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Ebba & Winthrop - troisième mi-temps

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MessageSujet: Ebba & Winthrop - troisième mi-temps Mer 17 Déc - 2:25

Ebba + Winthrop
Troisième mi-temps
 Ça avait tout du coup monté, de la main de l’enfant qu’on collait dans la mienne, à ce tee-shirt qu’on me tendait. Ça avait absolument tout du coup monté, jusqu’au « Merci ! » lancé en urgence d’une rousse déjà sur le départ, alors que j’en étais encore au bégaiement de réponse. J’avais pas dit ‘oui’, mais j’avais été incapable de dire ‘non’, et les grands yeux m’observant depuis un bon mètre plus bas ne firent qu’achever de me convaincre. La rousse était passée chercher Sansa après son cours, et, par extension, me déposer Ruben pour la fin d’après-midi. J’avais des choses à faire, mais décidais de les remettre à plus tard. Elle avait dit qu’il serait très déçu de ne pas pouvoir y aller, et puisqu’il était déjà intégralement équipé, avec son maillot blanc et orange... « Ok. » je répondais, très en retard, à la tante qui devait déjà être trois rues plus loin. « Mais je sais pas où c’est... » j’haussais la voix avec le vain espoir qu’elle porte jusqu’à elle. « Moi, je sais. » me répondit, à sa place, la petite voix aux grands yeux toujours braqués sur moi. En même temps, il avait suffit qu’il me dise Yankee Stadium pour que, brusquement, moi aussi je sache. Plusieurs changements de lignes de métro plus tard, nous trouvions place dans les gradins d’un des stades les plus connus du monde. Voir le plus connu, en fait. « C’est vraiment obligatoire ? » je demandais à l’enfant en détaillant le maillot taille adulte, que j’avais entre les mains, d’un oeil circonspect. C’était même pas mon nom, dans le dos. Que Ruben le porte, c’était légitime, c’était son nom à lui aussi. Mais moi ? L’enfant hochant de la tête au-dessus de la paille de sa boisson king size, ne me laissa pas vraiment le choix. J’avais l’air de quoi ? Un pouce en l’air ? Non, deux pouces en l’air ! Carrément ! J’étais un peu fière. À l’entrée des équipes sur la pelouse, je me figeais, cherchais du regard, inconsciemment, avant que Ruben ne me fasse office d’alerte sonore. Les deux bras en l’air, il avait sortit un son bien trop rauque pour son âge. Une excitation et une énergie qu’il ne perdit pas durant la première partie. À la mi-temps, il réclamait un corn-dog et s’en mettait partout, et durant la deuxième partie, il végétait la tête sur mes cuisses, le pouce dans la bouche, en pleine digestion. Il ne se réanima qu’au coup de sifflet final, sur un score de 3-1 pour les Red Bulls, provoquant une euphorie généralisée dans toute une partie du stade. Notre partie. Sans attendre, l’enfant s’était relevé, et me tirait sur le bras pour que je me lève à mon tour. Pourquoi faire ? Les gens ne sortaient pas, les joueurs n’avaient pas fini de saluer la foule, pourquoi devait-on partir ? Il me décrivait la foule, m’expliquait qu’on ne pourrait plus passer après, m’ordonnait de me dépêcher. Mais, si je le suivais, je ne savais toujours pas où nous nous rendions. Pas vers la sortie, en tout cas. Au petit trot, je me laissais tracter par un tout petit mec passablement déterminé. Il était passé où le petit ange blond qui somnolait sur mes genoux, quelques minutes plus tôt. Ce n’est qu’en voyant le panneau ‘restricted access’ au-dessus d’une porte gardée par un molosse, que je compris qu’on allait rencontrer un problème. Sauf que le grand black de quatre cent kilos quitta son air patibulaire pour sourire à la petite chose blonde, se fendre d’un « Madame. » à mon attention, et nous ouvrir la porte avant que Ruben, qui n’avait pas décéléré, ne la défonce, tête la première. « Tu m’emmènes où, là ? » je m'essoufflais, dans son dos, tandis que nous longions des couloirs étroits ornés de médailles et photos en tout genre. « Voir papa ! » Heu... Sur le terrain, donc ? Non, depuis le temps que nous courions en traversant le stade, les joueurs avaient du quitter la pelouse. Alors où ? « T’es sûr que j’ai le droit d’être là ? » Encore une fois, il y avait cette notion de légitimité que me posait problème. Je ne voulais pas être raccompagnée à la sortie par Monsieur Molosse alors que je ne savais même pas où je me trouvais. Ce ne fut que lorsqu’il poussa la porte portant l’inscription ‘vestiaires’ et que les éclats de voix me parvinrent en même temps qu’une sorte d’humidité moite, que je réalisais... Trop tard. Ruben était déjà entré, et un bout de mon bras aussi. J’avais à peine achevé la première syllabe de son prénom, à savoir « Ruuu... » lorsque le reste de mon corps intégra la pièce et s’immobilisa immédiatement. Statufiée, comme un lapin prit dans les phares, je mis une petite seconde avant de comprendre ce que j’avais sous les yeux. Des hommes. Beaucoup d’hommes. Trop d’hommes. Des hommes parfaitement à l’aise malgré les vêtements au sol, et les corps apparents. Beaucoup de corps. Définitivement trop de corps. Certains étaient encore en tenue, mais d’autres s’apprêtaient à prendre une douche, ou sortaient de la douche. Il y avait des serviettes autour des hanches, mais il y avait également beaucoup trop d’absence de serviette autour des hanches. « Oh Seigneur ! » je m’exclamais, en retrouvant, à peu près l’usage de mon cerveau, tandis que Ruben lâchait ma main pour se jeter sur son père, couvert, lui. « Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu ! » je marmonnais, les joues bouillantes, en fermant les yeux très très forts. Mais, ça ne suffisait pas, aussi je plaquais mes mains sur mes paupières serrées, et tout en bégayant quelques vagues excuses, je pivotais pour rejoindre la sortie qui devait être... Aïe ! Non, ça c’était le mur. Et là ? Encore le mur ? « Mais bon sang ! Qui a déplacé la porte ? » je geignais, frustrée, stressée, agacée, mais surtout gênée, très gênée. Et paniquée.   

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MessageSujet: Re: Ebba & Winthrop - troisième mi-temps Sam 27 Déc - 13:29

Winthrop ne vivait que pour le ballon lorsqu'il était sur le terrain, c'était ainsi et pas autrement, le ballon, c'était sa passion depuis qu'il était en âge de comprendre la moindre chose logique, il avait respiré et rêvé du foot toute sa jeunesse, la seule personne qui avait su le détourner de sa passion à l'époque était Pippa, et elle avait su le distraire uniquement parce qu'il avait été obnubilé par son corps et qu'il avait voulu apprendre chaque courbes de celui-ci. Voilà, pour résumé son adolescence, il suffisait de dire "beaucoup d'entrainement" et aussi, "beaucoup de parties de jambes en l'air", yep, c'était ça pour lui à l'époque. Et aujourd'hui, le foot restait sa préoccupation première avec ses enfants. Sansa était sa plus grande fan, mais il était rare que Pippa la laisse assister à ses match le soir. Ruben n'avait jamais vraiment été baigné là-dedans au contraire de sa grande soeur, comme il avait été élevé par sa mère, le foot n'avait jamais été très important, du moins, jusqu'à ce qu'il vienne vivre avec son père, il avait voulu partager sa passion pour se rapprocher de Win, ça ne faisait aucun doute pour le sud africain, et il était touché des efforts de son fils, même si en soit, il l'aurait tout de même aimé malgré tout.

Son fils le rejoignait toujours après les match et Win l'attendait toujours en tenue, parce que la première fois il s'était fait avoir et ça l'avait un peu perturbé d'avoir son fils dans ses bras alors qu'il était mouillé et avec juste une serviette autour de la taille. Maintenant il était préparé, et lorsqu'il vit sa petite tête blonde foncé vers lui, il écarta aussi tôt les bras pour le recevoir, le porter et le faire tourner tout en l'embrassant dans la nuque, ce qui chatouillait toujours son fils qui se mettait à rire à gorge déployée tout en remuant pour se délivrer. Il était préparé à ça, pas à une Ebba rougissante et en mode repeat. « Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu ! » s'exclama-t-elle, Win lança un regard aux alentours et... il eut un petit sourire en coin, ici, personne n'était vraiment pudique, et certains avaient leurs particularités... elle ferma les yeux très forts et se plaqua les mains dessus, okay, c'était un peu dramatique ça ! Win arqua un sourcil avant de se rapprocher d'elle. Elle tenta de rebrousser chemin à tâtons, refusant d'ouvrir les yeux pour trouver son chemin. « Mais bon sang ! Qui a déplacé la porte ? » il ricana avant de lui attraper le bras et la tirer un peu vers la droite. « Je vais t'aider » murmura-t-il près de son oreille avant d'effectivement la guider vers la sortie. Win lança une oeillade à son fils qui était entrain de reparler des meilleurs moments du match avec ses coéquipiers qui l'écoutaient avec attention et affection. Okay, il pouvait rester là. Une fois dehors, il referma la porte et s'appuya un instant contre celle-ci. « Tu peux ouvrir les yeux Ebba, tu es hors du vestiaire ! » finit-il par dire toujours très amusé de la situation, il l'observait la tête penché légèrement sur le côté. « ça a été aussi non le match, tu ne t'aies pas trop ennuyée ? » demanda-t-il pour la distraire un peu et pour qu'elle se concentre sur aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Ebba & Winthrop - troisième mi-temps Dim 28 Déc - 0:14

Ebba + Winthrop
Troisième mi-temps
 J’avais eu le ventre mouvant et les battements désordonnés. Comme à chaque fois. C’était étrange et incompréhensible. C’était comme le trac avant de monter sur scène. Enfin, d’après mon souvenir, puisqu’il y a bien longtemps que je n’avais plus éprouvé ça. Mais ça se rapprochait de ce dont je me rappelais, les fourmis dans le ventre et l’appréhension de tout. De la nervosité, en quelques sortes. Une nervosité que je ne m’expliquais pas. Pas plus aujourd’hui que quelques temps auparavant. Pourtant, c’était immuable, et la constante, le dénominateur commun, toujours le même. Oh, certains avaient une théorie toute trouvée, les très rares à qui j’en avais parlé, et bizarrement toujours la même, là aussi. Mais je n’y croyais pas. Evidemment que je l’aimais bien, mais je ne l’aimais pas bien bien bien. Si ? Non. C’était pas moi, ça. Et puis, on était copain. S’il avait voulu plus, il l’aurait déjà signifié, non ? Est-ce que j’avais envie qu’il le veuille ? Était-ce la raison pour laquelle j’étais... nerveuse ? Je préférais penser qu’il s’agissait de ma peur de déranger, bien que le bouillonnement dans mes entrailles ne soit apparu qu’à l’instant où Ruben, dans sa course contre la montre, m’apprenait qu’on allait voir son père. La suite me fit oublier, temporairement, cet état étrange. La gêne, la panique d’être propulsée au milieu d’une marée humaine de corps nus, prirent le pas sur tout le reste, et à l’aveugle, je cherchais la sortie comme si ma vie en dépendait, jusqu’à ce que le papa en question s’empresse de me venir en aide. « Je vais t'aider » souffla-t-il à mon oreille tandis que je me laissais guider. Bizarrement, ça n’eut pas l’effet apaisant escompté. J’étais bien contente qu’il me sorte de là, soulagée, même. Mais son murmure dans l’oreille... « Tu peux ouvrir les yeux Ebba, tu es hors du vestiaire ! » m’assura-t-il après quelques pas et la clameur rapidement estompée. Il avait fermé la porte ? Dans le doute, et parce que j’étais franchement une trouillarde, j’hésitais. « T’es sûr ? » question stupide qui m’avait échappé, tandis que j’entrouvrais un oeil tout en écartant deux doigts. Un oeil qui se posa sur lui, instantanément, avant que je ne daigne ôter mes mains pour observer le couloir et la porte dans son dos. C’était gênant comme situation, non ? Essentiellement de part le fait que je l’ai obligé à quitter son propre vestiaire. J’étais une catastrophe ambulante. Une catastrophe amusante à en croire son sourire. « Tu te moques de moi, Winthrop Deconinck ? » je grondais, faussement sévère, usant de ses nom et prénom pour plus de théâtralité, et aussi parce que j’étais assez fière de les maîtriser complètement, désormais. « ça a été aussi non le match, tu ne t'aies pas trop ennuyée ? » Ennuyée ? Comment aurais-je pu ? N’était-ce pas le propre de ce genre d’activité, de distraire ? Comme la danse, finalement. Bien que... Oh, ok, je comprenais sa question désormais, je pense que j’aurais eu la même s’il avait du assister à une représentation de la Bayadère. Ce n’était pas son monde. Et le mien n’était pas supposé être le foot. « Oh non, pas du tout. Et j’ai presque tout compris, en plus. Grâce à Ruben, je sais ce qu’est un corner, maintenant. Y a des détails qui m’échappent encore, comme ce drôle de truc que vous faites après un but, là... » je cherchais un nom en claquant des doigts... En vain. « Tu sais ? Cette drôle de danse ? Ça a un nom ? Est-ce que ça rapporte des points supplémentaires ? Et aussi... Pourquoi ce type se roulait par terre ? Tout le monde a bien vu qu’il était tombé à plus de trois mètres de l’autre joueur. Une toute petite chute de rien du tout, il n’a pas pu se faire mal, et crois-moi, je m’y connais en chute, je suis même experte en chute. Alors, pourquoi il surjouait comme ça ? Si tu simules bien, l’arbitre sort un carton pour saluer la performance ? Et, aussi... » Et aussi rien du tout. Pinçant mes lèvres, je baissais la tête pour lui jeter un regard par en-dessous. « Désolée, je parle trop, et en attendant, t’es toujours habillé. » Et dans le couloir du vestiaire, ce qui n’arrangeait rien. « Pourquoi t’étais pas nu, d’ailleurs ? » je demandais, très sérieuse, avant de prendre conscience de ce que je venais de dire. « Non pas que j’aurais préféré que tu sois nu, crois-moi sur parole, ça aurait été pire, bien pire, mais... Tu attendais quelqu’un ? » Oui, son fils. Mais étrangement, cette évidence ne me frappa pas, et au contraire, je sentis poindre un truc très étrange dans mon ventre. Pas des papillotes, pas des pétillements. Un truc plus dérangeant, plus désagréable encore que la simple nervosité. « Je suis désolée, je ne devrais pas être là, et je te retarde en plus. Mais, pour ma défense, Gemma ne m’a pas vraiment laissé le choix, et j’ai ensuite été kidnappé par un tout petit blond doté d’une force et d’une vitesse de course assez incroyables. Je savais pas où il m’entrainait, et le grand costaud à l’entrée n’a rien fait, rien du tout, pour m’arrêter. Au contraire, il m’a salué comme s’il n’y avait rien de plus normal. Si tu veux mon avis, vous n’êtes pas vraiment bien protégé. » j’affirmais, très sérieusement, reportant mon propre malaise sur autre chose, en l'occurrence le manque de sécurité des lieux. Cela dit, mon regard fuyant et mes doigts que je tordais en tous sens étaient de bons indices de ma nervosité palpable. D’excellents indices, même.

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