It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz !

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MessageSujet: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Lun 22 Sep - 22:43


Shebam ! Pow ! Blop ! Wizz !
kaya & noam
Gros bug. La tête dans le frigo, les doigts enserrant la poignée de ce dernier, et les sourcils froncés, je ne savais pas ce que j’étais censé y voir. Une volonté de sa part ? Un acte manqué totalement inconscient mais reflétant ses intentions profondes ? Un message qu’elle cherchait à me faire passer ? L’univers me faisant un signe ? Le hasard pur et simple ? J’avais demandé si elle avait du Coca, elle m’avait répondu qu’il y en avait dans le frigo, et brusquement je me retrouvais en tête à tête avec ce truc ? « Me regarde pas comme ça, toi. » j’ordonnais à la bouteille, avant de claquer la porte à la tronche de son étiquette estampillée d’un odieux ‘chéri(e)’. « J’ai plus soif. » je me justifiais face au regard interrogateur et agaçant d’une chilienne trop curieuse. « Et on est déjà en retard, t’avais vraiment besoin de trois heures pour enfiler une tenue de sport ? » Oh, coucou, toi ! Comment vas-tu, ma mauvaise foi ? Ça faisait longtemps. D’accord, elle n’avait mis que trois petites minutes, mais entre-temps une bouteille de Coca m’avait mis de fort mauvaise humeur. Et puis, nous n’étions pas vraiment en retard, puisque nous n’avions pas d’horaire fixe, mais je préférais toujours m’y rendre assez tôt, afin d’éviter la foule et de devoir partager mon ring. J’aimais pas trop, non plus, qu’on m’observe pendant mon entrainement, ou qu’on me prenne pour un prof à la con. J’étais pas là pour faire preuve d’altruisme ou instruire la populace, je venais pour rester à niveau et ne rien perdre de mes capacités pendant que je jouais les garde-chieuses. D’ordinaire, j’y allais sans elle, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je voulais en profiter pour observer de quoi elle était capable. Depuis des semaines elle me répétait ou me faisait comprendre qu’elle n’avait pas besoin de moi pour se défendre, il était temps de vérifier ses dires et juger de quoi elle était capable pour sa propre protection. Malgré notre pseudo retard, la salle était encore partiellement vide, à notre arrivée. Mais je ne doutais pas un instant qu’elle allait se remplir rapidement, alors autant en profiter dès maintenant. « Tu me montres directement de quoi t’es capable, ou tu préfères commencer avec quelqu’un de ta taille, d’abord ? » j’demandais en envoyant promener mon sac de sport sur l’un des bancs en bois. Ça n’avait rien du luxe que j’avais pu connaître à Washington, c’était même assez rudimentaire, mais l’essentiel était là, et les mecs qui bossaient ici n’avaient rien d’amateurs. « Echauffe-toi avant d’essayer de me frapper. » je la prévenais, un sourire au coin des lèvres, tandis que, dos à elle, je pouvais presque visualiser le regard noir qu’elle devait me lancer. Pas de ma faute si elle était taillée comme un hobbit  et que pour trouver un compétiteur à sa taille, il fallait taper dans le moins de dix ans. « Tiens. » Me retournant, je lui lançais ses gants - roses !!! Pour l’amour de Dieu !! - avant de me laisser tomber sur le banc pour entamer le bandage de mes articulations. « Vas-y, échauffe-toi, je te montrerais ma supériorité ensuite. Sois pas trop impatience, lilipuce. » Elle pouvait avoir tout l’entrainement nécessaire, elle n’aurait jamais le dessus sur moi, du coup, c’était faire preuve de grande mansuétude, que de lui offrir un petit sursit avant son humiliation publique. J’étais trop bon, ça me perdrait.  
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Mar 23 Sep - 22:42

Le seule motivation qui l'avait poussé à accepter, c'était la possibilité – certes probablement pas si grande, même si Kaya aimait à croire qu'elle avait ses chances – de se venger un peu. Elle avait l'habitude de se battre. Surtout avec ses frères. Et ça n'avait jamais été à la loyale. Elle avait donc de l’entraînement. Un peu. Même s'il est vrai qu'avec sa taille elle n'avait pas un grand avantage. Noam était trop grand et ses muscles n'étaient sûrement pas apparus par magie. Mais elle gardait de l'espoir. Du moins elle était très motivée à l'idée de lui prouver qu'elle pouvait y arriver. Elle se changea rapidement, enfilant une brassière et un pantalon de sport, puis retourna dans la cuisine pour voir Noam qui claquait la porte du frigo. « J’ai plus soif. » Cool. « Et on est déjà en retard, t’avais vraiment besoin de trois heures pour enfiler une tenue de sport ? » Au lieu de son froncement de sourcils habituel, elle esquissa un petit sourire et demanda : « Tu es si pressée que ça que je te botte les fesses ? » Et il n'avait pas à râler, c'était son idée. La râleuse c'était elle et elle pensait sincèrement ne pas avoir besoin de cours. Elle vivait dans le Bronx depuis plusieurs années après tout. Et elle n'avait jamais eu aucun problème. Ou bien elle avait toujours su s'en sortir. Donc elle ne voyait pas pourquoi ça changerait. Mais s'il tenait tant à se faire battre par une fille, pas de problème, elle voulait bien essayer. Elle n'était jamais allée dans cette salle de sport mais l'espace était plutôt cool. « Tu me montres directement de quoi t’es capable, ou tu préfères commencer avec quelqu’un de ta taille, d’abord ? » Duh. Elle lui adressa une grimace avant de dire : « Ne fais pas trop le malin. » Il le regretterait plus tard. Peut-être. Elle serait peut-être celle qui regretterait d'avoir accepté mais elle était prête à prendre le risque. Elle n'avait rien à perdre après tout. « Echauffe-toi avant d’essayer de me frapper. » Elle se retint de l'attaquer tout de suite alors qu'il était de dos. Mais elle pouvait encore se contrôler. Pour le moment. Elle ne pouvait rien garantir pour la suite. « Tiens. Vas-y, échauffe-toi, je te montrerais ma supériorité ensuite. Sois pas trop impatiente, lilipuce. » Elle attrapa ses gants, les déposant sur le banc pour s'étirer un peu d'abord. « Oui Marquis je m'échauffe, et j’essaierais de ne pas te faire trop mal promis. Répondit-elle alors qu'elle se penchait en avant pour s'étirer puis se redressa pour enchaîner quelques mouvements. » Quand elle jugea que c'était assez elle attrapa ses gants pour se préparer elle aussi. « Si tu pleurs je promets de pas me moquer. Continua-t-elle sur le même ton provocateur. » Elle enfila finalement ses gants puis monta sur le ring sans attendre. Elle sautilla sur place pour tester le sol puis se pencha sur la corde vers Noam. « Allez montre moi cette soit disant supériorité. J'ai un peu de mal à la voir pour le moment. » Elle était plutôt détendue pour le moment mais elle ne doutait pas du pouvoir qu'avait Noam sur elle. Elle ne ferait sûrement plus la maligne d'ici quelques minutes mais elle devait bien savourer elle aussi à sa manière.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Mer 24 Sep - 0:23


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kaya & noam
« Ne fais pas trop le malin. » Moi ? Faire le malin ? C’était elle qui avait cette... attitude, depuis que j’avais émis l’idée de l’observer s’entrainer et lui offrir quelques précieux conseils. En même temps, elle me cassait les couilles depuis suffisamment longtemps avec sa connerie de certitude qu’elle n’avait pas besoin de moi pour sa protection, qu’il fallait bien que je lui donne une petite leçon et la remette à sa place. Et si elle pouvait en tirer quelques enseignements et éventuellement, parvenir à survivre à une attaque en mon absence, ce serait tout bénef’ ! Sauf que Little Miss Sunshine s’entêtait à me prendre de haut. Enfin, de haut, vu sa taille, tout était relatif. Donc soit cette fille était en réalité un ninja surentrainé qui allait, effectivement, me botter le cul, soit elle était juste une suicidaire-inconsciente-stupide. Et vu le nombre de fois où elle trébuchait, ratait une marche ou faisait tomber sa brosse à dent, l’option Ninja n’était pas vraiment recevable. Ou alors, elle cachait son jeu. J’avais passé ma vie à m’entrainer, j’imaginais donc avoir un certain avantage sur elle, en plus de celui du poids et de la taille, et l’invitait à s’échauffer avant d’envisager quoique ce soit d’autre. J’voulais pas la casser, mes supérieurs risquaient de m’en vouloir. « Oui Marquis je m'échauffe, et j’essaierais de ne pas te faire trop mal promis. » Tiens, ça faisait longtemps ! Elle avait de la chance que, penchée en avant, son décolleté soit en train de me distraire, sinon j’aurais probablement opéré une de ces douces vengeances dont j’avais le secret. Enfin ‘douce’, tout est relatif. Mais là, non, là je ne faisais que bander mes mains en l’observant faire. L’indifférence sur mes traits ? C’était un truc très utile qu’on nous avait appris à Quantico. Ne jamais rien laisser paraître, aucune émotion, aucun sentiment, qui pourrait être utilisé par l’adversaire. Et là, en l’occurrence, il aurait pu s’agir d’un peu d’admiration envers ce maintient spectaculaire. À moins que ce ne soit mon abstinence forcée et la frustration qu’elle engendrait qui  me rendait admiratif d’un rien ? Non, je pouvais critiquer pas mal de choses chez elle, de son caractère de merde à son incapacité à sourire, mais pas son corps. Petit mais bien pensé. « Si tu pleurs je promets de pas me moquer. » Poursuivait-elle tandis que je me redressais tout en serrant et desserrant les poings afin de m’assurer de ne pas avoir trop serré. « Le jour où tu me verras pleurer, tu pourras mourir en paix, t’auras vraiment tout vu sur cette terre. » La preuve, je ne me souvenais même plus de la dernière fois où j’avais versé une larme. Probablement étant enfant, ou alors des larmes de rage. Et pourtant, j’en avais croisé des merdes sur ma route, des scènes d’une tristesse sans nom, mais... J’sais pas, je devais pas être fourni avec l’option. D’un coup d’oeil en direction du sac, j’envisageais mes gants un instant, avant de décider de les laisser là. J’allais pas lui porter de coup, donc j’devais pas en avoir besoin. Et puis... J’avais jamais aimé les gants. J’étais pas un boxeur, j’étais un soldat, et sur le terrain, on a pas de gants. « Allez montre moi cette soit disant supériorité. J'ai un peu de mal à la voir pour le moment. » accoudée à la corde, elle paradait encore. Oui, profites-en, ma puce, ça n’allait pas durer. Et c’est probablement le message que lui renvoya le sourire que je lui offrais avant de me baisser pour me glisser entre deux cordes et la rejoindre. « Ok... Allons-y, mon petit rayon de soleil. Frappe. » Du moins, essaye. Immobile au centre du ring, je plaçais mes mains dans mon dos, et attendais. Théâtral ? Ouai, un peu, mais j’étais le digne fils de ma mère, j’aimais bien une belle mise-en-scène lorsqu’il s’agissait de remettre quelqu’un à sa place. Et ce fut le cas, un coup après l’autre, les mains toujours bien sagement dans mon dos, j’esquivais en bougeant à peine, mon buste oscillant de gauche à droite, d’avant en arrière, ses poings ne faisant jamais que me frôler et taper dans le vide. Enfin, jusqu’à ce coup de pied en traitre que j’évitais, lui aussi, mais de justesse, manquant perdre l’équilibre une fraction de seconde. Mais elle n’avait rien vu, hein ? Et puis elle ne m’avait pas touché, c’était ce qui comptait. « Pas trop fatiguée, mon ange ? » A force de taper dans le vide, elle allait s’épuiser bien avant que je ne m’essouffle un peu. « On pourrait continuer comme ça longtemps, tu ne me toucherais jamais. » je l’informais en ravalant un peu de ce sourire provocateur. « Ton regard se fixe sur la zone que tu vises, c’est comme si tu m’avertissais à voix haute. Regarde une fois, visualise l’endroit, puis reporte ton attention ailleurs avant de frapper. C’est comme au poker, faut que tu bluffes. » Un conseil que je lui offrais avec sérieux, pour une fois, et sans même chercher à me moquer. Il était dans mon intérêt à moi aussi qu’elle puisse se démerder seule. La quittant un instant, j’allais réclamer, depuis la corde, une paire de patte d’ours à l’un des connards occupé à nous observer. Je les récupérais, et retournais vers le centre du ring en les enfilant. « Tu vas frapper là-dedans, et faire en sorte que je ne sache jamais dans quelle main tu comptes porter ton coup. » j’annonçais en refermant les scratch avec les dents, l’un après l’autre, avant de la contourner, elle, profitant de la promiscuité pour lui glisser un « Après, promis, je te filerais cette fessée que tu réclames depuis si longtemps. »  avec ce qu’il faut de provocation, à l’oreille, au passage. Même que, pour plus de réalisme, je m’offrais une petite inspection visuelle de son arrière-train avec soulèvement de sourcil approbateur. Agaçant ? Énervant ? Suffisamment pour qu’elle porte toute sa rage dans ses coups à venir ? Je l’espérais, c’était le but de la manoeuvre. Oui, enfin, disons que ça l’était à trente pour-cent, les soixante-dix restants étaient du reluquage pur et simple. « Prête ? Souviens-toi, regarde-moi, pas mes mains. » Allez, énerve-toi, chérie, montre-moi ce que tu vaux.   
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Dim 5 Oct - 21:31

« Le jour où tu me verras pleurer, tu pourras mourir en paix, t’auras vraiment tout vu sur cette terre. » Elle esquissa un sourire en coin, ça la tentait presque du coup. Elle savait qu'elle ne devrait pas trop fanfaronner. Si on l'avait choisi pour la protéger – même si elle se demandait encore où était le danger – c'est qu'il ne devait pas être si nul que ça. Mais elle avait l'habitude de perdre face à ses frères alors sa fierté n'en prendrait pas vraiment un coup si elle se ridiculisait aujourd'hui. Certes elle serait peut-être énervée mais cela n'avait rien d'étonnant chez la chilienne. Kaya prenait donc la chose avec amusement, et espérait pouvoir au moins mettre un coup. Ça ne devait pas être si difficile après tout. « Ok... Allons-y, mon petit rayon de soleil. Frappe. » Elle essaya. Vraiment. Mais Noam était un espèce de ninja et il esquivait toutes ses tentatives. Elle poussa un soupir, tenta même de feinter, donna tout ce qu'elle avait, mais ça ne marchait pas. Elle y était presque pourtant. Donc soit il était très doué soit elle était vraiment nulle. Elle ne savait pas ce qui l'énervait le plus. « Pas trop fatiguée, mon ange ? » Elle secoua la tête. « Je m'échauffe. Lâcha-t-elle sur le même ton, ses sourcils néanmoins froncés de frustration. » Elle avait plus d'endurance que ça tout de même. « On pourrait continuer comme ça longtemps, tu ne me toucherais jamais. » Elle dut se retenir pour ne pas lui tirer la langue comme une gamine. A la place elle répliqua : « Peut-être que mon but c'était de ne pas te toucher. » Dans ce cas là elle avait parfaitement réussi. Sauf qu'ils savaient très bien tous les deux que ce n'était pas le cas. Oui elle pouvait être un peu de mauvaise foi. « Ton regard se fixe sur la zone que tu vises, c’est comme si tu m’avertissais à voix haute. Regarde une fois, visualise l’endroit, puis reporte ton attention ailleurs avant de frapper. C’est comme au poker, faut que tu bluffes. » Son visage se détendit alors qu'elle comprenait ce qu'il voulait dire. Elle demanda cependant : « Tu crois que dans l'éventualité où je me ferais attaquer, la personne sera aussi intelligente ? » Ses frères étaient des idiots mais c'est vrai qu'ils se débrouillaient pas mal. Peut-être qu'elle sous-estimait un peu trop les gens. Mais en même temps elle connaissait le point sensible de n'importe quel homme et elle n'hésitait pas à l'attaquer s'il le fallait. Mais il est vrai que si elle se retrouvait face à un super ninja comme Noam elle n'aurait peut-être pas autant de facilité. Elle s'en était suffisamment rendue compte après cette première humiliation. « Tu vas frapper là-dedans, et faire en sorte que je ne sache jamais dans quelle main tu comptes porter ton coup. Après, promis, je te filerais cette fessée que tu réclames depuis si longtemps. » Elle répondit avec un sourire forcé et se remit en position. « Prête ? Souviens-toi, regarde-moi, pas mes mains. » « Oui Marquis, j'aime tellement te regarder ça ne devrait pas être si difficile. Ironisa-t-elle. » Elle se concentra donc sur lui et fixa entièrement son regard dans le sien. Elle libéra son esprit et tenta de se détendre. Ce n'était pas si facile de se concentrer en fixant toute son attention sur lui. Elle se rendait bien compte qu'elle s'était un peu trop habituée à sa présence depuis qu'il avait été engagé pour la protéger. Songer à ça l'énerva et elle frappa donc de toutes ses forces dans une de ses mains sans prévenir. Elle ne savait pas vraiment si elle l'avait surpris ou non mais elle avait vraiment fait attention à ne pas détourner son regard. Elle enchaîna ensuite les coups, donnant tout ce qu'elle avait et veillant bien à respecter sa consigne. Après plusieurs coups, toujours concentrée, elle décida d'improviser un peu et leva soudain une de ses jambes pour tenter de faucher celle de Noam, son regard toujours fixé dans le sien. Elle parvint à le déstabiliser mais pas à le faire tomber. Mais elle n'avait pas besoin de plus. Elle leva les poings en l'air et poussa un petit cri de victoire. Elle tourna sur place tout en célébrant, exagérant exprès puis se remit face à lui pour déclarer. « Alors coach tu as dit que je ne te toucherais jamais ? Demanda-t-elle alors qu'un grand sourire égayait son visage. » Elle jubilait peut-être un peu trop pour le peu qu'elle avait réussi à faire mais elle était tellement fière qu'elle s'en fichait un peu.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Lun 6 Oct - 1:04


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kaya & noam
« Je m'échauffe. » M’offrit-elle, de mauvaise foi, après ma petite provocation. En même temps, elle fracassait les dents du vide depuis plusieurs minutes, évidemment qu’elle allait s’épuiser de la sorte. Et s’agacer aussi. Mais la teigne ne savait pas renoncer devant l’adversité, et m’offrait son ‘échauffement’ avec tellement de fierté, que je ne parvins pas vraiment à retenir un éclat de rire. Pour le coup, c’était pas une provocation supplémentaire, juste de l’amusement. Oui, elle savait m’amuser, et ça faisait suffisamment chier comme ça pour pas que je lui offre le luxe d’un de mes rires. D’ordinaire, je me retenais, mais là... Non. C’était sortit tout seul. Du coup, j’prenais pas de risque, et j’arrêtais tout, lui annonçant que, de toute manière, elle ne me toucherait jamais. Forcément, puisqu’elle annonçait la couleur avant même de frapper. Trop simple. « Peut-être que mon but c'était de ne pas te toucher. » Ok, fallait qu’elle arrête d’être drôle, en fait, ça me cassait les couilles de lui servir mon rire sur un plateau d’argent. Elle n’en ferait jamais bon usage, je commençais à la connaître. Je ravalais donc ce nouvel éclat de rire assez bref, en tournant les talons. « Ouais, super utile en cas d’agression. Ton adversaire va être très impressionné. » je grognais tout en rejoignant un coin pour récupérer les pattes d’ours. J’avais pris soin de la prévenir de sa faille, ou plutôt de l’une de ses failles, parce qu’elle n’en avait pas qu’une, bien qu’elle se démerde pas mal, je devais le reconnaître. Elle devait cesser de prévenir son agresseur de l’endroit où elle s’apprêtait à frapper, c’était contre-productif. Elle frappait fort, elle frappait juste, les mouvements étaient proches de la perfection, mais son regard anéantissait tous ses efforts. « Tu crois que dans l'éventualité où je me ferais attaquer, la personne sera aussi intelligente ? » Intelligente ? « Depuis quand tu me trouves intelligent, Bambi ? » j’demandais en retournant vers elle. « En vrai, t’es carrément folle de moi, j’le savais. » Et hop, le sourire étincelant, aussi agaçant qu’Eric de chez Carglass. « C’est pas une question d’intelligence, seulement d’instinct. Si je m’apprête à te frapper, tu vas d’abord, automatiquement, reporter ton attention sur mon regard avant mon poing, parce que c’est dans le regard qu’on lit l’intention. C’est con, j’sais, parce que si un mec lève la main sur toi, c’est rarement pour te faire du bien, mais c’est animal. Ça se passe d’abord dans les yeux. » je lui expliquais, patient et pédagogue comme elle ne m’avait jamais vu l’être, encore. J’étais ça, aussi. J’étais beaucoup de choses, en fait. Chiant, provocateur, agaçant, et un peu narcissique, mais aussi protecteur et sérieux lorsqu’il le fallait, lorsqu’il était question de mon job, de ma mission. En l’occurrence, elle. Maintenant, il s’agissait de l’entrainer spécialement pour ce type d’exercice, et enfilant les gros gants, je l’invitais à y taper sans jamais regarder ce qu’elle faisait. Elle devait me regarder moi, parce que ce qui était vrai pour l’un l’était pour l’autre, et si elle apprenait à bluffer, à ne rien laisser paraître, peut-être qu’il n’en irait pas de même de son adversaire. « Oui Marquis, j'aime tellement te regarder ça ne devrait pas être si difficile. » Le ton ironique n’était-il pas de trop, là ? « Justement, te laisse pas déconcentrer, ce serait dommage de tomber amoureuse maintenant. » je lâchais, à mon tour, craquelant mon masque de sérieux pour laisser filtrer un peu de cet agacement qu’elle m’inspirait et que je planquais sous une montagne de sarcasmes. Ça marchait moyennement, pas vrai ? Si elle commença mollement, voir  carrément distraitement, à un moment, sans que je ne sache pourquoi, elle se lâcha, un truc céda dans son esprit, et les coups se mirent à pleuvoir sans que je ne cesse de les prévoir. « Fais confiance à ton champ de vision ! » je crachais histoire de couvrir le bruit de ses gants contre les mieux, sa respiration de plus en plus bruyante, et ces petits grognements étouffés qu’elle lâchait en frappant. « Tu me regardes, mais tu ne vois pas que moi, tu vois bien au-delà de moi. Tu vois mes épaules, mes bras, tu vois mes mains, Kaya. Tu ne les regardes pas, mais tu les vois. Fixe ton regard, pas ta vue. Ne restreins pas ta vue. » je la drivais, notant quelques améliorations à mesure que j’expliquais. Elle m’écoutait, alors ? Et elle m’obéissait ? C’était une première, et c’était assez... Satisfaisant. Ça aurait même pu être jouissif si la finalité de tout ça n’était pas de me frapper, finalement. Ouais, petit bémol, du coup. Ascenseur émotionnel. En attendant, elle assimilait vite ce que je lui disais, et le mettait en application si efficacement, qu’à deux reprises, je fus incapable de prédire où elle allait frapper. Pourtant, j’avais une chance sur deux, de base, ce qui était censé me simplifier la tâche, mais... Surpris, j’encaissais ces deux coups en reculant légèrement sous leur force. Il aurait fallu plus que ça pour me mettre à terre, mais pour une lilipucienne d’un mètre zéro trois, c’était pas mal impressionnant. Et là, je priais pour que mes traits ne trahissent rien de tout ça, auquel cas son égo s’envolerait vers de si hautes sphères qu’il me serait très difficile de l’en faire redescendre. Sauf que j’avais peut-être sous-estimé l’effet que la frustration produirait sur elle, puisque, à la fourbe, alors qu’on avait dit que les poings, elle m’envoya son pied dans les jambes, cherchant à me mettre à terre par surprise. J’étais trop ancré sur mes appuis pour qu’elle y parvienne, encore plus alors que j’encaissais ses coups depuis plusieurs minutes. Aussi, si je reculais en rompant le contact visuel, je ne perdais pas l’équilibre. Du moins, pas assez pour tomber, mais suffisamment pour qu’elle s’estime grande gagnante de ce duel, sautillant sur place façon cheerleader. « Alors coach tu as dit que je ne te toucherais jamais ? » A la loyale, en effet. « Très impressionnant, tu peux taper dans tes mains en même temps ? J'crois que les Lakers recrutent. » Oui, enfin, fallait imaginer la jupette et le bustier ras les boobs, mais le sourire était là, pour une fois. « J’suis ton coach, pas ton agresseur, alors évite de me casser, j’suis pas remboursable, ni échangeable. » je grognais en ôtant mes gants. J’étais pas superman, j’en avais parfaitement conscience, et si elle souhaitait me faire mal, elle pouvait totalement me faire très mal. On ne se battait pas à armes égales, mon but à moi étant de ne surtout pas la blesser. Je bridais mon énergie, jugulais mes forces, là où elle, pouvait s’en donner à coeur joie. C’était pas équilibré, mais il n’existait pas de manière ‘douce’ pour la préparer à ce qui pourrait lui arriver. « Ok, retire tes gants. » J’ordonnais en étirant mes bras, déliant mes épaules et mon cou. « Dans la vraie vie, t’en auras pas, ton agresseur non plus, et puisque t’es pas trop mauvaise, on peut se passer de la théorie et attaquer directement la pratique. » Elle allait devoir me montrer ce qu’elle valait au corps à corps. Je veux dire, le véritable corps à corps, pas celui avec des règles et du fair-play. Dans le combat de rue, dans l’agression, y avait qu’une seule règle : la survie. « Si je t’attaque de dos, tu sais faire, je suppose, coup de coude dans l’abdomen, puis tu relèves la tête pour frapper au menton. Mais en frontal, tu vaux quoi ? » j’interrogeais en me positionnant face à elle, bras en avant, dos légèrement courbé, approchant lentement afin de la rabattre dans ce coin duquel elle ne pourrait plus s’enfuir. « Ne me laisse pas te coincer, Kaya. Tu dois garder le contrôle et distance. T’es trop petite et menue pour avoir le dessus sur moi si je m’approche. Mais c’est un avantage, t’es plus mobile et légère que moi, donc plus rapide. Utilise ça. » Je l’avertissais, avant de fondre sur elle, la coincer contre les cordes et l’immobiliser entre ces dernières et mon poids. « Pouf, t’es morte. » Je soufflais avant de déposer mes lèvres dans un agaçant baiser contre sa tempe. « On recommence. » j’ajoutais en me décrochant d’elle et des cordes pour retourner d’où j’étais partit, me remettant en position. Et on recommencerait jusqu’à ce qu’elle m’échappe enfin... Bien que, bizarrement, je n’étais pas si pressé que ça arrive. J’voyais pas pourquoi d’ailleurs. Ha si, maintenant que nos deux corps venaient heurter une nouvelle fois les cordes, j’voyais. Merde ! Et je m’attardais pas un peu trop, là ? Merde au carré ! Bon, on recommence ! Et je me repositionnais à nouveau, cherchant à retrouver mon masque d’impassibilité. La faute à l’adrénaline. Oui, voilà, la faute à l’adrénaline. Foutue adrénaline !   
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Mar 21 Oct - 21:06

Apparemment son évidente mauvaise foi était drôle. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle se déconcentrait. Son objectif demeurait dans son esprit et elle ne s'arrêterait pas tant qu'elle n'aurait pas réussi, au moins une fois, à le surprendre. « Ouais, super utile en cas d’agression. Ton adversaire va être très impressionné. » Elle approuva d'un petit hochement de tête. « Je le serais aussi à sa place, concéda-t-elle avec une fierté exagérée. » Impressionnée par tant de tentatives ratées. Mais elle ne perdait pas encore espoir. Puis elle ne l'avouerait jamais mais il n'était pas si nul comme professeur. Les conseils qu'il prodiguait avait du sens mais elle se demandait si son agresseur serait assez intelligent pour remarquer ce genre de choses. « Depuis quand tu me trouves intelligent, Bambi ? » Ugh. « En vrai, t’es carrément folle de moi, j’le savais. » Elle ne se laissa pas démonter par son sourire plus qu'agaçant et répliqua aussitôt : « Oui et notre futur rupture va me briser le cœur. Mais je sais que je te manquerais aussi. » Elle ponctua sa phrase avec un petit sourire qu'elle effaça la seconde d'après. Il n'arrêterait probablement jamais de l'énerver. Si elle avait seulement pu arracher ce sourire de son visage... « C’est pas une question d’intelligence, seulement d’instinct. Si je m’apprête à te frapper, tu vas d’abord, automatiquement, reporter ton attention sur mon regard avant mon poing, parce que c’est dans le regard qu’on lit l’intention. C’est con, j’sais, parce que si un mec lève la main sur toi, c’est rarement pour te faire du bien, mais c’est animal. Ça se passe d’abord dans les yeux. » C'était un peu bizarre de le voir aussi sérieux, et il avait en plus vraiment l'air de savoir de quoi il parlait. Elle se contenta d'un hochement de tête comme réponse et essaya de se concentrer sur ce qu'il avait dit pour essayer de l'appliquer. « Justement, te laisse pas déconcentrer, ce serait dommage de tomber amoureuse maintenant. » Elle lâcha un rire, peut-être un peu forcé. « Je vais essayer mais je ne promets rien, répondit-elle avec sarcasme. » Elle poussa ensuite un soupir pour se calmer et tenter de suivre ses conseils. Elle eut du mal à vider son esprit mais y parvint après quelques coups. « Fais confiance à ton champ de vision ! Tu me regardes, mais tu ne vois pas que moi, tu vois bien au-delà de moi. Tu vois mes épaules, mes bras, tu vois mes mains, Kaya. Tu ne les regardes pas, mais tu les vois. Fixe ton regard, pas ta vue. Ne restreins pas ta vue. » Kaya essayait de s'appliquer le plus possible, donnant tout ce qu'elle avait puis après plusieurs échanges elle décida de tenter quelque chose de différent... Victoire ! Elle n'avait pas réussi à le faire tomber mais le simple vacillement avait suffi pour qu'elle célèbre sa petite 'victoire' comme si c'était une grande. Ce n'était peut être pas grand chose mais c'était plutôt satisfaisant après le début difficile qu'elle avait eu. « Très impressionnant, tu peux taper dans tes mains en même temps ? J'crois que les Lakers recrutent. » Elle lui adressa une grimace. Il ne gâcherait pas son petit moment de célébration avec son sarcasme. « J’suis ton coach, pas ton agresseur, alors évite de me casser, j’suis pas remboursable, ni échangeable. » Ses sourcils se haussèrent alors qu'elle répondait, absolument pas désolée : « Aww, je ne savais pas qu'il en fallait si peu pour te casser. » Peut-être qu'elle le taquinait exprès, mais la tentation était trop grande. « Ok, retire tes gants. Dans la vraie vie, t’en auras pas, ton agresseur non plus, et puisque t’es pas trop mauvaise, on peut se passer de la théorie et attaquer directement la pratique. » Pas trop mauvaise ? Elle prenait ça pour un compliment. Elle retira ses gants puis les jeta sur le banc depuis le ring. Elle se retourna vers lui, mains sagement dans le dos, prête pour la leçon suivante comme une élève bien sage – rien que ça c'était à saluer. « Si je t’attaque de dos, tu sais faire, je suppose, coup de coude dans l’abdomen, puis tu relèves la tête pour frapper au menton. Mais en frontal, tu vaux quoi ? » En le voyant s'approcher, elle recula instinctivement et son regard se fit plus vif tentant de trouver une solution. « Ne me laisse pas te coincer, Kaya. Tu dois garder le contrôle et distance. T’es trop petite et menue pour avoir le dessus sur moi si je m’approche. Mais c’est un avantage, t’es plus mobile et légère que moi, donc plus rapide. Utilise ça. » Sauf qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de réagir et la seconde d'après elle se retrouvait coincée par la corde derrière et le corps de Noam devant. « Pouf, t’es morte. » Son cœur manqua un battement et elle sentit littéralement son sang bouillonner quand il déposa un bref baiser sur sa tempe. Elle remerciait souvent le hâle naturel de sa peau qui masquait les rougeurs de son visage. Elle fronça aussitôt les sourcils. Elle le détestait. Il était insupportable. « On recommence. » Elle essaya de feinter pour l'esquiver mais il était trop rapide. Trop grand. Trop près. Elle se rendait compte du peu de vêtements qui les séparaient, de sa proximité. Elle avait l'habitude que ses remarques l'énervent, juste parfois sa présence. Mais leur proximité n'aurait pas du la déranger autant. Après un autre essai raté pour s'échapper, elle mit ses mains sur son torse puis poussa de toute ses forces pour essayer de l'éloigner et poussa un soupir quand elle se rendit compte que ça ne servait à rien. « Pff je ne sais pas. Lâcha-t-elle d'un air défaitiste et avec agacement. » Elle n'aurait pas du avoir autant de mal à l'éloigner. Ça ne devait pas être si difficile. « Pourquoi je dois apprendre à me défendre de toute manière, c'est pas ton job de me protéger ? Puis j'ai ce petit bijou si jamais, dit-elle en secouant le collier qu'il lui avait donné lors de leur rencontre et qu'elle avait toujours autour du cou. » Elle prétendait depuis le début qu'elle n'avait pas besoin de lui et de sa protection mais d'un seul coup ça l'arrangeait plutôt bien. Elle s'était vite découragée après sa petite victoire et elle ne voulait pas particulièrement réfléchir aux raisons.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Mar 21 Oct - 23:08


Shebam ! Pow ! Blop ! Wizz !
kaya & noam
 « Oui et notre future rupture va me briser le cœur. Mais je sais que je te manquerais aussi. » J’avais beau savoir qu’il s’agissait d’un savant mélange de sarcasme et provocation, son affirmation me pétait, légèrement, la fierté. Pas le moral, non, ça je n’allais pas le reconnaître, mais la fierté, oui, parce que... J’sais pas, elle pourrait faire un effort pour apprécier ce qu’elle avait sous la main, non ? Elle aurait pu tomber sur bien pire que moi. Physiquement, évidemment, hein, mais aussi mentalement. Sachant qu’aucun agent normalement constitué ne se régalerait devant une mission d’infiltration aussi moisie que celle qu’on m’avait assigné. J’étais le plus à plaindre de nous deux. Elle, elle se tapait Supermâle à domicile, y avait pire dans la vie, quand même. Du coup, faute de trouver quelques répliques lyriques à lui envoyer à la tronche, je reprenais mon rôle de pédagogue qui me permettait de me planquer derrière un masque d’impassibilité. Et lui apprendre à se défendre, à se défendre vraiment et bien mieux que ce qu’elle ne maîtrisait déjà, avait quelque chose de... J’sais pas. Satisfaisant ? Pas dans le sens où elle se montrait obéissante et attentive pour la première fois de sa vie, bien que ça avait un potentiel jouissif assez dingue, mais plus parce que... J’allais laisser quelque chose, une trace, même infime. Et c’était tellement con et agaçant de nourri ce genre de pensée, que j’en redoublais d’efforts et énergie dans ma leçon afin de me vider l’esprit et virer toutes ces merdes me polluant le lobe frontal. Enfin, jusqu’à ce qu’elle m’administre un coup en traitre et que je vacille légèrement, lui signalant que me casser n’arrangeait rien à sa situation. « Aww, je ne savais pas qu'il en fallait si peu pour te casser. » Heureusement qu’elle avait des gants roses, c’était la seule chose qui m’empêchait de m’agacer réellement. Avec ces trucs aux mains elle perdait toute crédibilité. Du moins, jusqu’à ce que je lui demande de les retirer. Non, mais oui, hein, on est d’accord, j’suis particulièrement débile comme mec. Et histoire d’en rajouter une couche et de favoriser une descente bien bien bien rapide vers les enfers, je proposais le corps à corps. Bah oui, tiens ! Excellente idée, Nono ! Et après tu lui demandes de virer ses fringues en prétextant qu’elle aura une meilleure amplitude de mouvement en sous-vêtements ? Très judicieux ! Alors, évidemment, fallait pas s’étonner que j’en perde un peu mes moyens sitôt que je la rabattais dans les cordes. J’imputais la faute à l’adrénaline et à la frustration. Frustration née à l’occasion de cette foutue mission, puisqu’à force de coller au cul de Miss Chili, et en plus de devoir faire croire à un fake couple, je m’astreignais à cette fidélité qui devait me permettre de ne pas totalement dézinguer ma couverture. De toute manière, même sans cette précaution, je ne voyais pas trop quand je pourrais trouver le temps d’aller promener mon zob ailleurs. Alors ouai, la dernière fois que j’avais été aussi abstinent, je devais avoir quinze ans, et forcément, ça commençait à se faire ressentir un chouilla. Et puis, elle faisait rien pour m’aider, là, elle ne résistait même pas ! C’était à peine si elle m’était la moindre force dans le fait de me repousser. Les gestes étaient là, la conviction beaucoup moi. Et, putain, ça m’énervait. Ça m’énervait au plus haut point ! « Pff je ne sais pas. » Lâcha-t-elle finalement et augmentant mon agacement d’un cran. « C’est ce que tu vas dire à ton agresseur ? Désolée, j’sais pas, vas-y, tue-moi, et rapidement s’il te plait ? » je m’énervais à mon tour, contenant mal cette colère disproportionnée et injustifiée, surtout. Même moi, j’en avais conscience. « Pourquoi je dois apprendre à me défendre de toute manière, c'est pas ton job de me protéger ? Puis j'ai ce petit bijou si jamais. » Et ça, ce genre de réplique, ça n’arrangeait absolument rien. Elle le faisait exprès d’être tout spécialement irritante, aujourd’hui ? Ou c’était un truc dans son parfum ? « Parce que ! » Je crachais spontanément, avec les mêmes arguments qu’un gamin de cinq ans et le potentiel colérique d’un tueur en série. « Parce que je s’rais pas toujours là, okay ? Et quand j’vais repartir, je... » je rien du tout ! Réalisant que je m’emportais, que je ne contrôlais plus vraiment ni mes gestes, ni mes mots, je me figeais, avant de m’arracher des cordes en soupirant, puis grognant, puis soupirant à nouveau. J’étais énervé, certes, mais contre moi-même cette fois. « Laisse tomber, on va faire une pause. » J’annonçais d’une voix ténue et tendue, tout en rejoignant les cordes à l’autre bout pour m’y accouder et reprendre mon souffle. Comment aurais-je terminé ma phrase si je n’avais pas rebroussé chemin au milieu ? J’en avais aucune idée. C’était ça aussi de parler sous le coup de la colère, on sortait pas mal de conneries. Qu’est-ce que j’en avais à foutre de ce qui pourrait bien se passer après mon départ ? Tout ce qui m’importait c’était qu’elle témoigne à ce foutu procès, et puisque mon départ signifierait que ce point là aurait été accompli, elle pourrait bien risquer sa vie à chaque heure de la journée que ça n’aurait plus aucune espèce d’importance à mes yeux. Pas vrai ? « Si t’en as marre, j’peux te remplacer, mon pote. » Mon pote ? Je relevais la tête pour détailler le type proposant son aide tout en reluquant Kaya d’une façon que je n’aimais pas particulièrement. « N’y pense même pas ! » j’aboyais, retrouvant toute cette tension que je m’étais efforcé à faire disparaitre, tandis que ‘mon pote’ reculait en levant les mains comme s’il cherchait à m’apaiser. Ouai, non, trop tard pour ça. En attendant, ce débile venait de me donner une idée, et tour d’horizon de la salle et un sifflement plus tard, je faisais grimper sur le ring un autre mec. Il n’était pas très baraqué, mais il était plus grand que moi, et c’est tout ce qui comptait. « Pocahontas, j’te présente mon pote Oleg... » j’annonçais en revenant vers elle. « C’est Sergio. » « Rien à foutre. Avec son aide, je vais te montrer ce que tu peux et dois faire dans ce genre de cas. » j’expliquais tout en lui désignant un coin pour qu’elle s’y range. « Olaf, ton rôle sera de m’acculer contre les cordes, et mon rôle à moi celui de tout faire pour éviter ça. T’es prêt ? » Oui, il l’était, bien qu’il n’ait pas vraiment l’air des plus vifs d’esprit. J’avais encore choisi un champion, en fait. Néanmoins, il s’approcha, menaçant, les bras s’avançant pour me coincer plus rapidement. Sauf que, malgré le fait qu’il me domine d’une tête, je le laissais s’approcher, avant de profiter de cette proximité pour me glisser sous l’un de ses bras, le dépasser en sens contraire, lui attraper le poignet au passage, et balancer un coup de pied à l’arrière de son genou tout en tirant son bras en arrière. Sous l’effet de la double prise, il fut contraint de mettre un genou à terre en gémissant pour que je le relâche. Ce que je fis, après en avoir profiter un peu. « Merci Orion, ce sera tout. » je le remerciais en lui tapotant l’épaule avant qu’il ne prenne la fuite si vite qu’il manqua s’emmêler dans les cordes. « Tu veux essayer ? Ou tu préfères te contenter de ton joli petit pendentif ? » Oui, j’aimais prendre des risques, surtout avec ce genre d’accusation que je lui envoyais en pleine tête. Je la connaissais suffisamment, désormais, pour savoir que, maintenant, c’était la mienne qu’elle allait démonter, de tête.    
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Dim 26 Oct - 19:02

Cet exercice était ridicule. Toute cette séance était ridicule. Et elle était ridicule de s'énerver pour ça ce qui, bien entendu, l'énervait encore plus. Elle savait bien, malgré le nombre de fois où elle avait rejeté cette idée, qu'une situation comme celle là pouvait arriver, tant que le procès n'avait pas eu lieu. Mais la proximité de Noam, aussi énervant était-il de l'admettre, la perturbait. Alors elle préféra baisser les bras. Ce qui n'était absolument pas son genre et l'irrita d'autant plus. « C’est ce que tu vas dire à ton agresseur ? Désolée, j’sais pas, vas-y, tue-moi, et rapidement s’il te plait ? » Kaya haussa les épaules avec une désinvolture destinée à irriter encore plus le jeune homme. « Pourquoi pas. » Elle n'était évidemment pas sérieuse mais le voir s'énerver lui aussi ne risquait pas de la calmer. Il était supposé être là pour la protéger après tout, alors d'un seul coup ça l'arrangeait de lui rappeler. Il n'y avait pas un moment où elle ne s'était pas plainte de l'inutilité de cette protection. Mais elle s'était habituée à sa présence. A tout ça. Mais pas aux réactions qu'il provoquait chez elle. Et c'était... énervant. « Parce que ! Parce que je s’rais pas toujours là, okay ? Et quand j’vais repartir, je... » Le visage de la jeune femme se détendit un instant. Elle faillit dire quelque chose mais referma la bouche, se contentant de le regarder en attendant la suite, s'il y avait. « Laisse tomber, on va faire une pause. » Ses yeux le suivirent jusqu'à l'autre bout du ring puis elle se retourna. Elle passa entre les cordes et alla boire à la bouteille d'eau qu'elle avait dans son sac. Elle essaya de respirer calmement mais son rythme cardiaque était encore trop rapide. « Il n'y a pas de quoi s'énerver, ce n'était rien du tout. Se répéta-t-elle en boucle dans sa tête. » Il fallait peut-être y ajouter deux/trois injures et un fuck lâché à voix haute mais à quelques mots près c'était ça. Elle remonta sur le ring au moment où Noam s'approchait avec un homme à ses côtés. « Pocahontas, j’te présente mon pote Oleg... » Elle jeta un regard noir à Noam pour l'utilisation du surnom. Oleg qui se nommait visiblement Sergio était un véritable géant. « Rien à foutre. Avec son aide, je vais te montrer ce que tu peux et dois faire dans ce genre de cas. » Elle se contenta de croiser les bras et de s'appuyer sur la corde derrière elle pour montrer qu'elle écoutait. « Olaf, ton rôle sera de m’acculer contre les cordes, et mon rôle à moi celui de tout faire pour éviter ça. T’es prêt ? » Elle regarda le géant s'approcher de Noam puis en deux trois mouvements le géant était à terre, vaincu. Peut-être qu'elle était un peu impressionnée, mais elle n'en montra évidemment rien. Noam remercia le Sergio qui s'en alla sans demander son reste. « Tu veux essayer ? Ou tu préfères te contenter de ton joli petit pendentif ? » Kaya le dévisagea un instant, le regard toujours aussi peu aimable, puis se redressa finalement, répondant d'un ton faussement lasse : « Si tu tiens à ce point à ce que je te botte les fesses... » Elle poussa un petit soupir et essaya de reprendre les conseils qu'il lui avait donné avant. Se concentrer sur ce qu'elle avait à faire mais en même temps garder un esprit ouvert. Fixer l'adversaire, sans fermer son regard au reste. La première fois, elle tenta de faire comme lui mais elle avait été trop lente, réfléchissant trop à ce qu'elle voulait faire. Maintenant qu'elle était déterminée à y arriver, elle était bien plus concentrée à l'idée d'y parvenir plutôt que de se laisser perturber par la proximité du jeune homme, qui ne la laissait certes, toujours pas indifférente. Elle continua d'essayer jusqu'à ce que ses mouvements deviennent plus fluide. Jusqu'à ce que Noam s'approche, qu'elle attrape son bras comme lui avait fait le géant, sauf qu'elle leva son genou pour frapper dans l'entrejambe, puis se faufila derrière le jeune homme. Elle le relâcha et se recula de quelques pas, elle-même dubitative par rapport à ce qu'elle venait de faire. Pas de danse de la victoire, ni d'exclamation pour de joie. Comme elle ne savait plus quoi faire des bras, elle les croisa, puis demanda : « C'est bon maintenant Marquis ou tu en veux plus ? » Et un sourire se dessina sur son visage. Peut-être qu'elle le provoquait une nouvelle fois. Peut-être bien qu'elle le faisait exprès. Il aimait peut-être jouer avec ses nerfs, mais ça ne voulait pas dire qu'elle n'était pas prête à faire de même.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Lun 27 Oct - 0:34


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kaya & noam
« Pourquoi pas. » J’avais des envies de meurtre. Sans déconner, cette fille me donnait envie de la pulvériser contre un mur et... J’sais pas. Mais c’était violent. Absolument violent. Ses airs de sale môme en m’énonçant cette provocation absolument stupide et sans fondement. Elle voulait être agaçante, elle le souhaitait de toute son âme, et y parvenait admirablement. C’était comme essayer d’entrainer Paris Hilton. Dans deux secondes elle allait s’installer sur le rebord du ring pour se refaire les ongles en me balançant que ‘le krav maga, c’est tellement pas swag !’. J’en pouvais plus de ses conneries, j’en pouvais plus de ce manque de volonté alors que tous les efforts que je fournissais n’avaient pour but que de la protéger, de lui éviter de se retrouver violée puis éventrée la prochaine fois qu’elle aura l’admirable idée de se trouver en plein milieu de la réunion annuelle des barons de la drogue. Elle comprenait pas ce que j’étais en train de faire ? Evidemment qu’avec moi dans le secteur, elle ne craignait rien. Mais après ? Lorsque mon boulot serait terminé, lorsque le procès achevé le Bureau se désintéresserait totalement de son sort ? Lorsqu’on aura coupé la tête du trafic de drogue et que trois autres lui aura poussé, et que ces trois nouvelles têtes se mettront dans l’idée de l’éliminer pour servir d’exemple ? C’était à ça que servait la protection des témoins, le programme qu’elle avait refusé et qui ne lui assurerait, donc, plus aucune sécurité lorsque mes supérieurs sonneront le glas de notre fake-relation. Était-elle trop bornée pour comprendre ça ? Ou juste trop écervelée ? Et pourquoi je m’énervais, d’ailleurs ? Ce n’était pas mon problème, il n’y avait aucune raison que ce le soit. Certes, sa perte serait dommageable, mais après tout, je ne pouvais pas la forcer à l’envie de vivre. Et surtout, ça ne me regardait en rien. J’aurais accompli mon devoir, je n’aurais rien à me reprocher, pas plus que du suicide ou l’accident de voiture d’une illustre inconnue. Je ne lui devais absolument rien. Pas vrai ? Oh putain oui, vrai ! Voilà pourquoi je m’écartais, me détournais, lui offrais mon dos et mon silence, le temps de me calmer, de remettre mes idées en place, et surtout ne pas lui offrir la satisfaction de me voir sortir de ma réserve. J’avais été trop loin. Peut-être pas bien loin selon différents point de vue, mais pour moi c’était déjà énorme. Surtout que je n’étais pas sûr, moi-même, de ce que je m’étais apprêté à lui dire. Comment j’avais eu l’intention d’achever cette phrase ? Et quand je vais repartir... Quoi ? Rien du tout, si ce n’est que je serais juste reparti et débarrassé d’elle, et elle de moi. Point barre. Voilà, cette décision prise, il fallait que je m’occupe l’esprit, et pour ce faire, après avoir aboyé sur un pauvre connard qui se permettait de se mêler de mon business, j’attrapais un volontaire pour faire une démonstration à l’agaçante pimbêche. Je ne pouvais pas la forcer à faire, mais je pouvais au moins l’obliger à observer, ou du moins, la pousser à le faire. Elle n’irait tout de même pas jusqu’à fermer les yeux pour me faire chier, si ? Non, visiblement elle observait, et lorsque je la provoquais pour qu’elle s’y mette à son tour, elle daigna même lever son cul de ce coin de cordage. « Si tu tiens à ce point à ce que je te botte les fesses... » Me laisser faire, c’était le but, histoire qu’elle imprime le mouvement à avoir, qu’elle maîtrise cette partie pour qu’on puisse passer à la suivante, mais botter les fesses ? Non, fallait pas qu’elle se leurre. J’étais dans le rôle du pédagogue, là, j’y allais mollo. Si elle me voulait dans le rôle de l’agresseur, elle avait genre zéro chance de survie. J’avais été programmé pour tuer, pas pour jouer les anges gardiens. Enfin, c’est du moins ce qu’on m’avait vendu, jusqu’à ce que j’achève ma formation et qu’on m’envoie là. Je ne savais pas vraiment ce qu’elle avait de si spéciale, cette fille, pour qu’on me colle à son arrière-train et qu’en plus, le Bureau décide de doubler la DEA sur ce coup, afin que sa protection soit assurée par moi et non pas un de leur agent. La drogue, c’était leur branche, mais mes supérieurs avaient lancé ‘crime organisé’ et ‘mafia’ pour m’envoyer ici. Et ce n’était pas seulement Kaya, c’était toute cette affaire, puisque j’avais été là, sur le terrain, lors de cette mission qu’elle avait fait foirer en se pointant, ce jour-là, nous privant de ce visuel dont ont avait besoin pour la descente. J’avais pas eu toutes les infos, mais j’étais suffisamment au courant des us et coutumes du Bureau pour savoir qu’ils ne prendraient pas le risque de renforcer la guerre entre services à moins que ce soit quelque chose de gros, de très très gros. Je le savais depuis le début, mais c’était seulement récemment que j’avais réaliser ce que ça signifiait pour elle, pour ce ‘elle’ sans ce ‘moi’ et que... Bordel ! Qu’elle frappe histoire que j’arrête de penser !! J’avais approché tel un automate, trop occupé à monologuer avec mon cerveau pour réellement me montrer attentif à l’enchainement de ses mouvements. Ça n’avait pas la moindre importance, de toute manière, puisque je me laissais faire. Je me laisserais mettre à terre, tout comme Olaf avant moi, et lorsqu’elle baisserait sa garde, satisfaite de son illusoire supériorité, je lui montrerais la suite. J’étendrais une jambe, pivoterais sur moi-même pour remettre mon bras en position, capturant son poignet tout en fauchant ses jambes entre les miennes. Je serais suffisamment habile pour me libérer un bras, et l’étendre afin de placer ma main entre le sol et l’arrière de son crâne, lui évitant une belle bosse de ce fait. Et lorsqu’elle serait complètement à terre et coincé entre mes jambes en étau, je lui expliquerais, preuve à l’appui, que la phase deux après avoir mis son adversaire à genoux, c’est la fuite. La fuite rapide, au risque de se retrouver, comme ici, immobilisée. Voilà, c’était ce qui devait se passer, c’était ce qui aurait du se passer si j’avais été un peu moins distrait et confiant, puisque son genou venant se loger entre mes jambes n’était en rien prévu au programme. Annihilant toutes pensées cohérentes, la douleur irradia mon bas ventre, grimpant jusqu’à mes entrailles. Et encore, elle n’y avait pas mit toute sa force, mais c’était suffisant pour que je ne sois plus que ça : douleur. Et rage aussi. À la différence de ce qui était prévu, je ne tombais pas à genoux, mais mes mains furent rendues totalement inactives, puisqu’elles se trouvèrent occupées à encercler ma douleur, comme si cela pouvait avoir le moindre effet dessus, évidemment. « C'est bon maintenant Marquis ou tu en veux plus ? » J’avais même pas la force de lui cracher toute mon amertume et ma déception à la face, je préférais prendre sur moi, m’accrocher à la corde, me recourber et tenter de gérer ma respiration. Je lui avais fait confiance. J’avais eu la connerie, la naïveté, la faiblesse absurde de lui faire confiance. En soi, sa technique était plutôt bonne, en agissant de la sorte elle aurait tout le temps nécessaire pour prendre la fuite, mais n’avais-je pas justement précisé qu’elle ne devait pas me casser, que je n’étais pas un agresseur mais un coach ? Frapper là, juste là, c’était un coup bas, sournois... Décevant. Je n’aurais pas du être déçu, et pourtant je l’étais. La douleur était bien trop vive pour que je trouve l’énergie de duper mon cerveau en cherchant des arguments à la con pour atténuer ce mal là. Oui, j’avais eu confiance en elle, oui j’avais attendu beaucoup d’elle, tellement plus, tellement mieux. Oui, j’avais eu de l’estime pour elle. Oui, quelque part, en cours de route, j’avais fini par abandonner mon amertume pour finir par apprécier, un peu, sa compagnie. Assez pour envisager d’avoir envie d’assurer sa survie. Ça m’était passé aussi vite que son genou s’incrustant entre mes jambes, aussi vite que la douleur affluant dans tout mon corps, vicieusement, sournoisement. Quittant le ring, je m’affalais sur un banc, à proximité, acceptant la poche de glace que le patron de la salle s’était empressé de m’apporter, la solidarité masculine le poussant à agir vite, tandis que les mines alentours s’avéraient brusquement compatissantes envers moi, réprobatrices envers Kaya. Aucun homme normalement constitué ne pouvait justifier ou légitimer son acte, surtout alors que je m’efforçais, depuis le début, patiemment, à lui partager un peu de ce que je maîtrisais. Même Oleg semblait retrouver un peu d’affection envers moi, allant jusqu’à lancer un « Pas cool... » à fort accent portoricain, à la chilienne. Moi, pour ma part, je tentais d’ignorer son existence. Les yeux clos, l’arrière du crâne appuyé contre le mur dans mon dos, je savourais la douleur refluant, ou du moins baissant en intensité, évitant de laisser mon esprit vagabonder vers différentes techniques de torture que j’aimerais administrer à ma mission. Il me fallut une minute ou deux pour que la glace achève presque totalement la douleur, et que je retrouve l’usage du reste de mon corps, y compris mes jambes pour me lever. Mais la glace n’avait en rien achever cette rancoeur, cette colère sourde, froide, que mon regard dirigea sur Kaya. Juste un court instant, très furtif, préférant l’effacer de ma vue, l’oublier, tandis que je quittais le banc pour prendre la direction des vestiaires. Le cours était fini, et quelque part, nous aussi, on était fini. Quelque chose l’était, quelque chose dont je ne prenais conscience que désormais, maintenant que c’était fini, justement. Maintenant que ce n’était plus là. J’abandonnais la poche de glace derrière moi, et fuyais tous ces regards trop compatissants, trop sympathisants, trop insupportables, pour trouver refuge dans le désertique vestiaire, là où personne ne viendrait me faire chier le temps que j’achève de me remettre de cette autre blessure : celle de mon égo.     
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Lun 27 Oct - 19:58

Elle était énervée. Elle s'était énervée elle-même en fait. Mais elle était trop de mauvaise foi pour le reconnaître, et se contentait de rejeter la faute sur Noam. C'était tellement plus facile. Depuis le début, de son sourire à ses répliques, tout était un prétexte à l'irritation de la jeune femme. Elle n'avait pas cherché à en trouver les raisons, se contentant de rejeter son agacement et sa frustration sur lui. Elle avait toujours été impulsive, regrettait parfois ce qu'elle pouvait dire ou faire. Mais pas toujours. Elle était trop bornée, elle le savait, on lui avait répété assez souvent. Elle savait aussi que Noam faisait tout ça pour l'aider. Qu'elle n'aurait pas du se montrer aussi borné. Qu'elle aurait même pu réellement en profiter pour en apprendre davantage. Mais elle ne pouvait juste pas s'empêcher, une nouvelle fois, de chercher à l'énerver lui aussi. Parce que tout l'énervait, elle. La manière dont réagissait son corps quand il était trop près, des habitudes, qu'elle avait pris malgré elle, depuis que Noam était entré dans sa vie, tout. Elle n'avait pas l'habitude de baisser ses gardes, ne voulait pas le faire. Alors elle butait pour le moindre prétexte. En l'occurrence, pour le nouvel exercice. Mais Noam savait aussi la provoquer. Alors quand il proposa si elle voulait de nouveau tenter, après sa démonstration, elle avait eu envie de lui montrer qu'elle était capable. Elle s'était concentrée, puis... elle s'était un peu emballée. Peut-être qu'elle était encore en colère. Peut-être qu'elle avait eu envie de se venger. De quoi ? Elle-même ne savait pas. Elle pensa avoir bien fait au début. Il voulait qu'elle se défende ? Elle pouvait le faire. N'était-ce pas ce qu'il lui avait reproché quelques minutes plus tôt ? Puis elle remarqua que Noam ne réagissait toujours pas. Et trois ans plus tard il lui vint à l'esprit qu'elle lui avait peut-être fait mal. « Est ce que ça va ? Demanda-t-elle d'un ton gêné et peu assuré. » Elle n'avait pas frappé trop fort mais elle savait aussi que c'était une partie sensible chez un homme. Elle n'avait pas réfléchi sur le moment, se laissant porter par l'action, et il fallait l'avouer, son irritation. Noam ne répondit pas, s'affalant sur un banc alors qu'un homme lui apportait une poche de glace. Elle avait peut-être déconné cette fois-ci. Elle descendit du ring à sa suite, alors que le géant de tout à l'heure lui adressait un « Pas cool... ». Elle se frotta la joue d'un air gêné. « Je ne voulais pas... » Elle ne termina pas sa phrase. Elle ne voulait pas quoi ? Lui faire mal ? L'énerver ? Parce que c'était clairement son but à la base. Elle avait laissé la colère guider ses gestes et maintenant, elle s'en voulait. Elle remarqua que Noam ne la regardait toujours pas, et semblait plutôt essayer de faire passer la douleur. Elle ne savait pas quoi dire ou quoi faire. Elle n'avait pas envie de l'énerver encore plus. Parce qu'elle avait déjà assez déconné. Mais avant qu'elle se décide, il s'était levé puis était parti sans se retourner. Elle lâcha un « Noam... » mais il l'ignora complètement. Elle hésita un moment sur place. Elle avait vu le regard qu'il lui avait lancé avant de partir. Et ça l'avait clairement refroidi. Ce n'était pas le regard noir qu'ils pouvaient se lancer de temps en temps dans leur joute verbale et autre, mais un vrai regard empli de colère qui signifiait clairement qu'elle ferait mieux de ne pas de le suivre. Sauf que la seconde d'après ses pas la guidaient à la suite de Noam. Elle entra dans la pièce sans réfléchir – elle ne réfléchissait pas beaucoup décidément. C'était un vestiaire pour homme et alors ? Elle remarqua de suite qu'il était vide, à part Noam. Elle ne savait pas quoi faire de ses mains et n'était pas très sûre de ce qu'elle devait dire sans qu'il l'envoie chier – même si elle se doutait bien qu'il était très énervé et que tout ce qu'elle trouverait à dire risquait de ne pas être très efficace. Mais elle le mériterait sûrement. « Je suis désolée. Se décida-t-elle finalement à dire. Je ne voulais pas te faire mal... Je... me suis emballée ? » Elle fit une petite grimace désolée avant d'ajouter aussitôt d'un ton un peu plus léger : « Mais c'était efficace non ? Je croyais que c'était le but, d'apprendre à échapper mon adversaire... » Et cette méthode semblait efficace... Sauf qu'elle se rendit compte la seconde d'après que ce n'était peut-être pas ce qu'il fallait dire, si elle ne voulait pas qu'il la tue sur place pour ce qu'elle avait fait. Alors elle continua à parler : « Mais je suis allée trop loin, je... Je suis désolée. Je n'ai pas réfléchi, c'était stupide.» Elle ne savait pas quoi dire d'autre. Elle n'avait déjà pas l'habitude de s'excuser. Ni de culpabiliser autant. Mais il lui avait suffit de voir le visage de Noam, et ce regard, pour comprendre qu'elle n'aurait pas du. Et maintenant elle s'en voulait, et c'était affreusement rageant.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Mar 28 Oct - 0:28


Shebam ! Pow ! Blop ! Wizz !
kaya & noam
 Un nouveau banc, isolé cette fois, et je m’y affalais une nouvelle fois. La douleur c’était résorber, heureusement, mais celle dans ma tête n’allait pas l’être de sitôt. C’était toujours comme ça, c’était pas les blessures visibles les plus impressionnantes. Pendant la guerre, j’avais vu plusieurs de mes compagnons subir des amputations, perdre des membres ou des organes, certains étaient morts, d’autres avaient été réparé et ne ressentaient plus aucune douleur physique. Ils marchaient, ils respiraient, ils vivaient, mais à l’intérieur, quelque chose avait été cassé, détruit, et ne pourrait jamais être reconstruit. C’était toujours ces douleurs-là, les pires, les souffrances invisibles. Il en allait de même maintenant, pas avec la même gravité, ni le même potentiel de longévité, mais avec la même force, la même violence. Le pire c’est que, à présent, avec du recul, ce n’était plus tant à elle que j’en voulais, mais à moi-même. Évidemment qu’elle était idiote, mais je l’étais plus encore d’avoir cru que je pouvais lui faire confiance, que je pouvais espérer quoique ce soit d’elle. De n’importe qui d’ailleurs. Je n’avais jamais compté que sur moi-même, je ne faisais confiance à personne, pas même à ma propre famille. Enfin si, mon père, éventuellement, il était mon modèle absolu, donc évidemment qu’il en allait autrement pour lui. Mais ni ma mère, ni ma soeur, ne m’inspiraient la moindre confiance. Alors pourquoi, nom d’un ficus, je m’étais laissé aller à baisser ma garde ne serait-ce que trente secondes ? Pourquoi j’avais cru un instant qu’elle ne chercherait pas à me blesser ? J’étais stupide, j’étais le plus grand crétin que la Terre ait porté, et j’avais juste envie de frapper dans quelqu’un afin d’expulser ce trop plein de rage en moi et contre moi. Alors oui, je l’avais entendu m’appeler, mais pour le bien de sa propre survie et son intégrité physique, il ne valait mieux pas qu’elle s’approche. Il ne valait mieux pas que quiconque m’approche. Il fallait que je m’apaise, il fallait absolument que je m’apaise. J’avais conscience de totalement foirer ma mission en l’abandonnant sans surveillance et sans protection, mais, actuellement, elle était plus en sécurité loin de moi qu’avec moi. Voilà pourquoi je tapais dans ce banc à un rythme régulier, et de plus en plus fort, lorsque la porte grinça sur ses gonds et que les pas hésitants se firent entendre. Les siens, évidemment. J’avais appris à les distinguer des autres.  Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Qu’est-ce qu’elle voulait ? Qu’est-ce qu’elle me voulait ? M’achever un peu plus ? C’est bon, mes illusions inconscientes avaient foutu le camp, qu’elle ne s’inquiète surtout pas, on ne m’y reprendrait plus. Qu’elle me foute la paix, qu’elle s’éloigne avant que mon level de colère ne grimpe de quelques paliers supplémentaires. « Je suis désolée. » j’m’en foutais, ça n’avait pas la moindre importance, pas le moindre impact, j’étais pas encore prêt pour ça, pas assez calmé en tous cas. « Je ne voulais pas te faire mal... Je... me suis emballée ? » Emballée, hein ? J’avais beau fermer les yeux, détourner la tête, et serrer ce banc si fort que j’en avais les paumes endolories, il n’y avait rien à faire, sa voix suffisait à empirer ma colère. Envers moi. Envers elle aussi, parce que finalement, tout partait d’elle. Tout parlait d’elle. Qu’elle se taise, bon sang ! Qu’elle se taise ! Ne voyait-elle pas la jointure de mes doigts blanchir ? Ma mâchoire se serrer ? Mes tempes battre ? Il fallait qu’elle se taise ! Absolument ! « Mais c'était efficace non ? Je croyais que c'était le but, d'apprendre à échapper mon adversaire... » BORDEL ! JUST STOP TALKING ! Il fallait que je fasse quoi ? Que j’aille m’enfermer dans les chiottes pour qu’elle ne m’y suive pas et qu’elle évite de s’agiter juste sous mon nez lorsque tout mon corps n’avait qu’une seule envie : la pulvériser contre le sol ? « Mais je suis allée trop loin, je... Je suis désolée. Je n'ai pas réfléchi, c'était stupide. » Ok, c’était la phrase de trop, et me tournant vers elle, je crachais avec toute la retenue dont j’étais encore capable : « Tu sais ce qui est stupide ? » Après quoi, il ne me suffit que de quelques secondes et trois mouvements, très précisément, pour la mettre à terre. Un, j’attrapais son bras. Deux, je fauchais ses jambes tout en la tirant vers moi. Trois, j’accompagnais le mouvement pour éviter qu’elle se fracasse le crâne contre le sol carrelé, bloquant sa gorge d’une main, ses poignets de l’autre, et faisant pression de mon genou contre son abdomen. « Venir t’agiter sous le nez d’un mec vraiment en colère à qui tu viens de casser, au putain de sens propre, les couilles. » je répondais à ma propre question d’une voix ténue, tendue, en me penchant légèrement vers elle en prenant bien soin de ne pas trop enfoncer mon genou dans son corps. « Je connais, très exactement, trente façons de te tuer, là, tout de suite. Je pourrais serrer les doigts contre ta gorge, juste assez pour obstruer ta trachée, que l’air te manque et que tu suffoques. Je pourrais donner un coup du talon de ma main, juste là, à cet endroit précis de ton thorax, pour que ton coeur cesse de battre immédiatement. Je pourrais enfoncer mon genou plus profondément, ce qui ferait exploser ta rate. Et ce ne sont là que les techniques les plus propres. » j’énonçais, très calmement, en observant tour à tour sa gorge, son thorax, son ventre... « Pour moi, c’est tout aussi simple et efficace qu’un coup de genou dans l’entrejambe, sauf que, heureusement pour toi, moi je ne m’emballe pas. Moi, j’ai pas envie de te faire mal. Moi... J’ai même peur de te faire du mal. » je grinçais, à nouveau, mâchoires serrées de parvenir à être aussi con. J’étais sur le point de la relâcher, de me relever, pas vraiment calmé, lorsque la porte grinça à nouveau, révélant une silhouette qui me disait vaguement quelque chose, mais là, honnêtement, j’m’en foutais. C’était son air, son attitude, et son petit sourire en coin sur lesquels mon esprit, ma colère, se focalisait. Il n’avait rien besoin de dire, je savais exactement ce qu’il pensait, et maintenant qu’il coulait son regard dégueulasse sur MA victime, je me rappelais parfaitement de lui ! Le connard du rebord du ring, celui qui avait proposé de me remplacer pour la leçon suivante, sans préciser qu’il s’agissait d’un tout autre type de leçon qu’il projetait avec elle. Il n’avait pas eu besoin, son regard avait parlé pour lui. Comme il parlait encore maintenant, dégueulasse et nuisible pour ma santé mentale. J’avais déjà relâché Kaya, mais j’étais demeuré à son niveau. Une seconde plus tard, je n’y étais plus, m’étant redressé pour couvrir, d’un pas, la distance me séparant de la porte, mon bras s’armant, mon épaule s’ouvrant vers l’arrière, jusqu’à ce que tout parte vers l’avant, d’un seul coup, du bas vers le haut, atteignant, dans un même mouvement, d’abord la mâchoire du connard, puis son nez, et envoyant sa tête cogner violemment  contre le mur jusqu’à ce qu’il s’effondre sur le sol. Un seul coup. Il m’avait suffit d’un seul coup pour qu’il tombe inconscient, mais j’y avais mit toute ma rage, toute ma colère, me libérant en partie. « Putain, ça fait du bien ! » je m’exclamais en ouvrant et refermant mon poing endolori, avant de m’en frotter les jointures. C’était pas la meilleure idée que j’avais eu, mais ça faisait un bien fou. De toute manière, toute cette histoire d’entrainement n’avait rien d’une idée lumineuse. Montrer à tout le club ce dont j’étais capable c’était prendre le risque d’informer les éventuels petites mains qu’elle était sous protection, et donc prête à témoigner. Mettre à terre ce mec en un seul coup, c’était leur prouver qu’ils avaient raison. L’entrainer n’était pas une mauvaise idée en soi, mais pas en public, pas là où l’on pouvait me voir à l’oeuvre. « Faut qu’on s’en aille. » j’annonçais, calmé, sans pour autant me retourner vers elle ou cesser d’observer l’inconscient. « Il en a pour un moment dans cet état-là, mais d’autres ne vont pas tarder à arriver. » Une nana rejoignant un mec dans les vestiaires, c’était déjà suffisamment parlant dans certains esprits, sans en plus y ajouter le deuxième mec y entrant sans en ressortir par la suite. D’ici quelques minutes, la curiosité lubrique les pousseraient à venir se rincer l’oeil à leur tour. Ce qu’ils allaient trouver ne les décevrait pas, cela dit. « Viens. » je demandais, tendant, à l’aveugle, une main en arrière, dans sa direction. À elle de décider si elle voulait s’en saisir. Ou non.
    
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Dim 2 Nov - 15:59

Kaya regrettait sincèrement ce qu'elle avait fait. Elle avait conscience que s'excuser après coup ne servirait sûrement pas à grand chose. Elle ne savait même pas exactement pourquoi elle l'avait suivi là, quand il était clair qu'il ne voulait pas la voir. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de parler et tenter de justifier ce qu'elle avait fait. Pour une fois, elle ne cherchait pas à l'énerver, voulant surtout atténuer sa propre culpabilité, mais c'était trop tard... « Tu sais ce qui est stupide ? » Elle ne comptait pas réellement répondre à la question mais elle n'en aurait pas eu l'occasion si elle avait voulu. Plus rapide encore que pendant leur entraînement, Noam s'approcha et la plaqua littéralement au sol. Elle n'essaya même pas de se débattre, trop surprise alors qu'il répondait à sa propre question. « Venir t’agiter sous le nez d’un mec vraiment en colère à qui tu viens de casser, au putain de sens propre, les couilles. » Le cœur de Kaya s'emballa, mais c'était une réaction complètement différente de celle qu'elle avait pu expérimenter lors de leur entraînement. Plus que de la surprise, c'était de la peur qui l'avait envahi. Il provoquait en elle bien des réactions mais celle-là, c'était le première fois. La colère de Noam était plus que palpable. Et il avait beau ne pas appuyer très fort, son genou dans son abdomen, et sa main sur sa gorge étaient oppressant. « Je connais, très exactement, trente façons de te tuer, là, tout de suite. Je pourrais serrer les doigts contre ta gorge, juste assez pour obstruer ta trachée, que l’air te manque et que tu suffoques. Je pourrais donner un coup du talon de ma main, juste là, à cet endroit précis de ton thorax, pour que ton coeur cesse de battre immédiatement. Je pourrais enfoncer mon genou plus profondément, ce qui ferait exploser ta rate. Et ce ne sont là que les techniques les plus propres. » Les sourcils de Kaya se froncèrent alors qu'un goût amer se formait dans sa bouche. Elle pouvait comprendre sa colère mais de là à s'emballer de cette manière, c'était trop. « Nice. Qu'est ce que t'attends alors ? Le provoqua-t-elle, une expression de dégoût sur son visage. » S'il voulait l'impressionner, il avait réussi. Il n'avait pas besoin de lui étaler sa force dont elle n'avait que trop conscience maintenant. « Pour moi, c’est tout aussi simple et efficace qu’un coup de genou dans l’entrejambe, sauf que, heureusement pour toi, moi je ne m’emballe pas. Moi, j’ai pas envie de te faire mal. Moi... J’ai même peur de te faire du mal. » Elle aurait aimé pouvoir détourner la tête mais il continuait à lui maintenir la gorge. « J'ai dit que j'étais désolée ! S'exclama-t-elle avec colère. Qu'est ce que tu veux que je te dise de plus ? » Elle était en colère elle aussi. Elle était toujours en colère. Mais savoir que c'était de sa faute à elle, était encore plus rageant. Qu'est ce qu'elle pouvait le détester. Il était insupportable. Et sa mauvaise foi l'intimait de rejeter la faute sur lui, encore, mais elle ne pouvait pas. C'était de sa faute. Et c'était affreusement, horriblement, salement énervant. La pression sur son corps se fit soudain plus légère, Kaya n'avait même pas prêté attention à la porte qui s'était ouverte. Noam l'avait libéré, alors elle se redressa doucement. Elle se passa une main tremblante sur la gorge alors que Noam se jetait soudain sur le type qui venait d'entrer. En un seul coup de poing, il l'envoya valser comme s'il n'était rien de plus qu'une vulgaire poupée de chiffon. « Putain, ça fait du bien ! » Kaya regardait le type, inconscient, son nez qui saignait. « Tu es complètement barge. » Il lui tournait le dos mais Kaya le regardait à lui, la même expression de dégoût que lorsqu'il avait plaqué au sol sur le visage. « Faut qu’on s’en aille. Il en a pour un moment dans cet état-là, mais d’autres ne vont pas tarder à arriver. » Et le spectacle n'était pas beau à voir... « Viens. » Son regard se fixa sur la main qu'il tendait derrière lui, sans la regarder elle. Son cœur tambourinait encore dans sa poitrine, en colère, et encore sous la surprise de ce qui venait d'arriver. Elle s'approcha doucement. Elle pouvait partir sans se retourner, ne pas l'attendre, même s'il la rattraperait sans aucune difficulté. Mais ils étaient dans son quartier. Il avait une mission et elle l'avait accepté. Ils étaient supposés jouer le jeu. Elle avait eu du mal, en avait encore parfois, mais elle s'y était fait – aussi énervant était-il de l'admettre – mais là, ça lui semblait encore plus difficile. Il y avait un froid, qu'elle avait sûrement cherché, mais qui la mettait encore plus mal à l'aise et en colère maintenant. Sa main se tendit un instant vers la sienne mais elle remarqua le léger tremblement et la retira. Elle le dépassa finalement, sans attraper sa main. Elle se tourna vers lui pour répondre, d'un ton qui se voulait normal mais évitant son regard : « Je vais récupérer mes affaires. J'ai dit à mon père que je passerai le voir ce soir. Tu n'as pas à m'accompagner ce n'est pas loin. Libre à toi de défoncer la gueule à qui tu veux pendant ce temps si ça te soulage. » Elle ponctua sa phrase d'un petit sourire sarcastique, clairement forcé. Elle avait gardé ses mains encore tremblantes derrière son dos. Elle était déçue que les choses se soient passées ainsi. Elle aurait pu en apprendre davantage. Mais elle avait dérapé et ne voulait pas montrer à Noam que ça l'avait affecté. Elle ne comprenait pas pourquoi elle culpabilisait autant. Alors elle se cachait derrière son masque habituel de colère.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - shebam ! pow ! blop ! wizz ! Dim 2 Nov - 19:58


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Est-ce que je cherchais à lui faire peur ? Peut-être un peu, probablement, mais ce n’était pas une leçon que je lui donnais. Du moins, pas cette leçon-là. Je ne sais pas, je ne sais réellement pas exactement quel était le but de tout ça, je sais juste que j’avais mal, ce genre de mal qui ne s’exprime pas par une douleur physique, et que loin d’avoir l’intention de lui infliger la moindre souffrance, je voulais juste que ça cesse. Sa voix, ses gestes, sa simple présence. Je voulais juste qu’elle mette sa connerie, son arrogance et son cynisme sur pause, juste un instant, le temps que je ravale mon propre mal, que je l’enterre sous plusieurs couches d’indolence, jusqu’à oublier, moi-même, qu’il existe encore, qu’il existe toujours, tout au fond, bien caché. Je voulais qu’elle comprenne que je n’étais pas un jouet, un gentil puppy qu’elle pouvait ballotter à sa convenance au gré de ses humeurs. Je voulais qu’elle se souvienne ce que j’avais moi-même eu l’erreur d’oublier, que j’étais là pour une raison précise, que j’avais un job, une mission, et que j’étais loin d’être inoffensif, au contraire. « J'ai dit que j'étais désolée ! Qu'est ce que tu veux que je te dise de plus ? » Ca ne suffisait pas, ça ne suffisait plus, rien ne suffirait. « Rien... C’est trop tard. » Et je m’en voulais de cette formulation. Qu’est-ce qui était trop tard ? Notre bonne entente ? On ne s’était jamais supporté. Alors quoi ? La bonne réussite de ma mission ? Non, puisqu’au contraire, elle venait de me remettre dans le bon axe, réveillant une vigilance un peu trop longtemps endormie. Qu’est-ce qui était trop tard, alors ? Ma confiance en elle. Et je lui en voulais. Je lui en voulais de m’avoir obligé à prendre conscience que j’avais eu confiance en elle au point de baisser ma garde. J’accordais pas ma confiance, jamais. Et pourtant... Et que dire de cette déception en arrière goût ? Pourquoi devrais-je être déçu par elle ? Ce n’est pas comme si j’avais eu de l’estime pour elle, ou du plaisir à sa compagnie, si ? Si. C’était exactement ce que ça voulait dire, et pour ça aussi, je la blâmais. Si elle n’avait pas eu ce geste malheureux, j’aurais pu poursuivre mon petit périple tranquille en plein déni. Mais en explosant tout, elle avait tout exposé, et j’avais entrevue ce qui n’existait plus, désormais. Et finalement, n’était-ce pas ce que je lui reprochais le plus ? La destruction plus que l’exposition ? J’étais trop en colère pour réfléchir convenablement ou ne serait-ce que permettre à mon esprit de s’arrêter sur l’une de ses pensées parasites et furtives. Ça s’entrechoquait dans mon crâne, ça se percutait, se superposait, mais ne s’arrêtait jamais. Comme un bourdonnement irritant qui ne faisait qu’accentuer mon état de colère général. Enfin, jusqu’à ce que l’autre ne se pointe et que cette colère puisse être soulagée sur quelqu’un de vivant. Ou presque... J’avais vu son regard, mais surtout, je connaissais ce regard. Je l’avais croisé à de nombreuses reprises après m’être enrôlé, après avoir traversé la moitié de la planète pour me retrouver, finalement, confronté aux mêmes pulsions animales et masculines, exacerbées par la guerre et ce sentiment de totale impunité. Elle, elle ne savait pas, elle n’avait jamais été témoins de ces horreurs cruelles de banalité. Une fois, une seule fois, j’avais détourné le regard, j’avais fermé les yeux. Ça n’était plus jamais arrivé depuis. Je m’étais juré que ça n’arrivait plus. Alors oui, peut-être que ça semblait disproportionné comme réaction, mais elle n’avait pas vu son regard. Et puis, ça avait le mérite de me soulager un peu. Elle devrait s’estimer reconnaissante d’être délivrée de mon poids. « Tu es complètement barge. » Si ça lui faisait plaisir de percevoir les choses ainsi, après tout. « Pas autant que les mecs qui te veulent morte. Tâche de t’en souvenir. » Si elle voulait me détester, qu’elle le fasse ! Si elle souhaitait avoir peur de moi, tant mieux ! Du moment qu’elle détestait et craignait tout autant ces autres, ceux qui n’auraient pas pour but et drôle de motivation de lui sauver la peau. En attendant, il fallait qu’on se barre d’ici. Et vite. Sauf que cette main tendue dans mon dos, cette main que j’avais désespérément besoin qu’elle prenne pour... Je n’sais pas, probablement m’apaiser un peu... Elle la délaissa, la dépassa, et se planta devant moi avant que je n’ai pu me recomposer un expression dure et distante. Il me fallu quelques secondes, quelques secondes de déception affichée, avant que le masque ne soit à nouveau en place. « Je vais récupérer mes affaires. J'ai dit à mon père que je passerai le voir ce soir. Tu n'as pas à m'accompagner ce n'est pas loin. Libre à toi de défoncer la gueule à qui tu veux pendant ce temps si ça te soulage. » Touché. Encore une fois. « Oui, parce que tu as prouvé à quel point tu savais bien te défendre seule. » je grinçais, sarcastique à mon tour, laissant glisser mon regard de l'inconscient au sol jusqu'à elle. Un regard que je ne tenais que de quelques dixièmes de secondes avant que ce ne devienne trop difficile à tenir. Alors, je le reportais par-delà elle, au-delà d’elle, distant, ailleurs. « Fais ce que tu veux, j’attendrais à l’extérieur. » Extérieur de la salle de sport, le temps qu’elle récupère ses affaires, mais également à l’extérieur du domicile de son père. C’était fini, je ne serais plus jamais conciliant, plus jamais laxiste. Je n’avais jamais réellement eu conscience de chercher à la contenter, la satisfaire ou du moins lui être le moins désagréable possible, et pourtant c’est ce que j’avais fait. Pas au début, mais progressivement. C’était arrivé comme ça, une forme d’apprivoisement. Pas que le mien, non, si elle m’avait apprivoisé c’est parce que je m’étais laissé prendre à mon propre jeu en voulant l’apprivoisé en premier. C’était terminé. Définitivement. Du moins, c’est ce que j’imaginais en la dépassant pour prendre la direction de la sortie, abandonnant l’inconscient à son inconscience, les curieux à leur curiosité, et ma désillusion à ses illusions...
    
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