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renji & astaria - the fucked up situation

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MessageSujet: renji & astaria - the fucked up situation Ven 27 Fév - 21:49



the fucked up situation
Le soleil était presque tombé derrière les buildings lorsque je passais les portes d’une galerie accueillant ses derniers visiteurs. Stressée, anxieuse et curieuse aussi, j’étais peut-être un peu trop impliquée, mais je me faisais un devoir de passer chaque soir, constater les achats, amorcer les livraisons, ré-achalander les stocks. C’était plus fort que moi. Peut-être que dans quelques années, je pourrais laisser aller, laisser faire, vivre tout ça avec un profond recul totalement désintéressé, mais pour l’instant, c’était de ma survie dont il était question. Survivance artistique, évidemment, mais aussi pécuniaire. J’avais des bouches à nourrir. Trois, pour être exacte. D’ailleurs, je tirais deux nouveaux cadres derrière moi, après avoir constaté, la veille, que l’exposition ne ressemblait plus vraiment à une exposition, tant certains murs semblaient clairsemés. La faute à certains acheteurs réclamant être livrés dans la seconde, au lieu de me laisser exposer mes oeuvres jusqu’au bout. Cela dit, je n’étais pas vraiment en position de discuter puisque, de mon côté, j’encaissais leurs chèques dans la seconde aussi. « T’as quoi pour moi ? » j’interrogeais l’hôtesse en arrivant à son niveau. « Et toi, t’as quoi pour moi ? » rétorqua-t-elle dans un sourire amusé, en désignant mes cadres précieusement emballés. Deux oeuvres que je n’avais jamais eu l’intention de présenter. Deux oeuvres que j’aurais préféré garder pour moi. C’était le problème de ‘l’intime’. Parfois, l’intime était trop intime à mes yeux. Voir trop narcissique. Ça correspondait au thème, évidemment, mais c’était moi, et moi j’aimais pas m’afficher, m’exposer. Cela dit, puisque je le faisais pour mes amis, ma famille, mes connaissances, et même d’illustres inconnus, il était normal que je me fasse violence à mon tour. Au moins, elles n’avaient pas été accrochées durant le vernissage, je partais du principe que moins de gens les verrait. Et surtout pas ma famille. Et si, en plus, elles pouvaient ne jamais être achetées... Je laissais l’hôtesse défaire les liens et ouvrir les paquets, tandis que je prenais sa place pour consulter les comptes. Pas d’ordinateur pour ce faire, à l’ancienne, dans un gros cahier à la reliure qui craque à chaque manipulation. Pendant ce temps, les derniers visiteurs se trouvaient redirigés vers la sortie, la jeune hôtesse annonçant la fermeture prochaine. Tout était fait très diplomatiquement, très courtoisement. Lentement, elle avançait dans les allées, les mains derrière le dos, les lèvres souriantes, annonçant tout doucement aux couples et âmes esseulées, que nous n’allions pas tarder à fermer, puis s’évaporait vers le groupe suivant, laissant le temps à chacun d’achever sa visite tranquillement avant de retourner à la vie sauvage. Et moi ? Moi, je comptais. J’adorais compter, additionner, soustraire, vérifier, revérifier, m’assurer que le gros chiffre, là, avec plein de zéro était bien le bon. Dans un coin, mes deux derniers clichés attendaient toujours d’être déballés et accrochés, le papier kraft légèrement éventré ne laissant apparaître qu’un bout d’oeuvre. On devait attendre la fermeture, histoire de ne pas monter et démonter devant de potentiels clients. Plus qu’un couple, et nous pourrions nous en occuper. Un couple que je saluais d’un sourire en les observant passer la porte, avant de me replonger dans mes comptes. C’est depuis les lignes et les lignes de chiffres, d’ailleurs, que j’entendis l’hôtesse s’excuser auprès d’un retardataire souhaitant entrer. « Désolée monsieur, mais vous pourrez revenir demain, à partir de neuf heures, ou bien consulter notre catalogue en ligne. » disait-elle de son ton doucereux, tandis que l’homme insistait. Il insistait suffisamment, d’ailleurs, pour que sa voix parvienne jusqu’à moi, et me force à relever mon nez froncé. « Renji ? » je m’interrogeais plus que je n’interrogeais quiconque, me penchant légèrement sur le côté afin de discerner la porte d’entrée. Parce qu’avec juste le son et pas l’image, j’étais bien incapable de décider duquel il s’agissait. Partant du principe que Lenzo m’aurait prévenu, l’option Renji semblait plus recevable, mais... Qu’est-ce qu’il ferait ici ? Il était pas supposé me faire la gueule ou un truc dans le genre. « Renji. » je concluais, dans un hochement de tête, après confirmation visuelle. Et l’hôtesse qui insistait encore pour qu’il parte, ne s’encombrant pas vraiment du fait que, visiblement, l’artiste le connaissait. « C’est bon, Myriam, c’est un ami. » j’annonçais en lui faisant signe de le laisser entrer. Ami. Le terme n’était pas vraiment justifié, pas très réel non plus, mais il avait l’avantage de faire céder l’hôtesse, qui referma la porte derrière lui. À clef. « Je peux y aller, ou tu auras encore besoin de moi ? » Elle observait les cadres partiellement emballés, tout en me tendant les clefs. Pour l’accrochage, nous n’aurions pas été trop de deux, mais... « Je me débrouillerais. » Un signe de tête plus tard, et le rappel de bien brancher l’alarme en partant, elle quittait les lieux par la porte du fond, donnant sur la zone privée, me laissant seule avec le visiteur de dernière minute, celui vers qui je me dirigeais après avoir refermé mon livre de comptes. « T’as oublié un truc ? » Oui, parce que je ne voyais pas d’autres raisons à sa présence ici. C’était pas pour me voir, puisque j’étais pas censée être là. C’était pas pour Myriam non plus, à moins que... ? Venais-je de lui exploser son coup ? « Tu me boudes toujours ? » je demandais, finalement, sans aucune trace de provocation. Juste pour savoir. Non, parce que, depuis le vernissage, c’était plutôt silence radio. Non pas que j’attende ou espère de ses nouvelles, mais... Non, y avait pas de mais. Voilà, j’m’en fous complet. Mais, il me boudait toujours ou pas ? J’aimais pas trop l’idée qu’il m’en veuille, sans vraiment savoir pourquoi, d’ailleurs.


with: renji | date: 27/02/15
cassie at atf.
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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Dim 1 Mar - 22:36


Astaria & Renji
C’est humide. C’est même franchement humide. Cherchant à comprendre ce qu’il se passait, je sortis doucement et lentement de mon réveil, avant de m’apercevoir que mon chien, était en train de me lécher la face, avec intensité, comme si sa vie en dépendait. Déglutissant longuement, je le repoussais en grognant avant de me tourner dans le lit histoire de me rendormir. Pourquoi il me léchait la gueule ce con. Qu’il dorme lui aussi. Enfouissant ma tête dans le coussin, je me sentis repartir pour de nouvelles aventures, avant que mon téléphone ne se mette à sonner. J’avais l’impression de ne pas m’être rendormi, mais au vu de l’heure et de la tranquillité qu’il y avait dans la chambre, j’avais surement dormi pas mal de temps. Décrochant, je mis le téléphone à mon oreille, marmonnant un faible « allo » tout droit sorti d’un film d’horreur, tant ma voix était rauque et horrible. « Dans sept jours tu vas mourir. » What the ? Raccrochant, je regardais le téléphone. Numéro privé. Putain, y’avait encore des connards débiles, qui faisaient ce genre de blague ? Really ? Jetant le téléphone sur le lit, je soupirais avant d’entendre un bruit qui ne me disait rien qui vaille. Me redressant, je vis alors mon téléphone, au sol. Mort explosé. Et en plus il avait rebondi sur le matelas. Je venais tout juste de l’acheter… Et pire. Sans aucune garantie. La journée commençait mal. Passant mes mains dans mes cheveux, je me levais, nu comme un ver, avant de filer dans la salle de bains. Faisant couler l’eau dans la baignoire je décidais de me prendre un bain. Attendant qu’elle se remplisse, je décidais d’aller voir mes chiens leur mettant des croquettes dans la gamelle puis ouvrit les stores. C’était déjà le milieu de l’après-midi. Soupirant, je retournais dans la salle de bains, allumant la télévision face à la baignoire avant de me mettre dedans et soupirer de bien-être. Ecoutant les informations, pour voir ce qu’il c’était passé un peu dans le monde, je zappais les chaines avant de mettre les chaines musicales. Restant dans mon bain un bon moment, exactement plus d’une heure, je décidais de me laver et de sortir de l’eau. Sinon, je n’allais rien faire de la journée. Et j’en avais des choses à faire. Comme acheter un nouveau téléphone. Serviette autour de la taille, je mangeais un bout, les restes du frigo, puis m’habillais et quittais les lieux. Simplement vêtu d’un slim d’un polo à col v et d’une veste, je décidais de prendre le métro pour une fois. De toute façon, en pleine heure de pointe, mieux valait pour moi de ne pas prendre la voiture. Si je voulais arriver à la boutique avant la fermeture, c’était là, le mieux à faire. Achetant un nouveau téléphone, un Samsung, parce que j’emmerdais Apple qui c’était cassé bien trop vite, je sortis une clope de ma poche avant de souffler et regarder en face de moi. Dans la rue en face se trouvait… La salle d’exposition d’Astaria et du monde en sortait, tandis que d’autres y rentraient. Soupirant, je plissais le nez en repensant à tout ce qu’il s’était passé. Bref, pas que du positif quoi. Le seul truc de positif dans tout ça, c’était le fait qu’elle m’avait parlé de visite privée. Mais je doutais fortement que ça puisse marcher encore. Tirant sur ma clope, j’haussais les épaules avant de faire demi-tour. Rentrons. Même si j’avais décoiffé la girafe hier, je ne devais pas glander pour autant aujourd’hui. Soupirant, je filais dans les bouches du métro, attendant que celui-ci arrive. Bondé comme jamais, les mains dans les poches, je me levais une fois-là. Laissant passer une mamie devant moi, je rentrais dans la trame, totalement bondé avant de me tenir à une barre. « Vous ne voyez pas que vous êtres gros ?! Vous prenez toute la place ! Sortez de là ! » Hein ? Sentant un coup sur les fesses je me tournais pour voir la dite mamie que j’avais laissé passer alors qu’elle me repoussait vers l’extérieur. « On a pas besoin de vous ici ! C’est bien trop rempli ! Prenez le suivant, vous avez la vie devant vous ! Sale chenapan. » Sale ingrate. Pensais-je alors que je sortis de la trame. J’allais tout de même pas, insulter une vieille non ? Même si celle-là, elle était complètement à la masse. Quittant carrément le métro, parce qu’elle m’avait soulé force dix, je me retrouvais devant la salle d’expo sans même m’en rendre compte. Soupirant, je fis à nouveau demi-tour, avant de me stopper. Je pouvais tout de même y aller non ? Je n’avais pas tout vu la dernière fois. Et puis, peut-être qu’il y avait des choses sympas. Des tableaux, qui pourraient avoir leur place dans mon club, ou même chez moi. Alors pourquoi pas ? Retournant dedans, je vis une femme m’empêcher de rentrer. « Désolée monsieur, mais vous pourrez revenir demain, à partir de neuf heures, ou bien consulter notre catalogue en ligne. » Hein ? Quoi ? Ils fermaient déjà ? Demandant à entrer, ne serait-ce que deux minutes, maintenant que j’avais décidé de venir, elle allait tout de même pas m’en empêcher non ? Fallait pas déconner non plus ! Et puis c’était pas encore totalement l’heure de fermeture. C’était quoi ces tire au flan là ! « C’est bon, Myriam, c’est un ami.  » Enfin ! Quoi ? Elle était là ? Fronçant les sourcils, j’avais tout à coup, envie de faire demi-tour, mais entra dans la pièce quand même. Observant la fameuse Myriam, je n’écoutais pas ce qu’elles se disaient, regardant simplement autour de moi. La laissant partir, j’avançais d’un pas, les mains dans les poches avant de la regarder venir vers moi. « T’as oublié un truc ? » Sympa, c’était quoi cet accueil ? En clair, je n’étais pas le bienvenue, genre, tu fous quoi ici si ce n’est pour un oubli. Dégage. Tsss. « Tu me boudes toujours ? » Haussant un sourcil, je plongeais mon regard dans le sien, tout en secouant la tête de gauche à droite. « Non. En fait. Je venais ici pour la visite privée. » Pas totalement en fait. Je m’attendais à ce qu’elle ne soit pas là. Mais soit. « Je ne te dérange pas au moins hum ? Je n’ai pas pu tout voir la dernière fois. C’est dommage. » Oui, ça aussi, c’était tout de même dommage. « Enfin, je ne vais pas te déranger. Vous fermiez, t’as surement d’autres choses à faire. Comme t’occuper de ton gosse. T’es plus si libre que ça. »  Dis-je en souriant faiblement. Dire qu’elle lui avait présenté son gosse à mon frère. Et moi, je ne savais même pas son prénom ni rien. Pas que je sois jaloux. Je m’en foutais de son gosse, autant que je m’en foutais d’elle, mais voilà. Voilà quoi. J’étais contradictoire.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Lun 2 Mar - 0:07



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Je n’avais pas dans l’intention de m’éterniser. Juste un petit détour, et puis je rentrerais relayer mon frère, ou J. Je ne sais pas à qui j’avais laissé mon fils exactement, mais puisqu’il s’agissait forcément de l’un ou l’autre... Ça ne me prenait jamais énormément de temps de passer à la galerie, mais ça m’aidait à respirer un peu. Louis était d’une importance capitale à mes yeux, évidemment, mais... J’avais besoin d’être moi, de temps en temps. De renouer avec moi-même, l’Astaria égoïste et insouciante, l’Astaria nature et relax. Pas la mère de famille. De toute façon, ‘mère de famille’ n’était pas un terme qui me collait au teint. J’avais un fils, j’étais sa mère, mais je ne serais jamais ‘une mère’. Ce serait toujours un peu roots sur les bords. Ça ne pouvait pas être autrement, de toute façon. Alors oui, je m’évadais dans les comptes, appréciais le fait d’être considérée en tant qu’artiste prometteuse, et pas comme distributrice de lait, mais je ne m’y éternisais jamais. Pourtant, aujourd’hui, les choses semblaient vouloir ne pas aller dans ce sens. Un simple retardataire ne m’aurait pas vraiment retenu beaucoup, mais ce retardataire-là était différent, même si je refusais encore de l’admettre. Il était différent dans le sens où je le laissais entrer, pour commencer, signifiant à Myriam qu’il s’agissait d’un ami. Un ami, sérieusement ? Ce mec me tapait sur les nerfs la plus part du temps, alors non, nous n’étions pas amis, et nous ne le serions probablement jamais, à moins d’une lobotomie chez lui, ou chez moi, ou mieux, chez les deux. Et différent aussi, puisqu’au lieu de le laisser faire son tour de la galerie, tranquille, et de le flanquer à la porte lorsque mon heure serait venue de partir, je décidais d’aller à sa rencontre, pour... Pourquoi, au juste ? L’aider ? Oui, voilà, l’aider. Parce qu’il ne pouvait être là que pour une raison : récupérer un truc échappé lors du vernissage. Non ? Visiblement non, vu le froncement de sourcil en réaction à ma question. Bon, alors quoi ? Il venait me rappeler à quel point j’avais été injuste envers lui en m’imposant son boudage en direct-live sur CNN ? Ha bah non, même pas, il secouait la tête en signe de dénégation. Ok, j’étais perdue. Pourquoi il était là, alors ?  « Non. En fait. Je venais ici pour la visite privée. » A mon tour de froncer les sourcils. La visite privée ? Il était sérieux ? Pour ça, il aurait fallu qu’il sache que j’étais là. Et puis, la visite privée, c’était pour le soir même, pas pour une semaine plus tard. Surtout pas avec la façon dont il avait quitté le vernissage, non ! J’étais sur le point de lui répliquer tous ses arguments hautement objectifs et mâtures, lorsqu’il me prit au dépourvu, se la jouant presque poli. Trop poli. « Je ne te dérange pas au moins hum ? Je n’ai pas pu tout voir la dernière fois. C’est dommage. » Oui, très ! D’autant qu’il aurait pu la voir dans son intégralité s’il n’avait pas joué au con ! Mais ok, sa façon de me demander s’il me dérangeait m’empêchait de lui exploser la tronche à coup de reproches cuisants. « Enfin, je ne vais pas te déranger. Vous fermiez, t’as surement d’autres choses à faire. Comme t’occuper de ton gosse. T’es plus si libre que ça. » Je ne l’avais jamais été, libre. Qu’est-ce qui lui prenait ? Pourquoi il me parlait de Louis ? C’était quoi le véritable discours si on branchait le décodeur ? Je restais un moment interdite et silencieuse, l’observant sans mot dire, juste en me mordillant le coin de la lèvre, sourcils froncés. « Donc, tu boudes toujours. » je concluais, après réflexion. Pas sévère, pas fâchée, même très calme en réalité. « Moi aussi, je pourrais bouder, mais j’ai décidé d’être zen... » Ouai, enfin, me connaissant, ça n’allait pas durer. C’était des phases de dix minutes, en général, comme les bonnes résolutions du nouvel an qui sautent dès le deux janvier. « Et mon gosse s’appelle Louis. Je lui aurais bien présenté son gentil donateur en gâteau au chocolat, mais ce dernier, allez savoir pourquoi, a décidé de quitter le vernissage sans prévenir, après s’être pris la tête avec son frère, comme un gros con. » Ha bah voilà... Deux minutes, en fait, pas dix. Merde, c’était des sprints de résolutions, ça. « Attends ! » je le stoppais, brusquement, avant qu’il ne se mette à me hurler dessus ou que sais-je encore, tout en pivotant sur mes talons pour rejoindre le comptoir où j’étais quelques minutes auparavant, récupérer mon sac et le vider sur le plateau de travail. J’aurais pu fouiller dedans, mais ça aurait été moins rapide. Alors que là, avec le contenu éparpillé devant moi, je mettais tout de suite la main sur mon téléphone - un iPhone 6, parce que Apple y a rien de mieux, connard ! -, et l’ouvrais pour programmer le minuteur. « T’as dit quoi à ton frère, la dernière fois ? Ha oui, on s’engueule pendant cinq minutes et après tout va bien dans le meilleur des mondes ? J’vais voir large, hein, j’vais mettre dix bonnes minutes, parce que là, vois-tu, j’ai un petit peu envie de te cogner les dents... Voiiiiiiiiiii...là ! Donc ? » je ponctuais en déposant le téléphone sur le comptoir, et en relevant le nez vers lui. « Si tu commençais par me dire pourquoi t’es là, aujourd’hui, sachant que la visite privée c’est de l’ordre de l’impossible. Petit un, tu ne savais pas que je me trouverais sur place, me prends pas pour une débile, et petit deux, tu imagines bien que j’vais pas faire sauter ma culotte si facilement après ton comportement de la dernière fois. » ‘si facilement’ ? Pourquoi j’avais dit ça, moi ? J’allais pas faire sauter ma culotte tout court ! Nan mais oh ! Y avait pas de facilement ou difficilement, j’étais juste pas intéressée ! Et même s’il était à tomber là, juste devant moi, ça ne changeait rien à rien. J’étais pas une de ses prépubères candides et faciles. Je savais ce que je voulais, et ce que je ne voulais paaaaaaa...aaaaaah ! Mais si, bordel, j’le voulais quand même ! C’était quoi mon problème, à la fin ? Merde !


with: renji | date: 27/02/15
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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Lun 9 Mar - 15:07


Astaria & Renji
« Donc, tu boudes toujours. » « Euh… Non. » Je ne boudais plus depuis que j’avais vu Lenzo. Mais il était tard, et comme un con, je m’étais retrouvé près de la galerie, à l’heure de fermeture. En même temps, je vivais la nuit pour ma part. Alors ce n’était pas franchement commode. « Moi aussi, je pourrais bouder, mais j’ai décidé d’être zen... » Elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait, dans le fond, je m’en foutais. M’enfin, je n’étais pas venu ici, dans l’espoir de me disputer avec elle. Je n’étais pas masochiste non plus. Venir pour me disputer avec les gens, c’était clairement pas mon trip. Alors si on pouvait éventuellement éviter de se rentrer dedans, ça m’arrangerait. Mouais. Cette expression, me faisait bizarrement penser à tout autre chose. « Et mon gosse s’appelle Louis. Je lui aurais bien présenté son gentil donateur en gâteau au chocolat, mais ce dernier, allez savoir pourquoi, a décidé de quitter le vernissage sans prévenir, après s’être pris la tête avec son frère, comme un gros con. » Gros con ? C’est tout ce que je retenais. Enfin, non. Le nom de son gosse. Louis. Louis ? Comme le roi soleil ou le roi lune ? Putain, l’histoire de la France était très loin derrière moi et encore. Ce n’était pas le programme qu’on buchait pendant vingt-quatre au lycée. Mais il me semblait bien que des rois Français avaient eu ce prénom. Mouais. C’était bien français quoi. « Attends ! » Quoi ? Et après, elle disait vouloir rester Zen. Cette fille était pire que moi. Qui ne nous deux était le plus lunatique ? Non, ce n’était même pas cela. C’était… Je ne sais pas. Mais, c’était pire que moi pour le coup. La suivant du regard, je la regardais jeter son contenu du sac à main sur le comptoir. Putain, pourquoi une femme avait besoin de tout ça dans son putain de sac à main ? Et après on s’étonne qu’elles aient mal à l’épaule. Y’a au moins dix kilos de choses totalement inutile dedans. Je m’approchais même pour voir un peu le comptoir avant de la voir prendre son téléphone. IPhone. Le téléphone fragile que j’avais cassé ce matin même. Enfin… Matin… Y’a quelques heures. « T’arrive à t’y retrouver avec tous ces trucs dans ton sac sérieux ? » Questionnai-je en fronçant un sourcil. Non, parce que j’étais foutrement curieux pour le coup. « T’as dit quoi à ton frère, la dernière fois ? Ha oui, on s’engueule pendant cinq minutes et après tout va bien dans le meilleur des mondes ? J’vais voir large, hein, j’vais mettre dix bonnes minutes, parce que là, vois-tu, j’ai un petit peu envie de te cogner les dents... Voiiiiiiiiiii...là ! Donc ? » Je roulais les yeux vers le ciel. A croire qu’elle nous connaissait depuis des années, et qu’elle pouvait de surcroit se permettre de me faire la morale. Hors, elle ne le connaissait que depuis peu, et moi aussi. C’était tout de même un monde. Je n’avais jamais supporté de toute façon les gens qui se mettaient entre nous. On ne se mettait pas entre des jumeaux. « Si tu commençais par me dire pourquoi t’es là, aujourd’hui, sachant que la visite privée c’est de l’ordre de l’impossible. Petit un, tu ne savais pas que je me trouverais sur place, me prends pas pour une débile, et petit deux, tu imagines bien que j’vais pas faire sauter ma culotte si facilement après ton comportement de la dernière fois. » Pourquoi elle parlait de faire sauter la culotte ? Je n’étais pas non plus venu ici pour lui faire sauter la culotte comme elle le disait. Mais c’était une option envisageable maintenant qu’elle en parlait. C’était con, mais fallait pas non plus me donner envie l’air de rien, et faire comme si rien n’avait été dit. Je m’approchais d’elle, l’air de rien, un tout petit pas, avant de poser ma main sur le comptoir de la réception. Trop tard, et puis tant pis pour elle. « Tu marques un point. J’étais venu pour faire un tour, je ne savais pas que tu étais ici. Mais puisque tu es là, j’ai repensé à la visite privée. » Dis-je doucement avant de me pencher vers elle tout en souriant en coin. Et pour le reste… Autant ne rien dire, parce que parler du passé allait m’énerver, surtout avec elle, qui était encore plus têtue et perspicace que moi. « Mais franchement. Je ne suis pas venu pour ça. Je veux dire, te faire sauter la culotte. » t j’étais sincèrement honnête. Mais voilà, elle en avait parlé. Et puis, si j’avais bien compris, nous étions seuls elle et moi non ? Donc, on pouvait se permettre un petit écart non ? Ou un grand, oui, un grand écart ça pouvait être cool aussi. Posant une main sur sa nuque, je caressais lentement sa peau, avant de la dériver dans ses cheveux pour les tirer faiblement en arrière. « En plus, tu as bien dit… Si facilement. Tu as donc, dans l’idée, d’accepter de l’enlever ou je rêve ? » Ajoutai-je cette fois, d’une voix un peu plus suave, désireuse, tentatrice. Me penchant un peu plus, je caressais simplement ses lèvres des miennes avant de me reculer et me tourner vers les tableaux qui étaient exposés. Je n’allais tout de même pas lui faire le plaisir de m’acharner sur elle jusqu’à ce qu’elle craque. J’étais sûr même que c’est ce qu’elle voudrait. Un peu de frustration n’allait pas la tuer. A moi non plus d’ailleurs. Au point où j’en étais. « Alors ? Tu as vendu beaucoup de tableau ou pas ? Je sais que tu en as vendu un, mais j’espère que les gens en ont acheté d’autres quand même. » Dis-je en voyant d’ailleurs deux tableaux, non loin de la réception. Elle les avait amenés ? Ou c’était des tableaux vendu ? « Ils sont vendu eux ? Ou tu vas les exposer ? » Je m’approchais alors pour pouvoir les voir.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Lun 9 Mar - 21:09



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Genre, il boudait pas ! Je me tapais des reproches à peine voilés, mais le mec ne boudait pas. Bien sûr. Il espérait convaincre qui, là ? Lui ou moi ? Et je n’évoquais pas son frère, là, je ne parlais que de ce qu’il m’avait fait vivre à moi avec son comportement à la con. Et la façon dont, aujourd’hui encore, il semblait me reprocher d’avoir un bébé. Ou de ne pas le lui avoir présenté ? Encore une fois, pour ce dernier point, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui. C’était pas de ma faute s’il s’était barré sans un mot. Au contraire ! Je lui avais proposé une visite privée, je m’attendais à ce qu’il reste, pas à ce qu’il vienne me la réclamer une semaine plus tard. C’était pas rétroactif, ma proposition, c’était sur le coup. Et dans ce genre de cas, fallait pas m’offrir l’occasion de réfléchir et constater que c’était une très mauvaise idée. Du coup, j’étais plus très zen, là. J’étais même carrément agacée par son attitude, celle de venir ici comme si de rien était et prétendre que tout allait bien. Parce que non, ça n’allait pas bien, ça n’allait pas bien du tout, comme à chaque fois que je l’avais sous le nez, en fait. D’ailleurs, j’avais bien l’intention de lui donner raison, quant au fait qu’on s’engueulait toujours quelques minutes avant d’apaiser la situation, et cherchait mon portable en retournant mon sac sur le comptoir. « T’arrive à t’y retrouver avec tous ces trucs dans ton sac sérieux ? » Vraiment ? J’venais de le traiter de gros con et c’était tout ce qu’il trouvait à me dire ? Il avait même pas l’air en colère ou contrarié. Non, il était tranquille, trop tranquille, occupé à inspecter le contenu de mon sac, à l’aise. « Hey ! » je protestais en lui lançant une facturette froissée sur la tête. « On est supposé s’engueuler, là ! Mets-toi dans l’ambiance ! » je l’engueulais, avant de programmer mon téléphone sur dix bonnes minutes pour coller à mon état de nerfs, puis je lançais les hostilités. Mon premier reproche ? Me raconter n’importe quoi en prétendant être venu ici pour la visite privée, sachant qu’il n’avait aucun moyen de savoir que je serais là. Mon deuxième reproche ? Réclamer cette visite privée après toutes ces conneries ! Il croyait quoi ? Il espérait quoi ? Il me prenait pour qui, là ? On avait couché une fois ensemble, y a neuf mois, ça ne faisait pas de moi un acquis. Et pourquoi il s’approchait, là ? Vas-y, reste dans ton coin ! On doit se foutre sur la tronche, là ! Il était pas du tout dans le thème avec son air trop calme. « Tu marques un point. J’étais venu pour faire un tour, je ne savais pas que tu étais ici. Mais puisque tu es là, j’ai repensé à la visite privée. » Définitivement trop calme. « T’as pris des anti-dépresseurs avant de venir, ou quoi ? » je demandais, quand même, en tentant de reculer pour restaurer un semblant d’espace vital sur lequel il ne cessait d’empiéter. Seulement voilà, j’étais coincée derrière le comptoir, et il avançait encore. Il comptait aller où comme ça ? « Mais franchement. Je ne suis pas venu pour ça. Je veux dire, te faire sauter la culotte. » Sérieusement ? Il était là pourquoi, alors ? Ou alors... Oh mon dieu ! Sans déconner ? Il... Il... Il avait pas compris ? « Parce que tu crois que ça voulait dire quoi, visite privée ? Tu t’attendais vraiment à ce que je te traine dans les allées en t’expliquant chaque cliché ? » C’est pour ça qu’il était partit ? Parce qu’il n’avait pas du tout saisi les enjeux de ma proposition ? Est-ce que j’étais moins vexée, du coup ? Peut-être un peu, mais ça ne changeait rien, j’avais toujours la furieuse envie de lui ôter cet air ravi à coup de paume, plus encore alors qu’il s’approchait, encore et encore, faisant fi de mes injonctions visuelles, ces menaces que j’envoyais avec mes yeux, jusqu’à planter sa main contre ma nuque. Nooooon, fais pas ça... « En plus, tu as bien dit… Si facilement. Tu as donc, dans l’idée, d’accepter de l’enlever ou je rêve ? » Crétin. « Tu rêves. » je répondais, mâchoires serrées, en tentant de dégager mes cheveux de sa poigne, avant de me bloquer complètement en le voyant se pencher plus encore, jusqu’à ce que l’ombre de sa bouche recouvre la mienne, mon esprit hésitant entre deux impétueuses envies, deux besoins tout aussi importants : le détruire et le chérir. C’était quoi mon problème, sérieusement ? Cette interrogation ne quittait jamais réellement mon esprit, l’occupant dans toute sa largeur, le polluant, m’énervant. M’énervant assez pour que je trouve le courage de plaquer mes mains contre lui pour le repousser. Cela dit, heureusement qu’il avait décidé de reculer aussi, sinon je ne faisais pas le poids. « T’es chiant ! » je râlais en l’éloignant de moi. Chiant de ne rien faire comme tout le monde, chiant de ne rien faire comme je voulais, chiant de me chatouiller les tripes et les nerfs en simultané, me perdant un peu plus à chaque fois. « Alors ? Tu as vendu beaucoup de tableau ou pas ? Je sais que tu en as vendu un, mais j’espère que les gens en ont acheté d’autres quand même. » blablatait-il, tranquillement, en observant autour de lui. Il était sérieux là ? Maintenant il prétendait s’intéresser à mes oeuvres et mes rentrées d’argent ? Après s’être montré si désobligeant lors de mon vernissage ? « C’est une façon de mes présenter tes excuses pour t’être moqué de mon travail ? Non, parce que si c’est pas le cas, on vient de perdre quatre minutes d’engueulade, avec tes conneries ! » j’interrogeais en consultant mon portable avant de lâcher un soupir à fendre l’âme. « Et voilà, plus que six minutes ! Bien joué, bravo ! » Il le sentait le sarcasme, là ? Pas vraiment, puisqu’il poursuivait sa découverte curieuse des lieux. « Ils sont vendu eux ? Ou tu vas les exposer ? » Quoi ? De quoi ? Oula ! Non, pas ces oeuvres-là ! Surtout pas ! Avec le kraft, on n’identifiait personne à défaut de ne pas pouvoir voir ce que ça représentait, mais il faudrait pas qu’il ait dans l’idée d’ôter l’emballage protecteur pour mieux satisfaire sa curiosité. Alors, dans un réflexe paniqué, je quittais le comptoir au profit des oeuvres au sol dans une glissade tout en diagonale. « C’est privé ! » j’expirais rapidement en écartant les deux bras devant lui, l’empêchant de s’approcher plus des deux clichés. Enfin, privé, privé... Il avait déjà eu l’exclusivité d’au moins un des deux clichés. Mais... Non, je, non, je voulais pas. « Et pour ton information, oui, j’ai vendu trois oeuvres dès le vernissage, plus cinq depuis, et... Et oui, j’ai pas apprécié ton comportement, la manière dont tu t’es senti obligé de te moquer d’un des moments les plus important de ma vie. T’as idée de la trouille que je ressentais à l’idée de m’exposer à la critique comme ça ? C’était ma vie entière que je mettais en jeu ! Et si ça n’avait pas plu ? Et si personne n’avait rien acheté ? Et si on m’avait dit que c’était nul ? J’aurais fait quoi alors ? C’est mon seul revenu ! C’est la seule chose que je sache faire ! La seule chose que j’ai envie de faire ! Et pour la première fois de ma vie, je prenais le risque qu’on détruise ça. Et toi... Toi ! Alors que j’ai la confirmation, la toute première preuve que mon travail peut plaire, que peut-être je peux vivre de ça, toi, alors que j’ai l’impression de respirer à nouveau depuis des mois, toi tu te moques ! Tu éclates de rire et tu me dénigres ? » C’était sortit tout seul, de manière trop clair, trop limpide. J’aurais voulu garder ça pour moi, parce que... Parce que ce n’était pas supposé avoir la moindre importance. Lui non plus, il ne devait pas avoir d’importance, j’aurais du m’en foutre royalement de son avis, de son attitude, mais... « Aussi con que ça puisse paraître, ça m’a fait mal. » Et l’admettre, plus encore. « Alors non, j’vais pas faire sauter ma culotte. » je me reprenais rapidement, cherchant à effacer ma précédente confession, en le privant de son seul intérêt. Le connaissant, il allait focaliser sur ce dernier point et oublier totalement le reste. « Parce que, en plus du reste, j’ai pas apprécié la façon dont tu m’as parlé, là-dedans. » j’ajoutais en pointant de l’index la porte derrière laquelle il m’avait isolé pendant le vernissage. « Et surtout parce que je suis pas un jouet, ni une de tes écervelées qui en un sourire prédateur, oublient tout, jusqu’à leur dignité. » Ouai, enfin, c’était pas ma dignité qui m’inquiétait, en réalité, ou plutôt si, mais celle dont j’avais manqué en lui avouant le pouvoir qu’il avait sur moi. Celui de me blesser. Un peu trop.


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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Ven 20 Mar - 18:02


Astaria & Renji
« On est supposé s’engueuler, là ! Mets-toi dans l’ambiance ! » Je levais les yeux au ciel en secouant la tête. Moi, je ne voulais pas m’engueuler. Peace and love les amis. « T’as pris des anti-dépresseurs avant de venir, ou quoi ? » « Hm, non, pourquoi ? » je ne criais pas tout le temps non plus… Quoi ? Je criais constamment en sa présence ? J’en avais pas souvenir. « Parce que tu crois que ça voulait dire quoi, visite privée ? Tu t’attendais vraiment à ce que je te traine dans les allées en t’expliquant chaque cliché ? » Clignant des yeux, je l’observais longuement. « Non, enfin… Pas pour les explications à chaque clichés. » Et puis aussi un peu le côté sexe, mais je pensais sincèrement qu’elle allait me faire faire le tour de sa galerie tout de même avant. Pourquoi ? Tout simplement pour me montrer les clichés qu’elle avait pris de mon club. Je n’attendais pas à un tour complet, mais un minimum. J’étais si con que ça ? Fallait croire. Mais soit, je préférais la taquiner sur le fait qu’elle avait l’air d’avoir envie que je puisse faire sauter sa culotte. J’en profitais même pour m’amuser avec ses cheveux et ses lèvres, l’air de rien, dans un air d’innocence. « Tu rêves. » Non je ne rêvais pas, j’étais bien réveillé, et c’était bel et bien la réalité. Mais elle avait l’air énervée de s’être grillé de la sorte ? Enfin, j’avais de bonnes oreilles tout simplement, j’avais juste repris ses mots après tout. « T’es chiant ! » « Mais non, mais non. On m’aime comme ça. » Dis-je en lui faisant un petit clin d’œil. Puis, je lui demandais, si elle avait vendu d’autres tableaux, parce que ça m’intéressait aussi. Même si elle ne devait pas attendre à ce que je lui pose cette question. M’enfin, elle devait attendre à avoir plusieurs vente, et puis ça lui permettait aussi dans un sens de vivre. « C’est une façon de mes présenter tes excuses pour t’être moqué de mon travail ? Non, parce que si c’est pas le cas, on vient de perdre quatre minutes d’engueulade, avec tes conneries ! Et voilà, plus que six minutes ! Bien joué, bravo ! » Elle était vraiment sérieuse avec son téléphone et sa minuterie là ? Roulant des yeux, je soupirais, sans rien répondre, parce que je comptais bien rester plus de dix minutes tout de même. Je n’étais pas venu dans le vide. Bon, okai, j’étais venu pour le téléphone et son exposition n’étant pas loin, j’en avais profité, tout simplement. Mais soit. Je m’intéressais à deux tableaux qui étaient contre le comptoir, demandant même si elle allait les exposer. « C’est privé ! » Alors pourquoi l’amener ici ? Si c’était privé… Elle allait l’exposer ? Ne cherchant pas à en savoir plus, je rangeais ma main, la mettant dans la poche de mon pantalon. « Et pour ton information, oui, j’ai vendu trois oeuvres dès le vernissage, plus cinq depuis, et... Et oui, j’ai pas apprécié ton comportement, la manière dont tu t’es senti obligé de te moquer d’un des moments les plus important de ma vie. T’as idée de la trouille que je ressentais à l’idée de m’exposer à la critique comme ça ? C’était ma vie entière que je mettais en jeu ! Et si ça n’avait pas plu ? Et si personne n’avait rien acheté ? Et si on m’avait dit que c’était nul ? J’aurais fait quoi alors ? C’est mon seul revenu ! C’est la seule chose que je sache faire ! La seule chose que j’ai envie de faire ! Et pour la première fois de ma vie, je prenais le risque qu’on détruise ça. Et toi... Toi ! Alors que j’ai la confirmation, la toute première preuve que mon travail peut plaire, que peut-être je peux vivre de ça, toi, alors que j’ai l’impression de respirer à nouveau depuis des mois, toi tu te moques ! Tu éclates de rire et tu me dénigres ? » J’haussais un sourcil en l’observant longuement. Elle avait commencé en comparant mon job au sien, elle s’attendait à quoi ? N’importe qui aurait réagi comme moi. Elle aurait rien dire, j’aurai rien dit non plus. Pourquoi comparer l’incomparable ? Mais soit, je n’étais pas venu ici pour me prendre la tête. Bien au contraire, j’avais d’autres préoccupations que de me disputer avec Astaria. On n’était tout de même pas un remake que Tom & Jerry. Un peu ça va, mais après c’est trop. « Aussi con que ça puisse paraître, ça m’a fait mal.  Alors non, j’vais pas faire sauter ma culotte. » si elle ne voulait pas faire sauter sa culotte, je pouvais la faire sauter pour elle, un sourire se logea sur mon visage à cette pensée. Dès qu’il s’agissait de sexe, ma répartie, pouvait se montrer très présente. Renji t’es un vrai pervers pensais-je en me moquant de moi-même. « Parce que, en plus du reste, j’ai pas apprécié la façon dont tu m’as parlé, là-dedans. » Suivant son doigt du regard, je mordillais mes lèvres avant d’hocher la tête. J’étais sage, je l’écoutais, sans broncher, sans gueuler, sans faire chier. Elle pouvait tout de même voir à quel point j’étais obéissant non ? Et que je pouvais me montrer docile, quand on ne me prenait pas pour un con. Je suis têtu et con, alors forcément, j’agis dans l’impulsivité la plus intense. « Et surtout parce que je ne suis pas un jouet, ni une de tes écervelées qui en un sourire prédateur, oublient tout, jusqu’à leur dignité. » Hmm. Passant brièvement ma langue sur mes lèvres, je plongeais mon regard dans le sien, ne parlant pas, restant silencieux, même si apparemment, elle avait fini de parler. Mains dans les poches, je baissais le regard une nouvelle fois sur les tableaux empaquetés, tout de même un peu curieux, avant de relever la tête et m’approcher d’elle. Un pas puis un second je me retrouvais à sa hauteur avant de la prendre dans mes bras et la caler contre mon torse. Ma main caressant ses cheveux je soupirais faiblement. « Je ne vais pas le répéter, je le dis rarement, alors ouvre bien tes oreilles hum. » Je marquais une pause pour lui laisser le temps d’ouvrir ses oreilles au maximum. « Je suis désolé. » Oui, Renji venait de s’excuser, et autant dire que ce n’était pas souvent que ça arrivait… Mais quand je le faisais, c’était toujours sincère, parce que je n’étais pas du genre faux cul ou autre… « J’suis très con, têtu et impulsif, j’ai mal réagi de voir que je n’étais pas invité et tout et tout… J’suis un peu comme un gosse tu sais. Faut être clair avec moi sinon je prends tout mal. » Oui, c’était dans le genre, je t’en dis un peu plus sur moi prends en note. D’ailleurs pourquoi ? Je n’en savais rien, comme si c’était nécessaire qu’elle en connaisse d’avantage sur moi. C’était bizarre comme situation tout de même. Me reculant un peu, je plongeais mon regard dans le sien, avant de poser ma main sur sa joue, la caressant de mon pouce. « Je suis pardonné ? » Mon regard de petit chien battu, légèrement visible, n’en faisons pas trop non plus, je me penchais pour déposer un baiser sur sa joue, non loin de sa bouche. Parce que bon, c’était tout de même mieux comme ça. Déboutonnant ma veste, parce que mine de rien je crevais de chaud, je l’enlevais avant de la poser sur le comptoir. Arrangeant mon polo je retroussais mes manches jusqu’aux coudes, avant de me tourner à nouveau vers elle. « J’ai chaud. » Comme pour me justifier pour la veste. Bien sûr, il n’y avait aucun sous-entendu dans cette phrase. Je crois.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Sam 21 Mar - 0:27



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J’avais sûrement trop parlé, j’en avais trop dit, mais... Il fallait qu’il comprenne que ses mots n’étaient pas forcément sans conséquence, que la personne en face pouvait en souffrir parfois. Souffrir, le terme était peut-être un peu fort, mais il m’avait fait mal tout de même, en riant de la sorte, à ramenant à lui l’exemple, il m’avait fait mal. Surtout qu’il n’avait jamais été question de lui, mais plutôt de Jénova, puisque j’avais évoqué le salaire de ses danseuses, pas le sien. J’étais pas suffisamment conne pour comparer mon compte en banque au sien, non. J’avais juste voulu, je ne sais pas, qu’on se réjouisse pour moi, qu’on se réjouisse avec moi. Ce qu’il avait été incapable de faire, trop borné pour s’extraire de sa mauvaise humeur, même pour cinq minutes. Et puis, il y avait aussi la façon dont il m’avait parlé après m’avoir isolé du reste de monde, m’accusant de me mettre entre son frère et lui, de prétendre savoir mieux que lui ce que son frère pensait ou ressentait. Encore une fois, il avait tout compris de travers, puisque je ne faisais que pointer du doigt l’évidence -à savoir que son frère ne devait pas avoir l’habitude qu’ils se prennent la tête à cause d’une nana- et lui reprochais son comportement envers moi, pas envers Lenzo. Et il m’avait mal parlé, me crachant presque ses vindictes au visage. J’avais fait quoi pour mériter ça, au juste ? Si j’avais pris sur moi, à ce moment-là, c’était uniquement pour préserver l’ambiance de mon vernissage et ne pas me donner en spectacle. J’avais chercher à apaiser plutôt que de laisser exprimer mon impulsivité. Et au lieu d’en profiter, il s’était barré sans un mot. Ça aussi, ça avait fait mal. Alors oui, j’en avais trop dit, mes mots avaient dépassés ma pensée, ma pensée consciente tout du moins, mais je ne pouvais pas faire comme si de rien était, je ne pouvais pas l’accepter lui et son habituelle provocation ici, comme ça, aujourd’hui. Il devait comprendre que j’étais pas une autre, que j’exigeais un minimum de respect pour... Pourquoi au juste ? J’en savais rien. On avait couché une seule fois ensemble, ça ne faisait pas de nous des amants, pas même des amis. On était rien du tout, finalement. Il ne me devait rien. C’était moi, l’idiote dans l’histoire, idiote de prendre autant à coeur ce qu’il pouvait dire, et de le lui faire savoir, en prime. Contre toute attente, il m’épargna commentaires vaseux et sourires fiers. Il garda le silence, et parfois même la tête basse. Comportement étrange de la part d’un mec qui avait l’égo presque aussi tendu que la braguette. Et puis, il fit un pas, et un autre, et encore un autre, me laissant perplexe jusqu’à ce que ses bras s’enroulent maladroitement autour de moi. Pendant un instant, je demeurais réticente, gardant mes bras croisés contre ma poitrine, l’empêchant de me coller véritablement à lui. Mais à force de douceur, sa douceur, je finissais par rendre les armes, desserrer les bras, et l’encercler à mon tour. C’était con, j’étais con, mais ça faisait du bien, quelque part, un peu de tendresse et de réconfort. Mon frère me fournissait ma dose quotidienne, mais c’était pas pareil, là c’était plus... Plus... Plus, je sais pas. C’était plus, c’est tout. Alors je me fondais dans cette étreinte, laissant ma joue reposer contre son torse et mes paupières se fermer sous ses caresses dans mes cheveux.  « Je ne vais pas le répéter, je le dis rarement, alors ouvre bien tes oreilles hum. » J’étais toute ouïe. En même temps, là, en cet instant, il aurait pu me réciter l’annuaire téléphonique, qu’il aurait obtenu la même tranquille attention de ma part. « Je suis désolé. » Ok, là, il l’avait complètement et pleinement mon attention. Il s’excusait ? Merde, au lieu du minuteur j’aurais du mettre le dictaphone sur mon portable, ça aurait été plus utile. On n’allait jamais me croire ! Bon, en même temps, j’avais personne à qui le raconter, mais... Merde, quoi ! Il s’excusait. « J’suis très con, têtu et impulsif, j’ai mal réagi de voir que je n’étais pas invité et tout et tout… J’suis un peu comme un gosse tu sais. Faut être clair avec moi sinon je prends tout mal. » Sauf que je pouvais pas être claire avec lui alors que je ne l’étais pas avec moi-même. Pourquoi j’avais pas voulu de lui à mon vernissage ? Parce que j’avais réalisé qu’il y était déjà. Enfin pas en vrai, mais en noir et blanc sur papier glacé. Vendu une petite fortune en plus. J’avais pas vraiment réalisé jusque là, d’autant qu’il n’était pas le seul que j’avais affiché ce soir-là, mais... J’appréhendais sa réaction, je ne savais pas s’il allait s’énerver et péter des trucs -accessoirement mes couilles- ou s’il allait se sentir un peu trop flatté au point de... Bah, me péter les couilles aussi. Et puis il y avait aussi le fait que... Je voulais pas qu’il croise Solal, voilà. Ou que Solal le croise puisque la réciproque était vraie. Je voulais pas que ça se mélange, je voulais, au contraire, que tout ça reste bien rangé dans les cases prévues à cet effet même si... Même si j’étais pas très sûre de sa case à lui. Il rentrait nulle part, à part dans ma... BREF ! Et voilà qu’il se reculait, à présent, s’arrachant à l’étreinte dont je voulais encore pour planter son regard implorant dans le mien. Sérieux ? Genre vraiment ? « Je suis pardonné ? » Ta gueule et embrasse-moi ! Ce qu’il fit, d’ailleurs, mais sur ma joue. En proche périphérie, certes, mais pas là où je voulais. « Non. » j’annonçais, alors, par simple esprit de contradiction et juste parce qu’il me faisait chier à pas m’embrasser là, maintenant, quand le reste du temps il me sautait dessus partout et n’importe comment. Ma bouche disait non, mais ni mon ton, ni mon expression. De tout façon, il avait été pardonné dès la seconde où il m’avait prit dans ses bras. Et même que je tentais de me raccrocher à sa veste tandis qu’il reculait encore, mes doigts agrippant le vide, avant de se rabattre contre moi, histoire de pas trop passée pour une désespérée. Oui, il me restait encore un peu de dignité. « J’ai chaud. » se justifia-t-il après s’être débarrassé de sa veste, justement, et s’être mit bien, tout confort, les avant-bras à l’air libre. « T’as tout le temps chaud, de toute façon. » je râlais parce que oui, j’avais envie de râler, afin de contrebalancer ma faiblesse plus que manifeste. Une chieuse, oui, parfaitement, j’étais la chieuse dans toute sa splendeur. La reine de chieuses ! La sainte patronne des chieuses, même ! Une chieuse tellement chieuse, qu’il avait beau se plaindre d’avoir trop chaud, ça ne m’empêchait pas, en tirant la tronche tout de même, de revenir à la charge, comme un Lance Armstrong au sommet du dopage, la tête la première, comblant la distance et m’accrochant à lui comme à une bouée de sauvetage. Et je serrais fort en plus, enfonçant mon visage dans ses vêtements, mes doigts dans le tissu. C’était mieux comme ça, parce que je n’avais pas à le voir tout en le sentant. J’avais pas envie de le voir, ou plutôt je n’avais pas spécialement envie qu’il me voit et puisse, à loisir, desceller tout ce que je cachais encore. À moi, à lui, à tout le monde. « Voilà pourquoi j’voulais pas que tu sois là. » je marmonnais, la voix étouffée par l’étreinte. « J’aurais eu l’air de quoi si j’avais passé ma soirée à ça. » ça : lui contre moi, moi contre lui. Ridicule. Pas du tout professionnel. J’avais simplement voulu pouvoir me concentrer sur ma soirée, virant tout ce qui pouvait représenter une menace, une distraction, ou les deux à la fois. Parce que c’est ce qu’il était une menace et une distraction. Tellement imprévisible.


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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Sam 21 Mar - 1:11


Astaria & Renji
« Non. » Et pourtant j’avais plus l’impression que son non était loin d’être un non mais un oui. Elle avait ce regard et cette voix, qui trahissait clairement ses pensées et ses envies. Je ne pouvais pas affirmer la connaitre par cœur, je ne pouvais pas non plus affirmer que j’avais raison, ou totalement raison, mais il était clair, que ce non qu’elle venait de débiter, n’en était pas un et ça, ça me faisait frissonner. Pourquoi ? Peut-être parce que j’avais l’impression que l’atmosphère avait réellement changé en une demi seconde. Comme si le fait qu’elle ait ouvert enfin la bouche et m’ait sortie ce tout petit mot, qui au passage me fit chaud au cœur, dieu seul sait comment, pouvait changer l’ambiance. J’avais envie de sourire pour le coup, genre vraiment, ce genre de sourire totalement niais et complètement con sur la gueule d’un mec, mais j’étais juste… figé, pas par peur ou autre non, juste… Par l’émotion, un truc se passait là, dans mon corps, comme si j’étais possédé par un fantôme. Je n’étais pas Renji, j’étais quelqu’un d’autre. Mais j’étais un quelqu’un qui me plaisait, parce que oui, cette sensation, là, au fond de mes tripes, elle me plaisait bien. C’était doux, sensible, agréable. C’était un peu naïf. Souriant enfin, je ne répondis pourtant rien, parce que j’avais envie de garder son non en tête. Enlevant ma veste, je prétextais, la chaleur, qui avouons-le, en plein mois de février, là où il faisait super froid, était un peu audacieux de ma part. Mais étant à l’intérieur, ça passerait. « T’as tout le temps chaud, de toute façon. » Lâchant un bref rire sur le coup, parce que j’aimais bien la tête qu’elle tirait, je la regardais tout en retroussant les manches de mon haut. Elle était mignonne quand elle boudait, même si ce n’était pas réellement bouder là. C’était… J’avais même pas de mot pour décrire ce qu’elle était en train de faire. Elle était indéchiffrable. Elle était… Ce genre de code horrible impossible à décoder sur les ordinateurs, mais malgré tout elle restait fascinante par sa complexité. Astaria n’était rien d’autre qu’une femme, et une femme était ce qu’il y avait de plus complexe sur cette terre, mais c’était bien la seule femme à attirer mon attention sur sa complexité. Pourquoi ? « C’est pour ça que je dors tout nue la plus part du temps. » Dis-je comme un con, comme si c’était la première chose à dire dans ce genre de moment. Est-ce que le commun des mortels répondait aussi ce genre de phrase quand on leur disait qu’ils avaient toujours chaud ? Je me trouvais stupide mais pourtant, je ne détachais pas mon regard du sien. J’étais juste obnubilé juste… je n’étais pas Renji. Voulant ajouter un truc, parce que je trouvais totalement con ce que je venais de dire, je reçu une tête brune en pleine poitrine avant de lâcher un souffle surpris. En moins d’une demi-seconde, elle avait sauté dans mes bras. Comme si… Ce geste était naturel. Mon cœur s’emballant franchement sur le coup, la chaleur dans mon corps lui, augmenta en flèche alors que mes bras, instinctivement, s’enlacèrent autour de son dos. Comme pour lui interdire de partir, comme pour lui dire, oui, tu es la bienvenue, reste dans mes bras. Son odeur m’enivrait, elle me titillait les narines, me faisait frissonner, je perdais la tête. « Voilà pourquoi j’voulais pas que tu sois là. » Mon estomac se contracta, non, mes entrailles entières se contractèrent, m’arrachant un faible rictus de douleur sur les lèvres, rien de bien visible. « J’aurais eu l’air de quoi si j’avais passé ma soirée à ça. » Ma respiration se coupant, l’instant d’une simple seconde, je sentis mon sang affluer dans mon cou et mes tempes avant d’inspirer silencieusement. La serrant un peu plus fort contre moi, je fermais les yeux, comme pour profiter un peu plus de ce moment avant de soupirer pour expirer tout l’air de mes poumons. Je n’avais plus les idées très clairs en fait, j’avais du mal à réfléchir et tout ce que je réussis à faire c’est de remonter mes bras, poser mes mains sur ses épaules pour la faire légèrement reculer, parce qu’à cet instant précis, je voulais voir son visage. Relevant son visage en posant une main sur son menton, je cherchais ses yeux l’instant d’une seconde avant de me pencher pour capturer ses lèvres avec une douceur que je ne me connaissais pas. Restant simplement comme ça, mes lèvres contre les siennes, je fermais mes yeux avant d’inspirer, comme si on venait d’appuyer sur un bouton en moi pour me faire réagir. Entrouvrant la bouche, je capturais un peu plus ses lèvres, alors que mes mains sur posaient sur ses joues, les pressant lentement pour ne pas qu’elle s’en aille. Me rapprochant d’elle, je la fis juste reculer, sans trop réfléchir, parce que je ne commandais plus rien, mon corps avait pris le contrôle de ma raison. Ou alors c’était l’inverse, je ne saurais pas l’expliquer. La faisant buter contre le comptoir, mon baiser devint plus désespéré, plus… Passionné… Plus… Pas Renji du tout. Un truc se passait en moi et… C’était juste. Bien. Lâchant ses joues pour aller dans ses cheveux je ne quittais pas ses lèvres, ne pouvant pas me décoller d’elles alors que naturellement, j’intensifiais juste le baiser. En apnée juste sans trop savoir comme respirer, comme si on m’avait enlevé cette capacité, je pressais le baiser avant de le stopper sans aucune brutalité, juste… Stop, respirons avant de mourir. La bouche entrouverte, j’ouvris les yeux, fronçant les sourcils tout en la regardant. « Astaria. Ne me dis pas ce genre de chose. » ça me rend fou. « Tu peux venir dans mes bras autant de fois que tu veux. » Même si on est en plein milieu du Sahara et que tu me fais transpirer comme jamais. Déglutissant, je fermais les yeux, laissant mes mains glisser le long de son dos, avant de se poser sur ses reins et l’attraper par le bassin pour la colle bien contre moi, la soulevant faiblement alors qu’un bras s’enroulait à sa taille et l’autre autour de ses épaules pour mieux la tenir, mes lèvres, se collant contre les siennes sans même attendre une seconde de plus. Parce qu’il m’était impossible d’attendre plus. Mes lèvres voulaient les siennes, je ne répondais plus de rien. Je n’étais plus Renji. J’étais quelqu’un d’autre.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Sam 21 Mar - 3:48



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« C’est pour ça que je dors tout nu la plus part du temps. » maiiiiiiis super info, mon ami ! C’est ce que j’aurais pu lui répondre si mon sarcasme légendaire ne s’était pas barré en courant quelques minutes auparavant. De toute façon, dès qu’il m’avait attrapé contre lui, j’avais perdu un peu plus de ce qui faisait que j’étais moi. D’accord, admettons que Renji soit indéfinissable, c’était un fait, à quel moment l’étais-je devenue moi aussi ? Indéfinissable à moi-même ? Étrange concept. Tout ce que je savais, là, en cet instant, à part qu’il avait la fâcheuse tendance à fournir trop d’informations, et qu’il m’emmerdait profondément en toutes choses, c’était que j’avais trouvé, pour la première fois depuis longtemps, un peu de répit entre ses bras. C’était étrange et inattendu, mais au sein de ma drôle de vie parfaitement bancale et trop rythmée, j’avais reprit ma respiration juste là, comme ça, et sans savoir pourquoi. C’était le bordel dans mon quotidien, le bordel dans ma tête, et le fait de l’étreindre là, ne changerait rien à ça, bien au contraire, mais l’espace d’une seconde ça s’était effacé. Temporairement. Mais un temporaire que je voulais revivre. Pas pour pérenniser le temporaire, ni pour le rendre permanent -j’n’étais pas naïve à ce point- mais juste pour le rendre un peu plus long. C’est ce qui m’avait poussé dans ses bras, à nouveau. C’était pas sexuel, ce qui était encore plus déroutant, c’était... Je sais pas. Apaisant ? Oui, voilà, c’était apaisant. Ni plus, ni moins. Ridicule. Ridiculement apaisant. Le pire, c’est que j’étais consciente de prendre le risque de l’attiser, de réveiller en lui ce qui ne dormait jamais réellement. C’était un collectionneur de culottes, je le savais, il n’en faisait pas un mystère, alors le moindre mot, le moindre geste, et il partait au quart de tour. Pas là, bizarrement. Pas là. Là, il noua ses bras autour de moi, resserrant l’étreinte sans la transformer en quelque chose de dégueulasse. C’était rassurant, c’était apaisant, c’était cette respiration, cette parenthèse dont j’avais désespérément besoin. Parce que je ne disais rien, je ne disais jamais rien, je gérais tout ce que j’avais à gérer sans pouvoir faire autrement, et sans, non plus, prendre totalement conscience de ce besoin de souffler. Juste ça, souffler un instant, laisser quelqu’un d’autre se charger du poids que j’avais sur les épaules. Solal et Jénova faisaient de leur mieux, mais... Ils ne parviendraient jamais a effacer les doutes et l’instabilité dans lesquels m’avait plongé l’autre, le géniteur. En à peine un mois j’avais accouché, viré un mec de chez moi, privé mon bébé de son père, lancé mon vernissage, déménagé une amie chez moi, repeint deux chambres, allaités trois milliards de fois, changé autant de couches, éclaté en sanglots dix-huit fois, perdu six kilos, rassuré mon frère, lancé un nouveau projet, débuté la pole-dance, et géré mon exposition. Et parce que je refusais d’admettre la moindre faiblesse, j’avais enchainé les nuits sans sommeil en prétendant que tout allait très bien, que j’allais très bien. Sauf que ça n’allait pas, rien n’allait. Et brusquement, tout ça me submergeait. S’il n’agissait pas maintenant, s’il ne faisait pas un truc, n’importe quoi, j’allais me mettre à pleurer d’épuisement, pleurer nerveusement. Il aurait pu, je ne sais pas, sortir une réplique con, comme il le faisait tout le temps, me mettre une main au cul et se recevoir une gifle, les options étaient multiples. Mais il opta pour une bien meilleure solution, la seule recevable, en réalité, et après m’avoir forcé à relever le menton, il s’installa contre mes lèvres. Rien d’intransigeant, rien de parasitaire. Il ne réclamait rien, n’annexait rien, c’était pas de l’occupation mal vécue, c’était juste... Apaisant, encore une fois. Pas totalement, cela dit, parce que si j’aurais pu m’endormir entre ses bras, désormais j’étais parfaitement réveillée, complètement consciente de mon corps l’étant tout autant. C’était doux, c’était calme, mais ça engageait à tellement plus. Un plus qui ne tarda pas, puisque ses mains contre mes joues, il laissa sa bouche s’activer contre la mienne. De mon côté, j’avais lâché son dos pour reporter mes mains contre ses avant-bras, contre ses poignets, pas pour l’éloigner de moi, pas pour l’arracher à moi, juste pour... Je sais pas. L’obliger à rester là, peut-être ? Je ne sentis même pas qu’il me faisait reculer, je suivais le mouvement, c’est tout. Jusqu’à ce que mon dos heurte le comptoir, et que sous l’effet de la surprise, je ne lui plante, furtivement, les dents dans la lèvre. Ce qui ne l’arrêta pas le moins du monde, ni ne le freina, enchainant avec toujours plus d’intensité, tout comme je m’employais à lui faire oublier ma maladresse. Plus rien n’avait d’importance, en fait, pas même mon portable sonnant les dix minutes écoulées, que j’envoyais valdinguer plus loin, ma main ne quittant sa peau qu’une toute petite fraction de seconde. Je venais probablement de flinguer pour trois cent dollars de technologie, mais je m’en foutais, tout ce que je voulais c’était perdre un peu plus connaissance. Et s’il ne s’arrêtait pas tout de suite, c’est ce que je risquais de faire, tant l’apnée se prolongeait... Il du en arriver à la même conclusion que moi puisqu’il s’immobilisa, détachant ses lèvres des miennes pour me laisser reprendre un souffle qui peinait à revenir. « Astaria. Ne me dis pas ce genre de chose. » Pas dire quoi ? J’avais déjà oublié. D’ailleurs, c’était qui cette Astaria ? On s’en fout, tais-toi, embrasse-moi, j’ai pas besoin de respirer de toute façon, c’est surfait la respiration. J’ai l’option branchie, comme les poissons, va. « Tu peux venir dans mes bras autant de fois que tu veux. » Ho ça ? Ho ça. Fallait pas qu’il me dise ça. Surtout pas. Il savait pas que niveau hormones, c’était pire après l’accouchement, l’épuisement s’y ajoutant. Et puis c’était faux, surtout, il disait ça, là, comme ça, mais dans deux heures, il n’y penserait plus. J’étais une mère célibataire passablement désespérée, moi j’allais y penser tout le temps. Je n’eu pas le temps de répondre quoique ce soit, puisqu’il me récupéra, m’annexa la peau, le corps, la bouche, m’étreignant davantage encore, me faisant disparaitre, juste comme je le souhaitais. Je voulais être ensevelie, je voulais être cernée, comme une forme de prise en charge, et oublier le temps d’un instant tout le reste. Absolument tout le reste. Sauf sa putain de promesse qui me squattait la tête. Fallait pas dire des trucs comme ça à une cérébrale ! Ça pourrissait mon moment, et, brusquement, doucement, je l’écartais de mes lèvres du bout des doigts. « Attends. » j’expirais, à défaut d’avoir assez de souffle pour une phrase plus conséquente. « Attends. » je demandais, encore, collant le sommet de mon crâne contre son torse, juste sous son menton, le temps de retrouver un semblant de respiration. « Si... » un mot, une syllabe, un son... Bon début qui m’encouragea à sortir de ma cachette et relever le nez. « Si je te demande de pas me toucher... Pas me toucher plus que ça, là. » j’interrogeais en venant caresser ses lèvres des miennes, juste pour illustrer mon propos et lui faire comprendre que ça, là, ça ne comptait pas, ça ne rentrait pas en ligne de compte. « Si j’te dis que je veux pas plus pour ce soir, que tu vas pas faire voler mes fringues, qu’il n’y a aucun espoir pour qu’on s’envoie en l’air, que j’ai juste envie que tu me prennes dans tes bras, sans plus. Sincèrement, tu restes ? » Je savais pas vraiment pourquoi je ressentais le besoin de savoir ça, de m’assurer qu’il saurait se contenter de quelques tendresses et rien d’autres. Peut-être avais-je envie de tester sa précédente promesse, de comprendre s’il était sincère lors de ses excuses et du reste, ou si c’était juste un moyen d’atteindre plus rapidement ma culotte. Après tout, je ne le connaissais pas vraiment, seulement dans les grandes largeurs. Et encore, ce que je savais de lui ne correspondait en rien avec ce qu’il venait de montrer. J’étais paumée dans ma tête, et paumée dans la sienne aussi, ne comprenant ni mes réactions, ni les siennes. Et puis, quel intérêt de savoir ça ? Évidemment qu’il ne pourrait pas s’en contenter, même moi je ne saurais pas m’en contenter, pas après autant d’abstinence forcée. Pas avec lui. Pas après ces neufs derniers mois passés à se chercher ponctuellement et souvent... « Oh, et puis on s’en fout ! » je me résignais, moi-même, tirant sur le bas de son polo pour le rapprocher de moi, tout en contournant le comptoir pour passer derrière. « J’te le demanderais pas, de toute façon. » Non, je n’en avais ni l’intention, ni l’envie. Je voulais juste continuer à respirer, à m’apaiser, à oublier. Il voulait bien m’aider pour ça ?


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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Sam 21 Mar - 11:54


Astaria & Renji
« Attends. » Le souffle totalement coupé, j’entrouvris les yeux pour la regarder. Elle n’arrivait pas à respirer ? Elle voulait que je lui laisse plus de temps ? J’avais du mal à respirer moi aussi, mais on s’y habituait, surtout quand c’était aussi intense et plaisant que ça. Comment tout arrêter pour simplement respirer ? L’apnée est un très bon sport après tout. « Attends. » Oui, j’avais compris, mais elle semblait vouloir avant tout me dire un truc. Du moins, là tout de suite, ma tête me dit cela. Oui, ma tête me parlait souvent, on avait beaucoup de conversations elle et moi. Nous étions normaux. « Si... » Sans rien dire, je sentis mon cœur simplement se serrer et mon estomac suivre la cadence. Je n’avais jamais aimé les phrases débutant par des si. Ça n’envisageait jamais rien de bon, surtout, oui, surtout quand ça sortait de la bouche d’une femme. Pourquoi ? Bonne question, mon instinct là tout de suite, me disait cela. Un si, n’envisageait rien qui vaille et j’avais même lu je sais plus où, qu’il fallait bien réfléchir avant de répondre, au risque de se voir maudire par la dite femme. « Si je te demande de pas me toucher... Pas me toucher plus que ça, là. » Haussant un sourcil, je baissais mon regard vers elle, alors qu’elle sortait de sa cachette, à savoir mon torse. De ne pas la toucher… ? Ses lèvres venant se caresser aux miennes, j’en déduisis, qu’elle ne parlait pas de ça. Oui, je savais parfois réfléchir plutôt vite. Je n’étais pas non plus stupide. « Si j’te dis que je veux pas plus pour ce soir, que tu vas pas faire voler mes fringues, qu’il n’y a aucun espoir pour qu’on s’envoie en l’air, que j’ai juste envie que tu me prennes dans tes bras, sans plus. Sincèrement, tu restes ? » Clignant des yeux, je la regardais, plutôt surpris de l’entendre me dire ça. Je n’allais pas m’en cacher, ça ne m’étais jamais arrivé. Je veux dire… Si j’embrassais une fille si je faisais quelque chose qui nous rapprochait, je finissais toujours par coucher avec. C’était en fait, le but ultime de la chose. Mais… Là, là, est-ce que je l’avais approché pour cela ? Si au début, c’était le but, dans le sens où elle m’avait taquiné en osant dire qu’elle ne ferait pas voler la culotte, maintenant… c’était quoi ? Est-ce que je l’avais réellement pris dans mes bras pour cela ? Au fin fond de moi, un truc me disait non. Quel truc ? J’en savais rien moi. Mais je restais silencieux, pas par peur de ma réponse ou quoi que ce soit, mais en fait… Elle venait de me perdre, me laissant seul avec mon cerveau pour réfléchir. Dans de profondes réflexions. Je ne savais pas quoi dire, faire, je ne savais pas… Gérer la situation. Moi Renji Wellington. C’était bien nouveau ça tiens ! J’aurai bien voulu lui dire de me laisser réfléchir, parce que j’avais l’impression d’être long, mais je n’avais plus la notion du temps et ma gorge était bien trop nouée pour dire quoi que ce soit. Elle venait juste de me scotcher sur place sans le vouloir. Mais si c’est ce qu’elle voulait, avais-je le choix ? Est-ce que j’étais venu ici pour me disputer et créer un autre sujet de dispute ? Non, ce n’était pas le but. La frustration serait à nouveau mon ami, parce que dans le fond. Astaria, je la désirais et pas qu’un peu. « Oh, et puis on s’en fout ! » Hein ? Quoi ? Comment ça on s’en fout ? Elle ne s’en foutait pas si elle venait de me demander ce genre de truc non ? Putain, les femmes étaient bien trop compliquées pour moi, j’allais finir par devenir chèvre. Surtout avec Astaria et sa capacité à trop réfléchir. Elles étaient toutes comme ça ? Je plaignais le monde entier pour le coup si c’était le cas. La laissant me tirer le bas du polo pour me rapprocher d’elle, je clignais des yeux sans rien dire, la laissant faire, parce que je savais plus ce qu’elle voulait moi. « J’te le demanderais pas, de toute façon. » Mais alors pourquoi elle avait demandé ??? C’était bien une femme ça. Ça cachait quelque chose. Est-ce un test ? Si je finissais par lui faire enlever ses vêtements elle me bannissait en enfer ? Finissant derrière le comptoir, j’haussais un sourcil en sentant mon corps réagir. Faudrait être con pour pas capter ce qu’il allait se passer derrière ce putain de comptoir. Et même moi là, tout de suite, rien qu’en y pensant, mon corps se mit à réagir au quart de tour. J’avais réellement envie d’elle là, tout de suite. « Hm… okai. » murmurai-je simplement, retrouvant la parole avant de déposer plusieurs baisers assez doux et faiblement humide sur ses lèvres. Je savais plus trop quoi faire, ni sur quel pied danser. Aller plus loin, ou ne pas aller plus loin ? J’avais l’impression de mourir rien que d’y penser. Secouant la tête, je me mis à l’embrasser plus profondément, pas brusquement, mais plus… intensément, un baiser qui en disait long, un de ces baisers qui annonçait simplement, qu’il y allait avoir autre chose. Langoureux, sensuel, un baiser annonciateur de la chose. Mes mains se posant sur sa taille, je tirais sur le haut avant de glisser mes mains sur sa peau, laissant les frissons s’emparer de mon corps, alors que je passais mes mains là, sur sa peau avant de les relever tout en levant son haut pour le lui enlever. Le jetant sur le comptoir, je repris ses lèvres entre les miennes avant de caresser son corps, parcourant chaque parcelle de peau, crispant faiblement mes doigts autour de sa poitrine légèrement plus arrondis que la dernière fois qu’ils étaient passés sous mes mains. J’allais finir totalement fou. Attrapant son bas, je fis de même, lui enlevant même ses chaussures au passage. Pas que je sois des plus patient, ou même impatient, mais… Je crevais. Attrapant ses mains, je lui fis reprendre mon polo, avant de la guider pour me l’enlever. Même si elle n’avait pas réellement besoin de moi pour ça. Me retrouvant torse nue, je fis sauter mes chaussures les poussant avant de la faire se baisser le long du comptoir m’accroupissant devant elle, sur mes genoux, lui faisant écarter les jambes d’une lenteur totalement dévastatrice, mes mains caressant sa peau, la griffant faiblement même au passage. Je tremblais même par moment sous l’envie grimpant en moi. Me collant contre elle, je lui fis enrouler ses jambes autour de ma taille en la taquinant, bougeant simplement mon bassin contre le sien. J’en pouvais juste plus et j’allais surement crever mais tant pis. Mon visage se perdant dans son cou, j’entreprise des caresses de mes lèvres contre sa peau. Ma langue et mes dents s’y perdaient aussi, jouant avec elle, effleurant chaque centimètre de sa peau, voulant simplement la sentir perdre raison contre moi. Les morsures légères et les traces de ma langue apparaissaient de plus en plus dans son cou, alors que mes mains se posaient avec délicatesse sur cette poitrine plus arrondis, plus ferme, plus… Plus… Plus… Je perdais la raison. Je la touchais, je la caressais, je laissais mes pouces s’amuser avec ses deux pointes légèrement durcie par le plaisir, comme pour la tuer un peu plus, alors qu’une de mes mains se glissait entre nos deux corps pour défaire mon pantalon. J’allais mourir. Déboutonnant d’un seul coup, je me redressais pour le faire glisser le long de mes cuisses avant de l’enlever totalement et la prendre dans mes bras la collant juste contre moi avant de l’embrasser à nouveau.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Dim 22 Mar - 3:10



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J’avais posé cette question parce que j’étais perdue, complètement paumée, à des années lumières d’une forme de stabilité mentale que je n’avais, de toute façon, jamais vraiment possédé. Je voulais savoir pour me rassurer, pour m’assurer qu’il n’était pas là que pour ça, qu’il ne disait pas ça juste pour ça. Est-ce que ça m’aurait dérangé si ça avait été effectivement le cas, s’il n’avait s’agit que d’une technique bien rodée pour me mettre à l’horizontale ? Faut croire que oui puisque je voulais à ce point savoir si c’était le cas. Au point d’interrompre un baiser, tout de même. Un baiser que j’appréciais, je tiens à le préciser, sinon, oui j’aurais eu une raison de le stopper, mais... Même pas. Ça avait été un crève coeur que de m’arracher à ses lèvres pour lui poser cette connerie de question. Je crois que... Je crois que je voulais pas être une partie d’un tout. Je crois que je voulais être particulière. Pas si particulière que ça, pas au point qu’il foute un genou à terre et me supplie d’être sienne. Oula non, surtout pas. Mais je voulais être autre chose qu’une parmi tant d’autres, ou encore celle du moment, pour ne pas dire de l’instant. Je n’exigeais rien de lui, pour autant, c’était envers moi-même que j’étais exigeante. J’voulais plus, j’devais plus me permettre les conneries de mon arrivée à New York, lorsque j’étais tellement YOLO que j’avais hérité d’un gosse, d’un connard et d’un Renji. J’étais maman maintenant, et aussi grimaçante que j’avais pu être lorsqu’on m’avait dit « tu verras, un enfant, ça te transforme», je devais bien admettre que je n’étais plus tout à fait la même. M’envoyer en l’air juste pour le fun de s’envoyer en l’air faisait partie de ces changements. J’pouvais plus faire ça comme ça, en inconnu, en désintéressé, en inconsciente et jmenfoutiste. Il fallait que ça ait du sens, au moins un peu. Rien qu’un peu. Fallait que ça rime à quelque chose d’autre que simplement gratter où ça démange, sauf que... Sauf que peu importait sa réponse, j’étais moi-même absolument pas prête à m’arrêter en si bon chemin. Je voulais plus. J’exigeais plus. Et pas seulement mon corps. Et puis, j’l’avais suffisamment fait patienter, non ? Quelle fille pouvait s’enorgueillir d’avoir fait attendre un mec pendant neuf mois ? Certes, la première fois j’avais été rapide, pour ne pas dire facile, mais depuis ? Il m’avait vu grosse, enceinte et insupportable, et il avait quand même eu envie de moi. Il avait encore envie de moi. N’était-ce pas suffisant pour en déduire que ce n’était pas rien, que ça ne rimait pas à rien, que ça avait une forme de signification, même infime ? De toute manière, j’avais bien trop envie, j’aurais accepté n’importe quelle excuse apte à duper mon cerveau. Voilà pourquoi, avant même qu’il ne trouve quoi répondre, je l’en dispensais et l’entrainais avec moi derrière le comptoir. On était seul, certes, mais il y avait tous ses clichés qui nous entouraient, nos observaient, me jugeaient... J’avais beau savoir qu’aucun de mes sujets n’était réellement là, je ne pouvais ignorer le regard de mon frère de papier glacé suspendu là, juste en face de nous. « Hm… okai. » Il n’avait pas l’air d’être parvenu à suivre mon raisonnement, mais je m’en foutais puisqu’il m’embrassait à nouveau. Pas de manière prédatrice, qui plus est, mais avec douceur, me donnant raison dans mon choix. Tant mieux, le Renji de la toute première fois n’aurait pas fait long feu face à l’Astaria du jour. Je me sentais comme Bambi sur la glace, hésitante et, bien qu’enthousiaste, quelque part effrayée. Je savais parfaitement ce que nous nous apprêtions à faire, et la langueur de ses nouveaux baisers ne trompait pas sur la question, mais même si j’en avais très envie, je ne parvenais à m’ôter de l’esprit que la dernière fois que quelque chose était passé par en-bas, c’était pour sortir de moi, pas pour y entrer. Et si je n’étais pas prête ? Et si ça me faisait mal ? Ou, si, au contraire, je ne sentais plus rien ? C’était traumatisant un accouchement. Est-ce qu’on pouvait souffrir de PTSD après ça ? Genre héros de guerre revenant du combat ? Le médecin m’avait prescrit des mouvements à faire pour re-muscler mon périnée, mais j’avais déjà tellement à faire, et tellement pas dans l’idée de m’envoyer en l’air rapidement, que j’avais rien fait de tout ça. J’aurais du, et maintenant je regrettais, parce que c’était certainement important. J’avais aucune foutue idée d’où se trouvait mon périnée, ni à quoi il servait, mais en cet instant, tout ce que je voulais, c’était un périnée au top pour être à la hauteur des souvenirs qu’il avait de moi. Et ma poitrine ! Putain, ma poitrine ! Celle-là même qu’il redécouvrait après m’avoir privé de mon haut, celle-là même avec laquelle il jouait doucement, et qui ne servait plus, depuis un mois, qu’à nourrir mon fils. Merde ! Merde ! Merde ! Et si il...? Oh mon dieu, c’était bizarre. J’appréciais énormément toutes ses caresses, mais je ne parvenais à totalement me laisser aller. Et si je faisais une montée de lait brusque ? Ça ne m’était jamais arrivé, mais avec ma chance, la première fois pouvait subvenir juste maintenant ! Sans parler de mon corps clairement pas au niveau de ce qu’il avait été ce soir-là, la première fois. Pourquoi je me sentais comme ça ? Si flippée, si complexée, avec cette trouille de décevoir, de le décevoir ? Et moi aussi, par conséquent, me décevoir moi. Je voulais que ce soit bien, que ça vaille le coup, que ça vaille toute cette attente. Voilà pourquoi je me retrouvais aussi passive, le laissant me dévêtir, jusqu’à ce qu’il doive, lui-même, poser mes propres mains sur son corps pour que je réagisse et en fasse de même. J’oubliais, un instant, mon trouble, ma trouille, juste le temps de le délester d’une partie de ses vêtements, son polo, et les premiers boutons de son jean, avant de me trouver entrainée vers le bas, dans un rire qui m’échappait malgré moi. En tailleur sur lui, j’attrapais ses joues pour récupérer, de mon propre chef, ses lèvres, sa bouche, et sa fougue aussi. C’était important, ça me faisait oublier le reste. Plus encore lorsque ses lèvres dérivèrent sur ma peau, dans mon cou, meurtrissant aussi efficacement qu’il cajolait. J’avais le coeur qui battait si vite que j’en venais à m’interroger de la raison. L’appréhension ? L’envie ? Peut-être les deux sentiments se mêlant, et l’urgence s’y ajoutant. J’y perdais un peu plus mon souffle, fermant les yeux pour ne plus me focaliser que sur ça, le ressenti, celui de ses lèvres dans mon cou, et ses mains partout autour de moi, sur ma poitrine le plus souvent. Une poitrine dont j’avais oublié l’utilité la plus plaisante. Je m’en souvenais maintenant. Et c’était bon. Très bon. Trop bon et trop rapidement trop bon. Et ma main qui n’en finissait plus de caresser, masser, protéger cette nuque offerte. Heureusement, il s’interrompit un instant, glissant entre nous pour achever le déboutonnage de son jean et l’ôter à force de contorsion. Immobilisant, du même coup, ses ondulations de bassin contre le mien qui m’avait, jusque là, achevés un peu trop vite. « Doucement... » je demandais, j’implorais, après qu’il m’eut ramené contre lui, son corps coincé entre le sol et moi. « Doucement. » je lui quémandais cette faveur en quittant ses lèvres un instant, et glissant mes mains dans ses cheveux, ramenant les côtés en vrac vers l’arrière. Pas doucement genre prenons notre temps, mais doucement dans ses gestes et la force de son désir. Il pouvait me le montrer autrement, et j’avais toujours peur d’avoir mal, de ne plus savoir comment faire. « Mon corps n’est pas totalement remis. » j’avouais, alors, refusant qu’il se méprenne et décide de prendre son temps. J’voulais pas qu’il prenne son temps, j’étais pressée, j’avais assez attendu. C’est pourquoi je le ramenais dans mon cou, pas pour qu’il y sévisse -quoique...- mais pour le protéger de ce que je m’apprêtais à faire, moi et mes mouvements gauches. « Attention... » je soufflais en lui maintenant, là, tout contre moi, du côté opposé à ce bras qui s’élevait pour fouiller, à tâtons, la surface du comptoir, trouver l'hanse, et tirer un coup sec dessus, jusqu’à ce que ma besace, et le reste de son contenu, fassent une chute vertigineuse pour se répandre sur le sol, à côté de moi. Ce ne fut que là, que je relâchais sa nuque, lui laissant contempler, avec moi, l’étendue du désastre au sol. Oui, il avait raison, c’était vraiment le bordel dans mon sac. Outre le doudou de rechange, le biberon vide, une ou deux couches, un appareil photo -et meeeerde, mon appareil !- des clés, un bavoir, des tickets de caisses en vrac, mon passeport, du shampoing sec, du liquide hydroalcoolique, des lingettes, un tube de baume à lèvres, mon pass de métro, et quelques ordonnances, se trouvait une bande de préservatifs. Ils étaient là parce que j’avais retenu ma leçon. J’avais jamais eu dans l’intention de les utiliser mais... Sait-on jamais. Louis en était la preuve bel et bien vivante. Tout en picorant sa joue, j’en détachais un du reste, et repoussais le bordel d’un vaste mouvement de main. Je m’occuperais des dégâts plus tard tout en priant pour que mon appareil n’ait rien. Je venais déjà, probablement, de ruiner mon téléphone portable. « Tu me coûtes cher. » je laissais, d’ailleurs échapper, avant de fourrer l’emballage aluminium entre deux dents pour le déchirer et en sortir la précieuse protection. Oui, on allait éviter les conneries, hein, y avait pas période plus féconde qu’un retour de couche, et outre mon absolue et totale absence d’envie de revivre ça, je doutais qu’un mini-Renji soit dans les projets du Renji officiel. C’était clairement pas dans les miens, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Alors, pour mieux faire passer cet instant toujours légèrement tue-l’amour, je décroisais mes jambes de son dos, en même temps que j’appuyais contre son torse pour le faire partir vers l’arrière et l’inciter à s’allonger sur le sol. Il n’avait pas besoin que je lui explique, il savait très bien ce qui l’attendait. Et ma bouche dérivant le long de son torse ne faisait que lui donner raison. Ma main, elle, précédait mes lèvres, glissant plus rapidement et déterminée, jusqu’à ce boxer dans lequel elle s’infiltrait, cherchant et trouvant sans difficulté le Saint Graal à l’étroit. Pas encore au sommet de sa forme, mais ça ne saurait tarder avec les quelques caresses manuelles que j’y appliquais tout en poursuivant ma descente. Encore et toujours, jusqu’à tomber nez à... Bref ! Je savais parfaitement ce qu’il pensait en cet instant. Comme tous les mecs, il se réjouissait plus que de raison de me voir là. Mais moi, je savais ce qu’il en était réellement. Dans cette position, la femme était toute puissante. Totalement impuissant, l’homme ne faisait que subir, soumis à la volonté de l’autre, à ma volonté, sa partie la plus sensible et la plus précieuse à portée de langue ou de dents, au choix. Il allait falloir qu’il me fasse confiance. Mais l’homme, en général, faisait un peu trop confiance aveuglement dans ce genre de cas. Et c’était à mon tour de sourire, prédatrice, avant de venir l’agacer à cet endroit, l’attiser, embrassant, effleurant, laissant le bout de ma langue s’y frotter, sans jamais y aller franchement. Non, elle et moi, on apprenait à se connaître, voilà tout, et si, en plus, ça pouvait torturer un peu plus monsieur, c’était tout benef. Même que je soufflais dessus, tout en y promenant ma main, sentant son désir et sa frustration gonfler contre ma paume. C’était plaisant, c’était grisant de me dire que j’étais l’unique cause, l’unique objet de tout ça. C’était rassurant, c’était... Je ne sais pas, vibrant ? Alors, je l’achevais, parce que j’avais assez joué comme ça avec ses nerfs, et après avoir pincé-déroulé tout le long du joystick, j’accompagnais le mouvement de mes lèvres, transformant l’exercice supra chiant en quelque chose d’un poil plus sympathique. Lentement, doucement, et jamais complètement, simplement parce que je n’étais pas américaine et que, contrairement à ces dernières, je savais m’y prendre de manière sensuelle. Mon éducation, je ne l’avais pas faite via le porno. Forcément, avec le préservatif c’était moins précis, mais c’est ce qui donnait, justement, l’envie de s’en passer et de faire en sorte qu’on puisse s’en passer. C’était le secret des françaises. Ni plus, ni moins. Et lorsque ce fut trop, pour lui, et même pour moi, je quittais ma nouvelle pote, à regret, pour remonter jusqu’à lui, parsemant le chemin de baisers, avant d’en planter un dernier, un plus lent, sur ses lèvres. « Maintenant. » je soufflais, contre sa bouche, avant de redresser la tête juste assez pour croiser son regard. « Mais doucement... » j’ajoutais, un peu anxieuse, une main dégageant les mèches de son front, puis caressant une joue. Ouai, non, moi non plus je sais pas ce qui me prenait. Enfin...  


with: renji | date: 27/02/15
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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Lun 11 Mai - 22:30


Astaria & Renji
Je n’aurai pas dû être là, mais j’y étais, je ne devrais pas faire cela, mais j’étais en train de le faire, paye ta logique, ma logique qui n’avait aucun sens, je n’avais strictement aucun sens oui. Parce que je faisais tout de travers et parce qu’une fois que j’étais avec elle, je perdais littéralement le contrôle. Et encore une fois, c’était bel et bien démontré, puisque nous étions là, dans sa galerie, enfermés, tous les deux, pratiquement à poil, prêt à s’adonner au plaisir charnel. Pour une seconde fois. Autant dire que c’était quelque chose que je n’avais plus envisagé. Parce qu’elle n’avait rien d’une fille facile, au non bien au contraire, c’était une fille tout ce qu’il y avait d’impossible à avoir. Et pourtant, là tout de suite, mon instinct me disait que le fait de pouvoir l’avoir une seconde fois, c’était aussi rare qu’une source d’eau en plein désert. Et je comprenais avec ses quelques paroles qu’il fallait que j’aille doucement. Tout simplement parce que son corps n’était pas encore remis. Ce que je pouvais comprendre, même si j’avais du mal à comprendre un peu tout ça. Après tout je restais un homme, et un homme complètement con en plus de tout ça. Me tenant par la nuque, je la laissais faire, alors que rapidement son sac tombait au sol, se vidant d’ailleurs par la même occasion. Regardant tout le contenu au sol, j’haussais un sourcil en me demandant comment elle pouvait avoir autant de chose dans un truc si petit. C’était Marie Poppins la fille ou quoi ? Il y avait bien trop de chose, et surtout trop pour son enfant. Tournant un vague regard vers l’appareil photo, je la vis attraper des capotes. Oui, très important, je n’avais pas envie d’avoir un gosse, et je doutais bien qu’elle de son côté, avait assez donné. « Tu me coûtes cher. » Moi ? Mais je n’avais rien fait, c’est elle qui avait fait valdinguer tout son sac par terre, et accessoirement fait tout sortir de celui-ci. Mais avant même de pouvoir dire quoi que ce soit, elle me poussa légèrement pour m’allonger ce que je fis tout en la regardant faire. Sa main se glissant bien rapidement dans mon boxer, une main curieuse, une main qui me fait avoir un frisson de plaisir. La laissant se baisser le long de mon corps, mon souffle lui se couper au fil du temps qu’elle glissait le long de mon corps. Je ne préférais pas penser à ce qu’elle faisait là-bas, histoire de ne pas me faire de faux espoir, et bien rapidement le faux espoir, devint vraie. Entrouvrant la bouche, je me crispais en lâchant un râle de plaisir sous le coup. Je l’avais déjà imaginé pas mal de fois, là, à cet endroit précis, mais je n’aurais jamais cru que ça puisse devenir réalité. Serrant les points j’essayais tant bien que mal de me retenir, donner un coup de rein dans ce genre de moment je doutais que cela lui plaise. Me taquinant, en me donnant coup de langue baisers et autres me rendait totalement fou. Et comme si ça ne suffisait pas, elle se mit à me mettre le préservatif avec sa bouche, autant dire que c’était le comble, le luxe, le paradis en somme. Fermant les yeux sous ce moment qui me parut bien trop court à mon gout, je la laissais remonter tout en déposant des baisers pour me regarder. Déposant même un dernier baiser sur mes lèvres je clignais des yeux tout en posant une main sur ses cheveux. « Maintenant. » Mordillant mes lèvres je crus mourir sous ce simple mot. « Mais doucement... » Sans répondre, je l’attrapais par la taille avant de rouler sur le sol pour inverser les rôles. L’allongeant délicatement, je me positionnais entre ses jambes lui relevant bien l’une d’entre elle. Ma main glissant le long de celle-ci, je descendis jusque sur sa fesse la palpant légèrement avant de remonter vers l’intérieur de sa cuisse, plus précisément sur ce qui m’intéressait le plus. Caressant du bout de mes doigts ce fruit défendu, je découvrais cet endroit sans la quitter du regard avant de la caresser plus longuement et surtout plus profondément, allant même jusqu’à m’immiscer en elle avec délicatesse. Je la taquinais juste, ma main se plaisant là, dans cet endroit doux, tel une peau de bébé. Retirant totalement ma main, je me collais contre elle, me frottant longuement avant d’unir nos corps pour commencer de lent vas et vient. Attrapant sa nuque je la serrais de mes doigts avant de l’attirer vers mon visage pour l’embrasser avec ardeur. Mes vas et vient lent mais long et rythmé mon souffle se coupait sous le plaisir qui montait en moi. Sans pouvoir la quitter, ne pouvant rompre le baiser, je restais lent et long quelques minutes avant d’accélérer légèrement tout en lâchant des grognements et des râles de plaisir qui me faisait mourir sur place. Mouvement circulaire, profond et parfois légèrement sec, j’essayais de me contenir tant je n’en pouvais plus. Totalement masochiste, j’accentuais les mouvements faisant en sorte de me retirer pour revenir de façon lente pendant plusieurs mouvement, mon corps tremblant contre le sien. Ma main libre agrippant la sienne, je la lui positionnais au-dessus de son visage, la serrant fermement sous le plaisir qui montait. N’en pouvant plus je me retirais totalement avant de quitter ses lèvres pour me baisser et plonger ma tête entre sa poitrine pour m’amuser avec. Impossible de continuer sous peine de crever bien trop tôt. Lâchant sa main pour m’amuser avec un de ses seins je soupirais d’aise en la caressant tout en me frottant contre elle, juste pour la rendre folle, et me rendre fou aussi au passage. Relevant le regard, je la fixais avant de baisser le regard sur son corps. Elle me rendait littéralement fou, oui, fou, totalement abruti et à sa merci. Me mettant sur mes genoux je passais ma langue sur mes lèvres avant de l’attraper pour la relever et l’attirer vers moi. M’asseyant dos à comptoir, je l’attirais vers moi pour la faire s’assoir sur moi. C’est bien une première, moi Renji qui faisait venir une fille sur moi de mon plein gré pendant l’acte. Elle me rendait vraiment fou.

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MessageSujet: Re: renji & astaria - the fucked up situation Mar 12 Mai - 20:48



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C’était plaisant, c’était délicieusement plaisant et flatteur que de lire toutes ces réactions sur lui, en lui, tandis que j’agissais, je sévissais dans la partie basse de son anatomie. J’aurais pu y passer ma vie, n’ayant absolument aucune appréhension pour ce type d’exercice, me sachant plutôt bonne dans ce domaine, mais mon corps réclamait autre chose, et il avait trop attendu. Des mois. Des mois complets et si longs... En l’attisant lui, bizarrement, je m’attisais moi-même, et, ce faisant, réduisais considérablement mes très faibles résistances à ses coups de reins à venir. Du fin fond de mon brouillard d’envoûtement, je savais juste une chose : je voulais que ça dure. Une voix dans ma tête me glissait, sournoisement, que je ne l’avais pas attendu tous ces mois pour bâcler ça en quelques ridicules minutes. Mais c’était des conneries ! Évidemment que c’était des conneries. Je ne l’avais pas attendu, pfffffff, n’importe quoi ! Il se trouvait juste au bon endroit, au bon moment. Enfin ça c’était l’excuse que se servait mon égo, parce qu’une autre petite voix me glissait que, en réalité, il était simplement le seul à vouloir de moi. Oui, j’avais une confiance en moi au ras des pâquerettes, surtout après la désertion du géniteur de mon fils. C’était quand même dingue, non ? J’étais si nulle que ça, au pieu, pour qu’il se barre de la sorte ? Bon, ok, ça avait certainement à voir avec le bébé dont il ne voulait, finalement, pas, mais mon masochisme me poussait à croire que le problème pouvait venir de moi. Et fallait que j’arrête d’y penser si je ne voulais pas me bloquer totalement et ruiner le moment. Un moment embué de désir, d’envie, de besoin. Un besoin vital de remonter jusqu’à lui, jusqu’à sa bouche, ses lèvres, et d’y dispenser quelques tendresses. Genre, j’étais tendre. Pffffff... J’allais mettre ça sur le compte des hormones, qui s’affolaient toujours si ce n’est plus encore depuis mon accouchement, et la fatigue de mes longues, très longues nuits sans sommeil. Alors, je l’embrassais une dernière fois, avant de lui donner l’autorisation de me coloniser. Oui mais doucement, je le prévenais. Tellement doucement qu’il me prit de court. Moi qui pensais qu’il allait s’empresser d’entrer en moi, de nous sustenter tous les deux, fus surprise du tour qu’il donnait aux choses. Et à mon corps, aussi, puisqu’il nous faisait pivoter, inversant les rôles et me condamnant à l’impuissance. C’était fairplay, puisque je venais tout juste de lui imposer la même chose, mais... Non, je ne m’y attendais pas. Il aurait fallut que je le crois patient pour envisager ce genre de choses. Or, Renji était absolument tout un tas de choses, sauf patient. Pourtant, c’est ce qu’il fit, il patienta. Tout contre moi, il se contenta de la périphérie, ma périphérie, caressant, glissant, agrippant, redécouvrant, jusqu’à la peau si tendre de l’intérieur d’une cuisse, cette peau qui frissonna à son contact, et à l’approche de ce qu’il allait faire, là, à cet endroit. Parce qu’il n’allait pas simplement me caresser la cuisse, pas vrai ? Pas avec ce regard, ce regard-là qu’il me lançait, celui qui ne me quittait pas, et qui me forçait à me mordre la lèvre. Je savais où il voulait en venir, et je le voulais aussi. Je le voulais tellement que même lorsqu’il y fut, ce ne me parut pas suffisant. Je voulais plus, tellement plus, et ses caresses répétées à cet endroit n’avaient rien d’apaisant. Elles étaient tout l’inverse en réalité. Elles m'irradiaient, elles irradiaient mon désir. Et je me cambrais, rapprochant mon corps du sien, rapprochant mon corps de sa main. Et lorsqu’il fut en moi, lorsque ses doigts s’y égarèrent avec une délicatesse que je n’aurais jamais cru possible, ma respiration me lâcha, ma raison aussi, et j’étendais le bras pour attraper sa nuque et le ramener jusqu’à ma bouche. Lui et son regard me narguant. Je verrouillais ses lèvres aux miennes, étouffant mal quelques soupirs, cherchant mon souffle plus que je n’embrassais. Jusqu’à ce qu’il lâche, et que je lâche à mon tour, retombant sur le dos, tout en le remerciant muettement de ce qu’il venait de faire. Je ne sais pas s’il en avait réellement conscience, je n’étais pas vraiment sûre qu’il ait agit sciemment, mais son approche douce et indirecte m’avait permis de réaliser que je n’étais pas cassée, que je n’étais pas en kit, que j’étais parfaitement normale, et que je ressentais les choses comme avant. Avoir un bébé ne me rendait pas moins femme, il venait de me le prouver. Ce fut donc avec bien moins d’appréhension que précédemment que je l’accueillais un peu plus contre moi, son corps jouant avec le mien, l’attisant encore. J’avais envie de lui coller des claques tant il semblait prendre plaisir à me faire languir. Mais bientôt, il fut en moi, et je regrettais, finalement, qu’il n’ait pas décidé de prendre encore plus de temps. Comment j’allais gérer ça ? Comment j’allais supporter ça ? J’allais pas tenir deux secondes, à ce train-là. D’ailleurs, j’en pinçais les lèvres en étouffant une exclamation, ténue, de plaisir, tant rien que le fait de me pénétrer me submergeait, m’électrisait. Heureusement, ses lèvres vinrent faire taire les miennes, et même si j’étais bien incapable de lui offrir un baiser correct, je m’y essayais. Vu de l’extérieur ça ne devait pas ressembler à grand chose, mais rien à foutre de l’extérieur. C’était pas le sujet. Il se mouvait en moi, et tout mon corps semblait comme hypersensible. Il sévissait dans mes entrailles, et pourtant c’était tout mon épiderme qui crépitait. J’allais crever. Mais j’allais crever de plaisir. Il m’obéissait, il n’allait pas trop vite, il contenait son ardeur habituelle, mais ce n’était pas suffisant pour réfréner les vagues s’échouant en moi avec force et férocité. Il grognait contre mes lèvres, me rassurant, m’informant que je n’étais pas la seule à trouver ça bien trop intense pour être normal. Sa main chercha la mienne, trouva la mienne, s’agrippa à la mienne, avec autant de force que j’en mettais pour mêler nos doigts et pour serrer, toujours plus fort à mesure qu’il augmentait la cadence, puis la diminuait, plus l’augmentait encore, m’obligeant à ne plus respirer du tout, à me contenter de laisser échapper des souffles de plaisir entre deux baisers. Du moins... Dumoins jusqu’à ce qu’il se retire complètement pour venir s’échouer contre ma poitrine, me donnant envie de hurler de frustration et de craindre le pire. Il avait fini ? Déjà ? Je veux dire, avant moi ? Ha non. Pas du tout, même. À sa manière de jouer avec ma poitrine, je comprenais qu’il n’en était rien, il nous offrait juste une pause salutaire. Il souhaitait faire durer le plaisir, ou plus vraisemblablement éterniser la torture. Ma torture. Et je serrais, je serrais. Mes bras autour de ses épaules, mes cuisses entourant son bassin, mon regard cherchant le sien. Je voulais qu’il m’embrasse encore. Mais plus important, je voulais qu’il me possède encore. Qu’il cesse de m’attiser pour revenir en moi, qu’importe que ça réduise considérablement la durée de l’échange, je voulais juste... Je voulais juste... Je voulais que la fièvre explose, je voulais qu’il éteigne l’incendie qu’importe si, pour ça, il devait me brûler plus fort encore. Il voulu se redresser, je cherchais à l’en empêcher. Il du batailler un peu, dénouer mes jambes pour enfin, se mettre à genoux. Il était chiant, lui, aussi, à s’éloigner de la sorte. Je ne disais rien, j’étais plus capable de parler de toute façon, mais ça devait se lire sur mes traits, à mes sourcils froncés et ma mâchoire serrée. J’voulais pas qu’il s’en aille, il allait où ? Ha bah nulle part en particulier, il changeait juste de position. Ce que je compris lorsqu’il m’attrapa et me ramena contre lui pour que j’accompagne chacun de ses mouvements. Et pour le coup, j’avais le dessus, cette fois. Étonnant qu’il réclame cet agencement de lui-même, sans que j’ai à le lui imposer. J’avais souvenir d’un Renji cherchant absolument à conserver le contrôle, et se retrouvant paumé face à mes initiatives, alors... Ça, c’était assez inédit. Dans le bon sens du terme. Je ne lui laissais pas le temps de changer d’avis, je n’avais pas envie de me battre, et me rapprochais autant que ce soit encore possible, en récupérant sa bouche, l’obligeant à relever le nez vers moi. Oui, ça aussi c’était inédit, d’ordinaire c’était mon rôle, ça, relever le nez. Et parce qu’il avait été stupide de quitter l’intérieur de mon corps, je décidais de le lui faire comprendre de la manière la plus absurde qui soit. Absurde puisque je laissais glisser mon bassin le long de ses cuisses, l’éloignant du sien -sans pour autant détacher mon buste- juste de manière à pouvoir caser ma main entre lui et moi. Et, accessoirement, sa virilité que j’empoignais pour y administrer quelques caresses, quelques mouvements, quelques plaisirs sadiques. Je le punissais, oui. Et l’absurde c’était de me punir moi en même temps. Je le punissais de s’être retiré en l’empêchant d’y revenir... Y avait quand même plus intelligent comme démarche. Mais bon, en l’état, fallait pas me demander d’être très vive d’esprit. Il souffrait, là ? Pareil, c’était absurde que de souffrir de prendre du plaisir. Parce qu’il prenait du plaisir, évidemment, mais hors de moi, et ce faisait, il raccourcissait sa future endurance en moi. Le principe même du sado-masochisme, je crois. Ce que je ne réalisais qu’avec du retard, tandis que mes lèvres étaient parties s’égarer dans son cou, mordillant doucement la peau si tendre. Je n’en ressortais que pour me rehausser sur mes genoux, guidant son intimité vers la mienne, mettant fin au supplice, le sien comme le mien. Je ne disais rien, je n’en étais plus vraiment capable, mais s’il savait bien lire dans mon regard, il pouvait traduire un «t’avises plus jamais de te retirer de moi» des plus explicites. Un mouvement, un simple mouvement, quelque chose de ridiculement naturel, et nous étions à nouveau un seul et même être, sans début, sans fin. Si avait cru nous offrir le temps de redescendre en nous octroyant cette pause, il s’était fourré le doigt dans l’oeil. C’était comme s’il n’y avait jamais eu de pause. En moi, tout était toujours aussi improbable. Sauf que cette fois, je menais la danse, et j’étais beaucoup moins réfléchie que lui. Je voyais mon plaisir, je voulais mon plaisir, je poursuivais mon plaisir. Je ne m’arrêterais pas avant de l’avoir. Je ne comptais pas ralentir ou me retenir... Six mois, c’est long, c’est très long. J’avais suffisamment attendue, je m’étais suffisamment retenue. Et qu’importe si mes soupirs se faisaient de moins en moins discrets, qu’importe si ça ne ressemblait plus vraiment à des soupirs, c’était pas ça l’important. L’important c’était ça, ce truc en moi, qui grimpait, grimpait, cavalait dans mes veines, dans chaque cellule, tandis que je m’accrochais à sa peau. Ses épaules, sa nuque, ses cheveux. Avec force, certes, mais toujours délicatesse, refusant de lui occasionner le moindre mal d’aucune sorte que ce soit. Je ne voulais juste pas le lâcher, ni m’éloigner, alors je m’épuisais, je m’asphyxiais, je ne m’accordais aucun répit jusqu’à la vague de fond. Cette intensité née de plusieurs mois de frustration et qui se traduisait par un truc indescriptible, une bombe nucléaire de plaisir qui m’explosa jusque dans le cerveau, accéléra mon rythme cardiaque de manière dangereuse, je crois, et me vida totalement. Privée de coeur et de cerveau, je m’effondrais, façon poupée désarticulée, ma chute ne se trouvant stoppée que par son corps à lui, contre lequel je me lovais, respiration bloquée. Lequel de nous tremblait autant ? Ça devait être moi. Pathétique. De toute manière, j’avais pas la force d’avoir le moindre égo. Alors je restais là, immobile, le front échoué contre une épaule, mon souffle refaisant son apparition petit à petit. J’allais peut-être survivre, finalement.  


with: renji | date: 27/02/15
cassie at atf.
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