It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ?

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MessageSujet: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Mar 3 Fév - 17:55


You do know how to whistle, steve ?
Noam et Ava
Sérieusement, j'ai eu une naissance difficile. Il fallait vraiment qu'en plus de cela on me colle entre les mains de cette humaine clairement étrange. Comme si naître dans cet entrepôt glacial en plein hiver n'était déjà pas un mauvais départ dans la vie, voilà qu'un homme me confiait aux bons soins de cette humaine. Elle semblait incapable de s'occuper de ses propres besoins alors des miens. Comment je pouvais me nourrir correctement si elle ne mangeait même pas dans son appartement et qu'elle protégeait ses poubelles dans un grand pot en fer qui retenait les odeurs et gardait les sacs plastiques hors de mes crocs. Oh elle avait tout de même ses avantages, elle me laissait dormir dans son lit, plus question d'avoir froid avec elle mais qu'est-ce qu'elle bougeait, pire que mes autres frères et sœurs. Un vrai cyclone, même la nuit, elle n'arrêtait jamais. Elle était épuisante. Alors bien sur elle me donnait à manger, des trucs informes et marrons qui sentaient le poulet mais avait le goût du carton, elle appelle ça des "croquettes" il parait que c'est ce qu'on est censé mangé quand on habite dans ce genre de maison. Elle veillait même à ce que je sorte régulièrement, elle a payé un petit humain pour qu'il me promène lorsqu'elle part mais franchement ... Est-ce que j'étais bien tombé avec elle ? Elle jouait avec moi, me prenait contre elle mais franchement ... elle ne semblait pas capable de veiller sur moi. C'était même plutôt l'inverse, c'était mon rôle de veiller sur elle apparemment, de m'assurer qu'elle se couche, qu'elle mange, qu'elle arrête de parler au téléphone. Heureusement, elle allait sur le journal se soulager toute seule, enfin l'équivalent du journal pour les deux pattes, je n'avais pas besoin de l'accompagner là. Parfois elle me regardait et me fixait droit dans les yeux comme si elle attendait que je lui donne mon avis. Dire que je pensais tomber dans une bonne famille, je l'avais récolté elle. Elle m'a appelé Bogart. C'est un nom ça pour un chien ? Sérieusement, Hutch ou Patch étaient déjà pris apparemment. Bogart. Franchement. Et voilà qu'elle me trainait dehors, dans la nuit glaciale en marmonnant dans son étrange petit appareil qui faisait de la musique et de la lumière. Et pour ajouter à mon humiliation elle me portait dans ses bras, comme si j'étais incapable de marcher tout seul. Cette humaine je vous jure, vraiment étrange. Sans moi elle aurait oublié de manger dix fois cette semaine. C'est qui le plus chiot de nous deux einh ? Je vous le demande. On s'aventure dans un endroit où je ne suis jamais allé, plus loin que la grande niche où elle vit. Il fait plus froid, il y a pleins d'odeurs sympa mais elle refuse de me poser par terre pour que j'aille renifler un peu dans le coin. Elle marche vite et j'entends qu'on la siffle. Je ne suis pas le seul à avoir compris que ma maitresse à de toute évidence besoin d'un maître à elle. En plus de m'avoir moi. Elle finit par me poser par terre après m’avoir secoué dans tous les sens en grimpant un escalier deux marches par deux marches. J’ai mal au cœur. Je tangue un peu sur mes pattes. La porte s’ouvre et j’entends une voix qui n’est pas celle de ma deux pattes, sauf si elle cachait bien son jeu. Roh j’ai mal au cœur. Je sens que le petit truc rond plein de sucre rose que j’ai chipé dans son assiette fait le trajet en sens inverse. Pouah. « Hey NoNo ! Lui c’est Bogart. Désolé pour le vomi ... C’est encore qu’un bébé. Je te rembourserai les chaussures... Pouah qu’est-ce que t’as mangé toi ? C’est quoi ce truc rose sur ton lacet à ton avis ? »

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Dernière édition par D. Ava Wigderson le Mer 4 Fév - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Mer 4 Fév - 1:38


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Ava et Noam
Humeur de chien. Cheveux en vrac. Nez dans le café. Téléphone à deux doigts de voler à travers la pièce. Et ça, tout ça, c’était son oeuvre à elle. L’unique responsable, l’artiste, la maestra de l’anticyclone dans mon crâne : Kaya. Elle m’avait eu. Elle avait jouer les pro de l’engourdissement cérébral. Dans un premier temps, elle avait feint la soumission à base de ‘oui, oui, d’accord’. Puis ça s’était transformé en affront mutique. Elle ne disait plus ‘oui’, elle ne disait pas encore ‘non’, elle se contentait de ne rien dire et se retenir. Retenir de bouger, de sortir, même d’appeler. Profil bas. Ma vigilance, à son paroxysme, reniflant la ruse, avait baissé à mesure que les jours défilaient. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, une semaine, presque deux... Je me détendais, j’oubliais. Son petit manège faisait effet. Je croyais, bêtement, qu’elle avait compris, qu’elle me laissait faire mon job correctement, finalement, et oui... J’occultais complètement ce détail, pourtant imposant, se traduisant pas un ultimatum. Je lui avais offert vingt-quatre heures, elle avait transformé ça en deux semaines, et profitait de ce laxisme pour m’achever d’une balle en pleine tête. Chez son père, elle était allée chez son père. Je l’avais su en déclenchant le GPS de localisation situé dans son pendentif. Très utile en cas d'enlèvement, bien pratique en cas de fugue. En me levant, elle n’était plus là. Dans un premier temps, j’avais pensé qu’elle était partie sortir Rambo -ce qui était déjà interdit, mais moins que le reste-, mais puisque le chien se trouvait avec moi, à l’appart... J’avais cru à un enlèvement, évidemment, c’était mon job de penser à ça, mais mon formatage professionnel se trouva vite supplanté pour un doute insidieux, un de ceux qui se nourrissent de l’expérience et la connaissance de l’autre. Elle avait assommé ma vigilance et abusé de ma faiblesse. Je l’avais su, j’en avais été convaincu, avant même de presser sur le bouton d’appel, affichant les coordonnées de géo-localisation de ma mission/emmerdeuse. D’ailleurs, elle avait du s’en apercevoir, de sa connerie, lorsque son pendentif avait chauffé contre sa peau. C’était le résultat de l’appel. Pas de bip sonore, pas de clignotement lumineux, histoire de ne pas avertir les ravisseurs du dispositif planqué dans son collier, mais une légère surchauffe de la puce, comme celle d’un smartphone, se répercutant contre l’argent sur sa peau. Non, là, en l’instant, elle ne devait pas être vraiment pressée de rentrer à l’appart. Ce qui ne m’empêchait pas, moi, de fixer la porte depuis ma chaise, tout en me brûlant la langue au café bouillant. Je l’attendais. Je l’attendais avec impatience, avec violence. J’enrageais. J’hésitais à me casser, tiens, pour de bon cette fois, mais je savais que ça ne m’empêcherait pas de ne pas dormir la nuit, de m’inquiéter et surveiller. J’aurais voulu qu’elle comprenne que j’avais besoin de pouvoir veiller sur elle, que ce n’était pas un jeu, que ce n’était pas surfait ou inutile. Juste ça. Mais elle en était incapable, et j’étais à court d’arguments. Alors, j’avais juste envie de la décalquer dans le mur, lorsqu’elle passerait cette porte, et l’y laisser jusqu’au premier jour du procès. Ou la ligoter, histoire de pas détruire l’appartement et récupérer la caution. Alors, lorsqu’on frappa à la porte, je ne réfléchissais même pas, je ne me disais pas qu’elle était chez elle et n’avait pas besoin de frapper, j’ouvrais la porte avec rage, persuadé de la trouver de l’autre côté. Raté. C’était une brune aussi, pas très grande, et avec un chien, mais c’était pas Kaya. C’était Ava. Avec un chiot qui me salua en me vomissant sur les grôles. Whaaaaat ? « Hey NoNo ! Lui c’est Bogart. Désolé pour le vomi ... C’est encore qu’un bébé. Je te rembourserai les chaussures... Pouah qu’est-ce que t’as mangé toi ? C’est quoi ce truc rose sur ton lacet à ton avis ? » Whaaaaat ? Elle était sérieuse, elle ? « Rien à foutre de tes devinettes à la con et ta poubelle portative ! Putain, mes pompes ! C’est dégueulasse ! » je grognais, grimace à l’appui, en lâchant la porte, que je laissais ouverte, pour retourner vers la cuisine et tenter de retirer ça sans m’en foutre plein les doigts. « Vas-y, bouffe-le ! » j’autorisais un Rambo curieux, reniflant Vomito avec perplexité. « Rien à foutre, il sert à rien, tu peux le becqueter. » S’il ne le bouffait pas, il montrait les crocs, en revanche. Bon chien. Excellent chien, mon pote à la compote !

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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Mer 4 Fév - 19:25


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Noam et Ava
Depuis que j'étais née, j'avais été programmée pour bouleverser le quotidien de mon frère aîné. Il faut dire que tout dans ma naissance avait mis à mal l'équilibre familial depuis les premières contractions de ma mère, jusqu'au jour où j'avais finalement quitté la maison pour venir vivre à New York mais là aussi, je continuais de tomber au mauvais moment ... Dans la vie de mon frère. Manque de bol je ne le faisais même pas exprès. Et pour le coup j'aurai pu avoir une meilleure entrée en matière ce soir mais Bogart était de toute évidence patraque. Et mon frère n'était pas dans un meilleur état. Je ne connaissais que deux personnes capables de mettre mon frère dans un état de rage ou de colère : mon père et moi. Ma mère l'agaçait et le distrayait mais elle était incapable de se fâcher contre lui, il était son unique fils. Mais même si Bogart venait de lui vomir sur les chaussures, je doutais d'être la cause de sa si mauvaise humeur. « Rien à foutre de tes devinettes à la con et ta poubelle portative ! Putain, mes pompes ! C’est dégueulasse ! » Il avait pas tort, tandis qu'il s'éloignait je pénétrais dans l'appartement en poussant Bogart du bout de ma chaussure pour qu'il ne reste pas sur le palier. Noam lui avait filé la trouille à grogner comme ça. "Ne t'en fais pas Bog', on s'y fait." Je lui assurais en me baissant pour lui gratouiller les oreilles. Le véto m'avait assuré qu'il était en bonne santé et je m'assurais qu'il mange correctement et rien d'humains mais de toute évidence j'avais du laisser traîner un truc qui lui avait pas réussi. « Vas-y, bouffe-le ! Rien à foutre, il ne sert à rien, tu peux le becqueter. » Hey ! Je récupérais Bogart au sol, le soulevant contre moi pour éviter que Rambo n'écoutes son maitre par intérim'. "Hey mais ça va pas toi ! C'est qu'un peu de vomi, j'ai dû te vomir dessus plus souvent que le chien et tu m'as pas jeté aux fauves !" Je le rabrouais en embrassant le sommet du crâne du chiot avant de le reposer au sol devant Rambo. "S'il te plaît Rambo, fait lui faire le tour du propriétaire, en attendant le retour de Lilo. C'est pas lui que je suis venu voir !" J'appris au chien en lui caressant la tête et en posant Bogart devant lui. "D'ailleurs elle est où Lilo ?" Je demandais à mon frère.
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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Ven 6 Fév - 1:59


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Ava et Noam
Se faire vomir sur les pompes, c’est pas ce que j'appellerais un soudain rayon de soleil dans un début de journée bien merdique ! Surtout pas en ouvrant la porte sur une soeur inattendue à défaut d’une fake-copine plus qu’espérée. J’avais besoin de soulager mes nerfs à vif, et quelque chose me disait que ce n’était pas mon emmerdeuse de petite soeur qui allait pouvoir m’y aider. J’voulais même pas savoir pourquoi elle était là, ni même pourquoi elle était accompagnée d’un truc sur pattes dégueulasse, je voulais juste... Rien. En fait, rien, je voulais rien. Si, dans l’absolu je voulais que Kaya rentre pour pouvoir lui expliquer ma façon de penser en hurlant et en faisant mes bagages -vieille tradition entre nous, le bouclage et débouclage de mes valises relativement réguliers-, mais en-dehors de ça, je ne voulais rien d’autre. Surtout pas être dérangé durant mon activité de fixation d’une porte close. Ou alors... Si, tiens ! À présent qu’il était là, lui, je voulais bien que Rambo entreprenne de bouffer Vomito. "Hey mais ça va pas toi ! C'est qu'un peu de vomi, j'ai dû te vomir dessus plus souvent que le chien et tu m'as pas jeté aux fauves !" J’écoutais même pas ses conneries. Franchement, là, en cet instant, sa voix me portait sur les nerfs. Même son parfum me portait sur les nerfs. Ouai, en gros, sa présence me foutait les nerfs, quoi. Cela dit, ça aurait pu être Obama, j’aurais réagit pareil, je crois. Ça m’aurait foutu sur les nerfs. « Chope-le à la jugulaire. Un croc, et tu tires. Chope ! » Non seulement j’écoutais rien de ce qu’elle disait, mais en plus, je m’employais à donner des conseils à Rambo. En matière de meurtre, j’avais plus d’expérience que ce chien, ça me semblait évident. "S'il te plaît Rambo, fait lui faire le tour du propriétaire, en attendant le retour de Lilo. C'est pas lui que je suis venu voir !" Ouai, c’est ça, Rambo, dirige-le jusqu’à la salle de bain, et fais-lui sa fête dans la cabine de douche, histoire de pas foutre du sang partout. D’ailleurs, j’échangeais un regard complice avec ‘mon’ chien. Lui et moi, on se comprenait parfaitement et, le connaissant, il allait se faire un petit hotdog bien sympatoche, contrairement aux espérances de Wendy ayant sniffé trop de poussière de fée. "D'ailleurs elle est où Lilo ?" « Dans ton cul. » j’t’en pose des questions, sérieux ? En quoi ça la regardait ? C’était ma mission, pas la sienne. « Et toi ? Qu’est-ce que tu viens foutre ici ? T’as pas, j’sais pas, des méchants à arrêter ? Des beignets à bouffer ? » et si possible, loin d’ici, loin de chez moi et de mes nerfs à vif. Merci.

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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Ven 6 Fév - 18:39


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Noam et Ava
J’avais l’habitude de provoquer sa mauvaise humeur. J’avais passé une grande partie de ma vie à le faire tourner en bourrique ou à le faire sortir de ses gongs. C’était le seul avantage à être la petite dernière. Mais là, j’avais dans l’idée que j’essuyais les platres de quelqu’un d’autre. Tandis qu’il fournissait à Rambo le manuel complet du chien d’attaque en langue canine afin de participer au meurtre de mon chien vomisseur... Enfin mon chien ce n’était pas comme si j’avais eu le choix d’adopter Bogart, c’était moi ou Cooper et vu que Warren passait maximum trois heures par jour chez lui pour dormir, je faisais une meilleure famille d’accueil que lui. Bref pendant qu’il expliquait à Rambo comment égorger je faisais un petit tour visuel de l’appartement. Je notais la tasse de café sur la table, le poste d’observation idéale donnant sur la porte d’entrée, la tasse qui ne fumait pas et le calme plat de l’appartement. Je n’étais pas là pour jouer au flic mais mon esprit analysait de lui-même tous les éléments et en tirait les conclusions nécessaire. Kaya n’était pas là et Noam était en rage. « Je veux bien admettre que beaucoup de personne ont déjà visité mon cul mais jamais une femme, enfin pas que je me souvienne. » Je lâchais étourdiment en posant mon sac sur une chaise. « Enlève tes chaussures, je vais nettoyer ça. C’est que de la gerbe de chien ! » Entre les camés et les témoins à l’estomac retourné que j’interrogeais parfois, je commençais à avoir l’habitude du vomi. Triste métier que le nôtre, einh ? « Figure toi que je suis venue voir ta mission en fait ... Dans mes souvenirs t’étais dans l’appart à côté avant, je pouvais pas prévoir qu’il te vomirait dessus. Enfin ta mission n’est pas là OSS 117 ce qui te met en rogne, de tout évidence. » Je commentais calmement, avec Warren je commençais à mettre de l’eau dans mon vin quand on se foutait ouvertement de ma gueule ou de mon boulot. Je ne m’enflammais plus à la première provocation, enfin je m’entraînais à ne plus le faire. « Alors, tu veux que je me barre ou que je t’aide à entretenir ta colère jusqu’à ce qu’elle rentre en faisant ma petite sœur ? »
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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Sam 7 Fév - 0:12


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Ava et Noam
Sérieusement ? Elle avait pas encore tourné les talons ? Elle croyait quoi ? Que mon humeur allait soudainement s’alléger en sa présence, et que j’allais balancer des cotillons pour l’occasion ? Non, rien à foutre, je voulais juste qu’on me foute la paix. Surtout elle. J’étais pas d’humeur à ce qu’on me prenne la tête (laisse moi kiffer la vibes) et, il fallait bien le reconnaître, elle ne savait pas faire grand chose d’autre, Ava. Peut-être qu’un jour un mec lui apprendra à être moins casse-couilles et grande gueule, et je me surprenais à espérer vivement qu’elle souffre une bonne fois pour toute d’une tragique rupture sentimentale qui la remettrait à sa place. Ouai, y avait que maman pour avoir la chance de trouver un homme aussi patient que mon père. Dans la vraie vie, ça n’existait pas, et Ava n’aurait, assurément, pas cet avantage. « Je veux bien admettre que beaucoup de personne ont déjà visité mon cul mais jamais une femme, enfin pas que je me souvienne. » Sans déconner ? « Heu... Dans quelle réalité alternative ta sexualité m’intéresse ? Mais ravis d’apprendre qu’à 24 ans, tu offres la sodomie au premier venu. Top respect ! » Putain, heureusement que toutes n’étaient pas comme elle. J’aimais le sexe, mais j’aimais le faire avec des filles se respectant un peu, quand même. Si à la première occasion, la meuf me présentait son cul, je crois bien que ça me couperait tous mes moyens. J’sais pas, ça se gagne, ça se mérite ce genre de pratique. Fallait plusieurs refus avant d’accepter... À moins d’être une pute. Ma soeur était donc à classer dans cette deuxième catégorie ? Good to know. « Enlève tes chaussures, je vais nettoyer ça. C’est que de la gerbe de chien ! » Soumise, en plus ? G.E.N.I.A.L ! « Non, elles sont foutues. » Ouai, j’étais snob par certains points, et les fringues en faisaient partie. Et alors ? J’assumais parfaitement tant j’étais roots sur tout le reste. Mes fringues c’était sacré ! Pendant des années j’avais porté le même ensemble treillis-teeshirt-rangers, alors désormais, j’me vengeais. « Figure toi que je suis venue voir ta mission en fait ... Dans mes souvenirs t’étais dans l’appart à côté avant, je pouvais pas prévoir qu’il te vomirait dessus. Enfin ta mission n’est pas là OSS 117 ce qui te met en rogne, de tout évidence. » Rien à foutre de ses souvenirs, ma mission ne la concernait pas, ni de près, ni de loin. « Qu’est-ce que tu lui voulais ? T’as pas assez d’indic, faut que tu te serves des liens de ton frère pour te faire un nom ? J’t’arrête tout de suite, elle ne te doit rien, et surtout tu ne la mêleras à rien du tout. » J’avais beau être d’une extrême mauvaise humeur, j’étais très sérieux en cet instant. Il était hors de question qu’Ava profite de Kaya. Déjà que ma couverture pétait un peu plus à chaque fois que ma soeur foutait les pieds ici... J’allais devoir lui dire en quelle langue ? « Alors, tu veux que je me barre ou que je t’aide à entretenir ta colère jusqu’à ce qu’elle rentre en faisant ma petite sœur ? » Justement... « J’aimerais assez que tu te barres et surtout, que tu arrêtes de venir. Si je suis supposé être un étudiant en philo, c’est pour une bonne raison. Alors arrête de ramener ta plaque jusqu’ici, tu nuis fortement à la sécurité de Kaya. Et si y a quelque chose que je ne tolèrerais pas, c’est qu’on la mette en danger. » j’énonçais, en articulant bien et en envoyant valdinguer mes chaussures dans un coin de l’appart. Peut-être qu’à force, elle allait finir par comprendre que moi, j’étais dans la cour des grands, et que le risque zéro, même s’il n’existait pas, devait être tenté chaque nouveau matin.  

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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Sam 7 Fév - 11:10


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Noam et Ava
Ok il était clairement de très très mauvaise humeur. Ma stratégie d’ordinaire n’était pas de rester dans ces cas-là mais ... J’allais bientôt devoir laisser ma famille, mes amis derrière moi pour une mission qui pouvait durer deux semaines comme trois ans. Les appels de ma mère au sujet du manque de nouvelles de mon frère n’étaient pas ce qui m’avait poussé à venir ici, encore en pleine nuit, avec un chiot et sans arme ou plaque. Non ma petite dame, je voulais simplement m’assurer qu’il allait bien, que Bogart serait en sécurité et que je serai certaine d’avoir fait mes adieux comme il faut. Cette mission j’en avais rêvé depuis l’Académie, ce qui ne m’empêchait pas d’être bouffée par la trouille si j’étais honnête. « Heu... Dans quelle réalité alternative ta sexualité m’intéresse ? Mais ravis d’apprendre qu’à 24 ans, tu offres la sodomie au premier venu. Top respect ! » Non mais sérieux il pensait vraiment que je disais la vérité ? Genre comme si j’allais déballer ça à mon frère à une heure pareil sans avoir ingurgité au préalable une ou deux bouteilles de tequila. Je levais les yeux au ciel parce que décidément il avait une bien piètre image de sa sœur, bon certes j’adorais jouer les chaudasses, d’ailleurs n’avais-je pas recruter un indic en jouant les étudiantes légères et n’allais-je pas essayer d’intégrer un réseau de prostituées ? Bon j’avais un truc avec le cul, ce qui ne faisait pas forcément de moi une traînée ou une collectionneuse de pénis. « Putain mais t’es vraiment trop con. Comme si j’allais parler de ça avec toi... » Je grognais dans ma barbe. « Qu’est-ce que tu lui voulais ? T’as pas assez d’indic, faut que tu te serves des liens de ton frère pour te faire un nom ? J’t’arrête tout de suite, elle ne te doit rien, et surtout tu ne la mêleras à rien du tout. » La claque verbale était assez violente, même pour moi qui avait l’habitude de me prendre ses taquets verbaux depuis des années. J’étais très susceptible sur mon engagement dans la Police et sur mon envie d’y faire mes preuves et Noam s’en servait allégrement pour me rabrouer. Je tournais la tête pour qu’il ne voie pas que le coup avait porté. Il était bien comme notre père parfois, sachant appuyer là où cela fait mal. Et ce n’était pas finit. « J’aimerais assez que tu te barres et surtout, que tu arrêtes de venir. Si je suis supposé être un étudiant en philo, c’est pour une bonne raison. Alors arrête de ramener ta plaque jusqu’ici, tu nuis fortement à la sécurité de Kaya. Et si y a quelque chose que je ne tolèrerais pas, c’est qu’on la mette en danger. » Ok là c’était trop fort, même pour lui, même pour moi. « J’étais venue voir si elle accepterait de garder Bogart avec elle le temps que je ... Merde Noam tu es ma seule famille ici, et tu me crois assez conne pour me ramener ici sans prendre de précautions pour ta sécurité et la sienne ! Je suis flic et je sais qu’au FBI le complexe de dieu s’est pas un mythe mais ... » Je secouais la tête en fermant les yeux. « J’étais aussi venue te dire au revoir mais de tout évidence ... » Il en avait rien à foutre. Je savais qu’il jouait sa carrière sur cette mission, que c’était important et je ne le prenais pas à la légère, j’étais venue en prenant des précautions, en m’assurant de ne pas être suivi. Je voulais lui dire au revoir. C’était con peut être, sentimental surement mais avec la préparation de ma mission j’avais pris conscience de quelque chose ... Alors que j’avais déménagé et que je ne me rendais plus au bureau depuis quelques semaines pour préparer ma mission sous couverture (je ne pouvais plus être associé à la police « physiquement ») j’avais pris conscience des risques que j’encourais et j’avais voulu ... Quoi ? Ne pas avoir de regrets le cas échéant ? De toute évidence c’était une mauvaise idée.  
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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Dim 8 Fév - 4:22


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Ava et Noam
« Putain mais t’es vraiment trop con. Comme si j’allais parler de ça avec toi... » Moi ? Trop con ? C’était elle qui débarquait en m’expliquant à quel point ils avaient été nombreux a visiter son cul, et c’était moi le ‘trop con’ ? Ok, c’est bien, elle avait toujours autant conscience des réalités. Qui plus est, niveau vulgarité, elle savait déjà ce que je pensais de son champ lexical et ses manières de starlette de télé-réalité. J’sais pas, on avait été élevé mieux que ça, il me semble. Enfin, au moins moi. Certes, mon langage était parfois châtié, mais jamais aussi dégueulasse que le sien. Et au risque de passer pour sexiste, dans la bouche d’un mec c’était toujours moins abjecte que dans la sienne. Alors ouai, rien à foutre qu’elle soit sérieuse ou non, elle avait plutôt intérêt à prêter attention à toutes les conneries qui lui sortaient naturellement, au risque de détruire irrémédiablement l’image que j’avais encore de ma petite soeur. Je ne répondais même pas à son indignation, honnêtement, j’en avais rien à carrer. À la place, je préférais répondre à son interrogation au sujet de mon souhait de la voir rester ou non. La réponse était non, évidemment. Je préfèrerais qu’elle se barre, déjà parce que j’étais pas en état de supporter ses conneries, là, maintenant, tout de suite, mais aussi parce qu’à chaque fois qu’elle se pointait, avec son identité de fliquette, elle exposait toujours un peu plus celle que j’étais supposée protéger. Sauf que visiblement, même le très simple et très clair la dépassait complètement, trop enracinée dans son absolue certitude d’avoir toujours raison. « J’étais venue voir si elle accepterait de garder Bogart avec elle le temps que je ... Merde Noam tu es ma seule famille ici, et tu me crois assez conne pour me ramener ici sans prendre de précautions pour ta sécurité et la sienne ! Je suis flic et je sais qu’au FBI le complexe de dieu s’est pas un mythe mais ... » Et la petite pointe de mélo, c’était en option ? Parce que si tel était le cas, j’préférais me taper Anne Hathaway dans les Misérables, plutôt que ma soeur dans ma cuisine. D’ailleurs, je devais pas avoir l’air très impressionné, installé tranquillou sur ma chaise, l’observant en silence, attendant le trémolo dans la voix. Non ? Pas de trémolo ? Dommage. « J’étais aussi venue te dire au revoir mais de tout évidence ... » Au revoir ? Rien que ça ? Et pourquoi pas adieu, aussi. Preuve qu’elle était très novice voir carrément pas faite pour ce job. Peut-être qu’en temps normal je me serais montré compréhensif voir rassurant, mais pas là. Là j’étais déjà énervé en amont, et ensuite j’en avais marre de son comportement, de son attitude. Ça voulait jouer les grandes filles mais ça n’avait pas l’expérience. « Alors, déjà, il est hors de question qu’on garde ton chien. Je crois que tu t’es plantée quelque part, Kaya n’est pas ta belle-soeur prompte à te rendre service, ce n’est même pas une de tes amies, c’est mon job. » je reprenais, après un moment de silence visant à me calmer pour pas lui en foutre plein la tronche et la laisser K.O. « MON JOB, Ava. Tu imprimes ? T’as pas de contact à avoir avec elle, et j’ai l’impression que c’est pas bien clair dans ta tête, ça. Et mieux encore, tu n’as pas de contact à avoir avec moi. Tu n’existes pas dans ma couverture. Je suis un étudiant en philo qui n’a pas de père au FBI, ni de soeur chez les flics. Mon identité a été entièrement effacée et recréée pour l’occasion. Je doute que tu aies pu en faire de même avant de te pointer ici. Est-ce que tu as conscience d’à quel point tu fais foirer ma mission à chaque fois que tu déboules ? » Ca allait finir par rentrer dans son crâne, oui ou merde ? « Alors non, désolé de ne pas m’alarmer face à ta propre mission à venir lorsque tu sembles incapable de respecter la mienne. Peut-être même que je passerais régulièrement te faire un petit coucou avec Rambo, histoire de demander à tes potes infiltrés s’ils peuvent me le garder, hein ? Et puis, j’oublierais pas de préciser que je suis du FBI, et que papa se fait du souci pour toi. J’suis certain que tu n’y verras aucun inconvénient, pas vrai ? » Ca y est, elle les voyait l’absurdité et l’irrespect de son comportement depuis des semaines ? Non, parce que si elle n’en avait pas encore conscience, je risquais ma vie tous les jours depuis des mois. C’était pas des vacances que je me payais, là. Alors le coup du ‘je te dis au revoir, je vais sauver le monde, je te laisse à ta femme et ton chien’, c’était moyennement crédible. Je faisais mon boulot. Du moins, j’essayais de le faire avec deux handicaps : le caractère de Kaya, et ma soeur intrusive incapable de respecter les limites. Finalement, j’étais mieux en Irak. Plus simple. Définitivement plus simple.   

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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Dim 8 Fév - 22:14


You do know how to whistle, steve ?
Noam et Ava
J’avais conscience d’avoir dépassé les bornes en fait si je me mettais à sa place cinq secondes je comprenais parfaitement ce qui le gênait. Sauf que je prenais rarement le temps de me mettre à la place de Noam. Déjà parce que je n’appréciais jamais de me glisser dans ses chaussures, monsieur « captain america » était décidément trop parfait pour sa cadette et ensuite... Avec ma famille je prenais rarement le temps de réfléchir plus de deux secondes. J’agissais à l’instinct avec la famille. Je foutais régulièrement les choses en l’air. Je provoquais les conflits, c’était plus facile à gérer pour moi que d’assumer mes peurs ou mes insécurités. Le prétexte du chien était facile à prendre. Je ne supportais pas de le savoir si proche et en même temps inaccessible, cela semblait facile pour lui, de faire comme si nous n’existions pas. Je savais que cela faisait partie de sa mission, j’allais y être confronté également dans très peu de temps. Mais ... Il aurait pu trouver le moyen de nous appeler, d’appeler ma mère, plutôt qu’elle me harcèle, de m’appeler moi. J’avais l’impression de revivre le temps qu’il avait passé en Irak. Lorsque nous n’avions aucune nouvelle, lorsque je me bouffais le foie pour lui à chaque instant. J’avais eu besoin de le voir. Parce que j’étais égoïste, il avait raison sur ce point-là. Je foutais tout en l’air. Mais je n’avais pensé qu’à le voir. A être avec lui encore quelques minutes avant de tirer un trait sur ma famille, sur mes amis... J’avais voulu cette réalité, ce job et ce qu’il induisait. Cette mission j’en rêvais depuis des années. Mais je flippais. J’avais peur et je n’arrivais pas à le reconnaître. Cela semblait si facile pour lui. Mais il avait toujours été celui qui partait... C’était la première fois que je ne subissais pas mais que j’étais l’acteur. Mais je me trompais peut être sur toute la ligne. Peut-être qu’il en souffrirait à son tour mais j’en doutais. J’avais été conne de venir. Ca semblait si facile. Peut-être que je comprendrais mieux alors... Qu’est-ce que j’étais venue chercher ici ce soir ... Mon frère ? Mais ce n’était pas mon frère qui vivait ici, on était pas Washington, on n’était pas dans le cadre de notre relation « frère/sœur ». Je n’existais pas dans la vie qu’il menait ici. Et cela semblait si facile. Est-ce que c’était ça que j’étais venu chercher ici ? La certitude que j’y arriverai moi aussi ? Que je pourrais y arriver parce qu’il y arrivait ? Que je fractionnerai moi aussi ? J’avais des doutes sur mes capacités à y arriver et pourtant je me sentais prête à cette mission. Et je l’écoutais me lacérer verbalement sans rien dire, les yeux baissés. Parce qu’il avait raison, parce que je foutais le bordel, c’était trop facile de se pointer ici et de ne penser qu’à moi. Merde putain, il avait pas de sœur ici. Il était pas Noam Wigderson. Mais c’était si difficile de l’accepter. Comme s’il était retourné en Irak. Comme s’il n’était jamais rentré. Et c’était dur de l’accepter. De se résigner. Mais je foutais tout en l’air. « Bogart. » Peut-être était-ce le ton de ma voix mais pour une fois le chiot rappliqua. « Tu as raison. Je ferais mieux de m’en aller... » Je n’en menais pas large. Mais je ne voulais pas en plus ajouter du drama à une situation qui l’était déjà tant ... Je faisais ma « m’man » encore. Et il était tellement comme papa. Bon sang. « Elle m’a demandé de t’apporter ça la prochaine fois. » Je désignais le sac posé sur la chaise. Je m’approchais parce que même si je venais de me prendre la chasse de ma vie, chasse méritée, je ne pouvais pas partir comme ça. Je déposais un baiser sur sa joue. « A bientôt...A Washington. » Je soufflais en ramassant le chien avant de quitter l’appartement. C’était peut-être mieux comme ça après tout. Plus facile.
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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ? Dim 8 Fév - 23:52


You do know how to whistle, steve ?
Ava et Noam
J’en avais marre de son comportement de princesse. Elle avait fait l’académie de police et pensait avoir tout vu et tout vécu ? Mais c’était encore un bébé, un bébé dorloté et surprotégé par des parents aussi intrusifs qu’elle, du moins pour ma mère. Elle avait passer sa courte vie à sautiller le long d’un chemin qu’on avait sécurisé pour elle, et pavé d’or. Alors oui, elle allait foiré sa mission, elle allait même en foirer pas mal avant d’apprendre et comprendre. Mais ça, c’était pas mon problème. J’avais plus important à gérer que la carrière de ma soeur. J’avais la mienne. Et par extension, ma propre vie. Parce que je jouais pas que ma carrière, là. Comme pour chaque mission, je jouais ma vie. Alors certes, ça sautait pas aux yeux quand on me découvrait à la table de la cuisine, un café à la main, mais j’étais un gilet par-balles ambulant. J’en prendrais une, s’il le fallait, pour protéger Kaya. Et ça risquait d’arriver très prochainement si les allers et venues d’une flic, chez nous, ne cessaient pas immédiatement. Fallait être sacrément con, quand même, pour ne pas voir où se situait le problème. Je disposais même d’un agent de liaison pour ne pas avoir de contact direct avec le FBI, ni visite, ni coup de fil. Alors oui, forcément, ça me posait un problème lorsqu’elle déboulait en prétextant avoir pris toutes les mesures de sécurité nécessaire. Bah oui, bien sûr, le FBI himself ne s’y risquait pas, mais elle, flic et bleue à la fois, elle gérait comme une pro. Et puis, qu’est-ce qu’elle s’imaginait en déposant son chien à Kaya ? Que d’ici quelques mois, on serait toujours en contact, elle et moi ? C’était juste ma mission. Le procès était dans une semaine, après ça, elle n’entendrait plus parler de moi. Elle aurait l’air bien conne, la frangine, quand elle viendrait récupérer son clebs auprès de... personne. Elle ne réfléchissait pas, elle ne réfléchissait jamais, elle gueulait, elle insultait, elle prenait ses grands airs, s’attendait à ce que tout lui soit servit sur un plateau, et quand c’était pas le cas, comme aujourd’hui, elle baissait les yeux et se la jouait martyr sur la croix. Pour un peu, elle allait me sortir un fouet de son sac et se dénuder le dos pour faire pénitence. ACT IV, scène 8. Maman était très forte à ça, aussi. Du coup, non, désolé, j’m’alarmais pas non plus à sa petite voix et ses airs de gamine prise en faute. Et puis, j’étais pas d’humeur en plus. En l’état, elle n’obtiendrait rien de moi avec pareil comportement digne d’une enfant. « Tu as raison. Je ferais mieux de m’en aller... » Bien ! Ça faisait juste vingt minutes que je le lui répétais ! Elle finissait par imprimer donc. À moins qu’elle ne fasse que chercher à me culpabiliser et la supplier de rester ? Ça n’arriverait pas. Et sa bise sur la joue, ainsi que la livraison n’y changeaient rien. En l’état, c’est de mon père dont j’avais besoin, ou de ce qui s’en rapprochait le plus. Pas d’une version approximative de ma mère dans ces grandes heures. « A bientôt...A Washington. » Bientôt, oui, en effet. « Une semaine, pour ma part. » je lançais, sans chercher à la rattraper ou entraver ses mouvements. Elle voulait partir ? Elle partait. Avec moi, pas de menace en l’air, pas de ‘je fais genre pour que tu viennes me rechercher’. Non, rien à foutre. C’était Kaya la pro du rattrapage. Pas moi. Alors je me levais, quittais mon siège. Pas pour aller la rechercher, non, mais pour aller chercher mon portable, dans la chambre, et entreprendre d’hurler sur Kaya, ou plus vraisemblablement son répondeur. Peut-être que ça me détendrait, ça. Peut-être.   

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MessageSujet: Re: NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ?

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NOAM & AVA ♦ you do know how to whistle, steve ?

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