It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir.

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MessageSujet: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Ven 19 Déc - 2:44






My obsession, my destruction
Vacances de Noël. Cette année, j'avais pensé à les passer de mon côté, laissant ma fiancée avec sa famille pour notre dernière année sans être « mari et femme, jusqu'à ce que la mort vous sépare ». Aliénor avait d'abord cherché à m'amadouer, et finalement, elle avait accepté que l'on soit chacun de son côté. De toute façon, c'était ça où je lui pourrissais ce Noël et tout ceux jusqu'à ma mort. Elle avait rapidement compris que je ne plaisantais pas. Malheureusement, tout ne s'est pas exactement passé comme je le voulais : en rentrant d'Europe, j'avais eu la mauvaise surprise d'un mot de mes parents déposés dans la cuisine. Ce qu'il disait ? Et bien que nous passerions les vacances avec la famille Howard au ski, en Europe. Si j'avais su, j'y serais resté avec lui au lieu de me taper le voyage aller-retour avec les heures de décalage. Soit. Puis, j'aurais mille fois préféré passer ces semaines uniquement avec Nathanaël, mais ce n'était pas au programme. Je pourrais faire un effort, vu qu'il était du voyage. Puis, ça me permettrait de profiter – encore – de lui tranquillement. En plus, sans ma fiancée dans les parages, c'était vraiment parfait. Donc tout aurait du bien se passer. Les valises bouclées, nous étions allés chacun de notre côté à l'aéroport, nous rejoignant là-bas. J'eus le bonheur de voir mon voisin, aussi canon que d'habitude, même si je devais me tenir devant ses parents. Si seulement ils savaient tout ce que nous avions fait durant son premier mois de stage, ils en seraient verts, violets, marrons, ou un peu de toutes les couleurs les unes après les autres. Après « avoir fait l'amour » avec lui, j'avais repris mes mauvaises habitudes et mes jeux tordus. Que voulez-vous, je marche ainsi. Cependant.. j'avais l'impression d'être un peu moins un connard. A peine peut-être. Il ne devait même pas le percevoir, je crois. Mais moi je le sentais. Tout comme le fait qu'il essayait quelque peu de me résister. Je ne comprendrais jamais comment il fait pour lutter sans cesse contre l'impossible.

Soit, tout devait bien se passer. Nous venions d'enregistrer nos bagages et.. Ce fut le drame. Je vous parle du moment présent. Un corps m'étreignait fermement alors que je ne lui rendais pas cette accolade. Je devais faire un violent cauchemar. Pincez-moi. Contre moi se trouvait Aliénor, ma fiancée et future femme. Et putain, je ne comprenais pas ce qu'elle foutait là. Serrant des dents, je refusais de croiser le regard de Nathanaël. Parce qu'il croirait sûrement que je lui ais fait un plan foireux derrière le dos alors qu'elle ne devait pas faire parti du voyage. « Les parents d'Aliénor ont décidé de partir voir de la famille en Amérique du Sud, alors je l'ai invité avec nous ! » Sale conne. J'étais remonté au possible et ma chère et tendre petite amie savait que je ne pouvais rien faire. Elle m'avait coincé et je me promettais de lui faire bouffer de la neige pendant tout le long de notre séjour. « ça aurait été trop bête que l'on soit séparé, en plus, tu ne trouves pas ? » me souriait-elle avant de m'embrasser. J'étais bien obligé d'y répondre, même si ça me dégoûtait. J'avais envie de l'étrangler. Viscéralement. « Ouais » répondis-je simplement, froidement. Essayant d'être plus calme, je la repoussais doucement, agacé de ce changement de programme. J'aurais pu trouver une autre petite amie, moins chiante, mais non, j'étais tombé sur le pire pot de colle de toute l'Amérique ! Tuez-moi. « Tu ne me présentes pas ? » Aliénor, voici Nathanaël, le mec avec qui je couche depuis avant et pendant que l'on est ensemble et avec qui je couche toujours. Nathanaël, je te présente Aliénor, ma fiancée et future femme que je trompe depuis le début avec toi car t'es juste carrément mieux au lit qu'elle. Si vous saviez à quel point ça me brûle les lèvres.

Soupirant lourdement, je restais écarté d'elle, alors qu'elle n'avait pas l'air de vouloir me lâcher. Non, ne me tuez pas. Tuez-la elle. « Aliénor, Nathanaël, mon voisin. Nathanaël, Aliénor, ma fiancée » lâchais-je alors qu'elle me lançait un regard noir. « Il sait très bien qu'on va se marier, t'as envie aussi que je déballe ton groupe sanguin et ta position préférée ? » Évidemment, je m'étais permis de dire cela en voyant nos parents à l'abri de mes paroles. Quoique c'était sorti tellement naturellement que je l'aurais dit aussi devant eux. Elle le dévisageait doucement, avec un léger sourire. Elle ne pouvait rien imaginer entre lui et moi. Impossible. « Enchantée » dit-elle, enjouée. Finalement, être avec une fille aussi idiote a des avantages. C'est alors que nos parents revinrent vers nous pour nous donner trois places. Les unes à côté des autres. Rapidement, je prenais la place du milieu. Si déjà je devais la supporter – pitié, faites qu'elle dorme tout le trajet – autant avoir Nathanaël de l'autre côté pour ne pas faire un meurtre. « T'aurais pu me dire que tu venais avec nous » lui dis-je, agacé. « La surprise n'aurait pas eu le même effet mon am.. - Appelle moi comme ça et je te jure de faire en sorte que tu ne puisses même pas mettre un pied dans l'avion » Gagné. Elle venait de se détacher de moi, avec un « pauvre con » avant de se diriger vers ma mère. C'est ça, va manigancer avec l'autre pourriture. Et moi je me retrouvais seul avec Nathanaël. Je ne voulais pas parler d'elle. Alors j'ai demandé le premier truc qui me passait par la tête et qui pourrait être très utile. « Tu sais bien skier ? » L'idée de lui donnait des cours particuliers étaient forts intéressants et ce n'était pas parce que nous n'étions pas seuls que j'allais me gêner. Vraiment pas. J'aimais et j'aimerais toujours prendre des risques. Il fallait simplement être assez discrets pour ne pas se faire repérer. Comme lorsque nous étions plus jeunes. Vu la façon dont j'avais parlé à ma fiancée, elle ne reviendrait pas me parler de sitôt. Alléluia.



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Dernière édition par Ethan O. Moore le Ven 2 Jan - 23:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Ven 19 Déc - 18:19







The cold never bother me anyway
Voilà plusieurs jours que j’avais commencé mon stage avec Ethan et on peut dire que malgré tout ce qu’il c’était passé, reprendre là où nous nous en étions arrêté ne nous dérangeait absolument pas. J’avais tendance à oublié que c’était un homme fiancé et que dans tous les cas, je ne pourrais jamais l’avoir rien que pour moi. Moi, l’homme qui attendait toujours plus depuis des années et qui était amoureux de l’homme inaccessible. Je me trouvais vraiment pathétique parfois. Malheureusement, l’amour nous tombe dessus du jour au lendemain et on ne peut rien y faire. Si seulement j’avais pu tomber sur un homme aussi beau que lui –bien entendu- et intentionné, mais aussi avec les mêmes sentiments que moi à mon égard. Non, sur tous les hommes il avait fallu que je tombe sur lui.

Il m’arrivait de penser que j’étais bien mieux sans lui, mais c’était totalement faux. J’étais tombé dans des mois et des mois de dépressions où je faisais semblant que tout allait bien, car de toute façon si j’avais essayé d’expliquer ne serait-ce qu’un tiers de la situation à mes parents, ils m’auraient rit au nez et auraient prolongé mon séjour dans cet internât de malheur. Je m’étais donc tu et étais resté dans ma tristesse. Malgré son absence insupportable, je me réjouissais de pouvoir passer mes vacances d’hiver loin de lui, histoire de me remettre de ce dernier mois riche en émotions, mais aussi pour faire le point, car j’étais complètement largué. Comptait-il réellement continuer cette relation même marié ? Oui, je continuais à penser à cette histoire encore et toujours, mais même si j’essayais de ne pas le montrer, j’étais vert de jalousie de cette nana.

Malheureusement, je m’étais fait trop d’espoir. Je venais d’apprendre il y a seulement quelques jours que la famille Moore ferait parti du voyage. Mine de rien, à cette annonce, mon cœur c’était étrangement emballé et mon ventre papillonnait de bonheur. Je devais vraiment être maso. Déjà que je le voyais tous les jours, ça ne me suffisait pas. J’avais hâte de passer mes vacances d’hiver avec lui et rien qu’en le voyant à l’aéroport, je le dévorais des yeux, mais je fus très vite pris de court en voyant une demoiselle lui sauter au coup. La pilule passait très mal pour le coup et je préférais m’éviter un tel spectacle. « De même » Mes paroles sonnaient tellement fausses que je me demandais comment elle arrivait à penser ne serait-ce qu’une fraction de seconde que j’étais vraiment enchanté de faire sa connaissance. Peut-être qu’elle essayait juste de s’en convaincre.

Le voyage risquait d’être long et nos vacances aussi. Assis du côté hublot de l’avion, je regardais le paysage, l’avions n’ayant pas encore décollé, il n’y avait rien d’exceptionnel à observer, mais c’était toujours mieux que de voir miss monde et monsieur filer le grand amour. Enfin, en vue de leurs échanges, je me demandais bien comment ils avaient fini par se mettre en sembler et aller jusqu’au mariage. Au bout du coup, voilà qu’elle était partie jouer les commères avec les amades. Je n’avais pas pu m’empêcher de rouler des yeux avant de sursauter en l’entendant prendre la parole. Il me parlait à moi ? Oui, j’avais eu du mal à réaliser au départ, mais ça me faisait un bien fou. J’aurais pu lui taper une grande crise de jalousie, mais je crois mon regard parlait pour moi. « Je me débrouille » A vrai dire, autrefois je savais skier comme personne puisque nous y allions tous les hivers avec ma famille, mais en cinq ans, on a le temps d’oublier. « C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas » Oui, il y a certaines choses comme ça qui ne s’oublie pas. Comme le vélo.. Ou autre chose. Je clipsais ma ceinture durant le décollage avant de m’en libérer une fois dans les airs. C’était parti pour un long voyage jusqu’en France, là où on peut y trouver les plus belles montagnes enneigées.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Dim 21 Déc - 21:14






My obsession, my destruction
Lorsque mon voisin dit à ma fiancée qu'il était lui aussi enchanté, j'avais du me retenir de rire. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il ne l'était pas. Vraiment pas. Normal quand on sait qu'il croyait que nous sortions ensemble plu jeunes alors que j'étais avec elle, et que j'étais censé me marier avec elle alors qu'il était toujours amoureux de moi. Cette situation m'amusait quelque peu, même si j'aurais préféré qu'Aliénor ne soit pas là et de sourire pour d'autres raisons. Malheureusement, j'étais coincé avec elle et j'espérais qu'elle ne soit pas aussi envahissante que d'habitude. Ô doux espoir. Soit, je ne lui avais pas fait de cadeau en lui parlant. En fait, je n'avais jamais été comme ça. Disons pas dans cet extrême là. Tout à commencer quand j'ai retrouvé mon charmant bouclé dans son université. C'est là que j'ai vraiment commencer à mal lui parler et elle le supportait moyennement. Mais bon, elle m'aime, alors elle passe au-dessus. Si je l'aime? Non. Autant être honnête, je ne suis pas capable d'aimer une personne. Ce n'est pas grave, je suppose. On n'a pas besoin d'amour dans la vie. L'attachement suffit, il fait assez de dégâts, pas besoin de rajouter un degré inutile qu'est l'amour. Soit, Nathanaël devait l'aimer autant que moi finalement. Ce n'est pas trop comparable, mais bon. J'aurais largement préféré qu'elle ne fasse pas parti du voyage. Mais la voilà avec une place à côté de moi – même s'il avait décidé de bouger après mes dernières paroles – et de l'autre côté, coincé contre le hublot (cette pensée me fit frisonner), mon si bandant voisin. Depuis le début de son stage, je ne savais plus combien de fois ou de nombres de heures nous avions baisé. Sincèrement, le retrouver me faisait un bien intense. Évidemment, je lui avais fait « l'amour » pour le récupérer, mais c'était oublier. Je n'avais pas été aussi tendre après. Ça ne me ressemble pas. Bon, peut-être avait-il remarqué que j'étais moins un connard qu'avant. La faute à Aliénor et de devoir la supporter elle, ses désirs de filles et tout ça. Les trucs bien chiants, pour faire une résumé.

Le voir sursauter m'arrachait un sourire de satisfaction. Comment résister à un homme qui démarre au quart de tour au moindre mot ou gestes que l'on engendre ? Impossible. Son regard calmait un petit peu mon sourire. Tiens, ses prunelles hurlaient sa jalousie. Putain. Qu'est-ce que j'aimais ça. Qu'il me désire. Qu'il me déteste. Qu'il m'aime. C'est si satisfaisant d'être le centre de gravité d'une personne. Gratifiant au plus haut point. Si je venais à partir, il n'aurait plus aucun repère. Je pourrais effondrer son monde en un claquement de doigts. Il se débrouillait. Je suppose que ce serait suffisant pour ce que j'avais en tête. La suite me fit sourire perversement alors que je décrochais de son regard pour ne pas avoir envie de lui sauter dessus immédiatement. « Le vélo, bien sûr » murmurais-je, pour moi-même. Je voulais faire une remarque par rapport à cela, mais Aliénor venait de rejoindre son siège pour s'attacher afin que l'avion décolle. Décidant de m'ignorer, je levais les yeux au ciel. Les femmes, sérieux. On leur fait une remarque et directement, c'est la fin du monde. Et là, j'imaginais si on été marié et si elle était enceinte. Je me sentais relativement moins bien tout à coup. Rien n'allait en s'arrangeant quand l'avion prit de la vitesse pour décoller. Si je survivais au voyage, c'était déjà pas mal.

J'aime l'avion. Vraiment, ça me plaît beaucoup de voyager. Sauf qu'avec notre voyage d'il y a peu de temps et tous les chamboulements de derrière minute, ça allait moins bien. Surtout que.. normalement, j'ai des médicaments pour les transports. Là, je les avais carrément oublier. Trop heureux et pressé de partir, je crois. Du coup, je n'ai rien et même une fois l'avion en vitesse de croisière, ça ne passait pas. Aliénor avait fini par le blottir contre moi tout en regardant le film sur l'écran, mais je n'arrivais pas à aller mieux. Soupirant doucement, je bougeais un peu pour me dégager d'elle. Je ne posais pas un seul regard sur Nathanaël. Pourquoi ? Et bien.. ça n'a pas d'importance. « Qu'est-ce qu'il y a ? – Laisse moi passer, je ne me sens pas bien – Tu veux que je t'accompagne ? – Non, ça va aller, reste assise » lui demandais-je en me levant. Je posais un baiser sur son front juste pour qu'elle ne s'inquiète pas. Et qu'elle ne quitte pas sa place. Je n'avais pas besoin de ses questions sur mon état et des trucs idiots dans le genre qu'elle pourrait me soigner avec un bisou magique. Ne sait-on jamais qu'elle essaye ça, hein.

Prenant sur moi, je marchais vers les toilettes de l'avion, après avoir demander une bouteille d'eau à l'une des hôtesse. Une fois enfermé, je m'asseyais et respirais à plein poumon. Quel con avais-je été pour ne pas prendre mes médicaments. J'espérais au moins pouvoir en acheter en France pour le retour, sinon j'étais dans la merde. Buvant un peu d'eau, j'essayais de faire le vide dans ma tête en fermant les yeux. Mon cerveau n'arrivait pas à penser à autre chose que le fait que l'on soit à je ne sais combien de mètres du sol, que je ressentais ces sensations de vide à chaque dépréciation et que bordel, imaginer ma fiancée enceinte, c'était juste l'horreur. En plus, avoir un gosse.. Non. Je ne serais pas un père acceptable. Si c'était un mec, il était foutu niveau exemple et si c'était une fille, elle serait trop comme sa mère. Hors de question. Une Aliénor, c'est déjà la catastrophe alors une deuxième, plus jeune, non. Je ne le supporterais pas. J'aurais pu demander à Nathanaël de m'accompagner – en toute innocence, promis – mais je crois que ma fiancée m'aurait fait la gueule pendant toutes les vacances. Pourtant, j'avais simplement envie qu'il soit là et qu'elle disparaisse. C'est terriblement égoïste. De plus, il ne devait jamais savoir cela. Parce que ça lui donnerait des faux espoirs, il n'en avait pas besoin. J'avais été clair : je devais me marier avec Aliénor et entre lui et moi, c'était juste de la baise. Rien de plus. Mon ventre se contractait violemment alors que je buvais une autre gorgée d'eau. Ça allait être les plus longues heures de toute ma vie.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Lun 22 Déc - 17:53







The cold never bother me anyway
Oui, le vélo, c’est évident que je sous-entendais ça. Au-delà de ça, il était loin d’être stupide pour savoir de quoi je parlais. Je n’avais pas pu m’empêcher d’esquiver un petit sourire, confortablement assis dans mon siège. Sourire que je perdis bien vite en voyant sa fiancé revenir à sa place à l’annonce du décollage. J’essayais de ne pas trop penser à sa présence, mais je n’avais même pas envie d’aborder un quelconque sujet de conversation avec lui alors qu’elle se trouvait à quelques centimètres de nous, littéralement allongée sur lui. Bon, j’exagérais peut-être un petit peu, mais je bouillonnais de l’intérieur et secrètement, ça faisait très mal. Je me disais que je n’aurais qu’à dormir durant tout le voyage histoire de faire passer le temps un peu plus vite, mais je sentais que j’en serais totalement incapable.

Je ne remarquais pas grande différence lorsque nous nous trouvions à plusieurs mètres d’altitude. Je n’avais jamais eu peur de l’avion et j’adorais ça d’ailleurs. Je pensais aussi qu’Ethan était pareil. Après tout, il avait l’habitude de le prendre, d’ailleurs nous avions été obligé de le prendre pour aller jusqu’en Italie. Néanmoins, il semblait tout pâle. Il ne mit pas longtemps à quitter son siège pour rejoindre le fond de l’avion afin de s’enfermer dans les toilettes. Réaction plutôt étrange venant de lui et je vous mentirais si je vous disiez que je ne m’inquiétais pas. Je me triturais les doigts pour prendre sur moi afin de ne pas aller le voir. J’avais préféré ignorer le baiser échangé sur le front de la demoiselle. Un acte gentil et que bizarrement, j’enviais énormément.

Ma tête ne cessait de tourner afin de voir s’il revenait. Rattrapé par ma nervosité et mon inquiétude, je décidais de me lever, passant par-dessus mademoiselle relou qui se demandait sans doute ce que je comptais faire. Ça n’a l’a regardais pas de tout de manière. Je prétendais me diriger juste vers le bar. Quelque chose de tout à fait normal pour un adolescent de mon âge. Au lieu de ça, je toquais à la porte de la cabine d’un air pas très rassuré, mais quand même décidé. « Ethan, c’est Nat’, ça va ? » Ma voix paraissait très inquiète et c’était le cas. « Tu as besoin de quelque chose ? » Demandais-je d’un être assez hésitant n’étant pas sûr de le déranger ou pas. Ce n’est pas forcément plaisant lorsque quelqu’un vient nous déranger si nous sommes malades dû au transport. Soit, je tentais quand même ma chance même s’il avait recalé sa propre petite amie.




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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Lun 22 Déc - 20:45






My obsession, my destruction
Les minutes défilaient, mais mon état ne s'améliorait pas. Je savais que nous avions encore de longues heures de vol et je ne tiendrais pas jusqu'à l'arrivée. Hors de question que j'aille me rasseoir dans cet état. Respirant difficilement, j'avais l'impression d'en plus de mon mal des transports, j'arrivais à devenir claustrophobe dans ce petit endroit. Si je pouvais, je ferais en sorte que cet avion atterrisse au plus vite. OK, on survole l'océan atlantique, mais dans l'immédiat, je m'en foutais. Je voulais juste que ce putain d'appareil se pose et que je puisse être sur la terre ferme. Que ce soit sur une île ou au fond de l'océan, qu'importe. Soupirant doucement, je n'en pouvais plus de cette situation et je donnerais cher pour trouver une solution. « Monsieur ? Tout va bien ? – Oui oui, il faut juste que je me rafraîchisse – Bien, n'hésitez pas s'il y a un souci » Si je ne voulais pas que ma fiancée vienne, ce n'était pas pour qu'une hôtesse vienne me faire chier. Putain, ce n'était pas possible. Genre, si j'étais entrain de mettre un peu trop longtemps sur le toilette, elle viendra m'emmerder pareil, ou bien ? M'agaçant un peu plus, j'en oubliais de contrôler ma respiration et je ne fus pas très heureux que mes maux reviennent. Rien n'y faisait, j'avais beau pensé à tout – mais vraiment tout – et n'importe quoi, ça ne changeait rien. Je n'avais pas envie de voir qui que ce soit et j'espérais que cette idiote ou ma charmante fiancée n'iraient rien dire à mes parents. Il ne manquerait plus que ma mère vienne et alors là, là je promettais de faire un meurtre. Mon père, ok, mais pas elle. Qu'elle reste loin de moi cette hypocrite.

Alors que je me disais que je ne voulais voir absolument personne, on toquait à la porte. J'allais l'ouvrir pour envoyer la personne X chier, gravement, que ce soit une personne que je connaisse ou une qui attendait pour les toilettes. Sauf que la voix qui venait de s'élever venait de couper court à tout. Mes pensées. Ma non envie de voir qui que ce soit. Mes maux. Nathanaël. Ni une, ni deux, j'ouvrais la porte, le tirant brusquement dedans avant de la refermer derrière lui. « Toi » lui dis-je, à sa dernière question, avant de plaquer mes lèvres contre les siennes. Une décharge électrique traversait mon corps à ce contact. Putain. J'en avais tellement eu envie, que je ne savais plus à quel moment j'avais oublié d'y penser. Peut-être en voyant ma fiancée débouler à l'aéroport. Ouais, j'avais préféré ne plus penser à Nathanaël pour ne pas faire une connerie devant celle que je suis censé aimer. Discrètement, je le plaquais contre la porte sans cesser notre échange. J'avais totalement oublié que je me sentais mal et là, je ne voulais qu'une chose : lui. Rien que lui. Pendant quelques minutes histoire de pouvoir être plus serein pour la suite du voyage. Et réaliser mon fantasme dans l'avion, bien que j'aurais pu le faire à d'autres moments avec lui mais là.. C'était le fait que l'on pourrait être surpris qui me plaisait. Vous imaginez ? Ma fiancée qui me retrouve entrain de sauter mon voisin et la tête de nos parents.. Terriblement amusant.

Le collant tout contre moi, je me sentais fiévreux de son corps et je me retenais de ne pas déchirer ses vêtements. Disons que ce serait très suspect si ils avaient des trous hein. Alors autant essayer de me contenir. Brûlant d'envie, je venais poser mes mains sur ses fesses, sur son slim. C'est carrément indécent de mettre des trucs aussi serrés. Puis lui et ses chemises ouvertes, je n'en pouvais plus. On allait aller à la neige, mais il gardait ce style estival qui me donnait envie de le prendre dans n'importe quel endroit, à n'importe quelle heure. Si j'allais passer les vacances à me satisfaire qu'il est des gros pull ou une combinaison de skis ? Oh non. Quitte à faire du chalet un sauna, je désirais qu'il reste ainsi. Tellement bandant. « J'ai envie de toi » lui soufflais-je chaudement à l'oreille alors que je connais mon érection contre lui. Apparemment, cette idée était partagée, mais je voulais qu'il m'en fasse part. Qu'il me retourne la phrase ou qu'il gémisse. Mon dieu, ce que je cherchais à faire était dangereux. Il n'avait jamais été très silencieux et même si ça me satisfaisait, je ne supporterais pas qu'il nous fasse repérer. Je n'allais rien sous la main pour le faire taire, car je ne comptais pas lui mettre du papier dans la bouche. Au risque de l’étouffer ? Ah non ! Et j'avais bien trop envie de le prendre pour mettre mon sexe autre part.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Lun 22 Déc - 21:06







The cold never bother me anyway
Pour le coup, il ne m’avait pas vraiment laissé le temps d’attendre derrière cette porte. Je l’avais regardé s’ouvrir et en une fraction de seconde, je m’étais retrouvé à l’intérieur de la cabine, collé contre Ethan, je ne sais trop comment. La température avait directement augmenté de plusieurs degrés, mon cœur battait la chamade et j’en avais presque oublié comment on faisait pour respirer. Il n’avait pas l’air bien et pourtant, il était tellement beau et bizarrement, il avait l’air d’aller beaucoup mieux. Assez bien pour réussir à m’exciter comme il le faisait. Si l’étroitesse de la pièce me gênait ? Pas le moins du monde. J’aimais sentir ses mains prendre possession de mon corps, malaxer mes fesses comme si elles ne faisaient que reprendre ce qui leurs apparentaient. J’aimais ça à m’en mordre la lèvre pour éviter de ne faire trop de bruit, car il n’avait eu besoin de coller son érection déjà bien naissante contre moi pour faire monter l’envie en moi.

Mes lèvres chaudes avaient prise presque automatiquement possession des siennes pour mêler pensées, paroles et gestes. Sa voix chaudes et suaves me rendait complètement dingue que j’en perdais pieds. « Moi aussi… » Avais-je tout de même réussi à articuler, collé complètement contre la parole. Mes mains montèrent jusqu’à sa nuque, caressant doucement ses cheveux, mes lèvres encore collées aux siennes afin de couvrir mes gémissements. Je me détestais d’avoir mis un jean aussi serré pour le coup, car mon érection me faisait extrêmement mal. Elle était déjà bien avancé tout comme la sienne et si la présence de sa fiancé dans la pièce d’à côté me dérangeait ? Pas le moins du monde. En fait, je l’avais carrément oublié. Il avait beau l’aimer, il avait l’air pourtant de préférer coucher avec moi qu’avers cette fameuse Aliénor et sans aucune prétention bien entendu. Ce n’était pas mon genre de me lancer des fleurs, mais oui, j’étais fier de dire qu’Ethan Moore préférait me sauter moi plutôt de mademoiselle aux fines jambes et ses cils battants.

J’avais ignoré sa présence durant tous mes jours de stage et je me jurais qu’elle n’allait pas foutre en l’air mes vacances de Noël. C’était avant tout des bons moments à passer en familles, avec les gens qu’on aime. Je savais que j’allais devoir subir les balblas de la mère d’Ethan qui discutera probablement des prochaines festivités, d’autant plus que j’étais invité au mariage, mais j’allais m’y faire. De toute façon, je n’avais pas vraiment le choix. En attendant, ça n’allait pas être cette potiche –oui je pouvais être méchant parfois- qui allait se faire prendre par l’homme le plus canon que contenait cet avion.




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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 25 Déc - 17:06






My obsession, my destruction
Le fait que l'on soit dans un avion ne me semblait plus important. Plus du tout. A un tel point que, pour moi, on était simplement dans une cabine de toilettes trop petites. Ça pourrait être dans un avion, dans un train, dans une gare ou dans des toilettes publics, je m'en tapais royalement. Tout ce que je pouvais percevoir, c'était que mon bouclé avait pris la peine de venir prendre des nouvelles de mon état et que, putain, c'était la meilleure idée de sa vie. Ses lèvres accrochées aux miennes, mes mains sur son corps collé à moi, le monde autour de nous pourrait s’effondrer que je ne verrais pas de différence. J'en oubliais nos parents et ma future femme. De toute façon, ça avait toujours été ainsi : on se fichait de notre famille tant qu'elle ne nous surprenait pas et je trompais encore Aliénor avec mon charmant voisin. En fait, c'était comme si tout redevenait comme avant, mais cinq ans plus tard. On pourrait croire que c'était un retour en arrière, que c'était dégradant, mais bordel, c'était bien la première fois que je me sentais si bien. Retrouver ma « routine d'avant » qui m'avait tant rendu heureux. Ouais, je crois que c'était mes plus belles années. Être capitaine de l'équipe de foot, être promis à un grand avenir, avoir une copine et un plan cul régulier juste en face de chez moi. Si ça, ce n'est pas parfait, alors il faudrait m'expliquer ce qui l'est ! Parce que je suis certain que beaucoup de gens rêverait d'en avoir à peine un quart, de cette vie que j'ai mené, alors que moi, j'avais tout. Ça avait très bien tenu. Avec l'équipe de foot, on avait gagné le tournoi national, je suis dirigeant d'une grande entreprise, je vais me marié.. mais.. il n'y avait plus lui dans cette routine. Dans cette équilibre. Et tout s'est cassé la gueule le jour où je l'ai vu partir dans cette voiture. Ce véhicule qui l'emmenait loin de moi pendant cinq ans.

« Moi aussi » Des paroles intenses et qui me poussent sans cesse vers cet homme. Je ne devrais pas le désirer autant. Ou plus de cette façon si extrême. Pourtant, rien n'a changé. Ce n'est pas pire, ni moins puissant. Ça n'a juste jamais changé d'intensité. J'avais constamment envie de lui avant et, même si j'ai pu refréné cela pendant son absence, il a simplement fallu que je croise à nouveau son regard pendant mon cours pour avoir le déclic fatal. Au final, je lui laissais même faire des choses que je lui avais toujours interdit. Le plus grand changement étant qu'il pouvait me toucher. Durant son stage, j'avais du l'attacher, mais juste pour « jouer » quelques fois. Les autres fois.. je le laissais faire. Je ne comprenais pas pourquoi mais.. peut-être que.. je trouvais ça plaisant de sentir ses doigts chercher à s'accrocher à moi. Me toucher. Me griffer. Me retenir à lui si fort que j'avais l'impression que si je partais, il coulerait sans personne pour l'aider à garder la tête hors de l'eau. Tout contre lui, je sentais son sexe se sentir fortement à l’étroit dans son jeans. Quelle idée aussi. Il avait beau être fin – ce n'était pas faute d'essayer de le faire manger, mais bon, avec un tel sport quotidien, il perdait tout ce qu'il mangeait – c'était incroyablement indécent à mes yeux. Puis ses chemises toujours ouvertes. A croire qu'il cherchait vraiment à ce que je le prenne à n'importe quel moment. Un ange, aux traits innocents, qui cache une part non négligeable de perversité. Oui, j'étais fier de mon chef d’œuvre.

Mes mains remontèrent doucement avant de laisser de la place entre nos deux corps, sans pour arrêter de l'embrasser passionnément. Elles glissèrent innocemment sous sa chemise pour caresser sa peau si douce. Putain, il était hors de questions que quelqu'un le touche mise à part moi. Sentir les réactions non contrôlées de son corps me mettaient dans tous mes états. Les retirant prudemment, je venais déboutonner son haut avec lenteur. J'étais plus du genre à lui arracher, mais ce serait assez suspect s'il revenait à sa place avec des boutons manquants. Autant éviter de se faire prendre la main dans le sac aussi bêtement. « Monsieur ? Vous êtes sur que vous n'avez pas besoin d'un médecin ? » Je souriais de plus belle en ancrant mon regard dans celui de mon bouclé, avant de laisser sa chemise tomber à terre. Je me sentais fiévreux, mais plus pour les mêmes raisons. « Non, non, ne vous inquiétez pas.. ça devrait aller d'ici quelques minutes – Votre ami est avec vous ? – Oui.. il sait comment faire pour que j'aille mieux » dis-je, en lançant un regard sombre et pervers à l'homme en face de moi. « D'accord » Si elle pensait que je pouvais la baiser, c'était foutu. Déjà que je ne couchais pas avec Aliénor – elle aurait été scandalisée de le faire dans cet endroit, de toute façon – alors ce n'était pas avec une hôtesse quelconque que j'allais le faire. Puis, le mec avec moi était largement plus bandant que toutes les femmes de cette avion réunies.

Torse nu, je me régalais du spectacle que j'avais devant les yeux. Quel canon. Puis, ses tatouages étaient.. sexy. Il n'avait toujours rien demandé vis-à-vis des miens, mais je ne lui dirais jamais que ce sont les réponses aux siens. J'étais une énigme que seul lui pourrait résoudre. Mes doigts vinrent frôler ses morceaux de peau tatoués, mon regard les suivant avec plaisir. Mon souffle s'emballait aussi vite que mon cœur et même si j'étais bien à le détailler pendant quelques secondes, j'avais mieux à faire. Je n'avais pas envie de parler. Je n'en voyais pas l'intérêt. Il m'avait dit avoir envie de moi, autant que j'ai envie de lui. Il n'y a rien à rajouter. Alors sans perdre plus de temps, je m'attaquais à ouvrir son slim. Une vraie plaie, ces jeans. Mais ce n'était pas la première fois – ni la dernière – que je le déshabillais, alors ce fut rapide. Pantalon descendu, je fis une légère pression de mon bassin contre le sien. Juste pour qu'il écarte déjà les cuisses. Qu'il se soumette encore et toujours à moi. Le toucher ? Mh, non. Je voulais être en lui.. enfin, le baiser quoi. Mes lèvres reprirent possession des siennes pour un langoureux baiser. En cet instant précis, je crois que même si une personne de notre entourage entrait dans ce putain de toilettes, je ne serais pas en mesure de m'arrêter. Je le désirais tant que l'inconnu pourrait bien aller se faire foutre par quelqu'un d'autre. Si c'était nos parents, ils iraient faire ce qu'ils veulent avec leur mari/femme. Quand à ma chère et tendre future épouse.. et bien, qu'elle aille baiser avec le pilote. Du moment qu'elle ne fait pas crasher l'avion avant que je ne prenne mon pied avec lui, ça m'était totalement égal.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Ven 26 Déc - 19:44







The cold never bother me anyway
Je pouvais à présent sentir ses mains se faufiler innocemment sous ma chemise. Je n’avais rien à dire, je le laissais faire, m’abandonnant à cet homme dont je m’étais juré de ne plus approché, car j’avais appris en prenant du recule que ce n’était pas un homme bon pour moi et pourtant, c’était le seul qui arrivait à me rendre complètement épanouie. Comment pouvait-il être si bon et si nocif pour moi en même temps ? J’imagine que c’est ce qui se passe lorsqu’on tombe amoureux. Savoir qu’une seule personne peut vous détruire en partant juste ou bien en employant des propos blessants. Je m’étais fait à cette idée ainsi qu’à l’idée qu’il n’avait jamais été question de couple dans notre relation. Juste de baise comme il l’employait si souvent. Mais ça ne me gênait pas plus que ça. Je n’allais pas m’en plaindre avec son regard de tombeur, son corps d’Apollon…Et cette voix de..de femme ? Je fronçais les sourcils avant d’atterrir sur la planète terre en tiltant que c’était l’hôtesse.

La réponse et la réaction d’Ethan me faisait doucement rire. Je plongeais mon regard rempli d’envie et qui mourrait d’envie de se faire prendre par lui. Je fus soulagé en l’entendant nous laisser tranquille pour qu’il puisse continuer ce qu’il avait si bien commencé. Mon slim descendit tout doucement sur mes cuisses alors qu’elles s’écartaient tout doucement pour l’inviter à venir encore plus contre moi. Son érection frôlait ma peau tandis que la mienne grandissait a vu d’œil. Faire ça dans les toilettes d’un avion était l’un des plus grands fantasmes des hommes et puisqu’Ethan avait toujours ce qu’il voulait, cela ne m’étonnait pas qu’il puisse aussi me prendre dans ce lieu peu commun. L’endroit, je m’en foutais. Tout ce qui m’importait c’était d’être avec cet homme et le reste je m’en fichais. L’avion pouvait même s’écraser, j’étais avec l’homme qui faisait battre mon cœur, que demander de plus ?

Mes lèvres se celèrent encore et toujours aux siennes, mon cerveau essayant de penser de temps à autre à respirer. Mes doigts caresser chacun de ses tatouages que je ne connaissais pas et dont je n’avais pas spécialement pris le temps de les observer, les analyser et je n’osais pas vraiment lui demander ce que ça signifiait pour lui. Probablement parce que j’avais peur qu’il m’envoie me faire foutre avec mes questions à la con et qu’il me dise que ça ne me regarde pas. Sa réaction ne me surprendrait pas, mais vu que je pouvais l’anticiper, je préférais éviter de perdre mon temps à lui demander. Sage décision, je me contentais de ce qu’il voulait me donner. Ma foi, ce qu’il me donnait était déjà pas mal du tout.





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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Dim 28 Déc - 21:44






My obsession, my destruction
Mon cerveau me hurlait de tout arrêter. De ne pas coucher avec ce gamin qui était un étudiant, âgé de cinq ans de moins que moi, qui plus est mon voisin et que ma future femme se trouvait sur un siège non loin de nous. Malheureusement, c'était le meilleur amant au monde et je ne pourrais me refuser à coucher avec lui. Étant intime avec lui depuis notre jeune âge, nos habitudes étaient revenues aussi vite qu'il était parti. Ce moment le prouvait. En même temps, si ma fiancée n'était pas venue, je n'aurais peut-être pas été si malade. Quoi, c'est vrai ! J'aurais pu me caler contre lui, trouver un moyen d'aller au-delà de mon malaise, etc. Mais elle était là et je ne pouvais rien faire. Puis, m'imaginer ma vie future avec elle.. ça n'arrangeait rien. Non, je n'avais pas envie de me marier avec elle, mais je n'avais pas le choix. Alors je brisais les règles en couchant avec mon bouclé. Je ne comptais pas m'arrêter, que ce soit maintenant ou une fois marié. Pourquoi ferais-je une chose si stupide ? Après tout.. il était là avant elle. Elle, c'était juste une façade et lui.. « juste » de la baise. Mes baisers s'intensifiaient alors que je faisais en sorte qu'il n'y est plus aucune barrière de vêtements entre nous. Je brûlais de désir pour lui et son érection grandissante n'arrangeait rien. Ce mec est terriblement bandant. Les minutes devaient être comptées et je ne voudrais pas qu'Aliénor arrive. Ou même dise quoique ce soit derrière la porte. Ça pourrait carrément me couper dans mon élan. Caressant sa peau sans relâche, je me plaisais étrangement à aimer le fait qu'il touche mes tatouages. Ça me surprenait qu'il n'est jamais abordé ce sujet. Par peur ? Je suppose. Je ne lui dirais rien. Juste de quoi réfléchir et le voir se torturer son petit esprit.. alors que c'est tellement facile : il est la clé de cette ancre sur moi.

Ses jambes écartées pour moi, je le tirais pour se rapprocher afin de venir en lui. Plus doucement qu'avant. Ce n'était pas aussi doux que la fois où je lui ai « fait l'amour » – je ne me rends toujours pas compte que j'ai fait ça – mais c'était moins brusque que pendant le stage / quand nous étions jeunes. Je le voulais pour moi, je le voulais complètement, mais.. qu'il reste avec moi. J'avais l'impression que mon cerveau délirait totalement. Une fois en lui, tout disparaissait. Je retrouvais sa chaleur intérieure et son corps tout contre moi. Comment serais-je capable de m'écarter de lui ? Impossible. J'avais réussi quand il était à l'internat, car on m'a totalement refusé de me dire où il se trouvait. J'avais fait des recherches, mais sans succès. Non, il ne devait pas le savoir. Personne ne le savait. Aliénor avait failli tomber dessus, mais j'étais devenu de plus en plus fort pour tout lui cacher. Tout comme les tatouages. Inventer une histoire pour chacun d'entre eux. Qu'il sont pour mes parents, mes amis, ou elle. J'étais devenu un très bon menteur. Mais le problème du mensonge, c'est que parfois, on s'y perd totalement. On se retrouve à devoir épouser une fille que l'on n'aime pas. On essaye de se convaincre que certaines situations n'ont jamais existé, ou que d'autres, fictives, sont réellement arrivées. On veut changer ses émotions. Les intervertir avec une autre personne pour qui l'on ne ressent rien. Alors que cette personne, pour qui l'on éprouve cela, devient rien. Absolument rien. Juste une personne que l'on affectionne, que l'on manipule pour jouer, alors qu'en réalité.. C'est tellement plus que cela. Simplement que l'on met un masque pour se protéger. C'est ce que je faisais, et que je préférais préserver. Pour moi ? Oui. Probablement autant que pour lui.

Mes lèvres se détachaient des siennes. Mes mouvements n'en finissaient plus dans et en-dehors de lui. Je me délectais de ce moment, oubliant même que l'on se trouvait dans des toilettes. A mes yeux, il était juste bloqué contre une paroi et je l'entendais essayer de gémir le plus discrètement possible. Je devais avouer qu'il était largement plus coopératif que lorsque nous étions plus jeunes. De toute façon, je n'étais pas d'humeur à le punir. Ce que nous faisions me satisfaisait largement plus. Je posais mes lèvres dans son cou avant de le mordre à peine. Juste assez pour lui laisser une petite marque. « N'oublies jamais que tu es à moi.. » soufflais-je, provocateur. Peu importe si quelqu'un voit cette marque. Je savais que c'était la mienne sur lui. C'était le plus important pour moi et je ne supporterais pas qu'il oublie cela. Surtout pas qu'il ose aller draguer pendant nos vacances. Ou qu'il se laisse draguer. Ce serait pareil. Il en était hors de question. Aliénor avait beau être du voyage, je ne comptais pas être H24 avec elle. Ma bouche se plaquait à nouveau contre la sienne, cherchant directement sa langue pour jouer avec elle. Je me sentais déjà proche. Oui, pour moi, on s'envoie en l'air mais.. Mais rien. C'était juste bon et je crois que je ne pourrais pas me retenir de continuer, encore et encore, durant toutes nos vacances, il fallait juste que je trouve des moyens pour être rien qu'avec lui. Sans que personne ne s'en rende compte. Comme maintenant.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Lun 29 Déc - 10:19







The cold never bother me anyway
Je sentais son sexe entrer en moi et je ne pouvais me retenir de pousser un petit gémissement de plaisir avant de m’agripper à lui. Ethan se trouvait être mon pilier dans tous les sens du terme. Sans lui je n’étais plus rien, je n’avais plus de réelles raisons de vivre et je venais encore à me demander comment j’avais fait pour me passer de lui durer cinq longues années. Maintenant que je venais de le retrouver, ça me semblait juste infaisable. J’étais beaucoup trop attaché à lui. Il était mon premier amour, mon premier baiser, ma première fois, c’était vraiment mon premier tous et toutes les autres expériences que j’avais pu avoir sans lui n’étaient vraiment rien comparé à ce que je pouvais ressentir en sa présence. Il n’y avait qu’à à en juger en me voyant là, en train de me faire prendre dans ses toilettes. Il n’y avait rien de romantique, c’était loin de ce que je m’étais imaginé étant jeune, mais je m’en contentais. Je me disais que c’était mieux que rien et qu’il me donnait plus que n’importe qui.

Ses lèvres dans mon coup, je gémissais à chaque petit pincement. Si je m’inquiétais du fait que pourrais être marqué durant plusieurs jours ? Pas le moins du monde. Ça ne regardait que moi et si vraiment mes parents tenaient à avoir des explications, je trouverais bien un mensonge à leur raconter. Avec le temps j’étais devenu un pro pour trouver des excuses plus loufoques les unes que les autres. N’appartenir qu’à Ethan, voilà un statu qui me faisait jouir. Je ne pouvais pas rêver mieux et je m’abandonnais à lui sans un mot. Nos lèvres vinrent se coller passionnément et violemment les unes contre les autres cherchant l’un comme l’autre à jouer avec nos langues. C’était aussi un bon moyen d’étouffer nos gémissements. Bien vite je sentais l’orgasme arriver et dieu que je n’avais pas envie, mais dieu que je ne pouvais pas me retenir encore plus longtemps.

C’est donc dans un dernier gémissement que je me déversais dans un bruit de soulagement avant de sursauter en entendant la porte cogner. Pile attend j’avais envie de dire. Ce n’était autre qu’Aliénor qui s’inquiétait pour petit ami. Ou devrais-je dire fiancé et autant dire que ça m’avait coupé tout envie. Heureusement que nous venions de finir. Je sentais ma jalousie prendre doucement le dessus et je ne mis pas longtemps à me rhabiller, me recoiffer pour faire mine de rien, avant d’ouvrir la porte. « Tient, ton fiancé va beaucoup mieux » Je la bousculais pour passer et rejoindre mon siège. Ça n’avait même pas fait passer une heure du voyage, les vacances risquaient d’être longues. Muni de mon IPod, j’insérais mes écouteurs dans mes oreilles, fermant doucement les yeux en espérant que le voyage passe vite.





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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Lun 29 Déc - 18:59






My obsession, my destruction
Baiser avec lui était mieux que tout. Alcool, drogue douce, drogue dure, nicotine, caféine, etc. Absolument tout. Dans un certain sens, il était devenu ma propre drogue et c'était une action à laquelle je ne pouvais pas et je ne comptais pas résister. Déjà, un mec aussi canon, on l'attrape et on le garde bien précieusement. Puis, aussi doué au lit – et ailleurs, comme maintenant – c'était juste une perle rare. Alors hors de question que quelqu'un d'autre puisse y toucher. C'est ce que je lui rappelais pas des mots et par des marques qui seront sûrement visibles dès notre arrivée en France. En plus de prendre mon pied, j'avais totalement oublié mon mal de l'avion et je savais que je pouvais être serein jusqu'à notre arrivée au sol. Mes mouvements s’accentuaient encore et encore en lui, à en perdre la raison. Je me foutais que l'on se crashe. Sérieux, si on mourrait ensemble, mon sexe en lui alors qu'on prendrait du bon temps, ça m'allait entièrement. C'était une mort étrange, mais au moins, on sera mort en fais.. baisant. Malgré nos baisers, je l'entendais faire du bruit, mais sur le moment, je n'en avais juste rien à foutre. Et une envie soudaine me traverse l'esprit. Le genre d'idée folle. Stupide. Inconsciente. Égoïste. Je ne pourrais pas la lui demander sur-le-champ, mais je la gardais au chaud pour nos vacances. Souriant de plus belle, je l'embrassais avec envie alors qu'il venait de toucher son orgasme. Le mien me secouant seulement quelques instants plus tard. Ma respiration semblait irrécupérable et je me sentais enveloppé d'une pellicule de sueur qui risque d'avoir du mal à passer inaperçu vis-à-vis de ma fian.. « Ethan chéri ? » Mes yeux s'écarquillèrent. Mon bouclé venait juste de lâcher un gémissement tout sauf discret et j'entendais ma petite amie parler juste derrière lui, derrière la porte. 1) elle avait tout entendu et il me fallait l'idée du siècle pour mentir 2) elle n'avait pas entendu mais.. Nathanaël se trouvait avec moi, alors il me fallait tout de même une idée de génie. Je m'étais rapidement détaché de lui, le voyant se rhabiller alors que je faisais pareil. Une main dans les cheveux et j'étais couché. Avoir l'air naturel alors que l'on vient de prendre son pied ? Et bien, je devais relevé ce défi.

Les paroles de mon charmant bouclé me donnait envie de lui coller une fessée. Déjà que je devais trouver un moyen d'expliquer à ma fiancée le pourquoi lui avait eu le droit de m'aider et pas elle, mais en plus, il venait de m'enfoncer. Ok, j'avais toujours été un salop avec lui, c'était le simple retour des choses. « Tu m'expliques ? » me demandait-elle froidement. Que lui dire ? Si seulement je pouvais lui cracher la vérité à la gueule, elle me permettrait de passer des vacances tranquilles loin d'elle. « Nathanaël est juste venu me demander comment j'allais et.. Je me suis rappelé que plus jeune, il avait un truc de respiration pour que ça aille mieux. Alors il m'a expliqué et ça va mieux. On vient de terminer quand tu es arrivé » dis-je calmement. Son air perplexe me faisait comprendre que je n'avais pas gagné toute sa confiance. Un petit sourire et un baiser ses lèvres – pas aussi douces que celle de mon bouclé, mais toutes les bonnes choses ont une fin – et je sentais que c'était gagné. « Ok, mais tu peux lui dire d'être moins désagréable avec moi ? On dirait que je lui vole l'homme de sa vie, faut qu'il se calme ce gamin » Si seulement elle savait. La fin me faisait tiquer, mais je souriais simplement pour ne pas avoir envie de lui en mettre une. C'est alors qu'elle vint me pousser et m'embrasser avant de bloquer la porte des toilettes derrière nous. Ah non. C'est mort. « Al', qu'est-ce que tu fais ? » sifflais-je alors que je la repoussais doucement. « Quoi ? Tu n'as jamais rêvé que l'on essaye dans l'avion.. ? » minaudait-elle. J'étais à deux doigts, mais vraiment à deux doigts de lui dire que non, mais je me ravisais et je tentais autre chose.

« Nathanaël vient de réussir à me faire respirer et ne plus être malade, tu as envie de gâcher je-ne-sais combien de minutes pour qu'on … – Vingt minutes – Quoi ? – Vous avez passer vingt minutes ensemble » Je levais les yeux au ciel. Elle chronométrait ou bien ? « Et donc, puisque que j'ai passé vingt minutes avec lui, pour ne plus être malade, sans que tu ne puisses nous surveiller, tu veux le même temps que lui pour que je te fasse l'amour dans des toilettes d'avion ? » lui demandais-je avec un sourire amusé. « Niveau glamour, t'es descendue bien bas, chérie » la taquinais-je alors qu'elle pestait.« T'es vraiment con, Ethan, en ce moment » Fronçant les sourcils, je sentais la mauvaise discussion arrivée. « Alors pourquoi tu es là, hein ? Si je suis un tel con, t'aurais pu rester chez tes parents » claquais-je sèchement alors qu'elle m'envoyait un regard noir. « Je doute que tu es envie que je te baise dans un avion comme une pute » Je la sentais à peu de chose de m'en mettre une. « Je préfère te faire l'amour dès que l'on arrive dans le chalet.. T'en penses quoi ? » lui proposais-je avec un sourire hypocrite aux lèvres en m'approchant d'elle. « Mh, d'accord.. » abdiqua-t-elle alors qu'elle reprenait son sourire si agaçant avant de venir m'embrasser. Je n'avais pas d'autre choix que de prolonger celui-ci, bien que je préférais être avec Nathanaël. Vraiment, ces vacances n'allaient pas être simple avec eux d'eux. Je me promettais que si je trouvais un moyen de renvoyer Aliénor chez ses parents, je n'hésiterais pas un seul instant. En attendant, je devais faire double jeu. Et je n'oubliais pas de claquer le joli petit cul de mon tendre voisin pour avoir commencer à donner des doutes à ma fiancé. Pour le punir et parce que.. ça m’excitait rien que de l'imaginer, soumis.

Notre baiser terminé, je prenais sa main avant de retourner à nos places. Nathanaël semblait endormi, son I-Pod sur les oreilles. Je n'avais pas réellement envie de m'assoupir. Le risque ? Que je me rapproche de mon amant plutôt que de ma fiancée. Là, elle découvrirait absolument tout et je préférais vraiment éviter. Alors je la laissais se coller à moi, regardant ensemble le film inintéressant sur le grand écran. Les parents de mon voisin et les miens semblaient dormir. Tant mieux. Je sentais aussi Aliénor faiblir et somnoler contre moi. Je me retrouvais finalement aussi à dormir et les heures défilèrent. A mon réveil, j'étais encore et toujours contre ma fiancée alors que l'on nous réveillait pour boucler nos ceintures pour la descente. Bougeant légèrement, mes muscles restaient endormis alors que je tournais la tête vers Nathanaël, endormi avec ses écouteurs. Je souriais à sa tête endormi tellement craquant. Aliénor toujours dans les bras de Morphée, je retirais doucement l'un de ses écouteurs pour lui murmurer : « Il faut que tu te réveilles Nat, on va arriver d'ici peu.. » au creux de son cou avant d'y déposer un léger baiser. Nous n'étions pas ensemble, ok, donc ce que je venais de faire n'a aucun sens mais.. je peux être agréable. Au moins une fois, non ? Sentant ma fiancée bouger, je revenais rapidement de son côté pour la trouver entrain d'émerger. C'était largement moins mignon que de l'autre côté, mais bon, il fallait que je m'y habitue. « Jusqu'à ce que la mort vous sépare ». Ou la maladie, je crois. Je pourrais l'empoisonner, mais ce n'était pas très loyal. Puis, si Nathanaël allait au Paradis, je l'aurais dans le cul, si j'me retrouve en Enfer pour une connerie comme ça. Soit, en attendant, tout le monde attachait sa ceinture et ma petite amie s'extasiait déjà que l'on arrive. Pitié, faites qu'elle se fasse mal pendant les vacances. En échange.. je serais moins con. Comme deal, c'est nickel, je trouve !



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Mar 30 Déc - 23:03







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Je les avais longuement laissé discuter entre eux. Ce qu’ils avaient à se dire ne me regardait absolument pas et puisque j’avais préféré écouter ma musique, je ne pouvais même pas tendre une oreille pour essayer de savoir ce qu’ils se disaient et c’était peut-être mieux ainsi, car ça m’aurait probablement rendu complètement dingue et je n’avais pas besoin de ça. Je bouillonnais déjà de l’intérieur, la jalousie m’envahissait encore plus et cette sensation m’agaçait. Autrefois non, car je me voilais tellement la face. Pour moi c’était mon petit ami et il n’avait vraiment aucune raison de me tromper, mais il fallait croire que j’étais vraiment très naïf étant jeune. Je me désespérais moi-même.

Le voyage dura plusieurs heures et j’étais plongé dans les bras de Morphée. Ça faisait un bien fou de dormir, mais je fus réveillé tellement paisiblement que ça ne me dérangeait pas plus que cela d’ouvrir les yeux. Mon écouteur quitta mon oreille alors que la voix de l’homme qui envahissait mes pensées et mes rêves venait me chuchoter quelques mots. Je n’avais pas pu m’empêcher d’esquiver un petit sourire en sentant ses lèvres se déposer doucement dans mon cou. C’est donc en me réveillant tout doucement que j’éteignais ma musique afin d’émerger et de regarder où nous étions. J’eu tout juste le temps d’attacher ma ceinture alors que nous atterrissions en France. Le paysage semblait être beau et j’avais déjà hâte de descendre. J’en avais marre de rester assis. Heureusement, on ne mis pas longtemps à nous libérer. Je bayais une dernière fois afin de mieux me réveiller avant de descendre de l’avion. Je frissonnais en sentant l’air froid me caresser les joues. Il faisait plus chaud à l’intérieur de l’avion et accumuler avec la bonne sieste que je venais de faire, je n’avais pas plus chaud.

Je regardais ma mère qui ne tarda pas à me demander si j’avais fait bon voyage. La réponse que je lui avais fournie était bien sûr positive, mais pour le coup, j’avais juste envie de rejoindre notre chalet et ma chambre. Ce qu’on ne tarda pas à faire une fois les valises récupérées. Bien sûr, nous avions des gens pour nous les amener, on est riche ou on ne l’est pas. Le chalet était grand beau et studieux à l’allure ancienne, mais tout de même moderne à l’intérieur. Il était vachement bien isolé, la décoration était au top et on s’y sentait vraiment comme chez nous. J’aurais tout donné pour partager ma chambre avec Ethan, mais en écoutant la conversation des plus grands, j’avais bien compris que c’était peine perdue, il avait le droit à SA chambre avec SA fiancée. Vacance de merde ! En attendant, j’avais rejoint ma chambre qui ma foi, était vachement belle et grande, mais je me serais passé du lit deux places qui, j’avais l’impression, était juste là pour me rappeler que je dormirais seul. Je ne pouvais pas rester seul une seconde de plus dans cette grande chambre. Je décidais alors de faire un tour du côté des deux amoureux pour checker la leur. « Ho bah vous allez être tranquille dit donc » Elle était un peu plus grande et faisait vraiment chambre conjugale pour le coup. Je crois que ses parents l’avaient fait exprès. « Faite juste pas trop de bruit ce soir, je dors juste à côté » Je savais que je jouais avec le feu et que je paierais les conséquences de mon insolence une fois seul avec lui, mais sur le moment, je n’y pensais vraiment. L’idée même ne me traversait pas l’esprit, je laissais juste ma jalousie parler.




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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Mer 31 Déc - 0:52






My obsession, my destruction
Arriver en France me laissait assez partagé. J'étais heureux d'y être pour les vacances, mais je ne digérais toujours pas le fait que ma fiancée soit du voyage. J'aimerais vraiment que ce soit un cauchemar et que je me réveille dans le chalet de mes parents, avec Nathanaël entrain de dormir avec moi. Dormir, ouais, juste dormir. Soupirant doucement, je quittais mon siège pour sortir de l'avion, ma chère et tendre petite amie collée à moi. Il faisait froid dehors et je devais bien avouer que pour une fois, je ne râlerais pas au fait qu'elle soit contre moi. Même si j'aurais préféré que ce soit quelqu'un d'autre. Retrouvant nos valises, je voyais des personnes les chargées. Ma mère trouvait ça tellement normal que je devrais lui dire, un jour, que lorsque je voyage, c'est moi qui m'occupe de ma valise. Moi, et pas une personne payée pour cela. Je crois que ça la choquerait bien trop et je m'en voudrais qu'elle est un arrêt cardiaque à cause de moi. Ce serait vraiment stupide. Vraiment très con.. Soit. Dans la voiture, nous arrivions rapidement jusqu'au chalet familial. Il ne me faisait ni chaud ni froid. De dehors, il me plaît, mais une fois dedans.. C'est trop. Je veux dire, quand on est en vacances, on veut couper de la routine. Là, il y avait tout à disposition. J'aime et j'aimerais sûrement tout avoir très vite, mais.. Là, ça me saoulait. Ces vacances me prenaient déjà la tête. Tout aurait différent si Aliénor n'avait pas débarqué à l'improviste. Et alors que je pensais que rien ne pouvait être pire.. j'apprenais que j'avais une chambre rien que pour mon couple. Super. J'aurais tout donné pour être avec Nathanaël. Ou seul.. pour le rejoindre la nuit. Mais avec ma future femme dans mon lit, je doutais que je pouvais m'enfuir pendant la nuit. Quoique.. C'était une idée que je gardais dans un coin de ma tête.

Notre chambre ne me plaisait pas. Grande, moderne, et ce lit que je devais partager avec elle. Et rien qu'à son regard, je savais ce qu'elle attendait. « Tu as promis dans l'avion.. » Oui, j'ai dit que je coucherais avec elle une fois dans le chalet. J'essayais de ne pas avoir l'air exaspéré, mais ça me gavait. Je n'avais pas vraiment envie de sexe. Avec mon voisin, dans l'avion, je n'avais pas besoin de plus pour le moment. Ou bien le refaire avec lui. Mh, bref. Mon sauveur arriva rapidement pour retarder sûrement l'inévitable avec Aliénor. Chacun de ses mots puaient la jalousie et je m'en amusais. Même si j'allais lui mettre une putain de fessée dès que nous serions seuls. J'aimais qu'il se comporte ainsi, mais ce n'était pas lui qui se prendrait le plus dans la gueule si les autres découvraient que l'on baise ensemble. J'étais censé me marier. Sa dernière phrase faisait que ma main me démangeait vraiment. Claquer son cul nu. Et vite. « Tu n'as qu'à trouver quelqu'un pour les vacances » lui lançait ma fiancée. Ma. Connasse. De. Future. Femme. Si je pouvais, je l’étoufferais sur le champ avec l'un des coussins qui se trouvaient sur le lit. Pour le coup, Nathanaël m'avait ôté toute once d'envie de coucher avec Aliénor avec ce qu'il venait de dire. Il pouvait être fier de lui. « Nathanaël ne couche pas à droite à gauche comme toi, avant qu'on commence à sortir ensemble » lui fis-je remarquer. Histoire de lui rappeler qu'elle n'est pas une sainte et qu'elle ne peut pas lui balancer ce qu'elle voulait à la gueule. Ça m'agaçait qu'elle ne le respecte pas. Autant lui, je comprenais, mais elle.. Elle ne savait rien.

« Les enfants ! » Ma mère. Je vous jure, parfois j'ai l'impression que l'on est bloqué encore à l'adolescence avec elle. « On va faire un tour tous ensemble dans le village, on vous attend ! » D'accord, elle me sauvait des pulsions sexuelles de ma fiancée. Amen. Je n'hésitais pas un seul instant à rejoindre nos parents. A chaque fois que je passe à côté de mon amant, je ressens ce truc super étrange. Un quelque chose qu'il n'y a que lui qui me fait ressentir et qui est totalement absent entre Aliénor et moi. Je ne comptais pas m'attarder là-dessus alors que le froid me saisissait déjà. Ma fiancée avait pris ma main et.. Rien. Ça me faisait juste chier. De temps en temps, je regardais mon bouclé de côté, mais il n'avait pas l'air d'en avoir quelque chose à faire de moi. Hors de question qu'il m'ignore pendant deux semaines. J'avais déjà quelques idées pour trouver du temps rien que pour lui, et pas à trois. Malgré la fatigue, nos parents avaient décidé d'acheter de quoi skier et tout ça. Ma future femme semblait ravie, surtout en étant en mode « meilleure amie » avec ma mère. Je les laissais faire, blasé de cette situation, alors je restais au côté de mon voisin, sans savoir quoi lui dire. Et ma petite amie n'a rien trouvé de mieux à faire que de rallumer le feu aux poudres en revenant vers moi pour me dire, sans aucune gêne devant Nathanaël : « Au fait, je n'ai pas oublié ce que tu m'as promis.. Dans l'avion.. » me dit-elle en me fixant intensément. « Alors.. Tu n'auras qu'à aller autre part pendant une heure » lâchait-elle en regardant mon amant. Je veux la tuer. « Puis.. Tu as raison.. C'est toujours mieux que de se faire baiser comme une pute dans les toilettes de l'avion » Un baiser sur mes lèvres et elle retournait vers ma mère. J'étais certain qu'elle ne savait rien sur ma liaison avec lui. Je suppose que je n'ai plus qu'une chose à dire, par rapport à mes paroles d'avant.. Je suis dans la merde.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 2:13







The cold never bother me anyway
Je ne supportais vraiment pas le comportement de sa petite amie et pourtant, je faisais tout pour prendre sur moi et ne rien dire. Rien qu’à l’idée d’aller voir ailleurs, je n’osais même pas imaginer la réaction d’Ethan. Nous avions beau ne pas être en couple, je savais à quel point il pouvait se montrer possessif vis-à-vis de moi. Quelque chose que j’aimais voir mais que je n’aimais pas subir, car c’était moi qui emphatisait pour mes conneries –amplement méritée- et loin de moi l’idée de vouloir me faire puni par monsieur durant mes vacances. J’avais esquivé un petit sourire à sa réponse avant de quitter la pièce pour rejoindre nos parents qui avaient apparemment prévu une petite sortie familiale malgré la fatigue accumulé durant le voyage.

Je restais toujours à côté d’Ethan, essayant de rester tout de même proche de lui car je n’aimais pas trop me tenir éloigner, je ressentais un certain manque qui m’était insupportable après. Et cela même si je devais supporter la présence d’Aliénor. Aliénor et sa voix énervante. Je n’en pouvais déjà plus de l’entendre parler. J’écoutais tout de même d’une oreille attentive ce qu’elle lui disait avant de bloquer littéralement sur les dernières paroles. Sans le savoir peut-être, elle venait de me traiter de pute et c’était apparemment ce qu’Ethan avait laissé sous-entendre. Autant dire que ma réputation –le peu que j’avais- venait d’en prendre un coup, mais mon cœur aussi. Me faire passer pour une traînée même aux yeux de l’homme que j’ai toujours aimé, autant dire que ça faisait. Je sentais mes yeux me brûler, mais je ne pouvais pas craquer devant eux. Je ne pourrais même pas expliquer le pourquoi du comment et Ethan trouverait probablement la raison totalement idiote. Je faisais alors passer cela sur le dos de la fatigue.

Les mains dans les poches, je restais on ne peut plus silencieux, marchant toujours à leur côté. Je n’avais rien à dire, mon amour propre était juste on ne peut plus blesser, je digérais mal les dires de la demoiselle et je me remerciais intérieurement d’avoir embarqué des lunettes de soleil à mettre au bout de mon nez. Cela cacherait au moins mes cernes dû au décalage horaire, mais aussi à mes yeux embués de larmes, touché par de tels propos.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 16:08






My obsession, my destruction
En une fraction de seconde, j'avais tout imaginer : qu'il révèle notre relation, qu'il me mette une baffe sans que quiconque ne puisse comprendre à par moi, qu'il se casse du magasin, etc. Je m'étais vraiment attendu à tout.. saut le fait qu'il ne fasse rien du tout. Rien. Il avait juste baissé la tête alors que ma petite amie était retournée auprès de nos parents. Je n'osais même pas le regarder, ni être trop proche de lui. Je ne m'étais pas rendu compte de mes paroles dans l'avion, avant qu'elle ne les répète à haute voix. Avais-je réellement dit cela ? Que Nathanaël n'était qu'une vulgaire pute que j'avais baisé dans les toilettes d'un avion ? Oui. Je l'avais dit. Je n'y couperais pas, j'avais agi comme le pire des salops. A mes yeux, oui, je le baisais – parce que je ne savais pas faire autre chose – mais il était loin d'être une pute à mes yeux. Mon amant, oui. Je ne pouvais même pas dire qu'il était le mec avec qui je m'envoie en l'air. Parce que ça pourrait dire que je peux coucher avec d'autres gars et ça.. C'est impossible. Je n'avais jamais posé les yeux sur d'autres hommes que lui. Ok, après son départ, j'avais essayé de regarder d'autres mecs. Juste pour voir. Mais rien. Le néant. Pire, ça ne me disait vraiment rien. Pas que ça me dégoûtait mais.. J'avais posé les yeux sur l'un de mes amis de l'époque et c'était juste hors de questions. C'était un ami, point barre. A notre rencontre avec mon bouclé, j'avais toujours su que nous ne serions pas qu'amis. Je ne l'avais jamais vu seulement ainsi. En même temps, un garçon aussi sexy, ce serait du gâchis de passer à côté. Et j'avais fait le bon choix. Je l'avais su en posant mes lèvres contre les siennes la première fois.

Chassant tous ces souvenir de mon esprit, nous devions partir de là et c'est selon la volonté de nos parents qu'on le fit. Aliénor était revenue près de moi, afin de se blottir contre moi. Si je me sentais mal ? Oh oui. C'était bien la première fois de ma vie que je ressentais de la culpabilité et sincèrement, c'était horrible. Je ne savais absolument pas quoi faire pour y remédier, d'ailleurs. Et je ne pourrais jamais demander de l'aide à qui que ce soit. Malgré ses lunettes de soleil, je savais que mon voisin se sentait toujours mal et ça me mettait hors de moi d'avoir été si con. Ouais, vraiment con, pour le coup. Nous arrivions chez nous, alors que le soleil déclinait peu à peu. « Le repas sera servi dans deux heures » nous avertit ma mère. Deux heures. Nathanaël n'était pas resté très longtemps, partant dans sa chambre – je suppose – alors que ma fiancée me dirigeait vers notre chambre. Je savais ce qui se tramait dans sa tête, mais je n'étais plus d'humeur du tout. A peine un pied dans la chambre avec la porte refermée, elle se jetait contre moi pour m'embrasser. Mais je ne pouvais pas croire que cette bouche avait redit mes paroles si abjectes. La repoussant doucement, je la vis directement ôté son haut. « Arrête » lui dis-je clairement alors qu'elle me regardait, surprise. « Pardon ? Tu m'as déjà fait le coup une fois, alors je n'arrêterais pas » me dit-elle, sûre d'elle, alors qu'elle me regardait avec un sourire amusée. Ce n'était pas ce sourire que je voulais voir, à ce moment précis.

Se rapprochant de moi, je m'éloignais au maximum. « Pourquoi tu lui as dit ça ? » lui demandais-je alors qu'elle essayait toujours d'être proche de moi. « Il sait qu'on couche ensemble, mais t'as pas à lui dire d'aller autre part pendant une heure. Ce n'est pas correct » lui fis-je remarquer alors qu'elle venait de me « bloquer » contre un mur. « Et alors ? On ne va pas s'interdire de faire l'amour parce qu'il est là » J'aurais voulu lui dire que si, mais.. Elle aurait sûrement penser qu'il y avait un truc louche. Et que ça devait plutôt être la deuxième partie de ses paroles que je n'avais pas apprécier. Sauf que si elle comprenait ça, et bien.. Elle saurait tout. Je ne pouvais pas. J'avais envie de retrouver Nathanaël et de présenter mes excuses – grande première – au lieu d'être là avec ma future femme. Malheureusement, je n'avais pas le choix. Si je voulais qu'elle me foute la paix, je devais céder parce que je lui avais promis. Je ne devais plus jamais lui faire la moindre promesse. Alors je venais de l'embrasser avec passion, détestant son sourire satisfait entre nos lèvres. Et j'ai couché avec elle, je lui ai « fait l'amour ». Elle n'avait pas été des plus discrètes. Enfin, juste assez pour que ce ne soit que Nathanaël qui puisse l'entendre. Et j'espérais du fond de mon cœur qu'il dorme ou qu'il ne soit pas dans sa chambre.

Après avoir fini – je me fiche des minutes et tout ça, c'était fini, point barre – ma petite amie avait succombé au sommeil. Je somnolais aussi à cause des heures d'avion et de décalage horaire, mais j'avais rapidement trouvé que c'était le bon moment pour aller voir mon bouclé. Doucement, je me relevais, me rhabillais et je quittais la chambre. Soupirant, une fois la porte fermée, j'allais toquer tout en douceur contre celle de mon amant. Aucune réponse. J'ouvrais la porte et me glissais à l'intérieur. A part la lumière de la Lune, rien n'éclairait la chambre et pendant une fraction de seconde, je me demandais s'il était là. Mes yeux s'habituèrent à la pénombre et je discernais une forme dans le lit. Approchant à petit pas, il n'y avait aucune réaction de sa part. Je supposais qu'il dormait. Ne sachant pas comment m'y prendre, j'y allais au talent. Ou au hasard, plutôt. Alors je me glissais dans son lit, passant un bras autour de sa taille pour venir attraper ses mains. Un moyen comme un autre pour qu'il ne me fuit pas. Et je savais qu'il ne dormait pas, finalement. Sa respiration n'était pas si régulière qu'au début. Surtout une fois que j'étais contre lui. « Je sais que tu m'en veux. Et tu as raison » commençais-je tout bas. « Aliénor a répété ce que j'ai dit, et ce n'est vraiment pas glorieux et.. Je te demande de me pardonner. J'ai agi et parlé surtout comme le pire des cons. Ce n'est pas correct du tout. Parce que, à l'inverse de ce que j'ai pu dire.. je ne t'ai pas baisé comme une pute » Ma fierté avait bien du mal à me laisser tout dire, mais je pouvais réussir à lui expliquer un peu. Même maladroitement, je suppose. « Ok, je ne sais que baiser mais.. t'es pas une pute. Loin de là » Il y aurait pu avoir mieux comme explication, mais.. C'était le maximum dont j'étais capable.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 16:41







The cold never bother me anyway
Le tour du village m’avait semblé long et j’étais bien content de pouvoir rejoindre le chalet. A l’annonce du repas, je n’avais vraiment pas faim. J’avais juste envie de plonger dans un long sommeil et ne jamais me réveiller pour le coup. Je m’étais donc éclipsé aussi vite que possible pour venir m’enfermer dans ma chambre. Je jetais mes lunettes au hasard dans la chambre avant de fondre en larme. J’avais réussi à me retenir durant tout ce temps, mais ses paroles ne cessaient pas de repasser en boucle dans ma tête. Toutes mes années passées à me faire prendre par cet homme défilaient devant mes yeux. Je me remettais en question, concluais qu’il s’en fichait de moi malgré que tout me portait à croire que non par moment. Mon cerveau me torturait et j’en avais marre de trop penser. J’avais envie de crier, de tout casser, ce qui me rappelait exactement la même situation et les mêmes sentiments que j’avais eu lorsque mes parents m’avaient éloigné de force de l’homme que j’aime.

Allongé sur mon lit, je ne tardais pas à entendre des gémissements provenant de la chambre d’à côté et j’avais beau essayer de chercher mon IPod partout dans ma chambre, je me rappelais l’avoir laissé dans le salon et ce n’était pas avec mes yeux rouges et fatigués d’avoir pleuré que j’allais y retourner. J’avais deux heures pour me calmer avant de faire face au repas de famille, mais ce n’était pas avec les ébats d’à côté que j’allais y arriver. Au final, au bout de quelques temps, tout c’était calmé. Allongé sur le côté, j’aurais tout donné pour trouver le sommeil, mais en vain. Une oreille tendue, j’entendais la porte de ma chambre s’ouvrir doucement avant de sentir une présence se coller contre moi. Ce corps si familier me fit frissonner tandis que je ne bougeais pas d’un pouce le laissant terminé ce qu’il avait à me dire. Ce devait être la première fois que je l’entendais s’excuser. Ça faisait tout drôle. Comme quoi il avait changé après tant d’années. « Hum… » Je n’avais pas l’air très convaincu et je ne l’étais pas, car les paroles d’Aliénor avaient eu raison de moi, je les avais cru et je m’y étais persuadé. Mes mains dans les siennes, je caressais sa peau du bout des doigts. Ça me faisait du bien de le retrouver. « Je ne t’en veux pas.. » Je ne pourrais jamais lui en vouloir. J’étais blessé ça c’est sûr, mais de là à lui en vouloir…

« Les enfants, c’est leur de manger » J’entendais toquer à ma porte avant de m’empresser de lui répondre que j’arrivais. Si elle venait à pénétrer dans ma chambre alors qu’Ethan était dans mon lit, je n’osais même pas imaginer tous les films qu’elle risquait de se faire. Je décidais enfin de faire face à Ethan, priant pour que mes yeux ne soient plus rouges. Devant mes parents je pourrais accuser la fatigue –encore une fois- mais j’étais un très mauvais menteur devant Ethan. « On va dire que c’était à demi faux.. » Finis-je par conclure avant de descendre de mon lit. « Tu viens ? » Je lui tendais gentiment la main pour le tirer hors de ma chambre. J’avais fini par le lâcher en arrivant dans le salon et surtout en croisant Aliénor plus épanouie que jamais, apparemment heureuse d’avoir pu se faire sauter par Ethan.

Je voyais que nos mères avaient encore commandées pour trente chez le traiteur. Je soupirais intérieurement, observant mon assiette. Encore une fois je n’avais pas faim et surtout pas après ses évènements. Du bœuf, des pommes de terre sautées, de la sauce, j’étais déjà servi, mais je restais stoïque devant mon assiette tandis que ma mère nous demandait si nous avions prévu quelque chose pour ses vacances. Je préférais me mêler à la conversation plutôt que de manger. Et puis, j’avais prévu des choses de mon côté. Quelque chose de tout bête. « Principalement skier » La montagne était faite pour ça à la base. « Sinon j’ai aussi vu sur le programme qu’il y avait des sources thermales, ça à l’air pas mal » J’esquivais un petit sourire à ma mère avant d’attraper mon verre de vin qui était déjà plein et de boire quelques gorgées avant que la mère d’Ethan se tourne vers son fils pour savoir s’il avait prévu un programme en amoureux avec mademoiselle je critique les autres sans les connaître. Bref, de quoi me couper encore plus l’appétit. C’était décidé, je ne mangerais pas ce midi.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 19:03






My obsession, my destruction
Contre lui, je me sentais largement mieux. J'essayais de me dire que mes paroles n'avaient jamais existé. Pourtant, c'était bel et bien le cas. Et je me retrouvais dans son lit, à présenter mes excuses pour la stupide erreur que j'avais fait. Je sentais ses frissons alors que je venais contre lui et même s'il n'avait pas accepter de me pardonner – pas comme je l'entendais – j'étais avec lui et c'était le plus important pour moi en ce moment-même. Ses caresses me firent sourire. C'était tellement mieux qu'avec Aliénor. J'aurais vraiment voulu partager mes vacances qu'avec lui. Ça aurait été largement plus simple et j'aurais pu en profiter davantage. Même s'il me disait qu'il ne n'en voulait pas, je savais que c'était quand même le cas. J'avais dit des paroles blessantes et il devait être blessé. Quoi de plus logique. J'allais répondre, lorsque l'on nous interrompit. J'aurais du sursauter et m'éloigner de lui, de peur qu'elle entre dans la pièce, mais non. Je n'avais pas bougé. J'étais très bien contre lui et je n'avais pas envie d'en bouger. Mais ce n'était pas comme si nous avions le choix. Se tournant vers moi, je fus troublé de voir ses yeux rougis. Ah ouais. J'avais vraiment fait fort pour le faire pleurer quand même. Je ne trouvais plus aucun mot pour lui faire comprendre à quel point je me trouvais minable. A demi faux ? Levant les yeux au ciel, j'avais envie de lui dire que c'était faux, mais sa main tendue vers moi me prit de cours. « Ouais » dis-je alors que je m'empressais – le plus normalement possible – d'attraper sa main. C'était juste.. étrange. Bizarre. Impossible. Impensable. Tout quoi. Mais c'était.. bien. Vraiment bien quoi. Enfin, le fait qu'on se tienne la main.. Bref.

Alors qu'il venait de la lâcher, je me sentais.. vide. C'était vraiment invraisemblable. Installé à table, je mangeais tout doucement, alors que ma fiancée ne cessait de parler avec nos parents. Je n'écoutais pas réellement, répondant uniquement quand on me posait une question. C'est alors que la mère de Nathanaël lui demandait son programme. Et je n'écoutais plus rien sauf sa réponse. Skier, quoi de plus normal. Puis, il savait très bien skier – même si c'était plus jeune – alors j'allais peut-être pouvoir faire des pistes plus compliqués avec lui. Ok, c'était la plus belle des excuses pour me retrouver seul avec lui. C'est certain. Un bout de pomme de terre a failli repartir en dehors de ma bouche entendant parler des sources thermales. Mon côté pervers voyeur revenait en flèche. Parce que l'imaginer prendre tranquillement son bain en maillot, c'était terriblement tentant et.. Putain, baiser avec lui là-dedans, c'était trop compliqué de ne pas y penser. Il fallait que je m'y rende avec lui. Qu'avec lui. Et je réfléchissais déjà à comment faire alors que ma mère me demandait ce que je comptais faire. « Skier, surtout puis.. je ne sais pas trop pour le reste » lui dis-je rapidement, préférant de toute façon ne pas avoir un programme précis. « On pourrit aussi dans les sources, hein chéri ? » Si personne ne la tue avant deux jours, c'est moi qui le ferais. Je haussais les épaules. Hors de question qu'elle remplace Nathan.. Attendez, quoi ?

Depuis quand est-ce que je pense toujours que Nathanaël est mieux qu'Aliénor.. Au point de croire qu'il est mon petit ami ? Je regardais ma fiancée un peu dans le vague. « Euh.. On verra » lui répondis-je alors que je croisais son regard suppliant. Je ne comptais pas lui faire de promesse. Je ne chercherais pas à lui faire plaisir alors que je ne voulais pas m'y rendre avec elle. Regardant de biais l'assiette de mon amant, je constatais qu'il n'avait rien touché alors qu'il continuait à boire. « Mange » dis-je alors que tout le monde interrompait sa conversation pour me regarder, avant de poser leurs yeux sur le principal concerné. Ce n'était pas pour le dénoncer, mais il était très fin et je ne comptais pas qu'il s'interdise de manger pendant deux semaines. Déjà que j'avais essayé de faire de mon mieux pendant son stage, alors je ne supporterais pas qu'il perde du poids alors que je suis dans les parages. Il pourrait m'en vouloir d'avoir fait cette remarque, mais ça n'avait pas d'importance. « Qu'est-ce que ça peut te faire ? » me demandait Aliénor à l'oreille. « T'en as encore d'autre des questions stupides comme ça ? » lui soufflais-je avec un sourire narquois. Au moins, ça l'a fait taire.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 19:32







The cold never bother me anyway
Je m’étais longuement imaginé en train de skier avec Ethan. Juste avec lui, mais mon programme avait été totalement chamboulé à l’annonce de la venue de sa fiancé au voyage. Nous excellions en ski, je ne savais pas ce qu’il en était de d’Aliénor, mais si j’avais moyen de m’éloigner d’elle en m’aventurant sur les pistes noires, je n’allais pas me faire prier en espérant secrètement me faire rejoindre par Ethan. Je relevais légèrement la tête afin que mon regard se plonge dans le sien. Il était tellement beau et je regrettais de me trouver aussi loin que lui alors qu’il avait l’air d’étouffer avec sa fiancée. Leur relation ne respirait pas tant l’amour que cela au final. Et ses paroles ne faisaient que confirmer ce que je pensais.

Jouant avec l’une de mes patates, je me stoppais d’un seul coup en l’entendant me parler. Tout le monde venait de s’arrêter de manger pour poser leur regard accusateur sur moi. J’étais conscient d’avoir perdu énormément de poids, mais c’était de la faute de mes parents. Oui, je n’avais pas honte de les accuser. Ils m’avaient éloigné de l’homme que j’aimais, j’avais eu le cœur brisé à en perdre l’appétit, l’annonce de sa fiancée n’avait pas arrangé les choses, mais j’essayais de faire de minces efforts devant lui. Notamment depuis que mon stage avait commencé. Je n’avais pas vraiment le choix. Mon regard se posa sur Aliénor, ayant très bien entendu ses paroles. Du genre discret, cette fille devrait prendre des cours. J’avais donc fini par planter ma fourchette dans une des patates avant de l’amener à ma bouche en souriant. « Je prends juste mon temps » Disais-je afin de ne pas alarmer mes parents. Ils avaient d’ailleurs gobés à la perfection mon mensonge. Ils ne leur en fallait pas plus. « Tient, Aliénor, tu sais bien skier ? Genre les pistes noires ne posent pas problème ? » Pitié, si dieu existe faite qu’elle soit nul pour ça afin qu’on puisse la semer. Je lui souriais hypocritement tout en coupant un morceau de ma viande avant de l’amener à ma bouche. Ça pouvait très bien se sentir qu’on ne pouvait pas se voir, mais j’essayais tout de même de faire un effort pour éviter toute tentions sinon les vacances risquaient vraiment d’être longues.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Jeu 1 Jan - 23:45






My obsession, my destruction
Les mensonges de mon amant ne me plaisaient pas. Prendre son temps ? Bien sûr. Il serait tout aussi convainquant s'il annonçait qu'il n'était pas amoureux de moi. Il ne pouvait pas se moquer de moi, car je le connaissais par cœur. Même cinq ans après. Je ne pouvais plus rien dire pour le moment. Pas devant nos parents et ma fiancée, en tout cas. Sinon, j'étais cuit. Ils allaient avoir trop de soupçons et je ne comptais pas sur le fait que ma futur femme joue au détective privée pour me fliquer pendant toutes les vacances. J'avais envie d'être avec mon bouclé et, présente ou pas, elle n'allait pas m'en empêcher. Que mon voisin adresse la parole à ma petite amie me surpris. Nos parents avaient repris leur discussion ensemble, nous laissant à part. Comme toujours. Mais c'était toujours mieux quand ils nous ignoraient. Uniquement quand nous étions juste lui et moi. Soit, nous n'avions pas le choix. Je me tournais vers ma petite amie, sachant très bien son niveau au ski. L'hypocrisie de mon amant était visible à des kilomètres, et Aliénor n'avait pas l'air d'être en manque. Ça m'amusait un peu, même si j'aurais vraiment préféré qu'elle ne soit pas là. « Aucun problème » lâchait-elle, sèchement alors que je ne pouvais me retenir de lever les yeux au ciel avant de rire doucement. Elle se tournait vers moi directement, les yeux m'envoyant des éclairs. « Ne fais pas semblant, Aliénor. Tu m'as dit que tu ne savais pas skier » lui dis-je doucement. Oui, c'était largement mieux. Elle ne pourrait jamais nous suivre. Sauf que je ne m'attendais pas au revers de ma déclaration. « Ok, en effet.. Mais tu m'as promis de m'apprendre un jour » Putain. Combien de promesses lui avais-je faite ? Ça devait être la seule et je m'en voulais. C'était sûrement pour cela qu'elle était venue. Elle savait qu'elle aurait des cours de ma part. J'ai tellement horreur de ça. « C'est vrai » dis-je, essayant de ne pas montrer à quel point j'étais dégoûté.

« Mais je ne compte pas uniquement te donner des cours, j'irais skier aussi » l'avertissais-je tout de suite. Elle n'avait pas le choix, de toute façon. M'occuper d'elle pendant toutes les vacances, c'était hors de question. « Et je ferais quoi en attendant ? » me dit-elle, surprise. « Shopping, lecture, cuisine, tu es grande » souriais-je alors que je la sentais s'agacer. « Tu comptes pas m'interdire de skier quand même ? » Et vu que je voyais que ça ne suffisait pas, je sortais ma botte secrète. « Tu regarderas pour le mariage et quand je rentre, on regardera ensemble » Parfait. Elle venait de m'offrir un grand sourire avant d'embrasser mes lèvres. J'avais l'impression de négocier avec un enfant, c'est dingue. Au moins, elle me ficherait la paix pour que j'aille skier sans qu'elle m'emmerde une fois rentrer. Et comme je savais que ça la calmerait et qu'elle ne chercherait pas à me contredire, dorénavant, je regardais mon amant manger petit à petit. « On va skier ensemble ? » lui proposais-je. « Demain matin » Autant commencer au plus vite. Enfin, autant être seul avec lui au plus vite. Je ne savais même pas comment je ferais pour passer la nuit avec ma fiancée, tout en sachant qu'il est dans la pièce d'à côté.

Continuant le repas bien tranquillement, il arrivait rapidement à sa fin et ce fut le moment où nos parents prenaient un café dans le séjour et où avec Nathanaël.. On s'enfermait dans ma chambre. Pour baiser ensemble avant de dormir. Sauf que là, soit je retournais dans ma chambre avec Aliénor, soit.. Je n'avais juste pas le choix. Je sentais Aliénor avoir envie de dormir. Personnellement, j'avais envie de fumer. Alors je la laissais aller dans notre chambre après un dernier baiser avant de croiser le regard de mon bouclé. J'aimerais l'embrasser lui à la place de ma future femme. Soupirant doucement, je préférais enfiler mon manteau avant de sortir. Il faisait très froid dehors, mais ça me rafraîchissait les idées. Ce qui était une très bonne idée. Avançant dans la neige, je laissais ma cigarette commencer à se consumer. C'était la première depuis le début de notre voyage en avion. Autant dire que cela me faisait énormément de bien. L'éclairage de notre chalet me permettait de voir les alentours. Des arbres, la route, tout était enneigé. Pour mon plus grand bonheur. J'étais frileux, mais j'aimais la neige et le froid. Allez savoir pourquoi. La lumière perdit un peu en intensité, signal que la nuit défilait. Levant les yeux alors que ma cigarette se retrouvait à moitié consommé, je voyais les étoiles scintiller. S'il ne faisait pas si froid, je serais bien aller parti faire du camping. Avec Nathanaël. Quoique.. Le froid aurait été une excellente idée pour pouvoir se tenir chaud comme nous savions si bien le faire. Cette idée me plaisait terriblement.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Ven 2 Jan - 19:08







The cold never bother me anyway
J’arquais un sourcil en me demandant si elle était réellement sérieuse. Autant pour moi, Ethan reprenait très vite la parole afin de la reprendre. Je l’imaginais déjà à essayer de nous suivre sur la piste noir. Elle finirait probablement par se casser la gueule et peut-être mourir avec un peu de chance (a) Je souriais à cette pensée mesquine. Sourire que je perdais très vite. Voilà qu’il lui avait aussi promis de lui apprendre à skier. Je sentais que nous allions devoir se la coltiner durant toutes ses vacances et ça me gavait déjà. Encore heureux qu’il ne comptait pas la supporter durant toutes ses vacances. Je fus un peu plus soulagé par ses prochaines paroles, mais Aliénor me gavait vraiment de plus en plus. Je sentais qu’elle ne pouvait pas se passer d’Ethan. Je pouvais tout à fait la comprendre, moi aussi j’en étais devenu très dépendant. Il était beau, gentil et intentionné quand même. Le seul problème : il ne pouvait pas se couper en deux. Même s’il faisait de son mieux pour satisfaire tout le monde.

Je relevais la tête en l’entendant s’adresser à moi. Je ne pouvais que sourire de plus bel. « Bien sûr ! » Je me réjouissais d’avance de cette journée avant de pousser mon assiette. « Bon, le repas était délicieux, mais du coup je vais aller dormir pour être en pleine forme demain » J’avais réussi à manger plus que j’en avais l’habitude, mais puisque j’avais trouvé une très bonne excuse pour quitter la table, je buvais un dernier verre de vin avant de me lever. Je regardais un long moment Ethan avant de lui sourire encore un petit peu et de quitter le salon pour rejoindre ma chambre. Je sentais mon père se crisper. Il n’avait pas l’air d’accord avec le fait que je m’en aille, mais je ne lui laissais pas vraiment le choix. J’avais une bonne douche à prendre avant d’aller dormir et rêver de ma belle journée de demain.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir. Ven 2 Jan - 22:14






My obsession, my destruction
Nous l'avions programmé : Demain, nous allions skier ensemble. J'en étais terriblement impatient et je ne savais pas si je pourrais en dormir de la nuit. Tout le monde comptait aller dormir. Nos parents le faisaient, décidant que nous rangerions demain matin. En gros, je serais le premier levé pour aller skier avec Nathanaël, donc nous allions tout ranger. Sympa. Ça ne changeait pas de lorsque nous étions plus jeunes. Sauf que nous avions six ans de plus et qu'il y avait une personne en trop.. Euh, en plus. Bref, Aliénor était là quoi. Le dernier regard de mon bouclé m'avait donné envie d'être avec lui. Rien que lui. C'était d'ailleurs pour cela que j'avais décidé d'aller fumer une cigarette. Les étoiles me plaisaient. C'était tellement beau. Le froid me rappelait bien vite que c'était l'hiver et que je n'étais pas assez habillé pour rester trop longtemps. Alors je rentrais rapidement. Soupirant tout de suite, je remarquais qu'il n'y avait déjà plus personne. C'était désert. Montant vers les chambres, il n'y avait même plus aucune lumière dans celles de nos parents. Un bel écriteau y était accroché d'ailleurs « Chut, on dort ». Parfois, j'ai l'impression d'être toujours un enfant. C'est dingue. Approchant de ma chambre, j'ouvrais la porte, alors qu'elle était plongée dans le noir et où ma petite amie dormait. L'aubaine. Refermant discrètement, je souriais de plus belle en n'entendant que le silence. Je priais pour ne pas me faire prendre par qui que ce soit.

Ouvrant la porte, je la fermais derrière moi avec le plus de précaution possible. Avançant à pas de loup, je constatais, déçu, qu'il dormait déjà. J'étais aussi très fatigué, mais j'avais pensé qu'il resterait un peu debout. Histoire que je le rejoigne, même rien que pour cinq minutes. Soit, je ne pouvais pas lui en vouloir. M'accroupissant à son niveau, mes lèvres se posèrent chastement sur les siennes. Il bougeait légèrement à mon geste, et je pouvais même voir un petit sourire apparaître sur ses lèvres délicieuses. « Pour que tu fasses de beaux rêves, mon Nathanaël » murmurais-je tout bas, comme un secret. Décidant de ne pas rester trop longtemps, je me relevais avec douceur avant de repartir. Regagnant ma chambre, je la trouvais tellement moins chaleureuse que celle de mon amant. Retirant mes vêtements, je les posais de côté dans nos draps. Elle les avait changé après notre moment intime. Non pas que j'aime être dans du linge sale, mais.. J'avais l'impression d'avoir froid. C'était une sensation tout sauf agréable, je dois le reconnaître.

Ma fiancée se tournait doucement vers moi, avant de poser sa tête contre mon torse. Jouant avec ses mèches, je venais même à regretter les boucles de mon voisin. Il fallait que j'arrête de le laisser empiéter de cette façon sur ma future femme. Après tout, j'allais me marier avec elle et non lui. Il serait juste que le garçon d'honneur que je m'envoie. Ça ne devait pas changer. Même si je lui avais « fait l'amour » pour nos retrouvailles. Je le faisais sans cesse avec elle, alors pourquoi est-ce que ça devrait être plus puissant avec lui ? Évidemment, il l'a toujours surpassé en tout, mais.. Peut-être est-ce parce que je peux être moi-même avec lui ? Qu'il se laisse aller dans ma domination et rien d'autre. Sortir avec un garçon aussi soumis, ça devait sûrement être lassant à la longue. Certes, il cherchait légèrement à se rebeller en ce moment, mais ça ne durait pas bien longtemps. Ce petit côté m'amusait. Ça pimentait encore un peu plus le fait que de toute façon, j'allais le baiser. C'est inévitable. Il ne pourrait jamais se passer de moi. Car il me l'avait promis un jour. Je m'en rappelais vaguement, mais c'est probablement le soir où nous avions l'un et l'autre trop parlé. Et trop agi, surtout pour ma part, je crois. Je ne regrettais pas, mais la situation n'en était que plus compliqué. Parce que je devais garder l'illusion d'aimer cette femme contre moi. Et c'est sur cette pensée que je m'endormais, à mon tour, pensant au lendemain.



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MessageSujet: Re: terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir.

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terminé (hot) Nathanaël # Alors celle-la, je ne l'avais pas du tout vu venir.

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