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A&E&N ~ repas familial

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MessageSujet: A&E&N ~ repas familial Mer 26 Nov - 21:28


AMBROISE & EBBA & NASTAZIA
repas familial




Thanksgiving. C’était loin d’être une fête qu’on organisait dans le temps, mais depuis que nous vivions sur New-York, on c’était pris aux coutumes et ça nous plaisait bien. Manger de la dinde, décorer l’appartement et tout ça. Et puis, il fallait l’avouer, c’était aussi un moyen de passer un bon moment en famille. Car malgré le fait que l’on puisse tous vivre ensemble, excepté Lucie, et bien, on ne pouvait pas dire que l’on se voyait souvent. Nous avions chacun notre vie après tout. Mais bon, aujourd’hui, vie ou pas vie, tout le monde devait être là. Et quand je disais tout le monde, je parlais aussi de la nouvelle tête dans notre famille. Ebba. C’était d’ailleurs notre première rencontre en famille. Et j’osais espérer que tout allait bien se passer. Enfin, que ça soit avec Ambroise, Marilys ou moi-même, je ne me posais même pas la question mais… avec Solanà, c’était autre chose. Mon regard se posa d’ailleurs sur elle sur le moment avant de soupirer. Assise dans le canapé, je voyais bien qu’elle était nerveuse. Elle n’avait pas l’air d’apprécier cette journée. Je pouvais même voir ses sourcils froncés, signe qu’elle était loin d’avoir des pensées joyeuses. Elle était surement en train d’insulter toute la terre dans sa tête. Roulant des yeux, je me tournais vers le four me penchant pour voir cette grosse dinde entrain de cuir. Ça semblait bon, d’ici là, le repas sera prêt. Soupirant une nouvelle fois, je quittais la cuisine afin de partir dans ma chambre. J’étais encore en peignoir, je devais tout de même me préparer avant qu’elle n’arrive. Fouinant ma penderie, je fronçais les sourcils, sans trop savoir quoi mettre. Cherchant et fouinant un long moment, j’optais au final pour une robe courte assez ample de couleur noir. Simple, pas trop coloré, mais ça suffisait amplement. Des collants opaques, je mis tout de même des ballerines. Parce que je savais qu’on ferait des photos. Alors autant être tout beau. Appelant Marilys, je l’habillais à son tour, lui enfilant une jolie petite robe en dentelle blanche et bleu ciel, je lui fis deux petites couettes laissant quelques cheveux volages laissant alors apercevoir des boucles rebelles. Regardant l’heure, je m’activais avant de filer en cuisine. Il fallait encore dresser la table. « Sol’, tu peux mettre la table s’il te plait. » dis-je en regardant que les plats ne soient pas en train de bruler. Aucune réponse, mais au moins, elle se leva pour le faire. Roulant les yeux au ciel, je rangeais tout ce que j’avais utilisé dans le lave-vaisselle avant de chercher Ambroise du regard. Il m’avait aidé pour la cuisine mais je ne le voyais plus. Surement dans sa chambre ? Demandant à Marilys de baisser le son de la télévision, je filais dans la chambre du seul mâle de la maison. Entrant sans frapper je le trouvais enfin en train de s’habiller. Fermant la porte derrière moi, je m’adossais contre celle-ci en le regardant finir de s’habiller. « J’espère que Solanà, va pas nous faire un esclandre. Elle a l’air… Tellement… Sur les nerfs. » Dis-je en posant ma tête sur la porte, un peu trop fort, marmonnant un ouille sur le coup. « Va falloir la contenir. » Et peut-être l’empêcher de boire pour le coup. Entendant la sonnette, je me redressais avant de partir de la chambre sans un mot. Allant ouvrir avant qu’elle n’ouvre, je tombais sur Ebba. Souriant, je lui fis signe de rentrer. « Joyeux Thanksgiving ! » Dis-je en refermant la porte derrière elle. Me penchant je lui fis un bisou sur la joue. Avant de passer mon bras autour de ses épaules pour l’amener avec moi dans le salon. « Sol’, Ebba est là. » Dis-je alors que celle-ci se tourna vers nous. La fixant de haut en bas, je raclais ma gorge, me poussant alors que Marilys elle, lui courait dessus pour lui sauter dans les jambes. « C’est tatie Ebba ! Joyeux Thanksgiving Tatie ! » « Tatie, quelle tatie. » Entendis-je ruminer Solanà. Raclant ma gorge en lui faisant signe d’être plus gentille, je fermais brièvement les yeux. La journée allait être longue.


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Jeu 27 Nov - 2:33

Nastazià + Ebba + Ambroise
Repas familial
« Thankgiving entre mannequins et danseurs, ça va être une orgie de bouffe, c’est certain. » Islay, septique. « Y aura quoi ? Galettes de soja et quelques tomates cerises ? » Je ne répondais pas, me contentant de sourire, simplement consciente de ne pas avoir de contre-argument à lui opposer. Je ne mangeais pas beaucoup, et je soupçonnais mes frère et soeurs d’en faire autant. Peut-être que ce soir serait une exception, pour eux. Alors, les mains enfournées dans des maniques, je souriais pour masquer mon anxiété teintée d’excitation. J’étais ravie d’y aller, j’étais ravie d’y avoir été conviée, mais je ne pouvais m’empêcher d’appréhender la présence de Solanà. Elle voulait me tuer. C’est ainsi qu’on me l’avait décrite. « Solanà va te tuer. » rassurant, hein ? Je comprenais parfaitement qu’elle puisse ne pas me porter dans son coeur, j’étais la preuve vivante du bordel familial. Mais quelque part, je ne supportais pas l’idée qu’elle ne m’aime pas. Non pas que j’estime devoir être aimé de tous, juste je ne pouvais tolérer d’être indésirable à quiconque. Je ne voulais pas déranger. Je ne voulais pas être source de tension ou de discorde au sein de leur famille. De ma famille également, mais... Ils étaient une famille depuis toujours. Nous étions une famille depuis cinq minutes. « Tu crois que c’est prêt ? » je demandais, le regard plein d’espoir, en tapant mes maniques l’une contre l’autre. « Encore une petite minute, probablement. » m’informa-t-il sans me regarder, trop occupé à achever le dressage de son pumpkin cake à la crème de gingembre. Il avait découpé son cake en deux pour le fourrer de crème, avant de le recouvrir d’une couche supplémentaire sur le dessus, si belle qu’on aurait dit un nuage. Moi, j’avais vu moins fastueux. Étant nulle pour ce genre de chose, j’avais prévu un pain au potiron, celui-là même sur lequel j’avais passé plusieurs heures, relisant quatre fois chaque ligne de la recette pour ne pas me tromper, et pour lequel je patientais devant le four. J’étais reconnaissante à l’écossais d’avoir accepté de venir jusque chez moi, afin de superviser ma première tentative culinaire. Il avait ramené les ingrédients et les recettes en plus de sa carrure totalement improbable dans ma toute petite cuisine. Je ne voulais pas arriver les mains vides, ni avec quelque chose provenant du commerce. C’était un diner familial, je me devais d’apporter quelque chose que j’aurais produit de mes mains. Et la présence et le savoir faire d’Islay m’avait galvanisé. Je me sentais prête pour une pièce-montée. D’ailleurs, j’étais en train de me demander pourquoi j’avais pas tenté quelque chose de plus audacieux, tout en ouvrant le four pour découvrir le résultat final de mon cake. Voilà pourquoi ! Dans le moule, il semblait tout plat, et après démoulage, s’avéra encore plus plat. Il devait faire trois ou quatre centimètres d’épaisseur, et fleurait bon le brûlé. J’avais oublié la levure. Comment avais-je pu oublier la levure ? J’avais pleuré pendant une bonne vingtaine de minutes, après ça. Il avait fallu que l’écossais redouble de paroles réconfortantes avant que je ne daigne me relever et, le nez reniflant, m’en aille m’habiller comme il venait de me l’ordonner. Une heure plus tard, dans ma robe ajustée sans manche à col rond et haut, façon ‘Demoiselles de Rochefort’, option noir et blanc, mon manteau long et chaud, mon écharpe en poil de Yéti, et mon paquet entre les mains, je sonnais, le coeur frénétique, à cette porte gage de promesses et de craintes. Ce fut Nastazià qui m’ouvrit, et je tentais de répondre à son sourire par un autre, s’apparentant plus à un rictus qu’à autre chose. « Joyeux Thanksgiving ! » « Merci. » je déglutissais en hasardant un regard en direction de la menace latente. « Sol’, Ebba est là. » Oui, je crois qu’elle était déjà au courant, en fait. Et pas vraiment ravie non plus. « C’est tatie Ebba ! Joyeux Thanksgiving Tatie ! » hurla l’étoile filante en venant se fracasser contre mes jambes. « Oulaa... » je laissais échapper en tanguant légèrement sur mes bottes à talons instables. « Tatie, quelle tatie. » Je relevais le nez vers ce rejet pur et simple, tout en me demandant si ce n’était pas trop tôt, finalement, pour ce genre de repas. Je n’étais pas la bienvenue. Enfin, du moins, pas pour elle. Elle n’était pas prête encore. Peut-être ne le serait-elle jamais, et je pouvais parfaitement le comprendre. Néanmoins, Marilys n’y était pour rien, elle n’avait rien à voir dans ces histoires de grands. Aussi, je me penchais vers elle tout en tirant une sucette de la poche de ma veste. Une sucette en forme de dinde. C’était ridicule, mais ridiculement américain. « C’est pas grand chose, mais je me suis dit que ça pourrait te plaire. » j’avouais à l’enfant en lui tendant la friandise. « C’est à l’orange. » je précisais, précipitamment. « J’ai cru que c’était à la dinde, mais ça n’existe pas, les sucettes à la dinde, m’a dit le vendeur. » j’expliquais à la maman, cette fois, armée de mon tic traditionnel, le haussement d’épaules. Comme si c’était parfaitement normal de croire en l’existence des sucettes à la dinde. « Ha, et j’ai ça, aussi. » je me rappelais, soudainement, l’imposante boîte à gâteau que je tenais d’une main. « C’est un pumpkin cake à la crème de gingembre. » dis-je en m’en débarrassant au profit de Nastazià. « Mon ami m’a donné le sien après que j’ai pleuré devant le cadavre de mon pain au potiron raté. » je confessais dans la foulée, peu désireuse qu’on me félicite pour quelque chose qui n’était pas de moi. « Solanà ? » j’hésitais, après un regard à Nastazià, comme un message télépathique l’enjoignant à ne pas la laisser me tuer. « J’ai quelque chose pour toi, aussi... » un pas après l’autre, tendue, stressée, nerveuse au point que même Marilys du le sentir, m’attrapant par la main pour faire le reste du trajet avec moi. Je m’immobilisais à bonne distance, et dus faire l’effort de tendre le bras afin de lui faire parvenir l’enveloppe à son nom. Il s’agissait d’un carton d’invitation, pour deux, au Gala de fin d’année du Lincoln Center. Une soirée mondaine très courue des fêtards et noctambules, à laquelle on entrait que sur invitation. Une invitation que j’avais reçu de part mon appartenance à l’ABT. N’étant pas très nuit de folie, moi-même, j’avais fait porter le nom de Solanà dessus, sachant que malgré son métier, ses contacts et sa notoriété, elle n’aurait pas ses entrées autrement que par moi. Ce n’était pas grand chose, en vérité c’était même assez insignifiant. Mais c’était un pas dans sa direction. Une branche d’olivier.

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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Sam 29 Nov - 19:06


Thanksgiving en famille ?
Ebba, Nastazià, Solanà & Ambroise
« Sérieusement, vous fêtez Thanksgiving ? » J’entendais le rire contenu dans cette réplique. Dans un milieu ou la superficialité primait sur le reste, imaginer trois mannequins professionnels en train de ripailler comme de bons américains, avait de quoi faire rire. Quand on savait ce que les models ingéraient normalement lors d’une journée « normale ». Si mes sœurs étaient soumises à un régime strict, mon alimentation était plus « normale » que la leur. Pour entretenir une certaine musculature et surtout ne pas basculer dans un look androgyne qui ne m’aurait pas correspondu, je n’étais pas un écorché vif qui vivait sur le fil, ça s’était ma jumelle. J’étais un homme normal, pas trop musclé, pas mince à l’extrême. Je surveillais mon alimentation, équilibrant mes repas et me contraignait à une séance de sport quotidienne, voire plus si besoin. « Et vous avalez quoi ? Deux coupes de champagne et un normacol ? » Je lançais ma serviette en direction de mon partenaire de boxe. Trempée de sueur elle l’atteignit en plein visage. Petite satisfaction personnelle. Depuis que j’avais intégré le gymnase, ma profession était synonyme de raillerie, chose dont j’avais l’habitude depuis le temps que je fréquentais ce milieu. Mais cela ne m’empêchait pas de riposter lorsque l’on me laissait une ouverture. « Ma sœur se joint à nous, alors Nastazià a sorti le grand jeu. On va cuisine une partie de la journée. » En voyant le froncement de sourcil de mon ami j’ajoutais en sous-titre. « Ebba, ma demi-sœur. » Voilà, il avait enfin fait le lien. Mon téléphone sonna au fond de mon sac de sport, enroulant une serviette propre autour de mes hanches je le récupérais pendant que mes partenaires se demandaient si ma nouvelle sœur était aussi canon que ma jumelle ou moins belle mais plus sympa. Solanà était passée me récupérer une fois. Elle avait fait forte impression, par sa beauté mais surtout pour son mauvais caractère. « Tu rentres bientôt ? J’ai acheté la dinde, je crois que j’ai vu gros. » La photo qui était joint au message me tira un éclat de rire. Je tournais l’écran en direction de mon partenaire de ring. « Tu crois qu’il faudra qu’un normacol pour faire passer ça ? » Sur un éclat de rire j’enfilais le reste de mes vêtements propres et récupérait mon sac. « Joyeux Thanksgiving les gars ! »

Nous avions passés une bonne partie de la journée à cuisiner. Une chance que Lucie avait tenue à ce que nous sachions nous alimenter seuls une fois que notre carrière arrêterait de nous contraindre à manger peu et une certaine catégorie d’aliments. Dinde, garniture, farce, petits amuse-bouche, bref, nous nous étions mis en frais. De quoi surprendre ceux qui disaient que nous allions simplement siroter du champagne. Je voulais que Marilys puisse ensuite aller à la parade, je le lui avais promis. J’avais l’impression que nous en avions fait... Un peu trop. Beaucoup trop. Mais nous voulions bien faire, pour l’accueillir parmi nous. Mais Solanà n’y mettais pas du sien, j’aurais aimé que son voyage récent l’apaise mais ce n’était pas le cas. Elle avait très mal réagit lorsque je lui avais dit que nous avions invité Ebba pour passer Thanksgiving avec nous. Elle avait été d’humeur ombrageuse toute la journée. L’heure d’arrivée de notre invité approchait, je m’étais éclipsé pour m’habiller lorsque Nasta’ me rejoignit dans ma chambre pour me faire part de ses inquiétude. J’étais à moitié nue mais cette intrusion ne me gênait pas, dans notre métier on se changeait souvent devant de nombreuses personnes. « J’espère que Solanà, va pas nous faire un esclandre. Elle a l’air… Tellement… Sur les nerfs. » C’était Solanà, jalouse, caractérielle, insécure. . « Va falloir la contenir. » Je m’approchais pour poser la main sur sa joue, cherchant à l’apaiser. « Je m’occuperais de So’, ne t’inquiètes pas. Il faudra bien qu’elle s’y fasse. » Car Ebba n’avait pas demandé à naître, à être notre sœur, et elle gérait la situation avec une sérénité et un enthousiasme qui me touchait. Je finissais de passer mon costume bleu acquis récemment pour un mariage. Je finissais d’enfiler mon pantalon lorsque l’on sonna à la porte. Un sourire naquit sur mes lèvres. Deux mannequins et une danseuse, une chose était certaine, Marilys et moi serions les plus gros mangeurs à cette table. Quant à Solanà il faudrait limiter sa consommation d’alcool et apaiser ses angoisses. Elle devrait apprendre à nous partager, à accepter que notre père avait aimé une autre femme avant notre naissance, trompant notre mère alors qu’elle nous attendait. J’entendais la voix de mes sœurs, de ma nièce dans le hall. Passant ma veste je quittais ma chambre pour les rejoindre. Arrivant au moment où Ebba avouait ses déboires culinaires puis essayait d’amadouer ma jumelle, de lui tendre une main secourable. De là où je me trouvais Ebba ne pouvait me voir, me tournant le dos, mais je voyais distinctement le regard de Solanà et la flamme de pure colère qui brillait dans ses iris. Seigneur, il allait falloir que nous la jouions serré pour qu’Ebba ne parte pas en courant face à l’hostilité de notre sœur. En m’avisant ma jumelle m’adressa un regard de reproche, comme si faire un effort vestimentaire et accueillir notre cadette était un affront personnelle. Avant qu’elle n’ouvre la bouche je m’approchais d’Ebba et déposait une bise sur sa joue en guise de salut. « Vu que j’ai vingt-trois ans d’attitude de grand frère possessif à rattraper, je peux savoir qui est cet ami et quelles sont ses attentions à ton égard ? » Plaisantai-je en lui souriant. Solanà grogna derrière moi. « Ne fait pas attention à elle, elle boude parce qu’on lui a pas laissé boire un verre et qu’elle a dû supporter les dessins-animés du faux ange qui nous sert de nièce... à jeun. » Ajoutai-je en levant les yeux au ciel avec une grimace amusée. « Elle peut parler toute seule ... » Marmonna ma sœur dans mon dos. « Pour être aimable, je crois pas non. » Ripostai-je en me tournant vers elle, ma voix était calme, douce, apaisante. Ne voyait-elle pas que la présence d’Ebba ne changeait rien ? Qu’elle resterait notre sœur, ma jumelle, que rien ne changerait ça. Je lui tendais la main pour qu’elle se lève du canapé. Avec réticence elle posa sa main dans la mienne et se redressa, pour trouver sa place contre mon flanc. « Elle ne mords pas, c’est sa façon de dire bonjour. » Annonçais-je à Ebba. « GGGRRRRR ! » J’éclatais d’un rire franc devant l’à-propos de notre nièce. « La vérité sort de la bouche des enfants, non ? »

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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Lun 8 Déc - 23:09


AMBROISE & EBBA & NASTAZIA
repas familial




Ça ne s’annonçait pas bien du tout. Fallait dire que l’on connait l’existence d’Ebba que depuis quelques semaines seulement. Mais maintenant qu’elle faisait partie de notre vie, je ne me voyais pas la rejeter, et ne pas l’inviter pour le repas de famille. Surtout lors de ce genre d’évènement. Solanà n’avait qu’à faire quelques efforts, rien de bien méchant non plus. Je ne lui demandais pas de la câliner, de lui faire des éloges ou dieu sait quoi. Non, juste, d’être polie avec elle, et de sourire, un peu, oui, nous n’étions pas à un enterrement après tout. Mais… Malheureusement c’était loin d’être parfait. Sa réflexion était loin d’être agréable, et je me sentais un peu mal pour Ebba. Mais apparemment, elle, avait l’air bien. Me tournant vers Solanà, je lui fis un regard assez strict avant d’entendre parler de sucette et de dinde. Ça existait ça ? Souriant faiblement, je me mordis plus ou moins la langue. Non ça n’existait pas et heureusement que le vendeur le lui avait dit. Je trouvais Ebba si enfantine, si… Je n’avais pas de mot. Mais j’admirais ce côté chez elle, si pur, innocent, il y avait quelque chose de fascinant. Un truc que je n’avais pas et qui me rendrait presque un peu jalouse en fait. Attrapant la boite qu’elle tendit, je fronçais les sourcils en l’écoutant parler. Ça devait pas être dégueulasse ce truc. « Merci. Tu remercieras aussi ton ami. » Il n’avait donc plus de dessert lui ? Le pauvre. Me tournant pour le poser sur le comptoir de la cuisine, je me demandais s’il valait peut être mieux pas le mettre au frais. Je n’en savais rien moi. « Solanà ? » Me figeant à ce prénom, je me tournais assez rapidement, trop pour être exacte, manquant de tomber en la regardant faire. Mon regard croisant le sien, je ne saurais dire, qui de nous deux avait le regard le plus effrayé, surement moi. « J’ai quelque chose pour toi, aussi... » Quoi ? Qu’est-ce qu’elle avait pour elle ? Revenant l’air de rien vers elles, j’observais la scène, prête à intervenir. Mon cœur battait tellement fort que j’avais l’impression de bientôt mourir tout simplement. Même Marilys avait l’air de comprendre la situation, pour dire. Voyant alors Ambroise arriver pour taper une bise à Ebba, je sentis mon corps s’apaiser, mes poils se coucher, oui, parce qu’ils étaient tous dressés jusqu’à présent. « Vu que j’ai vingt-trois ans d’attitude de grand frère possessif à rattraper, je peux savoir qui est cet ami et quelles sont ses attentions à ton égard ? » Amusé, je me rapprochais un peu plus me calant à côté d’Ebba, posant mes fesses sur le dossier du canapé derrière moi. « Ne fait pas attention à elle, elle boude parce qu’on lui a pas laissé boire un verre et qu’elle a dû supporter les dessins-animés du faux ange qui nous sert de nièce... à jeun. » Heureusement que Marilys ne regardait pas les dessins animés bien idiot. Il en était hors de question d’ailleurs. « Elle peut parler toute seule ... » « Pour être aimable, je crois pas non. » Fermant brièvement les yeux je soupirais en me disant que ça allait être long. Super long. « Elle ne mords pas, c’est sa façon de dire bonjour. » « GGGRRRRR ! » « La vérité sort de la bouche des enfants, non ? » Riant doucement, je me redressais avant de poser mes mains sur les épaules d’Ebba les massant faiblement, comme dans un geste de la détendre un peu. « Allez, on va pas passer la soirée à grogner et faire le concours de celui qui fait le mieux la grimace. » Dis-je en faisant un clin d’œil à Marilys. Tapant dans mes mains, je fis signe à tout le monde de venir vers la table et de s’installer comme bon leur semblait. Allant chercher les bouteilles je les posais une à une sur la table avant de servir Marilys de jus de fruit. « Qu’est-ce que vous voulez boire ? Ça va détendre l’atmosphère. J’ai acheté du vin français pour l’occasion. Un vin plutôt doux pour l’apéritif, un rosé pèche. Sinon y’a de l’alcool un peu plus fort. » Dis-je en regardant Ebba. Bon, pas besoin de préciser le mot vodka dans cette maison. Y’avait surement le stock pour cent ans. On était loin de tomber en rade de Vodka. Ça faisait surement cliché, mais j’aimais la vodka, et j’aimais en faire à toute sorte de gout. Alors… « J’ai aussi du vin rouge si vous préférez par rapport au rosé. » Un peu plus costaud ceci dis. Mais je ne connaissais pas les goût d’Ebba après tout…


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mer 17 Déc - 23:38

Nastazià + Ebba + Ambroise
Repas familial
« Merci. Tu remercieras aussi ton ami. » J’hochais la tête, mais c’était déjà fait. Je l’avais remercié en lui sautant dessus. Enfin, pas au sens où elle l’entendrait, probablement, elle, mais au sens plus littéral. Je lui avais sauté sur le dos, et ne l’avais plus lâché pendant tout le quart d’heure suivant, jusqu’à ce qu’il m’avoue que je devenais soulante. Alors, j’étais redescendue en m’excusant de m’excuser d’avoir à m’excuser. Au final, mes excuses n’ayant plus de sens, au point que je ne savais plus de quoi je m’excusais au juste, j’avais simplement décidé de la fermer, en scellant mes lèvres d’un zip imaginaire. Donc non, il ne valait mieux pas que je le remercie à nouveau, sinon il risquait de se jeter du haut de l’Empire State Building. Mais j’hochais quand même de la tête avant de tenter un geste en direction de Solanà. J’avais été élevée comme ça, et puisqu’elle ne voulait pas de moi, je devais faire en sorte de me rendre le moins indésirable possible. J’avais toujours cette peur de déranger, et s’il n’y avait eu que Solanà, voir que Solanà et Nastazià, je ne serais pas venue. Mais il y avait aussi Marilys, et Ambroise qui venait de descendre nous rejoindre, pour me planter une bise sur la joue. « Vu que j’ai vingt-trois ans d’attitude de grand frère possessif à rattraper, je peux savoir qui est cet ami et quelles sont ses attentions à ton égard ? » Ses intentions à mon égard ? Je ne comprenais pas la question. « Me faire à manger ? » je proposais, pas très sûre de moi. « Il m’aide à comprendre les désirs des hommes, aussi. » J’ajoutais, parce que c’était vrai, Islay m’aidait à être moins naïve, il me mettait en garde. Mais présenté comme je venais de le faire, pas sûre que le message passait de la bonne manière. « Ne fait pas attention à elle, elle boude parce qu’on lui a pas laissé boire un verre et qu’elle a dû supporter les dessins-animés du faux ange qui nous sert de nièce... à jeun. » Annonça-t-il en désignant Solanà la solitaire, tandis que j’étais, à présent, encadrée par Ambroise et Nastazià. Et je me sentais mal pour elle. Vraiment. « Elle peut parler toute seule ... » « Pour être aimable, je crois pas non. » Cette fois, il nous quitta pour rejoindre la tueuse. Voilà qui était mieux, à mon sens. « Elle ne mords pas, c’est sa façon de dire bonjour. » « GGGRRRRR ! » « La vérité sort de la bouche des enfants, non ? » Je souriais, mais ce n’était pas le cas de Solanà. Tant pis pour elle. Vraiment. Je le pensais. Nastazià, Ambroise et Marilys voulaient de moi ici, et je ne comptais pas laisser l’animosité de Solanà mettre tout le monde sur les nerfs. « Allez, on va pas passer la soirée à grogner et faire le concours de celui qui fait le mieux la grimace. » Entonna Nasta visiblement désireuse de changer d’ambiance. « Surtout qu’à ce jeu, Solanà serait la grande gagnante. » je laissais échapper, dans un grand sourire, ramassant ma nièce au passage, tout en prenant la direction de la table où Nasta s’empressait de nous rapatrier. Quoi ? C’était pas méchant, si ? Dire la vérité ne pouvait pas être méchant, et puis j’en avais un peu marre de son attitude, comme si j’étais responsable de la faim dans le monde. Vu le nombre de bijoux qu’elle portait, rien qu’en tour du cou, c’était plutôt elle la responsable direct des favelas de Rio, des éthiopiens dysentériques, et des petits sibériens, comme moi, élevés sans jamais manger à leur faim. « Qu’est-ce que vous voulez boire ? Ça va détendre l’atmosphère. J’ai acheté du vin français pour l’occasion. Un vin plutôt doux pour l’apéritif, un rosé pèche. Sinon y’a de l’alcool un peu plus fort. » Elle s’était vraiment surpassée pour l’occasion, mais... Je n’étais pas d’accord avec elle. L’alcool avait rarement le don de m’apaiser, bien au contraire. Je reposais Marilys sur le siège qu’elle réclamait vivement, et m’installais à ses côtés puisqu’elle ne m’en laissait pas vraiment le choix. Je n’allais pas m’en plaindre, loin de là. « J’ai aussi du vin rouge si vous préférez par rapport au rosé. » « T’as pas du Coca Zéro, plutôt ? » je contre-proposais, en jetant, très clairement, un froid. Quoi ? J’avais dis une bêtise ? « Je ne bois pas d’alcool. » je rappelais, alors, en essayant de passer pour le moins bizarre possible, mais... C’était raté, hein ? Une russe qui ne buvait pas d’alcool, oui, certes, ça pouvait surprendre, mais... Avant d’être russe, j’étais danseuse, et une danseuse prête à tout sacrifier à son art. « Sinon, je prendrais comme Marilys, vous embêtez pas. » Parce que Marilys ne buvait pas d’alcool, hein ? J’avais comme un doute à présent. Chez nous, en Sibérie, les enfants buvaient très tôt, pour se réchauffer, mais... Ils n’étaient pas sibériens, eux, ils étaient de la ville, la grande et belle ville, luxueuse et bien chauffée. « Tu bois quoi, toi ? » je demandais alors, à la principale intéressée. « Jus d’popeye !! » heu... D’accord... Jus de Popeye, donc... Je jetais un coup d’oeil à ce qui s’étalait sur la table, et ne repérant absolument rien comme jus à base d’épinard, décidais qu’elle devait parler du Jus de Papaye. « Jus de Popeye pour moi aussi, donc. » je concluais en attrapant la bouteille en question, pour la servir en première. « Soyons fou, ce soir ! » Ouai, au moins. Cela dit, j’avais jamais goûté le Jus de Papaye, je prenais donc réellement des risques. « Ouuuh, très belle couleur ! » je commentais en levant mon verre. « La robe est belle, ça me semble un bon cru. Est-ce que ça tient bien en bouche ? » j’interrogeais l’enfant. Parce que voilà, j’avais toujours été tellement plus à l’aise avec les enfants qu’avec les adultes. Et au rire de Marilys, elle me confirmait, une fois de plus, que la réciproque était vraie. « Est-ce qu’on valide ce choix, ou bien on passe au Jus de Raison ? Jus d’aux Franges ? Jus de Thomas, peut-être ? » disais-je en soulevant, un à un, les jus proposés par la maison, raisins, oranges, tomates... « Ne vous souciez pas de nous, on s’organise notre propre dégustation privée. » j’expliquais aux autres, nonchalante, avant de reporter mon attention sur l’enfant. Tant que je la ferais sourire, alors Solanà n’aurait aucune importance.

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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Lun 22 Déc - 22:54


Thanksgiving en famille ?
Ebba, Nastazià, Solanà & Ambroise
« Il m’aide à comprendre les désirs des hommes, aussi. » Je haussais un sourcil interrogatif. J’avais conscience qu’elle ne voyait rien de « mal » dans sa phrase, elle ne reflétait que sa propre vision de leur relation, il n’y avait rien de tendancieux pour elle. Pourtant sa formulation était pour le moins incongru. Et surprenante. Je vis du coin de l’œil qu’elle avait fait sourire Solanà, un petit miracle en soit. La proportion d’Ebba de dire les choses simplement mais bizarrement pour le reste du monde serait peut être un moyen de rapprocher les deux sœurs. Je savais déjà que le simple fait de me tenir près d’elle lors de ce repas aiderait Solanà à se détendre, à comprendre que la présence d’Ebba ne remettait pas notre lien en question, qu’elle ferait simplement partie de la famille, comme Marilys, comme Nastazià. Personne ne remplacerait ma jumelle dans ma vie, dans mon cœur, personne ne prendrait sa place, j’avais assez de place dans mon cœur pour Ebba et mes deux autres sœurs. Tandis que la petite et les deux femmes se dirigeaient vers la table je prenais ma jumelle par la taille et posais ma tête contre la sienne. « Elle a tendu la main vers toi, une offre de paix, est-ce que tu pourrais au moins essayer d’être agréable. Pas pour moi ou Nastazià mais pour la petite ... Regarde comme Ebba s’occupe d’elle. Marilys est heureuse aujourd’hui ça devrait être la seule chose qui compte... Non ? » Lui demandai-je en la serrant brièvement contre mon flanc. « Je prendrais du rouge... Laisse Nast’ je vais servir tout le monde. » Je proposais en lâchant ma jumelle pour ouvrir les bouteilles. « Initie donc notre nièce à la dégustation de vin de papaye, car elle n’est pas prête de boire une goutte d’alcool. En général ce sont les garçons qui initient les filles et il est hors de question que je partage ma petite princesse avec un autre individu de sexe masculin avant trente ans minimum. » Je lançais à Ebba et en servant à Nastazià son verre de rosé, à Solanà un martini avant de me baisser pour voler un baiser à ma nièce. « T’es b’te ! » Riposta la mini russe en me tapant doucement sur la tête. « Et que désirerai ses dames comme accompagnement de leurs breuvages, je suis votre humble serviteur, ma princesse. » J’ajoutais avec forces courbettes, lui tirant des éclats de rire. Je me redressais en les englobant toutes les quatre d’un regard chaud, aimant. Ma famille. C’était ridicule d’avoir la chance d’être aussi heureux. Même si sans la présence de Camilya nous ne serions jamais totalement heureux, jamais vraiment tous ensemble. Mon regard dériva sur les photos couvrant le manteau de la cheminée, accrochant le regard de ma nièce. Brisant mon cœur une nouvelle fois. « Il est triste tont’n ! » Murmura Marilys à l’oreille de sa nouvelle tante tandis que je plongeais le regard dans les yeux de mon aînée. Pour elle aussi cela devait être dur. Etre en famille. Sans sa fille aînée. Les fêtes étaient toujours un cap douloureux. Je m’approchais de mon aînée pour l’enlacer, enroulant mon bras autour de sa taille pour partager sa chaleur. Nous étions en vie. Ensemble. Elle aurait voulu que nous soyons heureux, nous le serions. Mais nous n’oublierons jamais.
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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mar 6 Jan - 17:31


AMBROISE & EBBA & NASTAZIA
repas familial




Passer Thanksgiving avec la famille était une habitude. Mais aujourd’hui, il y a avait, si je puis réellement dire, la famille au complet. Puisque notre demi-sœur, inconnu de tous jusqu’à présent, était avec nous. Et si pour l’instant, c’était un poil tendu, à cause de Solanà, je savais que d’ici quelques heures, j’osais l’espérer, tout irait bien mieux. L’alcool pouvait aider un peu Solanà aussi. Enfin, au moins, je pouvais voir Ebba s’amuser avec Marilys, ce qui était une bonne chose en soit. Mais bon, en même temps Marilys était qu’une enfant, et elle aimait tout le monde bien rapidement, et quand elle avait appris avoir une seconde tante, ça lui avait tellement plu. Alors les voir toutes les deux assises à table, en train de papoter, et de se prendre un jus de papaye, me faisait chaud au cœur. Oh ça oui, je ne pouvais pas le nier. Ça me donnait même le sourire. C’était le cadre idéal pour notre famille, je me sentais juste… Tellement comblée à présent. « Je prendrais du rouge... Laisse Nast’ je vais servir tout le monde. » Hochant simplement la tête, je laissais alors Ambroise servir tout le monde, puisqu’il le proposait si gentiment. « Initie donc notre nièce à la dégustation de vin de papaye, car elle n’est pas prête de boire une goutte d’alcool. En général ce sont les garçons qui initient les filles et il est hors de question que je partage ma petite princesse avec un autre individu de sexe masculin avant trente ans minimum. » Riant doucement, je secouais la tête assez amusée. « Dans trente ans elle aura trente-six ans. Ce n’est pas un peu beaucoup ? » Demandai-je alors en me disant que ça serait un peu bizarre à cet âge-là de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut. « T’es b’te ! » J’étais du même avis bizarrement. « Et que désirerai ses dames comme accompagnement de leurs breuvages, je suis votre humble serviteur, ma princesse. » « J’ai fait des toasts, ils sont au frais. » Dis-je à Ambroise en pensant tout à coup à tous les toasts que j’avais fait. Oh ça ne m’avait pas pris longtemps à faire non plus, mais autant ne pas les oublier, ça serait tout de même ennuyeux. Entendant Marilys dire à Ebba qu’Ambroise était triste, je relevais le regard pour le voir et compris bien assez rapidement le pourquoi du comment. Mon cœur se serrant, je soupirais faiblement avant de boire une gorgée de mon rosé. Pour le coup, l’alcool n’était pas trop fort. Mais c‘était la vie, ça faisait maintenant cinq ans. Bientôt six… Le temps passait trop vite à mon gout. Mais nous n’avions pas le choix. Ce qui était fait été fait. Le laissant venir vers moi pour m’enlacer, je pinçais mes lèvres avant de fourrager ses cheveux et le serrer lentement dans mes bras. « Allez. Je vais amener les toasts ! Je n’ai pas pu m’empêcher de les goûter en les faisant. Ils sont trop bons. »[/color] Dis-je en tapotant le dos de mon unique frère avant de filer au frigo pour prendre les deux plats. Les posant sur la table, je m’installais à côté d’Ebba avant de la regarder longuement. « Tu pourras manger de tout hein ? » Elle avait l’air d’avoir un régime encore plus strict que le nôtre, même si pour ma part, le mot régime ne faisait plus partie de mon vocabulaire depuis un moment. « C’est Thanksgiving, si tu fais pas d’excès aujourd’hui, t’en fera jamais. » Ajoutai-je en attrapant un toast au saumon pour le lui donner. « J’ai pas raison ? » dis-je en cherchant Ambroise et Solanà du regard pour avoir un éventuel soutiens. En tout cas Marilys elle, c’était déjà jeté dessus et avait l’air de les apprécier ces toasts. « Hey, ne te goinfre pas ! Y’a la dinde à manger avec tous les plats que j’ai fait, tu dois manger de tout. » Dis-je à ma fille en haussant un sourcil.


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mar 6 Jan - 22:08

Nastazià + Ebba + Ambroise
Repas familial
« Initie donc notre nièce à la dégustation de vin de papaye, car elle n’est pas prête de boire une goutte d’alcool. En général ce sont les garçons qui initient les filles et il est hors de question que je partage ma petite princesse avec un autre individu de sexe masculin avant trente ans minimum. » Partager ? Quel drôle de choix de verbe. De fait, je l’observais sans comprendre, avant que Nastazià ne se charge de lui répondre. « Dans trente ans elle aura trente-six ans. Ce n’est pas un peu beaucoup ? » Ca l’était ? Peut-être un peu. Ça faisait treize ans de plus que moi. J’espérais que d’ici ce laps de temps, ma vie sentimentale aurait évolué, mais si tel n’était pas le cas, je n’en ferais pas une maladie. « Vingt-cinq ans, c’est bien. » je tranchais, finalement, coupant la poire en deux, et m’offrant un sursit de deux années de normalité. Mais Marilys ne semblait pas du même avis que moi, jugeant Ambroise particulièrement bête. Ah bon ? Il en faisait des tonnes, certes, mais c’était amusant, non ? Oui, vu les éclats de rire de la petite fille, ça l’était. Ce qui l’était moins, c’était l’orgie alimentaire que je sentais poindre. Des toast pour commencer, et puis le reste, que je n’osais imaginer. Mon rapport à la nourriture avait été formaté dès ma plus tendre enfance, et aujourd’hui, si je souffrais d’anorexie, ce n’était pas dans la définition qu’on lui prête de nos jours. Je mangeais peu, voir pas, mais il ne s’agissait pas d’une maladie psychologique, c’était une habitude, une déformation professionnelle. Et j’angoissais à la simple idée de ne pouvoir honorer ce que Nastazià semblait avoir passé la journée à préparer. « Il est triste tont’n ! » C’est sur cette affirmation que je relevais la tête pour braquer mon regard sur ce frère, auquel je ne me faisais pas encore. Il ne me fallut qu’une petite seconde pour comprendre, tandis que l’enfant m’acculait de questions alors que sa mère et son oncle s’étreignaient tristement. Pourquoi il était triste, tonton ? « Parce qu’il ne sait pas... » je répondais dans un haussement de sourcils énigmatique. « Il sait pas quoi ? » Haha, elle avait mordu, évidemment. « Il sait pas que c’est au рай qu’on trouve les plus belles et les plus grosses dindes que tu n’as jamais vu. » je poursuivais à voix basse, mais pas suffisamment pour que le reste de la tablée ne m’entende pas. « C’est quoi le рай ? » Oh, ok, donc six ans, c’était l’âge des Pourquoi?, n’est-ce pas ? « C’est là où les gens qu’on a aimé très très fort, vont lorsqu’ils ne sont plus avec nous. C’est tout là-haut, après les nuages. » j’ajoutais en désignant le plafond du doigt. « Tu ne peux pas les voir... » je précisais en la voyant lever le menton pour suivre mon index. « ... Mais eux, ils peuvent te voir. C’est pour ça qu’il faut sourire tout le temps, et rire aussi, parce qu’ils aiment pas nous voir malheureux, alors qu’ils font la super fête là-haut. » Et je montrais l’exemple en me fendant d’un très large sourire, tandis que l’enfant hochait de la tête, très sérieusement. « T’as qui, toi, là-haut ? »  Tellement de monde... « Ma maman, ma babouchka et Nijinsky, aussi. Et tu sais qui il y a d’autres aussi ? Des animaux, plein plein d’animaux. Des chiens, des chats, des oiseaux. » « C’est vrai ? Ça a l’air troooop bien ! Alors pourquoi il est triste, tonton ? » « Parce qu’il ne sait pas... » je répétais à nouveau, dans un souffle et un clin d’oeil, alors que Nastazià venait s’asseoir à côté de moi.  « Tu pourras manger de tout hein ? » Zut. « C’est Thanksgiving, si tu fais pas d’excès aujourd’hui, t’en fera jamais. J’ai pas raison ? » Non, elle n’avait pas raison, mais je récupérais tout de même le toast qu’elle me tendit. « Hey, ne te goinfre pas ! Y’a la dinde à manger avec tous les plats que j’ai fait, tu dois manger de tout. » Visiblement, Marilys mangeait pour moi. Elle s’empiffrait, les joues gonflées par les toasts empilés dans sa bouche, tandis que je picorais le rebord de mon toast. Tous les plats, elle avait dit. Y en avait combien au juste ? « Dis, Nasta... » j’entamais, précautionneusement, après avoir avalé mon toast. « Si je mange pas beaucoup, tu vas te vexer ? » je demandais en me forçant à attraper un des toast dans l’assiette de Marilys. « Je vais manger, mais j’ai pas beaucoup d’appétit et un tout tout tout petit estomac. Je serais vite rassasiée. Tu m’en voudras pas, hein ? J’veux dire que je le fais pas exprès, je ne me force pas à ne pas manger beaucoup. C’est comme ça depuis toujours, alors, à force, mon estomac doit ressembler à une noisette, et une noisette c’est très vite rempli. Mais je vais manger, hein, promis je vais manger. Juste... Je mangerais pas autant que vous. » je parlais beaucoup, et vite. La nervosité, quoi. « Mais je mangerais de tout ! » j’ajoutais précipitamment, me rappelant ce qu’elle venait juste de dire à sa fille. Je devais montrer l’exemple.


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Sam 10 Jan - 22:41


Thanksgiving en famille ?
Ebba, Nastazià, Solanà & Ambroise
« Parce qu’il ne sait pas... » Je me détournais une seconde, masquant l’émotion que les paroles de notre demi-sœur avait fait naître en moi. Je sentis la main de ma jumelle se glisser dans la mienne, pressant ma paume contre la sienne. Elle avait raison et je le savais mais parfois certains jours étaient plus difficiles que d’autres. J’aimais mes sœurs, ma nièce. Mais elle ne quittait jamais totalement mes pensées. Son souvenir était partout. Elle me manquait. Je n’avais jamais vraiment pu la pleurer et les évènements comme ceux-ci, où nous étions tous ensemble me rappelait cruellement son absence. Nous devions avancer. Sans elle. Et comme pour le mannequinat il m’était difficile d’y renoncer. D’avancer. De faire ma vie. « Tu pourras manger de tout hein ? C’est Thanksgiving, si tu fais pas d’excès aujourd’hui, t’en fera jamais. J’ai pas raison ? Hey, ne te goinfre pas ! Y’a la dinde à manger avec tous les plats que j’ai fait, tu dois manger de tout. » Je souris doucement. La vie reprenait son cour. Marilys était une source constante de joie de vivre, de bonheur. Et Ebba était une source constante également de sourire. Elle avait du mal à tenir tête à Nasta, ce qui était assez hilarant pour lui. Nasta et ses instincts maternels tyranniques. « Dis, Nasta... Si je mange pas beaucoup, tu vas te vexer ? Je vais manger, mais j’ai pas beaucoup d’appétit et un tout tout tout petit estomac. Je serais vite rassasiée. Tu m’en voudras pas, hein ? J’veux dire que je le fais pas exprès, je ne me force pas à ne pas manger beaucoup. C’est comme ça depuis toujours, alors, à force, mon estomac doit ressembler à une noisette, et une noisette c’est très vite rempli. Mais je vais manger, hein, promis je vais manger. Juste... Je mangerais pas autant que vous. Mais je mangerais de tout ! » Je posais ma main sur celle de notre sœur, un sourire amusé aux lèvres. « Mange ce que tu veux ou peux Ebba, je me chargerai de manger le reste ... » Je sentis le regard de Solanà sur moi. Etonné. Même si je mangeais sans réel soucis de calories, ces derniers temps j’avais accepté moins de contrats, passé plus de temps à la maison. Sans grossir, elle savait cependant que je devais me surveiller si je voulais obtenir des contrats. « Respire. » J’ajoutais en souriant et en volant un toast à notre nièce. Je bue une gorgée de rouge. Avant de manger un autre toast. Je lançais à mon aînée goguenard. « et oui je garde de la place pour la Dinde Maman. » Me moquais-je en souriant.
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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mar 13 Jan - 11:58


Nastambba
Plus j’écoutais Ebba et Marilys et plus je trouvais qu’elle faisait une bonne tatie. Pas que Solanà ne le soit pas, elle l’était elle aussi, je n’avais jamais rien eu à lui reprocher de ce côté-là. Mais Ebba l’était elle aussi, et ça me rassurait vraiment beaucoup. Parce que je savais que je pourrais lui confier la petite si besoin, ou même si jamais elles avaient envie de passer du temps ensemble toutes les deux. Après tout Marilys allait sur ses sept ans bientôt, elle grandissait et avait envie de passer du temps avec nous, au lieu de jouer comme elle le faisait avant. Et ça avait le malheur plus ou moins, de me donner le cafard, tout simplement parce que ça me rappelait Camilya à cette époque. Il m’en fallait peu oui, j’en concevais. Mais c’était surement ça, être une mère. On ne pourrait jamais oublier ses enfants. « Dis, Nasta... Si je mange pas beaucoup, tu vas te vexer ? » Me vexer ? Oh, non. « Je vais manger, mais j’ai pas beaucoup d’appétit et un tout tout tout petit estomac. Je serais vite rassasiée. Tu m’en voudras pas, hein ? J’veux dire que je le fais pas exprès, je ne me force pas à ne pas manger beaucoup. C’est comme ça depuis toujours, alors, à force, mon estomac doit ressembler à une noisette, et une noisette c’est très vite rempli. Mais je vais manger, hein, promis je vais manger. Juste... Je mangerais pas autant que vous. Mais je mangerais de tout ! » Amusée de la voir parler si vite et avec nervosité, je bus une gorgée de rosé tout en observant Ambroise. « Mange ce que tu veux ou peux Ebba, je me chargerai de manger le reste ... » Exactement. Enfin. Comment ça, il mangerait le reste ? C’est lui qui allait servir de dinde au prochain Thanksgiving là. « et oui je garde de la place pour la Dinde Maman. » Lui tirant la langue, je passais un bras autour des épaules de ma petite sœur. « Ne t’inquiète pas, chaque année c’est la même rengaine. Je cuisine tellement trop qu’on mange Thanksgiving pendant une semaine. » Pas de ma faute, je ne savais pas cuisiner peu, puis c’était les fêtes alors fallait bien se faire plaisir de temps en temps non ? De toute façon, rien que la Dinde, au vue de sa taille, et du nombre de personne dans cette maison, impossible, de la finir en un repas. Ou alors fallait être le glouton dans ghostbuster. « Je vais chercher les plats alors ! Je préfère que tu puisses manger des plats que des toasts. » Dis-je en me levant, tout en faisant signe à Solanà de venir m’aider. Elle allait tout de même pas faire la gueule pendant cent ans non ? Ouvrant le four, j’observais la dinde avant de prendre des gants et en filer à ma sœur. A deux on sortit le monstre, le posant dans le plat. C’est qu’elle était lourde. Ayant des bouffées de chaleur, je m’éventais un peu avant de porter le plat, toujours avec Solanà, jusque sur la table. « Ambroise, t’es de service découpage de la dinde ! » Dis-je en enlevant les gants les posant sur le comptoir de la cuisine avant d’amener les purées de patates douce et la farce qui allait bien évidemment avec la dinde. Est-ce que je devais aussi leur dire que j’avais fait des haricots verts en daube ? Ou pas ? Préférant ne rien dire, je pris mon téléphone avant de prendre plusieurs photos. « Au fait, vous faites quoi pour noël ? On le fait tous ensemble ? Ou vous avez des choses de prévus ? »

repas familial


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mar 13 Jan - 15:11

Nastazià + Ebba + Ambroise
Repas familial
« Mange ce que tu veux ou peux Ebba, je me chargerai de manger le reste ... » Oh ? C’était de ça dont parlait Islay, lorsqu’il me disait ‘si t’en peux plus, refile ça discrètement au clebs’ ? Donc Ambroise était le clebs ? C’était ça, un clebs ? Une personne qui t’aide à finir ton assiette lorsque tu n’en peux plus ? Il allait falloir que je lui demande, du coup. Mais Nasta me coupa dans mon élan en passant un bras autour de mes épaules. Entre ça et la main d’Ambroise sur la mienne, j’étais cernée. « Ne t’inquiète pas, chaque année c’est la même rengaine. Je cuisine tellement trop qu’on mange Thanksgiving pendant une semaine. » Si elle cuisinait vraiment autant, plutôt que de manger les restes pendant une semaine, peut-être qu’elle pourrait... « Et faire un don à la banque alimentaire ? » je proposais alors, en m’attirant tous les regards et en baissant le mien pour l’occasion. J’avais dit une bêtise ? « Si on ne peut pas tout finir, autant en faire don à des familles qui en ont vraiment besoin. » je baragouinais, à la suite, afin de justifier mon audace. « Il y a un Goodwill d’ouvert toute la soirée, à Harlem, entre la 419 West et la 126th. Mais... C’est pas obligé, je disais ça comme ça. » Après tout, j’étais qui pour leur imposer une ligne de conduite ? Garder les restes pour les manger sur la semaine, ça devait être une bonne idée aussi. Une idée que Babouchka aurait pu avoir si seulement on avait jamais eu des «restes» lors de n’importe quel repas. C’était pour cette raison que je songeais à ça ? Parce que j’avais moi-même été démunie une grande partie de ma vie, et que j’aurais aimé qu’on m’aide, ou, à défaut, qu’on aide ma grand-mère ? Probablement pas, non, puisque mon ami, ne manquant de rien et n’ayant jamais manqué de rien, allait passer sa soirée à distribuer gratuitement des repas dans ce fameux GoodWill. Voilà pourquoi je connaissais si bien l’adresse. « Je vais chercher les plats alors ! Je préfère que tu puisses manger des plats que des toasts. » Je relevais le nez pour hocher de la tête. Oui, elle avait raison, se bloquer l’appétit dès les toasts n’était probablement pas une idée très judicieuse, et au vu de la dinde... Seigneur ! « Je ne savais pas qu’une dinde pouvait être aussi grosse. Tu crois que c’est une dindosaurus ? » je demandais à l’enfant qui s’était déjà jetée sur sa fourchette et son couteau émoussé. « Un dinosaure-dinde ? » J’hochais la tête à nouveau, avant de m’exclamer en plagiant mon archéologue préféré : « Sa place est dans un musée ! » provoquant un rire de la part de Demi-Lune, enfin, Marilys. Blague à part, la dinde était tellement énorme qu’on ne voyait plus que le sommet des cheveux de Solanà située juste derrière, puis juste le buste d’Ambroise lorsqu’il décida -sur les ordres de Nasta- de passer au découpage. Pendant ce temps, Marilys et moi nous contentions, bouche bée, de l’observer faire, en nous demandant si ce couteau n’allait pas être insuffisant. Une tronçonneuse, selon moi, aurait été plus appropriée. « Pourquoi on mange une dinde à Thanksgiving ? » Ha bah tiens, une nouvelle fournée de ‘pourquoi’, ça nous avait presque manqué. « Parce que c’est ce que les indiens et les pèlerins ont partagé lors du tout premier Thanksgiving. Enfin, il paraît. » « T’étais pas là ? » What ? « En 1621 ? Non, j’étais encore en Russie. » Ponctuant ma réflexion d’un ‘d’accord’, elle me tira un sourire amusé et attendrit. C’était beau l’enfance et cette absolue confiance accordée aux adultes. Beau, mais dangereux. C’était une lourde responsabilité pour l’adulte que je n’avais pas l’impression d’être, mais que je représentais très clairement à ses yeux. J’avais plusieurs siècles dans sa tête. « Au fait, vous faites quoi pour noël ? On le fait tous ensemble ? Ou vous avez des choses de prévus ? » demanda Nasta en se réappropriant l’attention générale. Est-ce que j’avais quelque chose de prévu ? Tirant mon téléphone de ma poche, j’ouvrais mon calendrier et le faisait défiler jusqu’à janvier. « J’ai une représentation le 5, mais je suis libre le 6 et le 7. » j’annonçais, satisfaite, en relevant le nez vers eux et... Leurs regards bizarres. Quoi ? Oh ! « Vous parliez du Noël catholique ? » Je n’étais pas encore assez américanisée pour ça. Je n’étais à New-York que depuis un peu plus d’un an, et avant ça, le 25 décembre n’avait jamais eu la moindre importance dans ma vie, et la vie de mes concitoyens. « Je pensais que vous étiez orthodoxes. Je le suis. Mais, en même temps, ça me parait logique, avec vos métiers, que vous ne le soyez pas. Enfin, Solanà et toi. » j’expliquais, avant de réaliser que, sur cette dernière réflexion aussi, il allait falloir que je précise. « A cause des photos. Votre métier est d’être représentées en photo alors que le culte orthodoxe stipule que la femme ne doit pas être représentée, de quelque manière que ce soit. C’est pas interdit, c’est juste pas très bien vu. Ça la désacralise. » j’ajoutais, donc, dans un haussement d’épaules. « Ca pose beaucoup de problèmes aux danseuses, comme moi, qui doivent figurer dans les programmes et sur les affiches. C’est toléré, mais on a quand même le droit aux regards noirs des vieux Popes. Alors, j’imagine que, pour vous, ça devait être encore plus compliqué. » Compliqué de respecter ses croyances tout en poursuivant ce métier. Cela dit, c’était en passe de disparaître totalement, à part dans quelques coins reculés, ou par quelques religieux très ou trop respectueux. « En tous cas, le 24 au soir, je danse. Mais je suis libre après, et je suis libre le 25 aussi. Si vous voulez toujours de moi d’ici là. » D’ailleurs, le 24 au soir, on donnait Casse-Noisette au Lincoln Center, peut-être que ça leur ferait plaisir d’y assister ? « Vous avez déjà vu the Nutcracker ? Щелкунчик ? Casse-noisette ? » Je la faisais en toutes les langues pour plus de sécurité. J’étais ridicule, non ?  


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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mer 14 Jan - 20:45


Thanksgiving en famille ?
Ebba, Nastazià, Solanà & Ambroise
Les réunions de famille étaient faites pour se réjouir. Pas pour pleurer les morts. Je le savais mais au fond de moins demeurerait cette tristesse. J'aimais ma famille, Solanà, Nastazià, Marilys, Ebba. Elles étaient ma famille. Mais j'avais au fond de moins une peine, une plaie qui ne pouvait totalement guérir car je n'avais jamais fait le deuil du passé, je ne m'en était jamais laissé le temps. Ma discussion récente avec Ebba m'avait ouvert les yeux sur un point : je ne savais plus réellement qui j'étais, je m'étais perdu dans les obligations que je m'étais moi-même attribuée et je n'arrivais plus à voir au-delà. Je continuais à protéger mes soeurs, à mes dépends alors qu'elles n'avaient plus besoin de moi. Ma nièce nous avait quitté voilà plusieurs années, Nastazià avait résolu en grande partie son problème avec la drogue, quant à Solanà il n'était plus de mon ressort de jouer les tampons entre elle et le monde. Il était temps que j'arrête de ne penser qu'à me sacrifier, avec plaisir, pour elles alors qu'elles n'en avaient plus besoin ou plus totalement. Je devais être leur frère et non leur ange-gardien, leur protecteur. La seule qui aurait pu avoir besoin de moi ainsi était Marilys, elle était une enfant, elle avait besoin de notre accompagnement vigilent mais pas surprotecteur pour avancer dans la vie. Réellement. S'épanouir sans être trop gravement blessé par la vie. Là était ma place, un frère, un oncle et non plus une figure de proue dans cette famille. Il avait fallut Ebba, son regard candide et franc sur le monde pour me le faire comprendre. J'avais besoin de changer, de changer le regard que je portais sur mes soeurs, sur ma famille, d'arrêter de toujours tout contrôlé, de me laisser aller à découvrir qui j'étais. Ce qui me plaisait. "Et bim prends toi quatre siècles dans les dents." Je chuchotais complice à Nastazià en attaquant la découpe de la bête. Franchement cette dinde était énorme. Une semaine était une prévision optimiste, je pariais plutôt pour trois, vu ce qu'elles ingéraient par jour. "On pourrait apporter des vivres à la banque alimentaire, Ebba a raison, cela ferait des heureux et éviterait aussi que vos agents ne fassent une crise de nerfs." Je lançais aux filles en tranchant dans le vif du blanc. "L'aille ou la cuisse jeune demoiselle ?" Je demandais à ma nièce avec un sourire. "du blanc !" M'ordonna t-elle du haut des jeunes années. "Madame a toujours eu si bon goût." commentai-je en la servant. "Laissez moi deviner, de la chaire sans peau pour ses dames ?" Je demandais à la cantonade pour les filles. Vient la question de Noël. "Je serai libre durant toutes les fêtes. Ce qui veut dire petit monstre que toi et moi nous irons patiner tous les jours au Rockefeller Center" Je chatouillais Marilys d'un baiser derrière l'oreille avant de poser devant Ebba une assiette à "petite proportion". Elle me fit rire avec sa triple traduction et je déposais un baiser sur le sommet de ses cheveux avant de retourner à ma dinde pour servir mes soeurs. "Non, comme je te l'ai dis, mes expériences en terme de balai sont très limitées. J'ai lu Hoffman et Dumas cependant et Marilys m'a obligé à regarder le dessin animé avec Barbie. Mais Nastazià et Solanà l'on peut être vu ? Marilys il ne me semble pas, en général on essaye d'aller tous ensemble en sortie culturelle." Grimés le plus souvent lorsque l'on voulait faire un break des journalistes. Mais l'important était de sortir en famille. "Tu dansera Clara cette année ?" Je n'étais pas ignorant du monde de la danse pour ne pas savoir que chaque année était donnée une représentation du célèbre Balai de Tchaikovsky.
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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mar 27 Jan - 15:29


Nastambba
Faisant tourner mon verre pour voir le liquide faire des ronds dans mon verre, j’écoutais la conversation tout en hochant la tête avant de porter le dit verre à mes lèvres et en boire une longue gorgée. Aller voir Ebba danser me plairait oui, je ne pouvais pas le cacher. Encore plus le fait que ça soit casse-noisette, qui était un ballet que j’appréciais énormément. Riant en le voyant servir tout le monde je posais mon verre restant silencieuse tout en écoutant les conseils pour la nourriture ainsi que la discussion sur le ballet. « En effet, c’est une bonne idée pour le repas, j’y pense jamais, on devrait y penser plus souvent. » dis-je en faisant signe à Ambroise de s’assoir. Avant de lui prendre les couverts pour lui servir la dinde. Il n’allait tout de même pas tout faire. Attrapant la cuillère, je fis le service de la purée, en mettant un tout petit peu dans l’assiette d’Ebba. « J’ai déjà vu le ballet, mais il y a bien longtemps, casse-noisette est un indémodable ! » Dis-je e me rasseyant avant de commencer à manger. Regardant de temps en temps Marilys, pour voir qu’elle mangeait bien, et arrivait à bien couper sa viande, je souris avant de me concentrer sur mon assiette, histoire surtout de ne pas me tacher. « D’ailleurs Ebba, tu vas danser ce ballet pendant combien de temps ? T’as du en faire des ballets depuis que t’es là-dedans non ? » En fait, j’étais curieuse de savoir les représentations qu’elle avait faite depuis qu’elle était dans le monde de la danse. Ça ne devait pas être facile d’apprendre tout ça. Je n’y connaissais rien, mais la mémoire était vivement travaillé, ça c’était certains, pour pouvoir se souvenir de tous ces pas de danse et tout… Et je doutais qu’ils aient beaucoup de temps pour les apprendre. C’était admirable en tout cas. « Maman, je peux ravoir de la dinde ? » Surprise de voir qu’elle avait déjà fini, je lui donnais un autre bout avant de lui mettre de l’eau cette fois dans son verre, histoire qu’elle ne boive pas que du sucre. « Comment vous trouvez la purée au fait ? Elle n’est pas trop étouffante ? J’avais un peu peur que ça soit du béton… » Faut dire que je m’étais battue un moment avant de la rendre onctueuse, mais ce n’était peut-être pas le cas une fois en bouche.

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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Jeu 29 Jan - 2:43

Nastazià + Ebba + Ambroise
Repas familial
"Non, comme je te l'ai dis, mes expériences en terme de ballet sont très limitées. J'ai lu Hoffman et Dumas cependant et Marilys m'a obligé à regarder le dessin animé avec Barbie. Mais Nastazià et Solanà l'on peut être vu ? Marilys il ne me semble pas, en général on essaye d'aller tous ensemble en sortie culturelle." Dumas ? Barbie ? Quel rapport ? J’avais juste demandé s’ils avaient déjà assisté à une représentation de Casse-Noisette, et brusquement, je me trouvais noyée sous une avalanche d’informations sans en comprendre le sens, ni même savoir où donner de la tête. « Je... Heu... » "Tu dansera Clara cette année ?" Hein ? Quoi ? Non, je... « Je... » « J’ai déjà vu le ballet, mais il y a bien longtemps, casse-noisette est un indémodable ! » Oh mon Dieu, ça venait de la gauche, maintenant. Et je me retrouvais à tourner vivement la tête en direction de Nasta. « Et bien... » « D’ailleurs Ebba, tu vas danser ce ballet pendant combien de temps ? T’as du en faire des ballets depuis que t’es là-dedans non ? » Haaaaaaa ! C’était ça, une famille nombreuse ? Tout le monde parlait en même temps sans prendre la peine de laisser les autres répondre ? Je suppose qu’il s’agissait d’une habitude à prendre, d’une timidité à dépasser pour se faire entendre, mais j’étais encore un peu trop impressionnée pour l’instant. Alors, j’attendais. J’attendais une brèche, un instant de silence pour m’élancer. Pour l’instant, c’était au tour de Marilys de parler pour réclamer plus de dinde, puis le bruit des couverts, les glapissements de l’enfant, ses râles devant l’eau qu’on lui servait alors qu’elle voulait du Popeye. « Comment vous trouvez la purée au fait ? Elle n’est pas trop étouffante ? J’avais un peu peur que ça soit du béton… » La voilà, ma chance ! À présent qu’ils étaient tous occupés à mâchouiller la purée, j’avalais ma bouchée à toute vitesse, déglutissais bruyamment, et m’élançais sans tarder. « Très bonne ! » je m’essoufflais presque, sans perdre de temps. « Je ne vois pas le rapport avec Barbie. » je lançais à Ambroise, comme s’il s’agissait d’une réponse immédiate à sa précédente intervention. « La poupée ou le nazi sanguinaire ? » Parce que c’était pas tout à fait la même chose. « Je ne danse pas en tant que principale, je ne suis qu’un membre du corps de ballet. On m’a proposé de passer le concours de soliste, c’est dans quelques mois. Je m’entraine. » Donc non, je ne serais pas Clara, Juliette, Black Swan ou autre avant trèèèèès longtemps. Je devais encore faire mes preuves, je n’étais à l’American Ballet que depuis un an. « On donne Casse-Noisette durant toutes les fêtes. » je répondais ensuite, en me retournant vers Nasta. « C’est toujours Casse-Noisette, pendant les fêtes de fin d’année. Autrement... J’ai dansé dans de très nombreux ballets, la Bayadère, Roméo et Juliette, le Sacre du Printemps, Paquita, le Lac des Cygnes, la Fille mal Gardée, Carmen, l’après-midi d’un Faune, Casse-Noisette, Giselle, les Enfants du Paradis, du Béjart, du Mat Sek, du Nijinski... » je commençais à énumérer avant de me résoudre a abandonner. Il y avait beaucoup trop de ballets, et je les avais tous dansé, ou presque. « Je danse depuis plus de dix ans, alors je les ai tous fait au moins une fois, parfois en tant que soliste, d’ailleurs, lorsque j’étais encore au Mariinsky,  durant les tournées. J’étais dans le corps de ballet, mais j’étais aussi doublure. C’est comme ça que l’American Ballet m’a repéré, lorsqu’à Paris, j’ai du remplacer la soliste sur deux dates. J’ai eu de la chance, un autre jour, il ne m’aurait pas vu, j’aurais été noyée dans la masse. » Et oui, c’était une chance, même si j’étais passée d’un corps de ballet à un autre, je savais que l’American voulait me faire évoluer, là où le Mariinsky n’avait cherché qu’à m’enterrer. « Ca vous plairait, alors ? Vous avez le droit de dire non. » Surtout s’ils n’étaient pas très amateurs de ballet, et ne venaient que dans l’espoir de me voir danser. « Et elle est vraiment très bonne, ta purée. » je répétais à nouveau, maintenant que j’avais réussi à répondre à tout. Parce que, c’était vrai qu’elle était bonne.


made by pandora.
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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial Mer 4 Fév - 20:51


Thanksgiving en famille ?
Ebba, Nastazià, Solanà & Ambroise
Je me demandais comment Ebba allait survivre à un repas avec notre famille. Il allait falloir qu’elle trouve sa place, qu’elle pousse sa voix pour noyer les nôtres. « La Barbie de Ken pas Klaus, tu sais la poupée Barbie, la blonde qui ressemble à une russe ? » Elle apprendrait, après tout c’était son premier repas de famille avec nous. Elle finirait par s’habituer aux conversations qui s’entrecroisent, qui dérivent, qui ne sont tirées de leur contexte. D’ailleurs je trouvais ma jumelle particulièrement silencieuse pour une fois. Jusqu’à présent je n’y avait pas fait attention, entre la dinde, ma nièce, ma demi-sœur et mon aînée, je baignais dans une douce cacophonie de sons. J’aimais cette vie qui régnait dans cet appartement. Notre vie. J’allais m’asseoir à côté de ma jumelle, pour poser un baiser sur sa joue. « Tu essayes de battre ton record de silence ? » Je lui murmurais en picorant dans son assiette une airelle qui se battait en duel avec la purée. Elle me faisait rire avec son air renfrogné. Je lui chatouillais les côtes. « Arrête de bouder, je t’aime. » J’ajoutais avant de reprendre part à la conversation principale. « Je vote pour, ce serait bien pour la pépette de voir autre chose que des Barbies en plastique danser à la télévision et puis, on pourra se vanter de connaître une des artistes. » j’ajoutais avec un sourire. « Super purée, y’a de quoi colmater les fuites du tuyau de la salle de bain grande sœur ! » Je la charriais gentiment en riant. « vous voulez qu’on aille voir la parade où qu’on la regarde sur la télévision parce qu’avec cette purée, je ne suis pas sûr de me décoller de ce siège sans treuille. »
electric bird.
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MessageSujet: Re: A&E&N ~ repas familial

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