It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Little party never killed anybody [Solal]

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MessageSujet: Little party never killed anybody [Solal] Dim 23 Nov - 23:36

Leur garde venait tout juste de finir, et pourtant, Joan n'était pas vraiment pressée de quitter son partenaire. Ils n'avaient mis que quelques minutes pour faire l'inventaire, et nettoyer leur ambulance, puis sans un mot, Joan s'était éclipsée dans la salle de bain, traînant presque les pieds. Il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour se préparer, elle qui n'en faisait jamais des tonnes. Rapidement, Joan sécha ses cheveux, puis tenta d'y mettre de l'ordre en vain, ceux-ci ayant revendiqué depuis de longues années déjà leur indépendance. Un trait d'eye-liner, du mascara et un rouge à lèvres vinrent habiller le visage de la brunette, qui ne tarda pas à se glisser dans une jupe, et un petit haut sans manche. Des talons vinrent compléter sa tenue, pas du genre vertigineux, qui lui assuraient une fracture de la cheville au moindre faux pas, mais d'une taille tout de même conséquente, dans lesquels la demoiselle se sentait pourtant apte pour un 100 mètres. Discrètement, du moins autant qu'elle le pu, Joan rejoignit son casier, y enferma les quelques affaires qu'elle avait utilisé, puis quitta les vestiaires, prête à quitter la caserne. Des bruits de voix lui indiquèrent rapidement que la majorité des pompiers devaient certainement se retrouver dans la salle commune, si bien qu'elle en profita pour filer à l'anglaise, sans même penser à dire au revoir. Pourtant, elle n'avait pas fait plus de trois pas, que déjà les exclamations se faisaient entendre.

« -Canon, Deluca ! T'as un rencard, ou quoi ? »

« -Garde la dans ton pantalon, Stones ! »

Il rigola, affirmant qu'elle était trop prévisible, elle qui n'était pas du genre à faire un sourire poli en disant "merci". Ce genre de compliments, la secouriste s'en passait très bien, et elle ne s'en était jamais vraiment caché. Les sifflements prirent de l'ampleur, mais Joan n'y prêta pas vraiment attention, levant les yeux au ciel, tout en continuant sa route comme si de rien était. Avec le temps, elle était persuadée que la plupart de ses collègues devaient la prendre pour un garçon manqué, eux qui l'avaient rarement vu aussi apprêtée. Et puis, pour certains d'entre eux, cette bonne vieille réputation d'hommes à femmes qui collait aux pompiers n'était pas totalement injustifiée. Voilà pourquoi elle préférait garder ses attributs féminins bien protégés de leurs regards parfois insistants. Et puis, la jeune secouriste jugeait simplement que pour conduire une ambulance, Chanel et Dior n'étaient pas vraiment de première nécessité. Pourtant, elle n'était pas contre le fait de faire un petit effort lorsqu'elle était de sortie, comme c'était le cas ce soir. Elle avait eu beau argumenter, tenté de négocier, râler ouvertement, être prête à se rouler sur le sol en tapant des pieds et des poings, rien n'avait semblé entamer la conviction et la volonté de Marley de la voir débarquer à cette fête. Non pas que la jeune secouriste ne soit pas fêtarde, bien au contraire. Elle l'avait toujours été, et ce n'était certainement pas en emménageant à New-York que cet aspect de sa personnalité s'était amoindri. C'était un fait, la Ville qui ne dort jamais portait bien son nom, et il y avait toujours quelque chose à faire, à toute heure du jour ou de la nuit. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fête à laquelle la jeune femme participerait sans même connaître la personne qui l'organisait. Disons même qu'elle était souvent l'amie de l'amie de l'amie qui connaissait l'hôte de la fête. Et que ça lui convenait tout à fait. Les conventions sociales, ou même le quand dira-t-on, très peu pour Joan. Il lui semblait déjà avoir fait un effort suffisant, lorsqu'elle avait pensé juste avant de prendre son service à acheter une bouteille d'alcool, pour ne pas débarquer les mains vides chez un type qu'elle ne connaissait même pas.

Si son repérage avait été correct, l'immeuble où devait avoir lieu la fête ne se trouvait qu'à quelques stations de métro de son lieu de travail, si bien que désormais New-yorkaise jusqu'au bout des ongles, Joan quitta la caserne d'un pas rapide pour rejoindre l'une des bouches de métro, et y entrer, écouteurs sur les oreilles. Cette méthode, elle l'avait acquise lorsqu'elle n'était qu'ado, quand elle avait compris que cela dissuadait bien souvent les gens de venir lui adresser la parole. Non pas que la jeune demoiselle soit une asociale hors paire, mais elle aimait sa tranquillité, et rien ne l'agaçait plus après une journée de travail bien rempli, ou quelques minutes après le saut du lit, que de devoir faire la conversation avec un illustre inconnu. De prime abord, Joan savait qu'elle semblait être une femme peut-être un peu hautaine, mais cette image d'elle se gommait bien vite lorsqu'on prenait la peine de gratter un peu le vernis.

Quoiqu'il en soit, le trajet fut tout aussi rapide que tranquille, et la demoiselle fut bien vite sortie du métro, pour se retrouver une nouvelle fois dans les rues de New-York. Il ne lui fallu pas longtemps pour balayer du regard le numéro des bâtiments, et trouver celui qu'elle cherchait. Ôtant ses écouteurs, la demoiselle entra dans la hall, haussant un sourcil en voyant un réceptionniste coincé dans son costume tourner la tête vers elle. Pendant un instant, elle maudit Marley, s'imaginant déjà devoir subir l'une de ces soirées sans saveurs de gens qui se pensaient huppés parce que Papa maman payaient l'alcool de la soirée, qu'ils avaient eu une Mercedes pour leur dix-huitième anniversaire, et qui rivaliseraient toute la soirée sur les carrières plus qu'ennuyantes, mais ô tellement bien payées qu'ils rêvaient de faire. Cependant, le réceptionniste, bien sympathique, ne posa aucune question, et laissa passer Joan sans attendre, celle-ci ne se faisant pas prier pour rejoindre l'ascenseur, dont les portes commençaient doucement à se ferme.

« -Hé, retenez l'ascenseur s'il vous plaît ! »

Cria-t-elle presque, tandis que juchée sur ses talons, elle tâchait d'accélérer le pas. In extremis, Joan fit glisser ses doigts entre les portes, y appliquant une pression suffisante pour les faire rouvrir. Lorsque l'opération fut faite, la demoiselle posa son regard sur l'unique passager de la cabine en fer, un jeune homme d'environ son âge, qu'elle salua poliment avant d'entrer dans ledit ascenseur. Un coup d’œil au panneau de commande lui indiqua que l'inconnu avait déjà appuyé sur le bouton devant les mener au dernier étage, là où devait se passer la fête, et elle en conclut rapidement qu'il devait également être de la partie. C'est sur cette pensée que les portes de l'ascenseur se refermèrent, les emmenant tous les deux vers ce qui devait être une soirée mémorable.


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 10 Fév - 19:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Dim 30 Nov - 18:33

Little party never killed anybody
Joan & Solal


Cela faisait désormais plusieurs semaines que Solal avait posé ses valises à New-York. Et malgré l’immensité de cette ville complètement folle, le jeune français commençait peu à peu à prendre ses marques. La présence de sa sœur aidant, il se prenait même à apprécier la vie dans cette cité où tout semblait être permis. Bien sûr, la chambre qu’il partageait avec Astaria chez leur grand-tante un brin intrusive n’avait rien à voir avec l’hôtel particulier qu’ils avaient occupé à Paris, et encore moins avec leur château du Sud-Ouest de la France. Mais tout ce qui comptait pour lui, c’était simplement d’être avec sa sœur. Il avait tant souffert de son absence durant les quelques mois qui avaient précédé son arrivée qu’il tenait aujourd’hui à profiter au maximum du fait qu’ils soient enfin réunis. Par conséquent, Solal passait le plus clair de son temps avec sa sœur, qui s’appliquait à lui faire découvrir la ville et ses fantaisies. Mais, son ventre de femme enceinte devenant de plus en plus encombrant, le jeune homme devait parfois se passer de sa présence. Ces moments étaient pour lui l’occasion de faire cavalier seul, et de reprendre ses bonnes vieilles habitudes de fêtards invétéré et de séducteur incorrigible.

D’un naturel plutôt sociable, Solal n’avait eu aucun mal à faire de nouvelles connaissances dans cet environnement inconnu. Et ce soir, c’était précisément l’une de ces connaissances qui l’avait invité. Un ami de cette dernière donnait une fête à Chelsea, et Solal avait bien évidemment sauté sur l’occasion pour assouvir son besoin de musique, d’alcool, de rencontres et de tout ce qui faisait une bonne soirée comme il en avait l’habitude. Après avoir répondu au véritable interrogatoire qu’Astaria lui avait fait passer lorsqu’elle l’avait vu débouler dans leur chambre affublé d’une chemise noire dont il avait délibérément oublié de fermer les derniers boutons, Solal put enfin se mettre en route. A vrai dire, il n’était pas encore très à l’aise dans le dédale de rues qui constituaient la ville, et les chauffeurs de taxis étaient devenus ses meilleurs alliés pour se rendre d’un point A à un point B sans y passer la journée. Il s’engouffra donc dans la première voiture jaune qui croisa son chemin, et après quelques minutes de route, paya sa course pour se retrouver au pied d’un immense immeuble comme il en existait des milliers à New-York. Un simple coup d’œil en l’air lui permit de repérer l’appartement où il devait passer la soirée et qui, visiblement, était déjà bondé. Grimpant les quelques marches qui le séparaient de l’entrée, Solal pénétra dans l’immeuble avant de s’engouffrer dans l’ascenseur. Mais alors qu’il sélectionnait l’étage qu’on lui avait indiqué, une voix se fit entendre dans le couloir. « Hé, retenez l'ascenseur s'il vous plaît ! » Tapotant frénétiquement le bouton d’ouverture des portes, Solal vit soudain une main s’introduire dans l’ascenseur, suivit d’une jeune femme visiblement apprêtée pour se rendre à la même soirée que lui. Et le regard qu’elle porta au panneau de commande sans broncher confirma au jeune homme qu’ils étaient bel et bien invités au même endroit.

Sans pouvoir s’en empêcher, et le plus discrètement du monde, Solal détailla sa voisine de pied en cap, la trouvant d’ailleurs particulièrement à son goût. En y songeant, le jeune homme esquissa un sourire discret, impatient que cette soirée qui s’annonçait mémorable commence. Mais après quelques secondes d’ascension, les lumières éclairant la cabine d’ascenseur se mirent à clignoter, avant de s’éteindre totalement au moment à l’ascenseur s’immobilisa. « Oh non… pas ce soir ! » pesta le jeune homme en regardant en l’air, comme si la solution allait se présenter à lui instantanément. Nerveusement, il tapota sur tous les boutons du panneau de commande, mais ce geste n’eut pas le moindre effet sur la cabine qui restait indéniablement immobile. Un soupir s’échappa alors des lèvres de Solal qui reprit avec agacement : « C’est pas vrai, c’est une blague ! Il va repartir n’est-ce pas ? Ca repart toujours ces trucs-là ! Il n’y a que dans les films que les gens restent coincés des heures… non ? »

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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Lun 1 Déc - 17:50


Tapotant nerveusement du bout des doigts sur sa cuisse, Joan observa les portes de l'ascenseur se refermer, avant de sentir celui-ci grimper les étages. L'appareil n'était cependant pas parti depuis plus de quelques secondes, que les lumières se mirent à vaciller, avant de s'éteindre définitivement. Instinctivement, la jeune femme se colla contre la cabine, les sourcils froncés, se persuadant que l'appareil n'allait pas tarder à repartir. N'osant bouger, la secouriste fouilla du regard la cabine, incapable de voir plus loin que le bout de son nez, incapable même de distinguer la silhouette de l'homme qui l’accompagnait. Il fallu une minute. Une minute complète pendant laquelle la brunette resta totalement immobile, comme si inconsciemment, elle craignait que le moindre petit mouvement ne puisse aggraver leur cas, ou précipiter l'ascenseur vers le sol. La chute ne serait pas bien haute, sans doute un étage ou deux, si le bâtiment comprenait un sous-sol, mais l'idée n'était pas vraiment pour rassurer Joan. Contre toute attente, c'est à cet instant qu'une veilleuse, sans doute présente pour ce genre de situation, se mit à clignoter dans l'ascenseur, puis à s'allumer, illuminant assez la cabine pour y voir le minimum. Dans cette semi-obscurité, elle parvint enfin à voir l'inconnu qui partageait cet ascenseur avec elle, et Joan s'autorisa un soupir, comme si son souffle avait été bloqué jusque là, puis comme sous l'effet d'un électrochoc, Joan sembla enfin reprendre ses esprits. Elle était secouriste, les situations de cet ordre, l'adrénaline, l'urgence, c'était son quotidien, et il était hors de question qu'elle panique pour si peu.

« -Non non...je suis sûre que ce ne sera que temporaire. On va très vite nous sortir de là ! »

Balbutia-t-elle un bref instant, avant que sa voix ne recouvre son assurance habituelle. Il avait bien raison. Ce n'étaient que dans les films que les gens restaient bloqués des heures dans un ascenseur sans pouvoir en sortir. Dans la vraie vie, aujourd'hui, on allait vite se rendre compte que quelque chose clochait, et on viendrait les tirer vite fait de ce mauvais pas. D'ailleurs, maintenant qu'elle y voyait un peu mieux dans l'ascenseur, elle franchit les quelques pas qui la séparait du bouton de commande, et tout comme le jeune homme quelques instants plus tôt, écrasa son doigt sur le bouton d'urgence. Elle eut beau appuyer de longues secondes, puis s'énerver sur le bouton, rien d'autre qu'un misérable grésillement qui n'augurait rien de bon ne se fit entendre. Râlant à voix basse, sans même qu'il soit possible de comprendre ce qu'elle disait, Joan plongea la main dans son sac, et en ressorti triomphalement son téléphone.

« -Marley ? Allô ? Marley, c'est moi...je suis coincée dans l'ascenseur ! Marley, tu m'entends ?  Bordel !»

Conclut-elle, sans aucune féminité. La conversation était brouillée, Joan entendant à peine la voix de son amie au bout du fil, ou même la musique étouffée qui semblait résonner dans la pièce où se trouvait la jeune fêtarde. Pourtant, la secouriste n'entendit jamais la réponse de son amie, doutant même que celle-ci ai entendu ou compris le moindre mot prononcé par la brunette. Joan regarda l'écran de son téléphone, le secoua sans ménagement, comme si ce simple geste indélicat pouvait arranger les choses. Mais rien n'y fit.

« -Super...je n'ai pas de réseau. Et vous ? »

Demanda-t-elle finalement au jeune homme en rangeant brusquement son téléphone dans son sac, tandis que sans même réfléchir, elle pressait de nouveau le bouton d'alarme.


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 10 Fév - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Lun 15 Déc - 15:28

Little party never killed anybody
Joan & Solal


Solal se faisait une joie de pouvoir reprendre ses bonnes vieilles habitudes parisiennes en se joignant à cette fête qu’on lui avait promise comme monumentale. Depuis son arrivée à New-York, il n’avait pas vraiment eu l’occasion de se remettre à ce passe-temps qu’il aimait tant, et le jeune homme vivait donc cette soirée comme une sorte de renaissance après des semaines de privation. Non pas que le fait de rester avec sa sœur tout au long de la journée l’ennuie, mais son truc à lui : c’était la fête. Et même s’il ne connaissait pour ainsi dire personne dans cette ville immense, Solal n’était pas impressionné pour autant. Au contraire, il avait hâte de se mêler à cette foule d’autochtones et de laisser son caractère sociable et fêtard parler pour lui. Mais visiblement, son destin en avait décidé autrement puisqu’il avait stoppé sa course alors même qu’il n’avait jamais été aussi proche du but. L’ascenseur qui devait en théorie l’emmener, lui et sa compagne d’infortune, au dernier étage de l’immeuble où se tenait la fête s’était immobilisé, et la veilleuse de secours qui venait de s’allumer n’augurait rien de bon. Comme il l’avait fait avant elle, la jeune femme qui l’accompagnait tenta d’appuyer frénétiquement sur le bouton de commande en assurant que cette panne ne serait que temporaire. Mais elle n’eut pas franchement plus de succès que Solal puisque la cabine resta indéniablement immobile et plongée dans cette semi-obscurité un brin inquiétante.

Se saisissant de son téléphone, sa voisine tenta d’appeler ce que Solal devina être un ou une ami, mais après avoir braillé « Marley ? Allô ? Marley, c'est moi...je suis coincée dans l'ascenseur ! Marley, tu m'entends ?  Bordel ! », elle fut contrainte de raccrocher. « Super...je n'ai pas de réseau. Et vous ? » demanda-t-elle alors, faisant s’exécuter le jeune homme qui tira son propre téléphone de la poche de son jean avant de secouer la tête d’un air quasi-abattu. « Pas plus que vous apparemment… » lâcha-t-il avant de soupirer et de ranger son appareil sans même tenter d’appeler sa sœur puisque son écran lui indiquait qu’aucun réseau n’était disponible. « Génial… » ajouta-t-il d’une voix plaintive, avant de poser ses yeux sur la jeune femme qui s’acharnait une fois de plus sur le bouton d’alarme. « Hé, j’espère que vous n’êtes pas une stressée des ascenseurs, claustrophobe ou je ne sais quoi ! Vous allez pas faire une crise de panique hein ? » s’inquiéta soudain Solal, pas certain de savoir gérer ce genre de situation si elle venait à se produire. Alors, tentant de se montrer rassurant, il poursuivit : « Les gens là-haut vont forcément finir par s’apercevoir qu’on manque à l’appel… » Puis, songeant qu’il n’était qu’un invité par procuration, Solal ajouta à mi-voix : «… ou pas. » avant de relever la tête en souriant, continuant dans son rôle de mec sûr de lui qu’il n’était qu’à moitié. « Non mais ça va aller. Ils appelleront forcément quelqu’un pour nous sortir de là. J’espère juste qu’ils le feront avant que la fête soit finie… » ajouta-t-il en soupirant, avant de laisser glisser le long de la paroi pour s’asseoir en tailleur par terre, essayant de prendre son mal en patience puisqu’aucun autre choix ne s’offrait visiblement à lui pour le moment. Mais alors qu’il relevait une nouvelle fois les yeux vers la jeune femme, il remarqua la bouteille qu’elle tenait entre ses mains et qui fit s’éclairer son visage d’un petit sourire. « Sinon on peut aussi commencer sans eux… en attendant… » fit-il alors sans aucne gêne, en désignant ladite bouteille d’un vague mouvement de tête.

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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Jeu 18 Déc - 23:37

Elle savait bien qu'elle avait un mauvais pressentiment à propos de cette soirée, et pourtant, elle avait quand même foncé, comme à son habitude. Joan se fiait pourtant toujours à sa première impression en tant normal, sans même chercher à aller au delà. Ça avait toujours fonctionné, aussi bien dans sa vie personnelle, qu'à son travail. C'était une fonceuse, comme on la qualifiait parfois, mais elle ne savait que trop bien que ça ne jouait pas forcément toujours en sa faveur. Alors qu'elle appuyait toujours avec un entrain un peu trop poussé sur les boutons de l'ascenseur, elle entendit vaguement la réponse de son compagnon d'infortune, tandis qu'il annonçait que lui non plus n'avait pas de réseau. Evidemment, l'inverse aurait été trop beau. Ce ne fut que lorsqu'il reprit la parole, d'un air visiblement inquiet, que Joan daigna se tourner à moitié vers lui, retirant finalement son doigt du bouton d'alarme sur lequel il semblait collé jusque là.

« -Quoi ? Non...non non, ne vous inquiétez pas. Tout va très bien. »

Dit-elle finalement, se rendant subitement compte qu'elle devait avoir l'air d'une parfaite hystérique en train de totalement perdre le contrôle de ses nerfs. Alors qu'au fond, ce n'était pas le cas. Enfin, elle n'était pas vraiment tout à fait à l'aise non plus, mais elle était loin de la crise d'angoisse, elle qui avait apprit à gérer ces bouffées de stress grâce à son travail. Joan se sentit légèrement bête de s'être laissée aller aussi facilement, et après avoir tapé une dernière fois sur les portes de l'ascenseur pour évacuer sa frustration, la demoiselle finit par se tourner vers l'inconnu, haussant malgré elle un sourcil en entendant ses arguments pour la convaincre que tout allait bien terminer, et qu'ils sortiraient de cette ascenseur bien vivants. Son petit « ou pas » ne contribua en rien à rassurer la demoiselle, qui n'en montra cependant rien. Pourtant, lorsqu'il enchaîna sur de nouveaux mots, la demoiselle ne put s'empêcher de lever les sourcils, avant de répondre presque aussitôt.

« -Avant que la fête ne soit finie, hein ? Sacré sens des priorités ! »

Lança-t-elle, se tournant cette fois carrément vers le jeune homme, l'observant réellement depuis qu'elle avait mis les pieds dans ce maudit ascenseur, comme si ce simple coup d'oeil pouvait lui indiquer à qui elle avait à faire. Il était mignon ce jeune homme, et Joan aurait presque pu sourire seule en se faisant la remarque qu'elle aurait pu tomber en bien pire compagnie, bloquée dans la cage en fer. Sans même chercher à se cacher, elle fit glisser son regard sur la silhouette du jeune homme, avant de le voir s'installer à son aise sur le sol de la cabine. C'est à cet que Joan regarda tout autour d'elle, se demandant ce qu'elle devait faire à présent, se sentant étrangement un brin mal à l'aise suite aux pensées qu'elle venait d'avoir seule. Heureusement, l'inconnu choisit cet instant là pour briser le silence, tandis que Joan suivait du regard la direction que prenait ses yeux, qui s'étaient posés sur la bouteille qui se trouvait entre ses mains.

« -Bonne idée ! »

Dit-elle, avant de l'imiter, et de se laisser glisser contre la paroi de l'ascenseur, mais de façon à se retrouver face à lui. Puis une fois au sol, elle se débarrassa de son sac, puis entreprit d'ouvrir la bouteille de vodka. Gardant le bouchon dans une main, elle porta la bouteille à ses lèvres, en buvant une longue gorgée, avant de fermer les yeux lorsque l'alcool piqua brutalement sa trachée. Peu importe, il lui fallait bien au moins ça pour vaincre la frustration, la colère même, qui la saisissait à l'idée de passer les prochaines heures enfermée dans quelques tous petits mètres carré. Finalement, elle tendit la bouteille à l'inconnu, tandis qu'elle regardait une nouvelle fois son téléphone, qui bien sûr n'affichait aucun réseau disponible.

« -Tu connaissais qui à cette soirée ? Je dis tu hein, on va se retrouver bloqués on ne sait pas trop combien de temps, alors autant rendre ça le plus confortable possible ! »

Demanda-t-elle finalement en faisait un effort, le pensant réellement lorsqu'elle disait qu'il fallait améliorer leur situation au maximum. Si bien que Joan prit sur elle, tâchant de faire taire l'asociale qui sommeillait naturellement en elle, et de se montrer un minimum polie. Non pas qu'elle se voyait déjà échanger son numéro avec l'inconnu, et lui proposer une future sortie, voire une amitié poussée, mais ce n'était pas non plus une raison pour le snober méchamment alors qu'ils étaient pratiquement l'un sur l'autre dans ce tout petit espace réduit. Et pour ce qui était du tutoiement, il fallait dire que la demoiselle n'était pas non plus du genre à prendre des petites pincettes avec les gens, et elle était même sûre qu'on la prenait souvent pour une sans-gêne quand on ne la connaissait pas vraiment. Mais elle s'en moquait pas mal, se foutant royalement de l'avis qu'avaient des étrangers sur elle, sans même chercher à la connaître.

« -T'as pas un peu de musique tant qu'on y est, histoire de vraiment se mettre dans l'ambiance ? »

Ironisa-t-elle, avant de reprendre la bouteille d'alcool qu'elle porta une nouvelle fois à sa bouche, avant de la poser sur le sol de la cabine, entre eux deux. Non pas qu'elle avait l'intention de vivre ici la fête de sa vie, mais Joan semblait disposée à tout faire pour oublier au moins momentanément qu'elle était bloquée dans un ascenseur au dessus du vide, et non pas en train de se déhancher au cours d'une soirée où elle ne voulait même pas aller.


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 10 Fév - 19:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Ven 26 Déc - 18:11

Little party never killed anybody
Joan & Solal


L'inconnue se moquait du sens des priorités bien particulier de Solal et pourtant, ce dernier ne désespérait pas de sortir de là avant la fin de la fête. Après tout, on n'allait tout de même pas les laisser mourir de fin, ou de froid, ou des deux au fond de cette cabine sans même s'apercevoir de leur absence! Quelqu'un allait bien vouloir utiliser l'ascenseur, et se rendre compte que quelque chose clochait. Mais en attendant, la soirée que Solal s'était imaginée géniale tournait peu à peu au fiasco. Alors, comme pour rendre leur attente un peu moins longue et pour prendre de l'avance sur leurs camarades de soirées, le jeune français proposa d'entamer les festivités dans l'ascenseur. Ce que sa voisine ne refusa pas, bien au contraire. En s'installant tout comme lui sur le sol de la cabine, la jeune femme entama la bouteille de vodka qui l'accompagnait depuis le début puis la tendit à Solal, qui s'empressa de gouter à son tour ce breuvage qui lui réchauffa instantanément la gorge. « Tu connaissais qui à cette soirée ? Je dis tu hein, on va se retrouver bloqués on ne sait pas trop combien de temps, alors autant rendre ça le plus confortable possible ! » lança alors l'inconnue lorsque Solal eut terminé. Amusé, le jeune homme afficha un sourire entendu comme pour lui signaler qu'elle pouvait le tutoyer sans crainte, avant de répondre : « Bin... pas grand monde en fait ! » avoua-t-il en affichant une petite grimace, avant de hausser les épaules.  « C'est une fille que j'ai rencontré y'a pas très longtemps qui m'a dit de passer... je crois que l'organisateur était un de ses amis, un truc comme ça...» tenta-t-il d'expliquer, alors que sa présence ici était encore assez floue même pour lui. « Et toi ? » questionna-t-il à son tour, tout en tendant la bouteille à sa propriétaire.

Après avoir bu une nouvelle gorgée de vodka, la jeune femme déposa la bouteille entre eux deux, ajoutant en plaisantant: « T'as pas un peu de musique tant qu'on y est, histoire de vraiment se mettre dans l'ambiance ? » Pointant son index vers elle comme pour lui prouver qu'il la prenait au mot, Solal dégaina son téléphone portable et après y avoir tapoté quelques instants, lança une playlist Daft Punk qui anima instantanément la cabine. « Hé, si ça se trouve on est mieux là ? » déclara-t-il sans trop y croire, avant d'ajouter : « C'est vrai, autant la soirée est complètement nulle, l'ambiance pourrie, les filles moches... » Alors que lui... était plutôt en bonne compagnie, même s'il était coincé dans cette maudite cabine. Solal laissa d'ailleurs son regard glisser une nouvelle fois sur la silhouette de sa voisine, avant d'intérioriser un sourire et de se saisir de la bouteille de vodka pour faire diversion. «Les mecs aussi ! » ajouta-t-il rapidement à l'attention de sa voisine, en laissant échapper un petit rire avant de s'offrir une nouvelle lampée d'alcool. « Heureusement que ma sœur n'est pas là... Elle serait totalement flippée ! » observa alors Solal avec un petit sourire aux lèvres, plus pour lui-même qu'autre chose. Puis, revenant finalement à leur situation actuelle, le jeune français reprit: «Ok, tu leur donnes combien de temps avant de s'apercevoir qu'on est coincés ici ? La fille que tu as appelé là, elle va bien finir par s'inquiéter non ? J'espère que c'est une vraie amie ! Ca te fera au moins l'occasion de vérifier! » déclara-t-il, légèrement ronchon tant il commençait à s'impatienter alors que leur "détention" ne durait que depuis quelques minutes.

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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Mer 7 Jan - 23:06

L'alcool lui picotait toujours la gorge, mais la réchauffait en même temps. Sans un mot, elle l'écouta annoncer qu'il ne connaissait réellement personne dans cette soirée, détournant la tête pour qu'il ne voit pas la grimace sur son visage. S'il ne connaissait personne à cette soirée, personne ne s'étonnerait de son absence. Et puisqu'elle était plus ou moins dans le même cas que lui, ils n'étaient pas prêt de sortir de ce fichu ascenseur. Elle releva cependant subitement la tête vers lui lorsqu'il lui retourna sa question.

« -Euh...j'ai été invitée par une amie, qui connait le type qui organise la soirée. Je crois.»

Dit-elle vaguement, ne voulant s'étendre sur le fait que la soirée ne regorgeait pas de personnes qui s’inquiéteraient de ne pas la voir débarquer. La secouriste plissa les yeux lorsque le jeune homme la pointa du doigt, avant de tapoter sur son téléphone, tandis qu'une musique résonnait finalement dans la cabine de l'ascenseur. Joan mit quelques secondes à reconnaître le groupe, avant qu'un petit sourire en coin étire ses lèvres. Il avait des bons goût musicaux, au moins elle ne pouvait pas le lui enlever. Elle se contenta d'un simple « si ça se trouve » lorsqu'il annonça qu'ils étaient peut-être mieux là où ils étaient, coincés dans ces quelques mètres carrés. Il n'avait peut-être pas tout à fait tort au fond. Joan n'avait eu aucune envie de se rendre à cette fameuse soirée, si ce n'était pour faire plaisir à Marley, et cette alternative plus que surprenante lui donnerait peut-être l'occasion de rentrer finalement bien plus tôt que prévu. De là à savoir si les hommes et les femmes étaient mieux à l'étage que dans la cabine, Joan demandait à voir. Le jeune homme coincé avec elle était un beau spécimen, elle ne pouvait le nier, et elle n'était pas nécessairement sûre de trouver aussi bien en haut. De toutes façons, elle n'était pas venue chercher quelqu'un avec qui passer la nuit, même si elle n'était pas de celles qui se refusait le plaisir de regarder une belle personne, elle qui disait toujours qu'elle avait des yeux et comptait bien s'en servir. C'était d'ailleurs visiblement également le cas de l'inconnu, qui la déshabillait du regard.

« -Tu veux que j'enlève ma veste pour mieux pouvoir mater ? »

Demanda-t-elle, tandis qu'elle le fixait droit dans les yeux, sans aucune gêne. Son côté direct faisait souvent des siennes, elle en avait conscience, mais avait toujours refusé de changer pour qui que ce soit. Elle le fixa encore quelques instants, avant de s'emparer à son tour de la bouteille et d'en boire une longue gorgée. Si elle continuait comme ça, elle finirait de toutes façons par ôter sa fameuse veste, quand elle commencerait à avoir vraiment chaud. La tête en appui contre la cabine quelques instants, Joan se tourna finalement une nouvelle fois vers l'inconnu lorsqu'il reprit la parole, avant de secouer la tête de droite à gauche.

« -Marley ? Pff, tu rigoles ? Elle doit être en train de chercher l'homme de sa vie à cette foutue soirée. Je crois qu'elle a même pas entendu ce que je lui ai dit, c'était brouillé. »

Dit-elle en haussant les épaules, pas vraiment fataliste pour autant. Marley était une bonne amie, elle n'en avait jamais douté, mais elle connaissait aussi la jeune femme et son impatience à trouver un homme pour partager sa vie. A cette pensée, Joan s'autorisa un petit sourire, se disant qu'elle lui ressortirait cette histoire la prochaine fois qu'elle lui forcerait la main pour sortir, et qu'elle avait déjà une excuse toute trouvée pour refuser l'invitation. Quoiqu'il en soit, le temps commençait à devenir un peu long dans cet ascenseur, et Joan qui n'avait jamais été une grande patiente sentait déjà ses nerfs la titiller.

« -Bon, tu sais quoi, on devrait faire un jeu pour passer le temps. On se pose des questions, sur tout et n'importe quoi, à tour de rôle, et celui qui refuse de répondre boit un coup. Ça te va ? »

Demanda-t-elle, tandis qu'elle se redressait dans la cabine, comme si elle se concentrait. Elle pencha un peu la tête, tandis qu'elle lui disait que c'était lui qui devait commencer, comme si au final, elle ne lui laissait pas vraiment l'opportunité de refuser.


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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Lun 12 Jan - 16:59

Little party never killed anybody
Joan & Solal

Alors qu'il ne comptait plus que sur elle pour avoir des connaissances assez proches qui pourraient s'inquiéter de son absence, Solal accueillit avec une déception qu'il ne chercha même pas à cacher le fait que l'inconnue ait, tout comme lui, été invitée par l'amie d'un ami d'un ami… et ainsi de suite. Visiblement, ils n'étaient donc pas prêts de quitter cet ascenseur et les espoirs qu'il entretenait encore de pouvoir profiter d'une partie de la soirée s'envolèrent  aussi vite qu'ils étaient arrivés. Reprenant alors un semblant de conversation, Solal tenta de la (et de se) persuader qu'ils n'étaient peut-être pas si mal lotis dans cet ascenseur. A ses yeux en tous cas, il estimait ne pas être trop mal tombé au vu de la belle plante qui était installée en face de lui. Belle plante, mais avec une sacrée répartie visiblement, puisque sous ses regards un peu trop insistants, la jeune femme n'hésita pas à déclarer : « Tu veux que j'enlève ma veste pour mieux pouvoir mater ? » Tout d'abord surpris par une telle réflexion, le jeune homme ne tarda pas à sourire, arquant même un sourcil en répliquant : « C'est une proposition intéressante… » commença-t-il avant de secouer la tête en riant, peu désireux de passer pour un pervers d'entrée de jeu. « Mais garde-la quand même. J'voudrai pas que tu attrapes froid à cause de moi, et que tu viennes me réclamer de l'argent pour pouvoir soigner ta pneumonie ou je ne sais quoi… »  

Le fait d'être en bonne compagnie te d'avoir de la bonne musique avait beau lui plaire, Solal commençait tout de même à s'impatienter un peu. Si bien qu'il mit une nouvelle fois tous ses espoirs sur l'amie de sa voisine, celle-là même qu'elle avait essayé d'appeler lorsque l'ascenseur avait décidé de rendre l'âme. Mais une fois de plus, a jeune femme fut incapable de la rassurer, ses arguments contribuant plutôt à désespérer le jeune français qui ne put s'empêcher de souffler en laissant basculer sa tête vers l'arrière. Les mains posées de part et d'autre de ses jambes, le jeune homme commença à tapoter nerveusement ses doigts contre le sol de la cabine, en s'efforçant de rester en rythme avec la chanson que son téléphone diffusait encore. Il était bien conscient que ce genre de gestes contribuait en général à énerver les gens plus qu'autre chose mais lorsqu'il s'ennuyait, Solal avait rapidement tendance à devenir… chiant. Encore plus que d'habitude, et ce n'était pas peu dire. Mais fort heureusement pour lui et pour elle, l'inconnue trouva une idée de génie, ou pas, pour les occuper tous les deux et leur éviter de devenir fous avant que les secours ne viennent les sortir de là. « Bon, tu sais quoi, on devrait faire un jeu pour passer le temps. On se pose des questions, sur tout et n'importe quoi, à tour de rôle, et celui qui refuse de répondre boit un coup. Ça te va ? » proposa-t-elle devant un Solal quelques peu sceptique au premier abord, mais auquel elle ne laissa pas d'autre choix que de commencer en posant la première question. « Euh… ok, si tu veux… Alors…. hum… Je sais pas moi… tu fais quoi dans la vie ?» Question on ne peut plus banale mais comme ça, à froid, Solal n'avait pas eu l'occasion de chercher plus loin. Et puis pour ce que ça l'intéressait de toute façon… L'inconnue avait eu une bonne idée, mais ce jeu n'était qu'un moyen comme un autre pour passer le temps, pas l'occasion de se lancer dans l'écriture d'une biographie.  

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Jeu 15 Jan - 13:49

Elle n'avait pas pu s'empêcher de hausser un sourcil et de le regarder en biais lorsqu'il avait lui avait répondu d'un ton entendu que ça ne le dérangeait pas tant que ça de la voir enlever sa veste. Joan semblait déjà prête à lui expliquer en long, en large, et en travers le fond de sa pensée, mais la nouvelle tirade de l'inconnu lui fit comprendre qu'il la taquinait, et qu'il ne semblait pas si sérieux que ça en annonçant que la proposition de la voir se déshabiller dans la cage en fer était plutôt intéressante. La brunette ne lui répondit cependant pas, ne voulant pas s'étaler sur le fait qu'elle était bien trop indépendante et fière pour accepter une quelconque rétribution monétaire si elle devait tomber malade, et encore moins pour réclamer quoi que ce soit à qui que ce soit. Néanmoins, le sourire du jeune homme la dissuada bien vite de sortir les griffes, tandis qu'elle détournait finalement le regard pour fixer un instant la bouteille d'alcool, qui lui avait donné une idée subite.

Elle ne lui laissa pas vraiment le choix lorsqu'elle proposa un petit jeu anodin, histoire de passer le temps. Il était en train de perdre patience, cela se voyait à la façon dont il tapotait des doigts sur le fond de la cabine de l'ascenseur, tic qui aurait tôt fait de taper sur le système de Joan, pas vraiment patiente. Certes, au fond, elle ne s'intéressait pas vraiment à la vie de l'inconnu qu'elle ne reverrait sans doute jamais dans cette grande ville qu'était New York, mais il fallait bien passer le temps, avant que l'un d'entre eux ne finisse réellement par devenir dingue. Il n'avait pas vraiment l'air emballé, mais il avait l'air prêt à faire un effort, puisqu'il lui posait déjà une question. Tant mieux, le temps aurait vraiment été trop long sinon. Ce qu'elle faisait dans la vie ? Facile comme question, un peu trop d'ailleurs. Si bien qu'à la vérité, elle choisit une autre option.

« -Je suis chirurgienne pédiatrique, j'ai gagné deux prix Nobel, et je fais des photos de charme dont les bénéfices sont reversés à une association qui aide les gamins atteints de maladies cardiaques. Et quand je m'ennuie, je suis secouriste. »

Répondit-elle néanmoins, glissant une part de vrai dans le gros bobard qu'elle venait de lui balancer. Cependant, le ton de sa voix avait été tel qu'elle ne doutait pas qu'il comprendrait qu'elle n'avait pas été tout à fait honnête avec lui, sans pour autant tenter de le mener en bateau pour s'inventer une vie toute différente de la sienne. Et puis, la vie que menait Joan lui convenait parfaitement, et il y avait très peu de choses qu'elle aurait voulu changer. Son métier avait été une évidence, elle qui avait toujours aimé s'investir et s'occuper des gens. Et puis, être secouriste lui permettait de canaliser le trop plein d'énergie qu'elle avait au quotidien. Sans oublier que l'adrénaline était devenue sa drogue avant même qu'elle ne comprenne qu'elle était en train de devenir accro. Pour rien au monde elle ne tenterait une carrière dans une autre branche, même si elle savait bien qu'être secouriste ne rimait pas avec paie en or, impressionnante ascension professionnelle, ou encore horaires fixes. Mais tout cela, Joan s'en fichait pas mal, et elle se levait chaque matin avec le même entrain pour retrouver son partenaire et son ambulance. Plissant les yeux, elle réfléchit à son tour à une question, avant d'esquisser subitement un sourire en coin.

« -C'est quoi le pire rencard que t'ai eu avec une fille ? Ou un gars, hein, je ne juge pas. »

Demanda-t-elle au bout de quelques instants, se fichant pas mal du politiquement correct. Certes, Joan aurait pu choisir de lui retourner poliment sa question, de lui demander son prénom, où il vivait, s'il était issu d'une famille nombreuse. Mais elle avait vite préféré cette alternative indiscrète qui aurait au moins peut-être le mérite de les faire sourire, et de leur faire oublier un instant leur situation.


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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Ven 16 Jan - 18:46

Little party never killed anybody
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Solal n'était pas franchement enthousiaste à l'idée de se prêter au petit jeu des questions que sa voisine venait de décréter mais après tout, que pouvait-il avoir de plus intéressant à faire dans ces circonstances… Appeler sa sœur ? Impossible au vu de la seule et unique petite barre de réseau qu'affichait son téléphone. Jouer sur ledit téléphone ? L'idée était séduisante, mais Solal restait quelqu'un de poli en toutes circonstances, et il se voyait mal laisser sa compagne d'infortune se tourner les pouces toute seule en face de lui. Et puis elle avait en sa possession une bouteille d'alcool, qu'elle avait jusqu'ici accepté de partager avec lui, ce qui n'était en rien négligeable. Un peu malgré lui donc, le jeune français capitula et suivit les instructions de sa voisine en posant sa question en premier. Question des plus banales, certes, mais son peu d'enthousiasme ne lui avait permis de ne trouver que ça. Mais elle sembla tout de même satisfaire son interlocutrice, puisque cette dernière ne tarda pas à répondre : « Je suis chirurgienne pédiatrique, j'ai gagné deux prix Nobel, et je fais des photos de charme dont les bénéfices sont reversés à une association qui aide les gamins atteints de maladies cardiaques. Et quand je m'ennuie, je suis secouriste. » Oh, d'accord. Cette fois, il y était. Même s'il n'avait pas saisi cette subtilité en tout premier lieu, Solal comprenait en entendant sa réponse que son "jeu" portait finalement très bien son nom. En effet, il doutait fort de se trouver en face d'un quelconque prix Nobel. Et même s'il avait beaucoup plus de facilités à l'imaginer sur des photos de charme, la suite de sa phrase le conforta dans l'idée qu'il ne s'agissait là que d'une vaste plaisanterie. Mais quoi qu'il en soit, le jeune homme s'efforça de garder son sérieux en hochant la tête même si le sourire ne coin qu'il ne pouvait réprimer venait attester du fait qu'il n'était pas dupe.

Et alors qu'il s'attendait à ce qu'elle lui retourne sa question, le jeune homme vit sa voisine réfléchir, puis demander : « C'est quoi le pire rencard que t'ai eu avec une fille ? Ou un gars, hein, je ne juge pas. » S'il avait pu, Solal aurait sans aucun doute éclaté de rire. Mais il tenait à garder ce semblant de sérieux que sa voisine affichait elle aussi, et répondit donc en redressant la tête comme s'il s'offusquait de cette question. « J'ai jamais connu de désastre ! Mes rencards sont toujours parfaits tu sais, je sais m'entourer… » affirma-t-il d'un air faussement prétentieux, avant de plisser les yeux en faisant mine de fouiller dans de lointains souvenirs. « A part peut-être… » Nouveau silence, nouvelle réflexion… « Ouais, cette fois où j'avais rencard avec Angelina. Elle avait mal calculé son coup, Brad est arrivé pile au mauvais moment… Mais bon, c'était cool, je lui ai juste cassé la gueule et puis on a continué la soirée. Normal quoi… » expliqua-t-il en esquissant un vague geste de la main, comme pour signifier que ce genre de rencontres faisait partie de son quotidien. Profitant de son bras tendu pour attraper la bouteille de Vodka toujours en bonne place entre l'inconnue et lui, Solal en ingurgita une nouvelle gorgée, se donnant ainsi le temps de réfléchir à sa prochaine question. Finalement, son idée n'était pas si mauvaise, et le jeune homme devait bien avouer qu'il se prenait volontiers au jeu. Puis, tout en reposant la bouteille, Solal reprit le cours de leur jeu le plus naturellement du monde en questionnant :  « C'est quoi l'endroit le plus insolite où tu l'as fait ? » Bien sûr, toute une série de répliques  graveleuses relatives à cet ascenseur dans lequel ils étaient bloqués lui vinrent à l'esprit, mais Solal préféra se pincer les lèvres et garder le silence, laissant ainsi tout le loisir à sa voisine de répondre comme elle le souhaitait.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Ven 16 Jan - 23:13

S'ils devaient passer encore de longues minutes coincés là dedans, Joan n'osait penser à quelques heures sans sentir une bouffée d'impatience la prendre au ventre, il fallait bien qu'ils s'occupent. Et puis, elle savait d'avance que ce petit jeu improvisé pourrait les aider à patienter. Après sa propre réponse, qui eu le don de faire sourire légèrement le jeune homme, la demoiselle lui posa une question à son tour, ne le quittant pas des yeux alors qu'il se lançait à son tour dans un récit. La brunette haussa un sourcil amusé face à l'assurance dont faisait preuve l'inconnu lorsqu'il annonça d'un air entendu qu'il n'avait jamais eu de rencard désastreux, et pendant un instant, elle fut tentée de lui dire qu'il avait bien de la chance. Elle-même en avait connu, quelques rendez-vous malheureux, qui avaient d'ailleurs fait la joie de ses amies au cours de soirées qu'elles avaient partagé. Néanmoins, Joan écouta son histoire de rencard avec Angelina, pinçant les lèvres pour ne pas sourire lorsqu'il mentionna Brad, à qui il avait visiblement foutu une belle déculottée. La jeune femme hocha la tête comme pour dire qu'elle approuvait son histoire.

« -Effectivement, je doute que Brad ai la moindre chance face à toi ! »

Dit-elle en lui faisant un clin d’œil, tandis qu'elle attendait qu'il lui pose à son tour une question. Elle se demandait vers quel sujet il allait s'orienter, et devait avouer que sa curiosité était plus que titillée. Elle ne cacha pas le sourire qui étira ses lèvres à l'entendre, tandis qu'elle réfléchissait déjà à sa réponse, avant de se lancer d'une voix qu'elle voulait lointaine, comme si elle revivait le moment qu'elle racontait au moment où les mots quittaient ses lèvres.

« -Hum...alors...c'était un soir comme un autre, je devais me rendre à une soirée. Mais j'avais pas particulièrement envie d'y aller, tu vois. Et j'avais raison de me méfier, je suis à peine rentrée dans l'ascenseur qu'il est tombé en panne, et que je me retrouvais coincée avec un mec que je connaissais ni d'Adam ni d’Ève. Bon, le type était plutôt pas mal tu vois, mais on s'ennuyait pas mal. En plus de ça, j'avais ramené une bouteille, alors pour passer le temps, on a bu, on a un peu discuté, on a commencé à parler de choses un peu osées. Et il a commencé à faire chaud...très très chaud. Alors j'ai retiré ma veste, tu vois...et il a retiré la sienne. Puis une chose en entraînant une autre, on a fini par se retrouver complètement nus, enchevêtrés l'un sur l'autre. C'était...torride, brûlant, presque bestial. J'ai jamais su son prénom, au mec en question, mais bon sang, j'oublierai jamais ses coups de rein, ou ses jolies petites fesses ! »

Dit-elle d'une voix qu'elle voulait sensuelle, sans quitter un seul instant le regard de l'inconnu, tandis que tout en parlant, elle retirait sa veste. Elle en avait fait des tonnes pendant son petit discours, papillonnant des cils comme pour le charmer, se mordillant la lèvre en évoquant à quel point ses ébats fictifs avaient été chauds. Joan était loin d'être une allumeuse, et pourtant, elle ne pouvait nier que la situation l'amusait au plus haut point, surtout si l'on considérait leur situation présente. Elle lui fit un petit sourire en coin, avant de s'emparer à son tour de la bouteille, et de boire une longue gorgée d'alcool. Joan ferma longuement les yeux lorsque la vodka lui brûla la gorge, tandis qu'elle réfléchissait déjà à la suite de leur petit jeu. Elle avait apprécié sa question, bien qu'elle devait admettre que c'était peut-être un peu déplacé, mais c'est elle qui avait donné le ton en parlant de rencard. Si bien que poursuivant dans leur lancée, elle reprit la parole.

« -D'accord, alors...si tu pouvais t'envoyer n'importe quelle personne sur cette planète, qui se serait ? »

Demanda-t-elle d'un ton innocent, tandis qu'elle reposait la bouteille entre eux, en souriant légèrement en coin.


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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Lun 19 Jan - 11:48

Little party never killed anybody
Joan & Solal

Elle voulait jouer ? Et bien qu'il en soit ainsi. Même si dans un premier temps le petit jeu des questions que lui avait proposé sa voisine ne l'avait pas enchanté, Solal n'avait pas tardé à en saisir toutes les subtilités et à imiter les révélations quelque peu tirées par les cheveux de la jeune femme. Et après réflexion, il dut bien admettre qu'une conversation sérieuse les aurait bien moins divertis, alors que c'était précisément ce qu'ils recherchaient histoire de passer le temps. Solal prit donc un malin plaisir à narrer sa prétendue altercation avec Brad Pitt, et fut ravi de constater que sa voisine ne doutait en rien de ses capacités à le mettre K.O. Ou presque. Malgré ce clin d'œil qu'elle lui adressa et qu'il accueillit avec un sourire entendu. Suivant le cours du jeu, le jeune français posa donc à son tour une question, bien plus orientée que la précédente. Mais après tout, elle l'avait bien cherché ! Elle avait elle-même fait dévier leur conversation vers des sujets  loin d'être conventionnels. Et à ce propos, Solal ne fut pas déçu de la réponse qu'elle apporta à sa question. En effet, devant un jeune homme médusé, l'inconnue se lança dans un interminable récit mêlant habilement la situation qu'ils vivaient actuellement et une touche de fiction pour le moins osée. Initiative qui ne déplut pas à Solal, bien au contraire. Passée la surprise de cette réponse on ne peut plus spontanée, il reprit un air faussement intéressé, ne pouvant s'empêcher d'hausser un sourcil lorsque l'inconnue retira sa veste, tout comme elle l'avait "prédit" dans son discours. L'air de rien, suivant ses mouvements, Solal enleva à son tour le blouson qu'il portait jusqu'ici et le plaça près de lui sans lâcher l'inconnue des yeux. Elle avait bien précisé que le type était plutôt pas mal n'est-ce pas ? Et puis le coup des jolies petites fesses qu'elle n'oublierait jamais… Solal prenait aussi. Car même si tout cela faisait également partie du jeu, il ne rechignait pas devant ce genre de compliments.

D'ailleurs, malgré le ton de plaisanterie ambiant, Solal ne pouvait nier que la température avait soudain grimpé d'un cran. Et cet air détaché que l'inconnue se donnait soudain en buvant à son tour une lampée de vodka n'arrangeait rien… En se mordillant la lèvre inférieure, comme si cela pouvait le détendre un peu, le jeune français écouta avec une attention toute relative la question suivante : « D'accord, alors...si tu pouvais t'envoyer n'importe quelle personne sur cette planète, qui se serait ? » Et voilà qu'elle continuait… Décidément, la jeune femme semblait très portée sur la question et cela ne fit qu'amplifier le sourire que Solal affichait déjà. Une fois de plus, il fit mine de réfléchir, passant en revue toutes ces actrices sexy qui faisaient partie de son top 10 personnel. « Tu veux dire, une personne que je ne me serai pas encore envoyée ?! Ça réduit quand même pas mal les possibilités… » observa-t-il, en feignant une nouvelle fois une prétention qu'il était bien loin d'avoir dans la réalité. Bien qu'il ne se prive pas de vanter le nombre de ses conquêtes de temps en temps, Solal n'avait cependant pas la prétention de taper dans les actrices hollywoodiennes.  « Je dirai… une compagnie de danseuses brésiliennes ? Oh, non, j'ai mieux ! La petite voisine de ma tante là… Une brune aux cheveux longs, avec de grands yeux bleus… tu vois le genre… A croquer ! » expliqua-t-il en pensant à ladite voisine, malheureusement bien trop farouche pour se laisser approcher malgré les nombreuses tentatives du jeune homme. Mais comme à son habitude, il ne perdait pas espoir de parvenir à ses fins un jour. Après tout, quelle fille sensée pouvait bien résister à ses charmes, hm ? A cette pensée, Solal étouffa un petit éclat de rire, avant de reporter de nouveau son attention sur sa voisine. « Alors comme ça, tu ne voulais pas venir à cette soirée ? C'était drôlement prémonitoire ton truc !  »  observa-t-il en affichant un petit sourire amusé, qui se transforma au fil de ses réflexions en une expression un brin plus… perverse ? « A moins que… A moins que tu ne sois pas vraiment adepte de ce genre de soirées ? Trop calmes… pas assez débridées ? Peut-être que tu préfères les soirées un peu plus… olé-olé ? » la soupçonna-t-il, en s'appuyant sur la démonstration de séduction qu'elle venait de lui offrir. A vrai dire, il la voyait mal se mêler aux soirées auxquelles il pensait et qu'il n'avait en réalité vues que dans des films. Mais il savait aussi à quel point les apparences pouvaient être trompeuses parfois, faisant potentiellement de cette fille à la bouille d'ange une adepte des tenues en cuir et autres instruments de torture que Solal ne voulait même pas imaginer.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Mar 20 Jan - 18:16


Un léger sourire étirant ses lèvres, Joan ne quittait pas l'inconnu des yeux, tandis qu'à son tour, il retirait sa veste en la fixant. Elle avait bien vu, malgré l'air détaché qu'il essayait de se donner, que sa petite histoire improvisée lui avait fait de l'effet, et elle devait bien admettre que ça l'amusait. Pourtant, elle savait aussi, se connaissant, qu'il n'y avait absolument aucune chance pour que tout cela se réalise ce soir. Ce soir ou un autre soir, d'ailleurs. Même si Joan avait du mal avec les longues histoires d'amour, avec les histoires d'amour tour court, elle n'était pas non plus du genre à sauter sur un illustre inconnu qu'elle connaissait depuis quelques minutes à peine. Son credo, jamais le premier soir. Même si l'inconnu en question était aussi mignon que celui avec qui elle partageait en ce moment même l'ascenseur. Il souriait, se demandant sûrement sur quel spécimen il était tombé là, provoquant le même sourire de la part de la jeune femme. Finalement, il n'avait pas tort, et la secouriste s'imaginait maintenant sans peine qu'elle s'amusait plus coincée entre ses parois de métal, qu'en haut à la fête.

La brunette vit clairement le sourire du jeune homme s'agrandir un peu plus à la question qu'elle lui posa, aussi osée que celle qu'il avait eu pour elle, même si elle ne doutait pas désormais qu'entre son histoire et sa question, il devait sans doute la prendre pour une perverse finie. Ce qu'elle était loin d'être. Du moins, à temps plein. Joan lui laissa tout le temps dont il avait besoin, se contentant d'un « je n'en doute pas » en réponse à sa petite remarque, tandis qu'il annonçait qu'il existait sans doute peu de femmes qui n'étaient pas passées entre ses draps. Plissant les yeux, elle le jaugea un instant, se demandant s'il y avait là une part de vrai, ou s'il était toujours à fond dans leur jeu. La réponse du jeune homme eu cependant tôt fait de balayer ses interrogations, tandis qu'il annonçait qu'il n'était pas contre le fait de fricoter avec une compagnie de danseuses brésiliennes. Toute une compagnie, rien que ça ? On pouvait bien dire qu'il n'avait pas froid aux yeux celui-là. Elle ne l'interrompit pas, puisqu'il continua presque aussitôt en décrivant la voisine de sa tante, qui paraissait vraiment mignonne aux dires du jeune homme. Elle aurait pu lui dire que décrite comme ça, même elle était sûre de succomber au charme de la jeune femme, mais préféra finalement se taire pour ne pas brouiller encore plus l'image qu'il devait déjà avoir d'elle. Et puis, une nouvelle fois, il ne lui laissa pas l'occasion de parler, qu'il enchaînait, en parlant du fait qu'elle n'avait pas voulu venir ce soir, tandis qu'elle confirmait d'un signe de tête, avant de s'arrêter subitement face au regard qu'il lui lançait. C'était quoi ça ? On aurait dit qu'il semblait sur le point de la bouffer tout cru. Tandis qu'il parlait de nouveau, Joan ne put s'empêcher de froncer les sourcils, avant d'éclater tout simplement de rire.

« -Tu m'as percée à jour ! J'ai du annuler une soirée sado-maso pour venir ici, t'imagines comme je l'ai mauvaise. Ne le dis à personne, mais on m'appelle Maîtresse Erika dans ces moments là, j'ai le droit de donner des fessées, et j'adore ça ! Alors sois gentil, ou je vais devoir sortir mon fouet !»

Lui dit-elle d'un air qu'elle voulait sérieux et autoritaire même si ses yeux la trahissait, avant d'avoir un petit rire. Maîtresse Erika, et puis quoi d'autre encore ? Elle savait bien que l'habit ne faisait pas le moine, comme on disait couramment, mais tout de même, elle ne doutait pas qu'on puisse un jour la soupçonner de prendre part à des soirées olé-olé, comme il le disait si bien.

« -Et sinon plus sérieusement, je suis une fêtarde, oui, mais plutôt du genre traditionnel, si tu vois ce que je veux dire ! Musique, danse, invités pas forcément habillés en cuir, alcool. Tout ça quoi... »

Rajouta-t-elle en souriant au bout de quelques instants, tandis qu'elle relevait une nouvelle fois son regard vers lui, même s'il se foutait probablement de savoir tout ça. En tout cas, il semblait s'être pris au jeu, et ce n'était pas plus mal, ça lui faisait d'ailleurs bien plaisir. A son tour, Joan resta un instant silencieuse, tripotant le bord de sa jupe tandis qu'elle réfléchissait à sa question à venir.

« -Est-ce que...oh non, je sais ! Si tu pouvais être quelqu'un d'autre pendant tout une journée, n'importe qui,  tu choisirais d'être qui ? »

Demanda-t-elle finalement, consciente du virage radical qu'elle prenait dans ses questions. Après tout, il fallait bien revenir à des sujets plus neutres s'ils ne voulaient pas que l'alcool allié à leurs réponses coquines finissent par les conduire à faire quelque chose de fou.


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 10 Fév - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Lun 26 Jan - 13:52

Little party never killed anybody
Joan & Solal

Même s'il ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam (du moins c'était ce qu'il pensait encore jusqu'ici), Solal n'hésita pas une seule seconde à soupçonner la jeune femme de s'adonner à des loisirs bien particuliers. Tout en plaisantant, il l'imagina affublée d'une tenue en cuir, armée d'un fouet… accessoire dont elle ne tarda pas à parler en entrant une nouvelle fois dans son jeu, et en déclarant :
« Tu m'as percée à jour ! J'ai du annuler une soirée sado-maso pour venir ici, t'imagines comme je l'ai mauvaise. Ne le dis à personne, mais on m'appelle Maîtresse Erika dans ces moments là, j'ai le droit de donner des fessées, et j'adore ça ! Alors sois gentil, ou je vais devoir sortir mon fouet ! » La jeune femme avait l'air on ne peut plus sérieuse, et Solal aurait pu commencer à s'inquiéter s'il n'avait pas distingué une petite lueur dans son regard, qui lui indiqua que tout cela n'était qu'une vaste plaisanterie. Alors, sans pouvoir se retenir plus longtemps, il éclata de rire à son tour et secoua la tête. Finalement, cette fille était plutôt drôle. Et par il ne savait quel tour de force, elle parvenait à lui faire oublier toutes ces idées un peu salaces qui lui seraient venues à l'esprit en temps normal dans une situation comme la leur. A présent, il n'avait plus aucune envie ou intention de profiter du fait qu'ils soient coincés ici tous les deux pour passer du bon temps avec l'inconnue, et lorsqu'on connaissait un peu Solal, on réalisait à quel point ce comportement était inhabituel chez lui.

Reprenant finalement son sérieux (du moins ce fut la façon dont Solal interpréta le sourire et le regard qu'elle lui lança), l'inconnue exposa ses habitudes réelles en terme de soirées. Puis elle s'accorda quelques instants de réflexion, avant de livrer au jeune homme une nouvelle question :
« Est-ce que...oh non, je sais ! Si tu pouvais être quelqu'un d'autre pendant tout une journée, n'importe qui,  tu choisirais d'être qui ? »La teneur plus conventionnelle de la question commença par surprendre le jeune français, qui se fit cependant une raison. Les questions classiques, c'était bien aussi, non ? Faisant mine de réfléchir, Solal prit à son tour quelques instants avant de répondre : « Hmmm…  je sais pas… Je suis tellement bien en moi… » débuta-t-il en toute modestie… comme d'habitude. Mais bien vite, une autre idée lui traversa l'esprit et le poussa à reprendre : « Non, je voudrai bien essayer d'être… autre chose. Genre un oiseau. Ouais, un oiseau ça doit être cool. Tu voles, tu vas où tu veux quand tu veux… » imagina-t-il avec un petit sourire en coin, avant d'ajouter avec une certaine ironie : « T'as pas d'ascenseurs à prendre… ! » "Et tu peux chier sur les gens que t'aime pas"… Cette suite lui traversa également l'esprit mais il se retint de la lui divulguer. Pourtant, Solal savait exactement quel type il pourrait prendre pour cible s'il était un oiseau ! Mais son destin en avait décidé autrement, et le jeune homme revint vite sur terre en reposant son regard sur l'inconnue en face de lui. « Et toi, tu voudrais être quoi ? Ou qui ? » reprit-il, en copiant sa question précédente. En effet, s'il avait été particulièrement inspiré en ce qui concernait les questions osées et décalées, il se retrouvait un peu à cours d'idées pour ces questions plus classiques vers lesquelles la jeune femme souhaitait visiblement s'orienter.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Mar 3 Fév - 16:40

Si elle continuait dans cette voie, et d'ailleurs s'il continuait de l'y pousser en posant des questions aussi osées, Joan ne doutait pas que l'inconnu en face d'elle allait finir par la prendre pour une perverse, et avoir une image totalement erronée d'elle. Certes, elle n'était pas une petite fille bien sage qui se réservait pour l'homme qui lui passerait la bague au doigt, mais elle n'était pas non plus une boulimique du sexe, sautant sur tout ce qui passait à sa portée pour satisfaire sa faim et ses envies. Et puis de toutes façons, il pouvait bien s'imaginer ce qu'il voulait, l'avis que d'illustres inconnus avaient sur elle ne l'avait jamais vraiment intéressée. Et puis, ce n'était pas comme s'ils risquaient de se recroiser par hasard dans la grande ville qu'était New-York. D'ailleurs, à la réflexion, la jeune femme se moquait aussi pas mal de ce qu'on pouvait bien penser d'elle au quotidien, qu'il s'agisse de sa famille, de ses amis, ou de ses collègues. Elle aimait pouvoir faire ce qu'elle voulait, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Mais déjà, le jeune homme éclatait de rire, faisant comprendre à Joan qu'il n'avait pas cru un seul instant son baratin à propos d'une certaine maîtresse Erika, et qu'il avait bien compris la plaisanterie dans ses propos. Tant mieux, elle ne voulait pas qu'il quitte cet ascenseur avec gravée dans sa tête l'image d'elle en tenue de cuir, fouettant les fesses de quelqu'un. Dérangeant.

Si bien que pour faire redescendre un peu la température qui avait monté dans la cage en fer suite à leur jeu, la brunette choisit de retourner en terrain plus neutre, choisissant une question certes plus banale, mais également plus conventionnelle. S'il paru un instant surpris, l'inconnu répondit tout de même, exactement le même genre de réponse que celle qu'elle aurait pu elle même lui faire, si leurs rôles avaient été inversés. Certes, elle n'était pas mondialement connue, elle ne gagnait pas des milliards de dollars chaque année, et aucun doute qu'elle ne marquerait jamais le monde de sa présence. Mais pourtant, être simplement Joan Deluca lui convenait amplement. Malgré tous ses défauts, ses peurs, ses doutes, ses échecs, pour rien au monde elle n'aurait voulu troquer sa vie contre celle de quelqu'un d'autre, ne serait-ce que pour un jour. Et au final, c'était sans doute aussi son avis à lui, puisqu'à l'alternative de choisir une personnalité dont il pourrait prendre l'identité, l'inconnu annonça qu'il aurait aimé être un oiseau, expliquant brièvement son choix sous le regard d'une Joan attentive, qui ne put s'empêcher de sourire. Sourire qui s'étira un peu plus à la remarque du jeune homme. Finalement, il lui plaisait bien ce type, avec sa façon de penser toute à lui. Sa réponse avait du sens, et plutôt que de renchérir avec des mots inutiles, la demoiselle hocha de la tête, comme pour lui signifier qu'elle partageait tout à fait son point de vue. Même si, au vu de la nouvelle question qu'il lui posait, elle aurait peut-être à utiliser quelques mots pour lui dire qu'être un oiseau, ne serait-ce que pour une journée, ou quelques heures, ce n'était pas si mal.

« -Ton truc de l'oiseau là...je suis d'accord. Tu vas où tu veux, t'es libre. Sentir le vent dans tes plumes, voir le monde de haut, parcourir des kilomètres en quelques battements d'ailes...j'avoue que ça laisse rêveur. »

Dit-elle dans un sourire, avant d'appuyer sa tête contre la paroi de la cabine. Oh oui, elle aurait pu être tellement libre, délivrée des conventions sociales, de la pression de la vie, des attentes que ses parents avaient d'elle. Mais tout cela était impossible, et rappelait à la jeune femme qu'il fallait qu'elle se batte pour ce qu'elle voulait réellement, un peu comme elle l'avait fait au cours de ces huit dernières années. Elle était déjà en train de penser à sa prochaine question lorsqu'un grésillement inattendu la fit rapidement tourner la tête vers l'inconnu, tandis qu'elle écarquillait un peu les yeux.

« -Ici les pompiers. Est ce que quelqu'un m'entend ? »

Joan fut si vite debout qu'elle du prendre appui sur la paroi de la cage en fer, sa tête lui tournant un instant, sans pour autant qu'elle ne sache si c'était à cause de son geste trop rapide, ou de tout l'alcool qu'elle avait bu en si peu de temps. Quoiqu'il en soit, elle appuya rapidement sur l'interphone, répondant d'un ton pourtant calme :

« -Oui oui, on vous entend. Nous sommes deux à être coincés dans l'ascenseur, mais aucun d'entre nous n'est blessé ou souffrant. »

Dit-elle en fixant le panneau de commande, comme si elle s'apprêtait à y voir sortir un pompier venu à leur rescousse. Les procédures d'urgences, elle les connaissait pour les appliquer quotidiennement dans son travail, et en répondant de la sorte, elle épargnait aux pompiers venus les sortir de là des questions inutiles, faisant espérer à la jeune femme qu'ils serait ainsi plus vite secourus. Un léger silence suivit sa réponse, avant que le grésillement ne se répète.

« -Très bien. L'ascenseur est coincé entre le deuxième et le troisième étage. Nous allons maintenant débuter la procédure d'évacuation, qui pourrait prendre quelques minutes. Ça risque de secouer un peu, mais restez calmes, vous serez bientôt sortis. »

Joan ne put s'empêcher de sourire à ces mots. Certes, elle s'était finalement plutôt amusée dans cet ascenseur, malgré les circonstances, mais elle devait bien admettre qu'elle était pressée de retrouver la terre ferme, et surtout, de pouvoir prendre une bonne bouffée d'air frais. Elle se contenta de répondre donc un simple « bien reçu » aux pompiers, avant de se tourner vers l'inconnu, et de lui adresser un petit sourire.

« Bon...et bien on dirait qu'on va bientôt pouvoir sortir d'ici. Et bonne nouvelle ! Tu vas pouvoir aller à la fête finalement. »

Lui dit-elle en plissant les yeux, se souvenant qu'il avait semblé plus perturbé à l'idée de louper la fête, que de passer sa soirée coincé avec elle dans cet ascenseur.


Dernière édition par Joan S. Deluca le Mar 10 Fév - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little party never killed anybody [Solal] Mar 10 Fév - 11:42

Little party never killed anybody
Joan & Solal

Retournant une nouvelle fois la question de sa voisine, Solal y répondit à sa manière ce qui sembla d'ailleurs ne pas lui déplaire puisqu'elle entra de nouveau dans son jeu en souriant. Mais alors qu'elle confiait au jeune homme qu'elle partageait totalement son avis, un grésillement étrange se fit entendre dans la cabine. Aussi surpris que l'inconnu, Solal tenta d'accrocher son regard malgré l'obscurité pour y chercher une bribe de réponse à ses questions… Réponse qui ne tarda pas à venir de l'interphone au-dessus de leur tête, lorsque la voix d'un pompier les fit sursauter tous les deux. D'un bon, les deux compagnons d'infortune furent debout, agglutinés autour de cet interphone dont leur vie semblait soudain dépendre. Rapidement, la jeune femme prit les choses en main en annonçant avec une espèce de solennité qui fit sourire Solal qu'ils ne comptaient parmi eux aucun blessé. Retenant un petit éclat de rire, il s'abstint de lui demander par quel moyen ils auraient put être blessés… Après tout, cela n'arrivait que dans les films non ? Ce genre de scénario catastrophe, c'était juste pour mettre un peu de suspense et tenir le spectateur en haleine. Quoi qu'il en soit, l'attitude de l'inconnue paraissait on ne peut plus professionnelle et le pompier ne tarda pas à répondre que son équipe et lui faisaient de leur mieux pour les sortir de là au plus vite. En se remémorant qu'elle avait prétexté être secouriste au cours de leur petit jeu, Solal se demanda si elle n'avait pas glissé une part de vérité dans ses réponses. Mais il fut coupé avant même d'avoir pu la questionner à ce propos : « Bon...et bien on dirait qu'on va bientôt pouvoir sortir d'ici. Et bonne nouvelle ! Tu vas pouvoir aller à la fête finalement. » observa-t-elle très justement, faisant instantanément afficher un large sourire à Solal qui hocha la tête. Mais alors qu'il s'apprêtait à répondre, une secousse se fit ressentir dans la cabine, faisant perdre l'équilibre de son interlocutrice qu'il n'eut qu'à cueillir entre ses bras pour lui éviter de s'écraser contre la paroi d'en face. Finalement, cette petite mésaventure allait rester agréable jusqu'à la dernière seconde… La jeune femme s'empressa de se redresser alors qu'il affichait déjà un sourire amusé, en s'abstenant de tout commentaire.

Quelques minutes, ou dizaines de minutes plus tard, et quelques secousses supplémentaires aussi, l'ascenseur sembla enfin toucher terre. D'ailleurs, les portes ne tardèrent pas à s'ouvrir sur une équipe de pompiers et autres techniciens, mais surtout sur une lumière si vive qu'elle fit plisser les yeux de Solal, jusqu'ici accoutumés à l'obscurité de la cabine. Après quelques secondes d'adaptation, le jeune homme se retourna pour récupérer son blouson et alors qu'il se retournait vers l'inconnue en souriant, il fut envahi par un sentiment étrange. En la regardant pour la toute première fois à la lumière du jour, Solal eut comme une impression de déjà vu. La connaissait-il déjà ? Cela lui paraissait peu probable. Après tout, ils avaient passé plus d'une heure coincés ensemble dans un ascenseur alors si tel avait été le cas, l'un des deux aurait bien fini par s'apercevoir de quelque chose ! Peut-être l'avait-il simplement croisée ? Dans la rue, à l'occasion d'une fête… Là encore, le scénario paraissait un peu tiré par les cheveux au vu de l'immensité de cette ville de New-York dans laquelle il venait à peine d'arriver. Peut-être était-ce simplement le fruit de son imagination dans ce cas… Mais quoi qu'il en soit, Solal en voulait la confirmation formelle. Malheureusement pour lui, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre la jeune femme avant de filer vers l'étage où se déroulait la fête, par les escaliers cette fois-ci,  l'un des secouristes lui barra la route et l'entraina un peu à l'écart pour lui poser quelques questions. Et même s'il ne comprit pas très bien le but de la manœuvre (après tout il était vivant, et en ce qui concernait la panne de l'ascenseur, il était loin d'être spécialiste…), le jeune homme se prêta au jeu sans rechigner, mais en priant tout de même que cet "interrogatoire" ne s'éternise pas trop. Contrairement à ces types qui venaient de le sortir d'affaire, il avait une fête à honorer, lui ! Fort heureusement, Solal fut libéré après quelques questions seulement et alors qu'il cherchait du regard l'inconnue qui l'avait accompagné jusqu'ici, il ne put que l'apercevoir au loin. En effet, la jeune femme était déjà en train de quitter l'immeuble et de héler un taxi alors que Solal s'élançait dans le couloir en l'appelant : « Attends ! Hey ! J't'ai même pas demandé ton… » Le jeune homme s'interrompit lorsqu'elle ferma la portière du taxi qui démarra presque aussitôt, alors qu'il terminait sa phrase dans un souffle : « … prénom. » Trop tard. Il avait réagi trop tard et cette inconnue le resterait probablement à jamais, noyait dans la foule des habitants de cette ville immense. Certes, Solal était déçu, mais il ne se laissa pas abattre pour autant et tout en haussant les épaules, entreprit de rallier ce dernier étage qui l'attendait depuis des heures, en empruntant les escaliers cette fois. Avec un peu de chance, il n'était pas encore si tard que ça, et le jeune français pourrait donc se joindre comme prévu à cette fête si mouvementée avant même qu'elle n'ait débuté pour lui…

To be continued...


Emi Burton
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Little party never killed anybody [Solal]

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