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“We need never be hopeless because we can never be irreperably broken.” Peter & Geia

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MessageSujet: “We need never be hopeless because we can never be irreperably broken.” Peter & Geia Mar 31 Mar - 3:39




   


Peter & Geia
« Un capuccino s'il vous plaît » Le garçon au comptoir me sourit et me tourne le dos pour s'affairer à préparer ma commande pendant que je me hisse sur le tabouret, mes lunettes de soleil vissées sur le nez. Ma soirée de la veille m'a laissé un goût amer dans la bouche. Un goût de vodka en fait. Je me suis réveillée ce matin avec l'impression d'avoir passé la nuit dans une machine à laver et avec un mec nu dans mon lit. La totale. Et le pire, c'est que je ne me souvenais de rien. Mes yeux se posent sur l'horloge accrochée sur le mur derrière le barman. 8 heures. Je gémis. J'avais rendez vous dans exactement un heure pour débattre des derniers détails de la grosse campagne de promotion que nous avions montés pour cette nouvelle marque de bière au nom imprononçable, encore un machin tout droit venu des pays du nord. Putain de nordistes. J'imaginais déjà le visage sévère de Joanne me sermonnant sur mon manque de professionnalisme, parce que, oui, ça ne se faisait pas d'arriver encore à moitié saoule au boulot, surtout pour un débrief aussi important que celui là. Je plonge ma main dans mon sac et en sort ma trousse à maquillage. Je n'avais pas eu le temps ce matin, ou plutôt, je n'avais pas pu entrer dans la salle de bain parce que mon frère, Léo, s'était endormi derrière la porte et que le bruit sourd qu'avait provoqué la rencontre de sa tête avec le battant en bois m'avait dissuadé d'essayer de forcer le passage. En cas de traumatisme crânien, je nierai toute implication. Et dire que c'était censé être une soirée au calme, pour réconforter le petit frère qui venait de rompre avec son ex copine après avoir récemment découvert qu'elle passait ses soirées dans des clubs échangistes. Je n'arrive pas à me souvenir à quel moment j'ai perdu le contrôle de la situation. Le barman pose mon café devant moi et je lui lance un vague merci avant d'ouvrir mon miroir de poche, crayon noir et mascara prêts à l'emploi dans l'autre main. Ah oui, les lunettes. Je les enlève et je manque de m'étouffer en tombant nez à nez avec des gros cernes violacés. La vache. Je repose mon arsenal, découragée par la tâche et attrape ma tasse de café pour en siffler deux ou trois gorgées. Derrière moi, la porte s'ouvre dans un petit tintement et une voix rauque s'élève à travers la salle. L'homme vient s'accouder au comptoir, juste à côté de moi. Mes yeux glissent vers ses mains et remontent vers son visage. Mon coeur rate une pulsation. J'ai un mouvement de recul si brusque que je dois m'accrocher à la planche de bois vernie pour ne pas tomber à la renverse. Soit mon taux d'alcoolémie est nettement supérieur à ce que je pensais, soit je me la joue sixième sens et je commence à déconner à plein régime. Je ferme les yeux en prenant une grande inspiration et les rouvre sur le visage que je venais de quitter. Peter. Le Peter que j'avais été obligée de laisser derrière moi sans aucune explication alors que nous sortions ensemble après le meurtre de mon père, quand ma mère nous avaient expédiés à New Yrok, Léo et moi. Ce n'était pas possible. Peter était mort dans un accident de voiture, c'est ma mère qui me l'avait annoncé au téléphone, après plusieurs années sans le voir. J'avais même pleuré, cachée au fond de mon lit, torturée par les regrets et la culpabilité. Je le fixe pendant plusieurs secondes, dévorée par l'envie de lui parler et par la peur de me tromper de personne. Parce qu'officiellement, mon meilleur ami et premier amour de jeunesse reposait six pieds sous terre. « Peter ? » Je ne reconnais pas ma voix, elle me semble lointaine et anormalement aiguë. « Peter c'est toi ? »


   
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MessageSujet: Re: “We need never be hopeless because we can never be irreperably broken.” Peter & Geia Sam 11 Avr - 19:02

We need never be hopeless because we can never be irreperably broken
Geia & Peter

Depuis quelques mois, Peter pouvait dire qu'il était un homme comblé. Pourtant, rien n'avait été simple pour lui jusqu'ici… Mais il fallait croire que la roue avait fini par tourner, en sa faveur. En fait, elle avait tourné le jour où sa route avait croisé celle de Mia, ce jour où il était littéralement tombé sous le charme de la jeune femme, de cette femme qui avait changé sa vie. Depuis qu'il avait fait sa connaissance, la malchance semblait enfin l'avoir quitté. Pete s'était enfin posé, investi dans une relation amoureuse stable et ce même si les débuts avaient été quelque peu chaotiques, la faute à cette jalousie maladive qui lui avait déjà valu de mettre un terme à ses relations précédentes. Mais avec Mia, tout avait été différent, et leur couple avait su surmonter cet obstacle pour en sortir plus fort. Aujourd'hui, la jeune femme était enceinte, prête à offrir à Peter le plus beau cadeau dont il puisse rêver, et à propos duquel il se réjouissait déjà. Et comme une bonne nouvelle n'arrivait jamais seule, l'irlandais avait également décroché un job de rêve au sein de la DEA, directement après être sorti de l'université. Tout allait donc pour le mieux pour lui, et le jeune homme s'appliquait à profiter de chaque instant, sachant d'expérience que la vie ne tenait qu'à un fil et que tout était susceptible de s'écrouler d'un moment à l'autre. C'était donc d'une démarche guillerette, tout en sifflotant à tout va, que Peter arpentait la Cinquième Avenue pour rallier son bureau. Et en constatant qu'il avait un peu d'avance, il bifurqua pour entrer dans le premier café qu'il trouva sur son chemin, et fila s'accouder au comptoir en commandant un expresso qu'il prendrait le temps de déguster sur place histoire de se réveiller pour de bon.

Mais alors qu'il observait le serveur s'affairer derrière son comptoir, Pete capta un mouvement particulièrement brusque de sa voisine qu'il n'avait même pas prit le temps de regarder en arrivant. Curieux, le jeune homme tourna la tête et s'arrêta net lorsqu'il croisa le regard de ladite voisine. Bouche bée, l'irlandais laissait une énorme vague de souvenirs le submerger, un peu comme pour comparer ses images qui lui revenaient à cette fille qui se tenait devant lui. Mais après quelques instants seulement, il eut la certitude absolue qu'il s'agissait bien d'elle. Il aurait pu reconnaître ces yeux, ces traits, ce visage entre milles. Comment était-il possible que Geia, son amour de jeunesse et meilleure amie de l'époque se trouve ici, à New-York sans qu'il n'en sache rien ? Certes, elle avait disparu du jour au lendemain sans laisser de traces alors qu'ils sortaient ensemble, suite à l'assassinat de son père. Malgré plusieurs dizaines de tentatives, Peter n'était jamais parvenu à obtenir la moindre information, ni même à savoir où elle avait bien pu partir. Pourtant, il aurait voulu être là pour elle dans ce moment de douleur extrême, il aurait voulu pouvoir la consoler, l'aider à surmonter sa tristesse… Mais elle l'avait laissé là sans rien dire, et au fil du temps, le jeune homme avait perdu tout espoir de la revoir un jour. « Peter ? Peter c'est toi ? » balbutia la jeune femme, tirant du même coup l'irlandais de ses pensées. Son cœur battait à tout rompre, tant sous le coup de la surprise que de la joie et de l'excitation de retrouver Geia après toutes ces années. Elle semblait… fatiguée, étonnée, peut-être même choquée, mais Pete décida de ne pas en faire cas, et rompit rapidement la distance qui les séparait pour la prendre dans ses bras et la serrer de toutes ses forces contre lui. Ou peut-être un peu moins que ça, histoire de ne pas l'étouffer avant qu'elle n'ait eut l'occasion de lui raconter quoi que ce soit. « Geia… » souffla-t-il, la voix un peu étreinte par l'émotion bien malgré lui. « J'arrive pas à y croire ! C'est bien toi… Qu'est-ce que… qu'est-ce que tu fais ici ? » reprit-il tout sourire, en se détachant lentement de son amie pour pouvoir la dévisager à son aise.

Emi Burton
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