It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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L&R Hey bro' what's up !

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MessageSujet: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 15:28


Lenzo & Renji
La journée commençait à peine pour moi. Dans le sens ou en fait, pour le commun des mortels, la soirée débutait en somme. Si la journée je restais le plus clair de mon temps à l’appart, ou à flâner par ci par là, parce que je ne pouvais pas non plus bosser matin et soir. Je ne tiendrais pas, et puis aussi, je ne voulais pas crouler sous le boulot. On ne dirait pas, mais j’assumais le fait d’être un fainéant qui faisait tout au dernier moment. Surtout pour ce qui était des factures et j’en passe. Si ça pouvait se faire seul, même ça me ferait le plus grand des plaisirs, mais malheureusement, nous n’étions pas dans le monde d’Harry Potter. Ça serait bien trop mignon sinon. Enfin, mignon, peut-être pas. Imaginant ma vie si j’étais dans le monde imaginaire d’Harry Potter, je fronçais les sourcils en me demandant si je serais du clan des gentils ou du clan des méchants. Avec mon jumeau aux pieds, je présume que je serais dans le clan des gentils, mouais. Haussant les épaules en me demandant si je n’avais que ça à foutre de penser à cela, je me levais du canapé avant de me motiver à m’habiller. Ce n’est pas que, mais il fallait vraiment que je parte… Enfilant un simple jean slim, et un pull à col V, j’enfilais une veste et une écharpe, avant de prendre mes affaires et quitter mon fabuleux appartement pour aller à Brooklyn, lieu où se trouvait mon club. Pas encore ouvert, j’entrais alors que celui-ci était déjà ouvert par les soins de Jack, mon second. Faisant un tour en bas, puis en haut dans le club du strip-tease, je pris soin de vérifier que toutes les filles soient là, à s’entrainer et surtout prête à débuter la soirée. Pas de soucis majeur, rien, une soirée normale, donc à venir et tant mieux. Je n’aimais pas les imprévus. Montant à mon bureau, je posais mes affaires sur le bureau avant de me laisser tomber dans le siège. Fermant les yeux, je soupirais tout en cherchant une motivation quelconque. Fin de mois, je me devais de faire les comptes, voir ce qu’il y avait à commander ou pas. Bref. Le train-train habituel. Attrapant les papiers et allumant l’ordinateur, je me mis au boulot, ne me préoccupant pas de l’ouverture, puisque c’est Jack qui s’occupait de tout. C’était mon second, et je pouvais lui faire confiance les yeux fermés. Entendant plus ou moins la musique en fond sonore, je me levais pour voir part la vitre teinté, si tout se déroulait bien en bas, regardant mes filles danser un moment avant de retourner bosser. Clope entre les lèvres, je m’arrachais les cheveux à remplir la tonne de paperasse avant de tout ranger. J’en avais juste trop marre. Au diable les papiers ! Me levant, je quittais le bureau, descendant les escaliers deux à deux avant de me glisser dans le club pour aller derrière le bar aider un peu. Me servant à boire préalablement, je m’enfilais cul sec un shoot de jet 27 et de Bailey, avant de servir les clients tout en discutant avec Jack. La soirée était plutôt calme ce soir, mais il était encore tôt. Les plus gros des clients venaient surtout vers minuit, ou alors après avoir été dans un bar, vers les une à deux heures du mat. La musique s’intensifiant dans le club, je regardais les filles se mouvaient à la perfection sur une musique assez électronique avant de dire à Jack que j’allais voir mon frère, donc interdiction à qui que ce soit de monter dans le bureau. Je pris même le soin de fermer à clé derrière moi, histoire que personne ne vienne dans mon bureau avant de passer par le passage secret. Sourire aux lèvres, je déboulais dans le bureau de mon frangin avant de lui sauter dans les bras. « Lenzooooooooooooooo. » Dis-je en lui tapant même un bisou sur la joue avant de le lâcher et me laisser tomber dans le canapé de son bureau. « Je m’ennuie, genre, mortellement. » Sous-entendu, je suis venu donc te faire chier, avec tout mon amour que je porte pour toi. Soupirant, je fermais les yeux quelques secondes avant de bailler. « Et toi ? Y’a du monde ce soir chez toi ? » Demandai-je tout de même inquiet, de savoir si lui croulait sous le boulot ou pas du tout. M’enfin, dans tous les cas, ça n’allait pas me faire partir pour autant. Bien au contraire, et il le savait. Quand j’avais une idée en tête, je ne l’avais pas ailleurs. C’était pas nouveau tout ça.  

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 18:14



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
J’étais à fond dans le boulot aujourd’hui. Contrairement à hier où je m’étais arraché les cheveux et fais les cents pas parce que je ne trouvais pas la concentration requise et que je n’arrivais à rien. C’était vraiment tout moi ça, à m’énerver pour tout et rien à la fois — quitte à me plomber toute ma journée — et puis aller me coucher et que le lendemain matin, tout aille mieux.

J’étais arrivé au restaurant vers onze heures du matin, pour le premier service à midi. Au contraire de mon frangin, je passais bien plus de temps au boulot que lui : service à midi, service à quatorze heures, service à dix-neuf heures, service à vingt-et-une heures, puis le nightclub jusque cinq heures du mat. Et rebelote le lendemain. Et faire la sieste entre les services du déjeuner et du diner? Très peu pour moi, ça m’est impossible de dormir comme ça, en plein milieu de la journée. Il y a des fois où je l’envie quand même. C’est un petit veinard. Il bosse quasiment jamais et a un business de fou, qui marche super bien. Pas que le mien ne marche pas, mais pas autant. Bah ouais, faut dire que quand t’as pas des pimbêches qui se déhanchent autour d’une barre en métal, les affaires sont plus dures. Tout ça à cause de papa, qui lui avait offert un club après avoir obtenu son diplôme. C’était évident qu’il offre ça à Renji et pas à moi, il me connaissait bien après tout et il savait que j’aurais refusé en pétant un câble. Renji, lui, c’était réjoui de reprendre le flambeau. Quel con quand j’y pense. Il faut toujours qu’il se foute dans la merde, dans des histoires pas nettes.

Assis à mon bureau, je remplissais les papiers. C’était fin de mois — super fin de mois, vu qu’on était le 31 — et j’avais du boulot, étant donné que j’avais pris pas mal de retard hier. Les fournisseurs, les commandes, les factures, les changements… Il fallait tout faire aujourd’hui sinon on allait être sur-taxé pour le délai. Et je n’avais vraiment pas besoin de balancer l’argent par les fenêtres, pas en ce moment, juste parce que je n’ai pas été assez efficace. Au boulot. J’alternais entre paperasse et coups de téléphone, et là j’étais en ligne avec le fournisseur du resto. C’était toujours l’appel le plus important : bah oui, comment vous voulez faire tourner un resto si vous n’avez pas de bouffe? Et à chaque fois, c’était une vraie prise de tête. Qu’il était con ce mec, il me tapait sur le système à essayer de m’embrouiller à chaque fois pour que je paye plus. C’était écrit idiot sur mon front ou quoi? Non mais je rêve. J’ai fait Harvard, espèce d’arnaqueur de mes deux. Le ton montait rapidement dans notre conversation, je bataillais pour me faire entendre, et c’est là que la voix de mon frangin s’élevait dans mon bureau, jaillissant mon prénom en me sautant dans les bras. Bah merde, je ne l’avais même pas entendu emprunter notre passage secret. J’essayais de me défaire de son emprise, avant qu’il ne me colle un bisou sur la joue et s’affale dans le fauteuil. « Je m’ennuie, genre, mortellement. » Je lui lançais un regard noir. Recouvrant le micro du téléphone de ma paume de main pour que l’autre évite de m’entendre, je lui lançais : « Putain Renji, je bosse là! T’as rien d’autre à foutre que de me faire chier? » Le fournisseur m’avait foutu en rogne, et Renji pouvait le comprendre direct à ma façon de lui parler et vu comment j’étais tendu. Pour simple réponse, il soupirait et baillait, avant de visiblement ignorer mes propos puisqu’il continuait de me taper la discute. Sérieusement là? « J’en sais rien si y’a du monde, tu vois pas que je suis pas dans la salle? » J’crois qu’il était bien décidé à rester, et ça me désespérait. « T’as pas une meuf à aller enfiler, tes gonzesses à mater, le bar à surveiller, ou n’importe quoi d’autre par hasard? » Il était grave et il n’avait aucune gêne. Tout le monde ne pouvait pas se détendre et se prendre un petit congé comme lui le faisait, fallait qu’il comprenne ça merde. « J’vous rappelle. » lâchais-je à mon interlocuteur avant de raccrocher et de poser mon téléphone un peu trop violemment sur mon bureau. Je levais les yeux vers mon jumeau, le regard noir assez évocateur.

© Pando


Dernière édition par Lenzo J. Wellington le Sam 31 Jan - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 19:11


Lenzo & Renji
Rien de tel, lorsqu’on s’ennuie, que d’aller embêter son frère. C’était naturel, c’était quelque chose d’humain, quand on avait un frère ou une sœur, et qu’on s’ennuyait, on allait forcément vers l’autre pour l’ennuyer aussi. C’était la base de la relation fraternelle. Point barre, je l’avais décidé. Et pour le coup, c’était encore tôt, mais voilà, moi les papiers, ça me gonflait. Surtout lorsqu’il s’agissait de facture et tout ça. C’était le pire. Parce que je détestais les maths. Ouais… C’est con. Et je me devais de ne pas rester la soirée à glander et à voir le temps passer, comme s’il s’agissait d’années et non d’heures. Non vraiment, autant lutter contre l’ennuie pour le coup. Passant par le passage secret, ni une ni deux, je me retrouvais contre lui, pour un accueil chaleureux alors que je bisouillais sa joue l’air de rien. « Putain Renji, je bosse là ! T’as rien d’autre à foutre que de me faire chier ? » Roh, pourquoi il s’énervait si vite ? Il n’y avait pas le feu, ce n’était pas la fin du monde, deux mille douze étant passé, il fallait qu’il pète un coup et se détente là. Cool man. C’est pas parce que monsieur bossait, que je ne pouvais pas le voir non ? « J’en sais rien si y’a du monde, tu vois pas que je suis pas dans la salle ? » « Non, sans blague. Je croyais que c’était un triplé caché, qui venait d’apparaitre sous mes yeux… » Dis-je en riant faiblement. Oui faiblement, sinon il allait me tuer. Et puis ce qu’il pouvait être rabat joie sérieux. Il venait de ruiner mon petit moral. Moi qui venais passer du bon temps ici. « T’as pas une meuf à aller enfiler, tes gonzesses à mater, le bar à surveiller, ou n’importe quoi d’autre par hasard ? » Clignant des yeux, je fis ressortir ma lèvre inférieure avant de réfléchir. « Hum… Non, non, non, et non. » Dis-je en haussant les épaules sans le quitter du regard, comme pour me foutre un peu de lui, juste un peu hein. Je n’avais pas envie de baiser, donc, je n’allais pas non plus me forcer… J’avais déjà surveillé un peu les filles. Le bar aussi, puis Jack était là, alors je savais que c’était entre de très bonnes mains. Et n’importe quoi d’autres, ben en fait… Lenzo était ce n’importe quoi d’autre. J’étais venu ici, pour lui, oui, pour passer du temps avec mon twin quoi. « J’vous rappelle. » Oh ? Il était au téléphone ? Me redressant, je le vis en effet claquer le téléphone, surement un peu trop fort, sur le combiné. Secouant la tête, je lui fis, à défaut de son regard noir, un regard de chat potté, tout en gardant ma lèvre inférieure bien ressortie. Histoire de me rendre encore plus crédible. « Sorry, je n’avais pas vu que tu étais au téléphone, je pensais que tu glandais, comme d’hab. Déstresse un peu. Franchement, ce n’est pas bon pour la pression sanguine de s’énerver pour rien. » J’étais tellement content de voir mon frère, pourquoi, il s’énervait de la sorte ? Je n’avais juste pas fait attention au fait qu’il était au téléphone, trop enthousiaste de pouvoir le voir et passer du temps avec lui. Ni plus ni moins. Me relevant, quittant alors ce magnifique canapé, qui me manquait déjà, je me penchais sur son bureau avant de lui prendre ses joues dans mes mains pour les lui tirer et le faire sourire un peu. « Allez, souris un peu, je suis venu passer du temps avec toi frangin. Et tu passes avant le sexe et mon club. Tu devrais plutôt être reconnaissant non ? Moi à ta place je le serais. » Dis-je en clignant des yeux comme pour le faire craquer plus vite. M’enfin, pendant tout ça, moi, l’envie de rire, était présente, et je me retenais. Ouais, non, parce que si je me mettais à rire, il n’allait jamais se calmer. Alors autant continuer mes yeux de chat potté. Parce que j’avais à faire à plus têtu que moi malheureusement. Quelle idée de pondre des jumeaux aussi ! Bravo maman !  

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 19:52



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Ah la fraternité. Pourquoi il a fallut que papa et maman conçoivent des jumeaux, sérieux? C’était pire qu’un simple frère ou une soeur. Et pourquoi il a fallut qu’on soit si différents? « Non, sans blague. Je croyais que c’était un triplé caché, qui venait d’apparaitre sous mes yeux… » Non mais ça va pas la tête. Manquerait plus que ça. Qu’on soit trois. Je crois que je repartirais direct en Australie si ça devait arrivé. L’horreur. Pire si le troisième est comme Renji. Deux comme lui, non merci. Son petit rire ne fit que m’énerver encore plus. Fallait s’en douter, à chaque fois que j’étais sur les nerfs il ne faisait que se foutre de ma gueule. Ça le faisait rire apparement de me voir perdre le contrôle, chose que je m’efforçais d’éviter. Du coup, je lui demandais s’il n’avait pas quelque chose de mieux à faire que de me foutre encore plus en rogne. Mais bien sûr que non. Il était décidé à m’emmerder, et je savais bien qu’il n’allait pas me lâcher. Son « non » répété quatre fois était bien inutile, à vrai dire. Il avait son regard planté dans le mien. Sa mine de chien battu, les yeux ronds comme des billes et la lèvre inférieure ressortie. Je pourrais lui tordre le cou sur le champ. Il m’exaspérait, et il jouait avec ma contenance. Je décidais donc de raccrocher le combiné, reportant mon appel à plus tard. Je le vis se redresser pour voir ce qu’il se passait quand je balançais mon téléphone sur la table. Bah oui, forcément, il avait été trop préoccupé par lui-même pour voir que y’en avait qui bossaient. Il secouait la tête suite à mon geste, me sortant le coup des yeux du chat potté. « Sorry, je n’avais pas vu que tu étais au téléphone, je pensais que tu glandais, comme d’hab. Déstresse un peu. Franchement, ce n’est pas bon pour la pression sanguine de s’énerver pour rien. » Que je glandais? Comme d’hab? Il se fout de ma gueule? « On n’a pas tous papa pour superviser et faire tourner la boite. » lui balançais-je. Oui, les affaires devenaient dures ici, contrairement à son business. Et ça me stressait. J’avais l’impression de ne rien réussir, contrairement à mon frangin pour qui tout roulait à merveille, et ça me saoulait.

Il bougeait son petit cul du canapé sur lequel il s’était empressé de s’affaler pour venir jusque devant mon bureau. S’il s’approche trop près, il risque de s’en prendre une. Fais gaffe Renji, tu me connais quand je suis énervé… Il s’approchait de plus en plus. Fais gaffe… Et une fois la distance réduite, il se penchait par dessus le meuble et me captura la peau des joues entre ses doigts, la tirant pour me faire feindre un sourire, malgré mon air assassin. « Allez, souris un peu, je suis venu passer du temps avec toi frangin. Et tu passes avant le sexe et mon club. Tu devrais plutôt être reconnaissant non ? Moi à ta place je le serais. » Les yeux levés vers lui, je gardais le silence quelques instants. Puis, ma main venait claquer sa joue. Ce n’était pas méchant, le coup n’était pas fort, disons que c’était plutôt joueur, de la bagarre de frérots. « Lâche-moi ou je te tue. » Je le fis lâcher mes joues, et me levais de mon siège. Je le regardais arborer son air de chat potté sans faillir une seule seconde, puis finis par secouer la tête. « T’es qu’un putain de gamin. Et tu me le paieras. » Je contournais mon bureau pour le rejoindre de l’autre côté et le tira jusque dans mes bras, lui offrant une étreinte bien forte. Puis le rire me gagnait, passant mes bras autour de lui. Jamais je pourrais lui faire la gueule plus de cinq minutes, c’est dingue ça. Quel con. « Et j’espère bien que je passe avant ton club et les gonzesses. Sinon je te renie. » Je me reculais pour lui faire face, l’air tout à fait sérieux, avant qu’un nouvel éclat de rire s’échappa de mes lèvres.


© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 21:27


Lenzo & Renji
Les disputes avec mon jumeau ? C’était quasi courant, mais ça ne durait jamais. Pourquoi ? Car on ne pouvait pas se faire la gueule plus d’une journée. Que dis-je, plus d’une heure même. Impossible, vraiment… C’était… Comme si quelque chose nous en empêchait. On était lié, c’était comme ça. « On n’a pas tous papa pour superviser et faire tourner la boite. » Levant les yeux au ciel, je soupirais en lui lançant un regard totalement désespéré. Même si papa était là pour moi, il savait parfaitement, qu’il était là pour lui aussi si le besoin se faisait ressentir. Ce n’était pas le même domaine, tout simplement. Et puis, il fallait avouer, que si Lenzo avait eu un club de strip-tease, on n’aurait pas été à côté comme là, alors ça aurait été triste aussi. Non finalement c’est parfait comme c’était. « Arrête de te plaindre et de faire ton jaloux. Papa est là si t’as besoin d’aide tu le sais. Et puis, vois le bon côté de la chose. Si t’avais eu toi aussi un club de strip-tease, on n’aurait pas eu notre passage secret à la Tomb Raider ! On se verrait même quasiment plus ! » Dis-je d’un ton faiblement boudeur et triste pour accentuer mes paroles. Parce que ce n’était que la stricte vérité. Et que ça aurait été triste, une vie sans lui à mes côtés. M’approchant de lui, d’un air machiavélique, ou pas, je lui pris les deux joues dans mes mains, pour le faire sourire, avant qu’il ne réagisse au quart de tour. Je le savais qu’il ferait un truc de ce genre de toute façon. C’est comme si Lenzo était mon gosse. Par cœur je le connaissais. La claque, minime, et sans douleur, retentit sur ma joue. Heureusement qu’il ne me tapait pas plus fort, c’est qu’il pourrait presque abimer mon beau visage.  « Lâche-moi ou je te tue. » Au moins. La mort était la seule facilité, qu’il avait pour se débarrasser de moi. Sinon, il n’allait jamais s’en sortir, et lui comme moi le savions pertinemment. Poussant mes mains, il se leva, pour venir vers moi. J’avais gagné ! « T’es qu’un putain de gamin. Et tu me le paieras. » Lui lançant un regard innocent, je papillonnais du regard l’air de rien, comme pour lui montrer, que je ne savais pas du tout de quoi il parlait. Trois, deux, un, zéro, il me tirait dans ses bras, m’étouffant alors dans ses deux gros bras musclé. Le prenant à mon tour dans mes bras, je souris en le serrant fortement, lui montrant alors tout simplement tout l’amour que je portais pour lui. Je ne voulais plus le lâcher maintenant que je l’avais dans mes bras, enfin, presque, je n’allais pas non plus abuser. Son rire me faisant sourire, je me sentais enfin, à la « maison » parce qu’il ne faisait plus du tout la tête. « Et j’espère bien que je passe avant ton club et les gonzesses. Sinon je te renie. » Riant à mon tour, je lui lançais alors un regard complice, tout en m’éloignant de lui, rompant tous les deux en même temps, l’étreinte que l’on venait d’avoir tous les deux. « Comment un club et des nanas pourraient passer avant toi sérieux ? Impossible. Genre vraiment impossible. » Ce jour n’était pas prêt d’arriver, et je pouvais bien le clamer haut et fort. Tapotant son épaule, je souris en le regardant avant de poser mes fesses sur le bord de son bureau. « Alors ? Quoi de neuf ? T’avais l’air bien énervé avant que je n’arrive, toi aussi tu fais les papiers à la dernière minute ? » Oui, parce que sinon, ce n’était pas drôle de les faire en avance, c’était bien connu ça. Le regardant longuement, je posais mon index sur ma joue, celle qui avait reçu sa fameuse gifle, la tendant alors vers lui. « Bisou. Ma joue se sent triste que tu l’ais maltraité. » Ajoutai-je alors l’air de rien pour le taquiner plus qu’autre chose. Mais la taquinerie entre nous deux, c’était tout un art de vivre. Tendant un peu plus la joue, je ne le quittais pas du yeux, alors que j’attendais, simplement qu’il embrasse ma joue.  

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 31 Jan - 23:20



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Il levait les yeux au ciel à ma remarque concernant papa et soupirait, et ça m’agaçait encore plus. Bah quoi? Il le savait très bien en plus qu’il était le petit favori parce qu’il suivait ses pas. « Arrête de te plaindre et de faire ton jaloux. Papa est là si t’as besoin d’aide tu le sais. Et puis, vois le bon côté de la chose. Si t’avais eu toi aussi un club de strip-tease, on n’aurait pas eu notre passage secret à la Tomb Raider ! On se verrait même quasiment plus ! » Tu parles. « Je suis pas jaloux. Tu sais très bien ce que je pense de ta vie. Tu vaux mieux que ça à mes yeux, c’est tout. Tu vaux bien mieux que lui. » Je serrais les dents, ma mâchoire craquant sur le coup. Impossible de cacher que ça, c’était un sujet sensible entre nous. « Et puis, j’ai pas besoin d’aide. Et encore moins de la sienne. » Oui, bon, j’avais effectivement peut-être bien besoin d’aide. Mais jamais ne n’irait réclamer et quémander des services. Ce n’était pas mon genre, et je voulais me démerder tout seul, comme un grand. Je n’avais besoin de personne dans les affaires. Je pouvais me débrouiller tout seul. Du moins je l’espérais. « Si j’avais eu un club de strip-tease, crois-moi que j’aurais repris un billet pour Brisbane direct. Aller simple. » ajoutais-je ensuite, le ton froid. Manquait plus qu’on me force à suivre le business de mon paternel, ça va pas la tête. Mais il avait raison sur un point : heureusement que tout ça me repoussait à souhait car sinon, si je les avais suivis, Renji et moi on ne pourrait pas se voir souvent, et ça, ça me tuerait. Littéralement. Je ne pouvais pas vivre sans lui. J’ai entendu dire que les jumeaux ont une relation bien plus forte que les simples frères et soeurs. Mais je crois que c’est vrai. Suffit juste de nous regarder, Renji et moi. On est tellement fusionnels, on n’arrive pas à se passer l’un de l’autre. Ça peut paraître gamin mais c’est la stricte vérité.

Puis vint son coup de « j’te prends les joues et te fais faire des grimaces comme si t’étais mon gosse ». Ah bordel ce que je détestais quand il faisait ça. Pour ça que ma main atterrit rapidement contre sa joue. Pas méchamment, mais pour lui faire comprendre d’arrêter sinon il allait vraiment s’en manger une. Je lui lâchais ma fausse menace, puis me levais pour venir le rejoindre. Et je savais que là, c’était fini. On m’avait perdu. Il avait encore gagné la bataille. Et merde! J’en avais plus que marre de perdre moi, bon sang. Frustré, je lui balançais que c’était qu’un gamin, et que je me vengerai un jour ou l’autre. Il m’adressa un regard innocent, papillonnant des cils. Puis je le tirais contre moi, le serrant fortement dans mes bras. J’avais du mal à rester loin de lui un bon bout de temps, il me manquait constamment. C’était la seule personne à qui je tenais, la seule qui m’importait, la seule que j’avais. Du coup, je lui avouais que j’espérais toujours passer avant son club et ses filles, sous peine que je le renie. Je rompais l’étreinte en même temps qu’il le fit, et je captais son regard complice. « Comment un club et des nanas pourraient passer avant toi sérieux ? Impossible. Genre vraiment impossible. » Je me contentais d’arborer un grand sourire, satisfait par sa réponse.

Il me tapait l’épaule de façon affectueuse, puis posa ses fesses sur mon bureau, alors que moi, j’allais m’affaler dans le canapé, allongé de tout mon long. Je fermais les yeux, un bras en travers du visage. « Alors ? Quoi de neuf ? T’avais l’air bien énervé avant que je n’arrive, toi aussi tu fais les papiers à la dernière minute ? » J’haussais les épaules. « Ouais. Je m’y suis pris un peu à l’avance quand même, mais hier j’étais vraiment pas dans mon assiette. Ça n’allait vraiment pas, et j’arrivais à rien, du coup j’ai pas vraiment avancé et je me retrouve aujourd’hui à quasiment tout faire, et c’est le dernier jour sinon ces enfuirais me surtaxent les commandes. » Je soupirais vaguement. Quelle merde. « Désolé d’avoir été énervé. C’est ce con de fournisseur qui est… con. Tout simplement. Il me tape sur le système, et c’est pareil à chaque appel. Il comprend rien, il essaye toujours de m’entuber. J’pense qu’il croit que c’est écrit « du con » sur mon front ou un truc dans le genre. » Je me redressais un peu pour le regarder et un rire m’échappa lorsque je vis que l’index sur sa joue, il me tendait celle-ci. « Bisou. Ma joue se sent triste que tu l’ais maltraité. » Sérieux? Je devais vraiment faire ça? Je savais qu’il me taquinait, et dans le fond ça m’amusait. Ça m’avait manqué ces moments là. Je pensais un moment à lui dire de venir le chercher, son bisou, mais je savais très bien qu’il me répondrait que c’était moi qui était en tort, alors c’était à moi de me bouger le cul. Du coup, je finis par me lever du canapé, perdant le peu de confort que j’avais eu, et m’approchais pour venir embrasser sa joue. Puis, au moment de me reculer, je lui fis une petite léchouille en riant, me laissant de nouveau tomber dans le sofa. « Satisfait? Et toi, quoi de neuf alors? Je veux tout savoir, toutes les filles que tu t’es tapé, toutes les chutes de tes danseuses, tout ce qu’il s’est passé depuis la dernière fois qu’on s’est vus. Aller! »



© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 1 Fév - 13:01


Lenzo & Renji
« Je suis pas jaloux. Tu sais très bien ce que je pense de ta vie. Tu vaux mieux que ça à mes yeux, c’est tout. Tu vaux bien mieux que lui. » Et voilà, qu’on était repartie dans la sempiternelle discussion de savoir si je valais mieux que papa ou pas. Bien sûr que je valais mieux que lui. J’étais beau, jeune, doué, j’avais tout pour moi. Lui rentrait dans l’âge de la retraite, et perdait de son charme. « Et puis, j’ai pas besoin d’aide. Et encore moins de la sienne. » Il préfèrerait surement mourir que de recevoir son aide, ça j’en étais sûr et certain, mais quand même… « Si j’avais eu un club de strip-tease, crois-moi que j’aurais repris un billet pour Brisbane direct. Aller simple. » Faisant mine de bouder, je lui lançais un regard tout triste. « Et tu m’aurais abandonné ici ? Frère indigne. Allez… Arrête de t’énerver contre lui va. Tu l’aimes ton père malgré tout ça. » Qui n’aimait pas son père ou sa mère ? Enfin, ça arrivait, mais pas pour ce genre de raison, enfin… Je n’en savais trop rien… Essayant de le faire débouder, et de pouvoir un peu détendre l’atmosphère, je lui pinçais les joues avant de recevoir une claque. Claque minime ceci dit, qui ne ferait pas de mal à une mouche. M’enfin, même pas une minute après, nous étions dans les bras l’un de l’autre à nous câliner pour s’excuser et faire la paix. C’était ça, la vie chez les frères Wellington. Nous étions juste parfait et on assumait. C’était comme ça. « Ouais. Je m’y suis pris un peu à l’avance quand même, mais hier je n’étais vraiment pas dans mon assiette. Ça n’allait vraiment pas, et j’arrivais à rien, du coup je n’ai pas vraiment avancé et je me retrouve aujourd’hui à quasiment tout faire, et c’est le dernier jour sinon ces enfuirais me surtaxent les commandes. » Comment ça hier il n’était pas vraiment dans son assiette ? Qu’est-ce qu’il c’était passé ? Je n’avais rien ressenti en plus… D’habitude quand il lui arrive quelque chose, j’ai l’impression de le ressentir. « Désolé d’avoir été énervé. C’est ce con de fournisseur qui est… con. Tout simplement. Il me tape sur le système, et c’est pareil à chaque appel. Il ne comprend rien, il essaye toujours de m’entuber. J’pense qu’il croit que c’est écrit « du con » sur mon front ou un truc dans le genre. » Du con ? Et puis quoi encore. C’était quoi ce fournisseur-là ? Il fallait peut être que je m’occupe de lui… Il n’y verrait que du feu en plus puisque nous étions jumeau… fronçant les sourcils, je me mis à sourire rien qu’à l’idée de pouvoir maltraité ce foutu fournisseur, pour qu’il arrête d’emmerder mon frère. Parce que je n’aimais pas non plus qu’on le prenne pour un con. Seul moi pouvais faire ce genre de chose en fait. Et ce n’était pas nouveau, ça datait depuis notre naissance. « Tu veux que je m’occupe de ce fournisseur ? Si je lui cause, en deux minutes, il arrêtera de te prendre pour un con, et il te baisera les pieds ! T’es trop mignon, gentil, sorti tout droit du monde des bisounours. Faut que je change ça. C’est moi qui rappellerais ton fournisseur. Il va rien comprendre à sa vie ce connard. » et c’était peu dire ! Fallait pas s’en prendre à mon frère. Ne déconnons pas non plus ! Tu touches je mords, c’était aussi simple que ça. Croisant les bras sur mon torse, je l’observais longuement, ma tête se penchant sur le côté avant de soupirer. « Et pourquoi tu n’étais pas dans ton assiette ? Un coup de mou passager ? Ou… ? » Oui, je me devais aussi de savoir ça. Pas que je m’inquiétais tant que ça, il avait l’air bien, mais c’était plus fort que moi. S’il n’allait pas bien, je me devais de savoir non ? Oui, c’était tout à fait normal. Par la suite, je tendis ma joue, tout en pointant du doigt, ma dite joue, pour qu’il y fasse un bisou dessus. Ben oui ! Il m’avait giflé, enfin, c’était peu dire, il avait taquiné ma joue, et ma joue maintenant était triste. Il se devait donc, d’y faire un bisou pour qu’elle se sente mieux. Et moi aussi au passage. Le voyant se lever du sofa, je souris intérieurement, car j’avais gagné, oui j’avais gagné et il allait me le faire ce bisou sur la joue ! Fermant les yeux en me penchant un peu plus vers lui, je souriais de toutes mes dents lorsque ses lèvres s’écrasèrent sur ma joue, tout content, comme un gosse qui venait de recevoir une petite voiture, ou un truc du genre. Puis tout d’un coup, un truc humide se fit sur ma joue. Rouvrant les yeux, je fis une grimace avant de m’essuyer la joue. « Putain ! C’est dégueulasse Len ! » Dis-je en grimaçant de plus belle tout en essuyant bien ma joue. « Satisfait ? Et toi, quoi de neuf alors ? Je veux tout savoir, toutes les filles que tu t’es tapé, toutes les chutes de tes danseuses, tout ce qu’il s’est passé depuis la dernière fois qu’on s’est vus. Aller ! » Plissant le nez, je lui lançais un faible regard de reproche avant de me laisser tomber moi aussi dans le sofa juste à côté de lui avant de croiser les bras et les jambes avant de soupirer longuement. « Tu sais, la nana qui tiens la boulangerie pas loin ? J’ai réussi à me l’enfiler. Bon, ce n’est pas le coup du siècle, mais elle était pas mal. Elle criait un peu trop par contre, j’ai cru que j’allais perdre mes tympans… Mais j’en suis sortie indemne. » Elle était juste du genre super expressive, surement. « Puis je me suis tapé des nanas en boite de nuit, je n’ai pas trop fait gaffe à qui c’était. » Je ne me souvenais même plus de leur visage, pour dire. Parce qu’elles n’en valaient tout simplement pas la peine. Ce n’était tout de même pas de ma faute… « Mes danseuses ne tombent jamais. Tu le sais. Non je déconne. Heureusement que c’était en répétition, c’était drôle quand on y pense. Lia et Tia se sont cognées mais genre… Face à face, elles sont arrivées en même temps sur le même côté en tournant sur la barre, alors que normalement, elles s’évitent de quelques secondes… ça à fait bang. Deux blondes à terre. Lia pissait le sang d’ailleurs. Rien de grave, heureusement pour elle. » Mais c’était drôle quand on y pensait. M’enfin, heureusement oui, que c’était arrivé pendant les répets, et non pas pendant le show du soir... ça m’aurait moins fait rire pour le coup… « Et toi ? Je paris que seule ta main droite paluche ton membre en ce moment hein ? Pas de nanas en vue rien ? Sérieux mec. T’en a pas marre d’user ta main ? » Dis-je en tâtant son bras droit pour me foutre de lui.  

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 1 Fév - 16:21



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Je détestais le sujet, mais à chaque fois il fallait qu’on retombe dedans, que ce soit pour trente secondes avec deux ou trois réflexions ou pour une demie-heure. Là, j’avais certainement pas envie de me prendre la tête pendant un long moment, mais je lui rétorquais les choses du tact au tact, encore sous le coup de l’énervement. Non, je ne suis pas jaloux, non je n’avais pas besoin de son aide — plutôt mourir — et heureusement qu’il ne m’a pas offert un club de strip sinon je lui balançais clairement que ça signait mon retour définitif en Australie. C’est suite à ça que son regard se faisait triste — faussement triste, quand même — et qu’il me lançait « Et tu m’aurais abandonné ici ? Frère indigne. Allez… Arrête de t’énerver contre lui va. Tu l’aimes ton père malgré tout ça. » Alors là. C’était LE truc à ne pas dire. « Non, je ne l’aime pas. Et tu le sais très bien. T’as toujours cru que tout allait bien tout le temps qu’on vivait là-bas, t’as seulement pris conscience que y’avait quelque chose qui clochait quand on a eu notre diplôme! » Je pinçais les lèvres. Ça sonnait comme si je rejetais la faute sur lui. Mais ça ne l’était pas. Enfin… j’essayais de m’en convaincre. Je lui en voulais d’être comme papa. Contrairement à lui, il n’était pas un connard infini, et avec moi c’était un ange. Papa lui, était comme il était avec tout le monde. Même avec maman. Merde, pourquoi elle ne divorçait pas elle aussi? Elle serait bien plus heureuse et pourrait faire ce qu’elle voudrait de sa vie. Renji lui, même s’il avait l’air d’un connard, c’était qu’en apparence. Moi, je connaissais son vrai visage. Et je l’aimais. Comme un fou. Contrairement à papa. J’ajoutais finalement, réponse à sa première réflexion. « Je t’aurais pas abandonné… J’veux dire, je serais revenu te voir de temps en temps. C’est ta place ici. T’as l’air bien mieux que là-bas. » J’haussais les épaules. Puis il vint me passer les joues, et après une petite claque, je craquais et allais le prendre dans mes bras. J’avais l’impression que ça faisait une éternité qu’on s’était pas vus.

Puis, une fois l’étreinte rompue, il me demandait comment ça allait, et entre autre pourquoi j’étais si énervé quand il est entré. Je lui avouais donc pour ce fournisseur qui se jouait de mes nerfs et me prenais pour un con, et qui ne lâchait jamais l’affaire. Il se mit à sourire; et je savais parfaitement à quoi il pensait. « Tu veux que je m’occupe de ce fournisseur ? Si je lui cause, en deux minutes, il arrêtera de te prendre pour un con, et il te baisera les pieds ! T’es trop mignon, gentil, sorti tout droit du monde des bisounours. Faut que je change ça. C’est moi qui rappellerais ton fournisseur. Il va rien comprendre à sa vie ce connard. » Je me mis à rire, puis lui donnais une tape sur l’épaule. « Arrête ça! Je suis ni mignon, ni gentil, ni sorti du monde des bisounours. Mais sinon, tiens. » Je lui tendis mon téléphone dans un grand sourire, curieux de le voir en action, là, devant moi.
Et dans la volée, je glissais que hier, je n’avais pas le moral au top et que du coup, ça avait ralenti mon boulot. Et là, je vis sa mine se préoccuper. Les bras croisés sur son torse, la tête penchée sur le côté, le soupir. Je connaissais bien cette tête. Je levais les yeux au ciel. Il allait encore s’inquiéter pour moi et m’enfanter. « Et pourquoi tu n’étais pas dans ton assiette ? Un coup de mou passager ? Ou… ? » Ou quoi? Je soupirais vivement. Merde à la fin, je n’aimais pas parler de mes problèmes comme ça — et encore moins de ce que je ressentais. Que ce soit mon frère ou n’importe qui d’autre, j’avais l’habitude de tout garder pour moi, et ça avait le don de le saouler. Du coup, avant qu’il ne s’énerve à son tour, je lâchais : « T’inquiète. Ça va. Disons juste que j’suis à nouveau dans une phase de homesickness. » Je me mordais la lèvre. J’étais censé développer ou ça lui suffisait? Mon cul oui, il allait m’en demander plus alors autant que je continue sur ma lancée. « Ça me manque. Tout ce qu’on avait là-bas. J’sais pas, rien que le surf. On passait nos journées dans l’eau. Ça, ça me faisait vachement de bien, ça me vidait la tête. OUI, je sais, on va surfer de temps en temps à LA, mais sérieux? LA c’est pas Brisbane. J’ai l’impression que j’ai rien à faire ici, je déteste New York, ma place est pas ici pour moi. Oh et puis j’en sais rien, laisse tomber de toute façon. » finissais-je en soupirant et m’éloignant de lui, le dos tourné pour ne pas avoir à affronter ni sa réaction, ni son regard.

J’allais me poser dans le canapé mais ce fut court puisqu’ensuite il me quémanda un bisou pour avoir maltraité sa joue. Je roulais des yeux. Quel gamin. Du coup, je me relevais et allais lui coller mes lèvres sur sa joue barbue, alors qu’il affichait un grand sourire. D’où ma petite léchouille. Je savais qu’il détestait ça, et je n’allais pas me retenir de l’emmerder quand même, c’était mon frangin. « Putain ! C’est dégueulasse Len ! » Je me mis à rire, puis retournant dans le sofa, je lui demandais ses nouvelles à mon tour. Les gonzesses dans lesquelles il était passé, ses nanas qui sont tombées, et tout ce qu’il pouvait bien avoir à me raconter. Il me rejoignait dans le fauteuil et croisait bras et jambes en soupirant vaguement. « Tu sais, la nana qui tiens la boulangerie pas loin ? J’ai réussi à me l’enfiler. Bon, ce n’est pas le coup du siècle, mais elle était pas mal. Elle criait un peu trop par contre, j’ai cru que j’allais perdre mes tympans… Mais j’en suis sortie indemne. Puis je me suis tapé des nanas en boite de nuit, je n’ai pas trop fait gaffe à qui c’était. » Je grimaçais en cachant ma tête dans mes mains, l’air désespéré. « OK, c’est bon, je voulais pas en savoir autant… Oh putain tu t’es sérieusement tapé la meuf de la boulangerie? Elle ressemble à un gros pain ovale! » lâchais-je, surpris et dégoûté à la fois. « Mes danseuses ne tombent jamais. Tu le sais. Non je déconne. Heureusement que c’était en répétition, c’était drôle quand on y pense. Lia et Tia se sont cognées mais genre… Face à face, elles sont arrivées en même temps sur le même côté en tournant sur la barre, alors que normalement, elles s’évitent de quelques secondes… ça à fait bang. Deux blondes à terre. Lia pissait le sang d’ailleurs. Rien de grave, heureusement pour elle. » J’éclatais de rire à son récit. Alors ça, ça me ferait toujours marrer. Oui, j’suis le genre de gars qui regarde les bêtisiers à la télé en se tapant des barres tout seul dans son canap’. Heureusement pour lui que c’était durant les répètes, il aurait pas ri autant sinon, il serait même vachement en rogne. « Et toi ? Je paris que seule ta main droite paluche ton membre en ce moment hein ? Pas de nanas en vue rien ? Sérieux mec. T’en a pas marre d’user ta main ? » Il tâtait alors mon bras droit, et je le repoussais vivement en lui donnant une claque sur la main. « La ferme. » dis-je en roulant des yeux. « Pas de ma faute si j’ai des principes. Pas comme certains. » Je lui lançais un regard insistant, du genre ‘oui, je parle bien de toi, un problème?’. « Et je ne pense pas qu’au cul contrairement à mon super frangin, du coup non, j’en ai pas marre parce que ça n’arrive quasiment pas. » Je croisais les bras. C’est clair qu’une nana ne me ferait pas de mal. Mais je n’étais pas comme Renji, à faire les 400 coups. J’étais plutôt du genre posé, relations sérieuses. Du coup, la patience, c’était le meilleur moyen. Surtout que la drague et moi, c’était loin de marcher.



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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 1 Fév - 18:55


Lenzo & Renji
« Non, je ne l’aime pas. Et tu le sais très bien. T’as toujours cru que tout allait bien tout le temps qu’on vivait là-bas, t’as seulement pris conscience que y’avait quelque chose qui clochait quand on a eu notre diplôme ! » Inspirant profondément, j’en profitais pour soupirer sans le quitter du regard. Je n’aimais pas parler de ce sujet avec lui, parce que c’était bien le seul sujet qui pouvait réellement montrer à quel point nous étions différents sur un point. C’était le sujet sérieux de tous les temps. Le sujets, pas tabou mais presque, parce qu’on savait l’un et l’autre, qu’on pourrait réellement se disputer sur ce sujet-là. Et ça m’attristais, ça m’attristais, parce que j’aimais mon père, j’aimais mon père autant que ma mère, et le voir ne pas l’aimer me fendait le cœur. Parce que le jour où notre père ne sera plus de ce monde, il le regretterait. Parce que c’était humain, parce que c’était le lien du sang, parce qu’il était notre géniteur. Sans lui, nous ne serions tout simplement pas en vie. « Je t’aurais pas abandonné… J’veux dire, je serais revenu te voir de temps en temps. C’est ta place ici. T’as l’air bien mieux que là-bas. » Super. De temps en temps. Ça me fendait le cœur d’entendre ça. Oui, parce que le mot de temps en temps ne me plaisait pas du tout… Au contraire, il me faisait peur. On n’avait jamais, non jamais été séparé bien longtemps. Pas plus d’une semaine, et lui, voulait partir vivre à l’autre bout du monde et me voir de temps en temps ? Sérieusement ? Non… Jamais je ne l’aurais permis, c’était impossible. Interdit même ! « De temps en temps ? Lenzo, sérieux ? C’est à peine si on ne crève pas quand on ne se voit pas d’une semaine. Dès que je me casse en vacances à Miami, tout seul pour me ressourcer, on fait péter le compteur de message sur nos téléphones. Et toi… De temps en temps ? Tu viens de briser mon petit cœur fragile. » dis-je en baissant le regard, réellement blessé pour le coup. Je ne voulais pas vivre loin de mon jumeau. Je ne le voulais vraiment pas. « Je t’aime espèce de sans cœur. » ajoutai-je l’air de rien, pour jouer mon rôle de petit enfant victime. Mais soit, nous n’allions pas déblatérer sur ce sujet pendant cent ans, on n’avait pas le temps non plus, la vieillesse arrivait si vite. Et puis, je devais m’occuper de ce fournisseur-là, qui prenait mon frère, un peu trop pour un con. Et ça je le lui fis comprendre. Ne déconnons pas non plus. « Arrête ça! Je suis ni mignon, ni gentil, ni sorti du monde des bisounours. Mais sinon, tiens. » Attrapant le téléphone, je le regardais longuement tout en le faisant tourner dans mes mains, un sourire espiègle au bout des lèvres. Okai, no worries, je pouvais très bien le faire. Je l’avais dit, j’allais le faire, car Renji Wellington, tenait toujours ses promesses le bougre !

« Okai, good, je vais l’appeler. Dis-moi ce que tu dois commander, et sur quoi il te fait chier, que je sache un peu ou je vais quand même. » Pas que mais les modes aveugles, moi ça ne m’intéressait pas trop non plus. Et je ne voulais pas paraitre déconcerté au bout du fil non plus. Mais soit, il y avait bien plus important pour le moment que ce fournisseur à la con qui faisait chier mon jumeau. Il y avait son attitude, ou du moins plus précisément son humeur. Il n’avait clairement pas l’air dans son assiette, la preuve hier il ne l’était pas, et moi je me devais de savoir. Je voulais savoir ce qui n’allait pas ! « T’inquiète. Ça va. Disons juste que j’suis à nouveau dans une phase de homesickness. » Une phase homesickness… Encore ? « Ça me manque. Tout ce qu’on avait là-bas. J’sais pas, rien que le surf. On passait nos journées dans l’eau. Ça, ça me faisait vachement de bien, ça me vidait la tête. OUI, je sais, on va surfer de temps en temps à LA, mais sérieux? LA c’est pas Brisbane. J’ai l’impression que j’ai rien à faire ici, je déteste New York, ma place est pas ici pour moi. Oh et puis j’en sais rien, laisse tomber de toute façon. » Passant brièvement mes doigts dans mes sourcils, je les glissais dans mes cheveux avant de soupirer longuement. Je pouvais parfaitement le comprendre… J’avais eu du mal moi aussi au début… Brisbane et New-York, c’était le jour et la nuit, c’était même pas comparable… Brisbane me manquait atrocement, et je ne pouvais pas le nier, et le fait qu’il puisse en parler, me donnait envie de courir sur les plages de Brisbane… « Tu crois que Brisbane ne me manque pas ? C’est notre terre natale, bien sûr qu’elle me manque… Peut-être moins que toi, j’en conviens… Mais je ne vais pas laisser tomber parce que tu me le dis. Tu me connais, je suis aussi têtu qu’une mule. » Oh ça oui, il le savait parfaitement même. On ne me changerait pas d’ici mille ans. Même mort, je ne changerais pas de caractère. Même réincarné bordel. « Ecoute… Si tu veux, toi et moi on se prend des vacances un de ces quatre et on va à Brisbane. Genre une quinzaine de jours. Allons-nous ressourcer, faire du surf et tout ça. Je pense que ça te ferais du bien. » Et à moi aussi d’ailleurs. Du soleil, parler avec le slang australien, retourner au sources quoi, ça ne pouvait que faire du bien. Réclamant un bisou viteuf sur ma joue parce que monsieur l’avait maltraité, tout se déroula bien vite. Bisou plus léchouille, bref, j’aurai surement dû m’en douter. C’était du Lenzo tout craché. Le pauvre, j’osais espérer qu’il n’avait pas un poil de barbe dans la bouche maintenant. Ça sera sa faute dans tous les cas et pas la mienne, de toute évidence. Parlant de mes conquêtes, comme il me l’avait demandé, je lui donnais alors les détails, plus ou moins, les plus croustillantes, puisqu’il m’avait demandé, de tout lui raconter.

Moi, je racontais tout, ou presque. Fallait pas qu’il vienne se plaindre et bouder par la suite, car je donnais trop de détails. « OK, c’est bon, je voulais pas en savoir autant… Oh putain tu t’es sérieusement tapé la meuf de la boulangerie? Elle ressemble à un gros pain ovale! » Et voilà. Roulant des yeux exaspéré sous sa réaction, je lâchais un grand soupire en secouant la tête comme pour accentuer encore plus le désespoir qui m’envahissait. « Fait pas ton prude là. Et puis la nana n’était pas si gros pain ovale. Elle avait de belle forme. Une fois nue, je peux te jurer qu’elle était bandante. Elle est métisse de ce que j’ai compris, ça explique ses rondeurs je pense. » Dis-je en revoyant son image dans ma tête. Oui, puis sa peau était légèrement halée, alors ça pouvait clairement le faire après tout. Parlant de mes danseuses mais aussi de son manque de sexe dans sa vie, je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour lui. Ce n’était clairement pas normal sérieux. « La ferme. Pas de ma faute si j’ai des principes. Pas comme certains. » Comment ça ? Et puis j’en avais moi aussi des principes… Je ne couchais pas avec n’importe qui non plus ! J’avais mes critères que je respectais à la lettre. Hors de question de coucher avec une boutonneuse, ou une boule de suif. Non, vraiment, j’avais mes critères et mes principes. « Et je ne pense pas qu’au cul contrairement à mon super frangin, du coup non, j’en ai pas marre parce que ça n’arrive quasiment pas. » Justement… Il devait tout de même subir le manque de sexe, c’était une réaction humaine ça et bien typique chez les hommes… Une fois qu’on goûtait au sexe, il nous était impossible de s’en passer. Quel homme oserait contredire cela ? C’était impossible… Parce que le sexe était un besoin primaire pour nous. Pas une envie quelconque, non, un besoin, c’était comme manger. On se devait de manger pour vivre. Ben moi j’avais besoin de baiser pour vivre. C’était même encore plus prioritaire que la bouffe ! Pour dire. « N’importe quoi ! Moi aussi j’ai mes principes je te signal ! Pas deux fois avec la même nana. Ou alors c’est que c’est un bon coup, et là, je te l’accorde, je coucherai une seconde fois avec. Et puis… Entre nous franchement frangin, le sexe, c’est un besoin primaire chez nous les hommes. » Dis-je en le regardant de haut en bas avant de froncer les sourcils. Est-ce que… « T’es frigide ? Asexué un truc du genre ? » Là je m’inquiétais un peu. Merde, s’il était asexué, ça devait être horrible. Enfin, non, il ne ressentait pas le manque, mais moi je le ressentais pour lui merde ! « Oh putain mec. S’il faut y’a eu un truc bizarre pendant la grossesse de maman ! J’ai pris tes hormones ! Ça expliquerait mon envie de baiser constamment et toi de ne pas avoir envie ! » Oui, bon, j’allais surement loin dans mes explications, mais je cherchais aussi une raison valable pour trouver le problème de son manque d’envie de cul quoi.
 

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 1 Fév - 22:23



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Aussitôt que j’eus émis l’hypothèse de partir à nouveau vivre en Australie et que je reviendrais ‘de temps en temps’ pour voir Renji, je sus que j’avais dit une connerie. « De temps en temps ? Lenzo, sérieux ? C’est à peine si on ne crève pas quand on ne se voit pas d’une semaine. Dès que je me casse en vacances à Miami, tout seul pour me ressourcer, on fait péter le compteur de message sur nos téléphones. Et toi… De temps en temps ? Tu viens de briser mon petit cœur fragile. » Et merde. Il avait raison. Et malgré son effort pour en plaisanter un peu, je savais que j’avais touché le point sensible, et que je l’avais blessé. A vrai dire, en y réfléchissant un peu plus, je ne pourrais pas faire ça. Vivre là bas sans lui. Si je partais, je l’emmenais avec moi. On avait été séparé une semaine, et ça avait été l’ennui mortel. Je m’étais senti comme arraché de ma moitié, l’autre partie du coeur manquante, incomplet. « J’suis désolé… Je le pensais pas. Tu sais très bien que je serai jamais bien loin de toi, quoi qu’il arrive. Je sais que je t’ai blessé. Tu me pardonnes? » Je venais m’allonger sur ses jambes, le regardant d’en bas, les yeux grands ouverts et brillants. « S’il te plait? » ajoutais-je d’une petite voix tristounette. Il baissait le regard, et je savais que j’avais à mon tour gagné. « Je t’aime espèce de sans cœur. » Je souriais, satisfait. « Je sais que tu m’aimes. Je t’aime aussi. » répondis-je en ignorant le pique qu’il m’avait lancé. Finit les disputes, y’en avait trop eu pour aujourd’hui.

Il attrapait ensuite le téléphone que je lui tendais pour le voir appeler mon fournisseur. J’allais bien me marrer. « Okai, good, je vais l’appeler. Dis-moi ce que tu dois commander, et sur quoi il te fait chier, que je sache un peu ou je vais quand même. » J’arquais un sourcil. « Ah bah non, t’as voulu faire le malin, tu te débrouilles maintenant… » lui rétorquais-je, l’air innocent. Puis, quelques instants je me mis à rire et lui donnais la liste de toute la bouffe et les services que j’avais à commander. « Et il me fait chier parce qu’il essaye de me vendre des tas de trucs en plus en m’assurant que c’est des promos. J’ai pas suivi les cours de maths d’Harvard pour rien, je sais faire des divisions et me rendre compte que c’est pas du tout le bon compte. » Je roulais des yeux. On me prenait vraiment pour un bleu parfois, ça m’exaspérait.

Renji me demandait ensuite pourquoi ça n’allait pas hier, et je lui avouais que j’avais une nouvelle fois le mal du pays. Ça allait et ça venait, c’était par phases, et c’était plus ou moins important. L’hiver, c’était toujours dur. Me dire que là bas, à Brisbane, c’était le plein été et que je serais sûrement en train de surfer alors que je me les pèle à New York dans le blizzard, ça me déprime au plus haut point. Il se passait la main dans les cheveux en soupirant. « Tu crois que Brisbane ne me manque pas ? C’est notre terre natale, bien sûr qu’elle me manque… Peut-être moins que toi, j’en conviens… Mais je ne vais pas laisser tomber parce que tu me le dis. Tu me connais, je suis aussi têtu qu’une mule. » Tiens, je ne savais pas que ça lui manquait à lui aussi… Il n’en parle jamais. Et si… « Ecoute… Si tu veux, toi et moi on se prend des vacances un de ces quatre et on va à Brisbane. Genre une quinzaine de jours. Allons-nous ressourcer, faire du surf et tout ça. Je pense que ça te ferais du bien. » Oh putain. Je détestais ce truc de jumeaux mais en même temps je l’adorais. « J’étais exactement en train de penser à ça. Alors arrête de t’immiscer dans ma tête! C’était mon idée… » boudais-je quelque peu. « Mais ça me va. Tout le monde nous aura oublié là-bas, m’enfin. Au moins on sera ensemble. Comme au bon vieux temps. » Rien qu’à deux. Sans papa, sans son club, sans ses danseuses, sans ses coups d’un soir. Bon, je me doutais bien qu’il ne s’abstiendrait pas pendant deux semaines, mais ça m’allait. « En plus, t’as oublié tous nos slangs. Ils vont te prendre pour un étranger là bas avec ton accent américain! Alors que moi… » lui lançais-je dans un regard prétentieux. Jamais je ne manquais une occasion de me vanter de mon accent que tout le monde trouvait si moche mais que j’adorais.

Il me parlait ensuite de ses conquêtes. Oui bon j’avais demandé qu’il me raconte tout, mais je me serais passé de savoir que la fille de la boulangerie du coin criait comme une folle… Il justifiait son choix suite à ma réaction, et je ne l’écoutais que d’une oreille. « Bla bla bla… » me moquais-je légèrement. Puis voilà qu’il s’intéressait à ma vie sexuelle. Non mais je rêve… Du coup, je lui dis que j’avais des principes moi, contrairement à lui qui sautait sur tout ce qui bouge, et que je n’avais pas l’esprit obnubilé par le sexe. « N’importe quoi ! Moi aussi j’ai mes principes je te signal ! Pas deux fois avec la même nana. Ou alors c’est que c’est un bon coup, et là, je te l’accorde, je coucherai une seconde fois avec. Et puis… Entre nous franchement frangin, le sexe, c’est un besoin primaire chez nous les hommes. » Je riais un peu. Pas deux fois avec la même nana, quel beau principe! Un besoin primaire… « On dirait un animal quand tu parles comme ça. » Je roulais des yeux. Qu’est-ce qu’il voulait que je lui dise moi? Puis il m’observait de la tête aux pieds d’une façon que j’appréciais guère. « T’es frigide ? Asexué un truc du genre ? » « Quoi?! » répliquais-je alors en me redressant vivement. Il est dingue ou quoi? « Oh putain mec. S’il faut y’a eu un truc bizarre pendant la grossesse de maman ! J’ai pris tes hormones ! Ça expliquerait mon envie de baiser constamment et toi de ne pas avoir envie ! » Je me frappais le front de la paume de la main. Non non non, Renji, tais-toi, la ferme là… « T’es vraiment con ma parole, comment tu fais pour vivre comme ça? » Je me tournais vers lui, à mon tour d’afficher un air préoccupé. « Je te signale que je n’ai jamais dit que je n’avais pas envie. Oui je suis un mec, et alors? Juste que contrairement à toi je ne pense pas qu’avec ma bite… Et garde tes conseils d’accord, je veux pas entendre des recommandations sur comment je devrais m’y prendre de la part de mon propre frère… » Je grimaçais quelque peu en y pensant. « C’est juste que, j’veux rencontrer une nana, et pas la baiser le premier soir. Me fais pas chier avec ça en plus, tu sais que c’est pas mon genre… »


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Lun 2 Fév - 16:01


Lenzo & Renji
« J’suis désolé… Je le pensais pas. Tu sais très bien que je serai jamais bien loin de toi, quoi qu’il arrive. Je sais que je t’ai blessé. Tu me pardonnes ? » Le laissant s’allonger sur mes jambes, je le suivais du regard, clignant des yeux, alors que ma main caressait déjà ses cheveux. « S’il te plait ? » Plongeant mon regard dans le sien, je fis une faible moue boudeuse. « Je sais que tu m’aimes. Je t’aime aussi. » Plissant le nez, je lui pinçais le sien avant de soupirer longuement. « Tu sais qu’on pourrait jouer dans les feux de l’amour avec notre façon de se réconcilier ? » Le pire dans tout ça c’était surement la vérité… et ça puait du cul, si on en était à ce stade là, mais soit. On était comme on était et on était pas prêt de changer pour autant. Après tout, ça faisait plus de vingt-six ans que ça durait… Pourquoi ça devrait changer maintenant hum ? Je n’y croyais pas trop. Me parlant de son fournisseur, je lui proposais d’appeler pour lui, afin de régler au plus vite ce problème. Il se laissait trop bouffer par le fournisseur et voilà, ou ça le menait. « Ah bah non, t’as voulu faire le malin, tu te débrouilles maintenant… » Mais bien sûr. Trois, deux, un. Rire. Zéro. Gagné. « Et il me fait chier parce qu’il essaye de me vendre des tas de trucs en plus en m’assurant que c’est des promos. J’ai pas suivi les cours de maths d’Harvard pour rien, je sais faire des divisions et me rendre compte que c’est pas du tout le bon compte. » Hochant la tête, sans rien répondre, j’appuyais simplement sur le bouton du téléphone pour voir le dernier numéro composé avant de d’appuyer à nouveau sur un bouton pour que ça puisse appeler. Souriant à mon frangin, j’attendis que quelqu’un décroche avant de me présenter, et m’excuser pour lui avoir raccrocher au nez tout à l’heure. Oui, je me faisais passer à merveille pour mon frère jumeau. La conversation démarrant, je bougeais le téléphone en entendant la voix du type augmenter de plusieurs décibels. Putain, il se prenait pas pour de la merde celui-là. « Ecoutez-moi bien, monsieur le fournisseur qui aime crier et détruire les tympans des gens. Ici on est à New-York okai ? Vous voulez m’arnaquer, en bon et due forme ? Great, faites donc. Sachez, que j’ai étudié le droit, que par conséquent, je peux vous foutre au tribunal pour arnaque et bien d’autres choses, parce qu’on sait vous et moi que l’argent en plus il est pour votre poche. De plus, va sans dire, que des fournisseurs, y’en a la pelle dans la ville, alors changer ne me prendra que quelques minutes et coups de fils. Et en plus, étant rancunier et con comme mes pieds, je vais vous pourrir votre réputation, au final ? Vous n’aurez plus personne. C’est ça de s’attaquer à un Wellington ! » Dis-je d’un ton super calme tout en regardant mes ongles, me disant qu’il faudrait peut-être que je les coupe.

« Allo ? Je n’entends plus personne. ? » Ajoutai-je avant de l’entendre me répondre penaud, pris sur le fait, et surtout ayant trouvé plus fort que lui. Raccrochant, une fois le tout fini, je rendis le téléphone à mon cher frère. « Et voilà. Faut le menacer et puis c’est tout. » Dis-je en fronçant les sourcils. Et puis si le dit fournisseur ne tenait pas parole, il aurait simplement une visite de ma part. Parlant par la suite, de Brisbane, et de l’Australie qui lui manquait, j’optais pour une solution, afin de le rendre heureux. Partir en vacances lui et moi, là-bas et se ressourcer. Il en avait grand besoin, sinon il allait clairement nous faire une dépression nerveuse le petit. « J’étais exactement en train de penser à ça. Alors arrête de t’immiscer dans ma tête! C’était mon idée…  » C’était lui qui copiait ouais ! « Mais ça me va. Tout le monde nous aura oublié là-bas, m’enfin. Au moins on sera ensemble. Comme au bon vieux temps. » Surement. Ça faisait plus de dix ans que nous étions partis, alors forcément… Les gens ne devaient même plus se souvenir de nous. Puis Brisbane, c’était agrandit depuis le temps. Ça aussi ça y jouait. « En plus, t’as oublié tous nos slangs. Ils vont te prendre pour un étranger là-bas avec ton accent américain! Alors que moi… » Plissant le nez, je soupirais en haussant les épaules. Je n’avais pas oublié. Ça reviendrait au bout du second jour là-bas, comme si je n’étais jamais partie en clair. C’est comme le vélo quoi. On n’oublie pas sa langue natale bordel. Même après des années sans l’avoir pratiqué. C’était impossible. Je l’espérais du moins. « N’importe quoi. Tu verras que je parlerai aussi bien que toi. Ne soit pas rabat joie. D’ailleurs, si on veut y aller, il faut se décider vite. C’est l’été là-bas. Autant y aller tant qu’on peut se baigner sans souci. » Je pensais déjà aux nanas en maillot sur la plage. Là-bas, c’était autre chose, oh ça oui. J’en avais de ses souvenirs de quand j’étais jeune. Mais à l’époque j’étais encore bien sage, contrairement à maintenant. Parlant de mes expériences sexuelles, je vis que ça avait l’air de l’emmerder, surtout pour ce qui était des détails, mais il m’avait demandé, moi bête et discipliné, j’avais juste obéit en lui racontant mes déboire, tout simplement. « On dirait un animal quand tu parles comme ça. » Un animal ? Non, tout de même pas… Même si les hommes nous descendions des singes, d’après les scientifiques, nous n’étions pas pareil. Enfin, quand on y pensait, on pourrait presque comparer ma vie avec celle des Bonobos. Mais tout de même, je n’en étais pas à ce stade non plus… Je ne baisais pas tout ce qui bougeait autour de moi… J’étais modéré tout de même…Mais peut-être pour ceux qui me voyaient de l’extérieur ce n’était pas aussi modéré que cela… Qu’est-ce que j’en savais moi ? Rien…

Et puis dans le fond, tant que j’étais heureux, c’est bien là, tout ce qui comptait à mes yeux. Le reste m’importait peu. J’étais bel et bien égoïste, ça ne changerait pas. « C’est cool les animaux. » Finis-je par dire, juste en guise de petite provocation à son égard. Rien de bien méchant en somme. Et puis si moi j’étais un animal, mais que, lui, ne baisait jamais, ou n’avait jamais de fille, c’était bien qu’il y avait un problème non ? Avec son physique parfait, il pouvait clairement choper qui il voulait… alors pourquoi ça ne se faisait pas hein ? Il était asexué ? Frigide ? Que sais-je encore… Fallait qu’on trouve une explication plausible à tout cela… « Quoi?! » Quoi, quoi ? J’avais raison non ? Pourquoi il s’alarmait autant le petiot ? Je ne faisais qu’emmètre des hypothèses, et fallait bien qu’on cherche non ? « T’es vraiment con ma parole, comment tu fais pour vivre comme ça ? » Comment ça ? Je vivais très bien moi comme ça. « Je te signale que je n’ai jamais dit que je n’avais pas envie. Oui je suis un mec, et alors ? Juste que contrairement à toi je ne pense pas qu’avec ma bite… Et garde tes conseils d’accord, je ne veux pas entendre des recommandations sur comment je devrais m’y prendre de la part de mon propre frère… » Roulant des yeux au ciel, je secouais la tête, comme pour exagérer un peu mon exaspération. Parce que c’était toujours fun d’exagérer avec lui. Ça me venait même naturellement. Et puis, je ne pensais pas qu’avec ma bite non plus, il ne fallait pas déconner… J’étais cérébrés. Je n’étais pas débile, comme ceux qui pensaient réellement avec leur bite comme il disait. « C’est juste que, j’veux rencontrer une nana, et pas la baiser le premier soir. Me fais pas chier avec ça en plus, tu sais que ce n’est pas mon genre… » Souriant dévoilant mes dents, je m’approchais de lui passant mon bras autour de ses épaules, le regardant alors comme s’il s’agissait un peu d’un alien. « D’accord, d’accord ! Je ne dirais rien sur ta façon de penser. Tu es sentimental, pas moi. » Dis-je en haussant les épaules, avant de poser ma tête sur la sienne d’épaule, fixant alors le mur devant moi. « Peut-être que j’ai un cœur trop froid pour l’être ? Enfin, on en parlera le jour ou peut-être je trouverais la fille qui puisse faire battre mon cœur. » Mais ça, je n’étais pas certain que ça puisse arriver. Pourtant, rien qu’à cette phrase, le visage d’Astaria se logeait dans ma tête. Et ça m’intriguait de savoir que sa tête m’apparaissait, comme une réponse de mon subconscient. Clignant des yeux comme pour chasser son image de ma tête, je fronçais les sourcils en restant alors silencieux. Okai, j’avais couché avec elle, et c’est vrai qu’on c’était revu, mais c’était pour le boulot, parce que sans le boulot, on ne se serait pas revu je présume. Plissant les lèvres je me redressais avant de mieux m’affaler dans le canapé. « Qu’est-ce que j’aimerai que le boulot se fasse seul parfois. » Soupirai-je en posant mes pieds sur la table basse devant nous.

 

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Mer 4 Fév - 6:02



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Lorsque je m’excusais comme un gosse et m’allongeais sur ses jambes, il caressa mes cheveux et je ne pus m’empêcher de sourire. Qu’est-ce qu’on pouvait bien avoir cons comme ça — et gays, surtout. Il finit par craquer et me pinçait le nez. Gagné. « Tu sais qu’on pourrait jouer dans les feux de l’amour avec notre façon de se réconcilier ? » Je riais quelque peu. Il avait bien raison. Mais je préférais largement que ça se passe ainsi plutôt qu’on soit comme ces frères et soeurs qui s’engueulent et ne s’adressent pas la parole durant plusieurs jours.

Puis j’allais bien me marrer, vu qu’il allait appeler mon enculé de fournisseur à la con. Mon grand frère venait à ma rescousse! Non sans me balancer que j’étais trop gentillet et que je vivais encore dans le monde des bisounours. Qu’il fallait que je me fasse entendre. Ben facile à dire pour lui qui est un maniaque du contrôle… Chez moi ça ne marchait pas comme ça. Bref, peu importe, après une petite blague qu’il n’eut pas cru, je lui expliquais le problème pour qu'il sache à quoi s’en tenir. Il se contenta d’hocher la tête et appela le dernier numéro composé. Et évidemment, il se faisait passer pour moi. Mais la conversation monta vite d’un ton, celui au bout du fil s’énervant de nouveau. Oh putain, ça allait chauffer pour lui, et je le voyais rien qu’à l’expression faciale de mon frangin. Et j’avoue que son monologue était super. Il gérait, mon bro. Et il ne manqua que quelques instants pour qu’il raccroche et me rende le téléphone, le tout réglé. Il y avait été un peu fort à mon gout, mais au moins ça aura payé. Enfin, j’espère. Je verrai bien si je reçois mes commandes… « Merci. T'es le meilleur. » lui lâchais-je en lui plaquant de nouveau mes lèvres sur la joue comme quand un parent dit à son gosse que, oui, il peut avoir une glace.

Et on en vint à évoquer l’Australie, notre pays si cher qui nous manquait énormément. Et sur le fait, on se rendit compte que des vacances là-bas rien que tous les deux nous feraient le plus grand bien. Et en tant que frangin, je me moquais même un peu de lui et son oubli de notre slang. « N’importe quoi. Tu verras que je parlerai aussi bien que toi. Ne soit pas rabat joie. D’ailleurs, si on veut y aller, il faut se décider vite. C’est l’été là-bas. Autant y aller tant qu’on peut se baigner sans souci. » Ah la blague! Et le pire, c’est qu’il y croyait, et dur comme fer. Je secouais la tête de gauche à droite, façon exaspérée puissance dix. L’exagération entre nous, c’était comme une religion. « Oui, on devrait y aller avant avril. Début mars ça serait pas mal, non? Et puis, la ferme, t’es devenu une honte au pays avec ton pseudo accent américain. Beurk. Bouuuuh. » Ok, je le taquinais ouvertement. « Et personne ne parle mieux australien que moi. Ni aussi bien que moi. Je suis le meilleur. » Bon, c’est pas mon genre de me vanter, mais tout le monde le sait que mon accent, c’est ma fierté.

Il devait être en train de penser aux nanas en bikinis sur les plages chaudes de Brisbane puisqu’on en venait à parler de ses conquêtes, et qu’il me donnait quelques détails dont je me serais bien passé. Du coup, je lui lançais qu’il me rappelait les animaux quand il déballait tout ça comme s’il n’avait pas de sentiments et qu’il sautait sur tout ce qui bouge. « C’est cool les animaux. » Et je lui lançais un regard assassin d’en bas. Sérieux? Je pourrais lui donner des claques à certains moments, ça me démange tellement. Et il lança la discussion sur ma vie sexuelle. Non mais vraiment, je ne voulais pas parler de ça avec lui. On était le jour et la nuit sur ce point, et je savais qu’il trouvait ma façon de penser bien stupide. Alors si c’était pour qu’il me fasse des réflexions, non merci… Mais non. Il se contentait de rouler des yeux et de secouer la tête. Puis afficha un sourire éclatant, passant son bras autour de mes épaules. Oh non. Il me regarde comme un gamin extraterrestre. « D’accord, d’accord ! Je ne dirais rien sur ta façon de penser. Tu es sentimental, pas moi. » Et il posa sa tête sur mon épaule. Bon. Je l’aimais quand même vachement, même s’il était vachement con. « Peut-être que j’ai un cœur trop froid pour l’être ? Enfin, on en parlera le jour ou peut-être je trouverais la fille qui puisse faire battre mon cœur. » Ça alors je ne l’attendais pas. Alors il y croyait? A « la » fille? Wow… Mais… « Attends, t’aurais pas un truc à me dire? » Et qu’il ne me mente pas, sinon je le prendrais très mal et là je risque de lui faire la gueule pendant un moment. Je détestais le mensonge et les cachoteries. Surtout entre frères. Il se redressait et posa ses pieds sur la table basse, et je restais allongé, tête sur ses jambes. Oui, j’étais bien comme ça. « Qu’est-ce que j’aimerai que le boulot se fasse seul parfois. » Je riais quelque peu alors qu’il soupirait. Bah oui, c’est un peu le rêve de toute l’humanité. « Moi aussi, je te rassure. Mais rêve pas, je le ferai pas à ta place! »


© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 8 Fév - 12:20


Lenzo & Renji
« Merci. T'es le meilleur. » Fronçant les sourcils à son baiser sur ma joue je ris doucement avant de le pousser l’air de rien. « Ce n’est pas nouveau ça. Je suis le meilleur au monde, en tout. » Dis-je d’un ton faussement pompeux, mais pas trop non plus. Après tout ce n’était que la stricte vérité, et je ne voyais pas pourquoi je ne pouvais pas la dire avec classe. Par la suite, on se mit à parler de l’Australie, je voyais bien qu’il avait envie d’y aller… Et pas qu’un peu. Il avait le mal du pays, il voulait retourner sur notre terre natale, et il était réellement temps de se bouger les fesses et d’y aller, juste pour lui rendre le sourire. Parce que c’était mon jumeau et que je ne pouvais pas le voir si dépressif encore longtemps. Il allait me donner son mal du pays et nous serions comme deux idiots à déprimer. Non, je ne voulais pas de ça. Donc je lui parlais de faire un voyage et d’y retourner pour nous ressourcer. Et il avait l’air heureux que je puisse le proposer, ça me plaisait aussi d’ailleurs qu’il puisse être heureux. Je préférais le voir heureux que l’inverse. C’est tout ce qui comptait pour moi… « Oui, on devrait y aller avant avril. Début mars ça serait pas mal, non ? Et puis, la ferme, t’es devenu une honte au pays avec ton pseudo accent américain. Beurk. Bouuuuh. » Une honte au pays. Mais bien sûr, carrément. Autant me jeter en pâture aux alligators aussi non ? « Et personne ne parle mieux australien que moi. Ni aussi bien que moi. Je suis le meilleur. » Roulant des yeux, je l’observais longuement avant de rire faiblement. « Sinon tes chevilles ? Comment elles vont ? » Oui non parce que ça y allait là les compliments. « Sinon, début Mars ça me va ! C’est pour bientôt ! Je m’occuperai de réserver l’hôtel tu t’occuperas des billets ? » Dis-je pour partager le boulot, même si ça ne me dérangeait pas de devoir réserver les billets aussi. Ça ne prenait que quelques secondes via internet. Et il me tardait déjà d’y être bizarrement. Pas besoin de lui demander la destination, je savais parfaitement que ça serait Brisbane pour nous deux. Là où nous avions grandi, là où toute notre enfance c’était déroulé. Là où la moitié de nos souvenirs sont restés. Parlant plus ou moins relation avec les femmes, surtout basé sexuellement parlant, je le taquinais en disant que les animaux c’était cool, après tout on ne pouvait pas dire le contraire, j’en étais un. Ça serait mentir que de dire que je sois romantique où tout autre connerie. J’étais comme j’étais et je n’y pouvais rien… Et puis de toute façon, qui sait, peut-être qu’un jour je trouverai quelqu’un qui saurait conquérir mon cœur. M’enfin, il ne fallait pas trop espérer non plus. Ce n’était pas demain la veille que ça allait arriver. « Attends, t’aurais pas un truc à me dire? » Un truc à lui dire ? Moi ? Non, du tout. Enfin, je venais de penser à Astaria, mais ça s’arrêtait là. Il n’était tout de même pas télépathe hein ? Non parce que sinon j’allais devenir jaloux moi ! Car je n’entendais rien dans sa caboche ! « J’ai rien à dire… Je n’y crois même pas. Enfin… J’ai parlé comme ça hein. Le jour où ça arrive, c’est qu’il y a un problème. » Après tout mon cœur était aussi froid que de la pierre, je n’avais jamais ressenti la moindre émotion envers une fille. Pas la moindre même quand je les observais longuement pour voir si quelque chose se passait. Ce n’était pas ma faute, j’étais surement frigide du cœur. Mais soit, pour le moment j’étais surtout un fainéant qui ne voulait pas bosser, mais ça, ce n’était pas nouveau du tout. « Moi aussi, je te rassure. Mais rêve pas, je le ferai pas à ta place! » Tournant le regard vers mon frère j’haussais les épaules avant de secouer la tête. Je n’en attendais pas autant. Lui donnant une pichenette sur le front, je me mis à rire. « Je n’ai jamais demandé ce genre de chose. Mais dommage. » dis-je en penchant ma tête en arrière pour regarder le plafond. C’est qu’on était bien là. « Sinon, le casino ? Comment il va ? » Oui lui aussi il m’inquiétait un peu. Après tout c’était un casino illégal, mais aussi et surtout je voulais savoir si du monde venait et s’il n’avait pas de quelconque souci. On savait pertinemment que dans ce genre de milieu les flics pouvaient se montrer désagréable… Et puis… Il y avait toujours des petits cons pour parler et balancer le morceau. M’enfin, ce n’était pas un souci, ils ne pouvaient rien contre nous. Sans preuve valable et recevable ils ne pouvaient pas nous faire arrêter.

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Lun 9 Fév - 0:13



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Il me poussait suite à mon superbe compliment. Non mais, depuis quand il me poussait? Ça me donnait encore plus envie de l’emmerder. Le meilleur du monde, en tout. Ben tiens. « Rien que ça? T’aurais pu faire mieux. » dis-je, emplit d’une vague de sarcasme. Parler de voyager en Australie ensuite me faisait du bien. Je me moquais donc gentiment de son accent américain et sa perte de l’australien, me vantant que j’étais le maitre du slang de mon pays. Il roulait des yeux et riait. Mes chevilles, comment elles vont? « Super bien, tu veux les voir? » Je levais les jambes pour lui montrer que mes chevilles avaient taille normale. « Et toi, la melon que t’as à la place de la tête, il va bien? Non parce que, le meilleur en tout, faut pas rêver non plus… » On s’accordait ensuite sur début mars. Il réservera l’hôtel, et j’hochais la tête d’un air entendu pour lui confirmer que je m’occuperai des billets d’avion. Trois semaines et direction Brisbane ! Si j’avais su que la conversation allait mener à ça quand Renji a passé le passage secret pour venir m’emmerder, je lui aurais directement sauté dessus, fait une offrande, et me serais mis à genoux à prier pour que son âme aille au paradis. Oui, il ne fallait pas être con pour savoir que jusqu’à maintenant, l’essence de mon frère était vouée à finir en enfer. « Dis Renji, j’suis en train de penser à un truc, me demande pas comment j’en suis arrivé là. Faut que tu calques un peu plus ta vie sur la mienne, que tu changes ton mode de vie. Sinon, quand j’irai au paradis, t’iras en enfer et on sera séparé pour le reste de l’éternité. Ça craint quand même, tu crois qu’ils ont des téléphones célestes? » Ok, j’avoue, j’avais peut-être trop regardé Supernatural ces derniers temps. Mais sérieux, il fallait qu’il y pense. Peut-être que ça le ferait réfléchir à son quotidien de débauche continuelle.

Il me parlait ensuite de ses conquêtes, et en venait à dire qu’il attendait toujours la fille qui dégèlera son coeur de glace. Curieux et ayant décelé une lueur nouvelle dans ses yeux, je me redressais un peu en lui demandant s’il n’avait pas quelque chose à me dire. « J’ai rien à dire… Je n’y crois même pas. Enfin… J’ai parlé comme ça hein. Le jour où ça arrive, c’est qu’il y a un problème. » Je le fixais toujours aussi intensément. « Renji. J’te connais. Ok, peut-être que tu ne mens pas totalement. Mais je sais que t’as une femme en tête. Dis-moi qui c’est. Ce qu’il s’est passé. Je croyais qu’on devait rien se cacher et tu t’obstines à garder des secrets ! » J’hallucine. Je savais très bien qu’il y avait un truc, et ça m’exaspérait qu’il gardait son petit jardin secret loin de moi. « Moi j’crois que j’ai du mal, parce que… J’sais pas, j’crois que j’ai jamais tourné la page de mon histoire avec Greer. Pas totalement en tout cas. » avouais-je enfin. Pas de secrets j’avais dit, alors je mettais mes propos en application. J’espérais qu’il se souvenait d’elle au moins. On avait été dans la même classe au lycée et on avait fini par sortir ensemble. Mais mon frangin, fidèle à lui-même, avait continué de se faire passer pour moi comme à son habitude pour aller draguer d’autres filles alors que j’étais avec Greer. Ça nous avait causé pas mal de disputes et on était souvent au bord de la rupture, mais elle a été la première à me faire confiance et à me croire les yeux fermés sur l’histoire du jumeau après quelques temps. Sauf que sa carrière était sa priorité et on avait fini par rompre par principe, à cause de ses ambitions. On avait été le premier vrai amour l’un de l’autre. Et le pire? C’est qu’on n’avait jamais eu de rupture bien nette. Ça devait être pour ça, que cette fille me trottait toujours dans la tête. Et comme elle était connue aujourd’hui, c’était encore plus dur alors que je la voyais dans pas mal de pubs, de magazines, ou encore sur des affiches. Je secouais légèrement la tête pour me chasser son visage de l’esprit.

Renji me tirait de mes pensées quand il me parlait du boulot. Quel feignant. Du coup, je lui disais que je n’allais rien faire à sa place, parce que moi aussi j’étais complètement débordé. Il me donnait une pichenette sur le front et se mit à rire. Un vrai gosse. Je levais les yeux à sa remarque, et il regardait le plafond, me demandant des nouvelles du casino. « J’en sais trop rien. » avouais-je. « Je m’y colle pas. Je n’y vais jamais, je veux pas me mettre au coeur des affaires. Un des employés du nightclub s’en charge pour moi. Je suppose que ça va, vu les chiffres. Aucun problème avec la loi, alors… ça pourrait être pire. » Je lui en voudrais toujours de m’avoir entraîné dans ce business, et je m’en voudrais toujours de ne pas savoir lui dire non. Ahlala, il avait raison, il fallait que je m’endurcisse. Mais surtout face à lui.

© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Dim 15 Fév - 14:59


Lenzo & Renji
« Rien que ça ? T’aurais pu faire mieux. » Roulant des yeux, je souris l’air de rien, de façon assez provocatrice avant d’hausses les épaules. « Super bien, tu veux les voir ? » Cessant de sourire, je regardais ses chevilles avant de le pousser l’air de rien. « Et toi, la melon que t’as à la place de la tête, il va bien ? Non parce que, le meilleur en tout, faut pas rêver non plus… » Posant mes mains sur ma tête je souris en lui faisant plusieurs clin d’œil, comme pour l’amadouer un petit peu. « Ma tête va bien. Je cultive ce melon avec amour. » Avec beaucoup d’amour même je dirais. Parce que franchement, je ne devais pas l’abandonner. Ma tête c’était ce qui me servait le plus. Enfin, hormis mon entre jambe, mais ça, c’était autre chose. Et si je commençais à en parler Lenzo allait encore plus désespérer. « Dis Renji, j’suis en train de penser à un truc, me demande pas comment j’en suis arrivé là. Faut que tu calques un peu plus ta vie sur la mienne, que tu changes ton mode de vie. Sinon, quand j’irai au paradis, t’iras en enfer et on sera séparé pour le reste de l’éternité. Ça craint quand même, tu crois qu’ils ont des téléphones célestes? » Fronçant les sourcils, cette fois, je me mis à cligner des yeux sous une incompréhension immense. What ? Dans ma tête j’avais la vision d’un personnage de dessin animé en train de gerber un arc-en-ciel. Mon dieu c’était quoi cette déclaration soudaine là ? « Lenzo ? Ça ferait presque peur ton idée là. Mais… Mais c’est tellement beau. » Oui, c’était plus que beau même ! Lui sautant dessus, je le pris dans mes bras avant de le serrer super fort et le secouer comme un prunier avant de bisouiller son visage à plusieurs reprises. « Je t’aime. » Oh oui. « Beaucoup. » Bisous et bisous. « Passionnément. bisous. « A la foliiiiiiiiiiiie. » dis-je avec une voix totalement farfelu, un peu mielleuse, trop même. Mais c’était pour le contexte quoi. On n’allait tout de même pas chipoter. Parlant par la suite d’amour et d’eau fraiche, je me mis plus ou moins à parler… Comme lui. Du moins de dire des choses qui ne me ressemblait pas du tout. C’était ça de penser à elle, pendant que j’étais avec Lenzo. Ça me trahissait. Ça trahissait quoi d’ailleurs ? « Renji. J’te connais. Ok, peut-être que tu ne mens pas totalement. Mais je sais que t’as une femme en tête. Dis-moi qui c’est. Ce qu’il s’est passé. Je croyais qu’on ne devait rien se cacher et tu t’obstines à garder des secrets ! » Clignant des yeux, je le regardais, en ruminant contre moi-même intérieurement. Il n’y avait réellement personne. Je ne voulais pas lui parler d’Astaria… elle n’était rien pour le moment, et d’ailleurs, pourquoi elle devrait devenir quelque chose dans le futur ? J’étais complètement maso moi de penser ce genre de choses ! « Moi j’crois que j’ai du mal, parce que… J’sais pas, j’crois que j’ai jamais tourné la page de mon histoire avec Greer. Pas totalement en tout cas. » Greer ? C’était qui déjà celle-là ? Réfléchissant il me fallut plusieurs secondes pour remettre un visage à cette fameuse Greer. Il était sérieux ? Il pensait toujours à elle depuis toutes les années qui s’étaient déroulées ? Est-ce qu’il l’avait vu récemment pour m’en parler ? C’était peut-être le cas, ce qui lui avait ravivait des souvenirs… Il l’aimait tant que ça ? ça devait pas être facile alors si c’était le cas. M’enfin, il faisait ce qu’il voulait. « Greer ? Tu l’as revu ou quoi pour m’en parler ? Ou… Elle te manque genre vraiment ? » Demandai-je e centrant alors la conversation sur Greer. Au moins comme ça, il oublierait peut-être ce qu’il m’avait demandé. « Ca date en tout cas… » J’en venais même à me demander ce qu’elle faisait à présent. Nous approchions des trente ans à présent… autant dire que le temps passait bien vite, trop vite même peut-être… Bon, j’étais aussi en parti fautif de leur séparation, mais ça je préférais éviter le sujet, je ne voulais pas que l’on se dispute ou que ça devienne tendu entre nous pour un évènement qui c’était passé il y a un siècle. Au moins. Je coupais court d’ailleurs, en parlant tout simplement du casino. Je voulais avoir des nouvelles et savoir si ça marchait bien, ou s’il avait des soucis avec. « J’en sais trop rien. » Comment ça il n’en savait trop rien ? « Je m’y colle pas. Je n’y vais jamais, je veux ne pas me mettre au cœur des affaires. Un des employés du nightclub s’en charge pour moi. Je suppose que ça va, vu les chiffres. Aucun problème avec la loi, alors… ça pourrait être pire. » Fronçant les sourcils, je baissais le regard pour le regarder avant de secouer la tête. C’était clairement pas pour lui ce genre d’affaires. J’avais pourtant espoir e le changer un peu, mais c’était peine perdue. Nous approchions de nos vingt-sept ans… Et il n’allait plus changer au vu de l’âge avancé. « Alalala. J’irai faire un tour un de ces jours pour voir comment vont les affaires. » Dis-je en penchant ma tête en arrière, pour la poser sur le dossier du canapé. Fermant les yeux, je soupirais franchement avant de m’étirer. « Je dormirais bien là. » Et pour confirmer la chose, je me mis à bayer comme jamais. Genre, le gros bayement, à s’en décrocher la mâchoire. Soupirant, une fois la bouche fermée, je me positionnais mieux dans le canapé, levant bien mes jambes sur la table basse devant moi avant de caresser le menton de mon frère le gratouillant légèrement. « Toi aussi tu t’endors ? » demandai-je en faisant un effort surhumain pour ouvrir les yeux et le regarder doucement. Ma jolie copie conforme. Que j’étais beau tout de même. Si les gens en général devaient se regarder dans un miroir, moi je n’avais pas besoin. J’avais mon jumeau que je pouvais voir tous les jours. Et au moins, je pouvais réellement constater que nous étions beaux. J’ose imaginer les jumeaux hideux ce qu’ils doivent penser en voyant l’autre. Les pauvres.

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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Lun 16 Fév - 3:15



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Quand je lui montrais que mes chevilles se portaient à merveille, son sourire s’estompa et il me poussa quelque peu. Je le questionnais à mon tour sur le melon qu’il avait à la place de la tête, et il posait ses mains dessus, me lançant bien trop de clins d’oeil à mon goût. « Ma tête va bien. Je cultive ce melon avec amour. » Ben tiens. « Tu devrais peut-être penser à le laisser hiberner un peu, non? » Oui parce que sa vantardise devenait de plus en plus grave.

Je lui exposais ensuite ma théorie de l’au-delà. Bah oui, moi c’était clair que je me retrouverai au paradis après la mort. Tout comme c’était clair que Renji se retrouverait au fin fond de l’enfer. Il ne fallait pas être un génie pour savoir ça. Sauf que du coup, on sera séparés pour l’éternité ! Nous, les jumeaux Wellington, qui ne pouvions pas vivre une semaine loin de l’autre ! Drame. Il fallait que Renji calque son mode de vie sur le mien, et commence à prendre exemple. Ok, c’était une façon déguisée de dire « tu vas arrêter tes conneries et devenir sérieux maintenant? tu me gonfles à être comme papa et à te plaire là-dedans », sauf que je le prenais par les sentiments en avançant notre potentielle séparation. Sauf que non. Il ne l’avait pas compris comme ça. Il avait pris ça pour une déclaration. Il me sautait dessus, me prit dans ses bras à me serrer comme un dingue, me secouait d’avant en arrière avant de commencer à me bécoter le visage. Il m’aime? « Oui Renji, je t’aime aussi. » dis-je d’un ton exaspéré. Beaucoup, ajouta-t-il accompagné de bisous. Passionnément. Bisous. A la folie, la dernière syllabe bien trop accentuée, bien trop aiguë, bien trop… pas Renji. « Oui oui, je sais. » Je lui tapotais l’épaule comme si j’essayais de donner raison à un gosse de quatre ans, ce à quoi mon frangin paraissait en cet instant.

Bon et en parlant d’amour, il se mit à dire des trucs qui lui ressemblaient peu. Qui pouvaient sortir de ma bouche, mais difficilement de la sienne. Alors, je devenais suspect. Et quand il me disait qu’il n’y avait rien, je lui répondais qu’il ne fallait pas me prendre pour une prune. Je voulais savoir qui était la fille qui lui était apparu en tête à ses mots. Mais il n’avait pas l’air décidé à me répondre, alors comme pour lui prouver qu’on ne devait rien se cacher, j’évoquais Greer. Qui, d’après moi, était la raison pour laquelle je ne pouvais pas me faire plaisir à jouer au lancer de culottes quand bon me semblait. Et je me doutais qu’il lui fallut un petit moment pour se rappeler de qui elle était. Sérieusement? « Greer ? Tu l’as revu ou quoi pour m’en parler ? Ou… Elle te manque genre vraiment ? » Si je l’ai revue? Dieu, non, je sais pas ce que j’aurais fait sinon. Mais il s’intéressait vraiment pas aux pubs? « Tu lis des magazines? Tu regardes la télé? Tu sors dans les rues? » Je lui donnais une pichenette sur le front, l’air de dire ‘non mais réveille-toi’. « Elle est devenue célèbre. Elle est partout. Quand t’essayes d’oublier une meuf qui se trouve entre les pages de tes revues, sur les murs de New York, et parfois même à la télé, ça devient un peu plus compliqué. » Ça date, oui, comme il disait. « T’étais pas responsable de notre séparation, tu le sais hein? Elle voulait percer. Alors… Je l’ai laissée partir. Trop bon, trop con, comme on dit tout le temps. » Bah oui, ça se trouve, on serait peut-être toujours ensemble à l’heure qu’il est, si j’avais fait un effort pour la retenir. Mais je savais que sa carrière comptait pour elle alors si ça pouvait la rendre heureuse… « Et toi, alors? Si tu crois que je vais abandonner, tu te mets le doigt dans l’oeil. Dis-moi, tout de suite. »

Mais à croire qu’il voulait éviter le sujet sentimental, que ce soit le sien ou le mien, et il me parlait à nouveau du boulot. Du casino, plus précisément. Du coup, je lui avouais que je n’avais aucune idée de comment ça allait, mais que au vu des chiffres, ça avait l’air de bien tourner. En comptant que dans la case « visite de la police », c’était toujours noté 0. « Alalala. J’irai faire un tour un de ces jours pour voir comment vont les affaires. » Alalala? Quoi? Il savait très bien que je n’en avais jamais voulu de cet établissement, alors qu’il ne se plaignait pas. « Ça roule, t’inquiète. Perds pas ton temps pour ça. » Et ça n’avait franchement pas l’air de l’inquiéter tant que ça, vu qu’il se mit en position ‘j’me détends et j’me tape un petit somme chez toi’. Bah oui, tant qu’on y est… Et il me gratouillait le menton. Euh… On m’explique là? « Non je m’endors pas, mais j’pourrais. On se fait une sieste? Je bosse toute la nuit ce soir, et j’imagine que toi aussi. » Je m’allongeais de nouveau sur lui, me calant comme un gosse contre sa mère. Gardant le silence quelques instants, je lâchais quand même : « Non mais, pourquoi tu m’as gratté le menton? T’es sérieux? Je suis pas ton chaton… » Bon, si, un peu en fait. C’était mon chaton et j’étais le sien. Raaaah, j’étais bien trop niais avec lui, merde. Je fermais les yeux en expirant longuement, laissant la fatigue me gagner.

© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 21 Fév - 18:39


Lenzo & Renji
« Tu devrais peut-être penser à le laisser hiberner un peu, non? » Lui lançant un regard faussement mauvais, je secouais la tête avant de lui donner un coup d’épaule l’air de rien. « N’importe quoi. Je vis très bien comme ça, et lui aussi, tu sais. » Ma tête et mon melon se portait très bien. Puis, je luis fis une super déclaration d’amour. Dans le genre. Truc tout mignon et tout adorable. Il ne pouvait que fondre et m’aimer encore plus avec ce que je lui faisais, n’est-ce pas ? « Oui Renji, je t’aime aussi. » Mouais, ça ne sortait pas totalement du cœur tout ça, mais c’était toujours mieux que rien dans le fond… Je ne pouvais pas non plus trop lui en demander. « Oui oui, je sais. » Faisant légèrement ressortir ma lèvre inférieure, je clignais des yeux, avant de lui faire un nouveau bisou sur la joue l’air de rien. « T’es trop mignon. » Dis-je en lui fourrageant les cheveux l’air de rien. Parlant par la suite d’amour, ou je ne sais trop quoi en rapport avec ça. Il se mit à me poser des questions. Et je détournais vite l’attention quand il parla de Greer. Putain, cette fille ça faisait des siècles qu’on ne l’avait pas vu, pourquoi il me parlait d’elle maintenant ? « Tu lis des magazines ? Tu regardes la télé ? Tu sors dans les rues ? » Euh… « Elle est devenue célèbre. Elle est partout. Quand t’essayes d’oublier une meuf qui se trouve entre les pages de tes revues, sur les murs de New York, et parfois même à la télé, ça devient un peu plus compliqué. » Ah bon ? Je n’avais même pas fait gaffe. Faut dire que je ne me souvenais même plus trop à quoi elle ressemblait. Pour dire. Ce n’est pas moi qui suis sorti avec, en même temps… « T’étais pas responsable de notre séparation, tu le sais hein? Elle voulait percer. Alors… Je l’ai laissée partir. Trop bon, trop con, comme on dit tout le temps. » Fronçant les sourcils, je le regardais longuement en soupirant. Et il me disait ça des années plus tard ? « Et toi, alors? Si tu crois que je vais abandonner, tu te mets le doigt dans l’œil. Dis-moi, tout de suite. » Rah ! Non ! Je pensais qu’il aurait oublié ! Il ne pouvait pas passer l’éponge pour une fois ?! J’avais foiré mon coup du coup. « Franchement ? Je n’avais même pas fait gaffe qu’elle passait à la télé. Je ne dois pas mater les trucs ou elle est dedans. » Puis bon je n’étais pas très télé non plus. « Tu devrais l’oublier sérieux. Elle aurait pu venir te trouver une fois qu’elle a percé… Même pas. Tu ne devais pas compter pour elle. Les femmes toutes pareilles. » dis-je en plissant le nez. On ne pouvait clairement pas leur faire confiance. Ce n’était pas nouveau ceci dit. Surtout quand un homme avait de l’argent, alors là, autant dire que la méfiance pouvait être activée à son maximum. Ignorant une nouvelle fois, l’air de rien, sa requête, je m’installais mieux sur son sofa pour lui demander des nouvelles du casino, et puis surtout savoir s’il comptait faire une petite sieste. Parce que j’étais mine de rien crevé, et que ça pouvait nous faire du bien. « Ça roule, t’inquiète. Perds pas ton temps pour ça. » Oh je ne perdais pas de temps avec ça. On gagnait pas mal d’argent. Surtout quand les mises étaient perdues contre la banque. Là, ça devenait plus qu’intéressant. Parce que j’avais fait en sorte de trouver des croupiers qui savaient compter les cartes, et ça, c’était important dans ce genre de lieu. Je ne tolérais pas la triche au niveau des joueurs. Par contre, au niveau des croupiers, je faisais très attention, histoire qu’ils ne perdent pas trop d’argent. Et c’était une chose tout à fait normal, je présume. « Non je m’endors pas, mais j’pourrais. On se fait une sieste? Je bosse toute la nuit ce soir, et j’imagine que toi aussi. » Le laissant s’installer, confortablement sur mes genoux je ris légèrement avant de bailler. « Ouais. Comme d’habitude quoi. » Nous étions devenus des hommes de la nuit depuis que nous bossions. C’était un mode de vie auquel on s’habituait plutôt rapidement. « Non mais, pourquoi tu m’as gratté le menton? T’es sérieux? Je suis pas ton chaton… » Riant légèrement je lui gratouillais à nouveau le menton. « Miaou. » Oui, j’étais totalement con, mais j’assumais quand c’était avec mon frère. Parce qu’on était con ensemble, tous les deux, c’était comme ça. Baillant encore une nouvelle fois, je soupirais en fermant les yeux laissant ma main dans son cou, sentant les pulsations de son cœur contre la paume de celle-ci. Comme une sorte de berceuse je me concentrais dessus, avant de m’endormir, paisiblement là, sur le canapé de Lenzo.

Hey bro' what's up !


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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up ! Sam 21 Fév - 20:47



❝hey bro, what's up!❞
renji & lenzo
Mon frère et ses déclarations d’amour soudaines… Ça m’exaspérait, me faisait rire, m’émotionnait, et tout ça en même temps. Je me contentais de lui répondre par l’affirmative et rien de plus. Sauf qu’encore une fois, il faisait ressortir sa lèvre inférieure et clignait des yeux plusieurs fois de suite. « Putain t’es chiant. » lâchais-je en détournant les yeux, comme un gamin qui boude. Parce que c’est ce que j’étais en cet instant. Il me plantait un bisou sur la jour en me disant que j’étais trop mignon. Non, je boudais. Sauf que je lui accordais un nouveau regard, et soupirais grandement. « Oui je t’aime. Plus que tout. Tu sais que j’adore quand tu me déclares ta flamme? Ça me rend heureux, je sais que y’a qu’avec moi que tu fais ça alors je me sens privilégié. » Le petit frère niais de retour. Je n’allais bientôt plus me supporter.

En tout cas, un sujet qu’il n’était pas décidé à aborder, c’était les femmes. Et quand je disais femmes, je ne parlais pas de conquêtes, mais de relations sérieuses. Chose qu’il ne  connaissait pas. Je lui parlais de Greer, sans oublier de revenir sur son histoire de ‘attendre la fille qui lui dégèlera le coeur’. « Franchement ? Je n’avais même pas fait gaffe qu’elle passait à la télé. Je ne dois pas mater les trucs ou elle est dedans. Tu devrais l’oublier sérieux. Elle aurait pu venir te trouver une fois qu’elle a percé… Même pas. Tu ne devais pas compter pour elle. Les femmes toutes pareilles. » J’haussais quelque peu les épaules. Il avait sûrement raison, mais je sais pas si j’étais prêt à l’accepter. « Ça te ferait plaisir que je te dise que t’as tout à fait raison et qu’à partir d’aujourd’hui je vais vivre comme toi, hein? » Question rhétorique. Bien sûr que ça l’enchanterait que j’adapte son mode de vie, ça fait quinze ans qu’il attend ça. Je secouais quelque peu la tête. Peu importe. Il évitait encore le sujet pour lui. « Tu veux pas me répondre, très bien. Mais tu sais que je vais mener mon enquête. » Eh oui, j’étais du genre tenace. Quand je voulais quelque chose, je l’obtenais.

Il se faisait confortable sur mon canapé et me demandais des nouvelles du casino, avançant qu’il irait y faire un tour pour vérifier pour moi. Trop gentil de sa part. « Sinon, le nightclub marche du tonnerre, c’est plein tous les soirs. Le resto aussi fonctionne très bien. » En soi, autre manière de dire ’je suis vachement fier de moi’, parce que j’ai tout fait moi même. Alors voir tout ça marcher, ça me réjouissait franchement. Je ne lui retournais pas la question — je savais que son club de strip-tease battait son plein, que ses escort girls étaient accompagnées tous les sois, et qu’il gérait toujours son réseau de prostitution, à ma grande peine. Mais tant qu’il restait discret, je ne pouvais rien dire.

Il avait l’air fatigué, et il me demandait si je m’endormais tout autant que lui. Non, mais c’est clair qu’une sieste ne nous ferait pas de mal là. Je m’installais donc sur ses genoux, comme un enfant contre sa mère, et il lui ajoutait que je n’étais pas son chaton, suite à son grattement de menton. À ma remarque, il renouvelait son geste et feignait un miaulement. Je lâchais un petit rire. « Renji d’amour, oublie pas, pour mon anniversaire je veux un chaton. » Bah quoi, autant réclamer pour être sûr d’avoir ce que je désirais, non? Je lui avais dit et répété, mais on sait jamais, je ne voulais pas qu’il l’oublie. Je l’entendais bailler les yeux fermés, et il posait la main dans mon cou. Un vrai couple gay, si on n’était pas de la même famille. Je sentais mon pouls résonner contre sa paume, et il s’endormait bien vite, bien que je sombrais dans les bras de Morphée peu de temps après lui, le rejoignant dans son sommeil pour aller le faire chier, jusqu’à dans ses rêves. Eh oui, c’était ça, l’amour fraternel.

© Pando
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MessageSujet: Re: L&R Hey bro' what's up !

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L&R Hey bro' what's up !

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