It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Astaria & Renji - damn it, i'm fat !

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MessageSujet: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Dim 31 Aoû - 21:23

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
Je n’y étais pas retournée. Enfin si, une fois, mais il y avait plusieurs mois de ça, lorsque j’étais encore mince et insouciante, pas difforme et tentant d’agir en adulte. Ça avait été un véritable fiasco, ce jour-là. J’étais resté deux heures, à peine, avant de prendre la fuite. Je ne voulais pas craquer à nouveau, je ne voulais pas revivre ça. Du moins, une partie de moi ne le souhaitait pas, l’autre en crevait d’envie. Seulement, voilà, je ne supportais pas l’image que ça donnait de moi, je ne me reconnaissais pas. J’avais trop souvent agis sur des coups de tête, des impulsions irréfléchies et désordonnées qui me faisait paraître, moi la rationnelle, la très sérieuse, la sage, pour une frivole sans cervelle, adepte du plaisir facile et s’offrant au premier venu. C’était pas moi, ça, ça n’avait jamais été moi. Alors j’y étais retournée, oui, mais avec la conviction que cette fois, ce serait différent, 100% professionnel, 0% sensuel. Je m’y étais tenue, autant que possible, luttant contre ce regard que je sentais peser sur moi, luttant contre ses mots, sa voix. Et j’avais pris la fuite avant que ça ne dérape. J’avais mes photos, du moins je le pensais, j’avais mené à bien mon projet, je n’avais plus la nécessité de frôler la tentation. Mais encore une fois, c’était compter sans mon karma passablement merdique. Un léger coup d’oeil aux différents tirages, m’avait suffit à en déduire que rien, ou presque, n’était utilisable. J’avais été déconcentrée, et à l’image de ce que j’étais en sa présence, aucun de ces clichés ne me ressemblait. Je devais y retourner ou abandonner ce projet, et puisque la seconde option n’était clairement pas recevable, sachant que j’avais déjà plus ou moins vendu le concept, j’avais rappelé, établissant un nouveau rendez-vous pour fin septembre. Le 29 septembre, très exactement, un lundi. Je n’étais jamais venue. Entre-temps, j’avais découvert ma grossesse et le bouleversement existentiel qui en découlait. J’avais oublié, volontairement ou non, consciemment ou non. J’avais juste eu trop de choses a gérer en même temps, et finalement... Ça m’était sortit de l’esprit. Il n’avait pas cherché à me le rappeler non plus, et ce ne fut qu’une fois à la limite de l’obésité et du cataclysme hormonal, que ce projet s’était rappelé à moi en la personne d’une galeriste. La même que celle qui avait été responsable de mon arrivée ici, en juin. Elle voulait à nouveau m’exposer, mais cette fois dans un local un peu plus grand, juste légèrement plus grand, et avec ce thème que je lui avais si bien vendu il y avait cinq mois. Je n’avais plus le choix, il fallait recontacter Renji ou proposer une exposition bien moche. Si en temps normal, j’avais toutes les difficultés du monde à me fondre dans le décor de son club, le baby bump ne faisait, désormais, que compléter le tableau le plus improbable qui soit. Je ne pouvais plus le cacher, même sous des kilomètres de tissus, et si de dos, l’illusion était parfaite, de profil et de face je prenais des allures de montgolfière. Des allures que j’avais du mal à assumer, un corps que je ne reconnaissais pas et qui me faisait me sentir gauche et impotente. Rien que pour me rendre à Brooklyn, le trajet avait eu des allures de chemin de croix tandis que je trimbalais ma surcharge de rame de métro en rame de métro. Et devant le club ? L’autre abruti de videur s’était lancé dans une leçon de moral avant de finalement me reconnaître. Surtout que contrairement aux fois précédentes, je ne m’étais pas fendue du moindre effort vestimentaire. Ça ne servirait à rien, je ferais toujours tâche. Et puis je ne tenais plus sur échasses. Rien que la station debout était suffisamment incommodante, pas la peine de s’ajouter le défi supplémentaire de high heels. Le confort avant tout. Un jean boyfriend -le seul dans lequel je rentrais encore ma bedaine, des bottines tout ce qu’il y avait de plus plat, et un pull sous lequel pointait mon ventre. Seul et unique compromis : le décolleté dont j’usais pour détourner l’attention de ce qu’il y avait juste en-dessous. Et puis, je n’avais plus que quelques mois pour profiter de ces bonnets-là. Le club était encore désert quand j’y entrais, il était trop tôt pour les habitués. Les filles étaient déjà présentes, s’échauffant, gesticulant pour le plaisir des quelques frustrés déjà en place. Quelques nouvelles, beaucoup d’anciennes. Dont deux que je connaissais relativement bien pour avoir sympathisé avec la dernière fois. Évidemment, celles-là s’empressèrent de me rejoindre pour s’enthousiasmer et s’extasier devant ma difformité. Génial. Est-ce que Renji savait ? Qu’elles me demandaient. Quel besoin il aurait de savoir ? On était pas intime à ce point, on n’était même pas proche. Les abandonnant, je m’en retournais vers un coin de bar où je déposais ma sacoche, sortant mon matériel pendant que le barman ne proposait puis me préparait un cocktail de fruits, sans alcool, bien évidemment. Pas de traces de Renji, et quelque part, ce n’était pas plus mal. J’avais toutes les autorisations nécessaires, chacun s’attendait à ma visite et ma présence, je n’avais pas besoin qu’il descende de son piédestal pour me légitimer. Au contraire, plus il me laissait tranquille et plus j’avais de chance de terminer correctement et rapidement ce projet. D’ailleurs, je ne perdais pas de temps, et entre deux gorgées de ce truc abominablement sucré, j’assemblais mes armes avec dextérité, avant de les braquer, ici, et là, depuis mon tabouret de bar, testant luminosité, contraste, et cadrage. Cette fois, je ne me raterais pas.
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 5 Sep - 20:58


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




J’avais l’impression de crever. C’était quoi ce bordel ? Et pourquoi, nom d’un chien, je me retrouvais avec Luke ? Il avait fait un gosse l’oncle, il devait l’assumer non ? Pourquoi diable, je me retrouvais avec le mioche sur le dos si tôt de bon matin ? Six ans et déjà casse couille. Déjà la dernière fois j’avais dû m’en occuper pour son anniversaire, mais là. Là sérieusement, tout ça parce que sa mère était malade et mon oncle ne pouvait pas décommander je ne sais quel rendez-vous. En cas, mon jumeau il servait à quoi lui ? A rien ? Il ne pouvait pas le garder lui non plus ? Ewww. L’observant, je lui fis signe de disparaitre avant de me laisser retomber dans le lit. Je m’étais couché tout juste il y a trois heures. J’avais besoin de sommeil. Et je ne cherchais même à savoir si je devais l’amener à l’école ou pas. Tant pis, il fera l’école buissonnière. Hors de question que je me bouge le cul. Lorsque j’ouvris les yeux, le silence plat se fit entendre dans l’appartement. Baillant franchement, je me tournais sur le dos avant de fixer le plafond. Est-ce que Luke était toujours ici ? J’avais tellement la flemme de me lever pour vérifier. Clignant des yeux, je les fermais restant inerte quelques secondes avant de me redresser doucement. J’étais complètement out. Déchiré. Détruit et j’en passe. Poussant la couverture, je mis mes pieds au sol avant de m’étirer. Simplement vêtu d’un boxer, je me grattais la fesse droite avant de filer dans le salon. La télévision était allumée mais sans le son. Luke quant à lui l’observait attentivement. Attrapant la télécommande j’activais le son avant de partir en cuisine et me prendre un petit déjeuner. C’était midi passé mais moi ça me convenait. Du bacon et des œufs, j’en fis aussi pour le petit avant de m’installer devant la télé. Café et assiette à côté de moi je regardais ces conneries de dessins animé sans rien dire. Si seulement ça pouvait faire passer le temps. Mais soit. Non ce n’était pas le cas. Quel jour on était en plus ? Je ne me souvenais pas. J’avais trop sommeil. Baillant, je rangeais le tout dans le lave-vaisselle avant de partir me doucher. Il faisait chaud encore je trouvais. Eté pourri, automne doux ? Surement. M’habillant simplement d’un pantalon de lin blanc, je mis un polo ouvert en haut laissant apercevoir ma musculature. Mocassin aux pieds, je fis signe à Luke de se brosser les dents, on allait partir. J’allais surtout l’amener à son école. Enfin, pour ça faudrait déjà que je sache dans quelle école il allait. Une fois dans la voiture, je l’écoutais me parler alors que je me baladais dans tout New-York, j’exagérais à peine, pour trouver son école. Bon, j’avais du retard et alors ? Je fis un sourire charmeur à sa maitresse et tout passa comme une lettre à la poste. Une fois débarrassé de lui, je retournais dans la voiture, et fila en direction de Brooklyn, j’avais un club à gérer quand même. Me tapant les bouchons, j’allumais la musique la mettant assez forte pour passer le temps. Baillant de temps en temps, je mis plus de quarante minutes pour y arriver, pas trop tôt. Foutu accident de la route. Me garant je descendis avant de froncer les sourcils. J’avais l’impression d’oublier quelque chose tout à coup mais quoi ? Bonne question. Soupirant, je poussais la porte du club avant de mettre les mains dans les poches. J’allais partir ce soir je le sentais bien. J’étais trop crevé pour rester toute la nuit. Jack ferait le reste. Il le faisait très bien d’ailleurs. Filant en direction des escaliers pour monter dans le bureau, avant de me stopper un pied sur la première marche. Reculant de quelques pas, je me penchais en arrière regardant alors vers le bar. Une brunette l’appareil photo collé au visage. Astaria ? Oh. Oui exacte. Comment j’avais pu l’oublier ? La faute à Luke. M’approchant d’elle, alors qu’elle se trouvait dos à moi, je l’observais longuement avant de me mettre devant son appareil. Elle devait me voir en grand là-dedans. Enfin, je n’en savais pas grand-chose. « J’ai bien cru que cette fois tu ne viendrais pas. » dis-je en posant un doigt sur la chose pour la baisser et plonger mon regard dans le sien. « J’espère que cette fois les photos seront réussi. Sinon je vais douter de tes capacités honey. » ajoutai-je sur le ton de l’humour bien évidemment. Tirant un tabouret pour m’assoir à côté d’elle, je me stoppais avant de froncer les sourcils. Mes yeux se rivant sur son ventre je restais inerte quelques secondes. What the hell. Sans dire quoi que ce soit, j’approchais mon index touchant son ventre du bout du doigt avant de reculer. « Holy shit ! C’est quoi CA ?! » dis-je sous le choc. Pourquoi elle était enceinte d’abord ?! elle avait trouvé un mec ?! J’avais plus de chance ? Ou alors… « T’es au combien de mois ? » Non… Pas possible. On avait mis une capote. Elle n’allait quand même pas, me faire le coup de la femme enceinte hein ? Je ne voulais pas d’un marmot moi. Au diable le poupon. Me reculant d’elle finalement, je fis signe au serveur de me servir un whisky. J’en avais bien besoin. S’il y avait une chose dont je ne m’étais pas attendu aujourd’hui, c’était bien ça. Ce ventre rond et gros. Déformant son corps. Enfin… Bon, ça la rendait un peu plus jolie quand on regardait plus près. Ses seins avaient peut-être grossis. Je baissais directement mon regard vers eux. J’avais envie de toucher. Ah. Idiot.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 5 Sep - 23:22

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
Passer par la case ‘Renji’ avait toujours représenté un véritable sacerdoce, essentiellement parce que j’avais systématiquement cette foutue phrase en tête... Le meilleur moyen de résister à la tentation c’est d’y céder. Conneries ! Résister à la tentation c’était justement ne surtout pas y céder. Pourquoi tout le monde portait aux nues ce total non-sens ? C’était comme dire : le meilleur moyen de ne pas grossir c’est de s’empiffrer jusqu’à la crise de foie. Ridicule ! Oui, d’ailleurs, il valait mieux que j’évite de penser à la bouffe aussi. Dans mon état, c’était plus prudent. Cet état qui, justement, me rendait un peu plus confiante que d’ordinaire lorsqu’il s’agissait de croiser l’autre idiot. J’étais pas vraiment équipée pour céder à la tentation lorsque j’avais déjà toutes les difficultés du monde à me hisser sur un tabouret de bar. Ce ventre m’encombrait, il ralentissait mes mouvements, me rendait maladroite, ou du moins plus que d’ordinaire, mais il me rendait également, suffisamment repoussante pour ne pas avoir à craindre les regards de convoitise qu’il pourrait me lancer. J’avais ma meilleure protection dans les entrailles, tout allait bien. Ironique lorsqu’on savait que cette protection était le fruit d’un oubli de protection justement. J’étais une adulte responsable, désormais, il n’était plus question d’abandonner ma culotte à quiconque, et certainement pas au patron du club de strip. J’étais supposée prendre soin du truc à l’intérieur de moi, ce qui commençait par ne plus laisser entrer n’importe qui dans cet intérieur, justement. Non pas que ce soit réellement une habitude chez moi, mais même avec presque six mois de recul, je ne parvenais toujours pas à m’expliquer ce qu’il m’avait pris ce soir-là. Pour les deux autres j’avais une explication rationnelle et puis c’était sensiblement différent, mais lui, là, non, vraiment, je ne comprenais pas. Je ne me comprenais pas. Qu’importe, la question ne se posait plus maintenant que j’avais ma ceinture de chasteté ventrale. D’ailleurs, c’était relativement confiante que j’entamais mes premiers tests, et appareil contre le nez, j’opérais mes repérages sans vraiment me soucier du reste. J’étais tellement concentrée que je ne le sentis pas venir, encore moins faire peser son regard dans mon dos. Si ça avait été le cas, je n’aurais pas pris le risque de rester de dos trop longtemps, je lui aurais imposé mon côté face, bien moins ravissant que le côté pile, rapidement, afin de tuer dans l’oeuf toutes les idées qu’il aurait pu encore se faire.  Cela dit, lorsqu’il fut pile dans mon objectif, là, je ne fus plus vraiment en mesure de l’éviter, et y allais même de mon petit sursaut de surprise. Il n’aurait pas pu s’annoncer ? Crétin ! « J’ai bien cru que cette fois tu ne viendrais pas. » Non, cette fois, je n’avais pas oublié. Faut dire que la dernière fois, je venais juste de découvrir ma grossesse, alors... Oui, j’avais eu d’autres chats à fouetter. « J’espère que cette fois les photos seront réussi. Sinon je vais douter de tes capacités honey. » Oh, il se moquait, en plus ? S’il commençait par ne pas virer mon appareil de devant mes yeux j’aurais peut-être plus de chances d’en réussir au moins une. « M’appelle pas comme ça, j’suis pas du putain de miel. » je grognais en l’observant s’installer, appréhendant l’instant où il... Et BINGO ! Son regard croisa mon ventre, et tout le reste de son visage se décomposa immédiatement. D’instinct, une main vint se poser sur mon excroissance à mesure qu’il approchait son doigt. J’avais beau ne rien avoir en commun avec les futures mères rayonnantes, j’avais tout de même des réflexes types, comme celui de protéger mon ventre à la moindre occasion. Instinct primitif, paraît-il. « Holy shit ! C’est quoi CA ?! » Il souhaitait vraiment une réponse ou bien était-ce rhétorique ? Cela dit, j’avais eu presque la même réaction en découvrant le test de grossesse positif. D’ailleurs, en l’observant, je pouvais presque deviner toutes les questions qui lui traversaient l’esprit. Surtout la dernière qui me fit rouler des yeux avant même qu’il ne la formule à voix haute. « T’es au combien de mois ? » Pourquoi fallait-il qu’ils s’imaginent tous être le père ? Enfin, à part le père en question, évidemment, qui, lui s’était immédiatement dit que ma grossesse émanait forcément d’un autre. Tous des crétins... « Si je te dis que j’en suis à trois semaines d’aérophagie, j’suppose que tu me crois pas ? » je demandais, passablement nonchalante, en reprenant une gorgée de mon cocktail. « Panique pas, c’est pas ton oeuvre. » j’ajoutais, bien plus cynique, en laissant ma main quitter ce ventre -encore une fois, je n’avais pas noté qu’elle était posée dessus- pour lui attraper le menton et le forcer à relever le nez vers mon visage. « Mes yeux sont plus hauts, Renji. » Ok, ma poitrine était bien plus attractive, mais merde j’avais encore une identité propre, non ? Déjà que j’avais le sentiment de n’être plus qu’un ventre pour la plupart des femmes, si je devenais un décolleté pour la plupart des hommes, j’allais clairement pas le supporter longtemps. « Et arrête de faire cette tête ! Tu peux te détendre, vraiment, il est pas de toi. Si ma mémoire est bonne, il a été conçu... une semaine, oui... une semaine après toi. Heureux ? » Il n’avait donc pas à s’en faire pour une éventuelle pension alimentaire. Ça n’aurait pas été mon style, d’ailleurs, réclamer une pension. Pas plus que de faire un enfant dans le dos de quiconque. Faire un enfant tout court non plus, de base. Mais le destin avait cette ironie assez particulière consistant à foutre ma vie en l’air en anéantissant, un à un, tous les projets auxquels je tenais. Ce ventre n’était que son coup le plus récent. « Six mois. » je lâchais finalement, à contre coeur, après un long silence abrutissant. Six mois, j’en étais à six mois de grossesse. On aurait pu espérer que j’aurais eu le temps de m’y faire mais pas du tout. Au contraire, j’avais encore bien du mal à envisager que d’ici trois mois j’aurais le droit à mon extraction parasitaire et que je me retrouverais à devoir renoncer totalement à mes nuits, ma santé mentale et mon maigre, très maigre compte en banque. Chouette, hein ?
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 8 Sep - 18:39


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« M’appelle pas comme ça, j’suis pas du putain de miel. » Olalala. Elle avait ses règles ou quoi ? Toujours aimable cette fille. « Ça va. Ne fais pas chier. Du miel ? Je peux te lécher si tu veux. J’aime le miel. Enfin… Pas trop, mais je peux faire une exception pour toi. » Dis-je en haussant un sourcil. Enfin. On savait elle et moi qu’elle n’était pas du miel de toute façon. Alors je pouvais parfaitement le faire sans aucun souci. Enfin bref, allant lui demander si elle avait ses règles, je manquais la crise cardiaque. Oh non, elle ne les avait pas, pas besoin de lui demander. Pourquoi ? Car elle avait un ventre aussi gros qu’un ballon ! Elle… Elle avait une chose en elle ! Elle… elle faisait partie dès leur. De ce qui donnait la vie là ! Quel facteur il y avait pour qu’elle fasse parti des procréateurs ? Ah… dieu tout puissant. J’étais déçu. « Si je te dis que j’en suis à trois semaines d’aérophagie, j’suppose que tu me crois pas ? » Aéro… elle se foutait de moi ou quoi ? Oui, elle se moquait éperdument de moi pour le coup. Ce n’était pas le moment de faire de l’humour quand même… Enfin, pour ma part je ne trouvais pas la situation approprié. « Panique pas, c’est pas ton oeuvre. » Œuvre ? J’espérais bien que ça ne soit pas mon œuvre. Je n’avais pas souvenir de toute façon que la capote ait merdé. Et je sais que mes spermatos sont balèze, mais n’abusons pas. « Mes yeux sont plus hauts, Renji. » Hein ? Clignant des yeux, je relevais le regard furtivement vers elle avant de froncer les sourcils. Mouais. Bon, pas ma faute moi, si sa poitrine était attirante pour le coup. J’osais imaginer le jour où le mioche serait là et qu’elle l’allaitera. Enfin, si elle l’allaitera bien sûr. Pleins ne le faisaient plus. J’avais des tonnes de choses en tête du coup à cause d’elle. Et j’avais du mal à réfléchir correctement, ce n’était pas cool de me faire ça sérieux. « Et arrête de faire cette tête ! Tu peux te détendre, vraiment, il est pas de toi. Si ma mémoire est bonne, il a été conçu... une semaine, oui... une semaine après toi. Heureux ? » Une semaine après moi ? Et bien. Mademoiselle je fais ma prude ne perd pas de temps pour coucher avec d’autre. C’était risible pour le coup. Me pinçant les lèvres, je baissais la tête. Si je me mettais à rire, elle me tuerait, cette fille pouvait faire peur sérieusement. « Six mois. » Six… Mois ? ça faisait déjà six mois que nous avions couchés ensemble ? Wow. Le temps passait tout de même vite. Soupirant je la regardais longuement avant de passer une main dans mes cheveux. « Eh… Je dois dire félicitation ou un truc du genre ? » Dis-je en mimant de taper dans mes mains. Sans un bruit bien évidemment. En fait, j’étais loin d’être happy de ce genre de truc, les marmots ce n’était pas mon kiff. Bon okai, c’était son cul, sa vie je m’en foutais. Mais je n’aimais pas me taper les nanas qui ont des gosses. Et ça… Merde c’était une grosse perte. Attrapant mon verre de Whisky je le bus cul sec avant de faire signe au serveur de me remplir à nouveau le verre. Fallait que je digère la nouvelle. « Tu sais ce que c’est comme chose là ? Un mec ou une fille ? » Je n’étais pas le genre à aimer les gosses, mais je plaignais réellement le mioche si c’était une fille. Je ne saurais dire pourquoi mais… Je ne la voyais vraiment pas avoir une fille en fait. « Enfin bref. Six mois… C’est pour bientôt. Et le père ? Tu vis avec ? » Oui, je voulais aussi savoir ça. J’avais besoin de savoir surtout. Merde quoi. C’était dommage qu’une fille comme elle soit engrossée et finisse casée avec un autre type là. J’aurai bien voulu coucher avec elle d’autres fois. Je m’avouais vaincu, Astaria était un bon coup et c’était dommage juste pour moi. Les autres j’en avais rien à foutre. Je m’inquiétais pour mon propre sors.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 8 Sep - 20:46

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« Ça va. Ne fais pas chier. Du miel ? Je peux te lécher si tu veux. J’aime le miel. Enfin… Pas trop, mais je peux faire une exception pour toi. » Je soupirais d’exaspération. Pourquoi fallait-il qu’il soit aussi vulgaire à chaque instant ? Me lécher ? Sérieusement ? Déjà, cette idée allait lui passer très très rapidement, mais en plus c’était pas vraiment le genre d’intervention qui était susceptible de m’exciter. Loin de là, d’ailleurs. Je préférais la subtilité des regards et des gestes à la brusquerie de ses mots. De toute manière, la question ne se posait pas, ou plus, dans quelques instants il allait croiser le regard de mon excroissance et remballer toutes ses idées lubriques. Évidemment, sa première réaction fut de s’inquiéter pour son avenir et celui de son compte en banque. Attitude somme toute logique de la part d’un homme, ses yeux plongeant dans mon décolleté également. D’une main je lui redressais le menton et lui rappelait que mon visage se situait plus haut, avant de lui assurer pour la énième fois qu’il ne s’agissait pas de son oeuvre grossissant dans mes entrailles et bousculant mes organes. Pour preuve, je lui filais même le timing. La panne d’ascenseur survenant une semaine après ma visite ici même, la conception s’était faite dans les sept jours après notre partie de jambes en l’air. Il pouvait se détendre. Pourquoi il ne se détendait pas ? Il avait même l’air plutôt crispé, pinçant les lèvres et baissant la tête. Quoi ? Il s’imaginait quoi ? Je venais pas de lui affirmer avoir couché avec un autre dans la même journée. Une semaine plus tard, c’était flatteur pour sa virilité, non ? Non, visiblement. « Eh… Je dois dire félicitation ou un truc du genre ? » demanda-t-il en faisant semblant d’applaudir. « J’crois pas. Enfin, j’en sais rien. » C’était vrai, j’en savais rien. Est-ce qu’il était d’usage de présenter ses félicitations ? C’était pas comme si ça avait été difficile à obtenir ou que j’en étais réellement ravie. Cinq minutes de connerie et une vie entière ruinée. Non, j’suis pas certaine qu’il fallait me féliciter pour ça. « Non, définitivement, non. » je rectifiais alors. L’oubli de capote c’était pas quelque chose pour lequel on recevait les félicitations du jury. Je l’observais finir son verre cul et sec et en réclamer un autre. Ok, visiblement cette nouvelle l’affectait bien plus que je ne l’avais imaginé. « Tu sais ce que c’est comme chose là ? Un mec ou une fille ? » Ma main se reposa sur mon ventre et je dardais un regard contrarié sur lui. « Y a que moi qui ai le droit de l’appeler ‘Chose’, ‘Parasite’, ‘Alien’ et ‘Ca’... Toi tu fais comme tout le monde, tu lui manques pas de respect. » Non mais ! Même Lawrence était soumit au même exercice. J’étais la seule a avoir le droit de me plaindre, râler, traiter mon foetus de tous les noms. Les autres, ceux qui ne l’avait pas à l’intérieur d’eux, se devaient de le percevoir comme un futur être absolument parfait. « Et oui, je sais le sexe. » j’achevais en finissant mon verre tandis qu’on lui apportait son nouveau bourbon. « J’peux en avoir un autre aussi ? » je demandais au barman en glissant mon verre jusqu’à lui. « Mais moins sucré, c’est possible ? » Visiblement oui. Cool ! « Enfin bref. Six mois… C’est pour bientôt. Et le père ? Tu vis avec ? » Non, sérieusement, il avait l’air contrarié. Pourquoi ? « Oui. Et oui. » je répondais en l’observant s’envoyer son deuxième verre. « Oui, c’est pour bientôt. D’ici trois mois je passerais du purgatoire au septième cercle de l’enfer... Oui, je vis avec le géniteur, et... Bon sang, tu veux bien arrêter de t’enfiler des verres de la sorte ? » Attrapant le troisième verre qu’on lui apportait avant même qu’il ne l’attrape, je le lui confisquais avec sévérité. « T’as eu une journée de merde ou bien c’est ma grossesse qui te met dans cet état là ? » Si encore je lui annonçais qu’il était de lui, d’accord, mais là ce n’était pas le cas. « Viens là ! » j’ordonnais en attrapant l’une de ses mains pour tirer sur son bras et l’attirer vers moi. J’étais certainement la plus lourde des deux, donc si quelqu’un devait bouger, c’était bien lui. Et lorsque ce fut le cas, j’enroulais mes bras autour de son buste pour l’enrôler dans un câlin forcé. « Et tais-toi, par pitié, évite-moi tes réflexions vaseuses, ce sont mes hormones qui parlent, là. Dans deux minutes j’serais à nouveau normale, mais en attendant tu câlines en silence. » Oui, et rien à foutre du lieu et des regards sur nous, c’était soit ça soit je me mettais à chialer sans raison apparente, donc... Je préférais encore l’option bisounours à la con.
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Sam 20 Sep - 18:35


ASTARIA & RENJI
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« J’crois pas. Enfin, j’en sais rien. » ah bon ? Pourtant on disait bien ce genre de chose quand une femme se retrouvait enceinte. Ou alors, j’avais manqué un épisode au cours de ma vie. C’était censé, je dis bien censé, être un évènement heureux. Donner la vie à quelqu’un. « Non, définitivement, non. » Ah ? Bon. Alors pas de félicitation. « Eh bien… Bravo pour avoir merdé. » C’était plus clair comme ça. Apparemment c’était ce qui était arrivé. Autant dire la vérité. Mais soit. Je demandais si elle savait ce que c’était que la chose en elle, à savoir le sexe du bébé. Six mois, elle devait bien être au courant maintenant. Je pense. « Y a que moi qui ai le droit de l’appeler ‘Chose’, ‘Parasite’, ‘Alien’ et ‘Ca’... Toi tu fais comme tout le monde, tu lui manques pas de respect. » « Je ne suis pas tout le monde. Et je n’ai aucun ordre à recevoir de toi. » Dis-je en la regardant droit dans les yeux. Elle se croyait tout permit ? Qu’elle redescende sur terre. On ne vivait pas chez les bisounours. Ce n’est pas parce que l’on avait couché ensemble, qu’elle devait prendre ses aises. [color:e0d3=CC99FF]« Et oui, je sais le sexe. » « C’est quoi ? » Oui, j’étais curieux. « J’peux en avoir un autre aussi ? Mais moins sucré, c’est possible ? » Soupirant, je passais ma main sur mon front le massant lentement. Je vivais un cauchemar aujourd’hui. C’était surement la journée de l’enfant pour moi. Bref. Je lui demandais pour le fameux père… Si elle vivait avec. Je devais savoir tout de même. Enfin, j’étais surement bien trop curieux, mais bon, j’étais tout de même un peu déçu. Je pensais pouvoir la mettre dans mon lit et en fait… Non. « Oui. Et oui. » Oui elle vivait avec le mec ? C’était du rapide. Ou alors… Elle l’avait trompé en couchant avec moi ? « Oui, c’est pour bientôt. D’ici trois mois je passerais du purgatoire au septième cercle de l’enfer... Oui, je vis avec le géniteur, et... Bon sang, tu veux bien arrêter de t’enfiler des verres de la sorte ? » Quoi ? Je faisais ce que je voulais non ? Et pourtant elle prit le verre bien avant moi. Lui lançant un regard noir je serrais la mâchoire, la faisant craquer sur le coup. « Sale journée. »[/color] Déjà que Luke en tenait une couche. Alors elle avec un gosse en plus. C’était le comble. « Viens là ! » Hein ? M’attrapant par la main, je la laissais faire venant près d’elle les sourcils froncés. Cette fille était tout de même mystérieuse et bizarre. Ou alors c’était simplement dans ma tête ? Je ne savais pas trop pour le coup. « Et tais-toi, par pitié, évite-moi tes réflexions vaseuses, ce sont mes hormones qui parlent, là. Dans deux minutes j’serais à nouveau normale, mais en attendant tu câlines en silence. » Ses bras autour de mon buste, je baissais la tête pour la regarder longuement. Raclant ma gorge, je regardais les autres nous regardait du coin de l’œil. Il n’y avait pas plus discret ben ouais. Fermant brièvement les yeux, je serrais les poings sans rien dire. Car si je l’ouvrais, je pourrais la faire accoucher tellement j’avais envie de l’envoyer chier. Et depuis quand je me souci de la santé des autres moi ? Détournant la tête, je foudroyais du regard une fille qui nous regardait la bouche ouverte. Ça va oui ? On n’est pas des bêtes de foire non plus. Comptant dans ma tête, je posais mes mains sur ses épaules quand les deux minutes furent passées avant de me reculer un peu. « Ça y est ? Madame est satisfaite elle a eu sa dose de câlin ? Ou tes hormones demandent bien plus ? » Bon okai, il fallait bien que je demande même si…. Je me voyais mal coucher avec elle. La chose en elle là… Ewww. Non. Berk. J’en frissonnais pour le coup. Me détachant complètement de ses bras, je me posais sur la chaise haute à côté d’elle avant de m’accouder au bar. « Et au fait, tu comptes faire quoi avec les photos ? T’a un blog ou tu les expose ? Ou un truc du genre ? » C’est ce que faisais les photographe en temps normal. Les exposer sur le net, ou alors dans une galerie. Enfin. Pas tous ceci dit.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Dim 21 Sep - 1:14

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« Eh bien… Bravo pour avoir merdé. » Oui, voilà, c’était exactement les félicitations d’usage. J’avais merdé, j’avais merdé grave, et je persistais dans ma connerie en plus. J’aurais jamais du garder cet enfant, j’aurais pas du projeter plus d’une seconde de mener cette grossesse à son terme. Enfin, dans un monde où j’aurais été normale et faite comme tout le monde, j’aurais agit convenablement, raisonnablement, mais puisque j’étais la reine des choix de merde, je devais assumer chacune de mes décisions hasardeuses : coucher avec ce mec, oublier la capote, tomber enceinte, garder l’enfant, imaginer pouvoir créer une cellule familiale très atypique et espérer que ça fonctionne. Qui ne tente rien n’a rien, évidemment, mais pour le coup ça faisait peut-être un peu trop de trucs de tenté d’un seul coup de reins. Le pire étant que si c’était à refaire, je ferais les mêmes choix tout pourris. Question de karma. Cela dit, j’avais beau émettre des réserves à l’égard de mon embryon, lui n’en avait aucunement le droit. Il devait le respecter, c’était la moindre des choses. « Je ne suis pas tout le monde. Et je n’ai aucun ordre à recevoir de toi. » Wooowowoh ! Il me faisait quoi, là ? Il avait toujours pas compris qui avait l’ascendant dans notre atypique duo ? Baisse les yeux, copain ! « Oula, il me semble que j’t’ai laissé un peu trop longtemps livré à toi-même, tu nous fais une rechute. » je rétorquais en claquant des doigts sous son nez comme si je cherchais à le faire sortir d’une sorte de transe. « T’as du me confondre avec une de tes filles, j’crois. Tu te souviens pas ? Tu fais ce que tu veux avec les autres, mais moi tu me manques pas de respect. Et quand je te demande d’en faire autant avec mon bébé, tu fais pas ton gros beauf, et tu captes rapidement parce que un, t’es pas con, et deux, t’as pas besoin de jouer au dur avec moi. » Sans déconner ? Des ordres il en avait reçu à la pelle, de ma part, et ça n’avait pas vraiment semblé lui déplaire. Alors qu’il range rapidement les crocs s’il espérait obtenir quoique ce soit de ma part. Y compris le sexe de mon monstre suceur de bouffe. Parce que oui, je connaissais le sexe. « C’est quoi ? » « Qu’est-ce que ça change ? » Il comptait m’organiser une Babyshower ? En attendant, je l’observais s’enfiler des verres comme un pilier de bar. Ce qu’il n’était pas, à priori, encore moins sur son lieu de travail. Il était pas supposé servir d’exemple à ses employés ? « Sale journée. » répondit-il lorsque je l’interrogeais sur la raison de tout ceci. Donc ce n’était pas ma grossesse ? Dans ce cas, pourquoi il me regardait aussi méchamment ? Pourquoi il me parlait sèchement ? Pourquoi il était si dur ? J’aurais probablement du m’en foutre, après il ne s’agissait que d’un one-shot que j’étais forcée de revoir dans un cadre purement professionnel, mais ce n’était pas le cas, je ne m’en foutais pas. En réalité, ça m’attristait, et je préférais rejeter la faute sur mes foutues hormones en l’attirant vers moi. C’était ridicule, j’en avais conscience, mais j’étais une boule de nerfs, une bulle de détresse, un putain de bisounours à la con ! Ma vie n’avait rien de fun, mes relations humaines étaient difficilement gérables, et alors que j’étais dans cet état qui pousse, normalement, tout homo-sapiens-sapiens à se jeter sur moi pour me couvrir d’attention et d’affection, je ne m’étais jamais sentie plus seule. Mon père ne me parlait pas, mon frère menaçait de tuer Lawrence, et ce dernier n’était pas réellement un pro en matière de réconfort. Auto-centré sur lui-même, il ne voyait que ses propres emmerdes sans réellement parvenir à admettre que j’avais peut-être un petit peu plus besoin d’attention que lui ! Il faisait des efforts, mais ce n’était pas assez. Pas assez pour que je puisse me sentir apaisée au moins une foutue petite seconde dans la journée. Alors, si Renji pouvait juste la fermer un instant et m’offrir une épaule, juste ça, l’espace de cette toute petite seconde, ce serait déjà une meilleure journée qu’hier. Sauf qu’après ce qui sembla lui paraître une éternité d’immobilisme, droit comme un piquet, me laissant, finalement, assez seule dans cette étreinte, il se retira de lui-même en faisant preuve de sa délicatesse légendaire. « Ça y est ? Madame est satisfaite elle a eu sa dose de câlin ? Ou tes hormones demandent bien plus ? » Je ne répondais même pas. Si j’avais été mal avant ce câlin forcé, je l’étais plus encore maintenant. Sa réaction ne faisant que me conforter dans l’idée que j’étais réellement seule. Seule et parasitée. Je n’irais pas jusqu’à dire que je m’étais attachée à lui, mais, je ne sais pas, j’avais peut-être fait l’erreur d’imaginer que ce que nous avions partagé se définissait autrement que par un simple coup parmi tant d’autres. C’était le cas pour moi, évidemment, puisqu’il n’y avait pas de ‘tant d’autres’, mais sa réaction, ses manières, sa façon d’être avec moi, dorénavant, m’éclairaient soudainement sur cette goutte d’eau dans la mer que je devais représenter à ses yeux. « Et au fait, tu comptes faire quoi avec les photos ? T’a un blog ou tu les expose ? Ou un truc du genre ? » Je n’avais pas réellement écouté. J’avais entendu sa voix, mais pas réellement étudié le contenu. Non, je sentais trop mon menton trembloter pour prendre le risque de me concentrer sur autre chose que juguler et éradiquer le picotement de mes paupières. Peine perdue. « Un truc du genre. » je répondais, alors, sans même savoir de quoi il pouvait bien parler, tout en me laissant glisser du tabouret de bar pour rejoindre la terre ferme. J’allais craquer et il était hors de question que je le fasse devant lui. Aussi, abandonnant tout mon matériel, je lui tournais le dos et rassemblais tout mon courage pour ne pas me mettre à courir en direction des toilettes. Non, je m’y rendais calmement. Les yeux largement humides, mais calmement. Et une fois la porte refermée derrière moi, je me laissais aller à sangloter carrément, lâchant prise en m’adossant au mur carrelé, les mains recouvrant mon visage et étouffant un peu mes pleurs. C’était ridicule, ça ne me ressemblait pas, mais être enceinte non plus... Lorsque je parvins à me calmer assez pour ôter mes paumes de devant mes yeux, ce ne fut que pour découvrir deux silhouettes tétanisées en face de moi. D’où la nécessité de vérifier qu’on est bien seule dans une pièce avant de se mettre à chialer comme une merde. « Ca va pas, ma jolie ? » demanda la plus grande des deux, la blonde montée sur talons en Plexiglas. Je tentais d’hocher la tête, mais avec mes joues humides et mes yeux rouges, j’étais moyennement crédible. « C’est... C’est le patron ? » demanda l’autre, la rousse en mini-short, sans que je comprenne le sens de sa question, avant de la voir reluquer mon ventre. « Non ! » je m’exclamais, brusquement, venant m’essuyer le nez d’un revers de main. « Non, non, pas du tout. Seigneur, non ! Heureusement ! J’ai déjà suffisamment de problèmes comme ça. » Imaginer Renji en géniteur de mon enfant avait quelque chose de tellement improbable, que cette idée me tira un premier sourire. « Non, ce sont juste les hormones qui me transforment en pisseuse à la moindre contrariété. » j’affirmais en reprenant un peu le contrôle de moi-même. « Et c’est quoi la contrariété, là ? » Bonne question. Le manque de respect à mon foetus ? Sa réticence à m’offrir un tout petit peu de tendresse ? Ses regards noirs ? Ou... « Ma vie de merde. » Oui, voilà, ça marchait aussi. Si la rousse s’éclipsa discrètement, la blonde resta auprès de moi, récupérant un peu de papier toilettes dans l’une des cabines pour l’humidifier et le passer doucement sur mes joues et sous mes paupières, avec cette douceur dont seule une mère est capable. Elle n’avait pas l’âge d’être la mienne, mais elle aurait pu être une grande soeur, ou une tante très très jeune. « Vous avez des enfants ? » je demandais, en me laissant faire tandis qu’elle inclinait, d’une main, mon visage vers le sien, et tamponnait de l’autre. « Trois. Ce n’est pas simple, je ne vais pas te mentir, mais je ne reviendrais pour rien au monde en arrière. Tout va bien se passer, ma jolie. Fais-moi confiance, bientôt, tout ira mieux. » J’avais tellement envie de la croire, j’allais tout faire pour m’en convaincre parce que là, dans ces toilettes sombres, cette strip-teaseuse inconnue m’offrait  tout le réconfort, le seul réconfort que je demandais, et dont le reste du monde me privait.
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mar 30 Sep - 23:38


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« Oula, il me semble que j’t’ai laissé un peu trop longtemps livré à toi-même, tu nous fais une rechute. » une rechute ? Elle était sérieuse là ? « T’as du me confondre avec une de tes filles, j’crois. Tu te souviens pas ? Tu fais ce que tu veux avec les autres, mais moi tu me manques pas de respect. Et quand je te demande d’en faire autant avec mon bébé, tu fais pas ton gros beauf, et tu captes rapidement parce que un, t’es pas con, et deux, t’as pas besoin de jouer au dur avec moi. » Assez surpris de ses dires, je me mis à rire sans trop pouvoir m’en empêcher. Un rire bref cependant. « Oula. Et toi tu t’es senti pousser des ailes car je t’ai laissé faire la dernière fois. Ne te crois pas maitre dans notre pseudo relation chérie. Ça ne sera jamais le cas. » Dis-je en la regardant assez sévèrement le temps de quelques secondes. Non mais, il ne fallait pas déconner non plus. Il était hors de question qu’elle me prenne de haut. J’étais loin d’être le gars qui allait me laisser faire en gardant la queue entre les jambes bien rangé. Non, je ne serais pas ce genre-là. Elle se trompait éperdument pour le coup. Enfin, soit, je voulais savoir le sexe du bébé, par simple curiosité. Mais apparemment, mademoiselle ne voulait pas le partager. « Qu’est-ce que ça change ? » « Si c’est une fille, je la plains dès à présent. » Voilà c’était dit. Et je le pensais sincèrement. Je ne la voyais absolument pas élever une fille. Oh mon dieu, le désastre. Mais on verra bien pour le sexe plus tard. Pour l’heure elle voulait un câlin, et ça m’emmerdait, j’étais loin d’être câlin bisounours moi. Ce n’était clairement pas mon dada, et elle devait le savoir. J’étais plus du genre brutal, assez éloigné. Je n’étais pas ce genre de mec. Et une fois le câlin terminé, je lui demandais si c’est bon, elle avait eu sa dose. Non parce que je n’étais pas une peluche sur demande. Fallait pas déconner. Et puis, elle allait en faire quoi des photos qu’elle allait prendre ? Ça aussi je voulais le savoir, et surtout c’était pour changer de conversation, parce que je voulais embrayer sur autre chose, tout simplement. « Un truc du genre. » Un truc du genre ? Haussant un sourcil, j’enfouissais mes mains dans mes poches, l’observant alors quitter le tabouret pour me tourner le dos. Entrouvrant les lèvres, aucun son n’en sorti pour autant, la suivant juste des yeux pour la voir s’engouffrer dans les toilettes des femmes plus loin. Qu’est-ce qu’elle avait tout à coup ? Elle boudait ou quoi ? Haussant les épaules je me tournais vers Jack, et lui fit signe de me servir un nouveau Whisky. Tant qu’elle n’était pas là, autant boire à mon aise. D’ailleurs, je ne voyais même pas pourquoi je ne pourrais pas boire même en sa présence, elle n’avait pas le droit de dicter ma vie. Manquerait plus que ça. Attrapant le verre, je fis clinquer les glaçons avant de boire le liquide d’un ton orange d’un coup. Lui faisant signe de remplir à nouveau, je tournais le regard vers la porte des toilettes, sans aucun signe d’Astaria. « T’as été dure avec la gamine. » « Gamine ? Quelle gamine, elle doit avoir mon âge. » Dis-je en haussant à nouveau les épaules. « T’être bien, mais elle paraissait fragile ce soir et elle fait jeune. Puis elle est enceinte. T’as vraiment aucune conscience toi. » Roulant des yeux, je soupirais sans rien lui répondre. Depuis quand je me souciais des autres ? Franchement ? Ce n’était pas moi ça. Non ce n’était clairement pas moi. Soupirant faiblement, je fis craquer ma nuque avant de voir une de mes filles sortir des toilettes. Nos regards se croisant, je lui fis signe de venir me voir. « Y’a votre femme qui pleure. » « Ma femme ? » Dis-je alors qu’elle haussait les épaules en me tournant le dos pour filer derrière la scène. Croisant le regard de Jack, celui-ci me fit signe d’y aller. Pourquoi je devrais y aller sérieusement ? Grognant, je filais en direction des toilettes, attendant quelques secondes avant d’ouvrir la porte et d’y entrer. La voyant les joues luisant sous les larmes, je soupirais. « Line chérie, tu nous laisses s’il te plait ? » « A vos ordres beau mâle. » Fermant la porte derrière elle, je fronçais les sourcils avant de m’approcher d’Astaria. Assez mal à l’aise, sans trop savoir quoi faire, je continuais de m’approcher d’elle avant de tendre ma main vers son visage. Mes doigts l’effleurant je chassais les traces de ses larmes avant de glisser ma main dans ses cheveux. Soupirant fortement, je m’approchais un peu plus avant de la prendre dans mes bras. « C’est moi qui te fait pleurer ? » J’suis con, surement… « Faut pas s’attendre à grand-chose avec moi tu sais. Je n’ai pas un cœur mielleux à souhait et tout ça. Je suis un peu con. » Dis-je en hochant automatiquement la tête confirmant mes dires. Raclant ma gorge, je la serrais un peu plus contre moi, sentant son ventre contre le mien. Ça me donnait des frissons. « Tu sais, moi à part donner des câlins à mon frère… Je n’en fais jamais. Alors… Considère réellement ça… Comme… Euh… Enfin, tu vois. » Dis-je en toussant faiblement.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 1 Oct - 2:26

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« Oula. Et toi tu t’es senti pousser des ailes car je t’ai laissé faire la dernière fois. Ne te crois pas maitre dans notre pseudo relation chérie. Ça ne sera jamais le cas. » Pourquoi fallait-il qu’il se montre aussi con ? Était-il si sûr de lui ? Avait-il réellement tout oublié de la dernière fois ? Je n’irais pas jusqu’à dire que je faisais ce que je voulais de lui, mais disons que je l’avais obligé à faire différemment. Alors non, je ne me sentais pas pousser des ailes, et non, je ne comptais pas le laisser me faire subir son agressivité envers ce qu’il n’assumait pas, ou plus. « Quelle relation ? » j’interrogeais avec insolence. « On a couché une fois ensemble, remet-en. C’était un one shot, vis pas dans la nostalgie, tu te fais du mal pour rien. » j’ajoutais en lui tapotant la joue histoire de l’agacer un peu plus. Plus il se montrerait con, et plus j’en ferais autant, sauf que contrairement à ce qu’il se plaisait à laisser entendre, j’avais le pouvoir, pas lui. Du moins, je masquais mieux mon ressentit que lui. Il n’y avait qu’à voir les verres qu’il s’enfilait sans interruption. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait, du moins pas précisément, pas plus que je n’en comprenais le sens, mais je savais que ce dérangement qu’il provoquait en moi et qui m’agaçait au plus haut point, je le provoquais en lui également. Peut-être pas de la même manière, peut-être pas pour les mêmes raisons, peut-être pas exactement de la même façon, mais je savais, j’avais l’intuition qu’il ne serait jamais totalement indifférent. Tout comme je ne pourrais jamais l’être non plus. Si bien que lorsque je ressentais cette montée de frustration, ce besoin de compassion et réconfort, c’était de ces bras-là que je réclamais tout ça. Je savais m’exposer à un rejet, voir pire, mais je ne luttais pas pour autant. Dans ces instants-là, la lutte était tout simplement impossible, impensable. Et après m’être entendu dire que je ne saurais pas élever une fille, mon besoin de réconfort s’en trouvait décuplé. Un réconfort que j’arrachais des bras même de mon bourreau, poussant mon masochisme jusqu’à son paroxysme. Je devais être folle, idiote, ou particulièrement perdue pour m’accrocher à ce corps qui ne voulait pas du mien. Rigide, froid, distant, il me faisait l’effet de m’accrocher à un objet inanimé. Étreindre une porte aurait probablement eu le même impact sur moi. Moi, la femme enceinte la moins rayonnante, et la plus esseulée au monde. Du réconfort, je n’en obtenais pas, et ses sarcasmes ne faisaient qu’accroître mon désarroi. Un désarroi qui se transforma, se mua en détresse pure et simple, m’obligeant à partir, m’éloigner, trouver un refuge pour ses larmes qui ne faisaient pas que menacer. Je ne me connaissais que trop bien, désormais, et je savais à quoi m’attendre. Lorsque mes paupières picotaient, je n’avais plus que quelques secondes avant la crise de larmes incontrôlée et incontrôlable. Et aussi humiliant que ça puisse être, il n’y avait rien que je pouvais faire pour m’en empêcher. Je n’avais plus qu’à m’isoler. Un isolement que je croyais trouver dans les toilettes, du moins jusqu’à ce que je pousse la porte pour tomber sur deux effeuilleuses. Si l’une d’elles préféra prendre la fuite, l’autre demeura à mes côtés pour m’offrir le soutient et la compassion que je n’avais trouvé chez aucun de mes proches, très proches, et moins proches. Elle me parla de ses enfants, de ses trois enfants, du challenge que ça représentait, et du fait que pour rien au monde elle ne reviendrait en arrière. Elle m’assura que tout irait mieux, que bientôt, tout irait mieux. Et elle m’en fit la promesse. Elle me parla encore, s’efforçant à nettoyer mes joues de ces larmes qui s’étaient un peu taries, et elle me parlait encore lorsque la porte s’ouvrit me faisant sursauter comme prise en flagrant délit. Flagrant délit de faiblesse. « Line chérie, tu nous laisses s’il te plait ? » ordonna-t-il après un regard et un soupir dans ma direction. Mais je ne voulais pas qu’elle nous laisse. À dire vrai, je ne voulais que plus jamais elle ne me laisse. Peut-être même pourrait-elle m’adopter et élever cet enfant comme le sien ? Et voilà que je m’en voulais de nourrir ce genre de pensées. Néanmoins, Line -puisque je connaissais son prénom à présent- s’exécuta et nous laissa dans cette vaste pièce trop sombre, trop vide, absolument inappropriée. Et comme un lapin dans les phares, je demeurais immobile, figée, tandis qu’il s’approchait et que je me tassais un peu plus contre les lavabos heurtant mon dos. Il étendit le bras, et sa main s’en vint effleurer une joue, sans que je ne comprenne pourquoi il faisait ça. Puis sa main s’égara jusqu’à mes cheveux, sans que je ne parvienne à comprendre pourquoi je le laissais faire. Je ne comprenais ni ses actions, ni mes réactions, et me contentais de l’observer de mes grands yeux qui cillaient à peine. Il soupirait, comme si chacun de ses gestes lui demandait un effort insoupçonné. Pourtant, il n’avait pas l’air de se forcer, tant et si bien que lorsqu’il m’attira contre lui, je me laissais faire, bêtement. « C’est moi qui te fait pleurer ? » J’étais censée répondre quoi ? « Sale journée... » je me contentais de le plagier, mentant à mon tour, tout en lui faisant savoir que je n’avais jamais été dupe, que cette réponse ne m’avait absolument pas convaincue. « Faut pas s’attendre à grand-chose avec moi tu sais. Je n’ai pas un cœur mielleux à souhait et tout ça. Je suis un peu con. » Un peu ? Doux euphémisme. Mais je ne relevais pas, l’heure n’étant pas aux reproches mais plutôt au profit. Il m’offrait l’inattendu et j’en avais tellement besoin que je n’allais pas prendre le risque de le contrarier et le voir s’éloigner à nouveau. Je ne demandais pas grand chose, finalement, je voulais juste ça : qu’on me serre contre soi, et que je m’oublie un peu. J’avais besoin d’une épaule, et ça me faisait mal de l’admettre. Alors, à mesure qu’il me serrait contre lui, je m’accrochais davantage, froissant le tissu de ses vêtements entre mes doigts s'agrippant désespérément, laissant les larmes revenir au galop en silence. « Tu sais, moi à part donner des câlins à mon frère… Je n’en fais jamais. Alors… Considère réellement ça… Comme… Euh… Enfin, tu vois. » Il n’acheva pas sa confession, probablement trop mal à l’aise. Autant que moi, sans qu’il ne s’en doute pour autant. Je n’aimais pas ça, je n’aimais rien de mon état, de cette faiblesse affichée et manifeste. Je m’étais toujours montrée forte et imperturbable, gardant pour moi mes états d’âme et mes larmes. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce que ce squatteur se pointe et s’éclate avec mes hormones. « Je garderais ton secret. » je soufflais, m’essayant à un trait d’humour pour dédramatiser tout ça. Oui, il n’était pas si dur qu’il voulait bien le faire croire, mais moi je n’y avais jamais réellement cru. C’est d’ailleurs ce que je lui avais laissé entendre un peu plus tôt, lorsque je lui avais affirmé qu’il n’avait pas besoin de jouer les durs avec moi. Il n’avait pas besoin de m’impressionner, ni de jouer les big boss avec moi, déjà parce que ça ne marchait pas, mais surtout parce que je n’étais pas une de ses employées. On n’avait pas cette relation-là, et j’avais pas besoin de ça pour le respecter... enfin, à ma manière. « Je ne dirais à personne que t’es pas aussi insensible et con que tu voudrais bien le faire croire, si tu ne dis à personne qu’en vrai je suis une pisseuse à tendance bisounours. J'ai une réputation à tenir. » Je laissais échapper un bref rire moqueur, moqueur envers moi-même, envers toute cette situation, envers le contexte, envers les deux cons qu’on était, et le tableau improbable qu’on offrait, tout bougeant légèrement, collant mon front contre son torse sans décrocher mes mains de son dos. J’avais encore besoin d’un peu de temps, juste un peu de ce sursit qu’il m’offrait. Encore un peu, juste un peu. « Ca va passer. » je promettais. « Ce sont ces foutues hormones. Je contrôle pas. Je ne contrôle plus rien. » Et j’ai horreur de ne pas contrôler, de ne rien contrôler. Alors je tentais de créer l’illusion, de duper mon cerveau en inspirant et expirant lentement, cherchant à agir, à faire quelque chose, à ne pas simplement rester comme ça à subir bêtement. Et après un moment de silence, et les larmes refoulées, ou à peu près, je confiais : « Garçon et exposition. » Ce n’était peut-être rien pour le commun des mortels, mais chez moi c’était le remercier et lui offrir un peu de cette confiance que je n’offrais pas. Ou rarement. Très rarement.
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 8 Oct - 12:57


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« Quelle relation ? On a couché une fois ensemble, remet-en. C’était un one shot, vis pas dans la nostalgie, tu te fais du mal pour rien. » Riant sans pouvoir m’en empêcher, je me mis à applaudir, plus pour me foutre d’elle qu’autre chose. « Si y’a bien un de nous deux qui vit dans la nostalgie c’est bien toi. J’ai bien précisé pseudo relation. A mes yeux ce n’est rien. Mais toi, tu essaies de prendre le dessus, comme si t’en avais le droit. D’où le fait que je te remette à ta place. Je t’ai laissé faire la dernière fois, ça sera pas le cas aujourd’hui, ni les autres fois si on se recroise. Ne confond pas les rôles. » Dis-je en haussant un sourcil. Si elle se croyait intelligente et pouvoir me mener par le bout du nez, c’était clairement non. Et je ne voyais pas pourquoi je me laisserais faire par elle. Une fois ne voulait pas dire tout le temps. Elle était bien trop gourmande et ça, je ne supportais pas. Tu leurs donne la main, ils te prennent le bras entier. La gourmandise est vraiment un sale défaut. Voilà pourquoi en général, je fais rarement confiance aux gens et ne leur donne pratiquement rien. C’est toujours sources d’emmerdes. Et moi les emmerdes je ne les voulais pas. Au contraire même. Plus je les évitais mieux je me portais. Comme pas mal de monde. Mais soit, après ce pseudo câlin, elle nous abandonna là pour aller aux toilettes. Tant mieux j’en profitais pour boire un peu sans qu’elle ne m’interdise de boire. Je faisais ce que je voulais non ? Je n’avais pas besoin de quelqu’un pour m’empêcher quoi faire, il ne fallait pas déconner non plus. Mais après plusieurs minutes à attendre l’une de mes filles me fit remarquer qu’elle pleurait. Ma femme. Quelle femme, ce n’était pas ma femme. Elle avait un humour merdique, je me vengerai. J’étais trop cool avec mes employés. Allant aux toilettes, je fis remarquer à Line de nous laisser tout seul. En effet elle avait une sale mine. C’était peut-être ma faute, j’en savais rien, après tout c’est avec moi qu’elle parlait, alors il y avait peut-être des chances… M’approchant d’elle, je caressais ses cheveux avant de l’attirer contre moi tout en lui demandant si c’était ma faute. « Sale journée... » Hum, le prétexte identique au mien ? Bizarrement, je n’y croyais pas trop mais je ne pipais pas mot. Mieux valait rester silencieux pour le coup. Préférant simplement lui faire remarquer qu’avec moi, il ne fallait pas s’attendre à grand-chose… J’étais loin d’être un bisounours ou tout autre chose. Au contraire, j’étais plutôt distant de nature. Tout simplement. « Je garderais ton secret. » Bien, elle avait raison, de le garder. Je ne voulais pas non plus que ça s’ébruite. Et que surtout ça se déforme, comme à chaque fois quoi. Je ne comprenais pas non plus l’intérêt de déformer les paroles et ce que l’on entend. Soupirant faiblement, je resserrais lentement mon étreinte sur elle, la collant un peu plus contre moi. « Je ne dirais à personne que t’es pas aussi insensible et con que tu voudrais bien le faire croire, si tu ne dis à personne qu’en vrai je suis une pisseuse à tendance bisounours. J'ai une réputation à tenir. » Etouffant un rire sans pouvoir m’en empêcher, je raclais ma gorge alors qu’elle-même riait. L’auto dérision ça faisait du bien aussi. Montant une main dans ses cheveux je fourrageais un peu ses cheveux avant de fermer les yeux. Bizarrement, je me sentais bien là. « Je ne dirais rien non plus. » Dis-je en hochant la tête comme pour accentuer mes dires. Je savais très bien garder les secrets, je pouvais même être une tombe pour ça. Enfin, au moins la tension était descendu, et elle ne pleurait plus, elle avait tout de même l’air d’aller mieux et c’est ce qui comptait dans le fond. « Ça va passer. Ce sont ces foutues hormones. Je contrôle pas. Je ne contrôle plus rien. » ça pouvait se comprendre. J’avais lu une fois que les femmes enceinte ne contrôlaient plus leur émotions, c’était surement le cas pour elle aussi. Chose que j’avais du mal à comprendre, mais c’était la nature, et parfois, valait mieux ne pas chercher à comprendre. Autant rester ignorant. « Ça va passer… Tu veux un truc à manger ? Parait que les femmes enceintes mangent tout et n’importe quoi pour combler leurs envies… » Alors si ça pouvait l’aider, autant commander à manger si ça pouvait l’aider à se calmer un peu. Parce qu’en fait, elle avait l’air de toujours pleurer plus ou moins… « Garçon et exposition. » Je mis quelques secondes à comprendre de quoi elle parlait. Souriant faiblement, je me détachais faiblement d’elle pour voir son visage. Secouant la tête négativement, je passais mes mains sur ses joues pour enlever les traces de ses larmes. « J’irai voir ton exposition alors. Après tout c’est mon club qui sera exposé. » Dis-je en arrangeant aussi ses cheveux. Bizarrement, elle me donnait envie de la protéger. De voir son petit minois de la sorte me procurait une sorte de sensation vraiment bizarre. Frissonnant sur le coup, je déglutis avant de me pencher pour déposer un baiser sur sa joue, puis sur l’autre avant de monter vers ses yeux et en déposer un sur chacun d’eux. « Ça va mieux ? Tu veux boire un truc ? Manger ? Je peux commander à manger si besoin. Faudrait pas que le garçon manque de force. Et toi non plus d’ailleurs. » Surtout elle, le gosse j’en avais un peu rien à faire. C’était surement méchant de ma part, mais bon, c’était comme ça. Les enfants et moi c’était loin d’être une histoire d’amour. Et puis bon, c’était dommage pour elle de se retrouver enceinte. Enfin, je ne savais rien de sa relation avec ce type, peut-être qu’ils s’aimaient à la folie, et prévoyait le mariage. Mais un gosse. Eww. Et puis bon, elle n’avait pas besoin d’être enceinte pour me faire juter. Oh ça non.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 8 Oct - 23:27

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Si y’a bien un de nous deux qui vit dans la nostalgie c’est bien toi. J’ai bien précisé pseudo relation. A mes yeux ce n’est rien. Mais toi, tu essaies de prendre le dessus, comme si t’en avais le droit. D’où le fait que je te remette à ta place. Je t’ai laissé faire la dernière fois, ça sera pas le cas aujourd’hui, ni les autres fois si on se recroise. Ne confond pas les rôles. » Je ne répondais rien, me contentant de l’observer un instant, avant d’afficher un sourire amusé. Il n’était pas convaincant. Du moins, je ne le trouvais pas convaincant du tout. Et histoire de m’en assurer, je coulais un regard vers le barman qui détourna le sien immédiatement. Qu’il ne fasse pas semblant, je l’avais surprit plus d’une fois, il avait beau s’occuper à essuyer des verres et réaligner ses bouteilles, son activité principale était de nous écouter, sans en perdre une miette. « Il a l’air d’y croire, hein ? » je l’apostrophais, alors, déclenchant un léger rire, chez lui, qu’il ravala immédiatement en avisant Renji. « Même ton barman n’y croit pas... » je soufflais à voix basse, comme pour lui confier un secret. « Mais si tu veux gagner, je te laisse gagner, mon chat. J’ai pas besoin que tu le reconnaisses à voix haute, je m’en fous, moi, du moment que tu ne me manques pas de respect, ni à moi, ni à mon parasite. » Parce qu’il était là, le vrai problème. S’il souhaitait fanfaronner, s’il s’inquiétait de son image de marque, et que surtout jamais personne n’apprenne qu’un jour, une femme, avait eu le dessus sur lui, grand bien lui fasse. Mais qu’il ne s’avise pas d’oublier qui j’étais réellement, et ce que ça impliquait pour ses couilles. Il avait beau être dangereux pour moi, lorsqu’il se montrait aussi con, c’était moi qui l’était pour lui. Dangereuse, très dangereuse. Je savais observer les gens, voir ce que les autres ne voyaient pas, ainsi je n’ignorais rien du caractère un peu spécial que je revêtais à ses yeux. C’est ce qui rendait le tout encore plus dangereux pour moi. S’il n’en avait rien eu à foutre, s’il avait été indifférent, je n’aurais pas eu à m’inquiéter. S’il était une sorte de tentation malsaine c’est avant tout parce qu’il se laissait, lui-même, tenter. S’il avait été hermétique, je n’aurais rien eu à craindre. Ce n’était pas le cas, voilà pourquoi mon ventre me rassurait, parce qu’il était le seul bouclier existant à l’heure actuelle. Alors il pouvait bien se taper une overdose de ‘à mes yeux, ce n’est rien’ et autre ‘je dois te remettre à ta place’, ça n’avait pas le moindre impact, ses mots étant vides de sens. Ce qui l’était moins, en revanche, c’était ses gestes, et son incapacité à tomber le masque lorsque j’en avais besoin. J’avais réclamé une petite minute d’attention afin d’éviter la crise, et son attitude froide et distante n’avait fait que la précipiter, la crise. Aussi, je terminais en larmes, planquée dans les toilettes, afin d’éviter à quiconque d’assister à ce pathétique spectacle. Sauf que seule, je ne l’étais pas, il y eut d’abord Line et une autre, puis juste Line, puis Line et Renji, et puis, finalement, seulement Renji. Mais un Renji qui, cette fois, n’hésita pas à me prendre dans ses bras, sans que je n’ai a réclamer ou prendre de force. Et c’était mieux, finalement. J’étais surprise, certes, peut-être un peu intimidée aussi, mal-à-l’aise parce que je n’avais pas envie qu’il me voit comme ça. Ni lui, ni personne, mais surtout pas lui. Il m’arrivait de craquer devant Lawrence, mais c’était rare. En général, je préférais m’enfermer dans ma chambre, mordre un oreiller, et attendre que ça passe. Mais attendre que ça passe dans les bras de quelqu’un d’autre, c’était définitivement mieux, plus doux, plus efficace, plus rapide aussi. Autant il avait été rigide et récalcitrant plus tôt, dans le bar, autant, ici, à l’abri des regards, il caressait, cajolait, rassurait de ses mains dans des gestes étonnamment naturels. Était-ce le fait d’être loin de tous ? Ou bien celui de me voir pleurer ? Les hommes réagissaient bizarrement aux larmes des femmes. Lawrence paniquait. Est-ce que Renji s’attendrissait ? Je n’en savais rien, et je n’avais pas spécialement envie de me poser la question. Je voulais juste me calmer au plus vite et cesser de me montrer aussi vulnérable. C’était pas moi, ça. Enfin si, ça l’était, mais ce n’était pas la moi auquel il devait avoir le droit. Pas lui. Il était déjà suffisamment dangereux comme ça. Qu’importe, pour l’instant je prenais ce qu’il avait à m’offrir, et promettais même de ne rien répéter à personne. À condition qu’il en fasse de même, j’ajoutais, plus pour la blague qu’autre chose. Après tout, je ne connaissais personne, ici, je me fichais bien de l’idée qu’ils pouvaient se faire de moi. « Je ne dirais rien non plus. » promit-il dans un léger rire qui ne m’échappa pas, et qui m’aida à progresser vers la surface. Le fait qu’il soit détendu m’aidait. S’il avait été sur la défensive ou agacé, alors les larmes auraient redoublé, incontrôlable. Foutues émotions à la con. « Ça va passer… Tu veux un truc à manger ? Parait que les femmes enceintes mangent tout et n’importe quoi pour combler leurs envies… » Il était sérieux ? Il voulait vraiment combler mes envies ? Quand je demandais un truc à Lawrence, il soupirait. Pourquoi il faisait pas comme Renji ? Peut-être parce que lui, il y avait droit 24h/24 et non pas juste une fois tous les cinq mois. Si je ne répondais rien c’est parce que j’étais si touchée par sa proposition que je risquais de me mettre à pleurer de nouveau en balbutiant des ‘t’eeeeeeees troooooooop gentiiiiil avec moooooi...’ la voix déformée par les sanglots. On avait fait plus sexy, oui, y a pas à dire. Alors, je laissais passer quelques instants avant de reprendre la parole pour lui offrir les réponses qu’il attendait. Pas celle d’il y a une minute, non celles d’il y a plus longtemps, concernant le sexe de l’enfant et mes projets professionnels. Lorsqu’il se détacha de moi, ou plutôt m’arracha de lui, je cru avoir dit une connerie, fais quelque chose qu’il ne fallait pas et qui me privait de mon réconfort temporaire. Il n’en était rien, je le compris à la manière qu’il eut de revenir contre mes joues, les asséchant, les apaisants après qu’elles eurent été chahutées, irritées par les larmes. « J’irai voir ton exposition alors. Après tout c’est mon club qui sera exposé. » affirma-t-il en louchant sur mes cheveux qu’il remettait en place. « Si j’arrive à faire ces photos un jour... » je soupirais, agacée de me montrer si peu professionnelle, pour la deuxième fois. Cela dit, je n’étais pas en état d’y retourner, là. À vrai dire, je n’étais pas en état pour aller où que ce soit. « C’est pas... » je reprenais, cherchant mes mots, sans y parvenir. Je voulais lui dire que son club n’était pas le sujet, qu’il s’agissait d’une exposition sur le thème de l’intime révélé. J’avais déjà de très nombreux clichés étiquetés pour la galerie, mais je voulais le club, aussi, pour compléter une série de portraits... Cela dit, incapable de finir ma phrase, je l’achevais dans un soupir et un haussement d’épaules. Une frustration qu’il me fit vite oublier sous le feu de son regard. Pourquoi me contemplait-il ainsi ? Et pourquoi je l’observais faire, médusée ? Il fit preuve d’une douceur infinie en déposant ses lèvres sur chacune de mes joues, puis en faisant de même sur mes paupières. J’en restais coincée dans une pure expression de surprise, et il fallut qu’il reprenne la parole pour m’en extraire de force. « Ça va mieux ? Tu veux boire un truc ? Manger ? Je peux commander à manger si besoin. Faudrait pas que le garçon manque de force. Et toi non plus d’ailleurs. » Le garçon. Il ne lui avait pas manqué de respect, cette fois. Et c’est cette reconnaissance, en plus de tout le reste, qui me fit me hisser sur la pointe de mes pieds afin de faire ce qu’il n’avait pas osé, et lui dérober ses lèvres. Rien d’agressif ou de langoureux, juste sa bouche que je gardais captive de la mienne un instant, et de laquelle je me décrochais lentement, très lentement, avant de retomber sur mes pieds en me frottant les paupières gonflées. Voilà pour les remerciements, maintenant... « J’ai envie d’un pot-au-feu, d’un boeuf bourguignon, de foie de veau avec purée maison... Ou non ! Du lapin à la moutarde. Ce gosse est un cannibale. Mais je suppose que tu n’as rien de tout ça en stock ? » je m’emballais, m’enthousiasmais, avant de froncer les sourcils dans une légère moue. « Un hamburger, alors ? » Je proposais, toujours hésitante, avec cette appréhension de trop tirer sur la corde et de la voir lâcher sous mon nez. « Mais... Ce que j’aimerais vraiment... Vraiment vraiment vraiment, c’est sortir d’ici. » Les toilettes du club, c’était juste plus possible, surtout s’il voulait que j’avale quelque chose. « ... Mais j’peux pas retourner dans la salle comme ça. » pas avec ces yeux là, gonflés et rouges, ni avec ces joues encore chaudes de larmes, et surtout pas en reniflant à chaque syllabe. « J’vais faire peur à tes clients... T’as pas... Je sais pas... Un endroit au calme où je pourrais patienter le temps de retrouver visage humain ? » Et si possible, pas la pièce de la dernière fois. Cela dit, je ne voulais pas abuser de sa gentillesse spontanée. Si je demandais, hésitante, c’était surtout parce que je n’avais pas d’autres options. Je ne pouvais même pas partir, puisque pour ça il aurait fallu que je récupère mon matériel dans la salle. Et la salle, j’pouvais pas. Pas pour l’instant. « Je me ferais toute petite, super discrète, je toucherais à rien, tu verras même pas que je suis là. » je promettais en me mordant la lèvre inférieure. J’aimais pas être en demande, mais là, je n’avais pas vraiment le choix.  
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mar 14 Oct - 15:29


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




« Il a l’air d’y croire, hein ? » Foudroyant du regard Jack je plissais le nez. « Même ton barman n’y croit pas... Mais si tu veux gagner, je te laisse gagner, mon chat. J’ai pas besoin que tu le reconnaisses à voix haute, je m’en fous, moi, du moment que tu ne me manques pas de respect, ni à moi, ni à mon parasite. » Roulant des yeux je soupirais fortement. « Tu ne respectes même pas « ton parasite » je me ferai un plaisir de le lui dire dans quelques années tiens. Il sera content d’apprendre que sa génitrice était comme ça avec lui. » Dis-je en hochant la tête. Après tout ce n’était pas elle qui était ma mère, mais ça serait la mère de la chose dans son ventre. Pauvre chose. Avoir une mère de la sorte, je le plaignais d’avance. Peu de  temps après, elle partit dans les toilettes, et j’appris bien rapidement, le pourquoi du comment et je la rejoignis sans trop tarder, faisant sortir Line pour que l’on se retrouve tous les deux seul. Assez mal à l’aise et n’ayant pas l’habitude de ce genre de chose je la pris dans mes bras essayant de la réconforter tout en parlant et surtout essayant de changer de sujet histoire qu’elle cesse de pleurer. « Si j’arrive à faire ces photos un jour... » Oui, c’est sûr, que sans les photos, elle ne pourrait pas faire l’exposition, c’était une vérité des plus logiques. « C’est pas... » C’est pas quoi ? « Hum ? Quoi ? » Demandai-je pour l’inciter à finir sa phrase. Elle commençait, elle se devait de finir maintenant. Pour la consoler un peu plus, je me permis d’essuyer ses yeux avant de déposer mes lèvres sur chacune de ses joues et yeux et lui demander si elle avait besoin de quelque chose en particulier. Manger, boire, je ne savais pas moi. S’assoir, parce qu’après tout elle était enceinte, et que ça ne devait pas être pratique de rester souvent debout quand on était enceinte. Donc bon, autant proposer pour son bien. L’observant se redresser je la laissais faire avant que ses lèvres ne viennent se poser sur les miennes. Juste un baiser, simple, vraiment simple. Clignant des yeux, je la laissais faire assez surpris de ce geste. Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça ? Elle craquait pour moi ? Ça c’était normal. Mais je me surpris à rougir sur le coup. Pas habitué à ce genre de choses. Non vraiment pas. « J’ai envie d’un pot-au-feu, d’un boeuf bourguignon, de foie de veau avec purée maison... Ou non ! Du lapin à la moutarde. Ce gosse est un cannibale. Mais je suppose que tu n’as rien de tout ça en stock ? » Et quoi encore ? Elle avait réellement envie de tout ça ? Et puis… Je n’étais pas très connaisseur, mais il me semblait que tout ça c’était des plats français. La bouffe française était bonne oui j’en concevais bien, mais… Euh, dans mon bar, on ne servait pas de la nourriture française. « Un hamburger, alors ?  » ça par contre, ici on pouvait en trouver à chaque coin de rue. C’était déjà bien plus abordable même. « Mais... Ce que j’aimerais vraiment... Vraiment vraiment vraiment, c’est sortir d’ici.  » Bon ça déjà dans toutes les demandes qu’elle avait faite, c’était la seule que je pouvais faire, là tout de suite, sans attendre. «  ... Mais j’peux pas retourner dans la salle comme ça. » Haussant un sourcil, je baissais un regard sur son visage en la fixant longuement. Qu’est-ce qui clochait ? Elle était belle même comme ça. Je trouvais même que la couleur de ses yeux étaient bien plus belle à cet instant. Surement l’effet de ses larmes. Ça les rendaient brillant, et plus… Hum comment dire. Etincelant, émotif… Un truc du genre. «  J’vais faire peur à tes clients... T’as pas... Je sais pas... Un endroit au calme où je pourrais patienter le temps de retrouver visage humain ? » Un visage humain ? Riant faiblement à ce mot, je me stoppais en me disant qu’elle pourrait mal le prendre. Ça serait con qu’elle le prenne mal alors que ce n’est pas de cette façon que je voulais qu’elle le prenne. « Je me ferais toute petite, super discrète, je toucherais à rien, tu verras même pas que je suis là. » Tapotant doucement sa tête, j’arrangeais ses cheveux avant de sourire un peu plus. « T’as déjà un visage humain… Les femmes… Qu’est-ce qu’elles ne sortiraient pas comme connerie après avoir pleuré. » dis-je en lui pinçant le nez. Rien de macho, mais… C’était l’expérience qui parlait. Les femmes se trouvaient rapidement laide, et c’était une chose que je ne comprenais pas. Un mystère immense. Elles venaient réellement d’une autre planète. « Suis-moi. »[/color] dis-je sans aucune autre parole. L’attrapant par la main pour qu’elle me suive sans même lui laisser le choix j’ouvris la porte des toilettes, avant de filer en direction des escaliers non loin de là. Les montants, je cherchais mes clés de ma main libre dans la poche de mon pantalon puis ouvrit la porte. Lâchant sa main, je la laissais entrer allumant les lumières avant de fermer derrière moi la porte d’un coup de pied. « Fais comme chez toi, installe toi sur le canapé. » Ici c’était mon bureau, et il était clair, qu’elle serait plus que tranquille. Personne ne venait à cette heure-ci. Posant mes affaires sur le bureau, j’allumais l’ordinateur puis vint près du mini bar ou je pris un verre et une bouteille de jus de pomme bio avant de le poser face à elle. Ouvrant le placard à côté du frigo, j’attrapais un petit ramequin et une boite d’olive l’ouvrant pour le mettre sur la table basse. « Tiens, bois ça et mange ça en attendant. Je reviens. » Dis-je en quittant la pièce. Filant dans la réserve, je pris l’annuaire des restaurateurs que j’avais avant de fouiller pour composer le numéro et passer une commande. Même si je ne faisais pas restaurant, il m’arrivait de passer des commandes spéciales quand des gens haut placés venaient en salle privé, histoire de leur livrer un bon repas. Une fois chose faite, je fis signe à Jack de s’occuper des affaires d’Astaria, histoire qu’on ne les lui dégrade pas puis revint dans mon bureau. « Soit un peu patiente, le repas arrivera dans une trentaine de minute. T’es pas pressé hein ? » Demandai-je avant de me laisser tomber dans mon fauteuil derrière le bureau.  




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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 15 Oct - 0:32

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Tu ne respectes même pas « ton parasite » je me ferai un plaisir de le lui dire dans quelques années tiens. Il sera content d’apprendre que sa génitrice était comme ça avec lui. » Oui, bah c’était bien le principe, hein, j’avais le droit de lui manquer de respect, mais le reste de l’univers se devait de lui rendre les honneurs. Même le géniteur. Moi, j’étais son hôte, là, littéralement son squatte officiel en CDD, donc en tant que mur porteur, j’avais le droit de critiquer mon locataire. C’était logique. On partageait un corps, j’pouvais bien lui gueuler dessus, non ? Et il me le rendait bien, à coup de pieds dans les reins, coups de poing dans l’oesophage, et séance de yoga en équilibre sur ma vessie. Un parasite chieur, un vrai. Bref, je ne répondais rien, parce qu’il n’y avait rien à répondre -sa menace sonnant ridicule tant je n’avais pas l’intention de le revoir (ce que je me disais à chaque fois juste avant de le revoir.) - et je filais aux toilettes après tout un enchainement dont je passerais les détails. Bref ! Et ce qui se passa dans ces toilettes, justement, m’apparaitrait plus tard comme profondément surréaliste. Il mit tellement d’énergie et de bonne volonté à sécher mes larmes, là où d’autres auraient déjà tourné les talons après avoir balancé un ‘tu me fais chier’, que j’en restais totalement désarmée, désemparée, comme projetée dans un univers parallèle où... Je ne sais pas, il aurait été le géniteur concerné et impliqué ? Ce n’était bien évidemment pas le cas, et je savais par expérience que le géniteur, quel qu’il soit, n’était jamais qu’à 50% impliqué. Lawrence, par exemple, dont je n’avais pas à me plaindre, finissait toujours par perdre patience, et rendait les armes face à mes sautes d’humeur et mes périodes d’abattement total. Là, à la place de Renji, il serait resté au bar en attendant que ça me passe, ne s’approchant pas de peur de prendre un scud en pleine tête ou d'aggraver les choses. Il n’avait probablement pas tort, d’ailleurs, tant je détestais qu’on me voit faible et en larmes. Renji ne m’avait pas laissé le choix, et face à cette tendresse insoupçonnée chez lui, il était parvenu à me faire oublier que j’étais supposée me morfondre sur mon sort, ma vie de merde, et mon cerveau clairement mal irrigué. Non, à la place, il me faisait parler de mon expo, faisant semblant de s’y intéresser, je suppose, me poussant à lui donner des détails, à poursuivre, malgré tout, lorsque les mots me manquaient. Sauf que... Non, je n’y arrivais pas, et malgré ses demandes, j’haussais les épaules une nouvelle fois. Je n’étais même plus sûre du bien fondé de cette exposition. L’intimité révélée. J’étais qui pour présenter un truc au nom si pompeux ? Finalement, son sujet concernant la bouffe eu plus de succès, et je prenais brusquement conscience d’à quel point j’avais faim. En même temps, j’avais tout le temps faim, désormais. Mes propositions culinaires ne semblant pas lui parler, je réclamais un hamburger et l’autorisation d’aller me cacher quelque part le temps que mes yeux deviennent plus humains et moins lapin albinos. « T’as déjà un visage humain… Les femmes… Qu’est-ce qu’elles ne sortiraient pas comme connerie après avoir pleuré. » rétorqua-t-il en arrangeant une énième fois mes cheveux -il avait de l’endurance, je devais bien le reconnaître- avant de me pincer le nez. Un nez qu’il ne valait mieux pas solliciter après que j’eue pleuré, aussi, j’administrais une tape légère sur sa main afin qu’elle lâche mon excroissance nasale. « Sauf que je n’ai pas pleuré, souviens-toi de notre deal. » je lui rappelais en tentant un air sérieux et sévère que je perdais bien trop rapidement au profit d’un faible sourire. C’était d’ailleurs pour ça que je réclamais un coin tranquille, histoire de pouvoir prétendre qu’il ne s’était rien passé de spécial dans ces toilettes. Je crois que, finalement, je préférais que son personnel pense que nous étions en train de nous envoyer en l’air dans une cabine, plutôt qu’essayant d’enrayer une crise de larmes. Je n’eus pas à le supplier, d’ailleurs, puisque rapidement il m’ordonna de le suivre en m’attrapant par la main. On allait où comme ça ? L’espace d’un instant, j’eus peur qu’il me ramène dans le salon privé, celui que je ne voulais plus jamais voir, enfin surtout pas dans mon état, mais l’escalier qu’il nous fit emprunter me détrompa. Y avait quoi à l’étage ? J’eus la réponse lorsqu’il me fit le précéder dans une pièce avant d’allumer la lumière en refermant la porte derrière nous. Whoooo ! C’était quoi ça ? Une maison ou un bureau ? Ok, il était clair qu’il s’agissait de son bureau, mais c’était à peine plus petit que chez Lawrence. Comment c’était possible ? « Fais comme chez toi, installe toi sur le canapé. » Oula, fallait pas me le dire deux fois, mon pote, et progressant lentement en prenant le temps d’observer les lieux, j’échouais dans ledit canapé, sans cesser de tout contempler autour de moi. C’était très... masculin. Mais de bon goût. Ça n’avait rien à voir avec l’étage inférieur beaucoup plus... moins... Bref. Sans mot dire, je l’observais aller et venir, allumer des trucs, ouvrir des choses, sortir des machins, et finalement déposer un butin sous mon nez. Jus de pommes et olives ? « J’aime pas les olives. » je m’excusais presque de ne pas pouvoir m’exécuter, avant de... Lever la main et l’index pour l’immobiliser dans son mouvement. « Mais peut-être que mon parasite aime. Attends. » On avait des goûts sensiblement différents lui et moi. Je n’aimais pas l’avocat, par exemple, et lui adorait ça. Inversement, je raffolais du saumon, et ce chieur n’en voulait pas, me provoquant des nausées terribles histoire de s’assurer que j’avais bien compris le message. Du coup, j’étais comme une enfant découvrant le goût, et devait réapprendre complètement l’intégralité de mon alimentation. Sauf que vu la manière dont je recrachais l’olive dans ma paume, il semblait que lui et moi venions de nous mettre d’accord sur un truc : « On n'aime pas les olives. » Mais pour le jus de pommes, il n’y avait pas de problème, et tandis que Renji s’éclipsait pour faire je ne sais trop quoi, probablement gérer son club, je m’enfilais un grand verre avant de m’étaler dans le canapé. J’avais mal partout, en permanence, mais surtout au dos et aux jambes. Aussi, dès que l’occasion se présentait, je me retrouvais en position horizontale. C’était la théorie de l’évolution inversée. Le problème lorsque j’étais allongée, c’est que la fatigue se rappelait à moi, et puisque je l’étais tout le temps, fatiguée, si je pouvais parfaitement l’ignorer lorsque j’étais sur mes deux pattes, elle me submergeait dès que je m’horizontalisais. Si bien que, lorsque Renji revint, j’étais couchée, recroquevillée sur le côté, une couverture -trouvée là- dépliée sur mes jambes et un bout de mon buste, l’air complètement amorphe. « Soit un peu patiente, le repas arrivera dans une trentaine de minute. T’es pas pressé hein ? » demanda-t-il en s’installant derrière le bureau, m’obligeant à relever un bout de nez vers lui. « J’ai l’air d’être pressée ? » je l’interrogeais à mon tour en étouffant un bâillement. Je n’allais pas m’endormir, ou si je le faisais ce ne serait qu’une micro-sieste, mais j’avais besoin de me reposer un peu. Tout le temps, en fait, encore plus après avoir pleuré l’équivalant du lac Michigan. « J’ai l’impression d’être chez le psy. » je lançais en l’observant lui derrière son bureau, moi depuis ma banquette. « Tu vas me faire parler de ma petite enfance en prenant des notes ? » Une plaisanterie qui me colla des frissons dans le dos. J’avais été une seule fois chez un psy, et ça n’avait pas été la meilleure expérience de ma vie, au contraire. Je n’avais pas besoin de déblatérer pendant une heure face à un étranger pour savoir ce qui n’allait pas chez moi. Et puis, en général, je préférais m’intéresser à la vie des autres plutôt qu’à la mienne. C’était toujours plus distrayant. « Pourquoi t’es aussi... gentil, avec moi ? » je demandais alors, me surélevant le buste sur un coude, ma joue s’affalant contre ma paume. « Non, j’ai une meilleure question ! Pourquoi t’es venu ? » sous-entendu, dans les toilettes, évidemment. « T’aurais pu m’y laisser... Beaucoup m’y aurait laissé, d’ailleurs. Même le géniteur de mon parasite m’y aurait laissé. Non pas qu’il s’en foute ou quoi, juste... Il sait pas faire. Il sait pas comment me gérer dans ce genre de situation. Ce qui est un euphémisme sachant que ce bébé a été conçu justement parce que j’étais en train de pleurer et qu’il savait pas quoi faire d’autre pour me calmer que... Ça. » j’achevais en désignant mon bidon. Enfin, c’était ma version des faits, Lawrence en aurait probablement une autre dans laquelle je serais une prédatrice sexuelle et lui une pauvre victime ne sachant pas dire non à un tripotage de braguette... Enfin bref. « Quoiqu’il en soit... Merci. » j’ajoutais à voix plus basse. Et qu’il ne m’oblige pas à répéter, j’avais une sainte horreur des remerciements à formuler. Lorsque ça sortait c’est que c’était réellement très mérité.  
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mar 21 Oct - 0:06


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




« Sauf que je n’ai pas pleuré, souviens-toi de notre deal. » Oui, c’est vrai. Levant la main, je fis un cercle rejoignant mon index et mon pouce lui faire signe que j’avais compris. « J’vois pas de quoi tu parles. Qui a pleuré ? » Dis-je sur un air un peu innocent. Puis je l’amenais dans mon bureau, dans un lieu bien plus pratique et tranquille surtout avant de lui dire de s’installer sur le canapé et de lui sortir de quoi boire et manger. Du jus de pomme et des olives simple. Je faisais avec les moyens du bord en somme. J’espérais simplement que ça lui convenait, et qu’elle n’allait pas m’assommer de question. Je faisais du mieux que je pouvais. « J’aime pas les olives. » Comment on pouvait ne pas aimer les olives ? Je la regardais comme s’il s’agissait d’un alien. « Mais peut-être que mon parasite aime. Attends. » Pour ça sa main levé en signe de stop ? Parce qu’en plus, le machin dans son bide pouvait lui faire manger des choses qu’elle n’aimait pas ? Sérieux ? Le monde était fascinant. Vraiment. Et flippant. Mais… La voyant recracher son olive, je plissais le nez. C’était dégueulasse. « On n'aime pas les olives. » « J’vois ça ouais. » Dis-je d’un air vachement écœuré. Prenant les olives, je les posais sur mon bureau, lui filant un mouchoir pour qu’elle s’essuie la main. « Les chips, vous aimez ? Ou l’un de vous n’aime pas ? » J’avais l’impression de parler à un schizophrène. Secouant la tête, je l’abandonnais là, le temps d’aller passer la commande pour qu’elle puisse manger. Revenant, je m’installais sur mon fauteuil, devant mon bureau en lui demandant d’être un peu patiente, puisque le repas serait très vite livré ici. « J’ai l’air d’être pressée ? » Haussant un sourcil, je tournais le regard réfléchissant quelques instants. Qu’est-ce que j’en savais moi ? « J’ai l’impression d’être chez le psy. » Le psy ? Sérieux ? Relevant le regard je la fixais alors surprise de cette annonce. Elle avait déjà été chez un psy ? « Tu vas me faire parler de ma petite enfance en prenant des notes ? » Riant faiblement, je secouais négativement la tête. Oh non. Ça non. Pas que son enfance ne puisse m’intéresser, mais… Ce n’était pas moi, tout simplement. J’étais loin d’être de nature curieuse sur ce genre de chose. Le passé restait le passé et parfois valait mieux le laisser enterrer là où il était. C’était jamais bon de toute façon ce genre de connerie. Ça pouvait rendre nostalgique et faire chialer. Ou remplir la personne de regret. Parce que bien sûr, un passé, ça se saurait si c’était toujours cool et parfait. « Désolé de te décevoir ma mignonne, mais non. Je vais me contenter de la gestion de mon club, et voir ce que je dois passer comme commande. Bien plus barbant que les questions sur ton enfance. » ça par contre je pouvais bien l’avouer. Je n’avais jamais trop aimé faire ça. C’était un peu la bête noire de mon boulot. Les maths, et les comptes tout ça quoi, c’était vraiment la chose que je faisais toujours au dernier moment. « Pourquoi t’es aussi... gentil, avec moi ? » Hein ? Gentil ? Moi ? « Non, j’ai une meilleure question ! Pourquoi t’es venu ? » Venu ? Elle parlait trop vite, j’avais du mal à suivre moi dans tout ça. « T’aurais pu m’y laisser... Beaucoup m’y aurait laissé, d’ailleurs. Même le géniteur de mon parasite m’y aurait laissé. Non pas qu’il s’en foute ou quoi, juste... Il sait pas faire. Il sait pas comment me gérer dans ce genre de situation. Ce qui est un euphémisme sachant que ce bébé a été conçu justement parce que j’étais en train de pleurer et qu’il savait pas quoi faire d’autre pour me calmer que... Ça. » Haussant un sourcil, je l’observais longuement en me demandant pourquoi elle me disait tout ça. Je me sentais tout à coup un peu de trop moi là. Et puis, son mec était un gros connard, plus que moi. On ne console pas une nana en lui écartant les cuisses. Enfin. Ça ne m’était jamais arrivé. Donc c’était peut-être pour ça que je trouvais ça un peu… Bizarre. Un câlin, semblait la chose la plus plausible à mon sens. « Quoiqu’il en soit... Merci. » Merci ? Elle avait dit merci ou j’avais mal entendu ? Ne bougeant pas de mon fauteuil, je restais quelques instants silencieux avant de tourner mon regard sur l’écran de mon ordinateur. Qu’est-ce qu’elle voulait que je lui dise moi ? Je ne savais pas trop quoi dire. Les mots doux, en général, ce n’est pas pour moi… Et là, je ne voyais pas quoi ajouter. Elle voulait que je dise quoi ? « Hum. Elle m’a dit que tu pleurais… Je ne pouvais pas… Rester sans rien faire. » Oui, c’était vrai ça. Elle pleurait alors j’avais été curieux. Oui c’était ça. « Dis. Tu l’appelles mon géniteur mais… Euh… c’est ton mec ? T’appelle ton mec géniteur ? » Oui ça m’intriguait. Et puis je voulais combler un peu le silence. Ça se voyait que je ne savais pas trop quoi lui répondre. J’étais un peu gêné. Ah. Moi Renji gêné. Du jamais vu. « Enfin… tu lui diras la prochaine fois… De ne pas te consoler de cette façon. Sinon, tu vas finir avec une équipe de baseball ! » Dis-je en la regardant furtivement. C’est vrai quoi. Et puis les protections ça existait. Elle avait l’air de s’y tenir comment elle avait pu oublier ? Enfin. Si elle était triste, ça pouvait expliquer le pourquoi du comment. Tapotant des doigts sur le bureau, je me laissais aller contre le dossier de mon fauteuil avant de la regarder, là, sur mon canapé. « La prochaine fois. Appelle-moi. J’suis pas le roi de la réconforte, mais apparemment je fais mieux que lui. » Dis-je en la fixant longuement.  


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mar 21 Oct - 2:40

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Les chips, vous aimez ? Ou l’un de vous n’aime pas ? » J’aurais pu en rire si je n’avais pas pris cette question au sérieux. Parce que oui, finalement, je m’étais faite à l’idée de devoir partager mon corps -et donc mes papilles gustatives- avec un autre, en l’occurrence mon parasite, et rien dans sa question ne sonnait étrange ou sarcastique à mon oreille. Je n’avais plus le recul nécessaire, j’avais trop le nez dessus. Littéralement dessus. Aussi, je réfléchissais réellement à sa question, essayant d’y trouver la réponse la plus appropriée, mais il avait déjà déserté les lieux. Finalement, ce n’était pas plus mal, je n’aurais pas su quoi répondre. Oui, nous aimions les chips vu la quantité industrielle qu’il me faisait ingurgiter régulièrement, mais... Ça dépendait du goût. Bacon et Chicken flavour, ça passait, mais Cheddar, non, par exemple. Je profitais de son absence pour faire comme chez moi, puisqu’il m’en avait donné l’autorisation, m’allongeant dans le canapé, allant même jusqu’à jeter un plaid sur mon corps déformé. Et j’étais bien. Si bien que lorsqu’il revint, je me trouvais presque somnolente. Je ne m’endormirais pas pour autant, je ne faisais que me reposer un peu, et moquer gentiment sa distance vis-à-vis de moi. Lui installé derrière son bureau, moi avachie dans le sofa, ça faisait un peu séance de psy, selon moi. « Désolé de te décevoir ma mignonne, mais non. Je vais me contenter de la gestion de mon club, et voir ce que je dois passer comme commande. Bien plus barbant que les questions sur ton enfance. » Ma mignonne ? Non, je n’allais pas râler, je n’allais pas non plus me lever pour lui administrer ce coup dans les parties afin de lui faire passer l’envie de m’offrir ce genre de surnoms à la con -je n’avais plus la dextérité d’autrefois, et j’avais pas, non plus, vraiment envie de bouger mes fesses de là-, j’allais me contenter de soupirer en fixant le plafond, profitant de l’instant de répit pour étirer mes bras et faire craquer quelques unes de mes articulations. « Ca tombe bien, j’aime pas parler de moi. » j’affirmais après un instant de silence. J’affirmais juste avant de lui poser deux questions qui finirent par entrainer un monologue contredisant absolument en tout point cette affirmation que je venais d’émettre. Ce n’était pas ma petite enfance que je lui confiais, mais c’était pire. J’évoquais la conception de mon parasite comme s’il n’y avait rien de plus naturel au monde. Okay, j’allais mettre ça sur le compte de la fatigue et de mon état émotionnel instable. Les remerciements par contre, ils étaient sincères, et mérités. J’étais peut-être chiante, caractérielle, control-freak, et indomptable, je n’étais pas ingrate, et savais faire preuve d’objectivité lorsqu’il s’agissait de remercier quelqu’un. Il aurait pu me laisser dans les toilettes, il aurait même été en droit de me foutre à la porte de son club tant je représentais de la mauvaise pub. Pourtant, il ne l’avait pas fait, et au contraire, me fournissait même une planque le temps de me remettre. Le remercier était la moindre des choses. Des remerciements qui le laissèrent un moment silencieux, le nez dans son écran d’ordinateur. Gêné ? « Hum. Elle m’a dit que tu pleurais… Je ne pouvais pas… Rester sans rien faire. » Définitivement gêné. Bah alors ? Il avait du mal avec l’idée que je puisse lui trouver d’autres adjectifs que crétin nombriliste à tendance immature ? Je croyais qu’on avait résolu ce petit problème lorsque je lui avais promis de ne répéter à personne qu’il n’était pas aussi con et insensible qu’il voulait faire croire. Je ne répondais rien, je me contentais de l’observer en retenant un sourire amusé. C’était plaisant de le voir si... mal à l’aise, aussi... nerveux ? « Dis. Tu l’appelles mon géniteur mais… Euh… c’est ton mec ? T’appelle ton mec géniteur ? » Mon géniteur ? Non pas mon géniteur, mais son géniteur. Lawrence était le géniteur de mon alien, pas mon géniteur à moi. Lawrence était mon... mon rien du tout, finalement. Il serait le père de mon enfant, mon partenaire d’élevage parasitaire, mais... Non, je ne pouvais même pas dire qu’il était mon ami. Il le deviendrait, sûrement, avec le temps et compte tenu des évènements, mais j’avais du mal à m’attacher, je ne supportais pas de m’attacher, parce que s’attacher signifiait perdre de ce contrôle auquel je tenais tant. « Il s’appelle Lawrence. » je finissais par répondre après un instant de silence, après avoir renoncé à trouver ce regard qu’il ne voulait plus poser sur moi. « Et non, ce n’est pas mon mec. » avouais-je en insistant sur ce dernier terme que je n’aimais pas. Je ne l’utilisais jamais. Essentiellement parce que je n’avais jamais eu à le faire. J’avais eu un petit copain à l’âge où on disait encore ‘petit copain’, puis un ‘copain’, et finalement il était devenu mon fiancé. Alors non, je n’avais jamais eu de mec, et ce n’était pas vraiment quelque chose qui me tentait, un mec. « On a été négligents, on en assume les conséquences ensemble. » Et bien lourdes, les conséquences, sinon ce ne serait pas drôle. Lawrence pouvait avoir tous les défauts du monde, il savait prendre ses responsabilités et agir comme il fallait dans ce genre de cas. « Enfin… tu lui diras la prochaine fois… De ne pas te consoler de cette façon. Sinon, tu vas finir avec une équipe de baseball ! » Oh mon dieu ! Il venait de me regarder, là ? Fallait que je fasse un voeu, ou un truc dans le genre ? Depuis quand je l’impressionnais à ce point ? « Sérieusement, comme si un homme pouvait résister à ça ! » j’ironisais en désignant mon corps. « Enfin, si on ferme les yeux sur la difformité ventrale, évidemment. » Evidemment, il s’agissait d’auto-dérision, puisque je ne m’étais jamais trouvée en rien époustouflante, et je m’expliquais encore mal l’effet que je pouvais faire aux hommes. Peut-être qu’ils étaient tous stones. « La prochaine fois. Appelle-moi. J’suis pas le roi de la réconforte, mais apparemment je fais mieux que lui. » Cette fois il me regardait. Il me regardait vraiment, fixement, enfoncé dans son fauteuil luxueux. Alors je me redressais, péniblement, mais je me redressais, me remettant en position assise puis m’immobilisant un instant pour reprendre mon souffle. Putain d’merde, je me sentais tellement impotente. À mon tour de l’observer sans rien dire, me contentant de le fixer tout en réfléchissant, en songeant sérieusement à ce qu’il venait de dire... « Non, ça n’arrivera pas. » je tranchais dans une légère moue, tout en secouant la tête. « On sait tous les deux que je ne t'appellerais pas. » j’ajoutais en me relevant complètement, quittant le canapé pour combler en quelques pas la distance nous séparant. Je ne l'appellerais pas, parce que ça ne nous correspondait pas. En toute objectivité, je savais que je préférerais toujours me faire renverser par une voiture plutôt que d’avouer ou ne serait-ce que laisser entendre que je pourrais avoir besoin de lui. Je ne me l’admettrais jamais à moi-même, alors certainement pas l’appeler pour le lui faire savoir. « Mais si toi tu veux le faire, ne te gêne pas, tu as mon numéro. » je soufflais en arrivant à sa hauteur. Il ne le ferait pas. Il avait trop de fierté pour ça. Et officiellement, je n’étais qu’une fille parmi tant d’autres. Une fille qu’il ne supportait pas de voir pleurer, qu’il s’empressait de rejoindre et venir consoler, et qu’il faisait grimper dans son bureau pour autre chose que de la baise, mais ça, ce n’était que détails, pas vrai ? « Allez, pousse-toi, laisse-moi jeter un oeil à ça. » j’ordonnais sans réellement faire preuve d’autoritarisme, afin de prendre sa place face à l’écran. C’est qu’en plus, il était sacrément confortable son fauteuil. J’en lâchais une petite moue d’approbation. « Je suis plutôt douée avec les chiffres... Voyons... » Pour ne pas dire très douée, en réalité. Depuis longtemps je m’occupais des comptes, des factures, des taxes et impôts de toute la famille. Avant ça, c’était ma mère, puis mon père après sa maladie, mais dès qu’elle fut condamnée, et que mon père eut sombré dans l’alcool, j’avais du m’occuper de tout ça, apprendre seule, faire des erreurs parfois, et finalement maîtriser le tout comme une pro. « Il me faudrait les livres de comptes et le tableau de commande pour que je puisse procéder à l’inventaire. Est-ce qu’au moins tu tiens ça à jour ? » je demandais en remontant mes jambes en tailleur, m’installant plus confortablement, comme chez moi, finalement. Et puis, autant m’occuper l’esprit le temps que la nourriture n’arrive. Sinon j’allais devenir dingue. 
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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 27 Oct - 17:41


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« Ca tombe bien, j’aime pas parler de moi. » « Qui aime parler de soi ? Des nombrilistes à tous les coups. » Je détestais aussi parler de moi. Et je ne comprenais pas ces gens qui parlaient d’eux, toute la sainte journée, ou rapportait tout à eux, comme s’ils étaient un Dieu, ou une entité de je ne sais quoi. Et dans un sens tant mieux qu’Astaria ne soit pas comme ça. J’aurai eu du mal à rester la soirée avec elle. Eww. Puis on se mit à parler de ce qu’il s’était passé. Plus précisément, du pourquoi et du comment elle en était à tomber enceinte. Pas que ça soit l’histoire la plus intéressante du siècle, mais ça m’intéressé moi. C’est tout ce qui comptait non ? « Il s’appelle Lawrence. » Grand bien lui fasse. Son prénom était moche en plus. « Et non, ce n’est pas mon mec. » Oh ? Ce n’était pas son mec ? Ça, par contre c’était intéressant d’apprendre ce genre de chose. Un faible sourire se logea d’ailleurs sur mon visage. Alors, si je voulais, je pouvais encore profiter d’elle ? Enfin… clairement pas maintenant. Elle avait une chose dans son bide. Un intrus. « On a été négligents, on en assume les conséquences ensemble. » Négligent ? Ouais, bah ça pour l’avoir été… Enfin, c’est surtout la faute à pas de chance. Il la console, ils font l’amour et pouf elle tombe enceinte. D’autres crèveraient d’envie de tomber enceinte si rapidement et facilement. Mais c’est toujours quand on ne le souhaite pas que ça arrive. Le monde pouvait être injuste quand même. « Y’a ce qu’il s’appelle l’avortement aussi. Enfin, sauf si tu es contre. » En effet, là, rien n’était possible. M’enfin, il devrait tout de même faire attention. Sinon, ils allaient former un club de baseball, ou autre. Si à chaque fois qu’il la consolait, ils finissaient au lit. Et surtout, sans protection. « Sérieusement, comme si un homme pouvait résister à ça ! Enfin, si on ferme les yeux sur la difformité ventrale, évidemment. » Pourquoi cacher le vente ? Sérieusement, plein d’homme aimaient ça au contraire. Voir une femme enceinte et faire l’amour avec. Enfin, personnellement ce n’était pas mon trip, au contraire, mais bon il en fallait pour tous les gouts. Je trouvais ça limite gore. Eurk. « Y’a des hommes qui savent résister. Et puis y’a pas que les hommes accros au sexe. Y’a plus de femmes qu’on ne le pense qui sont pire que des mecs. » elles savaient juste se cacher à l’époque. « Ouais. Si on cache le ventre. Enfin. Peut-être que ton consolateur aime ça. Avec le ventre. » Dis-je en fronçant les sourcils. Enfin, ce n’était pas une information que je voulais à tout prix savoir non plus. Au contraire, je m’en foutais, et ça ne m’intéressait pas. Mais soit, je lui proposais de m’appeler la prochaine fois. Enfin, c’était sorti tout seul, mais au moins, moi, je ne lui ferai pas une équipe de foot. « Non, ça n’arrivera pas. » C’est vrai, ça n’arriverait pas. Je n’étais pas stupide ni même rempli d’espoir. « On sait tous les deux que je ne t'appellerais pas. » Oui. Enfin, sauf si elle venait à se droguer, là peut-être. En fait, une fois les clichés pris, je me demandais même si j’allais la revoir. Certes à son exposition, et après celle-ci ? La question n’avait pas de réponse. Ou plutôt si, elle en avait une, c’était un simple mot, négatif. Non. Ça ne me dérangeait pas dans le fond. Après tout je n’étais pas une peluche ou dieu sait quoi qui permettait de consoler les gens. Mais c’est vrai qu’avec elle, bizarrement, je voulais bien le refaire si jamais ça lui convenait. Pourquoi ? J’en savais rien moi. Cette fille était un réel mystère pour moi. La regardant se lever et venir vers moi, je ne répondis rien, ne bougeant même pas. « Mais si toi tu veux le faire, ne te gêne pas, tu as mon numéro. » Moi ? Elle était sérieuse là ? Moi ? Je n’étais jamais déprimé, je n’étais jamais dans une période sombre, et surtout, je ne pleurais jamais. Depuis quand un homme pleurait ? Non, ce n’était pas mon style de pleurer. Manquerait plus que ça. Que moi, Renji Wellington, pleure. C’était presque, oui presque risible. « Moi ? Je n’ai jamais de moment de faiblesse et je ne pleure jamais. » Dis-je en haussant un sourcil, la regardant arriver à mes côtés. « Allez, pousse-toi, laisse-moi jeter un oeil à ça. » Surpris, je me levais sans trop réellement réfléchir la regardant s’installer sur mon dit fauteuil. Pourquoi je m’étais levé moi d’abord ? « Je suis plutôt douée avec les chiffres... Voyons... » ah bon ? Tant mieux pour elle, et peut-être tant mieux pour moi alors. Si elle pouvait bosser à ma place ça m’arrangerait même tiens. Car pas que, mais je n’avais clairement pas envie de faire de la comptabilité ce soir, mais bon voilà, à force de faire trainer les choses, et bien… il était plus qu’urgent de le faire à présent. Pas trop de choix. « Il me faudrait les livres de comptes et le tableau de commande pour que je puisse procéder à l’inventaire. Est-ce qu’au moins tu tiens ça à jour ? » Bien sûr que je tenais ça à jour. Enfin je crois. Non, normalement c’était bien à jour, j’étais tout de même assez strict sur ça. Je ne voulais pas de souci, encore moins financier. « Bien sûr que tout ça est à jour. » dis-je en cherchant dans ma poche la clé. Me penchant, j’ouvris le tiroir du bureau qui était fermé à clé, avant d’en sortir les livres de comptes du club et les poser à côté d’elle. Attrapant la souris de l’ordinateur, j’ouvris le document qui contenait alors le tableau de commande. Une fois chose faite, je refermais le tiroir à clé. Il y avait bien trop d’autres documents, qui ne la regardaient pas. Si je pouvais me permettre de lui montrer les comptes du club, car il n’y avait pas grand-chose à cacher. Le reste par contre l’était et pas qu’un peu. « Comment ça se fait que tu sois plutôt douée en chiffre ? Je ne savais pas que les artistes l’étaient. » Dis-je en m’asseyant sur le bord du bureau en croisant les bras sur mon torse, attendant de la voir à l’œuvre.  


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mer 29 Oct - 1:04

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« Qui aime parler de soi ? Des nombrilistes à tous les coups. » Pas forcément, non. Les gens à l’aise avec ce qu’ils étaient ou ce qu’ils s’apprêtaient à devenir. Les gens heureux, les gens épanouis, les gens qui avaient quelque chose d’intéressant à raconter. Pas moi, donc, pour aucun de ces cas, bien que, la minute suivante, je me surprenais à lui conter beaucoup de choses sur moi, comme si c’était naturel, comme s’il n’y avait absolument rien d’anormal là-dedans. Après tout, il ne savait rien de moi. De mon corps, oui, mais de ce qu’il y avait dans ma tête ou dans ma vie, il en ignorait tout. Et c’était très bien ainsi. Du moins, ça l’était jusqu’à ce que je lui déballe tout, jusqu’au prénom du géniteur, et le fait qu’il n’était pas mon mec. Ce qui me poussait ainsi ? Peut-être sa façon d’être, sa façon de se renseigner, plus ou moins discrètement, sans parvenir, pour autant, à me duper. Il ne me faisait pas la conversation, là, il cherchait à savoir... Pourquoi ? J’en savais rien, mais je répondais de bonne grâce, m’amusant à lire les réactions sur ses traits. « Y’a ce qu’il s’appelle l’avortement aussi. Enfin, sauf si tu es contre. » Et voilà ! Fallait toujours qu’on me parle de ça ! J’avais si peu l’air emballé pour qu’on se permette de juger de mes choix de la sorte ? Ou bien était-ce commun à toutes les femmes enceintes ? Ils avaient quoi, les gens, à systématique sortir le mot ‘avortement’ lorsqu’il s’agissait de mon ventre rond ? J’allais finir par me vexer, à la fin. « Pourquoi j’aurais avorté ? J’ai 25 ans, une excellente couverture médicale, une situation pas trop pourrie. À mon âge, ma mère m’avait déjà. L’avortement c’est bien mais seulement lorsque tu te trouves dans une impasse. Alors oui, j’suis clairement pas dans une avenue luxueuse, mais je ne suis pas dans une impasse non plus. » Ok, j’avais beau jouer les nanas sûres d’elles et tout, j’avais quand même hésité, et jusqu’à la vingtième semaine, j’avais continué de m’offrir le luxe d’envisager cette option. Ce n’était plus le cas, mais... Oui, j’avais douté, j’avais hésité, et peut-être finirais-je par regretter ce choix. Mais qu’aurais-je pu faire d’autre alors qu’une pulsion animale me poussait à garder cet enfant ? Je n’étais pas prête à lui parler de ma mère et de sa mort, ni de mon deuil et de la menace de dépression nerveuse qui m’avait conduit à sauter dans un avion pour New York. Non, j’en avais déjà suffisamment dit, suffisamment confié, aussi je préférais repartir sur du léger, optant pour une blague sur mon corps ‘de rêve’. Sauf que, visiblement, il ne le prit pas façon bonne grosse blagounette. « Y’a des hommes qui savent résister. Et puis y’a pas que les hommes accros au sexe. Y’a plus de femmes qu’on ne le pense qui sont pire que des mecs. » qu’il me sortait avec sérieux en plus. « Ouais. Si on cache le ventre. Enfin. Peut-être que ton consolateur aime ça. Avec le ventre. » J’en soupirais en levant les yeux au ciel. Sans déconner ? « Je ne faisais que plaisanter, Renji. J’ai jamais eu l’impression d’avoir un corps de déesse, encore moins maintenant que je me trimballe la surcharge pondérale. » j’expliquais avant de me lever pour prendre la direction du bureau où il se trouvait à râler sur la charge de travail qui l’attendait. « Et j’suis pas une accro au sexe. Rare sont les femmes qui le sont, en réalité. La nature ne nous a pas fait ainsi. Chez l’homme c’est un besoin physique irrépressible. Chez une femme c’est une question de désir. » j’achevais en l’approchant. Oh oui, j’avais parfaitement raison concernant la différence entre homme et femme. Et ça s’expliquait même scientifiquement. Question de survie de l’espèce, le mâle était un reproducteur compulsif, et se devait d’avoir plus souvent envie qu’une femelle, afin d’en engrosser le plus grand nombre possible. Tandis que la femelle, elle, pouvait se contenter d’un ou deux partenaires avant de se retrouver en gestation. Oui, c’était pas très glam’, mais c’était la nature qui nous avait fait ainsi, nous étions des animaux. Des animaux qui avaient évolué, certes, mais qui conservaient des instincts et des besoins très primaires. Comme celui de se sentir en sécurité lorsque les éléments deviennent hostiles. Et dans une moindre mesure, c’était ce qu’il m’avait offert et se proposait de m’offrir encore. Ça n’arriverait pas. Pas que je ne l’autoriserais pas à me réconforter à nouveau, juste que je ne prendrais jamais mon téléphone pour le contacter. Pas la première, en tous cas. Pas de mon plein gré et sobre. Non, il me faudrait être totalement désespérée et n’avoir plus aucune fierté pour faire ce pas vers lui. Si je m’évertuais à l’éviter le plus possible, ce n’était pas sans raison. Même si là, tout de suite, c’était pas trop flagrant, je suis d’accord. Il était dangereux, trop dangereux pour moi, et puisque j’avais un bébé en route... Non, je devais me montrer sérieuse et adulte, désormais. Cela dit, s’il souhaitait m’appeler, lui... Ma foi, je ne pourrais pas l’en empêcher, n’est-ce pas ? « Moi ? Je n’ai jamais de moment de faiblesse et je ne pleure jamais. »  Il faisait sérieusement exprès de ne pas comprendre ou bien il n’avait pas la lumière à tous les étages ? « Laisse tomber. » je grommelais, en le chassant de sa place pour m’occuper de ses chiffres à sa place. Enfin, si tant est qu’il tienne tout ça à jour, évidemment. « Bien sûr que tout ça est à jour. » Heu... Il avait hésité quand même. C’était pas vraiment rassurant, ça. Pas plus que de le voir sortir une clé de sa poche pour ouvrir le tiroir de son propre bureau dans son bureau à lui-même dont la porte était verrouillée avant notre arrivée. Je l’observais en tirer des dossiers, avant de refermer le tiroir à clé... Ok... « Tu serais pas un peu parano, comme mec ? » je demandais en fronçant les sourcils. Je n’étais pas vexée du tout, s’il le souhaitait je pouvais même le laisser se démerder avec ses chiffres, c’était plus pour lui que je disais ça. Qui aurait envie de fouiller dans ses affaires, qui irait jusqu’à forcer la serrure de cette pièce pour ça ? Et puis pourquoi refermer le tiroir devant moi alors qu’il était dans la pièce ? Il craignait que je me jette dessus et lise frénétiquement ? Il était vraiment bizarre, parfois. « Comment ça se fait que tu sois plutôt douée en chiffre ? Je ne savais pas que les artistes l’étaient. » me demanda-t-il alors que je me penchais dans les livres de comptes et le tableau qu’il avait ouvert pour moi. « Tu fais des généralités, maintenant ? » je rétorquais, à mon tour, sans lever le nez, pour autant, de la série de chiffres que j’analysais. « Tu croyais quoi ? Que les artistes étaient tous des lunatiques dépressifs excentriques déconnectés du réel ? Raté. J’étais en troisième année de droit à la Sorbonne avant de décoller pour New York. Ce qui fait que je suis douée en chiffre et en code pénal. » ce qui était totalement inutile lorsqu’on voulait gagner sa vie de la photo, bien sûr. « Et je me défends pas trop mal en confection de gâteau au chocolat aussi... Tu vois ? On peut être artiste et avoir de multiples talents. » j’ajoutais en lui tapotant la cuisse d’un geste distrait. « Et toi ? Tu serais pas doué en massage, par hasard ? » Oh, rien de sexuel dans cette question, j’avais juste les lombaires et les cervicales en vrac chaque fin de journée depuis des mois. Et puisque je m’occupais de ses comptes, il pouvait bien s’occuper de mon cou, même si je m’attendais à le voir refuser. Pas trop son style.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Lun 10 Nov - 23:46


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« Pourquoi j’aurais avorté ? J’ai 25 ans, une excellente couverture médicale, une situation pas trop pourrie. À mon âge, ma mère m’avait déjà. L’avortement c’est bien mais seulement lorsque tu te trouves dans une impasse. Alors oui, j’suis clairement pas dans une avenue luxueuse, mais je ne suis pas dans une impasse non plus. » Mouais, elle avait raison. Enfin, je trouvais ça un peu dommage de concevoir un enfant de la sorte, mais ça ne me regardait pas. Même si je détestais les enfants et que je ne m’imaginais pas en avoir pour l’instant, si je devais me voir dans le futur, je me voyais marié avant de pouvoir penser à cela. Mais nous n’avions pas tous la même conception de la chose. Et puis les imprévus ne faisaient jamais parti de nos réflexions, ça serait trop beau sinon. « Tant que toi ça te convient et ce n’est pas un poids. C’est ce qui compte. » Devais-je lui dire qu’il parait que l’enfant dans le ventre comprend tout ? J’avais vu pas mal de reportage et tout le bla, bla qu’on pouvait sortir sur ça. Je n’en savais rien. Mais mieux valait pas en fait. Parlant de la façon dont le bébé avait été conçu, j’annonçais mon point de vu. Des femmes aimaient autant le sexe que les hommes, pas tous mais… Certaines. J’en étais certains. Mais là aussi ce n’était que mon point de vue. « Je ne faisais que plaisanter, Renji. J’ai jamais eu l’impression d’avoir un corps de déesse, encore moins maintenant que je me trimballe la surcharge pondérale. » Et pourtant elle avait un sacrément beau corps. A mes yeux. Et mes yeux étaient bons, ça suffisait. « Et j’suis pas une accro au sexe. Rare sont les femmes qui le sont, en réalité. La nature ne nous a pas fait ainsi. Chez l’homme c’est un besoin physique irrépressible. Chez une femme c’est une question de désir. » Plissant le nez, je trouvais ça du pareil au même moi. « À mes yeux t’as un corps de déesse. » Dis-je en la pointant du doigt de haut en bas de son corps. Oui. « Et les nymphomane hein ? Elles ont un besoin physique irrépressible aussi. » A moins que l’on m’ait menti toute ma vie sur le concept d’être une nympho. Mais soit, nous n’allions pas épiloguer sur le sujet pendant vingt ans. Elle s’approcha de moi tout en me parlant du fait que si je voulais l’appeler je pouvais le faire. Elle ne comptait pas m’appeler si elle était triste, pourquoi moi je le ferais ? Et puis, je n’étais jamais triste. C’était chose réglé non ? « Laisse tomber. » Oui bon ben valait mieux. Surtout avec son air là. Pas envie qu’elle me saute dessus. Lui laissant la place, je sortis ma clé pour ouvrir le tiroir et lui donner le livre de compte qu’elle avait besoin avant de refermer le tiroir. A clé. « Tu serais pas un peu parano, comme mec ? » « Moi ? Pas du tout, y’a pas que mes livres de compte là-dedans. Je ne parle pas pour toi hein. Mais… On ne sait jamais. » Pas que je doutais de mes employés mais… Je ne faisais pas facilement confiance. Et même si une serrure c’était vite trafiqué quand on s’y connaissait j’avais espoir que personne ne viennent fouiner mon bureau. Enfin soit. Je ne savais pas que les artistes étaient doués en chiffre et je le lui fis remarquer. « Tu fais des généralités, maintenant ? » Bah quoi ? C’était si cliché que ça ? « Tu croyais quoi ? Que les artistes étaient tous des lunatiques dépressifs excentriques déconnectés du réel ? Raté. J’étais en troisième année de droit à la Sorbonne avant de décoller pour New York. Ce qui fait que je suis douée en chiffre et en code pénal. » La Sorbonne ? C’était une fac de Paris, je crois. Assez connu, un Harvard américain ? Je n’étais pas très calé personnellement en université. « Et je me défends pas trop mal en confection de gâteau au chocolat aussi... Tu vois ? On peut être artiste et avoir de multiples talents. » Sa main me tapotant la cuisse, je la fixais longuement en haussant les sourcils. Cool, elle savait faire des gâteaux au chocolat, mais ça, c’était le rôle d’une femme de savoir cuisiner. Mais mon instinct me disait que si je balançais cette vanne, elle allait encore me réprimander. Valait mieux pas que je le dise. « Et toi ? Tu serais pas doué en massage, par hasard ? » Remontant mon regard à ses épaules, je les fixais longuement avant de me déplacer naturellement derrière elle et poser mes mains avec douceur sur ses dites épaules. « Les clichés et les généralités c’est humain, c’est chiant mais c’est cool. » Dis-je en pressant alors mes pouces dans sa chair pour commencer un peu le massage. Note à moi-même ne pas énerver une femme enceinte. Déjà qu’elle n’avait pas l’air commode tous les jours, alors enceinte, je ne voulais même pas voir cela. « Enfin, tu es multifonction quoi. » Dis-je en regardant le plafond de mon bureau, que je trouvais fade tout à coup. « Comme une femme quoi. » ajoutai-je en me mordant la langue. « Okai, celle-là, elle était facile de généralité. » Si elle ne me tuait pas, j’avais bien de la chance. Mais c’était plus fort que moi. Je ne pouvais pas me retenir. Fermant les yeux, je pressais un peu plus mes doigts sur sa peau avant de me stopper. Sans rien dire, je glissais mes mains sous ses vêtements, pour pouvoir masser à même la peau. Elle avait la peau douce, le genre de peau qui donnait envie de caresser pendant des heures. Pressant mes doigts sur ses épaules, je remontais même à sa nuque, pour bien la masser, osant même aller dans ses cheveux pour lui masses derrière les oreilles. Je n’étais pas doué en massage, mais je m’étais fait assez massé dans ma vie pour savoir plus ou moins comment faire. C’était simple, je crois. « C’est bien là au fait, que tu veux le massage hein ? » Oui, parce que bon. Si elle le voulait ailleurs, je n’avais pas compris. Et puis merde, même si ce n’était pas là tant pis. Je le faisais déjà c’était un bien grand exploit. Il ne fallait pas non plus trop m’en demander.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Mar 11 Nov - 1:08

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Tant que toi ça te convient et ce n’est pas un poids. C’est ce qui compte. » Est-ce que ça avait l’air de me convenir ou de ne pas peser son poids ? Mais, mis à part les femmes qui avaient attendu ça toute leur vie, j’imagine que ma réaction était à peu près normale. J’avais des doutes, beaucoup de doutes, et quelque part c’était sain, non ? Personne ne se découvrait brusquement mère. C’était des conneries, ça ! Y avait pas d’instinct maternel qui nous apprenait soudainement à tout faire à la perfection. Alors non, j’étais pas une merveilleuse femme enceinte, et je ne serais jamais une excellente mère. J'essaierais juste de pas trop me foirer, c’était le principal. En attendant, me plaindre ne voulait pas dire que je n’éprouvais rien, ou que de la haine à son propos. C’était le melon le plus important de ma vie, en cet instant, mais le fait qu’il prenne un malin plaisir à me détruire le dos et les organes, à m’étirer le bide et me grattouiller les hormones, j’estimais avoir le droit d’exprimer mon exaspération une fois de temps en temps. Ce môme me prenait pour une pinata, me tabassant de l’intérieur comme s’il s’attendait à voir sortir des bonbons depuis l’autre côté. C’est toi qui va sortir, you idiot ! D’ici quelques mois, c’était pas des bonbons qui allaient être expulser de mon utérus. Et pendant ce temps, je gonflais, je gonflais, je gonflais encore ! Même mes pieds gonflaient ! Même mes doigts ! « À mes yeux t’as un corps de déesse. » Pardon ? « La déesse de la fécondité, alors. » Celle dont les statuettes la représentent avec les seins qui pendent et un ventre énorme ? J’avais plus rien à voir avec Aphrodite, là. Quoique, j’avais jamais rien eu à voir avec Aphrodite, en fait. J’étais plus... Artémis. Oui, voilà. Déesse de la chasse, soeur jumelle d’Apollon. Oh mon dieu, c’était tellement ça ! Le frère magnifique, et la soeur... Colérique. C’était tout nous, ça. « Et les nymphomane hein ? Elles ont un besoin physique irrépressible aussi. » Ha oui, c’est vrai, la discussion sur le sexe... Hum... « La nymphomanie est une maladie. Moi je te parle de généralité et majorité. Vous, les mecs, si vous ne... vous soulagez pas, pour parler poliment, c’est douloureux. Physiquement, je veux dire. Ça vous fait vraiment mal. Alors que nous... non. On n’est pas égaux. C’est pourquoi tu seras toujours la demande et moi l’offre. » Enfin, je voulais dire de manière générale, les femmes l’offre et les hommes la demande, pas forcément nous deux. C’est pas ce que je voulais dire. À moins que ce ne soit exactement ce que je voulais dire sans en avoir conscience ? Si ? Noooooon ! Quant au reste, je venais de décréter qu’il était idiot, et laissais tomber. Après tout, s’il ne voulait pas comprendre que je l’autorisais à m’appeler dès qu’il le souhaitait, c’était son problème, et quelque part, ce n’était pas plus mal. J’aurais l’air de quoi s’il m’appelait vraiment et que je me retrouvais dans l’incapacité de ne pas m’enflammer de la culotte ? Pour l’instant j’avais little Satan dans le bide, pour m’empêcher de faire des conneries, mais après ? Lorsque son bail sera arrivé à expiration et que je l’aurais expulsé ? Oh, j’aurais encore, probablement, un ou deux mois devant moi avant d’accepter que quiconque me voit à poils, mais après ça, lorsque mon corps aura retrouvé ses dimensions réelles ? Peu importe ! Je chassais ces pensées de mon esprit et l’observais ouvrir et refermer à clé son tiroir de bureau. Parano, le Renji ? « Moi ? Pas du tout, y’a pas que mes livres de compte là-dedans. Je ne parle pas pour toi hein. Mais… On ne sait jamais. » « Hum... Tu pourrais parler pour moi, ça ne me vexerait pas. Bon, il s’avère que j’en ai rien à foutre de tes affaires, mais finalement, tu ne sais pas grand chose de moi. Je pourrais être envoyée par la concurrence pour t’espionner, ou par la répression des fraudes pour... Répressionner les fraudes ? » Ok, avec des vêtements moulants et sans gros bide, j’aurais probablement été plus crédible dans ce rôle, mais... Bref, j’étais pas là pour ça. J’étais juste douée pour les chiffres, et m’occuper l’esprit en attendant la bouffe était devenu indispensable. Au passage, je lui apprenais qu’il ne fallait pas se fier aux clichés, et qu’artiste ne signifiait pas pour autant complètement décérébré. Après quoi, je lui demandais un massage. Ouais, y avait pas de lien direct, mais... Y avait jamais de lien direct dans ma tête. Je ne pensais pas qu’il le ferait, à dire vrai, je pensais qu’il allait me rire au nez et balancer une ou deux phrases qui me donneraient envie de le gifler. Mais non. Au lieu de quoi, il me contourna pour s’occuper de ma nuque... Puis mes épaules... Puis re-ma nuque. « Les clichés et les généralités c’est humain, c’est chiant mais c’est cool. » Huuum ? « Enfin, tu es multifonction quoi. » uuuuhm uuuuhmmm. « Comme une femme quoi. » hummmmmmmmm... « Okai, celle-là, elle était facile de généralité. » uhmmm uhm huuuuuum ! C’est tout ce qui ponctuait chacune de ses réparties. Discrètement. De manière étouffée. Mais c’était trop bon pour que je puisse ne serait-ce qu’objecter. Je ne sais pas si c’était lui qui était particulièrement doué, ou moi qui était particulièrement nouée, mais c’était juste parfait. Juste ce dont j’avais besoin. J’inclinais même la tête en avant pour lui laisser plus d’espace. En réalité, j’aurais eu besoin qui s’occupe de toute ma colonne et plus particulièrement du bas de mon dos, de ma cambrure de reins, mais la nuque et les épaules, c’était déjà très bien. Il s’arrêta un instant, et je fus sur le point de lui aboyer dessus lorsque je le sentis reprendre, sous mon col, à même la peau. Huuuummmmmm... Un peu plus et je ronronnais. « C’est bien là au fait, que tu veux le massage hein ? » Désolée, le cerveau d’Astaria est momentanément indisponible, merci de réessayer ultérieurement. Voir jamais, en fait, tant je ne voulais pas que ça s’arrête. J’étais sourde à tout, même aux coups donnés à la porte en face de nous. Trois petits coups brefs immédiatement suivi par l’ouverture de cette même porte sur un sombre inconnu que je remarquais vaguement au travers de mes cils à moitié clos. C’était qui, lui ? Statique sur le seuil, il observait la scène avec l’air d’hésiter entre rêve et réalité. Quoi ? Il avait jamais vu une femme enceinte derrière le bureau de Renji, pendant que le Renji en question s’occupait de lui masser la nuque ? Pfffff. Ce crétin à bouche ouverte me tapait déjà sur les nerfs. Aussi, j’élevais un bras, tendais un doigt dans sa direction, et gueulais : « TU ES VIRE ! » avec sérieux et théâtralité. Ho bah non, pourquoi il était tout coincé, maintenant ? Enfin, encore plus que précédemment ? « Quoi ? J’avais toujours rêvé de dire ça. » je me justifiais, penaude mais pas trop, en relevant le nez vers Renji, en me tordant le cou pour le voir, quoi. « Ooooooh, c’est ma bouffe ?! » je remarquais brusquement -ENFIN !!!- les bras chargés de l’intrus que je venais de virer pour de faux. Et avec une rapidité et une agilité dont on aurait jamais cru une femme enceinte capable, je quittais siège et bureau pour sautiller jusqu’à lui, ou plutôt jusqu’au sachet qu’il avait entre les mains. « Détends-toi, t’es pas vraiment viré. » je le rassurais en lui tapotant la joue. « Mais si tu dégages pas d’ici rapidement... Je peux changer d’avis à touuuut moment. » Il flippait ? Oh, seigneur, il flippait réellement ! Il était trop mignon avec ses yeux de Puppy. J’avais presque envie de l’adopter. Mais puisque j’étais déjà enceinte, ça risquait de faire beaucoup d’enfants d’un coup. Alors je refermais la porte sur lui, sur son immobilisme et son mutisme. Il n’avait pas dit un seul mot. Et je m’en moquais complètement. J’avais mon sachet de nourriture et c’est tout ce qui m’importait pour l’instant. Fouillant dedans, je revenais vers le bureau. « Tu m’as commandé quoi de bon ? » j’interrogeais, machinalement, avant de relever le nez vers lui en réintégrant mon siège. « Quoi ? Tu vas me gronder pour avoir fait peur à ton personnel ? » Même si je faisais les yeux de chat ? « Faut bien que je crie sur quelqu’un ! Et comme t’aimes pas que je te crie dessus... » Oui, j’faisais ça pour lui. Voyez jusqu’où pouvait aller mon intérêt pour lui ! J’étais trop bonne. « Tu veux une frite ? » j’ajoutais, en lui tendant la frite de la réconciliation.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Sam 15 Nov - 20:19


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




« La déesse de la fécondité, alors. » Riant faiblement, je raclais ma gorge. « Si tu veux oui. Mais… évite de nous pondre un club de football hein. » Dis-je en fronçant les sourcils. Enfin, je n’avais aucun droit de lui demander ça. Mais. Astaria avoir autant d’enfant ? Non, sacrilège, pauvre corps. Parlant de sexe et des différences entre homme et femme, je vins à parler de nymphomanie. Il fallait bien que je défende les hommes. « La nymphomanie est une maladie. Moi je te parle de généralité et majorité. Vous, les mecs, si vous ne... vous soulagez pas, pour parler poliment, c’est douloureux. Physiquement, je veux dire. Ça vous fait vraiment mal. Alors que nous... non. On n’est pas égaux. C’est pourquoi tu seras toujours la demande et moi l’offre. » Réfléchissant longuement, je plissais les yeux avant de relever le regard vers elle. « Alors… Je me demande ce que c’est pour les gays. Mon dieu. Ils doivent avoir mal aux fesses. » dis-je en frissonnant de partout. Mais pourquoi j’avais eu ce genre de pensées moi ? N’importe quoi. Ah, berk. Déglutissant en secouant la tête pour chasser l’idée je me trouvais con. Me prenant la place au bureau, je la laissais s’installer alors qu’elle demandait mes cahiers de comptes pour m’aider. Le lui donnant alors tout en refermant le tiroir à clé, elle me demandait si je n’étais pas un peu parano, chose que je réfutais. Je ne l’étais pas le moins du monde mais… Voilà. « Hum... Tu pourrais parler pour moi, ça ne me vexerait pas. Bon, il s’avère que j’en ai rien à foutre de tes affaires, mais finalement, tu ne sais pas grand-chose de moi. Je pourrais être envoyée par la concurrence pour t’espionner, ou par la répression des fraudes pour... Répressionner les fraudes ? » Haussant un sourcil, je la fixais longuement avant de secouer la tête de façon négative. « Très bonne théorie mais… Franchement ? T’as pas la tête à l’emploi. » Oui, je savais que l’habit ne faisait pas le moine mais… Je ne me faisais pas de souci. Mais… Peut-être que je devrais enlever les autres cahiers de là. Enfin, en général, j’étais prévenu si l’on venait faire une perquisition dans mon club. Donc, je n’avais pas trop de souci à me faire. Me demandant de la masser, je me mis alors à le faire, sans même rechigner un instant. Chose plutôt rare venant de moi. Il fallait tout de même le préciser. Et j’étais là, en train de la masser, longuement, tendrement, lentement, passionnément, à la folie. Enfin, non, n’abusons pas non plus hein. Je la massais tout simplement. Et elle avait l’air d’y perdre son pied. Je ne savais pas que j’étais aussi bon en massage qu’en coup de reins. Ça pouvait même devenir une tactique plutôt intéressante pour attirer plus de fille dans mon lit. Haussant un sourcil, je me perdis dans mes pensées, m’imaginant l’attirer dans mon lit avec ça, le massage. Elle avait tellement l’air ailleurs, que ça m’en rendait presque fou en fait. Comme un peu dans un porno massage. Roh oui. C’était terriblement tentant. Et je me surpris même à avoir cruellement envie. Au point ou mon désir devenait réel. Totalement durcit. Déglutissant sous le flot de pensées qui m’assaillaient je sentis la chaleur m’envahir. Okai, il fallait à tout prix que je cesse de penser à cela ou j’étais foutu. Sentant Astaria bouger, j’entrouvris un œil pour la voir tendre le bras devant elle. Voyant un de mes serveur devant nous, j’arrêtais brusquement de la massais en clignant des yeux. Ma réputation était foutue. Adieux Renji Wellington. « TU ES VIRE ! » Hein ? Haussant un sourcil, je joignais mes mains en m’adossant contre le mur derrière moi. Mon regard croisant celui de Jason j’haussais les épaules d’un air inoffensif tout en posant mes doigts sur ma bague m’amusant à la faire tourner. J’étais trop perturbé encore pour dire quoi que ce soit. « Quoi ? J’avais toujours rêvé de dire ça. » Baissant mon regard vers elle, alors qu’elle allait s’arracher la tête pour me voir, je souris doucement en continuant de faire tourner ma chevalière. C’est qu’en fait, ça me plaisait encore plus de la voir autoritaire. Ça m’excitait. J’étais réellement foutu moi. « Ooooooh, c’est ma bouffe ?! » Hochant la tête de haut en bas en fermant les yeux, je souriais, comme un con, essayant de mon côté de me concentrer. Self control. Peace and love. Débande. L’entendant bouger, j’ouvris les yeux pour la voir déjà là-bas. Rapide la gazelle. « Détends-toi, t’es pas vraiment viré. » J’hochais la tête pour confirmer alors qu’il me regardait penaud comme s’il avait un doute. « Mais si tu dégages pas d’ici rapidement... Je peux changer d’avis à touuuut moment. » Et je continuais d’hocher la tête. Oui, oui, oui. Part, et ne revient plus. Plus jamais. Il venait de nous, non de me prendre dans un moment… De soumission des plus extrêmes. La honte, l’horreur. Entendant la porte se fermer, j’ouvris un peu plus les yeux observant alors Astaria, tout en continuant de tourner ma chevalière alors, qu’elle, elle avait l’air d’être au septième ciel. Plus merveilleux qu’un orgasme, la bouffe. Voilà la dure réalité d’une femme enceinte. Ah. Ça me rendait malheureux. « Tu m’as commandé quoi de bon ? » qu’est-ce que j’avais pris déjà ? Bonne question. « Quoi ? Tu vas me gronder pour avoir fait peur à ton personnel ? » Hum, je me voyais déjà la gronder mais façon bdsm. Mais non. Ce n’était pas mon trip. « Faut bien que je crie sur quelqu’un ! Et comme t’aimes pas que je te crie dessus... » Hum ? Si mignonne de ne pas me rire dessus. Un sourire se logea alors sur mon visage. Elle était vraiment mignonne tout à coup. « Tu veux une frite ? » Baissant mon regard vers la frite. Je me décollais enfin de mon mur avant de laisser mes bras tomber le long de mon corps, m’approchant d’elle. Me penchant, j’attrapais la frite de mes dents, l’arrachant doucement de ses doigts avant de la manger. M’approchant un peu plus d’elle, je me stoppais lorsque nos nez se frôlèrent. « J’ai pris des frites et du lapin à la moutarde. Il parait que la viande rouge n’est pas bonne pour les femmes enceinte. » marmonnai-je d’une voix un peu enrouée. « Et comme j’ai des collaborations avec certains restaurants de la ville… Je me suis permis de demander du lapin à la moutarde, hum. »dis-je sans bouger de là ou j’étais, la regardant droit dans les yeux avant de me reculer difficilement. Ah. J’étais fier de moi. Déglutissant, j’ouvris le mini bar pour me servir un whisky. Buvant une longue gorgée, je m’installais sur le fauteuil face au bureau, soit, face à elle. « J’espère que ça t’ira. Normalement, tu peux manger avec les doigts, c’est découpé. »


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Dim 16 Nov - 1:34

Astaria + Renji
Damn it, i'm fat
« Si tu veux oui. Mais… évite de nous pondre un club de football hein. » Oui, non, ça n’arriverait jamais ça. Vingt-deux joueurs, n’est-ce pas ? À moins qu’il ne soit en train d’évoquer ce putain de rugby modifié que les ricains avaient l’audace d’appeler Football ? Dans ce cas, j’savais pas trop le nombre de joueurs qui composait une équipe, mais peu importe, ça ferait bien trop, de toute manière. J’avais déjà Little Satan dans le bide, il n’aurait qu’à se construire une équipe de un. Voilà. C’était un bon plan, ça. Et concernant le sexe ? Pas celui de mon foetus, mais celui qui avait conduit au foetus, justement, il restait coincé sur les besoins des uns et des autres, bloqué dans des idées reçues pas très poussées. Les femmes n’avaient pas de besoins, elles avaient des envies, et les hommes avaient peu d’envie mais beaucoup de besoins. C’est comme ça que les femmes moches pouvaient toujours trouver un partenaire en fin de soirée bien alcoolisée, alors que les hommes moches finissaient seuls avec leur main droite. « Alors… Je me demande ce que c’est pour les gays. Mon dieu. Ils doivent avoir mal aux fesses. » Sérieusement ? Et il était sérieux avec sa grimace, là ? « Sans déconner, t’as huit ans dans ta tête ? » J’avais plus vu de réaction aussi immature depuis mon frère, au collège. « Les homos baisent plus que les hétéros, c’est clair,  mais y a pas de quoi grimacer. » Ca ne faisait pas mal, sinon ils ne le feraient pas. « Ose me dire que t’as jamais essayé de passer par derrière ? » C’était genre un fantasme pour les mecs, ça, et beaucoup moins pour les femmes. Mais de temps en temps, on s’y soumettait pour faire plaisir. Alors si c’était aussi douloureux que sa grimace le prétendait, ou aussi dégueulasse, quel droit avait-il de réclamer, pour son plaisir personnel, cette même pratique ? « Grandis, Renji. » Il était cruellement beau, mais parfois, lorsqu’il l’ouvrait, j’avais juste cruellement envie de le frapper. À tel point que j’en venais à me demander comment il pouvait avoir autant d’effet sur moi ? Ce n’était pas que physique, ça ne pouvait pas être que physique avec moi, j’étais trop cérébrale pour ça. Alors quoi ? J’aimais les hommes, pas les gamins. Je voulais un homme, pas un garçon. Un homme qui saurait ce qu’il veut, et qui saurait m’offrir un semblant de sécurité et d’importance, sans que cela ne soit omniprésent. Un homme qui saurait gérer mon caractère de merde, voir l’apprécier, s’en amuser. Un homme qui saurait me remettre à ma place sans me manquer de respect, parfois. Et cet homme-là, je l’entrevoyais de temps en temps en lui. Comme lorsqu’il ne se fit pas prier pour masser mes épaules et ma nuque sans que je n’ai a insister, comme lorsqu’il était venu me récupérer dans les toilettes, et me consoler aussi, comme lorsqu’il m’avait offert la sécurité de son bureau pour me remettre loin des regards, ou même comme lorsqu’il s’était empressé de me commander à manger... Là, il avait été un homme soucieux de mon bien-être sans trop en faire. Et même lorsque je laissais éclater mon caractère pourri et mon humour douteux en virant, pour de faux, l’intrus du bureau, il n’émit aucune objection. Quand je me retournais vers lui pour m’assurer qu’il n’allait pas ‘trop’ me hurler dessus, je le trouvais affichant un sourire serein. Il n’en avait rien à foutre que je sois en train de terroriser son personnel, il était au-dessus de ça, peut-être même un peu amusé par mes faux airs de menaces. Et ça, ça c’était terriblement jouissif. J’étais soutenue dans ma cruauté envers ce type, et, je sais pas... J’aurais eu dix kilos de moins, je lui aurais probablement sauté à la braguette, sans tenir compte un seul instant du témoin visuel de cet excès de désir. Il transpirait le pouvoir, le contrôle, l’assurance, et ça, c’était absolument excitant. Le meilleur des aphrodisiaques. Peut être parce que j’avais le sentiment, aussi, d’être la seule de qui il tolérait ce genre d’agissement ? Probablement pas, mais... J’aimais cette idée. Il ne parlait pas, se contentait d’observer, souriant, serein, hochant la tête de temps en temps, et ne me reprochant absolument rien. Fallait avoir une sacrée paire de couilles, quand même, pour n’en avoir rien à faire d’être surpris en plein massage, puis laisser faire l’objet de son massage lorsqu’elle se tapait un coup de speed envers un de ses employés. Oui, fallait savoir qu’on avait plus rien à prouver à quiconque. Fallait être un homme. Peut-être qu’il me gronderait ensuite, mais je lui étais reconnaissante de ça, aussi, de ne pas me réprimander devant le petit chat. De toute façon, me connaissant, j’irais moi-même lui présenter des excuses en redescendant. Mais pour l’instant, j’étais Bonnie, et Clyde dans mon dos avait retrouvé toute sa splendeur, légitimant totalement l’effet qu’il me faisait en permanence. J’étais dans la merde, hein ? Oui, carrément. Le petit chat partit et moi revenue m’installer, je lui tendais la frite de la réconciliation en m’attendant à me faire hurler dessus... Ce qu’il ne fit pas. Au lieu de quoi, il se baissa pour venir chercher la frite du bout des dents, provoquant un crépitement dans mon bas-ventre que je tentais d’ignorer. J’étais enceinte, bordel ! Et pas qu’un peu ! J’pouvais pas m’enflammer comme une pucelle ! Mon ventre était là pour prouver que je ne l’étais plus. Il ne s’arrêta pas là pour autant, se baissant toujours plus jusqu’à ce qu’il soit si près que je pu sentir son souffle contre mes joues. « J’ai pris des frites et du lapin à la moutarde. Il parait que la viande rouge n’est pas bonne pour les femmes enceinte. » Y avait rien de sexy dans ce qu’il disait, et pourtant... « Et comme j’ai des collaborations avec certains restaurants de la ville… Je me suis permis de demander du lapin à la moutarde, hum. » Depuis quand ‘collaborations’ ou ‘lapin à la moutarde’ étaient des mots cochons ? Sans déconner, il aurait pu me réciter le bottin téléphonique, du moment que c’était avec cette voix-là, il m’aurait tout autant fait crever de désir. Sa bouche n’était qu’à quelques centimètres. Un mouvement de menton en avant, et j’étais sur lui. Un mouvement auquel je résistais difficilement, mon regard oscillant entre le sien et ses lèvres. Véritable torture. Il allait m’embrasser, hein ? Il allait achever sa foutue phrase et m’embrasser, pas vrai ? Non... Il se recula et s’en alla en direction du minibar, me laissant conne et... Frustrée. Oh, wait ! C’était ma punition ? Il ne me grondait pas, mais il m'appâtait pour mieux me priver ensuite ? Parfaitement efficace. Et je me mordais la lèvre en l’observant se servir puis revenir pour s’installer en face de moi, là où devaient s’asseoir ses rendez-vous, d’ordinaire. Le sachet de nourriture entre les mains, mon coeur hésitait toujours entre deux envies : manger ou manger. Ou plus exactement, dévorer le lapin ou dévorer sa bouche. Il avait beau être un homme, en cet instant, et moi une gamine, je pouvais parfaitement aller chercher ce que je voulais moi-même. Sauf que je n’étais pas certaine de quelle était mon envie la plus forte. Lapin ou lui ? Lui ou lapin ? Lapin, je décidais, mon ventre l’emportant sur tout le reste, en ouvrant le sachet pour découvrir la boîte en plastique renfermant le plat en sauce. « J’espère que ça t’ira. Normalement, tu peux manger avec les doigts, c’est découpé. » Hein ? Non ! « Blasphème pas ! » je le prévenais, en fouillant le sachet pour tomber sur une paire de couverts en plastique. Dieu merci ! « Y a que les sandwichs, les moules et les huîtres qu’on mange avec les doigts... Hum, et les petits-fours, aussi. Pour tout le reste, on utilise des couverts, surtout pour les plats en sauce. On n’est pas des sauvages. » Ooooh, ils avaient même pensé à me mettre un morceau de pain !! J’en aurais chialer de plaisir ! Ça m’avait tellement manqué, ça, que je le sortais du sachet pour le porter à mon nez. J’avais plus manger de pain depuis mon arrivée à NY. Ils savaient pas faire de baguette ici. « T’as commandé dans un resto français ?!? » je réalisais brusquement son degré de bienveillance à mon égard. « Tiens, viens, goûte. » je lâchais une série d’ordres sans sujet, sans complément qui, pourtant, partait d’une faiblesse de ma part. Du bout de la fourchette, j’attrapais un morceau de viande que je tendais vers lui en plaçant une main en-dessous, histoire de pas ruiner son bureau. « Tu vas comprendre pourquoi la France c’est ce qu’on a fait de mieux niveau bonnes choses... Enfin, à l’exception de nos dirigeants. » j’ajoutais après réflexion, insistant de ma fourchette dans sa direction. J’étais tellement affamée, il fallait qu’il comprenne que ce geste, là, c’était pas n’importe quoi. Pas un caprice, ni une offrande, c’était un sacrifice de ma part. Menu, le sacrifice, mais tout de même. Je privais Little Satan au profit de l’éducation culinaire de Renji. « Tu crois que je devrais descendre pour aller m’excuser auprès du petit chat ? C’était très excitant de le virer, mais... J’m’en veux un peu, maintenant. » Un peu seulement. Pas de quoi me couper l’appétit pour autant.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Jeu 27 Nov - 13:14


ASTARIA & RENJI
damn it i'm fat




« Sans déconner, t’as huit ans dans ta tête ? » Non, j’étais parfaitement normal dans ma tête j’avais vingt-six ans. « Les homos baisent plus que les hétéros, c’est clair, mais y a pas de quoi grimacer. » Mouais enfin si. Rah. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, mais je préférais ne pas y penser. « Ose me dire que t’as jamais essayé de passer par derrière ? » Surpris de sa question, je la regardais un peu perturbé. Ce n’était vraiment pas le genre de question à laquelle je m’étais attendu de sa part. « Grandis, Renji. » Roulant les yeux, je fais une faible grimace de mécontentement. J’étais grand. « Franchement ? C’est pas trop mon style. J’aime dominer je ne vais pas m’en cacher mais ce genre de pratique… ça m’attire pas tant que ça. » Non vraiment pas. Et rien que d’y penser ça me filait un frisson par possible. Rah non. Mais non. Sujet clos, j’en vins à la masser, longuement, tendrement. C’était. Parfait. Pour elle surement mais c’était parfait pour moi, au point où ça me perturbait et mes pensées devenaient plus que déplacé pour cette situation. Mais ça ne dura pas bien longtemps puisqu’on vint toquer à la porte pour apporter le repas d’Astaria. Elle se permit même une blague comme quoi elle allait le virer. Moi, complètement ailleurs pour le coup, je ne disais rien, j’observais la scène en hochant la tête au dire de celle-ci. J’étais bien trop concentrait sur autre chose. Oui, et mieux valait pas qu’elle sache le pourquoi du comment. Elle allait me traiter d’obsédé et bien d’autres mots. Je ne voulais pas. Au contraire, je préférais que ça passe inaperçu. Raclant ma gorge, je la laissais s’occuper de son repas. Elle avait l’air d’ailleurs bien contente quand je lui susurrais ce que je lui avais commandé. J’avais juste commandé ce qu’elle voulait. Bon, elle avait eu envie d’autre chose, mais je ne pouvais pas tout acheter non plus. Soit, je me servis à boire tout en lui disant qu’elle pouvait manger avec les doigts si elle voulait. « Blasphème pas ! » Pourquoi je blasphémerai ? Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai rien fait. J’ai même était poli. « Y a que les sandwichs, les moules et les huîtres qu’on mange avec les doigts... Hum, et les petits-fours, aussi. Pour tout le reste, on utilise des couverts, surtout pour les plats en sauce. On n’est pas des sauvages. » Ah… Pour ça. Roh, on n’est pas des sauvages mais bon parfois manger avec les doigts c’est cool. Ça fait un retour aux sources en somme. Enfin bon elle avait l’air tout de même contente de son repas, au point de renifler son pain comme s’il s’agissait d’une drogue. Je pouvais peut-être la comprendre. Parait que le pain fait ici n’est pas aussi bon qu’en France. En fait, ça parait logique. Même si je pense qu’il y avait des boulangeries françaises dans le coin. Ça devait bien se trouver. « T’as commandé dans un resto français ?!? » Hochant la tête de façon positive, sans ouvrir ma bouche pour répondre, je la regardais. Elle avait cette expression sur le visage qui me plaisait. « Tiens, viens, goûte. » Approchant, je me penchais pour attraper la viande sur la fourchette avant de mâchonner la viande. C’était plutôt bon. Je n’avais jamais mangé de lapin. Faut dire que je vois plus le lapin comme un animal de compagnie que comme un bout de viande dans mon assiette. « C’est bon. Et oui, j’ai commandé dans un restaurant français. Pourquoi ? » Dis-je en léchant mes lèvres, sous le gout de la moutarde qui me plaisait. « Tu vas comprendre pourquoi la France c’est ce qu’on a fait de mieux niveau bonnes choses... Enfin, à l’exception de nos dirigeants. » Riant doucement, je levais le pouce avant de m’assoir sur le bureau juste à côté d’elle, triturant toujours ma bague. J’étais à l’aise, naturel en fait. Tout envie avait disparue. « Tu parles de … Comment ils l’appellent en France déjà. Ah oui, Flamby ? » C’était le surnom du nouveau président français. Il avait l’air de cumuler boulette sur boulette. M’enfin. Ce n’était pas le seul dirigeant sur terre à faire des conneries. « Tu crois que je devrais descendre pour aller m’excuser auprès du petit chat ? C’était très excitant de le virer, mais... J’m’en veux un peu, maintenant. » Plissant le nez, je ris faiblement. « Non t’inquiète pas. Même s’il a été étonné, je doute qu’il l’ait pris au sérieux. » Dis-je en posant mes mains sur le bureau, me penchant un peu en arrière avant de regarder le plafond. « Tu n’as pas à t’en vouloir. Ça fait du bien un peu de déconner non ? » Après tout on ne pouvait pas non plus rester sérieux tout le temps. Même moi il m’arrivait d’être non sérieux. Même si ça pouvait choquer. Ils avaient tous juste l’habitude de me voir un peu trop sérieux. Mais il fallait savoir séparer boulot et vie privée. « Sinon, tu te sens mieux ? Je veux dire. Ta faim. Et le bébé ? » Pourquoi je m’inquiétais de lui moi ? Bonne question. Je devenais trop tendre en sa présence. C’était tout de même bizarre. Peut-être parce qu’elle me plaisait bien et qu’elle m’attirait bien plus que d’autres filles ? Soit. Ce n’était pas le moment de se poser ce genre de question.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Jeu 27 Nov - 23:14

Astaria + Renji
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« Franchement ? C’est pas trop mon style. J’aime dominer je ne vais pas m’en cacher mais ce genre de pratique… ça m’attire pas tant que ça. » J’avais étouffé un rire amusé, mais avais préféré ne pas répondre. J’avais du mal à le voir en dominant. Du moins, pas de la manière romancée et clichée qu’on nous servait depuis quelques années. Pas plus que je ne me voyais comme une dominante. Ni soumise, d’ailleurs. J’étais moi, et ce moi aimait prendre le contrôle, parfois, et se laisser faire, d’autres fois. C’était aussi simple que ça. Quant à ce genre de pratique, je n’y voyais aucune forme de soumission ou domination, juste de la curiosité. Ça pouvait plaire, ou non, mais comment pourrait-il le savoir sans s’y essayer ? Bon, j’étais mal placée pour parler, les femmes envisageant peu ce genre d’acte de manière spontanée, mais j’avais un frère et deux cousins, je savais que c’était quelque chose dont l’homme avait envie, en règle générale. L’un des trois était gay, certes, mais... Bref, je ne la ramenais pas, me contentant de rire sous cape, avant qu’il ne passe à la phase massage, puis ripailles. Du lapin à la moutarde, il avait commandé, parce que la viande rouge était déconseillée aux femmes enceintes. Un plat qui s’avéra de qualité et le tout fourni avec du pain français que je reconnaissais à l’odeur. C’était français, n’est-ce pas ? Il se contenta d’un hochement de tête avant de venir picorer à la fourchette que je lui tendais. Un geste très noble de ma part, sachant que quelques jours plus tôt, j’avais manqué assommer Lawrence avec une poêle, en pensant qu’il voulait me piquer ma côtelette. C’était de sa faute, aussi, fallait pas s’approcher discrètement d’une femme enceinte en plein pillage nocturne du frigo. Depuis, j’avais collé une carte -l’as de coeur- entre les rayons de la roue de son fauteuil, si bien que je l’entendais arriver de loin. Malin, hein ? « C’est bon. Et oui, j’ai commandé dans un restaurant français. Pourquoi ? » Evidemment que c’était bon ! C’était même succulent ! « Parce que. » Réponse on ne peut plus éclairante, forcément. Mais qu’aurais-je pu lui dire d’autre ? Que j’étais intriguée, fascinée, touchée, qu’il puisse se donner autant de mal pour moi ? Que je ne comprenais pas sa démarche mais qu’elle m’émouvait suffisamment pour que je risque de fondre en larmes à nouveau ? Du coup, je noyais le poisson en évoquant notre excellence toute française, à l’exception de nos dirigeants. « Tu parles de … Comment ils l’appellent en France déjà. Ah oui, Flamby ? » Il me surprit par sa culture en matière de politique française, enfin en matière de surnom débile de nos politiques. Comment savait-il ça ? J’en avais relevé le nez de mon plat, et la fourchette dans la bouche, l’observais revenir jusqu’à moi, reprenant sa place contre le bureau. « Omment u ai cha ? » Ca, c’était moi essayant de parler la bouche pleine. Pas très sexy, ni très compréhensible pour le coup. Alors je levais un index pour lui intimer de patienter, tout en m’efforçant d’avaler le plus rapidement possible. Je me faisais l’effet d’un candidat de Koh Lanta lors de l’épreuve de gobage de gros vers bien dégueulasses. J’eus presque le réflexe de tirer la langue pour prouver que j’avais tout avaler, mais me retins à la dernière seconde en réalisant que ça n’avait aucun sens. « Comment tu sais ça ? » je répétais de manière plus intelligible, cette fois. « François Hollande, de son vrai nom. Flamby, c’est une marque de flan au caramel, il est surnommé ainsi à cause de son côté mou et... J’sais pas comment dire... Son côté un peu niais ? Il est pas méchant, il est pas néfaste comme pouvait l’être le précédent. Il est juste pas super doué. Il est devenu très impopulaire à cause des hausses d’impôts chaque année, du coup... Enfin bref ! Les français feraient bien de venir faire un tour par ici, ils se rendraient vite compte que nos taxes n’ont rien à voir avec ce que le gouvernement américain vous ponctionne. Tu payes plus cher ici, que si ton club était à Paris... Trois ou quatre fois plus cher. » J’étais pas en train de dire que les hausses d’impôts étaient normales ou légitimes, juste qu’il y avait pire ailleurs, et ce depuis des décennies, et... Et pourquoi je parlais politique et fiscalité, moi ? « Bref ! » je mettais un point final à cette conversation étrange, avant de le brancher sur le petit chat, à qui je devais des excuses, probablement. Il est pensait quoi, le boss ? « Non t’inquiète pas. Même s’il a été étonné, je doute qu’il l’ait pris au sérieux. » Oh ? « Ooh... » je m’attristais légèrement, déçue de ne pas avoir été aussi impressionnante que je l’avais espéré. « Tu viens de tuer la fête dans ma tête. J’lui ai pas fait peur ? Pas même un peu ? Un tout petit peu ? Dis-moi qu’il était terrifié. Déjà que je suis grosse et moche, si en plus tu me prives de mon aura d’autorité naturelle, il me reste quoi ? » J’aurais du dire ‘accès de folie hystérique’, mais ‘autorité naturelle’ ça faisait plus classe, quand même.  « Tu n’as pas à t’en vouloir. Ça fait du bien un peu de déconner non ? » Je déconnais souvent, en réalité. Voir tout le temps. Mais puisqu’il n’en avait, à l’évidence, pas conscience, je préférais ne pas le détromper tout de suite, et allais dans son sens d’un hochement de tête. « Sinon, tu te sens mieux ? Je veux dire. Ta faim. Et le bébé ? » demanda-t-il finalement, me surprenant une fois encore, mais pas avec la fourchette dans la bouche. Je l’avais juste à la main, et décidais de la reposer dans le plat avant de reprendre la parole. Par précaution, quoi. « Heu... Oui, ça va. » j’hésitais, pas très sûre de ce qu’il entendait pas là. J’avais toujours faim, mais le plat me rassasiait un peu, et quant à Little Satan, il se tenait tranquille, pour l’instant. Pourquoi voulait-il savoir ? Oooooh ! Je sais ! Évidemment, il avait un club à gérer, et temps qu’il me gérait moi, son boulot n’était pas fait. C’était ça, hein ? « Tu peux redescendre, si tu veux. J’vais juste finir mon plat, gérer tes comptes, fouiller partout, tagger tes murs, et après je redescendrais faire mes photos. » j’avançais dans un sourire exagéré, censé le rassurer... Ou l’effrayer un peu. Ça fonctionnait ? Probablement pas. Essentiellement parce que je passais du coq à l’âne (ce qui doit être douloureux lorsqu’on est une poule), mon attention passant de mon plat, à sa bouche, puis ses mains. « Pourquoi tu tripotes toujours cette bague ? » je demandais, brusquement, en attrapant sa main afin d’en inspecter le bijou. « T’es marié ? » j’hasardais. « Divorcé ? Fiancé ? » Non ? Quoi alors ? « T’es nerveux ? » Putain, l’était où Patrick Jane lorsqu’on avait besoin de lui ?

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 28 Nov - 0:01


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« Parce que. » Oh bah oui. Cette réponse fut la meilleure réponse de la soirée tiens. Souriant, en me disant qu’il valait mieux ne pas répondre, je passais aux choses suivante. Enfin. Je parlais de Flamby, je crois. Le président français. Moche aux yeux de coquer. J’avais l’impression à chaque fois qu’il passait à la télévision, qu’il était triste et qu’il allait se suicider. Mais bon. « Omment u ai cha ? » Tellement mignonne. Ah. J’avais envie de rire, mais je me retins, histoire de. En plus elle avait l’air de faire la course de la montre contre sa bouche pour savoir si elle allait réellement pouvoir avaler tout ce qu’elle avait dans la bouche. « Comment tu sais ça ? François Hollande, de son vrai nom. Flamby, c’est une marque de flan au caramel, il est surnommé ainsi à cause de son côté mou et... J’sais pas comment dire... Son côté un peu niais ? Il est pas méchant, il est pas néfaste comme pouvait l’être le précédent. Il est juste pas super doué. Il est devenu très impopulaire à cause des hausses d’impôts chaque année, du coup... Enfin bref ! Les français feraient bien de venir faire un tour par ici, ils se rendraient vite compte que nos taxes n’ont rien à voir avec ce que le gouvernement américain vous ponctionne. Tu payes plus cher ici, que si ton club était à Paris... Trois ou quatre fois plus cher. » Ouais, bon ça je n’y connaissais pas grand-chose. Enfin, je ne connaissais pas le système français. Juste les bases, je suppose. On était au vingt et unième siècle quoi. Le net et tout ça aidait pas mal. Et puis je lisais toujours les journaux pour voir ce qu’il se passait dans le monde. Il était tout de même marrant le Flamby. M’enfin, il n’avait pas la classe du tout ça j’en convenais bien. « Je lis les journaux. Je m’intéresse un peu à la politique. Mais juste un peu quoi. » Dis-je en faisant une faible grimace. La corruption et la politique, ça faisait un. Encore pire que la corruption de mon monde. « Mais je te crois pour les impôts. Même si personnellement, ce que je pais ici ne me ruine pas du tout. » C’était même vraiment rien à mes yeux. Me demandant si elle devait aller s’excuser envers l’employé en bas, je lui fis la remarque que non. Je doutais sérieusement qu’il l’ait pris au sérieux. Enfin, il savait qu’elle ne pouvait pas le virer quoi. Je pense. « Tu viens de tuer la fête dans ma tête. J’lui ai pas fait peur ? Pas même un peu ? Un tout petit peu ? Dis-moi qu’il était terrifié. Déjà que je suis grosse et moche, si en plus tu me prives de mon aura d’autorité naturelle, il me reste quoi ? » Roulant des yeux, je lui donnais une pichenette sur le front avant de lui lancer un regard sévère. « T’es pas moche ni grosse. T’es enceinte. Là fait toute la différence. » Et pas qu’un peu même. « Et je suis sûr que tu lui as fait un peu peur sur le coup. Il avait l’air d’un con quand même quand t’as crié qu’il était viré. On aurait dû filmer la scène. » Dis-je en fronçant les sourcils. « Je devrais installer une caméra dans ce bureau. » ajoutai-je en hochant la tête comme pour confirmer mes propres dires. M’enfin, ça m’ennuierait tout de même de filmer mon bureau. M’auto filmer pour la plus part du temps c’était loin d’être un trip que j’avais tout de même. Lui demandant si elle allait mieux, sa faim et le bébé, je tournais ma bague sur mon doigt sans la quitter du regard. « Heu... Oui, ça va. » bon alors, si ça allait, c’était ce qui comptait non ? Elle avait l’air incertain cependant de sa réponse. Pourquoi ? Bonne question. Mais je ne voulais pas poser de question. Pour peu que je fasse une bourde, elle allait peut-être mal le prendre. Et ce n’était pas le but escompté. [color=#CC99FF« Tu peux redescendre, si tu veux. J’vais juste finir mon plat, gérer tes comptes, fouiller partout, tagger tes murs, et après je redescendrais faire mes photos. »[/color] Et c’était censé me rassurer ? Riant franchement, je penchais la tête en arrière avant de reprendre mon sérieux et la regarder comme s’il s’agissait d’un alien. Putain je riais devant elle. Moi rire ? Peu de gens me voyait rire quand même. Elle en avait de la chance. « Pourquoi tu tripotes toujours cette bague ? » M’attrapant la main, je la laissais faire avant de regarder ma bague. « T’es marié ? » What ?! « Divorcé ? Fiancé ? » Manquant de m’étrangler sur le coup je secouais la tête de façon négative. « T’es nerveux ? » Nerveux ? Non. Enfin. Tout à l’heure si. Mais là, c’était plus un tic. Ou un toc. Je ne savais plus. Elle me perturbait là. Lui enlevant ma main des siennes je souris doucement avant de ranger ma main dans ma poche. Cette bague j’y tenais comme la prunelle de mes yeux certes mais quand même. Mon frère me l’avait offerte, tout comme je lui avais offerte la sienne. C’était con, mais c’était comme ça. On s’offrait souvent la même chose sans le savoir. Et on se retrouvait comme deux abrutis lors de nos anniversaires à s’offrir le même cadeau sans même le savoir. M’enfin, c’était tout de même drôle. « Je n’ai jamais été marié, ni divorcé ou fiancé… J’ai une tête à m’engager. Non, non. » Dis-je en secouant encore plus la tête négativement. « C’est… Un cadeau d’une personne de la famille tu vois ? J’aime bien la tourner dans différent contexte. Quand je réfléchis et tout ça. Enfin, tu vois quoi. » Dis-je en haussant les épaules. Et elle, elle était un peu en surcharge d’hormones non ? j’avais l’impression d’avoir à faire à une Astaria hyperactive. Elle n’allait pas me sautiller partout quand même. Attrapant son petit minois de mes mains, je lui pinçais les joues les tirant pour m’amuser avec en lui faisant une sorte de grimace, comme on ferait à un gosse. « Et ne t’inquiète pas pour mon club, je descends rarement m’occuper des clients. Et si tu tags mes murs, je te punis vilaine. » Dis-je en lâchant ses joues avant de lui attraper ses lèvres de mon pouce et mon index. « Petite bouche coquine. » Dis-je avant de la lâcher. J’avais l’air d’un con moi.


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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat ! Ven 28 Nov - 1:16

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« Je lis les journaux. Je m’intéresse un peu à la politique. Mais juste un peu quoi. » J’avais un peu de mal, quand même, avec l’image du Renji rangé et sérieux, enfoncé dans le fauteuil que j’occupais, tournant les pages du Times international, tout en hurlant ses ordres à l’interphone qui... N’existait pas sur son bureau, je venais de vérifier. Étais-je en train de lui fantasmer une vie façon MadMen ? Probable. « Mais je te crois pour les impôts. Même si personnellement, ce que je pais ici ne me ruine pas du tout. » « Vantard ! » je lâchais dans un sourire en coin, avant de réattaquer mon plat. Et puis, heureusement qu’il me croyait en matière d’impôts puisque, jusqu’à preuve du contraire, j’étais la française du duo. « En attendant, vu les meufs qu’il se tape, notre Flamby, il a quand même un peu la classe, quoi. » Pourquoi étais-je la seule à penser ça ? Combien de fois m’étais-je pris la tête avec mon oncle ou mes cousins concernant ce scandale à scooter ? En quoi était-ce si mal qu’il trompe sa meuf avec une autre ? Tous les hommes le faisait au moins une fois dans leur vie. Qu’il soit président ne changeait rien. Julie Gayet était bonne, point barre, et les hommes auraient du être flattés d’être représenté par un mec qui couchait avec ça. À NY, ça avait fait scandale aussi, sous prétexte que le Président, quel qu’il soit, se devait d’être irréprochable. Ils avaient été moins catégoriques lorsque Kennedy se tapait Marilyn. L’américain avait la mémoire courte, très courte, et très sélective. Et concernant le petit chat ? J’espérais l’avoir fait un peu flipper, quand même. Je pouvais être flippante. En plus d’être grosse et moche. « T’es pas moche ni grosse. T’es enceinte. Là fait toute la différence. » Whaaaaaaat ? J’haussais un sourcil de perplexité. Il espérait gratter quoi, là ? J’étais obèse, hyper-émotive, passive-agressive, over-fatiguée, et j’avais plus la force de me coiffer ou même me maquiller. J’étais moche et grosse, enceinte ou pas, peu importait. « Et je suis sûr que tu lui as fait un peu peur sur le coup. Il avait l’air d’un con quand même quand t’as crié qu’il était viré. On aurait dû filmer la scène. Je devrais installer une caméra dans ce bureau. » Heu... « Tu laisses souvent des nanas virer tes employés ? Parce que sinon, la caméra n’a pas grand intérêt. Sauf pour les sex-tapes. » Oui, j’étais pas naïve, je me doutais bien du genre d’activité auquel il devait s’adonner ici, en plus de ses comptes et de la gérance de son club. « Mais merci de pas m’avoir engueulé devant lui. » de ne pas m’avoir engueulé tout court. Cela dit, il aurait pu le faire après coup, en privé, ça aurait été légitime. Mais devant le petit chat, je l’aurais mal vécu, je crois. C’était son club, après tout. Un club qu’il devait certainement retourner gérer. Je l’accaparais avec mes sautes d’humeur et mes envies bouffes, mais il avait une machine de guerre à faire tourner, non ? C’est ce que je voyais dans ses interrogations concernant fringale et bébé, une introduction pour me préparer à son futur départ. Une hypothèse qui le fit rire. À moins que ce ne soit ma promesse de fouiller son bureau et tagger ses murs ? J’étais pas crédible, c’est ça ? Ho, il ne savait pas à qu’il avait affaire, visiblement. Ok, là, en l'occurrence, j’avais rien à lui reprocher, donc aucune rage à extérioriser. Mais défoncer une pièce en guise de représailles... Oui, c’était totalement mon genre ! Et pourquoi il me regardait comme ça, maintenant ? J’avais de la sauce sur le menton ? Discrètement je passais un revers de main dessus, histoire de... Avant que mon regard ne soit attiré par sa main à lui, et cette bague qu’il faisait sans arrêt tourner. Une main que j’attrapais. Une main qu’il me laissait, avant de se reprendre, me la reprendre, et la ranger dans une poche, loin, bien loin hors de portée. J’avais fait une connerie ? J’avais dit un truc qu’il fallait pas ? J’étais punie ? « Je n’ai jamais été marié, ni divorcé ou fiancé… J’ai une tête à m’engager. Non, non. » Ha, typiquement masculin, ça ! « C’est ce qu’ils disent tous... » je murmurais, préférant ne pas l’interrompre. « C’est… Un cadeau d’une personne de la famille tu vois ? J’aime bien la tourner dans différent contexte. Quand je réfléchis et tout ça. Enfin, tu vois quoi. » Oui, je vois, quoi. « Moi, j’ai ça... » dis-je, sans comprendre pourquoi, en tirant sur la chaine qui me pendait du cou pour disparaître sous mes vêtements. J’extirpais la chaîne, offrant le pendentif qui s’y trouvait à l’air libre. « Un cadeau de mon frère. C’est symbolique, c’est une partie de notre blason fondu dans un bout de l’alliance de ma mère. » j’expliquais en faisant rouler le petit bijou entre mon index et mon majeur avant de... Avant de réaliser ce que j’étais en train de faire, et de ranger le tout précipitamment sous mon pull. Il me prenait quoi, au juste ? J’avais jamais eu l’intention de parler de moi, et pourtant je lui filais tous les indices pour sauter directement aux conclusions les plus intimes de mon histoire personnelle. « Oublie. » j’ordonnais en enroulant mes bras autour de mon buste. Ok, je m’étais un peu laissée aller à la confidence, mais rien ne justifiait ce qui se passa ensuite, la façon avec laquelle il m’attrapa les joues pour jouer avec comme si j’étais une putain d’enfant ou de poupée à la con. « Et ne t’inquiète pas pour mon club, je descends rarement m’occuper des clients. Et si tu tags mes murs, je te punis vilaine. » Whaaaaat ?! Il était sérieux, là ? En plus de pas être super agréable, j’avais le sentiment d’être infantilisée. « Petite bouche coquine. » Et voilà qu’il s’attaquait à ma bouche, maintenant, pinçant mes lèvres l’une contre l’autre. « Oui, t’as l’air d’un con. » je lui confirmais ses interrogations muettes en me massant les joues qui picotaient légèrement. « Petit un, j’suis pas un jouet, petit deux, ça fait mal tes conneries, petit trois, ma bouche n’a rien de petit ou coquin... » non, j’avais plutôt une grande bouche au contraire, ce qui m’avait valu de nombreuses blagues forcément déplacée, dès le lycée. « ...petit quatre, j’ai pas 5 ans, me parle pas comme si j’avais 5 ans, le trip Babydoll, ça m’emballe pas du tout. Et petit cinq, si t’as envie de m’embrasser, embrasse-moi. C'est aussi simple que ça. » Pas besoin de tourner autour du pot pendant trois ans, et faire mumuse avec l'élasticité de ma peau. C’était un homme, j’étais une femme, qu’il agisse en tant que tel. S’il voulait un truc, qu’il le prenne et basta. Il avait été plus direct, la dernière fois. Un peu trop d’ailleurs. Je le comprenais pas, j’arrivais jamais à savoir à quoi m’attendre avec lui, tant il passait d’un état à un autre, comme s’ils étaient plusieurs. « T’es un mystère, pour moi, Renji. » j’admettais, finalement, en me faisant violence. Parce que j’avais horreur de ça, pas comprendre les gens, moi qui me targuais de voir au-delà des illusions et des apparences. Ça marchait pas, avec lui. Et ça m’intriguait plus encore. Il était pourtant facile de voir qu'il éprouvait de l'affection pour moi et que, totalement dépassé par ce genre de ressentis inédits, il ne savait pas comment exprimer tout ça. Oui, c'était facile pour n'importe qui avec un peu de recul. Et du recul, j'en avais pas.

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MessageSujet: Re: Astaria & Renji - damn it, i'm fat !

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