It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

Partagez|

oswald&haejin ~ time to die or run

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
MessageSujet: oswald&haejin ~ time to die or run Sam 29 Nov - 11:37


time to die or run
AVEC G. HAE-JIN WON

29 novembre, 7h20Cette musique... je la connaissais. Mais oui, cette intro, je la connaissais très bien même. C'était... La musique de mon réveil. Et merde. Je voulais encore dormir, moi. Voilà ce que c'est de rester trop longtemps sur Skype. Quand il était vingt-trois heures à Auckland, il était cinq heures du matin à New York. Et quand il était une heure du matin chez eux, il était donc sept heures. Et à quelle heure était mon réveil ? Sept heures vingt, bien sûr ! Il y avait certaines nuits où je ne dormais pas, et je ne m'en rendais compte que lorsque j'entendais l'intro de Sorry Sorry. Trop de conversations passionnantes. Et surtout trop de distance. Ça faisait sept ans que j'avais quitté Auckland. Ottawa et Gaby me manquaient énormément... Je n'avais pas l'impression de m'être fait des amis depuis mon arrivée à Londres puis depuis le début de ma vie forcée à New York. Enfin, à Londres, j'avais bien eu un ami, mais... ce n'était pas pareil. Je ne le considérais pas comme un vrai ami, à qui aller parler quand ça va pas, avec qui s'entraider mutuellement, enfin, ce genre de choses. En fait, je venais de m'en rendre compte mais... je me sentais sacrément seul. J'étais bien avec Alexander, oui. Mais je me sentais tellement mal en même temps. Ce que je voulais réellement, ce n'était pas simplement être à ses côtés. Je n'arrivais plus à me dire que j'avais la chance d'être à ses côtés et que je devrais en être ravi. J'en étais réellement content, mais... ces derniers mois il s'était montré tellement gentil avec moi que mes sentiments m'étouffaient encore plus. Même si au fond, je le savais depuis le début qu'il n'était pas si horrible que ce qu'il laissait paraître, en avoir la confirmation... avait fait grandir mes sentiments. Bien difficilement et encore un peu endormi, je m'extirpai de mon lit et coupai le réveil. Je vis au même moment que j'avais un appel manqué. C'était mon père. Je le rappelai afin de savoir ce qu'il me voulait mais, le connaissant, il voulait simplement des nouvelles. « Ah, Eliott ! Merci d'avoir rappeler, j'avais oublié le décalage horaire. Comment vas-tu ? » Il avait l'air préoccupé par quelque chose. Je me laissai retomber sur mon lit. « Ça va, ça va. Et toi ? » Ça va pas trop mais bon. [color=seagreen]« Je vais bien. » Un blanc s'installa. Il avait quelque chose de grave à m'annoncer ? [color=seagreen]« Eliott... il faut que je te dise quelque chose. » Qu'est-ce que je disais ? « Je t'écoute. » « Le diabète de ta mère commence à lui causer des problèmes de santé importants. Le... le médecin a dit qu'on ferait mieux de se préparer au pire. » Je me sentis m'enfoncer davantage dans mon matelas. Je mis plusieurs instants avant d'être capable de répondre. « Non... tu plaisantes, n'est-ce pas ? » Malheureusement... je savais très bien que ce n'était pas le genre de sujets sur lequel on plaisante.
20h47 Lorsque je croisai son regard, je me figeai sur place. Paralysé de peur. J'avais du mal à respirer. Je me mis à trembler et je commençai à avoir mal à l'estomac. Je sentis des gouttes de sueur perler sur mon front et dans mon dos. Pitié... ce n'était pas possible. Il m'avait poursuivi, accompagné de ma mère, dans tout Auckland. Pourquoi avait-il réellement fait ça ? Pour me tuer bien évidemment. Le but de tous les dentistes, c'est de tuer leurs patients. Rien n'est plus machiavélique et sadique qu'un dentiste. Ce n'était pas pour rien qu'il y avait quelques mois, ils avaient parlé aux infos d'un dentiste recherché dans le monde entier. Et l'autre dentiste en Angleterre, il y a quelques semaines... pareil ! Respirer calmement... Putain, comment pourrais-je faire ça alors que lui aussi s'est arrêté de marcher et me fixe. Une seule solution : la fuite. Les mains moites, le cœur battait à folle allure et les larmes commençant à couler, je me mis à courir vers la ruelle la plus proche. Quelle merveilleuse idée, d'être sorti un peu histoire de se changer les idées. Ah, ça, pour m'avoir changé les idées, ça me les avait changées. Maintenant, ce n'était plus ma mère qui m'inquiétait, mais ce dentiste. Au bout de bien un quart d'heure de course, je finis par m'arrêter. Je n'arrivais même pas à respirer normalement. Je sentais une présence dans la ruelle. Pourtant, personne ne passait par ici, en temps normal. En temps normal. C'était forcément ce tueur en série qui m'avait poursuivi. Je déglutis difficilement à cette idée. J'étais foutu. J'étais trop vieux pour les somnifères dans la grenadine, mais on n'était jamais trop vieux pour être endormi à l'éther puis tué et torturé une fois réveillé. Hors de question qu'un dentiste ait ma peau. Hors de question ! D'une main tremblante, je saisis mon arme, me retournai et, en regardant à peine où je visais, je tirai. Le bruit de la détonation me fit faiblement sursauter, tandis que je réalisais qu'en fait... Bordel. C'était pas lui. C'était... mais je n'en n'avais aucune putain d'idée, de la personne sur qui j'avais tiré ! Tout ce dont j'étais sûr, c'était que sitôt j'eus réalisé, mes jambes cédèrent et je me retrouvai assis par terre, en pleurs et très, mais vraiment très mal à l'aise.

© EKKINOX
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Jeu 4 Déc - 17:18


OSWALD & HAE-JIN
time to die or run




Le froid du mois de décembre n’était pas si glacial que l’an dernier. Dans mes souvenirs j’avais l’impression que l’hiver dernier était bien plus froid et sec que celui-là. Mais ça ne m’empêchait pas d’avoir froid pour autant. Emmitouflé dans une veste, écharpe au cou, j’avais même opté pour une paire de gant. Je devais faire un tour, pour des repérages. J’avais eu ordre de tuer quelqu’un, mais avant de faire quoi que ce soit, je devais analyser le terrain et les habitudes de la personne. Je n’avais pas droit à l’erreur. Et surtout, je devais éviter toutes possibilités d’être filmé par les caméras de surveillance de la ville. J’étais habitué, et il ne me faudrait pas longtemps avant d’accomplir cette mission. C’était déjà la seconde semaine de repérage. Et de ce que j’avais pu voir, la personne était plus que routinière. Si j’avais des missions ou je devais simplement tuer sans me soucier du reste. Celle-là, je devais la faire passer pour accidentelle. Analysant tout, je restais longuement dans la rue, toussant quelque peu avant de m’introduire dans la maison. Ce type, riche à souhait et haut placé avait fourré des caméras partout. Je n’avais que quelques minutes pour pouvoir faire ce que je devais faire. A l’étage, en train de boire son fucking thé qu’il venait de se faire, je filais en direction de la cuisine avant d’ouvrir la gazinière sous la théière. Un classique, réellement. Et une mort douce et lente, sans même s’en apercevoir. Chose faite, je ressortis aussitôt avant de me planquer. Tournant un vague regard sur la rue, je vis le type du réseau électrique venir comme prévu, voir ce qu’il se passait. Le pourquoi le réseau de surveillance des maisons du quartier avait planté. L’observant longuement, comme prévu, il ne se douta de rien. Une simple coupure de courant qui arrivait de temps en temps à cause des oiseaux qui pouvaient nicher dans les boites. J’avais tout analysé à la perfection. Restant longuement dans ce coin à me geler, j’attendais, simplement de voir si le client se doutait de quoi que ce soit ou pas. De longues heures plus tard, toujours rien, il ne c’était aperçu de rien dans la cuisine et lorsque je le vis tomber dans son salon alors qu’il tentait de marcher, un faible sourire s’empara de mon visage. C’était fini. Sans faire de faux pas, je pris le chemin ou aucune caméra ne pouvaient me voir avant de rentrer chez moi, dans un chemin bien inhabituel. A savoir, toutes les rues sans caméra. Me trouvant dans une ruelle, mains dans les poches, je baillais longuement me permettant enfin de me détendre. J’étais hors de danger, pas besoin de rester sur mes gardes. Fermant brièvement les yeux alors que je continuais de bayer, une détonation me fit sursauter. Une vive douleur dans le bras, je reculais d’un pas avant de me jeter à terre contre une poubelle. Putain qui me tirait dessus ? Juste au moment où je me permettais une baisse de garde ! Regardant autour de moi, je pris mon couteau avant de regarder dans la ruelle, un type, ou plutôt un gamin a terre sous le choc en train de pleurer. Quoi ? C’était quoi ce délire ? Encore un putain de bridé. Ma parole, je tombais que sur des fous. A chaque fois que je croisais un putain de compère il m’arrivait une couille. La dernière fois, Bailey, maintenant lui. J’étais maudis ou quoi ? Regardant mon bras, j’enlevais ma veste avant de voir le sang couler à flot. Grimaçant je tournais le bras. Pas de troue de sortie. Super, la balle était toujours dedans. Dans mon malheur j’avais de la chance, elle était dans la chair même. Pas d’os touché c’était déjà ça. Me relevant, je me dirigeais vers ce gosse avant de lui prendre son flingue. « C’est pas un jouet pour gosse putain ! » Dis-je alors en le balançant plus loin. En plus il avait dû alerter tout le monde aux alentours ce con. Et pourquoi il pleurait ? J’avais envie de le buter ce con. « Lève-toi les flics vont arriver. » Aucune réaction, je l’attrapais de mon bras valide par le col de son haut le relevant sans souci avant de le plaquer contre le mur et lui donner un coup de poing. Je me sentais tout de même mieux. « Bouge ton cul, tu vas venir avec moi et réparer ton erreur. » Dis-je en m’apercevant que j’avais toujours le couteau dans l’autre main. Le rangeant je plissais le nez. J’avais tué pour bien moins que ça.


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Mar 9 Déc - 21:43


time to die or run
AVEC G. HAE-JIN WON

Sur quoi avais-je tiré ? Enfin, sur qui ? Pas sur ce putain de dentiste tueur en série en tous cas. La victime se releva et je fus vaguement soulagé de voir que l'homme semblait aller assez bien. Mais le voir se rapprocher comme ça me fit encore plus paniquer et mes pleurs redoublèrent. « C’est pas un jouet pour gosse putain ! » Moi, un gosse ? Il était sérieux ? Je n'étais pas un gosse, bordel ! Je ne dis cependant mot, continuant à sangloter stupidement. À mon image. Et où il avait balancé mon flingue ? Si je disais à Alexander que je l'avais perdu, il me tuerait probablement. Vu tous les meurtres liés à cette arme... Et si je lui racontais les circonstances dans lesquelles cette perte aurait eu lieu, c'était sûr qu'il me tuerait. « Lève-toi les flics vont arriver. » Hein ? Quoi ? Les flics ? Ah non. Ce n'était pas possible ça. Et puis une minute. Les flics, juste pour un coup de feu ? Ça me semblait un peu exagéré tout de même. Peut-être que je devrais répondre quelque chose. Mais à part dévisager les yeux remplis de larmes le type, qui semblait loin de souffrir le martyre malgré la balle, j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Mon manque de réaction dût d'ailleurs l'agacer car, sans avoir le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait, je me retrouvai dos contre le mur et quasiment aussitôt je me pris son poing en pleine figure. Je grimaçai de douleur un bref instant. J'étais habitué à souffrir davantage. Comparé aux crises de Ménière et à une blessure par balle à l'épaule – enfin je ne pouvais parler que pour les deux à endurer en même temps – un coup de poing ce n'était rien. Et puis, je l'avais sûrement mérité. Je devais sans doute en agacer pas mal à cause de mon idiotie. Pourtant j'essayais de paraître intelligent. Mais ma stupidité venait toujours me rattraper. Ma stupidité et ma naïveté. J'en avais encore eu la preuve aujourd'hui, en tirant sur un innocent. Une chance que j'avais mal visé. D'ordinaire je visais à chaque fois en plein cœur. Ou plein poumon, ça dépendait de mon envie. Si j'avais envie de faire souffrir des innocents à cause de mes sentiments qui me torturaient ou si j'avais envie de leur donner la chance d'une mort rapide. C'était rare que je les fasse souffrir. Mais... pour la première fois, je l'avais fait, il y avait un mois et demi. Et après, je m'en voulais. Mais c'était une autre histoire. Tout ça pour dire que ce n'était pas un coup de poing qui allait longtemps me faire pleurer. J'étais habitué à pire. Je frottai ma joue. Elle était encore chaude et me picotait. Je profitai que ma main soit près de mon visage pour essuyer mes larmes. « Bouge ton cul, tu vas venir avec moi et réparer ton erreur. » Je partis récupérer mon flingue, le remis dans mon sac et repartis vers le type, tête baissée. « D... désolé. » C'était important à dire, ça, car en plus je le pensais. « Tant que tu sais comment éviter les flics, je fais tout ce que tu veux. » Ce n'était pas comme si je n'avais pas l'habitude d'obéir aux ordres. Et puis... pas les flics, non. Vu tous les meurtres que j'avais commis, j'étais bon pour la taule à vie. « Aigo... », soupirai-je. Cette soirée s'annonçait merveilleusement bien. Ironiquement parlant bien entendu.

© EKKINOX
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Sam 27 Déc - 22:04


OSWALD & HAE-JIN
time to die or run




« D... désolé. » Désolé ? Désolé ? C’est tout ce qu’il trouvait à dire ? Le mec venait de me tirer dessus, pour dieu sait quelle raison, et il ne trouvait rien d’autre à dire que désolé ? Je ne supportais pas les gens qui s’excusaient pour rien. Ça me rendait même fou. Plissant le nez, je fronçais les sourcils en le regardant récupérer son flingue. Ouais, bonne idée. « Tant que tu sais comment éviter les flics, je fais tout ce que tu veux. » Si ça, ce n’était pas suspect, c’était quoi ? Hein ? Il était recherché par la police en plus ? J’avais le don pour attirer les ennuis et à chaque fois, des bridés. Je veux dire. Merde, j’étais en Amérique. Je n’étais plus en Corée. J’étais damné à la bridétitude ou quoi ? On m’avait jeté un sort ? C’était un coup monté ? Un complot ? Une caméra cachée ? Non, une caméra cachée ne ferait surement jamais ce genre de chose. « Aigo... » Me stoppant, je tournais le regard vers lui avait de rire faiblement. Et en plus un compatriote de sang. Bah tiens. « Et en plus t’es coréen. » Crachai-je en secouant la tête. J’avais rien contre les coréens ça serait bizarre d’être coréen et de ne pas les aimer non ? Oui. Soupirant, je l’attrapais par le bras avant de le tirer pour qu’il me suive. Un coup de feu en plein New-York, ça ne passait clairement pas inaperçu… Fallait pas non plus déconner. Je savais qu’on était au states, mais si y’a bien une ville qui était ultra surveillée pour ça, c’était bien celle-là. « Tu es là depuis quand ? Je veux dire, en Amérique. » Il parlait bien l’anglais d’ailleurs, d’où ma question aussi. Marchant longuement, je l’embarquais dans le métro avant de partir en direction de chez moi, dans le Queens. Métro pas trop bondé vu l’heure, et tant mieux. J’avais de la chance de porter quelque chose de noir, ce qui cachait le sang qui était sur mes fringues et coulait plus ou moins le long de mon bras. La douleur se faisait un peu plus présente, mais j’avais connu bien pire. Sans un mot de plus, je l’amenais chez moi, avant de claquer la porte et enlever ma veste puis mon haut, me retrouvant torse nu avant d’examiner ma plaie. Grimaçant je filais dans la salle de bains prenant tous les ustensiles dont j’avais besoin pour extraire la balle et tout ça. « T’es capable de m’enlever la balle ? Ou pas ? » Demandai-je en m’asseyant sur le canapé.


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Sam 27 Déc - 23:24


time to die or run
AVEC G. HAE-JIN WON

J'avais failli tué un innocent à cause de cette stupide phobie. J'étais vraiment stupide. Combien de fois je me faisais cette remarque ? Souvent. Au moins une fois par jour. Fallait dire que les occasions ne manquaient pas. Ça me rappelait la fois où je m'étais enfermé dans la commode du salon et que je n'arrivais plus à ressortir, tiens. Encore une connerie causé par ce dentiste. Saleté de dentiste... un jour vos victimes seront vengées. Faut vraiment que je pense à faire soigner cette phobie, j'avais conscience que c'était ridicule mais malgré tout je savais que ma peur était justifiée. Les dentistes étaient machiavéliques. Tous, sans exception. Enfin bref. Ce n'était pas le problème actuel. Pour l'instant, il fallait que je répare mon erreur, comme l'avait dit ce type. « Et en plus t’es coréen. » Après avoir essuyé mes larmes, je tournai la tête vers sa direction et le dévisageai attentivement. Eh mais... il était coréen, je me trompe ? Enfin, peut-être qu'il l'était tout autant que moi après tout. « Oui enfin, coréen, c'est vite dit... j'ai peut-être des origines nord-coréennes mais je n'ai jamais mis les pieds au nord ou au sud. », corrigeai-je. Je ne me sentais pas entièrement coréen. Plus néo-zélandais, voir sud-américain. Mais coréen... pas vraiment. « Tu es là depuis quand ? Je veux dire, en Amérique. » Je ne compris pas pourquoi il me demandait ça. « Fin octobre 2012. Pourquoi ? »[/color] Je ne voyais pas le rapport avec le reste de ce qu'il s'était passé avant. Mais alors pas du tout. Enfin bon. Inutile de chercher plus longtemps, je lui avais demandé pourquoi, en toute logique il allait répondre. C'était logique. Enfin, c'était mon avis. Bref, Eliott, on s'en fout. Après avoir longtemps marcher, on arriva à une station de métro. On finit par descendre une fois arrivés dans le quartier de Jamaica, dans le Queens. Sans décocher le moindre mot, je le suivis, sans avoir la moindre idée d'où il m'emmenait. Arrivés à destination, je supposai qu'on était chez lui. Il partit dans une pièce à côté du salon, puis revint avec du matériel me rappelant celui qu'Alexander avait sorti l'autre soir Un frisson me parcourut rien qu'en y repensant. « T’es capable de m’enlever la balle ? Ou pas ? » Le type s'assit sur le canapé tandis que moi, je le regardais avec les yeux légèrement écarquillés. Moi ? Lui enlever la balle ? Hein ? « Non. Sûrement pas. Je peux pas. » Et ce n'était pas parce que je ne le voulais pas. Je me sentis pâlir lorsque mon regard se posa sur sa plaie. « D... désolé. Je risquerais d'aggraver ta blessure plutôt qu'autre chose. », m'excusai-je. Et autant éviter d'aggraver les choses si c'était possible. « Mais... tu vas réussir à le faire seul ? J'ai failli m'évanouir quand on m'a retiré une balle de l'épaule, je n'aurais jamais pu l'enlever moi-même... » Fallait dire qu'en plus, j'étais en pleine crise de Ménière quand l'autre abruti m'avait tiré dessus. Mais même. C’était possible de retirer soi-même une balle de son propre corps ailleurs que dans la fiction ?

© EKKINOX
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Lun 12 Jan - 12:20


Oswald & Haejin
« Oui enfin, coréen, c'est vite dit... j'ai peut-être des origines nord-coréennes mais je n'ai jamais mis les pieds au nord ou au sud. » Hein ? Des origines nord-Coréennes ? Vraiment ? ça me rendait curieux tout à coup, parce que moi aussi j’étais nord-coréen ! Mais bon, ça il n’est pas censé le savoir, et je n’allais pas le lui dire. Je ne devais pas trahir mon identité. Sinon, j’aurai des soucis. « Nord-Coréen ? Sérieux ? Wouha. Ta famille c’est évadé de là-bas un truc du genre ? Parait que c’est chaud pour fuir le pays. » Ouais bon, c’était faisable aussi, mais fallait avoir la chance au cul. M’enfin, peut-être que d’ici quelques années ça sera bien plus facile, avec le pont en construction entre la Chine et la Corée du Nord pour les marchandises et tout ça, plus tous les produits illégale qui entraient dans le pays, l’évasion pouvait se montrer facile, suffisait de trouver des passeurs chinois, ou Mongole et savoir… Se cacher et fuir. Pour ne pas se faire tuer par l’armée. Allant chez moi, je sortis le matériel nécessaire pour m’extraire la balle avant de lui demander s’il pouvait me l’enlever. « Non. Sûrement pas. Je ne peux pas. » Comment ça il ne pouvait pas ? Il était tout pâle en plus. Ne me dite pas que c’est une petite nature… « D... désolé. Je risquerais d'aggraver ta blessure plutôt qu'autre chose. » Haussant un sourcil, je le regardais longuement, il avait l’air carrément au bord de l’évanouissement le gamin. « Mais... tu vas réussir à le faire seul ? J'ai failli m'évanouir quand on m'a retiré une balle de l'épaule, je n'aurais jamais pu l'enlever moi-même... » Souriant amusé, j’hochais la tête en soupirant. Ah. Si faible, ça ne faisait pas si mal que ça. Enfin, sur le coup si, mais j’avais connu bien pire. A mes yeux, les coups de couteaux étaient bien plus douloureux. Mais bon chacun avait son ressenti sur la chose. Cherchant du regard un miroir, je me levais avant d’en chercher un dans la salle de bains. Le lui donnant, je m’installais à nouveau sur le canapé, fouillant dans la boite de secours les instruments nécessaire pour pouvoir extraire la balle de mon bras. « Avec le miroir tu peux te placer de façon à ce que je puisse voir ma plaie et me guider ? » Parce qu’y aller à l’aveugle, j’allais encore plus me charcuter que lui ne l’aurait fait. Plaçant une serviette autour de mon bras sous la plaie pour ne pas mettre du sang partout, j’attrapais l’alcool aspergeant la plaie en serrant les dents sous la douleur. C’était surement ça le plus douloureux dans l’histoire. Le désinfectant. Aspergeant les pinces à leur tour au cas où, j’attrapais l’une d’elle avant de soupirer. « T’es prêt ? »

Time to die or run


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Jeu 15 Jan - 19:40


time to die or run
AVEC G. HAE-JIN WON

« Nord-Coréen ? Sérieux ? Wouha. Ta famille c’est évadé de là-bas un truc du genre ? Parait que c’est chaud pour fuir le pays. » Je lui jetai un vague et rapide regard, avant de le regarder à nouveau mais en le dévisageant plus attentivement cette fois, cherchant quoi répondre. Oui, je connaissais l'histoire familiale et j'avais déjà entendu plusieurs fois le récit de la fuite de mes grands-parents, mais je savais également les risques qu'il pourrait y avoir à aborder ce sujet. Si ça faisait comment les vietnamiens qui fuyaient vers Hong Kong et qui, une fois là-bas, se faisaient virer par Margaret Tatcher... Je n'avais pas spécialement envie que ma famille soit tuée à la place de mes ancêtres. Enfin... après une brève réflexion, je réalisai qu'il y avait très peu de chances que le dictateur de la Corée du Nord bouge le petit doigt pour si peu. « Mes grands-parents ont fuit pendant la guerre de Corée et sont arrivés en Nouvelle-Zélande après. Ça date... » Ça date, ça date, mais pas tant que ça en réalité. « Tu es coréen, non ? Ou je me trompe sur ton accent ? », l'interrogeai-je ensuite. J'avais l'habitude d'entendre plusieurs langues différentes, en particulier l'anglais, l'espagnol, le portugais et le coréen, le coréen dans la Kpop et les dramas. J'arrivai plutôt bien à entendre quand quelqu'un avec un accent, même petit. Mais à part pour ça, j'avais une mauvaise audition. Ce n'était même pas à cause de la musique trop forte, à l'inverse de beaucoup de jeunes. C'était à cause de cette foutue maladie, là, que parfois fallait me hurler dans les oreilles pour que j'entends. Saleté de syndrome de Ménière à cause duquel je me suis pris une balle. Ça avait beau dater maintenant, j'avais encore mal à l'épaule parfois et à cause de ça, je ne pouvais parfois plus jouer de violon lorsque j'en avais envie. Foutue maladie oui. Au bout d'un certain moment, nous arrivâmes enfin à destination. Une fois chez lui, il partit chercher de quoi ôter la balle de son bras mais... j'étais clairement incapable de la lui retirer. À coup sûr, ma main aurait tremblée en se souvenant du soir où Alexander m'avait retiré la balle que l'autre abruti m'avait mise dans l'épaule et j'aurais agravé la blessure du type. Et il m'aurait sûrement tué à cause de cette stupidité permanente qui me définissait. Il repartit dans la salle de bains et me mit un miroir dans les mains, avant de se rasseoir. « Avec le miroir tu peux te placer de façon à ce que je puisse voir ma plaie et me guider ? » Je hochai la tête et, toujours debout, rapprochai le miroir de son bras, plus exactement là où la balle se trouvait, tandis que lui procédait à l'étape désinfectant. « Faudrait que les chercheurs se penchent sur la question du désinfectant sans douleur... », remarquai-je en le voyant grimacer. J'étais au bord de l'inconscience l'autre soir, donc je n'avais pas vraiment ressenti la douleur causée par l'étape désinfectant... mais j'imaginais que vu l'état de la plaie ça n'est pas une partie de plaisir. « T’es prêt ? » Je hochai la tête. « Vas-y. », confirmai-je, en replaçant correctement le miroir.

© EKKINOX
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run Ven 6 Fév - 15:27


Oswald & Haejin
« Mes grands-parents ont fui pendant la guerre de Corée et sont arrivés en Nouvelle-Zélande après. Ça date... » En effet ça commençait à dater. Plus de cinquante ans quoi. « Tu es coréen, non ? Ou je me trompe sur ton accent ? » Le regardant du coin du regard j’hochais la tête. « Yep, je suis bien Coréen. Je vis ici depuis pratiquement deux ans. » Ce qui commençait à faire en fait. Mais soit, je m’étais habitué, plus ou moins. Pas le choix de toute façon. Arrivant chez moi, je me posais tout en prenant la trousse de secours pour m’extraire la balle. Mais malheureusement pour moi, le gringalet là, il avait l’air de pas vouloir m’aider, si ce n’est de simplement tenir le miroir. C’était un bon début. « Faudrait que les chercheurs se penchent sur la question du désinfectant sans douleur... » Relevant le regard vers lui je souris amusé de le voir si douillet. « Il y a l’eau oxygéné. Ça mousse mais ça ne fait pas du tout mal. Tu ne connais pas ? » Demandai-je un sourire en coin sur le visage. C’était en effet peu connu, puisque les gens utilisaient de suite de l’alcool ou un truc bien fort car dans leur tête, plus ça piquait et plus ça désinfectait. Hors c’est totalement faux. Après tout la Bétadine ça ne pique pas et ça désinfecte du tonnerre. Lui demandant s’il était prêt pour que je puisse m’enlever la balle j’attendis sa réponse. Une fois fait, j’attrapais la pince, regardant dans le miroir avant de trifouiller le trou. Petit mais la balle était logée dedans. Serrant les dents, j’enfonçais la pince dedans, le sang coulant le long de mon bras cherchant à attraper la balle ce que je fis la tirant légèrement avant qu’elle ne glisse de la pince. Soufflant fortement, je trifouillais une nouvelle fois avant de la tirer d’un coup sec et la jeter sur la table avec la pince. La douleur se faisait forte et poignante. Attrapant le désinfectant j’aspergeais avant de prendre une compresse et essuyer le tout. « Tu te sens pas désolé pour moi ? Heureusement que t’as tiré sans viser. Je ne l’ai pas vu venir vraiment. » Et accessoirement, j’aurai pu en crever s’il avait visé. Mort totalement conne, pour moi, un espion nord-coréen, entrainé justement pour être l’élite et ne pas mourir si bêtement. Attrapant le fil et une aiguille, je me mis à recoudre la plaie tant que la douleur était forte. Je ne sentais même pas l’aiguille transpercer ma peau. Serrant au maximum, je me dépêchais avant de faire un nœud et couper le fil. Pansement mis je bougeais le bras avant de me laisser tomber dans le fond de mon canapé. « Fais-moi à manger. » Dis-je d’un ton qui se voulait ordonnant.

Time to die or run


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: oswald&haejin ~ time to die or run

Revenir en haut Aller en bas

oswald&haejin ~ time to die or run

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
i have a motherfucking dream ::  :: Archives :: Anciennes Archives-