It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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(HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé]

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MessageSujet: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mar 25 Nov - 17:17







My hope, my dream
Voilà un peu plus de deux mois que j’avais atteint la majorité. C’était un grand pas pour moi. J’avais surtout été très surpris de voir mon père débarquer avec une superbe voiture en face de mon pensionnat pour me ramener à la maison. Au début j’avais cru à une blague, une sorte de caméra cachée, mais une promesse est une promesse chez les Howard et il l’avait tenu. Voilà quatre ans que je longe les murs de cette enseigne catholique dans le but de me convertir dans une carrière de prêtre sans doute. Alors oui, j’avais confessé tous mes pêchés –c’était obligé- mais ce n’était pas pour autant que je m’en sentais plus libre. Je m’étais plutôt senti renié par ma famille. Comme s’ils avaient tout fait pour essayer de me changer au lieu de m’accepter comme j’étais. En plus d’avoir ressenti cela comme une trahison, je vivais avec la peine au cœur d’être loin de la personne que j’aimais tant. Ethan. Dieu merci, avec le temps, j’avais réussi à l’oublier. Pourtant, je n’avais pas eu le courage de surpris les photos de lui qui se trouvaient dans mon téléphone portable. Ce n’était pas pour autant que je les regardais. Je faisais tout pour ne pas y penser, mais un vide sommeillait en moi. J’en avais longuement perdu l’appétit. Je me souviens encore de ses jours où je me contentais d’un morceau de pain par jour pour prouver au reste du monde que j’allais bien, mais le miroir qui se trouvait en face de moi me rappelait toutes les fois où j’avais menti.

Resserrant un peu plus ma ceinture qui me rappelait mes kilos perdu depuis ses quatre ans, je secouais mes cheveux, prêt à parti en cours. Je n’avais pas le courage d’y aller et d’assister à une énième intervention d’un pechno du coin qui essaye de faire son intéressant devant l’amphithéâtre, mais avais-je vraiment le choix ? La sonnerie de mon téléphone portable me rappela à l’ordre. Ouais, j’allais être en retard si je continuais à ruminer dans mon coin et autant dire que que c’était la dernière chose que je voulais et mon camarade de classe dont j’avais fait la connaissance il y a un mois de cela déjà, n’allait pas forcément être heureux que je le mettre lui aussi en retard. Enfilant mes chaussures, je regardais le petit déjeuner que je m’étais quand même préparé, j’embarquais un croissant, pensant peut-être que j’allais vouloir le manger en chemin –ne sait-on jamais- Ouvrant la porte de chez moi, je la claquais, atterrissant devant quelqu’un pas forcément content. « Putain, on va devoir courir maintenant t’es pas sérieux ?! » Et c’était inutile de prendre la voiture vu les bouchons de New-York, le bus ni pensons même pas.

Je m’étais alors mis à courir entre les voitures et les passants avant d’arriver à bon port tout essoufflé, percutant un gars costumé –c’était moi dans toute ma splendeur- Je m’étais retourné vers lui afin de m’excusé. Je crus une fraction de seconde que c’était Ethan, mais je rêvais sans doute, c’était impossible et je n’eus même pas le temps d’y penser deux fois que mon ami me tira par la main pour me faire pénétrer dans le bâtiment afin de ne pas être trop en retard. J’avais pris le temps de jeter mon croissant à la poubelle, car je n’avais pas faim au final. Le visage de cet homme me hantait et mon ami dû me reprendre à plusieurs reprises afin que je ne me prenne aucune chaise. Une fois assis, je pouvais enfin souffler. Je ressemblais à un véritable dépravé avec ma chemise ouverte et mes cheveux en pagaille, mais au fond de l’amphi on y verra que du feu. « Tu vois, pas de besoin de stresser, le gars est même pas arrivé ! » Disais-je en pointant la salle de la main afin de voir ce même homme que j’avais bousculé, entrer. Ethan.



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Dernière édition par Nathanaël G. Howard le Ven 19 Déc - 18:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mar 25 Nov - 18:08






My obsession, my destruction
Six ans. Non, ça ne me hante pas. Seulement parfois, j'y repense. Quand j'ai vu cette foutue voiture où il est entré et qu'elle s'est en allée avec lui. J'avais arrêté d'aller au repas avec ses parents parce que je ne voulais pas qu'ils racontent de conneries sur lui. De toute façon, nos parents préféraient largement être « entre adulte ». Ces sales hypocrites. La seule personne qui ne m'agaçait pas trop était mon père. En même temps, à la fin de mes études de management, j'avais du travailler avec lui. Co-dirigeant d'abord, histoire que je me fasse mon propre nom et que je puisse tout maîtriser par moi-même. Il y a deux ans, l'année de mes vingt-quatre années, il m'a laissé géré tout seul, préférant profiter de la vie avec ma mère. Depuis, ils font des voyages tout comme les Howards. Alors j'avais souvent la maison et franchement, ce n'était pas plus mal. J'avais toujours mon mini appartement au premier étage, mais c'était mieux quand leur présence était absente de la maison familiale. Ce n'était pas pour faire des conneries car je ne le faisais pas. Après tout, ce cadeau de gérance résultait du fait que j'avais fait une promesse de mariage à Aliénor. Oui, je suis fiancé à elle et c'est mieux comme ça. Elle me faisait ressentir qu'elle attendait ça avec impatience, alors autant lui faire plaisir. Puis, elle a cédé à une de mes requêtes : ne pas tomber enceinte avant le mariage. Parce que je lui en voudras à vie si elle me faisait un tel coup derrière le dos. Puis, étant d'une famille catholique, on n'était pas censé avoir couché ensemble avant le mariage. Autant ne pas foutre en l'air mon couple en carton pour une telle connerie.

Soit. Mes parents absents et ma fiancée au travail, mon réveil me levait de mes songes. Aliénor n'avait pas dormi ici. Elle savait que j'avais un cours ce matin et elle avait préféré déserté hier soir pour ne pas me réveiller pendant la nuit. Autant elle était stupide au lycée, ça ne l'a pas empêché de finir avec un diplôme d'infirmière. Autant l'uniforme me plaît, autant qu'elle me parle des chieurs dont elle doit s'occuper me gave profondément. Enfin, je restais adorable pour qu'elle ne soit pas trop froissée. Soit. Je coupais la musique assourdissante qui arrivait à mes oreilles pour me lever, prendre une douche, manger et partir pour l'université. Enfin, à peine dehors, j'avais eu un moment d'arrêt. Une tête bouclée. Ce fut rapide, mais il était avec un autre garçon. Un autre mec. Putain. Il était en face de chez moi et je ne le savais pas. En même temps, j'étais rentré il y a deux jours de quatre mois en Europe, alors bon. Et mes parents étant indisponibles, personne ne m'avait rien dit. Il était là. La nouvelle me tourmentait. Je n'avais pas le temps d'y penser davantage. Prenant ma voiture, je quittais le domaine familiale et traçais – par les petites ruelles inconnues – jusqu'à la faculté de New York.

Rien n'avait changé. Je ne l'avais pas quitté depuis très longtemps, mais on pourrait croire qu'une personne allait tout repeindre ou un truc du genre. Mais non. Empruntant un autre chemin que l'habituel, je me garais sur le parking « professeur » que j'avais à peine remarqué quand j'étais étudiant. Non, je n'étais pas professeur. De loin non. Le directeur m'avait convié pour faire une conférence aux étudiants de commerce. Je n'avais pas refusé, car c'était toujours un bon moyen de faire connaître ma société. Sachant qu'en plus, ils devaient faire un stage dans une entreprise, j'aurais ainsi le choix et je pourrais embaucher qui je voudrais. C'était parfait. En beau costume, ma mallette à la main, j'arpentais les couloirs alors qu'un garçon me bousculait soudainement. Des boucles. Putain. Il ne me remarquait pas alors que son ami l'attrapait pour partir dans une autre direction. Je ne savais pas ce qui était le plus frustrant : qu'il ne m'ait pas reconnu, que son ami soit trop proche de lui ou que je ne puisse pas le prendre contre un mur. Je ne devais pas y penser. J'étais fiancé et si cette connerie recommencerait, je serais fidèle jusqu'au bout de ma vie. Même si cette idée ne me dérangeait pas du tout.

Levant les yeux au ciel, je reprenais ma route pour aller me renseigner dans quel amphithéâtre je devais me rendre. Une secrétaire me proposait de m'emmener et je la suivais, un peu ailleurs. Une fois la porte ouverte, j’entrais, ne prêtant aucun regard à l'auditoire. J'installais tout mon matériel alors que l'on m'amenait la feuille de présence. Quatre heures avec eux. J'espérais qu'ils seraient attentifs. Une fois tout prêt, le silence m'apparut alors. Un sourire amusé se glissait sur mes lèvres. Je fais peur ou bien ? Cette pensée me faisait rire intérieurement. « Bonjour à tous. Je suis Ethan Moore, dirigeant de l'entreprise MOORE qui est situé à New York même » me présentais-je brièvement. « Je sais que je suis censé faire passer cette feuille, mais ayant été à votre place il y a à peine cinq ans, je sais que certains présents signeront pour les absents et.. étant de l'autre côté désormais du bureau, je ne peux pas vous laisser faire ça » souriais-je alors que j'en voyais déjà certains envoyés des texto pour prévenir leurs amis. « Et cela ne sert à rien de les prévenir, je refuserais tout retardèrent. Tant pis pour eux » dis-je un peu plus froidement. Parce qu'avoir le pouvoir, c'est ce que j'aime le plus, dans la vie.

« Alors je vais faire l'appel pour essayer de vous connaître un peu, même si je n'interviendrais qu'aujourd'hui, pour le moment » Ne sait-on jamais que cela change. Alors je commençais à citer des noms, notant les présents, imprimant leur visage sans aucun soucis. J'avais une bonne mémoire, une chance. A peine avais-je été au dixième prénom, que je fis une légère pause. Je devais rêver. « Nathanaël Howard ? » questionnais-je, relevant le regard pour être certain de le voir. C'est alors que je vis sa main se lever. Tout au fond de l'amphi. Son ami était à côté de lui et je me promettais qu'au moindre chuchotement entre eux, mon voisin se retrouverait au premier rang, en face de moi. J'aurais préféré l'avoir sur mon bureau, mais je devais me résoudre à ne pas craquer. Pas tout de suite, du moins. Une lueur malicieuse se glissait dans mon regard en le voyant. Je ne pouvais pas énormément le distinguer dans ce grand amphithéâtre et il valait mieux que non. Sinon je serais déconcentré pour le reste de la matinée qui allait être très, très longue. Et j'avais déjà hâte d'être à la première pause, qu'il se lève et descende de là-haut pour le détailler. Je n'en revenais toujours pas. J'avais une chance incroyable.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mar 25 Nov - 18:45







My hope, my dream
Quatre heures ça risquaient d’être long et encore plus devant cette personne. J’avais encore l’impression de rêver, mais sa voix, son charisme, sa prestance, je ne pouvais pas me tromper et encore moins en l’écoutant se présenter. Ethan Moore. Mon Ethan Moore, le garçon que j’avais connu dès mon plus jeune âge, qui m’avait fait connaître le monde des adultes, les vices et ses vertus. Je n’en revenais pas du parcours qu’il avait fait. En même temps, dirigeant d’une entreprise, ça lui allait à la perfection. Il avait la tête à ça –sans vouloir faire cliché- mais son père l’avait toujours vu reprendre son entreprise de toute façon. Oui, nos parents avaient toujours tous prévus pour notre avenir. Mais nous étions destinés à deux avenirs différents. Lui à rester dans un bureau, moi à voyer aux quatre coins du monde pour aider les gens dans le besoin afin qu’un supposé dieu soit fier de moi. Mon dieu, dans quelle famille j’étais né ? Une famille riche. Voilà tout ce dont je retenais.

Au final, j’avais bien fait d’arriver un peu en retard et d’avoir dû choisir une chaise au fond, car je n’étais pas sûr de pouvoir suivre correctement le cours posté juste en face de lui. Se serait trop troublant et je savais que même à distance il arriverait à m’excité, car il dégageait ce quelque chose que je ne saurais pas expliquer, mais qui me faisait perdre tous mes moyens. A l’annonce de mon prénom, je relevais la tête, me demandant si c’était réellement moi, avant de finir par lever la main comme les autres l’avaient fait avant moi. Oui, j’étais bel et bien là, et je me demandais déjà pourquoi je m’étais motivé à y aller. Ah oui ! Mes cours étaient essentiels et mon père me tuerait si j’avais été absent. Même si j’étais content de le revoir, mais ça faisait mal de le revoir aussi. Il m’avait manqué, mais j’avais enfin réussi à l’oublier un minimum, alors pourquoi le passé nous revient toujours à la gueule ? Je tournais ma tête vers mon ami qui me demandait si j’allais bien vu la tête que je tirais. J’avais sans doute dû perdre un peu de couleur et je prétendais que le fait d’avoir sauté mon petit déjeuner était la cause de mon teint si pâle.

Je m’auto-encourageais à rester dans cette grande pièce. Après tout il y avait plus d’une centaine d’élèves, alors soyons franc, il ne pouvait pas m’apercevoir, mais moi je ne pouvais voir que lui. Je n’avais d’yeux que pour lui. Mes yeux le fixaient et je sentais que j’allais boire chacune de ses paroles et cela même si le sujet ne m’intéressait pas. Il avait toujours autant de classe, il était devenu encore plus beau qu’il ne l’était avant –je ne savais pas que c’était possible- il était beau, sexy et tous les adjectifs possibles ne suffiraient pas pour le définir. Putain, j’en bavais déjà, mais j’essayais de me calmer, m’asseyant correctement dans ma chaise, portant mon stylo à la bouche paré à boire chacune de ses paroles.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mar 25 Nov - 19:27






My obsession, my destruction
Son regard ne se détachait pas de moi. J'avais beau ne pas le regarder, continuer à faire l'appel calmement et penser à autre chose, je le savais. Il ne décrochait pas de mon corps et j'en étais incroyablement flatté. Cela faisait six années que nous ne nous étions pas vus, et pourtant, je persistais à avoir cette attraction pour lui. Le centre de son univers. Son repère. Cette pensée m'excitait, mais je devais ne rien montrer. Parce que je savais que dans son regard, il y avait plus que du désir, et je refusais de lui faire encore miroiter que nous sommes ensembles. Tout à changer et il pourrait s'en mordre les doigts, même si j'avais encore envie de goûter à ses fesses. Fesses que j'avais laissé à ses quinze ans, alors maintenant qu'il en avait vingt-et-un.. « Bien » dis-je une fois l'appel terminé. Il n'y avait pas tant d'absents que ça, au final. Je coupais court à mes pensées pour tenter de me concentrer au mieux sur le cours que je devais donner. « Je vais vous donner un cours sur l'import-export dont vous avez besoin pour vos cours de commerce. Je ne prétendrais pas que ce que je fais est intéressant, d'ailleurs si certains veulent partir, la porte restera ouverte dans ce sens » Non, je n'avais pas appris à être gentil, mais j'évitais tout de même d'être trop cassant. J'avais cette image à tenir. En voyant une jeune fille au premier rang tenter de se rendre intéressante, j'allais la couper rapidement dans ses idées farfelues. « Pour les demoiselles qui pensent avoir une chance avec moi, désolé, mais je suis fiancé, les filles » claquais-je avec un sourire narquois. « Je pense que nous sommes prêts pour commencer à travailler » Si j'avais pensé que mes paroles puissent blesser Nathanaël ? Non. Puis, il devait être au courant. Pour une fois que je me montrais sincère, il ne manquerait plus que l'on me le reproche ! Ce serait le comble !

Pendant la première heure, je leur ais exposé les différents flux qu'il existe en commerce. Même s'ils ont du les voir en première année, je préférais partir du départ. Vu le silence, soit je les avais effrayé, soit ils n'avaient jamais entendu parlé de ce que je racontais. Je leur étayais tout ce qu'il se passait au sein même d'une entreprise, leur apportant des éléments réels. J'avais toujours reproché à l'enseignement de ne donner que de la théorie et j'avais été heureux de pouvoir entendre parler des professionnels lorsque je me trouvais à leur place. Bien que ce n'était pas toujours aussi intéressant que je l'aurais aimé. « Des questions ? » terminais-je la première heure de cours. Depuis que j'avais annoncé que j'étais fiancé, je n'avais plus ressentir le regard de mon voisin sur moi. Peu importe. Devant le calme général, je levais les yeux au ciel. On croirait que j'allais les bouffer, c'est dingue. « Je vous laisse un quart d'heure de pause, ne soyez pas en retard pour la suite » leur dis-je avant de les libérer. Je laissais mes affaires en place alors qu'il sortait. Je le fis, après la foule d'étudiants. Ne leur prêtant aucune attention, je voulais juste prendre un peu l'air. J'avais l'impression qu'il faisait bien trop lourd dans l'amphithéâtre. Non pas que je sois agoraphobe, mais je n'aimais pas ce genre de salle. Je ne les ais jamais aimé.

Sortant un moment, j'avais fumé une cigarette avant de revenir à l'intérieur pour me prendre un café. Qui ne vis-je pas près de la machine ? Je ravalais mon sourire pour paraître totalement neutre alors qu'il attrapait son gobelet. Que ce soit pour lui ou son ami, peu importe. Approchant sans me poser de questions, je l'avais effleuré à peine alors que je tendais le bras pour glisser une pièce dans la machine. Celle-ci me servit mon café sans plus attendre et ce ne fut qu'une fois servi que mon regard se stoppait sur mon voisin. Chemise légèrement ouverte, pantalon slim troué, mince, légèrement plus grand que moi (mauvais point, par contre), ses boucles avaient poussé et putain. Il était incroyablement baisable. Je déglutissais difficilement. Je devais refréner toutes mes pulsions pour ne pas le prendre dans les toilettes ou toute autre pièce dans cette université. Il avait grandi, et je ne pouvais pas mentir. Il était à couper le souffle. Si l'on m'avait dit que son école le rendrait comme ça, je serais aller le cueillir à sa majorité pour le prendre dans ma voiture. Lorsque son ami surprit mon regard, je détournais les yeux pour m'en aller, retourner dans l'amphi. Vivement que ces quatre heures se terminent.

Une nouvelle heure plus technique, se répartissant en temps égal entre ce que je leur disais et les questions auxquelles je répondais. Ils me semblait intéressés et j'en étais ravi. Je ne m'ennuyais pas un seul instant et même si je faisais en sorte d'être serein, le bouclé tout en haut me donnait furieusement envie de rouvrir mes boîtes secrètes. C'est alors que je vis l'ami de Nathanaël se pencher vers lui et j'oubliais la question que l'on me posait. Quelle elle était. Qui me la posait. Puis, je les voyais papoter ensemble. Je n'allais pas louper une si belle occasion. « Mr.. Grent ? » lançais-je alors en le voyant tourner son attention vers moi. Regardes-moi, t'as raison, que tu regrettes encore plus de t'être approché de lui comme ça. « Si mon cours vous ennuie, je ne vous retiens pas. Mais vu que je vois que vous préférez déconcentrer Mr.. Howard, je ne voudrais pas qu'il perde le fil par votre faute » souriais-je grandement, faux. « Mr Howard, donc, je vous prie de venir au premier rang. Ce n'est évidemment pas négociable » De toute façon, il ne pourrait pas refuser. Il n'en était pas capable. Je le savais et ça n'avait sûrement pas changé. Je me délectais de cette situation et encore plus parce que, même si ça allait me déconcentrer, j'aurais le loisir de le dévorer du regard, en face de moi, tout près. Finalement, ces prochaines heureus me plaisaient bien.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mar 25 Nov - 19:51







My hope, my dream
Ok, je n’avais sans doute pas retenu un tiers de ce qu’il nous avait raconté, mais j’avais tout de même réussi à prendre quelques notes et au pire des cas, je prendrais la cahier de mon ami se trouvant à mes côtés qui avait l’air beaucoup plus intéressant. En fait, j’avais totalement décroché dès lors qu’il nous avait appris qu’il était fiancé. Tout mon corps c’était brisé, je m’étais senti anéanti, mais après tout, je m’étais attendu quoi après toutes ses années ? Qu’il m’attende ? Cela aurait été me mentir à moi-même et pourtant, j’avais espéré. Même longtemps. Trop longtemps. Je l’imaginais déjà marié, une femme et des enfants à sa charge. Mon dieu, je ne savais que ça faisait aussi mal d’avoir le cœur brisé. C’était encore pire que lorsque j’avais dû partir loin de lui sans même avoir l’autorisation de lui dire au revoir. Je revins à moi lorsque mon camarade me faisait part que nous avions le droit à quelques minutes de pause. Mon dieu, tout ce dont j’avais besoin était d’un bon café.

La tonne d’élèves partis, j’avais descendu les quelques marches, mettant une pièce dans la machine afin de me servir une bonne boisson chaude et énergisante. Regardant le liquide se déverser dans le gobelet, je ne fis pas attention de qui s’approchait dangereusement de moi, mais c’est une fois mon verre en main que je sentis la chaleur corporelle de quelqu’un que je connaissais que trop bien, me frôler. J’avais rêvé durant des années de me retrouver à nouveau face à lui, à quelques centimètres de lui, mais maintenant je me sentais tout troublé. Ses beaux cheveux bruns, ses yeux hypnotisant, ses lèvres que j’avais tellement envie d’embrasser. Je le fixais durant de longues minutes, mais les minutes s’écoulèrent et la pause toucha à sa fin. Ce fut un grand soulagement, je respirais à nouveau, regagnant ma place.

Le cours reprenait, les questions aussi et j’avais décidé de fixer ma feuille plutôt que cet homme à présent fiancé. Cette pensée ne me sortait pas de la tête et je savais déjà que je ne pourrais pas fermer l’œil de la nuit. C’est alors que mon ami vint se rapprocher de moi pour venir me chuchoter une simple question, une simple parole, mais la parole de trop. Comme si nous étions les seuls à discuter, en plus nous étions genre tout au fond. Je regardais le reste de la salle avant d’observer une place de libre juste devant lui. Je n’avais rien dit –comme toujours- mais je n’avais pas pu m’empêcher de soupirer, car l’idée de me retrouver en face de lui était très stressante après toutes ses années. Prenant mes affaires, je m’approchais doucement de lui, m’asseyant juste en face lui. Mon dieu, comment étais-je censé continuer de suivre son cours alors que je me retrouvais si proche de lui. J’avais repris mon stylo en main, sachant qu’il fallait que je fasse au moins mine de suivre son cours.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 10:56






My obsession, my destruction
Renvoie tous ces étudiants stupides. Ne garde que lui. Prends le sur chaque place que cet amphithéâtre te propose. Finis par le bureau, après avoir fait chaque mur. Ces pensées ne cessaient de s’agglutiner dans ma tête alors que je le voyais descendre les marches qui nous séparaient. Je faisais en sorte de les faire taire pour ne pas avoir d'érection devant l'assemblée qui se tenait en face de moi, mais je savais que rester encore concentré pendant deux longues heures sans ne rien pouvoir lui faire serait très compliqué. Pour lui comme pour moi. Je ne prêtais plus aucune attention à son ami et sincèrement, il pouvait crever s'il pensait pouvoir mettre la main sur ce bouclé. Il était ma propriété, même après six années et malgré le fait que je ne devrais plus l'approcher autant qu'avant. Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. Un non sens, mais je ne comptais pas résister. Alors je ne suis pas censé y succomber, pas vrai ? Me reprenant après mon interruption pour le changer de place, je reprenais un masque d'indifférence pour faire répéter la question que l'on m'avait posé et pour y répondre. L'avoir si proche et si loin à la fois était une torture, mais que voulez-vous, j'aime me faire du mal. L'être humain a besoin de souffrir pour avancer, grandir et se construire. Si tout était parfait, nous ne serions que des coquilles vides sans émotions. J'étais fier de mon chef d’œuvre qui se trouvait non loin de moi, car même si je l'avais entraîné dans un monde rempli d'interdit, il avait ressenti, apprécié et détesté. Il était un être vivant à part entière.

Une fois le cour arrivant à moitié, je les libérais une seconde fois. Mon regard ne se détachait pas de mon voisin et même si son ami avait préféré l'amener loin de moi, hors de cette salle, je savais qu'il ne partirait pas du cours. Après tout, qu'avait-il de plus intéressant à faire que d'admirer ma personne ? Il ne restait pas uniquement pour ce que je leur racontais. C'était certain. Car il aurait des raisons de me haïr – je suppose – alors il aurait pu partir depuis un long moment. Rangeant mes documents, mon portable vibra dans ma poche. Je le sortais avant d'aller dans le couloir pour décrocher. « Qu'est-ce qu'il y a, Aliénor ? (Bonjour aussi à toi, mon coeur) Arrête, ne m'appelle pas « mon coeur », tu sais que j'ai horreur de ça (T'es chiant quand tu t'y mets. Tu manges où à midi ?) J'en sais rien, j'irais sûrement en ville (Oh et bien arrête ton cours plus tôt, comme ça on pourra manger ensemble !) Non, je ne vais pas arrêter ma conférence plus tôt parce que tu as envie qu'on déjeune ensemble (Mais..) On se voit ce soir, ça suffira largement (T'es vraiment gonflé ! On s'est pas vu depuis hier soir et tu choisis comme un égoïste qu'on ne peut pas manger ensemble à cause de tes cours à la con !) Tes crises, je m'en tape, alors ne me cherche pas (ça m'aurait juste fait plaisir de passer du temps avec toi.. A ce soir alors, je viendrais vers 20h chez toi, je t'aime) Ouais, moi aussi. A ce soir » terminais-je avant de raccrocher brusquement.

Ma fiancée avait toujours le don de tout rapporter à sa petite personne et je détestais quand elle faisait ça. Elle croyait que j'étais son chien et que je me plierais à ses moindres exigences. Ça ne marchait pas comme ça avec moi et elle avait de la chance de me voir seulement en compagnon gentil et calme. Si elle m'avait connu en dominateur obscur, elle aurait changé de couleur et elle aurait pris ses jambes à son cou. Grâce à elle, je sauvais les apparences, alors je ne comptais pas qu'elle parte comme ça. Si cela devait arriver entre nous, ce serait moi qui la jetterais et non l'inverse. Question de fierté. Remettant mon portable dans ma poche, je retournais dans la salle de cours, non sans remarquer le regard de mon bouclé sur moi, juste avant de tourner pour entrer dans l'amphi. J'aimerais bien sauter ma pause déjeuner pour en faire mon repas. Je chassais cette idée de mon esprit avant de prendre une nouvelle heure de cours.

Pendant cette heure-ci, j'avais du me reprendre plusieurs fois entrain de fixer Nathanaël avec un peu trop d'insistance. Ce n'était pas parce que je lui avais envoyé dans la gueule que j'étais fiancé qu'il devait croire que je n'avais pas envie de lui. Il se tromperait sur toute la ligne. Maintenant que je l'avais dit, ça aimerait des complications. Enfin, sauf s'il s'en fichait. Il y a bien des gens qui couchent avec des personnes en couple, fiancées ou mariées sans remords et sans avoir de problèmes. Avoir Nathanaël comme amant était une idée qui prenait place dans mon esprit. Qu'il accepte m'étonnerait, tout de même. Une seule condition pourrait faire qu'il me dise oui sans réfléchir : qu'il soit encore amoureux de moi. J'avais l'impression que c'était encore le cas. Il fallait juste que je m'en assure. Ce serait simple et rapide. Dommage qu'il y est encore une heure de cours après celle-ci. Soit, j'exposais mon cours et je répondais au mieux au question. A la fin de la troisième heure, je les regardais tous. Bien que mon regard azur croisait le vert émeraude plus que les autres sans valeur. « Avant de vous laisser aller en pause, je souhaitais vous dire que je cherche un stagiaire pour mon entreprise. Je sais que vous devez faire un stage de six mois durant votre formation »

« Votre salaire sera vu avec moi-même et il sera évidemment plus intéressant que ce que l'université nous impose » Mon but ? Avoir le plus de demande possible pour choisir. Même si mon choix serait déjà fait si cet homme en face de moi postulait. « Je demande un simple CV et en fonction de celui-ci, je vous appellerais pour convenir d'un rendez-vous. Je trouve ça plus intéressant qu'une lettre de motivation stérile » rajoutais-je. Donner un entretient à mon bouclé me plairait terriblement. Même si je n'étais pas certain que nous parlerions. Il avait d'autres capacités qui me ferait craquer pour l'embaucher sur-le-champ. « Ce stage peut découler vers un poste à temps plein et à durée indéterminé. Tout dépend de comment cela se déroule pendant ces six mois. Alors je vous laisse une pause de vingt minutes pour aller imprimer vos CV pour ceux qui le veulent » Ces minutes me donneraient le temps de respirer un peu, aussi. Je les laissais partir alors que j'attrapais une bouteille d'eau pour calmer ma gorge sèche. Je n'aurais jamais cru qu'être à la place des profs seraient si complexes. J'étais heureux de ne pas en être un car cela ne me permettrait pas de penser à une liaison avec Nathanaël. Bien que le risque et l'excitation d'être surpris avec lui me plairait. Je n'oublierais jamais le jour où je lui avais chuchoté que j'aimerais le baiser dans une église. Que de souvenirs avec lui.



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Dernière édition par Ethan O. Moore le Dim 30 Nov - 16:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 19:33







My hope, my dream
La prochaine heure était insoutenable. J’étais déjà pressé d’avoir une seconde pause. Mon café ne m’avait pas suffi. Je me demandais si en fermant les yeux et en les rouvrant par la suite, je ne me réveillerais pas dans mon lit et qu’en fait, tout cela n’était qu’un énième rêve où Ethan avait trouvé cela amusant de s’y glisser. Oui, il savait prendre une place énorme dans ma vie sans même être physiquement-là et cela en était agaçant. Avant, pas tant que ça puisque nous étions ensemble je jugeais cela tout à fait normal, mais à présent que je le savais en couple, je me refusais de penser encore à lui. Se serait carrément malsain de vouloir ne serait-ce qu’une seule petite seconde vouloir coucher avec un homme marié. Nous avions enfreint énormément de règles lui et moi étant plus jeune, mais nous avions grandi, il vaut mieux passer à autre chose parfois.

La seconde pause qui venait d’être annoncé m’extirpa de ma rêverie tandis que je m’empressais de sortir prendre l’air. J’en avais drôlement besoin, j’avais l’impression d’étouffé dans cet amphi et ma chemise avait beau être ouverte, je me sentais encore plus lourd que si je portais une doudoune et vingt pulls. Je n’avais pas pu m’empêcher d’essayer d’entendre une nouvelle fois la voix d’Ethan. Je fus surpris en voyant mon corps se couvrir de frisson. Le thon autoritaire d’Ethan me faisait toujours autant d’effet apparemment et j’aurais tellement aimé le contraire, cela aurait été tellement plus simple, mais mon cœur et mon esprit n’était pas de cet avis et encore moins mon corps qui avait juste envie de celui de cet homme remplit de charisme, attiré comme un aimant. Mais mon cœur avait mal de l’entendre parler avec sa fiancée. Alors même s’il lui parlait comme si elle ne représentait rien, ça ressemblait juste à du Ethan pur, il avait toujours été ainsi. Autoritaire, méprisant et sans scrupule. L’Ethan dont j’étais tombé fou amoureux.

J’allais devoir attaquer une nouvelle heure à quelques centimètres d’Ethan et j’essayais de me préparer mentalement, mais c’était très dur. Son annonce fit l’effet d’une bombe dans la salle. Tout le monde c’était mis à chuchoter, parler et les filles gloussées. Elle s’imaginait déjà être les maîtresses de monsieur Moore. Le parfait cliché du grand riche et de la sexy secrétaire sans en oublier la partie de jambes en l’air sur le bureau du PDG. Je voyais déjà le tableau. Certains c’était plus pour le salaire. Personnellement, j’avais assez d’argents sur mon compte pour m’acheter trois villas tout équipées, alors je m’en fichais royalement, mais je savais que je ne pouvais pas trouver mieux, que c’était pas forcément facile d’en trouver et puis au moins, je ne serais pas totalement dépayser. Je ne prétendais pas avoir plus de chance que les autres, mais ça me ferait chier que quelqu’un d’autre puisse approcher Ethan. Alors, je m’éclipsais comme les autres, alors imprimer mon CV qui n’était pas si florissant que ça. Mise les diplômes de base et le fait que j’avais passé mes études dans un passionnât religieux, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant.

Revenant au bout de vingt minutes, je laissais tout d’abord les autres venir les déposer aux mains propres de monsieur. Ses mains si fines, si belles et qui m’avaient touchées tant de fois. J’aimerais tellement pouvoir les sentir à nouveau sur moi, mais se serait faire plus que braver l’interdit. Face à lui, je lui remis mon bout de papier, fixant mon regard vert émeraude dans le sien, me noyant par la même occasion dans son regard. Je ne comptais pas décrocher un CDI avec ce stage, car mon père avait déjà un avenir tout tracé pour moi, juste avoir un peu plus d’expérience dans le domaine –du commerce je parle- et avoir la chance de le voir un petit peu tous les jours et cela même si c’était aux bras de cette fameuse Aliénor.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 20:23






My obsession, my destruction
Mon annonce avait fait beaucoup d'effets, vu que je les voyais détaller pour aller imprimer leur CV. Je ne quittais pas mon bouclé des yeux et sincèrement, s'il ne me donnait pas ce putain de bout de papier, je serais capable de le violer directement à la fin des cours. Fiancé ou pas. Soit, durant mon moment de répit de vingt minutes, j'avais simplement apprécié le calme dans la grande salle. Malheureusement, ce fut de courte durée vu que les premiers arrivaient avec leur papier. Alors pour m'amuser, j'avais entreprit de compter le nombre qui se déposait sur mon bureau. 1. 12. 27. 58. 72. 88. 97. J'étais impressionné que mon offre plaise tant. Bien que je ne savais pas si c'était pour moi, pour mon entreprise, pour l'argent ou étoffer leur CV qu'ils postulaient. C'est alors qu'un dernier se posait sur la pile et mon regard se levait vers le dernier arrivant. Nathanaël. Le choix était tout fait et j'aurais quatre-vingt-dix-sept morceaux de papier avec lesquels je pourrais faire un feu de camp. Pratique. Mon regard ne décrochait pas de lui et heureusement qu'il y avait d'autres étudiants, sinon mes lèvres auraient pris en otage les siennes sans retenue. Le regardant retourner à sa place, j'avais un sourire satisfait aux lèvres. Le hasard est bien fait, même si pour ce qui est du stage, j'avais poussé un peu le destin, je l'admets. Mais l'avoir avec moi pendant six mois, vous ne pouvez même pas imaginer comme c'est parfait. Totalement parfait.

Me reprenant rapidement, je leur annonçais que la dernière heure serait consacrée à un exercice sur ce que je leur avais appris jusqu'à maintenant. Évidemment, il y avait un peu de logique et je voulais voir comment il pourrait aborder certaines situations au sein d'une entreprise. Projetant l'énoncé sur le mur, je les laissais faire alors que je regardais les CV. Je commençais par celui de mon voisin, voyant qu'à part le diplôme de base et ses années en pensionnat, il n'avait rien fait de plus. En même temps, cloîtrer chez les prêtres, à part faire du troc de légumes contre des fruits, il n'avait pas pu avoir beaucoup d'expériences. Dans le commerce ou dans mon domaine de compétence personnel, cela va de soit. J'essayais de ne pas trop y penser alors que je regardais, sans grand intérêt, d'autres curriculum vitae. Les autres avaient fait plus que lui, mais je suppose que l'excuse de lui donner un change suffirait. Et ses parents seraient enchantés de savoir que leur fils ne serait pas avoir un inconnu. Même s'ils ignorent totalement qui je suis réellement.

Avant la fin de l'heure, je leur montrais les solutions, n'étant pas prof pour corriger leur devoir. Le plus important, c'est d'apprendre et de retenir. Les notes ne sont rien. Elles permettent juste de classifier les gens d'une façon absurde, à mes yeux. Bien entendu, j'avais du rentrer dans le système pour mes parents et être, puis rester major de promo. Mais je n'avais jamais aimé ça. Parce que même les personnes ayant de mauvaises notes sont de bons élèves. Oui, pour une fois, je ne suis pas un connard, incroyable non ? Il y avait des étudiants avec moi qui n'aimait pas le système d'apprendre par cœur ou qui n'y arrivait pas. Sur le terrain, ils étaient carrément excellents. Enfin bref. « Bien. J'espère que mon intervention vous sera utilise pour la suite de votre parcours scolaire et professionnel. J'étudierais vos CV d'ici peu et je prendrais contact avec certains d'entre vous. Merci pour votre attention » souriais-je doucement, heureux d'avoir fini et qu'ils partent. Ce qu'ils firent sans attendre. L'estomac à ses raisons que la raison ignore.

« Mr Howard, un instant s'il vous plait » lui dis-je alors qu'il cherchait à prendre la poudre d'escampette. Lui et son ami revenaient sur leur pas. Sérieux, ils sont mariés ou bien ? « Mr Grent, je crois que votre petit ami est assez grand pour avoir une discussion seul à seul avec moi. Vous avez peur de quoi ? Que je lui saute dessus et qu'il vous largue ? » lançais-je avec un sourire narquois. En gros, casse-toi, toi et ta sale face. Je prenais sur moi pour ne pas le lui dire. Vu sa réaction, je crois qu'il aime un peu trop Nathanaël et ça, c'était juste mort. Personne n'avait le droit de le toucher. Alors qu'il repartait, je ne pouvais me résoudre à le chercher un peu plus. « Oh et, fermez la porte derrière vous, on ne sait jamais que cela arrive » Son regard surprit me donnait envie d'exploser de rire, alors que son regard s’assombrissait et qu'il claquait la porte derrière lui. Une bonne chose de faite. Mon regard se déposait ensuite sur mon bouclé. Rien que par son changement vestimentaire, il donnait envie qu'on le baise. Il était plus grand, plus musclé, plus sexy que jamais.

M'adossant à mon bureau provisoire, je le scannais de tout son long. Déjà qu'avant, il était terriblement canon, maintenant c'était pire. Je me retenais de ne pas faire ce que j'avais dit à son ami. Je ressentais son malaise et je m'en amusais vraiment. « Tu comptais vraiment fuir, Nathanaël ? Tu sais très bien que je n'aime pas courir » soufflais-je doucement, sans le quitter des yeux. « Je pensais que tu serais un peu plus heureux de me revoir après quoi.. six ans ? » fis-je un peu plus froid. Lentement, je me décollais du meuble pour avancer vers lui. Tel un lion affamé approchant de la petite gazelle sans défense. Laissant un mètre entre lui et moi, je ne cessais de captiver son regard. Il craquerait, et vite. « Je t'ai tellement peu manqué que ça ? » lui demandais-je, sans attendre la moindre réponse. Je la connaissais déjà. « J'espère que ce mec n'est pas ton petit ami. Un con comme lui ne mériterait pas une perle comme toi » Et parce que si c'est le cas, je le tuerais de mes propres mains pour t'avoir touché. Personne n'avait le droit de poser la main sur lui aussi intimement que je l'avais fait. Absolument hors de question. « Tu sais, tu peux approcher, je ne vais pas te bouffer » lui fis-je remarquer en haussant un sourcil. Approche seulement, que je puisse attraper tes cheveux et finir par te baiser violemment contre ce bureau.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 20:53







My hope, my dream
J’étais conscient qu’à côté des autres curriculums, le miens avait l’air fort rachitique, voir même pathétique et si je ne le connaissais pas personnellement, je n’aurais même pas pris la peine de participer, car je n’aurais eu aucune chance de rivaliser avec eux. Ils avaient tous plus ou moins de l’expérience dans le commerce, moi je n’avais jamais pu en avoir. Mon père me voyait destiné à une grande carrière et pourtant il m’avait limite enfermé dans un couvent, alors pas étonnant que je sois obligé de me faire pistonné aujourd’hui. C’était juste de la chance. Mais la chance peut être bonne ou mauvaise. Pour le coup, je ne savais pas comment je devais l’interprétais. Ethan un cadeau du ciel comme tout le contraire.

Je fus soulagé que son cours soit enfin fini et je n’avais pas attendu une minute de plus pour récupérer mes affaires et me diriger vers la sortie avec mon ami, mais ce n’était pas du goût d’Ethan et bizarrement, ça ne m’étonnait pas plus que cela venant de lui. C’est pour cette raison que j’avais fait de mon mieux pour partir le plus vite possible. Pas suffisant apparemment. Je voyais le visage de mon ami se décomposer au fur et à mesure des paroles d’Ethan. Il n’avait jamais manqué de culot, mais je me demandais si ce n’était pas un peu exagéré venant de sa part. Il n’était pas très bien placé pour parler. Lui qui était fiancé. Soit, je faisais comprendre à mon ami que je ne tarderais pas à revenir, avant de redescendre les marches que je m’étais empressé de monter pour sortir au plus vite.

Voilà, nous y étions. Je me trouvais face à Ethan et mon dieu qu’il était toujours aussi impressionnant après tout ce temps. J’avais difficilement ma salive en l’écoutant parler. J’avais l’impression qu’il y avait comme une sorte d’accusation et de haine lorsqu’il me fit rappeler le nombre d’années éloigné l’un de l’autre. Pourtant, je n’y étais pour rien dans cette histoire. S’il y avait une personne à blâmer c’était mon père et personne d’autre. Soit, je le laissais continuer. Mon ventre se tordait comme autrefois lorsqu’il se mit à me tourner autour comme il aimait tant le faire. « T’es qui pour le juger ? » C’était sorti tout seul. Je n’avais pas su me taire et j’allais probablement le regretter, mais l’idée qu’il soit fiancé germait toujours dans ma tête. Mon sang ne cessait de chauffer et c’était dur de garder le contrôle, mais son regard m’apaisait comme il m’effrayait. Alors, même s’il m’autorisait à m’approcher, je préférais garder une certaine distance entre lui afin d’éviter de craquer, car il savait que je ne saurais lui résister. Il suffirait qu’il me touche et se serait fini.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 21:21






My obsession, my destruction
L'accabler, voilà ce dont j'étais capable. Il était fautif de ces six années et il n'avait pas intérêt à dire le contraire. Je n'avais jamais rien eu de lui : appels, cartes, lettres, etc. Rien. Si seulement il avait juste pu une seule fois me dire où il était, je serais venu le chercher et je l'aurais emmener loin de là. Je ne serais pas fiancé et je n'aurais pas repris l'entreprise de mon père. J'aurais été un tout autre homme et c'est ce futur parallèle que j'aurais aimé. Alors même s'il ne saurait pas cela, je lui en mettais plein la gueule juste pour des excuses pourries. Ça marchait, alors bon, je n'allais pas chercher plus loin. Sa réponse me prit de court. Je devais avoir mal entendu. Pourtant, ses mots résonnaient dans ma tête et il allait les regretter amèrement. Je serrais des poings, énervé. Non, je ne pourrais jamais lui en coller une. La situation était très tentante, mais je n'étais pas du genre à perdre mon sang froid de cette façon. « Tu peux répéter ce que tu viens de me dire ? » lui jetais-je d'une voix glaciale. En fait, il n'avait pas intérêt à le faire. Mes mains se déserrèrent brusquement alors que je comblais l'espace qui nous séparait. Proche de lui, tout proche, mon regard sombre de colère croisait le sien. « Je t'écoute, répète moi tes putains de paroles » lui dis-je à nouveau en me penchant vers ses lèvres. « Je suis tout ouï rien que pour toi, Nathanaël » prononçais-je d'une voix plus basse, plus rauque. Il me défiait et je ne l'en aurais jamais cru capable un jour. Il osait me tenir tête et je détestais ça. Alors je jouais à ma façon. Venir près de lui, aller au bord des limites pour voir s'il est toujours aussi fort qu'il laisse paraître.

Un sourire amusé prit place sur mes lèvres alors que nos regards ne se décrochaient plus. Tu veux jouer, on va s'amuser, mais tu regretteras. L'une de mes mains vint entouré son poignet pour le tirer en faisant demi tour. Résultat de mon petit passe-partout, il était le cul sur le bureau et mon corps l'empêchait d'aller n'importe où. Il avait beau être légèrement – mais vraiment à peine – plus grand que moi et avoir des muscles, je restais bien plus fort que lui. Sur tous les plans, d'ailleurs. « Qui je suis pour te juger ? » repris-je, alors que mes yeux lui lançaient un regard assassin, malgré le fait que mon sourire ne me quittait plus. « Le premier mec à t'avoir embrassé. Le premier à t'avoir fait prendre du plaisir. Le seul à t'avoir fait découvrir que l'extase ne s'arrête pas à coucher ensemble, mais qu'il y a plus. Tellement plus » murmurais-je chaudement près de lui. Mes lèvres étaient si proches des siennes. Un moment que j'avais attendu depuis si ans. Je résistais, simplement pour lui faire comprendre que sa phrase avait été la pire idiotie de sa vie. « Et j'espère pour toi que je suis le seul à avoir pu être si proche de toi » grondais-je, sérieux. Que l'on soit clair, il est à moi. Point barre.

Mon bassin se collait contre le sein sans aucune gêne. Mon regard le sondait alors que je prenais un malin plaisir à lui faire passer l'envie de parler. « Je crois qu'au lieu de te bander les yeux ou t'attacher, j'aurais du utiliser du scotch » fis-je avec un regard pervers. « J'espère qu'ils ne t'ont pas rendu prude, dans ton pensionnat, ce serait du gâchis.. » chuchotais-je en m'humidifiant les lèvres. Si j'allais être un connard ? Oui. Les bonnes vieilles habitudes. « Oh, et ne t'inquiète pas pour ma fiancée, je sortais avec elle au lycée après que l'on est commencé à coucher ensemble » Très délicat, je sais. Autant qu'il le sache, vu qu'il connaît son existence, désormais. J'aurais préféré qu'il ne le sache pas tout de suite, mais au premier repas entre nos parents, il l'aurait appris. Autant essayer d'être franc. Pour une fois. Mes yeux glissèrent sur sa chemise légèrement ouvertes. « Si j'avais cru qu'en sortant de chez les prêtres, tu découvrais plus ton corps publiquement, je t'y aurais moi-même envoyé » Soyons réaliste, il était canon comme ça. Même plus. Le toisant avec un sourire provoquant, j'étais curieux de ce qu'il pourrait encore sortir comme connerie par la suite. Très curieux, même.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 21:53







My hope, my dream
Pour le coup j’avais juste envie de me cacher, avoir tourné cinq fois ma langue dans ma bouche pour ne jamais avoir osé tenir tête à Ethan. Il n’avait pas l’air d’apprécier et le contraire m’aurait étonné. Son air sévère et autoritaire me faisait face. Il me demandait de répéter, mais c’était plus qu’un défi qu’autre chose. Le connaissant, il n’avait vraiment envie de me l’entendre dire à nouveau, mais il tenait sans doute à savoir si j’étais capable de continuer sur cette pente dangereuse et semer d’embuches. La réponse était non. Je regrettais déjà assez de l’avoir mis en colère en prononcer cette simple question. Qu’est-ce que je pouvais être idiot par moment. Il n’t avait rien de mal dans le fait de montrer qui nous étions, mais lorsqu’on se trouve à Ethan Moore, il vaut mieux pour nos fesses de se faire gaffe à chacune de nos paroles. Et cela au sens propre sur terme.

J’avais un mal fou à avaler ma salive, le voyant se rapprocher de plus en plus de mon corps. Je sentais que l’air devenait de plus en plus irrespirable. Il avait quand même daigné réponse à ma question alors que je n’en attendais pas réellement. C’était juste histoire de lui faire comprendre qu’il n’avait pas âme jugé ainsi. Néanmoins, il avait tellement raison que ça me fendait le cœur, mais ce n’était rien comparé à ce qu’il m’attendait. Est-ce que je m’étais attendu à ce qu’il me parle de sa petite amie ? Non, pas du tout et j’aurais préféré ne rien savoir, car ça faisait encore plus mal de savoir que nous n’étions jamais réellement sorti ensemble puisqu’il était déjà posé avec elle. Est-ce que si j’étais resté j’aurais pu l’avoir juste pour moi ? C’était beau de rêvé.

Mon corps plus qu’à quelques centimètres du sien, ses mains sur mes poignets me firent l’effet d’un électro choque, ne m’y attendant pas du tout. Sans comprendre comment, je me retrouvais les fesses sur le bureau, tandis qu’il avait encore pris l’avantage sur moi. Son allusion pervers me fit remonter dans mes souvenirs et ce n’était pas une superbe bonne idée si je voulais toujours espérer rester de marbre face à lui, mais je savais déjà que c’était peine perdue. Je n’arrivais pas à trouver les mots. Qu’est-ce que je pouvais répondre à ça ? Attendait-il réellement des réponses ? « Ethan steuplait, laisse-moi partir » Je le regardais, voyant très bien qu’il avait fait exprès de bloquer les jambes pour ne pas que je m’en aile. Même le supplier était inutile. Néanmoins, j’étais fier de moi, car même si je savais que ça ne durerait pas bien longtemps, c’était la première fois que je lui faisais autant de résistance.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 22:26






My obsession, my destruction
Tiens donc, il n'osait pas me répéter ce qu'il avait osé me claquer à la gueule. Comme quoi, il ne faisait pas autant le fier quand je me trouvais près de lui. Lui dire qu'avec Aliénor, c'était déjà le cas depuis le lycée, n'était pas une excellente idée. Je pensais que ça le ferait déculpabiliser sur le fait que si on recommençait, ça ne changerait rien d'avant mais.. j'avais oublié qu'il croyait que nous étions en couple à ce moment-là. Mes plans ne sont pas éternels, dommage. Par contre, je savais que tout ce que je disais lui donnait l'occasion de se rappeler de nos soirées ensemble, dans ma chambre. Je pensais qu'il craquerait, mais le comble du comble fut qu'il me demande de le laisser partir. Attendez, c'était une blague ou bien ? Depuis quand était-il devenu insensible à moi au point de vouloir s'en aller ? Ça me mettait hors de moi. « Pour que tu ailles rejoindre l'autre abruti ? C'est mort. Il louche sur ton cul comme un affamé loucherait sur un plat délicieux. Tu rêves » lui fis-je remarquer. C'était comme s'il me demandait ma bénédiction pour aller en baiser un autre. « Attends.. » déclarais-je en plissant les yeux. « Tu ne m'as pas répondu.. Je suis le seul à t'avoir toucher de toute ta vie.. Pas vrai ? » Je voulais la réponse autant que non, en fait. Je ne supporterais pas qu'il est essayé avec une autre personne. Le pire étant qu'il puisse me dire que oui et que c'était bon. Alors là, je me promettais de retrouver l'autre trou du cul pour le priver de tout moyen pour baiser et procréer un jour.

Mes lèvres se rapprochaient dangereusement des siennes. Mes pupilles brillaient d'envie pour lui. Une envie que j'avais du taire pendant six années et là, il me refusait de tout recommencer. Impensable. « Pourquoi me demandes-tu de partir alors que ton corps me hurle l'inverse ? » le questionnais-je tout bas. Je ne l'embrassais toujours pas, trop heureux de pouvoir voir ses micro-réactions à mes gestes. Il avait beau essayer de feindre l'ignorance. « Je ne te laisserais partir qu'à une seule condition » venais-je lui murmurer au creux de son oreille. Son corps se tendait à ma voix et je savais qu'il se faisait déjà trop de film. « Que tu déjeunes avec moi » lui fis-je savoir avant qu'il ne pense à trop de choses sexuelles. Disons que je garderais ça en dessert. Et même si l'envie de le prendre sur ce bureau me brûlait le bas ventre, je sentais que son ami n'allait pas tarder à ce demander si je n'étais en effet pas entrain de le prendre. Autant ne pas créer de crise universitaire. Puis, j'avais cette image à tenir. Sauf en privé, mais nul autre que Nathanaël pourrait en parler si bien.

Malgré ma retenue et mon calme, je n'avais pu m'y résoudre plus longtemps. Mes lèvres venaient de se poser délicatement sur les siennes. Ce n'était pas un baiser brutal, passionné. Non. Juste un doux baiser comme j'avais du lui en donner très peu. Mes mains relâchaient doucement ses poignets et mon corps ne le bloquait plus aussi fortement qu'avant. Je voulais simplement qu'il reste pour moi. Égoïste, ouais. J'ai tous les défauts du monde, il faut croire. Ça ne me dérange pas, n'ayant pas de conscience qui puisse me donner des leçons. « Tu m'as manqué » lui soufflais-je contre ses lèvres après son échange. Autant, je reste un connard, autant.. il y avait une part de vrai là-dedans. Sauf que je ne lui permettrais pas que ce soit si facile. J'avais la rancune dure et même si je ne comptais pas à ce qu'il m'échappe une nouvelle fois, je ne lui rendrais pas la tâche facile. Je voudrais qu'il me supplie, mais pas pour partir comme il venait de le faire, mais pour rester auprès de moi. Que tout redevienne comme avant.. Même si certains points avaient changé. C'était indéniable.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 22:53







My hope, my dream
Comment pouvais-je être assez stupide pour penser qu’il allait me libérer juste parce que je le lui avais demandé gentiment ? C’était vraiment mal le connaître et je crois bien qu’il se moquait de moi intérieurement. Ses paroles me brûlaient les oreilles. Elles étaient insupportables. Il disait n’importe quoi. Ce n’était qu’un ami et il ne s’attendait absolument à rien du tout. Je ne le contredisais pas pour autant, mais j’aurais préféré éviter la question d’après. En six ans j’avais pu en croiser des gens et j’avais peut-être tenter l’expérience avec une ou deux personnes, pas plus, juste histoire de savoir ce que ça faisait de coucher avec quelqu’un d’autre qu’Eliot, essayant de l’oublier coûte que coûte, mais rien à faire. Même s’il avait sa manière à lui faire l’amour, sa manière très spéciale. Et bien j’adorais ça. Baissant la tête, je n’avais même pas besoin de répondre à sa question, mais vu son insistance, il valait mieux pour moi que je lui réponde. « Non » Avais-je simplement dit en baissant la tête, l’esquivant du regard.

Je brûlais d’envie de lui sauter dessus ou plutôt l’inverse, qu’il me saute dessus, mais pourquoi le ferais-je ? Ce ne serait vraiment pas juste. Je fus soulagé le voyant abandonner. Enfin, ce n’était pas vraiment abandonné, il adorait négocier. Un déjeuner ? Déjà que je n’avais pas d’ordinaire, mais alors devant lui se serait encore pire. « D’accord, j’accepte de déjeuner avec toi » Avais-je fini par réussir à sortir. Mon dieu qu’il était beau. Je ne savais même pas comment j’arrivais à lui résister. Ma conscience me crier de résister, mais mon esprit était tellement ailleurs. Ses lèvres sur les miennes, je n’y croyais pas. J’avais imaginé et attendu un tel contact pendant tellement d’année que j’avais peur que ça ne soit qu’un rêve. Par réflexe, je passais doucement ma langue sur mes lèvres afin de savoir si ce geste était réel. Il fallait croire que oui. J’avais tellement envie de recommencer. « Toi aussi » Avais-je fini par lâcher. Je le détestais autant que je l’aimais. Je l’aimais bien plus que je le détestais. Nos lèvres se trouvant qu’à quelques centimètres, c’était difficile de résister, mais le voyant s’être reculé, me libérant après quelques longues minutes de supplices, je descendais enfin du bureau. « Merci » Avais-je fini par réussir à articuler. Je ne me lassais pas de l’admirer. Il me m’était vraiment dans tous mes états. J’étais déjà stressé d’avance quant à notre futur repas ensemble. C’était juste horrible. Comment un homme qu’on connait depuis autant d’année peut continuer à nous mettre dans des états pareils ? J’avais cessé de me poser cette question depuis longtemps à vrai dire.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 23:17






My obsession, my destruction
Non. A quoi m'attendais-je réellement ? Cette réponse me donnait envie de tout détruire autour de moi. Une tempête se déclenchait en moi et je ne savais pas comment la calmer. Ce devait être une mauvaise blague. Je ne préférais pas en savoir plus, mais je me promettais de me venger. Pour le moment, je gardais mon calme mais ce ne serait que de courte durée. Autant lui faire croire que nous ne faisions que déjeuner. Il allait regretter ces six années de pensionnat et autres conneries, j'en faisais serment. Qu'il accepte de manger avec moi ne m'étonnait pas, même si je ne décolérais pas du fait qu'une autre personne l'ait touché. Putain, ça me rendait dingue. Il pouvait – pardonnez du langage – le doit le plus profondément possible dans son cul s'il pensait que je laisserais passer ça. Moi, vivant, il en était hors de question. En guise d'apéritif, je l'avais embrassé en douceur. Il ne pouvait pas se douter que sa réponse à ma question allait provoquer la pire colère qu'il n'est jamais vu en venant de ma personne. Sa langue m'électrisait, alors que je restais maître de moi-même pour ne pas aller plus loin. La vengeance est un plat qui se mange froid. Il répondait à ma déclaration. Encore heureux, tiens. Qu'il me remercie me fit lever les yeux au ciel. Je crois que c'était le pire truc à faire : me remercier alors qu'il ne pouvait même pas s'imaginer ce qui allait suivre.

Mettant mes affaires dans ma mallette, je fus prêt rapidement. « Suis-moi » lui lançais-je alors que je comptais quitter cette salle au plus vite. A peine la porte ouverte, je voyais son ami poser son regard sur moi. Pire qu'une sangsue celui-là. Lançant un regard à Nathanaël, je me demandais juste comment me débarrasser de lui. « Merci Mr Howard pour avoir répondu à mes questions » souriais-je à mon voisin. « Mr Grent » lui dis-je, faussement sympathique. Alors que je passais à côté de mon bouclé, je lui glissais un « deux minutes, parking des profs » tout bas. Je n'avais pas envie que l'autre tarte nous voit sortir par la même porte au même moment. Je n'avais aucune raison de le faire, vu que je n'étais pas censé le connaître. Autant le jouer plus finement. Alors j'empruntais le chemin de ce matin pour partir d'ici. Tout ce que je voulais, c'était qu'il me rejoigne et qu'on parte de là. Pour manger. Pour baiser. Pour qu'il se rende compte que de toute façon, il n'y a pas mieux que moi pour lui. Même s'il devait se rendre compte du pire : je ne pourrais jamais lui donner tout ce qu'il espère.

Sortant du bâtiment, j'étais heureux de voir qu'il faisait beau. Ce qui me rendait moins de bonne humeur était le nombre d'appels en absence que j'avais d'Aliénor et ses sms qui me suppliaient de la rejoindre dès que j'avais fini le cours. Je l'ignorais simplement alors que je mettais mes affaires dans ma voiture, avant de prendre mon paquet pour fumer une cigarette en l'attendant patiemment, adossé à ma petite merveille. Je n'aimais pas attendre, mais je devais bien le faire, pour une fois. Après tout, il allait se prendre le juste retour des choses d'ici peu de temps, alors autant l’appâter du mieux possible. Fumant tranquillement, je supprimais tous mes sms et mes appels en absence. Avant de couper mon portable. Comme ça, j'étais tranquille pour le reste de l'après-midi. Après-midi que j'allais passé en excellente compagnie.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Mer 26 Nov - 23:34







My hope, my dream
Je fus très surpris de ne pas le voir s’énerver et je me demandais durant une fraction de seconde si cela ne cachait pas quelque chose, mais à en juger la suite des évènements, je m’étais fait à l’idée que peut-être que ça ne lui faisait rien, que je pouvais vivre ma vie comme bon me semblait. Après tout j’étais majeur et vacciné à présent. Oui, excuse nulle, je ne vous le fait pas dire, mais c’était la seule que j’avais trouvé bonne à penser. Alors, sans me faire prier, je m’exécutais une nouvelle fois, le suivant de très près pour sortir de ce grand amphithéâtre qui, malgré l’ampleur de cette pièce, me semblait étouffant. A peine le porte ouverte que le visage mon ami apparu et je voyais l’air méprisable qu’il avait essayé de cacher en s’adressant à lui. Je ne voulais pas d’un face à face entre eux. Se serait trop gênant et puis nous n’étions pas censé se connaître après tout.

Ses paroles à mon oreille me firent frissonner et je me promettais de me débarrasser de mon ami au plus vite –sans grand méchanceté, juste par curiosité- pour pouvoir rejoindre Ethan et surtout, ne pas trop le faire attendre. Je ne pense pas avoir été trop long. Je ne l’avais même pas fait attendre plus de deux minutes. J’avais emprunté le plus rapide possible le chemin qui menait vers le parking de professeurs. Je ne savais pas si j’avais logiquement le droit de m’y rendre en tant qu’élève, mais y étant convié, je ne m’y étais pas fait prier. Mon ami avait eu l’air d’être vexé que je l’abandonne ainsi pour le déjeuner, mais je lui avais fait croire que je n’avais pas faim –ce qui était le cas- et que je préférais soit disant revoir mes notes de cette conférence seul, à la bibliothèque. Même moi je ne croyais pas un tel mensonge.

Plus j’approchais, plus mes jambes ralentissaient le pas, plus très sûr de vouloir déjeuner avec Ethan, mais il était trop tard pour faire marche arrière. L’apercevant de loin, j’enfouissais mes mains dans mes poches en m’approchant de lui. Belle voiture, comme toujours, ça allait parfaitement avec son allure et sa prestance. Il était tellement beau que ça en devenait inhumain. « Tu nous emmènes où ? » Je levais ma tête vers lui pour y croiser son beau regard hypnotisant, mon ventre se tordant de plus en plus à la fois excité de connaître la suite, mais aussi très stressé de passer plus d’une heure avec lui. Juste lui et moi.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 17:00






My obsession, my destruction
Tout mon corps et mon esprit bouillonnait de rage pendant que je l'attendais sur le parking. Je ne pouvais pas croire qu'il avait eu des aventures – ou plus, mais je me retenais d'y penser pour ne pas le baiser à même le béton – avec d'autres personnes. Je supposais que c'était des garçons, mais qu'importe le sexe, c'était impensable. Il ne pouvait pas avoir fait cela. Et puis j'y pensais, plus ça m'énervait. Parce que je ne savais ni quand c'était, ni avec qui, ni combien de temps, ni de quelle façon et il y avait bien trop de paramètres que je n'éclaircisserais pas. Tirant avec colère sur ma clope, je l'avais vu approché et je faisais en sorte de rester calme. Très calme. Il ne pourrait même pas se douter à quel point je lui en veux à un degré inconnu de la race humaine. Il enchaînait les conneries entre partir dans un pensionnat religieux, coucher à droite à gauche et ne même pas me dire qu'il était revenu et donc qu'il était à nouveau mon voisin. Je ne savais pas ce qui me retenait de lui faire payer sur l'instant tout ça. Ma vengeance arrivera d'ici peu de temps. En attendant, je le laissais croire qu'il avait gagné, que ça ne me touchait pas. Proche de moi, j'avais abandonné ma dernière cigarette consumée pour lui offrir mon regard. J'avais l'impression que tout son corps me hurlait qu'il avait envie d'être baiser, mais je me retenais vraiment. Énormément. Et c'était bien la première fois de ma vie que je retenais mes pulsions violentes pour lui.

Sa question me fit sourire. J'aimerais tant lui dire que je l'emmenais sur le île déserte, pour le séquestrer afin de le prendre jusqu'à ce qu'il redevienne docile comme avant et qu'il me confesse à quel point il a été con pendant cinq ans. Je serais capable de le faire, mais autant ne pas aller trop dans les excès. « Tu verras » lui dis-je simplement, le laissant dans le flou le plus total. Comme toujours. « Monte » le pressais-je en lui montrant l'autre porte alors que je prenais place à la mienne. Installé, lui comme moi, je mettais le moteur en route sans lui adresser un seul regard. Le savoir dans cette voiture relativement neuve et imaginer que je pourrais me le faire sur la banquette arrière m'exciterait énormément, alors je faisais en sorte de ne pas le regarder. « Je t'ai vu sortir de chez toi ce matin en courant » Oui, j'avais appris à parler sans réel intérêt depuis qu'il était parti et qu'Aliénor me faisait la gueule quand je ne lui répondais jamais à ses conversations futiles. « Tu n'as pas de voiture ? » Simple curiosité. Ce n'était pas mon truc, en temps normal, mais ça me permettait de rester concentrer sur la route sans avoir envie de le bouffer des yeux. C'était mieux que rien.

Faisant attention à ne pas avoir les mains autre part que sur le volant – boîte de vitesse automatique, merci – j'empruntais ces rues et ruelles que je connaissais si bien dans New York. Au bout d'une dizaine de minutes, je me garais sur un parking avant de sortir de ma voiture, attendant qu'il fasse la même chose avant de la verrouiller. Mon regard se posait immédiatement sur lui et je me disais que j'avais bien fait de ne pas avoir poser un seul regard sur lui pendant la route. Chassant ces pensées de mon esprit, je le laissais me suivre alors que nous entrions dans un restaurant de luxe. Ce serait bête de lui avoir dit avant où nous allions. Il aurait sûrement refuser alors que là, il n'avait pas le choix. A côté de moi, je le sentais mal à l'aise et j'aimais ça. Ça me permettait de garder ma supériorité face à lui et je m'en amuserais toujours, je crois. « Monsieur Moore ? Quel plaisir de vous revoir ! » me dit le maître d'hôtel en s'avançant vers nous pour nous accueillir. Je vis son regard confus en ne voyant pas ma fiancée avec moi, et ça me faisait rire intérieurement.

Ce que les gens peuvent être conditionnée. Comme si je ne pouvais pas sortir sans ma future femme. N'importe quoi. « Bonjour, je suis ici avec un ami, auriez-vous une table pour nous ? » lui demandais-je poliment, pour qu'il lâche Nathanaël du regard. « Bien entendu, suivez-moi » nous annonçait-il alors que je ne perdais pas un instant pour le suivre. Une fois notre table désignée, je le remerciais avant de prendre place en même temps que mon bouclé. Je sentais son regard sur moi et toujours le fait qu'il n'était pas à l'aise. Adorable. « Ici, aucun des étudiants ne viendraient, alors ça me permet de ne pas avoir à me justifier » me justifiais-je pour qu'il se détende. Et je connaissais chaque personne présente ici, alors je savais que je n'aurais pas de problème. Une serveuse vint nous apporter les cartes, et des apéritifs maisons, à boire comme à manger. Et alors que j'allais reprendre la parole, le maître d'hôtel revint vers nous avec un portable. Je fronçais les sourcils. Vu son regard, il n'avait pas l'air ravi de revenir vers nous. Jetant un rapide coup d'oeil à mon voisin, je supposais qu'il digérait simplement l'endroit et la carte. Autant revenir à lui après.

« C'est pour vous » me dit-il en me donnant le combiné. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait, mais il fallait croire que ce n'était pas une très bonne nouvelle. A peine approchais-je l'appareil de mon oreille que je suis, qu'en effet, ce n'était pas pour des affaires. C'était Aliénor. « (Tu te fous de ma gueule ?) Qu'est-ce qu'il y a encore ? » lui demandais-je en essayant de ne pas l'envoyer chier. « (Tu refuses que l'on mange ensemble, et j'apprends que tu es dans NOTRE restaurant et avec un étudiant en plus !) » Ce que les femmes sont insupportables. « Et alors ? (Oh n'oses même pas me faire croire que ce n'est rien ! Tu..) Écoute moi bien, chérie, je suis dans ce restaurant pour que justement, personne ne vienne m'emmerder parce que je suis avec un étudiant (Ah ! Tu vois que..) Tais-toi. Tu me gonfles. J'ai coupé mon portable pour que tu ne me harcèles pas, mais tu arrives toujours à n'en faire qu'à ta tête. Cet étudiant est mon voisin, je le connais depuis tout petit alors toi et ta jalousie, vous allez vous faire un tête à tête pendant quelques jours. Tu me fous la paix » dis-je avant de raccrocher et de rendre le téléphone sans un mot de plus.

Elle avait une chance incroyable que je reste serein, sinon je crois que je l'attacherais au mât d'un bateau bricoler et je l'enverrais faire un allé sans retour dans l'océan Atlantique. Le maître d'hôtel était reparti et je soupirais avant de scruter l'homme en face de moi. « Tu as choisi ? » Autant passer à autre chose. Je n'en oubliais pas qu'il allait regretter ces dernières années, mais je crois que ma fiancée en furie m'agaçait plus pour le moment. Alors échangeons les rôles un peu : envoyer chier et prendre ma fiancée pour une conne et être plus gentil et attentionné avec mon (ex) amant. La serveuse revint vers nous alors que je n'avais même pas encore touché à mon apéritif. Je commandais mon plat habituel alors que je laissais mon bouclé faire de même, ainsi que pour une boisson. Enfin, j'avais pris une bouteille de champagne avant lui, alors soit nous la partagerions, soit je la boirais seul. J'avais juste besoin d'oublier la brune avec qui je suis censé passer le reste de ma vie et les stupidités de mon (ex) amant dans mon dos. Ils faisaient la paire pour une fois, j'avais envie de les attacher l'un et l'autre. Mais pas pour les mêmes raisons finales.



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Dernière édition par Ethan O. Moore le Dim 30 Nov - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 18:19







My hope, my dream
J’étais monté sans broncher, même si je regrettais déjà de ne pas avoir eu le courage pour faire demi-tour et ne jamais aller à ce fameux dîner. J’avais l’impression de vivre mon premier rancard, la boule au ventre, les mains moites et pourtant, j’essayais tant bien que mal de me comporter tout à fait normalement, pas du tout stresser, alors que tout l’intérieur de moi bouillonnait. Je mourrais d’envie de le prendre dans mes bras, sentir sa peau sous mes doigts, caresser ses cheveux qui avaient l’air tellement doux, même s’il me tuerait pour avoir osé agir de la sorte avec lui. Je n’avais jamais eu le droit de le toucher sans y être autorisé et je doute que la donne est changée même après tout ce temps. Le boule au ventre, j’étais tout de même monté à bord, bien décidé de tenir ma promesse. Il ne m’avait rien fait dans l’amphithéâtre, il m’avait rendue ma liberté, à moi de lui en remercier, même si en y repensant, tout ce dont il aurait pu me faire sur ce bureau m’excitait d’avantage.

J’essayais de ne pas trop y penser, portant toute mon intention sur la route. Je me demandais bien où il pouvait m’emmener, mais je préférais avoir la surprise. Je décidais alors de cesser toutes pensées trop tordues ou de penser tout simplement. Sa voix m’extirpa de mes pensées tandis que j’essayais de me remémorer ma matinée. Je n’avais définitivement pas fait attention à lui ce matin-là. Il ne valait mieux pas le lui faire remarquer, ça vexerait trop son égo et je savais qu’ouvrir une nouvelle fois la bouche pour sortir ce genre de chose était à mes risques et périls. « Non. J’ai toujours eu un chauffeur » J’avais été envoyé au pensionnat très jeune et n’avais jamais eu l’occasion de passer mon permis là-bas, je venais tout juste de rentrer et une fois envoie c’était un chauffeur qui c’était chargé de me ramener. Mon père était trop occupé pour le faire lui-même. M’y amener oui, mais alors me reprendre c’était de trop.

Sa voiture se gara avec autant de classe que le conducteur. Tout avait la classe chez lui et cet homme ne cessait de me surprendre. Son restaurant de luxe me fit l’effet d’un feu d’artifice dans le cœur et dans le ventre, mais je ne saurais vous dires pourquoi. C’était beau oui, j’avais l’habitude de ce genre d’endroit aussi, mais être amené ici par Ethan, c’était le must du must et je me sentais pas vraiment à ma place entouré de tous ces gens qui avaient l’air de le connaître et de me dévisagé. J’étais descendu pour me diriger vers ledit endroit, pas très sûr de moi, arborant un petit sourire angélique, me faisant passer pour l’innocent par excellence. Même si j’avais été défait de mes fonctions depuis fort longtemps. Depuis ma rencontre avec Ethan. A quelque chose prêt.

J’avais pris place sur le siège se situant juste en face de celui de mon ami, ex –je ne savais même pas comment le qualifier- avant de fixer l’apéritif et de m’emparer du menu. Apparemment tout le monde le connaissait ici, il se faisait même apporter le téléphone –même s’il s’en serait passé en vue de sa tête- Je faisais mine d’être absorbé par le menu, mais je n’avais vraiment pas faim et même si mon dernier repas remonté à hier soir et avait été composé d’un simple bol de muesli et d’un verre d’eau. J’avais encore moins faim en sachant qui se trouvait au bout du fil. Toujours et encore elle. Même s’il l’a traitait comme une moins que rien, j’en étais presque jaloux, car elle au moins, elle était assurée de faire sa vie avec lui. Moi j’étais l’ami. L’ami qu’il se tapait parce que sa petite amie ne le satisfaisait pas sexuellement parlant.

Le coup de file fini, je fermais le menu tandis qu’Ethan semblait s’être décidé. Sa discussion ne lui avait pas fait perdre l’appétit à lui au moins. « Une salade ça m’ira » Et si j’arrivais déjà à avaler ça, c’était pas mal. Je poussais le menu loin de moi, fixant mon assiette. Au final, je n’avais pas tant de chose à lui raconter et ce silence me stressait, d’autant plus que je ne savais jamais à quoi m’attendre avec cet homme. Plein de surprise et si imprévisible.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 19:30






My obsession, my destruction
Un chauffeur. Vraiment ? Je pensais qu'ils apprenaient des trucs pratiques à son pensionnat. En même temps, si l'église estime que que l'on détruit « l’œuvre de dieu » avec les voitures, c'était logique qu'il n'est pas passé le permis. Soit. De toute façon, pendant qu'il sera en stage dans mon entreprise – même si je ne lui avais pas encore dit qu'il était pris – il le fera. Il est bien trop important de l'avoir, même si ça ne lui servirait jamais. On ne peut pas savoir à l'avance si un jour il veut louer une voiture sur un coup de tête, traverser le pays – en ma compagnie, bien entendu – pour aller je ne sais où. Je ne fis aucun commentaire vu que tout était déjà régler dans ma tête. Non pas que je le prenne en pitié, mais il avait du gravement se faire chier dans ce pensionnat. Peu importe, il avait voulu y rester, il allait s'en mordre les doigts. Je ne savais pas pourquoi il avait été envoyé là-bas. Ses parents n'avaient jamais rien su, je crois, et si c'était le cas, ils me l'auraient fait comprendre. Ainsi qu'à mes parents. Alors.. je venais à me demander s'il ne fréquentait pas une autre personne à ce moment-là et qu'il s'était fait pincer stupidement. Non. Il n'aurait pas pu me faire cela. Il était trop naïf pour essayer de faire un truc pareil. J'étais le seul assez tordu de nous deux pour avoir une petite amie au lycée et un amant juste en face de chez moi.

Ancien amant qui avait l'air d'aimer lire le menu. J'aimerais bien être dans sa tête pour savoir ce qu'il pense de ma fiancée. Ils ne s'étaient jamais vu, mais j'avouerais que mon côté connard souhaiterait bien les mettre en face à face pour épier leur réaction. Ce serait injuste, vu qu'Aliénor ne sait pas que je la trompais au lycée, mais ça me permettrait de voir comment mon très cher bouclé réagirait face à elle. Une idée à mettre de côté. Il commandait une salade et je laissais la serveuse repartir avant de le regarder, un sourcil haussé. « Tu te rends compte à quel point tu es fin ? » lui fis-je remarquer. Ça ne devrait pas être mes affaires, sauf que tout ce qui l'approche de près ou de loin l'est. C'est comme ça, ça l'a toujours été et ça ne changera pas. Je me souvenais de le voir manger des pizzas, des hamburgers, et tout ce qui est très déconseillé par des diététiciens, alors que là il venait de prendre une salade. Comparé à mon steak tartare, j'avais l'air d'un grand mangeur. Ça me déstabilisait et j'avais horreur de ça.

Passant à autre chose, je lui fis signe de prendre son verre apéritif avant que je le cogne du mien. « A nos retrouvailles » annonçais-je tout bas avec un sourire ravageur. Il allait céder, plier à ce que je voulais et ce, d'ici peu de temps. Il avait beau faire semblant que tout allait bien de son côté, il résistait comme il le pouvait. Rien que le baiser d'avant me prouvait qu'il m'aimait toujours et qu'il ne pourrait jamais tirer de trait sur moi. Jamais. Ne détachant pas mon regard du sien, je buvais une petite gorgée de mon liquide avant de reposer mon verre. Ce que j'avais prévu après notre déjeuner ? Mieux vaut ne pas y penser. A aucun instant il ne devait pouvoir deviner mes intentions. « Qu'as-tu à me raconter ? » lui demandais-je. Oui, je savais que j'allais le surprendre, mais c'était le but. Toujours. Lui enlever ses repères pour qu'il se rattache uniquement à moi. Moi. Rien que moi. Rien d'autre. C'est ainsi avec certains personnes : ce sont eux qui sèment le trouble, mais ils réarrangent tout pour passer pour des héros.

Première partie de la vengeance. Après tout, il fallait bien commencer et je trouvais que l'instant était parfait. Je sortais donc un petit carton de ma poche et lui posais devant les yeux. Moi-même en mode connard, action ! « J'aimerais que tu donnes ça à tes parents, de ma part » souriais-je d'une façon détestable. « C'est le faire-part pour mon mariage » lui annonçais-je avant qu'il ne l'ouvre. Vas-y mon mignon, décompose-toi. Prenant mes aises, je pourrais m'attendre à une gifle de sa part, mais je savais qu'il n'en serait pas capable. Trop sage pour cela. Dommage, ça aurait animé ma journée de le voir s'énerver et d'avoir une excellente excuse pour le punir. Même s'il en avait déjà accumulé énormément en très peu de temps. « Et je veux que tu sois mon garçon d'honneur et mon témoin. Appelle ça comme tu veux » balançais-je sans me préoccuper de ce qu'il pouvait en penser ou ressentir. « Bien entendu, tu sais que je n'accepterais pas un refus de ta part » Et j'avais de quoi le faire céder, mais j'attendais de voir s'il comptait encore une fois me provoquer.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 19:54







My hope, my dream
Je n’aimais pas croiser son regard. J’avais toujours l’impression qu’il était en train de me juger ou bien de m’analyser, mais le plus déstabilisant c’était lorsque ses yeux examinaient chaque partie de mon corps. Je me sentais tellement mal à l’aise quand il me déshabillait du regard, mais là j’avais plutôt l’impression d’avoir à faire un un regard de jugement. Me trouvait-il moins attirant, moins mignon ? Est-ce qu’il ne voudrait plus de moi sous prétexte que j’ai perdu quelques kilos ? Ok, autrefois je m’empiffrais tout un tas de cochonnerie, mais j’avais tellement perdue l’appétit depuis que j’avais dû le quitté que j’en nageais dans mes jeans. A sa remarque, j’haussais tout bêtement les épaules, car j’en avais que faire d’être fin ou pas. Je n’avais pas faim un point c’est tout et il me coupait encore plus l’appétit.

Le voyant s’emparer de son verre, je fis de même, trinquant avec lui, à nos retrouvailles. Qui l’eut cru. Je m’étais attendu à tout sauf à ça. Bien évidemment je savais qu’il y avait de fortes chances pour qu’il habite toujours à New York, mais c’est grand New York. « A nos retrouvailles » Répétais-je en cognant mon verre dans le sien. Ça faisait du bien de boire. J’espérais que ça me fasse oublier tout ce que mon cerveau et mon esprit venaient d’accumuler en si peu de temps et j’étais loin d’être au bout de mes surprises. Voilà qu’il essayait d’engager la conversation et ce n’était tellement pas dans ses habitudes que je ne savais même pas quoi dire. Je me demandais si ce n’était pas une plaisanterie de sa part. Attendait-il réellement une réponse ? « Pas grand-chose, je n’ai pas une vie très palpitante » ça c’est sûr comparé à la sienne. Avant elle l’était beaucoup plus. Ouais, quand il faisait partie de ma vie.

Mes yeux émeraude se déposèrent sur une enveloppe, plus intrigué que jamais, je m’emparais du papier. Mais au mot « mariage » j’étais tout de suite moins enthousiasme à l’idée d’ouvrir l’enveloppe. J’avais envie de partir, courir loin, me cacher, crier et pleurer en me disant que ce n’était qu’un mauvais rêve, mais je me tenais devant une telle évidence. Ce papier qui paraissait si réel. Je crois même que je tremblais. Et je n’étais pas au bout de mes surprises. Avait-il réellement eu le culot de me demander d’être son témoin ? J’avais beau essayer de parler, aucun son ne sortait de ma bouche. Oui, non ? J’en avais aucune idée moi ! « Je peux quand même y réfléchir » Avais-je tenté d’articulé. Aucun refus. Ethan n’avait jamais accepté qu’on lui refuse quelque chose, alors je lui dirais probablement oui. Stupide ? Totalement, mais qu’est-ce que je ne ferais pas pour lui et cela même si je devais en souffrir terriblement.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 20:34






My obsession, my destruction
Son haussement d'épaule ne me plaisait pas. Depuis quand s'amusait-il à ne pas manger ? Sincèrement, si je devais débarquer chaque nuit dans sa chambre et lui faire des perfusions de nutriment pour qu'il prenne du poids, je le ferais. Qu'il ne veuille pas continuer la discussion, ok, mais je ne comptais pas m'en arrêter là. Parce que, que l'on recouche ensemble ou non – bien que la deuxième hypothèse soit fortement peu probable, je m'inquiétais pour sa santé. Ouais, apparemment j'ai une once de morale en moi. Ce n'était pas parce que je ne rajoutais rien que c'était terminé pour moi. Je me promettais de regarder ça et d'y faire attention. Pour une fois que je m’intéressais à quelque chose d'autre que moi-même et mes intérêts, il devrait se sentir flatter. Soit. Je n'allais pas continuer là-dessus, pour le moment. A la place, je cherchais à essayer d'être aimable. Juste un peu, parce qu'il ne fallait pas exagéré non plus. Sirotant mon verre, j'étais ravi qu'il me retourne ma déclaration. Par contre, la réponse à ma question fut bien plus brève que je ne l'aurais cru. Soit il me cachait encore quelque chose, soit il n'avait pas envie de parler avec moi – pour une fois que c'était possible, il gâche une chance en or – soit il croit à une blague. Je me doutais de ce qu'il pensait. Bon, tant pis. J'aurais essayé après tout, il ne pourrait pas me le reprocher.

Redevenant un connard, je l'avais vu perdre de son impulsion à la vue de la lettre. Et oui, ce n'était pas tout rose avec moi, amant, ami ou autre. Rien n'est acquis avec moi et j'aimais surprendre. Dans le bon ou mauvais sens. Je le sentais hésité et sa réponse me fit sourire. A mes yeux, c'était un « oui » franc et net qu'il venait de me dire. « Si tu veux » lui déclarais-je, sachant de toute façon qu'il ne refuserait pas. Il ne voulait juste pas me le dire si simplement. Si ça pouvait lui faire plaisir de « se laisser du temps » alors que ce n'était pas le cas. Soit. Continuant de boire mon verre, je sentais que le silence serait notre meilleur ami et ça ne me dérangeait pas. J'avais fait des efforts, qu'il se démerde. Un serveur nous apportait nos plats et la bouteille de champagne. Ce n'était en aucun cas pour saouler Nathanaël que j'avais pris ça, mais simplement pour essayer de calmer mes pulsions de colère envers les bêtises qu'il avait fait dans mon dos.

Lui avait sa petite salade, je me demandais vraiment comment il faisait pour ne manger que cela. Il avait de la chance d'être toujours autant sexy sinon je lui aurais botter le cul pour qu'il mange plus que ça. Évidemment, j'avais encore plus envie de l'avoir nu devant moi. Pour le baiser, mais aussi pour voir s'il était aussi fin que je le pensais. Ses vêtements cachaient un peu sa taille et il faut dire qu'il me déconcentrait à être si sexy. Ne lui souhaitant pas bon appétit avec le peu qu'il avait dans l'assiette – même si la salade était bien volumineuse – je commençais à manger mon plat, en silence. Ne faisant pas la conversation, j'allais aller droit au but et commencer à vouloir des explications. « Ce mec qui te collait comme une sangsue, c'est ton mec alors ? » Après tout, il ne m'avait pas répondu avant. Je voulais savoir. Histoire de savoir qui je pourrais frapper. Et j'espérais pour elles que ses putains de conquêtes n'étaient pas dans les parages.

Finissant mon premier verre, je prenais la bouteille de champagne et en mettais dans le verre de Nathanaël, puis le mien. Lui demander son avis ? Non. Il ne m'avait pas demander le mien pour disparaître pendant cinq ans, coucher avec d'autre personne et ne pas me dire qu'il habitait toujours en face de chez mes parents et moi. Alors là, juste il devait se taire. Comme avant. Sinon je prendrais les torchons qui nous servent de serviettes pour le bâillonner, lui attacher les poignets, le mettre en sac à patate sur mon épaule et aller dans des suites luxurieuses à un étage x – avais-je oublié de préciser que le restaurant est aussi un hôtel ? pardonnez moi – pour lui faire comprendre ma façon de pensée là-dessus. Oui oui, je suis un connard dominateur, mais personne ne pourrait changer cela.. Ou peut-être une. Mais il est tellement aveuglé par le reste qu'il ne pourrait jamais pensé à cela. Même pas un seul instant. Pourtant, tout est devant ses yeux. Ses beaux yeux émeraudes.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 20:56







My hope, my dream
Je me sentais incapable de lui dire non, alors même si j’allais prendre un jour ou deux –pas plus sinon Ethan finirait par perdre patience- pour faire le point, lire et relire cette carte, pleurer un bon coup, me dire que ce n’était rien et finir par lui dire oui, car c’était encore un moyen de me rapprocher de cet homme, de vivre chaque instant de sa vie comme si c’étaient les miens. Chaque moment que je pouvais partager avec lui, je m’en réjouissais, car j’avais toujours peur de le regretter s’il venait à choisir quelqu’un d’autre. M’apercevoir qu’au final, c’est plutôt facile de me remplacer. Ma jalousie prendrait alors le dessus et je n’aurais plus qu’à m’en mordre les doigts de lui avoir refusé cela ; Je voulais être qu’à lui et qu’il est que moi, même s’il avait Aliénor depuis tant d’année. Et dire que j’avais été assez naïf pour ne rien voir. Je me désespérais par moment et même là j’arrivais à lui dire oui à tout.

Le silence c’était donc installé durant de longues minutes où nous n’avions rien à nous dire avant qu’il ne fonce dans le tas, faisant comme à son habitude, allant droit au but. « Non c’est juste un ami que j’ai rencontré en revenant ici, rien de plus » J’avais toujours l’impression de devoir lui rendre des comptes et c’était le cas, mais je m’y pliais, comme beaucoup d’autres choses soit dit en passant. « C’est quelqu’un de très gentil tu sais » Ce détail ne devait pas l’intéressé, car en vue de son regard vers mon ami il y a quelques heures, il c’était déjà fait sa propre idée et cela même si je le défendrais coûte que coûte. Quand Ethan se faisait une idée, on ne pouvait pas l’en changer. Je regardais ma salade, la balayant avec ma fourchette. Elle me paraissait immense. Je me décidais de faire mine que j’allais l’a mangé en jouant avec, avec l’aide de ma fourchette, mais je ne comptais pas réellement l’a mangé. J’avais le ventre beaucoup noué pour avaler quoi que ce soir.

Voyant la bouteille de champagne arrivé en même temps que nos assiettes, je fus ravi de voir qu’Ethan remplissait mon verre. Je n’allais pas dire non à ça. Je crois que l’alcool allait mieux passer que ma foutue salade et encore, je n’en étais pas si sûr. « Pourquoi tu ne m’as jamais parlé de ta fiancée ? » Essayais-je d’articuler, alors que j’avais toujours beaucoup de mal à me faire à cette idée. Aliénor, sa fiancée, une fille va se marier avec Ethan, l’Ethan qui m’a initié à tous ses jeux malsains et dépourvus de bon sens. Alors c’était ça, il m’a tiré dans son monde avant de faire sa vie avec une fille. Je me sentais tellement bête que j’aimerais bien me transformé en fourmi et me cacher loin, très loin.-



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 21:33






My obsession, my destruction
Savoir que ce n'était pas son petit ami me rassurait. Il n'avait pas intérêt à me mentir, de toute façon, il le savait. Alors du moment qu'il n'y avait rien entre eux, l'un comme l'autre n'aurait pas à subir ma colère. Le fait qu'il soit « gentil » comme il venait de me le dire, je m'en balançais totalement. Je doutais que Nathanaël reste avec un mec méchant par amitié. Sinon il serait devenu bien plus maso que je lui avais enseigné et là, j'aurais du reprendre son éducation du début. Ce qui ne m'aurait pas déplu, au passage. Enfin bref. Le repas continuant dans le calme, je le regardais jouer avec sa salade. Attendez. Il comptait ne pas manger en plus ?! Alors là, il pouvait rêver. Le voyant prendre son verre de champagne, je lui subtilisais avec un regard noir. « Si tu comptes boire sans manger, c'est hors de question. Alors tu vas gentiment amener une putain de feuille de salade dans ta bouche, sinon c'est moi qui vais le faire » le menaçais-je, tout bas. Je reposais son verre et je le lançais en tête à tête avec son assiette. Qu'il n'est pas faim, soit, et encore. Mais se saouler le ventre vide, c'est mortel. Et vu son gabarit, je serais plus en mesure de l'amener à l'hôpital que de pouvoir profiter de son petit cul. J'ai une sainte horreur de cet endroit, alors je ne voudrais pas y mettre les pieds pour une stupidité dans ce genre.

Sa question me prit tellement de cours que je m'arrêtais instantanément de manger, en reposant mes couverts. J'avais du mal entendre. Depuis quand étais-ce lui qui posait ce genre d'interrogations ? Je ne le pensais pas être aussi aventureux pour me demander cela. A vrai dire.. j'avais une réponse à lui donner. Parce qu'on s'en fous d'elle, c'est juste pour mes parents. Puis, tu t'es cassé. Je voulais finir ma vie avec toi, pas avec elle. C'était juste une façade. Je n'ai jamais pris autant de plaisir qu'avec toi et même si t'es du genre chiant à ne pas te défendre et à ne jamais rien redire, t'es carrément mieux qu'elle. Sur tous les plans. C'était probablement ce que j'aurais pu dire, dans un monde parallèle. Ma réponse, dans la réalité, fut.. disons.. plus courte. « Parce qu'on s'en fous d'elle » Oui, juste le début. Pas besoin d'en dire plus, après tout, il n'avait pas besoin de le savoir. Je ne pourrais de toute manière pas me rabaisser à ces pensées idiotes.

Après tout, si je lui avais parlé d'elle, plus jeune, il n'aurait sûrement pas voulu que l'on continue à se voir. Même s'il me disait « oui » à tout, cette nouvelle l'aurait faire plonger et je n'aurais rien gagner. Au contraire, je l'aurais perdu et il en avait toujours été hors de question. Je détestais cette façon qu'il avait de rendre ma vie instable. Il ne pouvait pas le savoir, il ne voyait rien d'autre que mon corps et mes ordres. C'était probablement mieux ainsi. Je me marie avec Aliénor et je ferais en sorte de l'avoir à nouveau comme amant. Une double vie, en quelque sorte. Ma femme serait heureuse avec des mini nous et une grande maison, blabla. Et Nathanaël m'aurait en quelque sorte. A croire que j'ai envie que tout le monde soit heureux. Ce que je ne me rendais pas compte, c'était que je ne le serais pas. Parce que j'aurais cette femme à supporter « jusqu'à ce que la mort nous sépare » et mon voisin que je connais depuis des lustres pour.. Pour lequel je ne savais plus quoi ressentir ou penser.

Balayant toutes ces conneries de ma tête, je me rendais compte que je ne mangeais plus depuis un moment et que je fixais l'homme assis en face de moi. Mon regard se détournait alors que j'attrapais ma flûte de champagne pour la vider d'un coup. Peut-être que les bulles pourront me remettre les idées en place. Si je commençais à faire dans le sentimental, j'allais me transformer en une guimauve bien dégoulinante. Moi, vivant, jamais. Ou presque. Peut-être que le retour de mon bouclé n'était finalement pas une si bonne idée que cela. Il fallait simplement que je ne réfléchisse pas, que je le baise comme avant et tout irait très bien ainsi. J'avais quelques mois à tenir pour épouser ma fiancée et même si je l'avais à nouveau en tant qu'amant, il n'y aurait rien d'autre. Ce n'était pas comme si j'allais l'autoriser à me tenir contre lui, m'embrasser et tout ce que je lui avais toujours proscris sans mon consentement et, bien sûr, enfermé dans une chambre rien que nous deux. Je ne devais pas changer pour lui.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 22:00







My hope, my dream
Je ne bougeais plus, ma main tenant un verre invisible. Verre qui venait tout juste de m’être retiré par Ethan. Ethan qui me donnait une nouvelle fois des ordres. Voilà que j’étais privé de boisson tant que je n’aurais pas engloutit au moins un petit truc. Mais comment lui faire comprendre qu’il me mettait tellement dans tous mes états que je ne me sentais pas du tout capable d’avaler la moindre feuille de salade ? Même ça je sentais que c’était au-dessus de mes forces. Son regard foudroyant me déstabilisait encore plus. J’avais fini par m’emparer de mon couteau, coupant en deux ma feuille de salade. Ne sait-on jamais que je m’étouffe avec elle. Dans ma vie j’avais déjà mis des choses bien plus importantes que ce morceau de salade dans ma bouche, mais je ne m’en sentais pas capable. Le légume vert dans ma bouche, je mâchais doucement avant de l’avaler. Ça faisait bizarre de mettre un aliment dans bouche après tout ce temps. « Je n’ai pas très faim tu sais » Mes yeux avaient eu le malheur de croiser son beau regard. Mon dieu qu’il était beau. J’en étais ébloui.

Je m’étais risqué quelques secondes plus tôt à lui poser une simple question et il m’avait fourni une simple réponse. « Ça ne t’empêche pas de te marier avec on dirait » Il fallait peut-être que j’arrête de lui montrer que j’étais jaloux, ça lui montrait que j’étais toujours amoureux de lui. Le connaissant, il avait déjà dû s’en apercevoir. Il s’en fou d’elle, mais il sort avec elle, il se marie avec elle. Je ne comprenais décidément rien du tout. Toute cette histoire me prenait la tête et je regrettais qu’Ethan m’ait confisqué mon verre, car j’aurais bien eu besoin d’un peu de champagne pour me faire oublier tous ses évènements et par la même occasion, pourquoi pas essayer de me faire comprendre tout ça, car soit j’étais stupide, soit il n’y avait vraiment aucune logique.

Toujours assis en face de lui, j’avais appris à garder la tête baissé et il fallait croire que je n’avais pas perdu cette habitude. En même temps, il me déstabilisait tellement que même la salade que je ne comptais pas manger me semblait tout d’un coup très intéressant. Je m’amusais à écouter les conversations des autres tables en attendant qu’il me réponde. Les autres avaient l’air de parler de banalité, mais je ne pourrais définitivement jamais parler banalité avec cet homme, car il n’était pas banal et c’est bien pour cette raison que j’en étais tombé amoureux. Même si je n’avais pas vraiment choisir. J’aurais préféré tomber sur quelqu’un de « normal » et non avec des pratiques peu commun. Soit, ce qui était fait était. Plus de retour en arrière et bizarrement, je n’avais pas regretté une seule fois de m’être plié à ses quatre volontés et je crois même que j’étais prêt recommencer.
Je me dégoûtais en me surprenant à penser ça. Comment pouvais-je m’imaginer d’être une nouvelle fois son soumis après tant d’année ? Une fois ma liberté acquiert ? C’était complètement insensé que je me qualifierais pour de bon de maso pour le coup. Il n’y avait et n’aura jamais de logique de ma façon de penser il me semble.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Dim 30 Nov - 23:27






My obsession, my destruction
Qu'il me réponde vis-à-vis de la nourriture m'énervait. Il cherchait vraiment à me faire sortir de mes gonds ou bien il était juste idiot ? Mon regard sombre ne le lâchait pas. Il coupait un bout de salade en deux avant de l'amener à ses lèvres. Enfin. Je ne décolérais pas par rapport au fait qu'il e cherche pas à manger. Surtout en m'annonçant qu'il n'avait pas faim. Manger est la base de la vie. Sans, on devient de plus en plus maigre, on finit par avoir des problèmes de santé, et on meurt. C'est fatale. Alors je refusais que ça lui arrive. Pas parce que je suis attaché à lui – bref – mais parce que je n'imagine pas qu'il ne soit plus là. Pire, aller à son enterrement. Je lui en voudrais à vie de s'être fait et de l'avoir infliger aux autres. Peut-être que ses parents n'en ont rien à foutre, mais pas moi. « Bah tu vas te forcer. Je te connaissais manger des tonnes avec moi et là, t'as décidé de te laisser mourir ? Tu rêves » lançais-je. Il n'avait pas le choix. Bordel, il n'est pas capable de manger trois feuilles de laitue et une demi tomate, fallait pas qu'il aille trop loin sinon j'allais vraiment m'énerver contre lui. Nos regards ne se quittaient pas. Sérieusement, je devrais lui proposer un marché : qu'il mange pour que je le baise comme il veut. Ouais, sauf que j'aurais l'air faible, dominé et c'était impossible. Puis, je m'étais assez foutu de sa gueule jusqu'à maintenant, alors autant ne pas lui mentir.

J'avais répondu sans trop répondre à sa question. Je n'allais pas trop me mouillé. Apparemment, il voulait continuer sur cette voie. Il cherchait quoi exactement ? Il allait morfler et il l'aurait bien mérité. « Pourquoi ? Tu croyais quoi ? Qu'on sortirait ensemble, qu'on allait vivre bien paisiblement avec des parents catholiques, que toi et moi on se marierait un jour ? » souriais-je, arrogant et provoquant. Un peu plus et je pourrais croire qu'il est jaloux. En fait, il l'est et il devait arrêter de croire que l'on était ensemble et qu'en plus, j'aurais du l'attendre pour x u y raisons pendant cinq ans. Et non. Enfin, en attendant, je n'avais que coucher avec Aliénor, car je savais que personne ne pourrait jamais l'égaler. Lui, mon bouclé. J'aurais pu essayé, mais non. Ça ne me disait rien. Autant m'emmerder avec ma fiancée en me remémorant mes ébats avec Nathanaël plutôt que d'essayer avec une autre personne qui serait nulle à chier. Je viens de dire que je pensais à lui en couchant avec elle ? Oh ça..

Ses yeux baissés, j'avais horreur de ça. Putain, cette situation m'agaçait. Cinq ans d'absence, il baise ailleurs, il essaye de m'échapper, il ne mange pas, il ne se laisse pas faire. « Regarde-moi, Nathanaël » dis-je relativement doucement. Mon pied vint frôler sa jambe sous la table. Mon regard ne flanchait pas un seul instant. « Dis-moi ce que tu penses vraiment » Une demande plus qu'un ordre, même s'il n'avait pas réellement le choix. Au lieu de tourner autour du pot, autant qu'il me dise les choses clairement. Dernière chance pour que je l'écoute. Je me demandais ce qui se tramait dan sa tête. Enfin, même si je m'en foutais un peu. Je ne savais pas trop. Putain, il m'agace. Finissant peu à peu mon assiette, mon pied vint plus franchement se coller contre sa jambe. Le chauffer ? Ouais. Il devait sûrement perdre la tête à ne rien comprendre, mais je devais sûrement être un peu lunatique sur les bords. Ça avait été toujours ainsi.

Poussant le vice un peu plus loin, je caressais sa jambe, remontant doucement en souriant normalement en surface. Je venais de finir mon plat avant de m'essuyer la bouche et de boire un autre verre de champagne. « J'ai envie de toi » soufflais-je rapidement tout bas, pour que ce ne soit que lui qui puisse m'entendre. Mes yeux étincelaient, comme il avait pu le voir quand je lui disais que je le voulais, quand nous étions plus jeunes. J'étais un salop fini, surtout avec ma fiancée, mais je savais qu'il ne me dirait pas non. Il en avait autant envie que moi et bordel, je savais que ce serait magique de se retrouver. Non, ce n'était toujours pas sentimental. J'allais le faire tellement décollé qu'il en redemanderait encore et encore et que je serais le seul à pouvoir pleinement le satisfaire. Et inversement.



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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé] Lun 1 Déc - 0:09







My hope, my dream
Me forcer ? Si seulement il savait qu’il était la raison de mon nœud à l’estomac qui m’empêchait d’avaler quoi que ce soir. Son regard menaçant m’impressionnait quand même. Je ferais peut-être mieux de finir mon assiette qui me semblait insurmontable et pourtant, autrefois je pouvais manger à moi tout seule une pizza entière plus deux maxi hamburgers. Aujourd’hui, je me demandais comment j’avais pu avaler tout ça sans faire une intoxication alimentaire ou attraper du cholestérol. Le fait de ne pas prendre de poids était sans doute dû au fait que je faisais beaucoup de sport à côté. Avec Ethan. C’était pour le moins épuisant et très physique mine de rien. Sans Ethan il avait fallu que je surveille un peu lus mon alimentation, mais sans lui, je me sentais juste d’humeur morose. Juste suivre mes cours, rentrer et dormir. Voilà quoi c’était résumé mes journées et lorsque j’avais un coup de barre, je me forçais évidemment de manger, car mon but n’était vraiment pas de mourir. J’avais encore beaucoup de choses à vivre. « Non, je me sens juste pas très bien, ça ira mieux demain » Ouais, je me sentais carrément mal devant lui et il me coupait toute envie de manger.

Ses paroles n’arrangeaient en rien la situation. Elles me blessaient tellement. C’était donc ça la vérité ? On m’avait toujours dit qu’il n’y avait que la vérité qui blessait, mais je préférais ne pas la savoir dans ces cas-là. « Je crois que j’étais trop naïf en fait » Oui je commençais à doucement m’en rendre compte après tout ce temps. J’aimais pourtant croire que même si je ne finirais probablement jamais ma vie avec cet homme que j’aime, que je pourrais au moins sortir avec lui, mais c’était déjà trop pour lui et puis, il avait une petite amie même si jouer double jeu pour lui n’avait pas l’air de le déranger plus que ça. Pourtant, moi ça me m’étais dans l’embarras d’être l’amant de quelqu’un. Quand tu es dans l’ignorance, passe encore, mais à présent que j’étais au courant, je n’étais pas sûr de vouloir faire partie ce triangle étrange.

Pourtant, son pied sur ma jambe criait à ma conscience que j’en mourrais d’envie et oui je mourrais d’envie de refaire ce que lui et moi faisions autre fois, mais je savais aussi que c’était jouer avec le feu et à force de trop jouer avec, on finit par se brûler. Je m’étais déjà brûlé les ailes faisant de moi un ange déchu à présent. Avais-je besoin de plus ? Mon regard croisa le sien. Il m’avait demandé de le regarder, soit, je plongeais mon regard dans le sien. A quoi pensais-je ? Mon dieu, ne valait mieux pas que je le sache. « A beaucoup trop de choses si tu veux mon avis » Et j’en avais marre de me torturer l’esprit. « Que je suis tombé amoureux de la mauvaise personne » Ce n’était plus un secret depuis longtemps, il savait que j’étais amoureux de lui et je n’avais pas à m’en cacher. Je crois même que ça flattait son égo. « Que j’ai aussi très envie de toi » Je me détestais d’avoir pensé tout haut pour le coup. Son pied qui remontât de plus en plus était juste insoutenable. J’essayais de rester tout à fait normal et concentré en ne lâchant pas ses prunelles des yeux. Sa voix, ses lèvres, ma conscience diabolique me criait de lui sauter dessus tandis que son opposé essayait de m’inciter à rester calme et posé. J’étais déchiré entre deux sentiments totalement contradictoires et je crois que bientôt je ne serais même plus capable de penser par moi-même. Ça a toujours été l’effet qu’il m’a fait.




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MessageSujet: Re: (HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé]

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(HOT) Ne craint rien car rien n’est jamais perdu. { Ethan [terminé]

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