It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Mon pied au cul, ça te tentes ?!

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MessageSujet: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Ven 29 Aoû - 14:49



Mon pied au cul, ça te tentes ?!




Ferme ta putain de gueule, tu m'emmerdes.

Direct et concis mais toutefois avec une pointe d'humour à voir mon léger sourire en coin. Du Sam tout craché. Alors Hemsworth, c'est comme ça qu'on parle à son patron ?! Pas grave, il a l'habitude. Et toi là, t'as rien à dire ! Les clash au boulot, ça arrive et mon boss sait qu'il a tort après la conversation qu’on vient d'avoir. Aussi, je peux enfin reprendre la direction de chez moi une fois la camion laissé à l'entrepôt. Il est temps que le week-end arrive. Là où d'autres se réjouissent de voir arriver la fin de semaine, je dois dire que c'est généralement pour moi un enfer. Du moins quand celles-ci s'avèrent d'un ennui mortel. Pour une fois, je sais pas vraiment quoi foutre, j'ai rien prévu mais j'ai tout sauf envie de rester cloitré à la baraque.

Quoi qu'il en soit, je prends la direction de Brooklyn. Il est tard vu l'heure à laquelle j'ai terminé ma dernière livraison et je me tape une vieille caisse pourrie depuis que ma Mustang est au garage. Ça traine depuis le début de semaine à cause d'une foutue pièce manquante qui tarde à arriver. Du moins c'est ce qu'ils disent mais je parie que cette bande de branques trainent simplement pour gagner du temps. Je n'ai pas eu le temps d’aller leur rendre visite jusque là à cause du boulot mais je pense qu'ils risquent d'entendre parler de moi dès demain matin. S'ils se défilent au téléphone, ils ne pourront pas se défiler face à moi.

J'emprunte une route hors du centre ville pour éviter la circulation quand je remarque bientôt une fourgonnette qui me colle visiblement au cul depuis quelques minutes. Sûrement que ma carriole de remplacement prête à rendre l'âme à tout moment ne va pas assez vite pour eux. Putain, ça me gonfle. Mais soit. Je me demande bientôt si quelque chose ne cloche pas car le conducteur du véhicule derrière moi me fait signe.
Un instant plus tard, me voilà alors garé sur le bas côté. J'aurais sans doute du être moins sûr de moi et me méfier un cran au-dessus. Bon certes, le type au volant de la fourgonnette était bien seul mais c'était sans compter sur la voiture qui a déboulé juste après que je sois descendu du véhicule et ai à peine eu le temps de comprendre que le type voulait me montrer un soit disant problème à l'arrière de la voiture.

Sans avoir le temps de pouvoir sauter sur le gars, me voilà déjà aux prises des trois autres qui se ramènent. S'en suit une pluie de coups qui malgré toute la hargne que je leur oppose, est loin de suffire. Ils n’en ont visiblement pas après mon porte feuille et encore moins après l'épave qui me sert de voiture. Mais alors quoi ? Il s'agit de vieux emmerdes qui ressurgissent ? Des types qui m'auraient repéré et auraient lancé leurs clébards sur moi ?! Leurs têtes ne me dit rien si ce n'est qu'il y a un viet dans le lot, les autres sont deux mexicains et un blanc bec. J'me rappelle avoir déjà eu des embrouilles avec des viet, pour une foutue connerie sans importance qui plus est. Je n'ai droit à aucune explication, juste des insultes et des coups. Ça ressemble à une vengeance. Mais quel que soit leur nombre, je ne suis pas décidé à me coucher par terre. Réagissant après un petit temps d'arrêt où je me mange coups sur coups, je me redresse au moment où ils s'y attendent le moins. Je me débarrasse pour un temps des deux plus massifs. Ça parait bien parti pour moi l'espace d'un instant puis voilà que l'un deux sort une lame digne de me passer au travers. Les choses se corsent. D'autant plus lorsque le blanc bec pointe un flingue sur moi.

La manœuvre est risquée mais pour rien au monde je ne compte me dégonfler, je désarme l'autre avec le couteau par surprise avant de sentir une douleur cuisante à l'épaule. L'autre enfoiré de fils de pute m'a eu avec son calibre. J’ai désarmé cet enfoiré un peu plus tôt avant de m'occuper de celui avec le couteau, en envoyant l'arme balader plus loin. Mais il a été incroyablement rapide pour récupérer le flingue et a réussi à me toucher à l'épaule malgré sa position incertaine. J'ai vraiment merdé. En même temps, l'autre m'est tombé dessus illico, je n'aurais pu faire autrement. Par chance, j'ai au moins le temps de me jeter sur lui et de l’assommer avec la crosse de son flingue, avant de ressentir plus intensément la vive douleur qui jusqu'ici s'annonçait bien gentiment.

Vive douleur qui ne cesse de s'intensifier jusqu'à ce que je rentre chez moi, l'épaule littéralement en sang sans compter sur les plaies provoquées par les coups de couteaux que je me suis pris avant. Rentrant chez moi par je ne sais quel miracle, je regarde l'étendu des dégâts dans le miroir de la salle de bain. J’entame de nettoyer la plaie autour de la blessure à mon épaule non sans jurer plusieurs fois et serrer les dents. Ce n'est visiblement qu'une éraflure mais bordel, ça brûle méchamment. Au moins, la balle n'a pas traversé. C’est déjà ça. Mais je n’ai pas le temps de constater quoi que ce soit d'autre que déboule soudain quelqu'un à ma porte en cognant sans délicatesse.

A cette heure, je suis quasi sûr qu'il ne peut s'agir de quiconque de mon entourage, ni même un voisin. J'vois pas ce qui ramènerait quelqu'un à une foutue heure pareille chez moi ?! Observant discrètement par une fenêtre d'où il ne pourra me repérer, je jette un coup d’œil sur mon visiteur. Le viet de tout-à-l'heure ??!! Il y ressemble si ce n'est qu'il me semblait qu'il avait les cheveux un peu plus longs. Un acolyte ?
Ok. J'ai ma petite idée derrière la tête. Je descends dans l’intention d'ouvrir comme si de rien n'était, sauf que s'il s'agit d'un piège, ça se retournera contre lui ou eux.

- J'arrive j'arrive ma puce, fis-je mine derrière la porte en faisant genre d'attendre justement l'arrivée d'une fille pour mieux tromper mon ennemi.

J'ouvre et sans prévenir, choppe aussitôt le mec pour l'attirer brusquement à l'intérieur, refermant aussitôt la porte derrière moi.

- Qui t'es fils de pute ? Et où sont tes potes ?!! le menaçais-je aussitôt en l'empoignant par le cou pour le hisser le long du mur contre lequel je l'ai plaqué de mon bras valide tandis que de l'autre je dégaine le flingue que j’ai glissé à l'arrière de mon jean un peu plus tôt, pour le menacer.

- Parle !

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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Ven 29 Aoû - 21:49

Le regard dans le vide, la musique dans les oreilles, il se frotte les yeux et baille à s'en décrocher la mâchoire. Question sex appeal pour le coup, on repassera une autre fois. Très honnêtement, il est tard, il fait bien nuit et les seuls à se balader dans la rue à cette heure-ci sont soit des gens qui rentrent de boite, soit des types pas recommandables, des prostituées ou des sdf. Les gens qui travaillent, eux, ont une bagnole. Mais Jung-Hwa non. Pourquoi? On vous dira bien qu'il ne fait rien comme les autres pour emmerder l'univers entier, et si c'en avait été la raison, il aurait été ravi, mais là, ça le fait chier de marcher. Et il a mal aux pieds. Il n'a pas dormi depuis plus de quatorze heures, et la réactivité d'un chat sous un litre de codéine. Il aurait tout donné pour une bagnole. Seulement on ne peut pas entretenir deux croupis de soixante ans, et avoir une voiture. Croupis, voilà un nom charmant pour désigner deux personnes âgées qui l'ont autrefois accueillis chez eux. Accueillis. Mouais. Autrefois. Là ok. C'est bizarre comme la signification des mots peuvent changer avec le point de vue ou la personne concerné. on oncle alcoolique vous dirait qu'il a juste besoin de se détendre, sa tante dirait que l'oncle est un "gros connard à la queue flasque" et qu'elle se demande bien pourquoi elle l'a épousé, et Jung-Hwa là dedans, il vous dirait juste bah... qu'il est alcoolique. Rien n'est compliqué avec Jung-Hwa , tout à l'instinct. Tu bois t'es alcoolique. Que tu aies une raison ou pas, le fait est là. Les faits sont les seules vérités qu'il s'autorise à suivre. Enfin quand il y pense, parce que son empathie à tendance à lui jouer de sales tours. Le tout en fait un animal un peu particulier qui ravit ses patrons, autant qu'il les outre parfois. Quoi. On ne peut pas plaire à tout le monde!

Il change de musique et se met un truc un peu plus speed dans la tête, pour ne pas finir à ronfler la tête sur le béton du trottoir quand il passe à coté d'une bagnole pourrie, et sent son pied glisser sur un truc... Il se rattrape à la voiture, mais une fois son équilibre revenu, il ôte direct les mains du véhicule. Les sourcils froncés, il fixe la voiture comme si elle attendait qu'il ait le dos tourné pour se mettre en branle de ces alarmes horribles qui vous tue les tympans quand vous êtes avec. Mais la voiture ne réagit. Jung-Hwa pencha la tête sur le coté, un sourcil haussé, les bras ballants, et son regard descend sur le pneu. Tiens.... De sa hauteur, il plisse les yeux et finit par s'accroupir pour toucher une substance du bout de ses doigts, en appui sur ses genoux. Coagulation... odeur qu'il connait par coeur. Du sang. Son visage s'assombrit. Il a sa sacoche de médecin sur l'épaule, une grosse besace qu'il doit emmener demain faire remplir à la pharmacie du quartier comme à son habitude. Le veinard pourra être soigner. Il est habillé en civil un pull échancré noir, débardeur de même ton et simple jean, mais il a sa carte de fonction dans son porte feuille, comme d'hab. Il cherche du regard une possible victime. Mais il ne voit personne.

Le sang est encore chaud. Impossible qu'il ait disparu comme ça. Jung-Hwa suit les traces mètres après mètres, pas évidentes à trouver à des moments, à moitié dans l'herbe ou trés petites, puis il tombe sur une maison... Ok... Vous savez que la nuit, aucune maison n'est rassurante? Si si je vous assure. Les fenêtres sont sombres, les portes semblent pouvoir s'ouvrir seules et... Jung-Hwa et son imagination. Ok , donc dans cette maison, il y a un type ou une nana qui pisse le sang et personne s'en inquiète. Normal. Vive New York... Pas pire que le type et son histoire de douche avec le chien remarque. Il plisse les yeux et s'approche calmement. Il est téméraire mais pas débile non plus, et des mecs avec des fusils à pompes, qui vous prennent pour un membre de gang adverses, y'en a taquet dans les bas quartiers et ici c'est pas non plus Las Vegas. Chaque mur peut cacher un meurtrier. La marche sûre mais le regard et l’ouïe à l'affût, il monte sur le perron et lève les yeux, puis regarde sur les cotés avant de frapper fermement. Il grimace la main en l'air. Ok, il va se faire trouer la peau ou pas? Il ferme un oeil et le rouvre. Rien. Il se touche le ventre, des fois qu'il se soit pris un truc sans percuter. Bon. Ça  a  pas l'air de ... Ils sont peut-être reparti pour l'hôpit...
"J'arrive j'arrive ma puce"
Ma puce? Il fronce un sourcil. Euh...Non, il n'est pas....une puce. Il regarde derrière lui, des fois qu'une fille se soit pointée entre temps. Non. Ok. A peine le temps de se retourner, qu'il se fait happer violemment à l’intérieur de la maison, dans un cri étouffé. La sacoche tombe au sol et il se mange le mur dans le dos, dans un râle, dents serrés. Il finit sur la pointe des pieds, à presque touché le sol, étouffé à moitié, un œil se plissant sous la douleur.

- Vous... faites erreur... rh...
Mais lâche le , il étouffe. Oh putain. Les yeux de Jung-Hwa s'agrandissent sous la vue du canon du flingue. Ok, c'est pas un fusil à pompe, mais quand même! Nom de dieu...Il lève les yeux au ciel et tousse, rageant un peu en tirant sur le bras, desserrant un peu la prise pour arriver à parler...redescendant aussi un peu sur terre, enfin sur plancher... Pour ça n'arrive qu'à lui ce genre de conneries!?
- Méd'cin.....!
Il ouvre la bouche en grimaçant et lève les mains. Ok, ça serre à rien, ce con a une foutue poigne. Il approche sa main de sa poche arrière et au risque de se faire trouer la peau une fois de plus, sort son porte feuille pour le faire pendre au bout de trois doigts.

- J'vu...l'san...dehors....
Inutile de dire que sa voix est enrayée et qu'il manque de souffle, il commence à changer de couleur d'ailleurs.... Si jamais il le lâchait, il allait lui brailler dessus. Non mais c'est quoi ces manières!!!




Dernière édition par Jung-Hwa Hyun le Dim 31 Aoû - 21:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Dim 31 Aoû - 15:50



Mon pied au cul, ça te tentes ?!





Comment ça je devrais le lâcher ? Bon ok, il a l'air inoffensif et ok je capte rien à ce qu'il me dit vu la position dans laquelle je le mets. J'devrais peut-être desserrer ma poigne avant de le tuer ?! En tout cas, le gosse parvient à me faire lâcher un peu de leste et avale une grande goulée d'air.

- Méd'cin.....!

- Mon cul !! Me prends pas pour un con. T'as plus la tête d'un chihuahua que d'un doc, l'ami. Et qu'est-ce que tu serais venu foutre ici au juste ?!

Je resserre la main autour de son cou tandis qu'il cherche à récupérer un truc dans l'une des poches arrière de son fute.

- Joue pas au con, doucement !

J'observe alors quelques secondes plus tard ce porte feuille par rapport auquel il m'invite à jeter un coup d’œil mais méfiant, je lui fais signe de me montrer lui-même ce qu'il désire me faire voir.

- J'vu...l'san...dehors....

- Articules bordel ! Je percute en comprenant après quelques secondes. Le sang dehors ? Ça parait déjà un peu plus plausible pour expliquer les raisons de sa venue ici. Il n'empêche toutefois qu'il a une tronche de vietkong et qu'il ruse peut-être habilement pour me tendre un piège avec la complicité de ses potes, même si je doute qu'ils aient pu me suivre ou trouver où j'habitais. Cependant, ils me sont bien tombés dessus un peu plus tôt et me suivaient depuis sans doute un petit moment déjà. Donc rien ne me dit qu'ils n'ont pas cherché à savoir où j'habitais. La seule chose qui me pousse à en douter, c'est que je les aurais plutôt vu me tomber dessus à la maison plutôt qu’en pleine rue si ça avait été le cas, aussi peu fréquentée qu'elle soit. Et puis qui étaient ces types au juste ? Je n'ai pas vraiment eu le temps d'y réfléchir quand les choses se sont produites. Avec le lot d'emmerdes que j'ai parfois eu dans le passé, ça pourrait être n'importe quoi. Dans le coin, même une simple embrouille peut virer au règlement de compte qui va trop loin. Je ne sais pas si c'est ma tronche qui leur fait cet effet, mais ils ont parfois tendance à vouloir y revenir même après leur avoir foutu une raclée. Il peut s'agit d'un caïd à qui j'aurais piqué la gonzesse pour une nuit, un mec qui m'a embrouillé et avec qui ça a tourné à la baston, une provocation que j’ai remporté haut la main ... entre autres. A moins que ça ne soit lié à mon frangin. Ce dernier est en cavale et je ne serais pas étonné de récolter des emmerdes indirectement par rapport à ça. Ce serait pas la première fois. Merci Mike ... ! Il faudra que je passe un coup de fil à ma belle soeur et mon neveu pour m'assurer que tout va bien de leur côté. Sait-on jamais.

Bon, le môme commence à devenir blanc comme un linge. Je me décide enfin à le relâcher non sans garder mon calibre pointé sur lui. Si j’en crois ça carte, elle m'a l'air d'une vraie. Je jette un coup d’œil par la fenêtre un instant pour m’assurer que personne ne rôde dans le coin.

- Si t'es pas avec eux, qui t'es ? Tu remarques du sang par terre à une heure pareille et tu te pointes vers l'endroit où ça mène par pur bonté d'âme ??!! T'es un abrutis ou quoi ?

Je le pousse à se rendre jusqu'au salon, cible verrouillée sur son dos.

- Si t'es vraiment doc, tu verras pas d'inconvénient à ce que je te gardes un petit peu par mesure de précautions. Et si t'es avec un de ceux qui me sont tombés dessus talleur, attends-toi à rejoindre la Paradis des soucoupes ... arguais-je en référence à ses yeux bridés. D'ailleurs, par rapport à ça, j'agite le flingue sous son nez et lui balance : C’est pas gênant pour voir ?

Un instant plus tard, le type semble vouloir me procurer des soins mais je me méfie de ce qu'il a dans sa boite à malices. J'y jette alors un œil avant de réaliser que ça a définitivement l'air d'une trousse de médecin. Qui irait jusqu'à tenter un stratagème aussi élaboré pour me prendre au piège ... ? Sans le lâcher des yeux, je choppe une bouteille sur le bar non loin et m'en envoie une gorgée.

- Y'a pas meilleur remède.




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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Dim 31 Aoû - 23:37


Jung-Hwa étouffe peut-être mais ce n'est pas la moitié d'un lucide, et il observe , avale chaque détail de cet inconnu qui vomit la violence par tous les pores de sa peau et pourtant ses yeux.... il y a un petit quelque chose, qui retient son attention. Jung en a vu des connards finis, des enfoirés sans morale... il s'est fait défoncé la gueule plus d'une fois avec ces conneries, pourtant celui-là... Y'a quelque chose. Il plisse les yeux en serrant les dents, sa main libre se levant, une main bien moins marquée que celles du gards en face et aux doigt plus longs et pâles. Il ne le lâche pas des yeux. Tout le monde l'aurait traité de taré. Il aurait pu hurler, se débattre, gueuler les pires phrases, pour rameuter tout le voisinage mais Jung vivait souvent ce genre de stress, même si franchement avec le temps, ça fait chier! Il ne broncha pas. Cela ne voulait pas dire qu'il n'avait pas peur. Quel homme n'aurait pas flippé avec un excité du flingue sous le nez, qui en plus est plein de sang, et menace de faire une crise d'apoplexie à n'importe quel moment avec le risque d'appuyer par mégarde sur la gâchette, et pof la cervelle de Jung-Hwa.

Il fout quoi là , à part l'insulter? Prends le ce putain de portefeuille! Et bah non. Quoi, il a pas confiance? Non mais ... c'est lui qui devrait ne pas lui faire confiance. Il ne pensait pas représenter une menace. Il est peut-être un peu plus grand que lui, mais le mec doit bien faire vingt kilos de plus et pas de la graisse. Argh , desserre!! Articule?? ARTICULE?! Il en a de bonnes lui! Il peut pas, il lui écrase les cordes vocales! Il va lui coller son portefeuille dans la gueule s'il desserre pas. Il est docile le Jung mais mourir c'est pas dans ses projets. Et vas-y qu'il semble se perdre dans ses pensées. Même s'il étouffe Jung l'observe toujours. Les gens oublient trop souvent de connaitre autrui, mieux que soi-même et dans son boulot, analyser vite et bien, c'est essentiel. Sa respiration commence à se faire bruyante et il grimace sans pour autant le toucher. Pas de geste brutal qui pourrait provoquer l'inverse. Si ce mec a vraiment besoin de lui, il le lâchera. Jung sent l'étourdissement lui venir, il va pas tenir longtemps, et sent la main s'oter à cet instant. Il ouvre la bouche en inspirant de tout son soul, sa main cherchant un mur. Elle s'y pose et il tousse, la respiration violente et reprend des couleurs, mumurant un :
- Putain...
Il se redresse lentement leve la tête vers le plafond en se massant la gorge qui garde des marques, les yeux larmoyants. Fuat vraiment être barge pour aimer ce métier, je vous le dis... Il rebaisse les yeux en avalant sa salive, le souffle toujours long et regarde le flingue qui lui fait toujours de l'oeil. Il garde les mains en évidence , et ouvre le portefeuille pour lui montrer une carte professionnelle.
Il plisse les yeux à la remarque , et sourit en coin, avec un bref haussement de sourcil:

- Si t'es pas avec eux, qui t'es ? Tu remarques du sang par terre à une heure pareille et tu te pointes vers l'endroit où ça mène par pur bonté d'âme ??!! T'es un abrutis ou quoi ?

- On me le dit souvent... docteur Hyun... ou Jung-Hwa ... ce que vous voulez. J'sais pas d'qui vous parlez, mais honnêtement, j'm'en fous. Vous savez ce que c'est "non assistance à personne en danger" ? Il tousse, une main devant la bouche, l'autre rangeant le portefeuille dans sa poche. J'suis pas né pour fermer les yeux... Et dans ce métier, c'est notre piège. Je risque mon cul tous les jours... Vous pourriez être un ... genre d'Hannibal Lecter ou une connerie du genre... Le fait est que dans cette maison, y'a une personne de blessée... "

Pas le temps de rajouter quoi que ce soit qu'il se fait pousser vers le salon, avec le réflexe de chopper sa sacoche de soins, à ses pieds. Un salon très chouette d'ailleurs, aux tons rustiques. Toujours les mains en l'air, il se retourne et hausse un sourcil, suivant des yeux le flingue qui s'agite sous son nez, et recule un peu, on est jamais trop prudent. Il a cessé de lever les mains, l'un sur sa sacoche, qu'il pose sur un fauteuil de cuir. Avant de l'ouvrir d'une main.
- Gênant de quoi? Que vous me menaciez avec cette chose et que vous buviez en même temps? Ou bien que vous soyez couvert de sang et que vous me séquestriez?

Jung hausse les épaules, sans panique aucune. Pour quoi faire? A New-York, on en voit tellement quand on bosse dans ce qu'il fait. Il lorgne le brun qui s'enfile la bouteille et le dévisage de haut en bas. Il lève les yeux au ciel et s'approche. Même pas peur! Il soulève son pull  pour ensuite le faire retomber.
- J'ai pas d'armes ok.
Mais que fais-tu petit padawan!? Ne vois-tu pas que tu peux périr!? Ouais, oh, ce soir ou demain hein... on est pas à ça près, et puis s'il était équilibré le Jung-Hwa ça se saurait. Il s'approche calmement et avance ses doigts fins vers le bord de la manche.
- Vous venez de tenter de me tuer par étranglement, ça vaut bien un coup d'oeil non? Ce serait bien que je regarde avant que vous vous soyiez vidé...
Pas froid aux yeux Jung, il soulève le tissu défoncé et à moitié troué de l'épaule et son visage se ferme. Le voila notre cher médecin... Concentré, il touche la plaie de l'autre main, appuyant doucement sur les contours qui commencent à suinter.
- Je suppose que l’hôpital n'est pas à envisager, dit-il en lui jetant un coup d'oeil avec un air grave. Il soulève le tee shirt par le bas, et regarde l'état de l'abdomen.
Il relève les yeux pour croiser son regard un court instant et constate autour de lui , en lâchant le tee shirt, les doigts enduits de sang.
- Il me faut de l'eau chaude, quatre serviettes, et du savon. Le reste j'ai ce qui faut. Je suis pas médecin généraliste.... mais ambulancier...J'vais m'occuper d'vous.. Mais arretez de me pointer avec ça.

Il se recule un peu sur le coté et regarde le flingue. Il ne lui demandera pas de le poser pour le moment. Si ces mecs là viennent vraiment, il préfère autant qu'il l'est en main si ça vient à chauffer.
- Vous voulez bien... mettre le cran de sécurité... J'ai pas l'intention de vous faire de mal ...  

Un silence et il hausse un sourcil avec une tête comique, un léger sourire apparaissant en coin. Il montre d'un pouce la direction des fauteuils.

- Canapé, Rambo?


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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Mar 2 Sep - 18:58





Mon pied au cul, ça te tentes ?!





Docteur Hyun ? On dirait un nom tout droit sorti d'un dessin animé. Quoi qu'il en soit Doc Hyun Hyun, tu crois vraiment que je ne sais pas ce que signifie non assistance à personne en danger ?! Je te rétorque simplement qu'il n'y a plus grand monde qui s'entraide de nos jours et que j'ai pas vraiment l'habitude qu'on soit aux petits soins pour moi. J'me démerde tout seul depuis pratiquement toujours et ça me va très bien comme ça. J'arbore un air blasé face auquel tu rétorques que tu n'es pas du genre à fermer les yeux et que ce ne serait pas la première fois que tu risques ton joli p'tit cul pour les autres. Attends deux secondes ! Retour en arrière express. Qu'est-ce que je viens de dire là ??!! J'adopte une drôle d'expression sur le coup à la pensée qui m'a traversée en te qualifiant de joli p'tit cul. Depuis quand j'emploie ce genre d'expressions avec un mec. Putain, je peux m’estimer heureux de ne pas l'avoir dit à voix haute ! C’est peut-être ton allure androgyne qui me fait cet effet là ?! Bordel de merde ! J'parle pas de ce genre d'effet, non. Remballe tes idées perverse, mec !

- T'irais jusqu'à risquer ta peau en te présentant chez un malade ? Sérieux ? Ton job devrait s'arrêter à certaines limites. Que tu sois témoin d'un accident dans la rue, ok. Que t'interviennes comme ça en venant carrément te présenter chez un parfait inconnu, c'est les dépasser, lui fis-je la réflexion en le poussant en direction du salon, le canon de mon flingue toujours pointé dans sa direction.

Les mains en l'air, Doc Hyun Hyun se tourne face à moi tandis que j'agite mon flingue sous son nez pour lui indiquer de s'installer sur l'un des fauteuils. Je le provoque gentiment tandis que je m'empare d'une bouteille à ma portée, arguant qu'il n'y a pas meilleur remède.

- Gênant de quoi? Que vous me menaciez avec cette chose et que vous buviez en même temps? Ou bien que vous soyez couvert de sang et que vous me séquestriez?

- Réflexion pertinente, Doc.

Je remarque qu'un certain calme le regagne. Quant à moi, je suis un brin moins méfiant. Le môme, façon de parler puisqu'il doit avoir dans la vingtaine, me dévisage de haut en bas avant de lever les yeux au ciel, désapprouvant visiblement mes méthodes. Et tandis qu'il s'approche de moi, je lui adresse un regard dubitatif alors que je m'envoie une nouvelle gorgée après avoir finalement abaissé mon flingue.

- Attends, tu fais quoi là ?! sifflais-je alors qu'il soulève son pull en me montrant qu'il n'a pas d'armes sur lui. A moi d'en juger mec, dis-je en me prêtant à une fouille rapide pour la forme suite à ses propos, vérifiant qu'il n'a pas de couteau dissimulé au niveau de la cheville.
En tout cas, j'admire le courage qui l'a mené jusqu'ici. Mine de rien, plus d'un se serait certainement pissé dessus ou se serait mis à chialer. Je le laisse approcher tandis qu'il cherche à voir ma blessure de plus près.

- Vous venez de tenter de me tuer par étranglement, ça vaut bien un coup d’œil non? Ce serait bien que je regarde avant que vous vous soyez vidé...

- "Vidé" tu dis ...? Bordel, ce que j'ai l'esprit mal placé. Mais ce môme me tue de rire avec ses répliques. T'es un marrant toi. Allez va, tant qu'à faire, rends-toi utile.

Je lui accorde ainsi de regarder de plus près. Son visage se ferme un instant en découvrant la blessure. Hep ... doucement. J'aime pas trop qu'on y touche même si je suis loin d'être douillet.

- Je suppose que l’hôpital n'est pas à envisager, me lance-t-il d'un air grave en soulevant ensuite mon t-shirt par le bas à la recherche d'autres potentielles blessures.

- Bonne déduction.

- Il me faut de l'eau chaude, quatre serviettes, et du savon. Le reste j'ai ce qui faut. Je suis pas médecin généraliste.... mais ambulancier...J'vais m'occuper d'vous.. Mais arrêtez de me pointer avec ça.

- Tu trouvera tout ça dans la salle de bain au fond à gauche, dis-je en lui indiquant la direction du couloir en face, concédant à ranger mon flingue tout en le gardant à portée de main.

- Vous voulez bien... mettre le cran de sécurité... J'ai pas l'intention de vous faire de mal ...

- C'est fait depuis longtemps si t'avais pas remarqué.

Un bref silence s'installe entre nous tandis qu'il adopte une drôle d'expression comique, esquissant bientôt un léger sourire en coin tandis qu'il me désigne l'un des fauteuils.

- Fous-toi de ma gueule et j'te butes.

Quoi ?! C'est de l'humour !

- Canapé, Rambo?

Je m’exécute, un léger sourire aux lèvres, en prenant place sur l'accoudoir. Je n'aime pas qu'on me surplombe et je préfère m'installer de la sorte tandis qu'il s'occupe bientôt de nettoyer la plaie. Désormais torse nu pour plus de praticité, Hyun Hyun s'occupe de mon épaule. J'imagine que les ecchymoses dues aux coups que j'ai reçu ne nécessiteront qu'un peu de pommade.

- Alors Doc, comme ça t'es ambulancier ... qu'est-ce que tu foutais dans le coin, t'es d'ici ?

J'essaye de me montrer sociable. Chose pas forcément évidente ou innée quand on me connait mais ce môme, ouais je me plais à le désigner comme tel, il a un petit quelque chose qui pousse à la sympathie. Et puis, il aurait pu prendre ses jambes à son coup à partir à l'instant où j'ai reposé mon flingue et que je l'ai laissé se rendre dans la salle de bain sans ma surveillance. Certes, il a ça dans le sang, aider son prochain et toutes ces foutues conneries. N'empêche qu'il a du courage, mêlé de stupidité mais du courage quand même.

- T'en veux une gorgée, Doc ? proposais-je en lui tendant la bouteille alors qu'il n'en a pas encore terminé avec mon épaule.

Putain, je douille par moment mais j'accuse au mieux le coup. Je l'observe tandis qu'il porte un soin méticuleux et fait preuve d'une grande concentration. Limite s'il ne m'envoie pas chier avec ma bouteille. Y'a du caractère là-dessous. Bien. J'aime mieux ça.

- Hey Doc, quand t'auras fini, tu m'en devras une parce que sérieux, tu m'as salement fais douiller tout-à-l'heure à te débattre comme ça quand je t'ai choppé dans l'entrée. Tiens tu sais quoi, une fois que t'auras finis, tu vas bien nous trouver de quoi grailler un bon truc. En bon samaritain que tu sembles être, faut songer à mon bien-être et là, crois-moi, je crève la dalle, lui dis-je en lui tapotant un instant l'épaule. Des talents de cuisinière Hyun Hyun ?

Comment ça j'abuse ? Si peu ... .



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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Mer 3 Sep - 1:55

Oh et puis il le fait chier à le tutoyer, lui aussi va le faire. Non. Ne bouge pas. Mais c'est pas vrai. Jung tord un oeil, et le fixe en coin , puis regarde de nouveau la plaie.

- En ce qui concerne mes limites, si j'en avais ça se saurait. Je suis pas sûr qu'un homme intéressant puissent en avoir de fixes, par le simple fait qu'on les repousse tout le temps . dit-il concentré sur la couleur de la chair. Quelqu'un qui ne se bat pas et ne progresse pas finit par mourir. Sélection naturelle.

A ces mots, et les échanges de sourires, Jung-Hwa ne prenant pas argent comptant la menace de cet homme, il regarde dans la direction indiquée pour la salle de bain, et y va. No problem amigo, où est le soucis, c'est pas chez lui, il explore. Jung-Hwa à la recherche des serviettes maudites. Il pousse une porte, ah non, pas là. Au fond, on t'a dit! Oui, bah entre temps, les secondes ont été longues, il a peut-être un peu oublié, et puis c'est tout de même un peu stressant quelque part. Il s'arrête dans la salle de bain, fouille, et trouve ce qu'il veut, puis se jette un coup d'oeil dans le miroir. Ok. Il souffle un coup. Tu vas y arriver, tu ne mourras pas aujourd'hui. Il secoue un peu la tête et y retourne. Fight! Il revient, tranquillement, dans le salon et lui balance sur un ton passif.

- J'y connais rien en armes. Les seuls que j'ai vu de près, c'est celles qu'on me fout sous le nez. Je suis même pas sûr que ça me rende pas plus performant d'ailleurs. Dit sur un ton totalement naturel de celui qui s'interroge naïvement.

Mais tais-toi putain Jung-Hwa! Bah quoi. Lui, il s'en fout en fait et ne percute même pas que ses mots sont souvent bizarrement formulés, et ce n'est pas sans lui valoir des gifles ou des oreilles tirées par ses collègues féminines. Elles vont finir décollées un jour t'façon, ou bien, il va en perdre une, ou peut-être bien une joue même. Il pose tout sur le canapé et regarde en coin le brun qui se fout torse poil. Bien moche tout ça. Ses pupilles acérées observent les coups, mais il se rend bien vite compte qu'il ne peut rien faire de concret. Il a la bougeotte l'animal. Il sort quand même de l'eau oxygénée, et une serviette et en verse la moitié dessus pour le plaquer en douceur sur la plaie, pour nettoyer le gros du dégueulasse, puis passe aux compresses, ôtant les fibres de tissus de la chair éclatée.

- Je vis dans le quartier, pas loin du Fort. J'ai fini mon taf, je rentrais. Et j'ai failli me casser la gueule sur ton sang, en glissant dessus.

Son visage restait sérieux et sa voix calme. Ses gestes étaient précis, mais il plissa les yeux. Quelque chose n'allait pas. Il ne lui demanderait pas d'où venait cette balle, mais il n'aimait pas la poudre métallique qu'il avait trouvé sur la peau.
- Arrête de... Il pousse la bouteille du bord de la main. Non merci, c'est gentil mais t'es plein de sang. Je sais pas si tout est à toi, et tu es pas à l'abri que le mec en face est une MST... Et y'en a sur la bouteille. Je peux pas te faire peur, mais tu devrais aller faire des tests d'ici une semaine. Au pire, je peux venir te les faire ici...

Bravo Jung-Hwa, t'es un chef pour rassurer les gens. Quoi! Il a pas besoin d'être rassuré lui, il va justement lui collé une mandale s'il lui dit pas la vérité, il en mettrait sa main à couper. Il le regarde en coin.
- Quoi. Avec un air innocent du mec qui se demande s'il a fait un truc de mal. Il le voit bien qu'il douille, mais le soucis c'est qu'il n'a pas encore osé lui dire qu'il doit aller chercher le truc dedans... bien au fond dans les chairs et que là, il va dérouiller. Il se détache de lui, en regardant la main qui tapote son épaule. C'est ça tapote-lui l'épaule... tu sais pas ce qui t'attends. Il baisse les yeux et se décale en silence , pour pousser d'une main franche deux bouteilles en plastique, et sort une paire de gants en latex. il s’essuie les mains. Il va remplir un genre de saladier trouvé sur la vaisselle propre, d'eau chaude, et revient pour le posé sur le canapé.

- On va faire un marché, dit-il en enfilant ses gants comme s'il faisait ça toutes les heures, ce qui est un peu ça au final. Il vire son pull, finissant en débardeur et le pose sur un accoudoir, pour étaler en deux secondes un drap de bain sur le canapé, puis il s'approche sans perdre de temps du responsable de sa séquestration, dont il ne se préoccupe même pas dans l'immédiat. C'est là où il va mourir ou pas. Il le fixe dans les yeux avec une étincelle, pas très nette, et lui pose la main sur le torse... - ok le sien fait pale figure à coté - et dit sur un ton grave : "Tu ne me tues pas pour ce que je vais te faire, et je te fais un repas à t'en faire péter la panse. Mais pour le moment... "
Il pousse sur le torse sans ménagement, le faisant tomber à la renverse sur le canapé et pose son genou sur la pliure du coude, très sérieux, sortant une seringue de morphine de la sacoche. Il lui colle une serviette sur toute la gorge, pliée. Tout va vite. " Ça va être rapide si tu bouges pas, je t’ôtes la balle. Ça pue l'infection la couleur. " A ses mots, il enfonce l'aiguille dans le muscle rond du bout de l'épaule, injecte sans ménagement et se cale un scalpel entre les dents. Il s'enduit les mains de désinfectants, concentré, ne réagissant même pas s'il l'insulte. Il ote le sclapel, et prend une tige plate de l'autre main, laissant son genou sur le coude. La douleur va être vive.
- Ne me frappe pas, ou je fais te planter la lame sans faire exprès! Et arrête de bouger! A trois... Non... mais ... !
Il grimace en lui lançant un regard noir, si si , il sait très bien faire quand y'a besoin. " Tu me feras des câlins plus tard. A trois. Un ... deux... " Il inspire, et positionne ses doigts, et enfonce la tige , dans la plaie, jusqu'à chopper le morceau pour l'en extirper, sans aucune douceur. Juste un morceau ... Il n'y pas l'autre bout. Il ne sait pas en quoi est fait cette balle mais c'est de la merde... "Trois." dit-il doucement en prenant l'objet dans ses doigts, alors qu'il y a du sang un peu partout sur les serviettes. Il pose la balle sur la table.

- Ça va aller ? Avec un air vraiment inquiet. C'est bientôt fini. Mords un truc, je nettoie l'intérieur.
Il prend l'eau oxygénée, et verse suffisamment pour que ça imprègne la plaie, puis attrape Samuel par la nuque.
" Relève-toi, s'il te plait. Et je sais que tu me détestes. Du moment que tu restes conscient, ça me va." Le liquide dégueulasse ressortit sur la serviette que Jung-Hwa avait plaqué dessous, il nettoya les chairs et coupa habillement les petits bouts de peaux qui suppuraient, se recalant le scalpel dans les dents, concentré.

Il s'assit au plus près en face de lui, et choppa une aiguille médicale et le fil de suture. Il sortit une seconde piqure de morphine, et lui passa dans le pectoral, des doses peu fortes prévues pour soulager ce genre d'intervention. Puis il plissa la plaie dans ses doigts, et commença la besogne, ses doigts fins filant sur la peau endommagée. Un coup de scalpel adroit à chaque fin de point. En tout six. Il ôta ses gants. Il se redressa toujours concentré, apposant ce qu'il fallait pour ne pas que la plaie ne s'infecte ni n'accroche à la grosse compresse en séchant. Elle saignait encore un peu, vu comment il avait maltraité les chairs.  En ouvrant une épaisse bande, il lui jeta un regard et le rebaissa direct. Il culpabilise un peu le Jung-Hwa de ce genre de situations, mais ça va, il encaisse. Il avale sa salive et finit le pansement, ses fringues à moitié tâchées de sang.  Il s'en fout au final. Il soulève en douceur le bras à l'épaule blessée pour y passer la bande, et lui faire un bandage. "Je t'en ferai un plus solide avant de partir... t'façon, je dois te faire un repas, donc on a le temps. Et je dois m'occuper du reste de tes contusions... "Il cherche son regard du sien. " Tu veux quelque chose de plus fort...?"


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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?! Mer 3 Sep - 11:49





Mon pied au cul, ça te tentes ?!




A en juger par son air presque sévère, je comprends que la balle n'a pas causé qu'une blessure superficielle comme je le pensais à première vue. De mon côté, j'affiche toujours une attitude cool, du moins jusqu'à ce qu'il ne fasse mention d'une quelconque saloperie que j'aurais pu chopper lors de mon altercation avec ces types. Ce que j'apprécie chez ce mec, c'est qu'il ne me pose pas trop de questions. Il est loin d'être idiot et particulièrement futé au vu des quelques raisonnements qu'il m'a présenté jusqu'ici. Mais surtout, il fait preuve d'une franchise qui est loin de me déplaire. J'ai toujours préféré avoir à faire à des gens directs et non qui tournent autour du pot pendant des plombes au point de vous agacer au plus haut point. Et Dieu sait que je n'ai bien souvent que très peu de patience.
Quoi qu'il en soit, de là à ce que je me décide à aller faire des tests, c'est une autre affaire, et je préfère encore opter pour l'option à domicile, ce dont je lui fais aussitôt part.

Un instant plus tard, je le vois enfiler une paire de gants en latex qui ne me dit rien qui vaille.

- On va faire un marché.

Je m'attends au pire. Le Doc se débarrasse de son pull pour se mettre plus à l'aise en débardeur, il étale tout son fourbis et me pousse bientôt à m'étendre sur le canapé. Je l'arrête un instant à mi-course d'un geste de la main et lui lance un regard de défis qui veut tout dire : "Fais-moi vraiment mal et je te butes". Il soutient mon regard comme je m'y attendais et pose une main sur mon torse, adoptant un ton grave en déclarant :

"Tu ne me tues pas pour ce que je vais te faire, et je te fais un repas à t'en faire péter la panse. Mais pour le moment... "

- Si t'y va pas comme un bourrin, ça devrait le faire. Y'a aussi l'option, tu me prépares à bouffer et je te fais la peau ensuite.

Je lui adresse un sourire amusé, me préparant à douiller sévère. Ses gestes sont précis, il est sûr de lui et on voit qu'il sait ce qu'il fait face à l'absence de la moindre hésitation dans son attitude. Toutefois, les piquouses ce n'est définitivement pas mon truc et je m'efforce de détourner le regard quand je le vois prêt à m'injecter une dose de morphine.

" Ça va être rapide si tu bouges pas, je t’ôtes la balle. Ça pue l'infection la couleur. "

- Bordel de fils de pute !!! lâchais-je en serrant les dents et en serrant le poing.

- Ne me frappe pas, ou je fais te planter la lame sans faire exprès! Et arrête de bouger! A trois... Non... mais ... !

- Facile à dire Doc ! grimaçais-je sans pouvoir m'empêcher de gigoter et de frapper du poing sur le canapé. Poing qui se crispe bientôt autour de l'un de ses bras.

" Tu me feras des câlins plus tard. A trois. Un ... deux... "

Je relâche ma prise et pose un bras en travers de mes yeux tandis qu'il enfonce la tige dans la plaie. J'éprouve une vive sensation de douleur, comme si on s'amusait à gratter l'intérieur de la plaie. Ça va toutefois légèrement mieux tandis que la morphine commence enfin à faire effet.

- Ça va aller ? C'est bientôt fini. Mords un truc, je nettoie l'intérieur, me déclare Doc Hyun Hyun tandis que je mords doucement mon poing. Je ne lui réponds que par un marmonnement ou plutôt un grognement qui lui traduit "fais ce que t'as à faire et vite."

Le môme m'attrape par la nuque une seconde plus tard pour m'inciter à me redresser, armé de l'eau oxygénée. Oh putain je vais douiller encore une fois ... .

" Relève-toi, s'il te plait. Et je sais que tu me détestes. Du moment que tu restes conscient, ça me va."

Je lui adresse un regard noir puis ferme les yeux alors que le liquide imprègne la plaie. C'est comme si on versait de l'acide sulfurique, bordel, j'ai littéralement l'impression de cramer.

- Satané fils de pute !!! J'vais te faire la peau !!

Comment ça c'est pas très encourageant ? Putain, viens, prends ma place ducon, tu comprendras mieux ! Bref, encore un petit moment à tenir et ça sera terminé. Une fois la plaie recousue, je peux enfin souffler. Je le laisse terminer le pansement alors que je me détends légèrement.

"Je t'en ferai un plus solide avant de partir... t'façon, je dois te faire un repas, donc on a le temps. Et je dois m'occuper du reste de tes contusions... "

Mon regard se tourne vers le sien, un panel de sentiments confus s'y mélangeant après coup.

" Tu veux quelque chose de plus fort...?"

- Ça devrait aller, déclarais-je.

J'ai besoin de me redresser pour m'installer plus confortablement. Dans le même temps, je lui adresse un "Merci Doc", soulagé d'en avoir terminé avec cette étape. Le reste est une partie de rigolade comparé à ça. Me calant contre le dossier du canapé, je lance à Hyun Hyun :

- Détends-toi, j'ai décidé de pas te faire la peau. T'as fais du bon boulot visiblement. Puis je reprends par rapport à mes premiers propos. Enfin sauf si tu m'empoisonnes avec de la bouffe louche.

Le temps de s'occuper de mes ecchymoses, et nous pouvons bientôt prendre la direction de la cuisine. Je lui indique avant ça qu'il peut aller se nettoyer dans la salle de bain du bas tandis que je vais me passer un coup dans celle du haut et que je trouve un t-shirt de rechange ainsi que du change pour lui vu l'état de ses fringues. En redescendant, je passe par la pièce où il se trouve et lui balance les fringues.

- Tiens, enfiles-ça, ça devrait t'aller même si ça risque d'être un peu large.

Une fois qu'il me rejoint, je reviens sur ce qu'il a dit un peu plus tôt par rapport au fait qu'il ne connaissait rien aux armes si ce n'est les quelques occasions où il s'est vu pointé l'une d'elles sous le nez.

- Par rapport à cela, lui dis-je en évoquant de nouveau le sujet. Tu parles de ça comme si t'avais l'habitude qu'on te menace tous les quatre matins. Tu trempes dans quoi au juste ?



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MessageSujet: Re: Mon pied au cul, ça te tentes ?!

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Mon pied au cul, ça te tentes ?!

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