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Summertime sadness ~ Asta & Sol

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MessageSujet: Summertime sadness ~ Asta & Sol Sam 28 Mar - 20:19

Summertime sadness
Astaria & Solal

En temps normal, Solal n'était pas du genre à se lamenter sur son propre sort, ni même à réfléchir à son sort tout court. Bien sûr, il lui arrivait d'avoir des petits coups de moins bien d'autant plus depuis la mort de sa mère. Mais tout finissait toujours par passer, avec l'aide précieuse de sa sœur qui constituait l'épaule sur laquelle il se reposait dès qu'il en avait besoin. Elle était toujours là, elle l'avait toujours été, quelles que soient les circonstances. Elle était son principal repère, celle sans qui il ne pouvait survivre… en témoignait d'ailleurs sa présence ici à New-York. Mais depuis quelques semaines, un sentiment étrange avait envahi Solal. Même s'il était heureux d'enfin pouvoir vivre de nouveau aux côtés d'Astaria, et comblé par le petit Louis qui avait fait son apparition dans leurs vies depuis peu, le jeune homme avait la désagréable impression qu'il lui manquait quelque chose. Jusqu'à présent, il ne s'était encore jamais remis en question de la sorte mais aujourd'hui, une foule de pensées toutes plus décourageantes les unes que les autres peuplaient son esprit. Si bien qu'en cette fin de matinée durant laquelle il était d'ordinaire encore enroulé dans sa couette, Solal avait déjà quitté sa chambre. Sa sœur ne tarderait certainement pas à monter pour le réveiller, le sommer de descendre pour venir manger avec elle, mais il ne se souciait pour le moment pas de la surprise que son absence provoquerait.

Debout dans le couloir de l'étage, devant l'immense baie vitrée qui lui offrait une vue imprenable sur la ville, Solal restait impassible, immobile. Son regard était perdu loin devant lui et de temps à autres, un long soupir venait ponctuer le silence qui l'enveloppait, témoignant de la torture qu'il faisait subir à son esprit depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Peut-être était-ce l'arrivée de son neveu qui l'avait subitement rendu plus responsable ? Ou simplement son âge, et le temps qui passait sans que l'éternel adolescent en lui ne daigne changer quoi que ce soit à ses idées ou son comportement ? Quoi qu'il en soit, Solal prenait peu à peu conscient qu'il fallait que les choses changent. Il ne pouvait plus se permettre de vivre au crochet des autres, et plus particulièrement de sa sœur. Car même si cette dernière lui criait le contraire, les faits étaient là : elle payait seule la plus grande partie de ce loyer qu'ils partageaient désormais avec Jénova, ainsi que tout ce dont ils avaient besoin pour vivre, de la nourriture à sa voiture. Et lui, il se contentait d'être là, de dormir jusqu'au milieu de l'après-midi, de s'occuper de Louis, d'aller faire la fête régulièrement… sans jamais rien ramener à la maison. A part des filles. Et puisqu'il n'était jusqu'ici pas parvenu à dégoter une fille de milliardaire, ces conquêtes ne leur avaient pas servi à grand-chose. En théorie Solal était étudiant en histoire, plutôt brillant, du moins c'était ce qu'il se plaisait à dire aux filles pour les impressionner. Car dans les faits, le jeune français ne savait même pas à quoi pouvait bien ressembler cette université qu'il était censé fréquenter. De toute façon, personne ne retenait jamais toutes ces dates soi-disant capitales pour l'histoire de l'humanité, et il n'avait donc aucun mal à se faire mousser en inventant des tonnes d'anecdotes qui sortaient tout droit de son imagination. En bref, Solal se définissait volontiers comme un escroc. Et jusqu'ici, il l'avait plutôt bien vécu. Mais cette perception était sur le point de changer, et venait remettre en question toute sa petite existence. Le jeune homme avait l'impression de ne jamais avoir autant réfléchi de toute sa vie, et tout concentré qu'il était à analyser la moindre de ses pensées, il n'entendit même pas le bruits de pas qui s'avançaient derrière lui, gravissant les marches de l'escalier qui menait à son étage.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Summertime sadness ~ Asta & Sol Dim 29 Mar - 3:07



summertime sadness
Sept heures; réveil matin plus efficace qu’un coq, un digital ou un téléphone, Louis pleure, Louis a faim, à chaud, sent pas très bon de la couche, et décide, comme à son habitude, de réveiller son humaine personnelle, aka moi-même. Esclave d’un bébé, je me levais, depuis deux mois, chaque matin à l’aube pour changer, nourrir, bercer, cajoler, un mini-humain presque aussi chiant que son oncle. Après l’allaitement -qui prenait trois plombes et me réduisait au statut de vache laitière- il fallait encore patienter un demi-siècle pour que môssieur fasse son rot, puis jouer à Matrix avec les jets d’urine lors du changement de couche. Sans déconner, à croire qu’il se retenait toute la matinée juste pour avoir le plaisir de viser sa mère. Dans ma tête, je l’imaginais se dire « Attention, arme chargée... Plus que quelques secondes avant que cette conne ôte le cran de sécurité... Viser... Et... Baaaaam, dans ton oeil, dumbass ! » Sauf que j’avais pris le coup, maintenant, et mes réflexes étaient digne de Jackie Chan ! Cela dit, une fois, il avait fait caca dans ma main. Y avait pas de quoi être fière. Huit heures trente, on allait regarder la télé ensemble, en général de vieux épisodes de McGiver que je lui commentais. On faisait ça pendant une heure, puis vers dix heures, je tentais de le rendormir, ce qui se traduisait par tout un rituel à la con pour le mettre au lit sans qu’il hurle, puis trente minutes passées à scruter le babyphone en priant pour qu’il se taise enfin. Ce n’était qu’une fois tout ce programme achevé que j’allais prendre une douche avant de monter réveiller mon frère. Ma routine différait d’un jour à l’autre, tantôt câline, je me glissais dans son lit et partageais sa fin de nuit, tantôt brutale, débordante d’énergie je sautais sur son matelas jusqu’à ce que ses grognements cessent et qu’il se lève. Ce matin, j’hésitais. J’hésitais entre mon envie de dormir, et celle d’aller profiter du soleil longtemps espéré et enfin revenu. J’avais acheté tout un attirail de running sur internet qui avait été livré ce matin. J’étais pas du tout sportive, mais en bonne nana que je suis, je voulais essayer mes nouvelle baskets et la tenue trop classe qui allait avec. Je savais d’avance qu’au bout de cent mètres je serais en fin de vie, suppliant mon frère de me prendre sur son dos et me ramener jusqu’à l’appart afin que j’y reçoive les derniers sacrements, mais pour l’instant, tout ce que je voyais c’était cette tenue magnifique, et m’imaginais telle Gisele Bundchen, affrontant le bitume avec grâce et vitesse. Même que dans mon fantasme, les gens se retourneraient sur mon passage, s’interrogeraient « mais qui est cette beauté insoutenable qui court avec tant d’aisance ? », et voudraient être moi. Sauf que... Jamais de la vie, je n’irais courir seule. C’est pourquoi j’avais acheté, également, la tenue trop classe pour mon frangin. Comme ça, les gens voudraient être nous. J’pensais aux hommes, aussi, fallait bien qu’ils aient un nouveau modèle. Et ce fut avec tout cet attirail -encore emballé dans le carton de livraison- que je gravissais l’escalier en colimaçon pour rejoindre l’étage supérieur. Attention, j’avais pas encore décidé et il m’était toujours possible de bazarder le carton dans un coin pour me glisser dans les draps du frangin... Tout dépendrait, finalement, de la tête qu’il aurait. Parfois, il était tellement mignon qu’il me donnait envie de lui croquer les deux joues. D’autres fois, il avait l’air tellement con que j’avais juste envie de le pincer de partout. Comment serait-il, ce matin ? La réponse était... Debout. Aussi surprenant que ça puisse être, mon frère était debout. Et pas debout sur son lit, ni debout dans sa chambre... Non, debout en dehors de sa chambre, tourné vers la baie vitrée, ne m’offrant que son dos. Ok, c’était quoi ce bordel ? Je m’étais immobilisée en haut des marches, dans un premier temps seulement surprise, puis carrément intriguée, et finalement, légèrement inquiète. J’étais pas du genre parano ou alarmiste, je savais relativiser, et j’étais plutôt la fille qui ne commence à se dire que, peut-être, éventuellement, y a un problème, une fois que les zombies sont dans mon salon occupé à bouffer le cerveau de Jénova. Sauf que là, il s’agissait juste de la personne que je connais le mieux au monde et qui, à part pour cause d’apocalypse -ou de zombies bouffant le cerveau de J dans le salon- ne quittait pas son lit avant qu’on ne l’y contraigne sous la menace d’un taser, d’une fourche, d’une couche sale, d’un katana, d’un sabre laser, d’un extincteur, d’une lampe à UV, d’une tringle à rideau, ou n’importe quelle autre arme -et croyez-moi, je les avais toutes testées au moins une fois au court de notre existence en partage-. Il faisait quoi, là ? Il faisait même pas nuit, dehors, alors il pouvait pas être hypnotisé par son reflet dans les vitres... Je patientais un instant, dans l’espoir de le voir bouger, se retourner, éventuellement me voir, mais ça n’arriva jamais. Il restait là, silencieux, immobile, à faire quoi ? Réfléchir ? À quoi ? Voilà, c’est bien ce que je disais, il y avait de quoi s’inquiéter tant, rien de ceci, ne ressemblait à Solal. Alors, j’achevais de gravir les dernières marches, et comblais la distance jusqu’à lui. Je ne le faisais pas particulièrement discrètement, pas plus que d’ordinaire, mais il ne m’entendit pas venir. Je le su en passant mes bras autour de sa taille, à ce léger mouvement de surprise qu’il accusa. Encerclant son torse, je me réhaussais sur la pointe des pieds pour atteindre sa nuque et y déposer un baiser. J’avais abandonné le carton, c’était pas le jour pour faire du sport, c’était un jour à offrir du réconfort. Parce que oui, lorsqu’on connait quelqu’un aussi bien que je connais mon frère, on sait reconnaitre les signes d’un coup de blues. Ce n’était pas le premier qu’il accusait, mais... La dernière fois, c’était à Paris et pour d’excellentes raisons. Non pas qu’il n’en ait pas aujourd’hui, mais je pensais qu’avec l’emménagement à NYC, l’arrivée de Little Louis, l’emménagement de J, le plus ou moins succès de l’expo photo, et le sien indiscutable auprès de la gente féminine américaine, on avait entraperçu la lumière au bout du tunnel. Voilà pourquoi, aussi, je ne voulais pas retourner à Paris, pas même après la fin programmée de mon expo. Parce que, quelque part, on avait eu besoin de ça, de ce changement d’air et de continent. Ça avait été de l’ordre de la survie. Retourner à Paris serait comme revenir en arrière, et c’était pas nous, ça, c’était plus nous du tout. On allait de l’avant. Ensemble. C’est pourquoi, aussi, je glissais un « J’t’ai déjà dit que t’étais le meilleur frère du monde ? Le meilleur être humain, en fait... Après moi, évidemment. » depuis son dos, ma joue s’écrasant sur son tee-shirt, et mes doigts serrant un peu plus le tissu sur son torse. Je ne savais pas exactement sur quoi il réfléchissait, mais voilà, c’était ma pierre à l’édifice de sa réflexion.   


with: solal | date: 28/03/15
cassie at atf.
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