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(terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever.

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MessageSujet: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mar 31 Mar - 7:31


Depuis l'ultimatum de ma fiancée, je n'avais pas pu voir Nathanaël sans qu'elle ou une autre personne ne soit présente. J'avais tout essayé, mais elle avait l'air de me connaître par cœur et ça commençait à me saouler. Le fait de ne jamais être seul avec lui entraînait forcément le fait que nous n'avions pas pu coucher ensemble une seule fois. Ça commençait à me rendre dingue et autant dire que depuis l'autre fois, je n'avais pas couché avec Aliénor une seule fois. Elle m'avait tellement énervé que je l'envoyais chier sans cesse. Ses menaces ne m'effrayaient pas. Elle ne pouvait plus rien me reprocher, car je respectais ce qu'elle voulait : Ne pas recommencer avec mon amant. N'ayant pas préciser que je devais être le fiancé parfait, elle pouvait oublié le Ethan d'avant que mon bouclé ne revienne dans ma vie. Sans sexe, je me noyais dans mon travail pour calmer mes nerfs. Je fumais trois fois plus, conduisais plus vite, serrais souvent des poings, parlais mal à tout le monde et.. Plus le mariage approchait, moins j'avais envie de m'y pointer. Sauf que ma future femme savait parfaitement que je ne pouvais rien annuler et que j'étais coincé. Cette situation me rendait malade. Je m'épuisais au travail pour ne pas réfléchir, je passais plus de temps à l'hôtel que chez mes parents avec ma petite amie et je faisais tout pour ne pas penser à mon voisin. Ça me rongeait de l'intérieur de ne pas pouvoir l'approcher et encore moins le toucher. Même se serrer la main avait été proscrit par Aliénor. À croire qu'elle avait peur que par ce geste, on se sauterait dessus. Soit, elle avait raison car à force de me tenir éloigner de lui, j'en serais capable, mais en n'étant jamais seul, ça ne pouvait de toute façon pas arriver. Je ne supporterais jamais qu'une personne le voit nu. Son corps est à moi et rien qu'à moi. Je ne pouvais pas lui adresser un mot sans que cela ne soit analyser dans tous les sens. Les appels et sms, c'est impossible car ma charmante fiancée me fliquait comme le pire des infidèles. Ce n'était pas faux, mais bon. Je devenais dingue et elle en payait le prix. Au fur et à mesure du temps, je me retrouvais piéger dans mon propre plan et à vrai dire.. C'était bien fait pour ma gueule.

Suite à une énième dispute, j'avais claqué la porte de chez mes parents après avoir envoyé chier mes géniteurs, tout comme ma fiancée. Je n'en pouvais plus de cette atmosphère épuisante et stressante. J'avais besoin de prendre l'air et en voyant la maison de mes voisins se dresser devant moi, je n'hésitais pas très longtemps. Le mariage est pour demain. C'était la dernière nuit où je ne serais pas marié et même si Aliénor serait au courant, qu'elle me haïrait tout le reste de notre vie en commun et qu'elle détesterait mon amant pour toujours, elle ne pouvait rien annuler demain. Elle était au pied du mur et elle ne pourrait pas se passer de moi, ma famille et avoir une situation stable. Autant le dire, j'agissais en pire égoïste et je le vivais bien. Contournant la maison des Howard, je levais les yeux vers la fenêtre de la chambre de mon bouclé. Aucune lumière. Je regardais l'heure. Il était 21h et autant dire que c'était rare qu'il dorme aussi tôt. Ou bien c'était parce que nous avions fait trop de sport ensemble. Brusquement, je me demandais que si, depuis l'ultimatum d'Aliénor, il.. Non. Il n'aurait pas cherché quelqu'un d'autre. Je lui faisais légèrement confiance là-dessus. Mon cœur se serrait en imaginant cela. Et si je montais là-haut, il n'était pas seul ? Merde. Non. Impossible. Connaissant le jardin aussi bien que chez moi, je cherchais une échelle pour monter à sa chambre. Oui, c'est comme les films, sauf que je pourrais me casser la gueule en direct et que personne ne pourrait être là pour m'aider. Si je survis à la chute, bien sûr. Montant rapidement – mais pas trop, ayant peur de me louper – je poussais la fenêtre pour rentrer. Non, ce n'est pas de la chance, juste sa mère qui avait pris pour habitude d'aérer toujours. Puis, il fait chaud ce printemps. Un pied, puis.. Je venais de me vautrer dans sa chambre. Dans le film, j'aurais fait une super entrée alors que là.. « Merde ! » dis-je en me frottant la jambe. Il ne manquerait plus que je passe la nuit de la veille de mon mariage à l'hôpital.. Ce serait un signe parfait je crois !


Dernière édition par Ethan O. Moore le Jeu 28 Mai - 16:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mar 31 Mar - 9:11

Combien de temps au juste je n’avais pas pu toucher Ethan ? Ne serait-ce que pouvoir lui serrer la main. Nous étions fliqué du matin jusqu’au soir à cause d’Aliénor. Au moindre petit regard elle nous rappelait à l’ordre, les messages et appels je n’osais même pas y penser, nous avions très vite oublié l’idée. Les lettres encore moins et pourtant, nous ne vivions qu’à un seul paté de maison. Ça me rendait dingue et mes parents qui se posaient de plus en plus de questions dû à mon alimentation réduite. Je n’y pouvais rien si je n’avais pas faim à cause de cette boule au ventre constante causé par le manque de mon voisin, le stresse constant que tout le monde soit au courant, sans oublier que le mariage approchait à grand pas et que j’avais de moins en moins envie de m’y pointer tout en sachant que j’étais le témoin de l’homme que j’aimais.

Ce soir-là, je ne me sentais pas dans mon assiette. La fatigue se faisait de plus en plus ressentir, l’agacement aussi, j’envoyais de plus en plus chier mes parents ce qui était loin de plaire à mon père, quant à ma mère elle me trouvait toujours des excuses puisque j’étais son petit bébé. Pathétique. Oui, j’étais devenu un sorte de rebelle entre temps. Il faut croire qu’Ethan arrive vraiment à me changer et l’absence d’Ethan est encore pire que si j’étais avec lui. Ses longues absences sans lui, mon corps ne le supportait pas et mon cerveau non plus. Je m’étais couché dans mes draps et n’avait pas mis énormément de temps à m’endormir, même si la nuit fût courte. Endormi à vingt-et-une heure, réveillé à deux heures du matin dans un fracas monstre qui me fit sursauter, m’emparant de mon oreiller, comme si cela pouvait me défendre d’un quelconque ravisseur. Je pourrais au moins le devancer s’il avait l’intention de m’étouffer dans mon sommeil.

Je ne tardais pas à allumer ma lampe de chevet avant de relativiser la situation en voyant juste Ethan dans ma chambre qui avait l’air d’avoir louper son entrée. « ça va ? » J’aurais pu lui sauter au coup, crier de joie, mais déjà mes parents étaient en bas, en plus de cela, je m’inquiétais automatiquement pour lui d’autant plus que j’avais été au courant de sa dernière chute dans les escaliers et je ne voulais pas l’emmener à l’hôpital. « Tu as réussi à passer la garde de nuit ? » Je préférais en rire qu’en pleurer, car de toute façon je n’avais même plus la force de pleurer. « T’as pas peur de prendre des risques toi, pire que Roméo » Disais-je en rigolant pour marquer bien le fait que je plaisantais. Je préférais rester dans mon lit ayant peur que le manque d’alimentation me fasse tourner la tête et puis, j’étais bien dans mes draps bien chaud, car ma mère aimait tellement laisser les fenêtres ouvertes que j’étais sûr que si je les fermais elle serait capable de les rouvrir dans le courant de la nuit. Mais c’était un mal pour un bien apparemment.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mar 31 Mar - 18:23


Une petite lumière venait de s'allumer et autant dire que je venais de sursauter. J'avais du le réveiller et j'aurais préféré le faire d'une meilleure manière qu'avec une entrée des plus loupées. Dans mon jeans, je sentais mon portable vibrée et sans aucune hésitation, je venais de balancer rapidement mon portable par la fenêtre, avant de la fermer. Autant dire que j'avais mal à la jambe et que la douleur à l'épaule ne me lâchait pas non plus. Je faisais en sorte de ne pas être de trop mauvaise humeur, mais ce n'était pas loin. À partir du moment où sa voix transcendait l'air, je me radoucissais complètement. Prenant sa chambre en otage, je venais fermer la porte à clé. Juste histoire que si ses parents rentrent, j'ai le temps de pouvoir me cacher. « ça va » répondis-je doucement en posant mon regard sur sa tête qui dépasse de la couette. Je ne préférais pas lui renvoyer la question, car je savais parfaitement qu'il ne mangeait presque plus et que plus le mariage avançait, moins il était bien. En sachant que le grand jour était pour demain, ça devait être encore pire. Sa prochaine question me décrochait un léger rire. Chose qui n'était pas arrivée depuis de longues semaines. Approchant de son lit, je m'asseyais au bord de son lit. « Disons que l'on s'est encore disputé et que je suis parti » dis-je en haussant les épaules alors que je retirais mes chaussures et tout.. Sauf mon boxer. Quoi ? Je ne comptais pas rester planté dans la chambre à rien faire. S'il était dans son lit, je voulais l'y rejoindre.

Soulevant la couette, je venais m'y allonger, avançant doucement vers lui. Pendant un instant, je venais même à hésiter de le toucher. Ça faisait tellement longtemps que j'avais peur de ne plus pouvoir m'en passer. Vous savez, comme une personne qui fait une cure et qui a son ancienne addiction juste devant les yeux. Le problème, c'est que l'on répète aux gens que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder ». Ce n'est pas forcément bien. Je comptais écouter cette situation, même si ce n'était pas une bonne chose pour mon mariage du lendemain. Qu'importe. Doucement, mes doigts venaient à la rencontre de sa peau. Des frissons me parcouraient la peau, comme la sienne. « J'ai surtout eu du bol de savoir où est l'échelle et que ta mère continue à aérer ta chambre » souriais-je alors que je le collais contre moi. Oh mon dieu. Ce contact est tellement bon que je ne voudrais plus bouger de là. Aliénor n'avait qu'à se marier avec elle-même. Ça me ferait des vacances. « J'aime bien le fait que tu me compares à Roméo, même s'il est irréprochable, par rapport à moi » riais-je doucement contre lui. Son parfum entrait violemment dans mes poumons et y prenaient place. Ma tête me tournait légèrement à cause du choc. Ça faisait tellement longtemps. Beaucoup trop longtemps d'ailleurs.

Plongeant mon regard dans le sien, je souriais, apaisé et heureux. Je ne comprenais pas comment il savait faire ça, mais je me sentais mieux qu'avec n'importe qui. « Par contre.. Tu surpasses Juliette en tout point » murmurais-je avant d'embrasser ses lèvres, n'y tenant plus. Son corps me paraissait plus fragile que jamais. J'avais toujours eu cette sensation que je pouvais le briser en un instant, mais là c'était bien pire. Je l'avais vu mincir à vue d’œil et je n'aimais pas cela. Le choc des années de séparation avait été assez désagréable, mais c'était encore pire maintenant. Avec un seul baiser, je revivais de toute part. Le collant contre moi, je prolongeais ce moment au maximum, sentant mon cœur s'emballer comme à son habitude avec lui. Pendant ces semaines à ne pas pouvoir se toucher et à peine se parler, j'avais compris certaines choses. Des choses que j'avais vu venir depuis un moment, que j'acceptais mais uniquement en moi-même. Lui dire ne changerait rien : Je dois me marier demain. Ça ne ferait que lui faire encore plus mal et il avait largement assez souffert pour cette vie et les prochaines à venir. « Tu m'as manqué » chuchotais-je en relâchant avec difficulté ses lèvres. Son corps, sa peau, son odeur, lui tout entier. Et c'était aussi compliqué à dire qu'à admettre intérieurement car.. C'était plus fort que ce que je n'essayais de me persuader pendant tout ce temps.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 13:53

Je souriais en sachant que lui et elle s’étaient encore disputés. Si je me sentais coupable ? Aucunement. C’était devenu limite « normal » si je puis dire. Il ne se passait jamais une journée ou une minute où ils n’étaient pas blasés l’un de l’autre. Je ne comprenais toujours pas pourquoi Aliénor continuait à s’infliger cela tout en sachant qu’il n’était plus du tout amoureux d’elle. S’il l’avait été un jour ? Obligé, autrement il ne serait jamais sorti avec elle et se serait épargné des années d’ennuis avec elle. Elle, elle devait être éperdument amoureuse de lui pour accepter de rester avec lui malgré tout cela. En fait, je me rendais compte que nous n’étions pas si différents que cela au fond. Nous étions tous les deux amoureux de la même personne et on ferait tout pour la garder à nos côtés. Néanmoins, j’avais l’impression de légèrement gagner suer ce terrain-là même si ce n’était pas moi qui allait me marier avec lui demain. Demain, rien que cette pensée me retournait l’estomac, mais sentir le corps de l’homme que j’aime contre moi me faisait un bien fou. Comme si je revivais une énième fois.

Le contact de ses lèvres sur les miennes me faisait frémir. Je posais délicatement mes doigts sur son visage afin de prolonger, profitant du peu de temps que l’on pouvait avoir, car si c’était déjà dur alors qu’il n’était pas encore marié, je n’avais aucune idée de comment cela risquait d’être après le mariage et entre nous, je ne préférais pas savoir. Même ne pas y penser. « Toi aussi » Je plongeais mon regard dans le sien, profitant de chaque petites secondes qui pouvait nous être offertes. « Ça me saoul » Disais-je tout d’un coup. Autant être sincère, je ne savais pas combien de temps j’allais pouvoir encore continuer. « T’es même pas encore marié et on est fliqué comme pas possible » Disais-je en soupirant. « Ethan…quand tu seras marié moi j’arrête » Je savais qu’il venait-là pour me retrouver à la base, mais j’avais répété tellement de fois ses paroles dans ma tête qu’elle semblait presque sonner comme dans mon rêve.[b] « Peut-être que moi aussi je veux me marier plus tard qui sait »[/color] Je lâchais un petit rire en haussant les épaules histoire de ne pas trop plomber l’ambiance. De toute façon, qu’est-ce qu’il en avait à fiche ? Il n’était pas amoureux de moi comme moi je l’étais de lui, alors si ce n’était qu’une question de cul il n’avait qu’à donner des cours à Aliénor, je suis sûr que ça pouvait s’arranger, mais moi je préférais souffrir une bonne fois pour toute et tourner la page que recevoir des coups de couteaux en plein cœur à peine la plaie refermée.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 18:57


Son sourire m'avait manqué et je ne saurais expliqué ce que je ressens en le voyant sur son visage. Lui qui paraissait si tourmenté le peu de temps où nous avions eu l'occasion de nous voir depuis qu'Aliénor nous avait surpris au lit, je le trouvais mieux quand il souriait et lorsqu'il s'abandonnait dans le baiser que je lui offrais. Ses doigts sur ma joue me donnait d'agréables frémissements et j'avais fait en sorte que cet échange ne se termine qu'au moment où nous serions tout deux à bout de souffle. Malheureusement pour moi, cet instant arrivait toujours bien trop vite et l'envie de recommencer grandissait directement en moi. En attendant, je lui avais avoué qu'il m'avait manqué. Pas uniquement nos baisers et le sexe, mais lui tout entier. Qu'il me renvoie la pareille ne me surprenait pas, mais c'était toujours agréable à entendre. Cela voulait dire qu'il n'était pas allé voir ailleurs et oui, j'en étais grandement rassuré. Son regard amoureux semblait plus terne que d'habitude. En même temps, je ne pouvais pas imaginer être à sa place : Tomber amoureux et que cette personne se marie avec une autre, le lendemain. Non, sincèrement, ma place était relativement la meilleure encore dans cette situation. Ma fiancée n'avait pas une place de choix, comparé à ce que mes parents ou le monde entier pourrait croire. Je me demandais vraiment ce qui allait se passer une fois que j'aurais dit « oui ». Pieds et mains liées, je n'aurais plus une once de liberté et je savais parfaitement que le reste allait s'enchaîner rapidement. Vous savez, la maison, les enfants, le chien. Toutes ces conneries auxquels je ne prêtais pas la moindre attention, mais que ma petite amie depuis le lycée souhaitait du plus profond de son cœur. « Ça me saoul  » Mes sourcils se froncèrent. C'était brusque et je ne comprenais pas bien où il venait en venir. Il est vrai que personne ne nous lâchait. À la moindre des occasions, Aliénor ou le reste de notre entourage faisait en sorte de nous distancer au maximum. À croire qu'elle avait dit notre petit secret à tout le monde. Si c'était le cas, je ne serais plus en vie et Nathanaël non plus. Mais je me demandais quand même ce qu'elle avait dit aux autres pour que tout le monde se prêt à son « jeu ».

« Ethan…quand tu seras marié moi j’arrête » Mon monde venait de s'écrouler. L'équilibre instable que j'avais instauré depuis nos retrouvailles, à savoir qu'il sache que j'ai une petite amie, avait bien failli se briser quand Aliénor nous avait surpris ensemble. Là.. Il venait tout simplement de se retirer de cette balance que j'avais soigneusement mise en place depuis mon plus jeune âge. Il se retirait de la scène en me laissant seul et totalement livré à moi-même. Mon regard braqué dans le sien, je ne bougeais pas d'un poil. Que pourrais-je faire ou dire ? Je n'en avais pas la moindre idée. Les choses étaient déjà très compliquées en moi, alors que j'entende ces mots à l'oral était encore plus. C'était comme.. Un coup au cœur. Cette décision me déplaisait complètement mais.. Pour une fois dans ma vie, je devrais me plier à ce qu'il voulait. Après tout, je lui avais fait assez de mal pour ne pas en rajouter. « Peut-être que moi aussi je veux me marier plus tard qui sait » Son rire venait de s'élever alors que les paroles eurent du temps à venir jusqu'à mon cerveau. Mon réflexe fut de le rapprocher de moi, de façon à ce que les trois quarts de son corps touche le mien. « Non ». Un ordre, parfaitement et je le vivais très bien. Appelez ça comme vous voulez : Possessivité, Expressivité, Jalousie, peu importe. Je ne supporterais pas ça. Se marier, et puis quoi encore ?! Déjà que je doutais de mon mariage et du futur, alors qu'il fasse cela aussi.. Non, et ce n'était pas négociable. Ne me justifiant pas, je débutais un autre baiser pour le faire taire. Mieux vaut qu'il se dise plus rien que toutes ces conneries. Pourtant.. Il n'avait qu'à me demander une chose, une seule et.. Probablement qu'il saurait la vérité. Cependant, il n'oserait jamais me demander une telle chose, le connaissant. Il aurait bien trop peur des répercutions alors qu'il aurait tout à y gagner.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 19:21

Non ? Je m’attendais à tout sauf à ça. Une fois de plus je n’avais pas le choix. Il n’avait rien répondu quant au fait que je ne veuille plus continuer, mais le fait qu’il m’embrasse à pleine bouche encore une fois me prouvait qu’il n’était pas vraiment d’accord quant à la décision que je venais de prendre. Encore une fois ça faisait extrêmement mal au cœur comme si ça l’amusait de me torturer ainsi. Je devais me plier à sa petite vie de famille parfaite et heureuse et rester seul en espérant tous les matins à mon réveil capter le regard de mon beau voisin dans l’espoir qu’il pense à moi. Je succombais une nouvelle fois à son touché et ses baisers, m’enivrant de ça jusqu’au dernier instant. Jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer à vrai. Je reculais doucement mon visage du sien pour y plonger une nouvelle fois mon regard émeraude dans le sien bleu/gris. « Ethan…. » J’essayais de choper le peu d’air qui se trouvait dans cette pièce pour ne pas en manquer pendant que je prenais mon courage à deux mains afin de lui demander ce qui me brûlait les lèvres depuis bien des mois déjà. « Tu m’aime ? » Je réfléchissais à ma question avant de reprendre. « Enfin, est-ce que t’es amoureux de moi ? » Je m’étais rendu compte qu’il était beaucoup trop facile de se défiler avec la première et moi j’avais besoin d’une réponse claire et précise.

Il y avait énormément d’indices qui me laissaient croire qu’il n’aimait pas Aliénor, qu’il n’y avait pas que du sexe entre nous, mais bien plus que cela à commencer par toutes ses petites intentions qu’il n’avait pas l’habitude de faire et pourtant qu’il se donnait un mal fou à faire juste pour moi. Il n’avait jamais été aussi adorable avec moi qu’autrefois. Une part de moi c’était donc dit qu’il était peut-être lui aussi tombé amoureux, mais ma naïveté essayait de me faire entendre raison. Les gens avaient raison, la seule façon de le savoir était de le lui demander quitte à ce qu’il prenne la fuite, qu’il m’envoie chier, au point où j’en étais, je n’avais plus rien à perdre. Il allait se marier demain, je ne comptais plus continuer, autant continuer sur la même lignée. C’est donc la boule au ventre que je m’apprêtais à écouter sa réponse, plus très sûr de vouloir l’entendre d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 21:53


Être le pire connard au monde semblait facile à endosser comme rôle. Tout le monde me l'avait toujours mis sur le dos, même si j'apparaissais comme un garçon irréprochable. Mes parents y pensaient, mes amis y croyaient pour certains et ma petite amie en était aveuglée, jusqu'à il y a quelques semaines. J'avais même pu faire croire à mon amant ici présent que j'étais son petit ami alors que j'allais voir ailleurs pour sauver mon image. Pathétique, n'est-ce pas. Je l'avais toujours bien vécu, même lorsque j'avais demandé la main de ma fiancée, mais maintenant que le mariage était pour demain.. Plus rien n'était pareil. Déjà, depuis mes retrouvailles avec mon bouclé, tout avait changé. Je le sentais, je n'étais pas aussi froid qu'avant. C'était différent car.. J'étais différent. Je percevais des émotions qui m'étaient inconnues jusqu'à maintenant et je les acceptais avec plus ou moins de difficultés, mais je m'y faisais, au final. Le simple murmure de mon prénom me faisait sourire. Je m'attendais à ce qu'il me demande de partir ou d'arrêter de le toucher. Après tout, il fallait bien commencer, vu que le mariage était pour demain et qu'il m'avait envoyé dans la gueule que tout serait fini entre nous une fois que j'aurais dit « oui ». Il avait tout perdu dans notre relation et moi aussi, sans trop le voir jusqu'à maintenant. Le sentant hésitant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, finalement. À croire qu'il cherchait la meilleure manière pour me jeter mais que.. « Tu m’aime ?  » Mon cœur venait de louper un battement à cette question. On aurait dit qu'il avait lu dans mes pensées et que.. Wow, c'est perturbant. « Enfin, est-ce que t’es amoureux de moi ? » Il n'avait plus rien à perdre, ça se sentait. Il me demandait ce qu'il n'avait jamais osé car à partir de demain, il ne pourrait plus rien savoir. J'allais être enfermé dans une bulle – pardon – une prison dorée avec mes parents et Aliénor. C'était notre dernière soirée ensemble. Lui comme moi le savait et pour une fois.. Ma fierté devrait se mettre de côté pour que je puisse laisser parler ce que j'étouffais depuis des années : Mon cœur.

Retournant le problème dans tous les sens, je ne savais pas comment lui faire comprendre, lui sous entendre ou lui mimer. Comment faire pour être honnête sans trop en dire et surtout, sans lui faire encore plus de mal ?  « Oui » lâchais-je dans un souffle rapide. De toute manière, il n'y avait pas de meilleure moyen que de le dire clairement et franchement. « Oui, je suis amoureux de toi » rajoutais-je pour qu'il ne croit pas en un rêve et pour être le plus précis possible. « Je.. Mh, ça ne m'est jamais arrivé mais.. Je suppose que oui. Enfin, j'en suis sûr » finissais-je rapidement, embarrassé. Relâchant légèrement ma prise sur lui, je ne savais pas trop quoi rajouter. C'était la première fois que j'assumais quelque chose et dieu, c'est horrible. Je me sens gêné et c'est une sensation que j'aurais préféré éviter toute ma vie. Moi qui ais si confiance en moi, baisser ma garder est relativement troublant. Perturbant, même. Malgré ma déclaration, ça ne changeait rien. Je devais me marier et rien ne pourra changer cela. Même amoureux de Nathanaël – c'est si étrange de se l'avouer enfin – je devrais finir ma vie avec Aliénor et.. C'est malheureux. Peut-etre aurais-je du le garder pour moi. Je préférais être honnête et vu que la question m'avait été posée, je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je venais à lui mentir. Ça aurait été mieux pour lui, mais même s'il souffre davantage désormais, il m'avait libéré d'un gros poids. Mon cœur me semblait plus léger et même si j'avais du mal à croire que je lui avais enfin avouer, c'était le cas. La soirée prendrait probablement une autre tournure. Du moment qu'il ne me jette pas par la fenêtre, ça devrait aller.. Je pense.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 22:19

Est-ce que j’étais en plein rêve ? Il venait de me le dire plus explicitement histoire de bien appuyer sa réponse pour me faire comprendre que je n’étais pas encore en train de dormir. Je n’y croyais pas en fait. J’avais durant de longues années pensé que nous étions en couple alors qu’il n’en était rien et là, il m’avouait qu’il était lui aussi amoureux de moi. Pourtant, ça ne changerait en rien à la situation. Il allait quand même devoir se marier demain, ce sera notre dernière soirée ensemble –malheureusement- il faudra vivre ainsi jusqu’à ce qu’Aliénor passe accidentellement sous un bus. Qui sait, ça pourrait arriver très prochainement.

Je ne savais vraiment pas quoi répondre. Il avait l’air assez gêné comme ça ce qui le rendait adorable. Je me mordais légèrement la lèvre avant de m’emparer sauvagement de ses lèvres et de le faire tomber à la renverse pour me retrouver au-dessus de lui, mais surtout par terre, étant tombée du lit. Ça faisait mal, mais ça faisait légèrement rire. Pour être honnête, mon corps n’avait pas la force pour faire quoi que ce soit même si j’en avais incroyablement envie, mais je ne pouvais pas me détacher de lui tant j’étais heureux, comblé et surtout amoureux. « T’es sûr que je ne dors plus ? » Demandais-je timidement en souriant avant d’entendre des bruits de ne pas se diriger vers ma chambre. « Tout va bien mon chéri ? »J’avais presque oublié que leur soirée films/canapé pouvait durer des heures. J’avais horreur lorsqu’elle m’appelait comme ça, mais encore plus quand elle me dérangeait ainsi. « Oui j’ai juste loupé mon matelas » Répondis-je du tac au tac. Ce qui n’était pas faux du tout. Décidément, entre son pied, sa jambe et maintenant son dos, il allait finir en pièce détachées avant le grand jour.

Je me relevais doucement avant de m’asseoir sur le lit. Je ne voulais plus poser de questions sur ses sentiments, car je savais que ça le mettait extrêmement mal à l’aise et je n’avais pas envie de parler de quelque chose qu’il n’aimait pas. « Ha, mes parents m’ont forcés à vous acheter un cadeau pour vous deux pour demain, je préfère te prévenir » Des cadeaux ils allaient en recevoir et je vois déjà les copines d’Aliénor lui offrir des trucs plus superficiels les uns que les autres. Ma mère quant à elle m’avait bassiné durant des semaines pour je trouve un truc pour les futurs mariés. Si je voulais offrir un cadeau à Ethan oui, mais alors pour leur couple, j’avais dû prendre sur moi encore une fois, mais c’était une question d’habitude maintenant. La routine. Je me laissais tomber sur le lit en fermant doucement les yeux. J’étais physiquement exténué et psychologiquement chaos, mais je voulais rester éveillé car j’avais trop peur de me réveiller et me rendre compte que tout ça n’était que le fruit de mon imagination. Encore.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 22:56


C'était comme si je l'avais perdu. Il ne semblait plus respirer et il ne bougeait plus du tout. Ça va hein, j'avais vu parler avec mon cœur. Ok, a surprend, mais le fait qu'il ne réagisse pas me mettait encore plus mal à l'aise. Je prenais sur moi pour ne pas rajouter un truc méchant ou je ne sais quoi, histoire de reprendre l'avantage. Je restais calme et patient qu'il réagisse enfin. En le voyant se mordre la lèvre, je souriais un peu avant de me retrouver surpris en sentant ses lèvres sauvages contre les miennes. Si j'avais su, je lui aurais dit plus tôt pour recevoir un baiser pareil ! Non, mais bon, c'est.. Je me trouvais changé et c'était assez bizarre. Je lui avais dit ce que je ressentais et c'était libérateur. Évidemment, il avait du comprendre que ça ne changeait rien, mais au moins, il savait la vérité. Sans que je ne sache pourquoi, je venais de tomber du lit et de me ramasser bien comme il le fallait sur le dos. Entre l'épaule, ma jambe et le dos, j'allais vraiment avoir du mal à rester vivant jusqu'au mariage. Tant mieux, j'aurais une excuse pour le repousser, mais je crois que même si je suis paralysé, Aliénor ferait venir le prêtre dans ma chambre d'hôpital pour que je lui dise « oui » dans la journée convenue depuis des mois. Si j'étais tombé amoureux d'elle, tout aurait été largement plus simple. J'aurais juste jouer avec Nathanaël et je l'aurais jeté sans ménagement.. Sauf que je suis tombé sur lui et que j'en suis tombé amoureux. Je n'ai pas pu lui dire « je t'aime » – bien que je le pense – car.. ça n'est jamais sorti de mes lèvres. Même Aliénor je lui répondais simplement « moi aussi », sans lui dire. J'aimerais le lui dire, mais je n'en avais jamais été capable et je pense que ça prendrait un long moment.

Le tenant contre moi, sa question me fit sourire. « Sûr et certain » répondis-je pour le rassurer avec un sourire éclatant. Entendre la voix de sa mère me fit totalement taire. Autant dire que me faire choper par ma fiancée me suffisait largement, pas besoin que tout le monde sache. Même s'il était sur moi et que je venais de lui dire que j'étais amoureux de lui, ses parents croiraient juste que j'avais besoin de mon meilleur ami. Ouais, ça pourrait passer. Sa réponse faillit me faire rire, mais je préférais attendre qu'elle reparte pour le faire. « C'est la pire excuse au monde, je crois » le taquinais-je doucement. Pour la suite, je faisais la moue en me relevant, pas forcément très heureux qu'il me rappelle que je me mariais demain. « Ah.. Et c'est quoi ? » demandais-je, curieux. Se laissant tomber sur son lit, je venais faire de même à ses côtés en fixant le plafond. Cette soirée changeait de toutes les autres. Je n'étais pas venu pour coucher avec lui – disons que ce n'était pas en première place de la raison de ma venue.. je ne dirais pas non, mais je savais me tenir, malgré le manque – mais surtout pour le retrouver. Pouvoir être avec.. Le garçon que j'aime. Cette déclaration intérieure me chatouillait entièrement. C'était troublant de l'assumer réellement. Je ne me rendais toujours pas compte de lui avoir avouer que j'étais amoureux de lui. « Tu as encore perdu du poids.. » soufflais-je doucement en venant caresser la peau de son corps. Je l'ai toujours trouvé beau, attirant même, mais sa perte de poids constante ne me plaisait pas. J'avais peur pour lui et cette inquiétude grandissante mélangé à l'amour que je lui vouais était.. Déstabilisante et incontrôlable, pour moi.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 1 Avr - 23:16

Savoir que j’étais bel et bien réveillé me rassurait. Il m’aimait donc pour de vrai et je sentais mon cœur s’emballait même si je savais que demain s’annonçait être probablement l’une des pires journées de ma vie. Depuis l‘annonce de ses fiançailles je craignais ce jour et il était enfin arrivé sans même que je ne m’en rende compte. Comme quoi, le temps passe vite que quand ça arrange les gens. « Bah quoi, c’est vrai non ? » Disais-je en rigolant légèrement sachant très bien qu’il se moquait de moi et mon excuse pourrie. Ouais bon j’aurais pu trouver un autre truc du genre je me suis cogner dans un meuble ou je ne sais pas trop, mais bon, elle ne c’était pas posée plus de questions et n’avait pas tardé à repartir rejoindre mon père devant la télévision. Ce qui nous arrangeait bien.

Allongé sur mon lit, je souriais à sa curiosité mal placée et même si je devais garder le secret jusqu’au mariage, ça restait Ethan et entre nous, je n’aimais rien lui cacher. Excepté ses cadeaux de Noël et d’anniversaire, mais là ce n’était qu’un mariage quoi. « Bon c’est en parti ma mère qui m’a aider à choisir. Je peux déjà te dire que nos deux mères on financer votre lune de miel et que pour ma part je vous ai pris un pack dans un sauna en amoureux, enfin journée détente quoi. Elle pensait que ça vous ferait du bien après le stresse du mariage » J’essayais de lui sourire, mais je n’y arrivais pas vraiment. « Enfin, n’en parlons plus » Valait mieux pas, car je sentais déjà les larmes me gagner. Je n’avais jamais pleuré devant Ethan à mon souvenir excepté quand j’étais vraiment tout petit, alors la honte si je le faisais ce soir.

« Oui je sais…je n’ai pas très faim ses derniers temps » Je regardais Ethan qui était toujours aussi beau. J’espérais qu’il ne me trouve pas horrible à cause de ma perte de poids, car ce serait la pire chose que je pourrais entendre. Je frissonnais sous ses caresses qui me faisaient un bien fou. « T’as pas envie de profiter de notre dernière nuit ensemble ? » Je m’en foutais au final si mon corps était claqué. « Comme avant » Si ce devait être ma dernière nuit avec lui, je voulais profiter au maximum comme à notre habitude. Comme au bon vieux temps avant que tout devienne comme ça l’était aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Jeu 2 Avr - 7:23


Son excuse était vraiment minable, mais soit, c'était la vérité. Pour toute réponse, je riais avec lui. Ça faisait du bien de pouvoir rire. Ce n'était pas avec mes parents ou ma fiancée que je pouvais le faire, surtout en ce moment. À croire que le mariage était synonyme de mauvaise humeur alors que c'était censé être le meilleur moment dans une vie. Conneries. Ma curiosité revenait rapidement quand il parlait de cadeau. Je l'écoutais attentivement en essayant de masquer une mine déconfite en apprenant pour le financement de la lune de miel par nos deux mères. Je me foutais de la destination, je n'avais pas envie de partir. Ça voulait dire que je serais encore loin de lui et ça me saoulait. Certes, notre relation prendrait fin demain, mais ce n'était pas pour autant que je serais capable de me tenir à ce qu'il m'avait imposé. Ça lui ferait du mal, mais la distance qu'il imposerait m'en ferait aussi et désormais, il savait pourquoi. La raison était des plus évidentes, mais je savais que ça ne changerait rien. Dès demain, devant ce foutu autel, je serais marié, ce qui signifiait que je tirais un très définitif sur lui. Pourtant, je suis amoureux de lui. Le monde à l'envers. Son cadeau me déstabilisait. Il avait vraiment fait ça ? Et bah.. Je ne sais pas ce que sa mère lui avait fait pour l'obliger à acheter ça. Les yeux de mon amant brillaient déjà à ces mots. « Oublions, oui » dis-je alors que je continuais de caresser sa peau. Un bref instant, je me demandais ce qu'il se passerait si nous avions des familles différentes et que demain était notre mariage. Le nôtre. Une sensation agréable se mouvait dans mon ventre, mais elle fut rapidement remplacée par une boule de nerfs en revenant sur Terre.

Sa minceur flagrante m'inquiétait et je demandais comment ses parents arrivaient à ne rien voir, ou ne rien lui dire. C'était visible à des kilomètres, bien qu'il est toujours été fin. Ça ne le rendait pas laid, il était toujours aussi canon, mais j'avais peur pour sa santé. En particulier, car j'en étais le fautif, pour la seconde fois de sa vie. Je n'imaginais même pas ce qu'il mangerait demain pendant le déjeuner après la messe. Selon le plan de table original, il devrait être à côté de moi mais.. Je sentais que ma fiancée ferait le nécessaire pour tout changer à la dernière minute. Je crois que ce serait sûrement notre première dispute en temps que « mari et femme » alors qu'elle se prépare.. Ce n'était pas parce que je disais « oui » solennellement que je serais plus aimable pour autant. Loin de là et elle s'engageait à être malheureuse avec moi. J'oubliais tout cela quand il me parlait d'autre chose avec sa voix si douce. Le « comme avant » me surprit un peu alors que je l'admirais avec attention. « Bien sûr que si, mais.. » Doucement, je venais sur lui, sans le lâcher du regard. « Pour notre dernière soirée » Dieu que c'était horrible à dire « Je veux te faire l'amour, si tu veux bien » Car la façon dont il me l'avait demandé, je supposais qu'il voulait que ce soit plus.. Sombre. Sauf que je venais de dévoiler mes sentiments – champagne ! – et que « simplement le baiser » serait assez délicat de ma part. Alors.. Autant essayer de faire un compromis à ma manière.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Jeu 2 Avr - 9:08


Je préférais tout oublier, car y penser me faisait incroyablement mal au cœur et cela même si je savais qu’à présent il était amoureux de moi. Je ne réalisais pas encore qu’il m’avait avoué ses sentiments. Cela devait lui avoir demandé énormément d’effort même si je lui avais facilité la tâche en lui demandant très clairement s’il m’aimait ou pas. Sincèrement, je m’attendais plus à ce qu’il me disait qu’il m’aimait, mais pas comme moi je l’aimais. Du genre comme un ami qu’il aimait bien baiser, mais au lieu de cela, il avait plus envie de me faire l’amour qu’autre chose et ce changement me faisait tout bizarre. Si je lui avais demandé de me prendre comme autrefois, il n’avait pas l’air de cet avis. Il avait plus envie de me faire l’amour et ça me perturbait énormément.

Je le laissais venir sur moi, me taisant sagement. Notre dernière soirée ?  Cette pensée me faisait tellement mal au cœur que j’aurais aimé justement que cette soirée ne se finisse jamais. « Je te laisse faire ce que tu veux de moi » Réussis-je à dire alors que mes lèvres n’étaient qu’à quelques millimètres des siennes. Je lui avais toujours fait confiance pour tout et encore plus lorsque je lui laissais à porter de mains mon corps. Je collais mes lèvres contre les siennes tandis que je passais mes bras autour de sa nuque alors j’avais commencé à mordiller sa lèvre inférieur. J’avais tellement envie de lui. « Par contre…va falloir être discret » Chuchotais-je à quelques centimètres de son visage. Je n’osais même pas imaginer si ma mère venait à se demander ce que je foutais encore. Au final, je savais que ça devrait être moi à faire des efforts, car je ne connaissais pas la discrétion quand on couchait ensemble, mais je n’avais pas le choix pour le coup. La joie d’être surveiller H24. Ouais, au final notre vie craignait quand même.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Jeu 2 Avr - 18:40


Le trouble dans ses yeux me gênait un peu. Je savais que cela était du au fait que je lui ai dit ce que je ressentais. Ça n'aurait pas été le cas s'il ne me l'avait pas demandé, soyons honnête. Je n'étais pas du genre à me dévoiler, ni même à parler plus que d'ordinaire. Il me connaissait par cœur et j'aurais pensé qu'il aurait deviner plus vite ce que je ressentais. Je devais être un parfait comédien alors.. Ou lui trop naïf. Comme quoi, on était très doué sans le vouloir, hein. Je n'aimais pas le fait de dire que se serait nos derniers moments ensemble. La situation logique serait que je plante Aliénor et que je reste avec lui.. Mais ce serait trop facile si c'était possible. Je détestais le fait de ne pas pouvoir choisir. Si je le faisais, ce serait égoïste car j'imposerais – encore – ce que je voulais à Nathanaël. Et puis.. Qui dit que l'on serait heureux ensemble ? Nous sommes amoureux l'un de l'autre, niveau sexe il n'y a rien à redire mais.. Si ce n'était pas éternel ? Si d'ici quelques semaines, mois ou années, on se sépare ? Nos familles ne seraient plus là et je ne pouvais pas obliger mon amant à couper les ponts avec ses parents juste pour un amour peut-être éphémère. Il avait duré jusqu'à maintenant, mais l'avenir est faite de bien trop de surprise et si je le lâchais, il n'aurait plus rien et ça, ce n'était pas pensable.

Ses paroles me donnaient la chair de poule. Un peu plus et je serais vraiment capable de coucher avec lui comme avant, mais je restais sage. Depuis que j'avais appris à faire l'amour, je devais avouer que j'aimais bien cela. Lentement, mais aussi plus rapidement et chaudement. Ce n'était pas pour autant que j'allais abandonner mes petits jeux, sauf que là, vu son état, je le casserais en deux et je préférais ne pas prendre ce risque. Même si c'était notre dernière soirée ensemble. Nos corps s'échauffaient l'un contre l'autre alors que je sentais un baiser des plus envieux contre mes lèvres. Son mordillement eut raison de moi et je dois dire que je pouvais pas attendre plus longtemps avant de nous retirer nos boxers. Je prenais plaisir à laisser courir mes doigts sur la peau de ses cuisses. Ce contact m'électrisait terriblement et rester calme devenait de plus en plus compliqué. Ce mec me faisait perdre la tête et même si j'aimais avoir le contrôle, il savait désormais que je l'aime et il serait capable d'exiger bien plus de moi. En fait, il pourrait être comme moi avant : Jouer avec mes sentiments.

Sa remarque me fit légèrement rire. Mon bouclé est vraiment adorable. « Tu penses pouvoir retenir tes gémissements de plaisir ? » lui demandais-je au plus proche de ses lèvres. « Si je pouvais, je te kidnapperais pour aller ailleurs, mais.. » Je le détaillais du regard, avec la légère lumière de la petite lampe. « On est déjà nu et j'ai grandement envie de toi, tout de suite » souriais-je avant de fondre délicatement sur ses lèvres. Pour la première fois, je laissais mon cœur battre aussi vite qu'il le désirait et je lui donnais entier contrôle sur mes gestes. Avec douceur, je glissais entre ses cuisses, soulevant légèrement son bassin. Bon, soyons clair et cru, les préliminaires habituelles genre.. Avec les doigts, euh, non. Même amoureux, je trouvais ça.. Non. Néanmoins, je venais avec une douceur folle en lui, tout en prolongeant le baiser.. Amoureusement. Vu que c'était la dernière fois, je voulais tout lui donner et je n'allais pas me retenir. Si quelqu'un comptait nous séparer, et bien je crois qu'il faudrait mettre le feu à la maison pour que ça se fasse. Ou défoncer la porte, deuxième solution. En attendant, une fois au fond de lui, je commençais à onduler du bassin, le sourire aux lèvres alors que je quittais les siennes pour reprendre ma respiration.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Ven 3 Avr - 9:13

Retenir mes gémissements, je n’avais jamais été capable de le faire et cela même lorsqu’il m’interdisait de le faire pour être encore plus sadique. Cette fois-ci, j’étais autorisé à le faire, mais si je ne voulais pas que mes parents débarquent, il serait préférable que je me taise, mais ça risquait de ne pas être une fine affaire cette histoire, car à peine en sentant son sexe en moi que je lâchais un gémissement aiguë. « Je peux toujours essayer » Disais-je sur un ton essoufflé, pris de court par ses coups de bassin à la fois brusque et doux. Je n’avais aucune de comment il arrivait à s’y prendre pour savoir mélanger les deux ce qui avait le don de me faire monter jusqu’au septième ciel, mais une chose est sûr, il savait s’y prendre à merveille. « Han Et…. » Je n’arrivais même à prononcer son prénom et en y repensant c’était peut-être mieux, car si mes parents venaient à entendre le nom de mon voisin c’est sûr qu’ils se poseront des questions. Quoi que, ils n’avaient pas l’ouïe assez fine, ne soyons pas fou et psychopathe.

« Tu pourras toujours me kidnapper une autre fois… » Réussissais-je à dire entre deux petits gémissements et pour me faciliter la tâche, j’approchais doucement ma bouche vers son oreille. « Genre demain » Oui, je n’avais toujours pas envie d’y aller à ce foutu mariage et en sachant que j’étais son témoin, je ne pourrais pas y échapper et ça me déprimait rien qu’en y pensant. Je m’étais toujours dit que participer au plus beau jour de la vie d’Ethan me ferait plaisir, mais au final, les rêves de mariage étaient loin de ce que je m’imaginais. Mes lèvres sur les siennes, je restais accroché à lui tel un koala. Ce soir, il était rien qu’à moi pour une dernière fois et dire que c’était la dernière fois qu’on couchait ensemble alors que nous avions commencé bien avant qu’il rencontre Aliénor. Comme une nana arrivée de nulle part avait réussi à me devancer et à me piquer Ethan ? Tout ça parce que j’étais un homme. Si j’avais été une fille j’aurais été adoré par ses parents soyons sincère, j’étais hypra riche, j’avais de l’allure et j’avais du bon parlé et des valeurs, malheureusement j’étais bien comme j’étais. La vie était mal faite et je parlais de nos géniteurs pour le coup. Néanmoins, sans cela, je me demandais si j’aurais été avec Ethan. Après tout, il suffisait de changer un petit truc dans le passé pour changer tout l’avenir.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Sam 4 Avr - 11:51


Le premier de ses gémissements débutait à peine étais-je en lui. Mon sourire s'agrandissait en voyant qu'il lui était impossible d'être silencieux. Essayer ? Je me retenais de rire en voyant très bien qu'il n'y arrivait pas et qu'au final, ça m'amusait beaucoup. Certes, je ferais moins le fier si ses parents débarquaient dans sa chambre, mais en attendant, je profitais pleinement de le voir tenter de se taire. Entendre la moitié de mon prénom me faisait sourire en coin. D'un côté égoïste et totalement insensé, j'aimerais qu'il crie mon prénom, que ses parents sachent à quel point je prends soin de leur fils et qu'il soit entrain de passer un agréable moment. En réalité, il ne valait mieux pas, sinon je pense que son père me tuerait sur place de ses propres mains. Mes vas-et-viens en lui demeuraient tendres – oui, c'est bien ce mot que j'emploie – tout en étant profonds et brusques. Mes lèvres cherchaient les siennes sans relâche alors que je faisais attention à son corps si fragile sous moi. Je ne saurais dire si c'était la seule et unique fois que l'on coucherait ensemble ce soir, mais ça m'était égal. Je resterais toute la nuit avec lui, à profiter de sa présence une dernière fois. Me remémorer que demain, tout serait fini me dégoûtait de mes choix. Peut-être aurais-je du continuer simplement avec lui sans suivre ce que voulaient tant mes parents. Avoir une copine, être en couple, se fiancer, se marier. La suite me déplaisait tout autant et je me disais que j'aurais vraiment aimé tomber sur une autre famille. Certes, cela aurait sûrement changé le fait que j'aurais côtoyer Nathanaël en fait. On ne peut pas toujours choisir dans la vie et ça commençait à me peser, de plus en plus.

Sa phrase me chamboulait. N'avait-il pas dit, il y a quelques minutes, que ce serait terminé à partir de demain ? Alors comment pouvait-il me proposer cela ultérieurement ? « Genre demain » Vous connaissez le problème avec une idée ? C'est qu'elle s'insinue en vous, comme un poison. Elle rentre dans vos veines pour se répandre dans tout votre corps et dans vos poumons à vous en faire tourner la tête. Une idée est la pire chose au monde, car elle ne vous quitte plus. Vous devez vivre avec et la combattre, ou la réaliser pour être en paix. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, sans savoir ce qu'elle réserve pour la suite de son futur. Ces deux mots résonnaient violemment dans ma tête et j'en oubliais presque de continuer mes mouvements. Me stoppant brutalement, je le regardais sérieusement. « Ne me dis pas ce genre de choses, Nathanaël » lui dis-je avec une douceur nouvelle. Ce n'était pas un ordre, juste.. Une demande qui venait du fond de mon cœur. Rien que cela me donnait envie de tout foutre en l'air, vis-à-vis du mariage, mais nos vies en prendraient un trop grand coup et je ne sais pas s'il pourrait le supporter désormais et dans le futur. Reprenant mes coups de bassin, je lui offrais un sourire étincelant avant de m'approcher de ses lèvres. « Tu ne te rends même pas compte à quel point c'est tentant » soufflais-je contre sa bouche avant de la prendre en otage. Planter sa fiancée pour partir avec son témoin et amant. Oh j'en connais plus d'un qui ferait un arrêt et je dois dire que l'idée est amusante, autant qu'elle est séduisante par rapport à nos sentiments respectifs.. Mais je ne pouvais pas le faire. Pas comme ça.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 6 Avr - 11:40

Je ne décrochais pas de ses lèvres, le voyant limite flanchir à mes paroles. Je savais que je ne devrais peut-être pas lui dire ce genre de chose, mais c’était plus fort que moi. J’en avais terriblement envie, mais je savais aussi que les conséquences seraient beaucoup trop énormes s’il venait à me kidnapper le jour de son mariage, laissant alors Aliénor seule devant l’autel. Cette pensée me faisait doucement sourire, mais il fallait que je revienne à la réalité, jamais ça n’arrivera. Il était bien trop tard pour faire demi-tour, demain l’homme que j’aime sera un homme marié et je n’aurais plus qu’à rêver d’un jour finir avec lui alors qu’il venait tout juste de m’avouer qu’il éprouvait les mêmes sentiments que moi. Si j’avais sut cela plus jeune, peut-être que j’aurais tout fait pour qu’il ne sorte jamais avec une fille. De toute façon, j’étais bien trop naïf pour remarquer qu’il jouait un double jeu.

« Soyons fou » Murmurais-je contre ses lèvres. Nous l’étions, ça c’est sûr, mais nous tenions aussi à notre vie, notre héritable et notre avenir. En attendant, je continuais de gémir à ses coups de bassin contre le mien, ses vas et viens qui me faisait jouir de plus bel, son odeur qui me faisait tourner la tête, son corps de rêve, ses baisers magique, sa présence, tout semblait comme dans un rêve que j’avais justement peur de rêver de tout cela. Avouons-le, des rêves érotiques sur Ethan j’en avais fait des tas, alors un de plus, un de moins, ça ne me surprendrait même pas, la déception serait juste encore plus grande et je n’avais pas forcément envie de vivre ça tout en sachant la journée de merde qui m’attendait demain. « hum…. » Je pressais un peu plus fort mes lèvres contre les siennes en espérant que ça m’aide à couvrir mes gémissements. Ecartant un peu plus les jambes, je lui laissais le champ libre pour qu’il vienne encore plus en moi, s’entendant mon corps transpirer et s’humidifier de plus en plus. Oui, je crois que j’étais devenu très vite accro au sexe et plus particulièrement à Ethan. Mon voisin qui partageait ma vie depuis maintenant de longues années et qui était LA personne qui me connaisait par cœur.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 6 Avr - 13:05


Plus jeune, si j'avais accepté mes sentiments pour lui, j'aurais peut-être aimé être en couple avec lui. Après tout, j'obtiens toujours ce que je veux et ça n'avait jamais changé. J'aurais pu me rebeller, m'en prendre à mes parents et leur présenter Nathanaël comme mon petit ami. À y penser, mon sourire s'agrandissait de plus belle. Malheureusement, si j'avais fait cela, nous aurions été séparé au plus vite. Il aurait passer toute sa scolarité dans un internat à l'autre bout du monde et mes parents auraient fait de même pour moi pas loin d'ici. On nous aurait obligé à devenir prêtre et c'est tout. Malgré toute la douleur par laquelle mon bouclé était passé, finalement, c'est mieux que cette autre option. Fou ? Je l'étais oui, de lui, mais pas au point de foutre en l'air le mariage et de nous précipiter tous les deux vers un avenir incertain sans famille et sans héritage. Étant fils unique, tout nous revenait et je n'allais pas faire en sorte qu'il n'est rien. Personnellement, si je n'avais rien de mes parents, je ferais autrement. Mon père ferait en sorte que je n'ai plus ma société, mais j'étais bien assez doué dans mon domaine pour en reprendre une autre ou en créer une. Ou faire autre chose, d'ailleurs. Après tout, avec mes diplômes, je pouvais changer grandement de métier et même si je devais descendre plus bas de l'échelle – sans aller trop bas non plus, hein – je l'accepterais si c'était pour être tranquille sans mes géniteurs. Le problème revenait au même : Je ne voulais pas détruire la vie de Nathanaël et, sûrement, me faire tuer par ma fiancée et mes parents. Si je venais à le kidnapper demain, il faudrait que l'on disparaisse sur une île déserte, le temps que ça se tasse dans nos familles. C'était un peu trop compliqué. Je me marierais, Aliénor serait contente et ma famille aussi. Que je sois malheureux ne se voit apparemment pas et je savais que ce serait encore pire à endurer pour mon amant. Tout serait fini entre nous et.. Je ne me rendais pas encore compte que ça allait être la réalité, à partir de demain.

Pendant ce temps, je continuais de lui faire l'amour et j'avouais que le silence et lui, ce n'était vraiment pas possible et je m'en amusais, je l'avoue. Je lui offrais mes lèvres avec plaisir pour qu'il se taise, mais ça n'était pas très efficace pour autant. Du moment qu'il essayait, c'était déjà bien et au pire.. Il dirait qu'il avait fait un rêve érotique – de moi, bien entendu – si ses parents lui demandaient. J'avais vraiment bien fait de fermer la porte à clé. Ma langue dansait avec ma sienne, prenant totalement sa bouche en otage pour l'inciter à se taire pour de bon. Pas sûr que ça l'aide, mais je n'allais pas non plus me calmer alors que c'était notre dernière soirée. Sentant ses jambes s'ouvrir, je n'attendais pas plus longtemps pour venir au plus proche de lui, allongeant les mouvements tout en les gardant tendres comme brusques. « Mh Nat » lâchais-je, d'une voix rauque en venant complètement en lui. Mes lèvres récupérèrent les siennes pour ne pas faire plus de bruit, le prenant avec un peu plus de force. Il n'y avait pas à dire, Nathanaël était parfait de A à Z. Comparé à ma petite amie, il avait tout de plus qu'elle : Le sourire, le rire, la beauté extérieure, l'intelligence, le mental et niveau sexe, c'était incomparable. L'un de mes bras passait autour de sa taille pour le soulever, afin de mieux encore venir en lui pour toucher sa prostate sans ménagement. Ma bouche restait la plus scellée possible pour qu'il ne hurle pas de plaisir. J'aimerais l'entendre à s'en faire mal aux cordes vocales, mais nous devrons être discret pour la dernière fois. Frustrant ? Oui, mais c'était mieux que rien et je m'en contenterais, car.. Je l'aime, mon beau Nathanaël. ♥
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 6 Avr - 14:47

Je sentais mon corps se soulever tandis que son sexe venait encore plus profondément en moi. Pour le coup, je n’avais pas pu m’empêcher de gémir et même en jouant avec sa langue, ce devenait de plus en plus dur. Ma respiration saccadée, heureusement que je n’étais pas asthmatique. Je fermais les yeux pour mieux apprécier ses coups de bassin en moi, l’amour qu’il me donnait pour notre dernière nuit ensemble. C’était mon choix et c’était mieux ainsi. Plus qu’à voir si moi-même j’étais capable d’accepter ce que je m’imposais. Rien n’est moins. « Ho… » J’avais bien failli laisser une injure m’échapper, mais je m’étais retenu en me mordant le plus fort que je pouvais ma lèvre inférieure quitte à me l’à faire saigner, mais j’imaginais déjà ma mère, se demander ce que je foutais. Je n’avais pas envie qu’elle s’imaginer que j’étais en train de me masturber devant un porno. Elle savait mon penchant pour les hommes, mais elle préférait que je fasse cela avec une vraie personne au moins ça prouverait que j’ai un minimum de vie sociale même si elle préférerait me voir me marier avec une fille et lui offrir des petits enfants. D’ailleurs, si un jour mon père venait à m’organiser un mariage organiser, cela ne m’étonnerait même pas, mais ça me saoulait d’avance.

Je sentais l’orgasme arriver, mais je n’avais pas envie que cela arrive, car ça voudrait dire que c’était la fin et pourtant, je me sentais éjaculer dans un dernier cri aiguë que j’essayais une nouvelle fois d’étouffer en l’embrassant. « Oh mon dieu Ethan… » Je laissais mes muscles se relâcher tandis que je reprenais doucement mon souffle. Je redessinais doucement ses muscles du bout de mes doigts en l’admirant de plus bel. « T’es beau… » Ça m’étais échappé, mais c’était tellement vrai en même temps. Je plongeais mon regard dans le sien avant de lécher ma lèvre qui continuait toujours de saigner avant de lâcher un petit sourire de satisfaction.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 6 Avr - 16:46


Le sentir prendre du plaisir me rendait très heureux. Je n'étais pas du genre à me préoccuper de cela, la plupart du temps.. Enfin, pas avec ma petite amie. J'avais toujours fait attention à ce que ressens Nathanaël, même si je ne l'avais pas montré ou si je n'allais pas dans son sens. Il m'aimait depuis des années, j'avais ignoré sans cesse cela et maintenant, je ressentais la même chose et j'étais heureux qu'il ait encore ces sentiments pour moi. Tomber amoureux de lui alors qu'il avait tourné la page aurait été impossible à vivre pour moi. Même si nous ne pourrions pas partager nos sentiment comme il le fallait, j'aime le fait de ressentir de l'amour pour lui. Ça me calme et je suis heureux avec lui. Dommage que ça ne puisse pas être simple. Être en couple, me sentir heureux et pouvoir profiter l'un de l'autre. Ça fait rêver. En attendant, dans la réalité, je lui faisais l'amour comme jamais avec douceur et force. J'essayais de faire tomber toutes les barrières, lui donner le meilleur de moi – pour une fois que je n'agis pas en connard – et surtout cet amour que j'avais réussi à lui avouer. Je le sentais retenir de gémir trop fort et ses dents cisaillaient sa lèvre inférieure jusqu'au sang. J'aurais pu m'en inquiéter, mais l'expression de son visage me prouvait qu'il aimait ce que je lui offrais et ça, c'était le plus beau des cadeaux au monde.

Ses légers tremblements m'informaient sur le fait que l'orgasme n'était pas loin pour lui, autant que pour moi. Je ne comptais pas retarder trop ce moment, sachant de toute façon que cela arriver bien trop tôt pour nous. Peut-être que l'on pourrait remettre ça.. Bien que je sentais son corps s'essouffler sous moi. Mon bras le relâchait quand j'éjaculais en lui en même temps que je sentais sa semence entre nous. Son cri fut moyennement atténuer par un baiser et je priais Dieu – ce même connard auprès duquel je dois anéantir ma vie demain en me mariant – pour que les Howard n'est rien entendu. Un dernier gémissement me faisant sourire et je sentais ses muscles se détendre doucement. Je n'osais pas me retirer de lui tout de suite, profitant de son corps pour les dernières secondes. Mon cœur se serrait et je détestais cette sensation que je savais très prochainement quotidienne quand je ne pourrais plus rien partager avec lui. Je ne tiendrais pas, je le savais et j'espérais égoïstement que lui non plus.

Ses caresses me donnaient des frissons alors que son compliment m'allait droit au cœur. Doucement, je me retirais de lui, restant au-dessus pour le dévorer du regard. « Toi aussi.. Tu es sublime » murmurais-je avant de poser délicatement mes lèvres contre les siennes. Comme c'était notre dernière soirée ensemble, et même si je n'aimais pas le faire, je crois que parler serait quand même une bonne idée. Peut-être que tout n'est pas bon dans ce que je dirais – je ne sais pas trop quand c'est bien ou non – mais il le fallait. Je lui devais au moins ça, après lui avoir avouer mes sentiments. « Nat, tu te souviens quand tu m'as demandé pour mes tatouages ? » souriais-je en relâchant ses lèvres. « J'en ai le même nombre que toi et chacun des miens est le reflet des tiens » dis-je en lui montrant la concordance entre nos marques. Ils se parlaient entre eux, prouvant à quel point tout ce qui est en lui, comme sur lui me plaît. « Je les ais fait quand tu es parti pour l'internat. Je les avais tous mémoriser et dessiner alors.. J'ai voulu me souvenir de toi parce que.. Je pensais que je ne te reverrais plus jamais » avouais-je, un peu embarrassé. Parler n'est décidément pas mon truc, mais maintenant que j'étais lancé, je devais finir et puis, je sais qu'il ne se moquerait pas de moi.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 6 Avr - 19:10

Je sentais mes joues s’empourprer même si ce n’était pas la première fois qu’il me faisait la remarque, mais venant de lui, ça me faisait toujours énormément plaisir et je sentais encore mon cœur battre de plus en plus fort, il ne suivait pas du tout ce qui était en train de lui arriver. Trop d’émotions en même temps et je n’étais pas au bout de mes peines avec Ethan. Il n’avait pas fini de m’en faire voir de toutes les couleurs et surtout de me surprendre. Je ne m’étais pas attendu une seule seconde à ce qu’il revienne sur le sujet des tatouages. Une question que je lui avais posée depuis plusieurs mois déjà. Je pensais que le sujet était clos et qu’il ne comptait pas spécialement en parler, mais peut-être qu’il lui avait juste fallu du temps. J’avais secoué positivement la tête pour lui faire comprendre qu’il pouvait continuer et que je voyais absolument de quoi il parlait. Ma gorge se noua, car j’étais sur le cul pour le coup, car même si ses tatouages m’intriguaient et étaient semblable au mien, je n’avais jamais réellement fait le rapprochement, mais dit comme ça, je les regardais plus en détail, analysant chaque parcelle de sa peau et effectivement, tout collait, mais personne ne serait capable deviner une telle chose. « C’est… » J’étais émerveillé. Il est vrai que j’étais devenu très jeune addict aux tatouages, mais je n’aurais jamais pensé qu’il arrive à tous les mémoriser. « Et comme tu as fait pour les nouveaux que je me suis fait entre temps ? » Demandais-je curieux. Je n’avais pas su m’arrêter entre temps, mes tatouages c’était mon histoire et en fait, ils racontaient tous mon histoire et mon aventure avec Ethan. Mes peines, mes espoirs et mon amour pour lui. « Tu me surprendras toujours Ethan et dans le bon sens » précisais-je. Je déposais un léger baiser sur ses lèvres. « T’es au courant que c’est à cause de mes tatouages que mon père m’a placé en internat ? Il a cru que je me dirigeais du côté obscure de la force » Disais-je en rigolant. J’avais toujours tout fait pour les cacher, mais est venu un moment où il était entré dans ma chambre tandis que je me changeais et là, ça avait été le chaos total. J’étais devenu le diable rebelle qu’il avait toujours craint. Je n’étais plus le bébé qu’il pensait que j’étais. Le choc. Enfin, j’en ai énormément souffert, mais j’étais avec lui maintenant même si des années de tortures et de souffrances maintenant à partir de demain, mais j’apprendrais à vivre avec. Tel est ma vie. Ce que j’appelle la routine maintenant.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mer 8 Avr - 21:19


Ses rougissements le rendaient totalement adorable et il était vraiment magnifique. Mon cœur battait délicatement en détaillant son visage si parfait ainsi que tout le reste de son corps. Je ne pouvais pas résister à un homme aussi charmant. Mes déclarations allaient peut-être le refroidir mais je n'avais rien à perdre. À partir de demain, j'aurais les mains liées et il ne ferait plus parti de mon quotidien alors.. Autant tout lui dire. Je lui devais bien cela, vu la façon dont je m'étais comporté toutes ces années avec lui. La surprise dans ses yeux était si grande que je me demandais s'il n'allait pas faire un arrêt cardiaque. Donc.. Il n'avait rien vu. Pourtant, j'avais pensé lui avoir fait grandement comprendre que le fait que j'en avais le même nombre que lui ne soit pas du tout un hasard. Nos tatouages se superposaient assez souvent, particulièrement quand on couchait ensemble mais.. Il semblait être vraiment ailleurs ce genre de moments, je crois. Je ne me plaindrais pas qu'il soit trop perturbé par moi pour remarquer quoique ce soit d'autre. Son étonnement fut remplacé par des feux d'artifice. Je crois qu'il comprenait enfin ce que ça voulait dire et ça me rassurait qu'il voit enfin la réalité que je n'osais pas dire, jusqu'à ce soir. Mon sourire s'agrandit à sa question. « Je pense manquer de tact pour répondre mais.. Dès nos retrouvailles je t'ai vu nu alors c'était simple de voir ceux que tu avais fait entre temps et j'ai rapidement rattrapé mon retard » avouais-je en ne le lâchant pas du regard. « Et on couche assez souvent ensemble pour que je puisse ne pas en louper un seul » dis-je en le détaillant doucement. Comme je ne sais pas être très.. Délicat dans mes paroles, j'ajoutais un « Enfin, à partir de demain, il faudra que tu me le dises quand tu les feras et où, et tout ça » en déviant mon regard ailleurs. Au pire, nous pourrions aller nous faire tatouer ensemble. Enfin, officiellement, j'accompagnerais mon voisin et meilleur ami – c'était mieux que rien – se faire tatouer et, comme par hasard, je ferais pareil. Ma femme me piquerait une crise et la vie continuerait ainsi.

Que je le surprenne, et surtout dans le bon sens, me faisait sourire grandement. J'aimais qu'il soit déstabiliser par ce que je fais et ça m'avait toujours amusé. C'était un peu plus sérieux, désormais, mais cela ne changeait rien au fait que je pouvais l'étonner encore et encore. J'accueillais son baiser avec bonheur avant d'être à mon tour surpris. « Qu..quoi ? » demandais-je, effaré. « Juste pour tes tatouages ? » Je n'en revenais vraiment pas. Il en riait alors que moi, ça me laissait sous le choc. Son père a vraiment des soucis d'enfermer son propre enfant dans une prison – c'était tout comme – pour des dessins sur la peau. Les miens n'avaient rien dit et puis, c'était comme ça et puis c'est tout alors ils n'avaient de toute façon rien pu dire. « Quand tu disais " côté obscure de la force " j'avais plutôt cru qu'il avait eu des doutes sur nous. Je me suis totalement braqué contre lui quand tu es parti. Surtout que je t'avais vu rentrer dans cette foutue voiture et.. J'ai eu un drôle de pressentiment. Le soir-même, tes parents ont mangé chez nous et ils m'ont annoncé la nouvelle et.. » Je préférais m'arrêter là. Il valait bien mieux je crois. Pas besoin qu'il sache la suite.. Sauf s'il me la demandait. Auquel cas, je serais honnête mais.. Je ne savais pas si l'un comme l'autre, on allait supporter la suite. Moi, de le dire à l'oral et de l'assumer enfin envers lui et lui.. De savoir ce qu'il s'est passé quand il est parti pour ce foutu internat. C'était une partie dont je n'avais jamais parlé à personne. D'ailleurs, Aliénor en avait elle-même fait les frais et.. Peut-être étais-ce à ce moment-là que j'aurais du assumer ce que je ressentais pour Nathanaël et continuer ce qui avait commencé, à cette période.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Dim 12 Avr - 17:11

Pour manquer de tact il en manquait, ça c’est clair et je sentais mes joues s’empourprer. Il avait une façon bien à lui de le dire. Non pas que j’avais honte, loin de là, mais ce n’est pas un sujet dont on parle tous les jours surtout en se rappelant la manière dont il avait l’habitude de coucher avec moi. C’était loin d’être glamour ou quoi que ce soir. C’était juste lui. Violent, mais excitant, alors je ne m’en étais jamais plain. Je venais même à déposer un baiser sur ses lèvres. Un baiser rempli d’amour. L’idée qu’on ne couchera plus ensemble m’obsédait. C’était juste impensable, c’était juste impossible à penser. « Hum… » Répondis-je tout simplement l’air pensif. Je n’avais pas envie d’y penser et encore moins d’être à demain.

C’est sûr que je ne comptais pas m’arrêter là, tant que j’aurais de la place je continuerais à me tatouer au grand malheur de mon père. Même Ethan avait l’air surpris de mon annonce et surtout dégoûté, car pour si peu, nous avions été séparé alors qu’au final je faisais bien pire avec mon voisin dont il avait une confiance aveugle car il était riche, qu’il avait de grande responsabilité, la maturité qui va avec et qu’il était plus vieux que moi. S’il savait… « Il ne s’est jamais douté de rien. Même maintenant je crois » Ce que je trouvais bizarre, car pour ma part ça crevait les yeux que nous étions prêt à se sauter dessus d’une minute à l’autre. Je fronçais les sourcils aux dires de monsieur. « Et quoi ? » demandais-je curieux de savoir ce qu’il avait pu faire suite à la terrible nouvelle. Rien que d’y penser je me demandais comment j’avais fait pour survivre à l’absence de mon voisin. Ouais c’était bien de la survie en fait. Je plongeais mes yeux émeraude dans les siens, mon corps nu toujours collé contre lui, pas décidé de bouger pour un sous, car je ne voulais pas que notre dernière nuit ensemble s’achève déjà. J’aimais être ainsi, parlé avec Ethan, car se devait bien être la première fois que lui et moi parlions réellement. Habituellement ce n’était pas son truc et même autrefois il était du genre à m’écouter que d’une oreille m’en faisait très clairement comprendre que je le faisais chier et qu’il avait plutôt envie de faire autre chose. Ce soir-là, je remarquais une lueur différente dans ses yeux et je voyais bien que nous avions tous les deux grandement grandissons et que nous avions traversé un bon bout de chemin que ça soit ensemble ou séparé.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Lun 13 Avr - 15:33


En vue de la couleur de ses joues, je n'avais pas réussi à être très délicat dans mes paroles. Je n'arrivais pas à me retenir et puis, c'était de si beaux souvenirs que j'aimais en parler avec lui. Malgré le fait que ça le gêne à chaque fois, mais.. ça le rendait si adorable. Je ne pourrais définitivement pas me passer de lui, tout entier. Le voir pensif me serrait le cœur car je savais que nous pensions à la même chose : Demain. Et que ni lui ni moi ne voulais que cela se déroule. En tout cas, chaque tatouage qu'il ferait et que je ne pourrais pas découvrir dans un lit – ou un autre endroit.. ok, je me tais – je comptais en faire un aussi qui rappelle le sien. Même si je serais obligé de supporter Aliénor pour le reste de ma vie, je ne cesserais de penser à lui. C'était ce qu'il s'était passé après son départ.. Mais j'hésitais à lui en parler. C'est pour cela que j'avais préféré ne pas continuer mon petit récit. Savoir que son père ne sait jamais douté de rien me rassurait vraiment. « Tant mieux, qu'il reste aveugle comme ça, je tiens à ma vie » souriais-je. « Ma mère non plus, mais.. Je crois que mon père a des doutes » dis-je en haussant les épaules. Ne parlons pas de ma fiancée qui l'a appris un peu.. Violemment. Elle n'avait qu'à pas rentrer dans ma chambre sans toquer. Après tout, c'était ma chambre d'enfant et non notre chambre. Elle n'avait jamais compris pourquoi je ne voulais pas d'appartement. Simple signe que je ne voulais pas m'engager avec elle. Comme quoi, ça ne datait pas d'hier que je ne comptais pas rester avec elle, mais.. Je n'en avais jamais eu le choix de toute manière.

Apparemment mon amant voulait la suite de ce qu'il s'est passé après son départ. Nos corps totalement dénudés étaient encore l'un contre l'autre et son regard ne comptait pas lâcher le mien. Un peu indécis, je bougeais juste à peine, sans pour autant le faire prendre la moindre distance avec moi. Même si parler m’embarrassait au plus haut point, je ne le lâcherais pas. Autant dire que s'il voulait aller boire ou se rendre aux toilettes cette nuit, je l'accompagnerais. Enfin, je resterais devant la porte, dans le second cas. Me raclant la gorge, je me décidais enfin à parler. « J'ai.. Assez mal réagit » lui avouais-je tout bas. Doux euphémisme, avec ce que je comptais lui détailler. « Je suis parti de table, sans permission. Déjà là, ma mère a crisé. Je suis allé m'enfermer dans ma chambre et j'ai.. Tout détruit. Meubles, garde-robe, même mon lit a pris cher pour le coup » riais-je en m'en rappelant. « Ma mère me criait dessus pour que j'arrête, à travers la porte. Je n'ai pas entendu mon père parlé avant que je me sois calmé de moi-même. C'est à lui que j'ai ouvert ma porte et.. Il a été surpris de me voir pleurer, vu que c'était la première fois de sa vie qu'il me voyait ainsi » dis-je en finissant tout de même par baisser les yeux.

Lentement, je les relevais vers lui en essayant de ne rien lire en lui. Je n'avais pas totalement fini mon histoire. « J'ai quitté Aliénor le lendemain » fis-je assez brutalement avant d'avoir la respiration coupée. Elle ne me revint que plusieurs secondes plus tard. « Pendant six mois » terminais-je. « Elle était tellement contente de ne m'avoir qu'à elle que ça m'a fait encore plus de mal. Comme si te perdre n'était pas suffisant. J'ai mis six mois à m'en remettre, à ce que ma chambre redevienne une vraie chambre et que mon cœur se durcisse en comprenant que tu ne reviendrais jamais » Me mordillant le creux de la joue, je soupirais doucement. « J'aurais du attendre plus longtemps, mais ton père m'a glacialement fait comprendre qu'il t'avait expédié assez loin pour que personne ne puisse te retrouver. Il croit encore aujourd'hui que c'est ma faute si tu as changé je crois » Le serrant un peu plus contre moi, je venais caresser avec douceur ses cheveux. « Quand tu es revenu.. J'étais déjà fiancé alors.. Je ne pouvais pas faire machine arrière » murmurais-je. « Et j'ai toujours terriblement envie de frapper ton père de toutes mes forces » grinçais-je durement. Si j'avais su que son fils reviendrait.. J'aurais tout fait pour repousser les fiançailles et le mariage. Il serait réapparu et – même si mes sentiments auraient mis du temps à être exprimé – j'aurais largué Aliénor. Destin de merde.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mar 14 Avr - 17:48

Je n’avais jamais compris comment nos parents avaient réussi à rester aveugles aussi longtemps. Nos mères nous mettaient tellement sur un pied d’estale que je pouvais comprendre, mon père alors là pas du tout, mais par contre, le père d’Ethan m’inquiétait un peu plus. Je n’osais même pas imaginer sa réaction, lui qui avait déjà prévu toute la vie de son fils. J’étais sûr que même le nom de ses futurs petits enfants était déjà dans un coin de sa tête. J’en avais la boule au ventre rien que d’y penser. Non, impossible, Aliénor avait promis de ne rien dire, mais je n’avais et n’aurais jamais confiance en elle. Il n’y avait aucun respect entre nous. En attendant, j’écoutais le récit de mon voisin comme s’il me racontait une histoire pour m’endormir, mais c’était loin d’être le cas. Ou bien c’était vraiment nul comme histoire.

Je n’avais jamais pensé une seule seconde qu’il aurait pu réagir ainsi suite à mon départ. Qu’il soit énervé ok, surtout du fait que je ne lui avais informé de rien –en même temps, j’avais un peu été envoyé à l’autre bout du monde du jour au lendemain- mais qu’il soit bouleversé, je ne m’y étais pas attendu. Son histoire me clouait le bec, me nouait encore plus l’estomac et cela ne s’arrangeait pas avec la suite. J’étais en train de comprendre que sans mon père peut-être qu’Ethan ne serait pas marié, peut-être même qu’il serait célibataire et là, j’en voulais à jamais à mon géniteur. Ou comment celui qui m’avait créé pouvait avoir foutu en l’air ma vie. Non, ce n’était pas exagéré, j’aimais Ethan, lui aussi, mais il m’était totalement inaccessible à cause de ce mariage de merde. « J’crois que je le déteste » Finis-je par conclure avant de me perdre dans les bras d’Ethan. Je sentais que mes yeux me brûlaient. J’avais envie de crier, de pleurer de tristesse et de colère, mais je n’avais pas vraiment envie de passer pour un bébé devant Ethan. Se serait carrément honteux et il risquerait de se foutre légèrement de ma gueule. « Il n’est pas trop tard, t’es pas encore marié » Je lâchais un petit rire pour lui faire comprendre que c’était de l’humour, car s’il venait à la planter à l’autel, il signait son arrêt de mort et je tenais bien trop à lui pour foutre en l’air sa vie.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever. Mar 14 Avr - 19:17


Que mon père est des doutes ne me faisait pas peur. Bon, il n'allait pas accueillir la nouvelle avec une joie débordante, mais.. Je pense qu'il serait moins excessif dans sa façon de réagir que ma mère. Ça ne changerait rien au fait que j'étais obligé de me marier et de lui faire des petits enfants. Autant dire que ça me donnait des frissons d'horreur d'avance, mon futur. Déjà que je ne supportais plus coucher avec Aliénor alors le faire pour en plus concevoir des enfants.. Eurk. Puis, moi et les enfants, on n'est pas trop amis. On aurait pu croire, vu que je couchais avec Nathanaël et qu'il était très jeune à ce moment là.. Ok, c'était une blague très nulle ça. Soit, je n'aimais pas les enfants et qu'ils aient mes gênes – mise à part le physique – je les plains. Je crois que ce que je ne supporterais pas, c'est si j'ai un fils et qu'il m'annonce qu'il soit homosexuelle. Pas que j'allais réagir comme mes propres parents (enfin, j'imaginais leur réaction), mais simplement que.. ça me ferait un pincement au cœur. Parce qu'il aurait le courage de me le dire, chose que je n'avais jamais réussi à faire avec mes géniteurs. Enfin, pour être totalement exact, je n'étais pas gay, j'étais juste.. Nathana-sexu-ël. Ouais, ça fait joli, mais c'était surtout le cas. Je suis tombé sous son charme.. C'est juste le destin qui a fait de la merde et qui nous contraint à une situation qui ne nous convient ni à l'un, ni à l'autre. Je lui avais raconté tout ce qui s'est passé à la site de son départ. C'était le soir ou jamais où je pourrais être sincère avec lui et tout lui raconter. Sa phrase me brisait le cœur. C'était comme si je le retournais contre son père et.. Ouais, c'était le cas. Sauf que je n'avais pas le droit de faire cela. Je le haïssais, mais je n'avais pas à lui faire ressentir la même chose. « Ne le déteste pas, il ne pouvait pas savoir et c'est comme ça » soufflais-je en sachant qu'il était aux bords des larmes. Je ne voulais pas qu'il pleure pour notre dernière soirée ensemble, à cause de mes confidences en plus. Je le serrais fort contre moi, avant de commencer à caresser ses boucles indomptables. J'aimerais que ce moment dur infiniment.

Sa phrase et son rire me faisaient sourire. Si seulement je pouvais planter Aliénor à l'autel, je crois que ce serait le deuxième meilleur moment de ma vie. Le premier restera toujours le jour où j'ai posé mon regard, pour la première fois, sur cette tête bouclé qui arrivait en face de chez moi, il y a des années maintenant. « T'aimerais bien que je la plante devant le prêtre, hein ? » riais-je doucement alors que je relevais sa tête en souriant de plus belle. Caressant sa joue tout en douceur, je rapprochais un peu mes lèvres des siennes. « Tu te souviens quand on était jeune ? » demandais-je en frôlant ses lèvres. « Je t'avais dit que j'aimerais te prendre sur l'autel de l'église.. » murmurais-je plus chaudement contre sa belle bouche si attirante. « J'ai les clés de l'église » fis-je avec un sourire équivoque. Je me fichais de l'heure et quoique ce soit. Au pire, on avait du temps demain avant la cérémonie.. Quoi ? Après, je serais marié et plus de sexe avec lui ! Autant dire que ça me mettait déjà mal alors autant réaliser mon fantasme d'adolescent juste avant de dire « oui » à ma très chère fiancée devant ce même endroit où j'aurais fait l'amour pour la dernière fois à l'homme que j'aime. « On peut y aller demain avant la cérémonie » proposais-je. Autant dire que j'avais fait un excellent choix que de batailler avec mes parents pour faire la messe le soir et non le matin. Ça me laissait encore un petit temps de sursis en temps qu'homme « libre ». Une petite journée que je comptais passer avec lui, peu importe ce que mon adorable fiancée me dirait. Après tout, Nathanaël est mon témoin et mon ami, aux yeux de tous. Alors je le traiterais ainsi, devant les autres.. Et avec un petit plus rien qu'entre nous deux.
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MessageSujet: Re: (terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever.

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(terminé) Nathanaël # Du n°67 au n°69, il n'y a qu'une route qui nous sépare. Alors qu'entre toi et moi, c'est un mur immense que les autres continuent à élever.

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