It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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vernissage - sujet commun

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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 2:44

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
C’était le gros scandale, typique pour faire la une de Closer. Heureusement, à part notre petit cercle, personne n’avait rien remarqué. Renji était en rogne, et il allait foutre Asta en rogne, c’était légitime. Elle sortait son doigt accusateur, perdant ses mots. Je regardais Solal, haussant légèrement les épaules. Mon frère me passerait sûrement un savon plus tard pour ne lui avoir rien dit de ma rencontre avec Astaria jusqu’à mon invitation qui ne l’incluait pas. Peu importe. Pour l’invitation, il était là alors il n’avait à se plaindre de rien, si ce n’est son égo qui avait été blessé car Asta m’avait invité et pas lui, m’enfin, il s’en remettrait. Et je comprenais totalement qu’elle aurait voulu éviter tout ça, parce que ça partait clairement en scène de ménage. Renji la prit d’ailleurs par les épaules jusqu’à l’emmener hors de la vue du public, derrière une porte qu’il prit soin de bien refermer. Super. Pauvre Astaria, qui était une boule de stress déjà avant l’arrivée de mon frangin. Je n’imaginais pas dans quel état elle allait ressortir de cette conversation en tête-à-tête.

Je m’excusais auprès de Solal et m’éloignais donc. J’étais quand même venu pour admirer son travail en premier lieu, alors allons-y. Je passais devant une première photographie qui était déjà vendue. Sûrement celle dont l’artiste s’était vanté d’en avoir tiré mille dollars. Je me demandais si Renji achèterait certaines de son club. Je passais devant la grande blonde élancée qui s’était inquiétée de qui j’étais quelques instants plus tôt, et qui était en compagnie d’un homme assez baraque, et qui je remarquais était aussi un modèle. Et ils s’éloignaient finalement, partant à la conquête du reste de l’exposition, suivis finalement de près par une brune. Bon, c’était les feux de l’amour ce vernissage ou quoi? Je secouais quelque peu la tête puis m’éloignais à mon tour, optant vers un coin isolé où personne ne se trouvait. Pas que je n’étais pas sociable, mais j’aimais bien être tranquille pour observer de l’art. Me postant finalement face à une oeuvre, je me perdais alors dans mes pensées, entamant mon analyse pointilleuse, me demandant pourquoi elle avait bien pu choisir de photographier ça, pourquoi de cette manière, quel lien faisait-on avec le thème de l’intimité à travers ce cliché… J’avoue que j’avais adoré mes cours d’art au lycée, et je mettais tout ce que je savais en pratique ce soir. Je me plaisais à imaginer ce que l’artiste avait bien pu penser en immortalisant ce moment, et quelles avaient été ses raisons…
electric bird.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 4:57


Vernissage
sujet commun
« Je ne m’en moque pas non. Bien au contraire. » Elle était sympa de dire ça, mais j’agissais comme un débile profond, et j’en avais parfaitement conscience. Je n’étais pas à l’aise, me sentant trop gauche, trop engoncé dans cette pièce, certes vaste, mais encombrée de plein de trucs fragiles. Genre des coupes de champagne, ou des gens. C’était d’ailleurs comme ça que j’étais tombé sur elle, en manquant la faire tomber, justement. « Si cela peut te rassurer, je te trouve bien plus intéressant que tous les convives présents ici. » Ha oui ? « C’est le numéro 113, j’comprends, ça intrigue forcément. » je coupais court, sur une pointe d’humour, ayant toujours eu du mal avec les compliments, quels qu’ils soient. J’étais probablement trop primaire pour ça. Trop néandertalien, peut-être. « Et puis… Je crois que nous sommes tous des égarés. Certains le cachent plus aisément que d’autres, voilà tout. » Là dessus, je ne pouvais que lui donner raison, même si... Je n’essayais pas de me cacher. Je n’étais pas de ce monde-là, mais je ne cherchais pas à le dissimuler, je n’en avais pas honte. Je préférais mille fois mes reliefs escarpés et verdoyants, aux tours de verre grattant le ciel avec une prétention absurde. « Allez viens Higlander, on va voir si il y a d’autres clichés aussi réussi de toi. » ordonna-t-elle, alors, avec une pointe d’enthousiasme, je crois, tout en s’emparant de mon bras pour me diriger aux travers de la faune locale. « D’autres ? Damnú air ! Non, j’espère pas. » je laissais échapper en scrutant les murs avec inquiétude. « Je n’étais déjà pas au courant pour la 113... Et si quelqu’un l’achetait ? Tu m’imagines au milieu d’un salon ? Au-dessus d’un lit ? » Ridicule. J’entrevoyais mal la raison qui pousserait quelqu’un à acquérir un portrait de moi, mais puisqu’il était en vente... « Je me demande… Pourquoi avoir fait l’effort de venir ici si tu détestes tant ça ? » Bonne question, même si je ne détestais pas réellement, et que les oeuvres d’Astaria avaient attisé ma curiosité, mais je savais ne pas être là par simple politesse. « J’attendais une oeuvre bien particulière. » je l’avais attendu à chaque nouveau mur, couloir, coin, recoin. « En vain. » Du moins, jusqu’à ce qu’elle se matérialise devant nous, comme échappée du cadre où je l’avais cherché. Je la croyais sur un mur, elle évoluait en trois dimensions. J’avais pas prévu ça. Pourquoi j’avais pas prévu ça ? « Je suis en présence de deux œuvres d'art... » avait-elle dit, avant d’entreprendre de fixer Jénova. Et moi, comme un idiot, je réagissais à retardement, comme si, je ne sais pas, mon esprit c’était trouvé noyé dans du coton. Et puis, je réalisais. C’était à moi de les présenter ? Elles ne se connaissaient pas ? « Oh, hum... Jénova, la muse d’Astaria, Meika, la cousine d’Astaria... ce qui fait beaucoup de ‘a’. » je tentais, maladroitement, peut-être, sans obtenir le résultat escompté, à savoir, je ne sais pas, un peu moins de silence ? « Meika est artiste, également... Elle peint. » j’expliquais à Jénova, bien que les doigts de la brune parlaient pour elle. « Et Jénova est... » heu... Oui, si j’avais su ce qu’elle était, cette intervention aurait probablement été utile, en effet. « ...danseuse ? » je tentais ma chance malgré tout, jouant tout sur l’univers du tableau 124. Oui, danseuse. Ou acrobate. Ou dompteuse. Ou... En réalité, elle pouvait être un milliard de choses. Pourquoi j’avais dit danseuse, moi ? Et pourquoi j’étais anxieux ? Ils servaient pas de whisky, ici, à tout hasard ?     
electric bird.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 11:09

Vernissage
Sujet commun

Ca sentait le coup monté à plein nez, et Esteban détestait ça. Sous ses airs de petit ange faussement naïf tout droit tombé du ciel, Ebba s'avérait en fait être une redoutable stratège. Stratège qui avait trainé le colombien jusqu'ici dans l'espoir qu'il y croise Nastazià, visiblement. Cette idée avait peut-être pu paraître lumineuse dans l'esprit d'Ebba, mais elle était loin d'enchanter Esteban qui portait à présent un regard sévère sur sa voisine, bien que celle-ci lui assure qu'il la remercierait plus tard. Sans demander son reste, la jeune femme l'entraina d'ailleurs à travers la foule de visiteurs et potentiels futurs clients, probablement à la recherche de sa sœur. Esteban aurait bien voulu fuir, s'échapper, échapper à sa vigilance l'espace de deux secondes et quitter cet endroit ni vu ni connu avant d'avoir à se confronter à Nastazià… mais Ebba broyait sa main avec une telle poigne qu'il se demandait même d'où elle sortait cette force. Avec ses petits bras et ses mains d'enfant, elle cachait bien son jeu !

Puis vint inévitablement le moment tant redouté. La galerie n'était pas immense et fatalement, leur équipée finit par tomber nez-à-nez avec Nastazià, accompagnée d'un autre homme qu'Esteban observa d'ailleurs avec une inexplicable pointe de méfiance… avant de réaliser qu'il s'agissait d'Ambroise, leur frère. Mais bien vite son regard se reporta sur Nasta, sublime dans sa robe noire, et visiblement aussi gênée qu'Esteban au moment où Ebba s'effaça pour les laisser en tête-à-tête. Néanmoins, ce fut Nastazià qui entama la conversation en précisant qu'elle ne s'attendait pas à trouver le colombien ici, ce qu'il pouvait tout à fait concevoir étant donné que lui-même ne savait toujours pas ce qu'il faisait là. « Ça te va bien. Tu es… Magnifique. » murmura-t-elle finalement. Mais avant même qu'Esteban n'ait eut le temps de lui retourner le compliment, Ambroise fit son apparition dans son champ de vision, réclamant des présentations que Nasta s'empressa de faire… en qualifiant Esteban "d'ami". Et même s'il l'avait bien cherché, même si tout cela était entièrement de sa faute, ce qualificatif lui pinça un peu le cœur. D'ailleurs, il pu deviner le même sentiment dans la voix tremblante de Nasta, qu'il tâcha de couvrir en tendant sa main vers Ambroise : « Enchanté ! Je ne m'attendais pas à voir la famille… presque au complet ! constata-t-il en envoyant un regard à demi-assassin en direction d'Ebba, et en évitant très soigneusement de croiser celui de Nasta.        

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 12:03

Vernissage
Sujet commun

J s'étant éclipsée, Solal se retrouvait de nouveau en compagnie de sa sœur et des deux clones, au beau milieu d'une situation qu'il avait un peu de mal à suivre. Et alors qu'il en demandait un peu plus à sa sœur, cette dernière réclama une pause et un peu de calme, constatant avec déception que Jénova avait disparu. Et alors qu'il dévisageait toujours les deux hommes, Astaria leva le bras de son frère pour désigner leurs mains liées, et informer Tic et Tac qu'il s'agissait là de l'homme de sa vie, réflexion à laquelle Solal ne put s'empêcher d'afficher un sourire fier. "Alors, déçus ?" Ouais, il aurait bien voulu le leur demander, mais sa sœur ne lui en laissa pas l'occasion puisqu'elle poursuivit à l'attention d'un des deux bruns barbus, le dernier arrivé, avant de le présenter à Solal. Un Solal qui fut grillé par sa propre sœur puisqu'elle se sentit obligée de préciser que les clichés qu'elle avait pris dans le club de strip-tease étaient ses préférés. Tout en grimaçant, le jeune homme accepta de coopérer et de partir à la recherche de J mais avant qu'il n'ait fait le premier pas, Astaria lui annonça avec retenue… puis avec la folie qui la caractérisait si bien qu'elle venait d'ores et déjà de faire une vente. Grand sourire aux lèvres, Solal ne put s'empêcher d'approcher pour la serrer entre ses bras, en lâchant à son oreille : « T'es la meilleure… »

S'ensuivit une scène digne des plus grandes pièces de théâtre, menée grand train par Tic (ou Tac, d'ailleurs) devant le regard médusé de son frère et de Solal qui s'apprêtait à le remettre à sa place… et qui fut heureusement devancé par sa sœur. Celle-là même qui fut finalement embarquée par son interlocuteur, alors qu'elle rassurait Solal d'un geste de la main pour ne pas qu'il se lance à sa poursuite. Il garda néanmoins un regard suspicieux sur son "ravisseur" jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière la porte. Les sourcils froncés, Solal laissa Lenzo s'éloigner et accorda un dernier regard à la porte qui retenait sa sœur prisonnière avec un individu qu'il ne connaissait pas. Puis, comme s'il cherchait à se retenir de faire irruption au beau milieu de leur petit rendez-vous secret, Solal se dirigea vers la table la plus proche pour attraper une coupe de champagne. Adossé contre le mur, il se posa cinq minutes et observa la salle et chacun des visiteurs avec un sentiment de fierté, saluant ça et là les têtes qu'il reconnaissait, comme celle de sa cousine Meika. Si tous ces gens étaient là, c'était bel et bien pour honorer le travail de sa sœur… Et d'une manière ou d'une autre, cette affluence confirmait à Solal qu'il avait finalement bien eu raison de pousser Astaria à s'envoler pour New-York quelques mois plus tôt.  

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 12:09

Vernissage d'Astaria
Sujet commun
Léger rire, regard amusé porté sur le visage de l’homme à la stature colossale. Il était touchant dans sa maladresse, comme inadapté à ce lieu, comme venant d’un autre monde, d’une terre lointaine au plus près de la nature, d’un monde plus brute, plus sauvage, à son image. Ainsi, J se demandait ce qu’il faisait ici, dans cette ville, elle qui l’imaginait si aisément vivant en ermite, loin des caprices urbains et de la foule jaillissant. Elle avise à nouveau son portrait trônant dans son dos, puis ses mains, immenses, semblant trop large, trop imposantes pour réaliser des travaux qui nécessitaient minuties et délicatesses. Jonglait-il avec les verres comme elle avait déjà put le voir faire ? Ou bien se contentait-il de servir ses clients avec cet air bourru d’homme sortit de sa caverne. Elle divague, ris légèrement à sa réplique. Il fuit le compliment, cela ne la surprend guère, c’est raccord avec le personnage qu’il semble être. Prit d’un soudain excès d’enthousiasme, J l’entraîne dans son sillage, partant à la conquête de la vaste galerie curieuse de voir d’autres clichés, de nouveaux visages mais, surtout, de s’éloigner de sa propre représentation en papier glacé, toujours mal à l’aise à l’idée de faire partie du décors pire encore, d’être le premier visage sur le carton d’invitation, sensation étrange de se faire voler son identité, absurde.
« Au dessus d’un lit ? Tout dépend de qui achète ta photo mais… Peut-être serait-il plus simple de trouver ça… Disons… Flatteur ? » Elle sourit, malicieuse tâchant de palier à son trouble dans une pointe d’humour.
« Ah oui ? Trouvons là alors. » Répond-elle ensuite, souriante, masquant sans mal le trouble de ses pensées agitant son esprit. Son regard glisse sur les visages, les sourires masqués, les regards voilà, les instants de vie dérobés, figés à tout jamais par l’œil d’Astaria, de son artiste, de son amie. Et puis, alors qu’elle se perdait dans ses contemplations une jeune femme se matérialisa soudain à ses cotés. J sursauta légèrement, surprise d’entendre cette voix malicieuse carillonner à ses oreilles. Son regard quitte une photographie et se pose sur l’ovale d’un visage délicieux. Jeune femme aux lèvres pleines et au regard franc. Son entrée en la matière est pour le moins direct, elle l’observe abruptement sans pour autant irriter la jolie blonde qui ne quitte pas une seconde son habit de nonchalance. « N’exagérons rien. » Murmure-t-elle dubitative à l’idée d’être une œuvre d’art. Ils n’étaient que des visages, rien de plus que des visages.

Islay prend la parole, entreprend de les présenter l’une et l’autre d’une voix hésitante, maladroite. J lève les yeux vers lui, hausse un sourcil, pour quelle raison se montre-t-il soudain si nerveux ? Ses billes d’eaux accrochent le marron glacé des pupilles de la fameuse Meika, elle lui sourit n’ayant aucune raison de se comporter autrement que chaleureusement. « C’est de famille donc. Ravie de te rencontrer Meika. » Lance-t-elle d’une voix pleine et engageante tout en tendant sa main droite à la demoiselle.
« Danseuse… C’est le mot Islay. » Elle confirme, sans rentrer dans les détails de sa curieuse profession. « On cherchait une œuvre particulière enfin, lui mais… Attends… Le visage que tu cherches, ne serait-ce pas Meika ? »
Elle se tourne vers Islay, regard malicieux et sourire ornant ses lèvres rouges 
crackle bones
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 16:11

Vernissage

Postée sur le trottoir, Joan fixait, les yeux plissés, les gens se presser pour entrer dans le beau bâtiment en face d'elle. Elle n'y avait pas cru lorsqu'elle avait reçu, par pur hasard, une invitation au vernissage d'Astaria De Salignac dans sa boîte aux lettres. Pour elle, les De Salignac étaient toujours en France, bien loin d'elle. D'ailleurs, ça faisait même un bon moment qu'elle n'avait pas pensé à eux, aux vacances qu'ils avaient passé ensemble, ou à la colère qu'elle éprouvait parfois quand ses souvenirs remontaient soudainement. Elle n'irait pas, point. Du moins, c'était l'idée initiale, mais elle n'avait dès lors cessé de changer d'avis, indécise qu'elle était. Et plus tôt dans la journée, sur un simple coup de tête, elle avait filé sous la douche, s'était glissée dans une jolie robe noire juste ce qu'il fallait pour provoquer la curiosité de ces messieurs, avait soigneusement pris le temps de boucler ses longs cheveux, et d'appliquer de l'eye liner sur ses yeux. Et là, face au miroir, elle avait failli renoncer une nouvelle fois. Pourquoi se donner tout ce mal pour aller voir ce qu'était devenue Astaria De Salignac, cette petite gamine française qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs pour la simple raison qu'elle avait eu un béguin d'enfance pour son petit frère. Ridicule. Et pourtant, la curiosité la rongeait. Qu'était-elle devenue, avait-elle changé, était-elle toujours une peste sans nom ? Il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Avant de se donner l'occasion de changer encore une fois d'avis, Joan enfila des chaussures, attrapa son manteau en passant, puis tandis qu'elle descendait les escaliers sans même regarder où elle mettait les pieds, elle avait écrit à Arizona, sa colocataire toute récente, qui avait semblé bien plus emballée qu'elle par ce vernissage, pour lui dire qu'elle serait dans une trentaine de minutes sur Maddison Avenue, l'attendant de pied ferme pour assister à l'exposition de la jeune De Salignac. 

Et voilà comment elle s'était retrouvée sur ce trottoir, seule, passablement frigorifiée, se demandant pour la millième fois, au moins, ce qu'elle faisait bien là. Levant les yeux au ciel face à sa propre bêtise, Joan enfonça ses mains dans les poches de son manteau, plissant une nouvelle fois les yeux. Elle avait un plan. Elle entrerait, ferait un tour rapide, repérerait Astaria, puis ressortirait aussitôt. Rapide, facile, infaillible. Du moins en théorie. De toutes façons, elle n'avait déjà plus le temps de se poser la question, maintenant qu'Arizona arrivait à son hauteur, visiblement dix fois plus enthousiasmée qu'elle. La jeune secouriste lui offrit un léger sourire crispé, avant de l'entraîner vers le passage piéton d'un pas rapide, puis vers l'entrée du bâtiment, tant qu'il lui restait un peu de courage. Le type à l'entrée tenta un petit mot sympathique, un sourire aimable, mais tout à son observation des lieux, Joan ne lui accorda pas le moindre regard, passant une fois de plus pour cette femme froide, parfois hautaine, qu'elle n'était pourtant pas. Deux pas de plus, et les deux colocataires se retrouvèrent dans les lieux chauffés, où le regard de la jeune femme volait dans tous les sens. Elle ôta sa veste, attrapa rapidement une coupe de champagne dont elle but la moitié en une fois, dévisageant presque chaque visage. Entrer, trouver Asta, et repartir, c'était le plan !



CREDIT TO KAIJI


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 17 Fév - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 17:45


Vernissage
J’avais tout prévu, ou presque. Si je ne savais pas comment on allait tomber sur eux, je savais que lorsque ce serait le cas, Esteban et Nastazià n’auraient pas besoin de spectateurs. Ambroise et moi, on devait déguerpir, c’était aussi simple que ça. Et il le comprenait bien, le grand simplet que je poussais en direction des tableaux du fond, non ? Et bien non. C’est ce que moi, je compris, lorsqu’après m’avoir appris qu’il avait acheté le cliché me représentant -quoiiiiiii ?-, il me contournait pour revenir sur nos pas, et s’installer tranquillement dans l’espace vital de notre aînée. Les bras ballants, je l’observais faire un instant, avant de réagir à retardement et cavaler pour les re-rejoindre à mon tour, juste au moment où Ambroise m’interrogeait sur l’identité de mon ‘plus un’. Mon ‘plus trois’, en réalité. C’est Nastazià qui répondit pour moi, présentant Ambroise à Esteban, et Esteban à Ambroise comme un ami. Outch. C’est ce ‘outch’ que je pu lire dans le regard de Presque-Presque. Mais Nasta avait raison, elle ne pouvait le présenter autrement. Au moins, elle n’avait pas utiliser le terme ‘connaissance’. Elle n’était pas en colère, elle était triste. Et c’était pour qu’elle cesse d’être triste, justement, que j’avais monté toute cette affaire, jugeant, peut-être à tort, que si elle constatait la propre tristesse d’Esteban, elle comprendrait qu’elle n’avait pas imaginé tout ça, leur relation, leurs sentiments, leur histoire. Et Esteban avait besoin d’une piqure de rappel, afin qu’il se magne son joli de derrière de GI Joe pour arranger ses affaires et s’empresser de recoller le coeur de ma soeur. Mais pour ça, fallait qu’Ambroise cesse de jouer les Captain Igloo intrusif, et qu’il apprenne à nous faire confiance un peu. C’est pourquoi, sans attendre, je l’attrapais par le lobe d’oreille, et tirais pour le ramener à moi, l’obligeant à se torde un peu en deux, pour éviter l’ablation d’une oreille. J’avais été élevée en Sibérie, nos méthodes d’éducation restaient un peu archaïques, certes, mais toujours très efficaces. « Excusez-nous, on ne sera pas long. » j’informais les deux autres, avant de rectifier précipitamment, pas très sûre de moi : « Ou peut-être qu’on le sera, ça dépend. Vous préférez qu’on soit long ? » Oh, crotte, Ebba ! Tais-toi ! T’étais si bien partie. « Peu importe, si vous nous cherchez, on sera... » Où ? « Quelque part par là. » j’éludais en désignant le reste de la galerie d’un geste vague, avant de m’empresser de m’éloigner, tirant toujours Ambroise par le lobe d’oreille, l’accusant d’être « ...vraiment une chochotte ! » à chaque nouveau ‘Aïe’ sortant de sa bouche. Et ce ne fut qu’une fois totalement hors de vue et de portée de Nasta et Esteban, que je le relâchais. Enfin presque, puisque ma main posée sur le haut de son torse était supposée le dissuader du moindre mouvement. « Tu as oublié notre conversation de la dernière fois ? » je l’accusais, sourcils froncés, mais sévérité pas tout à fait convaincante. « C’était quoi, ça ? C’est mon ami, Ambroise, pas un taliban ceinturé de nitroglycérine. Arrête d’être aussi... Aussi ça ! » j’achevais en le désignant, lui dans son intégralité, avec son air sévère de petit chiot enragé. « Tout ce que risque Nasta, c’est d’aller un peu moins mal. Et elle n’a pas besoin de toi pour ça.  Il faut vraiment que tu apprennes à nous faire confiance. » Faire confiance à Nastazià pour se protéger toute seule, comme une grande, et me faire confiance pour ne pas mettre Nastazià dans une situation qui la mettrait en danger. « Allez, viens. » j’achevais, en l’attrapant par le bras afin qu’il m’accompagne dans mon tour de la galerie. « Et t’as vraiment acheté ma photo ? » J’étais à 1000$, quand même. Fou !   


with: tout plein de gens | date: 19/02/15
cassie at atf.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 18:22

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
J’adorais mes sœurs, énormément, d’ailleurs si ça ne tenait qu’à moi leur cœur serait protégé d’une vitre par balles pour éviter qu’elles ne souffrent. J’adorais mes sœurs, énormément et parfois cela virait un peu à la « surprotection ». Ok, tout le temps. « C’est un ami, Ambroise. Esteban, Ambroise mon petit frère. Ambroise, Esteban un… ami. » Un ami. Un ami ne vous faisait pas pleurer, ne vous rendait pas triste et ne brisait pas votre cœur. Un ami n’est pas un latin lover qui vous abandonne derrière lui sans se soucier des dommages : cœur et drogue non compris. Bordel ce crétin d’immigré, oui venant de moi c’est un comble je suis plus immigré que le vendeur de souvenirs du coin, avait fait du mal à ma grande sœur. Ma grande sœur vulnérable, ancienne junky encore hésitante et mère d’une adorable bambine. Bref, ce type c’était l’ennemi public numéro 1 de ma liste personnelle. Le genre d’hommes à qui je brûlais de montrer ce qu’une éducation soviétique de gentleman vous apprenait. « Enchanté ! Je ne m'attendais pas à voir la famille… presque au complet ! Ok clairement il avait envie que je ... Quoi ? Lui casse le nez, soyons réaliste, j’avais beau me débrouiller sur un ring, je ne doutais pas que l’ex de ma sœur, surnommé « musclor » par Solanà, aurait du répondant. Mais au moins cela soulagerait ma frustration de n’avoir rien pu faire pour éviter à Nasta de pleurer. Je détestais voir ma sœur pleurer, encore plus quand elle pleurait pour un connard. « Excusez-nous, on ne sera pas long. Ou peut-être qu’on le sera, ça dépend. Vous préférez qu’on soit long ? Peu importe, si vous nous cherchez, on sera... Quelque part par là. » Bien sûr c’était sans compter Ebba et ses prises vicieuses de l’oreille. Ça sentait le goulag à plein nez cette histoire. Et ses envies de jouer les entremetteuses, je la suivais, bien forcé elle avait mon oreille en otage, jusqu’à un coin. Il me fallut toute ma motivation pour ne pas la repousser et retourner à mon point de départ, ça et le fait qu’elle pose la main sur mon torse, calmant presque immédiatement ma rancœur. « Tu as oublié notre conversation de la dernière fois ? C’était quoi, ça ? C’est mon ami, Ambroise, pas un taliban ceinturé de nitroglycérine. Arrête d’être aussi... Aussi ça ! » ça c’est-à-dire énervé contre le type qui avait ... brisé le cœur de ma sœur ? « La situation est différente, ce type est un imbécile, il a quitté Nasty. Il ne la mérite pas. » Clairement. Un homme qui quittait un diamant comme ma sœur, était un imbécile et ne valait pas ses larmes. « Tout ce que risque Nasta, c’est d’aller un peu moins mal. Et elle n’a pas besoin de toi pour ça. Il faut vraiment que tu apprennes à nous faire confiance. » Elle ne la jouait pas fairplay là. « Je te préviens que s’il la refait pleurer, c’est son sang qui va décorer les murs. Tant pis s'il amoche mon visage ensuite, j'en ai plus besoin pour payer les factures. Je n'ai rien à perdre. » Je lançais à ma sœur, sérieux. « Allez, viens. » elle passait d’une émotion à l’autre avec une facilité déconcertante. « Et t’as vraiment acheté ma photo ? » Je fronçais les sourcils en la suivant. « C’est une belle photo. Et je ne veux pas qu’un mec t’es dans son salon. Enfin un autre homme que ton frère s’entend. Tu vas aller rejoindre notre galerie des portraits, dans le couloir du hall. »
electric bird.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Lun 16 Fév - 23:43

Vernissage
Sujet commun

Même si cette attitude lui donnait un peu des airs de marginal, Solal prenait finalement un malin plaisir à rester en retrait, et à scruter la salle dans ses moindres détails. Depuis son poste d'observation, rien ne pouvait lui échapper. Chaque nouvel arrivant, chaque réaction sur le visage d'un visiteur qui découvrait l'un des clichés de sa sœur, chaque petit four englouti par telle ou telle personne. Un petit sourire en coin, le jeune homme sirotait donc sa coupe de champagne par petites gorgées tout en poursuivant son inspection détaillée de cette soirée qui se déroulait sous ses yeux. Bien sûr, Solal restant Solal, il profitait également du spectacle qu'offrait toutes ces filles affublées de leurs plus jolies robes, et cela était bien loin d'être déplaisant. De temps à autres, il tournait tout de même la tête vers la pièce où sa sœur était toujours enfermée avec Renji. Certes, Astaria semblait bien le connaître mais cet élément ne rassurait absolument pas son frère. Par conséquent, il décida d'accorder encore cinq minutes à leur petit duo avant de débouler de l'autre côté de la porte pour couper court à il ne savait quel échange.

Alors qu'il reprenait son tour d'observation, le regard de Solal s'arrêta brusquement sur un visage connu. Etait-il possible que ce soit elle ? Que le hasard soit allé jusqu'à la faire venir ici, dans cette galerie où sa sœur exposait ses clichés ? Le jeune français bloqua quelques instants sur cette nouvelle arrivante puis afficha finalement un large sourire. Ca ne faisait aucun doute, la fille de l'ascenseur (Joan) était bel et bien là ! Ravi d'avoir l'occasion de pouvoir rattraper les adieux pour le moins précipités de leur première rencontre, Solal se saisit comme il le put de deux coupes de champagne supplémentaires, et fendit la foule pour rejoindre sa cible ainsi que son accompagnante (Arizona). S'arrangeant pour arriver par derrière pour qu'elle ne le distingue qu'au dernier moment, Solal brandit finalement fièrement ses deux coupes de champagne pleine pour que les deux filles s'en saisissent, en lançant plein d'enthousiasme : « Ca alors… moi qui croyait ne jamais te revoir… Le hasard fait bien les choses on dirait ! » constata-t-il sans se départir de son sourire, avant d'ajouter avec ironie : « Pas d'ascenseur aujourd'hui !  »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 14:47

Vernissage

C'était la première fois qu'elle allait à un événement à New York, une réception c'était pas peu dire, pardon un vernissage. Encore mieux. Et Arizona était toute excitée, elle avait préparé ses affaires à l'avance, histoire de partir directement de la Juilliard School où elle travaillait pour rejoindre Joan sur Maddison Avenue. Elle venait de lui envoyer un sms d'ailleurs pour l'informer qu'elle y serait d'ici une demi-heure. Il fallait donc qu'elle se presse, qu'elle enfile la robe blanche dentelée qu'elle avait choisi, qu'elle se coiffe rapidement, attrapant une large mèche pour l'attacher derrière afin de donner un style année 60 à sa coiffure, et qu'elle se maquille légèrement avant d'attraper un taxi. Elle ne pouvait guère contenir l'enthousiasme qui la guettait alors que le véhicule se frayait un chemin à travers les rues de la Grosse Pomme et qu'elle envoyait un message à sa colocataire de quelques jours pour lui dire qu'elle arrivait. Arizona ne pouvait pas encore dire qu'elles étaient amies, loin de là, mais la proposition que Joan lui avait faite afin de l'accompagner au vernissage l'avait presque autant étonnée qu'enchantée. Payant le taxi, la jeune femme en descendit avant de remarquer Joan et de lui adresser un large sourire au loin en secouant sa main en l'air vers elle, avançant à grand pas dans sa direction, aussi vite que ses talons le lui permettait. À peine arrivée près de sa colocataire, cette dernière l'entraîna à l'intérieur du bâtiment d'où se tenait l'exposition. Arizona salua aimablement le gardien et suivit Joan, enlevant son manteau en fausse fourrure à son tour qu'une hôtesse récupéra, avant d'attraper une coupe de champagne. Elle trempa timidement ses lèvres dedans. Elle n'avait jamais été fan de cet alcool mais il fallait avouer que le liquide bullé qui dévalait à l'intérieur de sa bouche était tout simplement délicieux. « Dis donc, c'est chicos ici. », glissa-t-elle à l'oreille de sa colocataire avant de boire une gorgée de son champagne, qui était décidément loin d'être mauvais, en faisant le tour des lieux du regard, s'attardant aussi bien sur les gens présents que sur les œuvres qui lui étaient donnés de voir pour le moment. Une question lui venait subitement en tête et elle ne tarda pas à interroger Joan qui semblait légèrement ailleurs depuis qu'elles étaient arrivées. « Je voulais te demander, comment tu as eu l'invitation en fait ? Tu connais l'artiste ? C'est comment son nom déjà ? Ah c'est noté là, Astaria De Salignac, c'est une noble ? Ça fait très français, tu trouves pas ? », demanda-t-elle en une flopée de questions, buvant une nouvelle longue gorgée de sa coupe. Il fallait qu'elle fasse attention, ce champagne était traître, elle sentait à peine l'alcool et pourtant, elle se doutait qu'il avait déjà réagi dans son organisme, elle, qui avait peu l'habitude de boire. Ce n'était pas le moment pour finir saoule surtout dans un endroit pareil. Joan n'eut pas le temps de répondre à son interrogatoire en règle qu'un jeune homme (Solal) les intercepta, leur tendant une nouvelle coupe de champagne, en s'adressant à Joan avec un intérêt perceptible. Arizona finit sa coupe avant d'attraper celle que lui tendait le charmant inconnu et de se tourner vers sa colocataire : « Je vais faire le tour de l'exposition, je te laisse en bonne compagnie. Si tu me cherches, je serai là-bas », dit-elle d'un air entendu à celle qui l'hébergeait, en montrant vaguement un endroit au loin, avant d'adresser un large sourire au jeune homme et de partir admirer la première photographie qui s'offrait à elle.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 15:50


Vernissage - Asta
S’il y a bien quelque chose à laquelle je ne m’étais pas attendu, c’était bien celle-là. Voir Esteban ici. Et plus le temps passait et plus je comprenais que tout ça c’était le plan d’Ebba. C’était mignon quand on y pensait, mais pour le coup, ça me mettait mal à l’aise et pas que moi d’ailleurs. Puisqu’Esteban avait l’air tout aussi mal à l’aise que moi. Et pour couronner le tout, j’avais Ambroise qui se montrait protecteur. Je pouvais comprendre dans un sens, c’était l’homme de la famille. « Enchanté ! Je ne m'attendais pas à voir la famille… presque au complet ! » Souriant à peine, je baissais la tête ne sachant pas trop quoi dire. J’’aurai bien voulu être une petite souris en fait en ce moment même. Ecoutant Ebba justement faire tout son possible pour nous laisser seuls, je me sentis rougir quelque peu, avant de les suivre du regard. Une fois bien à distance, je soupirais, un peu soulagé, car j’avais peur avec mon frère à côté de moi. Il pouvait parfois se montrer un peu trop protecteur… « Je suis désolée pour tout ça. » Pour quoi exactement ? Pour Ebba et le coup qu’elle avait monté ? Ou pour mon frère qui aurait pu le faire partir en courant ? Je ne savais pas trop. Me grattant la joue je relevais le regard vers lui, posant mes yeux sur son visage, le détaillant longuement. L’envie de le prendre dans mes bras me démangeait mais je n’allais pas le faire. Je n’étais pas non plus stupide à ce point. Inspirant silencieusement, je déglutis amèrement. « Tout va… Bien pour toi ? » Qu’est-ce que je pouvais bien demander de plus franchement ? Ce n’est pas comme si nous pouvions faire la causette en mode détente. Non loin de là. Regardant les tableaux tout autour de moi, je souris faiblement avant de me retourner à nouveaux vers Esteban. « On fait le tour de la galerie ensemble ? » Puisque nous étions ensemble, autant ne pas rester au milieu comme deux boulets.  

vernissage - sujet commun


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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 17:05

Vernissage

Le champagne coulait désormais dans sa gorge, mais n'apaisait en rien le stress manifeste qui semblait s'être emparé d'elle depuis qu'elles avaient mis les pieds dans le bâtiment. Elle se trouvait ridicule, et pourtant, aucune des pensées qu'elle pouvait avoir ne parvenait à se convaincre qu'elle n'avait aucune raison valable de se sentir ainsi. Elle n'avait pas à se cacher de celle qu'elle était devenue, cela elle en était sûre, et jamais elle n'aurait préféré devenir quelqu'un d'autre que la Joan Deluca que le temps avait fait d'elle. Sans un mot, elle se contenta de hocher vivement de la tête lorsqu'Arizona annonça d'une voix entendue que les lieux étaient vraiment chics. Elle avait raison, Astaria n'avait pas lésiné pour que son vernissage reste dans les esprits. Lorsque sa colocataire reprit la parole, Joan fronça les sourcils, avant de sentir ses joues rosir subitement face à l'interrogatoire qu'elle subissait. Il était vrai qu'elle n'avait rien dit à Ari de ses liens passés avec les De Salignac, et elle n'était pas sûre de pouvoir le faire de sitôt. Tandis que les questions continuaient de couler de la bouche de la jeune anglaise, qui ne remarquait visiblement pas l'embarras que cela causait à la jeune secouriste, cette dernière termina d'une traite sa coupe de champagne, avant de reposer la flûte désormais vide un peu brutalement sur la table proche d'elle. La danseuse allait finir par la tuer avec ses questions, ou bien par la rendre ivre plus rapidement que prévu.

Elle n'eut cependant pas le temps de prononcer le moindre mot en réponse aux interrogations d'Arizona qu'une coupe de champagne apparu dans son champ de vision. La brunette suivit le bras qui tenait la flûte, tandis que ses yeux se posait finalement sur le visage d'un charmant jeune homme. Oh tiens, l'inconnu de l'ascenseur. Il avait raison, le hasard faisait bien les choses, et Joan n'aurait su dire à quel point elle était soulagée de voir un autre visage connu dans les lieux. Elle accepta la coupe tendue par le jeune homme dans un sourire, tandis qu'Arizona la quittait déjà, pour parcourir l'exposition, sous entendant qu'elle n'abandonnait qu'à moitié la jeune secouriste aux mains d'un charmant jeune homme. Joan lui fit les gros yeux, comme pour la réprimander en silence, tandis que la jolie européenne s'éloignait déjà. La brunette se tourna donc vers l'inconnu de l'ascenseur, buvant une nouvelle gorgée de champagne, sans le quitter des yeux.

« -C'est bizarre de te voir ici. Enfin...je voulais pas dire que tu colles pas avec les lieux ou que t'as pas l'air du genre à te perdre dans une expo photo...c'est juste que la dernière fois, dans cet ascenseur, tu paraissais plus fêtes branchées que vernissage. »

Dit-elle en avalant une nouvelle gorgée, se maudissant pour son choix de mots malencontreux, sans doute dictés par le fait qu'elle n'était plus tout à fait maîtresse d'elle-même depuis qu'elle avait mis les pieds ici, même si elle ne semblait pas avoir offusqué l'inconnu de l'ascenseur pour autant.  
CREDIT TO KAIJI
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 17:25


Vernissage - Asta
« Tu me parles d’une conversation qui remonte à quatre mois, là ? » « Ouais et ? Tu ne sais pas tenir tes paroles ? Apparemment. Vu que tu ne voulais pas que je vienne. » En clair, elle n’était pas fiable. Fallait pas déconner. On ne balançait pas ce genre d’infos si on ne voulait pas de la personne, même quatre mois plus tard. Ou alors, on n’avait pas le même fonctionnement des choses. Mais ça, ça ne m’étonnerait guerre. D’ailleurs, elle se vantait à présent d’avoir vendu un tableau à mille dollars. Et me lança même une pique. Je répliquais. Sans aucune gêne. « Tu vois ? Tu vois ? Tu vois, c’est exactement pour ça que je ne voulais pas que tu viennes ! Je te parle de tes danseuses, pas de toi ! Et toi ! Toi ! Toi ! Toi, faut toujours que tu.... Haaaaaa ! Pourquoi t’es aussi.... Raaaaaah ! C’est une soirée super importante pour moi, et même là, faut que tu te montres désobligeant ! » N’importe quoi. « Fallait pas me lancer une pique, si tu voulais pas que je réplique. C’est en parti ta faute. Pas la mienne hein. » C’est vrai quoi. Elle me balançait une pique, j’allais ne pas me taire et la laisser me dominer. Elle se croyait ou ? Et puis qu’est-ce que je m’en carrais moi de ce que touchais les danseuses. L’argent que les clients leur mettaient dans le string ou le soutif était pour elles. Pas pour moi. Bref, assez discuté en public, j’avais besoin de lui parler en privé. Ni une ni deux je l’embarquais, sans lui laisser le choix, avant de nous enfermer dans une pièce, à clé, parce qu’on sait jamais. « C’est pour ça que tu boudes ? Parce que je connais Lenzo ? » Je boudais pas. Je n’aimais pas être pris pour un con. « Si tu réfléchis un peu, je suis certaine que tu trouveras la réponse tout seul, comme un grand, puisque je ne doute pas un seul instant que Jack t’a informé de ma visite d’avant-hier et de la clé de ton bureau que j’ai réclamé. » Jack. J’allais vraiment le tuer lui. Plus jamais il laisse quelqu’un entrer dans mon bureau. Prochain ordre à lui donner. Même pas Astaria. « Tu connais assez ton frère pour deviner le reste, je suppose. » Ouais. Je le connaissais parfaitement même. « Et si je te dis que je sais même ouvrir le mur, tu vas encore te mettre en colère ? » WHAT ? « J’aime bien quand tu te mets en colère. » La bouche entrouverte coupé dans mon élan pour lui répondre, je fronçais les sourcils sous la phrase qu’elle venait de dire. C’était quoi ce sourire niais là ? Elle essayait de m’amadouer ? Pour que j’abandonne les charges ? Claquant ma langue contre mon palet je soupirais. « T’en sait trop sur nous, tu deviens dangereuse. » Dis-je en secouant la tête. Un pas vers elle. « Faut que je m’occupe de ton cas. » Un second pas vers elle. « Va falloir que je te fasse taire. » Je me penchais vers elle, tout près. « Petite souris. » ajoutai-je en déposant mes lèvres sur les siennes. Sans aucune once de brutalité. « C’est tout de même faible, comme punition. » marmonnai-je en me reculant. C’était même pas une punition ouais.

vernissage - sujet commun


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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 19:21

Vernissage
Sujet commun

En cet instant, Esteban détestait cordialement Ebba. Et il entreprit de le lui faire savoir en décochant un regard noir à son attention. Regard qu'elle ne sembla même pas remarquer, trop occupée qu'elle était à tenter d'éloigner son frère et à s'empêtrer dans ses propres explications. Mais au plus grand dam du colombien, elle finit par s'en sortir et par entrainer Ambroise avec elle à l'autre bout de la galerie, laissant Esteban planté de Nastazià, incapable de faire ou même de dire quoi que ce soit. Pire, il osait à peine poser ses yeux sur la jeune femme tant il se trouvait mal à l'aise, et absolument pas préparer à cette confrontation qu'il avait pourtant imaginée tant de fois. Ce fut finalement la jeune russe qui entama la conversation en s'excusant, faisant froncer les sourcils d'Esteban qui se sentit obligé  de la rassurer : « Non ! Non… c'est pas de ta faute… » "C'est de la faute à ta sœur !" se retint-il d'ajouter, alors que Nasta lui demandait déjà si tout allait bien pour lui. Hochant la tête en serrant la mâchoire, peu désireux de s'étaler sur son propre état d'esprit, Esteban renchérit : « Et toi ?» Flanquant les mains dans les poches de son pantalon comme pour se donner une contenance, le colombien se lança comme elle le proposait dans la visite de cette galerie aux côtés de Nastazià. Un silence pesant régnait entre eux, et ce malgré toutes les tentatives d'Esteban pour trouver un sujet de conversation. Ebba l'avait vraiment mis dans de beaux draps, et cela ne faisait aucun doute qu'elle allait le payer un jour ou l'autre. Relevant finalement les yeux vers Nasta, le jeune homme se racla la gorge et reprit timidement : « Et… Marilys ? Elle va bien ? »      

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 22:39

Vernissage
Sujet commun

La fille de l'ascenseur (Joan) était bien la dernière personne que Solal s'attendait à voir au vernissage de sa sœur. A vrai dire, depuis la soirée qu'ils avaient tous les deux passée coincés dans ledit ascenseur, le jeune homme s'était une raison. Il s'était dit que l'immensité de la ville de New-York ne lui permettrait certainement pas de la recroiser un jour. Et quelque part, il regrettait de l'avoir quittée sans même connaître son prénom, sans même savoir ce qu'elle faisait dans la vie et surtout : sans avoir profité de ces longues minutes qu'ils avaient passé dans l'intimité d'une cabine d'ascenseur. Pour une fois, le jeune homme avait su se tenir et s'était prêté au jeu que sa compagne d'infortune avait elle-même initié, répondant à ses questions toutes plus loufoques les unes que les autres. Puis elle avait disparu, s'engouffrant dans un taxi sans entendre les appels de Solal qui pour sa part, s'était joint à la fête donnée quelques étages plus haut, comme prévu. Et à présent, elle était là. De nouveau devant lui avec un sourire aux lèvres, alors que la fille qui l'accompagnait s'éclipsait déjà en prétextant laisser son amie en "bonne compagnie". En l'entendant, Solal ne put bien évidemment pas s'empêcher de sourire et d'acquiescer, tandis que sa voisine reprenait : « C'est bizarre de te voir ici. Enfin...je voulais pas dire que tu colles pas avec les lieux ou que t'as pas l'air du genre à te perdre dans une expo photo...c'est juste que la dernière fois, dans cet ascenseur, tu paraissais plus fêtes branchées que vernissage. » Amusé, et bien conscient qu'il n'avait pas forcément le physique de l'emploi Solal éclata de rire tout en s'expliquant : « Plus fêtes branchées que vernissages ? Ouais, en temps normal c'est le cas…  Mais disons que là, les circonstances sont un peu particulières… » Alors qu'il se tournait vers les premiers clichés qui trônaient près d'eux, Solal les désigna fièrement d'un geste de la main en concluant : « C'est ma sœur qui a fait tout ça… »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mar 17 Fév - 23:27




« Fallait pas me lancer une pique, si tu voulais pas que je réplique. C’est en parti ta faute. Pas la mienne hein. » Quelle pique ? Il les fumait ses piques, ou quoi ? J’avais pas balancé de pique, je m’étais juste vanter de pouvoir me faire plus de fric en cinq minutes qu’une de ses danseuses, et ce pour la première fois de ma vie. C’était pas une pique dirigée contre lui, c’était juste... Que j’étais fière de moi, pour une fois. Une pique, c’est ce que je me retenais de lui balancer à la tronche, comme de lui dire qu’il devait son club à son père, et donc son fric, en grande partie, à celui-ci, alors que moi...moi, je ne devais tout ça qu’à moi-même, et mon frère bien sûr. Mais cette pique, justement, je l’empêchais de franchir mes lèvres en me mordant l’intérieur de la joue. Parce que c’était cruel et surtout très injuste. Et j’étais rien de tout ça. Même s’il pouvait être particulièrement con, souvent, j’arrivais pas à lui vouloir du mal. Physiquement, si, j’avais envie de le frapper en permanence, mais rien de plus profond que ça. Du coup, je gardais le silence, me contentant de lui offrir un regard noir qui en aurait refroidit plus d’un, mais qui ne l’empêcha pas de m’attraper par les épaules pour s’en aller m’isoler dans un coin. En fermant à clef. Pas la meilleure idée lorsqu’on est en compagnie d’une claustrophobe, mais... Pour l’instant, ça allait, le couloir dans mon dos me rassurant. J’aurais voulu lui faire comprendre à quel point il était idiot de se comporter ainsi, de réagir ainsi, mais finalement, j’éprouvais le besoin de l’énerver plus encore, juste parce que j’aimais ça. Et le lui avouer, aussi. L’idiote, c’était moi. Évidemment qu’il allait s’enorgueillir de cette information. Évidemment qu’il allait en profiter pour... Pourquoi, au juste ? Avancer d’un pas. « T’en sais trop sur nous, tu deviens dangereuse. » Dangereuse, moi ? C’est lui qui l’était en progressant d’un nouveau pas, proche de moi, trop proche de moi. « Faut que je m’occupe de ton cas. » Plait-il ? Il était sérieux, là ? Et pourquoi mes jambes refusaient de fonctionner ? « Va falloir que je te fasse taire. » Et merde ! Recule ! Recule, je te dis ! Pourquoi il m’écoutait pas ? Je hurlais pas assez fort dans ma tête ? « Petite souris. » Quoi ? Cette fois, j’étais sur le point de répliquer à ce surnom à la con, mais comme promis, il me fit taire, scellant mes lèvres des siennes. Doucement, délicatement. Peut-être trop. Et trop peu. « C’est tout de même faible, comme punition. » J’étais plutôt d’accord avec ça. Et c’était justement la raison pour laquelle, je l’attrapais par le col avant qu’il ne s’échappe trop, et le rapatriais contre moi avec beaucoup moins de délicatesse. Pas de violence, non, juste de l’envie. Une envie irrépressible et incontrôlée, me poussant à l’acculer toujours un peu plus contre la porte, dévorant, dans un premier temps, avant de savourer, puis de réaliser, et de le repousser en lui jetant un regard noir, comme s’il était fautif. Évidemment qu’il était fautif. « Tu vois pourquoi je voulais pas que tu sois là ? C’est le jour le plus important de ma vie professionnelle et je me retrouve enfermée dans un coin, avec toi ! C’est justement ce que je voulais éviter. En plus de m’engueuler devant mon frère, en plus de te montrer désobligeant envers ma toute première vente, tu m’isoles, et comme une conne, je me laisse faire ! » Je m’en voulais plus à moi, qu’à lui, en réalité, même si ce n’était pas, nécessairement, ce qui transparaissait. « T’as conscience de t’être comporté comme un crétin ? Surtout avec ton frère. » Avec moi aussi, mais ça c’était mon grave. Le pauvre Lenzo, lui, n’avait réellement rien fait de mal, dans cette histoire. « J’sais que c’est beaucoup te demander, mais ce soir, est-ce que tu pourrais essayer de ne pas penser qu’à toi ? » Il était égocentrique, il le savait très bien, il en tirait même une certaine fierté, alors ma réflexion n’avait rien d’une insulte. Je ne cherchais même pas à l’insulter. Demain, il pourrait à nouveau s’admirer le nombril, mais ce soir, c’était mon soir à moi. « S’il te plait ? » j’insistais en revenant cueillir sa bouche, comme pour ponctuer ma demande, l’inciter à y répondre favorablement. « Et vas t’excuser auprès de ton frère. » j’ajoutais, en bifurquant vers son cou, embrassant, embrassant, embrassant, puis mordillant la peau fine. « Maintenant ! » j’ordonnais, cette fois, ouvrant la porte dans son dos, et le poussant à l’extérieur par surprise. « Si tu veux pouvoir finir cette discussion avec moi, faut que tu y mettes du tien. » Chantage ? Pas vraiment... Juste un compromis. D’ailleurs, je sortais à mon tour, l’attrapais par le bras, et l’accompagnais en direction de son frère, là-bas, dans un coin. « S’il te plait. » je glissais, juste avant de nous immobiliser à son niveau. Parce que c’était important pour moi.  


with: ceux qui veulent | date: 19/02/15
cassie at atf.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mer 18 Fév - 0:22


Vernissage
« La situation est différente, ce type est un imbécile, il a quitté Nasty. Il ne la mérite pas. » Oh, grands dieux ! C’était lui, l’imbécile ! Têtu et borné ! Et aveugle aussi. « Tu ne le connais même pas, enfin ! Comment tu peux dire qu’il est imbécile ? Et puis, je ne suis pas certaine que Nastazià soit d’accord avec toi, concernant le mérite. C’est mon ami, Ambroise, c’est quelqu’un de bien, de vraiment bien. Fais-moi confiance. » La confiance, c’est justement ce qui lui faisait défaut. Et il n’avait même pas conscience d’à quel point ça pouvait être insultant pour nous. À toujours remettre en question nos décisions, nos jugements, ça finissait par laisser à penser qu’il était le seul capable de clairvoyance et de sagesse. Je n’étais pas certaine de ma légitimité dans cette histoire, pas plus que je n’étais certaine de bien faire, mais ce que je savais, en revanche, c’est que cette entrevue ne pouvait pas leur faire de mal. Ni à l’un, ni à l’autre. Ils m’en voulaient certainement, pour l’instant, mais ça finirait par passer. Pas vrai ? Faites que ça passe, s’il vous plait. « Je te préviens que s’il la refait pleurer, c’est son sang qui va décorer les murs. Tant pis s'il amoche mon visage ensuite, j'en ai plus besoin pour payer les factures. Je n'ai rien à perdre. » Rien à perdre ? Vraiment ? « A te comporter de la sorte, c’est ta soeur que tu vas perdre. » je l’avertissais dans un sourire amusé. Amusé, parce qu’il avait beau être idiot, il était drôle quand même. « Elle l’aime, Ambroise. » c’était évident, non ? « Alors, si tu lèves la main sur lui, c’est Nasta qui t’amochera le visage. » je concluais dans un haussement d’épaules et une petite moue désolée. La réciproque était vraie aussi, si Esteban levait la main sur Ambroise, je ne donnais pas cher du visage de GI Joe. Sauf que, à la différence d’Ambroise, Presque-Presque ne serait jamais assez stupide pour s’en prendre aux personnes qu’aimait Nasta. « Et puis... Comme si tu n’avais jamais fait pleurer une fille... Ça fait pas de toi un méchant criminel. Allez, détends-toi, t’es tout crispé. » j’ajoutais en m’emparant de son bras tout en changeant de sujet. Ma photo, par exemple, celle qui coûtait si cher et qu’il avait déjà acheté. « C’est une belle photo. Et je ne veux pas qu’un mec t’es dans son salon. Enfin un autre homme que ton frère s’entend. Tu vas aller rejoindre notre galerie des portraits, dans le couloir du hall. » Pourquoi un homme me voudrait dans son salon ? C’était ridicule. Est-ce que, moi, j’aurais envie d’acheter le portrait d’un de ces inconnus, aux murs, pour l’exposer chez moi ? Je m’interrogeais, observant les visages se succédant, y trouvant à chaque fois un quelque chose en plus qui rendait le sujet presque secondaire. C’était pas l’objet du portrait qui importait, c’était tout ce qu’il y avait autour, tout ce qu’on ne voyait pas, mais que le sujet, lui, observait. Oui, j’aurais pu acheter un de ces portrait... Peut-être pas à ce prix-là, mais... Mais rien, à force de marcher le nez en l’air, j’avais rencontré un obstacle. Une personne, un groupe de personne en réalité. Une brune, une blonde, un roux. Une pub Benetton version capillaire. Et la blonde était très très blonde. Comme moi. « Tu crois qu’on a d’autres soeurs cachées ? » je demandais à mon frère, sans même penser à parler à voix basse. « Pardon, je ne regardais pas où je mettais les pieds. » je m’excusais, tout de même, auprès de la brune dans laquelle j’étais rentrée. « Oh, Islay ! » je remarquais enfin ! « Bien entouré, comme toujours. » je lui offrais, dans un sourire, caressant son bras tandis que nous les contournions pour les dépasser, et reprendre notre exploration de la galerie. « Tu m’emmènes voir mon portrait ? » Oui, parce que j’avais beau apprécier tout ce que je voyais, j’aurais quand même aimé pouvoir me contempler. Juste par curiosité, voir ce que je donnais au travers des yeux des autres. « Il vaut vraiment ces 1000$ ? » J’avais tellement de mal avec ça. Tellement.   


with: tout plein de gens | date: 19/02/15
cassie at atf.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mer 18 Fév - 3:02


Vernissage
sujet commun
« Au dessus d’un lit ? Tout dépend de qui achète ta photo mais… Peut-être serait-il plus simple de trouver ça… Disons… Flatteur ? » Flatteur ? Flatteur... Flatteur ?! Flatteur. Non, rien à faire, même en me le présentant sous différents angles, je ne parvenais pas à trouver ça flatteur. Seulement improbable. Même ma mère avait bien du mal à conserver des photos de moi, alors qui pourrait bien avoir envie de m’accrocher dans sa chambre, et pourquoi ? Aussi, au lieu de sourire d'orgueil, je réprimais un frisson grimpant mon échine. Non, vraiment, non. Et si nous changions de sujet ? Elle devait en être arrivée à la même conclusion que moi, puisqu’elle m’interrogea sur les raisons qui m’avaient poussé à me rendre ici. Ce qui ne représentait pas un sujet plus évident, damnù ! Je tentais de m’expliquer quand même, sans entrer dans les détails, sans expliquer réellement que l’oeuvre que je recherchais n’était pas forcément sur les murs. C’était de la faute de Meika, c’est elle qui m’avait rendu si con. Elle n’était jamais revenue. D’ordinaire, ça ne me dérangeait pas tant que ça, en réalité je n’y pensais même pas, mais là... Je ne sais pas... C’était différent. Ça avait été différent. J’avais cru à une fausse impression sur le moment, mais même avec du recul, un recul de plusieurs mois... J’avais rien imaginé du tout, du moins, je n’en avais pas eu conscience, mais en la voyant ne jamais revenir, j’avais réalisé que si, finalement, j’avais imaginé des choses. Une chose. J’avais imaginé qu’elle avait ressenti comme moi. Peut-être pas exactement pareil, mais au moins une petite différence d’avec d’habitude. Sauf qu’elle n’était pas revenue. Jamais. Donc ? Donc, j’étais un sombre crétin. Et j’arpentais les allées d’une galerie simplement parce que l’artiste était sa cousine et que... Et que, j’sais pas vraiment. Je n’avais pas poussé la réflexion plus loin que ça. J’avais peut-être pas réfléchis du tout, finalement. « Ah oui ? Trouvons là alors. » Une déclaration qui sembla prémonitoire, comme si Jénova se trouvait dotée de pouvoirs magiques, puisque l’oeuvre en question se matérialisa à côté d’elle, dans le laps de temps d’un clignement de paupières. Voilà, c’était décidé, Jénova était une bean shìth de la Cour Seelie, une fée de la Cour de l’été. À ne pas confondre avec une kelpie de la Cour Unseelie, qui n’avait pas du tout le même rôle. Mais c’est en tant que danseuse, que je la présentais à l’artiste peintre, avec un léger doute, tout de même, puisque je ne faisais que deviner son activité en fonction d’une photo entraperçue quelques instants. « Danseuse… C’est le mot Islay. » J’en étais le premier surpris, pour le coup. J’avais vu juste, donc. Et j’en esquissais un sourire en coin. Du moins, jusqu’à ce que... « On cherchait une œuvre particulière enfin, lui mais… Attends… Le visage que tu cherches, ne serait-ce pas Meika ? » Quoi ? « Quoi ? » je m’exclamais, d’ailleurs. « Naaan. Bien sûr que nan. » je niais dans un petit sifflement supposé témoigner du ridicule de cette affirmation. Avant, de... « Si. » j'avouais en soutenant son regard, celui de Meika. A quoi bon mentir, finalement ? J’avais toujours tout assumé, chacun de mes choix idiots, chacune de mes décisions irréfléchies. Comme débarquer à New York complètement bourré et y rester, ou comme me rendre à ce vernissage pour la voir. Y rencontrer une bean shìth de la Cour Seelie, c’était un bonus. Et en parlant de bean shìth, une deuxième venait de bousculer, légèrement, Meika. Ebba. Ce fut d’abord la chevelure lumineuse de Jénova qui attira son attention, preuve que les bean shìth se reconnaissaient entre elles, avant de s’excuser auprès de Meika, et -enfin- me remarquer. « Bien entouré, comme toujours. » juste la réflexion qu’il fallait pour me mettre parfaitement à l’aise. Fantastique. Du coup, je l’observais s’éloigner, avant de faire ce qui devenait une habitude, visiblement : présenter les gens. « Ebba Alino... Alino-truc-en-itch. Danseuse aussi. Mais en tutu, elle. » Ce qui n’avait probablement aucun intérêt aux yeux des deux autres, puisque la Ebba en question, avait déjà disparu au bras de son accompagnant. « Et sinon... C’est moi qui attire les prénoms en «a» ou bien il s’agit juste d’un concours de circonstances ? » Oui, parce qu’entre Jénova, Meika, Astaria, et maintenant Ebba...     
electric bird.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Mer 18 Fév - 16:06

Vernissage

Malgré son choix de mots un peu malencontreux, Joan ne pouvait cacher sa surprise de retrouver l'inconnu de l'ascenseur dans un tel endroit. Il ne sembla heureusement pas s'offusquer de sa question, et parti même dans un éclat de rire, tandis que la jeune secouriste ne pouvait s'empêcher de sourire face à sa bonne humeur. Peut-être était-ce du à l'alcool qu'elle avait bu dans la cabine d'ascenseur, ou à la lumière peu présente dans celui-ci, mais elle ne s'était pas rendue compte qu'il avait un si joli sourire ce soir là. Elle chassa cependant cette idée aussi vite qu'elle était apparue dans sa tête, tandis qu'elle l'écoutait expliquer la raison de sa présence dans les lieux. Circonstances un peu particulières ? Tiens donc, il titillait sa curiosité à présent. Tandis que d'un large signe de la main il montrait les premières photographies près d'eux, Joan suivit son geste du regard, portant une nouvelle fois sa coupe de champagne à ses lèvres. Puis l'air de rien, et sans se douter de la réaction qu'il provoquerait chez son interlocutrice, le jeune homme annonça la raison de sa présence sur les lieux. Et tout s'enchaîna vite, bien trop vite pour Joan. La gorgée de champagne qu'elle tentait d'avaler resta coincée dans sa gorge tandis qu'une horrible quinte de toux secouait ses épaules, et que le rouge lui montait instantanément au visage. Elle voulait parler, manifester sa surprise, mais les mots moururent sur ses lèvres, tandis qu'elle toussait toujours, une main sur sa poitrine, les yeux brillants de larmes, incapable de reprendre son souffle sous le choc de la nouvelle. Il la regardait bizarrement à présent, peut-être même d'un inquiet tandis qu'elle peinait à reprendre contenance, et que d'un geste de la main, elle essayait de lui dire que tout allait bien, même si elle n'était pas sûre que ce soit réellement le cas. Sa sœur ? Mon Dieu, c'était encore pire que ce que la brune aurait pu penser en arriver.

« -Qu...quoi ? T'es le frère d'Astaria ? »

Demanda-t-elle beaucoup trop fort d'une voix légèrement enrouée par la toux qui l'avait violemment secouée, tandis que ses yeux s'ouvraient comme des soucoupes. Impossible. Impossible, et pourtant elle ne remettait pas en doute la parole du jeune homme. Finalement, le type de l'ascenseur, celui avec qui elle avait passé un long moment coincée dans une cage en fer à parler de sujets plutôt olé olé n'était autre que Solal, son Solal. Ou du moins celui qui avait été son Solal des années plus tôt. La surprise, l'incrédulité même ne quittaient pas le visage de Joan, tandis qu'elle le détaillait des pieds à la tête, cherchant dans l'homme qu'il était devenu un souvenir du gamin qu'elle avait connu. Il ne semblait toujours pas l'avoir reconnue, à croire que l'un comme l'autre ils avaient bien changé depuis ces étés qu'ils avaient passé ensemble en France des années plus tôt. Et dire que pas une seule seconde elle ne s'était imaginé que Solal pouvait lui aussi vivre dans le coin comme sa sœur, ce qu'elle avait été bête pour le coup. Et elle ne pouvait pas le nier, sa présence si proche d'elle changeait définitivement la donne, lui donnant encore plus envie de fuir les lieux.
CREDIT TO KAIJI
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Jeu 19 Fév - 17:30

VERNISSAGE D'ASTARIA
SUJET COMMUN
« Tu ne le connais même pas, enfin ! Comment tu peux dire qu’il est imbécile ? Et puis, je ne suis pas certaine que Nastazià soit d’accord avec toi, concernant le mérite. C’est mon ami, Ambroise, c’est quelqu’un de bien, de vraiment bien. Fais-moi confiance. » D’ailleurs maintenant qu’on en parlait, comme cela se faisait que ma demi-sœur connaisse Musclor ? Non parce que là c’était vraiment bizarre, je vivais avec Nastazià et c’est limite si on ne s’interrogeait pas sur l’existence réelle du type avec So’. « A te comporter de la sorte, c’est ta soeur que tu vas perdre. » Pas sur de ça, après tout Nasty avait peut-être envie de voir le sang de l’autre crétin maculer les murs. Ca restait une possibilité non ? « Elle l’aime, Ambroise. Alors, si tu lèves la main sur lui, c’est Nasta qui t’amochera le visage. » Je grognais de mécontentement, pas très glamour mais reflet exact de ma frustration. Je n’aimais pas qu’on fasse souffrir mes sœurs. Aucune d’elle. « Et puis... Comme si tu n’avais jamais fait pleurer une fille... Ça fait pas de toi un méchant criminel. Allez, détends-toi, t’es tout crispé. » Je fronçais les sourcils. Ok récemment j’avais bel et bien fait pleuré une fille, intentionnellement ou presque. Mais jusque-là j’avais évité cet écueil. « Tu crois qu’on a d’autres soeurs cachées ? » Je levais le nez pour découvrir une blonde devant nous. Sérieusement elle avait l’art de mettre les pieds dans le plat avec n’importe qui. « Pardon, je ne regardais pas où je mettais les pieds. » C’était le cas de le dire. « Oh, Islay ! Bien entouré, comme toujours. » Ok et voilà qu’elle caressait le bras d’un type qui semblait tout droit sortie des Highland. Elle avait décidé de titiller mes instincts de frère aîné ? « Tu m’emmènes voir mon portrait ? Il vaut vraiment ces 1000$ ? » C’était fou le débit qu’elle pouvait avoir, j’étais noyé sous le flot des questions. « Ralentit Speedy je n’arrive plus à suivre. » Pourtant avec Solana j’étais allé à bonne école. Prenant son bras fermement je l’entrainais en direction de son portrait. « Non nous n’avons pas de sœur cachée, une de plus alors que je suis le seul mâle de cette famille se serait vraiment jouer avec mes nerfs. Ton Islay là, c’est encore une de tes connaissances ? Tu peux m’expliquer où tu trouves le temps de rencontrer des hommes qui clairement ne s’intéressent pas au Ballet ? Quant à ton portrait il vaut ses 1000$ et peut être qu’en le voyant tu comprendras pourquoi ton frère, si possessif, protecteur et bien attentionné l’a acheté pour éviter qu’il finisse dans la salle de jeux d’un quelconque mâle admirateur de la beauté Alinovitch. » Je répondis en l’entrainant devant son « portrait ». « Je me sens obligé de te dire que fumer est mauvais pour la santé maintenant. » Je lui annonçais avec un sourire amusé.
electric bird.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Jeu 19 Fév - 18:10

Vernissage
Sujet commun

Solal était fier. Fier de voir que tout le travail de sa sœur payait enfin, que ses clichés étaient enfin exposés aux yeux de tous et que, comble de réussite, son vernissage rassemblait un nombre impressionnant de curieux. Il était fier d'elle et du chemin qu'elle avait fait pour en arriver là, mais aussi fier d'avoir pu contribuer à tout ça. Pas tant en s'étant occupé du buffet et de l'ambiance, non. Ce qui le rendait le plus fier, c'était d'avoir poussé Astaria à venir à New-York, en ignorant son propre besoin vital de l'avoir auprès de lui pour lui permettre de vivre son rêve. Et aujourd'hui ils en étaient là. Tous les deux dans la Grosse Pomme, et Asta qui venait de faire sa toute première vente… Bref, si l'on s'en tenait à ça, leur histoire avait à peu près tout d'un conte de fée. La vérité était bien moins rose lorsqu'on creusait un peu mais pour l'heure, Solal se refusait à penser à ces épreuves qu'ils avaient du surmonter à deux. Tout ce qui comptait c'était le bonheur et la réussite de sa sœur, rien d'autre. Ce fut donc le regard brillant qu'il annonça à sa voisine (Joan) que sa sœur était l'auteure de tous ces clichés. Mais à peine eut-il terminé sa phrase que la jeune femme se mit à tousser, s'étouffant visiblement avec sa gorgée de champagne. Les yeux écarquillés, Solal adressa un petit sourire gêné aux quelques visiteurs qui s'étaient retournés vers eux d'un air curieux, mais se reconcentra bien vite sur sa voisine en questionnant : « Ca va ?! » Il voulu taper dans son dos pour l'aide à se reprendre, mais elle l'en dissuada d'un geste de la main, lui signifiant du même coup que tout allait bien… même si Solal n'en était pas persuadé. Au même moment, le jeune homme aperçut sa sœur, visiblement libérée par Renji ce qui le rassura un peu, alors que la fille de l'ascenseur reprenait les yeux larmoyants : « Qu...quoi ? T'es le frère d'Astaria ? » Surpris, Solal l'observa quelques instants, pas certain de comprendre sa réaction et annonça prudemment :  « Bin… oui… Pourquoi, tu la connais ? » Puis, songeant tout à coup que sa présence ici pouvait s'expliquer comme ça, Sola afficha un nouveau sourire en s'exclamant : « C'est pas vrai ! Tu connais Asta ?! »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Jeu 19 Fév - 22:11

Vernissage

Sa trachée la brûlait encore un peu, tandis qu'elle fixait Solal, se surprenant toujours à trouver la situation improbable. Il la regardait d'un air inquiet, se demandant sans doute ce qui lui prenait, elle qui devait avoir l'air d'une vraie folle. Elle tâcha de garder une expression neutre, même si elle n'était pas sûre d'être à cela près, tandis qu'il confirmait bien qu'il était le frère d'Astaria. Joan pinça les lèvres en hochant lentement de la tête, rigide dans son attitude, étrangement insensible au nouveau sourire que lui offrait le jeune homme, tandis qu'il la questionnait sur le fait qu'elle connaissait la jeune photographe.

« -Oui...enfin non. Je veux dire...non, je ne la connais pas. »

Bafouilla-t-elle lamentablement, sachant d'avance qu'elle n'aurait aucune crédibilité. Elle avait l'impression de subir l'instant, de n'être qu'un vulgaire pantin de bois dont quelqu'un d'autre tirait les ficelles. Là, en l'occurence, Solal et les questions qu'il lui posait, la coinçant sans même s'en rendre compte. Doucement, elle se mordilla l'intérieur de la joue, s'intimant de reprendre contenance. Il ne savait toujours pas qui elle était, et elle ne comptait d'ailleurs pas de sitôt lui avouer l'information. Et puis New-York était une grande ville, les probabilités qu'ils se revoient un jour étaient minces, même si elle s'était dit exactement la même chose en sortant de ce fichu ascenseur, elle n'avait qu'à prétendre être quelqu'un d'autre quelques instants, se débarrasser de lui, attraper Arizona et filer d'ici aussi vite qu'elles y étaient arrivées. Rassérénée par cette idée, la jeune femme prit un air plus détaché, du moins autant qu'elle le pouvait dans ces circonstances, tandis qu'elle reprenait, visiblement plus sûre d'elle.

« -Je vais souvent à des expos photos, et j'ai déjà entendu parlé d'elle, c'est tout. C'est pour ça que je suis là, je voulais voir son travail de mes propres yeux.»

Dit-elle finalement en haussant les épaules, portant son verre à ses lèvres sans le quitter pourtant des yeux, se forçant à paraître plus calme qu'elle ne l'était en réalité. Comme pour le convaincre, elle lui adressa un sourire coincé, tandis que du regard, elle fouillait la salle rapidement, à la recherche de sa colocataire.

CREDIT TO KAIJI
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 0:39


Vernissage
« Ralentit Speedy je n’arrive plus à suivre. » Quoi ? Je marchais trop vite ? Pourtant, nous avancions tout doucement, du fait des nombreux invités présents, et de mes tendances à rentrer dans tout le monde. Je faisais bien attention, observant mes pieds et la foule à chaque pas. Je me connaissais trop bien, et j’avais déjà suffisamment renversé de champagne durant ces six derniers mois. Du coup, je ne voyais pas du tout pourquoi il disait ça. Est-ce qu’il avait mal quelque part ? Je m’arrêtais, m’immobilisais complètement pour l’observer de pied en cap. Mais il avait l’air d’aller bien. Il ne boitait même pas. « Non nous n’avons pas de sœur cachée, une de plus alors que je suis le seul mâle de cette famille se serait vraiment jouer avec mes nerfs. Ton Islay là, c’est encore une de tes connaissances ? Tu peux m’expliquer où tu trouves le temps de rencontrer des hommes qui clairement ne s’intéressent pas au Ballet ? Quant à ton portrait il vaut ses 1000$ et peut être qu’en le voyant tu comprendras pourquoi ton frère, si possessif, protecteur et bien attentionné l’a acheté pour éviter qu’il finisse dans la salle de jeux d’un quelconque mâle admirateur de la beauté Alinovitch. » Et voilà qu’il se mettait à parler super vite en marchant super vite aussi. Je n’y comprenais plus rien. Pas même son « Je me sens obligé de te dire que fumer est mauvais pour la santé maintenant. » alors que je ne fumais même pas. « Je ne fume p... » je commençais, d’ailleurs, avant de relever la tête pour suivre son regard et tomber sur... Moi. Ouh, étrange. « Ha non, mais ça c’est pour de faux. Je faisais le crapaud. » Oui, je crapottais, quoi, mais j’avais oublié le terme exact, je savais juste que ça avait un rapport avec le crapaud. « Et pour répondre à tes nombreuses questions... Déjà, tu devrais travailler ta respiration, parce que c’est pas bien ce que tu fais. » j’annonçais, référence à son habitude de parler d’un trait, sans prendre de pause, et sans laisser le loisir à l’autre de répondre. « Islay c’est mon ami. Il est écossais, c’est marrant, non ? » Pas vraiment, non, mais moi, vous savez, un rien me réjouissait. « Il travaille dans un bar à Harlem, et j’adore cet endroit... » je poursuivais, sans jamais regarder Ambroise, puisque j’étudiais mon portrait, m’en approchant, plissant les yeux, comme pour mieux apprivoiser la fille s’y trouvant, celle qui me ressemblait vaguement mais qui ne pouvait pas être moi. « Et... Pourquoi tu penses qu’il ne s’intéresse pas au ballet ? Et de quels hommes tu parles ? En plus, t’aurais pu lui dire bonjour, c’est lui qui a fait la tarte qu’on a mangé à Thanksgiving. » celui qui, prit de pitié devant ma crise de larmes, m’avait offert sa propre préparation. « Tu trouves que c’est un portrait à accrocher dans une salle de jeu ? » je demandais, finalement, reportant mon attention sur lui, en désignant mon cliché dans mon dos. « Et tu trouves que ça me ressemble vraiment ? » j’étais pas aussi belle que ça, dans la vraie vie, hein ? 


with: tout plein de gens | date: 19/02/15
cassie at atf.
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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 18:18


Vernissage - Asta
« Tu vois pourquoi je voulais pas que tu sois là ? C’est le jour le plus important de ma vie professionnelle et je me retrouve enfermée dans un coin, avec toi ! C’est justement ce que je voulais éviter. En plus de m’engueuler devant mon frère, en plus de te montrer désobligeant envers ma toute première vente, tu m’isoles, et comme une conne, je me laisse faire ! » « Si tu m’avais invité tout ça ne serait pas arrivé. La faute n’est pas que mienne. » Et si elle voulait jouer à ce jeu je n’allais clairement pas me faire écraser par elle. « T’as conscience de t’être comporté comme un crétin ? Surtout avec ton frère. » « Mon frère aura oublié tout ça. Non rectification il a déjà passé l’éponge. On ne peut pas s’en vouloir bien longtemps. » Et puis en cas, je n’avais pas besoin de me justifier devant elle. « J’sais que c’est beaucoup te demander, mais ce soir, est-ce que tu pourrais essayer de ne pas penser qu’à toi ? » Je ne pensais pas qu’à moi. J’étais surtout blessé. Blessé de voir que je n’avais aucune reconnaissance pour ce que j’avais fait pour elle. Ne même pas m’inviter, c’était vexant. Oui, moi Renji, j’étais vexé putain ! « S’il te plait ? » Tsss. Et en plus elle m’achetait en m’embrassant. C’était ma technique ça. Voleuse. « Et vas t’excuser auprès de ton frère. » What ? C‘était quoi le rapport ? En plus, il pouvait attendre, ce n’est pas comme s’il pleurait. C’était plus un gamin. La laissant m’embrasser à plusieurs reprises dans le cou, je hochai un sourcil avant qu’elle ne se mette à me mordiller la peau. Frissonnant légèrement, je serrais une main avant de sourire. Elle était tout de même convaincante… Et pas qu’un peu. C’était excitant. « Maintenant ! « Si tu veux pouvoir finir cette discussion avec moi, faut que tu y mettes du tien. » Grognant dans ma barbe, je la laissais me trainer dans la salle, alors que je cherchais mon double du regard. « S’il te plait. » « Ouais, ouais. Mais. » Pas le temps de finir, nous étions avec Lenzo. Souriant faiblement, je tapais l’épaule de mon frère amicalement. « J’suis passé pour un con en voulant t’imiter. Je suis sûr qu’en vrai tu t’es marré de mon accent merdique. » Parce qu’il se foutait toujours de moi dans ces cas-là. Attrapant Astaria par l’épaule je la collais à moi, comme pour, je sais pas moi, montrer qu’elle était à moi ce soir ? J’en savais rien. Dans ma tête c’était le cas. « On est comme ça elle et moi. Chaque fois qu’on se voit on se dispute pendant cinq minutes puis après tout va bien dans le meilleur des mondes. » Le pire c’est que c’était bien vrai. Une fois la dispute passé, on pouvait très bien s’entendre. Masochiste.com. « Tu me pardonnes hein ? » Dis-je en faisant ms yeux de chat potté, tout en clignant des yeux plusieurs fois.

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MessageSujet: Re: vernissage - sujet commun Ven 20 Fév - 18:42


Vernissage - Asta
« Non ! Non… c'est pas de ta faute… » souriant faiblement, je tournais un vague regard vers ma sœur, avant de sourire mais cette fois d’une façon différente. Je voyais bien qu’Ebba n’avait pas voulu faire à mal, au contraire, je la trouvais plutôt mignonne d’avoir fait ça, même si je n’aurais jamais cru qu’elle puisse être capable de faire cela. Décidant de marcher ensemble, pour faire le tour de la galerie, je mis un moment avant de lui demander comment il allait, parce que mine de rien ça m’intéressait, je voulais savoir comment il allait, et tout ça… Il me manquait atrocement, et c’était triste de ce dire, qu’après aujourd’hui, nous risquions de ne plus nous revoir… ça me fendait le cœur encore plus. « Et toi ? » Déglutissant, je me retins de dire non, mais. Je ne voulais pas l’inquiéter plus que de raison, il avait bien d’autres choses à faire que de se préoccuper de moi. Et puis je ne voulais pas jouer aux victimes. « Ça va bien. » Même si ce n’était pas totalement vrai. Je faisais tout simplement semblant. Ni plus ni moins. Continuant de marcher tout en regardant les tableaux, j’observais chaque tableau, me demandant qui pouvait bien être tous ces gens qui avait posé pour elle. Le silence s’installant, je me demandais quoi dire, mais je ne savais pas quoi dire justement, et c’était bien affreux. Qu’est-ce que je pouvais lui demander ? Est-ce qu’il travaillait bien ? Est-ce qu’il avait une nouvelle petite amie ? Est-ce qu’il mangeait bien ? Il continuait de mater le baseball ? Que sais-je encore. Je ne savais pas ! Et ça me rendait chèvre. Parce que je me triturais l’esprit comme une débile. « Et… Marilys ? Elle va bien ? » Surpris de sa question, je tournais le regard vers lui avant de soupirer quelque peu. « Elle me demande souvent de tes nouvelles. » J’aurai pu répondre que oui, elle allait bien ce qui était bien évidemment le cas. Mais je voulais qu’il sache que ma fille qui allait sur ses sept ans, se posait beaucoup de question, et voulait le revoir. Je ne lui avais même pas dit que je ne le voyais plus, parce qu’elle était tellement enthousiaste que ça me fendrait le cœur. Elle n’avait que sept ans, je ne pouvais pas l’impliquer là-dedans. « Elle a grandi dernièrement. Sept ans… Le temps passe vite. » Marmonnai-je doucement avant de soupirer. « Être parent c’est beau, mais pour nous montrer que le temps passe vite, rien de tel que les enfants. » ajoutai-je sur le ton de l’humour.

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