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Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro

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MessageSujet: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Jeu 5 Mar - 14:39

Cole & Alessandro


5 mars 2015. Le jour où Cole Dashwood se rend à un match de baseball avec son ami Alessandro Wade. C’était une date à marquer en rouge avec des petits autocollants au calendrier, puisque ce n’était pas de si tôt que ça allait se reproduire. En fait, je crois que jamais je ne me serais rendu à un match de baseball de mon plein gré, et jamais je n’aurais forcé qui que ce soit que j’appréciais de faire de même. Cependant, puisque j’avais obtenu des places d’un de mes meilleurs clients, que celui-ci était un grand fan des Yankees et que surtout, j’aurais droit aux hot dogs et à des bières gratuitement pendant toute la soirée, je m’étais convaincu d’y aller, non sans manquer de me trouver un support moral pour ce match, en l’occurrence Alessandro, que j’avais prévenu par message précédemment, sans vraiment lui laisser le choix de venir avec moi, pour être honnête. Cependant, il ne m’en avait pas voulu, puisqu’il savait que non seulement, c’était ainsi que je procédais avec environ tout le monde, mais de plus, je ne voulais pas commencer à me casser la tête pour me trouver quelqu’un pour venir avec moi. Et puis, il était probablement la seule personne que je connaissais qui n’appréciait pas nécessairement le baseball, c’était parfait pour moi, puisque je ne voulais pas me retrouver avec quelqu’un qui m’aurait assailli de statistiques et trucs complètement ridicules pendant tout le temps du match, ne me laissant pas profiter de la nourriture et des breuvages à volonté.

Puisque cela était maintenant chose réglée, j’étais soudainement un peu plus confiant de me rendre à ce match, même si ce n’était quand même pas la chose la plus excitante pour moi, compte tenu que j’aurais de loin préféré me payer un billet pour un spectacle à Broadway. En effet, je ne connaissais rien aux coutumes des matchs de baseball, à un tel point que j’ignorais même ce qu’il fallait porter ! Optant pour le plus simple, à savoir un jean et un t-shirt accompagné d’un manteau, vu le temps peu chaud de l’hiver à New York, j’avais choisi de ne rien apporter, sauf le nécessaire de survie, soit mon porte-monnaie, les billets, mes clés et mon téléphone portable. Sitôt que je fus prêt, je sortis de mon appartement, puis je me rendis chez Alessandro, comme je le lui avais stipulé dans mon message. Après, je lui avais également dit que j’aurais une place de parking de choix une fois là-bas, mais ça, c’était encore à voir, même si cela m’arrangerait, puisque je ne voulais pas me perdre pendant des heures entre les individus de basse classe qui aimaient ce sport. Sitôt que je fus arrivé devant chez lui, je klaxonnai un bon coup pour lui faire savoir que j’étais là, commençant alors à l’attendre, espérant simplement ne pas devoir patienter trop longtemps, puisqu’attendre, c’était bien loin d’être mon fort et ça, mon frère de cœur le savait parfaitement.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Jeu 5 Mar - 18:26


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
Sortant de la douche, je soupirais. Moi, j’allais franchement aller à un match de baseball? J’en connaissais un que ça enchanterait bien plus que ma personne — Dean — mais je ne pouvais pas me défiler. C’était Cole qui m’avait invité et il me tuerait si je lui faisais un faux plan. Enfin, quand je dis ‘invité’, j’veux dire forcé. Parce qu’en y réfléchissant bien, il ne m’a pas vraiment laissé le choix lui… Mais l’argument du « les bières et hot dogs sont gratuits » qu’il m’avait sorti par texto, je m’étais laissé convaincre. Ben quoi? Autant en profiter non? Puis j’avais envie de le voir. Ok, ça aurait pu être mieux dans un autre contexte, mais j’en avais l’occasion aujourd’hui alors je n’allais pas rechigner. Avec son emploi du temps chargé — ainsi que le mien — on n’avait que très peu de temps à s’accorder. Je serais totalement idiot de refuser de le voir sous prétexte qu’on va voir les Yankees jouer. Ah, au fait, chose qui témoigne de ma grande passion pour cette équipe : je croyais que c’était du foot ou du basket. Heureusement qu’on m’a appris que c’était du baseball avant que j’entre dans le stade, sinon j’imagine bien ma tête…

J’enfilais donc un t-shirt et un jean, puis mes converses et un sweater parce que, bien que New York était en « redoux », il faisait quand même 3°C quoi. Merde, on est le 5 mars, pourquoi il fait encore aussi froid? Le printemps c’est dans 16 jours ! Coup de klaxon. Long. Oui bah ça va j’ai compris hein ! J’attrapais ma veste en cuir, clés et téléphone en main, porte-feuille dans la poche, avant de sortir de mon appart et rejoindre le froid glacial. Cole m’attendait dans sa voiture bien au chaud en bas de mon immeuble, et je m’engouffrais vite dans celle-ci. « Tu vas casser ton klaxon. » le saluais-je alors, grand sourire aux lèvres. « T’es prêt à jouer les amateurs de sport? » Je crois que j’allais bien rire quand même en les entendant crier, encourager, râler, commenter, analyser… Ça allait être marrant, en fin de compte.

On fit la route tranquillement — je n’étais pas très bavard en voiture. « Elle est où ta place de parking privilégiée, dis-moi? Rassure-moi, c’est vraiment un client important pour qu’on se tape un match de basket, hein? » Avant de tilter quelques secondes plus tard. « Enfin, j’voulais dire baseball. » me rattrapais-je l’air de rien. Vivement que je retourne en Californie surfer un peu. Hawaii aussi ça serait génial, ou l’Australie. Faudra que j’y pense. « Tu fais du sport toi au fait? T’as fait quoi quand t’étais plus jeune? » Oui, des fois j’avais des éclairs qui me rappelait que Cole et moi n’étions pas amis d’enfance, et que du coup, les petites anecdotes manquaient.

electric bird.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Lun 9 Mar - 13:40

Cole & Alessandro


Pour répondre au commentaire d’Alessandro concernant le coup de klaxon que je lui avais lancé pour lui signifier de se dépêcher, j’en donnai un autre en lui adressant une jolie grimace pour lui faire savoir que je ne faisais que le narguer un peu plus tandis que celui-ci montait dans le véhicule. Pour plusieurs personnes, cela aurait pu être limite considéré comme de la provocation, mais je savais qu’Alessandro ne m’en voudrait pas, tout simplement parce qu’il était un de mes plus proches amis, et surtout avec un des seuls avec qui je me permettais de faire le gamin de la sorte. Plus encore, il était un des seuls avec qui je pouvais me permettre de lâcher certains sarcasmes tels que : « Ouep ! J’ai même deux maillots, des casquettes et des doigts en mousse dans le coffre, tu vas voir, on va s’éclater ! » en sachant que je n’aurais pas besoin de dire si c’était du sérieux ou pas. Alessandro était déjà au courant que mes propos n’étaient pas vrais, mais pas une seule seconde. En effet, tout comme moi, il n’aimait pas le sport, ce qui rendait par conséquent notre présence au stade encore plus ironique qu’elle ne l’était déjà en ce moment. Mais ça, je n’en moquais complètement; il aurait été hors de question que je me tape ce match tout seul, alors autant le supporter avec quelqu’un que j’appréciais vraiment et qui partageait ma hantise pour ce genre d’évènement. Et puis, ce ne serait pas comme si c’était une véritable torture; nous avions quand même certains avantages, par exemple la fameuse place de parking que je me devais de chercher sitôt que nous fûmes arrivés au stade. Regardant le billet qu’on m’avait donné, je fronçai les sourcils, et je regardai mon ami juste au moment où il confondait basketball avec baseball. Je ne lui en voulais pas une seule seconde, considérant le fait que j’aurais été le premier à faire le même type d’erreur. Choisissant de l’ignorer, je répondis plutôt : « Le billet dit parking #1, mais ça ne me dit pas c’est où. » Puis, considérant cette information, je choisis d’arrêter le véhicule un instant, et de m’en remettre aux gens qui travaillaient ici. S’ils étaient le moindrement intelligents, ils allaient venir à ma rencontre, puisqu’autrement, j’allais bloquer l’entrée jusqu’au début du match, et je ne ferais clairement pas des heureux, même si au fond, je m’en foutais complètement. Toutefois, ce temps d’attente me permit d’écouter Alessandro me demander si je faisais du sport, ou si j’en avais fait quand j’étais plus jeune. À cela, je répondis : « Jouer du coude pour respirer à Wall Street, c’est ça mon sport, et c’est bien suffisant. » Enfin, comme tout le monde, je ne disais pas non à un jogging quand j’en avais envie, ou bien quand j’avais envie de me défouler, mais ça, ça ne comptait pas, en mon sens. Puis, pour compléter ma réponse, je dis : « Et quand j’étais gosse, on nous faisait jouer au rugby ou bien au croquet à l’école. Je crois qu’une fois mes parents ont voulu me faire jouer au polo, mais je suis tombé du cheval dix minutes après et je me suis cassé le bras, donc ils ont abandonné le projet. » Après un petit sourire en coin, je lâchai alors : « Et toi ?  Ne me dis pas que t’as déjà passé à deux doigts de faire les grandes ligues et que tu ne me l’as jamais dit ! »
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Lun 9 Mar - 21:31


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
A ma remarque sur le klaxon, il en redonnait un coup. Sérieux? Je secouais légèrement la tête en riant. Un grand gamin. Mais ça me plaisait quand il était comme ça avec moi, ça changeait de son air sérieux et préoccupé, qui ne se déstresse jamais. Je lui demandais s’il était prêt à jouer les amateurs de sport. « Ouep ! J’ai même deux maillots, des casquettes et des doigts en mousse dans le coffre, tu vas voir, on va s’éclater ! » Effectivement, il jouait son rôle à la perfection. « Et tout ça pour un homme aux poches pleines de papier vert… » soupirais-je quelque peu, de façon théâtrale exagérée, pour répondre à son sarcasme. « T’es quand même vachement pas cool comme ami. Ça se fait pas de me faire du forçage comme ça. Tu veux pas te taper le match tout seul parce que tu sais que ça va être nul, du coup, tu m’emmènes me faire chier aussi ! Bah bravo. » feignis-je de le réprimander, la voix à mon tour teintée de sarcasme. J’étais content de passer cette soirée avec lui. Et puis de toute façon, à chaque fois qu’on avait une obligation à laquelle on ne voulait pas assister, c’était toujours conseillé d’emmener un ami. Ça rendait toujours la chose plus amusante, soit parce qu’on se moquerait de l’évènement tout du long, soit parce qu’on parlerait d’autre chose, soit parce qu’on en tirerait des avantages. Avec Cole, je pensais bien que ça allait être ces trois conditions réunies : on se moquerait du public enflammé par la passion du sport au point de beugler comme des vaches, on parlerait de nos petites vies (oui, parce que je n’avais toujours pas oublié le sujet Tiffany, que je comptais bien remettre sur le tapis d’ailleurs s’il ne le faisait pas de lui-même) et on profiterait de la bouffe gratuite à volonté. Et de la bière, mais bon, on évitera de mentionner cela, sinon, ça fait un peu alcoolique quoi. Dans les avantages aussi, on avait la place de parking gratuite. Enfin, c’était plus pour Cole ça. Moi je ne conduisais pas, alors je m’en foutais un peu. Mais encore fallait-il qu’il le trouve, ce stationnement. « Le billet dit parking #1, mais ça ne me dit pas c’est où. » Je tournais la tête vers lui. « Et? Si c’est de l’aide que tu me demandes là, oublie, j’en sais absolument rien. Je galère déjà à me garer à Disney alors pour un match de baseball… » Je roulais des yeux. Impensable. A Disneyland, dès l’arrivée, nous étions guidé par un homme à telle place de parking, il nous aidait même à nous garer correctement, et j’arrivais à être perdu avec tout ça, alors si ici il fallait chercher de nous même, fallait pas rêver. Pourquoi pas demander au personnel, quand même? Non, Cole décida d’attendre qu’ils viennent à nous, plutôt que d’aller à eux de nous-mêmes. Il arrêta la voiture en plein milieu de l’allée. J’en profitais pour l’interroger sur son passé de pseudo sportif. « Jouer du coude pour respirer à Wall Street, c’est ça mon sport, et c’est bien suffisant. » Ouais, ça, je le comprenais parfaitement. « C’est pareil à l’hôpital, crois-moi. » D’ailleurs, ça en était fatiguant. « Et quand j’étais gosse, on nous faisait jouer au rugby ou bien au croquet à l’école. Je crois qu’une fois mes parents ont voulu me faire jouer au polo, mais je suis tombé du cheval dix minutes après et je me suis cassé le bras, donc ils ont abandonné le projet. » Sourire en coin pour achever sa réponse, à laquelle je riais quelque peu. « T’es pas plus doué que moi à ce que je vois ! » « Et toi ?  Ne me dis pas que t’as déjà passé à deux doigts de faire les grandes ligues et que tu ne me l’as jamais dit ! » « Ben justement, maintenant que tu le demandes… Non. Jamais de la vie ! Tu m’imagines en sportif pro? Hors de question. Quand j’étais en Californie, je surfais, tous les jours. J’adorais ça. Encore aujourd’hui d’ailleurs, mais j’ai pas franchement l’occasion de surfer à New York tu comprends… Sinon, mon père a voulu m’apprendre le baseball. Premier essai : j’ai cassé la vitre de la cuisine et me suis fait sermonner par ma mère pendant une demie-heure. Du coup, lui aussi, a abandonné le projet… » Je souriais de façon nostalgique en repensant à ce souvenir. C’était sûrement l’un des meilleurs de mon enfance. Un gars de la sécurité s’approchait enfin de la voiture et donnait des directions à Cole au vu de son ticket, auxquelles je ne prêtais pas vraiment attention, occupé à regarder la foule se presser vers l’entrée du stade.

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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mer 11 Mar - 20:53

Cole & Alessandro


Cela ne faisait pas de doute : Alessandro et moi n’étions pas doués pour un sou pour le sport, et encore moins pour le baseball. Pourtant, nous étions là, tous les deux, à se rendre au stade pour un match de Yankees, tout cela pour faire plaisir à un de mes clients, comme mon ami avait tôt fait de me le rappeler précédemment, ce à quoi je n’avais pas vraiment su répondre, puisque c’était la triste réalité. Cependant, outre me faire de fausses reproches comme quoi je l’avais forcé à venir avec moi, ce à quoi je répondis, à la blague : « Oh allez ! Je suis sûr que tu raconteras ça avec plaisir à tes petits-enfants après ! » sachant que mon ami ne pourrait pas m’en vouloir. Pourquoi ? Parce que j’étais persuadé que si lui aussi, à un moment donné, il se retrouverait dans une situation de ce genre, lui aussi agirait comme moi je le faisais, et plus encore, il savait parfaitement qu’il pourrait faire appel à mes services de super ami pour l’aider à passer au travers tout cela. Cependant, si jamais cela arrivait, je ne pourrais pas dire non à présent, puisque je lui avais fait subir ce sort, alors je n’avais pas d’excuse pour me dérober. Cela ne me gênait pas pour autant, parce qu’en fait, ce qui comptait pour moi, c’était tenter de faire passer ce moment moins agréable plus rapidement en compagnie de mon ami. Et cela ne prit pas beaucoup de temps pour que nous commençâmes à passer un bon moment, puisque déjà dans la voiture, nous discutâmes de nos précédents exploits en sports, ce qui était, visiblement, quelque chose de pas naturel ni pour lui, ni pour moi. Si je pensais être un désastre à ce niveau, Alessandro ne valait pas mieux, selon ce qui m’expliqua. Enfin, il n’avait pas fait tout une catastrophe, mais quand même, ses efforts furent suffisamment désastreux pour convaincre ses parents de ne pas le pousser dans ce domaine, exactement comme moi, en fait. N’ayant pas de commentaire à faire sur cette question, je préférai lui dire, toujours dans la même ironie qui m’était caractéristique : « Dommage pour le surf, quand même. Il y a quelque chose pour quoi tu aurais été plus doué que moi. » Puis, sans sourire, même si je racontais une grosse plaisanterie, je marquai une pause, et j’ajoutai : « Peut-être qu’un jour, on pourrait aller faire du surf sur une de ces planches pourries dans le New Jersey, qui sait ? » Enfin, cela impliquait qu’il faudrait que je prenne des vacances, ce que je n’avais jamais fait depuis trois ans. De toute façon, cela aurait été trop douloureux pour moi, compte tenu que précédemment, les seules vacances que je prenais, c’était pendant les vacances scolaires, pour passer du temps avec mon fils. Maintenant, je n’avais plus personne avec qui passer du temps, donc je ne voyais plus de raison valable pour le faire. Mais ça, je ne le mentionnai pas, pas pour le moment, puisque je n’en aurais pas eu le temps; un gardien de sécurité se décida à venir me voir. Je lui montrai le billet, et sitôt, il m’indiqua où aller, finalement. Heureusement, ce ne fut pas trop long de m’y retrouver par la suite, et encore mieux, quand j’arrivai dans le fameux parking, je me rendis compte que celui-ci était encore pas mal vide, à croire que ce n’était pas les plus grands fans qui avaient les meilleures places. Prenant la première que je vis, me moquant bien de savoir si elle était réservée ou pas, parce que rien ne l’indiquait, de toute façon, je me garai, coupai le contact, et je dis : « Voilà, nous y sommes. » À ce moment, une musique dramatique aurait été parfaite, puisque c’était le début de nos trois heures de torture. Ou deux ? Ou quatre ? Je ne savais pas trop; j’ignorais totalement la durée d’un match de baseball. Visiblement, j’allais le savoir bientôt, sitôt que nous serions assis et que cette saleté voudrait bien commencer.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mer 11 Mar - 22:30


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
Mes petits-enfants? J’arquais un sourcil en direction de Cole. Ben, j’étais quand même mal parti pour ça… « Ouais fin, ça risque pas. » Je risquais probablement de ne jamais avoir d’enfants, alors pour les petits enfants, ça devenait tout de suite plus compliqué. Sans compter que Dean avait un gros problème avec les enfants — je ne savais toujours pas quoi, mais je le découvrirai bien vite. « Tu m’en dois une en tout cas ! » Toujours sur le ton de la plaisanterie. Je l’interrogeais ensuite sur son passé sportif, qui était tout aussi brillant que le mien, à en croire ce qu’il me disait. « Heureusement qu’on est meilleurs dans notre boulot qu’en sport. » Oui, lui tout comme moi avait un très bon job dans lequel on excellait respectivement. Parce que sinon, imaginez ça : nuls en sport, nuls au boulot… Et on ne va pas parler de relations sociales, parce que je crois bien que Cole était le seul ami que j’avais, et réciproquement. Du coup, dieu merci que notre talent professionnel rattrape notre maladresse dans tous les autres domaines. Ça compensait un peu, au moins. « Dommage pour le surf, quand même. Il y a quelque chose pour quoi tu aurais été plus doué que moi. » Je riais en le regardant. « C’est sûr que je suis meilleur que toi ! Et c’est pas le seul domaine d’ailleurs. » En parlant de ça… « Je suis meilleur que toi au niveau des relations amoureuses, aussi. » Je feins de toussoter, comme pour dissimuler ma remarque. Oui, je faisais là référence à notre dernier repas partagé, durant lequel j’avais bataillé pour lui faire comprendre que Tiffany s’intéressait à lui, sans qu’il n’en croit rien. Quel aveugle, quand même. Les signes, ça ne trompait pas. Mais… « Attends, tu sais surfer? Où est-ce que t’as appris? » Bah ouais, imaginez on partageait la même passion sans le savoir au final… « Peut-être qu’un jour, on pourrait aller faire du surf sur une de ces planches pourries dans le New Jersey, qui sait ? » J’esquissais un sourire moqueur, hochant la tête. « Avec plaisir. Je serais ravi de te mettre une raclée. » Bah quoi? « Sinon, y’a LA qui est un peu mieux à ce niveau. Mais pour ça, faudrait déjà que tu t’autorises à te prendre des vacances. »

Un gars de la sécurité nous guidait finalement pour la place de parking, ce dernier étant étonnement vide. « Pourquoi y’a personne? » Cole se garait sur la première place qu’il trouvait, et déclarait gravement qu’on y était. « C’est l’heure. » répondis-je sur le même ton. Et les violons, ils sont où? Attendez… « Ça dure combien de temps cette merde? » Ouais, c’était quatre-vingt-dix minutes comme le foot, ou plus? Ou moins? Oui, j’avais de l’espoir. Je sortais de la voiture et suivais les panneaux pour me diriger vers le stade, ayant vérifié que Cole était bien derrière moi. Ouais, la dernière chose que je voulais serait de le perdre de vue et de me coltiner un fan de baseball toute la soirée. Vous imaginez l’ironie du sort? Cole et moi venons ensemble à ce match pour éviter de s’ennuyer, et on se perd, se retrouvant seul chacun de notre côté pour la soirée. Quelle merde ! Du coup, je vérifiais toutes les deux minutes s’il me suivait toujours, et arrivais enfin dans l’enceinte du stade. Waouh ! C’était immense ! Et il était déjà plein, les supporters criant, chantant leurs hymnes en fonction de leur équipes, brandissant drapeaux, chapeaux, doigts géants, tous ou presque portant un maillot de baseball ou des casquettes. Bon… Je lançais un regard à Cole, me retenant de rire. « Ça, c’est du fanatisme moderne. » Je donnais un regard à 360. « Ils sont dingues. » lâchais-je finalement, comme une conclusion définitive. « Bon, où est-ce qu’on va? » Les places étaient notées sur le ticket, non?

electric bird.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Lun 16 Mar - 14:33

Cole & Alessandro


Pour toute réponse aux commentaires d’Alessandro concernant nos boulots, le sport, et la dette que je lui devais, je ne réagis pas, me contentant d’un sourire ou d’un petit regard à chaque fois. Ce fut seulement lorsque sans que je m’y en attende, il parla de nos relations amoureuses, clamant être meilleur également à ce niveau, que j’arquai un sourcil en le considérant, ne passant toutefois pas de commentaire, puisque je savais déjà qu’il avait une vie amoureuse plus stable que la mienne. Enfin, de ce que je savais, en tout cas, même si en fait, je sentais que je n’étais pas nécessairement à la page à ce niveau, tout comme lui ne l’était pas. En effet, je n’avais jamais pris le temps de lui raconter ce qui s’était passé avec Tiffany, le jour de cette fameuse bataille de boules de neige improvisée que nous avions faite ensemble et qui s’était terminée d’une façon plutôt particulière. Ce n’était pas que je ne voulais pas le lui raconter, mais plutôt parce que je ne me sentais pas suffisamment confortable pour le faire par téléphone ou pire encore, dans un email ou un simple SMS. Et honnêtement, je ne me vis pas le faire non plus ici et maintenant, me doutant qu’il me faudrait au moins une bière – ou deux – pour pouvoir lui raconter une telle chose et surtout, être en mesure d’écouter ses commentaires et conseils, puisqu’il était certain que si j’abordais ce sujet, Alessandro n’allait pas parler à demi-mot comme il le faisait depuis quelques minutes maintenant, en ajoutant une couche quand il me dit que si jamais on voulait aller faire du surf, il faudrait que je prenne des vacances. Enfin, ça, c’était plutôt clair comme affirmation, mais il y avait tellement un sens important rattaché à cela que je considérais encore cela presque comme un sous-entendu. Effectivement, je ne savais plus depuis un bon moment ce que c’était, des vacances. Pour moi, des vacances, ça se limitait à une soirée, par exemple une soirée pendant laquelle je me rendais à Broadway comme j’aimais tant le faire. Même ce soir, je ne considérais pas cela comme un congé; je considérais cela comme une corvée. Je savais déjà que je n’étais pas le seul à penser de cette façon, mais Alessandro ne manqua pas de me le rappeler encore une fois en me demandant combien de temps durait « cette merde » que je compris étant le fameux match. Rapidement, je le considérai avec une tête voulant tout dire, donc en gros, avec une expression qui voulait clairement signifier : « Est-ce que j’ai la tête d’un mec qui sait combien de temps ça dure, un match, et est-ce que j’ai envie de le savoir ? Pas vraiment, donc va chercher ton information ailleurs. » D’accord, c’était beaucoup demandé pour un simple regard, d’où le fait que j’ajoutai, dans un haussement d’épaules : « Tout ce que je peux te dire, c’est que même si ça ne dure que 20 minutes, ce sera long quand même. », montrant ma démotivation d’une façon plus évidente que jamais. Tentant de faire fi des fans qui commençaient à se dandiner autour de nous pour ne pas me désespérer davantage, je me concentrai plutôt sur mon ami quand celui-ci me demanda où on allait, ou plutôt, où on devait aller s’asseoir. Considérant les billets, je ne trouvai rien de mieux à faire que de lui sortir une réponse particulièrement impertinente, à savoir : « Là. » en même temps que je pointais le numéro de siège indiqué sur le bout de papier qui nous donnait tant d’importance soudainement dans ce stade, celui pour quoi plein de gens présents pourraient tuer, tandis que nous, si on pouvait s’essuyer les fesses avec, on le ferait probablement. En revanche, puisque cela ne nous menait pas très loin, je fis quand même un effort pour être un peu plus sérieux, et je dis : « Franchement, j’en sais rien. Donc soit on trouve un plan, soit on suit les flèches, soit on fait les chiants et on demande d’être reconduits à notre place. Je suppose qu’on pourrait y avoir droit, non ? », faisant évidemment allusion au fait que nous avions soi-disant des places excellentes, et de ce fait une certaine importance dans ce stade. Il fallait bien qu’elle serve à quelque chose quand même, non ?
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mer 25 Mar - 1:04


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
Franchement, si je devais lui faire avaler bière sur bière pour le rendre bavard, je n’hésiterais pas une seule seconde. J’avais envie de savoir ce qu’il se passait avec Tiffany, c’était surement mon côté curieux jamais rassasié. J’avais envie de voir s’il avait pris les mots de notre dernière rencontre en considération, savoir s’il y avait même juste un tout petit peu pensé. Même cinq petites minutes. C’était important, à mes yeux, car je pensais bien que cette femme pouvait le faire sortir de sa coquille — doucement mais sûrement — et le rendre heureux. Le détendre, lui faire lâcher prise, lui redonner goût aux relations, à la tendresse, à l’affection. C’était vital, toutes ces émotions. Bon, d’accord, c’était sûrement la fleur bleue en moi qui parlait en cet instant, mais comment pouvait-il vivre comme ça, en restant constamment de marbre? Comment pouvait-il rester toujours seul, sans aucun réconfort quand ça n’allait pas? Parce que oui, il avait beau jouer les gros durs, je n’étais pas totalement dupe, je savais qu’il y avait des moments durant lesquels il allait moins bien que d’autres. J’étais là, certes, mais je ne pouvais pas vraiment clamer que Cole était du genre à se confier et à parler de ses problèmes jusqu’à me livrer ses états-d’âme. C’était plutôt tout le contraire, en fait. Voilà pourquoi j’avais tant insisté à notre déjeuner au Pizza Shack, et pourquoi je continuais d’insister encore aujourd’hui. Il fallait qu’il se rende compte que Tiffany était une femme bien pour lui. Et ça, c’était loin d’être tâche facile avec ce têtu en face de moi. Au final, plus je pensais à cette soirée qui s’annonçait, soirée à laquelle j’étais au départ venu à contre-coeur, et plus je me disais que on pouvait peut-être s’amuser, en fin de compte. J’étais toujours pessimiste mais Dean me faisait changer peu à peu, me faisant prendre conscience que tout n’était pas écrit d’avance. Alors ce match de baseball finalement pouvait s’avérer être intéressant, en compagnie d’un ami, en plus. Il fallait positiver et arrêter de s’apitoyer sur son sort, même si j’avoue qu’il y a encore cinq minutes, je désespérais à l’idée d’être privé d’une bonne soirée télé-pastabox chez moi, à poupouiller mon chat. « Tout ce que je peux te dire, c’est que même si ça ne dure que 20 minutes, ce sera long quand même. » Je riais quelque peu à sa tête aigrie et son haussement d’épaule agacé. Je décidais d’adoucir la situation, puisqu’au final, à ne ruminer que des idées négatives, on allait vraiment finir par passer une soirée à chier. Il fallait y mettre du sien. « Mais au moins, on se sera vus. » Parce que oui, faut dire que lui et moi, on avait beau être un truc du genre meilleurs potes ou frangins, niveau régularité des rencontres, on était out. « Ça me manque de te voir squatter chez moi des soirs, tu sais. » Du temps où je travaillais sur le dossier de son fils malade nuits et jours, il était toujours présent, et c’était d’ailleurs comme ça qu’on avait pu se lier d’amitié. Mais bon, je comprenais que maintenant que son fils n’était plus, je ne lui étais plus d’une grande utilité et je ne représentais plus l’espoir comme j’avais pu le faire durant des mois. Peu importe, c’était le passé. Du coup, je lui demandais où on devait s’assoir, et ironiquement il me montrait le numéro du doigt sur le ticket. Super ! Très drôle Cole, bravo, j’admire l’humour. « Franchement, j’en sais rien. Donc soit on trouve un plan, soit on suit les flèches, soit on fait les chiants et on demande d’être reconduits à notre place. Je suppose qu’on pourrait y avoir droit, non ? » Je jetais un nouveau un oeil aux tickets et pointais la mention « VIP ». « J’pense que oui. » affirmais-je alors. Du coup, j’interpelais un organisateur qui justement passait par là, et lui demandais gentiment de nous conduire à nos places. Il parut surpris du numéro, et nous traita tellement noblement que ça me foutait la trouille. On était si bien placé que ça? Je le suivais docilement, de plus en plus près du terrain. Euh… On est pas à l’intérieur quand même, si? Non parce que là, on était drôlement près, et le gars n’avait pas l’air décidé à s’arrêter de marcher. Sauf que si, quelques secondes plus tard, il s’arrêtait et ouvrait le bras en direction de nos fameux sièges, numéro 19. Je prenais donc place, un peu perplexe. Alors si je comprenais bien, des sièges 15 à 17, c’était les places personnelles des joueurs de la team des Yankees, des 23 à 25 c’était la team visiteur, et au milieu il y avait… nous. Je toisais les alentours, admirant l’immensité du stade et l’ambiance des spectateurs déjà dingues alors que rien ne se produisait. « Putain de merde Cole, ces places doivent valoir une fortune ! » dis-je alors, les yeux écarquillés. Il s’était complètement lâché, son client !

electric bird.



Plan du stade:
 
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mer 1 Avr - 22:51

Cole & Alessandro


N’ayant pas réfléchi de la sorte à cet aspect de notre sortie, même si cela ne voulait pas dire que je ne le pensais pas pour autant, je ne pus m’empêcher d’approuver les propos de Cole par un petit sourire quand celui-ci me dit que même si nous allions nous fort probablement nous emmerder pendant ce match, au moins nous aurions eu l’occasion de passer du temps ensemble. Comment pouvais-je contredire ce fait, d’autant plus que pour ma part, j’étais plutôt content d’avoir trouvé un prétexte de passer du temps en sa compagnie ? Il n’y avait pas moyen. Toutefois, cet argument ne fut pas assez pour que je ne perde pas mon sourire en prenant un air un peu plus sérieux quand Alessandro me confia que ça lui manquait, que nous ne passions pas toutes nos soirées ensemble, ou presque. Encore une fois, il avait raison, mais malheureusement, je ne pouvais pas lui répondre, tout simplement parce que je ne savais pas trop quoi dire, preuve que ceci était encore un sujet délicat pour moi, vu comment la maladie puis le décès de mon fils avait complètement bouleversé ma vie. En effet, je ne pouvais pas vraiment dire que c’était le bon temps, parce que même s’il était vrai que nous passions beaucoup de temps ensemble, ce qui n’était pas à dénigrer, mais malheureusement, ce n’était pas pour des raisons nécessairement heureuses. Heureusement, nous avions eu la chance de surpasser cette épreuve, et je considérais même Alessandro comme un de mes plus proches amis, même si en effet, ce n’était pas la même chose, puisque nous ne pouvions pas nous voir aussi souvent qu’auparavant. Pour ça, je ne pouvais que plaider coupable, puisqu’après tout cela, c’était moi qui s’était enfermé dans mon travail qui, au bout du compte, avait fini par prendre la grande majorité de mon temps. C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour me remettre ne serait-ce qu’un peu de tout ce que j’avais pu vivre. Évidemment, cela n’avait pas été suffisant, vu comment je me comportais encore aujourd’hui, mais au moins, je n’étais plus une loque comme j’avais pu l’être il y a trois ans. Peut-être que ce serait le temps pour moi d’avancer encore un peu, peut-être faire un effort pour prendre plus de nouvelles d’Alessandro que je le faisais en ce moment, pour lui montrer qu’il n’avait pas à se faire de fausses idées, même si je n’étais peut-être pas le meilleur des amis et surtout pas le plus assidu quand venait le temps de se tenir au courant et organiser de sorties. Tout ce que j’espérais maintenant, c’était que je pourrais me rattraper ne serait-ce qu’un peu ce soir et faire en sorte que nous passions un bon moment ensemble, ou du moins, dès que nous aurions fini de tourner en rond pour trouver nos sièges.

Heureusement pour nous, Alessandro ne tarda pas à trouver un organisateur, ou placier, je ne sais trop, à qui nous indiquâmes nos numéros de sièges, laissant l’homme légèrement surpris. Pendant un instant, j’en fus légèrement choqué, ne pouvant m’empêcher de penser que sa réaction était dûe au fait que nous nous n’étions pas en train de nous trémousser avec des casquettes et maillots aux couleurs des Yankees, donc on ne devait pas être normaux, ou du moins, pas en ces lieux. Cependant, je ne passai pas de commentaire, ce que j’aurais pu regretter, puisque quelques instants après, il se transforma soudainement en valet – à croire qu’il était carrément à notre service – pour nous conduire à nos sièges. Ces derniers étaient-ils si « VIP » qu’on lui avait dit de se comporter comme tel ? Franchement, plus rien ne pouvait m’étonner en ces lieux. Au bout de quelques minutes, nous arrivâmes finalement à nos sièges qui, somme toute, étaient particulièrement bien placés, ou du moins, selon ce que je pouvais en déduire, même si je n’étais pas un expert. Il faut dire qu’Alessandro ne manqua pas de confirmer ma pensée sur le sujet en s’exclamant comme jamais je ne l’aurais cru capable de le faire, surtout pas dans un stade de baseball. Sa réaction eut effet de me faire éclater d’un rire franc qui dura quelques secondes. Ce fut seulement quand je fus calmé que je dis : « À ce point ?! » Puis, après une courte pause, j’ajoutai dans un haussement d’épaules : « Enfin, je sais pas, il m’a dit qu’il avait des places pour toute la saison, mais ce soir il ne pouvait pas venir. » Ensuite, je considérai mon ami un peu plus sérieusement en affirmant : « Je crois qu’il possède la moitié de l’Upper East Side niveau bâtiments, si je ne me trompe pas. », regardant ensuite mon ami silencieusement pour lui faire comprendre que ça, c’était une des raisons pour lesquelles je n’avais pas pu refuser ou m’évincer de cette sortie. Avec un client comme ça, il faut faire des efforts, et j’espérais que mon ami allait comprendre cela, même si je ne lui demandais pas de me faire une théorie économique ou quelque chose dans le genre, bien loin de là.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mer 22 Avr - 19:16


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
Je ne pus m’empêcher de pincer les lèvres quand je remarquais que son sourire s’effaçait dès l’instant où j’avais la maladresse de mentionner nos nombreuses heures échangées il y a longtemps. Je n’avais certes pas été très malin, encore bien trop maladroit. La raison de tout ce temps passé ensemble était loin d’être joyeuse, et bien que ça s’était tourné vers une amitié, ce côté là était arrivé après la mort de son fils, quand il s’était retrouvé face à lui même, entièrement seul puisque Layla quitta la ville dès la nouvelle. Je l’avais aidé, je l’avais supporté, je l’avais fait remonté la pente, et je ne l’avais jamais, au grand jamais, abandonné. Je n’étais pas dans le genre de son ex-femme, bien loin de là. Cole était pour ainsi dire mon seul ami, et je comptais bien le garder jusqu’à ma mort. « L’amitié ça se mesure pas au nombre de moments passés ensemble, et tu le sais. » le rassurais-je alors. Je savais qu’il plaiderait coupable du fait qu’on ne se voit pas aussi souvent, qu’on a du temps à rattraper, et pourtant, ce n’était pas l’unique responsable. Moi aussi, j’étais vingt-quatre heures sur vingt-quatre au travail, malgré moi. J’essayais de prendre un peu plus de temps maintenant qu’il y avait Dean qui était là et que lui avait des horaires bien plus détendues. Faudrait pas qu’il rencontre quelqu’un d’autre quand même. Alors je m’efforçais, j’essayais de moins penser au boulot, et bien que ça me coûtait beaucoup, je commençais peu à peu à y arriver. Alors je savais qu’avec un peu de volonté, Cole y arriverait aussi et on finirait par se voir de nouveau avec la fréquence qu’on avait il y a de cela quatre ans. Je n’allais pas le précipiter, non. Mais j’y croyais. Et c’était là le plus important.

Enfin, tout est relatif, parce qu’en ce moment même, le plus important c’était de trouver nos sièges pour poser nos fesses pendant je ne sais combien de temps devant ce match de baseball. J’attrapais à la volée un organisateur et lui montrais nos billets, désignant les places introuvables. Sa réaction me surprit autant que Cole, puisqu’il resta perplexe quelques instants, les yeux fixés sur les chiffres comme s’il voulait s’assurer qu’ils étaient bien ceux qu’il voyait là. Puis, il reprit contrôle de ses émotions et nous conduisit dignement à nos sièges, qui — oh bordel ! — étaient surement les meilleurs de tout le stade. Et je ne cachais pas ma surprise, lâchant un ou deux jurons au passage, qui déclencha le rire sincère de mon acolyte. « À ce point ?! » A ce point? Il plaisantait là? Je me tournais et englobais d’un bras tout le stade, comme pour lui dire de regarder les yeux grands ouverts et se rendre compte. « Enfin, je sais pas, il m’a dit qu’il avait des places pour toute la saison, mais ce soir il ne pouvait pas venir. » Yeux écarquillés, je le fixais, bouche bée. Je ne savais pas en fait ce qu’il me choquait le plus : que ce client ait des places pour toute la saison, ou qu’il s’offrait le luxe de ne pas y assister. Je n’étais toujours pas fan de baseball, attention — mais je savais reconnaître quand on avait de la chance (ou de l’argent, tout simplement) et une opportunité en or qu’on laissait passer, alors que des milliers de gens en rêvent chaque nuit. Cole sembla lire dans mes pensées, puisqu’il reprit la parole, très justement. « Je crois qu’il possède la moitié de l’Upper East Side niveau bâtiments, si je ne me trompe pas. » Ben tiens. En fait, je n’étais même plus étonné maintenant. Si on m’avait dit qu’il possédait la ville entière, ça m’aurait parut normal. « T’as eu raison de ne pas le laisser filer. Mais si tu deviens millionnaire, tu m’achètes une maison et tu m’invites tous les jours à dîner, je te préviens ! » lui lançais-je finalement, un sourire rayonnant, en prenant place sur mon siège qui valait sûrement mon salaire annuel.

electric bird.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Lun 27 Avr - 15:21

Cole & Alessandro


Même si c’était pour moi un fait acquis et que je ne pouvais qu’approuver, surtout dans mon cas, cela me fit quand même du bien d’entendre Alessandro m’assurer que le temps passé ensemble n’était pas ce qui définissait la profondeur d’une amitié, tellement que je lui souris doucement, ravi que pour le coup, il ne me reprochait pas mes longs moments sans donner aucune ou très peu de nouvelles, compte tenu du travail qui me prenait beaucoup de mon temps, comme je souhaitais que ça le fasse, pour tout dire. Depuis ma rupture avec Layla et le décès de Nathan, le travail, c’était tout ce qui me restait, presque ma seule fierté. C’était depuis ce temps que j’avais réussi à mettre ma firme dans une posture convenable, lui donner de la crédibilité, voire même du prestige. Mais ça, je l’avais fait au coût de ma vie sociale, au coût du contact humain qui avait été quasi inexistant depuis ce temps, sauf à quelques exceptions dont Alessandro faisait partie. D’ailleurs, pour cela, jamais je ne pourrais me montrer suffisamment reconnaissant, et il était certain que je me rattraperais, un jour, même s’il fallait attendre la retraire pour cela. Bien sûr, c’était dans encore longtemps, mais vaut mieux tard que jamais dans certains cas, non ? Et puis, ce n’était pas comme si je venais de lui annoncer que nous ne pourrions plus faire de sorties entre mecs jusqu’à ce que je décide de quitter mon emploi. La preuve; nous étions dans ce stade, et nous allions passer la soirée ensemble, match ennuyant ou pas, non ? Enfin, moi, j’avais l’intention de faire en sorte que nous passions une bonne soirée, même si je n’étais pas totalement convaincu que le match allait aider à cela. Alessandro semblait partager mon avis, ou du moins, c’était ce que je pensais jusqu’à nous ayons pris place dans le stade. Soudainement, je crus voir dans ses yeux qu’il était devenu comme tous les autres fans, beaucoup trop impressionné d’être en ces lieux. Honnêtement, moi ça ne me gênait pas, mais la réaction de mon ami fit en sorte que je me posai des questions sur la véritable valeur de ces sièges, même si ce fut tout banalement que je lui expliquai le pourquoi du comment mon client avait tant de moyens et que d’une certaine façon, c’était presque normal pour moi, vu le type de clientèle que je pouvais avoir. Alessandro lui, avait clairement moins l’habitude, et à un certain point, je me pus m’empêcher d’en rire de bon cœur, en particulier lorsqu’il me demanda d’acheter une maison et l’inviter à dîner chaque soir si jamais je devenais millionnaire. Prenant part à la blague, je lui répondis : « Si je deviens millionnaire, j’aurai très certainement un chef privé aussi ! Là, tu auras une bonne excuse pour venir dîner ! » Cette éventualité était plutôt intéressante, dite comme cela, mais pour le moment, à mon avis, n’était pas vraiment réalisable. Pour tout dire, je ne comptais pas nécessairement devenir millionnaire, que ce soit à court ou à long terme, et je ne pouvais pas m’en plaindre, parce que j’avais déjà un niveau de vie plutôt convenable. J’avais les moyens de me payer un appartement dans un quartier plutôt huppé, de payer l’appartement de ma mère, et je ne manquais pas de quoi que ce soit en plus d’être en mesure de me payer quelques luxes de temps à autre, voire même pas mal souvent. Bien sûr, ce match de baseball n’en faisait pas partie, puisque je n’avais pas payé ni la place de parking, ni les sièges sur lesquels nous étions assis, mais ça, c’était, si on pouvait le dire ainsi, un des avantages du métier, avantage dont je comptais bien profiter et ce, outre qu’en regardant simplement le match. Décidé à ne pas perdre de temps par rapport à cela, je considérai quelque peu les lieux, repérant un marchand ambulant avec du popcorn, mais surtout des bières. Sans hésiter plus longtemps, je me tournai vers mon ami, et je lui demandai : « On se prend une bière ? C’est moi qui paie la première tournée ! »
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Mar 26 Mai - 0:53


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
À ma petite déclaration fleur bleue, Cole se contentait de sourire en silence. Et ça m’allait, finalement. De sa part, c’était déjà beaucoup. Je le savais. Je savais aussi que c’était plus fort que lui, de s’enfermer dans le travail. Je pouvais le comprendre. J’avais fait la même chose. Et je le faisais toujours aujourd’hui d’ailleurs, même si beaucoup moins qu’avant. Sûrement ma rencontre avec Dean qui fait peu à peu changer la donne, mais Cole lui, n’était pas encore arrivé à ce stade. Et ça ne me posait pas de problème. J’étais là, et il le savait. C’était le plus important. Et comme j’avais précisé, c’était pas la distance et le temps qui réduisait l’amitié fraternelle qu’on entretenait depuis déjà quelques années. Notre lien était bien plus fort que ça, donc honnêtement, je ne me faisais pas de soucis. Et je comptais bien profiter de cette soirée, bien qu’elle ne nous corresponde pas forcément. On était réunis, ensemble, et c’était le principal. Alors même si, si on avait eu le choix, on serait allé autre part, l’endroit importait peu finalement. On saurait s’amuser et faire valoir la rencontre peu importe où elle se déroulait. Même devant un match de baseball. La preuve, au final, je m’émerveillais déjà des places qu’on avait. J’étais loin d’être un fan, ni un connaisseur — je ne savais pas jusqu’avant d’atterrir ici que les Yankees jouaient au baseball, et non au football américain — mais quand même, je réalisais que des milliers de gens rêveraient d’être ici, les fesses posées là où j’avais les miennes en cet instant, mais que la place était plus chère que la valeur de leur maison qu’ils payeraient jusqu’à leurs soixante-quinze ans. God bless America, n’est-ce pas? Cole avait sûrement l’habitude d’une clientèle aussi riche, mais moi, c’était tout le contraire. On se battait pour soigner gratuitement ou au moindre cout possible à l’hôpital, parce que bien des gens qui n’avaient pas les moyens souffraient de maladies qui nécessitaient des traitements importants, et généralement peu donnés. Les États-Unis, ou autrement dit le pays le plus inégalitaire au monde, avais-je tendance à penser. Et en particulier, New York. Mais si Cole venait à devenir millionnaire, il serait contraint de m’acheter une maison et de me payer le restaurant tous les soirs jusqu’à la fin de sa vie, chose que je ne manquais pas de lui confier et à laquelle il ria. « Si je deviens millionnaire, j’aurai très certainement un chef privé aussi ! Là, tu auras une bonne excuse pour venir dîner ! » Je riais à mon tour lorsqu’il partageait la blague. Un chef privé, ça serait le top ça ! Et c’est clair que j’aurais une super excuse pour m’incruster chez lui tous les soirs, au lieu de me taper mes pasta box au micro-ondes. Après un regard furtif aux alentours, Cole se retournait vers moi. « On se prend une bière ? C’est moi qui paie la première tournée ! » C’est lui qui… « paye? Tu rigoles? » Il m’avait précisé un instant plus tôt que les bières étaient gratuites et à volonté, alors c’était l’hôpital qui se fout de la charité ! Mais ça me décrochait un rire alors que je faisais signe au marchand, qui s’approchait presque en courant vers nous. « On est servis comme des rois ici, ça me plait bien finalement… » chuchotais-je à mon ami dans un sourire ironique. Je réclamais deux bières qu’il décapsulait avant de nous les offrir et de repartir dans son coin. Je tendais l’une à Cole, et claquais le verre de la mienne contre la sienne maintenant dans sa main. « À une soirée inoubliable ! » lançais-je dans un sourire. Un peu de sarcasme placé pile au bon moment, puisque l’alarme qui marquait le début du match retentissait dans tout le stade au même moment. Que le spectacle commence !

electric bird.
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Ven 29 Mai - 1:57

Cole & Alessandro


« Ouais bah le pourboire n’est pas compris, alors profite de ma générosité ! » fut ce que je répondis à mon ami quand celui-ci me demanda si je blaguais quand je disais que j’allais payer les bières, me rattrapant ainsi comme si de rien n’était puisque pour tout dire, j’avais carrément oublié ce petit détail comme quoi toutes les consommations étaient à volonté. Cependant, orgueilleux de nature, même devant celui que je considérais comme mon meilleur ami, mon frère, j’avais rattrapé le coup bien rapidement, et j’étais persuadé – ou du moins, j’espérais grandement – que cela passerait tout naturellement comme étant une blague qui serait la continuité de ce que j’avais dit précédemment. Histoire que cela passe encore et toujours mieux, je commençai à chercher du regard le marchand, mais celui-ci s’approcha bien rapidement puisque visiblement, Alessandro l’avait interpelé avant moi, sans rien dire, comme s’il était payé pour être à notre service. C’est là que je me rendis compte que le propos de mon ami ne pouvait pas être plus exact; nous étions carrément servis comme des rois. Dans ma tête, cela ne sonnait pas tout à fait juste encore, puisque pour moi, il n’y avait pas plus basse classe qu’un match de baseball, mais apparemment, ce n’était pas fait que pour le petit peuple, mais pour les gens mieux nantis aussi, et apparemment, ils étaient plus que bien accueillis. C’était ironique et contradictoire avec ma pensée, mais bon, peut-être celle-ci pourrait-elle changer ? Enfin, je n’en étais pas là, et je n’avais pas envie de me poser un paquet de questions philosophiques, d’où le fait que je laissai Alessandro commandai les deux bières, en pris une des deux, puis donnai un petit pourboire au brave garçon qui sembla particulièrement étonné, comme si jamais personne ne faisait ça pour lui. Il me remercia brièvement, mais avec enthousiasme, puis repartit servir d’autres spectateurs. Une fois qu’il eut tourné les talons, je regardai mon ami, et je lui dis dans haussement d’épaules : « Tu vois ? Je l’ai payée, ta bière ! » en mettant définitivement fin à toute cette histoire, finalement satisfait de la tournure que tout cela avait pris. Non seulement, j’avais eu raison, mais de plus, j’avais contenté un gamin, lui donnant probablement son premier pourboire dans cette section. Je savais bien que ce n’était pas tout le monde qui le faisait, et j’aurais très bien pu passer outre, mais j’étais de bonne humeur, et de plus, je pouvais être chiant, j’avais quand même pas oublié ce que c’était, être au bas de l’échelle, dormir sur le canapé chez sa mère, et ce, il n’y a pas si longtemps que cela, alors que ce genre de soirée était tout simplement impensable. Et puis, rendre la pareille ne m’avait certainement pas fait mal, cette soirée m’ayant coûté, pour le moment, que deux misérables dollars. Franchement, je m’en sors plutôt bien. Heureux de tout cela, je me retournai ensuite vers Alessandro, puis je trinquai avec lui avec un large sourire, lui répondant « Elle restera dans les annales celle-ci ! » avant de prendre une première gorgée de ma bière au moment où ils annonçaient que le match allait commencer. Sans attendre plus longtemps, les spectateurs se levèrent, acclamant les joueurs qui faisaient leur entrée sur le terrain comme s’ils étaient des stars du rock des années quatre-vingts. Et ce n’était pas que quelques personnes, c’était le stade en entier, y compris les gens assis autour de nous ! Et ça, ça incluait ceux devant nous qui venaient carrément nous bloquer la vue. À la vue de ce spectacle, j’assénai un petit coup de coude à Alessandro, et je dis : « Mec, je crois qu’on va devoir y mettre du nôtre, tu crois pas ? » En disant cela, je pensais surtout à lever nos derrières de nos fauteuils, mais si jamais il voulait réellement rendre cette soirée inoubliable, alors je ne disais pas non à un peu plus d’enthousiasme. Pourquoi pas, après tout ? Nous étions déjà coincés ici, alors autant rendre la chose un peu plus amusante, non ?
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro Ven 29 Mai - 20:50


je sais que tu m'aimes quand même
Cole Dashwood et Alessandro Wade
« Ouais bah le pourboire n’est pas compris, alors profite de ma générosité ! » Oh, sérieux? Il allait vraiment laisser un pourboire? J’appelais le marchand ambulant, réclamais deux bières et en donnais une à Cole, qui tendait en échange effectivement un billet de deux dollars au petit gars, qui parut très étonné et reconnaissant. J’attendais qu’il s’éloigne à nouveau avant de me retourner vers mon ami. « Tu vois ? Je l’ai payée, ta bière ! » Je roulais des yeux. « Pourquoi t’as toujours besoin de dépenser quelque chose, même quand on t’offre une soirée entièrement gratuite? Tu sais, si t’as trop d’argent, tu peux m’en donner un peu hein ! » plaisantais-je quelque peu de ce fait. C’est vrai quoi, j’avais l’impression que ses poches débordaient toujours et qu’il essayait dès qu’il pouvait de se débarrasser du surplus, comme si c’était une corvée gênante. Enfin bref, je crois qu’il ne s’en rendait même pas compte et qu’il n’avait aucune arrière pensée en faisant tout ça, du coup, je secouais la tête et décidais de passer à autre chose. Levant ma bière vers la sienne, je portais un toast à « une soirée inoubliable », peu importe le sens que prendrait le mot inoubliable… Large sourire collé au visage, il entrechoqua nos boissons. « Elle restera dans les annales celle-ci ! » Je riais quelque peu alors que l’alarme de début de jeu retentissait et que le stade se transformait en une arène déchainée, comme au temps des Romains où les gens se battaient pour voir les gladiateurs jouer aux Hunger Games antiques. Tout le monde s’était levé et poussait des cris enthousiastes, alors que les joueurs entraient sur le terrain pour se mettre en place. Sauf que nous, les seuls cons restés assis, on n’y voyait plus rien du coup. Et Cole semblait penser la même chose que moi, quand il me soufflait dans un coup de coude complice : « Mec, je crois qu’on va devoir y mettre du nôtre, tu crois pas ? » Je tournais la tête vers lui, un sourire amusé aux lèvres. Bien sûr que si ! Puis, rien que l’atmosphère me donnait déjà un peu de baume au coeur. C’était comme dans un festival : parfois, il y avait un groupe que vous n’affectionnez pas tant que ça, et pourtant vous finissez quand même par sauter et crier en coeur, entrainé par la foule autour de vous. Là, j’avais la même sensation. Du coup, je me levais et imitais les autres, me mettant à crier, siffler, taper dans mes mains et autres conneries d’encouragement. « Eh, on est pour qui? Pour les Yankees, ou pour les autres? » Bah oui, il fallait savoir pour quelle team on allait se lever et se réjouir des homeruns, non? Ça serait quand même bête de se lever à chaque fois et de se faire griller…

electric bird.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro

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Je sais que tu m'aimes quand même ∞ Alessandro

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