It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Back in time ~ Jénova & Solal

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MessageSujet: Back in time ~ Jénova & Solal Mar 3 Fév - 13:52

Back in time
Jénova & Solal

Quelques mois plus tôt…

Cela faisait à peine quelques semaines que sa sœur était partie pour New-York et déjà, Solal ressentait un vide immense. A la base, elle n'était partie que pour deux semaines, et il l'y avait d'ailleurs lui-même poussé en l'encourageant à suivre son rêve et à s'envoler pour la Grosse Pomme sans regarder en arrière. Seulement voilà, maintenant qu'il se retrouvait seul à Paris, seul avec leur père ou plutôt le fantôme qu'il était devenu, le jeune homme regrettait presque son geste. En un sens, il s'était un peu sacrifié pour elle, en faisant toujours mine que tout allait bien et en l'assurant qu'elle prenait la bonne décision en faisant ses valises pour traverser l'océan. Mais plus le temps passait, et plus Solal ressentait comme une intuition, un mauvais pressentiment qui lui soufflait qu'Astaria ne reviendrait peut-être pas de si tôt à Paris. En effet, son séjour aux Etats-Unis s'éternisait un peu trop au goût de son frère… qui reçut finalement ce coup de téléphone qu'il avait tant de fois imaginé, sans pour autant parvenir à se convaincre qu'il arriverait un jour. Elle ne rentrerait pas. Elle ne rentrerait plus, et elle avait une très bonne raison pour cela. Aussi incroyable que cela puisse paraître, et malgré la plaisanterie à laquelle Solal pensa croire au début, sa sœur était enceinte. Astaria ! Enceinte… Ces deux mots lui paraissaient tellement mal assortis, presque contraire, qu'il eu le plus grand mal à se faire à cette idée-là. Mais qu'avaient-ils donc fait à sa sœurs ces amerloques qu'il détestait déjà ? Qu'est-ce qu'ils lui avaient fait pour quelle change si rapidement, et de manière si étonnante ? Partagé entre peur et curiosité, mais surtout guidé par la véritable détresse qu'induisait l'absence de sa sœur à ses côtés, Solal eut alors une idée. Une idée folle certes, mais après tout, celle de laisser partir sa sœur sans lui n'en avait-elle pas déjà été une ?

Attablé dans un coin d'un café en plein cœur de Paris, Solal tournait frénétiquement sa petite cuillère au centre de sa tasse, même si le sucre qu'il y avait versé avait fondu depuis bien longtemps. En réalité, ses idées fusaient à cent à l'heure dans son esprit et même si le coup de téléphone de sa sœur ne datait que de quelques heures, le jeune français échafaudait déjà mille et un plans pour filer la rejoindre. Solal n'avait quasiment pas dormi de la nuit tant son esprit était en ébullition, et les cernes qui ornaient son visage n'étaient pour une fois pas dues à la soirée arrosée de la veille. Et alors qu'il imaginait déjà les retrouvailles avec Astaria, un sourire aux lèvres, une silhouette connue fit son apparition dans son champ de vision et vint élargir encore le sourire qu'il arborait déjà. « J !!! » s'écria-t-il alors pour attirer l'attention de la silhouette en question, qui se trouvait être Jénova, une danseuse qui bossait dans un club où il avait prit ses petites habitudes depuis quelques temps. Invitant la jeune femme à se joindre à lui avec un enthousiasme non dissimulé, Solal s'enquit : « T'es vachement matinale toi aussi ! T'as pas bossé cette nuit ? »  

Emi Burton


Dernière édition par Solal E. de Salignac le Lun 23 Fév - 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Mar 3 Fév - 14:29

Elle c’est éteinte sans bruit. Un dernier soupir, un dernier regard et ses paupières s’alourdirent peu à peu avalant le dernier éclat de vie à son regard d’émeraude. Sa main, fragile, douce, dont la peau si fine laissait entrevoir ses veines d’un bleu océan devint de plus en plus froide si bien que les caresses de la jeune femme ne suffirent plus à la réchauffer. Elle dut se rendre à l’évidence, sa mère nourricière venait de mourir et elle fut, une encore, incapable de lui offrir les mots qui auraient du accompagner son dernier voyage. Parce qu’elle n’en avait jamais été capable, parce qu’elle lui avait toujours voulu, parce qu’elle était prisonnière de ses émotions, incapable d’entendre sa raison et de donner à sa mère la paix dont elle aurait eu tant besoin. Et maintenant… Et maintenant quoi ? Que lui restait-il ici ? Hormis le rien, hormis le vide d’une maison centenaire bien trop grande et luxueuse pour abriter une seule âme. Jénova n’avait jamais été douée avec la richesse. L’argent ne lui allait pas au teint, elle ne savait pas l’utiliser, ne savait pas en profiter.

Ce n’étaient que des bouts de papiers, ce n’étaient que des murs, des meubles sans âge et un silence. Le silence… Toujours le même silence.




Elle se réveille la gueule enfarinée. Elle a trop bu, trop fumée, trop dansée. Son boss lui en a encore voulu. Il a crié, ne comprenant pas pourquoi J s’entêtait à venir, chaque soir durant, complètement bourrée au boulot. Il ne comprenait pas cette colère, cette rage bouillant dans son petit corps qui, s’animant sur scène, semblait s’embraser tant la douleur suait à travers chaque pore de sa peau. Il chercha à comprendre mais s’heurta à son humeur farouche, à sa langue tranchante et à son regard brûlant. Il était impossible d’obtenir quoi que se fut de Jénova. Il avait comprit pourtant, il l’avait cerné cette petite conne néanmoins, il ne parvenait toujours pas à l’atteindre. Trop lointaine, trop sauvage, trop changeante. Une excessive enragée qui veut se faire comprendre mais refuse la moindre aide, le moindre signe d’amitié. Comme si elle pouvait se démerder seule. Ce n’était pas possible, mais l’indépendante tête blonde refusait d’accepter cela alors… Elle testait, se battait, se perdait, luttait pour finalement s’abandonner dans les bras de l’oubli. Alcool, weed, coke, mda, tout y passait et son cerveau se laissait ronger parce qu’il n’y avait que ça à faire : ronger le temps, tuer l’instant.

Et maintenant. Soupire. J se redresse péniblement et jette un bref regard à son réveil. A peine sept heures… Une heure de sommeil. C’est guère suffisant pour se remettre d’une pareille soirée et, pourtant, elle ne trouve pas le courage de se rendormir. Le silence de cette demeure la tue, le fantôme de sa mère mourante l’angoisse, elle a besoin d’air et, surtout, de café, de beaucoup de café.
Elle saute dans un jean, enfile un pull jaune, s’emmitoufle dans un long manteau noir, chausse ses talons aiguilles et rejoins la quiétude parisienne. Dimanche matin, jour de pluie, pas un chat dans les rues, tous se remettent des cuites de la veille ou profitent sagement de leur dimanche en famille. Ses talons claquent sur le bitume, elle croise son regard dans le reflet d’une vitrine, elle sourit. Avec ses yeux charbonneux, ses lèvres carmins et ses cernes de dix kilomètres elle a franchement l’air d’une pute sur le retour. Cela la fait rire, rien n’est plus drôle que le malheur ce n’est pas ce qu’il disait l’autre ? Il a raison, rire de soit c’est un bon début pour exorciser ses démons.

La clochette annonçant son entrée résonne dans la pièce. Des mots s’arrêtent, des regards se posent sur la nouvelle arrivante. Elle n’y prête pas attention, c’est toujours ainsi à Paris. On vous regarde entrer, on vous épie, on vous juge : Bonne ou à gerber ? Oh mais regardez sa dégaine ! Elle a l’air d’une pute. Non moi je la trouve jolie. On dirait qu’elle a passé une sale soirée. Encore une qui représente la déchéance de la jeune génération !
Les possibilités de jugements sont infinis mais elle eut bien fait d’oublier tout cela lorsqu’une voix l’interpella. Elle sourit, prend sa morosité et l’enferme à double tour dans sa poche avant de s’approcher de Sol, l’adorable squatteur du bar où elle dansait.

« Si seulement je n’avais pas bossé. » Elle claque un baiser sur la joue du jeune homme avant de se laissée tomber sur la chaise en face de lui. D’une voix embrumée elle réclame un grand café, un jus d’orange et un croissant avant de retirer son manteau et ses chaussures. C’était bien J ça, faire comme chez elle partout, tout le temps, en faisant fi des regards étonnés. « Rappelle moi de ne jamais mettre de telles pompes après une nuit pareille. » Elle râle à moitié, lui offre un nouveau sourire avant de s’asseoir en tailleur. Ses petons respirent, plus que le café et elle sera enfin apte à tenir une conversation décente.
« Cela dit, t’as pas bonne mine toi non plus. Rude soirée ? »
Son regard scrute le visage de Sol lorsque le serveur dépose enfin sa commande sur la table. Elle se rut sur son croissant, l’engloutissant comme si elle n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Elle avait bien fait de se lever si tôt.
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Sam 7 Fév - 21:57

Back in time
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Cela faisait bien longtemps que Solal n'avait pas été aussi enthousiaste. Bien sûr, il savait que son entreprise s'annonçait plus que complexe, mais pour l'heure il avait juste envie d'y croire. Envie de croire qu'il allait retrouver sa sœur très vite, et enfin comprendre ce qui lui était passé par la tête pour se laisser engrosser après seulement quelques semaines passées à New-York. Vu de loin, cela paraissait absolument incompréhensible et il lui tardait donc de pouvoir s'entretenir avec Astaria autrement que par téléphones interposés. L'esprit du jeune français bouillonnait donc depuis des heures, et ce ne fut qu'en apercevant Jénova entrer dans le café où il s'était établi qu'il revint un peu à la réalité. Solal s'empressa alors d'attirer l'attention de la jeune femme pour l'inciter à le rejoindre, ce qu'elle fit d'ailleurs avec un sourire qui enchanta le jeune homme. A vrai dire, il appréciait beaucoup Jénova et la considérait comme une véritable amie. Mais parfois, cette relation semblait sonner un peu faux aux yeux de Solal qui avait l'impression de vivre une amitié à sens unique. Elle était si insaisissable, parfois si mystérieuse qu'il ne savait pas si le fait de s'attacher à elle était quelque chose de réciproque. Mais pour l'heure, ces questionnements n'étaient pas vraiment d'actualité tant Solal était obnubilé par l'appel qu'il avait reçu de sa sœur.

Une fois arrivée à sa hauteur, Jénova flanqua un baiser sur la joue du jeune homme qui le lui rendit immédiatement, avant de la laisser s'asseoir en face de lui. Comme elle le faisait à chaque fois, la jeune femme s'installa à la table comme elle pouvait le faire chez elle, en retirant ses chaussures ce qui lui valut de s'attirer quelques regards plus ou moins discrets. Mais elle n'en avait que faire, et Solal s'amusa de voir à quel point elle ignorait les réactions des autres clients présents dans la salle. « Rappelle moi de ne jamais mettre de telles pompes après une nuit pareille. » se plaignit-elle, poussant le jeune français à jeter un coup d'œil sous la table pour y découvrir la paire d'échasses dont elle parlait et qui, il le concevait sans mal, devait être absolument désagréables à porter. Mais il n'eut pas l'occasion de le lui signaler que déjà, Jénova reprenait : « Cela dit, t’as pas bonne mine toi non plus. Rude soirée ? » Oh ? Est-ce que ça se voyait tant que ça ?! Solal ne put qu'acquiescer, laissant le serveur déposer la commande de J devant elle. Cette dernière ne tarda d'ailleurs pas à se jeter littéralement sur son croissant, le dévorant devant le regard amusé du jeune homme qui se demandait encore comment elle pouvait manger autant en gardant sa ligne de danseuse. Mais après avoir secoué doucement la tête, il se décida finalement à lui répondre : « Ouais, si on peut dire ! Enfin, pas comme d'habitude, j'suis pas sorti cette nuit ! » annonça-t-il, presque fier de lui montrer qu'il savait aussi rester tranquille et qu'il ne passait pas TOUTES ses nuits en boîte ou dans les différents bars qui croisaient son chemin. « Y'a ma sœur qui m'a appelé hier soir. Tu sais, elle est à New-York là. Et elle devait rentrer y'a un petit moment déjà, sauf que… bah, elle ne rentre plus. Elle est enceinte. Là-bas. Pendant que moi je suis coincé seul ici, avec mon fantôme de père… » expliqua-t-il avec une pointe d'amertume dans la voix, évitant toutefois de lui faire part des plans qu'il avait échafaudé tout de suite. « Et… voilà, disons que j'ai pas mal cogité là-dessus cette nuit. » conclut-il tout de même en haussant les épaules.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Ven 13 Fév - 13:05

Back In Time.
Jénova&Solal
Portant la tasse fumante de café à ses lèvres, J porta son regard sur Sol tout en lui offrant un sourire lointain. Chassant les dernières vapeurs du sommeil et de l’alcool avalé la veille, elle accueillit avec joie la saveur douce et corsée du liquide noir venant réveillée son corps fatiguée. Le regard lointain, Jénova hésita un instant à s’ouvrir à son ami. Elle l’adorait. Parce qu’il était compagnon de ses virées nocturnes, parce qu’elle avait prit l’habitude de le rejoindre au bar, lorsque son travail était terminée et parce qu’il était pour elle un repère, un roc solide sur lequel elle pouvait s’appuyer lorsqu’elle en ressentait le besoin. Néanmoins, et comme d’ordinaire, la jeune femme avait prit soin de tracer une barrière invisible entre lui et elle. Ainsi, elle ne s’ouvrait jamais sur sa vie personnelle, ne l’invitait jamais à se rendre dans sa demeure et ne lui avait pas même fait part du décès de sa mère intervenue il y a à peine quelques jours. Par choix mais également par prudence. Jénova n’avait aucunement l’habitude de parler d’elle, ses douleurs, ses hésitations, ses doutes, elle les gardait bien précieusement enfouit en elle comme convaincue qu’elle seule pouvait parvenir à surmonter tous les obstacles. Elle passait ainsi dans la vie des gens sans jamais y demeurer trop longtemps. Elle offrait sa patience, son écoute et sa tranquillité sans pour autant permettre un attachement total et véritable. Par peur de la trahison, par peur de l’abandon, parce qu’elle avait toujours préféré quittée plutôt qu’être quittée sans jamais songer que son comportement pouvait engendrer un malaise chez ses fréquentations.

Mais aujourd’hui, la jeune femme avait bien du mal à chasser de son esprit le fantôme de sa mère et, songeant le temps d’une hésitation, que la parole pourrait peut-être allégée sa souffrance.
Elle ne sut néanmoins franchir le cap et masqua sa déroute en s’armant de son sourire et de sa nonchalance habituelle faisant fi des regards outrés glissant sur elle sans pour autant l’atteindre. Solal, amusé par son comportement ne lui fit néanmoins aucune remarque. Il la connaissait à présent suffisamment bien pour savoir que J adoptait toujours le même comportement. Sa nonchalance, cette manière de s’imposer partout comme étant chez elle était la marque de son caractère flamboyant, aussi mordant et assassin qu’il pouvait se révéler doux et affable. Paradoxe…
« Bravo jeune homme ! Vous m’impressionnez ! » Siffla-t-elle d’une voix gentiment moqueuse offrant à Solal un regard pétillant, retrouvant son innocence coutumière. « D’ailleurs, tu m’as manqué après le boulot, moi qui espérait pouvoir avoir ton avis sur mon nouveau show. » Nouveau sourire amusé. En vérité, son show ne sortait aucunement de l’ordinaire, cette réflexion était juste une manière de lui marquer son attachement sans trop en dire. Peu expansive, les marques d’amitié de Jénova demeurait toujours discrètes et subtiles, adorablement timides.

Solal reprit la parole et Jénova manqua de recracher son café tant elle fut surprise par son annonce. Reposant sa tasse, elle posa sur lui un regard emplit de surprise sans parvenir à camoufler une moue emplit d’un certain dégoût : « Astaria ? Enceinte ? Par qui ? Quand ? Comment ? » Il n’était pas dans son habitude de marquer une surprise réelle à l’entente des frasques de son amie néanmoins, elle avait véritablement du mal à imaginer son amie avec un ventre rond ou un gamin bavant dans ses bras. Notant l’amertume dans la voix de Solal elle se reprit bien vite sans pour autant effacer cette moue dubitative de son visage qui fut remplacé par un sourire complice à l’écoute des dires de son ami. « T’as cogité ? Rien que ça ? Et alors ? Non, laisse moi deviner… Je paris que tu envisages une petite excursion voir… Plus ? »
Nex-York… Partir… Tourner la page, recommencer autre chose, ailleurs, repartir de zéro et tenter de fuir les démons de son passé. J y avait longtemps songer sans pour autant franchir le pas. Par peur. De quitter son foyer, ses repères, les quelques marques auxquelles elle c’était, bien malgré elle, attachée. Néanmoins, maintenant que sa mère était morte plus rien ne la retenait véritablement ici.
« J’ai des fantômes à fuir moi aussi… »
Murmura-t-elle finalement dans un soupire contrit avant de commander un second café et deux nouveaux croissants.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Mar 17 Fév - 22:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Mar 17 Fév - 11:31

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Comme si le fait que Solal ne soit pas sorti la veille au soir était un véritable exploit, son interlocutrice le félicita chaleureusement. Bien sûr, son petit ton empreint de moquerie n'avait pas échappé au jeune homme, mais il lui offrit tout de même un clin d'œil entendu, feignant d'être lui aussi particulièrement impressionné d'avoir su se tenir, pour une fois. Mais lorsque Jénova lui assura qu'il lui avait manqué, Solal afficha soudain un sourire bien plus sincère. Alors comme ça il lui manquait ? Le jeune homme la connaissait depuis assez longtemps pour savoir comment elle fonctionnait, du moins en partie puisque la personnalité de J restait tout de même un sacré mystère pour lui. Néanmoins, pour cette fois, il s'autorisa à lire entre les lignes et prit ce compliment qu'elle venait de lui faire de manière détournée, cette marque d'amitié qu'il était si peu habitué à recevoir venant d'elle. Peut-être était-ce du au fait qu'elle ne soit pas encore totalement réveillée, mais qu'importe. Ce genre de réflexion était toujours agréable, quelles que soient les circonstances.

Fort de cette confiance mutuelle, Solal se lança donc dans le vif du sujet, manquant de voir J lui recracher son café à la figure en apprenant qu'Astaria était enceinte. « Astaria ? Enceinte ? Par qui ? Quand ? Comment ? » s'enquit la jeune femme, faisant sourire Solal tant il se reconnaissait dans cette réaction. « Ouais… Astaria, enceinte. Incroyable hein ? » reprit le jeune homme avec cette même amertume, qui dissuada visiblement Jénova d'enchainer les questions. A vrai dire, il ne connaissait pas tous les détails, ni même le pourquoi du comment de cette histoire et pour l'heure, cela lui suffisait amplement. Chaque chose en son temps. Peut-être qu'une fois remis de cette première annonce, il riait cueillir d'autres informations auprès de sa sœur mais pour l'instant, Solal voulait juste essayer de se remettre de ses émotions et d'y voir clair. De voir clair dans ses idées et tous ces projets qu'il avait bâti en une nuit. Et alors qu'il avouait avoir beaucoup réfléchi à tout cela, Jénova le démasqua avec une facilité déconcertante. Comme quoi, même s'il se prenait parfois à en douter, la jeune femme le connaissait presque par cœur. Si bien qu'elle venait de deviner que ses projets n'avaient qu'un seul et unique but : rejoindre Astaria à New-York. Mais ce fut finalement la toute dernière réflexion de J qui interpella le jeune français. « J’ai des fantômes à fuir moi aussi… » Elle l'avait lâchée comme ça, comme si cela n'avait aucune importance, juste avant de passer de nouveau commande auprès d'un serveur. Mais aussitôt, Solal avait relevé le nez vers elle, alors que son regard pétillant traduisait à merveille le chemin que cette idée faisait dans son esprit. Et plus il y pensait, plus cette idée s'imposait comme une évidence. « J… ? » souffla-t-il sans pouvoir empêcher un sourire d'étirer le coin de ses lèvres. « Pars avec moi. » Bien sûr, il avait ressenti une sorte de malaise lorsque Jénova avait affirmé avoir des fantômes à fuir. Bien sûr, il se doutait que quelque chose de sombre se cachait sous une telle réflexion. Mais dans l'immédiat, la seule chose qui comptait pour Solal était bien de s'assurer qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes. Alors, ignorant qu'il n'avait clairement pas toutes les informations en sa possession, le jeune homme reprit : « Je sais qu'il y a ta mère, et… moi j'ai mon père. Mais il faut absolument que j'aille rejoindre Astaria. Je crois qu'elle en a besoin, et moi aussi. On peut partir à deux J ! Si tu es sûre que c'est ce que tu veux vraiment… on peut le faire tous les deux. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Mar 17 Fév - 22:54

Back In Time.
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Il était toujours ardu pour la demoiselle de dévoiler ses sentiments. Par crainte, par timidité mais aussi par une absence manifeste de savoir faire. La danseuse n’avait su comment aimer adroitement une personne. Elle ne savait pas faire preuve de douceur et d’attention lorsque cela s’avérait nécessaire et se contentait d’être là, comme si sa présence était suffisante pour justifier l’amour qu’elle portait à ceux les entourant. Il en avait toujours été ainsi avec sa mère. Pauvre femme esseulée, attendant chaque jour que sa fille veuille bien lui offrir quelques heures de sa présence silencieuse pour soulager la peine de son cœur mourant. Il en était ainsi avec elle mais également avec Solal et, bien que son compliment soit subtile, cachée derrière un pseudo-humour charmant, elle vit à son regard chaleureux que le message fut passé. Elle lui offrit un sourire complice avant de laisser voler son esprit vers sa sœur. Astaria. Enceinte. Elle essayait d’imaginer les rondeurs de son ventre sans parvenir pour autant à accepter l’idée que son amie fusse mère. Elle qui était si indépendante, si sauvage, si volatile, comment pouvait-elle avoir accepté de s’être fait engrossé si précipitamment ? Était-ce un accident ? Qui était le père ? Serait-elle condamnée à être une mère seule ? La danseuse retint avec grand peine se flot de questions naissant à la surface de ses lèvres lorsqu’elle nota l’amertume assombrissant les pupilles de son ami. Se reprenant, elle se contenta de soupirer tout en secouant la tête de droite et de gauche dans une gestuelle contrite. « C’est insensé. Comme si je t’annonçais que j’étais mère, pas possible. » Ne peut-elle s’empêcher de répliquer avant de présenter une mine de dégoût à la simple vision d’elle et d’un bébé dans les bras. Mon dieu, à moins de faire un déni de grossesse, Jénova ne pouvait s’imaginer mère, elle n’en avait d’ailleurs jamais eu le désir désireuse d’être la dernière Arov brillant sur cette terre. Et puis… Qu’aurait-elle à offrir à un enfant ? Elle qui ne croyait ni en l’amour ni en l’humain, elle qui attendait simplement que le temps se déroule et, qu’un jour, la mort vienne à l’emporter. Difficile à la voir, de penser que ses humeurs puissent s’avérer aussi sombres.

Chassant ses souvenirs, J se concentra sur les dires de son ami et comprit bien vite où il voulait en venir. Une lueur d’excitation anima ses pupilles alors qu’elle-même suggérait l’idée de partir. Elle y pensait depuis des jours sans savoir si c’était là, la bonne décision à prendre. Que ferait-elle de sa maison ? Avait-elle le droit de se débarrasser ainsi de l’unique demeure familiale ? Si elle agissait ainsi, sa mère sombrerait à jamais dans l’oubli et, plus rien sur cette terre ne pourrait témoigner de la femme qu’elle fut et de tout ce qu’elle put offrir à Jénova. Enfin… Cela avait-il seulement une réelle importance ? Avalant un nouveau croissant, J écouta la proposition de son ami manquant à nouveau de s’étrangler lorsqu’elle l’entendit parler de sa mère. « Et ba… C’est-à-dire que… » Elle posa sur lui un regard hésitant, que faire ? Lui révéler ses inquiétudes ou garder cela pour soit et se contenter d’accepter la proposition ? En réalité, elle mourrait d’envie de partir et il serait bien plus évident et rassurant de partir ensemble mais… «  Je ne voulais pas te le dire mais… Ma mère est décédée. Il y a une semaine et… Je ne sais pas quoi faire de la maison et… » Elle lâcha ça d’une voix absente, son regard se perdant dans la contemplation de la robe de son café noir. «  Je veux partir avec toi. » Fini-t-elle par lâcher osant à nouveau rencontrer ses pupilles. «  Mais il me faut m’organiser pour la maison. J’ai des tonnes de paperasses à régler et… Puis toi ? Financièrement parlant, tu as de quoi t’en sortir ? » C’était bien la première fois qu’elle s’ouvrait autant à son ami cependant, elle détourna bien vite la conversation, s’intéressant à lui plutôt qu’à ses problèmes, jugeant qu’elle aurait le temps de les régler plus tard, lorsqu’elle aurait retrouvée le silence de sa demeure.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Lun 23 Fév - 22:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Lun 23 Fév - 18:09

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Tout se bousculait tout à coup dans l'esprit de Solal. L'optique de voir Jénova partir avec lui pour les Etats-Unis l'enchantait, et même s'il ne voulait absolument pas lui forcer la main, le jeune homme l'encourageait très sincèrement sur cette voie. Malgré tout ce qui pouvait la retenir à Paris, malgré sa mère, … Elle-même avait avoué avoir des fantômes à fuir et pour le coup, Solal était bien décidé à la prendre au mot. Seulement voilà, à aucun moment il ne tenta de savoir ce qu'étaient précisément ces fantômes qu'elle voulait quitter. Et lorsqu'elle lui annonça de but en blanc que sa mère était décédée une semaine plus tôt, le jeune homme manqua de lâcher sa tasse de café sur la table. Bouche bée, il observa son amie lui expliquer qu'elle ne savait pas quoi faire de sa maison, alors que son regard était plongé dans sa propre tasse de café. Pour une fois, Solal eut d'ailleurs l'impression étrange de faire partie de la vie de Jénova. D'être un garçon privilégié, celui à qui elle se confiait sur cet évènement qui devait en réalité la toucher bien plus que ce qu'elle voulait bien le montrer. Et la chose était assez rare et étonnante pour susciter l'émotion de Solal, ainsi qu'une profonde vague de gratitude. Mais avant même qu'il n'ait pu lui dire quoi que ce soit, la jeune femme renchérit à lui réitérant son vœu de partir avec lui. Un bref soupir s'échappa des lèvres du jeune français, qui ne voulait rien lui imposer ni même la pousser à prendre une décision précipitée dans ces conditions, sous peine de la regretter une fois arrivée à New-York. Mais une fois de plus, Jénova coupa court à toute forme de protestation en reprenant : « Mais il me faut m’organiser pour la maison. J’ai des tonnes de paperasses à régler et… Puis toi ? Financièrement parlant, tu as de quoi t’en sortir ? » Cette fois, elle le regardait dans les yeux. Et alors qu'il aurait voulu revenir sur son annonce précédente, Solal n'eut d'autre choix que de lui répondre en toute sincérité et donc en secouant la tête : « Non… c'est ça le hic pour le moment. J'ai pas un sou en poche, les billets pour New-York sont hors de prix… j'peux pas partir tant que j'aurai pas rassemblé un peu de thune. J'vais devoir me trouver un job, un truc qui me fasse gagner de l'argent rapidement…  » Et pour cela, Solal était prêt à tout, même au pire. Il était prêt à accepter n'importe quel boulot pourri, du moment que celui-ci lui offrirait la possibilité de retrouver sa sœur. Mais bien qu'il s'agisse là d'un problème de taille, l'esprit du jeune restait indéniablement tourné vers Jénova, et vers le drame qui la frappait sans qu'elle n'en montre rien. Fronçant légèrement les sourcils d'un air inquiet qu'il ne parvint pas à dissimuler, Solal accrocha ses yeux à ceux de Jénova pour murmurer : « J… ça va ? » Bien sûr, il savait qu'il avait toutes les chances de se heurter au mur qu'elle bâtissait en général entre les gens et elle, mais il n'avait pas pu s'empêcher de lui poser la question. Car quoi qu'il arrive, et quoi qu'elle puisse bien penser de lui, J restait son amie. Une amie pour laquelle il éprouvait autant de peine que d'inquiétude, et qu'il ne voulait en aucun cas laisser seule face à des évènements qui devaient probablement la dépasser tant ils s'avéraient douloureux.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Lun 23 Fév - 22:35

Back In Time.
Jénova&Solal
Elle refusa de s’arrêter sur le sujet de sa mère, annonça cette nouvelle comme l’on annonce une nouvelle récemment lu dans le journal, comme si cela n’avait pas réellement d’importance. Cependant, elle nota sans mal la surprise de Solal qui, sous le coup de son annonce, manqua de renverser sa tasse de café. Elle éluda cependant, se raccrochant à la proposition de son ami comme un naufrager à une planche de bois. Perdue dans les vagues écumeuses d’un décès ravageant sa vie entière, J tentait, tant bien que mal, de maintenir la tête hors de l’eau sans réellement savoir ce qu’elle ressentait réellement. Comme un automate, J avait accompagnée sa mère jusqu’à la fin, la couvrant d’une présence salvatrice sans pour autant s’engager sur la voie des confessions. De nombreuses choses auraient pourtant du être dites. Un je t’aime pour commencer suivit d’un remerciement sincère pour tout ce que cette vieille dame avait réalisé pour elle jusqu’à lui léguer la totalité de son héritage. Aujourd’hui, J se retrouvait avec une mère morte et une solitude morbide pour bagage, retrouvait chaque soir le vide obscur d’une demeure vieille de plusieurs siècles sans savoir comment fuir ce néant abyssale s’ouvrant en elle. Son seule échappatoire demeura son travail, la boxe et l’enterrement qu’elle tâcha de rendre somptueux, soucieuse d’offrir à sa mère, un dernier repos mérité. Pourtant, J n’était pas particulièrement spirituelle et pourtant, pour se rassurer, elle c’était persuadée que le lit mortuaire de sa mère devait demeurer le plus somptueux et confortable possible et qu’il était hors de question qu’elle soit enterrée ailleurs que sous un chêne centenaire afin que son corps puisse se nourrir du savoir du grand végétale. Mais, tout cela, elle était incapable de l’expliquer à Solal, incapable de se dévoiler, de montrer qu’elle pouvait être fragile préférant de loin demeurer cachée derrière sa façade. Aussi, poursuivit-elle leur conversation initiale comme si de rien n’était, lui demandant des informations sur ses possibilités financières. Sans surprise, son ami lui annonça qu’il manquait d’argent et J songea aussitôt à la fortune qui l’attendait, bien sagement, sur son compte bancaire. Elle avait suffisamment pour couvrir les frais de leur voyage, suffisamment pour leur permettre de vivre, tout deux, en attendant qu’il trouve un travail. Elle aurait même pu arrêter de travailler tout de suite et satisfaire aisément ses besoins et ceux de son ami. A vrai dire, elle pouvait tout se permettre cependant, il était hors de question de trop en dévoiler, désireuse de se protéger quand bien même, Solal fut-il son plus proche ami. Après tout, il ne connaissait pas l’histoire de Jénova, ni le statut de noblesse de sa défunte mère, par conséquent le sien et elle ne souhaitait pas que cela change.

Tout à ses réflexions, J leva un regard surpris lorsqu’il lui posa cette question. Elle demeura songeuse, surprise de ne pas elle-même savoir. «  Je ne sais pas. » Elle repensa à l’enterrement et son silence. Personne ne vint à ce dernier signe de l’incroyable solitude dont souffrait sa mère. Elle n’avait eut aucun amis, aucune famille pas même un oncle éloigné pour venir se recueillir sur sa tombe. Qui était sa mère adoptive ? Pourquoi tant de silence ? Pourquoi J n’avait jamais osé en savoir plus sur elle se bornant à accepter son mystère ? «  Ecoute… Je ne voulais pas t’en parler. Je ne veux pas que tu t’inquiètes ou que tu penses que cet évènement puisse altérer ma décision. Cela fait longtemps que je souhaite quitter Paris, je n’en ai jamais eu la force mais… C’est le moment, je ne peux pas simplement rester là et sombrer, il faut que j’avance. » Elle s’exprime enfin, voix ferme et regard droit, elle accroche sa pupille et lui offre son habituel sourire réconfortant, emprunt de douceur et de tendresse. « Puis… Je n’aie que toi Solal, toi et ta sœur alors… Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi aisément. » Elle prend une gorgée de son café, se racle la gorge, cherchant ses mots avant d’opter pour la franchise. «  Quand au financement du voyage, je m’en occupe. Je peux trouver un hôtel ou une auberge de jeunesse voir louer un petit appartement à notre arrivée pour le reste… Penses-tu que ta sœur pourrait nous aider à trouver un logement ? Elle sait pour ton projet ? »

Penser avenir, penser projet, Jénova avait besoin de cela pour avancer.
crackle bones


Dernière édition par Jénova Arov le Mer 4 Mar - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Jeu 26 Fév - 22:44

Back in time
Jénova & Solal

Subitement, Solal avait l'impression bizarre de redécouvrir Jénova. Certes, il n'avait pas la prétention de dire qu'il la connaissait par cœur, et pour cause. Il savait qu'elle se cachait constamment derrière une sorte d'armure et que, même avec lui, la jeune femme était incapable de se livrer sincèrement. Il avait plusieurs fois cru que cela allait arriver mais à chaque fois, J lui avait échappé. Cette fois en revanche, quelque chose dans son regard lui disait qu'elle ne partirait pas. Qu'elle se confiait à lui pour de bon, et comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. Alors, au beau milieu de cette vague d'inquiétude qui envahit Solal, il ne put s'empêcher de ressentir un petite pointe de fierté. Pour cette fois, il avait réussi la prouesse de la découvrir sous son vrai jour et cette constatation le rassurait un peu sur cette relation d'amitié qu'il entretenaient, et qui lui tiraient parfois quelques doutes bien légitimes.

Lorsqu'il lui demanda finalement si elle tenait le coup, un sorte de trouble traversa le regard de Jénova qui avoua presque aussitôt : « Je ne sais pas. » Esquissant une petite grimace, Solal hésita à tendre une main vers elle pour la réconforter, mais en fut rapidement dissuadé par la jeune femme qui reprenait : «  Ecoute… Je ne voulais pas t’en parler. Je ne veux pas que tu t’inquiètes ou que tu penses que cet évènement puisse altérer ma décision. Cela fait longtemps que je souhaite quitter Paris, je n’en ai jamais eu la force mais… C’est le moment, je ne peux pas simplement rester là et sombrer, il faut que j’avance. » En un clin d'œil, J était redevenue celle qu'il connaissait. Celle qui cachait ses émotions derrière un sourire désarmant, et qui s'appliquait à changer de sujet à chaque fois que l'on s'approchait un peu trop de la vérité qui faisait mal. Sans vouloir la forcer à aller plus loin dans ses révélations, Solal se contenta de hocher la tête en murmurant : « Je comprends… Ne me demande pas de ne pas m'inquiéter ! D'ailleurs, je suis vraiment flatté que tu me fasses assez confiance pour me confier tout ça. Mais je comprends.  » lui assura-t-il, alors que J spécifiait qu'elle n'avait plus que lui. Lui et Astaria. Un sourire plein de tendresse traversa alors le visage du jeune homme… mais laissa vite place à une paire de sourcils froncés lorsque Jénova en revint au sujet du financement de leur voyage. Selon elle, elle pouvait s'occuper de tout, de A à Z et Solal resta bouche bée devant cet aveu. Il avait déjà un peu de mal à savoir comment il pourrait se payer un billet aller pour New-York, et Jénova en était déjà à vouloir trouver un appartement ?! Interdit pendant quelques instants, Solal finit par secouer la tête et en éludant toutes les questions de sa voisine, questionna : « Attends, attends… J, de quoi tu me parles ? Comment tu peux… enfin, j'veux dire, comment tu peux payer tout ça ? Tu sais, quand je dis que les billets pour New-York sont chers, c'est que j'ai vérifié ! Ils sont vraiment TRES TRES chers ! Genre pas dans nos moyens quoi, du tout ! » En réfléchissant, le jeune homme afficha finalement un petit sourire ironique avant d'ajouter : « Et puis… franchement, même si t'avais cet argent, tu crois que je te laisserai tout payer ? C'est moi qui ai voulu partir, c'est mon idée, c'est à moi de payer mon billet ! Et je ferai tous les petits boulots possible pour ça, crois-moi. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Mer 4 Mar - 17:59

Back In Time.
Jénova&Solal
Elle aurait pu ne rien lui dire. Se borner à le laisser en périphérie de sa vie, à ne jamais se dévoiler, à n’être qu’une présence douce, réconfortante et, suffisamment distrayante pour qu’il l’accepte à ses cotés cependant, elle en avait assez de cela. Car, de toutes les relations qu’elle ai pu construire à Paris, Solal et Astaria demeuraient les seuls êtres ayant été capables d’implanter en son cœur les graines du sentiment. Quand bien même cela ne lui plaisait guère, J ne pouvait que faire le constat de ce qu’elle ressentait pour le jeune homme : un plaisir incommensurable à l’idée de le voir et un soulagement véritable lorsque, pour la première fois, elle s’ouvrit à lui telle une fleur explose sous les caresses du l’astre du jour. N’était-ce pas là les signes incontestables de l’attachement ? D’autant plus qu’elle ne pouvait ignorer les palpitations d’un myocarde battant lorsqu’il lui annonça qu’il souhaitait partir. Naissance d’une crainte jusqu’à alors inconnue au bataillon : celle de perdre son unique repère et la perspective de ne plus voir son sourire moqueur, de l’entendre lui raconter ses couardises et ses aventures d’un soir lui fit si peur que sa proposition vint réchauffer son palpitant et éloigner son trouble. Elle se révéla à lui comme une monnaie d’échange, lui faisant comprendre, à demi-mot, qu’il n’était pas qu’un simple vase venant décorer l’étagère vide et morne de son existence. Il était bien plus, il était un ami et elle voulait poursuivre cette aventure avec lui.

Malgré tout, fidèle à elle-même. Elle coupa court à ses dévoilements, s’attachant à la construction de leur voyage commun, prenant le pas de l’organisation désireuse de porter sa pierre à l’édifice et de leur permettre de quitter au plus vite leur France.
« Je n’ai plus peur de te faire confiance. » Souffla-t-elle à Solal, regard timide, sourire enclosant sur ses lèvres. Elle fuit son regard, mordille sa lèvre inférieur dans un espoir vain de retenir les mots déjà partie, dévoilant -une fois encore- ses sentiments et sa fragilité, sa vulnérabilité. Elle fuit -encore-, échappe à ses révélations en proposant son soutien financier à Solal. Ce dernier n’accueille pas ses propos d’un bon œil (elle s’en saurait doutée) et se cache derrière une fierté toute masculine, arguant qu’il souhaitait travailler pour payer les billets. Elle soupire, il souligne l’extrême importance de la somme demandée. Bien sûr, elle sait tout ça et c’est en connaissance de cause qu’elle lui propose son aide. Mais Solal ne connait rien de sa vie, de sa fortune colossale sur laquelle elle repose. Fortune désapprouvée et qu’elle garde pourtant par crainte d’une avenir incertain quand bien même songe-t-elle n’être qu’une fausse noble, une héritière désavouée, recevant la richesse d’un amour maternel avorté, refusé et bafoué. « Si je te dis que j’ai les moyens c’est que je les ai. Je ne suis pas née de la dernière pluie, je protège mes arrières. » Elle déguise la vérité, lui fait comprendre que l’argent qu’elle s’argue de posséder ne sont rien d’autres que les vertus de modestes économies. Elle ne ment pas tout à fait, elle continue d’épargner chaque moi, désireuse de se servir le moins possible de l’argent de sa mère qu’elle garde pour des agissements plus important : don pour des associations, pour des sdfs ou, comme ici, pour aider un ami à réaliser son rêve.
« Si tu veux payer ton billet soit, mais laisse moi les réserver à l’avance. Tu me rembourseras après, je ne veux pas partir dans un an. » Elle insiste, croise les bras sur son buste, forte tête, capricieuse féroce bien décidée à obtenir ce qu’elle souhaitait.
« Mais. Avant de nous engueuler sur l’organisation du voyage, mettons-nous déjà d’accord sur une date. » Elle calme le jeu, sourit tendrement à son ami avant de commander un énième café.
crackle bones
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal Sam 7 Mar - 23:19

Back in time
Jénova & Solal

« Je n’ai plus peur de te faire confiance. » Les mots restèrent en suspend quelques instants dans l'esprit de Solal, occupé à observer le sourire timide que lui adressait son amie J, qui n'avait clairement jamais été aussi sincère avec lui avant aujourd'hui. Et soudain, elle semblait lui apporter tout ce qui avait toujours manqué au jeune homme dans l'amitié qu'ils entretenaient. En quelques mots, quelques regards, Jénova avait su le rassurer et lui prouver que leur relation était bel et bien réciproque. Mais Solal savait aussi que la jeune femme n'était pas des plus à l'aise avec ce genre de révélations, et qu'elle souhaitait certainement ne pas s'étaler davantage sur le sujet. Alors, il lui adressa un nouveau sourire entendu, attendri, et plein de sincérité qui, il le savait, valait bien mieux que tous les mots qu'il aurait pu trouver dans une telle situation.

Et comme si de rien n'était, comme si leur conversation avait été des plus banales depuis le début, les deux amis reprirent de plus belle sur leur potentiel futur voyage vers New-York. Comment pouvait-elle avoir assez d'argent pour vouloir prendre l'intégralité des dépenses à sa charge ? Solal l'ignorait, et il la soupçonna dans un premier temps de ne pas se rendre compte de la somme que tout cela représentait. Mais Jénova lui affirma bien vite qu'elle savait ce qu'elle faisait, et qu'elle avait simplement su économiser… Bizarrement, le jeune homme ne crut qu'à moitié à cette histoire mais peu désireux de froisser son amie, il n'ajouta rien, se contentant de masquer son scepticisme du mieux qu'il pouvait. « Si tu veux payer ton billet soit, mais laisse moi les réserver à l’avance. Tu me rembourseras après, je ne veux pas partir dans un an. » reprit sans attendre Jénova en croisant les bras sur sa poitrine, telle une gamine têtue qui annonçait haut et fort qu'elle ne démordrait pas. Et paradoxalement, comme elle en avait l'habitude, la jeune femme désamorça immédiatement la discussion en arborant son plus beau sourire, abordant du même coup la question de la date de ce voyage improvisé. Surpris et amusé à la fois, Solal laissa échapper un bref soupir avant de répondre : « Attends, attends… tu veux déjà bloquer une date ?! » répéta-t-il en retenant un petit éclat de rire, ravi de voir avec quel empressement et quel enthousiasme elle se lançait dans l'aventure. « Bien sûr que je ne veux pas partir dans un an moi non plus mais… J… laisse-moi le temps de trouver un boulot, pour payer le billet, j'y tiens. » expliqua-t-il, se surprenant lui-même d'être tout à coup plus raisonnable que quelqu'un d'autre. « Et puis franchement, tu sais que je peux être aussi têtu que toi, hm ? » ajouta Solal, un peu comme une mise en garde et l'assurance qu'il aurait ce qu'il voulait, quoi qu'il arrive. Et alors qu'elle engloutissait un énième café, le jeune homme reprit : « Ecoute, on peut se donner une semaine par exemple… on en reparlera à tête reposée. C'est déjà énorme que tu partes avec moi, tu peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir… » avoua-t-il en affichant un nouveau sourire. « On va y aller, on va rejoindre Asta. Mais on peut se donner le temps de la réflexion…  » Après un temps de silence, Solal laissa son sourire s'élargir et conclut : « Oh, et bien sûr… on ne lui dit rien ! »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Back in time ~ Jénova & Solal

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Back in time ~ Jénova & Solal

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