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Sam and the lost memory [Altéa & Sam]

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MessageSujet: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Ven 13 Mar - 11:54


❝ Samuel & Altéa

 
     Sam and the Lost Memory

"car crash in the night"
Hum! Il faisait nuit, que s'était-il passé? Où étais-je? Des bruits, crissements de pneus....
Ça y est j'étais en train de fuir quand j'avais du rater un virage et emboutir la voiture décapotable dans un arbre! Une décapotable en hiver choix absurde, je secouais la tête, je devais quitter cette voiture plutôt que d'avoir des réflexions sans intérêt... aie ma tête avait dû heurter le volant lors de l’impact. Je fuyais quoi ? et pourquoi ? …. Le bruit… faut filer.
Je regardais autour de moi, un blouson était posé sur la banquette arrière puis je fouillais la boite à gants : des factures sans nom, chewing gum, cigarettes et une boite de cartouches. J'enfilais le blouson, je sentis un objet dur dans la poche, je tâtais un arme… super ! Une écharpe des gants seraient plus utiles. Néanmoins je pris les cartouches et les cigarettes puis partit dans les fourrés.
Ce que je croyais être un parc était un cimetière, j'avançais prudemment cherchant à apercevoir quelque chose de familier mais rien ne me venait en mémoire. Je ne devais pas vivre là.
Aie ma tête j'avais l'impression que mon crane était dans un étau et mon sang battait très fort dans mes tempes, j'avais dû me cogner plus fort que je ne le pensais.
Un bruit me sortit de mes pensées, une voiture s'était arrêtée près de l’épave du véhicule.
Les voix étaient à peine audibles mais je crus entendre qu'ils se séparaient me cherchant sur fort Hamilton parkway  et Mac Donald avenue.
Donc je devais être au cimetière de Greenwood. Les seules images qui me venaient, étaient Central Park et le Rockefeller center, j’irais à Manhattan puis j’aviserais sur place. Cette nuit je passerais surement inaperçue sur la quatrième avec les gens participants aux festivités de la St Patrick.
Pourquoi j'arrivais à me souvenir du quartier mais pas d'où j'habitais, ni de pourquoi je fuyais? De nouveau des voix...fallait que je me trouve un coin calme pour me poser et réfléchir à tout ça!
Je pressais le pas en prenant les allées du cimetière, au pire à part mes poursuivants je ne devrais rencontrer que les patrouilles équestres de surveillance. Dès que les premières tombes se profilèrent, des souvenirs d'enfance me revinrent.... Ma mère m'avait emmené plus d'une fois ici, nous nous arrêtions sur les tombes de Henry Steinway ou Leonard Bernstein... je faisais peut être de la musique, ce qui expliquerait ma tenue, une luxueuse robe fourreau vert foncé assortie des escarpins à talons hauts en daim du même vert... mais ça n'expliquait pas pourquoi escarpins, robe et moi aussi étions mouillés alors que le blouson lui était sec....
Oh la sépulture de Basquiat, lui c'était un artiste….  j'étais peut être peintre, je secouais la tête, me concentrer pour retrouver mon domicile... se souvenir.
Aie ma tête, la douleur ne diminuait pas et je commençais à avoir froid... côté positif je commençais à ressentir les sensations de mon corps mais du coup j'avais froid, de plus en plus froid....pas si positif, froid et mal mais pas que la tête, j'avais dû me blesser ailleurs avec le choc, d'un autre coté conduire avec talons hauts pas surprenant que j'ai eu un accident! … Stop me concentrer.
Ma jambe me faisait trop mal je m'arrêtais et remontait la robe, j'avais reçu un gros choc, le haut de ma jambe était tuméfiée … j’aurais un joli bleu. Je portais une bande élastique dans laquelle étaient dissimulés des billets, une chaine avec deux médaillons et un téléphone qui s'était brisé. Les éclats du téléphone avaient percé la peau et entaillé la chair, je retirais les objets et les fourrais dans une poche. Les entailles n'étaient pas trop profondes mais suffisamment pour être douloureuses. De nouveaux des voix... vite l’avenue n’était plus très loin!

"betrayed by barking"
Je sortis prudemment du cimetière, regardant attentivement autour de moi, tout était calme.
Encore quelques mètres et je serais sur la quatrième, comme prévu il y avait du monde. Les new yorkais fêtaient toujours leurs racines irlandaises même s’ils n’étaient pas irlandais. L’avantage de la foule est que personne ne regarde personne surtout à une heure tardive où la plupart des passants avaient déjà descendu quelques pintes. Je traversais la foule discrètement quand une vieille dame me houspilla que je l'avais bousculée et ressemblais prostituée tout droit sortie du "bal des vampires",… de quoi je me mêle… pourquoi elle dormait pas à cette heure là....vieille folle! Ne pas se faire remarquer…. Je marchais le plus vite que je pouvais mais ma tête me lançait de plus en plus et ma jambe aussi. Il fallait que je trouve un coin pour m’arrêter un peu. Je bifurquais sur Wyckoffs street. Alors que les rues devenaient désertes, je traversais une zone pavillonnaire.
J'aperçus quelques petites maisons aux volets clos puis je m'engouffrais discrètement dans un jardin. Je repérais un petit cabanon d'outillage et m'y enfermait. Une moto, des tas d'outils, pas chaud mais il faisait moins froid que dehors puis c'était discret et calme....
Ma tête était toujours douloureuse et en passant ma main je sentis un liquide poisseux... du sang, parfait! Mouillée, du sang, fallait vraiment que je retrouve où je vivais et que je file me soigner.
Je fouillais la poche du blouson et sortit les objets que j'avais trouvé sur ma jambe. Il y avait que de gros billets, ça faisait une belle somme! Le téléphone très petit avec la pomme d’Apple... bizarre la marque faisait des phones de plus en plus fins mais pas des plus petits où avais-je pu trouver ça? Quant à la chaine, rien précieux, juste deux plaques militaires... mais avec deux identifications différentes... j'étais un soldat? Avec beaucoup de fric, une robe chic, un téléphone High Tech..... Mince et si j'étais une voleuse, ah oui ça expliquerait la fuite, l'argent, les poursuivants....
Calme ou presque, très proche un chien aboya, probablement un gros chien vu le son... fallait que je trouve une autre cachette. Je remis les objets dans la poche et j'essayais de me remettre debout, ma tête tournait et maintenant que l'adrénaline de la fuite s'était évaporée mes jambes étaient en coton.... se lever et fuir.... se concentrer.... debout.
La porte s'ouvrit... eh oui le chien était gros mais moins impressionnant que le maître!
Je tendis les mains paumes en vue et signe d'apaisement par reflexe... mouais le sang sur mes mains n'avait rien d'apaisant! Étudier les options... vite gagner du temps... réfléchir vite... ça y est une race européenne, j'en avais vu, mais où déjà?... oups rester concentrée....vite... les options : séduction, flingue, faire confiance... toutes absurdes, faire confiance s'il avait eu une tronçonneuse, il aurait pu faire concurrence à Jason de Vendredi 13! Séduction vu mon état pitoyable et vu son regard furieux aucune chance! Flingue, mouais mais s’il n’était pas chargé et qu'il ne soit pas effrayé par une arme ça fera que empirer!
Il murmura quelque chose au chien mais je saisis pas les mots
Je bredouillais, même ma bouche semblait être en coton... et la tête qui tournait encore et encore si seulement ça pouvait s'arrêter

"Bonsoir, euh, désolée... J’ai rien volé...juste pour m'abriter froid"


Ça pour le froid il avait pu le remarquer je grelottais de plus en plus

"Voulais pas déranger... croyait que personne..."


Il marmonna des mots mais je ne les compris pas plus que la première fois, ça tournait toujours!

"Partir...excuse..."


Il fit quelques pas en arrière et je fis un pas pour sortir… mais là mon corps se rebella, la tête tournait de plus en plus, je sentis le gout du sang, ça devait couler sur mon visage mais je n'y avais pas prêté attention. Puis tout s'assombrit et je perdis connaissance tandis que l'homme parlait.

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Dernière édition par Altéa Finley le Dim 15 Mar - 19:59, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Ven 13 Mar - 11:56



❝ Samuel & Altéa

  ♡ Sam and the lost memory.

J'ai décidément du mal à trouver le sommeil ces derniers temps. Pourtant la fatigue est bien là malgré que je bosse dans le coin en ce moment et qu'il n'y ait de fait, pas de longs déplacements cette semaine. Dans un sens, c'est peut-être ces interminables kilomètres de bitumes qui me manquent ou alors le week-end de merde que j'ai passé. Enfin peu importe. Il est actuellement vingt-trois heures passées et je n'arrive pas à fermer l’œil. En sachant que je me lève à quatre heures demain matin, ça commence à me gonfler, surtout vu les premières livraisons qui m'attendent. J'ai intérêt à être tout sauf dans le coltar. Quand elles me prennent, ces foutues insomnies me foutent carrément à cran. D'autant plus que tôt dans la matinée, j'ai affaire à cette connasse qui a repris tout récemment les rennes d'une entreprise avec laquelle on bosse depuis des années. Si son prédécesseur était sympa, elle, a dés le départ voulu s'imposer en se la jouant un tantinet trop à mon goût et sa façon de m'aborder ont aussitôt fait naitre des tensions. C'est le genre à qui t'as pas intérêt de dire un mot ou avoir un regard "de travers" sans qu'elle n'interprète tout et ne monte aussitôt sur ses grands chevaux. Une putain de féministe à la con qui va s'offusquer en arguant aussitôt que t'as sans doute un problème à traiter avec une femme. Enfin tu vois un peu le tableau. Je préfère encore avoir à faire à un con de patron qu'à une de ces poulettes qui est susceptible de te les casser jusqu'à la fin de ton contrat pour peu importe sur quoi elle trouvera à redire à chaque putain de livraison. Ça se sent que je suis à cran ?! Ouais t'as raison. C'est le cas. Maintenant fous moi la paix, j'veux dormir, ok ?!
(A qui j'm'adresse là au juste ? Sûrement une petite oreille qui traine ...).

Les minutes défilent, je me tourne et me retourne dans mon lit tandis que Lynch lui, roupille tranquillement. Ce qui me frustre d'autant plus. Et puis finalement, je sombre dans les bras de Morphée ... cependant, pour trop peu de temps à mon goût puisque le chien se fait visiblement un plaisir de se mettre à japper soudainement. Enfin façon de parler car il ne jappe généralement pas pour rien et encore moins en plein milieu de la nuit. Mais soit, forcé de me réveiller parce que quelque chose l'a fortement alerté, je sors du lit, moi aussi sur le qui vive.
Rien à l'étage ... un petit coup d’œil dans le jardin situé sur l'arrière ... il me semble avoir vu du mouvement. Lynch me devance dans les escaliers tandis que je descends prudemment avec ce bon vieux cliché de la batte de baseball en main. Discrètement, je me dirige vers la porte sans allumer la lumière. Je préfère prendre par surprise l'éventuel rôdeur. Inutile de faire le tour du jardin, Lynch gronde devant la porte du cabanon où réside tout un tas de fourbis entre ma bécane et tout un tas d'outils. Porte que j'ouvre alors dans un fracas. Mais finalement outre l'effet de surprise sur lequel je comptais, c'est moi qui me retrouve surpris alors que le dit rôdeur est une jeune femme qui mets alors aussitôt ses mains en vue. Mains en sang, robe et cheveux en triste état, je ne sais quoi en penser sur l'instant, m'attendant plus à un type armé qu'à une jeune femme qui a l'air de tout sauf dangereuse. Son regard s'attarde d'ailleurs un instant sur le chien alors que je glisse à Lynch de rester tranquille.

Cette fille a l'air vraiment mal en point et j'ai quelque peu du mal à comprendre ce qu'elle me dit alors qu'elle m'adresse quelques mots au même moment où une bagnole passe dans la rue à grands renforts de klaxons et de braillements. Il y a de la Saint Patrick dans l'air et ça va durer quelques jours. D'ailleurs, je note la couleur de la robe de la jeune femme. Mais ce n'est qu'un menu détail parmi tout ce qui me traverse l'esprit en l'observant ou plutôt ce qui m'alerte à son sujet.
Lynch ne gronde plus et se tient tranquille, ce qui est en soit rassurant. Elle ne représente visiblement pas une menace comme je m'en doute.

- Pas d’inquiétude, approches, tu m'expliqueras après, arguais-je d'un ton un tantinet brusque.

J'ai l'impression qu'elle va s'écrouler d'ici une seconde et elle articule avec tant de difficulté que je n'ai quasiment pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'elle vacille déjà dangereusement. Me précipitant aussitôt, je le rattrape juste à temps.

- Il ne manquait plus que ça ... lâchais-je dans un soupir exaspéré tandis que je m'efforce de la soulever entre mes bras.

Direction le salon après avoir rejoint l'intérieur de la maison. Je la pose en travers du canapé sur un plaid et Lynch reste posté à ses côtés tandis que je vais récupérer de quoi nettoyer les quelques vilaines blessures que j'ai repéré en la transportant jusqu'ici. Elle a une blessure à la tête entre autres. Je commence par lui retirer sa veste après avoir essayé de la faire revenir à elle mais rien à faire, elle est bel et bien évanouie.

Jolis escarpins aux pieds bien que boueux, elle semble avoir marché longtemps et si j'en note les traces de boues remontant un peu plus haut sur ses jambes, elle a du courir ou marcher hors du bitume. Quoi qu'il en soit, me voilà avec une parfaite inconnue, qui plus est a perdu connaissance et à qui je m’évertue à procurer des soins à plus de minuit passé ... ou comment finir impeccablement la soirée et trouver le moyen de ne vraiment pouvoir trouver le sommeil. Car ouais comme tu le vois, c'est râpé pour le coup. Enfin bref, quite à accueillir cette femme chez moi, autant s'assurer un minimum de qui elle est. Je fouille ainsi dans sa veste un moment plus tard et tombe sur un paquet de clopes, lui en taxant d'ailleurs une au passage avant de fouiller parmi le fourbis que je trouve dans le reste des poches de sa veste. Cette fille se balade avec une jolie somme en cash, je me servirais bien aussi ... après tout je la dépanne là, non? Non plus sérieusement, je ne suis pas quelqu'un de malhonnête même si j’ai une gueule d'ours mal léché. Quoi qu'il m'arrive parfois de m'égarer. Mais bref, c'est une autre histoire. Pas le temps de s'attarder là-dessus pour l'instant.

Qu’est-ce qu'il y a d'autre ? Un téléphone en piteux état dont les éclats sont d’ailleurs visiblement la cause de certaines blessures puisque j’en ai retrouvé fichés dans sa chair. Au moins, elle n'aura pas eu à douiller lorsque j'ai nettoyé tout ça. Elle m'aura foutu la paix pendant que je m'occupais de la panser. Je remarque également ces plaques militaires accrochés à une chaine mais avec deux identifications différentes ... . Et puis voilà que je tire le gros lot dans l'une des poches intérieures de sa veste. Un flingue ... rien que ça. Je vérifie qu'il ne soit pas chargé et le pose plus loin, hors de portée. Cette fille révèle bien des mystères. Mais elle est bien dans le coltar et je ne sais que faire pour la réveiller. Je devrais certainement sécher un peu ses cheveux et lui trouver des vêtements secs vu l'état de sa robe. Chose que j'entreprends de faire en la changeant tant bien que mal un temps plus tard après l'avoir installé confortablement dans le lit de la chambre d'amis. Il ne m'a cependant pas échappé - et je te défends d'avoir là des idées mal placées - de constater qu'il s'agit d'une jolie femme. Une fois retiré la crasse.

Maintenant, la question, c’est qu'est-ce que j'en fais ? Façon de parler ... . Je bosse d'ici moins de quatre heures et si elle ne se réveille pas d'ici là, je me vois mal partir au boulot en la laissant ici. J'imagine qu'elle risque de se faire la malle dès son réveil. Je lui laisserais bien un mot mais pas sûr que ça aide.
Et merde ! Puis après tout, je ne demande pas à ce qu'elle reste, c’est plutôt que je n'aime pas trop l'idée de la savoir chez moi pendant que je suis au boulot même si son intrusion n'a visiblement rien de mal intentionné. Putain et puis moi qui voudrait pouvoir dormir ... .
Bon, faisons simple. Il est clair que je n'arriverais pas à dormir donc autant veiller tranquillement. Quand viendra l'heure, je laisserais un mot et j'irais au boulot. A voir si elle sera là à mon retour en sachant que je ne termine pas tard.


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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Ven 13 Mar - 22:06


❝ Samuel & Altéa

 
     Sam and the Lost Memory


" painful awakening"

Une odeur de bois me chatouillait les narines… un feu de cheminée. J’ouvrais les yeux doucement et sentis de suite la douleur de la tête mais ça tambourinait plu. Ma seconde sensation fut que j’étais observée… J’étais dans un lit au chaud et au sec, mais où ?... au pied du lit le gros chien tête dressée me regardait, je ne savais pas trop quoi faire…. Allait-il m’empêcher de bouger ? Son maitre avait l’air de s’être assoupi dans un rocking chair derrière le chien. Je m’étirais lentement et le plus silencieusement possible, tout mon corps semblait sensible… j’étais passée sous un rouleau compresseur ?... ah non ça me revenait ! L’accident de voiture puis la longue marche et le cabanon… je m’étais évanouie ! Ma main se porta directement à ma tête… un pansement… tout à coup je constatais que l’on m’avait changé. Mon regard se porta directement sur l’homme mais il dormait toujours, sa respiration régulière faisait monter et descendre régulièrement un torse qui avait l’air musclé. …Je m’égarais là… je me décidais à sortir du lit, l’animal lui décida que je ne devais pas représenter un danger et reposa sa tête entre les pattes et ferma les yeux. Je me mis debout laborieusement, je portais un tee shirt et un jogging un peu trop grand mais qui tenait… cependant j’avais déjà porté des tenues plus saillantes. Malgré la pénombre il y avait assez de luminosité pour que j’examine la pièce, on aurait dit une petite chambre dans un chalet de montagne, l’ensemble était apaisant. Je fis quelques pas, l’animal ouvrit un œil puis le referma…Il ne devrait pas m’agresser sinon il aurait déjà réagi. Mon regard s’arrêta de nouveau sur l’homme, il devait avoir entre 35 et 40 ans, musclé mais sans excès, mâchoire carrée, barbe mal rasée… un petit coté bad boy attirant… mais bon j’en étais toujours au même point je ne me souvenais pas trop ce qui s’était passé avant l’accident. Je m’avançais vers la porte passant près du chien et son maitre, l’animal ouvrit de nouveau un œil et le referma. La maison paraissait grande, je vis par la porte ouverte la salle de bain je décidais de m’y rendre. Je marchais le plus doucement possible réussissant à éviter de faire grincer les planches. Dans la salle d’eau je pu constater que mes blessures avaient toutes été désinfectées et soignées. Il me fallait une clope, je m’aventurais dans le salon. La robe, chaussures et blouson y étaient. Les cigarettes étaient sorties. J’ouvris le verrou de la porte d’entrée, le froid se fit mordant directement mais tant pis, l’air froid m’éveillerait ! Pied nus je ressentais l’ensemble de mon corps, le froid, les muscles plus douloureux, les tensions là où je m’étais cogné ! J’avisais un rondin de bois sous le porche d’entrée et m’y asseyait. Je fumais une cigarette en analysant la situation… des mecs me poursuivaient mais pour quelle raison ? J’avais une liasse de billet… un flingue… merde le flingue, j’éteignis la clope et rentrait. La maison était toujours silencieuse. Le blouson avait été fouillé, il y avait bien les cartouches mais plu l’arme…. Ça allait se compliquer ! Je vérifiais la pièce l’horloge indiquait trois heures et quart mais pas d’arme visible, j’enfilais le blouson, repris le paquet et voyant des tennis trop grand je les mis pour ressortir. Je me réinstallais dehors … partir ? Mais où ? Puis soit je tenais debout je pouvais faire quelques pas mais je ne pourrais pas courir bien loin si problème, là pour l’instant je ne craignais rien…….fallait que je réfléchisse d’abord.


"bonjour Sam"

Je tenais dans mon poing les deux plaques militaires, mon nom m’était revenu assez vite mais je n’arrivais pas à me souvenir de la soirée, ni de mon adresse… j’avais une famille frères et sœur mais c’était encore flou. Je serrais encore plus fort les médaillons, ils devaient signifier quelque chose pour moi sinon je ne les porterais pas. Plongée dans mes pensées, je n’avais pas entendu la porte. Je sentis une truffe chaude sous ma main et me levait d’un bond titubante, serrant toujours mon poing. Il était là, il m’observa quelques secondes, il me salua me donnant son prénom et me demanda si je me sentais mieux. Je lui fis un pale sourire… fallait il aborder le sujet de l’arme ? les poursuivants ? non… l’accident ? la perte de mémoire ?
« Désolée pour cette nuit, je cherchais juste un abri…. je voulais pas vous déranger… »
Il me signifia que de toute façon je l’avais dérangé… ça c’était fait ! et il s’enquit de nouveau de mon état
« Pardon ça va mieux c’est encore douloureux mais ça a l’air d’aller, je me prénomme Altéa »
Il me toisa encore un moment, me tendant la main pour rentrer.
« Je vous remercie ça va aller, je vais vous laisser dormir un peu… »
Il secoua la tête et voulu savoir pour quelle raison j’étais dans cet état, dans ce froid dans son jardin. Mouais… il n’avait pas tort… à sa place j’aurais surement posé cette question. Je lui racontais que j’avais rencontré le mauvais mec, accident de voiture, il m’avait jeté dehors et s’était barré mais que lors du choc j’avais subi et que je ne me souvenais pas de tout et surtout pas de mon adresse. Ça me paraissait plus simple que la vérité… comment expliquer à un étranger que j’étais poursuivie par des malfrats mais je ne savais pas pourquoi ?  D’ailleurs après réflexions, je devrais peut être me teinter les cheveux ! acheter quelques fringues et m’installer dans un motel… selon le proprio on ne me poserait pas trop de question… Puis il faudrait que j’aille à Manhattan, mes réponses étaient là bas j’en étais convaincue.
Il allait falloir que je récupère le flingue, je savais que j’avais les compétences pour m’en servir. Ces mêmes compétences qui m’avaient permis de tenir malgré les blessures. Ces mêmes compétences qui me faisait réagir calmement et froidement…. Militaire ou mercenaire.. je ne sais pas comment j'allais aborder le sujet! en premier des vêtements...
J'avais quelques flashes, … des images dans une forêt exotique,… des coups de feu, …. Moi portant une tenue de camouflage dans le désert,…. La fabrication d’une ghuillie …Un immense loft avec une vue sur central park… un gobelet latte macchiato du Starbucks café…….Je n’arrivais pas à mettre ces images dans un ordre cohérent !  Tiens d’ailleurs un latte macchiato caramel du Starbucks café, je demandais à mon hôte involontaire s’il pouvait me poser quelque part vers un Starbucks à moins qu’il en veuille aussi et un Wal-Mart pour faire rapidement deux trois courses…Il pouvait me déposer dans un motel je me débrouillerais je ne voulais pas le déranger plus.

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Dernière édition par Altéa Finley le Dim 15 Mar - 10:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Sam 14 Mar - 12:27



❝ Samuel & Altéa

   ♡ Sam and the lost memory.


Ses traits sont d'une douceur qui inspire la confiance et mon regard s'attarde un instant sur sa silhouette étendue sur le lit tandis que je remonte doucement la couette sur elle. Sa beauté aurait tendance à me rendre moins bougon face à son intrusion inattendue, mais je soupire tout de même pour la forme tandis que je quitte un instant la chambre pour aller ranger rapidement le bordel laissé en bas, hanté par mille questions à son sujet. Lynch semble se faire un devoir de veiller sur elle, et lorsque je remonte quelques minutes plus tard, je m'appuie un instant contre le chambranle de la porte, partagé entre l'agacement de n'ainsi pouvoir me résoudre désormais à aller dormir et le mystère autour de sa personne qui me rend d'autant plus curieux de découvrir qui elle est.
Je finis par m'installer dans le rocking chair situé dans un coin de la pièce au pied du lit et bientôt les balancements ont raison de ma volonté déjà quelque peu vacillante à rester éveillé.

Il est trois heure et demi passées quand je me réveille en sursaut. Mon regard se tourne automatiquement vers le lit vide et vers l'horloge qui ne fait que me rappeler la dure réalité du manque de sommeil ... . Et merde ! Je quitte la pièce et fais un court détour par la salle de bain pour me passer un coup de flotte sur le visage histoire de me réveiller un peu puis je prends la direction du rez de chaussée où je ne tarde pas à l’apercevoir, installée sur le porche devant l'entrée. Le bout de sa cigarette incandescente est la seule lueur qui perce dans l'obscurité encore tenace. J'enclenche la machine à café avant de la rejoindre discrètement à l'extérieur. Il fait un froid de canard et je suis toujours en t-shirt, la gueule toujours dans le pâté et les cheveux en bataille. Elle ne semble pas me remarquer, posté derrière elle. Elle parait pensive et je remarque les fameuses plaques militaires serrées dans le creux de sa main.
Lynch fait le premier pas en cognant sa truffe chaude sous sa main, non sans surprendre notre invitée particulière qui se relève alors dans un bond. J'esquisse un geste en la voyant légèrement tituber, tendant le bras pour m'apprêter à la retenir mais le retirant presque aussitôt. Nos regards se croisent un instant dans le silence alors que je la salue quelques secondes plus tard en me présentant:

- Pas d’inquiétude à avoir ... dis-je en me calant bientôt contre le mur dans mon dos. Moi c'est Sam et ce gros tas de poils, c'est Lynch. T'as rien à craindre de lui. Ni de moi devrais-je ajouter toutefois je m'arrête là, face au faible sourire qu'elle m'adresse alors.

Par quoi commencer ? Je ne suis pas spécialement causant en général et me montrer sociable n'est pas la chose la plus naturelle qui me vient, encore moins avec une inconnue, aussi charmante qu'elle soit. Pourtant j'ai toute une foultitude de questions en tête à son propos mais je ne compte pas la canarder d'interrogations à tout va. Je n'ai pas encore l'esprit assez vif pour l'heure. A la place, je me contente de lui demander si elle va mieux.
Elle me formule bientôt des excuses alors que je me rapproche un peu plus des marches du perron, m'appuyant contre la poutre.

« Désolée pour cette nuit, je cherchais juste un abri ... je voulais pas vous déranger… »

- Inutile de t'excuser, c'est fait, dis-je sur un ton sans doute un peu trop sec. Comment tu te sens ? m'enquis-je à nouveau de son état comme pour me rattraper de ma sècheresse précédente.

Ouais j'ai du mal avec le vouvoiement en certaines occasions. Mais bref, je ne pense pas qu'elle m'en tienne rigueur.

« Pardon ça va mieux c’est encore douloureux mais ça a l’air d’aller, je me prénomme Altéa »

La formule "enchanté" me brûlerait presque les lèvres si je n'étais pas tant dans le coltar et aussi partagé. J'ai trop de mal à avoir les idées claires, il me faut un bon café. Je la toise ainsi quelques secondes sans un mot en me penchant vers elle pour lui taxer une clope dans son paquet sans la moindre permission, avant de lui tendre la main, l'invitant à rentrer de nouveau à l'intérieur.

« Je vous remercie ça va aller, je vais vous laisser dormir un peu… »

- Pas de ça. Entre, lâchais-je un brin exaspéré en secouant la tête à l'idée qu'elle fasse des manies. Inutile de me laisser dormir, j'étais censé me lever à quatre heures ... mentionnais-je en esquissant un signe vers l'horloge.

Sam ou l'art de mettre les autres à l'aise ... .

- Tu m'expliques un peu ce qui t'es arrivé pour que tu te retrouves dans cet état ? cherchais-je à savoir alors que nous nous dirigeons vers la cuisine. Un café ?

Elle marque un temps avant de se décider à parler.

- Crache, j'te soumets pas non plus à un interrogatoire ... .

Elle m'expose alors son histoire et ça me semble un peu trop bref pour être véridique. Je ne devrais pourtant pas chercher à en savoir plus. Elle ne me doit rien mais il y a également cette histoire de flingue qui me titille.

- Et ce calibre que j'ai trouvé dans ta poche ?

Je pousse un peu mais j'estime que j'ai le droit de savoir sur ce point en particulier. Aborder le sujet risque d'ailleurs d'attirer son attention sur la dite arme que j'ai planqué en attendant et que je ne suis pas décidé à lui rendre pour le moment. Pas avant de comprendre et d'en savoir un peu plus.
En attendant, je termine de siroter mon café tandis qu'elle semble visiblement de nouveau replongée dans ses pensées. Je ne sais pas trop quoi faire d'elle mais elle propose puisque je m'apprête à partir au boulot, de la poser dans un café où à défaut, ils auront sûrement de quoi grignoter en même temps. Mentionnant même que l'on peut toujours déjeuner ensemble.

- Ok, allons-y, j'ai rien à bouffer de toute façon et un seul café ne suffira pas pour me remettre d'attaque. Y'a un Starbucks pas loin. J'ai encore un peu de temps avant de commencer.

Juste le temps de prendre une petite douche rapide et nous voilà prêts à rejoindre le camion. Lynch n'est pas décidé à rester tranquillement à la maison et se fait la malle alors que je referme la porte. Il lui arrive de m'accompagner en déplacement, aussi je le laisse de temps en temps grimper à bord. J'aide Altéa à grimper côté passager. Direction le Starbucks.

- Ça fait une plombe que j'ai plus mis les pieds dans un Starbucks, fis-je la réflexion à haute voix.

Je jette un coup d’œil à l'heure lorsqu'on se gare devant l'établissement. Je dois être d'humeur un peu moins revêche puisque je viens même l'aider à descendre en faisant le tour du camion, et ce avec un sourire un peu plus enthousiaste qu'auparavant.

- On devrait avoir le temps de discuter un peu devant un café et de quoi déjeuner. Installons-nous là si tu veux, dis-je en indiquant une table au fond une fois à l'intérieur. Ensuite je devrais avoir le temps de te déposer où tu voudras.



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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Sam 14 Mar - 16:48


❝ Samuel & Altéa

 
     Sam and the Lost Memory


" Starbucks coffee here I am!"
Après m’avoir proposé de me déposer où je voulais, il me laissa prendre une douche express. Comme je m’y attendais, j’avais un joli bleu à la jambe, sortant de la douche je remis des pansements. Ma tête ne saignait plus et résonnait de moins en moins, ce n’était peut-être pas que le choc qui avait entrainé ma perte de mémoire…. Bizarre…. Un blocage psychologique ? Je sortis de la salle de bain, il avait posé quelques affaires un peu moins larges pour moi sur le lit de la chambre d’ami.
Une fois habillée, je descendis le son de l’eau m’indiqua qu’il était sous la douche. La porte de la salle de bain était entrouverte, je ne pus empêcher ma curiosité d’y jeter un œil. Les vitres en verre de sa douche ne masquaient rien mais il était légèrement tourné….effectivement musclé mais pas bodybuildé… joli fessier… il y avait un tatouage mais je n’arrivais pas à le voir complètement, ni de quoi il s’agissait, je me penchais un pour mieux voir… un soupir dans la pièce m’arracha de mon espionnage. Lynch assis dans mon dos me regardait, je me tournais vers lui haussant les épaules.
« Oh ça va les mecs matent tout le temps ! Y a pas mort d’homme. » Chuchotais-je
Je retournais dans la salle examinant plus attentivement la pièce. Et mince… « Et ce calibre que j'ai trouvé dans ta poche ? »… j’avais réussi à éluder la question et changeant de sujet mais un je ne pourrais pas l’esquiver longtemps et deux je voulais cette arme pour me protéger en partant d’ici…. J’avais déjà tué ?.... je sentais que oui mais je n’étais pas sure… mes flashes revenaient par à coup d’autres scènes, d’autre lieux mais tous axés vers des actions militaires (ou de mercenaires).
Sam sortit de la salle de bain… mais déjà vêtu… dommage j’aurais volontiers découvert le côté face… oups mon esprit s’égarait… je me retournais vers lynch qui me regardait de nouveau ! pfff il pouvait lire mes pensées ou quoi ?.... J’enfilais le blouson et nous sortîmes accompagné du chien. La douche avait l’air d’avoir réussi à Sam, il m’aida gentiment à monter dans la cabine du camion. Dès qu’il me toucha, je sentis comme une décharge électrique… rester stoïque… d’un autre coté je venais de me rincer l’œil donc mon corps avait une réaction… logique… mais je devais rester concentrer sur mes problèmes actuels. La cabine était spacieuse, un lit à l’arrière…. Non concentrée… c’était propre, il devait être soigneux car j’vais déjà vu d’autres routiers dont les cabines étaient bien moins entretenues ! On se gara sur le parking. Cette fois j’eu même droit à un sourire que je rendis immédiatement, décidément surprenant il oscillait entre l’associable et le charmeur, je préférais le côté charmeur…..son contact m’électrisa de nouveau lorsqu’il m’aida à descendre mais j’essayais de ne rien en montrer.
Les Starbucks avaient quasi tous la même configuration et les mêmes produits. Sam me proposa et indiquant une table
- On devrait avoir le temps de discuter un peu devant un café et de quoi déjeuner. Installons-nous là si tu veux.. Ensuite je devrais avoir le temps de te déposer où tu voudras.
Humph discuter… ca ne me tentait guère. Mais pour l’instant je filais au comptoir, je commandais un latte macchiato caramel et un café… que lui prendre il avait dit avoir faim ? Peu dormi, conduite, journée de taf… hum sucre lent je lui pris scones et muffins. En attendant qu’allais je pouvoir lui dire, il n’avait pas du trouver ma version du mec qui m’abandonne après l’accident crédible. Lui parler de mes poursuivants m’inspirait peu mais ça serait plus simple quitte à en dire le moins possible. De toute façon, il n’avait ni contacté la police ou des services de soins c’est qu’il voulait éviter de se faire remarquer puis il n’avait pas montré une once d’agressivité envers elle (juste bougon) donc elle ne craignait rien probablement rien de sa part. Je commençais par m’excuser pour la version de l’accident, lui expliquant que je ne me souvenais pas de la soirée… difficile de faire confiance à quelqu’un quand on ne peut même pas faire confiance à ses souvenirs…mais je lui dis quand même juste que trois mecs me poursuivaient lorsque je m’étais caché dans son cabanon.
-« Deborah » appela le serveur
Je me levais récupérer le plateau. Sam me scrutait quand je me rasseyais, je poussais vers lui le plateau prenant mon gobelet. J’espérais ainsi éviter la question du pourquoi Deborah…. D’ailleurs pourquoi ce prénom m’était venu si naturellement ?... je devais l’utiliser d’habitude, je supposais. Je sirotais calmement mon latte et je levais la tête toute souriante…. Comment aborder le sujet de l’arme ? Un bavardage plus léger en premier… Il resta vague mais j’appris que son boulot lui plaisait même si apparemment une des cliente le gonflait. il avait une fille mais il ne parla pas d’une mère, ni d’une femme pourtant il portait une alliance et même si la maison était bien rangée je n’y avais pas trouvé de touche féminine… pas plus que d’objets féminin…. Je lui racontais que je me souvenais avoir deux frères , une sœur, un compagnon mais dont je ne me rappelais quasiment pas comme si je ne l'avais pas vu depuis longtemps.... j’étais probablement célibataire… mes souvenirs étaient encore un peu vague…. Les minutes s’égrenaient… tourner autour du pot ne marcherait pas et je n’avais de toute façon pas assez de temps. Toujours souriante je lui demandais :
 « Sam penses-tu que je pourrais récupérer l’arme dans la journée ou ce soir, s’il te plait ? Elle était dans le blouson et je préférais l’avoir sur moi »
Je m’attendais à devoir argumenter mais je ne m’attendais pas à me faire traiter de gamine ! Non mais pour qui se prenait-il. Je me levais furax, je débitais froidement mais sans hausser la voix
 « J’ai 34 ans ! je n’ai rien d’une écervelée et je sais parfaitement utiliser ce genre de jouet »
Oui 34 ans… ça y est je me souvenais 1980 la mort de Lennon ! D’ailleurs j’habitais dans le quartier opposé upper east side… mais quel immeuble ? Quel numéro ? Mes yeux devaient lancer des éclairs, j’arguais que l’arme n’était pas la sienne mais il ne faiblit pas. Je n’arriverais pas à le faire céder et ma tête me lançait maintenant… surement dû à l’énervement…. Fallait que je sorte !
« Pour le dédommagement, dis-je la mâchoire serrée posant de l’argent sur la table, je te ferais réexpédier les affaires que tu m’as prêté »

" Let’s go to the Wal Mart!"
Je sortis du café aussi vite que possible tandis qu’il me disait quelque chose que je n’entendis pas ! Quel ours… toujours aussi furieuse, je ne lui trouvais plus rien de charmeur d’un coup... bien… traversant la route il y avait un motel, je tentais ma chance. J’étais à l’accueil quand j’entendis le vrombissement du camion bleu… ce fut plus fort que moi je me retournais pour le regarder… ours?… charmeur?. Quelque chose clochait, il klaxonna, me fit signe de venir et m’ordonna de monter… non mais puis quoi encore ! Cependant s’il est vrai qu’il avait dit ça d’un ton autoritaire il avait l’air vaguement inquiet… que faire ? Je fis confiance à mon instinct et montais dans la cabine. Il démarra rapidement et me proposa de me déposer au Wal-Mart le temps de sa tournée. Surprise par ce revirement, encore furieuse et aussi à cause de son air froid je ne posais pas de question.
Il me laissa au pied du commerce et lynch descendit aussi. A peine descendus Le camion repartit rapidement . J’allumais une cigarette gratouillant le chien.
« Comment tu le supporte au quotidien, dis ? »
Voilà que je parlais à un chien mais il avait l’air d’apprécier, à moins que ce ne soit les caresses.
« Je vais te laisser là un moment mais promis je me dépêche »
Je trouvais aisément quelques vêtements, un téléphone jetable… à la caisse, la page de garde de « the times » m’attira… ça me semblait familier, je l’achetais. Lynch n’avait pas bougé, mon sac rempli nous partîmes nous promener. La balade fit tomber toute ma colère d’un coup… soit je n’étais plus une gamine mais d’un autre coté à sa place je n’aurais probablement pas voulu me rendre l’arme. Il y avait du monde partout, facile de se dissimuler dans la foule bigarrée, la saint Patrick était présente sur la majorité des panneaux. Je m’installais sur un banc après m’être acheté un bretzel, j’en donnais une grosse part à Lynch et lu le quotidien…..Les flashes me vinrent… oui je connaissais, ma famille était dans l’édition, ils bossaient entre autre pour ce journal… oki, oki …. Ça revenait peu à peu, l’adresse maintenant …erf central park... upper east…. Mais pas de numéro précis... Un aboiement de Lynch me sortit de mes pensées notre chauffeur arrivait. Je montais tout sourire dans la cabine et demandait à me changer vers la couchette. Une fois vêtue de noir je m’installais sur le siège, j’étais calme, je me sentais de nouveau en sécurité et je commençais à être fatiguée…. Je n’avais pas dit un mot à part un merci et que la matinée s’était bien passée… mais j’éprouvais ni le besoin de parler, ni d’avoir d’explication…. J’étais peut être trop fatiguée. Lynch posa sa tête sur ma jambe et je ne tardais pas à m’assoupir malgré les bruits du moteur et la circulation

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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Dim 15 Mar - 17:09



❝ Samuel & Altéa

  ♡ Sam and the lost memory.


Présentement installés à une table, j'observe la dénommée Altéa qui prend commande au comptoir. Un prénom qu'elle n'adopte visiblement pas pour longtemps puisqu'un court instant plus tard, c'est sous le nom de Deborah que le serveur l'interpelle. J'hausse un sourcil dubitatif mais ne pose pas de question. Les excuses qu'elle me présente alors par rapport à sa première version de l'histoire ne me tirent aucune réflexion. Je commence seulement à mieux comprendre au fil de son bref récit alors qu'elle me signifie avoir visiblement été poursuivie par trois mecs, raison pour laquelle elle a cherché à se planquer dans le premier abri sur son chemin une fois arrivé dans mon quartier.

Plongé dans ma réflexion à ses propos, je reste pas mal silencieux en me servant dans les quelques scones et muffins qu'elle a pris soin de commander. J'esquisse d'ailleurs un geste de remerciement dans sa direction en élevant légèrement la viennoiserie avant de mordre dedans. Inutile de lui forcer la main, je préfère la laisser me dévoiler la suite ou pas selon son bon vouloir. Mon regard s'attarde longuement sur ses traits et sur ses lèvres alors qu'une fine moustache de lait se dépose sur sa lèvre supérieure. Elle a cette douceur qui me fait littéralement craquer et ça a tendance à me frustrer. Allez savoir pourquoi ... . L'idée qu'elle puisse me plaire de la sorte se présente comme s'il s'agissait d'une faiblesse de ma part, j'imagine. Les hommes et leur drôle de fierté parfois, il ne faut pas chercher à comprendre.

Quoi qu'il en soit, son sourire me tire rapidement de mes pensées et je commence à parler un peu de moi. Mon boulot, ma môme qui m'en fait parfois voir de toutes les couleurs même si je ne rentre pas dans les détails. J'évite de parler de ma femme, sa disparition reste douloureuse. Quant à la mère de ma Baluche, je n'y fais non plus mention et ne dévoile même pas que je n'ai fais sa connaissance qu'il n'y a que quelques mois tout juste. Ce serait trop long à expliquer mais peut-être lui en parlerais-je un jour si nous gardons contact. A son expression, mes lèvres s'étirent. Elle semble se poser des questions face à mes propos et elle arbore une bouille qui me tirerait presque un doux rire. Les bras étendus de part et d'autre du dossier de la banquette sur laquelle je suis installé et la tête légèrement basculée vers l'arrière pour y prendre appui, j'observe un instant le plafond, désireux de pouvoir fermer un temps les yeux. Chose à laquelle je ne peux décidément pas me résoudre.

« Sam penses-tu que je pourrais récupérer l’arme dans la journée ou ce soir, s’il te plait ? Elle était dans le blouson et je préférais l’avoir sur moi »

Je me redresse doucement en lui lançant un regard peu commode.

- Laisse ce jouet où il est pour l'instant. C'est pas pour les mômes. Va savoir quelle connerie tu serais foutue de faire avec.

Je plonge un instant la tête entre mes mains l'air renfrogné en me frottant le visage, regrettant mon ton abrupte. Je ne sais au juste pourquoi j'ai réagi si vivement. Elle m'a fait l'impression de Baluche, je ne sais pas ... . Sa requête m'a donné l'impression d'être face à une gosse qui réclame son jouet, et de fait, sa réaction ne se fait pas attendre alors qu'elle se redresse soudain l'air vraiment furax.

« J’ai 34 ans ! je n’ai rien d’une écervelée et je sais parfaitement utiliser ce genre de jouet »

- Qu'est-ce qui me le prouve ?

Hum j'aurais sans doute mieux fait de me la fermer mais que veux-tu on ne se refait pas. Quoi que dans un sens, je ne regrette pas, elle est délicieuse quand elle est furieuse. Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de sourire d'une façon qui risque d'être mal interprétée puisque je dois juste arborer un air très fier de moi sur l'instant alors que je la regarde et que je ne suis nullement décidé à m'excuser pour l'outrage. La façon dont elle reste campée en face de moi, les mains posées sur la table alors qu'elle me surplombe légèrement comme pour s'imposer ne fait qu'élargir le sourire qui s'éternise sur mes lèvres. A présent je dois avoir l'air moqueur mais tant pis si elle l'interprète mal. De mon côté, j'ai presque envie de l'attirer un peu plus en la poussant à se pencher plus près encore.

Soit, elle voit bien qu'elle ne pourra me faire céder, inutile d'insister, aussi lâche-t-elle l'affaire. Mais toutefois au lieu de se rasseoir, elle me colle des biffetons sous le nez en arguant :

« Pour le dédommagement, je te ferais réexpédier les affaires que tu m’as prêté »

L'air dubitatif, je la suis des yeux alors qu'elle se fait la malle. Ce genre de comportement a le don de m'exaspérer. Voilà ce qui m'agace chez ces foutues gonzesses, faut que ça réagisse au moindre propos et que ça se casse plutôt que de ... de quoi au juste ? Au final, quelque soit l'option, je crois que tout m'agace. Et je suis d'autant plus certain que la qualification de "ça" te mets déjà hors de toi. Mais peu importe, je termine tranquillement mon café avant de chopper un dernier scones avec moi avant de quitter les lieux.
A quoi bon la suivre alors qu'elle prend la direction du motel en face ? Qu'elle se démerde ! De toute façon, c'est moi qui ai ton calibre ma jolie, aussi j'ose espérer que tu trouveras le moyen de venir le récupérer d'ici peu.

Lynch émet un drôle de soupir avant de grimper dans le camion, le regard dirigé vers le dit motel. De mon côté, je ne jette qu'un regard alors que je m'apprête à quitter le parking, et ce à l'instant où un vieux coupé japonais débarque en trombe sur le parking avec trois types à l'intérieur. Leur allure ne me dit rien de bon et j'ai tout à coup un sale pressentiment. Altéa a quitté l’accueil et se dirige à l'autre bout du parking en direction de la chambre qu'on a du lui filer, et je ne perds alors pas un seul instant en la rejoignant et en m'arrangeant pour barrer la vue des types qui se trouvent à une bonne centaine de mètres de l'autre côté du parking, semblant chercher quelqu'un, me mettant à klaxonner pour attirer l'attention de la jeune femme et lui ordonner de grimper illico presto.

- Allez grimpe ! Magne.

Placé comme je suis avec la remorque barrant leur champ de vision, les fameux types ne peuvent voir si elle a rejoint une chambre ou autre, aussi quand elle grimpe dans le camion, je m'empresse de quitter les lieux en la poussant vers la cabine à l'arrière.

- Reste à l'arrière avec Lynch deux secondes, tu veux ? ordonnais-je sans lui fournir la moindre explication.

On passe sous le nez des types qui ne manquent pas de jeter un regard curieux en direction de la place passager fort heureusement vide. Puis on quitte ainsi les lieux sans se faire repérer. Ne me demandez pas pourquoi je ne lui révèle rien sur la présence de ces types et sur mes soupçons, à la place, je fais mine de placer quelques paperasses dont j'ai besoin et dans lesquelles je fais mine de farfouiller pour mes livraisons sur le siège passager à ma portée. Un geste qui risque à nouveau de l'offusquer mais soit. Tant pis.

- Bon, j'te déposes dans un Wal-Mart le temps de ma tournée. J'peux décidément pas te laisser dans la panade. J'te demandes pas de remerciement et j'fais pas ça pour m'excuser. Tu prendras Lynch avec toi, il risque de me gêner pendant le boulot.

Ceci dit, je ne te laisses pas vraiment le choix et je refais un peu de place en te disant de dégager les papiers pour te réinstaller sur le siège à l'avant. T'as toujours l'air à moitié furax après moi mais au moins tu sembles avoir décidé de me faire confiance, et ce sans poser de questions. Ça me plait. T'es pas chiante comme fille.
On roule sur quelques petits kilomètres. Je reste vigilent et lance un coup d’œil de temps à autre pour voir si personne ne nous suit. Rien à signaler pour l'instant. Je te déposes donc au pied du commerce et Lynch descent aussi comme prévu.

- J'repasse te chercher après deux livraisons que j'ai dans le coin. Évite de retourner au motel.

C'est sur ces mots que je te laisse. Avec tout ça, je me sens bien mieux réveillé. Une petite décharge d'adrénaline de bon matin, ça aide. Je me demande ce qui m'attend avec toi si ça débute comme ça et vu les emmerdes qui semblent te coller au train. Mais ce n'est pourtant pas prêt de me freiner. Je déteste cette impression tout comme je l'aime à la fois. Et ce sentiment qui me booste à terminer rapidement ces quelques livraisons pour être dans les temps pour te récupérer. Sûrement que je m'inquiète à ton sujet avec ces types qui ça ne fait que très peu de doutes, en avaient après toi. Je crois moyennement aux coïncidences sur ce coup.

La seconde livraison traine un peu. Comme je m'y attendais mademoiselle Chanel, c'est le surnom que je lui donne vu qu'elle est toujours tirée à quatre épingles avec ses petits tailleurs serrés, me les casse avec un foutu formulaire à remplir alors qu'ayant visiblement changé récemment, je n'ai les justificatifs me permettant de le remplir correctement. Cette connasse ne peut visiblement pas attendre la fin de journée pour que je récupère certaines pièces auprès de mon patron. Il n'y a rien de pressant et de vraiment obligatoire à remplir les dites informations mais c’est sans compter sur son entêtement à me casser les burnes en toute occasion. Je vais finir par croire qu'elle cherche finalement à me draguer. Y'en a comme ça qui vous en font voir de toute les couleurs pour attirer votre intérêt.

Peu importe. Je ne songe qu'à me barrer vite fait d'ici et je la laisse alors en plan alors que la conversation ne mène à rien qu'à l'opposition. La plaie. Je me casse ! Qu'elle se plaigne à mon patron si ça lui plait pas, j'ai autre chose à foutre.
Je te récupères ainsi un moment plus tard. Ta jolie bouille va de paire avec le soleil qui brille alors que tu grimpes à mes côtés, précédé du chien.

- Il s'est tenu tranquille ? Vous avez fait quoi de beau en dehors des boutiques ? dis-je en récupérant tes sacs et en les balançant vers la banquette à l'arrière.

Putain un peu plus de délicatesse te ferait pas de mal Hemsworth ... . Mon regard a tendance à zieuter dans le rétroviseur tandis que tu passes la nouvelle tenue que tu as acheté. Me re-concentrant un peu sur la route, je me grille une clope en montant un peu le volume de la musique.
Lorsque tu repasses à l'avant, mon regard détaille un instant tes courbes tandis que ta main effleure mon épaule en passant. Un contact qui me procure un léger frisson.
Tu sembles bien plus sereine mais fatiguée, aussi tu ne tardes pas à t'assoupir tandis que Lynch pose sa tête sur ta jambe. Foutu chien, tu t'emmerdes pas toi ! Un soupçon de jalousie dois-je avouer.

De mon côté, je ne peux que prendre la direction de ma troisième livraison malgré la dalle qui me tenaille au ventre, en te laissant dormir sagement. Je baisse un peu le volume de la musique durant le trajet et une fois arrivé sur les lieux, je tape dans l'un des paquets de biscuits que j'ai dans l'un des rangements histoire de grignoter, m'attardant ainsi un instant à tes côtés en te regardant dormir. T'es vraiment trop jolie ma petite inconnue. Allez, il est temps de continuer.

- Lynch, veille sagement sur elle.

Un murmure au chien avant de descendre alors que je laisse un paquet de biscuits tout neuf près de toi si tu te réveilles entre temps même si je ne serais certes pas loin.

~*~

Livraison terminée. Mademoiselle est de nouveau éveillée depuis peu. On prend la direction d'une supérette où prendre de quoi grailler un peu plus que des biscuits puis nous passons dans le quartier où se situe le cimetière des vétérans pour l'un des derniers sites de livraison. Le camion se vide peu à peu et il commence à être temps car je n'ai plus qu'une envie, c'est rentrer à la maison et me pieuter.

« Stoppe arrête toi please » cries-tu soudain en tirant sur mon bras.

T'as l'air blême et je m'arrête aussitôt sur le côté de la route sans avoir le temps de te retenir. Tu fonces droit en direction du portail du cimetière, comme poussée par une révélation et une certaine urgence. Mais laquelle ?! Je ne compte cependant pas jouer les pots de colle et encore moins en pareil endroit. Je repense aux plaques militaires. Il est préférable que j'attende ici même si je n'ai pas forcément beaucoup de temps devant moi. Mais après un temps qui me parait interminable, ma patience trouve son terme et je me décide à aller à ta rencontre. Vu la vasteté des lieux, je crains de perdre un temps précieux à te chercher mais finalement, je tombe rapidement sur toi. Lynch te rejoins le premier. Il est décidément accro à toi.

Tu es postée devant une tombe, à genoux, grelotant certainement de froid entre autre vu l'émotion qui se lit sur ton visage. Je n’ai pas pensé à ramener ton pull puisque tu es sortie si vite que je n’ai même pas fais gaffe que tu étais sortie en débardeur mais je te couvres alors avec ma veste pour te réchauffer en me posant non loin à tes côtés, sans un mot. Juste pour te réconforter en partie par ma présence. Oublié le temps qui passe et qui risque de me causer du retard. Cette situation ne me fait que trop penser à ces moments où je reste des heures devant la sépulture de ma femme ... .
J’ai envie de t'entourer d'un bras pour peu qu'il puisse t'offrir un semblant de réconfort.



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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Dim 15 Mar - 19:40


❝ Samuel & Altéa

 
     Sam and the Lost Memory


A mon réveil, Sam me tendit un latte macchiato caramel que je pris avec un large sourire. Charmante attention.....J’ouvris le couvercle, trempait mon doigt dans la mousse parfumée puis le léchait avec gourmandise…. Hum…La douceur du caramel et l’arôme puissant du café…quand je me sentis observée… oups. Lynch voulait peut être gouter si c’était bon et Sam… je ne suis pas sure que c’était le café qu’il voulait gouter mais je me sentis idiote de mon comportement... Et moi qui affirmais ne pas être une gamine quelques heures plus tôt... là j’avais une attitude d’ado allumeuse…. Je me mordis la lèvre inférieure et je me justifiais avec un sourire gêné :

« Désolée une régression, j’adore la mousse de lait de ces lattes, je faisais souvent ça en dégustant mon premier de la journée… »

Je finis mon café de façon plus conventionnelle, m’étirait puis retirait mon pull. Il faisait bon dans la cabine puis je m’enquis du programme de la suite de l’après-midi. Il lui restait quelques trucs à livrer, malgré le manque de sommeil, il ne semblait pas trop fatigué. J’avais dû m’endormir environ deux heures mais ces deux petites heures avaient été productives. Je me souvenais mieux de ma famille, ils ne travaillaient pas pour le journal mais le possédaient ! Ainsi que plusieurs autres publications… L’empire du papier glacé… Condé Nast Publications ! Je me souvenais de mon loft ou plutôt de notre loft. Vu le peu de temps que je résidais en ville lorsque nous avions hérité des apparts de la société mon plus jeune frère, Jamie, et moi avions fait abattre des murs, créant ainsi un grand loft où chacun avaient un coin bien à lui…. Je ne me souvenais toujours pas du numéro mais je savais où le trouver et je me souvenais de sa façade! Mon job aussi m’était partiellement revenu… ni voleuse, ni mercenaire mais militaire… Je le savais bien que j’avais des compétences en arme!… une cadette de West Point qui après ses huit années de service à l’instar de plein de cadet était restée…. « Devoir, Honneur, Patrie ».
La musique me tira de mes pensées : « Sympathy for the deviL » des Guns N' Roses, je regardais Sam amusée puis je lui lançais en plaisantant

«  Tu sais que ce titre et paint it black de rolling stones sont les titres les plus écoutés par l’US Army ! T’aurais peut-être fait un bon soldat ?»

Le camion passa devant un cimetière avec un grand portail noir… je le connaissais, je devins blême.

« Stoppe arrête toi please » lui demandais je en criant

Je sautais du camion et entrait dans le cimetière… sans la moindre hésitation,  mes pas se dirigèrent directement sur un côté, là où les cops des vétérans officiers reposaient… je m’arrêtais devant une sépulture et tombait à genou. J’avais oublié de remettre un pull en descendant, mon débardeur ne me protégeait guère du froid mais ce n’est pas cela qui me faisait trembler.


Sur le bloc était gravé : David Finley (juill 76 - déc 01)….DF les deux minuscules initiales gravées à l'intérieur de mon poignet... Une vague de souvenir déferla en moi...
je repartis dans le passé… 7 janvier 2002, je suis là, accompagnée par Jamie, des hommes de son escouade et quelques autres militaires, on enterre David…..  17 décembre 2001, une mine vient d’exploser sous un convoi…. Quelques heures plus tard, mon Lieutenant me fait quitter mon poste de renseignement et me donne les plaques de David…… 27 octobre 2001, le charter est rempli, la troisième vague de soldat, dont notre compagnie arrive en Afghanistan….. L’administration Bush nous envoie capturer Oussama Ben Laden et détruire l’organisation Al Quaïda…. 11 septembre 2001, quatre avions sont détournés, le WTC s’effondre….. septembre 99, David demande sa mutation à la Navy pour rester avec moi…….15 juillet 99 un détour de 500km David m’épouse à Las Vegas…..3 juillet 99 l’entrainement de cet été sera à Los Angeles……   27 juin 99 j’ai mon diplôme David est devenu instructeur pour rester avec moi…. Juin 98 fin de ma deuxième année, David en tant que nouveau diplômé supervise les nouveaux cadets juste pour rester avec moi…..juin 97 David a son diplôme …Janvier 97 il m’aime et je l’aime….. Septembre 96 pourquoi ai-je accepté d’intégrer cette académie ? Le Cadet Sergent qui me donne les ordres s’appelle David…… Le temps présent me rappela à lui... Lynch était à mes côtés, je ne l’avais pas senti…. J’avais un blouson sur les épaules je ne l’avais pas plus senti…. Je serrais les médaillons… je me relevais, séchait les larmes qui avaient coulé, me retournait… Sam était là accroupi attendant patiemment avec un regard de sollicitude, j’esquissais un pale sourire. En désignant la tombe, je prononçais doucement.

« il est parti il y a 14 ans, mon mari…» ma voie avait pris un ton enjoué « mon supérieur, mon ami, mon amant... »

J’étais de nouveau calme, parfaitement moi. J'affichais un léger sourire et lui proposais de reprendre la route. Il m’aida à remonter dans la cabine… je sentis de nouveau ces petites décharges… hum illogique je venais juste de pleurer mon seul amour… je ne devrais pas ressentir quoique ce soit. Nous reprîmes le cours de ses livraisons sans un mot. Il devait commencer à être fatigué avec sa nuit blanche quant à moi entre ma sieste et tous ses souvenirs qui affluaient, j’étais survoltée…… Code de l'Honneur des Cadets : Un cadet ne ment pas, ne triche pas, ne vole pas, et ne tolère pas ceux qui le font. …. C’était bien loin tout ça et puis même l’armée nous obligeait à casser ce dogme! Peut-être devrais-je dire à Sam quel job je faisais…Je l’observais un moment, il avait l’air concentré sur son trajet, je portais toujours son blouson, il y avait son odeur imprégnée dans le col….. Puis quelle importance que je ne sois pas une civile, ça ne le concernait pas… puis fallait que je sache ce qui c’était passé la vielle …. Ça c’était important !
Je n’avais pas vu le temps passé, je pianotais sur le téléphone acheté quelques heures plus tôt. En surfant j’avais trouvé la devanture de mon immeuble, je savais où je devais aller… mais peut-être plus tard, la maison de Sam se profilait. Il m’aida à descendre et je ressentis de nouveau ces petites décharges, j’avais même dû légèrement rougir sans le contrôler. Une fois rentré je réitérais ma demande pour l’arme lui expliquant je ne comptais pas l’utiliser mais juste vérifier le mécanisme. Il eut l’air dubitatif et hésita un moment mais j’eus gain de cause. Je démontais le glock sous sa surveillance, examinait la culasse et le barillet. Cette arme n’avait pas servi depuis longtemps peut-être même jamais. Je remontais l’arme et la repoussais vers Sam. C'était inattendu. Ces hommes chercheraient peut-être à me récupérer mais n'avaient pas eu intention de me blesser, en fin de compte je ne craignais rien dehors... qu’est ce qui se cachait là-dessous ?....Le regard de Sam me sortit de ma torpeur… … depuis combien de temps me regardait-il ? Je me sentis nerveuse tout à coup... décharge électrique ou tension d'un autre genre... Je devais me reprendre de suite. Je proposais d’aller fumer une clope dehors il me suivit, la pénombre était tombée. Je me retournais, il était trop proche de moi…
je ressentis de nouveau les décharges… oh puis tant pis, je me maîtriserais plus tard… Je me levais sur la pointe des pieds et ma main caressa sa joue et j'approchais lentement mon visage. Au contact de nos lèvres, une décharge de dopamine se propagea dans l'ensemble de mes veines, un baiser langoureux et doux à la fois...Voilà bien longtemps que je n'avais senti une telle chaleur m'envahir le corps et l'esprit… Je reculais, reprenant mon souffle avec le sourire satisfait de quelqu’un ayant obtenu ce qu’il voulait et lui dit en guise d’excuse :

« Euh… J’ai une grande imagination en général mais parfois j’aime que les choses arrivent pour de vrai et n’avoir aucun regret... je me devais de le faire »

Je restais plantée devant lui l'air conquérante, légèrement provoquante!...J'étais presque sûre que cette attitude l'agacerait mais je m'en fichais...Alors tu me trouves toujours aussi gamine? Pensais-je... J'attendais sa réaction ou pas... Je ne savais même si je voulais qu'il réagisse. Je me sentais juste bien, un peu comme si le temps s'était suspendu pour une parenthèse.

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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Mer 18 Mar - 19:24



❝ Samuel & Altéa

   ♡ Sam and the lost memory.

Au contact de ses lèvres, je songe à un instant plus tôt et à son adorable moustache de lait ainsi que sa façon de savourer le latte que je lui ai gentiment ramené. Tout m'éloigne de l'épisode de cimetière et du léger bouleversement qui m'a moi aussi ébranlé un temps plus tôt. Elle a fait preuve d'un sacré tempérament pour parvenir à un tel contrôle. Pour ma part, la disparition de ma femme est encore récente mais je ne saurais dire si j'ai vraiment de contrôle sur l'impact que ça peut encore avoir sur moi puisque jusqu'à aujourd'hui, j’en suis encore à noyer mon chagrin de bien nombreuses façons, pas toutes légales qui plus est. Enfin ça c'est une autre histoire.
Je dois dire que la seule chose qui m'ait détourné de mes noires pensées ces derniers mois, c'est Baluche. Au final, il est sans doute préférable dans un sens qu'elle me donne tant de fil à retordre. Les emmerdes ça a au moins ça de bon de vous détourner d'autres soucis latent. Pas le temps de ruminer ou de s’apitoyer avec cette gosse.

Mais je devrais être à mille lieux de ces pensées et si dit comme ça, on me croit parti bien loin, je vous assure que ça ne dure qu'une fraction de seconde. Comment ne pas profiter d'un tel baiser ... ? Elle m'a si agréablement surpris. Ses lèvres se font caresse tandis que mes mains se placent délicatement de chaque côté de son visage alors que j'intensifie ce baiser. Délicieux contact qui fait naitre une nuée de papillons dans mon ventre, accompagnées de ces petites décharges qui grimpent en intensité plus nos corps se rapprochent dans cette étreinte. J'ai juste envie de me laisser aller sans penser à rien d'autre qu'à cette sensation.

Puis nos lèvres se séparent après ce qui me semble une éternité. Putain, j'ai l'impression d'être une gonzesse en émoi mais elle me fait un effet qui ne m'avait plus habité depuis des lustres, je veux dire aussi intensément. T'imagines pas que je vivais en moine reclus mais il est rare qu'une poulette me fasse frémir de la sorte. Tu vois un peu où je veux en venir. Ce petit truc particulier qui change tout.
Mon regard s'égare encore un instant sur ses lèvres comme si je regrettais déjà leur contact, et c'est sûrement le cas. Elle se recule et les propos qui en franchissent la barrière ne sont pas sans me tirer un petit sourire.


« Euh… J’ai une grande imagination en général mais parfois j’aime que les choses arrivent pour de vrai et n’avoir aucun regret... je me devais de le faire »


Ses arguments titillent ma curiosité alors qu'elle se tient plantée devant moi en conquérante, comme pour me provoquer de façon tout délicieusement mutine.

- Tu peux concrétiser tout ce qui passera par ton imagination ... la taquinais-je en retour sans vraiment chercher à lui offrir de plus sérieuse réaction. Son petit air conquérant m'exaspérerait presque chez d'autres mais là sur l'instant, c’est juste craquant et je lui pardonne pour un temps ce petit air de défis auquel je lui fais renoncer en l'attirant de nouveau à moi, mes doigts placés sous son menton tandis que je retrouve bientôt le contact délicieux de ses ourlées.

Un baiser encore plein de langueur et plus lourd encore de sensualité avant que je ne l'entoure d'un bras au niveau des épaules et que je ne l'embarque à l'étage. Les minutes défilent alors que nous sommes désormais étendus sur mon lit l'un en face de l'autre. Nos regards se fixent, mes doigts s’égarent inlassablement sur son visage et se perdent dans ses cheveux, mes lèvres s'attardent en de délicats baisers dans le creux de ses poignets, sur ses paumes ... sans la lâcher des yeux. J’ai envie de lui demander si d'autres souvenirs lui sont revenus, si elle se rappelle où elle vit et si elle remet ces fameux types ou ce qu'ils ont après elle mais je crains de ne briser cette magie qui pourtant file peu à peu malgré moi alors que le sommeil me rattrape, ma main serrant doucement la sienne.


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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam] Mer 18 Mar - 19:47




❝ Samuel & Altéa

 
     Sam and the Lost Memory


Je me dégageais délicatement de sa douce étreinte. Il s’était endormi torse nu, je l’observais un moment pensive… Je me levais en tenue légère, enfilais son tee-shirt posé au sol, un peu comme s’il me tenait encore dans ses bras. Je montais dans son atelier. Quelques toiles peu de couleur, de grand coup de pinceau plus ou moins épais, de l’art abstrait…les paroles de mon professeur parisien me revinrent :" laissez-vous aller à la simple contemplation, laissez venir les émotions juste se laisser porter par l’émotion, ne vous efforcez pas de comprendre"… Ses toiles avaient quelque chose d’apaisant, beau et triste à la fois…. Mon regard fut attiré par un carnet de croquis vierge, je pris un crayon et redescendis dans la chambre m’installant dans l’un des fauteuils vers la fenêtre … Un long moment plus tard, une heure peut être deux ou plus, j’apportais la touche finale à mon croquis tout en regardant les mouvements réguliers de son torse qui m’indiquait son profond sommeil.Tu peux concrétiser tout ce qui passera par ton imagination... Peut être aurais je dû? une soirée plus torride... mais ça aurait briser l'ambiance empreinte de tendresse et de douceur. C'était mieux ainsi... J’enlevais le tee-shirt, le respirait une dernière fois comme pour garder un souvenir olfactif… ironiquement en faisant cela c’est mon odeur, mon parfum que j’y déposais…. Lynch avait dû deviner ce que je m’apprêtais à faire, il me suivait du regard l’air triste.


J’enfilais mes affaires, je notais mon numéro au dos du dessin puis collais un post-it dessus. Je gratouillais le pelage du chien avec toute la tendresse qui me restait. Je m’appuyais dans l’encadrement de la porte de la chambre, je contemplais une dernière fois, sa respiration était toujours régulière. J’avais déjà regroupé mes affaires, je laissais le glock, il ne me servirait à rien, pas assez discret. Je déverrouillais et refermais la porte le plus délicatement possible, il se réveillerait dans un moment puis Lynch était dissuasif. Personne n’entrerait.

« Tu es quelqu’un de bien, Samuel Hemsworth, je suis désolée » chuchotais-je plus pour moi-même que pour lui

Une fois dehors j’aspirais un bol d’air froid… Le bien-être et la chaleur éprouvés ces dernières heures s’évaporèrent en quelques microsecondes. Je ne devais pas, je ne pouvais pas, je n’avais pas le temps de m’attacher à quelqu’un… Non je mentais… Je ne voulais pas, j’avais bien trop peur de souffrir… Le premier qui tomberait amoureux serait perdant ! C’est ce que David m’avait dit et j’avais perdu… je l’avais perdu… Et je sentais bien que là, je prenais le risque de perdre à nouveau… je pourrais l’aimer lui… Puis ce n’était pas le moment, la situation depuis une semaine était délicate et mon accident de la vielle l’avait rendu plus compliquée… Sans me retourner, je partis en direction de l’avenue dès les premiers pas une musique dans la tête m’accompagna, j’appelais un cabs direction Manhattan. Je reconnus tout de suite l’immeuble. Une fois devant les baies vitrées un agent de sécurité m’ouvrit, me salua, je me dirigeais vers les ascenseurs et appuyais pour le dernier étage. Ça y est j’étais chez moi. Je savais ce qu’il me restait à faire

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à suivre... "Trust me"
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MessageSujet: Re: Sam and the lost memory [Altéa & Sam]

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Sam and the lost memory [Altéa & Sam]

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