizaine d’années je venais souvent ici le vendredi et samedi soir lorsque je n’étais pas en mission. Ironique les gens changent mais les lieux restent et dans le cas présent ont toujours la même utilité. Cette portion de route plutôt déserte devait servir depuis presque vingt années à des "car race"… Les autorités connaissaient les lieux mais intervenaient rarement, je suppose qu’il valait mieux que ce soit ici que sur une route plus fréquentée. Tu te gares, nous sommes arrivés. Je passe une main dans mes cheveux pour leur donner un peu de volume et attrape ma veste sur un siège arrière. Je vérifie discrètement les poches… tout est sous contrôle. J’enfile des bottines à talons, pour une fois pour t’embrasser je n’aurais presque pas besoin de me hisser sur la pointe des pieds. Je sors, tu me prends la main et nous rejoignons l’endroit où se trouve ta fille sous les regards intrigués parfois surpris ou encore insistants des gens.
- Il serait peut-être sage que tu retournes à la voiture, au cas où ça tourne mal. Je ne peux pas avoir l’œil sur toi et à la fois sur elle.
Je lève les yeux au ciel, un sourire ironique aux lèvres... vi mon chevaleresque petit Sam, c'est sur... J'ai tout de la pauvre petite fille sans défense... pfff... Au vu de ma réaction tu n’insistes pas, cependant pour te rassurer, je m’arrête bien avant le groupe. Je fais une rapide analyse de la situation, déformation professionnelle, neufs voitures mais six seulement peuvent "raced", une vingtaine de personnes divisés en 3 groupes agées en gros de seize à vingt-cinq ans, sept filles qui ont l’air majeure. Musique, alcool, cri, klaxon, vrombissement de moteur et crissement de pneus… rien de potentiellement inquiétant… mais je n’ai pas le temps de continuer mon analyse…j’entends âge… ducon… hum mauvaise idée garçon… tu fonces vers lui direct… Sam énervé…. Le gamin va se prendre un pain… ben non, tu le chopes juste par le col et lui crie je ne sais pas quoi… je me sens observée, je cherche le coupable, un jeunot à la tignasse blonde qui a l'air d'être le moins agé de tous, un des potes du « bad ass »… mince je connais ce visage … c’est impossible… je ne connais pas de gamin, il n’aurait pas vieilli voir même rajeuni, absurde! Il continue à me dévisager, il a l’air aussi intrigué que moi. Son pote atterrit par terre, le blond ne bouge pas et les autres font de même… le « bad ass » s’est relevé et agite ses bras sans t’atteindre…le blondinet s’approche de moi, tu as l’air occupé et tu n’as pas l’air de l’avoir remarqué… Putain mais je le connais d’où ?
Eric me dit-il en me tendant la main que je lui serre avec un air toujours aussi étonné.
Eric Sand reprends-t-il, je sais qui vous êtes
Oh mon dieu, bien sûr Sand je connais son père un des seuls amis que Jamie m’aies présenté. Eric m’explique qu’il y a chez lui une photo de moi devant une dodge gris clair, il vient ici souvent le week end comme son père avant lui et gère une partie des paris… Il ressemble tant à son géniteur que ça en est troublant, je lui raconte pour la mustang et que tu souhaites la récupérer ! Il me demande s’il y a une garantie je le rassure et il repart voir le groupe. Tu es de nouveau en discussion animée avec « bad Ass » . Le deal est accepté. Les autres groupes se sont rapprochés. Sherydane vient vers toi, tu l’enlace. Les cris commencent à faire monter la tension, j’entends un crissement derrière moi puis de nouveau des vrombissements, l’adrénaline me pénètre… hum comme j’aimerais… mes réflexions sont brisées par ta venue, tu m’embrasses avec ardeur, baiser que je te rends… Après quelques politesses grossières de circonstances, tu montes dans la mustang, je me penches vers toi te fais un clin d’œil tu m’embrasses la main.
- Portes moi chance.
« Je doute que tu aies besoin » dis-je tout sourire « puis en plus quand on est ensemble y a toujours un truc, par contre sois vigilant il va se déporter sur la gauche il est sous extasy je pense » je désigne des sachets vers des canettes vides, tu me regarde étonné « La partie du cerveau qui est touché en premier et donne une sensation de déséquilibre vers la droite du coup par réflexe on va à gauche, j’ai un homme de mon escouade spécialisé dans le médical, il me donne plein de tuyaux » je te débite ça froidement et rapidement.
Je recule et prends un pari aussi auprès d’Eric… Tu me regardes un dernier coup avant de te concentrer sur ton adversaire, je te souris… Une petite boule au creux du ventre se développe… ben voilà que c’est nouveau ! J’ai peur pour toi, ton adversaire pourrait te percuter, je ne pense pas que tu risques ta vie mais un accident pourrait si vite arriver… Mais je garde le sourire, Sherydane m’observe un moment tandis que je parle au fils Sand mais je n’y prête pas attention. Je regagne le Hummer, il y a un meilleur point de vue pour suivre la course un peu plus haut. J’assiste au départ, une petite latine a levé les bras puis les abaisse. Les deux véhicules s'élancent sous les cris et klaxons de la foule. Les voitures bougent et prennent une petite route pour suivre la course vue d’en haut. Je les suis puis m’installant assise sur le capot, j’assiste passivement au duel… ce qui m’énerve, j’aurais préfère y participer. Je souris ça fait un peu médiéval, des siècles en arrière tu aurais été Sire Sam et tu aurais jouté à la lance sur un fier destrier à notre époque oublié le titre et tu joutes avec un destrier métallique. Autrefois le champion remportait un doux échange avec une dame de la cour mais ce soir quelque soit le vainqueur de l'affrontement, toi seul remportera mon cœur et mes faveurs.

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MessageSujet: Re: Sam & Altéa * weekend missed Lun 13 Avr - 17:05



 15  Weekend missed.

    87 Sam & Altéa



Avant que la course ne prenne son départ, mes pensées s'égarent sur ton pantalon en cuir moulant. Je te garantis que tu risques de le mettre bien plus souvent vu la manière dont il te mets en valeur. Hum je m'égare. Recentrons.

- Va falloir donner tout c'que t'as ma belle ... susurrais-je à ma voiture comme on parle à une femme.

Ce qu'il y a de plus ardu, c'est que le parcours de la course me soit totalement inconnu, contrairement à mon adversaire. Mais en même temps, c'est ce qui est d'autant plus exaltant car ça renforcera ainsi doublement ma victoire.
Plus le temps de réfléchir. Le départ est donné. Les moteurs vrombissent tandis que nous nous élançons droit devant. J'ai l'impression de faire corps avec la Mustang. La sensation de vitesse est grisante, mes gestes sont vifs et sûrs, mon attention reste concentrée tout du long jusqu'à ce que l'autre fils de pute se retrouve de nouveau en tête avec moi alors que j'avais pris de l'avance, ce qui requiert doublement mon attention vu sa conduite. Comme je m'y attendais, celui-ci n'est pas avare de coups bas puisqu'il donne de furieux coups de volant pour me faire peur et me pousser à me déporter sur ma droite. Manque de pot, il en faut plus pour m'impressionner. Et alors que je ne le crois pas capable d'aller jusque là, cet enfoiré manœuvre de plus en plus dangereusement jusqu'à presque frotter son aile contre celle de ma Mustang lorsque je parviens à être de nouveau à niveau avec lui. Mais je ruse et reprend de l'avance sans qu'il n'ait le temps de voir le coup venir. Ce serait presque trop facile par la suite mais j'ai tout de même eu ma dose d'adrénaline. Dose à laquelle vient s'en ajouter une nouvelle alors que l'autre me rattrape à une vitesse fulgurante après l'avoir dépassé de nouveau.

- Ah ouais mec, tu veux la jouer comme ça ?

Je fais mine de me laisser distancer et au tout dernier moment, je mets la gomme. Le volant vibre entre mes mains, c'est comme si toute la puissance du moteur se transmettait à mon corps tout entier via le volant. C'est juste extra comme sensation !
Je vous passe les détails une fois passés la ligne d'arrivée alors que je le mange littéralement.

Des personnes accourent une fois arrêtés et les rugissements de joies qui me sont destinés pour me féliciter me transportent. Je jubile comme un véritable adolescent. Et lorsque je te vois arriver dans ma direction, je te soulèves dans l'élan entre mes bras. Mais cette joie n'est que de courte durée car les flics débarquent soudain dans un tonnerre de sirènes. Tu as tout juste le temps de rejoindre le Hummer tandis que je regagne la Mustang en compagnie de Sherydane. Direction un café-restaurant ouvert jusque tard dans la nuit à quelques kilomètres d'ici. On s'y retrouve comme prévu avec ceux qui ont lancé l'invitation.

Nous entrons dans l’établissement bras dessus bras dessous avec toi, entourés de quelques jeunes qui n'ont décidément de cesse de me féliciter et de dire à quel point je les ai scotché. Ça m'en ferait presque oublier la raison pour laquelle je suis venu, mais ce serait con de gâcher l'instant ou la soirée en d'inutiles engueulades. Du moins pour l'instant car il est clair que si pour le moment je suis décidé à passer un bon moment et qu'ensuite je déposerais Sherydane chez elle afin de pouvoir retourner au chalet vu qu'il nous a fallu seulement une heure et quart de route en pleine nuit vu le peu de circulation, elle n'échappera cependant pas dans la semaine à mes remontrances. Je fais cependant les présentations entre vous deux et Sherydane se présente alors sous son meilleur jour, ce qui me rassure pleinement. Avec elle ça aurait pu être tout le contraire.

- Miam .. te glissais-je tandis que je glisse une main sur ton joli petit cul adorablement moulé dans ce pantalon pour te pousser discrètement jusqu'à ta place.

Crois bien que je ne laisserais plus rien entraver le délicieux week-end qui nous attends.




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Sam & Altéa * weekend missed

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