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all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley.

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MessageSujet: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Ven 23 Jan - 21:24

all my tears have been used up
ezio von dito ainsley eastwood
Enroulée dans la couette, serrant l'oreiller sentant encore son odeur, elle ne fermait pas l’œil. Toute la nuit venait de se passer ainsi, entre ses changements de position et ses petites crises de sanglots incontrôlables qui la prenaient sans cesse. La maison était beaucoup trop vide à son goût, et Ainsley déambulait tel un zombie dans les couloirs, tentant d'avoir un semblant de routine. Mais plus rien ne serait pareil désormais. Plus jamais elle n'aurait cette habitude de faire deux cafés le matin. Cela lui brisa le cœur de penser à cet unique détail et elle laissa couler une énième larme. L'oreiller était humide, et tous ses muscles la faisaient souffrir pour une raison qu'elle ignorait. Une envie de rester clouée au lit toute la journée la pris, comme les deux jours précédents. Tendant sa main faiblarde vers son portable, elle envoya un texto à son patron, le prince de Galle, avant de s’emmitoufler à nouveau dans la couette, fermant les yeux et broyant à du noir comme quelques secondes auparavant. Mais Ainsley ne pensait pas qu'à ça, elle pensait aussi à l'inévitable allait forcément arriver à un moment ou un autre, où elle allait bien sûr devoir reprendre le cours de sa vie et faire comme si de rien n'était. Le décès de sa mère remontait à plus d'une quinzaine d'années et elle se souvenait avoir souffert de cette perte, malgré son jeune âge. Ce n'était pas vraiment étonnant le décès de son père était d'autant plus douloureux, cela lui lacérait le cœur d'une tristesse infinie, sans parler de cet arrière goût de colère qu'elle vouait au type qui avait pressé la détente sous ses yeux. Les vibrations du coup de feu, elle les sentait tous les soirs remuer son corps. Et elle se souvenait de leurs visages, ces deux visages qu'elle n'oublierait jamais.

Elle soupira avant d'essuyer une dernière larme et décida de quitter son cocon d'amour pour commencer ces résolutions, rien qu'un peu. Alors elle fila sous la douche, s'habilla et se sécha les cheveux avant de se rendre dans la cuisine et d'allumer la télé sous-titrée. Sa cafetière était toute prête, la tasse en dessous, attendant d'être remplie. Cela devait bien faire vingt-quatre heures qu'elle n'avait pas mangé, se contentant d'un verre d'eau qu'elle remplissait de temps en temps. C'était donc pour cela que sa tasse était encore là, prête à l'emploi. Elle pressa le bouton de marche et enfila ses pantoufles et un gilet pour descendre chercher le courrier. Beaucoup de pub, bizarrement par des sociétés de pompes funèbres, comme quoi le mot passait vite. Elle remonta à pied les quatre étages qui la séparaient de son appartement et s'enferma à clef. Elle voulait simuler son absence pour les policiers qui venaient l’ennuyer tous les jours en lui posant constamment les mêmes questions. Ainsley pensait même à afficher une FAQ devant sa porte pour être tranquille, mais elle savait qu'ils préféraient la voir en vrai pour peut-être voir à quel point elle était affectée par cette fin si précoce et inattendue bien sûr. Ils lui remuaient le couteau dans la plaie bien comme il fallait, et franchement elle s'en serait bien passée en ce moment.

Alors qu'elle lisait un article dans le Times en buvant quelques gorgées de son café, le signal sonore de la cuisine indiquant que quelqu'un sonnait attira son regard. Ben oui, comment pouvait-elle savoir autrement que de cette manière que quelqu'un était sur le pas de sa porte et n'avait pas toute sa journée pour qu'elle pointe le bout de son nez. Elle posa son journal et sa tasse avant de se diriger vers sa lourde porte d'entrée. Arrivée face à elle, elle se mit sur la pointe des pieds pour jeter un coup d’œil dans le judas pour préparer son speech spécial "remballage de policiers". Mais lorsque son regard se posa sur l'homme derrière sa porte - elle ne distinguait pas bien son visage - elle vit d'emblée qu'il ne portait pas d'uniforme quelconque. Curieuse, elle décida de lui ouvrir après avoir s'être chargée de tous les verrous. Ainsley entrouvrit la porte. « Bonjour, c'est pourquoi ? » Demanda-t-elle d'un ton assez neutre. Puis elle croisa le regard de ce type qui se tenait face à elle. Ses yeux, ses cheveux, son expression, sa posture. Tout concordait avec son souvenir. Une mine paniquée et colérique se fixa à son visage avant qu'elle ne déclare les dents serrées : « Vous avez du culot de venir. » Elle marqua une petite pose pour chercher les mots juste et tenter de mettre l'intonation parfaite. « Sortez de ma vue. » La colère pure marquait ses traits. Au pire, s'il lui sautait à la gorge ce n'était pas plus mal, elle était assurée d'avoir une mort rapide.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Mer 28 Jan - 18:15

one thousand lonely stars

Voilà deux jours que je m’étais embourbé dans les ennuis. J’avais parlé à Marley hier, mais je n’arrivais pas à entrevoir une issue positive de cette situation. Mais je n’arrivais à ma résoudre à tuer cette fille. Moi qui m’était juré de sortir de la mafia avant qu’il ne soit trop tard, j’avais raté mon coup. Il était trop tard. J’avais dormi sur mon canapé hors de prix, et malgré la lueur du jour qui apparaissait dans la pièce, j’avais du mal à ouvrir l’œil. Ou du moins faire face à la réalité. Je soupirais, ressassant les mêmes pensées, encore et encore. Mon portable vibra et je m’en saisi avant de me figer devant le nom de l’appelant. Mon père. Je décrochais. « Alors ? », demanda t-il, et poussais un nouveau soupir. Alors as-tu ôté la vie d’une jeune femme ces deux derniers jours ? La voilà sa question.   « Alors quoi ? », répondis-je d’une voix pâteuse et arrogante. Je le voyais déjà serré les poings. « Tu sais très bien ce dont je veux parler. » « Laisse-moi du temps. », dis-je avant de raccrocher. Je savais que même s’il était le boss de la mafia, il avait la pression. Parce que oui, Stephen mon partenaire dans ce crime avait été dénoncé à la police, et arrêté. Il fallait un coupable, quelqu’un à abattre et si je ne prenais pas garde, cela allait être moi, l’homme à abattre. Je pris mon courage à deux mains, me levant de mauvaise grâce. Je filais sous la douche pour éliminer les vapeurs d’alcool qui s’échappaient de mon corps, me brossant les dents par la même occasion. J’avais fini par décider d’aller la voir, mais pas pour la tuer. Je laissais mon revolver dans mon coffre avant de quitter mon appartement. Ce n’était définitivement pas une bonne idée, mais je sautais dans cette impasse à pied joints. Je conduisis jusqu’à l’adresse des Eastwood avant de garer ma voiture, une rue plus loin. Alors que je descendais la rue, les mains dans les poches, ne sachant pas vraiment ce que j’allais pouvoir dire. Mon attitude arrogante et sûre d’elle, s’était fait la malle. Je sonnais, attendant patiemment à la porte alors que ma conscience me hurlait de partir en courant. Et si elle appelait les flics ? Je ne finirais en prison – voir tuer – et cela signifiait que Marley allait rester seule. Je ne pouvais pas lui infliger ça ! Interrompant mes pensées, la porte s’ouvrit sur la jeune femme tant redoutée. « Bonjour, c'est pourquoi ? », lâcha t-elle, avant de croiser mon regard. Je voyais bien la douleur dans ses yeux, la même que j’avais lu dans le regard de Marley lorsque nous avions perdu notre mère, il y a de cela des années. Mon dieu que ce monde pouvait être ironique. « Vous avez du culot de venir. »  , cracha t-elle, et avant que je n’ai pu ouvrir la bouche pour lui répondre, elle continua d’un ton encore plus colérique. « Sortez de ma vue. »  . Son regard me glaçant, je baissais la tête quelques secondes cherchant mes mots – chose qui ne m’arrivait que rarement, surtout en présence d’une personne de la gente féminine. « Je ... je voulais vous adresser mes condoléances. », commençais-je, et j’eus envie de rire de ce que je venais de dire à cette femme. J’étais en partie la raison de la mort de son père et je venais lui adresser mes condoléances ? Vu la réputation de la mafia, elle allait sans doute prendre ça comme une menace. « Je ne suis pas là pour vous faire du mal. », précisais-je, me sentant de plus en plus ridicule et vulnérable. « Je suis vraiment désolé pour votre père. ». OK, arrêtes de parler, pensais-je avant de me dire qu’il vaudrait mieux entrer à l’intérieur si elle allait se mettre à hurler. Mais je ne pouvais pas la forcer à me laisser pénétrer dans sa maison et encore moins lui poser la question. Je regardais les alentours nerveusement, les mains dans les poches. Mon père avait sans doute placer des hommes en surveillance, au cas où j’échouerais dans ma mission ou alors il me faisait vraiment confiance pour prendre soin de mon ‘erreur’. « Je sais que je n’ai pas le droit de vous demander cela, mais nous serions peut être mieux à l’intérieur pour … discuter ou peu importe ce que vous voulez faire. ». Mon dieu que j’avais l’air d’un crétin en cet instant !
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Dim 1 Fév - 18:30

Les yeux d'Ainsley s'attardèrent quelques millisecondes sur les traits du type face à elle. Un visage qu'elle n'oublierait probablement jamais. Elle sentit la furieuse envie de lui décrocher une droite et de lui lacérer sa belle tronche avec ses ongles jusqu'à en saigner, mais elle retint cette sombre idée en serrant les poings, se calmant en inspirant doucement. Pourtant, elle ne ressentait pas tout la haine qu'elle avait ressentit lorsqu'elle avait appris le nom du type qui avait appuyé sur la détente, un certain Stephen. Elle se souvenait de son expression lorsqu'il avait été condamné à faire de la prison. Ainsley n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était heureuse, mais ce qu'elle avait ressentit à ce moment se rapprochait d'un grand sentiment de soulagement et de justice, tout ce dont elle avait besoin. Revoir ce gars, qui lui avait en quelques sortes sauvé la vie, la crispa. « Je ... je voulais vous adresser mes condoléances. » Si elle avait pu recracher le contenu d'un verre d'eau, elle l'aurait fait à ce moment là. Elle s’empêcha de rire, affichant néanmoins une expression moqueuse. « C'est bien gentil. » Ironisa-t-elle. Au moins, lui s'était excusé. La raison de sa visite restait totalement inconnue de l'américaine qui le laissa poursuivre, se concentrant sur ses lèvres. « Je ne suis pas là pour vous faire du mal. » Elle le scruta et chercha une arme quelconque qu'il pouvait porter mais il ne semblait pas en avoir, du moins pas en apparences. « Je suis vraiment désolé pour votre père. » La brune lisait à son visage une part de sincérité, après tout c'était bien lui qui avait imploré à ce Stephen de battre en retrait au lieu de lui loger une balle entre les deux yeux, chose qui aurait évité des tonnes de complications. « Vote pote l'était moins. » L'homme scruta les environs un peu nerveusement avant de lui demander si cela ne la gênait pas de le faire rentrer afin d'être plus tranquille pour parler. Il était vrai que la jeune femme n'avait pas de réelle conception du mot "tranquillité" du point de vue sonore ; un lieu bruyant ne la gênait en aucun cas pour communiquer mais pour un entendant cela pouvait être plus contrariant. Pour le cas présent, parler librement d'une affaire illégale impliquant la mort d'un homme par balle n'était pas une conversation à engager sur le palier d'un appartement et Ainsley ne voulait pas que toute sa vie soit déballée à ses voisins. Après quelques longues secondes d'hésitations, elle hocha imperceptiblement la tête, détendit la mâchoire et les poings. Elle ouvrit un peu plus grand la porte et laissa de l'espace pour qu'il puisse pénétrer dans son appartement. « Entrez. » Souffla-t-elle d'un ton, comme très souvent, neutre. Son appartement était de taille modeste, habitant dans le Queens ce n'était pas vraiment étonnant.  Ils ne roulaient pas sur l'or, c'était d'ailleurs pour cette raison que son père avait décidé de se lancer dans les affaires louches et elle avait préféré rester en dehors de tout ça. Malheureusement, toutes ces choses illégales avaient fini par lui retomber sur les épaules et il en avait visiblement payé les conséquences. Elle guida ce jeune homme dans la cuisine où sa cafetière émettait sa douce alarme mélodieuse tandis qu'Ainsley se posait justement dos à elle, appuyée sur le plan de travail, n'ayant pas fait attention aux signaux lumineux. « Que me vaut l'honneur de cette visite ? » Engagea-t-elle, un peu sur la défensive, craignant presque de le voir dégainer un flingue, même après lui avoir assuré qu'il n'était pas là pour la blesser. « Des dettes à payer, c'est ça ? » Proposa-t-elle. Ainsley ne savait pas du tout comment ces affaires marchaient, ni comment son père s'y était pris pour être dans la merde à un point tel que le seul moyen avait été de lui ôter la vie. « Ou alors vous voulez m'aider à organiser les funérailles ? Vous devez avoir une bonne adresse j'en suis sûre. » Ce type réveillait un sens de la répartie qu'elle ignorait jusqu'à présent. Lorsqu'elle s'en rendit compte, la douce et timide Ainsley refit surface et elle ne put pas s'empêcher de baisser les yeux, totalement confuse alors que ce type voulait peut-être l'aider. « Excusez-moi, c'est pas facile. » Son regard se brouilla soudainement de larmes qu'elle refusa de faire tomber, se pinçant les lèvres de toutes ses forces. En fin de compte, son petit manège de la fille sûre n'avait pas tenu longtemps, raison pour laquelle elle évita à tout prix de croiser le regard de ce jeune homme qui allait la prendre pour une grosse cruche trop émotive.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Lun 2 Fév - 3:22

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Lorsque mon père m’avait appelé pour m’informer que Stephen avait été arrêté, mon cœur était tombé dans mon estomac. Non pas parce que je m’inquiétais pour lui – puisque c’était de sa faute si nous en étions arrivé là. – mais parce que j’étais persuadé que les flics n’allaient pas tarder à défoncer la porte d’entrée de mon appartement. Mais, j’attendais toujours, guettant le moindre bruit suspect dans la cage d’escalier ou dans le couloir. Je ne comprenais toujours pas pourquoi j’étais encore tranquille dans mon appartement. J’espérais qu’elle puisse m’apporter des réponses. Devant la jeune femme, je me faisais l’effet d’un parfait crétin en lui présentant mes condoléances. Je vis clairement l’expression moqueuse sur son visage. « C'est bien gentil. » . Je me crispais, mais comment lui en vouloir ? Je me contentais alors d’enchainer sur d’autres paroles que je trouvais maladroite. Une part de moi souhaitait prendre mes jambes à mon cou, parce que je me sentais tellement gauche et stupide, et l’autre part voulait rester pour rassurer la jeune femme, comme il l’avait fait avec Marley lorsque nous avions perdu notre mère. Même si la situation était différente. « Vote pote l'était moins. » . J’haussais les sourcils d’étonnement face à la mention du mot ‘pote’, ce n’était en aucun cas un de mes amis. Je n’avais qu’une envie que ce gars fou de la gâchette reste derrière les barreaux pendant un petit de bout de temps pour éviter qu’il nous refoute tous dans la merde. « Je peux vous dire qu’il était loin de mon pote et que j’espère qu’il restera à l’ombre un bon bout de temps. », murmurais-je, mal à l’aise de parler d’une telle affaire en plein air. Le procès n’avait pas commencé, mais en attendant, Stephen était obligé de rester en prison. Je soupçonnais les fédéraux de vouloir faire chuter la mafia d’une pierre, deux coups. Mais je croisais fortement les doigts pour que ce ne soit pas le cas. Je proposais alors à la jeune femme de m’inviter à l’intérieur, et je fus presque soulagé qu’elle accepte sans plus de question. Cette dernière me guida jusqu’à la cuisine où une douce odeur de café régnait déjà. « Que me vaut l'honneur de cette visite ? » , me demanda t-elle, visiblement tendue et là encore, je ne pouvais pas lui en vouloir puisque je faisais parti de la mafia et qu’elle le savait pertinemment. Je ne savais pas vraiment si je devais lui déballer toute la vérité. J’avais peur de lui faire peur si je partais sur des bases d’honnêteté, mais en même temps, je ne savais pas quoi lui raconter pour justifier ma présence dans son appartement. « Des dettes à payer, c'est ça ? » , et j’agitais la tête de gauche à droite pour lui signifier que je n’étais pas là pour cela. Et alors que j’ouvrais la bouche pour ajouter quelque chose, elle continua sur sa lancée. « Ou alors vous voulez m'aider à organiser les funérailles ? Vous devez avoir une bonne adresse j'en suis sûre. » , et j’en restais bouche bée. Oui je connaissais beaucoup d’artisans funéraire mais pas aux Etats Unis, seulement dans mon pays natal : l’Italie. Parce que oui, j’avais eu l’occasion de dire adieu à ma mère et mon petit frère, chose que j’aurais préféré éviter, bien entendu. Le masque d’assurance de la jeune femme sembla se fissurer, les yeux baissés refusant tout contact avec les miens. « Excusez-moi, c'est pas facile. » . C’est à ce moment que je sus que ce n’était pas le moment de lui faire peur en lui expliquant que mon père, le boss de la mafia me mettait la pression pour résoudre l’erreur que j’avais commise durant une mission. Elle, l’erreur. Je ne savais pas vraiment comment réagir. Bien entendu, mon bon sens me hurlait d’initier un contact physique mais je ne savais pas si elle allait bien le prendre. J’inspirais lentement avant d’avancer de quelques pas, et de mettre ma main sur son épaule. « Ne vous excusez pas … C’est normal. », commençais-je doucement. « Je sais ce que ça fait. », finis-je, en la guidant doucement vers une chaise de la cuisine pour qu’elle s’y assoit, avant de m’intéresser au son de la cafetière qui ne cessait de bipper depuis le début de notre conversation. « Je ne sais pas si vous avez entendu votre cafetière ne cesse de sonner depuis toute à l’heure. », continuais-je d’un ton plat, indiquant ladite cafetière d’un geste de la main. Je vis que la tasse dans la machine était remplie, sans doute pour elle. Je la pris et la déposais devant la jeune femme avec précaution. J’appuyais ensuite sur le bouton pour l’éteindre. « Là, c’est mieux. », dis-je, en référence au bruit que la machine faisait précédemment.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Lun 2 Fév - 19:22

L'homme murmura quelque chose en réflexion à ce qu'elle avait dit à propos de Stephen mais elle manqua une grande partie de la phrase alors elle laissa tomber, jugeant qu'il n'était pas nécessaire qu'elle réponde pour déballer cette affaire sur son palier, accessible aux oreilles de tous. Il lui demanda par la suite s'il était possible qu'ils s'entretiennent dans son appartement pour plus de tranquillité et elle accepta avec une petite moue. Elle était curieuse des réelles raisons qui avaient poussées Stephen à appuyer sur la détente, car les policiers étaient assez peu au courant de tout ou, s'ils l'étaient, ne préféraient pas communiquer des informations. Ce type était plutôt brave de se montrer chez elle, totalement à découvert alors qu'en un simple appel - enfin tout est relatif - elle pouvait avertir toutes les forces de l'ordre et le coller lui aussi sous les barreaux. Mais Ainsley n'était pas comme ça. La seule chose qu'elle avait voulu était que l'homme qui avait tué son père subisse une peine suffisante pour apaiser sa soif de justice. Ses complices ne lui importaient pas, surtout qu'elle se souvenait parfaitement que c'était ce brun qui les avait fait déguerpir. Ils débouchèrent sur la cuisine et les pensées de la brune se cognaient dans tous les coins de sa tête, un mélange entre peur et curiosité l'avait envahie et elle décida de garder une distance respectable entre lui et elle. Imaginer les choses terribles qu'il avait pu commettre ou voir la mettait dans un terrible malaise qu'elle tentait de dissimuler en jouant avec sa répartie, allant même jusqu'à lui demander s'il n'avait pas une adresse pour des pompes funèbres. Si elle avait pu se voir de l'extérieur, elle se serait trouvée profondément pathétique. Ce n'était pas son genre de jouer les ironiques. D'ailleurs, ce masque de sûreté tomba très rapidement et elle sentit toute la peine et la souffrance remonter lorsqu'elle s'imagina une seconde face à la pierre tombale de son défunt père. Ainsley évita de croiser le regard du garçon, elle s'excusa de son petit passage à vide. Elle se sentait profondément stupide. Elle était loin d'imaginer qu'il se serait rapproché d'elle jusqu'à lui toucher l'épaule. Ce contact la fit sursauter, étant donné qu'elle ne l'avait pas entendu franchir la maigre distance qui les séparait. Sa surdité l'énerva énormément à ce instant. Ce contact la força à lever les yeux et elle captura la fin de sa phrase, pendue au moindre mouvement de ses lèvres pour les décrypter. « … C’est normal. » La jeune femme déglutit. En effet, elle trouvait cela normal de ressentir une profonde tristesse pour le décès d'un être cher. « Je sais ce que ça fait. » Ce gars semblait être quelqu'un de sincère, il n'avait pas la tête à mentir. A moins qu'il ne soit un acteur hors pair. Mais exprimer le manque et la souffrance ne s'inventait pas du jour au lendemain. Elle se laissa guider sur la chaise où il la poussa délicatement, et elle s'y assit un peu lourdement. Elle se retourna aussitôt au cas où il ait envie de s'exprimer encore. « Je ne sais pas si vous avez entendu votre cafetière ne cesse de sonner depuis toute à l’heure. » La bourde. A nouveau, elle eut envie de se jeter d'une falaise à cause de son incapacité à entendre les bruits de sa cafetière qui avait terminé de préparer son café qui semblait encore chaud. Ainsley sentit presque le rouge lui monter aux joues lorsqu'il lui apporta sa boisson, ne sachant pas trop comment aborder la chose. « Merci, c'est gentil. » Commença-t-elle, plutôt gênée. Elle indiqua la place en face d'elle d'un léger coup de menton. « Vous pouvez vous asseoir, c'est mieux si je vois vos lèvres. » Sa phrase ne devait avoir aucun sens pour quelqu'un qui ne soupçonnait pas qu'elle soit sourde. Elle précisa donc son message. « En fait je suis sourde. » Voilà, la chose était dite et elle lâcha un petit soupir. Maintenant la conversation pouvait réellement s'engager sans qu'elle le craigne de manquer des mots. Peut-être allait-il plus articuler pour aider sa compréhension ? Cela importait peu à la jeune femme qui était habituée aux grands bavards voire à ceux qui avaient un accent particulier et qui changeaient la prononciation de certains mots et par conséquent la forme de la bouche. C'était un travail assez énervant que de tenter de tout décrypter mais elle s'y était habituée afin d'être totalement intégrée à la société, même si parfois elle devait le préciser. En l’occurrence, elle avait dû le dire à ce jeune homme car la discussion qu'ils s'apprêtaient à engager n'avait rien de drôle et elle ne voulait pas en manquer un seul mot. « Alors, pourquoi êtes vous là ? » Il était clair qu'il ne s'agissait pas d'une visite de courtoisie, et s'il était face à elle aujourd'hui, c'était forcément pour une raison. « Vous devez vous demander pourquoi je ne vous ai pas dénoncé ? » Si elle avait été dans sa position, cela aurait probablement été la question qu'elle se serait posée. Ainsley posa ses yeux sur les lèvres de l'homme en face d'elle, attendant avec impatience sa réponse et ses réactions.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Mar 3 Fév - 3:13

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Je n’étais pas à l’aise sur le palier de l’appartement de la demoiselle Eastwood. J’avais presque la crainte qu’un homme de mon père surgisse et me mette un flingue entre les mains, me pressant à finir mon boulot. J’avais en revue les pires scénarios alors que j’avais sonné à la porte de la demoiselle. J’aurais même été prêt à parier qu’elle m’aurait déjà menacé d’appeler la police, mais il n’en fut rien. Peu à peu la tension semblait quitter mon corps, alors que j’avais franchi la porte d’entrée, bien que la raison de ma venue était toujours là, pesant sur mes épaules. La détresse de la jeune femme ne tarda pas à passer outre le masque coléreux qu’elle avait revêtu. Là encore, j’avais l’impression que la situation me ramenait des années en arrière, et pas vraiment pour mon bon plaisir. Parce que j’aurais préféré ne jamais avoir vécu ces événements, et que je ne souhaitais cela à personne. Quand on perd un proche parce qu’il a vécu sa vie, que l’âge l’a rattrapé, on se fait une raison, la douleur doit être moins vive parce qu’on s’y attendait. Alors que quand quelqu’un nous arrache un proche, sans crier gare, la douleur est incandescente, on réclame justice, et on ne s’en remet jamais vraiment. Alors que je lui touchais l’épaule, elle sursauta et je mis cela sur le compte du chagrin, de qui était entrain de la consoler. Je pouvais très bien comprendre. Voir son visage se décomposer fit ressortir la part protectrice de ma personne. Jusqu’à maintenant, peu de personne avait l’occasion d’en être témoin. Je guidais la jeune femme vers une chaise avant de poser sa tasse de café devant elle. « Merci, c'est gentil. » , me remercia t-elle et je hochais la tête, toujours debout dans sa cuisine. Je ne voulais pas faire comme chez moi, parce que simplement, je n’étais pas à mon aise et mon arrogance n’était pas la bienvenue en cet instant. « Vous pouvez vous asseoir, c'est mieux si je vois vos lèvres. » , m’indiqua t-elle, en désignant une chaise. Je fronçais les sourcils, pourquoi avait-elle besoin de voir mes lèvres ? Voilà la première chose que mon cerveau se demanda, mais je m’exécutais sans poser plus de questions. « En fait je suis sourde. » , lâcha t-elle en soupirant, comme pour se défaire d’un fardeau. Et voilà que ma lanterne était éclairée ! Mais je restais figé un instant, cette fille était sourde .. J’aurais pu attendre qu’elle me tourne le dos pour sortir un flingue qu’elle n’aurait rien entendu, elle n’aurait même pas crier. Cette idée me dégoutait encore plus, à présent. J’avais le cœur au bord des lèvres, il était vraiment hors de question que je supprime cette jeune femme ! J’en déduisis par la suite qu’elle pouvait lire sur mes lèvres, et voilà pourquoi elle avait besoin que je lui fasse face. « Alors, pourquoi êtes vous là ?» , demanda t-elle, et je tiquais sous la question, baissant les yeux d’un air coupable sur ma main qui était posée sur la table. Pourquoi cette fille était tellement perspicace en cet instant ? Et pourquoi n’étais-je pas capable de masquer mes réactions comme d’habitude ? Comment exposer la situation sans lui faire peur ? C’était tout bonnement impossible, et sincèrement, je n’étais pas spécialement prêt à affronter des cris ou quoi que ce soit dans ce genre. « Vous devez vous demander pourquoi je ne vous ai pas dénoncé ? » , continua t-elle, et j’eus l’impression qu’une échappatoire s’offrait à moi, parce que oui, je me posais aussi cette question depuis des jours et des jours. Je soupirais avant de relever le regard vers elle. « En fait, oui. J’étais là, je fais parti de la mafia …», lui répondis-je – articulant un peu plus, mais toujours d’un ton normal – il ne servait à rien de tourner autour du pot parce qu’il était clair qu’elle était au courant de mes activités et de mon métier principal. « Vous aviez toutes les raisons du monde de me balancer aux flics, rendre justice à votre père et faire tomber la mafia en même temps. Alors oui, je me demande vraiment pourquoi je ne suis pas derrière les barreaux moi aussi. », expliquais-je, en affichant un visage inquisiteur. Cela se trouvait, elle ne savait pas non plus ? Peut être qu’elle s’était juste empressé de rendre justice à son père en dénonçant le tireur, et qu’elle allait me jeter en pâture par la suite ? Rien n’était certain. La culpabilité revint de nouveau dans mes entrailles. Elle m’avait demandé la véritable raison de ma visite, et je n’avais rien répondu. Je lui devais une réponse, pour la protéger, l’avertir … « Vous m’avez demander la raison de ma visite. », continuais-je, incertain. « Le gars que vous avez dénoncé m’a balancé à mon boss. », aucune raison de préciser que le boss était mon père, cela rendrait la situation encore plus bizarre. « Il lui a dit que vous étiez témoin de nos actions, et que c’était de ma faute parce que je l’ai empêché de vous descendre … euh … tirer dessus. », expliquais-je, comment expliquer une situation comme celle-ci ? C’était vraiment la merde. « Comme je vous ai dit, je ne suis pas là pour vous faire du mal. Mais mon boss me met la pression pour que je répare mon ‘erreur’. », je mimais les parenthèses sur le mot ‘erreur’ puisque je savais maintenant qu’elle ne percevrait pas l’accentuation que j’avais prononcée. « Je n’ai pas peur de la prison, ni de me faire descendre, mais je n’ai juste pas envie de laisser ma sœur toute seule, elle déjà assez perdu … ». Non mais pourquoi, je me mettais à parler de Marley, sérieusement ? Mon gars, tu es vraiment atteint ma parole ! Je me tus, détournant la tête en soupirant. Quel imbécile, je faisais. Parler de ma vie privée n’était pas dans l’ordre des choses, tout comme expliquer à une femme innocente qu’elle risque sa vie tous les jours !
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Mar 3 Fév - 16:49

Il ne réagit pas lorsqu'elle lui annonça qu'elle était sourde, ce qui ne fit ni chaud ni froid à Ainsley. Elle avait eu l'occasion d'analyser chaque réaction de différentes personnes lorsqu'elle leur annonçait sa différence, et elle en avait vu de toutes les couleurs. Entre ceux qui se sentaient profondément désolés et ceux qui la harcelaient de questions, ceux qui acceptaient la chose sans broncher lui faisaient du bien. Au moins pas de longues discussions sur le fait d'être sourde dans la vie courante ne viendraient pas gêner le sujet qu'ils s’apprêtaient à aborder. S'il sembla légèrement ciller suite à cette déclaration, il ne dit rien, se contentant de s'exécuter en se plaçant sur la chaise en face d'elle. La brunette décida d'en arriver au plus vite aux faits, lui demandant clairement la raison de sa venue. Venir pour passer le bonjour à la fille du type que son coéquipier a buté deux jours auparavant n'était pas quelque chose d'anodin. Quelque chose devait le tracasser, et elle en déduit qu'il désirait simplement savoir si elle projetait de le dénoncer à la police. Elle formula donc la question à voix haute, aidant peut-être le jeune homme à se sentir plus à l'aise, voyant qu'ils étaient sur la même longueurs d'ondes. Ainsley s'était calmée, sa peur et sa colère étaient descendues petit à petit, et maintenant qu'il lui faisait face, il ne pouvait plus réellement se cacher. Aucun type armé n'allait débouler dans sa cuisine et l'achever en un coup de grâce qui elle disait les choses de travers. Du moins, c'était ce qu'elle espérait. « En fait, oui. J’étais là, je fais parti de la mafia …» Elle tomba de bien haut. Un mafieux sous son toit ? Cela voulait donc dire que son père s'était lancé dans des affaires en rapport avec la mafia ? « De.. De la mafia ? » Parvint-elle à articuler, incrédule. La police ne lui avait définitivement pas tout dit et elle eut envie de tous les baffer. « On ne m'avait pas précisé ça. » Une part d'ombre traînait toujours sur cette affaire, autant du côté de la police qui avait refusé de lui donner les détails concernant le réel statut du meurtrier et son appartenance à un groupe mafieux, tout comme elle avait décidé de ne pas révéler la présence d'un deuxième homme ce soir là. « Vous aviez toutes les raisons du monde de me balancer aux flics, rendre justice à votre père et faire tomber la mafia en même temps. Alors oui, je me demande vraiment pourquoi je ne suis pas derrière les barreaux moi aussi. » Toute cette affaire prenait une tournure bien plus compliquée qu'elle ne l'avait soupçonnée jusqu'à présent. Tout le monde sait bien qu'à partir du moment on on entre dans la mafia, on n'en ressort pas. Elle répondit à la principale question de ce type - dont elle ignorait toujours le nom soit dit en passant. « Déjà, j'ignorais que vous étiez dans la mafia. Cela ne change rien à ma décision. Je voulais juste que la personne qui a tué mon père mérite une sanction. Les acolytes ou les complices, je m'en fiche. » Elle balaya l'air de sa main sur la fin de sa phrase. A quoi bon faire enfermer des gens pour le plaisir de se foutre encore plus dans la merde avec la mafia ? Aucun intérêt. Ce qui suivit ne lui plut pas vraiment, étant donné que cela la concernait plus particulièrement. « Le gars que vous avez dénoncé m’a balancé à mon boss. Il lui a dit que vous étiez témoin de nos actions, et que c’était de ma faute parce que je l’ai empêché de vous descendre … euh … tirer dessus. » Ouch. Il était vrai qu'elle avait été le témoin aux premières loges de ce meurtre, mais de là à ce que Stephen ait dénoncé toute cette histoire à son boss dépassait carrément les bornes. Son visage se décomposa quand elle apprit la suite. « Comme je vous ai dit, je ne suis pas là pour vous faire du mal. Mais mon boss me met la pression pour que je répare mon ‘erreur’. » Les guillemets qu'il accompagna avec ce dernier mot était de recours dans ce cas là. Elle était l'erreur. Une balle dans le crane et toutes ces embrouilles auraient disparu aussi vite qu'elles étaient apparues. Ainsley voulait éviter par dessus tout les ennuis avec la mafia, elle n'était pas assez forte et trop manipulable pour comprendre ce qui lui arriverait. Et elle était très facile à tuer ;  les sourds, on peut les tuer de tous les côtés sans qu'ils ne s'en doutent une seconde. Il termina son discours en lui disant que s'il ne craignait pas un peu de prison, il s'inquiétait surtout pour sa sœur. Alléluia, il avait un cœur, et ce cœur cherchait à protéger les gens qu'il aimait ! C'était lui qui avait tout balancé, il baissa les yeux après un soupir - du moins elle était certaine qu'il avait soupiré - et elle eut presque envie de lui serrer la main pour le rassurer. Le contact était quelque chose d'important chez les sourds, car si on ne peut pas énormément faire passer les sentiments par la parole, les autres sens peuvent aider à faire passer les mêmes idées. Ils étaient tous les deux dans une grosse embrouille visiblement. « Votre sœur ne perdra personne, je ne cherche pas à vous jeter en prison et on va essayer de trouver une solution à toute cette histoire. » Il devait y avoir une chance sur mille pour que les deux restent en vie. Ainsley réalisa à quel point sa vie semblait tranquille jusqu'à présent. Certes, il y avait eu ce décès. Elle se sentait presque heureuse d'être encore vivante maintenant qu'elle savait qu'elle n'était pas prévue dans les plans et que le mieux pour elle était de mourir immédiatement. Sa gorge se serra. « Ça fait bizarre d'apprendre que des gens veulent me tuer pour ce que j'ai vu. » Tais toi Ainsley, il s'en fout. « Vous... Tu avais des idées concernant une éventuelle solution ? » Autant passer au tutoiement, après tout ils étaient bien dans une galère commune.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Mer 11 Fév - 5:24

one thousand lonely stars


J’avais prévu des tas de scénario, mais aucun n’incluait d’apprendre que la fille de la victime était sourde. Bien que ce ne soit qu’un détail inutile au yeux de la mafia, je trouvais alors une raison de plus pour ne pas faire ce que mon père souhaitait que je fasse. Je n’avais pas pitié d’elle, du moins, pas par rapport à sa surdité. Passer de plus en plus de minutes en la compagnie de la jeune femme m’éloignait de plus en plus de la décision de lui régler son compte. C’était un problème, surtout pour moi, pour le moment. Je n’étais plus à une connerie prés, alors lorsqu’elle posa une des questions qui m’avait tracassé pendant ces deux derniers jours, je préférais jouer la carte de l’honnêté. Lui avouant que je faisais parti de la mafia, car j’étais persuadé qu’elle était au courant des activités de son père, que la police lui avait fait part de l’enquête ou même qu’elle ait deviner par elle-même. Bien entendu, cela ne se passa pas comme prévu puisque je ne ratais pas son visage incrédule à la mention de mon emploi. « De.. De la mafia ? » , répéta t-elle, et j’eus envie de me filer une baffe pour le coup. Je détaillais son visage incrédule, avant de me passer une main sur le visage, une expression déconfite marquée sur mes traits. « On ne m'avait pas précisé ça. » , continua t-elle, et je posais de nouveau mon regard sur elle. « Je … Je pensais que vous étiez au courant des affaires de votre père ou que la police vous avez informé de l’enquête … », dis-je, à mon tour étonné. Décidemment, cette entrevue allait de mal en pis. Je décidais alors de continuer ma petite explication - réponse quant à ma présence dans son appartement. « Déjà, j'ignorais que vous étiez dans la mafia. Cela ne change rien à ma décision. Je voulais juste que la personne qui a tué mon père mérite une sanction. Les acolytes ou les complices, je m'en fiche. » , finis t-elle, et je hochais la tête en signe de compréhension. Je pouvais comprendre que sa soif de justice ait été étanchée en enfermant le meurtrier derrière les barreaux, même si, si j’avais été à sa place, je me serais mis en chasse de toutes les personnes reliées à cette affaire. Je pinçais des lèvres avant de reprendre le sujet le plus sensible de l’histoire : la question de sa vie ou de sa mort. Je vis la peur traverser ses traits alors que je mentionnais l’histoire de Stephen, et de ‘l’erreur’ que j’avais commise avec elle. Je ne savais pas pourquoi, je devenais bien trop ouvert et bavard en la présence de cette jeune femme. C’était encore un problème à ajouter à la liste. Je soupirais avant de me taire, il fallait vraiment que j’arrête de raconter ma vie à cette fille ! « Votre sœur ne perdra personne, je ne cherche pas à vous jeter en prison et on va essayer de trouver une solution à toute cette histoire. » . Je fronçais les sourcils, je venais de lui avouer que je faisais partie de la mafia, que je ne craignais pas la prison ni de me faire tuer … et elle tentait de me rassurer alors qu’elle avait perdu son père à cause mon ‘coéquipier’ ! Avais-je atterri dans un monde parallèle ? Ou j’étais trop imbibé d’alcool et j’étais tombé dans les vapes sur mon canapé ? « Comment ? », commençais-je, incapable de formuler une phrase cohérente pour exprimer ma pensée. « Comment est-ce que vous pouvez vous montrer aussi gentille en cet instant ? », repris-je, en la fixant de mes yeux écarquillés par l’étonnement. Je devais même avouer que j’aurais préféré qu’elle se mette à hurler, croyant que l’histoire de ma sœur n’était qu’un coup monté … Cela aurait bien mieux collé à tout ce que j’avais bien pu imaginé. « Ça fait bizarre d'apprendre que des gens veulent me tuer pour ce que j'ai vu. » , dit-elle et je lui adressais un sourire d’excuse. Dés qu’on était un témoin gênant des affaires de la mafia, tout le monde veut votre peau. « Vous... Tu avais des idées concernant une éventuelle solution ? » . Nouveau sourire d’excuse. Voilà une question que j’avais retourné sans arrêt dans ma tête depuis quarante-huit heures non-stop ! Et je n’avais toujours pas trouvé de solution à mon plus grand désespoir. Et la voilà qui passait au tutoiement … j’étais vraiment dans les ennuis jusqu’au cou ! « Ezio. », lâchais-je, autant m’enfoncer dans le bourbier en bonne et due forme. Elle connaissait mon visage, ma relation avec la mafia, l’existence de ma sœur, ce n’était pas mon prénom qui allait empirer les choses. « Autant être honnête, je n’ai aucune solution pour l’instant. J’ai l’impression d’être dans une impasse, c’est pour ça que je suis venu te voir… », continuais-je, d’un ton las. « Je t’avouerais que je suis perdu. », dis-je en soupirant. Je me rappelais les suggestions de Marley, la fuite ou la soudoyer avec de l’argent …
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Jeu 12 Fév - 23:21

Apprendre qu'il faisait en réalité partie d'un réseau mafieux fit assez bizarre à Ainsley. La police cherchait décidément à cacher des choses, c'était peut-être pour cela qu'ils ne voulaient pas la lâcher, au cas où d'éventuels détails lui reviendraient. Savoir que son père s'était mis dans des affaires mafieuses n'était pas bon du tout. La mafia, on y rentre et on n'en sort pas. Ainsi, elle était elle aussi prisonnière de ce cercle vicieux, chose qu'elle n'avait jamais demandé. « Je … Je pensais que vous étiez au courant des affaires de votre père ou que la police vous avez informé de l’enquête … » Elle hocha la tête négativement avant de faire une petite moue. « La police m'a donné peu de détails sur l'enquête. » C'était vrai après tout, ils venaient sans cesse la harceler mais au final elle n'était pas plus avancée sur ses propres questions. Il était vrai qu'elle n'avait pas posé la question "est-ce que par hasard, le meurtre de mon père aurait un rapport avec la mafia ?" car en aucun cas elle ne s'en saurait doutée ; mais elle était quasiment persuadée que l'agent aurait gentiment détourné le sujet l'air de rien. Peut-être pensaient-ils que c'était pour son bien de la mettre à l'abris de ce monde coriace et imprévisible de ces réseaux ? En tous cas, Ainsley n'aimait pas être mise à part et prise pour une idiote, elle était loin de l'être. Néanmoins, le regard qu'elle portait pour cet homme face à elle ne changea pas et elle lui expliqua de but en blanc pourquoi elle ne l'avait pas dénoncé à la police. Elle y avait réfléchi, avant de porter plainte et d'accepter de témoigner. Le seul coupable dans l'affaire était l'homme qui avait pressé la détente et à son goût, dénoncer la personne qui avait empêché Stephen de lui tirer une balle dans la tête ne méritait pas de séjourner en prison. C'était aussi son cœur trop gentil qui voulait blesser le moins de personnes qui avait influencé sa décision. Elle était comme ça Ainsley, toujours trop gentille avec tout le monde - et pour des raisons obscures elle parvenait à ne pas trop se faire marcher sur les pieds. « Comment est-ce que vous pouvez vous montrer aussi gentille en cet instant ? » Elle se sentit vraiment tout minable à ce moment précis. Il vivait dans un monde où la pitié et la compassion devaient être rares, or la brune elle, avait du mal à se passer de ces deux choses. Elle déglutit et détourna les yeux. Oui, elle se sentait vraiment trop bête là. Elle parvint à bredouiller : « Je... Je sais pas... Je suis comme ça... » Puis elle replaça une mèche dans sa coiffure avant de poser ses mains contre sa tasse de café toujours là, et toujours chaude. Définitivement, Ainsley devait cesser d'être trop gentille envers des inconnus, surtout les mafieux. « C'est pas comme si c'était vous qui aviez pressé la détente. » Remarqua-t-elle. Non, ce n'était pas lui, et c'était là la seule explication qu'elle s'était mise en tête. L'américaine lui demanda s'il avait des pistes pour les sortir de ce merdier. Il avait clairement plus d'expérience qu'elle dans ce domaine. Si elle avait su ce matin en se levant qu'elle allait finir sa journée en cible à tuer par la mafia, elle ne l'aurait certainement pas cru. Pourtant, c'était bien elle celle qu'il fallait éliminer. Tout ça parce qu'elle avait été victime de la mort de son père, comme si ce n'était pas suffisant. « Ezio. » Prononça-t-il simplement, et la jeune femme mit quelques secondes à comprendre qu'il s'agissait de son prénom. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il le lâche comme cela, sans phrase pour introduire. « Ainsley. » Répondit-elle rapidement, histoire que les présentations soient faites dans les règles. Il devait probablement connaître son prénom qui avait dû apparaître sur les fichiers du meurtre, mais il devait peut-être avoir autre chose à se souvenir que de son prénom. « Autant être honnête, je n’ai aucune solution pour l’instant. J’ai l’impression d’être dans une impasse, c’est pour ça que je suis venu te voir… Je t’avouerais que je suis perdu. » Ouch. Autant dire tout de suite qu'elle était dans une sacré merde. Ainsley pinça ses lèvres - c'était ce qu'elle faisait quand lorsqu'elle réfléchissait. Un silence s'abattit dans la pièce. Elle réfléchissait à une solutions quelconque. « Ton boss t'as chargé de me tuer, pas quelqu'un d'autre ? » Risqua-t-elle. Peut-être pourraient-ils simuler sa mort comme dans les films ? Quoiqu'il en soit, elle préférait savoir si elle devait craindre que quelqu'un d'autre vienne la tuer dans son sommeil. « Je pourrais m'en aller pendant quelques temps ? J'ai des connaissances au Mexique... » S'il fallait ça pour sauver sa peau, autant tout miser sur un exil temporaire. Et un voyage ne lui ferrait pas de mal pour oublier sa peine. « Y'a pas trente-six mille solutions... On va bien trouver. » Déclara-t-elle après une nouvelle minute de réflexion. Encore une fois, l'expérience d'Ezio pourrait être de bon recours pour les aider à analyser chaque possibilité.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Dim 1 Mar - 5:16

all my tears have been used up
AINSLEY & EZIO

And I'd sing a song, that'd be just ours but I sang them all to another heart. And I wanna cry I wanna learn to love but all my tears have been used up. J’avais définitivement l’impression que j’étais trop bavard auprès de cette fille. Je larguais des détails sur ma vie, mon boulot … alors que presque personne à part ma famille était au courant de mes occupations. C’était affreux à quel point le regard de cette demoiselle me faisait dévoiler tout et n’importe quoi. « La police m'a donné peu de détails sur l'enquête. ». Je hochais la tête même si je trouvais cela assez bizarre que la police cache des détails comme ceux-ci à un témoin clé d’une enquête contre la mafia. Cela ne m’aurait même pas étonné de la voir entrer dans le cercle de la protection des témoins. Du moins, c’est ce que j’aurais. Mais je n’étais pas un flic, loin de là. Pour une fois, je pouvais les remercier de ne pas avoir fait leur boulot correctement. Quand bien même, cela ne m’expliquais toujours pas pourquoi, elle ne m’avait dénoncé à la police en même temps que Stephen. Et alors qu’elle mit enfin un terme à mon supplice, je ne pus m’empêcher de constater à quel point, elle semblait si gentille et douce. Ce fut à mon tour de lui poser une question directe. Certes un peu stupide vu la situation. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir comprendre le mystère que représentait la jeune femme à mes yeux. « Je... Je sais pas... Je suis comme ça... C'est pas comme si c'était vous qui aviez pressé la détente. ». Elle n’avait pas tord, après tout j’avais empêché Stephen de tirer sur elle. Cependant, le monde dans lequel j’avais toujours vécu, dans lequel j’avais grandi et été élevé ne m’aidait pas à comprendre son explication. Pour moi, tout le monde était fait pour trahir, mentir et être affreux les uns envers les autres. Du moins, toutes les connaissances que j’avais dans la mafia. Mais la jeune demoiselle ne faisait pas partie de la mafia et elle était définitivement pas comme les autres. A force d’être aussi gentille, comment avait-elle fait pour survivre jusqu’à maintenant ou du moins, rester telle qu’elle semblait toujours avoir été ? « Vous êtes une jeune femme étonnante. », voilà la seule chose que j’étais capable de lui répondre. Parce que oui, au fur et à mesure de notre conversation, je la trouvais de plus en plus fascinante et ce n’était pas bon, pas bon du tout ! « Ainsley. », répondit-elle alors que je lui donnais mon prénom. Je hochais la tête avec un léger sourire. « Enchanté. Même si j’aurais préféré vous rencontrez en d’autres circonstances. » Après tout, nous étions dans la même galère, elle avait l’air aussi perdue que moi. Autant faire les présentations en bonne et due forme. Elle m’interrogea alors sur le « comment se sortir de cette situation », je lui avouais alors que je n’étais pas dans la meilleure des positions pour donner des conseils puisque j’étais perdu. « Ton boss t'as chargé de me tuer, pas quelqu'un d'autre ? ». Je soupirais avant de hochais de nouveau la tête. « C’est un peu comme une règle, tu fous le bordel dans les affaires de la mafia, tu répares. », expliquais-je, un regard contrit sur le visage. Je détestais avoir à expliquer tout cela puisque toute ma vie, j’avais essayer de ne pas embourber les gens dans les affaires de la mafia. « Je pourrais m'en aller pendant quelques temps ? J'ai des connaissances au Mexique... ». Je secouais la tête, le problème avec la mafia, c’est que lorsque l’on entre dans le système, on ne vous perds jamais de vue. Et le Mexique n’était pas spécialement le pays le plus sécurisé pour se cacher surtout pour une jeune femme comme Ainsley. Surtout que tu ne pourras pas contrôler si elle va bien ou non., me chuchota ma conscience, et je la fis taire quelques secondes plus tard. « Si tu comptes partir, c’est pour toujours. En changeant de nom et tout le toutim. Comme si Ainsley Eastwood n’ait jamais existé. », expliquais-je doucement avant de passer mes mains dans mes cheveux, preuve que mon sang-froid commençait à s’évaporer. « Y'a pas trente-six mille solutions... On va bien trouver. ». Je repensais alors à la conversation que j’avais eu avec Marley, la veille. Peut être que cela marcherait ? J’inspirais longuement avant de reprendre la parole. « J’ai peut être une solution. On en a parler avec ma sœur hier. », soufflais-je avant de me stopper. Arrêtes de parler de ta sœur, abruti !. Je lançais un regard un peu craintif à Ainsley, n’ayant pas tellement envie qu’elle prenne la parole pour faire le lien entre ma sœur et la mafia. Oui, toute la famille y était jusqu’au cou. « Je peux aller voir mon boss et lui dire que je t’ai payé pour te taire, que tu ne diras rien à personne. Comme ça, tu seras tranquille. », continuais-je, en plantant mes yeux dans les siens.

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CODES © LITTLE WOLF.

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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley. Mar 10 Mar - 22:38

Ainsley n'arrivait pas tout à fait à cerner Ezio. Elle ne saurait rien dire sur lui, si ce n'était son prénom. En fait, elle ne savait rien de lui et pourtant, elle se sentait en sécurité à ses côtés. C'était probablement le plus bizarre dans tout ça. Il avait beau faire partie d'un réseau de mafieux redoutables, il lui inspirait confiance. Peut-être car il était venu de son plein gré pour la prévenir de ce que ses supérieurs comptaient faire d'elle (ou plutôt de son cadavre) ? Il dégageait quelque chose qui l'attirait, rien que sur le point de vue physique ; il était très beau garçon, elle devait l'admettre. Puis, dans sa tête, il était en quelques sortes son sauveur. C'était bien Ezio qui avait demandé à Stephen de ne pas la tuer sur-le-champ même si sur le coup il n'avait probablement pas pensé que son acte aurait des répercussions. Ainsley était définitivement paumée sur qui était l'homme face à elle, et cela lui donnait presque envie d'en savoir plus et de le découvrir. Mais, sage et polie comme elle était, jamais elle ne forcerait quelqu'un à déballer sa vie s'il n'en a pas l'envie. Surtout avec un passé comme celui que doit avoir le jeune homme, plein de choses plus ou moins horribles. « Vous êtes une jeune femme étonnante. » Elle fut très surprise d'un compliment pareil, elle ne se sentait pas si formidable que ça. Elle rougit et détourna les yeux. Les circonstances étaient particulières aussi ; un inconnu qui l'avait sauvée d'une mort certaine la trouvait étonnante pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'avait pas dénoncé à la police. Ainsley le referait sans hésitation, elle était comme ça de toute manière. « Euh... Merci ? » Elle ne savait pas trop quoi dire d'autre à part le remercier. Suite à ça, les présentations se firent sans fioritures, simplement en se donnant respectivement les prénoms. « Enchanté. Même si j’aurais préféré vous rencontrez en d’autres circonstances. » Dit-il. Elle ne put qu'hocher la tête, approuvant ce qu'il venait de dire. Si ce n'était pas le destin qui avait cherché à les faire se rencontrer de cette manière si particulière, il n'aurait pas fait mieux. Ils semblaient venir de deux mondes différents ; si différents qu'il aurait été impossible qu'ils puissent un jour être amenés à se parler réellement. Or, c'était bien ce qu'ils faisaient précisément, à tenter de s'extirper d'une très mauvaise passe. « Moi de même. C'est vrai que d'autres circonstances auraient été préférables pour faire connaissance. » La jeune femme ne put s'empêcher de soupirer légèrement. D'un autre côté, elle était persuadée que rien d'autre n'aurait pu les rapprocher. Curieuse, elle demanda à Ezio s'il était l'unique chargé de son cas ou si quelqu'un d'autre pouvait lui régler son compte. « C’est un peu comme une règle, tu fous le bordel dans les affaires de la mafia, tu répares. » Il ne semblait pas emballé par fournir ce type d'explications. Ainsley se contenta d'hocher la tête, tentant de comprendre le fonctionnement de ces organisations illégales. « Donc je ne verrais que toi à priori. Ça me rassure un peu quand même, j'aurais eu peur de me faire descendre en bas de chez moi... » Un sourire soulagé passa sur son visage. Tant qu'elle ne voyait que lui, tout lui allait, vu qu'elle avait confiance en lui. Elle accordait sa confiance un peu trop rapidement, mais là elle n'avait pas vraiment d'autres moyens. Quoiqu'il en soit, la brune était maintenant impliquée dans une affaire mafieuse et cela impliquait surtout une chose : on n'en sort pas, ou du moins, pas vivant. Elle était dans une sacré merde sans l'avoir demandé et leurs deux cerveaux s'activaient à chercher une solution plausible. Ou une solution tout court. Elle proposa de passer quelques temps au Mexique, car elle savait que des amis pourraient l'héberger, mais pas pendant très longtemps non plus. Un ou deux mois maximum, ils avaient une vie et elle serait plus un fardeau pour eux qu'autre chose. Le brun la dissuada de cette alternative. « Si tu comptes partir, c’est pour toujours. En changeant de nom et tout le toutim. Comme si Ainsley Eastwood n’ait jamais existé. » Ainsley déglutit. Elle menait une vie plus que convenable à ses yeux, jamais elle ne quitterait définitivement son pays et encore moins la Grosse Pomme. Pour aller où aussi ? Sa surdité l'empêchait de se rendre dans un grand nombre de pays. Le Canada et l'Angleterre étaient sa seule alternative. Bon l'Australie aussi, mais le sleng parlé là-bas lui donnait beaucoup de fil à retordre. Elle secoua la tête. « Je ne préfère pas, en fait. Je connais personne au delà des frontières qui pourraient m'héberger et m'aider à retrouver une nouvelle vie. Tu sais, c'est pas si facile que ça d'apprendre une nouvelle langue... » Dit-elle en désignant d'un hochement de tête ses oreilles. « J’ai peut être une solution. On en a parler avec ma sœur hier. » Il fallait vraiment qu'elle rencontre cette fille. Elle le laissa continuer, pendue à ses lèvres alors qu'il lui lançait un regard un poil craintif qu'elle ne compris pas. Le boss devait être effrayant et avoir de quoi lui mettre de la pression pour qu'il soit dans cet état. Ah, oui, la sœur. C'était probablement le point de pression. « Je peux aller voir mon boss et lui dire que je t’ai payé pour te taire, que tu ne diras rien à personne. Comme ça, tu seras tranquille. » Le regard d'Ezio se planta directement dans le sien, tandis que ses yeux quittaient les lèvres du garçon. C'était plutôt intense. La brune haussa les épaules. Pourquoi pas, après tout ils n'avaient que ça pour le moment. « Tu penses vraiment que ça peut marcher, que ton boss gobera ça sans avoir la satisfaction de voir mon cadavre incapable de dénoncer qui que se soit ? » L'argent semblait résoudre les problèmes des mafieux, apparemment. Si Ezio était sûr de son coup, dans ce cas elle était plus que partante. « On peut toujours tenter ça. » Ils n'avaient plus rien à perdre.
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MessageSujet: Re: all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley.

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all my tears have been used up ✯ ezio & ainsley.

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