It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

Partagez|

vernissage - sujet commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 19:51

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
J’avais eu le temps d’admirer l’oeuvre devant laquelle je me trouvais à peine cinq petites minutes que Astaria et Renji se retrouvaient à mes côtés. Quand j’vous disais que c’était les feux de l’amour cette expo… Je tournais la tête, posant mon regard sur Astaria en premier. Non mais elle le domptait ou quoi? Aucune femme ne plierait Renji à sa volonté, et je savais que si ça n’avait tenu qu’à lui, il ne serait pas revenu me voir et aurait profité d’être enfermé avec elle dans cette pièce pour faire je n’sais quoi. Mais non, elle l’avait encore soumis. Décidément, je n’étais pas fou, il se passait quelque chose entre les deux-là. Mon regard se posait ensuite sur mon frangin, qui souriait légèrement et me tapait amicalement l’épaule. Non mais sérieux, il faisait le gros dur devant sa belle? En temps normal, il m’aurait pris dans ses bras et fait des papouilles. Ahlala… « J’suis passé pour un con en voulant t’imiter. Je suis sûr qu’en vrai tu t’es marré de mon accent merdique. » Ça c’était peu dire. Il attrapait Asta par l’épaule et la collait à lui. Non mais ça va pas la tête? Je secouais légèrement la tête de gauche à droit, plus exaspéré qu’autre chose. « Détend-toi, j’vais pas te la voler. » lâchais-je, réponse à son geste. Quel gamin parfois, putain. « On est comme ça elle et moi. Chaque fois qu’on se voit on se dispute pendant cinq minutes puis après tout va bien dans le meilleur des mondes. » Si tout va bien dans le meilleur des mondes, alors… « Tu me pardonnes hein ? » Si je le pardonne? Ah non, pas les yeux de chat potté… « Pour quoi? Pour l’accent de merde? Euh, j’avoue que je sais pas… » Oui, parce que c’était quand même une honte. « Si tu t’améliores pas d’ici deux semaines, je t’emmène pas avec moi à Brisbane, c’est clair? J’ai réservé les billets mais je peux toujours annuler le tien. » le mettais-je en garde. Bon, il savait très bien que je ne le ferai pas, mais sérieux, il fallait qu’il m’enlève ce pseudo accent américain. « Si tu parles de te pardonner pour avoir été un gros con, en revanche… Ça dépend. Tu la lâches et tu me fais un câlin? » Bah quoi?
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 21:47

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
Dire qu’on pouvait penser d’Ebba que c’était une jeune fille timide et réservée. De toute évidence la « patte » Alinovitch était bien présente chez la ballerine, elle parlait vite et semblait assez bonne pour manipuler ses frères et sœurs. « Je ne fume p... Ha non, mais ça c’est pour de faux. Je faisais le crapaud. » Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres, seigneur c’était toute une éducation américaine qu’il fallait refaire chez elle, les expressions courantes étaient attendrissantes déformés par sa bouche. « Et pour répondre à tes nombreuses questions... Déjà, tu devrais travailler ta respiration, parce que c’est pas bien ce que tu fais. » J’éclatais d’un rire franc, massif, typiquement russe. « C’est toi qui me dit ça ? Это - горшок, призывающий чайник обратно* » Je commentais en russe avec un sourire franchement goguenard sur les lèvres. « Islay c’est mon ami. Il est écossais, c’est marrant, non ? » Nous n’avions décidemment pas le même sens de l’humour. Pourquoi tous les amis d’Ebba étaient aussi ... virils ? Où elle les dénichait ? Il y avait un club de rencontre interculturel à l’Opéra ? « Il travaille dans un bar à Harlem, et j’adore cet endroit... » Ok ma petite sœur se baladait dans Harlem, elle la naiade de la danse classique. Et je devais rester calme et serein quand elle balançait ça au milieu de la conversation ? Bon vu le physique du Islay, je me doutais qu’on devait pas chercher des noises à ma sœur avec lui dans le coin mais tout de même ... Harlem ?! « Et... Pourquoi tu penses qu’il ne s’intéresse pas au ballet ? Et de quels hommes tu parles ? En plus, t’aurais pu lui dire bonjour, c’est lui qui a fait la tarte qu’on a mangé à Thanksgiving. » Elle était étrangement naïve parfois, c’était rafraichissant et effrayant aussi. A croire qu’elle ne voyait pas les hommes pour ce qu’ils étaient, moi compris, à 90% du temps : des obsédés lubriques. « Tu trouves que c’est un portrait à accrocher dans une salle de jeu ? » Vingt questions en dix secondes, difficile d’en placer une. « Et tu trouves que ça me ressemble vraiment ? » C’était fou, elle ne se voyait vraiment pas comme elle était en fait, peut-être était-ce pour cela qu’elle ne voyait pas l’intérêt qu’elle allumait chez les hommes en réalité. Contrairement à mes deux sœurs elle était complètement inconsciente du charme qui était le sien. « Je le remercierai pour les trois kilos que Solanà a pris et que j’ai dû ensuite lui faire perdre, parce que je suis son jumeau, je dois être solidaire lorsqu’elle cherche à perdre du poids. » En réalité elle avait pris 700 grammes et cela avait été une affaire d’état le temps de trois footing. « Il a plutôt le look bière et match de rugby si tu veux mon avis mais qui suis-je pour juger, la quasi-totalité de la presse New Yorkaise pense que je suis gay parce que je suis mannequin. Si ça se trouve ton copain adore les ballets et porte des bas résilles sous son kilt. » Il faut de tout pour faire un monde non ? « Quand je parle de salle de jeux, je ... Non rien laisse tomber. Tu es magnifiques sur cette photo, bon si tu pouvais éviter de crapoter à l’avenir j’en serai heureux mais ... C’est comme ça que beaucoup d’hommes, de femmes te voient tu sais : belle, charnelle, insaisissable. Et clairement, je ne veux pas qu’un homme t’ai pour t’admirer dans son salon, accorde ça à ton grand frère tu veux bien ? »
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 21:56




« Si tu m’avais invité tout ça ne serait pas arrivé. La faute n’est pas que mienne. » Y avait rien à faire, il ne voulait pas comprendre, ou ne préférait pas comprendre. Mais moi, tout ce qui m’intéressait c’était de savoir si... « C’est le fait de ne pas avoir été invité, qui t’énerve autant, ou bien le fait que ton frère l’ait été ? » bien que... « Non, réponds pas, c’est inutile, j’ai déjà ma réponse. » Disons que, son frère, c’était la cerise sur le gâteau de sa vexation. « T’es au courant que, pour compenser, je t’aurais offert une visite privée ? » Oui, maintenant souffre, sombre crétin soupe-au-lait ! Et souffre encore plus, sachant que c’est la défense de ton frère, que je prends, là, en cet instant. « Mon frère aura oublié tout ça. Non rectification il a déjà passé l’éponge. On ne peut pas s’en vouloir bien longtemps. » Ha oui ? « Et t’es sûr de ça parce que ça t’arrive super souvent de lui faire la tronche à cause d’une nana, évidemment... » j’annonçais dans un sourire ironique. Parce que oui, j’en savais assez sur Renji pour savoir que là, son comportement de ce soir, ou du moins la cause de son comportement, avait quelque chose d’assez inédit. Il allait devoir présenter des excuses à Lenzo. C’est ce que j’exigeais s’il souhaitait poursuivre cette discussion plus tard. Une discussion durant laquelle on ne parlerait pas beaucoup, évidemment. « Ouais, ouais. Mais. » Pas de ‘mais’. Nous étions déjà dehors et face à sa réplique plus sage et plus calme. Il savait ce qu’il lui restait à faire. Et j’étais pas certaine qu’il le ferait, pour être honnête. C’était beaucoup lui demander, j’en avais conscience. Pourtant, je l’écoutais fournir ce qui devait être une forme d’excuse dans le langage Renjien. Pas suffisant, à mon goût, et je m’apprêtais à répliquer, lorsque sa main vint chercher mon épaule pour me rapatrier contre lui. Ok, c’était quoi, ça ? « Détend-toi, j’vais pas te la voler. » Oui, détend-toi, bon sang ! Pourvu que mon frère ne voit pas ça. « On est comme ça elle et moi. Chaque fois qu’on se voit on se dispute pendant cinq minutes puis après tout va bien dans le meilleur des mondes. » QUOI ? Pas du tout ! Enfin si, peut-être... Vraiment ? Pourquoi je ne réalisais ça que maintenant ? « Lenzo sait déjà que j’ai envie de te gifler toutes les deux secondes. » j’enchérissais en levant la tête pour lui offrir ce sourire, celui qui l’énervait tant. C’est pareil, comment je savais quel sourire l’énervait ? Comment je savais qu’un de mes sourires l’énervait ? Et voilà qu’il lui demandait ENFIN de lui pardonner. Cette fois, mon sourire s’avéra plus sincère. Je l’aurais même récompenser si nous n’avions pas été aussi nombreux dans cette galerie. « Si tu t’améliores pas d’ici deux semaines, je t’emmène pas avec moi à Brisbane, c’est clair? J’ai réservé les billets mais je peux toujours annuler le tien. » Brisbane ? Ils partaient pour Brisbane ? Oui, non, pas de raison de m’inquiéter, je m’en foutais, pas vrai ? Oui, on allait dire ça. Voilà. Calme olympien, j’en ai rien à foutre, tout va bien... « Si tu parles de te pardonner pour avoir été un gros con, en revanche… Ça dépend. Tu la lâches et tu me fais un câlin? » Oui, bonne idée, ça. Écoute ton frère, lâche-moi, et va lui faire un câlin. « Je dois aller faire deux ou trois trucs, de toute façon. » j’ajoutais en décrochant la main de Renji de mon épaule. Entre autre, checker mon fils. « Mais je reviens. » je précisais, sait-on jamais. « Toi, tu dois me parler de tu sais quoi avec tu sais qui... » j’annonçais à l’attention de Lenzo, autrement dit l’avancée de ses interrogations concernant Grrrrrr. « Et toi... » Cette fois, c’était pour Renji, dont je m’approchais de l’oreille en me hissant sur la pointe des pieds. « ... Si t’es bien sage, tu l’auras peut-être, ta visite privée. » je chuchotais tout bas, avant de déposer discrètement et brièvement, mes lèvres contre sa tempe. Puis je filais. J’avais, un bébé à nourrir, un frère à voir, une galerie à tenir, et pas forcément dans cet ordre-là. D’ailleurs, je repérais mon frère, Solal dans l’assistance -encore en train de draguer-, et commençais par lui, fondant droit sur ma cible, et déclarant, à la toute dernière seconde « Temps mort ! Pause Bisounours ! » avant de m’accrocher à son buste sans tenir compte de la compagnie (Joan) qu’il pouvait avoir. C’était l’instant câlin, personne ne pouvait nous retirer ça. Et là, j’en avais vraiment, vraiment, vraiment besoin. « Faut que j’aille voir Louis. » j’expliquais, la moitié du visage écrasée contre son buste. « Mais avant ça, j’ai besoin de reprendre des forces. » auprès de lui, donc. « Merci. » je soufflais en me détachant de lui, parfaitement revitalisée, ou presque. « Bonsoir, vous êtes ? » je demandais, pivotant sur mes talons pour étudier un peu mieux la demoiselle à ses côtés. « Non, en fait, pas le temps. » Je ne lui laissais pas le temps de répondre, mon babyphone s’étant mit à grésiller brusquement. Mon deuxième homme avait besoin de moi. « La prochaine fois, c’est toi qui y va, Sol’. » Un bébé dans une galerie, c’était pas l’idéal, mais... Je n’avais pas eu d’autres choix, et, heureusement, j’avais un frère en or. Aussi, je cavalais jusqu’à la partie privée, refermant la porte dans mon dos, et grimpant à l’étage pour ne plus avoir d’attention que pour un seul et unique être.


with: ceux qui veulent | date: 19/02/15
cassie at atf.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Sam 21 Fév - 16:14

Son entrée en matière était peut-être un peu exagérée mais elle n'aurait pas été capable de faire demi-tour, prétendre qu'elle ne l'avait pas vu. C'était trop tard. Elle regardait toujours la blonde quand Islay la lui présenta. « Oh, hum... Jénova, la muse d’Astaria, Meika, la cousine d’Astaria... ce qui fait beaucoup de ‘a’. Meika est artiste, également... Elle peint. » Meika adressa un petit hochement de tête à Jénova. Elle ne regardait pas Islay, volontairement. « C’est de famille donc. Ravie de te rencontrer Meika. » Elle avisa la main qu'elle lui tendait puis la serra, souriante. « De même. » Islay sembla plus hésitant sur la profession de la jeune femme mais il ne s'était pas trompé visiblement. « Tu es très photogénique. Toutes tes photos sont magnifiques. » Le talent d'Astaria y était pour quelque chose mais Meika savait aussi que le modèle avait sa part d'importance. Et oui elle complimentait la blonde quand la minute d'avant elle se demandait ce qu'elle faisait là, à parler avec Islay. Mais ça ne la regardait pas après tout, n'est ce pas ? « On cherchait une œuvre particulière enfin, lui mais… Attends… Le visage que tu cherches, ne serait-ce pas Meika ? » Les sourcils de Meika se haussèrent, elle accorda un regard au jeune homme, toujours bref. Il aurait pu chercher longtemps, elle n'était sur aucune des photos. « Quoi ? Naaan. Bien sûr que nan. » Elle continuait à se gratter la peinture sur les mains. Il lui arrivait souvent d'oublier des tâches. Elle avait voulu adopter une attitude décontractée mais elle savait qu'elle ne l'était pas. Absolument pas. Surtout quand quelques secondes plus tard, Islay se reprit sur sa réponse. « Si. » Elle accrocha son regard à celui d'Islay, le regardant vraiment, enfin. Elle n'avait pas besoin de le regarder pour se rappeler de cette fameuse nuit mais elle ne put s'empêcher d'y penser. Le souvenir, encore vif dans son esprit, l'envie, toujours présente, obnubilante. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, même si elle ne savait pas quoi sur l'instant, mais on la bouscula. « Pardon, je ne regardais pas où je mettais les pieds. » « Ce n'est rien. Dit-elle aussitôt. » Avant de... C'était qui encore ? C'était une invasion de blonde ou quoi ? Elle fit remarquer à Islay qu'il était bien entouré, tout en lui caressant le bras – Meika n'en avait rien raté évidemment et essayait de se convaincre qu'elle n'avait pas de raison d'être jalouse. Parce que c'était clairement de ça dont il était question. La deuxième blonde était déjà partie mais Islay se fit un devoir de la présenter elle aussi. « Et sinon... C’est moi qui attire les prénoms en «a» ou bien il s’agit juste d’un concours de circonstances ? » Elle n'avait pas quitté des yeux le jeune homme et elle répondit simplement, avec un petit haussement d'épaules. « Le hasard fait parfois bien les choses... » Elle ne parlait pas vraiment des prénoms. « Je t'ai cherché aussi. Ajouta-t-elle ensuite, son regard maintenant fixé sur la photo en face d'eux. » C'était peut-être paradoxal de dire ça, quand il était bien placé pour savoir qu'elle n'était pas venue au bar, mais c'était la vérité malgré tout.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Dim 22 Fév - 2:20


Vernissage
« C’est toi qui me dit ça ? Это - горшок, призывающий чайник обратно » Moi ? Pas du tout ! Je plaisantais pas, il parlait vraiment à toute vitesse, sans jamais me laisser le temps de répondre. Oui, je posais beaucoup de questions, mais je respirais entre chaque. Pas comme lui qui était au bord de l’asphyxie à la fin de chaque monologue. Pauvre petite chose. Cela dit, si c’était pour jouer, encore, les grands-frères surprotecteurs à la limite de l’excès, en effet, je n’aurais plus grand chose à répondre. Il semblait avoir bien vite oublié que j’avais vécu toutes ces années sans eux, sans personne en réalité, et que je n’avais, jusque là, jamais eu besoin de l’avis de personne pour choisir mes fréquentations. Je n’avais pas du trop faire d’erreur, d’ailleurs, puisque, jusqu’à présent, je n’avais jamais rencontré de problème. Je connaissais ma naïveté, certes, mais les faits, ou plutôt l’absence de fait, parlaient d’eux-mêmes. Et Islay était quelqu’un de bien. La preuve, il avait nourrit toute la famille pour Thanksgiving. C’était pas rien. « Je le remercierai pour les trois kilos que Solanà a pris et que j’ai dû ensuite lui faire perdre, parce que je suis son jumeau, je dois être solidaire lorsqu’elle cherche à perdre du poids. » Oh ? Devais-je m’excuser auprès de Solanà ? « Il a plutôt le look bière et match de rugby si tu veux mon avis mais qui suis-je pour juger, la quasi-totalité de la presse New Yorkaise pense que je suis gay parce que je suis mannequin. Si ça se trouve ton copain adore les ballets et porte des bas résilles sous son kilt. » Hein ? « Parce qu’il faut être bizarre au point de porter des bas résilles sous un kilt pour apprécier le ballet ? » C’était moi, ou bien mon frère était étrangement sectaire ? « Tu sais, les danseurs ne sont pas les homosexuels excentriques et efféminés que tu sembles avoir en tête. Benjamin Millepied doit faire le double de ta carrure et est marié à Natalie Portman. Quant aux écossais, ils ne passent pas toutes leurs soirées à boire du whisky en commentant le dernier match de soccer, bien à l’aise dans leur kilt... Tu sais que t’as des idées bizarres, parfois ? » Je ne disais pas ça méchamment, mais je le contemplais tout de même avec inquiétude. Il avait passé toute sa vie coincé dans son ostracisme, ou quoi ? « Quand je parle de salle de jeux, je ... Non rien laisse tomber. Tu es magnifique sur cette photo, bon si tu pouvais éviter de crapoter à l’avenir j’en serai heureux mais ... C’est comme ça que beaucoup d’hommes, de femmes te voient tu sais : belle, charnelle, insaisissable. Et clairement, je ne veux pas qu’un homme t’ai pour t’admirer dans son salon, accorde ça à ton grand frère tu veux bien ? » Charnelle ? Je tournais un nouvel oeil vers le cliché exposé. J’étais pas du tout charnelle, si ? J’étais tout en os. « Si je veux bien quoi ? Qu’aucun homme ne puisse jamais m’admirer parce que t’aimes pas ça ? J’espère qu’un jour un homme aura envie de m’admirer, si. J’espère qu’un jour un homme me regardera comme Esteban contemple Nastazià, avec une infinie douceur et cette forme d’adoration qui me semble tellement... Tellement incroyable. » Du regard, je suivais, justement, le duo avançant parmi les convives comme si personne d’autre n’existait. Juste Nasta pour Esteban. Seulement Esteban pour Nastazià. Je ne savais toujours pas si j’avais bien fait, mais... J’espérais que si. « Et j’espère qu’un jour, tu regarderas quelqu’un comme ça, toi aussi. Quelqu’un d’autre qu’une de tes soeurs. » Un portrait qu’il pourrait accroché au mur, et qui ne serait pas une blonde Alinovitch. « Allez, viens, on va voir les autres photos, parce que... Oh ! » je venais de m’interrompre dans ma phrase en repérant quelqu’un à proximité, elle aussi plongée dans l’observation d’une des oeuvres. « Je crois que je connais la jeune femme, là. » je désignais (Arizona) la jeune femme en question à Ambroise. « Mais je ne sais plus d’où... Tu crois que c’est bizarre si je vais l’aborder en lui demandant d’où on se connait ? » Oui probablement, mais je faisais des progrès, puisque j’en avais presque conscience, désormais.


with: tout plein de gens | date: 19/02/15
cassie at atf.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Dim 22 Fév - 22:46

Vernissage
Sujet commun

Etait-il possible que la fille de l'ascenseur (Joan) connaisse Astaria ? Cela signifierait alors que Solal aurait passé une bonne partie d'une soirée coincé dans un ascenseur avec une amie de sa sœur sans même le savoir… ce qui expliquait son amusement et son enthousiasme. Enthousiasme qui retomba presque immédiatement, lorsque la jeune femme balbutia qu'elle ne connaissait pas vraiment Astaria. Solal fronça légèrement les sourcils en voyant qu'elle semblait chercher ses mots, et qu'elle était visiblement beaucoup moins à l'aise que quelques minutes auparavant. Mais alors qu'elle lui expliquait qu'elle ne connaissait Asta que de nom, parce qu'elle avait déjà entendu parler d'elle, le jeune homme se rasséréna un peu. Toutefois, il garda un regard suspicieux rivé vers sa voisine… avant d'être interrompu par l'arrivée de sa sœur qui fonça vers lui pour venir se loger directement entre ses bras. Surpris mais satisfait qu'elle s'accorde ainsi une pause Bisounours comme elle se plaisait à la qualifier, Solal referma ses bras autour d'elle en souriant. Alors qu'elle lui expliquait qu'elle devait aller voir Louis mais qu'elle avait avant toute chose besoin de reprendre des forces, le jeune homme caressa énergiquement son dos tout en souriant à sa voisine d'en face. Et après quelques instants de pause tendresse, Astaria pivota finalement vers elle pour lui demander qui elle était, avant d'être interrompue par son babyphone qui la fit détaler vers la pièce privée où elle avait installé Louis. Avant de disparaître, elle eut tout de mêle temps de lancer à l'attention de son frère : « La prochaine fois, c’est toi qui y va, Sol’. » Levant les yeux au ciel, Solal secoua la tête en souriant et en s'adressant à la fille de l'ascenseur en précisant : « Voilà… le courant d'air là, c'était ma sœur ! » annonça-t-il, amusé, avant d'ajouter : « J'te la présenterai quand elle revient, il faut absolument qu'elle sache que t'as entendu parler d'elle ! C'est une star en fait !  »

Emi Burton


Dernière édition par Solal E. de Salignac le Lun 23 Fév - 21:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 23 Fév - 20:13

Vernissage d'Astaria
Sujet commun
La nouvelle venue dardait son regard sur son visage, privant Islay de son visage, de son regard. Mais de ce comportement, Jénova n’en avait pas cure, étant femme, elle savait voir pointer les éclairs de jalousie lorsqu’ils se présentaient aussi, afficha-t-elle un sourire doux, sincère, comme pour tenter de détendre la jolie brune lorsqu’Islay les présenta. Après une brève hésitation, Meika lui sera enfin la main qu’elle lui tendait avant de la complimenter sur ses photos. J haussa les épaules, éluda le compliment quand bien même ressentit-elle un certain plaisir à l’entendre. Elle doutait de la sincérité de la fameuse Meika et prit la remarque pour un accès de politesse parfaitement mondain, à tord, peut-être mais cela, elle ne pourrait guère le savoir.  « Merci, Astaria m’a rendu présentable, elle est talentueuse. » Sourire malicieux, utiliser l’autodérision était une technique facile pour fuir un compliment qui la m’était mal à l’aise. Cherchant à éloigner l’intérêt de Meika, J fit enfin le lien entre la remarque d’Islay et la jeune femme. S’extasia de son éclat de génie et s’armant d’un enthousiasme à toute épreuve, elle expliqua son raisonnement à Meika qui, après une brève hésitation, fut confirmée par le géant. Leurs regards se rencontrèrent enfin et J soupira d’aise, réellement heureuse de ne plus être le point de mire de la brune ou vectrice d’une quelconque jalousie. Après tout, elle n’était pas ici pour conquérir quiconque ni même espérer rentrer chez elle avec un homme à son bras. Mais qui disait femme énamourée disait femme paranoïaque et Jénova n’avait pas besoin de savoir grand-chose sur les sentiments humains pour voir que ces deux là se plaisaient sans pour autant parvenir à se l’avouer ou à concilier leur tempérament respectif à cette sensation nouvelle.

Une femme -une autre blonde- bouscula Meika. Elle s’excusa brièvement non sans lâcher une remarque à son frère quant à un lien de parenté probable avec Jénova. Cette dernière eut à peine le temps de réagir que le couple s’éloignait déjà et qu’Islay s’évertuait à présenter celle qui s’éloignait déjà. J hocha la tête, ne sachant que faire de cette information avant de considérer Meika qui, sans lâcher des yeux sont géants répliqua enfin d’une voix plus douce, délicieusement tiède. « Profitez bien du hasard alors. Jeunes gens, je vous souhaite une agréable soirée. » S’exclama-t-elle d’une voix policée de politesse, offrit un sourire au couple avant de tourner les talons et de s’éloigner avec hâte.
Elle ne s’arrêta que de nombreux mètres plus loin, à l’angle d’un couloir silencieux ou trônait une photo de la danseuse en tutu et une autre, la représentant elle s’arquant avec souplesse autour d’une barre de pole dance. J haussa un sourcil, prit du recule tout en fixant les deux clichés. La danseuse classique, élégante, délicate et la putain, violente, sauvage et pourtant délicieusement sensuelle. Asta’ l’avait donc surpris en plus travaille lors d’une séance d’entrainement. Était-ce une réelle volonté de sa part de l’exposer ainsi au coté d’une véritable danseuse ? Ou n’était-ce qu’une mauvaise blague ou une maladresse ? J secoua la tête, alpagua un serveur et se saisit de sa troisième coupe de champagne sans pouvoir détacher son regard des deux photos.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Mer 25 Fév - 11:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 23 Fév - 21:53

Vernissage
Sujet commun

Tout comme lui, Nastazià prétendit qu'elle allait bien alors que tout, de son attitude jusqu'à son regard traduisait l'inverse. Toutefois, le colombien se garda bien de revenir là-dessus et se contenta de lui adresser un petit sourire bienveillant et désolé à la fois. Pour tenter de dissiper le malaise qui régnait entre eux, Esteban voulait relancer la conversation une conversation banale si possible… mais aucun sujet ne lui venait à l'esprit. Jusqu'à ce que l'image de Marilys lui apparaisse un peu comme une évidence. Et en apprenant que la fillette demandait encore régulièrement de ses nouvelles, le colombien eut un petit pincement au cœur. D'ordinaire, il n'était pas particulièrement doué avec les enfants mais Marilys avait su l'apprivoiser en peu de temps, si bien qu'il éprouvait aujourd'hui une profonde affection pour la fillette. Un petit sourire aux lèvres, Esteban souffla timidement : « Elle est mignonne… » tout en évoluant à travers la galerie sous le regard d'Ebba qu'il capta un peu par hasard. Puis, réalisant que sa fille avait déjà sept ans, Nasta plaisanta : « Être parent c’est beau, mais pour nous montrer que le temps passe vite, rien de tel que les enfants. » Une fois de plus, Esteban esquissa un sourire attendri. A vrai dire, il n'avait pas tellement d'opinion là-dessus puisque lui-même n'avait jamais vraiment envisagé d'avoir des enfants, faute de relation assez sérieuse pour ça. Et puis il était jeune, et estimait par conséquent avoir assez de temps devant lui pour songer à ce genre de choses. Pour l'heure, tout son esprit et toute son énergie étaient de toute façon tournés vers Luisa et les recherches qu'ils menaient toujours.

Une fois de plus, le colombien dut déployer des trésors d'inventivité pour trouver un sujet de conversation. Un sujet qui ne le ramènerai pas à sa relation avec Nastazià, ni même à tout ce qui concernait Luisa. Gêné, empoté, Esteban se gratta la nuque machinalement en laissant son regard glisser sur les portraits qui se trouvaient tout autour d'eux. « Elle est vraiment sympa cette expo… Même si j'y connais pas grand-chose, je devine que la photographe est très douée !  » observa-t-il un peu maladroitement, avant de froncer légèrement les sourcils à mesure qu'un petit doute s'emparait de lui, et de se retourner vers Nasta en questionnant : « Euh… tu connais la photographe personnellement ? Ou c'est Ebba qui t'a invitée toi aussi ? »    

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 23 Fév - 22:52

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
« Parce qu’il faut être bizarre au point de porter des bas résilles sous un kilt pour apprécier le ballet ? » C’est vrai que vu sous cet angle. Cela semblait étrangement ... Formulé. « Tu sais, les danseurs ne sont pas les homosexuels excentriques et efféminés que tu sembles avoir en tête. Benjamin Millepied doit faire le double de ta carrure et est marié à Natalie Portman. Quant aux écossais, ils ne passent pas toutes leurs soirées à boire du whisky en commentant le dernier match de soccer, bien à l’aise dans leur kilt... Tu sais que t’as des idées bizarres, parfois ? » J’étais Russe par définition j’étais bizarre pour une bonne partie de la population mondiale. Poutine ne donnait pas un fier exemple de nous n’est-ce pas ? « Si je veux bien quoi ? Qu’aucun homme ne puisse jamais m’admirer parce que t’aimes pas ça ? J’espère qu’un jour un homme aura envie de m’admirer, si. J’espère qu’un jour un homme me regardera comme Esteban contemple Nastazià, avec une infinie douceur et cette forme d’adoration qui me semble tellement... Tellement incroyable. » Elle plaidait sa cause avec une certaine technique il fallait bien le lui reconnaitre. Peut-être que son « ami » était ce qu’il fallait à ma sœur. Mais je restais sur mes gardes, je ne voulais pas qu’elle souffre, que son cœur soit brisé. Je l’aimais peut être trop. J’étais peut être trop protecteur mais ... J’avais des circonstances atténuantes non ? Une séparation de plusieurs années, des difficultés familiales ... On ne refaisait pas le monde en un jour. « Un point pour toi. Balle au centre. » Je commentais en caressant sa joue du bout des doigts. « Et j’espère qu’un jour, tu regarderas quelqu’un comme ça, toi aussi. Quelqu’un d’autre qu’une de tes soeurs. » Ouais pour cela je n’étais pas particulièrement pressé. Les femmes étaient ... un sujet épineux, tant que ma carrière était celle qu’elle était ... difficile de faire le tri entre vrai « intérêt » et « intéressement ». « Allez, viens, on va voir les autres photos, parce que... Oh ! » je laissais ce petit bout de femme me tirer derrière elle, beau joueur. « Je crois que je connais la jeune femme, là. » Elle désignait du doigt une jeune femme. Amusé je baissais sa main. « Ce n’est pas poli de montrer du doigt tu sais. » Je la taquinais en riant. « Mais je ne sais plus d’où... Tu crois que c’est bizarre si je vais l’aborder en lui demandant d’où on se connait ? » Sur Mars ça pouvait être une coutume traditionnel qui sait ? « Viens. » La prenant par la main je la conduisais près de la jeune femme en question. « Bonsoir, ma sœur a une troublante impression de déjà-vu en vous voyant... Mais je ne crois pas que nous ayons été présentés Mademoiselle ? » Je lançais en lui souriant, le sourire « Alinovitch » breveté pour ouvrir toutes les portes. « Peut être connaissez-vous ma sœur Ebba ? Sur Mars ? Ou croisé à starbuck ? Quant à moi, je m’appelle Ambroise. »

electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 23 Fév - 23:36


Vernissage
sujet commun
C’était étrange comme situation, ou bien ça ne venait que de moi ? À les entendre ses complimenter et se remercier réciproquement, l’ambiance avait l’air d’être bonne, courtoise du moins... Mais, j’sais pas, il y avait quelque chose, dans les sourires peut-être, qui sentait pas super bon. Je devais me faire des idées. Après tout, c’était des femmes, donc par définition, une espèce à part à laquelle je ne comprenais pas grand chose. Alors je les regardais faire, en silence, passant de l’une à l’autre, de l’autre à l’une, reportant mon attention, de temps en temps, sur le cliché devant moi, pour retournais à mon va-et-vient entre la blonde et la brune. Jusqu’à ce que la blonde lâche un missile sol-sol en direct dans ma tronche, et que je finisse par m’auto-achever en lui donnant raison. Et elle souriait en plus, ravie d’avoir vu juste. Non, décidément, je comprenais vraiment rien aux femmes. Je l’aurais bien fusillé du regard, mais y avait Meika qui s’était enfin décidée à se rappeler que j’étais là-haut, deux têtes au-dessus d’elle. Coucou. Oui, c’est bien moi. Dingue, hein ? Je crois même qu’elle allait parler, enfin me parler, ce qui changerait considérablement de toute la séance précédente, lorsqu’elle n’avait fait qu’échanger avec Jénova. Elle allait me parler, donc, si Ebba n’avait pas profité pile de cet instant pour lui rentrer dedans et s’excuser. Ce qui était, finalement, très habituel, chez elle. Je crois bien que je n’avais jamais vu danseuse plus maladroite. Enfin, sachant qu’elle était la seule danseuse que je connaissais... Non, y avait Jénova aussi, maintenant. « Le hasard fait parfois bien les choses... » commenta Meika, suite à ma réflexion concernant les prénoms en ‘a’, justement. « Profitez bien du hasard alors. Jeunes gens, je vous souhaite une agréable soirée. » répliqua Jénova en s’évapora un peu trop rapidement. « Att... » j’eus à peine le temps de dire, qu’elle avait déjà disparue dans l’ombre des gens. Pourquoi elle partait ? Et ça voulait dire quoi, profiter du hasard, au juste ? « Je t'ai cherché aussi. » se rappela à moi, Meika, récupérant mon attention, mais ne m’offrant pas la sienne puisque, dos à moi, elle observait le cliché au mur. Je ne sais pas vraiment ce qui m’énerva le plus, qu’elle me tourne le dos ? Ou qu’elle ose prétendre m’avoir cherché ? Quoiqu’il en soit, je n’étais plus vraiment d’humeur joviale. « T’as pas du assez bien chercher, alors. » je rétorquais, très clairement en faisant la gueule, croisant mes bras contre mon torse pour me perdre, moi aussi, dans la contemplation de ce cliché que je ne voyais pas vraiment. Après tout, elle savait parfaitement où me trouver et quand me trouver, à savoir tous les soirs, dans mon bar. Tandis que moi ? Elle ne m’avait laissé aucune adresse, aucun numéro, à peine un prénom, et un lien de parenté. Et c’était ce lien de parenté qui m’avait conduit jusqu’ici. Oui, j’étais con. Et faible. Et je faisais la gueule pour ça aussi. Parce que j’étais con, et faible, et que maintenant elle le savait. Combien de soirées j’avais passé à scruter la porte comme un crétin ? Combien de réflexions je m’étais mangé de la part de Roddy ? Heureusement qu’il n’était pas là, du coup, j’aurais eu l’air encore plus con, à ses yeux. Pourquoi elle n’était pas revenue, bordel ? J’avais déliré tout ça ? Toute cette nuit ? Y avait qu’un seul moyen de s’en assurer. Et j’allais vérifier ça sur le champ. Décroisant mes bras, je l’attrapais par le coude, l’obligeais à pivoter vers moi. Rien à faire du cliché, rien à faire de la foule autour. « Juste pour rappel. » Oui, vague excuse, supposée expliquer pourquoi je me courbais jusqu’à elle, ravissant ses lèvres des miennes, puis son visage de mes mains. C’était pas un rappel, finalement, juste une envie. Et, comme la dernière fois, grandissante.     
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 2:39




Fausse alerte. Louis n’avait pas besoin de moi. J’étais tellement anxieuse à l’idée de le savoir là, presque livré à lui-même dans cette pièce loin de tout, que le moindre sursaut du babyphone, et ma culpabilité me poussait à cavaler jusqu’à lui. Pourtant, il se trouvait tout à côté, à l’abris du bruit et du reste du monde, profondément endormi dans son petit lit. Je l’avais nourri moins d’une heure auparavant, il n’était donc pas supposé se réveiller avant deux bonnes heures, mais... J’étais inquiète, c’était ainsi. Je crois qu’il fallait que je m’y fasse, j’allais être inquiète pour le restant de ma vie. Alors, je restais un peu, l’observant dormir, me demandant si j’arriverais à être là, lorsqu’il se réveillerait. Je veux dire, être là au moment où il ouvrirait les yeux, pas trois minutes après son premier cri. Parce que je ne voulais pas qu’il puisse ouvrir les yeux sur le vide. Il devait me voir. Moi, ou Solal. L’un de nous, pour ne jamais se sentir ou se croire seul. Il n’aurait pas de papa, mais il ne serait jamais seul. Caressant sa joue, vérifiant sa respiration pour la trente-septième fois, je me préparais, psychologiquement, à rebrousser chemin, rejoindre la soirée en bas. Ma soirée. Mon deuxième bébé. J’avais tout fait à l’envers. D’abord programmer l’exposition, puis tomber enceinte. Deux dates buttoirs qu’on ne pouvait changer. Bien que j’ai essayé de nombreuses fois, pour le bébé. Cela dit, je devais assumer. Et ce fut, non sans une pointe de culpabilité, que je refermais doucement la porte derrière moi, avant de redescendre un étage plus bas. Rien n’avait bougé, ou tout, je ne sais pas. Mon regard circula, se posant d’abord sur mon frère, toujours en conversation avec la brunette, puis les deux australiens, toujours dans leur coin, et finalement, J s’échappant d’un groupe de trois. Le grand type de dos, il était facilement identifiable à sa stature et sa crinière rousse, mais la brune ? Ha si ! C’était ma cousine. Je venais de la reconnaître lorsqu’elle laissa apparaître son profil. Un sourire accroché aux lèvres, je m’approchais, prête à les saluer, faire ma meuf un peu sociable pour une fois, amorçant un « Tiens, vous vous connaiss....? » dont la fin resta bloquée sur mes lèvres, lorsqu’Islay s’empara de celle de Meika. Whaaaaaaat ? Je bloquais, écarquillais les yeux de surprise, voir de stupeur, avant de lâcher un « Visiblement oui. » qu’ils n’entendraient probablement pas, trop occupés à s’explorer, mutuellement, le gosier, puis de reculer doucement, lentement, très lentement, comme si on braquait un fusil chargé en ma direction. Je faisais quatre ou cinq pas comme ça, à reculons, avant d’accepter de leur tourner le dos, et cavaler dans le sens opposé. Fallait vite que je trouve un truc familier auquel me raccrocher, tant tout ceci me semblait... surréaliste. Et, justement, le familier se matérialisa devant moi, dans une chevelure blonde et une silhouette gracile. Même de dos, comme pour Islay, j’étais capable de la reconnaitre entre mille. Aussi, arrivant derrière elle, j’encerclais sa taille de mes bras, et posais mon menton sur son épaule gauche. « Oh, J.... Je viens d’assister à la plus étrange des scènes. » je lui soufflais en fermant les yeux très fort. « Pire que la fois où on a croisé ce mec en legging My Little Pony dans le métro, oui. » j’ajoutais avant qu’elle ne me pose la question, usant de notre top-référence en matière de bizarrerie, avant qu’elle ne le fasse. Puis, délicatement, je rouvrais les paupières pour poser mon regard sur ce qu’elle observait, justement. Elle en noir et blanc. Et à côté, Ebba en noir et blanc aussi. « Le parallèle te trouble. » C’était pas vraiment une question. Pas non plus totalement une affirmation. Je sentais le trouble, mais je ne l’expliquais pas. Pourquoi ?


with: ceux qui veulent | date: 19/02/15
cassie at atf.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 14:41

Vernissage

A cet instant précis, la jeune femme était l'opposée de celle qu'elle était en temps normal, sûre d'elle, confiante, peu impressionnable. Et autant dire qu'elle détestait cela. Elle n'eut cependant pas le temps de s’appesantir plus sur ce qu'elle ressentait qu'une jeune femme se rapprocha vite d'eux, l'ignorant totalement pour ne se concentrer que sur Solal. Si Jo crut un instant qu'il pouvait peut-être s'agir de la copine de ce dernier, une toute autre hypothèse, bien plus crédible, germa vite dans son esprit. Surprise, Joan recula de quelques pas, tandis qu'Astaria, elle en aurait mis sa main à couper, se jetait dans les bras de Solal, visiblement insensible à la présence de la secouriste aux côtés du jeune français. Un instant, la brunette écarquilla les yeux, regardant furtivement à droite et à gauche, se demandant si elle n'était pas de trop, et si elle ne devrait pas profiter de cette diversion donnée sans le savoir par la photographe pour se sauver sans demander son reste. Mais le sourire que lui adressait Solal la laissa clouer sur place, tandis que pudiquement, la jeune femme détourna le regard en sirotant l'air de rien sa coupe de champagne. Malgré elle, elle ne pouvait s'empêcher d'écouter les quelques mots qu'ils s'échangeaient, plissant les yeux lorsque la jeune femme parla d'un certain Louis. Mais elle n'eut pas le temps de se poser plus la question que déjà Astaria s'écartait de son jeune frère, se tournant vers elle pour lui demander son prénom. Joan ouvrit la bouche...pour la refermer aussitôt tandis que la jeune De Salignac reprenait la parole, lui annonçant qu'elle n'avait finalement pas le temps de lui accorder quelques minutes de plus. Tandis qu'Astaria s'éloignait déjà, Joan ne put s'empêcher de hausser un sourcil, fixant le dos de la jeune femme qui disparaissait derrière une porte. La secouriste n'eut cependant pas le temps d'analyser toutes les informations entendues, que Solal se tournait déjà vers elle, pour annoncer que celle qui venait de les quitter n'était autre qu'Astaria. Joan se contenta de hocher la tête, se retenant bien de lui dire qu'elle l'avait reconnu, se figeant lorsqu'il annonça qu'il voulait lui présenter sa sœur à son retour.

« -Oh non...ça ira. Je veux dire...c'est son vernissage, il faut qu'elle soit disponible pour les personnes présentes. »

Annonça-t-elle finalement, avant de lui adresser un petit sourire figé, en espérant le convaincre qu'il n'était pas vraiment nécessaire qu'il accapare plus que nécessaire la vedette de la soirée, surtout s'il avait en tête de les présenter. Elle brûlait d'envie de lui demander qui était ce Louis qu'Astaria devait aller voir, même si le babyphone que tenait la jeune femme avait tôt fait de mettre la puce à l'oreille de Joan. Peut-être avait-elle changé finalement, tout comme elle même avait changé au cours de ces années passées, même si elle devait admettre qu'elle n'était pas vraiment pressée de le découvrir.

CREDIT TO KAIJI
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 14:53


Vernissage - Asta
«  C’est le fait de ne pas avoir été invité, qui t’énerve autant, ou bien le fait que ton frère l’ait été ? Non, réponds pas, c’est inutile, j’ai déjà ma réponse. » Tsss. « T’es au courant que, pour compenser, je t’aurais offert une visite privée ?  » mouais. Elle se rattrapait aux branches en fait non ? C’était tentant la visite privée. Mais… Est-ce que c’était réellement vrai ? « Et t’es sûr de ça parce que ça t’arrive super souvent de lui faire la tronche à cause d’une nana, évidemment...  » « S’il y a bien une réflexion que je ne supporte pas. C’est bien ça. Je connais mieux mon frère que toi. Alors évite de faire des suppositions. Et surtout de me faire la morale vis-à-vis de lui. Ça me met hors de moi. » Crachai-je d’un ton assez sec. Parce que oui. Les gens qui osaient me faire la moral sur comment mon frère pourrait prendre les choses venant de moi m’insupportait. A croire qu’elle le connaissait par cœur. Alors que non. Seul moi le connaissais par cœur et inversement. Sortant de la pièce, elle m’amenait à mon frère, pour que je m’excuse. Chose que je fis plus ou moins. De façon évasive. Parce que je n’aimais pas faire ça en public non plus. « Lenzo sait déjà que j’ai envie de te gifler toutes les deux secondes. » Et lui, doit maintenant savoir que j’ai envie de t’écarter les cuisses toutes les deux secondes. Mais ça, je n’allais pas le dire, bien évidemment. « Si tu t’améliores pas d’ici deux semaines, je t’emmène pas avec moi à Brisbane, c’est clair? J’ai réservé les billets mais je peux toujours annuler le tien.  » Ben voyons ! Des menaces. Le sadique. Le méchant. Sale bougre. « T’ira tout seul, j’irai ailleurs. » Pas bien grave. Je savais surtout qu’il ne le ferait pas. « Si tu parles de te pardonner pour avoir été un gros con, en revanche… Ça dépend. Tu la lâches et tu me fais un câlin? » « Je dois aller faire deux ou trois trucs, de toute façon. Mais je reviens. Toi, tu dois me parler de tu sais quoi avec tu sais qui... » De qui donc ? Depuis quand ils étaient si proche bordel ? « Et toi... Si t’es bien sage, tu l’auras peut-être, ta visite privée. » Sentant son baiser sur ma tempe, je la suivis du regard avant de secouer la tête. Cette fille. Etait encore plus bizarre et chelou que moi. Attrapant mon frère, je lui fis un câlin avant de déposer un bisou sur sa joue. « Voilà. T’es content ? Je suis pardonné ? » Dis-je en le lâchant. On était un peu en public, et même si d’habitude je m’en fichais, là, nous étions tout de même dans une soirée assez branchée avec du monde. L’attrapant par le poignet, je décidais de faire le tour de la galerie, tant qu’à faire, autant regarder les tableaux. « Mon accent était si pourrie que ça tout à l’heure ? » Demandai-je en tournant le regard vers lui.

vernissage - sujet commun


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 15:26

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
« T’ira tout seul, j’irai ailleurs. » Ben tiens. Ça c’était la meilleure. Dit le gars qui me faisait une crise quelques jours plus tôt quand je parlais de retourner vivre en Australie. Là il me foutait sur les nerfs à mon tour. C’était quoi le problème? Parce qu’on était en public? Oh, le pauvre, il avait peur pour son image de connard? Astaria devait s’échapper, et j’aurais franchement préféré qu’elle reste pour éviter que je perde ma patience. Elle allait revenir, de toute façon, elle l’avait dit. Je devais lui parler de je sais quoi avec je sais qui. Greer. Oui. Encore un truc qui allait énerver Renji, ce genre de truc confidentiel entre elle et moi — alors que pourtant, lui aussi était au courant. Puis elle se hissait sur la pointe des pieds pour murmurer quelque chose à Renji avant d’embrasser sa tempe. C’était pas franchement dur à deviner, ce qui allait se passer plus tard. Il m’attrapait soudainement pour m’offrir un câlin distant, avant de planter ses lèvres sur ma joue et de me lâcher tout aussi soudainement. Bah oui, il fallait préserver son image, ne l’oublions pas. « Voilà. T’es content ? Je suis pardonné ? » Je lui lançais un regard froid, en détournant la tête vers l’oeuvre devant laquelle je me trouvais depuis bien trop longtemps. « Non je suis pas content, et non, t’es pas pardonné. Va te faire foutre. » Voilà, si Asta était resté, ces mots là ne seraient sûrement pas sortis. J’étais énervé. Premièrement, sa réflexion sur le voyage à Brisbane m’avait fait tiquer, et pour le coup, je pensais vraiment y aller seul. Avec ou sans lui, ça m’empêcherait pas de surfer. J’serais même moins saoulée, on évitera d’être en trio pendant deux semaines, lui, moi et une nouvelle poule chaque soir. Il m’attrapait par le poignet pour qu’on fasse le tour de la galerie. « Mon accent était si pourrie que ça tout à l’heure ? » Je soupirais grandement, exaspéré en levant les yeux au ciel. « Sérieusement putain? Y’a vraiment que ça qui t’importe? On s’engueule et la seule chose à laquelle tu penses c’est ta putain d’image? Les gens ne te regardent même pas ! Ils sont pas venu pour toi, ils sont venus pour Astaria et ses photos. Alors arrête de te comporter comme un connard fini, et encore moins avec moi parce que ça commence à me faire chier ! » Je serrais le poing pour faire craquer mes doigts, comme pour évacuer tout ça, tout en prenant bien soin de ne pas le regarder. « Et oui, ton accent était pourri, et non, tu vas pas à Brisbane. En tout cas pas avec moi, c’est clair? » Et là j’étais sérieux. La famille, c’est sacré? Oui, apparement jusqu’à ce qu’il y ait du monde autour et qu’on ne soit pas en privé.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 22:29

Vernissage
Sujet commun

Son interlocutrice (Joan) avait l'air totalement décontenancée et à vrai dire, Solal pouvait tout à fait comprendre qu'elle soit un peu… surprise par l'attitude d'Astaria. Même s'il y était habitué, il savait par expérience que leur comportement l'un envers l'autre avait tendance à en surprendre plus d'un. Il avait d'ailleurs encore en souvenir la tête que le médecin d'Asta avait fait lorsqu'il avait trouvé Solal dans le même lit que sa sœur à a maternité, alors qu'elle était sur le point d'accoucher. Leur relation était si fusionnelle qu'ils avaient souvent tendance à oublier les conventions, tout en se fichant éperdument de ce que les autres pourraient bien penser d'eux. Les de Salignac étaient comme ça, que ça plaise ou non. Ce fut donc avec une pointe d'humour que Solal désigna la brève apparition d'Astaria entre l'inconnue et lui. Mais alors qu'il pensait lui faire plaisir en lui promettant de lui présenter sa sœur, la jeune femme s'empressa de répondre : « Oh non...ça ira. Je veux dire...c'est son vernissage, il faut qu'elle soit disponible pour les personnes présentes. » Le sourire qui accompagna sa phrase avait quelque chose de faux, qui fit froncer les sourcil de Solal alors qu'il répondait d'un air un brin suspicieux : « Oui… les personnes comme toi par exemple… » Puis, s'apercevant que la coupe de son interlocutrice était vide, Solal arrêta l'un des serveurs qui passait par là et se permit de saisir la coupe vide pour la poser son plateau et la remplacer par une pleine. Mais, remarquant soudain une marque qui lui paraissait familière sur la peau de la jeune femme, Solal fronça les sourcils en attrapant son poignet pour le relever un peu vers lui et ainsi y voir plus clair. Juste là, entre le pouce et l'index de l'inconnue, une cicatrice. Et pas n'importe laquelle. « Attends… je la connais cette cicatrice… » souffla-t-il de plus en plus suspicieux, en relevant un regard empli de questions vers la jeune femme, et sans prendre la peine de relâcher son poignet.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 24 Fév - 23:04

Vernissage

Il avait raison, Astaria se devait d'être présente pour les personnes comme elle, comme il le disait si bien, pour les simples visiteurs venus voir son œuvre. Pourtant, Joan savait bien que ce soir, elle n'était pas qu'une simple invitée, mais la mission qu'elle s'était donnée s'effondrait doucement mais sûrement, il n'y avait qu'à voir l'air suspicieux qu'arborait désormais Solal face à elle. Peu farouche contrairement à ses habitudes, sans doute dû au fait qu'ils s'étaient connus des années, des siècles presque, plus tôt, elle ne broncha pas lorsqu'il lui retira sa flûte de champagne des mains, avant d'attraper subitement son poignet sous la surprise de la jeune secouriste. Immobile, elle serra la mâchoire tandis que le regard de Solal se posait sur la cicatrice qui ornait sa main depuis plus d'une décennie déjà. Et mince. Elle avait beau chercher, Joan ne voyait plus par quel moyen elle allait pouvoir s'échapper, maintenant qu'il l'avait mise dos au mur, sans même s'en rendre compte. Et puis, à voir le regard du jeune homme, ça ne tarderait pas à faire tilt dans sa tête. Voilà pourquoi, choisissant une approche radicale, la brunette pinça les lèvres, avant de soupirer légèrement, et de balancer comme si de rien était.

« -Evidemment que tu la connais. C'est toi qui l'a soigné quand je suis tombée de cet arbre. Je me souviens que ça avait bien fait marrer ta sœur. »

Dit-elle d'un ton détaché, d'une voix neutre, tandis qu'elle arborait un masque de neutralité, ne voulant pas lui montrer à quel point le fait de devoir jouer cartes sur table, et lui avouer qui elle était réellement ne lui plaisait guère. Et dire que jusqu'à ce qu'il ne prenne sa coupe, elle était prête à trouver le premier prétexte qui lui passerait sous la main pour décamper en vitesse.

« -Je peux récupérer ma main maintenant, Solal ? »

Demanda-t-elle en haussant les sourcils, prononçant son prénom du bout des lèvres, comme pour lui prouver qu'elle avait toujours l'avantage sur lui, connaissant depuis un moment qui il était. Sans attendre, elle dégagea doucement son poignet de la main du jeune français, avant de reprendre une coupe sur le plateau du serveur, qui n'avait pas bougé, suivant cet échange avec un intérêt non dissimulé. Posant un sourire poli sur ses lèvres, la brunette ne se priva cependant pas pour le congédier, préférant se retrouver seule en compagnie du jeune De Salignac, profitant un peu de l'effet de surprise due à son annonce inattendue.

« -Alors ? Tu ne vas pas dire...que ça fait longtemps ? Que j'ai changé ? Que c'est vraiment trop bizarre de se recroiser ici après si longtemps ? »

Demanda-t-elle sans se démonter, sans se montrer spécialement amicale d'ailleurs, tandis qu'elle portait son verre à ses lèvres comme si de rien était, ne le lâchant pas une seule seconde de son regard émeraude.

CREDIT TO KAIJI
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mer 25 Fév - 11:08

Vernissage d'Astaria
Sujet commun
Un souffle tiède contre son cou, des bras fins, graciles, entourant sa taille. J ferma les yeux et soupira accueillant avec sérénité la présence d’Astaria qui vint poser son menton sur son épaule. Appuyant la tête contre la sienne, J serra délicatement les mains de son amie, savourant sa présence bienfaitrice qui vint la sauver de ce trouble étrange menaçant de l’avaler. Elle n’avais jamais ressentit cela. Jusqu’alors, J avait toujours parfaitement assumée son travail, l’affichant fièrement et menaçant de son regard glaciale tout ceux qui oserait porter le moindre jugement sur ce dernier. Mais les choses avaient changés depuis cette soirée avec Ez, depuis qu’elle avait assisté au spectacle de ces collègues, depuis qu’elle avait comprit qu’elle n’était rien de plus qu’un bout de chair que l’on vendait pour ravir les yeux des plus riches. J aimait la danse, plus que tout au monde simplement, elle souhaitait à présent, trouver une nouvelle manière d’exploiter ses talents. Cependant, elle ne savait absolument pas comment s’y prendre, ni vers qui se tourner. L’idée de rentrer dans une troupe de danse l’avait, bien sûr, effleurer mais J ne voulait pas se contenter de danser, elle voulait monter un spectacle, changer le regard des gens sur la pratique du pole dance, en dévoiler sa sensualité, sa beauté mais également sa difficulté physique, que cet art soit associé à autre chose qu’au strip-tease. Pourrait-elle monter elle-même un spectacle ? Trouver des danseuses, des danseurs ? Un frisson de crainte la parcouru à cette pensée. Sortir de ses sentiers sécuritaires, quitter ses repères, ses certitudes lui faisaient atrocement peur.

Astaria la tira de ses songes et J ne put s’empêcher de rire lorsqu’elle fit référence à leur souvenir commun. Le gars au leeging, souvenir d’une journée à écumer Paris, Asta armée de son appareil photo, prêt à saisir les parisiens les plus fous, les plus déments et les scènes les plus cocasses qu’elles auraient pu croiser. Le monsieur leeging avait, ce jour là, remporté la palme d’or de la bizarrerie. « Tu l’as prit en photo non ? Ca ferait une chouette expo ça aussi : ‘le bordel parisien.’. » Elle sourit tendrement. «  Et qu’était-ce donc cette scène qui détrône notre ami en leeging ? »
Puis, Asta reprit la parole et J soupira légèrement. Il n’y avait qu’elle pour saisir avec autant de savoir faire les émotions de J. Asta savait lire en elle comme un livre ouvert et, sans doute est-ce pour cela que J l’aimait autant, elle ne pouvait rien lui cacher éternellement, quand bien même en eut-elle le désir. «  Ast’… Penses-tu que je devrais faire autre chose de ma vie ? J’ai l’impression que ce monde ne m’appartient plus, qu’il ne m’a jamais vraiment appartenu… Que je me suis… Fourvoyée… » Elle soupire à nouveau, la main tremblante, s’ouvrant avec difficulté à son amie, exprimant pour la toute première fois ses craintes et ses angoisses de vive voix.

Elle se retourna ensuite, accrocha son regard au sien sans lui lâcher la main, présence rassurante. « Je voulais te dire. Tu as fait un travail remarquable. Je suis vraiment très fière de toi Asta. » Un sourire doux, emplit d’une chaleur bienfaisante accompagna ses propos.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Jeu 26 Fév - 10:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mer 25 Fév - 22:40




C’était toujours ainsi, avec J. Doux. Naturel. Je n’avais pas vraiment besoin de réfléchir ou m’interroger sur ce que je pouvais ou devais faire, il en allait ainsi, depuis toujours, souvent par intermittence, mais... Je n’avais jamais vraiment eu d’amie, les filles ne m’appréciant pas vraiment -et je le leur rendais bien-, mais Jénova était l’exception à cette règle. Pourtant, au sens stricte de terme, l’amitié ne se définissait pas vraiment comme nous l’entendions. Il n’était pas rare qu’on ne se voit pas pendant une longue période, qu’on ne se donne pas de nouvelle, sans pour autant s’en tenir rigueur. On n’était pas comme ça, nous n’étions pas de celles qui se retrouvent devant un verre d’alcool pour parler cul, conquêtes, et problème de filles. Je ne lui avais même pas dit pour ma grossesse, elle l’avait appris par Solal. Non, on n’était pas l’image d'Epinal de l’amitié. Pourtant, c’est ce que nous étions, notre propre définition de l’amitié, avec laquelle personne ne pouvait rivaliser. Avec mon frère, elle était la seule auprès de qui je me montrais si tactile, en besoin constant de contact. Sans m’expliquer pourquoi, d’ailleurs. Ce fut la raison pour laquelle j’enroulais mes bras autour d’elle en arrivant à sa hauteur, et la raison pour laquelle elle s’empara de mes mains en guise de réponse, sa tête venant prendre appui contre la mienne. « Tu l’as prit en photo non ? Ca ferait une chouette expo ça aussi : ‘le bordel parisien.’. » demanda-t-elle après que j’eue évoquer l’homme au legging. Bordel Parisien ? « Tu penses pas que le titre induirait les américains en erreur ? S’ils viennent à l’expo en pensant Moulin Rouge pour finir sur du hipster en legging, ça risque de leur déplaire. » je répondais, une petite moue aux lèvres, sans détacher mon regard de ce qu’elle contemplait. « Et qu’était-ce donc cette scène qui détrône notre ami en leeging ? » Aaaaaaaaah, j’avais de nouveau l’image en tête ! Malin ! « Deux connaissances qui sont pas supposés se connaître et qui sont en train de s’explorer, mutuellement la glotte. » C’était comme découvrir qu’un de vos amis facebook était ami avec un autre de vos amis facebook, et que vous ne le saviez pas. Étrange. Déroutant. « Mais, tu dois voir de qui je parle. » je réalisais, brusquement. « T’étais avec eux quand je suis redescendue... Noooon ! Regarde pas ! » je l’interrompais dans son mouvement, préférant lui éviter cette vision. « C’est comme Medusa. Si tu les regardes, tu te transformes en statue. » Bon, ok, peut-être pas, mais c’était l’effet que ça me faisait à moi. Ça me troublait presque autant que ce trouble que je ressentais, en elle, à la comparaison des deux clichés affichés côte à côte. Et son soupir, qui me confirmait ce ressenti. «  Ast’… Penses-tu que je devrais faire autre chose de ma vie ? J’ai l’impression que ce monde ne m’appartient plus, qu’il ne m’a jamais vraiment appartenu… Que je me suis… Fourvoyée… » Je ne m’attendais pas à ça, et, immédiatement, c’est moi que je remettais en question. C’était ma photo qui l’avait fait se sentir ainsi, différente... Avais-je raté quelque chose ? Avais-je offert à ses yeux un spectacle dont elle n’avait pas conscience ? Non, puisqu’elle s’empressa de me détromper, pivotant jusqu’à moi pour me dire : « Je voulais te dire. Tu as fait un travail remarquable. Je suis vraiment très fière de toi Asta. » Mais elle ne l’était pas d’elle-même. Qu’est-ce qui avait changé ? Quand, avait-elle changé ? « Tout se passe bien, au MiHo ? » C’est moi qui lui avait donné cette adresse, lui assurant qu’on y traitait bien les filles. Je le savais pour avoir eu l’occasion de parler avec quelques unes d’entre elles, lors de mes séances photos, mais... « Tu es une artiste, J. Cet art, c’est ton art, il t’appartient, et il t’appartiendra quoique tu décides d’en faire. » Parce que c’était ça, le message sous-jacent, non ? Faire autre chose de sa vie, oui, mais jamais en dehors de la danse, elle en mourait. Alors quoi ? Enseigner ? Changer de style ? Non... Pas changer de style. C’était le sien. Il lui allait si bien. Quelque chose de plus ambitieux peut-être ? Elle avait l’air perdu. « Je suis terrifiée. » je lui confiais, brusquement, d’une sincérité déroutante, sans raison apparente, et pourtant. « Je suis terrifiée depuis des semaines, des mois, voir des années. Je me suis perdue dans les études de Droit parce que c’était... Sage et confortable. Ça ne faisait pas peur. Pas comme ça. Pas comme ce vernissage. Je crois que... Je crois que j’étais plus anxieuse à l’idée de cette soirée qu’à celle d’accoucher. Et je le suis encore. J’observe les gens, je les espionne, et j’ai peur... J’aurais peur toute ma vie, parce que... C’est beaucoup de moi que j’offre en sacrifice à cette foule. Mais, tu sais quoi ? J’ai vendu un cliché ce soir. Et... Le plaisir ressenti, l’accomplissement qui allait avec, vaut bien toute la terreur que je subis encore. » Je n’ajoutais rien d’autre, parce que... Parce que je n’en avais pas besoin. Elle n’en avait pas besoin. À la place de quoi, je lui souriais en coin, presque timidement, serrant ses mains un peu plus entre les miennes, et puis haussais les épaules. Voilà, c’était ça notre manière à nous d’être amies.


with: ceux qui veulent | date: 19/02/15
cassie at atf.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Jeu 26 Fév - 10:57

Vernissage d'Astaria
Sujet commun
Astaria fut la seule à rentrer dans sa vie et à y demeurer. Elle et son frère demeurait aux yeux de la danseuse les deux rouages de sa vie, une famille discrète, n’intervenant dans sa vie que par intermittence mais dont la présence demeurait réelle, inébranlable. Leur amitié demeurait néanmoins étrange, éparse, fantomatique. Les deux jeunes femmes pouvaient rester des mois entiers sans se parler, sans intervenir dans la vie de l’autre et, pourtant, dès que leur regard se rencontrait à nouveau, l’osmose était là, soulignée par une tendresse agréable et salvatrice. Jénova n’était en rien tactile, elle fuyait le contact physique préférant garder une distance sécuritaire avec quiconque et pourtant, avec Astaria, tout était différent. Elle aimait sentir son souffle doucereux caresser son cou, appréciait la douceur de sa peau, la fragilité de ses petits bras l’entourant. Elle était la seule avec qui créer un contact physique était vitale, salvateur aussi, fusse pour cela qu’elle réagit avec tant de tendresse à son approche.
J ne put s’empêcher de rire à nouveau à sa réponse. Certes, les américains risquaient d’être surpris et à la fois, ne serait-il pas intéressant de leur faire découvrir Paris la merveilleuse livré au regard du talent d’Asta ? Un Paris intime, sulfureux, arrogant parfois débauché. Sourire nostalgique à cette songerie qui s’effaça bien vite lorsqu’elle voulut voir la scène dont lui parlait Asta. Cette dernière s’y opposa fermement et J haussa un sourcil à sa remarque. « Tu en fais trop ma douce. » Répondit-elle coulant sur elle un regard plein de tendresse avant de froncer les sourcils. A, elle parlait du géant et de la jolie brune ? Et bien, ils n’avaient pas perdu de temps. «  J’ai bien cru que Meika allait m’assassiner quand elle m’a vu parlé à Islay. J’ai visiblement bien fait de m’éclipser au plus vite. » Nouveau sourire amusé remplacé par une moue enfantine quant Jénova exprima ses soudaines incertitudes. La réaction de son amie ne se fit pas attendre déposant un voile de douceur sur son cœur souffrant. Elle opina du chef, souriant. Oui. Elle avait raison, cet art était le sien mais elle souhaitait à présent lui offrir une forme nouvelle. «  Merci. » Souffla-t-elle à demi-mot remettant à plus tard ses interrogations pour féliciter sa belle sur le travail accomplit. Elle était fière d’Astaria, de son talent, de sa progression et de son courage. «  Ne t’inquiète pas d’accord ? C’est l’approche de la trentaine je crois… Remise en question et tout ça. Ca n’a rien à voir avec le Miho ni avec cette photo à vrai dire. Mais passons. Ce soir, c’est de toi dont il s’agit. » Elle serra tendrement sa main et vint déposer un baiser sur sa joue lisse, senteur de pêche, élan d’amour, J se sentait déjà mieux.
«  C’est une bonne chose d’avoir peur et puis… Ton œil Asta… Personne n’est en mesure de capturer l’âme d’une personne comme tu le fais. Ces instants de vie sont plus vrais, plus sincères que toutes les œuvres photographiques que j’ai déjà pu voir. Tu réussiras, tu as déjà réussi et… Ton frère et moi nous serons toujours là pour te soutenir, quoi qu’il arrive et puis… Bébé sera là lui aussi, il a la chance d’avoir la meilleure maman au monde. » Nouveau sourire, J s’approche et attire la photographe dans ses bras lui offrant une étreinte délicate. «  Tu me montres la photo que tu as vendu ? » Lui murmure-t-elle à l’oreille tout en la relâchant sans pour autant quitter sa main.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Mer 11 Mar - 13:10, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Jeu 26 Fév - 23:03

« Profitez bien du hasard alors. Jeunes gens, je vous souhaite une agréable soirée. » Meika regarda d'un œil distrait la jeune femme s'éloigner, avant de reporter son attention sur la photo. Photo qui n'avait pas réellement d'importance. Elle avait juste conscience de la proximité d'Islay, et elle ne pouvait s'empêcher de penser que c'était encore trop loin. Elle l'avait cherché. Elle aurait pu retourner au bar, arrêter de se torturer l'esprit, à s'enfermer chez elle pour peindre. Mais elle ne l'avait pas fait. Elle ne savait pas trop expliquer pourquoi. Ce n'était clairement pas l'envie qui avait manqué. Mais ça lui avait juste semblé trop simple de le retrouver au bar. Elle l'avait cherché. Elle n'avait juste pas choisi la voie de la simplicité. « T’as pas du assez bien chercher, alors. » Elle perçut le ton de reproche dans sa voix. Mais elle ne s'en formalisa pas. Elle était là. Lui aussi. Et elle ne pouvait pas s'empêcher de ressentir un certain contentement. S'il l'avait cherché, elle n'avait peut-être pas été la seule à se torturer l'esprit. Elle était encore perdue dans ses réflexions quand elle sentit sa main, qui la retournait. Son regard s'accrocha aussitôt au sien. « Juste pour rappel. » Ça lui avait manqué. C'était son premier constat alors que ses lèvres retrouvaient les siennes. Le deuxième ? Elle avait toujours envie de plus. A croire que son absence n'avait fait qu'accroître cette envie, cette faim, qu'il avait réveillé, et semblait insatiable. Ses mains trouvèrent ses hanches, appuyèrent dessus, puis une de ses mains alla trouver sa nuque quand elle le sentit reculer, après un moment. Elle prolongea le baiser, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de souffle, jusqu'à ce qu'elle se rappelle qu'elle n'était pas dans un bar vide, mais dans une exposition, avec de nombreux visiteurs. Elle se recula finalement, à contre coeur, juste un peu, maintenant une certaine proximité, ses mains ne parvenant pas vraiment à se détacher de ses hanches. Quand son souffle se calma, et que son cœur retrouva un rythme à peu près normal, elle dit à voix basse : « J'aime ce genre de rappel. » Même si ce n'était pas suffisant, et que le regard qu'elle portait sur lui traduisait clairement cette impression. « Tu ne me crois peut-être pas, mais je t'ai cherché Aodaghàn. Ajouta-t-elle ensuite. Vraiment. J'ai juste... laissé le hasard me guider ? » Le hasard qui, effectivement, faisait parfois bien les choses...
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 27 Fév - 4:33


Vernissage
sujet commun
Oui, bien sûr que je faisais la gueule. Normal, j’aimais pas qu’on se foute de moi, et surtout j’avais un peu de mal avec l’idée d’avoir imaginé tout ça, d’avoir été le seul à espérer la revoir. Ça ne me ressemblait pas assez pour que j’y sois habitué et puisse me faire une raison. Comme tout ce qui était nouveau, c’était forcément perturbant. Alors, si, en plus, j’étais le seul con de l’histoire, mes perturbations internes n’allaient pas aller en s’arrangeant. Sauf que, faire la gueule ne m’avait jamais rendu démissionnaire. Au contraire, je voulais assouvir mon envie la plus tenace, tout en lui permettant de se remémorer ce qu’on avait été, même pour un court et furtif instant. J’allais mettre tout mon énervement dans ce baiser, bien faire les choses de manière à ce que, cette fois, elle s’en rappelle, et ne se contente pas de prétendre m’avoir cherché. Cette fois, elle le ferait vraiment. J’avais bien sûr, conscience de l’endroit où nous nous trouvions, et du spectacle que nous étions susceptible d’offrir, mais je n’avais pas l’intention d’éterniser cette échange, juste assez pour provoquer le souvenir, et éteindre ma frustration. Et puis, elle allait bien finir par me repousser, non ? Non. Ses mains sur mes hanches n’étaient pas là pour pousser mais pour attirer, un peu plus, toujours plus contre elle, toujours plus dans cette dérive que j’avais expérimenté une fois, déjà. Je devais reculer, je devais mettre fin à cet échange avant de m’y perdre, mais sa main, dans ma nuque, m’en empêcha. Entendons-nous bien, elle n’avait pas la force physique de me retenir contre elle, mais je n’avais pas la force mentale de lui résister, surtout pas de résister à cette envie émanant d’elle, une envie que j’avais crains d’avoir imaginé. Non, elle était là, elle ne faisait aucun doute. Et elle ne faisait pas plus de doute lorsqu’elle s’arracha, finalement, de moi -je n’en aurais pas eu la force, je crois-, pour me souffler un « J'aime ce genre de rappel. » avec ce regard-là, ce regard qui glissa droit jusqu’à mes entrailles, après un rapide détour par ma mémoire. « Tu ne me crois peut-être pas, mais je t'ai cherché Aodaghàn. » Mon prénom me surprit. Elle était bien la première à le retenir plus d’une nuit. La première non-écossaise, évidemment. Et quelque part, elle aurait du en rester là, s’arrêter là, à mon prénom, et à mes doigts rangeant ses cheveux derrière une oreille. Mais elle décida de poursuivre. « Vraiment. J'ai juste... laissé le hasard me guider ? » Le hasard ? Sérieusement ? J’en lâchais un grognement sans parvenir à réprimer un froncement de sourcils agacé. « Donc, en gros, si je résume bien... Lorsque tu as besoin d’un verre d’eau, plutôt que d’aller directement le chercher dans la cuisine, là où tu sais qu’il se trouve, toi tu préfères te taper toutes les pièces de l’appartement à l’exception de la cuisine, afin de tester le hasard ! » Oui, j’me moquais légèrement, mais pas la moquerie amusée, non, plutôt la moquerie s’interrogeant sur sa planète d’origine. « T’es au courant qu’une entité invisible va pas déplacer ce verre d’eau jusqu’à toi, juste pour te prouver que tu as raison d’en avoir envie ? » Avec un exemple bien terre à terre, elle comprenait mieux mon incompréhension, ou pas ? « Parce que c’est pas le hasard qui m’a conduit ici. J’y suis parce que c’est là que j’avais le plus de chances de te trouver. » Et je grognais encore, croisant mes bras sur mon torse, mon corps exprimant presque aussi bien que moi ma contrariété. « Si j’avais suivi ton fonctionnement tordu, je serais en train de te chercher dans un atelier d’initiation à la plomberie, à l’heure actuelle. » Objectivement, je n’avais aucune légitimité à lui reprocher de ne pas m’avoir cherché. Elle ne me devait rien. Par contre, j’avais le droit de râler quant à ses méthodes délirantes de recherche, depuis qu’elle avait avoué l’avoir fait, m’avoir cherché. Raaah, les artistes !     
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 27 Fév - 11:54

Vernissage
Sujet commun

Sans en tirer la moindre conclusion hâtive, Solal s'attarda donc sur cette cicatrice qu'il semblait reconnaître. Et avant même qu'il n'ait eu le temps de raisonner et de laisser ses idées faire un bout de chemin dans sa tête, son interlocutrice trancha : « Evidemment que tu la connais. C'est toi qui l'a soigné quand je suis tombée de cet arbre. Je me souviens que ça avait bien fait marrer ta sœur. » Tout à coup, les yeux de Solal s'écarquillèrent et au fur et à mesure que ses souvenirs lui revenaient, sa bouche s'entrouvrait dans une expression mêlée de surprise et de profonde joie. Il revoyait cet arbre et la fillette qui, cherchant à le suivre dans ses acrobaties, débaroulait pour venir s'échouer dans l'herbe verte du verger. Il se revoyait aussi, lui, haut comme trois pommes, jouer les docteurs éclairés alors qu'Astaria riait et riait encore tant la chute aait été spectaculaire. Mais ce fut finalement Joan, puisqu'il s'agissait bel et bien d'elle, qui le tira de ses rêveries en prononçant son prénom et en se libérant de l'emprise qu'il exerçait toujours sur son poignet. Cette fois, un large sourire vint illuminer le visage du jeune français qui osa enfin reposer ses yeux sur le visage de son amie d'enfance en soufflant :  « Joan ! Joan Deluca ? J'en reviens pas, j'ai passé une soirée enfermé dans un ascenseur avec toi, et je m'apprêtai à en passer une nouvelle en ta compagnie… sans le savoir ! » Décidément, le monde était vraiment minuscule ! Mais alors que Solal semblait ravie de cette coïncidence et s'apprêtait presque à sauter au cou de Joan, cette dernière lui parut soudain bien moins enthousiaste que lui. « Alors ? Tu ne vas pas dire...que ça fait longtemps ? Que j'ai changé ? Que c'est vraiment trop bizarre de se recroiser ici après si longtemps ? » Surpris, mais pas prêt de laisser retomber son enthousiasme, Solal esquissa un énième sourire avant de répondre : « Bin… si ! Avoue que c'est quand même incroyable ! Je suis content de te revoir ! » ajouta-t-il avant de céder à son envie de la prendre dans ses bras. Son geste ne dura que quelques secondes mais du point de vue de Solal, il fut suffisant pour témoigner à Joan de toute sa sympathie et de sa joie de la retrouver. Puis, alors qu'il reculait pour l'observer de nouveau, une question lui traversa l'esprit. Et comme souvent, le jeune homme ne prit pas la peine de réfléchir avant de la lui livrer avec curiosité : « Hé, mais tu m'avais reconnu ? T'avais reconnu Asta ? »  

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 27 Fév - 16:46




« Tu en fais trop ma douce. » Moi ? Trop ? Jamais de la vie. J’étais tout en modération et finesse. Dixit la fille ayant menacé le docteur et tenté de mordre la sage-femme, le jour de son accouchement. D’accord, j’avais peut-être une petite tendance à l’excès. Toute petite. Ridiculement petite en fait. Rien de bien méchant, pas vrai ? J’avais juste comparé la vision de Meika et Islay s’embrassant à Medusa. Au moins, il s’agissait d’une référence mythologique un peu classe. « J’ai bien cru que Meika allait m’assassiner quand elle m’a vu parlé à Islay. J’ai visiblement bien fait de m’éclipser au plus vite. » Oh, donc ce n’était pas la première fois qu’ils se voyaient ? Forcément, pour que Meika soit jalouse. S’ils se connaissaient d’avance, bien que je ne comprenne ni d’où, ni pourquoi -j’avais la mémoire courte en plus du reste-, ça avait plus de sens que ce que j’avais pensé de prime abord, à savoir « Bonjour, t’es pas mal toi, j’peux t’inspecter les dents du fond ? ». Mais, bien vite, je me désintéressais d’eux pour ne me soucier que J, et ses drôles d’interrogations quant à son art. J’avais peur d’être la cause d’une remise en question, d’une vision péjorative de son activité qui, à mes yeux, n’était que performance physique, grâce et féérie. Puis, j’envisageais une autre option, en quelques points similaires au tournant que j’avais pris, cette année, et qui m’avait amené jusqu’à ce point d’orgue, aujourd’hui, dans cette galerie. À la lumière de son remerciement, je comprenais que cette seconde option était la bonne, et lui retournais son sourire. « Ne t’inquiète pas d’accord ? C’est l’approche de la trentaine je crois… Remise en question et tout ça. Ca n’a rien à voir avec le Miho ni avec cette photo à vrai dire. Mais passons. Ce soir, c’est de toi dont il s’agit. » Ho non, il ne s’agissait pas de moi. Du moins, pas que de moi. Et son portrait sur le carton d’invitation en était la preuve la plus évidente. Mais je n’eus pas le temps d’en placer une, qu’elle enchaina dans une nuée de compliments, ceux qui touchent droit au but tant ils sont exactement tout ce que vous avez toujours espéré entendre, tant ils sont en tout point semblable à ce que vous disait cette personne, celle qui vous a poussé à faire de votre passion une réalité. Ma mère. Évidemment que je ne savais quoi répondre, les compliments me mettant toujours très mal à l’aise. Pas par fausse modestie, juste parce que... Je ne savais jamais comment répondre à ça, ni vraiment si je devais y croire ou non. Elle était mon amie, elle ne pouvait pas être totalement objective. Tout comme mon frère d’ailleurs. Aussi, éprouvais-je un réel soulagement lorsqu’elle m’étreignit. Là, entre ses bras fins, je pouvais me cacher, soupirer d’aise, et lui éviter mon regard ému. Elle avait évoqué sa présence à mes côtés, celle de mon frère, et puis Louis, dont elle était certaine que je serais la mère parfaite. Elle décrivait une famille. Une famille bizarre et pas hyper fonctionnelle au sens strict du terme, mais une famille qui me plaisait, je devais bien l’avouer, et qui me rassurait aussi, moi et mon sentiment d’être orpheline depuis un an. Ce fut à mon tour de déposer mes lèvres contre sa joue, à défaut de pouvoir sortir le moindre mot, la moindre phrase cohérente. «  Tu me montres la photo que tu as vendu ? » Oh oui, vite, une diversion ! Serrant sa main dans la mienne, j’hochais de la tête avant de faire un pas, puis m’immobiliser, incapable de me rappeler l’emplacement de ma première vente. « Par là. » j’annonçais en désignant la gauche, avant de me contredire immédiatement. « Non, pas là... » A moins que ce ne soit derrière ? En tout cas, ce n’était pas en face. En face, c’était un tout autre spectacle. « Tu crois qu’elle va mettre combien de temps à céder à ses avances, celle-là ? » j’interrogeais J en lui désignant Solal et sa brune, à plusieurs mètres de nous. « Faudrait pas qu’il s’emballe trop, c’est lui qui nous ramène ce soir. » Alors, hors de question qu’il nous plante ici pour partir en exploration sous-marine dieu sait où. Sauf que... Il venait de la prendre dans ses bras, là ? Solal venait de prendre une illustre inconnue dans ses bras ? C’était mon vernissage qui rendait les gens aussi direct ? Plus précisément les membres de ma famille ? « Heu... J... Est-ce que mon frère vient de prendre cette fille dans ses bras ? Ou bien c’est juste une illusion d’optique et tout est parfaitement normal en réalité ? »


with: ceux qui veulent | date: 19/02/15
cassie at atf.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 27 Fév - 21:18


Vernissage - Asta
« Elle est mignonne… » Souriant à sa phrase, je ne répondis rien, baissant simplement la tête, en souriant un peu plus. Comme si sourire devait être interdit, ou que sais-je. En tout cas ce petit compliment me faisait chaud au cœur venant de sa part. Et même si ça me blessait dans le sens ou lui et moi, tout était fini, ça me faisait au moins du bien de l’entendre. Continuant de marcher dans la galerie, sans aucun mot, sans aucun échange de parole, je regardais les photos, me demandant, combien il y en avait encore. Pas que je puisse m’ennuyer, mais en fait... Rester là, près de lui, le simple fait de marcher à ses côtés sans parler, me convenait. « Elle est vraiment sympa cette expo… Même si j'y connais pas grand-chose, je devine que la photographe est très douée ! » Me tournant vers lui, je souris en haussant les épaules. Je n’y connaissais pas grand-chose non plus. J’étais plus branché peinture que photographie. « Euh… tu connais la photographe personnellement ? Ou c'est Ebba qui t'a invitée toi aussi ? » clignant des yeux, je remarquais que sa question était… Pertinente oui. Mais malheureusement, non je ne la connaissais pas. « Tu me poses une colle là. » Dis-je en me rapprochant de lui, comme si le fait que nous ne connaissions pas la photographe soit un secret honteux. « Elle m’a invité en me donnant simplement le carton d’invitation. Je suis venue car… Bah elle m’avait invité. » Ajoutai-je en fronçant les sourcils. Attrapant son bras, comme si nous étions à l’époque, comme avant, j’enroulais mon bras aux siens tout en me lovant plus ou moins contre lui. « On devrait peut-être se venger d’elle tu crois pas ? » dis-je d’une voix basse pour que lui seul, m’entende. « J’suis sûre que tu veux te venger… » Je commençais à le connaitre.

vernissage - sujet commun


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 27 Fév - 22:11


Vernissage - Asta
« Non je suis pas content, et non, t’es pas pardonné. Va te faire foutre. » Et voilà. C’était à son tour d’être énervé. Il me disait d’ailleurs toujours la même insulte. Va te faire foutre. Si seulement, moi, je pouvais aller faire ça à des meufs. Ça serait bien plus intéressant. Pourquoi on devait dire, va te faire foutre. Et pas, va te fourrer, ou … Ou… va baiser. J’en sais rien quoi. « Pourquoi tu changes pas d’insulte. Laisse mon cul tranquille. » Dis-je en secouant la tête. C’est vrai quoi. Personne ne touchait mon cul. Fallait pas déconner. C’était un endroit sacré. « Sérieusement putain? Y’a vraiment que ça qui t’importe? On s’engueule et la seule chose à laquelle tu penses c’est ta putain d’image? Les gens ne te regardent même pas ! Ils sont pas venu pour toi, ils sont venus pour Astaria et ses photos. Alors arrête de te comporter comme un connard fini, et encore moins avec moi parce que ça commence à me faire chier ! » N’importe quoi. « J’suis sûr que pleins de gens, savent même pas qui elle est, et qui est le/la photographe. Et puis si j’ai pris ton accent, c’est parce que j’ai cru que tu te faisais passer pour moi. » comme si j’allais prendre son accent pour le plaisir. N’importe quoi. Je n’étais pas encore débile. « Et oui, ton accent était pourri, et non, tu vas pas à Brisbane. En tout cas pas avec moi, c’est clair ? » Levant les yeux au ciel, je soupirais longuement. Bien sûr c’était clair. Mais au mois de Mars nous y serons tous les deux, comme si de rien était. A croire que je ne nous connaissais pas, et lui non plus. « Bien sûr mon lapin. » Dis-je en l’attrapant par le cou pour le tirer vers moi avant de lui fourrager les cheveux. « Allez. Arrêtons de faire les cons. Si on se dispute, ça ne va pas le faire. Au moins. Disputons-nous dehors. Pas pour mon image. Mais pour la soirée d’Astaria. Et peut-être notre survie. Astaria énervée, vaut mieux pas voir ça. » Dis-je en le lâchant avant de lui pincer la joue. Bien évidemment que j’étais encore énervé. Mais voilà. Comme il venait de le dire c’était la soirée d’Astaria, et autant ne pas se disputer en public, ça pourrait casser l’ambiance. « Avoue que pour une fois, tu peux te prosterner devant mon intelligence. » ça changera de ses sempiternelles réflexions.

vernissage - sujet commun


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun

Revenir en haut Aller en bas

vernissage - sujet commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
i have a motherfucking dream ::  :: Archives :: Anciennes Archives-