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Astaria & Renji - damn it, i'm fat !

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 28 Nov - 13:11


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




« Vantard ! » Moi ? Pas du tout voyons. « En attendant, vu les meufs qu’il se tape, notre Flamby, il a quand même un peu la classe, quoi. » Riant faiblement, je levais le pouce en l’air. Good Job girl. « L’argent, ça attire toujours les filles. Crois-moi. Je pourrais être aussi moche de votre Flamby là, les filles viendraient me voir, juste pour le fric. »[/color] Et c’était aussi pour ça que je ne donnais pas ma réelle confiance aux femmes. Je n’étais pas une poire, et ça n’allait pas commencé maintenant. Jamais même. « Tu laisses souvent des nanas virer tes employés ? Parce que sinon, la caméra n’a pas grand intérêt. Sauf pour les sex-tapes. » Souriant assez amusé, mon sourcil s’arqua. Oui, bon pour les sex-tapes, ça serait assez bénéfique, mais je n’étais malheureusement, ou heureusement, à voir, pas le style à me mater en train de sauter une nana. Ce n’était pas mon trip et c’était loin d’être ce qui allait m’exciter le plus. « Mais merci de pas m’avoir engueulé devant lui. » comme si j’allais l’engueuler. Non. Même pas, ça ne m’avait pas du tout traversé l’esprit en fait. « Non, en fait t’es la seule. Et je ne t’aurai pas engueulé. Enfin, je ne t’ai même pas engueulé une fois seul. Pourtant, une autre aurait sorti ça j’aurai pu l’étrangler. » Ouais. Elle était surement spécial, la petite Astaria là. Pourquoi ? Je n’en savais trop rien. Mais soit. Le sujet en vint, à ma fameuse bague, qu’elle se permet de toucher. Enfin. Non, elle prit ma main, que je retirais au préalable. « C’est ce qu’ils disent tous... » Lui faisant un grimace comme signe de réponse, je finis ma phrase en lui disant le pourquoi du comment, je touche souvent ma bague. « Moi, j’ai ça... » baissant le regard sur sa main qui cherchait un truc autour de son cou, je penchais la tête en attendant de voir ce qu’elle allait me sortir. Un collier forcément oui, mais pourquoi ? « Un cadeau de mon frère. C’est symbolique, c’est une partie de notre blason fondu dans un bout de l’alliance de ma mère. » Elle avait un frère ? Tiens intéressant comme information. Etait-il plus grand ou plus jeune qu’elle ? Et un bout de l’alliance de leur mère ? Pourquoi ? Etait-elle donc décédée ? Forcément non ? Si elle en avait un bout. Je doutais que la mère puisse se débarrasser de l’alliance en étant vivante. Ça serait tout de même bizarre. « Oublie. » Roh pourquoi ? Je voulais la suite. Elle avait attisé ma curiosité et c’était comme ça qu’elle me laissait ? Sans savoir la fin ? Plissant les lèvres, je la fixais longuement avant de soupirer. Bon, je n’allais pas l’embêter avec ça. C’était intime tout de même. Et elle avait eu quelques secondes d’inattention, on dira ça oui. « D’accord, j’oublie. Mais au passage il est très beau. »[/color] Dis-je en étant bien évidemment sincère. Puis, je lui attrapais les joues, m’amusant avec tout en lui annonçant que je n’avais pas besoin d’aller m’occuper de mon club, c’était tout de même rare quand j’allais en bas aider. Puis je passais à sa bouche. Oui, petite bouche coquine. Mais mademoiselle n’avait pas l’air d’apprécier que je la tripote. Bien que le mot tripoter soit tout de même un peu fort. Je ne pinçais pas ses mamelons, mais sa bouche. « Oui, t’as l’air d’un con. » Comment ça j’ai l’air d’un con? Pas du tout ! « Petit un, j’suis pas un jouet, petit deux, ça fait mal tes conneries, petit trois, ma bouche n’a rien de petit ou coquin... » Pourquoi ils étaient tous petits ces chiffres ? Elle aimait les choses petites c’est ça ? C’était surement ça oui. Et puis… Son petit trois-là, était tout de même suspicieux. Il y avait un sous-entendu là-dedans ? Ou j’étais le seul con à le voir ? Ce foutu sous-entendu à la con ?! « ...petit quatre, j’ai pas 5 ans, me parle pas comme si j’avais 5 ans, le trip Babydoll, ça m’emballe pas du tout. Et petit cinq, si t’as envie de m’embrasser, embrasse-moi. C'est aussi simple que ça. » Hum ? Quoi ? Elle avait vu que j’avais envie de l’embrasser ? Non. Non, mais si je l’embrassais, j’allais forcément avoir envie de plus. Je ne connaissais pas moi ça. Quand j’embrassai une femme j’allais forcément plus loin. J’allais jusqu’au bout. C’était logique non ? bien sûr que ça l’était. Je ne faisais pas les choses à moitié. Et je ne voulais pas me frustrer encore plus… J’avais déjà eu du mal à me séparer de mes idées totalement salasse tout à l’heure, alors si c’était pour l’embrasser et me torturer encore plus l’esprit, ça non. Déglutissant, je clignais des yeux en l’observant, comme s’il s’agissait d’une femme venu d’ailleurs. Elle venait forcément d’ailleurs, elle n’était pas d’ici. Trop drôle ahah. « T’es un mystère, pour moi, Renji. » J’aimais ça par contre. Etre un mystère, ça m’allait mieux que d’avoir une sorte de fantasme babydolliens là. J’aimais le mystère, j’aimais être mystérieux, j’aimais intriguer les gens et les rendre curieux à mon propos, c’était bien plus excitant. Surtout quand la dite personne curieuse à mon sujet était Astaria. La belle Astaria. Souriant, totalement conquis et amusé, je me levais en bougeant sur le rythme d’une musique inexistante tout en faisant le fier. « J’aime être mystérieux ma belle. Le mystère c’est la vie. » Dis-je en haussant les épaules tout en souriant en coin. Attrapant mon verre je le bus cul sec avant de le poser un peu trop fort sur le bureau. « Et avoue que c’est toi qui a envie de m’embrasser. Mes lèvres te manquent hum ? Je vais t’avouer que j’ai bien envie de t’embrasser. » Un peu d’honnêteté ne me fera pas de mal. « Mais, je suis un homme faible. Si je t’embrasse, je voudrai bien plus et ce n’est pas sage. Alors je vais m’abstenir hum ? » Oui, c’était bien mieux ainsi. Le grand et beau Renji qui s’abstient, nous pouvons donc l’applaudir. Ce que je fis sans plus attendre. « Je m’applaudis, car. Moi. Me retenir, c’est aussi rare qu’un blizzard sur les Caraïbes. » Dis-je en souriant en coin.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 28 Nov - 23:59

Astaria + Renji
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« L’argent, ça attire toujours les filles. Crois-moi. Je pourrais être aussi moche de votre Flamby là, les filles viendraient me voir, juste pour le fric. » Il essayait de me dire quoi, là ? Qu’il était blindé et que je devais l’aduler pour ça ? Pas trop mon style, non. Ça me rappelait un peu trop tout ces parasites qui nous tournaient autour à cause de notre nom de famille, agitant leurs billets de banque comme si la particule était à vendre. Stupide guys... « C’est le pouvoir, pas le fric. » je le détrompais, histoire de l’aider à redescendre un peu de son nuage aussi. Le fric, était un aphrodisiaque, évidemment, mais pas autant que le pouvoir. Et du pouvoir, il en avait pas et n’en aurait jamais autant qu’un Président. Il en avait un peu, certes, auprès de ses employés et, probablement, deux ou trois blondes sans cervelles qui se faisaient un plaisir de tendre leur croupe pour une fessée. Cela dit, s’il laissait n’importe qui virer son personnel, il n’allait pas maintenir son pouvoir très longtemps. « Non, en fait t’es la seule. Et je ne t’aurai pas engueulé. Enfin, je ne t’ai même pas engueulé une fois seul. Pourtant, une autre aurait sorti ça j’aurai pu l’étrangler. » Oh ? Et moi non ? Moi il m’étranglait pas ? Pourquoi ? À cause de mon ventre ? C’était mon statut de camion de livraison d’bébé qui le mettait dans cet état ? Pour ça qu’il m’engueulait pas, qu’il me tuait pas, qu’il me faisait livrer à manger et me prenait dans ses bras ? J’allais finir par croire qu’il avait un véritable truc avec les femmes enceintes, en réalité. Et pourquoi il me laissait pas toucher sa bague ? J’étais pas radioactive. Ni contagieuse, bon sang ! Ça se saurait si la maternité se transmettait par simple contact physique... Enfin, contact externe, hein. Parce que, contact interne, oui, c’était effectivement comme ça que ça se refilait. Sauf qu’au lieu d’en être vexée, je me surprenais à lui montrer mon propre bijou, avant de me raviser en réalisant à quel point j’étais idiote. Qu’est-ce qu’il me prenait de lui parler de moi ? Enfin pas de manière directe, évidemment, mais en lui fournissant suffisamment d’indices pour qu’il devine par lui-même. Il fallait qu’il oublie tout ça. « D’accord, j’oublie. Mais au passage il est très beau. » C’est vrai qu’il l’était. « Merci... » je soupirais un peu tristement, avant qu’il ne s’approprie mes joues pour... Bordel, c’était quoi encore, ça ? Il cherchait à détendre ma peau ? S’assurer que je ne portais pas de masque ? Et puis c’était quoi, aussi, cette façon de me parler comme si j’avais cinq piges ? Du coup, je râlais. Forcément, c’était une seconde nature, chez moi, râler. Je râlais en lui faisant la leçon, levant un nouveau doigt à chaque point abordé. S’il avait envie de me câliner qu’il le fasse. C’était pas compliqué ! Il avait pas besoin de me détruire la moitié du visage simplement pour avoir une excuse pour me toucher. Parce que c’était ça, pas vrai ? Un manque total d’expérience en matière de contact physique qui ne serait pas la pénétration violente et rapide ? Pauvre bébé... À moins que...? Non, définitivement, je ne comprenais rien ses multiples personnalités. Ils étaient combien dans sa tête, sérieusement ? Ce mec était un mystère. À peine avais-je exprimé ce dernier point à voix haute, qu’il se levait pour m’improviser...m’improviser quoi, au juste ? Une lambada ? Un twist ? Un fox-trot ? Sur un quick-step endiablé, Renji Wellington et son partenaire... Lui-même ! Un spectacle étrange que j’observais du coin de l’oeil tout en m’autorisant une nouvelle fourchette, puis une autre. « J’aime être mystérieux ma belle. Le mystère c’est la vie. » Oh, c’était pour ça la petite danse ? Parce qu’il était enthousiaste que j’ai pu le qualifier de mystère ? « T’es complètement taré. » je ricanais, amusée malgré moi. « Et avoue que c’est toi qui a envie de m’embrasser. Mes lèvres te manquent hum ? Je vais t’avouer que j’ai bien envie de t’embrasser. » Je manquais en recracher mon eau devant tant de ridicule et de prétention, mais réussissais à sauver les apparences dans un toussotement. « Ca va les chevilles ? » Il venait de manquer d’exploser son verre contre le bureau, là ? Heu... Il avait des médicaments à prendre et venait de rater son traitement, ou bien ? « Mais, je suis un homme faible. Si je t’embrasse, je voudrai bien plus et ce n’est pas sage. Alors je vais m’abstenir hum ? » Et là, je rêvais ou bien il s'applaudissait lui-même ? « Je m’applaudis, car. Moi. Me retenir, c’est aussi rare qu’un blizzard sur les Caraïbes. » Ok, il commençait à me faire peur, un peu. « T’es sûr que ça va ? » je demandais en me relevant pour lui poser une main sur le front, le repoussant contre le bureau. « Cesse de t’agiter comme ça, j’vais choper une crise d’épilepsie. » je prévenais, toujours très sérieuse en l’acculant un peu plus, ma main passant de paume à revers contre son front. « Et pour ton info, oui j’ai eu envie de t’embrasser. Mais détends-toi, en ce moment dès que je suis un peu contente j’ai envie d’embrasser quelqu’un. Ce matin, c’était le facteur. » Vrai. Il m’apportait le colis que j’attendais depuis plus d’une semaine. Ôtant ma main, je restais là, à l’observer, une légère moue aux lèvres tandis que je réfléchissais. J’en fronçais même les sourcils de concentration, tout en pesant le pour et le contre. Surtout le pour d’ailleurs, puisque pour le contre, je trouvais toujours une bonne excuse, ou des circonstances atténuantes. « Ok... » j’avais décidé. « Respire un coup. » il valait mieux. « Ca va bien ce passer. » du moins, je l’espérais. Et sans lui laisser le temps de m’interroger ou même le loisir de s’interroger lui, j’attrapais son menton d’une main, son cou de l’autre, afin de déposer ses lèvres sur les miennes. Juste ça. Rien d’autre. Dans un premier temps. Puisque, rapidement, après lui avoir laissé le temps de se faire à l’idée, je m’employais à les entrouvrir légèrement, mes lèvres, venant chercher les siennes, l’une après l’autre, les savourant lentement, très lentement, trop lentement ? Probablement. Je me faisais pédagogue, donc délibérément lente. Un baiser n’entrainait pas forcément plus, et j’allais lui en faire démonstration. Un baiser pouvait être suffisamment parfait pour qu’on s’en satisfasse amplement. Juste mes lèvres, c’est tout ce que je lui offrais. Mais je le faisais bien, redoublant d’attention et d’effort pour qu’il en apprécie chaque micro-millimètre. D’une main, je chahutais les petites mèches de sa nuque, du bout des doigts, en un très subtil massage, tandis que l’autre remontait et redescendait lentement le long de son bras. Mes lèvres dérivèrent vers sa joue, que je picorais doucement, puis sa pommette. « Et... Je t’assure que... » je glissais entre deux tout petits baisers contre sa peau. « ...j’aurais fait tout pareil... » et encore un, puis un autre. « ...avec le facteur... » Mensonge absolument pas crédible, mais... C’était le but, justement. Je retournais contre ses lèvres, les agaçais encore un peu, avant d’y déposer un smack bien sonore histoire de clôturer l’échange. Je m’en décrochais, puis y revenais faiblement, en déposer un deuxième, avant de parvenir à me reculer complètement et de retrouver mon siège. Oh bah non, j’avais déjà fini mon plat ? Pas grave, il me suffisait de fouiller le sachet pour... « WHAT ?!? Y a pas d’dessert ?! » je m’exclamais, brusquement, sincèrement paniquée, réellement contrariée. Parfaitement incrédule. Mon desseeeeert, bordel !

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 8 Déc - 11:24


ASTARIA & RENJI
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« C’est le pouvoir, pas le fric. » « Mais le pouvoir ne vas pas sans l’argent. T’as déjà vu quelqu’un au pouvoir sans argent ? » Demandai-je en cherchant moi-même si je connaissais une telle personne. Avant bien même le pouvoir, les femmes accostaient ce genre d’homme pour sa carte bancaire et le reste passait bien après. Enfin, dans mon cas, la nana qui comptait faire ça avec moi, n’était pas prête d’y arriver. Le jour ou moi, je filerai ma carte bancaire à une fille, n’était pas prêt d’arriver. Parlant de ma bague, je restais assez évasif sur le sujet, alors qu’elle se mit à me parler de son collier, tout en me le montrant avant de vite le cacher, comme si elle avait eu un moment d’égarement. Un truc du genre quoi. « Merci... » Plissant une lèvre, je ne fis rien, ne préférant pas parler encore plus puisque ce sujet avait l’air pas très abordable. Après tout elle avait fait une gaffe d’en parler. Ça nous arriver à tous. Moi le premier, mais avec le temps on s’y habitue et on fait très attention à ne pas en parler. Mais pour l’heure, je préférais m’éloigner d’elle, encore plus quand elle se mit à parler de baiser. Oula, autant s’éloigner, non, je ne devais pas flancher, parce que je me connaissais, j’étais qu’un homme, un homme foutrement faible en fait. Et je ne voulais pas faire quoi que ce soit qui pourrait bien évidemment la déranger. Vraiment pas. « T’es complètement taré. » « Non, je suis juste… Rempli d’énergie. » dis-je en hochant la tête. Oui, voilà, j’étais super méga actif, j’avais de quoi revendre là. « Ça va les chevilles ? » « Bien sûr qu’elles vont bien. Elles sont parfaites. » Dis-je en faisant mine de me les regarder. « T’es sûr que ça va ? » Moi ? Bien sûr que j’allais bien. Je pétais le feu même. Sa main sur mon front, je la laissais faire, seuls mes sourcils s’arquaient. « Cesse de t’agiter comme ça, j’vais choper une crise d’épilepsie. » Roh, je n’étais pas non plus agité comme une puce. Il ne fallait pas exagérer. J’étais tout à fait normal. Vraiment. « Et pour ton info, oui j’ai eu envie de t’embrasser. Mais détends-toi, en ce moment dès que je suis un peu contente j’ai envie d’embrasser quelqu’un. Ce matin, c’était le facteur. » Le facteur ? Elle était sérieuse ? Eww. J’espérais au moins, que ce n’était pas le même que le mien. Parce que là, j’avais plus envie de lui tapoter l’épaule, et de lui dire que ce n’était pas grave, je garderai ça pour moi. Mais bon, mes critères étaient tout de même bien au-delà de la normal, alors c’était peut-être ma vision qui était erroné. « Pauvre facteur. » Dis-je en la taquinant bien évidemment. Enfin, j’aurai aimé être le facteur si elle avait franchi le cap. Ça rendait le métier bien plus agréable. « Ok… Respire un coup. Ça va bien se passer. » Qu’est-ce qui va bien se passer ? Une main sur mon menton, une dans mon cou, je la laissais m’embrasser, la regardant longuement avant de fermer les yeux. Tout doucement. Comme transporté ailleurs, mes muscles se détendaient un à un, me faisant me sentir mieux. Oui en effet, ça se passait bien. Je ne pouvais pas dire que ça se passait mal. Soupirant faiblement, je la laissais faire entrouvrant les yeux avant de les refermer à nouveau. Et moi qui ne voulais pas l’embrasser par peur de craquer par la suite, me voilà dans de beaux draps. Ce baiser était bien trop lent à mon gout mais foutrement bon tout de même. Déglutissant, je la laissais mener la danse, répondant doucement à son baiser, ayant l’impression que le temps était en mode ralentit. Mais bien vite, tout ceci pris fin. Dommage, tout à coup, je trouvais que le baiser fut trop rapide. Sa main s’amusant avec les cheveux en bas de ma nuque, je la regardais à nouveau sans détourner le regard cette fois. « Et... Je t’assure que... » quelques bisous sur ma pommette. « ...j’aurais fait tout pareil... » Encore quelques-uns. « ...avec le facteur... » Mais bien sûr. Comme si j’allais la croire. Enfin, elle me laissait tout de même le bénéfice du doute mais… J’avais un peu de mal à y croire. Déposant un baiser assez claquant sur mes lèvres, je souris doucement. Le second vint par la suite, avant qu’elle ne se réinstalle sur le fauteuil à son aise. Soupirant, je baissais le regard la regardant fouiller dans la poche. « WHAT ?!? Y a pas d’dessert ?! » Haussant un sourcil, je l’observais sans trop comprendre. Il fallait un dessert ? A bon ? « Il te fallait absolument un dessert ? » Bah oui, je n’avais pas prévu le dessert, elle n’avait cité que des plats salé, je n’étais pas devin moi. Fronçant les sourcils, je fis une faible petite moue avant de me pencher vers elle. « Ton dessert c’était mes lèvres… Bien plus douce et tentante que celle du facteur, hum. » Dis-je en lui faisant un petit clin d’œil, comme pour tenter de l’amadouer un tant soit peu. Le téléphone sonnant, je me redressais, décrochant en m’annonçant. C’était un de mes hommes dans les rues qui surveillait les prostituées. Tournant un vague regard vers Astaria, sachant pertinemment qu’elle ne pouvait rien entendre mais tout de même. « Je te laisse gérer ça. Je ne peux pas sortir en ce moment. » Non, elle était là, hors de question que je parte. « Tu sais comment gérer ça. Montre l’exemple. » Dis-je en raccrochant. Si l’une des filles avait voulu me voler, elle allait le regretter. Et même si d’habitude j’étais très gentil avec elles, il fallait bien parfois montrer l’autorité et leur faire peur. Me retournant vers la brunette je souris en coin. « Donc je disais… C’était moi ton dessert. »


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 8 Déc - 18:46

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« Mais le pouvoir ne vas pas sans l’argent. T’as déjà vu quelqu’un au pouvoir sans argent ? » Pas AU pouvoir, mais AVEC du pouvoir, oui. Et d’ailleurs c’était ce que j’étais en train de lui signifier d’un hochement de tête. Le pouvoir pouvait avoir bien des définitions, finalement. Est-ce que j’avais déjà vu quelqu’un avec du pouvoir et peu d’argent ? Oui. « Mon père. » Outre son autoritarisme naturel, sa stature et son air qui, lorsqu’il était au mieux de sa forme, en imposaient suffisamment, il avait ce petit truc en plus qui faisait qu’on l’écoutait sans broncher. « Il est flic. » Boom ! Et j’annonçais ça le plus naturellement du monde. En même temps, qu’avais-je à craindre ? Il existait un milliard de flics à travers le monde, et Renji n’avait rien à se reprocher, pas vrai ? « Il n’a pas une thune, mais il a un flingue. » En général, ça calme. « Et puis il a cet air sérieux, aussi, celui qui veut dire : touche pas à ma fille sinon je te pète les deux rotules et t’explose les dents. » j’ajoutais en souriant. Il était drôle à observer en cet instant, mais pas assez pour que je me prive d’abréger ses souffrances : « Non, j’déconne. » pour les rotules et les dents, mais pas pour le flingue et le statut de flic. Cela dit, il n’était pas Président de la République, donc moins à craindre que si j’étais la fille de François Hollande. Et puis, il était loin, mon père. Loin physiquement, et loin mentalement aussi. On l’avait perdu en même temps que notre mère. Il n’était pas mort complètement, mais il était mort du dedans, perdant le seul amour de sa vie. C’était beau, un amour comme ça, intense et fusionnel, mais destructeur aussi. Peut-être que l’évocation de mon père m’avait emporté un peu trop dans la nostalgie puisque, sans réellement en prendre conscience, je me retrouvais à montrer mon pendentif à Renji, et le rangeais aussitôt en me sentant bête. Encore plus lorsqu’il entreprit de me maltraiter les joues en me parlant comme à une enfant. Un cran encore au-dessus lorsqu’il se mit à gigoter en s’enthousiasmant que j’ai pu le qualifier de mystère. Non, sans déconner, y avait de quoi s’inquiéter pour sa santé mentale. Il était bipolaire ou un truc dans le genre ? « Non, je suis juste… Rempli d’énergie. » Ca pouvait être un effet secondaire de la bipolarité, ça. « Tu veux pas m’en filer un peu ? J’en manque en ce moment. » j’avouais en m’affalant pour illustrer mon propos, avant de l’interroger sur l’état de ses chevilles. « Bien sûr qu’elles vont bien. Elles sont parfaites. » J’en levais les yeux au ciel sans pouvoir réfréner un sourire en coin. « Toutes ces filles faciles t’ont vraiment très mal habitué, Renji. » je soufflais, mi-sérieuse, mi-amusée. « Comment tu veux ressentir vraiment si tu ne t’inquiètes jamais du ressenti de la personne en face, persuadé que ta seule présence la comble ? » Il ne s’agissait pas d’un reproche, juste d’un simple constat. Je n’avais aucun mal à imaginer ce qu’avait été sa vie sentimentale jusqu’à présent : privée de toute émotion qui ne serait pas purement sexuelle et primaire. Il voulait, il prenait, il jouissait, il se cassait. Il ne vibrait jamais, ne s’impatientait pas, ni ne se frustrait. Il ne connaissait rien de plaisir de la chasse, de celui de l’attente ou même de la séduction. Il ne se contentait que du déjà acquis d’avance. « Tu ne connais pas le plaisir de la patience, de la conquête. » je poursuivais à voix haute, promenant mes mains sur son front sous couvert de vérifier sa température. Il voulait tout, tout de suite, et vite. Trop vite. J’allais lui montrer qu’il y avait de bon à prendre son temps, à se contenter des petites choses pour mieux savourer pleinement les grandes. Du bout des lèvres je m’efforçais de lui montrer l’exemple sans même comprendre pourquoi je m’en souciais, finalement. C’était pas mon problème qu’il soit un homme pressé, qu’il passe à côté de plein de choses. S’il était heureux ainsi, tant mieux, je n’aurais pas du m’en préoccuper. D’accord, il se montrait prévenant et attentif depuis mon arrivée ici, mais je ne lui en étais pas reconnaissante à ce point, sinon j’aurais été perpétuellement en train d’embrasser la terre entière. Le facteur c’était différent, il était vraiment pas mal, physiquement. Probablement gay, mais pas mal. Je ne lâchais prise qu’en sentant que plus, ce serait trop, et ne me détachais qu’avec beaucoup beaucoup beaucoup de courage. Peut-être un peu d’appel du ventre, aussi, la faim me forçant souvent à tout abandonner, même sa bouche. J’avais envie de sucré maintenant. Du sucré que je ne trouvais pas dans le sachet. Il ne m’avait pas prit de dessert ?! « Il te fallait absolument un dessert ? » Est-ce que j’avais l’air de plaisanter, là ? « Ton dessert c’était mes lèvres… Bien plus douce et tentante que celle du facteur, hum. » insista-t-il en se penchant vers moi. « Oh ! L’arnaque ! » je m’exclamais à mon tour, peu encline à me satisfaire de ça. J’étais affamée de tout, certes, mais surtout de bouffe quand même. J’allais finir obèse. Est-ce que j’allais finir obèse ? « Est-ce que tu crois que je vais finir obèse ? » je demandais alors, mais il ne m’écoutait plus, occupé à s’empresser de répondre au téléphone et de répondre à son interlocuteur qu’il ne pouvait pas sortir pour l’instant, qu’il fallait qu’il se démerde tout seul. Pas cool. « Donc je disais… C’était moi ton dessert. » répéta-t-il en raccrochant. « Et moi, je te disais que c’était de l’arnaque. Déjà parce que c’est moi qui t’ai offert un dessert... » Oui, n’inversons pas les rôles. « Et ensuite parce que mon monstre ne se contentera pas de ça. » Pour l’instant il était plutôt calme, mais... « Et je t’ai dis, Renji, ça me dérange pas du tout que tu vaques à tes occupations. J’en ai pas l’air comme ça, mais j’veux vraiment pas abuser. Alors si tu dois sortir pour t’occuper de je sais pas trop quoi, vas-y. Moi, je resterais sagement ici, je virerais personne, promis. » Evidemment, si j’avais su, mon discours aurait été différent, et probablement n’y aurait-il pas eu de discours, juste de l’effarement et une fuite rapide et efficace. Mais je ne savais pas, alors, je ne voyais pas de mal à l’inviter à s’occuper lui-même de ce problème à gérer. « Et si tu sors, tu pourras me ramener un dessert en plus. » Oui, je ne perdais jamais un objectif de vue. Jamais. Surtout pas celui-là. « Au chocolat, pretty please ? » Avec un sourire comme ça, il pouvait pas refuser, n’est-ce pas ? Et puis, s’il n’était pas dans les parages, je pourrais éventuellement me concentrer sur ses comptes. Chose que je ne parvenais clairement pas à faire lorsqu’il était à porter de main. Ou du reste.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Dim 21 Déc - 15:47


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« Mon père. » Son père ? Je me demandais bien ce qu’il pouvait faire comme boulot du coup. « Il est flic. » Eww. Un flic. Au secours. [color=« Il n’a pas une thune, mais il a un flingue. Et puis il a cet air sérieux, aussi, celui qui veut dire : touche pas à ma fille sinon je te pète les deux rotules et t’explose les dents. »[/color] Souriant amusé de sa phrase, j’hochais alors la tête. « Non, j’déconne. » Riant un peu plus je secouais la tête. « Un flic ouais ça peut faire peur et tout ça. Mais le côté flingue. Ici, qui n’a pas un flingue ? Sérieux ? Mais en France c’est différent. Les flics sont respecté et tout ça ? » Demandai-je en ignorant volontairement son côté touche pas à ma fille, un sourire assez taquin sur le coin des lèvres. Je n’avais pas de sœur, ni même d’enfant, mais je savais qu’au fond de moi, si j’en avais une, je serais vraiment possessif et que le pauvre malheureux qui voudrait s’en approcherait, déchanterait bien vite. Oh ça oui. « Tu veux pas m’en filer un peu ? J’en manque en ce moment. » « Si je pouvais, je te filerai tout si tu le voulais. » Dis-je en ébouriffant un peu ses cheveux l’air de rien. « Toutes ces filles faciles t’ont vraiment très mal habitué, Renji. » Je ne comprenais pas trop où elle voulait en venir pour le coup. « Comment tu veux ressentir vraiment si tu ne t’inquiètes jamais du ressenti de la personne en face, persuadé que ta seule présence la comble ? » Pourquoi devrais m’occuper du ressenti de la personne d’en face ? Ce qui comptait n’était-ce pas mon propre plaisir ? Est-ce que le plaisir de la personne en face pouvait m’apporter quelque chose en plus dans ma vie ? J’en doutais, à mes yeux, mon bonheur suffisait à me rendre simplement heureux et satisfait dans ce genre de moment. C’était surement con, mais je n’aimais pas m’amuser avec quelque chose que j’avais déjà eu. « Tu ne connais pas le plaisir de la patience, de la conquête. » Elle avait raison sur ce point-là, je ne connaissais pas ce plaisir. Même si j’avais couru auprès de quelques filles pour qu’elles disent simplement oui, j’avais plus ressenti de la frustration que du plaisir. Soupirant, je fronçais les sourcils avant d’hausser les épaules. « Pourquoi je m’embêterai à connaitre le plaisir de la patience de la conquête ? Quand tu t’embarques là-dedans, t’es pas sûr d’en ressortir entier. Dans le sens où, tu peux tomber amoureux, être blessé et tout ça. Ce n’est pas ce qui m’intéresse. » Pas que je sois fermé pour une quelconque relation, mais… Ce n’était pas mon genre. Je ne me voyais pas du tout en couple, je ferais surement plus de mal que de bien. J’étais un vieux solitaire, un vieux célibataire. Même si je n’avais que vingt-six ans et que j’étais encore jeune… Vraiment… Je ne me voyais pas en couple. Avoir une fille à mes pieds, pas forcément sincère, juste là, pour le fric … Non. Je préférais encore passer le reste de ma vie comme ça. Me caressant le front, je la laissais faire, pencher un peu la tête, alors qu’elle se mit doucement et délicatement à m’embrasser. Agréable et totalement électrique, je la laissais faire, fermant même brièvement les yeux. Me laissant alors envahir par un sentiment de bien-être. Parce que c’est ce que je ressentais. Le baiser ne durant pas assez longtemps à mes yeux, je la laissais ‘éloigner de moi alors qu’elle se mit à chercher un dessert. Dessert qui n’était pas présent. Car je n’y avais pas du tout, mais alors pas du tout pensé. Pas de ma faute, elle n’avait cité que des plats salé, je n’étais pas devin, je m’étais concentré que sur ses dires en plus. Mais j’essayais de tourner la situation, en annonçant simplement que… C’était moi le dessert. Quoi ? C’était un bon dessert non ? J’étais un bon dessert. « Oh ! L’arnaque ! » Hein ? Moi je n’en voyais pas d’arnaque. « Est-ce que tu crois que je vais finir obèse ? » « Non, une fois que tu auras accouché, tu vas perdre le poids. Sauf si tu continues de manger pour dix. » dis-je avant de décrocher mon téléphone qui c’était mis à sonner. Répondant clairement que je ne pouvais pas venir, car j’étais occupé, je raccrochais assez vite, coupant court à la conversation. « Et moi, je te disais que c’était de l’arnaque. Déjà parce que c’est moi qui t’ai offert un dessert... » Oui bon… « Et ensuite parce que mon monstre ne se contentera pas de ça. » Certes, son monstre devait s’en foutre de mes baisers. « Et je t’ai dit, Renji, ça me dérange pas du tout que tu vaques à tes occupations. J’en ai pas l’air comme ça, mais j’veux vraiment pas abuser. Alors si tu dois sortir pour t’occuper de je ne sais pas trop quoi, vas-y. Moi, je resterais sagement ici, je virerais personne, promis. » Elle me foutais dehors là non ? De mon propre bureau ? Elle osait ? « Et si tu sors, tu pourras me ramener un dessert en plus. » La voilà la raison ! Explosant de rire sans trop pouvoir m’en empêcher, je voyais là, une femme complètement maline pour le coup. Ça ne m’étonnait pas d’elle bizarrement. J’aurai même dû m’y attendre. « Au chocolat, pretty please ? » Riant un peu plus, je me redressais, totalement battu pour cette fois. « Okai, okai, je vais y aller, parce que quand une femme commence ce genre de raisonnement elle n’en finit pas avant d’avoir ce qu’elle veut. » Dis-je en lui pinçant à peine le bout du nez. Attrapant ma veste je l’enfilais, vérifiant bien que j’avais clé et portefeuille. « Au chocolat donc hum ? » Dis-je plus en répétant pour moi-même qu’autre chose. Sans plus d’autres mots, je quittais le bureau fermant la porte derrière moi avant de descendre rejoindre Jack. Le prévenant qu’Astaria était dans mon bureau seule, je lui demandais d’interdire l’entrée de qui que ce soit dans le bureau. Aucun client, rien, personne tant que je ne serais pas là. Abandonnant le Miho, je filais sur un autre lieu, bien loin de là, m’occupant alors de chose bien plus sérieuse. Gérant les filles qui bossaient sur le trottoir et dans des motels. Passant de nombreux coups de téléphone, je mis plus d’heure pour faire tout ça avant de revenir sur Brooklyn. Passant dans une pâtisserie ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je fouinais les allées avant de choisir un gâteau au chocolat entier. Mieux valait en prévoir plus que pas assez. Payant, je pris le paquet avant de filer en direction de mon club. Faisant signe à Jack que j’étais de retour, je regardais les gens s’activer l’ouverture était pour bientôt. Et il n’y avait plus de temps à perdre. Je demandais d’ailleurs, à ce que les affaires d’Astaria soient mis en sécurité et non pas à la vue de tous. On n’était jamais trop prudent de toute façon. Montant au bureau, j’ouvris la porte avant d’agiter le paquet pour qu’elle puisse le voir. « Vous allez pouvoir cesser de ruminer et de grogner de faim. Le chocolat est arrivé. » Dis-je alors en posant le gâteau sur le bureau tout en enlevant ma veste. Défaisant un bouton de ma chemise, j’ouvris la fenêtre ayant chaud. C’est que de bouger ça donnait chaud. Mon portable sonnant, je décrochais avant de marcher vers la vitre teinté qui donnait sur le club de striptease en bas. Discutant avec un client, je fus bref histoire de raccrocher, je n’étais pas seul. « Il te convient ? » Demandai-je en me retournant vers elle.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 22 Déc - 0:22

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Un flic ouais ça peut faire peur et tout ça. Mais le côté flingue. Ici, qui n’a pas un flingue ? Sérieux ? Mais en France c’est différent. Les flics sont respecté et tout ça ? » Hum... Pas faux. Enfin, peut-être pas à NY, cela dit. J’avais pas de flingue, moi. Au Texas ce serait peut-être une autre histoire, mais ici ? Bof. Je me contentais d’un haussement d’épaule avant de réclamer qu’il me file un peu de cette énergie dont il débordait, d’après lui. « Si je pouvais, je te filerai tout si tu le voulais. » Hum ? Je lui jetais un regard perplexe. « Fais gaffe, on dirait une chanson de Taylor Swift. » La guitare et les trémolo en moins. Il était quand même très bizarre, ce type. N’était-il pas censé être un gros dur insensible et misogyne ? Pourquoi se montrait-il aussi avenant avec moi, prévenant même, et pas avare en compliments et belles promesses. Il espérait me séduire ? Avec ma tonne cinq d’excroissance abdominale ? Non, aucun risque. Alors, il cherchait quoi ? Moi, je savais ce que je cherchais : à lui offrir une nouvelle leçon. Cours du jour : apprendre à se contenter d’un baiser. Autrement dit, la patience. « Pourquoi je m’embêterai à connaitre le plaisir de la patience de la conquête ? Quand tu t’embarques là-dedans, t’es pas sûr d’en ressortir entier. Dans le sens où, tu peux tomber amoureux, être blessé et tout ça. Ce n’est pas ce qui m’intéresse. » Hum ? « Parce que tout ce que tu as connu jusqu’à présent est insipide et sans saveur. C’est du mécanique, du bâclé qui donne pas envie d’y retourner, en effet. » j’expliquais en lui tapotant la joue, avant de venir appâter ses lèvres de ma bouche, avançant, puis reculant, avançant et reculant encore. Le frustrant. « Tu passes à côté du vrai sens de tout ça. » j’achevais, contre sa bouche, avant de m’y offrir véritablement.  Mais attention, pas un petit smack à trois euros, non, un vrai baiser, lent et savoureux, celui qui, dans sa tête, devait probablement être immédiatement suivi d’un tête à tête avec son zob. Ou d’un tête à zob, finalement. Le mien, de baiser, il n’était suivi par rien du tout, parce que l’action principale, c’était le baiser en lui-même. Aussi, après avoir oeuvré avec talent, je me laissais retomber dans le fauteuil de son bureau, et réclamais un dessert. Un dessert qui, selon lui, était lui. L’arnaque ! C’est ce dont je l’accusais avant qu’il n’ait a répondre au téléphone, et ne raccroche en se prétextant trop occupé pour sortir. Sauf que moi, j’étais pas contre l’idée qu’il sorte, au contraire. Dans le quartier, il trouverait bien un truc d’ouvert pour m’acheter mon dessert, non ? Au chocolat, par contre. « Okai, okai, je vais y aller, parce que quand une femme commence ce genre de raisonnement elle n’en finit pas avant d’avoir ce qu’elle veut. » Genre, comme s’il y connaissait quelque chose en raisonnement féminin. Et puis, je raisonnais pas comme une femme, moi. Pour preuve, s’il n’y allait pas, je comptais pas le souler de paroles jusqu’à ce qu’il cède, non, je comptais l’attacher à son bureau et le torturer jusqu’à ce qu’il se range à mon avis. « Au chocolat donc hum ? » « Oui, chocolat. Mais vrai chocolat. Me ramène pas un de ces trucs chimiques et dégueulasses typiquement américain, j’arrive toujours pas à comprendre comment ça peut se vendre. Y a vraiment des gens qui salivent devant une intoxication alimentaire aux couleurs criardes ? » j’interrogeais en l’observant s’habiller tandis que je m’installais mieux devant l’ordinateur, prête à profiter de son absence pour faire ses comptes. Je lui devais bien ça. Et c’est effectivement ce que je fis dès qu’il eut refermé la porte derrière lui, m’activant sur ses chiffres, m’y oubliant totalement. C’est ce que j’aimais avec les nombres, cette capacité à créer un espace hors du temps dans lequel je me perdais un moment. Lorsque je relevais les yeux de l’écran, frottant mes paupières fatiguées, plus de quarante-cinq minutes s’étaient écoulées, et j’avais terminé. Il en mettait du temps pour gérer son truc, là. À moins que ce ne soit la recherche d’un pâtissier ouvert qui n’en prenne ? En attendant, personne n’était venu frapper à la porte, personne n’avait interrompu mon activité, et je trouvais ça assez étrange aussi. Quittant le siège pour m’étirer, j’en profitais pour faire les cent pas à travers la vaste pièce, m’arrêtant un instant près de la vitre pour observer le club prendre vie à mes pieds. Dommage, je n’avais pas mon appareil, cette scène aurait mérité d’être figée sur papier glacé. L'effervescence, l’animation, ces petites fourmis s’activant avant l’ouverture. Et puis Renji, que je vis dispenser ses ordres, avant de disparaitre pour remonter, certainement. Je compris que j’avais vu juste lorsque la porte s’ouvrit sur lui et son sachet agité. « Vous allez pouvoir cesser de ruminer et de grogner de faim. Le chocolat est arrivé. » Ca avait l’air gros, son truc. C’est la réflexion que je me fis en retournant vers le bureau pour ouvrir le paquet, tandis qu’il s’évertuait à s’aérer. Ok, c’était vraiment énorme. Il m’avait prit un gâteau complet, et pas simplement une part. Entre Lawrence qui s’avérait incapable de me rapporter des macarons, et Renji qui m’offrait une chocolaterie à la moindre envie, c’était un peu le jour et la nuit. « Il te convient ? » me demanda-t-il après avoir raccroché au nez d’un énième coup de fil. « J’suis supposée partager avec toute la clientèle de ton club, ou bien tu tentes de recréer le cul d’une Kardashian sur moi ? » j’interrogeais en relevant un regard surpris du paquet. « Sans déconner, Renji, y en a trop, là. Ça a du te coûter trois reins et deux poumons, en plus. » Oui, parce que c’était pas de la qualité de merde, ça se voyait dès le dressage. Récupérant la fourchette de l’autre paquet, je récupérais ma place au bureau, avant d’attaquer, un peu triste de devoir flinguer le joli glaçage, le chocolat par l’extérieur. Oui, c’était divin, ou j’en avais envie, et oui j’avais faim, mais j’en viendrais jamais à bout. « Aide-moi. » je suppliais, alors, en faisant glisser le gâteau dans sa direction, juste pour la forme, malgré le fait qu’il soit encore à trois mètres. « T’as réussi à gérer ton truc ? C’était pas trop grave ? » j’interrogeais en enchainant les coups de fourchettes dans le gâteau. « J’ai fini tes comptes, au fait, tout est nikel, mais j’t’ai quand même fait une liste des stocks qu’il va falloir réajuster très bientôt. Et... J’ai remarqué que tu payais pas de mutuelles. Qui assure tes filles, du coup, s’il arrive une merde ? Tu payes un fric fou pour assurer ton club, mais si une fille se casse une jambe, t’es dans la mouise. » Après, ça ne me regardait pas, c’était son club après tout, mais... Bref. « Tu fais quoi lorsque le club est ouvert ? J’veux dire... Tu vas mater le show avec les autres frustrés du prépuce ? Tu t’enfermes dans ton bureau pour passer des tas de coups de fil ? Tu dragues les clientes en te faisant passer pour le barman ? » Quoi ? J’avais bien le droit de me renseigner. Ça consistait en quoi, en gros, le job de gérant, pendant les heures d’ouverture ? J’étais curieuse.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 24 Déc - 18:25


ASTARIA & RENJI
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« Fais gaffe, on dirait une chanson de Taylor Swift. » What ? Berk. « Hého. N’abusons pas. Taylor Swift. Et puis quoi encore. » Dis-je en plissant le nez. Ses chansons n’étaient pas top, et puis même elle. J’étais loin d’aimer les blondes. Enfin, je préférais les brunes tout simplement. Histoire de gout. Puis on se mit à parler de drague et tout ça et je donnais mon point de vue. C’était pas mon trip moi tout ça. J’allais juste à l’essentiel et puis c’est tout. « Parce que tout ce que tu as connu jusqu’à présent est insipide et sans saveur. C’est du mécanique, du bâclé qui donne pas envie d’y retourner, en effet. » Mouais, peut-être qu’elle avait raison. Allant pour répondre, elle me surprit en m’embrassant avant de se reculer et revenir. La laissant faire, je la fixais longuement en souriant faiblement. « Tu passes à côté du vrai sens de tout ça. » Hum, hum. « On verra le jour, ou ça me prendra l’envie. » marmonnai-je alors qu’elle se mt à m’embrasser, de façon assez provocante, mais si douce et si parfaite. Ce baiser était parfait oui, je ne pouvais pas le nier. Ce n’était pas un baiser à la va vite, ou quoi que ce soit non. C’était juste… Vraiment bien, tendre, agréable et tout ça. C’était…reposant. Par la suite, elle finit de manger, et m’annonça qu’il n’y avait pas de dessert, soit, je n’avais pas prévu, mais elle me fit comprendre, que je pouvais partir si j’en avais besoin vu que je venais d’avoir un coup de fil, j’acceptais, parce que je ne voulais pas qu’elle finisse par me gonfler pour que j’y aille. Je connaissais bien les femmes. Quand ça avait une idée en tête, ça pouvait devenir satan en personne. « Oui, chocolat. Mais vrai chocolat. Me ramène pas un de ces trucs chimiques et dégueulasses typiquement américain, j’arrive toujours pas à comprendre comment ça peut se vendre. Y a vraiment des gens qui salivent devant une intoxication alimentaire aux couleurs criardes ? » Amusé, je levais le pouce en l’air, marmonnant un okai avant de partir. Le pire c’est qu’elle avait raison. La bouffe Américaine était loin, très loin d’être bonne. Mais bon on s’habituait à tout malheureusement. Faisant mes affaires, prenant le temps qu’il me fallait, je finis par filer dans une pâtisserie afin de lui acheter son fameux gâteau au chocolat, et je décidais même d’en prendre un en entier. Revenant au club, je posais le tout sur le bureau avant de répondre à mon coup de fil et enlever ma veste tout en lui demandant si ça allait. « J’suis supposée partager avec toute la clientèle de ton club, ou bien tu tentes de recréer le cul d’une Kardashian sur moi ? » Manquant de m’étouffer, je repris mon sérieux avant de racler ma gorge. Hors de question d’avoir un cul pareil, c’était moche. « Sans déconner, Renji, y en a trop, là. Ça a dû te coûter trois reins et deux poumons, en plus. » Même pas. Enfin, je n’avais pas fait gaffe au prix en fait. Et puis comme ça, elle en aurait pour demain, et après-demain aussi. N’était pas cool ? C’était une bonne chose je trouvais moi. Défaisant quelques boutons de ma chemise, je mis un peu la clim, histoire de rafraichir le bureau, j’avais chaud, malgré le fait que l’on puisse être en plein hiver. « Aide-moi. » Me tournant vers elle, je souris un peu avant de m’approcher, sauf que bon, il n’y avait qu’une fourchette. Hm. Déviant vers le mini bar, j’ouvris celui-ci avant de prendre une cuillère. M’installant face à elle, je piochais du gâteau avant de le gouter. Il était bon. « T’as réussi à gérer ton truc ? C’était pas trop grave ? J’ai fini tes comptes, au fait, tout est nikel, mais j’t’ai quand même fait une liste des stocks qu’il va falloir réajuster très bientôt. Et... J’ai remarqué que tu payais pas de mutuelles. Qui assure tes filles, du coup, s’il arrive une merde ? Tu payes un fric fou pour assurer ton club, mais si une fille se casse une jambe, t’es dans la mouise. Tu fais quoi lorsque le club est ouvert ? J’veux dire... Tu vas mater le show avec les autres frustrés du prépuce ? Tu t’enfermes dans ton bureau pour passer des tas de coups de fil ? Tu dragues les clientes en te faisant passer pour le barman ? » Mâchonnant le bout de gâteau, je relevais le regard vers elle en haussant un sourcil. C’est qu’elle en avait déballé des informations d’un seul coup-là. « Hum, c‘est vrai, mais j’ai des contrats qui ont été signé. S’il leur arrive quoi que ce soit, le club prend en charge les soins médicaux. Et elles ne peuvent pas porter plainte pour m’extirper de l’argent. Mais pour le moment y’a jamais eu d’accident, je devrais t’être me mettre aux mutuelles. » dis-je en prenant une autre bouchée du gâteau. Je n’étais pas à quelques centaines de dollars près, mais bon. Comme ça n’arrivait jamais, je ne voyais pas trop l’intérêt. Mais maintenant qu’elle mettait le sujet sur tapis, ça allait peut-être porter un peu la poisse ? Je n’espérais pas. « Hum, je regarde parfois par la vitre si tout se passe bien, mais je descends rarement, sauf quand je vois qu’il risque d’y avoir un souci. Je reçois pas mal de gens de la haute société. Enfin, les hommes. Et parfois, ils ont tendance à vouloir abuser, tout simplement car ils ont de l’argent. Ça ne marche pas chez moi. Mes filles ont les traites avec respect. »[/color] Dis-je en prenant une autre bouchée, attendant de l’avoir avalé pour reprendre la parole. « Et puis il y a le club d’escort en bas. J’ai des clients encore plus riches là-bas. Je les reçois parfois dans le bureau, on discute et tout ça. Avec le fric qu’ils me laissent… Un peu de social histoire de, ne fait pas de mal. » Marmonnai-je avant de me lever pour prendre la bouteille de jus de pomme et des verres pour nous servir. Buvant, je soupirais, ça faisait du bien. « Puis je viens pas forcément tous les soirs. Parfois Jack me remplace, c’est un peu mon second, tu vois ? Je lui fais confiance, les yeux fermés. » C’est bien le seul d’ailleurs. Et puis les soirs ou je ne venais pas, j’allais voir mes autres filles, voir s’il n’y avait pas de souci, et tout ça. C’était mon boulot, j’étais peut-être un connard fini, mais j’étais humain, et mes filles je m’en occupais, car sans elles je n’aurais pas tout cet argent.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Jeu 25 Déc - 19:24

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« Hum, c‘est vrai, mais j’ai des contrats qui ont été signé. S’il leur arrive quoi que ce soit, le club prend en charge les soins médicaux. Et elles ne peuvent pas porter plainte pour m’extirper de l’argent. Mais pour le moment y’a jamais eu d’accident, je devrais t’être me mettre aux mutuelles. »  Sa cuillère à la main, installé de l’autre côté du bureau et partageant ce gâteau avec moi, on avait cette conversation étrange, qui ne sonnait étrange que parce qu’elle était sérieuse. C’est vrai, à bien y réfléchir, on avait pas ce genre de relation. Si tant est qu’on puisse parler de relation. On s’était vu, quoi ? Trois fois ? La première on s’était jeté dessus, la deuxième hurlé dessus, et maintenant... Maintenant, on partageait un gâteau au chocolat -absolument divin- en argumentant autour de la nécessité de mutuelles. C’était mon côté avocat qui ressortait. Je n’y pouvais absolument rien. J’avais beau avoir abandonné mes études, je gardais quelques vestiges de ces années d’apprentissage. Et puis, j’étais surtout la cinquième génération d’une famille d’avocats. Mon grand-père était avocat, comme son père avant lui. Mon oncle était avocat, mon cousin était avocat. Mon père était la première anomalie, j’étais la deuxième, et mon frère la troisième. Il y avait aussi mon autre cousin, mais... Il finirait par se laisser enrôler par son père, je n’en doutais pas un seul instant. « Les contrats c’est bien, mais s’il y a une mort ? Je ne te le souhaite pas, mais niveau probabilité, il ne faut pas sous-estimer ce cas de figure. Et en cas de décès, tu ne pourras pas négocier des frais d’hôpitaux. Il te faudra décider d’une rente à vie pour les héritiers du ou de la défunte. Ce qui risque d’être un peu plus problématique. Après, pour être totalement honnête, j’y connais pas grand chose en système américain, mais il me semble qu’une mutuelle permettrait à tes employés de bénéficier d’une couverture médicale. Et puisque, dans ce pays, c’est un peu comme le Saint Graal, tu finirais par crouler sous les demandes d’embauches. » Ce qui n’était pas vraiment négligeable dans un job avec autant de turnover. On ne faisait pas escort ou strip-teaseuse toute sa vie. Si ? J’en profitais pour l’interroger sur son travail ici, ce qu’il faisait lorsque je n’étais pas là pour accaparer sa présence et son attention. Je me renseignais histoire de connaître mon degré d’empêcheuse de bosser. J’aurais aimé qu’il me dise qu’il branlait rien la plus part du temps, comme ça j’aurais pu déculpabiliser un peu. A la place, il me répondit tout autre chose : « Hum, je regarde parfois par la vitre si tout se passe bien, mais je descends rarement, sauf quand je vois qu’il risque d’y avoir un souci. Je reçois pas mal de gens de la haute société. Enfin, les hommes. Et parfois, ils ont tendance à vouloir abuser, tout simplement car ils ont de l’argent. Ça ne marche pas chez moi. Mes filles ont les traites avec respect. » De la haute société, rien que ça ? Le terme me tira un sourire que j’effaçais à l’aide d’une nouvelle bouchée, tandis qu’il reprenait la parole. « Et puis il y a le club d’escort en bas. J’ai des clients encore plus riches là-bas. Je les reçois parfois dans le bureau, on discute et tout ça. Avec le fric qu’ils me laissent… Un peu de social histoire de, ne fait pas de mal. » Qu’est-ce qu’ils venaient foutre dans son bureau si, à la base, ils étaient là pour les filles ? Bof, j’acceptais le verre de jus de pomme qu’il venait de me servir, et en offrais une rasade à mon foetus. « Puis je viens pas forcément tous les soirs. Parfois Jack me remplace, c’est un peu mon second, tu vois ? Je lui fais confiance, les yeux fermés. » Poursuivit-il alors que je me relevais péniblement du fauteuil pour m’en aller refermer la fenêtre. Il était dingue, ce mec, il avait même foutu la clim en plein hiver. Il était peut-être réellement fiévreux, finalement ? « Y a vraiment des mecs friqués qui se déplacent jusque dans Brooklyn ? » j’interrogeais à nouveau, en revenant sur mes pas pour récupérer siège, fourchette, gâteau. « Et pourquoi un club de strip, d’ailleurs ? C’est assez étrange comme choix, tu trouves pas ? T’aurais pu ouvrir un club tout court dans Manhattan, ça aurait été une démarche plus respectable... » Je ne jugeais pas, pas le moins du monde, je ne faisais qu’émettre un constat, et poser des questions par simple curiosité. Il aurait pu ouvrir un bordel que j’en aurais rien eu à foutre... Enfin si, un bordel, n’exagérons rien. Cela dit, je n’avais pas mon mot à dire. J’espérais qu’il ne le prendrait pas comme un jugement arbitraire, je pensais avoir déjà prouvé que ça ne me dérangeait pas au point d’avoir même le désir d’immortaliser son club, mais... Ça demeurait un choix étrange, surtout pour un mec de son âge. « Je crois que si j’avais du ouvrir un établissement, j’aurais ouvert un bar... Ou un salon de thé. Mais pas un salon de thé gnangnan et girlie, un truc plus vintage et roots, où on pourrait prendre un café dans un fauteuil hors d’âge, tout en savourant de la vraie pâtisserie... Et... » et je m’immobilisais brusquement, les yeux en arrêt sur la vitre sans tain, mon esprit sautant d’un sujet à un autre. Je venais tout juste de me rappeler ce qu’il avait dit, concernant les filles et leur sécurité. Pour ce qui était de la salle, je comprenais, mais... Je gardais un souvenir assez précis de notre première rencontre, et de ma visite d’un de ses salons privés. « Comment tu fais pour surveiller que les clients ne dépassent pas les limites dans les salons privés ? C’est pas un peu beaucoup dangereux, du coup ? » Il l’avait dit lui-même, les mecs avec du fric avait tendance à abuser, simplement parce qu’ils estimaient pouvoir tout se permettre. Et c’était ces mêmes mecs qui avaient les ressources nécessaires pour se payer ce genre de service, n’est-ce pas ? Comment protégeait-il ses filles, du coup ? Les sourcils froncés, en pleine réflexion, j’attrapais machinalement le pull déposé sur le dossier du siège où je me trouvais, et sans même penser à demander l’autorisation, l’enfilais, la tête ailleurs, songeant toujours à la sécurité des danseuses. « Quoi ? » je réagissais en suivant son regard étrange. Oh, le pull ? Je réalisais -enfin- la portée de mon geste et mon sans-gêne. « Bah quoi ? Pas de ma faute si t’as décidé de transformer ton bureau en monde de Narnia. J’ai froid, moi. » Bon, revenons-en aux filles, mince !  

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Sam 10 Jan - 16:24


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« Les contrats c’est bien, mais s’il y a une mort ? Je ne te le souhaite pas, mais niveau probabilité, il ne faut pas sous-estimer ce cas de figure. Et en cas de décès, tu ne pourras pas négocier des frais d’hôpitaux. Il te faudra décider d’une rente à vie pour les héritiers du ou de la défunte. Ce qui risque d’être un peu plus problématique. Après, pour être totalement honnête, j’y connais pas grand-chose en système américain, mais il me semble qu’une mutuelle permettrait à tes employés de bénéficier d’une couverture médicale. Et puisque, dans ce pays, c’est un peu comme le Saint Graal, tu finirais par crouler sous les demandes d’embauches. » On aura presque dit une commerciale en assurance un truc dans le genre. Haussant un sourcil, je l’observais longuement avant de prendre un autre morceau de gâteau. C’est qu’elle allait me porter la poisse à parler de malheur comme ça. Heureusement je n’étais pas non plus superstitieux. « Tu vas me porter la poisse Astaria, c’est tout ce que tu vas m’attirer. Un mort. N’importe quoi. Mais je vais y réfléchir. » Oui parce que bon, maintenant qu’elle me foutait le doute, forcément, ça me laissait perplexe toute cette histoire moi. Je n’avais clairement pas envie de passer ma vie, à payer des indemnités pour quelque chose qui ne serait surement pas ma faute. Fallait pas déconner non plus. Buvant mon verre d’un seul coup pour faire passer le gâteau qui me restait dans la gorge, je la suivis du regard pour la voir fermer la fenêtre. Ah mince oui, peut-être qu’elle avait froid elle. Elle n’avait pas autant bougé que moi. J’aurai peut-être dû y penser. « Y a vraiment des mecs friqués qui se déplacent jusque dans Brooklyn ? » Si elle savait. Elle serait étonnée de voir le nombre de gens qui pouvaient venir dans Brooklyn pour venir au club. « Et pourquoi un club de strip, d’ailleurs ? C’est assez étrange comme choix, tu trouves pas ? T’aurais pu ouvrir un club tout court dans Manhattan, ça aurait été une démarche plus respectable... » Elle avait raison, vraiment, mais avec mes autres activités, ouvrir le club sur Brooklyn était le plus approprié. C’était même un très bon choix. Au vu de tout le fric que je me faisais. Mais bon, je n’allais pas lui dire de but en blanc que je faisais aussi dans la prostitution et que sur Manhattan ce genre de chose était beaucoup plus risqué que sur Brooklyn. Mais soit, peut être que d’ici quelques années j’agrandirais mes activités dans Manhattan. Je devais surtout me faire un nom et non pas rester le fils Wellington. Ce que beaucoup de monde n’arrivait pas à dissocier. Il est vrai que sans mon père je n’aurai pas pu ouvrir ce club, mais maintenant, cela faisait trois ans, et je pensais avoir fait mes preuves, mais j’avais encore le temps je n’avais que vingt-six ans après tout. « Je crois que si j’avais dû ouvrir un établissement, j’aurais ouvert un bar... Ou un salon de thé. Mais pas un salon de thé gnangnan et girlie, un truc plus vintage et roots, où on pourrait prendre un café dans un fauteuil hors d’âge, tout en savourant de la vraie pâtisserie... Et... » Un salon de thé ? C’était sympa comme idée en effet, ça me rappelait un peu l’Angleterre, même si je n’y avais jamais posé les pies, et le Japon, car bon, ces deux pays, étaient terriblement fan de thé. Et qu’à mon avis on devait trouver des salons de thé à la pelle dans les rues, un peu comme les fastfoods en Amérique quoi. « Comment tu fais pour surveiller que les clients ne dépassent pas les limites dans les salons privés ? C’est pas un peu beaucoup dangereux, du coup ? » C’est ça la suite de sa phrase ? Fronçant les sourcils déconcerté de la voir changer de sujet aussi vite passant du coq à l’âne, je souris faiblement. Avant même de pouvoir répondre, je la vis prendre un de mes pulls pour l’enfiler. Rectification, essayé de l’enfiler. « Quoi ? Bah quoi ? Pas de ma faute si t’as décidé de transformer ton bureau en monde de Narnia. J’ai froid, moi. » Roulant des yeux, je m’approchais d’elle avant de l’aider à enfiler totalement pull. « T’as quel âge rappel le moi ? »[/color] Oui, je me moquais d’elle, j’assumais. Une fois la tête bien passé dans le bon trou, ainsi que les deux bras, aussi dans les bons trous, je me posais contre le bureau croisant les bras pour la fixer longuement. « Premièrement, ce genre de lieu dans Brooklyn, crois-moi, ça marche du tonnerre. Car ça sort un peu du décor, tu vois un peu le genre ? Et puis il y a assez de club de ce genre sur Manhattan, j’avais envie d’être un peu éloigné des autres. » Et puis aussi, pour la prostitution qui était plus gérable ici que dans Manhattan. « Et puis si j’ai autant de clients friqué qui se déplacent, c’est car mon père est dans la politique plus ou moins et les affaires. » Oui je devais bien l’avouer, sans mon père peut-être que je ramerais comme un gros connard. Mais bon, justement c’est bien à ça que servent les pères dans la vie, à aider leurs enfants. Et je comptais bien reprendre les rênes de mon père, soit, m’engager dans la politiques quand je serais plus vieux, car à mes yeux, c’était bien un truc de vieux. « Un salon de thé hum ? Ça ferait surement fureur ton truc, les gens aiment bien les trucs anciens, ou on s’y sent un peu comme à la maison, tu sais, avec le crépitement d’un feu pas loin et tout. » J’avais vu un reportage à la télévision d’ailleurs ou les gens étaient de plus en plus à la recherche de ce genre de lieu, qu’un simple bar, sans décoration sans aucune âme, même si les prix étaient bas. « En général, dans les salons privées, les filles y sont à plusieurs, donc s’il y a un souci, on le sait rapidement. C’est rare, vraiment très rare, qu’on accepte qu’il n’y ait qu’un client et qu’une des filles dans un salon privé. S’il veut baiser, il a qu’à aller voir les putes du coin et puis c’est tout. » Et c’est bien ce que je faisais dans ce genre de moment. Je les dirigeais vers mes filles bien évidemment, pour qu’ils puissent, prendre leur pied sans abuser des autres filles qui elles, ne vendaient pas leur corps. « Dis donc, c’est que t’en pose des questions, on dirait presque que t’es flic. » dis-je en riant faiblement. Presque hein. Parce que je savais que ce n’était pas le cas. « Commerciale en assurance, flic, tu m’as caché d’autres choses ou c’est fini les kinder surprise ? » Dis-je avec humour, bien sûr, c’était loin d’être un reproche.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Sam 10 Jan - 23:29

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Tu vas me porter la poisse Astaria, c’est tout ce que tu vas m’attirer. Un mort. N’importe quoi. Mais je vais y réfléchir. » J’étais un oiseau de mauvaise augure, maintenant ? On m’avait souvent comparé à beaucoup de choses, mais pas à ça. Il était chié, lui. Du coup, je fronçais les sourcils et réfrénais une furieuse envie de lui planter ma fourchette en plastique dans la main. C’était le double-effet KissKool de la grossesse. J’étais over-émue la moitié du temps, et over-énervée et susceptible l’autre moitié. Du coup, plutôt que de l’amputer d’une main, j’optais pour le lancer de petit pain dans la tête. Il était petit, et ma force n’avait rien de comparable à un catapultage, aussi ce dernier ne fit que rebondir sur son front avant de choir au sol. Cela dit, c’était drôle à voir, suffisamment pour défroisser mes sourcils et me tirer un sourire. Changement d’humeur n°3. Crétin. Un crétin qui s’était éclaté à se croire en plein été, m’ouvrant les fenêtres et branchant la clim comme si New York, en cette période, croulait sous la canicule. Du coup, tout en poursuivant mon interrogatoire chelou, puisque je passais d’un sujet à un autre au gré de mes pensées sautillantes, j’allais fermer la fenêtre, poussant même le souci du détail jusqu’à piquer un pull et l’enfiler, après être revenue à ma place. Il n’avait pas parlé, il n’avait fait que me suivre du regard, sans même laisser planer l’ombre d’une réaction sur ses traits. Profondément indifférent ? Ou simplement perdu dans le fil de mes pensées ? Ouai, probablement l’option deux, en fait. Je le soulais un peu aussi, non ? J’m’en fous, en tant qu’obèse, j’avais le droit. J’avais tous les droits. Même enfiler son pull. Ou m’y essayer, tout du moins. « T’as quel âge rappelle moi ? » demanda-t-il, finalement, en venant à mon secours pour sortir ma tête par le bon trou. « Vingt-cinq ans, et je vois pas le rapport. » Connard, j’ajoutais mentalement, retenant l’insulte in-extremis. Ouai, j’étais une sainte, carrément, pour parvenir à juguler mes pointes de fureur extrême, là où d’autres femmes enceintes lui auraient déjà mordu le mollet. Une SAINTE ! En plus, pourquoi il me demandait mon âge ? Parce que j’arrivais pas à enfiler son putain de pull à la con de quarante mètres cinquante, sans option GPS ? Connard bis ! « Premièrement, ce genre de lieu dans Brooklyn, crois-moi, ça marche du tonnerre. Car ça sort un peu du décor, tu vois un peu le genre ? Et puis il y a assez de club de ce genre sur Manhattan, j’avais envie d’être un peu éloigné des autres. » Tellement éloigné, en effet, que ses clients devaient prendre la bagnole et se taper plusieurs dizaines de kilomètres pour venir. Fallait vraiment que les filles soient douées. « Et puis si j’ai autant de clients friqué qui se déplacent, c’est car mon père est dans la politique plus ou moins et les affaires. » Sérieux ? « C’est qui ton père ? » Oui, j’étais probablement ridicule avec ma question, mais... J’étais française, ça devait être une excuse recevable, non ? « Le proprio de l’étoile noire ? » j’ajoutais, en ricanant. Oui, mon humour, comme mes références étaient à mon image : étranges. Mais, quelque part, ça avait du sens, et ça témoignait assez bien de l’image que j’avais de lui. Pas mauvais, mais dangereux. Pas méchant, mais pas la bonté personnifiée non plus. Quelqu’un de sombre. Quelqu’un qui, bizarrement, s’avérait très clair, aujourd’hui. Un clair-obscur, comme dans mes clichés, où les ombres se devinaient plus qu’elles ne se percevaient autrefois. « Un salon de thé hum ? Ça ferait surement fureur ton truc, les gens aiment bien les trucs anciens, ou on s’y sent un peu comme à la maison, tu sais, avec le crépitement d’un feu pas loin et tout. » Putain, il avait noté mentalement chaque point de mon monologue et prenait un malin plaisir à répondre à tous et dans l’ordre chronologique ? Ce mec était vraiment bizarre. « Tu me finances ? Non, parce que ça sert à rien de me dire que j’ai eu une bonne idée qui pourrait créer le buzz si c’est pas pour jouer les pygmalion derrière. » J’étais photographe, moi, donc par définition, auto-financée et rémunérée au lance-pierre. Qui plus est, j’étais sur le point d’avoir une vie de plus à mes dépends, et un géniteur qui me gonflait prodigieusement avec ses putain de coups de flippe concernant le fric, allant jusqu’à me culpabiliser d’avoir un métier artistique. Cela dit, j’avais pas vraiment envie d’ouvrir un établissement. J’avais déjà suffisamment d’emmerdes comme ça. « En général, dans les salons privées, les filles y sont à plusieurs, donc s’il y a un souci, on le sait rapidement. C’est rare, vraiment très rare, qu’on accepte qu’il n’y ait qu’un client et qu’une des filles dans un salon privé. S’il veut baiser, il a qu’à aller voir les putes du coin et puis c’est tout. » Hein ? Ha oui, la question de la sécurité des filles. J’avais presque oublié. « Un conseil que tu aurais du appliquer à toi-même. » je ponctuais dans un sourire en coin. S’il voulait baiser, il pouvait aussi aller voir les putes, non ? Plutôt que de piéger la première nana qui lui résistait un peu, au bar. « Dis donc, c’est que t’en pose des questions, on dirait presque que t’es flic. » J’étais fille de flic, il le savait déjà. Donc rien d’étonnant. « Commerciale en assurance, flic, tu m’as caché d’autres choses ou c’est fini les kinder surprise ? » Kinder Surprise ? « Tu vas voir, dans quelques mois, la surprise que j’ai encore en stock. » je soupirais en passant, machinalement, une main sur mon ventre. « Et pour ton info, c’est commerciale, flic et manipulatrice. J’essayais juste de savoir si y avait un risque que tu détiennes une sex-tape de moi. Et comme, en posant la question directement, j’aurais jamais réussi à te faire totalement confiance, j’ai rusé. » j’expliquais dans un haussement d’épaules nonchalant, comme s’il n’y avait rien de plus normal que de ne pas faire confiance et devoir détourner des questions par méfiance. « Mais j’suis rassurée, j’suis sûre, maintenant, que tu passes pas tes soirées à te palucher sur un vieux truc. J’sais que je suis inoubliable et inégalable, mais tout de même, ça aurait été un peu dérangeant. » C’était du sarcasme, évidemment, et mon sourire en coin était là pour en attester, je crois. Ça ne se voyait pas forcément, mais j’avais zéro confiance en moi. Du moins dans le domaine de la séduction et du reste. J’en faisais pas une histoire, j’étais pas complexée, la plus part du temps, je m’en foutais royalement. J’étais surprise, à chaque fois que j’attirais l’attention, comme si c’était de l’ordre du surréalisme. Mais depuis que je me trimballais cette excroissance ventrale, j’avais le besoin inconscient d’être rassurée, tant je me sentais difforme et presque inhumaine. Un monstre de foire.  

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Jeu 15 Jan - 14:51


Astaria & Renji
« Vingt-cinq ans, et je vois pas le rapport. » « J’entends tes insultes de là tu sais. » dis-je en lui pinçant le nez l’air de rien. Je n’étais pas dupe, elle avait l’air d’être comme moi. A savoir, insulter les gens trente-six mille fois dans sa tête tout en parlant ainsi qu’avant et après. C’est qu’elle avait du caractère, et qu’elle ne se laissait pas faire, ça se voyait comme un nez au milieu d’une figure. Et même si ce n’était que la seconde fois que je la côtoyais, je pouvais affirmer connaitre son caractère. Mais soit. Parlant de l’emplacement de mon club, je donnais les raisons de pourquoi il était là, et puis surtout et aussi que si j’avais du monde c’était grâce aux relations de mon père. « C’est qui ton père ? Le proprio de l’étoile noire ? » Haussant un sourcil, totalement désespéré de cette remarque, je pris un morceau de gâteau pour le lui mettre dans la bouche. « Arrête de dire des conneries tu veux. » dis-je en secouant la tête encore plus désespéré. « Il détient la plus part des clubs de Strip-tease de Manhattan. C’est lui qui m’a offert ce club à ma sortie d’Harvard. Il finance quelques campagnes des politiciens de la ville et tout ça. » Dis-je en haussant les épaules. Bien évidemment, je savais très bien qu’il ne finançait pas à vide, mais ça, je ne voulais pas savoir le pourquoi du comment, ça ne m’intéressait pas. Tant qu’il ne devenait pas quelqu’un de connu, ce qui serait contraignant pour le business. Moi ça m’allait. M’enfin. Je doutais qu’elle le connaisse de toute façon. Parlant de son idée de bar à thé un truc du genre, je trouvais l’idée assez originale et bien. Surtout qu’ici en Amérique, il n’y en avait pas tant que ça, et ça pouvait même assez bien marcher, suivant l’implantation du lieu et tout ça. « Tu me finances ? Non, parce que ça sert à rien de me dire que j’ai eu une bonne idée qui pourrait créer le buzz si c’est pas pour jouer les pygmalion derrière. » Roulant des yeux, je secouais la tête avant de soupirer. « Donne-moi une bonne raison pour que je puisse financer et investir dans ton salon de thé, et peut-être que je le ferai, si jamais tu as envie de réellement l’ouvrir. » Je n’étais pas vieux jeu, au contraire, si je pouvais faire fructifier mon argent, j’étais prêt à investir et financer certains projets, tant que cela restait rentable, mais il me fallait de bonnes raisons aussi pour que je puisse le faire. « Un conseil que tu aurais dû appliquer à toi-même » « J’ai des valeurs, jamais je paierais pour baiser. » dis-je moi aussi en souriant en coin sans la quitter du regard. Et puis, les filles étaient toujours consentantes. Je n’allais tout de même pas, finir violeur en série non plus. Mon égo en prendrait un coup. « Tu vas voir, dans quelques mois, la surprise que j’ai encore en stock. » Elle ne comptait tout de même pas me montrer son mioche une fois qu’il sera pondu non ? Je n’aimais pas les gosses, et ça ne changerait pas de sitôt. Ewww. « Et pour ton info, c’est commerciale, flic et manipulatrice. J’essayais juste de savoir si y avait un risque que tu détiennes une sex-tape de moi. Et comme, en posant la question directement, j’aurais jamais réussi à te faire totalement confiance, j’ai rusé. » Une… Sex-tape ? Elle était sérieuse ? Elle me prenait pour qui ? Comme si j’étais le style à me filmer pendant que je baisais… Non mais… Manquerait plus que ça tiens. J’avais pas touché le fond que je sache… « Mais j’suis rassurée, j’suis sûre, maintenant, que tu passes pas tes soirées à te palucher sur un vieux truc. J’sais que je suis inoubliable et inégalable, mais tout de même, ça aurait été un peu dérangeant. » Me palucher… Posant la fourchette à côté du gâteau, je l’observais longuement avant de secouer la tête tout en faisant un bruit avec ma langue, claquant contre mon palet. « Tu regardes trop de film toi, ou alors tu lis trop de livres, je te laisse le choix. » Oui et surtout elle avait une imagination un peu trop fertile à mon gout. Qu’elle se contente d’avoir que l’utérus de fertile, c’est déjà bien suffisant, si en plus, elle s’y met avec sa tête, ça va pas le faire là. Attrapant mon verre j’en bus le contenu avant de le poser tout en soupirant. Ça faisait du bien par là où ça passait. « Au fait, si tu comptais faire tes photos aujourd’hui, c’est un peu raté. Le club ouvre bientôt, enfin, sauf si tu veux les faire avec la clientèle à l’intérieur. » Dis-je en lui rappelant le pourquoi elle était venue ici à la base. Pas qu’elle m’ennuie, mais à ce rythme-là, elle les fera jamais ces photos. Et j’y connaissais rien moi, mais si elle avait une date butoir pour son exposition ou dieu sait quoi là, fallait t’être qu’elle se bouge le popotin.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Jeu 15 Jan - 22:08

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« J’entends tes insultes de là tu sais. » Je ne pus réprimer un mordillement de lèvre dans un sourire amusé. J’étais si prévisible que ça ? « Connard, c’est affectueux. » je ne cherchais même pas à démentir, je l’avais réellement insulté mentalement, mais puisqu’il entendait dans ma tête, autant y aller franchement, non ? Ça avait pas l’air de lui poser plus de problème que ça, en plus. On était très loin d’un Lawrence s’offusquant pour tout et, surtout, pour rien. N’ayant été élevée que par des hommes, et au grand damne de ma mère, je jurais relativement souvent, n’ayant que très peu conscience de la bienséance. Je n’étais pas impolie pour autant, juste très cash et sans fioritures. Parfois, ça posait problème. Pas ici, pas maintenant. D’ailleurs, il évoqua son père que j’imaginais sous les traits de Darth Vador. « Arrête de dire des conneries tu veux. » ordonna-t-il en me fourrant un morceau de gâteau dans la bouche, afin de s’assurer d’être obéit. Sans ça, il ne l’aurait pas été, évidemment. J’étais passée pro dans l’art de dire des conneries. « Il détient la plus part des clubs de Strip-tease de Manhattan. C’est lui qui m’a offert ce club à ma sortie d’Harvard. Il finance quelques campagnes des politiciens de la ville et tout ça. » Oh, c’était donc héréditaire, la passion de l'effeuillage ? « Drôle d’empire familial. » je lâchais, malgré tout. Chez nous, c’était le droit, chez eux, les boîtes de Strip. Mais ce n’était pas ce qui m’avait le plus surprit dans son discours. Il avait fait Harvard ?! Genre Harvard le vrai, pas une école culinaire ou autre merde du genre, qui aurait trouvé fun de porter le même nom que la prestigieuse université ? Donc le mec que j’avais en face de moi, avait un réel cursus universitaire, et pas des plus moches ? Intéressant. Surprenant, et intéressant. Très très surprenant, en réalité. Est-ce qu’il allait me financer un salon de thé, pour l’occasion ? « Donne-moi une bonne raison pour que je puisse financer et investir dans ton salon de thé, et peut-être que je le ferai, si jamais tu as envie de réellement l’ouvrir. » Une seule ? Elle était toute trouvée, et d’un mouvement de main, je me désignais des pieds à la tête. « Moi. » J’étais une bonne raison, non ? Une excellente, même. « Ca te suffit pas, peut-être ? » je le mettais au défi de me contredire, parce que 1/ il ne vaut mieux pas me contredire, et 2/ vaut mieux pas contredire une femme enceinte armée d’une fourchette et de gâteau au chocolat. « Rassure-toi, j’suis pas du genre à m’associer avec quiconque. Mon indépendance, c’est le côté le plus jouissif de mon job. Je n’ai de compte à rendre à personne, et tout ce que je gagne, je ne le dois qu’à moi-même. » Ca, et puis aussi le fait que je n’avais absolument pas l’intention d’ouvrir un établissement, aussi bonne mon idée soit-elle. J’avais tout lâché pour devenir photographe, alors j’allais pas m’éparpiller maintenant, alors que ça commençait à peine à payer un peu. Lorsqu’il revint aux salons privés, m’expliquant que si les mecs avaient envie de baiser, ils pouvaient toujours aller voir les putes au coin de la rue, j’en profitais pour lui signaler qu’il s’agissait d’un conseil qu’il aurait mieux fait d’appliquer lui-même. « J’ai des valeurs, jamais je paierais pour baiser. » Des valeurs, ça ? Non, des principes éventuellement. « Simple question... Combien t’a coûté le repas ? Et le gâteau au chocolat ? C’est suffisamment bon pour coûter un ou deux organes, selon moi. » je questionnais puis affirmais en picorant une nouvelle bouchée. « Tu vois que, finalement, tu casques. » D’une manière ou d’une autre, l’homme finissait toujours par payer pour baiser. Qu’il s’agisse d’un coup d’un soir ou de son officiel, l’homme mettait toujours la main au portefeuille, question d’éducation, de galanterie aussi. Des us et coutumes ancestraux qui avaient fait de nous toutes, des prostituées. Rien que cette connerie de Saint Valentin, par exemple ! Si tu te fends pas d’au moins une rose, n’espère même pas entrevoir la dentelle d’une culotte. Bon, là, en l'occurrence, il payait après coup (ou coups), mais ça revenait au même. D’ailleurs, ce coup m’intriguait puisqu’il s’était passé dans un salon privé où je soupçonnais la présence de caméra de surveillance. J’avais pas très envie d’être l’héroïne d’une sex-tape, même très confidentielle. « Tu regardes trop de film toi, ou alors tu lis trop de livres, je te laisse le choix. » Livres, en fait. Mais aussi journaux. Y avait rien de surréaliste dans ce que je disais. D’ailleurs... Est-ce qu’il y avait des caméras dans les ascenseurs ? Oh merde ! « Au fait, si tu comptais faire tes photos aujourd’hui, c’est un peu raté. Le club ouvre bientôt, enfin, sauf si tu veux les faire avec la clientèle à l’intérieur. » Hein ? Ha oui... « J’te gonfle, Wellington ? » je réagissais dans un sourire. Probablement que je le gonflais un peu, oui, ou tout du moins, l’empêchais de travailler... Mais il n’avait pas tort, je n’avais déjà que trop trainé ici. Pourquoi je trainais encore, d’ailleurs ? Cette idée me dérangeait. Apprécier sa compagnie me faisait, même, carrément chier ! « J’peux pas prendre de photos quand les clients sont là. Non pas que ce ne soit pas esthétique, au contraire, j’aimerais beaucoup un flouté sur la salle, mais je doute qu’ils apprécient la présence d’un photographe. J’vais aller faire quelques clichés rapidement avant l’ouverture, puis côté coulisse. Ça suffira largement. » j’annonçais en m’extirpant du siège, moi et mon ventre trop gros. « Merci pour la parenthèse au calme. » j’ajoutais, en contournant le bureau, preuve de ma politesse, tout de même. « Et pour tout ça, aussi. » dans mon mouvement de bras, j’incluais le cadavre du repas, et les restes de gâteau sur le bureau, avant de ne revenir jusqu’à lui pour attraper, du pouce, une miette de chocolat au coin de sa bouche. Un pouce que je lui tendais, machinalement, avant de regretter mon geste, trop tard. Ses lèvres, sa langue, plus ce regard-là... Ouai, ok, il fallait que je me casse, et vite ! « Allez, salut, hein ! » je balançais fort, trop fort, en lui tapotant l’épaule comme s’il eut s’agit d’un pote. Très crédible, on sentait pas du tout le malaise, c’est cool ! Idiote ! Récupérant mon sac, je déverrouillais la porte avant de hurler, comme il se doit, une bonne dose de : « CRETIN ! SALE FILS DE... ! A-T-ON IDEE D’ÊTRE AUSSI CON ! SALE AUSTRALIEN DE MERDE ! » à l’attention du personnel allant et venant au bas des marches, avant de me tourner vers le sale australien de merde, pour lui offrir un clin d’oeil et un sourire, puis claquer la porte sur une nouvelle pluie d’injures. Je lui avais promis de sauver sa réputation. Je tenais promesse. Adieu.


The End.
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat !

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