It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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(hot) nowhere left to run Ϟ dean

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MessageSujet: Re: (hot) nowhere left to run Ϟ dean Jeu 26 Fév - 17:19

nowhere left to run
DEAN & ALESSANDRO
Quand je lui annonçais que je devais y aller et que je me justifiais un peu plus par la suite, il se redressa et je remarquais son air, sourcils froncés. Je n’aimais pas ça plus que lui, croyez-moi. J’aurais bien voulu pouvoir rester la nuit entière si il me laissait faire, à embrasser et caresser chaque parcelle de son corps de mes doigts. Mais ce n’était malheureusement pas possible ce soir. Il faut dire que notre rencontre avait été inattendue, et avait duré bien plus longtemps que je ne le pensais quand je me trouvais encore face à lui dans la rue. J’étais déjà pas mal en retard. Et, bien qu’il me balançait un « pas de problème », j’avais du mal à le croire.

J’allais me rhabiller pendant qu’il s’asseyait sur le canapé, avant de recevoir un appel que je terminais par « je t’aime aussi, princesse ». De quoi se poser des questions, mais Dean n’en fit rien. Je devais m’en douter après tout, il ne laissait jamais rien paraître et j’avais bien l’impression que c’était le roi du je m’en foutisme. Du moins, en apparence. Je pense que dans sa tête, ça devait se bousculer, autant que dans la mienne. Du moins, je l’espérais… J’espérais secrètement que tout cela était réciproque. Je ne voulais pas être le seul con dans l’histoire. Il se contentait de me sourire. Mais ce sourire là était bien différent des autres. Je n’étais pas stupide, je voyais bien qu’il était complètement faux.

Je décidais alors de me pencher vers lui, mains sur ses cuisses, pour venir poser mes lèvres sur les siennes après ma requête concernant son numéro. Et le pire c’est qu’il jouait avec ma question puisqu’il arquait un sourcil, pour faire mine de réfléchir. Non mais j’hallucine, il est pas possible comme gars. Et il répondit à peine à mon baiser avant de s’extirper de ma présence, se levant pour aller se chercher une clope. Sérieux? Une fois allumée, il se tournait de nouveau vers moi. Et à sa question, j’esquissais un sourire amusé, qui s’étirait encore plus quand je notais qu’il m’appelait « doc ». « Tu crois que j’aurais survécu à médecine si j’avais pas une bonne mémoire? » lui rétorquais-je, sur le ton de l’ironie. Il tira sur sa clope puis me balança son numéro ainsi, à la volée. Puis, il m’avoua qu’il espérait que je m’en souviendrai, parce que je « l’abandonnais », alors je n’avais pas intérêt à oublier d’envoyer un SMS, sinon il le vivrait mal. Je ne pus retenir un petit rire. « Oui chef. » Et j’étais sérieux. Je comptais bien l’harceler s’il le fallait. Si je demandais un numéro de téléphone, ce n’était pas pour faire genre et au final ne pas rappeler. Je n’étais pas ce type de personne. En général, je n’étais même pas le genre de gars qui se barre après l’orgasme. Mais je ne pouvais faire autrement.

Et c’est pour cela que je décidais de lui dire la vérité. « C’est pas contre toi, tu sais. Vraiment. L'hôpital m'a appelé deux fois, et je dois y aller. » lui avouais-je finalement. « T’inquiète pas, je suis pas marié, t’as pas péché. » riais-je alors doucement. En général, si le gars passe un coup de fil en disant qu'il arrive tout de suite, ça craint. Mais je voulais le rassurer aussi sur ce point. « J’ai personne dans ma vie. Le coup de téléphone, c’était pas ma femme. » Je lui souriais quelque peu.
electric bird.
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MessageSujet: Re: (hot) nowhere left to run Ϟ dean Jeu 26 Fév - 17:28

nowhere left to run

Je ne laisse rien paraître sur le moment, mais je dois bien dire que je ne comprends plus rien à la situation qui m’échappe de plus en plus. On était bien. On était là, tranquilles, et d’un coup, il se tape un coup de stress parce qu’il a des obligations ailleurs. Sur le moment, je ne vois pas tellement où est-ce qu’il veut en venir parce que ouais, merde, on n’a pas vraiment parlé de nos vies jusqu’à maintenant et on ne sait quasiment rien de l’autre. Mais lorsqu’il discute au téléphone et lâche qu’il arrive sous peu, je me demande vraiment s’il n’a pas quelqu’un dans sa vie. Lui, il sait que je suis célibataire, je lui ai dis, mais je ne sais pas si c’est la même chose de son côté. Et je ne vois pas pourquoi ça me prend autant la tête alors que ça ne m’a jamais dérangé de me faire des gonzesses mariées, fiancées ou ne serait-ce qu’engagées sentimentalement parlant et je n’ai jamais été très regardant non plus avec les mecs. Je m’en suis toujours bien foutu qu’ils aient des mecs ou pas, ce n’était pas mon problème. Mais là, je ne sais pas, ça me dérange, putain.

Alors je ferme juste ma gueule et j’esquisse un sourire lorsqu’il revient vers moi et merde, ouais, il n’est pas aussi sincère que les autres, mais peu importe. Avec le temps, j’ai appris à faire des sourires différents, ce n’est pas de ma faute – ou un peu -. Le pire c’est que je suis tellement à l’ouest que je réponds à peine au baiser qu’il me donne et, pire encore, je me relève rapidement pour refoutre mon jeans et me prendre une clope dans le paquet qui traînait dans ma veste. Je vais quand même lui donner mon numéro, il n’y a pas de raison que je ne le fasse pas, après tout.

J’esquisse un sourire – plus sincère – à sa remarque sur sa mémoire et je lui balance mon numéro à la volée en ajoutant qu’il a vraiment intérêt à m’envoyer ne serait-ce qu’un texto. Ouais, je ne sais pas non plus pourquoi j’y tiens autant, mais c’est comme ça. Aless me fout le cerveau à l’envers et je n’aime pas cette sensation de perte de contrôle en sa présence et en même temps, je n’aime pas non plus l’idée que ça pourrait disparaître. Je suis un peu trop contradictoire pour mon propre bien.

Mais voilà qu’il reprend la parole et m’annonce que c’est le boulot, la raison de son départ. Putain. Mais ça me soulage tellement, là ! J’ai l’impression qu’on me retire un énorme poids sur les épaules. Et sans même m’en rendre compte, je lâche un juron dans la langue maternelle de ma mère – l’espagnol donc – et relève la tête vers Aless parce que je me trouve trop con d’être ainsi.

Il n’est pas marié ni rien, ça me soulage. Même si son truc de pêcher me fait bien rire. J’ai passé ma vie à faire tout le contraire du "bien". J’esquisse de nouveau un sourire et tire une longue taffe sur ma clope.  « Si c’est pour sauver des vies que tu dois partir, je ne t’en veux pas. C’est même normal. » Ouais voilà, comportement d’adulte, c’est bien, je fais des progrès. Il n’y a que dans ma tête que c’est le bordel. À côté, Hiroshima c’était rien. C’est pire dans mes pensées, bien pire.

(c) sweet.lips
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MessageSujet: Re: (hot) nowhere left to run Ϟ dean Jeu 26 Fév - 17:58

nowhere left to run
DEAN & ALESSANDRO
Son juron en espagnol me fit légèrement sourire. « Je parle espagnol, tu sais? » Heureusement, je sentais la pression se relâcher de son côté. Il avait l'air rassuré que ça soit à cause du boulot et pas à cause d'une femme ou d'une famille qui m'attendait bien tranquillement devant la cheminée. Je ne suis pas devin, mais je suis médecin et avant de me spécialiser en chirurgie, je m’étais interrogé pour la psychologie, alors je vois bien ce qui cloche chez les personnes si je les analyse un peu. Rien qu’en regardant sa façon de fumer à cet instant, sa façon de tirer sur sa clope comme si ça lui était vital.

Il finissait par me dire que si je devais partir pour le boulot, il ne m’en voulait pas. J’espérais bien, mais ça ne ferait pas s’envoler mon sentiment de culpabilité de sitôt. Je me tournais à nouveau, cette fois vers lui. Je passais mes mains sur mon visage pour reprendre un peu mes esprits, puis levais les yeux vers lui. « Ecoute… » commençais-je dans un soupir. Je fis quelques pas hésitants vers lui. Vu comment il m’avait évité un peu plus tôt quand j’avais essayé de l’embrasser, j’étais réticent. « Le boulot, c'est compliqué. On m'appelle toujours à n'importe quelle heure en urgence et... mon travail, c'est ma vie. Alors j'accours. » avouais-je en haussant les épaules.

« Je vais y aller du coup. » Je le regardais quelques secondes, avant de me retourner et faire quelques pas en direction de la porte. Mais je m’arrêtais en mi-chemin. Dos à lui, je pinçais les lèvres, réfléchissant. Oh et puis merde. Je revenais sur mes pas assez rapidement et une fois à sa hauteur, glissais ma main sur sa nuque avant de plaquer mes lèvres contre les siennes une dernière fois. Après tout, j’espérais qu’on se revoit mais je n’en étais pas sûr ; et j’étais encore moins sûr de comment on agirait avec le recul. C’était peut-être ma dernière opportunité. Je lui offrais un baiser langoureux et passionné, avant de le relâcher et de cette fois vraiment aller jusque la porte de son appartement. « J’t’envoie un texto. » me contentais-je de dire dans un petit sourire, avant de passer la porte, la refermant derrière moi.
electric bird.

THE END
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MessageSujet: Re: (hot) nowhere left to run Ϟ dean

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(hot) nowhere left to run Ϟ dean

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