It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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H&M ~ funérailles

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MessageSujet: H&M ~ funérailles Mar 21 Oct - 12:08


HANNES & MARLEY
funéraille




Cette journée s’annonce particulièrement triste. Pas que t’es journées d’habitude soit bien joyeuse, mais là. C’était sûr et certain, elle serait foutrement triste. Tu devais en faire des choses, mais la pire de toute, c’était bien d’aller voir un conseiller funéraire. Ça te rappelait bien trop de sales souvenirs. Mais il valait mieux ne pas y penser Marley. Un soupire s’extirpe de tes lèvres, ta main se faufile dans tes cheveux, tu essaies tant bien que mal de trouver du courage pour avancer, mais tu es rempli de remord mais surtout de nostalgie. Si tu t’écoutais, tu pleurerais là, comme une débile, dans cette rue. Mais ta fierté t’en empêche. Il était hors de question de pleurer dans la rue. Tu devais faire ça en privé. Ou au pire du pire, avec Trevor. Lui seul t’avait déjà vu pleurer. Tu fermes les yeux brièvement, et tu foules cette foutue route pour entrer dans le bâtiment. Un de tes hommes c’était fait tuer et tu te devais par respect, de t’occuper des funérailles. La famille de ce gars n’avait pas trop d’argent. Alors tu pouvais bien faire ça. Ça ne te dérangeait pas. Ce n’était pas le premier, mais ça faisait toujours autant mal. C’était ça, de trop s’attacher. Et tu le sais bien. La porte se pousse, tu entres et tu regardes autour de toi. Ta langue claque ton palet, et tu te diriges bien dans le bâtiment, annonçant alors à la secrétaire, que tu venais là pour voir un conseiller. Le pire dans tout ça, c’est que t’allait prendre un cercueil à la con, et que ce type lui, toucherait le jackpot juste pour ça. Tu ne comprendras jamais pourquoi c’est comme ça. Mais c’était ainsi. Te frottant les mains t’écoute rapidement la secrétaire appeler la personne qui doit s’occuper de toi puis tu l’entends te dire d’aller dans le bureau. Sans répondre, tu te diriges vers ce fameux bureau. Tu frappes fort à la porte avant d’entrer. « Bonjour. » Tu marmonnes faiblement. Oh un bridé. Ça te fait penser à Eunji. Eunji te manque tout à coup. « Bon pas besoin de dire pourquoi je suis venue. Ça parait logique. » t’ajoute en haussant les épaules.


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Mar 21 Oct - 15:11


Funérailles
AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

21 octobre, 11h34 New York. Je détestais cette ville. Je détestais les États-Unis, les grandes villes, les endroits pleins de monde. Mais par dessus tout, je détestais quand mon oncle me forçait à aller travailler. Comme aujourd'hui, par exemple. En plus je n'avais pas assez dormi. J'avais besoin de mes douze heures de sommeil, mais je n'en n'avais eu que dix. Je n'allais pas réussir à finir la journée. Surtout qu'il fallait que j'aille au travail. Pourquoi est-ce que j'avais accepté le marché de mon oncle ? Parce que sinon, je n'aurais eu nul part d'autre où aller et que sans travail, on ne peut pas vivre. Je ne faisais pas partie de ces personnes qui étaient pleines aux as, bien au contraire. J'étais donc obligé de travailler pour vivre, et par chance, Sveinn, lui, avait assez d'argent pour m'autoriser à ne pas travailler tous les jours.j'en remerciais les dieux. De toutes façons, je ne pourrais pas travailler tous les jours, j'en serais mentalement incapable. J'étais tellement motivé à sortir que, rapidement, je fus en retard. Il ne manquait plus que ça, sérieux ! Voilà ce que c'est de traîner au lit. J'essayai de me dépêcher un peu et finalement, je réussis à partir à l'heure de chez moi. Une fois arrivé, je vis Sveinn dans le hall de son entreprise. Comme d'habitude, il vérifiait que j'obéissais et venais travailler. J'vous jure. J'étais pas un gosse non plus. Je me déplaçai en trottinette et mon sac à dos était un pingouin en peluche, mais je savais obéir lorsqu'on me demandait quelque chose. Enfin. C'était vrai qu'il y avait plusieurs fois où j'avais refusé d'aller au travail alors que mon oncle me l'avait ordonné. Mais ça... on n'était pas obligé de le préciser, après tout. Je trainais ma trottinette avec moi, jusqu'à mon bureau, et me laissai tomber dans le fauteuil. Ce n'était qu'un mauvais moment à vivre. Tout aller bien se passer. Je sortis de mon sac ma boîte de tranquillisants ainsi que ma petite bouteille d'eau. Sans ça, je ne réussirais vraiment pas à survivre. J'avais besoin de mon café, aussi. Il était presque onze heures trente, l'heure de mon café quotidien. Coup de chance, ma secrétaire avait l'air de m'avoir vu arrivé, puisqu'elle vint avec la tasse de café. Je la remerciai, elle repartit. Peu après, le téléphone sonna. C'était à nouveau ma secrétaire, qui m'annonçait l'arrivée d'une cliente. Mademoiselle Don Vito. Je n'avais fichtrement pas envie de la voir, cette mademoiselle Don Vito. Mais ce n'était pas comme si que j'avais le choix. Je buvais ma première gorgée de café lorsqu'un frappa à la porte. Que le supplice commence. Une jeune femme blonde entra. « Bonjour. Bon pas besoin de dire pourquoi je suis venue. Ça parait logique. » Oui, c'était logique. Je reposai ma tasse. À cause de mes mains qui tremblaient à cause du stress, la tasse manqua de se renverser. « B-bonjour... Assey-yez-vous, je v-vous en p-prie. » Pitié, faites que ce rendez-vous se termine vite.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Lun 27 Oct - 12:15


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Cette journée s’annonçait franchement glauque. Peut-être un peu tristounette. Mais pour le moment j’essayais de ne pas trop y penser. C’était mieux dans le fond. Même si aller dans ce genre d’endroit, il fallait l’avouer, c’était loin d’être l’endroit que je connaissais le mieux au monde. Ça serait tout de même super horrible de connaitre ce genre d’endroit sur le bout des doigts. Enfin, sauf pour ceux qui y bossent. Soupirant, je me demandais même combien de temps ça allait durer. Longtemps ou plutôt rapide ? J’espérais la seconde option. Rapide. Attendant que cette foutue secrétaire me dise d’y aller, je ne pris pas mon temps lorsque j’eu l’aval de celle-ci. Entrant dans le bureau du conseiller funéraire je fis mes politesses avant de le regarder. Il avait l’air mal en point ou c’était mon imagination ? Non, non, il avait l’air clairement pas bien. Ses mains tremblaient, et je crus même un instant qu’il allait se renverser son café dessus en posant cette foutue tasse. Okai, j’avais à faire à un abruti mental. « B-bonjour... Assey-yez-vous, je v-vous en p-prie. » Et il était bègue en plus ? Non sérieusement ? Un commercial bègue ça existait vraiment ça ? Haussant un sourcil, je le regardais quelques instant avant de sourire lentement. « Well. Déstressez l’ami. Je ne vais pas vous manger. » Dis-je en me laissant tomber sur un fauteuil. Croisant les jambes, je posais mon sac sur le fauteuil d’à côté avant de me redresser pour m’approcher du bureau. « Hum. Pas que je sois radine hein. J’ai les moyens, mais… Montrez-moi la gamme des moins chers, s’il vous plait. » Après tout, il allait être incinéré. Sérieusement, pourquoi mettre autant dans un cercueil ? Je ne comprendrais jamais ceux qui claquaient des tonnes pour un foutu couvercle en bois. On est mort, on est mort. Qu’on soit dans une boite en bois haut de gamme ne servait foutrement à rien. Quatre planches de bois et l’affaire était réglé, non ?


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Lun 27 Oct - 17:24


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AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

« Well. Déstressez l’ami. Je ne vais pas vous manger. » Tu relevas rapidement le regard, pour le rebaisser aussitôt. Plus facile à dire qu'à faire, ça ne faisait aucun doute. Et puis... pourquoi souriait-elle ainsi ? C'était perturbant. Bon, il n'en fallait pas beaucoup pour te perturber, mais bon. Ça ne changeait rien. Bien qu'elle assurait le contraire, qu'est-ce qui te disait qu'elle n'allait pas te manger ? Elle était comme tous les autres inconnus. Elle t'effrayait, te stressait, sans la moindre raison valable cependant. Tout ce qu'elle t'avait fait, c'était d'avoir eu le malheur qu'on te désigne pour s'occuper de son enterrement. Enfin, pas du sien, mais de celui dont elle devait s'occuper. Enfin, dont elle devait s'occuper, c'était vite dit car, hormis faire quelques choix et payer, elle n'avait rien d'autre à faire. C'était toi qui devait lui faire des propositions afin d'obtenir le plus grand bénéfice. Tu le savais, tu aurais mieux fait de refuser de venir travailler aujourd'hui. Même si tu n'étais pas censé avoir le droit de raisonner de cette manière. Quand tu n'avais vraiment pas envie, ou plutôt, que tu ne réussissais vraiment pas à aller travailler, tu ne te posais pas plus de questions, tu restais dans ton lit, une peluche ou Shaolan dans les bras, devant un Disney. Tu n'avais pas le droit de faire ça, et bien, tant pis, tu prenais le gauche et tu n'allais pas travailler. La cliente s'assit et posa son sac avant de continuer : « Hum. Pas que je sois radine hein. J’ai les moyens, mais… Montrez-moi la gamme des moins chers, s’il vous plait. » Tu hochas légèrement la tête avant de te mettre en quête du catalogue des modèles disponibles. Où l'avais-tu encore mis ? Selon le plan que tu avas fait il y avait quelques mois, il était rangé dans le premier tiroir à droite. Sauf que, étant incapable de rester organisé bien longtemps, ça faisait bien longtemps que ce plan n'était plus d'actualité. À force de fouiller, tu finis par le retrouver dans le cinquième tiroir à gauche. Au total opposé de l'endroit où il était supposé se trouver... Tu l'ouvris aux pages des cerceuils bas de gamme et donc premier prix et le posa devant Mademoiselle Don Vito, les mains tremblant toujours autant, voir davantage. « J-je vous l-laisse faire v-votre ch-choix. S-si vous av-vez une qu-question, n-n'hésitez p-pas. J-je suis l-là p-pour v-vous r-rensei-seigner. », réussis-tu à dire, avec une telle difficulté qu'il était évident que, malgré tes dires, tu n'étais pas la personne qualifiée pour la renseigner. De plus, tu avais l'impression d'être loin d'avoir dit tout ce que tu étais supposé expliquer.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Dim 9 Nov - 14:45


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« J-je vous l-laisse faire v-votre ch-choix. S-si vous av-vez une qu-question, n-n'hésitez p-pas. J-je suis l-là p-pour v-vous r-rensei-seigner. » Il était sérieux ? Voilà ce que tu te posais comme question. Un peu perdue, tu te demandais, comment il avait pu être embauché. Un commercial n’est pas censé avoir plus d’assurance et d’aise devant son client ? On n’avait encore jamais vu de commercial timide comme une pucelle et encore moins bègue. Tu avais envie de rire, ton toi moqueur, ton toi salope avait envie de reprendre le dessus pour le coup, mais tu n’en fis rien. Tu n’avais pas que ça à faire après tout. Tu n’allais pas perdre ton temps à te foutre de lui et à l’enfoncer encore plus. Il avait l’air assez atteint comme ça. Et pourtant, un sourire se logea sur le coin de tes lèvres. Pas de ta faute, t’as toujours été une bitch pour ça. Dès qu’il s’agissait de te moquer de quelqu’un, tu étais la première à le faire. C’était dans ta nature, et ce n’était pas prêt de changer, même si tu t’étais tout de même un peu assagit avec l’âge. « J’en ai une de question. Vous bégayez car je suis belle et je vous intimide ? Ou c’est dans votre nature ? » Tu demandes en le fixant droit dans les yeux. Ça serait marrant si c’était car tu es belle. Mais bizarrement tu doutais. Il avait l’air d’être comme ça avec tout le monde. « Non mais plus sérieusement. Vous êtes arrivé là comment ? Le patron du lieu est une femme ? Vous lui avez écartées les cuisses ? Vous êtes un bon coup ? » T’enchaine, tu ne te demandes même pas si ça le mets encore plus mal à l’aise. « Parait que les asiatiques ont un petit kiki, c’est vrai ? » Pourquoi tu poses cette question ? t’en sais rien, elle te passait par la tête. Tu l’as sortie quoi.


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Mar 11 Nov - 17:50


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AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

« J’en ai une de question. Vous bégayez car je suis belle et je vous intimide ? Ou c’est dans votre nature ? Non mais plus sérieusement. Vous êtes arrivé là comment ? Le patron du lieu est une femme ? Vous lui avez écartées les cuisses ? Vous êtes un bon coup ? Parait que les asiatiques ont un petit kiki, c’est vrai ? » Tu clignas des yeux une fois, puis une seconde fois, avant de réaliser que oui, tu avais bien entendu. Yeux écarquillés, tu dévisageas la cliente plusieurs secondes. Non, tu ne rêvais pas. On ne te l'avais encore jamais faite, celle-là... d'ordinaire, tes clients étaient soit... banaux, soit en pleurs. Mais en tous cas, personne ne t'avais envoyé à la figure ton tic de language. Comme si que c'était elle qui t'intimidais. Ce n'était pas elle qui t'intimidait, ça non. C'était le simple fait qu'elle était un être humain qui t'intimidait. Tu ne détestais pas le moindre habitant de la Terre entière car tu haïssais les autres, c'était simplement parce qu'ils t'angoissaient. Enfin, ta cliente, on ne pouvait pas dire que tu l'appréciais ou n'avais pas d'avis sur elle. Tu la trouvais extrêmement déplaisante. Et tu avais du mal à croire que ça pouvait être parce qu'elle était endeuillée. Son sourire te semblait refléter sa vraie personnalité et non pas être un masque derrière lequel elle cacherait sa souffrance dûe à la perte d'un être cher. Ses questions avaient piqué ta susceptibilité... Tu avais bien envie de lui balancer le reste de ta tasse de café brûlante en pleine face. En attendant, il allait peut-être falloir que tu répondes, chaque seconde qui passait te rendait encore plus ridicule. En parlant de ridicule, essayer de dire le fond de ta pensée en bégayant risquait de l'être. Alors, tu attrapas une feuille, un stylo, et inscrivit ce que tu aurais dit à voix haute si cette foutue phobie sociale ne te stressait pas tant. Votre soi-disant beauté, m'intimider ? Mais bien sûr. Vous connaissez, la phobie sociale ? C'est une toute autre chose qu'être intimidé par une femme. Et puis, les blondes ne sont pas réputées pour être effrayantes, ou intelligentes, n'est-ce pas ? Plus sérieusement comme vous dites, c'est simplement mon oncle, le patron du lieu, qui m'oblige à travailler. Je vous assure que sinon, je ne serais pas en face de vous. Ça non. N'importe où, mais pas ici. Tu relus rapidement les quelques phrases. Hormis, à la limite, la remarque sur les blondes, tu étais resté courtois. Enfin, par rapport à ce que tu pouvais faire. Tant que ça restais à l'écrit, tu n'avais aucun problème à t'emporter de cette façon, voir plus. Tout ce que tu avais à faire c'était écrire, attraper la feuille d'un geste tremblant comme à ton habitude et la tendre vers ton interlocuteur. Tu pouvais même baisser le regard sans problèmes, en mettant la feuille à hauteur de tes yeux. Ce que tu fis, avec toujours cette envie de lui balancer ton café sur son visage.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Sam 15 Nov - 12:34


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Alors que tu attendais une réponse, à voix haute, comme tout humain l’aurait fait, tu le vis prendre un stylo et une feuille pour écrire dessus. Mais qu’est-ce qu’il faisait ? Sourcils froncés, tu commençais à te poser des questions. Mais pourquoi il écrivait sur une feuille ? Il avait perdu la voix ? Tu l’avais pourtant entendu parler y’a même pas trente secondes. Clignant des yeux, t’essayais de lire ce qu’il écrivait, mais soyons honnête, à l’envers, tu n’y arrivais pas. En plus il écrivait mal. Comme la plus part des hommes quoi. Le voyant poser son stylo, tu te demandais quand est-ce qu’il allait te filer cette foutue feuille, mais on aurait dit qu’il perdait tout son courage. Plissant le nez, tu secouais la tête avant de prendre la feuille de par toi-même. La tournant, tu commençais donc à la lire. « Votre soi-disant beauté, m'intimider ? Mais bien sûr. Vous connaissez, la phobie sociale ? C'est une toute autre chose qu'être intimidé par une femme. Et puis, les blondes ne sont pas réputées pour être effrayantes, ou intelligentes, n'est-ce pas ? Plus sérieusement comme vous dites, c'est simplement mon oncle, le patron du lieu, qui m'oblige à travailler. Je vous assure que sinon, je ne serais pas en face de vous. » Haussant un sourcil, tu te mis alors à rire. Okai, ce type était encore plus farfelu que tu n’aurais pu l’imaginer en fait. Reposant la feuille, tu la fis glisser vers lui avant de lui sourire. C’est qu’il t’amusait de plus en plus. Bon, c’était méchant mais… Tu n’y pouvais pas grand-chose. « Vous avez oublié de répondre à ma dernière question. Je ne saurais pas si l’histoire du petit kiki est vraie. » Murmuras-tu dans une moue faussement boudeuse. Mais soit, ce n’était que secondaire ça. Ça ne t’intéressait pas trop, t’étais loin, très loin d’être porté sur le sexe, bien au contraire. La preuve, tu étais toujours vierge et innocente. Secouant la tête t’arrangeais tes cheveux rapidement. « Enfin, soit. Votre oncle vous fait bosser ici. Eh bien, heureusement qu’on n’a pas trop le choix niveau commerce. Ce n’est pas comme s’il y avait trente-six mille magasins de pompe funèbre sinon il aurait fait faillite avec vous. » Bah quoi ? C’était la stricte vérité. « Et … Vous n’êtes pas suivis par un psy ? Ce genre de phobie peut être soigné par un psy non ? » C’était vrai aussi, il n’allait pas rester comme ça toute sa vie ? N’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Jeu 20 Nov - 19:43


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Lorsqu'elle éclata de rire, tu frissonas, sans oser relever le regard. Et après, certains se demandaient comment tu avais pu finir phobique social... C'était en voyant ce genre de comportement que tu comprenais pourquoi tu avais si peur d'une si grande majorité des autres personnes peuplant la Terre. « Vous avez oublié de répondre à ma dernière question. Je ne saurais pas si l’histoire du petit kiki est vraie. » Cette fille était définitivement bizarre. Bon, tu pouvais comprendre qu'elle était jeune et qu'à son âge, il s'agissait là d'un sujet banal mais... en quoi ça la regardait ? Et puis, n'était-elle pas venue préparer les funérailles d'un proche ? Dans ce contexte, sa question te semblait encore plus déplacée, limite irrespectueuse en fait. Enfin bon. « Enfin, soit. Votre oncle vous fait bosser ici. Eh bien, heureusement qu’on n’a pas trop le choix niveau commerce. Ce n’est pas comme s’il y avait trente-six mille magasins de pompe funèbre sinon il aurait fait faillite avec vous. » La délicatesse n'avait pas l'air de faire partie de ses qualités... certes, la franchise était une qualité, tout comme le fait d'être direct, mais... la façon dont elle avait déclaré ce dont tu avais plus que conscience n'était pas vraiment agréable. « C-c'est l'une d-des rai-raisons p-pour l-laquelle j-je ne v-veux pas t-travailler t-tous l-les j-jours. » Tu le savais bien, que tu étais un poids pour ton oncle. D'ailleurs, tu t'étais toujours demandé pourquoi il avait accepté que tu viennes vivre avec lui. Et pourquoi il avait en plus proposé que Shaolan t'accompagne. Car bon, certes, ça lui faisait plus d'employés, mais ça lui faisait deux salaires supplémentaires à payer. Bon, après, peut-être qu'il gagnait vraiment beaucoup d'argent rien qu'avec deux employés supplémentaires... tu n'en savais rien et dire que ça t'intéressait serait mentir. « Et … Vous n’êtes pas suivis par un psy ? Ce genre de phobie peut être soigné par un psy non ? » Tu hésitais entre deux réponses. Tu avais envie de lui demander en quoi ça la regardait, mais vu le spécimen ça pourrait être prendre le risque qu'elle ne trouve autre chose à répliquer. Ton regard fixait tes doigts, que tu agitais à cause du stress, main posées sur tes cuisses. Tu finis par opter pour la seconde réponse. « N-non. J-je hais les p-psys. T-toutes les ph-phobies peuvent être s-soignées par un p-psy, oui, m-mais je p-préfère m-mourir avec m-ma ph-phobie que d-d'aller en voir u-un. » Entre Grim qui, en manipulant ta tante, t'avais fait passer pour autiste, schizophrène, dépressif et que savais-tu d'autre, ta mère qui avait développé un trouble de personnalité limite, et ton frère aux tendances paranoïaques, autant dire que tu avais été servi en ce qui concernait les troubles psychologiques. Hors de question que tu sois suivi.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Mar 25 Nov - 14:38


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« C-c'est l'une d-des rai-raisons p-pour l-laquelle j-je ne v-veux pas t-travailler t-tous l-les j-jours. » Ah parce qu’en plus il ne travaillait pas tous les jours ? Son oncle était bien confiant, et lui devait être riche pour ne pas travailler tous les jours. Il en avait de la chance. Enfin, dans le fond toi tu t’en foutais un peu, tu étais riche aussi et tu ne bossais pas dur pour autant. Mais bon. Lui c’était autre chose. Comment pouvait-il être commercial dans cet état ? C’était foutrement surprenant. « Et tu travailles combien de jours par semaine ? » Oui parce que bon, ça t’intéressait tout à coup. Mais bon le plus important dans tout ça c’était pas le fait qu’il devrait voir un psy ou un truc du genre ? ça aidait parfois, même souvent. Mais bon toi, tu n’y connaissais pas grand-chose, tu ne faisais que supposer. Mais il avait réellement l’air d’avoir besoin d’aide. « N-non. J-je hais les p-psys. T-toutes les ph-phobies peuvent être s-soignées par un p-psy, oui, m-mais je p-préfère m-mourir avec m-ma ph-phobie que d-d'aller en voir u-un. » Il préférait donc mourir avec cette phobie que de se soigner ? tu n’avais pas trop l’air de comprendre, mais en fait, au fond de toi tu le comprenais un peu. Après tout, toi tu étais bien boulimique et tu ne faisais rien pour arranger ce souci. Tu passais ton temps à t’empiffrer dès qu’un souci te tombait sur la tête et passait le reste du temps à vomir tes tripes. Plissant le nez, tu posais tes coudes sur le bureau pour le regarder longuement. « Tu sais qu’il faut attaquer le mal par le mal ? Plus tu t’exposes aux gens et plus ça te guérit malgré la douleur. » T’avais lu ça quelque part, surement une revue quelconque. Mais tu ne te souvenais pas d’où ni quand. « Sors. Va dans des lieux bondés un truc du genre, je suis sûre que tu restes cloitré chez toi. »


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Mar 25 Nov - 21:48


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AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

« Et tu travailles combien de jours par semaine ? » Il n'y avait pas vraiment de nombre de jours fixe, en fait. Et fort heureusement. Ou fort malheureusement. S'il y avait un certain nombre de jours où Sveinn t'envoyait travailler par semaine, tu saurais quand disparaître mystérieusement pour réapparaître quelques temps plus tard. Où irais-tu, ça tu n'en savais fichtrement rien, mais bon, de toutes façons, la question ne se posait pas donc inutile d'y songer plus longtemps. « Ç-ça dép-pend. J-j'ai env-viron un c-client p-par m-mois. Plus, j-je... je p-peux pas. » Déjà que t'occuper entièrement d'un seul client était tellement stressant que tu mettais deux bonnes semaines à t'en remettre, alors plusieurs clients à la fois... Il y avait non seulement le client à voir, mais aussi les autres professionnels du secteur. Tu devais te débrouiller pour qu'ils soient tous coordonnés et qu'il n'y ait aucun retard le jour de l'enterrement. Pour être conseiller funéraire, outre l'aise avec le client, indispensable dans tout métier du secteur tertiaire, il fallait aussi être organisé. Tout ce que tu n'étais pas, en fait. Tu n'étais pas à l'aise avec les autres, tu n'étais pas beaucoup plus organisé. Pourtant, tu essayais. Autant que possible. Parfois ça passait. Parfois ça cassait. Mais toujours, tu avais fait tout ce que ta phobie te permettait de faire. C'était évident, aller voir un psy pourrait t'aider. Quoique. Tu avais tout de même une petite idée du pourquoi du comment ta phobie sociale s'était développée. Vivre dans un village totalement perdu sur la côte nord de l'Islande avec pour seuls amis des pingouins, ça n'aidait pas. Pas plus qu'un père violent, une mère qui sombrait doucement dans la folie, un frère te haïssant sans que tu ne saches pourquoi ainsi qu'une sœur qui ne te montrait pas le moindre signe d'affection. Passer soudainement de la très faible population de ton village à celle de Keflavik, une ville bien plus grande, n'avait sûrement pas aidé non plus. Keflavik... cette ville t'en rappelait, des souvenirs. Des mauvais, mais aussi des bons. C'était là que tu avais rencontré Jòhanna. Jòhanna qui à présent devait te détester, depuis qu'elle avait appris que son mari la trompait avec toi. Elle n'avait, à ta connaissance, jamais su que Shaolan ne l'avait jamais vraiment aimé. Tu espérais qu'elle ne l'avait jamais su... la connaissant, elle ne réussirait pas à supporter et tomberait en dépression. Sans personne pour l'aider...  « Tu sais qu’il faut attaquer le mal par le mal ? Plus tu t’exposes aux gens et plus ça te guérit malgré la douleur. Sors. Va dans des lieux bondés un truc du genre, je suis sûre que tu restes cloitré chez toi. » Tu écarquillais les yeux de surprise. C'était quoi cette idée totalement stupide ? Combattre le mal par le mal, tu l'avais souvent entendu celle-là. Sveinn te le râbachais à longueur de journée. Il semblait avoir oublié ce fameux jour où il t'avais retrouvé totalement paniqué au fond de son appartement, vu l'endroit où tu te trouvais actuellement. Et puis, ce n'était pas vrai ce qu'elle disait. Ça t'arrivait de sortir. Quand tu étais obligé. Ou quand ton petit ami était avec toi. Il avait cet effet apaisant sur toi. « J-je sors. L-la preu-euve. », soufflas-tu, le regard baissé. Tu attrapas l'un des stylos posé sur ton bureau et le fit tourner avec tes doigts quelques instants, avant de t'arrêter et soupirer. « En t-tout c-cas, je s-sais q-que ça n'est p-pas une b-bonne idée d-de passer m-mes j-journées seul au m-milieu d-d'inconn-nus. Et j-je n'ai p-pas envie d-de devoir enc-core souf-ffrir alors qu-que c-cette f-fois, je n-n'y s-serais pas ob-bligé. » Non. Plus jamais. Tandis que tu parlais d'un ton légèrement triste, avec ton léger accent islandais, le récent souvenir de l'enterrement de ta sœur te revint. Plusieurs mois étaient passés depuis, mais, même si Alda t'en avais fait voir de toutes les couleurs elle aussi, sa perte t'avait réellement attristé. Ton frère était encore en vie, mais monsieur le célèbre acteur s'amusait à faire une réputation d'attardé mental à son petit frère. Tu avais envoyé ta mère en hôpital psychiatrique. Ton père, tu le voyais parfois, enfin, tu lui parlais de temps en temps. Aucun de vous deux ne faisait d'illusion à sa présence et son comportement durant ton enfance, mais tu n'avais rien oublié de tout ça.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Ven 28 Nov - 11:01


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« Ç-ça dép-pend. J-j'ai env-viron un c-client p-par m-mois. Plus, j-je... je p-peux pas. » Quoi ? T’avais bien entendu ? Un client par mois ? Il était sérieux ? ça ne donnait pas beaucoup d’heures de travail tout ça. Wow. Tu étais presque jalouse pour le coup. Toi aussi t’aurai aimé n’avoir que quelques clients par mois et le reste du temps faire la fête comme tu avais toujours eu l’habitude de faire… Tu te sentais tout à coup stupide. Tu devrais t’être faire croire à ton père, une phobie quelconque pour faire comme ce type ? M’enfin, tu savais que ça ne marcherait pas. Ton père était loin d’être aussi concilient qu’il n’y parait. « Donc. Je serais votre seule cliente du mois ? » Tu demandais tout de même pour avoir une sorte de confirmation. Peut-être que tu avais mal compris. Sait-on jamais. Mais soit, tu lui proposais tout de même de soigner le mal par le mal. Fallait sortir, fallait voir du monde. A tes yeux, c’est pas en restant cloitré loin des gens qu’il allait s’en sortir. Un jour il finirait par crever d’une crise cardiaque ce type. « J-je sors. L-la preu-euve. » Oh bah oui, il faisait dans l’humour en plus. Tu te demandais si tu devais rire, applaudir pour cet acte drôle ou avoir de la pitié pour lui. T’étais bien trop hésitante. « En t-tout c-cas, je s-sais q-que ça n'est p-pas une b-bonne idée d-de passer m-mes j-journées seul au m-milieu d-d'inconn-nus. Et j-je n'ai p-pas envie d-de devoir enc-core souf-ffrir alors qu-que c-cette f-fois, je n-n'y s-serais pas ob-bligé. » Oh ? Maintenant il te parlait avec un air tout tristounet là. Même sa voix te paraissait triste. Il n’allait tout de même pas pleurer hein ? Ah non tout sauf ça. T’étais loin d’être super douée pour réconforter les gens. T’étais même nul à chier ouais. Tu paniquais trop dans ce genre de moment. Parce que t’avais tellement peur de faire n’importe quoi que tu ne faisais presque rien en clair. Pinçant tes lèvres, tu passais une main dans tes cheveux avant de soupirer. Bon, heureusement que tu avais tout ton temps pour choisir la tombe de l’autre. Et surtout que tu n’étais pas non plus des plus tristes. Sinon vous auriez fait la paire. « Ouais mais… Dans la vie, faut profiter, on ne vit qu’une fois tu vois ? Tu en as pas marre de pas pouvoir faire tout ce que tu voudrais ? Genre je ne sais pas moi. Voyager. Te faire des amis, aller faire la fête danse comme un fou en boite de nuit et tout ça… » Dis-tu en haussant un sourcil. Après tout fallait bien en profiter aussi, non ? « T’as quelqu’un dans ta vie ? » Franchement tu te demandais si c’était possible ça, mais après tout, tout le monde a droit à l’amour dans la vie.


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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Mar 23 Déc - 9:36


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AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

« Donc. Je serais votre seule cliente du mois ? » Après un moment sans réaction de ta part, tu hochas lentement la tête. Tu disais que tu vivais très bien avec ta phobie, mais parfois, tu aimerais être comme tout le monde. Dans le cas présent, tu aimerais avoir quelques clients supplémentaires. Enfin, tout compte fait, non. De toutes façons, même si tu pensais de temps en temps que tu aimerais guérir de cette phobie, tu finissais par changer d'avis. Pourquoi ? Parce que, n'ayant connu que la vie en ayant peur de l'inconnu et des autres, tu ne savais pas ce que c'était, d'être ''normal''. Et puis, ''normal'', qu'est-ce qui faisait que quelqu'un l'était ou non ? Tout dépendait des normes et des valeurs de chacun. Toi, tu sentais très bien comme tu étais. Et de toutes façons, hors de questions de plonger en pleine foule juste pour essayer de changer. Ta personnalité était ainsi, effacée. Loin de vouloir se démarquer. Surtout que, après tout, se démarquer des autres, tu le faisais, d'une certaine façon. Le fait de refuser de te mêler à la société, par exemple. Si c'était pour vivre d'autres séparation comme avec Jòhanna, ce n'était pas la peine. Entre ça et les problèmes familiaux auxquels tu avais été confronté tout au long de ta vie, ça ne donnait pas envie d'être sociable. « Ouais mais… Dans la vie, faut profiter, on ne vit qu’une fois tu vois ? Tu en as pas marre de pas pouvoir faire tout ce que tu voudrais ? Genre je ne sais pas moi. Voyager. Te faire des amis, aller faire la fête danse comme un fou en boite de nuit et tout ça… » Tu haussas vaguement les épaules. Son discours était bien beau, mais tu n'étais pas convaincu pour autant. «  J-j'ai dé-ja voy-yagé. Et j-j'ai d-déjà eu u-une am-mie. D'a-acc-ord, c-c'est a-agréab-ble, m-mais... à q-quoi b-bon a-avoir d-des amis si c'est p-pour les p-perdre ? » Jòhanna. Ta sœur de cœur, que tu adorais toujours mais à qui tu avais fait involontairement beaucoup de mal. « J-je s-sais aus-ssi p-prof-fiter de l-la v-vie. » Tu très bien le faire, même. Quoi de plus agréable que de passer une après-midi dans les bras de la personne que l'on aime, à regarder des Disney ? Et puis, avec Shaolan, tu avais l'impression d'être ''normal''... Enfin, tout du moins, tu réussisais à sortir sans prendre de calmants. Sa simple présence suffisait à te déstresser. « T’as quelqu’un dans ta vie ? » Surpris, tu relevas le regard. Tu le dévisageas quelques instants puis hochas la tête. « O-oui. D-depuis n-neuf ans e-et d-demis... » Tu rebaissas le regard. « J-je p-peux p-plus ou m-moins s-sort-tir n-normalem-ment q-quand on est en-ensemb-ble... » Comme quoi, tu pouvais un peu vivre comme quelqu'un de normal toi aussi.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Dim 11 Jan - 13:52


Hannes & Marley
« J-j'ai dé-ja voy-yagé. Et j-j'ai d-déjà eu u-une am-mie. D'a-acc-ord, c-c'est a-agréab-ble, m-mais... à q-quoi b-bon a-avoir d-des amis si c'est p-pour les p-perdre ? » Ouais bon, si on pensait tous de la même façon, on aurait pas d’amis quoi… « J-je s-sais aus-ssi p-prof-fiter de l-la v-vie. » Ah oui et comment ? Tu te demandais bien pour le coup. Est-ce qu’il sortait ? Est-ce qu’il voyagé réellement et où ? T’avais envie de les poser toutes ces questions, mais tu hésitais un peu quand même. « T’as voyagé ou exactement ? Dis-moi ce que tu fais pour profiter de la vie. » voilà, tu l’avais fait, maintenant tu n’aurais pas de regrets comme ça. « O-oui. D-depuis n-neuf ans e-et d-demis... » Neuf ans et demi ? Sérieusement ? « J-je p-peux p-plus ou m-moins s-sort-tir n-normalem-ment q-quand on est en-ensemb-ble... » ça pour être surprise, tu l’étais. Tu n’aurais jamais cru qu’il puisse avoir quelqu’un dans sa vie. Enfin, pas que ça soit méchant comme pensée, loin de là même, mais tu étais surprise de voir qu’il était si différent et puisse avoir quelqu’un en étant normal. Pourquoi ne pas l’être avec les autres ? Ne dit-on pas que l’amour fait changer les gens ? Cette femme, ne peut-elle pas l’aider à être « normal » avec les autres ? Surtout depuis neuf ans et demi, elle aurait pu le faire progresser et pas qu’un peu. C’était presque une décennie. Tu étais surprise, oui, tu ne le cachais pas. « Neuf ans et demi ? Et pourquoi tu n’es pas normal avec les autres ? Je veux dire. Si t’es normal avec elle et tout ça… elle ne t’incite pas à l’être avec les autres ? » bon tu étais peut-être un peu malpoli, surtout que vous ne vous connaissiez pas… Mais voilà, ça te rendait curieuse, et tu ne pouvais pas t’en empêcher. Après tout, tu n’étais qu’une fille, et c’est bien connu ça. Les filles sont curieuses de nature. Tu rentrais dans le parfait cliché de la curiosité ma pauvre.

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MessageSujet: Re: H&M ~ funérailles Jeu 19 Fév - 21:54


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AVEC N. MARLEYNNE-ROSE DON VITO

« T’as voyagé ou exactement ? Dis-moi ce que tu fais pour profiter de la vie. »  Ce que tu faisais pour profiter de la vie ? Ça allait sûrement lui sembler ridicule. Était-ce donc réellement nécessaire de lui répondre ? Oui, sûrement... « Sh-shanghai. J-je suis aussi al-llé à Winnip-peg et Keyflav-vik, m-mais... c'-cétait tout s-sauf de m-mon p-p-lein g-gré. Et p-pour m-moi, p-profiter d-de la v-vie se rés-sume en une ph-phrase : p-passer s-sa j-journée à r-regarder d-des D-disney. » Des Disney, oui. Mais à part ça, tu avais trente-deux ans. Et tu écoutais du métal. Quoi de plus normal ? Quand tu te faisais cette remarque, tu aimais ensuite te dire qu'au moins, ça te rendait quelque peu différent. Mais, de toutes façons, qu'est-ce que ça pouvait bien faire ? Tu avais beau avoir plusieurs centres d'intérêt différents, ça ne changeait rien au fait que ça ne te permettait pas d'avoir plus d'amis. Ça pourrait. S'il n'y avait pas cette angoisse commençant à pointer son nez à la simple idée de devoir te retrouver au milieu d'inconnu, dans un lieu public ou une rue bondée. Tout l'inverse de Þórshöfn, cette petite ville du nord de l'Islande, peuplée majoritairement de pingouins, et de quelques humains. La question qui se posait désormais était : pourquoi est-ce qu'il y avait plusieurs milliards d'êtres humains sur Terre ? Il y avait quelques siècles, nous n'étions pas même un milliard. Tu aurais tellement aimé naître à cette période... au moins, ça aurait été bien plus aisé de sortir. Enfin, d'un côté c'était bien, mais de l'autre... il n'y avait pas encore de calmants, pour pouvoir sortir. « Neuf ans et demi ? Et pourquoi tu n’es pas normal avec les autres ? Je veux dire. Si t’es normal avec elle et tout ça… elle ne t’incite pas à l’être avec les autres ? » Tu la regardas quelques instants, avant de baisser le regard. Elle n'avait pas tort, certes... Parfois, ça t'arrivait de songer que ça devait vraiment être un poids d'être en couple avec quelqu'un comme toi. Tu n'arrivais même pas à savoir ce que Shaolan avait bien pu te trouver. D'ailleurs, tu étais sûr que même lui ne le savait pas. Il ne t'avait jamais vraiment répondu. À l'inverse, lui, il y avait tellement de raisons de tomber amoureux de lui. Attentionné, intelligent, perspicace, protecteur... Tu n'arrivais à voir que ses qualités, ton inconscient préférant oublier le mal qu'il avait fait à Jòhanna. « J-je b-bégaie av-vec t-tout l-le m-monde. L-lui y c-compris. Et... c-ce n-n'est p-pas s-si s-simple q-que ç-ça d-d'être n-norm-mal. D-de t-toutes f-façons, j-je n-ne v-vois p-pas c-ce qu-e ç-ça m-m'app-porter-rait. » À quoi bon, ça ne t'apporterait rien, non. Tu avais déjà tout ce que tu souhaitais. Hormis le pardon de Jò, mais ça, c'était une toute autre chose..

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