It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Trust me please ~ Sam & Altéa

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MessageSujet: Trust me please ~ Sam & Altéa Mer 18 Mar - 21:27





❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please


« show must go on »

J’enfile le boléro en imitation léopard et je me toise dans la glace. Collant résille, micro short noir, corset noir… bien, je suis prête. Le rendez-vous est fixée à 23h au O’maley, un bar de nuit discret près du pont qui relie Manhattan à Brooklyn. Les deux filles me rejoignent là-bas, je sais qu’il y a de la musique et jamais trop de monde, surtout en semaine. Le client Dimitri Rogizian, un serbe, aime les parties fines à plusieurs. Il n’a aucune idée de la prestation que je lui réserve, il lui faudra plus d’une nuit pour s’en remettre. J’arrive au bar avec un peu d’avance, une vingtaine de clients, j’en reconnais trois. Je me commande un soda. Les deux barmans me saluent. Derrière le comptoir, je regarde le miroir. Je connais son secret, c’est un miroir sans tain. Je connais bien la spacieuse pièce qui s’y dissimule, je souris en y repensant. On y voit tout la salle et on entend ce qui s’y passe mais personne ne nous voit, la cachette parfaite, aucune porte visible. Je fréquente ce bar depuis des années. Mes deux partenaires de ce soir arrivent, leurs tenues sont aussi vulgaires que la mienne. Je n’ai jamais travaillé avec elles mais elles sont professionnelles et connaissent leur rôle. J’ai une boule aux creux du ventre, ce soir je joue gros. Cela fait maintenant une semaine que j’ai eu mon accident… Samuel… une semaine que tu te promènes un peu trop souvent dans mon esprit… mais une semaine où tu n’as pas téléphoné… mais tu vas bien, je me suis renseignée… je me demande si tu m’appelleras… mais bon vu comment je t’ai quitté, je ne t’en veux pas, je ne peux pas… rien que de songer à toi, je me détends… la boule disparaît. Je me concentre, tout est programmé. Le bar, la boisson, les danses, la balade sur les berges de l’east river puis l’hôtel, je ne peux me permettre aucune faute. J’ai besoin de prouver que je peux le faire.je dois réussir !

« fâcheux, fâcheux »

Le client arrive, c’est un quarantenaire bedonnant et aussi peu séduisant que prévu, il est accompagné par trois armoires à glace… Fâcheux, il ne devait y en avoir que deux. Nous commençons à minauder autour d’eux, je rigole aux remarques salaces du client…. Qui n’ont rien d’amusant et me dégoutent. Il me mets une tape sur les fesses… pfff... la soirée va être longue… mais je suis payée pour ça. Je fais signe au barman, il prends une bouteille de sapphire bombay neuves, sert un verre puis prends une autre bouteille de sapphire et sert 3 verres. Il nous les apporte. C’est là qu’arrive mon second fâcheux de la soirée. A l’angle du bar assez loin de notre box, tu es là, accoudé devant une bouteille de whisky tu sirotes un verre… Avec un peu de chance tu ne m’as pas vu… j’évite de croiser ton regard… entre mes cheveux colorés et ma tenue, tu ne me reconnaitras pas avec de la chance… Sam, please, ne me voit pas, ne fais rien… je vais devoir composer avec ta présence.


Плес, grogne Dimitri
Ok je fais signe aux filles, nous nous mettons à danser. Nous commencons des déhanchés endiablé suivi de mouvement plus langoureux. Je danse collée contre une de mes partenaires, l’autre danse avec notre client... Je préfère quand je joue les gogo danseuse, personne me touche et c’est moi qui aies des gardes du corps... en dansant tu entres dans mon champs de vision, je remarque que tu regardes vers notre petit groupe… je n’arrive  pas à savoir si tu m’as reconnu ou pas… je n’ai guère le temps d’approfondir… Dimitri se rassoit, m’attrape le poignet brusquement, je grimace… il fait mal ce con… il m’attire contre lui et m’assoit sur ses genoux… mais ce n’est pas ce qui m’inquiète… Sam NON… j’aimerais crier mais je ne dois pas… Tu as vu la scène et viens vers nous… vers moi ?... Cette fois ci je n’esquive pas ton regard… je crois que tu m’as reconnu… fâcheux… tout se déroule trop vite et je ne peux rien faire de toute façon … les 3 gardes du corps ont réagi très vite.
"Он је пио превише" dis je en souriant à Dimitri
Je sais que tu n’interviens pas car tu as bu… mais parce que c’est toi... (et peut être moi ?) … c’est plus fort que toi… Sam et son coté chevaleresque...



« trois rounds »

Tu réussis à esquiver le premier coup mais pas le second. Je ne vois pas toute la scène… tu en cognes un avant de tomber… tu auras tenu trois rounds ! Les barmans interviennent assez vite et t’entrainent titubant vers une porte... ils vont te mettre dans la pièce cachée… Je plaisante avec mon client mais je regarde la porte vers laquelle tu as disparu… Au bout de ce qui me semble une éternité, un barman revient et me fait un signe discret avec la main, seul son pouce est masqué…Et merde, ils t’ont bien amoché… Pardonne-moi, je t’expliquerais tout un jour... ou pas.
оставите Не желим да ме примете marmonne Dimitri
Il veut pas se faire remarquer… un peu trop tard… mais oui on peut partir… en attendant tu as blessé un garde suffisamment pour qu’il ne reprenne pas son service,  ça m’arrange. Deux gardes du corps je peux gérer, le déroulement de la soirée reprend le cheminement prévu. Le client paye et nous sortons accompagnés des deux hommes… Je propose un tour sur les berges puis après quelques pas je prétexte un oubli, je retourne dans le bar. Je me précipite dans la pièce du fond, tu es là dans le canapé, groggy et blessé… l’addition est salée…. L’un des barmans te soigne… je n’ai que très peu de temps.
« Sam ne me juge pas sur ce que tu as vu ce soir, si tu m’as fait confiance… continues, s’il te plait » dis je dans un chuchotement avec une mine contrite.
Je pose un léger baiser sur tes lèvres. Tu ne réagis pas ou préfère ne pas réagir
« Soigne le, raccompagne le s’il faut et donne lui ça »
Je pose une carte sur la table basse, Le barman me regarde étonné avec un air de reproche.
« File moi trois capotes … ah et des clés c’est mon excuse pour revenir »
« Deb, c’est trop dangereux que deux et reste plus longtemps dehors, 10 min iront…  euh rouge à lèvres »
J’ai un peu de ton sang sur le coin de mes lèvres, je rectifie mon maquille et récupère les objets qu’il me tend. Je lui fais confiance, une dizaine de minutes de plus, c’est son domaine.
Je me dépêche en ressortant, je cogne un cinquantenaire. Je lui souris, réajuste sa cravate. Je regarde vers la glace sans tain et il me fait un clin d’œil. Jamie… décidément trop d’imprévu dans cette soirée mais celui-ci je l’aime. Un des gardes du corps de Rogizian vient d’entrer.
"редовна муштерија", dis je en rejoignant le garde du corps
Oh oui… un de mes clients favoris qui m’a gentiment accueilli dans son bar mais je ne pensais pas l’y voir. Pas quand j’y travaille en tout cas. Je me doute qu’il viendra te voir. Il te serrera la main dans son costume tiré à 4 épingles gris clair. Avec son irrésistible sourire charismatique, il se présentera : Jamie Newhouse, héritier Advance Publications et propriétaire de cet établissement. Il te dira peut-être qu’il est là pour vieller sur sa sœur, il ne t’en dira guère plus il ne connait pas mes activités. Il a juste confiance en moi, mon jugement et mon instinct de survie.  J’espère que Rick te donnera la carte, c’est en quelque sorte mes clés. Cette carte ouvre le garage du 1060 upper east side, cette même carte permet d’utiliser l’ascenseur et d’accéder au dernier étage. J’aurais sûrement fini vers 2 ou 3h je me demande s’il sera là… sinon… je crois que je le retrouverais… ce soir je pense que c’est l’une de mes dernières prestations…je suis fatiguée et désabusée par ce travail depuis quelques semaines…

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Dernière édition par Altéa Finley le Sam 21 Mar - 9:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Ven 20 Mar - 10:48



 :sisi:  Trust me please.

    05  Sam & Altéa


Mais qu'est-ce qui m'a pris de venir ici ?! Venir dans ce bar n'est pas le centre du problème, non le centre c'est la raison pour laquelle je suis là et ces verres que je m'enfile tour à tour. "Call me and I'll be back" ... ces mots m'ont laissé sur un sentiment partagé. J'ai plusieurs fois eu envie de froisser ton croquis aussi joliment réussi qu'il soit mais finalement je ne m'y suis pas résolu. Il demeure sur ma table de nuit, comme un rappel face auquel je demeure indécis. Tu crois au coup de foudre toi ? Moi non. En revanche je crois à ce qu'on appelle l'alchimie ou l'attraction entre deux êtres mais pas n'importe laquelle. Celle qui te prend au piège et s'impose à toi jusqu'à en devenir une sorte d'obsession. Attention rien de malsain là-dedans. Je parle de ce truc qui t'attire de façon irrépressible vers l'autre et ce quels que soient les évènements qui y conduisent. Un peu comme ce soir alors que soudain, en relevant le nez de mon verre, je t'aperçois plus loin. Tu as totalement changé de style et de couleur de cheveux. T'as juste l'air d'une putain et cette image me reste en travers. Bon sang, mais qui tu es à la fin ?! J’ai du mal à en croire mes yeux et je commande un nouveau verre que j'enfile cul sec.

Je devrais détourner le regard ou foutre le camp d'ici. La tension grimpe, je me sens habité par de la colère ou je ne sais pas ... de la jalousie. Putain mais pourquoi je serais jaloux au juste ?! Sors de ma tête foutue pétasse ! Si c’est bien là ce que tu es. Pourtant j’ai du mal avec cette idée et avec ce que j'ai pu apprendre de toi il y a encore quelques jours en arrière. Quelques jours où tu n'as pas quitté mon esprit comme un putain de parasite qui ne cesse de me rappeler à toi malgré mon entêtement à m'y refuser. Un refus que je m'impose poussé par de la fierté mal placée. Ce que je peux être con ! Mais en même temps vu le spectacle que tu donnes non loin, j’ai sans doute eu raison.

Non il n'y a pas moyen. Quelque chose cloche. J'observe d'autant plus attentivement. La jalousie et l’écœurement circulent dans mes veines comme de la lave incandescente. Je sers les poings, ma mâchoire se crispe. J'ai envie d'écraser ce verre sur le comptoir à pleine main. Ce type pour qui tu fais ton cinéma est accompagné de trois armoires à glace et mon regard se fixe parfois sur toi d'un air bizarrement neutre comparé au flot bouillonnant qui remue à l'intérieur de moi. C’est comme si je regardais une autre que toi.
Le type se montre bientôt brutal avec toi et ça me met aussitôt le feu aux poudres. Je me redresse d'un coup sans pouvoir me contrôler puis je marque un temps d'arrêt en serrant les poings sur le comptoir, la tête baissée comme un taureau prêt à foncer tout droit dans le tas. J'essaye toutefois de me raisonner. A quoi bon cette foutue jalousie qui me broie les tripes. A quoi bon ??!! Dis-le moi toi ! Mais l'alcool prend le dessus même si je sais que je ne suis pas en état et que je risque fort de me ramasser mais l'envie de jouer au con me semble un bon moyen de me défouler.

Je fends la foule sur mon passage en heurtant une ou deux personnes sans ménagement. Mon regard croise le tien en route. Tu sembles paniquée. T'as bien raison de l'être. Tout va cependant très vite. A peine ai-je le temps d'arriver que des types me tombent dessus, m'ayant venu venir aussi déterminé qu'un pitbull. Je ne suis plus qu'un tourbillon de rage mais si je m'en sors pas mal dans l'élan de départ, ces enfoirés ont bientôt le dessus. C'était prévisible. Bien trop vite désavantagé à mon goût, je me retrouve bientôt salement amoché, dans une pièce à l'écart. Et puis, tu apparais un instant comme un mirage et me souffle dans un chuchotement :

« Sam ne me juge pas sur ce que tu as vu ce soir, si tu m’as fait confiance… continues, s’il te plait »

Je ne dis rien et je reste indifférent au contact de tes lèvres. Pourtant bon sang, tu provoques un réel bouleversement en moi rien qu'à cette caresse. Mais une rage sourde règne toujours en moi et je m'efforce de rester indifférent face à toi alors que tu files déjà en une fraction de seconde. A se demander si je n'ai pas rêvé.

Après ton départ, je suis en proie en doute, toujours habité par cette colère mais aussi par la confusion née de tes mots. Te faire confiance ? On se connait à peine ! Pourtant quelque chose en moi continue de me mettre le doute.
Plus tard, c'est la visite d'un drôle de type que je reçois alors que je me trouve encore dans la pièce. Je suis toutefois trop sonné pour réellement m'attarder sur ce qu'il me dit sur l'instant.
Quand vient le moment de partir, un certain Rick me file une carte. Un accès à ton chez toi. Je ne sais quoi en penser et je tourne en rond un bon moment en ville avant de me décider à agir. L'adresse me laisse coi. Je ne sais décidément plus quoi penser. Je devrais sans doute aller décuver à la baraque. Mais je tourne comme un lion en cage dans les rues, torturé par tous ces sentiments partagés et ces doutes.
Où tu es passée au juste ? Quelle est la suite du programme pour toi ??!! T'envoyer en l'air avec ce sale type ? Putain, j'aimerais vraiment comprendre dans quel foutu bordel tu t'es fourrée au juste !

Finalement, je tourne un moment dans ton quartier et j'attends là-bas un temps jusqu'à finalement te voir soudain sortir au volant d'une Mercedes SLS. Un joli petit bijoux d'un bleu rutilant. Tu ne me remarques pas d'où je me tiens. Plongé dans une incohérence totale, je me décide finalement à te suivre et ça me mène jusqu'à une boite de striptease dans le Bronx.  Magnifique décidément ! Mais bon sang, à quoi tu joues ? Tu comptes sur moi pour t'attendre bien gentiment chez toi après ta tournée pour t’envoyer une dernière fois en l'air ??!

J'en suis là de mes pensées et prêt à dégager quand je te vois alors tandis que je t'observes une dernière fois, faire un salut militaire après avoir donné un étrange paquet. Je note que tu as changé de tenue. Un tailleur strict. C’est trop pour moi ce soir. Je remonte dans ma caisse sans intention de venir te trouver. Tu peux te fourrer ton foutu mot et ta carte bien profond. Je n'ai nullement l'intention de venir te réclamer des explications même si ça me taraude salement. Si vraiment t'as envie que je te rappelle, fais-le toi même.


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Dernière édition par Samuel Hemsworth le Sam 21 Mar - 11:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Sam 21 Mar - 1:43




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please


"mission"

Je rentre enfin. Le client a mis du temps à s’endormir, je suis fatiguée de tout ça… je me lave, me décape même…. Cependant même de l’eau de javel ne retirait pas le dégout que j’ai de moi à cet instant…Sam… pourquoi étais tu là-bas ?... Je n’ai pas le temps de penser à toi… je n’ai pas fini ma mission… je fais ce travail depuis presque 18 ans… c’est peut-être de trop… mais je ne sais rien faire d’autre… là, je voudrais juste finir cette mission. Je sors de la douche, passe dans le salon, me verse un bourbon et file m’habiller. Je descends au garage et comme une enfant choisissant un jouet, j’opte pour la Mercedes SLS. J’adore cette sportive, j’adore sentir sa puissance. Direction Bronx, le le "Titty Twister", une boite de strip tease qui sert de couverture à nos activités militaires depuis un mois. Après avoir salué mon supérieur, je lui donne les documents. Les hommes vont les analyser mais je sais que l’on a démantelé un réseau. Je sais aussi que je l’ai payé cher… j’ai perdu deux hommes de mon escouade… Et surtout j’ai perdu Sam… que dis-je ? Il n’a jamais été mien, pourquoi ai-je cette sensation que l’on doive être lié… c’est ridicule… peut être aurais-je du provoquer une nuit passionnée avec lui ? Pourtant juste sa douceur et sa tendresse m’avaient apporté plus de plénitude que mes nuits de débauches… se concentrer, je bosse…on me tend une photo… mince, Sam que fais-tu ici ? Depuis combien de temps tu me suis ? Intérieurement j’exulte… tu devrais me maudire, me fuir… mais tu es là… je t’aime… non mais ca va pas Altéa tu perds les pédales ou quoi ? oki je ne t’aime pas… encore ! Mais y a un truc illogique qui m’attire vers toi. Illogique, j’ai vu ton casier judiciaire et celui de ton frère… je n’ai jamais rien fait d’illégal, à part si l’armée le souhaitait mais c’était pour servir mon pays… et toi c’est pour moi que tu as fait n’importe quoi ce soir… et même la semaine d’avant en me secourant… Faire un choix entre professionnel ou personnel… Le problème ne s’est jamais posé. Je dois prendre une décision… je n'y arriverais pas. Je demande un entretien à mon chef puis ressortant une localisation de téléphone.





"Sam I think I love you"



Brooklyn Heights n°19, North Brooklyn … j’y suis ! Je m’approche hésitante du perron, lynch aboie… oh non trop tôt… je retourne m’appuyer contre mon auto. Très masculin comme attitude, avoir un bolide entre les jambes ! La porte s’ouvre, mon cœur s’accélère…ouch mais pourquoi il me fait autant d’effet ? tu s’approche, tu ne titube pas, tu es moins amoché que je ne le craignais mais sérieusement alcoolisé. Tu t’approches sans un mot, torse nu, des traces de peinture… tu pose une main sur la voiture et puis l’autre je suis bloquée… je suis à ta merci… je déteste ça… enfin non je ne sais pas c’est confus. Je ne sais pas comment lancer l’explication de tout ce qu’il s’est passé ces derniers jours. Je ne suis pas sûre de le pouvoir d’ailleurs…  vouloir?... que dois je te dire ? Tu n’as jamais fait pas partie de ma mission… Tu n’es pas habilité à la connaître… puis d’ailleurs toi aussi tu as surement des secrets après tout tu as une alliance, même si  je sais que tu es veuf, tu ne m’en as rien dit ! D’un autre coté c’est moi qui suis tombée dans tes bras, moi qui ai filé à l’anglaise et moi qui étais dans une position délicate quand tu m’as vu…. Je te demande d’un ton le plus neutre possible en me mordillant la lèvre.

« Tu veux que je te dise quoi ?....Je suis Altéa Finley Newhouse, je possède 10% d’une société plus que prospère, je ne sais pas pourquoi je suis venue et je n’ai pas couché avec cet homme»

Oh que c’est dur… ton corps si proche de moi me trouble, me perturbe… j’ai envie de toi maintenant tout de suite sur le capot ou ailleurs… oh stop le sexe je m’en fous ou pas… j'ai envie que tu me prennes mais si tu n'en fais rien mon attraction envers toi ne diminuerait pas... je le sais... je dois me reprendre ! Je t’apprends que je travaille pour l’armée, je te tends ma carte officielle, ainsi que mon faux permis Deborah Smith, mon identité de mission.  ce soir j’étais en mission. Tout comme le soir ou tu m’as trouvé mais je suis tenue au secret professionnel, on t'a fait surveiller le gang chinois a été appréhendé et nous a découvert l'implication d'un réseau serbe et il sera neutralisé dans les jours à venir… à vrai dire je ne t’en dis pas plus sur mes missions mais t’en révéler trop me couterait la cour martiale, haute trahison. Par contre puisque tu sais que je suis militaire je t’avoue je connais tes excès de « colère » judiciairement et que moi je suis d’une droiture exemplaire mais que tu m’attires pour je ne sais quelle raison, nous sommes de deux mondes sociaux différents mais je suis là c’est plus fort que mon raisonnement! …et quand j’y pense tu dois me prendre pour une folle. Mais je n’y comprends rien, ça me dépasse tu es chevillé à mon esprit, j’ai envie de ton corps comme pour apaiser la brulure que tu infliges à mon âme en t’y infiltrant si aisément. Je lui avoue

« je ne sais pas pourquoi je suis là mais je sais que j’ai envie d’y être, je sais aussi que je veux que tu me retiennes et je ne veux pas que tu me laisses partir »

Là je suis à sa merci, consciente de l’être et heureuse de l’être... je me sens juste libérée... et vidée aussi.. mais quelle idiote je viens plus ou moins de dire à un type que j'ai fréquenté une vingtaine d'heures que je l'aimais.... non mais faut que j'arrête les drogues... Je sais que c'est faux ce type fait naitre en moi des sentiments que j'aimerais nier mais qui s'imposent à moi...

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Dernière édition par Altéa Finley le Sam 21 Mar - 15:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Sam 21 Mar - 11:38



 :sisi:  Trust me please.

    05  Sam & Altéa


Inutile de chercher le sommeil, j'ai les nerfs à vif. Comment t’arrive à me foutre dans pareil état en si peu de temps et alors qu'il ne sait pourtant pas passé grand chose jusqu'ici entre nous ? Bien décidé à trouver un exutoire pour calmer cette rage qui bouillonne toujours en moi, je grimpe à l'étage et rejoint mon atelier de peinture. Quitte à faire un massacre, autant le faire sur une toile, c'est moins risqué et sans doute moins fatiguant. Je le suis déjà bien assez avec les récents évènements. Je reste néanmoins un instant face à ma toile, assis à même le sol, une bouteille à la main que je ne me décide à boire qu'à petites gorgées. Ça me hérisse littéralement le poil d'en arriver à me foutre en pareil état pour une femme ... non rectification pas pour une femme ... pour toi. Toi qui a su me charmer en un si court laps de temps. Toi qui habite la moindre de mes pensées. Je te détestes autant que je t'aime pour l'emprise que tu as sur moi.

Cette pensée a le don de me troubler plus encore et je me redresse soudain pour échapper à ces réflexions sur toi, laissant libre cours à ma frustration et ma colère par l'intermédiaire du pinceau avant que je ne prenne bientôt le pot à pleine main pour en balancer de grands jets sur la toile ... ou à côté dans l'élan et la maladresse qui va de paire avec la brusquerie de mes mouvements. Brusquerie qui me parait bien insuffisante pour me défouler. J'ai besoin de casser, de démolir, de briser ... comme je brise cette satanée bouteille l'espace de quelques minutes plus tard sur le mur au fond de la pièce. Mais ça ne me suffit pas, mes pieds rencontrent bientôt des objets ou du matériel que j'envoie valser dans un fracas. Je ne remarque même pas l'absence de Lynch qui jusque là se tenait dans un coin de la pièce, plutôt éloigné de moi. Il sait qu'il est préférable de me foutre la paix quand je suis dans cet état et pourtant c'est bien le seul qui puisse se permettre de m'approcher sans que je ne l'envoie chier dans ce genre de cas. Je me laisse glisser le long du mur et plonge un instant le visage entre mes mains tandis que je perçois bientôt les aboiements de Lynch. Putain, qu'est-ce qu'il y a encore ?! Je jure et descend voir ce qui se passe. Je suis tellement "out" que je ne suis même pas ne serait-ce qu'une once sur le qui vive. Toutefois je m'attends à tout sauf à te voir toi, appuyée contre ta voiture à quelques mètres au bout de l'allée. Je marque un temps d'arrêt. Mes traits se crispent l'air de dire "Qu'est-ce que tu fous là bordel ?!".

Je ne sais pas si mon cœur tambourine de rage ou le contraire. C'est marrant, je ne sens même pas le froid me mordre alors que je suis torse nu. Va savoir de quoi j'ai l'air vu l'état dans lequel j'ai du me mettre. J'ai quelques trainées de peinture noire sur les bras et le torse et je dois certainement en avoir un peu sur le visage vu le nombre de fois où j'y ai passé mes mains. Mais peu m'importe de salir ton joli petit tailleur, je fonce droit sur toi et te bloque alors entre l'aile de la bagnole contre laquelle tu es appuyée et le rempart de mon corps alors que mes bras se placent de part et d'autre pour t'empêcher toute échappatoire. Te surplombant en te forçant de fait à te pencher légèrement en arrière, je rive mon regard au tien, déterminé.

- Parle ... .

J’ai envie de dire parle ou casses-toi mais vu la façon dont je t'ai coincé ce serait quelque peu contradictoire. Et tandis que je te surplombes, je suis habité par un véritable tumulte. Je ne sais pas si ce sont tes mots ou ta proximité qui fait ainsi naitre un brasier incandescent qui semble se propager dans chaque parcelle de mon être. Putain tu me rends fou de rage et fou d'excitation à la fois. Mes yeux descendent sur tes lèvres et alors que tu te livres à des explications, je ne songe bientôt plus qu'à les capturer. Le brasier au creux de mes reins augmente jusqu'à prendre le dessus sur le peu de concentration que je parviens encore à avoir. Toutefois j'enregistre le principal de ce que tu me dis.

Tu remarques cette façon dont je me mords la lèvre un instant ? Et la façon dont mon souffle court sur ta peau au fur et à mesure que mon corps se colle toujours plus près du tien, attiré comme un aimant sans même m'en rendre compte. Je ne sais résister à cette force d'attraction. Qu'en est-il pour toi ? Si je m'en réfère à ces étoiles qui brillent dans tes yeux, tu es aussi troublée que moi, pas vrai ? La tension qui habite mes traits n'est vraisemblablement plus due à la colère mais à une passion qui se propage tel un courant de lave à travers tout mon corps. J’ai envie de toi Altéa. J'ai furieusement envie de toi ! Comme jamais je ne crois avoir encore éprouvé de désir jusqu'alors. Je te désires à en crever et si je te laisse encore poursuivre, c'est parce que tes mots m'interpellent alors sur leur contenu. Peu m'importe qui tu es et ce que tu fais désormais. J'en sais assez pour l'instant. J'en sais assez pour céder à cette pulsion qui t'étreins tout comme moi si j’en crois tes mots, au-delà du simple désir sexuel. Tout ça me dépasse et tes paroles me font un bien fou car elles ne sont que le reflet de mes propres pensées.


« Je ne sais pas pourquoi je suis là mais je sais que j’ai envie d’y être, je sais aussi que je veux que tu me retiennes et je ne veux pas que tu me laisses partir »


Mon regard t'implore un instant alors que j'ai envie de te demander si j'ai bien compris ce que je viens d'entendre. Mais plutôt que les mots, mes lèvres décident d'y répondre par un baiser aussi brutal que passionné. Je suis désespérément accro à la caresse de tes lèvres. Mes mains se plaquent avec force et douceur à la fois sur tes joues où je laisse quelques discrètes traces de peinture qui ne manqueront pas à coup sûr de te rendre encore plus craquante. Je te veux toute à ma merci. Je veux ton corps, je veux tes caresses sur ma peau, je veux tes mains parcourant chaque parcelle de mon corps et déboutonnant mon pantalon avec cette même rage teintée de passion qui me pousse à te hisser en position assise sur le capot alors que je me niche entre tes jambes. Je veux sentir ton souffle saccadé sur ma peau tandis que je te murmure combien moi aussi je désire te retenir et ne plus te voir partir. Tu me rends complètement fou. Plus rien n'importe que toi alors que mes lèvres glissent lascivement le long de ton cou jusqu'au creux de ton décolleté alors que j'écarte sans délicatesse les pans de ton chemisier et de ta veste dont je me suis débarrassée un instant plus tôt.

- Viens plus près encore ... te glissais-je dans un souffle rauque de désir.

Mes lèvres remontent jusqu'à leurs jumelles. Je te dévore littéralement de baisers. Baisers qui s'approfondissent avec une langueur qui n'a d'égal que la sensualité de nos gestes derrière l'empressement vers lequel le désir toujours plus intense nous pousse. Mes mains passent sous ta jupe, se faisant un chemin en remontant toujours plus haut. Peu importe l'endroit où l'on se trouve. Il règne assez d'obscurité pour nous offrir un minimum de discrétion. Et puis je m'en balance de toute façon. Je te désire là tout de suite maintenant. Je veux te renverser sur ce capot et te soutirer des râles toujours plus lourds de désir. Je veux entendre tes cris s'élever dans la nuit. Toujours plus forts.
Je suis fou de toi ... littéralement fou de toi et ce à en perdre complètement la raison.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Sam 21 Mar - 18:39




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please


Tu avais l'air de m'écouter d'une oreille distraite, je ne sais quoi en penser... Des doutes s'insinuent en moi... mais je te dis que je suis là où je veux être. Tu me fixes plus intensément et m'embrasse brusquement... toutes mes craintes se consument en une fraction de secondes... je réponds avec ardeur à cet appel.
Tandis que tes mains et tes lèvres parcourent mon visage et ma gorge. Ma bouche arpente ton cou, tes épaules tantôt mordillant, tantôt embrassant prenant le temps de cartographier la moindre parcelle de ta peau. Mes doigts voyagent sur ton torse se crispant légèrement au gré des sensations que tes baisers font naitre... Le temps n'existe pas...Ma tête résonne des battements accélérés de mon cœur... mon souffle est court. Mes expirations glissent sur ton épiderme t'excitant de plus belle
- Viens plus près encore ...
Nos lèvres se rencontrent avec passion, nos langues se cherchent avec avidité... tes caresses sont remontées sous ma jupe... mes mains sont descendues à l'encontre de la bosse sous le jean, elles ont déjà défait avec adresse la ceinture et les boutons... le jean git au sol. Tu pourrais entrer en moi de suite mais le jeu ne fait que commencer, je te repousse doucement et ma bouche rejoint les mains. Ma langue sillonne l'objet de convoitise puis je l'avale avec gourmandise commençant une fellation, reprenant mon souffle de temps en temps. La fraicheur n'a pas de prise sur nos corps enflammés de désir. Mes poignets sont capturés par tes mains et je me retrouve de nouveau sur la tôle glacée. Je fais barrage à ton souhait avec mes jambes, les yeux pétillants de malice, je t'embrasse, te mordille les lèvres. Tu te glisses entre mes jambes. Je résiste... encore un moment et le jeu continu. Tes mains glissent sur mes hanches, ta barbe griffe ma peau satinée. Je frissonne, ma résistance s'évanouie. Tu me domines, tu me tiens et je t’accueille avec volupté dans ma chair. Mon dos se pose sur le capot, tu imprimes de doux mouvements en mon ventre, d'une main experte tu fais gonfler mon mont de vénus. Mes jambes entourent tes hanches, je sens la musculature de tes fesses, nous allons à ce rythme un long moment... La réalité me revient, j'entends le bruit lointain des voitures. Puis tu m'agrippes la taille, je me relève, doux baisers, je soupire.

Je chuchote dans un souffle "viens, je sais que tu es prêt..."

Mon corps se vrille à toi quand nous jouissons en chœur.


Nos corps sont encore brulant mais le froid commence à se faire ressentir, j'enfile juste ma veste de tailleur et te suis à l'intérieur. A peine rentré, tu me plaques contre la porte, me couvrant de baisers passionnés auxquels je réponds avec enthousiasme. Puis tu me portes dans la chambre où nos ébats passionnés finissent par avoir raison de nous, je finis par m'assoupir lovées câlinement entre tes bras. Quand je m'éveille, tu es encore assoupi, j'enfile une chemise et ma jupe, je passe dans la salle de bain et me débarbouille un peu... petit déjeuner, je trouve facilement le starbucks où nous nous étions séparés et je commande avec un sourire amusée... il s'est passé tant de choses depuis... Je retourne à la maison, tu dors toujours, je monte dans l'atelier comme je le pensais c'est un champ de bataille. Je dois passer prendre quelques affaires chez moi... peut être pourrions partir en week end? Je n'ai pas envie de réfléchir, juste me laisser porter la béatitude de cette nuit.

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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Dim 22 Mar - 11:45



 :sisi:  Trust me please.

    05  Sam & Altéa


Les battements de mon cœur sont à ce point pris de frénésie que j'ai l'impression qu'ils bourdonnent dans mes oreilles à m'en rendre limite sourd. Un surdité due à l'ivresse de cet instant. Tes baisers tracent des lignes de feu sur ma peau, un doux contraste avec le froid mordant de la nuit qui n'a visiblement pas de prise sur nous tant nos deux corps bouillonnent l'un pour l'autre. J'aime l'ardeur teintée de douceur avec laquelle tes mains et tes lèvres explorent mon corps, plus encore alors que tu joues un instant avec moi, mettant tous mes sens en alerte et intensifiant ainsi le brasier qui règne en moi avant que je ne reprenne le contrôle et ne te renverses alors sur le capot. Ton souffle se fait de plus en plus court au fil de ce duel qui nous confronte à la recherche de toujours plus de sensations. La façon dont tu te débarrasses de mon jean pour libérer ma virilité me tire un grondement sourd. Je suis littéralement fou. Si tu t'arrêtais là, je crèverais littéralement de désir pour toi.

Offre-moi plus encore que tes caresses ... offre moi tes lèvres, tes baisers, ton corps tout entier. Offre-moi la vision de ton corps à demi nu que je dévore autant des yeux que de baisers. Ma langue sinue le long de tes épaules, descendant bientôt sur les deux perles de chair que je dévoile au fil de mes explorations tandis que mes mains se font plus aventureuses encore. Mais tu me repousses bientôt et je t'adresses presque un regard noir l'espace d'un instant, un regard inquiet et emplit de frustration, craignant que tu ne désires t'arrêter là finalement, alors que soudain tu glisses jusqu'à la partie la plus sensible de mon anatomie. Mes mains glissent automatiquement dans tes cheveux, s'enroulant avec force autour de quelques mèches tandis que tu m'offres le fourreau doux et accueillant de ta bouche. Tu joues de ta langue sur toute sa longueur puis t'attarde sur son extrémité alors que tu m'arraches des râles de plus en plus rauques. Je pourrais me laisser longuement aller à ce plaisir extrême mais je suis néanmoins trop désireux de te posséder et de te donner tout autant de plaisir, aussi mes mains se referment quelques instants sur tes poignets pour ta ramener face à moi. Joue encore avec moi bel ange. Laisse-moi me consumer d'un brasier toujours plus ardent pour toi. Laisse-moi voir ton visage et contempler ton si magnifique sourire et ce si doux rictus qui se pose sur tes lèvres lorsque tu rejettes la tête en arrière, ma main placée dans ta nuque tandis que tu laisses échapper des gémissements tour à tour plus évocateurs de l'intensité qui règne en maitre au creux de ton corps si délicat et si magnifique. J'aimerais en voir plus mais nous avons toute la nuit pour ça.

Tu ne m'opposes bientôt plus la moindre résistance alors que je me glisse en toi. Je suis désireux de ne faire plus qu'un avec toi. Je veux t'enflammer toute entière de désir. Désir de l'âme, du corps et de l'esprit. Désir ardent et passionné qui ne nous quittera plus jamais ... . Tes jambes se referment autour de moi pour donner plus d'intensité encore à mes coups de reins, alternant parfois avec une langueur propre à nous rendre encore plus ivres de désir. Mais ivre, je le suis déjà de toi. Ivre jusqu'à la jouissance alors que nous partageons simultanément un orgasme propre à dévaster nos corps au point de les faire trembler quelques minutes encore plus tard.
Je ne sais comment nous parvenons à rejoindre la maison et comment mon désir se ravive en une fraction de seconde pour toi. Je te veux toute la nuit et tout le jour qui suivra. Je te soulèves entre mes bras et grimpe jusqu'à la chambre tandis que Lynch nous regarde passer, l'air décidé à rester en bas comme s'il avait la délicatesse de nous laisser une certaine intimité.
Le sommeil nous cueille bien plus tard alors que nos corps pleinement repus se lovent l'un contre l'autre. Tu es la première à t'endormir alors que je caresse ton visage et t'observes un petit instant avant de sombrer à mon tour.

Ce sont les rayons du jour tardifs qui me réveillent et sans doute le bruit provenant de l'atelier. Je ne jette pas même un coup d’œil à l'heure qu'il est, je constate juste ton absence et par réflexe, regarde s'il traine un mot de toi sur la table de nuit. Petit passage par la salle de bain pour me rafraichir et constater l'étendu des dégâts de la bagarre d'hier soir. Je me croyais plus amoché que ça. Ils n'ont pas tant insisté que ça vu mon état visiblement. Je me suis pris quelques bons coups mais j'ai du rapidement lâcher prise et ils ont stoppé. Puis je me lève et te trouves dans l'atelier. J'ai mis un de ces boxon hier soir ... .
Quelques douleurs se rappellent à moi ainsi qu'une jolie gueule de bois mais ta présence ici a le don de m'apaiser aussitôt. Tu ne me remarques pas tout de suite, tu te tiens de dos et je choppes bientôt mon appareil photo dans un coin de la pièce pour prendre quelques clichés en douce avant que tu n'entendes ce petit bruit caractéristique.

- Magnifique ... glissais-je à ton intention tandis que je te photographie désormais de face.




Je me rapproche toujours plus près de toi tandis que tu fais mine de fuir, pour prendre quelques autres clichés. Je te photographie sous plusieurs angles, n'ayant de cesse d'immortaliser ce qui représente la perfection à mes yeux. Puis après un petit instant, je concède à reposer l'appareil et t'attrapes alors un instant entre mes bras.
Le petit déjeuner nous attends dans la cuisine. Installés devant l'ilot central qui sert également de table, nous restons un instant silencieux, le sourire aux lèvres en nous observant et en dégustant. Puis on prend la parole tous deux en même temps avec ce soupçon de doute dans la voix qui témoigne de combien on craint un refus de la part de l'autre.

- Ça te dirais une virée pour le week-end ? dis-je en chœur avec toi alors que tu formules le même genre d'invitation.

Ce qui nous fait rire tous deux tandis que nous terminons nos cafés. Je constates que tu es habillée et que tu as visiblement pris ta douche, cependant, ça ne m'empêche aucunement de te jouer un gentil petit tour en t'embarquant bientôt dans la salle de bain pour partager une douche avec toi. Tu laisses échapper un rire lorsqu'on passe d'ailleurs devant la porte d'entrée à l'instant où quelqu'un frappe. Il doit s'agir du facteur ou va savoir qui d'autre mais peu importe, j'ai autre chose de plus agréable en tête et j'envoie paitre la personne derrière la porte sans même savoir qui c'est en braillant de repassez plus tard.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Dim 22 Mar - 20:58




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please


Me laissant aller à profiter de l’instant présent, je ramasse les débris d’une bouteille qui a fini sa course sur un mur, je jette les morceaux sans m’inquiéter du bruit. Lynch s’est couché dans l’entrée et m’observe. Je suis du regard les traits de peinture encore frais quand un cliquetis me tire de ma rêverie. Je n’aime pas les photos… oui je sais pour une personne dans l’édition… mais j’ai passé mon enfance à voir les deux groupes photographiés : ceux qui sont payés pour, les mannequins et ceux qui détestent ça, les gens célèbres. Je fais partie du second groupe… petits nous avons appris à être discrets, ne pas se faire remarquer pour éviter de figurer sur les tabloïds à scandale… L’US Navy m’a appris à me dissimuler, me cacher… Cependant je rentre dans ton jeu de bonne grâce… On aura surement d’autres occasions d’aborder les sujets délicats… J’ai plusieurs jours avant que la réalité de mon univers nous rattrape, je ne veux pas y penser maintenant. Tu poses enfin l’appareil, m’enlaçant et me couvrant de baiser… tiens le tatouage que j’avais entre aperçu le premier matin où je t’ai espionné… un dragon sur des ossements… faudrait que je t’en demande la signification, il y avait une vieille légen… les frissons que tu fais naitre me font perde le fils de mes pensées. Au petit déjeuner, nous décidons d’une escapade pour le weekend end, je téléphone chez moi. Nous avons une petite résidence à New Haven dans le connecticut à côté du phare de lighthouse point, elle sera prête à nous accueillir. Tu m’entraines sous la douche… je doute que tu aies besoin de moi pour te frotter le dos… Nos jeux recommencent, les cœurs battent à la chamade, nos corps sont à l’unisson et nos lèvres dansent une chorégraphie enfiévrée… tu t’arrêtes et me propose comme la veille une protection que je refuse de nouveau mais cette fois ci tu veux comprendre.

« I trust you” je te susurre à l’oreille “… et l’armée nous propose des implants sous cutané pour la contraception entre autre”

Oh oui j’ai confiance en toi… et de toute façon il est trop tard je n’ai pas le temps de me poser des questions. Tes attouchements font déferler en moi des vagues de dopamines et j’y réponds avec ardeur, mes ongles sillonnent ton dos sans y laisser de traces. Nos baisers impétueux nous mènent peu à peu vers une jouissance non feinte.


Je reprends mon auto et tu me suis avec la mustang, je m’arrête devant la boite familiale, mon loft est tout en haut mais je ne monte pas. Je te fais signe de m’attendre, John, le majordome m’attends avec un sac. J’ai l’impression d’être une enfant qu’on emmène à Disneyland. Je donne les clefs de la voiture, elle aura besoin d’un lavage peut être vérifier si quelques rayures subsistent de nos ébats et les faire disparaitre chez un mécanicien. Je retire mes escarpins et les tends à John toujours aussi placide. Je me dirige vers toi quand j’entends le cliquetis de mes médailles d’identité militaire, je m’arrête net... David, après sa disparition j’avais bien eu quelques relations mais je m’assurais qu’elles ne durent que quelques jours et que je n’éprouve rien de plus que de la tendresse et de l’amitié parfois pour mes partenaires… Je n’ai jamais voulu ce qu’il m’arrive… Je n’ai jamais voulu que tu entres dans ma vie… Mais pour l’instant je ne veux surtout pas que tu en sortes. Je te regarde, tu es là un petit sourire en coin… je crois que je suis prête à  laisser mes souvenirs être des souvenirs… je me retourne et donne les médailles à John qui pour une fois a troqué son visage placide par un sourire d’encouragement… je l’ai dit j’ai l’impression d’être une enfant… on m’encourage à remonter sur le vélo après une chute… une grosse chute. Le sol est froid avec mes pieds nu sur la dalle, je me précipite vers toi. Je m’engouffre dans le véhicule et te vole un tendre baisé avant que tu ne démarres.
New Haven est environ à 1h30, nous flânons sur la route. Je ne suis pas venue dans cette maison depuis longtemps. Elle est toujours aussi spacieuse, trois étages, des balcons à chaque fenêtres, une véranda couverte et mobile. Un jardinier qui m’est inconnu nous ouvre et une femme nous attends sur le perron. Je la reconnais, elle cuisinait déjà quand j’étais enfant. Je te présente rapidement et elle me donne quelques consignes, les chambres préparées, les repas à réchauffer. Je les congédie pour le week end, le centre ville n’est qu’à quelques kilometres si nous avons besoin. Je te retrouve dans le salon, j’avais oublié cete débauche de luxe et d’argent. Le salon courre sur la moitié de la maison, des enfilade de canapés, quatres téliviseurs, un bar… Les autres pieces moins spacieuses n’ont rien à envier à celle-ci mais je suis venue car je connais la tranquilité et l’intimité des ces lieux… les promenades possibles aux alentours…. Le ressac des vagues et rien que l’air iodé ne peuvent que nous permettre d’oublier l’univers qui nous entoure.



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Dernière édition par Altéa Finley le Ven 27 Mar - 7:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Mar 24 Mar - 19:17



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    05  Sam & Altéa



Profitant d'un arrêt par chez toi, les réminiscences de cette douche sensuelle partagée un peu plus tôt hantent encore mon esprit alors que je t'attends dans la voiture pendant que tu récupères ta voiture. Je suis néanmoins étonné que ça prenne si peu de temps. Lorsqu'on se remet en route, tu as déjà ton idée précise de la destination. Je n'ai plus été aussi enthousiaste depuis longtemps. Avec toi, j’ai l'impression de revivre et d'oublier toutes ces interminables fin de semaines durant lesquelles je n'avais qu'une obsession ... que ça se finisse. En chemin, ma main part de temps à autre à la recherche de la tienne, y déposant quelques baisers ou se glissant dans ta nuque un bref instant lorsqu'il nous arrive d'être à l'arrêt pour t'attirer jusqu'à mes lèvres.
Lynch est installé à l'arrière de la Mustang. Comme à son habitude, il roupille sagement, étendu sur sa couverture. La musique joue quelques bons morceaux des années 80 entre autres titres rock ou metal un peu plus récents. La route défile sous nos yeux alors que je suis la route que tu m'indiques, direction New Heaven. Je n'aurais su choisir plus belle destination que le bord de l'océan. Cette ville est un lieu plein de charme où j'ai déjà séjourné à plusieurs reprises par le passé. Je ne crois d'ailleurs pas si bien dire lorsque nous arrivons sur le lieu précis de notre destination ... .

C’est marrant tu sais, quand je te regardes, je me dis que tu as décidément un charisme hors norme pour m'avoir aussi rapidement attrapé dans tes filets, moi qui ne pensais plus un jour éprouver quoi que ce soit avec une telle intensité. Ce n'était pas vraiment dans mes plans de m'attacher, de ressentir tout ce que je ressens pour toi et encore moins de me sentir comme un adolescent amoureux. Mon regard s'attarde sur toi alors que le feu passe au vert sans que je ne fasse gaffe alors que nous sommes désormais en ville ... combien de fois je me suis promis de tenir cette distance ... ? Juste profiter d'une nuit, ne rien désirer de plus ... pour ne pas s'attacher, pour se protéger et surtout ne pas regretter. Mais avec toi, je n'ai pas le moindre regret à l'esprit.

On emprunte bientôt un chemin que je reconnais et je me crispe peu à peu alors que nous nous garons bientôt devant la vaste bâtisse. Je te lance un regard interrogateur malgré moi que tu dois interpréter comme la manifestation de mon incrédulité face à l'apparent luxe de cette baraque. Mais la raison est toute autre. Je suis frappé de stupeur pour la simple et bonne raison que cette baraque ne m'est pas inconnue. Les souvenirs qu'elle m'évoque alors se rappellent aussitôt à ma mémoire en me laissant un instant immobile, le regard dans le vague ou plutôt fixé sur la façade.. Il s'agit là en effet d'un de mes squats occasionnels. Enfin je ne suis venu ici qu'une fois, c’est une maison que j’ai non seulement visité mais occupé le temps d'un week-end. Mais plus encore ... .

Ce hasard là me scotche littéralement sur place et l'espace d'un instant, tu sembles étonnée face à mon absence. Je passe une main sur le bas de mon visage, me frottant le menton tandis que tu dois te demander ce que je peux bien avoir à l'esprit pour que je bloque de la sorte. Sans doute t'imagines-tu que je suis scié face à la démesure de la demeure en question ... . Pense-le, ça m'arrange.

Se reprendre, ne faire aucun commentaire ... . Voilà ce que j’ai à l’esprit alors que j'embrasse le dos de ta main avant de descendre du véhicule et de faire sortir Lynch. Bordel, y'avait pas tous ces "serviteurs" quand j'étais venu, et heureusement. Ce n'est vraiment pas mon truc. Me faire servir ou avoir des employés de maison. Une femme de ménage à la rigueur passe.

Le flot de mes pensées me rattrape bien vite alors que nous pénétrons sur les lieux. Pas besoin de faire le tour, je connais déjà mais je me garde bien de te le dire. Cette demeure, je dois t'avouer que je n'ai pas fais qu'y squatter. Il doit te manquer un tableau ... . Un tableau qui se trouve à la maison, dans une pièce que tu n'as sans doute pas encore eu l'occasion de visiter ou te hasarder. Une pièce où j’ai entreposé les affaires de Cara que je n’ai jamais pu me résoudre à me séparer. Et ce tableau, dans un coup de blues lorsque je suis venu squatter ici, était en quelque sorte un clin d’œil pour elle. C'était son peintre favori, Gustave Caillebotte. Je ne sais pas ce qui m'a pris quand j’ai fais ça. Je l'ai fait c’est tout.
Cara ... je n'aurais jamais songé  éprouver ce genre de sentiments à nouveau, encore moins cette intensité .... pardonne-moi.

Nous ne restons pas longtemps à l'intérieur, je décide de t'embarquer vers la plage et tu dois être étonnée un instant de l'aisance avec laquelle je me dirige au dedans et en dehors des lieux mais soit.
Être à tes côtés me fait un bien fou et une fois dehors, je retrouve un certain enthousiasme alors qu'on se met à courir sur la plage tandis que je t’entraines à ma suite. On joue un peu avec Lynch qui est fou furieux de voir l'océan et qui se trouve aussitôt un morceau de branche pour qu’on le lui lance. Nos éclats de rire s'élèvent dans l'air alors que nous chahutons au bord de l'eau. Je m'amuse à te courir après en te menaçant de te jeter à la flotte et je me pète d’ailleurs la gueule à un moment donné en pleine course.

Finalement, je finis par te rattraper et on se poste sur le sable alors que je t'entoures en me postant assis dans ton dos, t'incitant à basculer entre mes bras. Je te resserre un instant plus fort en nichant mon visage dans le creux de ton cou tandis que mes mains glissent le long de tes bras et que nos doigts s'entrelacent, mon regard errant sur l'étendu de sable alors que je songe que c’est là l'endroit parfait pour faire un feu de camp une fois la nuit tombée.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Ven 27 Mar - 0:52




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New haven fait partie de ces petites villes cotières avec un confort touristique mais ayant reussi à garder un charme de petite ville. Un golf, un country club  moins de 150 km de big apple et les new yorkais avaient commencé à y acquérir quelques résidences. Je regarde le grand escalier, je n'avais pas découvert les travaux fait dans ma chambre. La maison a été cambriolée, il y a plusieurs mois et le mois suivant tout avait été refait, je te raconte l'histoire. Je ne savais pas trop si le jardinier s'est endormi quelquepart ou s'il a oublié les alarmes cependant il a été renvoyé immédiatement. Mais tu sembles ne pas vouloir visiter, je montrerais plus tard ma spacieuse chambre et notre mini musée avec Jamie nous ramenions chaque année une oeuvre européenne, c'est l'un de ces objets qui avait été volé, aucune plainte n'avait été déposé, le tableau n'était pas vraiment assuré...
Le temps est très doux pour la saison. Nous décidons d’arpenter les bords de mers. Lynch, a nos côtés  s’amuse à courir sur le moindre brin d’herbe qui bouge. Le vent joue avec tes mèches rebelles,  j’adore ça... je me mets sur la pointe des pieds et t’embrasse... Lynch n’a pas l’air d’avis de nous laisser tranquille,  il jappe et fait de petits bons esquivant à chaque foi tes tentative pour l'attraper. Je distrais le chien avec un bâton et tu le captures mais pour peu de temps, il se débat et nous finissons tous les trois sur la plage tiédie par le soleil. On se déshabille et se secoue faisant voler les grains de sable. Tu restes torse nu, je pose une main sur toi et tu me remets mon pull. Il est vrai que ces dernières heures ont été enfiévrées. Tu t’assieds sur la dune et je me blottis contre toi sur tes genoux, lynch se couche en peu plus loin. Nous savons déjà que nos corps se complètent harmonieusement...Qu’en est-il de nos âmes? Tandis que ta main caresse mes cheveux, mes doigts glissent sur tes muscles. Tiens combien de femmes se sont retrouvés dans ces bras? Creepy, qu'est-ce que c'est que cette question? Depuis quand je me pose ce genre de question? Je n'ai jamais été jalouse ou possessive ... enfin je ne crois pas. De plus je ne te connais pas assez pour être... même le mot me parait absurde... et pourquoi ai-je cette impression d'être avec toi depuis longtemps, comme si on se connaissait... Nos mains se rencontrent, suivi de quelques baisers... Je sens ton alliance entre mon annulaire et mon majeur, je ne porte plu la mienne depuis l’enterrement... je suppose que le sujet de ta femme devra être abordée, après tout je le sais pour avoir lu ton dossier mais tu n'en as rien dit... et je me vois mal te dire j’ai lu ton dossier… j’en suis pas fière mais c’était pour le boulot… enfin ça m'arrangeait. Maintenant que j’y pense vu de l'extérieur tu es un homme marié qui a une maîtresse... l'idée m'amuse et être ta maîtresse ne me gêne pas bien au contraire, ça me parait moins effrayant que de penser au futur... Ce n'est pas un thème que je veux aborder pour l'instant, la vue est belle, aimerais tu vivre ici?... voilà un sujet .Je te demande rêveusement

"Décris moi le lieu où tu aimerais vivre même si c’est sur la planète mars"

Je t’écoute mais mon regard va de tes yeux à tes lèvres... J’ai envie de les mordiller... Altéa un peu de tenue voyons ! Je rougis et affiche un sourire amusé. Tu as du le remarquer, tu secoues la tête avec un petit sourire. Je me redresse un peu et te chevauche... tu peux te moquer, maintenant je te domine, je t’embrasse en mordillant doucement et tu reprends le dessus en me roulant sur le sable. Tu me gronde gentiment sur mon manque de sagesse mais c’est surtout  que tu m’appelles Newhouse qui retient mon attention. C’est étrange personne ne m’a appelé Altéa Newhouse depuis... si longtemps que je ne m’en souviens pas. La majorité des gens m’appellent miss Newhouse ou Altéa ou Mme Finley mais pas Altéa Newhouse qui est mon nom pourtant. J’ai gardé mon nom de veuve pour que l’on me laisse tranquille mais peut-être ce temps-là est-il révolu... Ma réflexion n’a duré que quelques secondes... je suis sereine dans ses bras.

"Qu'est ce que tu veux faire dans le week end? Tu reprends quand le travail ? Et tu sais si c’est dans les environs de NYC ou longue distance ?"


Cette fois je t’écoute sagement. Le doux son des vagues est soudain cassé par le bruit des pâles d’un hélico. Je me redresse tendue et je regarde le ciel.

"Hum, c’est surement Jamie !" Dis-je froidement

Que vient-il faire ici ? Il n’est jamais venu ici quand je décidais de venir sauf lors de réunion familiale… et la dernière fois était quelques semaines avant mon départ pour l’Afghanistan avec David. J'aime mon frère, je l'ai toujours aimé mais il a toujours respecté mon intimité et j 'ai toujours respecté la sienne Nous regagnons la résidence, mon frère nous attend sur la terrasse. Il te salue avec une poignée de main et son sourire charismatique puis il me caresse la joue et y dépose un baiser. Je ne réagis pas, j’aimerais juste comprendre ce qu’il veut. Il me présente la jeune femme qui l’accompagne, même couleur de cheveux que moi, même coupe de cheveux que j’avais il y a trois semaines quelques années de moins… étrange… C’est sa nouvelle assistante ! Il veut ma présence pour une garden party dans le coin les proprio possèdent une bonne partie de Condé Nast Publications qui fait partie des société d’Advanced et Gina n’est pas là. Mais au nom des personnes, je frissonne. Je soupçonne Jamie de s’être assuré que Gina ne serait pas dispo. Les johnsons avaient toujours fréquenté notre famille, nos parents avaient surement espéré des alliances. J’avais souvent joué avec leur deux fils, je les avais retrouvés en faisant mes classes à West point. L’un d’eux était toujours sous mes ordres, l’autre avaient été blessé et ne s’en étaient pas remis psychologiquement. En soi, ils n’ont jamais été désagréable mais là je connais les deux intimement. Avec toi à mes côtés, je crains les réactions cependant Il ne m’a jamais demandé ce genre de service. Je te propose quand même d’y venir, il y a des costumes en taille courante à l’étage tu trouveras tenue. Je te précise qu’il y aura des gens guindés et quelques vieilles connaissances, je ne m’appesantis pas sur la nature de ces relations. Et je saurais me faire pardonner plus tard de cette interruption de notre escapade. J'espère que la soirée ne sera pas trop longue.

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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Ven 27 Mar - 12:16



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Je ne laisse la moindre expression traverser mes traits alors que tu évoques immanquablement le cambriolage qui a eu lieu ici. Enfin du moins, j'essaye de ne rien laisser transparaitre mais je crains que tu ne lises malgré tout une certaine crispation sur mes traits. Il faudra un jour sans doute, aborder le sujet car je déplorerais qu'un tel mensonge persiste entre nous. Mais bref, ce n'est pas le moment pour ça et je préfère encore m'éloigner un temps d'ici pour prendre l'air. Direction la plage. Il fait bon et nous en profitons pour nous amuser avec Lynch qui se montre aux aguets à la moindre source de mouvement aux alentours, jouant avec des brins d'herbes ou fouillant le sable du bout de la truffe pour faire sortir de petites bêtes. Il va finir par redresser le museau avec un crabe pendu à sa truffe ! Le vent cache par intermittence ton visage avec tes cheveux et je dégage bientôt quelques mèches pour accéder à tes lèvres tandis que tu viens m'embrasser en te hissant légèrement sur la pointe des pieds. Bon sang, tu as le don de provoquer des ratés à mon cœur au moindre de tes effleurements ... de ta main qui se pose sur ma joue, de tes doigts qui entrelacent les miens, de tes yeux qui se plongent dans les miens ... et de tes lèvres. Tes lèvres dont je suis complètement accro. Encore un baiser bel ange et je te laisses quitter mon étreinte pour jouer avec le chien qui se met à japper d'impatience pour qu'on lui court après, bâton en gueule et fière posture.

Bientôt il nous faut jouer de ruse tandis que tu distraits Lynch afin que je l'attrape, mais c'est sans compter sur sa rapidité à esquiver et à m'obliger ainsi à me ramasser royalement la gueule sur le sable. Je finis néanmoins par lui mettre la main dessus en m'élançant alors qu'il est tout près, seulement il se débat férocement, joueur qu'il est, et on se retrouve bientôt arrosés de sable alors qu'il lui prend la folie de se rouler dans le sable avant de s'ébrouer avec un malin plaisir juste à nos pieds. "Mange toi ça cher maitre" a-t-il l'air de vouloir dire d'un air très fier de lui. Sale "gosse" ! Forcés de secouer un peu nos vêtements, je sens que je pourrais très vite m'enflammer de nouveau à ta vision et je remets sagement ton pull en déposant un baiser sur ton front tandis que je reste pour ma part torse nu. Le soupir de Lynch alors qu'il va se poser plus loin nous tire un doux rire. Le pauvre doit regretter de ne pas avoir un compagnon de jeu, et qui plus est une petite femelle.

Mes mains glissent dans tes cheveux et mon regard se hasarde dans le vide, je me sens bien. Cette sensation, ce bonheur demeurait si loin jusqu'alors. Je ne sais pas encore si c'est une bonne idée de m'aventurer sur ce terrain mais c’est tellement bon qu'il m'est difficile de me raisonner. Il n'y a rien de mal à ces sentiments, il n'y a rien de mal à être avec toi, ce que je crains plutôt c'est que tous ces souvenirs que l'on partage ensemble, tous ces instants de bonheur ne se transforment un jour en des souvenirs et des regrets qui ne seront plus alors que synonyme de torture et d'immense souffrance. Une réelle torture si j’en crois l'affection, l'amour et les tourments que tu fais naitre en moi. Mais à quoi bon se refuser le bonheur par crainte de souffrir un jour prochain ? Autant vivre les bons moments même si ça a une fin. Encore "fin" faut-il qu'il y est car rien n’est moins sûr. Et avec toi, je crois que je suis bien décidé à tout vivre à cent pour cent, sans plus me poser de questions. Après tout, il est trop tard pour reculer désormais.

Ça me fait drôle toutefois, d'autant plus lorsque l'étreinte de tes doigts autour des miens fait légèrement bouger mon alliance. Je n'avais plus ressenti ça depuis Cara et soudain, le fait que tu n'es pas au courant de sa disparition se rappelle à mon esprit. Je ne sais toutefois comment aborder la chose et mille pensées me traversent l'esprit. Tu dois me croire marié sans doute et peut-être songes-tu que ma femme pouvait être absente lorsque tu es venue à la maison. Il faut vraiment que j'éclaircisse ce point mais je n'en ai pas le temps que tu me poses alors une question au moment où je m'apprêtes à me lancer.


"Décris moi le lieu où tu aimerais vivre même si c’est sur la planète mars"


- Quelque chose de simple à l'image de mon chez moi tant qu'on s'y sent bien. J'ai toujours adoré la montagne mais je crois que ce que je veux par-dessus tout, c'est une petite bulle coupée du reste du monde. Une bulle que je veux partager avec toi.

C'est sorti si naturellement, je ne sais quoi en penser. Ça me fait vraiment bizarre d'avoir lâché ça. Je remarque ton regard posé sur mes lèvres et je n'ai pas le temps de réagir à ta toute délicieuse attaque que tu me chevauches déjà. Tes mains glissant sur mon torse me tirent un doux frisson. Et tes lèvres ne me rendent que plus insatiable encore. Si insatiable que tu es sur le point de me rendre à nouveau désespérément fou de désir pour toi.

- Attention Newhouse, je ne vais pouvoir me retenir de ne faire qu'une bouchée de toi si tu persistes de la sorte.

Je te regardes et laisse glisser mes mains sur tes flancs, t'incitant à plus de sagesse alors que j'inverse la situation. A toi seule, tu pourrais me rendre fou à me consumer tout entier pour toi jusqu'à la nuit tombée.


"Qu'est ce que tu veux faire dans le week-end? Tu reprends quand le travail ? Et tu sais si c’est dans les environs de NYC ou longue distance ?"


- Je te laisses me guider. Tout me conviendra, déclarais-je en déposant un baiser sur le dos de ta main. Je reprends lundi en milieu de matinée à cause d'un retard de livraison maritime. Y'a eu une couille au niveau des conteneurs au Japon. Mais je devrais être seulement dans le coin lundi matin, ensuite c'est direction la Caroline du sud.

Je me glisses bientôt dans une position où j’ai tout à loisir de te contempler et de te taquiner. Il n'y a jamais de bon moment pour aborder certains sujets et de toute façon, même si je me décidais à le faire maintenant, le calme environnant est bientôt interrompu par le bruit caractéristique de pâles d’hélicoptère. Tu es tout aussi interpellée vu ta façon de te redresser brusquement, manquant d'ailleurs de me cogner au passage.


"Hum, c’est surement Jamie !"


Je t'adresses un regard dubitatif. Sérieusement ?
Tu vois, c'est peut-être le seul petit point qui m'enthousiasme le moins à ton propos. Tu viens d'une famille réputée et friquée. Et d'une, je n’ai jamais été très famille et encore moins friand de ce milieu bourgeois. Même si j'étais vraiment ultra friqué, je ne suis pas du genre à mener la grande vie pour autant. Mais ce que j'aime chez toi, c’est que tu n'a rien de superficiel, car crois-moi dans le cas contraire, ça n'aurait pas marché entre nous. J'ai cependant une certaine appréhension à te voir évoluer dans ton milieu familial ou professionnel vu que ce que j'ai déjà pu entre-apercevoir.

On se relève ainsi pour rejoindre la résidence et à notre arrivée, ton frère nous attend sur la terrasse. On s'échange une poignée de main. Nous nous sommes rencontrés la veille, à mon grand désavantage vu l'état et la situation dans laquelle je me trouvais. État dont demeure encore quelques ecchymoses. Ou comment faire bonne impression à la famille ... . Toutefois, ce dernier ne m'a nullement jugé la veille et ne semble ne rien avoir de ce genre dans le regard présentement. Avec lui, se trouve une jeune femme qui aurait presque des airs de toi. Mais je ne m'attarde pas longtemps là dessus quand une histoire de Garden party fait son apparition. Non sérieusement, une réunion de gros bourges ?! Juste comme ça à titre d'info ... c'est pas ma tasse de thé, tu sais. Encore moins quand ça vient contrarier nos plans pour le week-end. Là tout de suite maintenant, ton frangin me parait bien moins sympathique. Remballes ton putain d'hélico et retournes d'où tu viens.

Quant à toi ma douce, tu sembles d'ailleurs aussi tendue que moi à cette idée mais tu ne peux esquiver ce service. Je me vois mal te refuser de t'y accompagner. Faudra faire avec. C’est donc parti. Je me retrouve bientôt en costume.

- J'suis pas dégueulasse là-dedans. Qu'est-ce que t'en penses ? Ça le fera ? Je t'adresses un sourire et t'attires à moi. Ouais si on compte pas sur ma sale gueule. J'vais essayer d'avoir l'air plus commode, promis.

A nous deux les vieilles bourgeoises et les têtes de cons ! Je risque fort de prêter plus d'attention au buffet et aux boissons qu'au reste, tâchons toutefois de pas finir ivre mort. Non je te rassures, j'ai normalement assez de tenue en toute circonstance sauf quand je suis con et énervé.

Avant de partir, c'est à ton tour de te changer et je t'attends en bas le temps de me griller une clope. C'est lorsque j'entends le bruit de tes talons dans l'escalier que je viens à ta rencontre, subjugué par ta beauté tandis que tu descends d'une démarche féline et tout à la fois assurée. Cette robe risque de ne pas faire long feu à notre retour. Tu m'éblouis littéralement, si bien que ma clope se consume tout seule alors que j'oublie son existence. Tu es juste bandante, pardonne-moi l'expression. J'imagine déjà ces lacets qui retiennent ton décolleté, glissés entre mes dents alors que je les dénoue lentement. J'imagine mes lèvres glissant sur tes épaules. Stop stop stop. Pitié mets une veste ... .
Pour ma santé mentale et pour calmer le volcan qui se réveille en moi. L'impatience à voir cette soirée se terminer rapidement ne va s'en trouver que d'autant plus rude.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Ven 27 Mar - 22:15




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please



- J'suis pas dégueulasse là-dedans. Qu'est-ce que t'en penses ? Ça le fera ? Tu m'adresses un sourire et m'attires à toi. Ouais si on compte pas sur ma sale gueule. J'vais essayer d'avoir l'air plus commode, promis.

Tu es parfait, je vais me changer. je t'embrasse et file.

L’assistante de Jamie m’aide à me préparer, une robe noire qu’il a surement choisi et qui ne cache pas grand-chose, des talons hauts… J’ai plus l’impression d’aller travailler que d’aller à une soirée mais j’oublie bien vite ça lorsque je croise ton regard admiratif en descendant l’escalier. Le costume te donne un air d’acteur désabusé, très sexy, je sais d’avance que ça va se retourner sur ton passage… mon côté joueuse me dit que ça promets d’être amusant… même si je ne sais ce que ça me fera de les voir te faire du charme ! David j’étais trop jeune puis il n’avait pas ton allure, il cadrait bien dans le décor... Il était des leurs. D’ailleurs quand j’y pense je ne suis jamais sortie en dehors de mon milieu. Les bars où je fais parfois mes excursions solitaires sont des établissements que je connais suffisamment pour y être tranquille. Jamie m’observe un sourire en coin, il est satisfait, il me tends une tablette et me dit :
« Tu seras parfaite ! lis ça et tu présenteras tes vœux avec moi », il se retourne vers toi, « si ça ne déranges pas ? Allez y avec Light »
« C’est un lot de consolation ? » je demande avec ironie
Il ne me répondra pas je le sais !...Mais Light son jouet favori…Une jolie sportive qui n’a jamais bougé de Lighthouse point, je n’ai jamais eu le droit de la toucher, personne n’a le droit d’ailleurs. Même le garage, enfin le bloc, n’est accessible que par deux personnes par identité palmaire, lui et moi, ou un fort bon hacker. Je me demande si c’est un lot de consolation pour moi ou pour toi ? A défaut de pouvoir jouer avec sa sœur, il te laisse prendre son jouet favori… d’ailleurs je crois que je suis aussi un de ses jouets sauf que jusqu’ici je n’y avais jamais réfléchi. La voiture ne peut que te plaire, elle est venue d’Angletterre, une jaguar XJS 6 roues bleu marine customisée avec un aigle sur le capot. J’étudie les comptes sur la tablette pendant que tu conduis, mon autre main est posée sur ton poignet comme si j’avais besoin d’être rassurée… ah vrai dire je m’en veux de t’entrainer ici et je m’en veux de ne pas avoir dit non et je ne romps le contact avec ta peau que lorsque nous arrivons.
« Je te laisse te garer, je dois présenter mes hommages à nos hôtes avec mon frère. Et je te rejoins au bar, il doit être vers la piscine dans un bon moment mais je doute que tu t’ennuies » dis-je amusée en t’embrassant passionnément. « Sois patient » avec un clin d’œil.


Dès que j’entre, j’entends un piano, probablement un musicien… J’imagine mes doigt frôlant les touches d’ivoire, je prends une inspiration discrète, le show peut commencer. Je me positionne à droite de Jamie , courbette et sourire. Le Clan est toujours soudé, ils peuvent être rassurés même la benjamine qui ne travaille pas pour eux s’intéresse aux affaires familiales. Notre hôtesse fait quelques pas avec moi, je salue de nouveau plusieurs personnes. Je te vois de loin comme je le pensais tu as déjà deux ou trois groupies mais pour l’instant je n’éprouve aucune jalousie ce qui me rassure, d’un autre coté je n’avais rien à craindre d’elles. La haute société c’était un peu comme une meute de chien dressé, ça obéit à des règles, ça a les mêmes envies, ça ne s’attaque pas trop entre eux, ça respecte la hiérarchie et ça se soumets. Ce soir il y avait un loup et les chiennes se jetaient dessus mais tu es bien trop indomptable. Je regarde leur ménage et je te souris… Tiens y en a une qui vient de glisser sa carte dans ta poche. Notre hôtesse me laisse avec son fils Rick qui m’embrasse tout souriant, sourire qui s’efface dès qu’il te remarque. Je lui chuchote deux trois mots, il hoche la tête et reprends un sourire poli en allant vers toi. Mon sourire s’élargit, j’ai fini mon rôle Newhouse pour une petite heure, je vais pouvoir te rejoindre… ou pas ! Alors que je m’apprête à te rejoindre des bras m’enserre la taille… ouch je te regarde avec un sourire confiant, tout va bien, ne réagis pas, je gère… je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête mais tu restes calme, ça me convient… Je me retourne, je reçois un bisou sur le nez et un baiser dans le cou

"Décidément tu es toujours aussi intenable, Junior", dis je en plaisantant

Il me soulève un peu… il est toujours aussi musclé puis me repose gentiment me prenant la main
"Et toi toujours aussi attirante", me dit il charmeur
Je ressens des frissons électriques, tu dois être tout proche, il n’y a que toi qui me fais cet effet. Je me retourne, tu es là et je me colle contre toi.

« John, je te présente Samuel… mon compagnon »dis je posément

Mon compagnon… ce mot me parait tout à coup mal approprié, les frangins sont aussi attentifs que moi au détail, ils ne manqueront pas de remarquer que tu es marié ! Tant pis j’aurais dû te dire que je voulais faire partie de ton futur même si nos univers ne sont pas compatibles, je me plais à penser que nous le sommes. John te salue son sourire est devenu carnassier. Mon frère arrive. Et voilà les mâles dominants de la meute réunis autour de mon loup, il ne se passera rien, ils sont trop bien dressés Jamie me demande d’aller voir quelqu’un, ma main glisse de la tienne à regret. Je suppose que junior te proposera un verre et te demandera comment nous nous sommes rencontrés. Tout le monde est assez sobre pour que ça ne dégénère pas. Tandis que je m’éloigne je sens ton regard me suivre mais pas que le tien, d’une démarche féline je longe la piscine pour rejoindre une dame, notre conversation me permets de vous faire face. Je te regarde en te souriant, vous avez l’air de parler courtoisement puis toi et Rick regagnez le bar. Les « chiennes » reviennent autour de vous deux, je parle toujours à mon interlocutrice. Au bout d’un long moment, je te rejoins, ces dames apprécient moyennement. Tu es assis sur un tabouret haut, je me cale entre tes jambes, rayonnante. Je glisse adroitement la main dans ta poche, soit tu n’as rien senti  soit tu me laisses faire mais qu’importe, je récupère la carte et la pose dans le verre de sa propriétaire qui me regarde gênée et choquée. J’exulte, c’est sans équivoque. Je n’ai pas besoin de prononcer un mot. Je te caresse la joue, m’approche de ton oreille et chuchote :

« Je veux faire partie de ta bulle » que je ponctue par un baiser sage

Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je viens de te murmurer, John arrive et me demande de chanter pour lui… hum ça ne me plait guère je cherche Jamie du regard, il le souhaite et Rick secoue la tête discrètement… mais je ne peux refuser, ça fait partie de mes devoirs sociaux. L’ambiance risque de se tendre un peu, l’alcool a commencer à faire son effet sur certains, il me vient une idée… Je m’excuse quelques minutes… je vais rapidement aux toilettes, retire mon string, le roule en toute petite boule dans ma main… Je retourne à tes cotés et glisse discrètement la boule dans ta poche, je te pose mon doigt sur tes lèvres avec un sourire enjoué, te fais un bisou dans le coup et vais rejoindre John.
Rick et son frère sont en grande discussion, le pianiste a cédé sa place. Je crains le pire… John commence la mélodie… oh non pas cette chanson… Il me l’avait déjà fait interpréter pour provoquer son frère, sans succès… qui veut-il provoquer cette fois, toi ? Son frère ? Jamie ?... je te regarde avec un air désolé

Story of my life
Searching for the right

Je m’assieds à ses côtés, ma main courant sur son bras.
But it keeps avoiding me
Sorrow in my soul
'cause it seems that wrong
Really loves my company

Je me relève et me déplace sensuellement autour du piano en laissant mes mains parcourir l’instrument
He's more than a man
And this is more than love
The reason that the sky is blue
The clouds are rollin' in
Because I'm gone again
And to him I just can't be true
And I know that he knows I'm unfaithful

Le pianiste a repris sa place
And it kills him inside
To know that I am happy with some other guy
I can see him dyin'
I don't wanna do this anymore
I don't wanna be the reason why

John m’a rejoint et entame certaines paroles avec moi
Everytime I walk out the door
I see him die a little more inside
I don't wanna hurt him anymore
I don't wanna take away his life
I don't wanna be
A murderer

Ses mains m’entourent parfois pour me faire danser doucement contre lui
I feel it in the air
As I'm doin' my hair
Preparing for another date
A kiss upon my cheek

Il me caresse le dos… dire qu’à une époque j’avais apprécié… mais là je n’en voulais pas et surtout j’appréhendais ta réaction
As he reluctantly
Asks if I'm gonna be out late
I say I won't be long
Just hangin' with the girls
A lie I didn't have to tell
Because we both know
Where I'm about to go

Il m’a tourné vers lui et me regarde tout sourire… c’est juste un rôle pour moi… rien de plus
And we know it very well
Our love... his trust...
I might as well take a gun
And put it to his head
Get it over with
I don't wanna do this... anymore...

Pendant la chanson, je vois Rick partir vers la plage… Jamie serre son verre mais il se contrôle complétement, rien ne transparait, self control Newhouse… et toi je n’ose te regarder, je crois que j’ai peur de ne plus correspondre à l’image positive que tu commençais à te faire de moi.

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traduction des paroles:
 
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Sam 28 Mar - 12:31





:sisi: Trust me please.

  05 Sam & Altéa



Light ... le lot de consolation par excellence qui annonce ce à quoi je dois m'attendre ... ne quasiment pas te voir de la soirée. Mais peu importe, je m'attendais à ça en t'accompagnant et de toute manière, je ne me voyais pas jouer les pots de colle durant toute la durée de l'évènement. A propos du frangin, j'ai un sentiment partagé, une drôle d'impression à son égard. Je ne saurais t'expliquer plus précisément quoi, et ce malgré l'absence de jugement et la confiance qu'il m'apporte. Quoi qu'il en soit, une fois au volant de ce véritable petit bijoux, je ne songe plus à rien qu'à brûler littéralement le bitume. Être aux commandes d'une caisse pareille est grisant. Il s'agit d'une Jaguar XJS 6 roues d'un magnifique bleu marine avec un aigle sur le capot entre autres customisations sur les flancs. Mais le plus beau, c'est le V12 à injection qui se cache sous le capot. Je pourrais me pencher sur d'autres détails plus techniques encore mais ça risque de rapidement te passer au-dessus.
Tandis que je me fais plaisir sur la route, tu bosses sur ta tablette, ta main libre posée sur mon poignet. Et lorsque tu romps le contact une fois arrivés, je garde un instant mes mains sur le volant que je caresse avec un certain regret à l'idée de quitter l’habitacle. Ça a tout de même du bon d'avoir de la tune.

De ton côté, tu es déjà descendue pour aller présenter tes hommages comme tu me l'a annoncé quelques secondes plus tôt. Putain de formalités et d'attitudes ... ça me prendrait vite la tête de me plier à ce type de protocole. Il ne me reste qu'à rejoindre la fête et tenter de me fondre dans ce milieu qui ne me colle aucunement à la peau et qui n'y collera jamais. A mon entrée, la musique s'élève en notes mélodieuses d'un piano. J'aime beaucoup. Il y a une ambiance qui me plait jusque là ... entre autres choses comme le buffet et le bar qui promettent des merveilles. Je te remarque dans un coin de la salle tandis qu'on m'aborde déjà comme si j'étais un putain de morceau de choix pour vieilles biques en manque. Je ne m'arrête pas, je fends tranquillement la foule sans un mot, hochant la tête ça et là lorsqu'on me salue. C'est marrant comme tu demeures aussi impassible que moi lorsque chacun de notre côté, nous sommes entourés par bien trop de monde, à mon goût surtout pour ce qu'il en va de mon côté. Mais le plus agaçant, c'est que mon manque volontaire de conversation ne fait qu'attirer de plus belle et attiser la curiosité de ces dames. J'imagine aisément que leurs maris se trouvent dans les environs, plus occupés à discuter politique ou affaires entre autres thèmes récurrents que de jeter un œil sur leurs épouses, qui sans qu'ils soient pour autant dupes, doivent se douter qu'elles sont en chasse du moindre mâle à leur goût pour égailler leur solitude, et pour se venger des aventures de leurs époux bien aimés.

J'observe, j'écoute, un verre à la main. Tous ces codes qui régissent la haute société me paraissent si absurdes. Comment peut-on se complaire dans ce genre de vie où règne une telle superficialité ? Pour rien je ne voudrais me mêler à ce monde. Et si je te fréquentes, je ne m'y plierais pas plus. Je resterais toujours moi-même. Pas de chichis, pas de faux semblant. La franchise et l'honnêteté par-dessus tout.

Ça grouille autour de toi et je prends soin d'éviter d'hasarder mon regard lorsque je vois ce type près de toi. Ce Rick si je me souviens bien. D'ailleurs, ce dernier se dirige bientôt vers moi et je peux sentir rien qu'à sa démarche et à ses attitudes qu'il s'y force. Peu m'importe. Ce qui m'importe par contre, c'est ce sourire qui quitte un instant tes lèvres alors que tu t'apprêtes à me rejoindre et que tu te trouves arrêtée dans l'élan par des bras qui se referment autour de ta taille. Comme par réflexe, je termine mon verre cul sec et en prends aussitôt un autre. Regarde ailleurs avant de monter sur tes grands chevaux Hemsworth. Ça vaudra mieux. Plus facile à dire qu'à faire cependant ... .

Je me dirige vers toi, tâchant de ne laisser demeurer la moindre once d'animosité sur mon expression. Je veux tout sauf te mettre mal à l'aise. Tu n'y es pour rien après tout. Les présentations sont faites. John Samuel. Samuel John. Le mot compagnon est glissé entre deux. Je ne saurais dire ce que ça me fait. Je suis juste concentré sur le sourire de ce fils de pute. J'ai bien envie de le lui faire ravaler. Mais ton frère arrive. J'ai l'impression d'être entouré d'une meute de petits cons pétés de tunes. Ce n'est pas qu'une impression. Mais les mecs, si vous vous croyez au dessus avec vos billets de banque, vous avez tout faux. Rien ne pourrait me faire regretter mon statut ni mon style de vie. Je préfère être un forcené de travail manuel plutôt qu'un connard derrière un bureau. Toutefois, j'ai assez de tenue pour ne rien laisser transparaitre de mes pensées. Mon attitude reste la même que d'habitude. Sûr et confiant envers ce que je suis et fidèle à mes idées. La courtoisie est toute naturelle, comme le fil de la conversation que nous entretenons.

Un peu plus tard, en rejoignant le bar avec Rick, les épouses déloyales reviennent à la charge. Mais tu refais bientôt ton apparition, ce qui n'est visiblement pas du goût de la majorité d'entre elles qui ne se cachent pas pour t'adresser des regards peu amènes. Installé sur un tabouret haut, tu viens te caler entre mes jambes, un sourire rayonnant aux ourlées. Je suis un instant surpris de sentir l'une de tes mains se glisser dans ma poche. Je me demande où tu veux en venir lorsque je comprends enfin en te voyant en ressortir une carte que tu poses dans le verre de sa propriétaire. Je n'avais même pas remarqué. Mais le regard de cette dernière est délicieusement amusant face à ton geste. Et puis il y a ces mots que tu prononces et qui sont alors sans la moindre équivoque.

« Je veux faire partie de ta bulle »

Ma main glisse sur ton petit ventre dans un geste tendre qui souligne ma volonté de t'appartenir comme je désire que tu m'appartiennes en retour. Tu en feras assurément parti. C'est une promesse.
Ah tiens, voilà le dénommé John. Tête d'empaffé number one. Sa requête m'apparait comme un défis et une provocation mais il est hors de question de lui faire le plaisir d'en montrer quoi que ce soit. La tension qui nait toutefois en moi alors que je te regardes t'éloigner me broie peu à peu les tripes. Tu m'offres cependant une consolation à laquelle je ne m'attendais guère en t'excusant un instant avant de grimper sur scène. Mes doigts effleurent le tissu que tu as glissé dans l'une de mes poches. Je ne saurais dire si la frustration prend le dessus sur le reste. Mais bientôt, il ne s'agit plus du tout de ça.

L'enfoiré de fils de pute qui se tient à tes côtés fait méchamment monter la pression en moi. Et ton regard désolé n'y fera rien. Les paroles de la chanson me confortent autant qu'elles me frustrent. Retire tes mains enfoiré ou je te les fais bouffer ! J'enquille verre sur verre. Je dois éviter à tout prix le clash, ne pas rentrer dans le jeu de cet abruti. Et je ne peux décidément pas t'en vouloir de ne rien faire pour t'en débarrasser. Ce serait trop voyant face à tout le monde. Je songe juste qu'il aurait été préférable de mettre les points sur les i plus tôt ... mais quand ? Non, tu n'y es strictement pour rien même si mon regard est plein d'amertume. Je songe alors à tes paroles. Partager ma bulle. Oui je le désire mais j'espère toutefois ne pas avoir ce genre de scènes pour lot quotidien. Ni d'avoir à les redouter lorsque tu te trouves loin de moi.

En fait, je n'ai pas envie d'être raisonnable. J'ai juste envie d'exploser mais quelque chose me retient. Et ce quelque chose c'est toi. Toi et la confiance que j'ai décidé de t'accorder. Crois-tu que ça va suffire ? Pas sûr. Lorsque la chanson se termine, je m'éloigne un peu en direction de la piscine et tu sembles te diriger vers moi mais j’esquisse un geste discret, paume en avant pour te signifier "stop".
"Ne viens pas vers moi tout de suite. Laisse-moi le temps de me calmer." J'espère que tu sauras lire dans mon regard ces mots que je t'adresses.
Mon attention se dirige vers l'autre enfoiré qui se croit malin de m'avoir ainsi provoqué. Et je lui bondis un instant plus tard dessus, le choppant par le col et le soulevant en le plaquant rudement contre le mur dans un coin à l'écart du monde. Ses pieds décollent du sol. J’ai envie de lui écraser la gueule sur cette table en verre à côté mais pour l'instant, je le dévisage d'un air presque calme et serein qui n'est pas sans le faire trembler sous ma prise. Prise de laquelle il ne sait se défaire sur l'instant, comme tétanisé. Alors, je te l'écrases ta putain de face ?! Non ... un coup bien placé dans le sternum est plus efficace et plus discret. Alors mec, tu te vides de ta Sangria et de tes amuses bouches ingurgités plus tôt comme d'un ado lors de sa première cuite ? Pas joli joli. T'as l'air con. En même temps, j'ai frappé fort. Je m'agenouille un instant vers toi, t'adresses un regard. Je peux lire la peur dans tes yeux. La peur que t'inspires mon regard et la rage calme qui y persiste. Je suis le genre de mec susceptible de ne savoir s'arrêter. Tu sais que je suis dangereux quand on me pousse et je crois que tu as retenu la gentille ... bien trop gentille leçon que je viens de t'infliger.
Si tu savais pourtant l'envie qui me vrille les tripes de te défoncer ta putain de gueule de bourges et te trainer comme un sac à merde jusqu'à la plage où je te ferais bouffer ce putain de sable à t'en faire retourner l'intégralité de tes viscères pourris par le fric, l’autosuffisance et l'imbécillité.

Il me faut cependant en rester là. On m'arrêterait trop tôt dans ma course et ça risquerait de partir en vrille. Je ne peux te faire ce déshonneur Altéa. Je veux t'éviter un scandale. T'as de la chance. Enfin qu'à moitié j'imagine car ce ne sont ni les heures ni les minutes qui me calmeront. La distance est préférable et je quitte alors la fête discrètement, empruntant la Jaguar de nouveau au volant de laquelle je m'installe en espérant que tu n'auras pas la mauvaise idée de me rattraper. J'ai beau t'accorder le fait que tu n'aies pu agir au-delà de quelques regards désolés, une part de moi continue de t'en vouloir d'évoluer dans un milieu qui ne te permets de t'imposer face à ce genre de situation. Et je crois que j'ai besoin de plus de réflexion quant au genre de situations similaires qui m'attendent à l'avenir et à comment aborder la chose.
Ma réaction est sans doute trop douce là où j'aimerais te voir transformée en quelqu'un d'autre pour te cracher à la gueule toute ma frustration et tout mon dégoût face à ton putain de milieu pourri. T'aimes être entourés de cons ? Reste-y.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Sam 28 Mar - 18:02




❝ Samuel & Altéa

 
   122  Trust me please

Je relève les yeux vers toi, tu as l’air particulièrement furieux, je fais un pas vers toi et tu me fais signe de ne pas approcher… Je ne sais quoi en penser mais ça m’arrête net de toute façon je m’attendais à quoi ? Ça faisait plus de trente ans que je fréquente cette faune et si j’arrivais à adopter leur codes, à me plier à leurs souhaits je n’appréciais toujours pas leur coutumes… Alors toi qui n’est pas attiré par l’argent, qui n’aime pas leur superficialité, qui plus est pour la seconde fois en 48heures je me vendais sous tes yeux… c’était même étonnant que tu ne te sois pas emporté plus brutalement au vu de ton casier. J’affiche toujours un sourire, self control Newhouse et je vais au bar me prendre un verre… John s’éloigne, il est bien imbibé, je le suis du regard. Tu apparais et le coinces dans un coin discret… Rapide tour d’horizon, personne n’a l’air d’avoir remarqué…ouch, ben non tu vas t’emporter ! Tu le menaces et le cognes… Je me rends compte que je pourrais intervenir mais je n’en fais rien… Je crois que tu n’as même pas remarqué ma présence… Je ne sais pas si c’est pour que tu puisses te défouler ou si c’est pour satisfaire une vieille vengeance, tout se paye un jour ! John est à terre, tu t’agenouilles, le regarde un moment , john tourne les yeux vers moi, tu t'es relevé et commence à t'éloigner.
Tu lui as raconté ? Bafouille John

« Il t’aurait tué ! » Dis-je en effaçant mon sourire officiel

Discuter avec John ne m'intéresse pas, faut que nous nous parlions. Je t’aperçois pas très loin tu te diriges vers le parking, je retire mes escarpins et me précipite vers l’entrée… La voiture passe devant moi mais je ne fais aucun geste comme tétanisée, j’ai entendu mon nom derrière moi ! Vais-je payer la casse ? Je me retourne, j’ai repris mon sourire. Mon esprit analyse vite,tu n’es pas parti sur les chapeaux de roues je doute que tu te défoules sur la voiture… Je ne crois pas que ce soit ton genre par contre tu vas peut être te defouler avec et rouler un moment pour te détendre. Jamie s’approche et me chuchote que John a trop bu, il a fait une chute, il me réclame, bien sur il va me refaire le refrain de l'amitié et de l'alcool... mensonge… Mais comme d'habitude, je vais me taire, je vais sourire et je vais obéir… Je regarde la direction où tu as disparu… Il va falloir que je me décide ! Il y a une rupture entre mes devoirs et ma conscience mais où est mon point de rupture ? Dans mon cœur c’est la débâcle, en quelques jours tu as fait voler en éclat mon univers. Un peu comme si tu avais balayé la poussière qui recouvre tout ce que je préfère ne pas voir, tout ce que j'ai toujours préféré ignorer… C’est plus simple d’obéir sans se poser de question, on m’a éduqué dans ce sens ! Les écoles, les professeurs privés, l’académie militaire, l’armée, ma famille et même David a y repenser. Tous voulaient que je suive les codes sociaux et les règles de mon monde… ou plutôt de leur monde. Je ne l’avais jamais vu ainsi mais je n’avais jamais aimé cet univers, je n’y étais jamais senti à l’aise, je jouais toujours un rôle qui n'était pas vraiment moi… Et toi tu me montrais une échappatoire, peut être que nous nous étions rencontrés pour que je m’en rende compte, je n'étais pas obligé de jouer la comédie, je pouvais être moi mais là c’était un peu brutal et peu trop rapide à mon goût... Je rejoins John .Il bafouille encore, il tient toujours le ventre et il a l’air d’avoir mal. Il s’excuse… mais ça sonne faux, il n’a jamais su s’excuser, même saoul il sait jouer la comédie pour arriver à ses fins... mais cette fois je n'excuserais rien! Il m’explique que tu ne peux pas être un homme pour moi, que tu ne peux que me blesser, les hommes mariés c’est dangereux… Je ne me donne pas la peine de te justifier, à quoi bon, je ne saurais expliquer par des mots que tu t'es imposé à moi comme l'air qui m'est nécessaire pour respirer et si demain les rumeurs courent, une Newhouse maîtresse d'un homme marié, je m’en fiche pour une fois ça m’est égal, je payerais les pots cassés, j'ai toujours été une petite fille sage ou du moins assez discrète pour le paraître… cependant il n’a pas tort, tu risques me blesser mais je doute que ce soit volontairement ! Et je suis prête à en courir le risque. Avant de partir je m’assure que l’incident n’aura pas d’impact sur les affaires familiales.
Je refuse que l’on me raccompagne, je passe par la plage en moins de 30 minutes je suis rentrée, même dans la pénombre je me rappelle tous les raccourcis que je sillonnais enfant. La mustang est toujours là mais pas la jaguar, Lynch est tranquillement couché sur le perron. Je monte me changer, jean, pull, blouson en cuir, téléphone, mp3, une bouteille de whisky et un paquet de clopes. Je sors ma moto, ça fait longtemps, Lynch a l’air de vouloir me suivre, je lui propose un os que la cuisinière lui a laissé.

« Ton maitre voudra peut être partir je préfère que tu l’attendes ici » Dis-je comme s’il pouvait me comprendre.


Je roule jusqu’au phare et monte au sommet. Je m’installe dos au phare, les pieds dans le vide. Je bois une rasade, allume une cigarette et me décide à t’envoyer un texto.

« suis au phare lighthouse si tu veux parler
Sinon ma chambre est à ta dispo pour te reposer, je ne rentrerais pas
Ou tu peux rentrer à NYC
Quelquesoit ton choix je l’accepterais »

Je monte le son et je regarde l’horizon, on voit surtout les lumières des maisons et de quelques bateaux. J'entends les battements de mon cœur, les paroles de la chanson, mon esprit dérive vers les étoiles.

You're the light, you're the night
You're the color of my blood
You're the cure, you're the pain
You're the only thing I wanna touch
Never knew that it could mean so much, so much

Je ne sais pas vraiment ce que je compte te révéler ou te cacher si tu viens mais je n’ai pas envie d’y penser. Perdue dans mes réflexions, je ne t’ai pas entendu, tu es là appuyé à la rambarde. Tu as l’air d’être plus calme ou du moins tu te contrôles, le self control Newhouse déteindrait il sur toi? Cette idée m'amuse. Je ne dis rien, je souris une habitude même si je déteste le fait que nous devions avoir une explication, j’aime que tu sois là. Je pose mon mp3 et te propose whisky et cigarette.

« Je suis désolée pour la soirée, je n’aurais pas dû te proposer de venir ou j’aurais dû te dire qui ils sont » Dis-je en préambule

Je te regarde tu sembles vouloir dire quelquechose mais tu me laisses finir mon explication. Je t’avoue que les frères ont été mes amants, on se connait depuis l’enfance aussi bien à NYC qu’en vacances nous étions souvent ensemble, puis après à l’académie. Bien après le décés de David, Rick était devenu un homme de mon escouade et nous sortions parfois ensemble, puis plus tard son frère, je n’avais jamais caché aussi bien à l'un que l'autre que mes sentiments n’étaient qu’amicaux mais depuis je servais de prétexte à leur lutte fratricide. Cependant, j'étais resté auprès d'eux, rencontrer des gens lorsque l’on vaut plusieurs milliards pose toujours le souci de tomber sur des personnes appâtés par le gain et les complications qui peuvent en découler. Je crois que tu n’as pas bien saisi, tu es entrain de tomber amoureux de l’une des l’héritière des deux cents plus grosses fortunes mondiales, oh bien sur dit ainsi tu pourrais ironiser en disant "pauvre gosse de riches" mais c'est fatiguant de toujours jouer le rôle attribué à ma naissance, difficile de devoir toujours se contrôler, difficile de douter toujours de la sincérité des personnes que l'on croise, je te débite tout ça avec un sourire gêné mais ça m’allège alors je poursuis . Mon clan voudra un contrat signé si on va plus loin. Ils ont déjà fouillé pour savoir qui tu étais. C’est aussi pour ça que malgré ton alliance, je sais que tu n’es pas marié. Je sais que tu as quelques plaintes pour coups et blessures. Oh et aussi que ton frère est en cavale mais je n’ai pas cherché à savoir pour quelle raison. Je ne peux pas me détacher mon clan aussi vite que tu le voudrais mais je peux te promettre de ne plus être utilisée comme ce soir, je connais la solution. Je continue mon flots de révélations? Ah oui te dire aussi que je ne reviendrais pas à NYC avec toi. Tu rentreras seul aujourd’hui ou demain si tu veux rester un peu avec moi. Je rentrerais dans la semaine je me reposerais ici et ça n’a aucun rapport le fait que Rick et John seront en ville aussi. Je reprends une rasade et m’allume une cigarette. Il y a surement d’autre sujet à aborder mais il me semble t'avoir dit ce que je pensais être le plus important sur cette soirée, je n’ai plus qu’à attendre tes paroles ou questions.
Ta main est si proche de la mienne, je la prendrais bien mais nous savons aussi bien l’un que l’autre que ça risquerait de mettre fin à la conversation. Un frisson me parcoure l'échine, la luminosité de l'aurore commence à poindre à l'horizon dans une heure il fera jour. Je ne sais pas si c’est une idée ou une fausse impression mais pour une fois j’ai suivi le murmure de mon âme plutôt que le tintamarre de mes devoirs. C'est une délicieuse sensation quelque peu inédite pour moi.
 

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la traduction des qq paroles:
 
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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa Dim 29 Mar - 11:41



:sisi: Trust me please.

  05 Sam & Altéa


Je me serais passé de capter les paroles que John t'adresses tandis que je m'éloigne. Et à la réponse que tu lui formules, je ne comprends que trop bien de quoi il s'agit. Je rejoins la voiture, grimpe à son bord et me mets en quête de routes tranquilles où je pourrais dévorer le bitume plein pot. Ton parfum enivre encore l'habitacle et ne me frustre que plus encore. J'essaye de ne songer à rien. Surtout pas à tes ex, en particulier celui qui l'a forcément été d'après ce que j’ai compris ... à moins qu'il s'agisse d'une méprise mais j'ai un gros doute là-dessus. Si Lynch n'était pas resté là-bas, je crois que j'aurais avalé les kilomètres en filant droit devant, sans destination précise. Loin ... très loin. Mais pas assez loin pour ne pas recevoir ce texto de toi qui me force un instant à m'arrêter sur le bas côté de la route pour un petit temps de réflexion. Je le lis et relis encore et encore. Loin de moi l'envie de persister à me conduire comme un môme furieux qui part bouder plus loin. Il est nécessaire de mettre les choses au clair car je crains que la distance n'amène à créer un fossé qu'il sera difficile de combler si l'on laisse filer trop de temps.

Les kilomètres que j’ai mis tant d'ardeur à parcourir pour m'éloigner de toi un peu plus tôt me semblent maintenant que je désire te rejoindre, interminable. Quel endroit particulier pour se retrouver et clarifier la situation. Alors que je descends de voiture, je te remarques. Tu n'es qu'une silhouette vague dans la nuit, postée tout en haut. L'ascension jusqu'à toi me parait infinie. Mes pensées se mêlent en un flot contradictoire. Et pourtant quand j'arrive derrière toi sans que tu ne me remarques, mon cœur loupe un battement.

Je m'appuie contre la rambarde sans t'avertir de ma présence. Silencieux et posé, attendant que tes yeux se posent sur moi ou que tu ressentes cette drôle de sensation qui me parcoure lorsque je te sens près de moi et qui assurément doit être la même pour toi. Je suis curieux de savoir ce que tu écoutes. Tu poses bientôt ton mp3 et mon regard s'attarde sur ton sourire. Je reste toutefois neutre face à sa beauté.

« Je suis désolée pour la soirée, je n’aurais pas dû te proposer de venir ou j’aurais dû te dire qui ils sont »

- Gardes tes excuses.

Mon ton est froid. J'attrape la bouteille et en avale une rasade avant de m'allumer une clope dans le paquet que tu me tends. Je me penche néanmoins un instant vers toi pour te laisser l'allumer. Très mauvaise idée. Encore cette vague d'électricité dans l'air dès que je t'approches, et qui pourrait bien avoir raison de moi. Je décide malgré tout de m'asseoir à tes côtés, mes bras croisés sur la rambarde. Les révélations que tu me fais sont comme des petits coups d'aiguilles donnés en plein cœur, et pourtant, il s'agit de ton passé. Chacun de nous a eu une vie, on ne peut la renier et ça ne devrait avoir aucune influence sur le présent.
Je reste silencieux face à tes aveux jusqu'à ce que tu mettes le point sur une histoire de contrat.

- Un contrat hein ... ?! dis-je en me redressant. C'est d'une absurdité sans nom.

J'ai limite envie de décamper mais je te reprends la bouteille et en boit une nouvelle gorgée.

- La seule chose dont j'ai besoin en dehors de ces foutaises, c'est la promesse de ne plus te faire manipuler de la sorte. Ce genre de manège t'attirera immanquablement à nouveau un jour ou l'autre dans le pieu d'un autre type. Et il est hors de question pour moi d'envisager ce genre de compromis quoi qu'il se trame derrière ou quels qu'en soient les enjeux.

C'est trop facile de jouer sur la séduction et le sexe pour les femmes. Est-ce qu'entre hommes on règle nos affaires de la sorte ?!
Je me décide alors à parler puisqu'on en est aux révélations. Je t'apprends pour ma femme. Quant à cette baraque, je trouve l'information inutile. Pas envie de m'épancher sur le sujet maintenant. Je me réinstalle à nouveau près de toi, me laissant glisser comme accablé sous le poids de tout ce qu'on vient de se dire. J'ai l'impression qu'un fossé s'est creusé entre nous et que ta proximité me torture plus qu'autre chose. J'ai le sentiment que rien ne sera facile, que nous connaitrons souvent ce genre de situation mais pourtant j'ai décidé de t'accorder ma confiance ... et surtout je suis piégé. Piégé envers les sentiments qui me retiennent vers toi.

L'aurore pointe à l'horizon et ton visage m'apparait plus beau encore sous les reflets qui montent peu à peu dans le ciel. Son éclat orangé donne des reflets roux à tes cheveux et la pointe de doré illumine ton visage. Je ne sais plus détourner le regard. Tu es ma lumière. Et même dans l'obscurité, cet éclat est si vif qu'il saura toujours, je le sais, me ramener à toi malgré tout.


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MessageSujet: Re: Trust me please ~ Sam & Altéa

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Trust me please ~ Sam & Altéa

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