It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Astaria & Lawrence - dirty little surprise

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MessageSujet: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Lun 18 Aoû - 23:42

Astaria + Lawrence
Dirty little surprise
Ses lèvres dans mon cou, je comptais. J’aurais pu compter avant, cela dit, j’étais là depuis un moment, occupée à discuter de tout et de rien avec lui. Surtout de rien, d’ailleurs. On était doué pour ça, brasser du vent, ne surtout pas s’interroger sur des sujets trop graves ou trop sérieux. Ça serait vite devenu trop chiant. Donc oui, j’aurais eu l’occasion de compter avant, mais voilà, ce sont ses lèvres dans mon cou qui avait déclenché le processus. Non pas que je sois distraite ou quoi, parce que finalement, il savait s’y prendre, c’est juste que... Ça avait réveillé un truc, un souvenir, que je m’étais mise à repenser à toutes ces fois... Parce que non, ce n’était clairement pas la première fois, et techniquement ça ne devait pas être la dernière non plus, principalement parce qu’on était relativement compatible que sur ce point-là. Le reste du temps ? On avait plutôt tendance à se bouffer le nez ou exaspérer l’autre. Et il m’exaspérait souvent, et beaucoup. Je devais être un peu masochiste puisque depuis des mois, j’y retournais régulièrement. Ou sadique, finalement, puisque j’aimais assez lui hurler dessus et le remettre à sa place, son sale caractère s’avérant un parfait exutoire pour le mien. Ça se terminait souvent à l’horizontal, comme aujourd’hui. Pas toujours, mais souvent. Principalement parce qu’arrivé à un certain nombre de décibel, c’était le seul moyen de me faire taire. Ou de le faire taire. Au choix. Alors, je me laissais aller, et pendant un moment, oubliais tout le reste. Sauf là. Là, je comptais. On s’était rencontré fin juin, dans cet ascenseur, et depuis, on avait pas arrêté... Et justement, c’était ça le plus étrange, en fait. On n’avait jamais arrêté. Pas une seule fois, pas une seule semaine. On aurait du, n’est-ce pas ? En plus de deux mois, on avait eu à souffrir d’aucune pause. Deux mois. C’est ça que je comptais, justement. Dix semaines, très exactement. Et si je poussais mon comptage plus encore, incluant Renji et Joey, je... Oh putain de merde !! Treize semaines ! Treize putain de semaines ! Est-ce que...? Oh bordel de cul ! Voilà, je ne comptais plus. Et me redressant d’un coup, je repoussais mon partenaire de jeu en arrière pour me relever, quitter ce canapé, et tourner en rond sur le parquet en me massant les tempes. J’avais du me planter, je m’étais forcément plantée. Fallait que je recompte. « Tais-toi ! Je compte ! »  j’ordonnais à l’autre qui commençait à m’agacer à nouveau avec ses bégaiements à la con. Sans déconner, là ! Il pouvait pas tenir son calbut tranquille cinq secondes, ou pas ? Il me suffisait de recompter, réaliser que je m’étais plantée la première fois, et on pourrait reprendre. Donc... Ce mois-ci ? Rien. Le mois dernier ? Hum... Non, rien non plus. Et le mois d’avant ? Oh merde ! Merde !  MERDEEE !! Non, non, on respire, et on refait le compte encore. Et encore. Et encore. Et... Putain !!! Non, on pleure pas ! Interdiction de pleurer ! C’était rien, c’était probablement rien. Évidemment que c’était rien, enfin ! Quelle idiote ! Pourquoi je m’inquiétais comme ça ? Après tout, j’avais changé de pays, de continent, de vie, mon alimentation était hasardeuse, mon corps subissait des assauts qu’il n’avait encore jamais vécu... Normal qu’il soit un peu chamboulé, non ? Et puis... J’avais été sérieuse. À chaque fois. Ou presque. Ok, j’avais été négligente une fois. Mais c’était une seule fois. Une seule et unique fois. Y avait que dans les films que ça déboulait sur quoique ce soit. Dans la vraie vie, on devait s’y reprendre à plusieurs fois, calculer divers facteurs, etc... Non, c’était juste un petit dérèglement. Évidemment. Rassurée, ou presque, je me laissais tomber dans le canapé, prête à me laisser faire à nouveau, allant même jusqu’à désigner mon cou de l’index, histoire qu’il s’active un peu plus rapidement. Mais à peine y était-il à nouveau que... Non ! Non ! Non ! Je le repoussais une fois encore. Il fallait que je vérifie, il fallait que je m’assure que tout allait bien, que je n’étais... Que je n’étais pas. Point. « Je... Je reviens. » c’est tout ce que je lui offrais en me relevant, récupérant mon sac et traçant vers la sortie, me mangeant un mur dans l’épaule dans la précipitation. Comme quoi, il n’y avait pas qu’à lui que son appartement n’était pas adapté. Et en effet, une bonne vingtaine de minutes plus tard, j’étais de retour, un sachet en papier dans les mains, et sans un regard pour lui, je dépassais le salon pour m’enfoncer dans le couloir, lâchant un vague « Toilettes. » au passage. Là, porte close et mains fébriles, j’extirpais les cinq boîtes du sachet. Cinq. Parait qu’il en faut toujours plusieurs. Anxieuse, nerveuse, plus qu’angoissée, je perdais mon anglais et peinais à comprendre le mode d’emploi. Les ouvrant toutes, je décidais de ne plus hésiter. Après tout, ce n’était qu’une formalité. Juste pour me rassurer. Voilà... Il ne me restait plus qu’à attendre. Combien de temps, déjà ? Whaaaat ? Cinq minutes ? Non mais ils étaient malades ou quoi ? Et l’autre qui commençait à s’inquiéter. Je l’entendais me questionner par-delà la porte. Qu’est-ce que tu fais, qu’il me demandait. À son avis ? Qu’est-ce que je pouvais bien faire dans des toilettes, hein ? « Je médite sur une solution contre le réchauffement climatique. Fous-moi la paix ! » Oui, j’étais légèrement stressée, c’était pas vraiment le moment de me courir sur les nerfs. Plus que deux minutes... Et si ? Non. Impossible. Je ne voulais même pas l’envisager. Mais...? Non ! Plus qu’une minute. Bordel, c’est long une minute dans ce genre de cas... Le timer de mon iPhone me provoqua un mini-infarctus, et après avoir traversé cinq minutes-siècles d’enfer, voilà que j’hésitais à observer le résultat. Les résultats. Et si...? NON ! Ce n’était qu’une formalité, une simple formalité. Sur doctissimo ils expliquaient bien ce genre de trucs. Je pouvais être simplement déréglée d’un fait de mon changement soudain de mode de vie et d’habitudes, ou bien ça pouvait être le résultat d’un cancer de l’utérus, aussi. Voilà, y avait plus de chances que ce soit ça que... Prenant une profonde inspiration, je me saisissais d’un des bâtonnets, et le plaçais devant mes yeux clos. Allez, à trois j’ouvre un oeil. 1...2...3. MERDE ! Minute... Ça voulait dire quoi deux traits, déjà ? Elle était où la notice ? Putain, elle était où cette putain de bordel de merde de notice à la con de mes couilles, putain ? Voilà... Voilà... Deux traits... Deux traits... Deux putain de traits... Merde ! Merde ! Merde ! Non, non, c’était pas forcément concluant, ça pouvait être un faux. Ça arrivait les faux ! Tout le temps ! Le deuxième bâtonnet il disait quoi ? Ha bah, là, au moins c’était clair, limpide, écrit en toute lettre. Le troisième affichait fièrement ses deux traits, le quatrième aussi, et le cinquième, tout comme le deuxième, me narguait de ses huit lettres traumatisantes. Pregnant. Impossible ! Impensable ! Les deux mains sur le rebord du lavabo, j’observais mon reflet, y cherchant quelque chose de changé, de différent. Soulevant le tissu de mon tee-shirt, j’auscultais mon ventre de la même façon. Est-ce que j’avais grossis ? Non. Pas d’un gramme. Ni de face, ni de profil. Mes seins, alors ? Peut-être un peu... À moins que ce ne soit que dans ma tête ? Y avait vraiment quelqu’un là-dedans ? J’osais même pas toucher, de peur de... Je ne sais pas... C’était... Oh bordel ! Mon père allait me tuer. Non, en fait, non, mon père allait le tuer lui ! Comment il avait pu me faire ça ? Comment ses spermatozoïdes d’handicapé avaient pu...? Ils n’étaient supposés être, je sais pas, moins performants ? J’allais le tuer ! J’allais réellement le tuer ! J’allais lui arracher sa jolie petite gueule et la planter sur une lance à ma porte pour servir d’exemple. Ramassant les bâtonnets, je quittais finalement la salle de bain, rejoignant le salon pour relâcher tout ça sur la table basse, et les mains sur les hanches, l’agresser du regard et de la voix. « Explique-toi ! » Oui, mon pote, parce que c’est clairement tout de ta faute ! Moi j’ai Gandalf à l’entrée de l’utérus pour hurler à qui veut l’entendre ‘vous ne passerez paaaaas !’. Pas de ma faute si tes warriors sont juste aussi débile que toi !
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Jeu 21 Aoû - 20:35

astaria & lawrence

❝ dirty little surprise ❞


Je ne me lasserais probablement jamais de ça. Du goût qu’avait sa peau, ses lèvres, son corps. Je ne m’en lasserais jamais, c’était certain. Bon, d’elle et de sa personnalité, si, probablement. Je n’avais jamais rencontrée une fille aussi agaçante qu’elle auparavant, c’était certain. Mais finalement, peut-être que c’était pour ça que le sexe était aussi bien avec elle, non ? Parce qu’on tentait de parler, et si parfois cela fonctionnait et rien ne se passait, la majorité du temps … Et bien la majorité, cela finissait souvent en cris. Puis ensuite en d’autres sortes de cris, bien plus agréables, ceux-là. C’était ainsi depuis environ deux mois, et je ne m’en plaignais pas, au contraire même. Bien sûr, cela me manquait toujours autant de changer de femmes tous les jours, mais je m’en satisfaisais. Et puis, ce n’était pas comme si nous avions une quelconque routine, ou que le sexe avec elle était mauvais, ennuyeux. Au contraire même. C’était addictif. J’en voulais toujours encore plus. Et en ne comptant pas mes limites physiques, c’était le cas. Après une énième séance de vocalises, je me retrouvais là, dans ce canapé, à titiller sa peau, ne me lassant pas de ses réactions. Sauf aujourd’hui … Elle semblait … moins réceptive que d’habitude. A quoi pouvait-elle bien penser ? Elle me repoussa, avant de se lever, me faisant froncer des sourcils. « Tais-toi ! Je compte ! » m’ordonna-t-elle alors que je tentais de prendre la parole. Je roulais des yeux. Elle avait toujours un problème avec la politesse, c’était certain. Je la regardais tourner en rond dans le salon, d’un regard amusé. Elle était folle. Clairement. Enfin, ça, je m’en étais rapidement rendu compte, ce n’était donc pas vraiment une surprise. J’attendais qu’elle reprenne la parole, qu’elle explique ce qui était en train de se passer dans sa petite tête. Mais apparemment, ce n’était pas son intention. Je n’allais pas la forcer à me parler, c’était certain de toute façon. « Je... Je reviens. » annonça-t-elle en récupérant son sac avant de se prendre le mur de l’entrée – c’était toujours celui-là – et de quitter l’appartement. Je levais les mains en l’air, avant de secouer de la tête.

Dix minutes qu’elle était partie. Elle se fichait de moi, un peu, là non ? Soupirant longuement, je récupérais mon ordinateur portable posé sur la table basse, avant de l’allumer. J’avais assez attendu, je n’étais pas à sa disposition non plus. Du travail m’attendait. Un jour, il faudrait peut-être que je retourne travailler dans les locaux du New York Times, au lieu de travailler à domicile. Pas que cela me dérangeait d’avoir un traitement de faveur, positif, pour une fois de la part de mon patron, mais bon, travailler depuis chez soi était quelque chose de plus difficile que cela n’en avait l’air. Et finalement, le cadre et les horaires commençaient à me manquer. J’étais plus inspiré lorsque je n’avais pas la possibilité de faire autre chose, c’était certain. Et puis là, alors que je n’avais aucune idée de si Astaria allait revenir pour terminer notre petite affaire, c’était encore plus compliqué de me concentrer. Mais bon, ce n’était pas comme si j’avais réellement le choix. Certains devaient bosser pour vivre, c’était ainsi. Et vu les frais que je me coltinais, j’avais encore moins le choix que d’autres. Il était même fort probable que je doive travailler jusqu’à ma mort rien que pour payer les factures d’hôpital. Peut-être que j’aurais dû porter plainte contre le journal, finalement. Après tout, c’était de la faute de mon patron si j’avais tous ces frais à payer, non ? S’il ne m’avait pas envoyé en Egypte pour suivre Sofia et vérifier qu’elle s’installait bien là-bas – comme si c’était mes affaires, sérieusement – rien de tout ça ne se serait passé. Enfin, ce n’était pas non plus que je regrettais ce que j’avais fait ce jour-là. J’avais fait le deuil de mes jambes maintenant – tant bien que mal, il fallait bien l’avouer – et en étais venu à la conclusion que sa vie était plus importante que ces dernières. Alors qu’enfin, je tapais les premiers mots sur mon ordinateur, la porte ouvrit et se referma tout aussi vite. « Toilettes. » dit-elle dans un coup de vent. Bien sûr, fais comme chez toi, je t’en prie.

Bon, elle foutait quoi là-dedans, exactement ? Ce n’était pas que je m’inquiétais, mais un peu quand même. « Ça va là-dedans ? » finissais-je par beugler, toujours confortablement installé devant mon ordinateur. « Je médite sur une solution contre le réchauffement climatique. Fous-moi la paix ! » Je lâchais un long soupir. Dis-le si je te dérange, surtout. Connasse. Et je tachais de me reconcentrer sur le début de mon article. Je n’avais pas que ça à foutre, et ses états d’âmes n’étaient clairement pas mon problème. Elle revint en trombes, jetant au passage quelque chose sur la table basse. « Explique-toi ! » « Par rapport à quoi ? » lâchais-je dans un soupir, toujours la tête devant mon écran. Je me pinçais l’arrête du nez, et après un rapide ctrl s, je regardais enfin de quoi il s’agissait, avant de me figer à la vue des bâtonnets. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Je les détaillais un peu plus en détail, avant de déglutir longuement. « C’est positif ? » grimaçais-je, me doutant très fortement de la réponse, malgré mes piètres connaissances en la matière. Elle ne serait pas dans cet état sinon. Je posais finalement mon regard sur elle, pianotant sur la table basse de mes doigts. « Okay, on se calme.  » commençais-je en tentant de calmer mon rythme cardiaque. « On s’est toujours protégé. » reprenais-je, omettant consciemment de penser à la première fois où nous avions couché ensemble. Ce n’était pas possible. Une fois sans protection, ce n’était rien. La seule chose à laquelle j’avais alors pensé, c’était les possibles MST. Elle couchait bien avec un inconnu, comment savoir avec qui elle avait été avant, non ? Je penchais un peu la tête sur le côté en y réfléchissant. Après tout, je ne devais pas être le seul avec qui elle avait couché non ? Enfin, on ne couchait pas avec un parfait inconnu si on en avait pas l’habitude … « T’es sûre qu’il est de moi ? » finissais-je par lâcher en me grattant l’arrière de la tête. Il ne pouvait pas être de moi. Im-po-ssi-ble. Tout bonnement impossible. Et puis j’avais déjà bien assez de soucis comme ça, ce n’était pas pour rajouter un gamin à l’équation.

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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Jeu 21 Aoû - 23:17

Astaria + Lawrence
Dirty little surprise
Panique. Panique totale et complète. Pas la petite crise de panique qu’on calme d’un gros câlin et d’une caresse dans les cheveux, non, la bonne grosse panique intersidérale. Celle qui t’empêche de respirer normalement, de raisonner normalement, ou même de bouger normalement. Celle qui donne envie de taper dans le premier truc à proximité, en général quelqu’un, d’ailleurs, celle qui te donne envie de courir, courir, très loin, très vite, aussi loin et aussi vite que possible de l’objet de la panique. Sauf quand cet objet se trouve justement à l’intérieur de toi, et qu’il n’est pas question de l’en faire sortir avant pas mal de mois. Un parasite. Voilà, un putain de parasite que lui, ce con-là, m’avait collé dans le bide sans penser à me demander la permission. Évidemment que c’était sa faute ! J’allais pas me protéger à sa place, non ! Et vu que mon utérus devait être à mon image, particulièrement peu avenant, il fallait que ses spermatozoïdes soient des putain de sioux croisé GIGN pour être parvenus à s’y glisser sans se faire bouffer. Art du camouflage level : Peeta. Alors non, ce n’était clairement pas ma faute s’il avait dressé ses warriors façon bootcamp pour me refourguer alien dans le bide. Qu’il s’explique, maintenant ! « Par rapport à quoi ? » Oh, seigneur !  50% de gênes particulièrement débiles dans mon ventre. Je venais de balancer cinq tests de grossesse sur sa table basse de salon, et il osait me demander par rapport à quoi ? J’aurais pas pu me faire féconder par un mec un peu moins con, non ? Question de karma, je présume. Ah, voilà, il semblait capter ! Bien, Einstein, ça t’aura juste pris un siècle de plus que moi. « C’est positif ? » Sérieusement ? « Non, non, c’est négatif, mais j’pensais que, peut-être, ce serait un plus pour la déco de ton salon. » Et le ‘PREGNANT’ inscrit en toutes lettres et en capitale, c’était juste de la psychologie inversée ! Abruti ! « Okay, on se calme.  » Oh putain, le truc à pas me dire ! Le truc à ne jamais dire à une femme ! Encore moins lorsqu’elle vient de découvrir que plus jamais elle ne connaîtra le calme. Plus jamais ! Pas une minute, pas une seconde de sa vie ! JAMAIS ! Et forcément, plus il m’ordonnait de me montrer calme et plus je visualisais mes pouces s’enfoncer dans ses orbites jusqu’à ce que sa tête n’explose. Très très calme. « On s’est toujours protégé. » Bah non, connard ! La preuve, mate un peu le nouveau concept de corbeille de fruits, là. Dans l’ascenseur on ne s’était pas protégé. Les fois suivantes oui, ce qui était particulièrement con, faut bien le reconnaître, mais la toute première fois, non. Et puisque... Puisque bref, bah y avait pas à tortiller du cul, c’était lui qui m’avait fait ça, basta ! Il avait donc très exactement quinze secondes pour trouver une solution afin que je ne sois plus dans cet état-là, à effet immédiat et sans intervention médical. Il avait qu’à... J’sais pas, moi, me dire que c’était rien, que c’était sa salle de bain qui brouillait les ondes des tests de grossesse et que c’était pas la première fois que ça lui faisait le coup, par exemple. Alors on pourrait se détendre, rire un bon coup, et pourquoi pas baiser ensuite ? Mais à la place, c’est pas du tout ça qu’il décida de dire, non. C’est même plutôt l’inverse. « T’es sûre qu’il est de moi ? » Là, comment dire ? J’eus comme un blanc. Déconnexion totale de mon cerveau avec le reste des terminaisons nerveuses, et je me retrouvais à me baisser très lentement vers les tests pour le ramasser un à un. Au creux de mes paumes je les observais un instant, avant de... me saisir de l’un pour le lui envoyer à la tronche, puis un autre, encore un autre. Plus de clearblue dans ta face, mon copain ! Espèce d’enfoiré ! Il me prenait pour qui ? Et de plus en plus fort, de plus en plus grimaçante, j'espérais lui crever un oeil avec ces merdes. « Est.ce.que.tu.te.fous.de.ma.gueu.le ? » j’articulais entre mes dents, en visant le front avec le dernier test. « Et oui, pour ton information, j’ai pissé sur tous ces trucs ! Chacun d’eux ! » Yep ! Tu tripotes littéralement mon urine, là. Enjoy ! La vengeance n’étant pas au niveau de l’offense, je soupirais en me laissant tomber dans un de ses fauteuils club à la con. « J’sais pas ce qui est le pire, avoir ce truc dans le ventre ? Ou bien que tu me confondes avec l’une de tes putes ? » J’étais française, ok, mais merde ! J’étais pas aussi inconsciente que ça ! Je baisais pas avec tout ce que je croisais sur ma route même si... Même si les derniers mois pouvaient s’avérer légèrement trompeurs. « J’ai couché avec quatre mecs entre mes dix-sept ans et maintenant. Quatre mecs en huit ans ! Est-ce que, par conséquent, tu pourrais m’épargner ton regard accusateur à la con ? J’suis une putain de nonne comparée à toi ! » Bien sûr, il fallait occulter le fait que sur ces huit années j’en avais passé sept avec le même mec et que, par conséquent, les trois derniers partenaires de mon maigre tableau de chasse se ressemblaient sur ces derniers mois. Sur deux semaines en vrai. Ok, j’étais peut-être pas nominable à la sanctification, mais... Oui, cette excroissance intestine était son oeuvre. Comment ? Comment j’avais pu me montrer aussi inconsciente ? Comment j’avais pu...?  Bah oui, je sais comment ! J’étais en pleine crise ! Et cet enfoiré en a allègrement profité, en plus. « Tu t’es pas protégé, Lawrence ! Tu as profité d’une pauvre fille en crise dans cet ascenseur ! Tu es l’unique responsable ! Alors... J’sais pas, fais quelque chose bon sang ! Une formule magique sur mon bide, une DeLorean volante, H.G Wells en personne, ce que tu veux, mais défais ce que tu as fait !! » j’explosais, totalement dépassée, en m'éjectant du fauteuil pour me ruer vers son paquet de clopes puis la fenêtre. Cette dernière entrouverte, je tirais une cigarette du paquet avant de... bloquer, et tout relâcher comme si je m’y étais brûlée. « Même ça, j’peux pas ! Parce que... Guess what ? J’suis enceinte, putain d’merde ! » Oui, on avait probablement déjà croisé future mère plus rayonnante que moi. Qu’est-ce que j’allais faire, bon sang ? Qu’est-ce qu’on allait faire ? Enfin, si tant est qu’il se révèle un peu concerné par toute cette merde, évidemment.  
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Lun 1 Sep - 18:49

astaria & lawrence

❝ dirty little surprise ❞


Alors que j’avais pensé que son départ me permettrait d’enfin me mettre à bosser, je m’étais finalement bien trompé. Elle avait tout d’abord fait comme chez elle, revenant en coup de vent pour prendre la direction des toilettes immédiatement. Puis alors qu’enfin, j’avais réussi à commencer mon article, voilà qu’elle voulait que je sois à son entière disposition de nouveau. Je demandais donc à propos de quoi il fallait que je m’explique. Je n’étais pas devin, et j’avais un peu les yeux occupés à regarder mon ordinateur là. Voyant qu’elle ne répondait pas, je décidais d’enfin regarder ce qu’elle avait balancé sur la table, après avoir sauvegardé mon début d’écrit. Et là, mes yeux se figèrent en apercevant les tests de grossesse. Et sans que je ne réfléchisse, ma bouche s’ouvrit et dit ce que n’importe quel gars dans ma situation aurait dit « c’est positif ? ». Bien sûr que j’avais la réponse sous les yeux, mais j’avais vraiment besoin que l’information ait l’obligeance de monter jusqu’à mon cerveau. « Non, non, c’est négatif, mais j’pensais que, peut-être, ce serait un plus pour la déco de ton salon. » me répondit-elle ironiquement. Oh, fallait peut-être qu’elle se calme là ! Elle venait de me lâcher une vraie bombe, elle s’attendait à quoi exactement ? Que j’enfile la cape de Superman et trouve immédiatement une solution ? Et bien raté. Mes pensées étaient complètement confuses, et j’avais sérieusement du mal à réfléchir. On s’était pourtant toujours protégés, non ? Enfin, sauf une fois. Une seule petite fois. Comment est-ce que c’était possible ? Je plissais des yeux, tentant vainement de trouver une explication. Il fallait que je trouve quelque chose, que je nous sorte de cette situation. Elle ne pouvait pas être enceinte de moi, ce n’était pas possible. Pas maintenant quoi. J’étais dans la pire situation financière possible et j’avais de la chance de ne pas être à la rue vu le rouge qui colorait mon compte en banque et tous les crédits que j’avais sur le dos ! Il n’était pas de moi. Voilà. C’était le seul truc logique. Il ne pouvait pas être de moi. Apparemment, elle n’aima pas ma solution. Puisqu’après un instant de silence, je sentais des projectiles atterrir sur mon visage, les uns après les autres. « Est.ce.que.tu.te.fous.de.ma.gueu.le ? » cracha-t-elle en me lançant le dernier test de grossesse qui parvint à rejoindre mon front. Je serrais la mâchoire, me demandant dans quoi je m’étais fourré exactement. « Et oui, pour ton information, j’ai pissé sur tous ces trucs ! Chacun d’eux ! » Une grimace déforma mes traits à cette idée, puis je me concentrais sur le plus important. Elle était sérieuse. Elle était enceinte. Et apparemment, il était bien de moi. Merde. Mais quelle connasse sérieux de me faire ça ! « J’sais pas ce qui est le pire, avoir ce truc dans le ventre ? Ou bien que tu me confondes avec l’une de tes putes ? » Je passais une main dans mes cheveux, un peu gêné. Est-ce qu’elle pouvait vraiment me blâmer pour ça ? Enfin, elle avait couché avec un inconnu dans un ascenseur, et même si maintenant je la connaissais, rien ne me disait qu’elle ne couchait pas avec d’autres en même temps.« J’ai couché avec quatre mecs entre mes dix-sept ans et maintenant. Quatre mecs en huit ans ! Est-ce que, par conséquent, tu pourrais m’épargner ton regard accusateur à la con ? J’suis une putain de nonne comparée à toi ! » reprit-elle alors. Je lâchais un soupir, avant de m’affaler un peu plus contre le canapé. « Désolé. » grimaçais-je des excuses. Elle n’aurait pas plus que ça, c’était déjà un miracle que j’ai pu prononcé ce simple mot. Mais là … Peut-être qu’en effet j’avais un peu abusé. Mais bon, j’étais encore un peu sous le choc de son annonce, et c’était tout ce qui m’était venu. Je n’avais aucune idée de ce que je pourrais bien faire et, sérieusement, je flippais. « Tu t’es pas protégé, Lawrence ! Tu as profité d’une pauvre fille en crise dans cet ascenseur ! Tu es l’unique responsable ! Alors... J’sais pas, fais quelque chose bon sang ! Une formule magique sur mon bide, une DeLorean volante, H.G Wells en personne, ce que tu veux, mais défais ce que tu as fait !! » Je déglutissais lentement, sous le choc de ses mots. Sérieusement ? Elle était sérieuse là ? Elle croyait vraiment que j’avais profité d’elle ? Donc j’étais quoi exactement ? Son syndrome de Stockholm ? J’avais abusé d’elle et c’était pour ça qu’elle revenait ? Je baissais les yeux, dégoûté. « T’es sérieuse ? Tu penses vraiment que j’ai profité de toi ?  » commençais-je en serrant la mâchoire, avant de reprendre. « Nan parce que tu te dis pas que si j’avais pas de préservatif, c’est parce que je n’en voyais pas l’intérêt ? Parce que « qui coucherait avec l’handicapé », hein ? Et je te signale que pendant que tu m’allumais comme pas possible dans cet ascenseur, j’ai résisté pendant une éternité en pensant que t’allais ensuite te foutre de ma gueule si je tentais quoique ce soit. Donc dire que j’ai abusé de toi, sérieusement ? » Ma voix était plus cassée que je ne le voulais, mais oui, là en trois secondes seulement, elle avait réussi à me blesser, et pas qu’un peu. En la voyant prendre une cigarette et se diriger vers la fenêtre, je décidais d’en prendre une aussi que j’allumais presqu’immédiatement. J’en avais bien besoin là, ça m’aiderait au moins à réfléchir un tant soit peu. « Même ça, j’peux pas ! Parce que... Guess what ? J’suis enceinte, putain d’merde ! » dit-elle en la relâchant. Ah merde, c’est vrai. Le bébé. Merde. Je tirais une dernière bouffée sur la mienne, avant de l’éteindre dans le cendrier. Pas la peine d’envenimer la situation non plus. Puis je prenais une longue respiration et plaquais ma tête entre mes mains. Un silence s’installa, et après un soupir, je relevais enfin la tête. « Reviens ici et assis-toi. Qu’on parle sérieusement. » lui demandais-je d’une voix plus posée. « J’ai pas de solution miracle, okay ? J’aimerais bien en avoir une, crois-moi, mais ce n’est pas le cas. » reprenais-je ensuite, avant de m’arrêter. Le fait était que, vu la situation dans laquelle on se trouvait, ce n’était pas à propos de ce que moi je voulais, mais bien à propos de ce qu’elle, elle voulait. « Je ne dis pas que je suis super enthousiaste par la nouvelle. Ce serait clairement un mensonge. J’ai pas un rond, je suis juste super endetté et j’ai pas fini encore d’aller à l’hôpital. Donc, il y a certainement mieux pour toi, c’est certain. » Je fis une petite pause, tout en lui faisant un signe de la main comme pour lui dire de me laisser finir. Il fallait juste que je trouve mes mots. « Mais si tu veux garder ce bébé … Je serais là. Je t’emmènerais chez le gynécologue, je participerais aux frais aussi, et puis … Enfin je serais là quoi. Pas que financièrement je veux dire … Je te soutiendrais, du mieux que je peux. » Je passais une main dans mes cheveux, avant de rouler des yeux. J’étais clairement nul à ça. Je n’arrivais même pas à la rassurer là, à trouver mes mots. Lamentable. « Mais la décision t’appartient … Enfin … C’est ton corps, ce n’est pas le mien. Je n’en dispose pas. Donc si tu ne veux pas de ce bébé … Et bien je serais là aussi. Physiquement et moralement. Et si tu veux le garder, ce sera la même chose. » Je pris une autre pause, lâchant un énième soupir, avant de conclure. « Ce que je veux dire … Enfin je ne sais pas comment dire ça. Pour moi, je ne pense pas que ce soit ma faute, ou du style, ou que ce soit une responsabilité à prendre. Parce que, malgré ce que tu peux penser de moi, ce n’est pas que de la baise entre nous, t’es aussi mon amie … enfin en quelques sortes, j’imagine. Putain je m’embrouille encore, merde ! Bref, ce que je veux dire, c’est que quelque soit ta décision, je serais là et je te soutiendrais. Je vais pas te laisser seule dans cette situation. Et je dis pas que je vais être parfait. Je le serais probablement pas, et à mon avis je vais souvent aggraver les choses, te mettre en pétard, etc. Mais voilà, je ferais de mon mieux pour t’aider, et j’essayerais d’être là à chaque fois que tu en auras besoin. Que ce soit pour te soutenir physiquement, ou moralement. »

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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Mer 3 Sep - 22:43

Astaria + Lawrence
Dirty little surprise
« Désolé. » Oui, il pouvait l’être ! Parce qu’il s’imaginait quoi, à la fin, que j’avais décidé sur un coup de tête qu’il serait l’auteur de mes malheurs ? Qu’enfermée dans ses toilettes j’avais fait ‘plouf plouf’ pour déterminer qui serait le père ? Si je lui balançais toutes ces merdes à la tronche c’est parce que j’avais la certitude qu’il en était l’heureux propriétaire ! Alors qu’il ne commence pas à me montrer du doigt lui qui n’avait fait que de me parler de cul et de putes avant même de connaître mon prénom. J’avais peut-être fait pas mal de conneries dans ma vie, mais pas au point de me retrouver enceinte sans savoir l’origine de ma fécondation. C’était de sa faute, clairement ! Il n’avait pas pensé au préservatif, et tout le monde savait que c’était aux mecs de penser à ça ! Qui plus est, il savait très bien, à ce moment-là, dans quel état de je me trouvais. Comment aurais-je pu penser à quoique ce soit de relativement cohérent ? « T’es sérieuse ? Tu penses vraiment que j’ai profité de toi ?  » Oui, j’étais sérieuse ! Il était l’unique responsable de mon état puisque je n’étais pas en pleine possession de mes moyens ce soir-là. « Nan parce que tu te dis pas que si j’avais pas de préservatif, c’est parce que je n’en voyais pas l’intérêt ? Parce que « qui coucherait avec l’handicapé », hein ? Et je te signale que pendant que tu m’allumais comme pas possible dans cet ascenseur, j’ai résisté pendant une éternité en pensant que t’allais ensuite te foutre de ma gueule si je tentais quoique ce soit. Donc dire que j’ai abusé de toi, sérieusement ? » C’était à mon tour de m’interroger sur le sérieux de son indignation, là, de sa voix cassé et de tout le package qui allait avec. Et puis quoi encore ? Il allait nous verser une petite larme ? À l’entendre on aurait pu croire que je venais de l’accuser de viol, lui le pauvre petit handicapé ! « Faut que t’arrêtes, sérieusement, faut que t’arrêtes ! Je suis juste en train de te dire que j’étais pas en état de penser à la capote et que, étant le seul à avoir eu toute ta raison à ce moment-là, c’était à toi de te charger de ça, et toi tu me ressors la carte du handicap ? Sans déconner, Lawrence, tu me pètes les couilles à te la jouer Causette sur roulettes ! J’savais pas que l’absence de mobilité dans les jambes handicapait aussi le cerveau, ou alors c’est un phénomène qui ne touche que toi ? Et puisque tu résistais si bien à la dépravée que je suis, pourquoi tu m’as pas arrêté quand t’as réalisé que t’avais pas de quoi nous protéger ? Parce que... J’sais pas en quelle langue il faut que je te le dises pour que tu comprennes bien : t’étais le seul adulte responsable ! Moi j’étais qu’une boule de nerfs en pleine crise. » Il allait falloir qu’il se rentre ça dans la crâne ! J’étais ni une dépravée, ni une insouciante, j’étais pas une serial violeuse non plus, et surtout, surtout, il était pas du tout le pauvre petit handicapé si malmené par le monde ! Jusqu’à preuve du contraire, je lui avais pas fourré un parasite dans le bide, moi ! Alors qu’il débranche ça parano, parce que là il était pas question de lui, il ne serait plus jamais question de lui. C’était moi, moi, moi et rien que moi ! Son égocentrisme, il allait falloir qu’il l’oublie rapidement. Très rapidement. Une cigarette entre les doigts plus tard, et je réalisais que ça non plus j’y avais plus le droit. À quel point étais-je devenue différente en quelques minutes ? Ce matin tout allait bien encore, je pouvais boire du café, m’empiffrer de charcuterie, fumer clope sur clope... Et désormais ? Et d’ailleurs, pourquoi je m’empêchais de fumer ? C’est pas comme si la santé de ce truc avait une quelconque importance à mes yeux, si ? J’étais clairement pas prête à être mère, non pas que je n’y avais jamais songé, mais pas maintenant, pas comme ça... Et pourtant... « Reviens ici et assis-toi. Qu’on parle sérieusement. » Non. Non. Je secouais la tête. « J’ai besoin de rester en mouvement. » C’était pas contre lui, c’était juste que j’avais besoin de marcher. De long en large, de large en long. Agitant les mains, triturant mes cheveux, la nervosité bien plus que visible. « J’ai pas de solution miracle, okay ? J’aimerais bien en avoir une, crois-moi, mais ce n’est pas le cas. » Il en existait une, pourtant, mais mon cerveau faisait comme un blocage, et je ne parvenais même pas à en envisager rien que la dénomination. « Je ne dis pas que je suis super enthousiaste par la nouvelle. Ce serait clairement un mensonge. J’ai pas un rond, je suis juste super endetté et j’ai pas fini encore d’aller à l’hôpital. Donc, il y a certainement mieux pour toi, c’est certain. » Super, il cherchait à me rassurer, là ? Ou à m’enliser un peu plus ? Je m’apprêtais à lui répondre, mais il m’interrompit d’un geste de la main. « Mais si tu veux garder ce bébé … Je serais là. Je t’emmènerais chez le gynécologue, je participerais aux frais aussi, et puis … Enfin je serais là quoi. Pas que financièrement je veux dire … Je te soutiendrais, du mieux que je peux. » Garder ce bébé ? Mais j’étais enceinte depuis trois secondes, bon sang ! C'était pas un bébé, c'était un grain de raisin sec ! Il voulait pas me laisser le temps de hurler, taper dans les murs, casser de la vaisselles et maudire ses couilles avant d’aborder un sujet aussi... Définitif et déterminant pour le reste de mon existence ? « Mais la décision t’appartient … Enfin … C’est ton corps, ce n’est pas le mien. Je n’en dispose pas. Donc si tu ne veux pas de ce bébé … Et bien je serais là aussi. Physiquement et moralement. Et si tu veux le garder, ce sera la même chose. » C’était insupportable, c’était trop, je pouvais pas en entendre plus, je ne voulais pas en entendre plus ! Sitôt qu’il ouvrait la bouche tout devenait incroyablement et douloureusement réel. Je ne voulais pas que ça le soit ! J’avais toujours bon espoir d’être au sein d’un mauvais rêve dont la sonnerie stridente du réveil n’allait pas tarder à m’extraire. « Ce que je veux dire … Enfin je ne sais pas comment dire ça. Pour moi, je ne pense pas que ce soit ma faute, ou du style, ou que ce soit une responsabilité à prendre. Parce que, malgré ce que tu peux penser de moi, ce n’est pas que de la baise entre nous, t’es aussi mon amie … enfin en quelques sortes, j’imagine. Putain je m’embrouille encore, merde ! Bref, ce que je veux dire, c’est que quelque soit ta décision, je serais là et je te soutiendrais. Je vais pas te laisser seule dans cette situation. Et je dis pas que je vais être parfait. Je le serais probablement pas, et à mon avis je vais souvent aggraver les choses, te mettre en pétard, etc. Mais voilà, je ferais de mon mieux pour t’aider, et j’essayerais d’être là à chaque fois que tu en auras besoin. Que ce soit pour te soutenir physiquement, ou moralement. » Et voilà, ce qui devait arriver arriva, et dans un élan soudain je me ruais vers les toilettes pour rendre le maigre contenu de mon estomac. Rien à voir avec la grossesse, c’était la panique qui me grimpait à la gorge. Je ne parvenais plus à penser, réfléchir, ou même raisonner un peu. J’avais même pas envie de pleurer, je voulais juste hurler, hurler à plein poumons jusqu’à en perdre ma voix. Hurler contre cette plaisanterie abjecte d’un karma absolument pourri ! Je venais de perdre ma mère et le destin, pour me consoler, décidait de me faire en devenir une, de mère. Comme si chaque génération devait être rétablie. La génération du-dessus s’éteignant, il fallait débuter la prochaine. C’était dans l’ordre naturel des choses, finalement, et cet instinct en moi, insoupçonné et insoupçonnable l’était tout autant, comme planqué là depuis des mois et n’attendant que le moment propice pour faire son entrée en scène. J’en avais entendu parlé, je n’y avais pas cru, désormais je le subissais. Le ventre vide, je finissais par me redresser, errant encore un moment en tête-à-tête avec mon reflet livide, cadavérique, avant de rejoindre le salon, ou de m’y trainer plutôt, achevant ma course en me roulant en boule dans l’un des gros fauteuils, tirant sur le plaid sur le dossier pour m’y enterrer. « Toi, tu ferais quoi à ma place ? » je demandais, après un long moment de silence, seul le haut de mon visage sortait de la laine du plaid. Pas en tant que géniteur, pas en tant que père potentiel. S’il s’agissait de son corps, de son utérus, s’il était le ventre supposé accueillir ça et vivre avec... Qu’est-ce qu’il ferait ? C’était important que je sache. Très important.  
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Lun 15 Sep - 13:55

astaria & lawrence

❝ dirty little surprise ❞


Astaria. Enceinte. De moi. Astaria. Enceinte. De moi. Mon cerveau tentait d’analyser l’information, mais rien à y faire, cela ne voulait pas rentrer. Astaria. Enceinte. De moi. Astaria. Enceinte. De moi. Comment est-ce que c’était possible ? Comment pouvait-elle être enceinte ? Enfin, je me doutais du comment, je n’étais pas con et j’avais bien suivi mes cours d’éducation sexuelle au lycée. Mais comment pouvait-elle être enceinte de moi ? Non, ce n’était pas possible. C’était une blague. Bientôt, rapidement, très vite, elle allait se mettre à éclater de rire et sortir un « ah ah, je t’ai eu ! » et puis on reprendrait où on s’était arrêté, c’est-à-dire ses lèvres sur mon cou, mes mains sur son corps. Mais son éclat de rire ne vint pas, malgré mes prières silencieuses. Cela devait donc être un cauchemar, et j’allais bientôt me réveiller. Voilà, j’allais me réveiller. Le plus tôt serait le mieux. Aller Lawrence, réveille-toi, le cauchemar est fini. Debout là-dedans ! Non ? Vraiment ? Rien ? Non. Nada. J’étais toujours là, en train de la regarder, tandis qu’elle m’envoyait des tests de grossesse à la figure dû à mon manque de réaction. Enfin plutôt à ma réaction, qui était à côté de la plaque en fait. Lui dire « t’es sûre qu’il est de moi », ce n’était pas la meilleure chose à dire, j’en conviens. Je balbutiais un « désolé », après qu’elle m’expliquait qu’elle était presque la Vierge Marie, avant de tiquer sur ses paroles. Sérieusement ? Voilà maintenant qu’elle disait que j’avais profité d’elle dans l’ascenseur ! Elle était sérieuse, là ?! Sérieusement ?! Elle se foutait de moi, ce n’était pas possible ! Pendant une éternité elle avait dû m’allumer avant que je cède ! Et comment voulait-elle que j’ai des capotes sur moi ? Elle croyait vraiment que maintenant, je continuais à me balader avec des préservatifs « au cas où » ? « Faut que t’arrêtes, sérieusement, faut que t’arrêtes ! Je suis juste en train de te dire que j’étais pas en état de penser à la capote et que, étant le seul à avoir eu toute ta raison à ce moment-là, c’était à toi de te charger de ça, et toi tu me ressors la carte du handicap ? Sans déconner, Lawrence, tu me pètes les couilles à te la jouer Causette sur roulettes ! J’savais pas que l’absence de mobilité dans les jambes handicapait aussi le cerveau, ou alors c’est un phénomène qui ne touche que toi ? Et puisque tu résistais si bien à la dépravée que je suis, pourquoi tu m’as pas arrêté quand t’as réalisé que t’avais pas de quoi nous protéger ? Parce que... J’sais pas en quelle langue il faut que je te le dises pour que tu comprennes bien : t’étais le seul adulte responsable ! Moi j’étais qu’une boule de nerfs en pleine crise. » s’écria-t-elle, me faisant grincer des dents. L’adulte responsable, n’importe quoi ! Et comme si j’allais la repousser simplement parce que je n’avais pas de capotes. N’importe quoi … J’avais dû y penser à peine un quart de seconde, ce n’était pas pour tout arrêter. « Très bien, je ne ressors plus la carte du handicap. » abdiquais-je en levant les deux mains en l’air. « Mais il faut que tu comprennes que, en effet, depuis l’accident, je ne me balade plus vraiment avec des capotes sur moi. » reprenais-je en croisant les bras sur ma poitrine. Ça lui allait comme explication, ou il lui en fallait une autre ? « Et je ne suis qu’un homme hein … Donc te repousser simplement parce que je remarque que « oups, je n’ai pas de capotes », c’est vraiment trop demander … » concluais-je en haussant des épaules. C’était la stricte vérité en même. Donc adulte responsable, elle rêvait. Ou alors, adulte responsable avec des instincts d’un adolescent prépubère, pouquoi pas.

Mais ce n’était pas le sujet. Il n’y avait de responsabilité ici. Enfin, peut-être que si, du moi c’était ce qu’elle croyait, mais ce n’était pas l’important pour moi. L’important, c’était que l’information venait enfin de me monter au crâne, et qu’il fallait qu’on trouve une solution. Comment est-ce qu’on allait s’en sortir ? Et je ne parlais même pas du plan financier là … J’allais être le pire père existant, c’était certain. Je détestais les gamins en plus. Ils me faisaient chier au possible en braillant tout le temps, pour un oui ou pour un non ! Mais j’allais bien me garder de lui dire ça. Cela ne l’aiderait pas, au contraire. Et justement, il fallait que je sois un adulte responsable, là. Elle n’était clairement pas en état de trouver une solution, et même si je doutais fortement de mes capacités, il fallait que je trouve quelque chose à lui dire pour la rassurer. Je lui demandais donc de s’installer en face de moi et de s’asseoir, que l’on puisse parler sérieusement. « J’ai besoin de rester en mouvement. » me rembarra-t-elle d’un signe de la main. Bon, comme elle souhaitait. Limite, ce n’était pas important, même si elle allait rapidement me filer un mal de crâne à tourner en rond comme ça. Je commençais donc par lui dire que je n’avais pas de solution miracle, même si c’était ce qu’elle souhaitait. Et que vu mon niveau financier et les dettes qui allaient encore s’accumuler, je n’étais clairement pas le meilleur parti pour cet enfant. C’était que je m’en sortais bien pour la rassurer, dis-donc ! Après un roulage des yeux, je tentais de reprendre et de trouver les bons mots, si tant est qu’il y avait des bons mots pour cette situation. Je lui expliquais donc que, quelque soit sa décision, je serais présent pour elle. Que ce soit physiquement, en l’accompagnant à ses rendez-vous chez le gynécologue pour des échographies, ou en l’accompagnant et en lui tenant la main si elle souhaitait avorter. Ou que ce soit moralement, pour parler de ses doutes, de sa colère ou autre. Pas sûre que je sois bon à ça, mais en tout cas, je ferais de mon mieux et y mettrais tous mes efforts. Une fois mon monologue terminé, je la vis accourir vers les toilettes, et comprenais qu’elle vomissait. Bon, sympa. Maintenant, mes paroles lui donnent envie de vomir. En silence, j’attendais qu’elle aille mieux et revienne. Je lui aurais bien lancé un « ça va ? », mais je me doutais qu’elle ne le prenait pas bien. Après un moment de silence qui me paru interminable, elle reprit enfin la parole. « Toi, tu ferais quoi à ma place ? » C’était quoi cette colle qu’elle me posait, au juste ? J’écarquillais des yeux, n’en ayant strictement aucune idée. Ce que je ferais à sa place ? Mais comment voulait-elle que je le sache, moi ? Je ne m’étais jamais posé la question, puisque jamais je ne serais à sa place. C’était l’un de points positif d’être né homme. Je lâchais un soupir en me grattant l’arrière de la tête. « Je n’en sais rien. Je ne suis pas à ta place, justement. Je ne peux pas te dire « avorte, ce n’est pas le moment » tout simplement parce que je ne sais pas ce que ça fait d’avorter. Je ne sais pas si tu le regretteras toute ta vie, ou si au contraire ce serait la meilleure décision à prendre. C’est ton corps, donc je n’en ai aucune idée. » répondais-je, mal à l’aise. J’essayais vraiment de l’aider, mais je n’avais aucune idée du comment, ni de quoi dire. « Je pense que si tu gardes cet enfant … On sera des parents très atypique, c’est vrai. Mais bon, on peut s’en sortir, je pense. » Je ne répondais pas vraiment à sa question, puisqu’elle me demandait ce que, moi, je ferais à sa place. Mais sérieusement, je n’en avais aucune idée, et je considérais que c’était son choix à prendre, et que c’était ensuite à moi de m’adapter. Et non l’inverse.

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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Lun 15 Sep - 19:57

Astaria + Lawrence
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« Très bien, je ne ressors plus la carte du handicap. » Amen ! S’il décidait de s’en tenir à cette promesse, alors le dialogue allait forcément s’arranger entre nous. Techniquement, on ne pouvait pas être plus incompatible en matière de communication, ça ne pouvait aller qu’en s’arrangeant, un peu. Et s’il me tapait moins sur les nerfs, je pourrais, éventuellement, me concentrer sur autre chose que les diverses tentatives de meurtre sur sa personne que je projetais, sans cesse, dans mon esprit. Dans la dernière en date je lui crevais les yeux à l’aide des tests de grossesse. « Mais il faut que tu comprennes que, en effet, depuis l’accident, je ne me balade plus vraiment avec des capotes sur moi. » Génial, moi je ne me baladais JAMAIS avec des capotes sur moi. Fallait sacrément obsédé de la prévoyance ou prétentieux narcissique pour sortir de chez soi en s’équipant de la sorte. Il m’arrivait fréquemment d’oublier mon portable, mes clefs, voir même mon sac en lui-même, alors les capotes... « Et je ne suis qu’un homme hein … Donc te repousser simplement parce que je remarque que « oups, je n’ai pas de capotes », c’est vraiment trop demander … » Foutue excuse du ‘je ne suis qu’un homme’ ! « Simplement ? » je répétais, sans pour autant m’emballer ou me montrer agressive. Pas encore. « Simplement, hein ? » Cette fois, il y avait le geste en plus, celui de la main englobant mon ventre et ce qui s’y cachait, visiblement. « Oh, seigneur ! Est-ce que je vais devoir passer un test VIH, aussi ? » Qui sait ? Après tout, si le «simple» oubli de capotes n’était pas un gros problème pour lui, peut-être était-ce une récidive ? Sûrement étais-je à blâmer également, mais pour l’instant je prenais le parti de tout rejeter sur lui, et éprouver le plaisir sadique à l’idée que ce petit visiteur inattendu dans mon bide allait lui servir de leçon. Désormais, il prônerait l’abstinence, pas vrai ? En attendant, ce dernier, le visiteur, prenait le pas sur tout le reste. Il avait suffit d’une fois et ma vie, l’intégralité de ma vie, pas seulement quelques jours, mois ou années, s’en trouvait complètement foutue en l’air. J’avais quitté Paris afin de cesser de me soucier des autres et commencer à ne m’occuper que de moi. C’était fortement compromis désormais, n’est-ce pas ? J’avais bien évidemment l’option ‘avortement’, mais quelque chose, dans mon esprit, se bloquait à sa simple évocation. J’avais toujours estimé qu’il s’agissait plus d’un devoir que d’un droit lorsque la grossesse était non-désirée, totalement imprévue, et absolument pas envisageable, et bien que les trois conditions soient réunies dans mon cas, je ne parvenais pas à songer à ce terme sans éprouver un élan de répulsion. Pourquoi, bon sang ? J’avais un foutu blocage et pourtant, je ne voulais pas de cet enfant ! Sérieusement, moi, avec un bébé ? Et Lawrence qui laissait entre mes mains tout pouvoir de décision. Il voyait pas que j’étais incapable d’en prendre la responsabilité, là ? J’savais même plus mon nom, mon prénom ou mon âge ! Dans un monde où moi j’étais capable de tomber enceinte, je n’avais plus aucune certitude. L’anxiété me prenait à la gorge, et je me retrouvais bientôt à quatre pattes au-dessus de la cuvette. C’était systématique avec moi, la moindre contrariété me ruinait l'appétit, la moindre angoisse et la nausée me ravageait les entrailles. Pas étonnant que je demeure un poids plume, avec toutes les merdes dont était jalonnée ma vie. Je devais prendre une décision, une décision à laquelle je ne m’attendais pas quelques heures auparavant, une décision pour laquelle je n’étais pas prête. Alors, en revenant, je m’enroulais dans un plaid et je lui rendais son pouvoir de décision. Qu’il se mette à ma place, qu’il choisisse pour moi, qu’il me dise ce qu’il ferait s’il était dans mes baskets. Puisqu’il n’arrêtait pas de me répéter que je n’étais pas toute seule là-dedans, qu’il m’en offre la preuve et prenne des initiatives, lui aussi. C’était déjà moi la colonisée des deux, il était hors de question que je porte en plus la responsabilité de tout le reste. « Je n’en sais rien. Je ne suis pas à ta place, justement. Je ne peux pas te dire « avorte, ce n’est pas le moment » tout simplement parce que je ne sais pas ce que ça fait d’avorter. Je ne sais pas si tu le regretteras toute ta vie, ou si au contraire ce serait la meilleure décision à prendre. C’est ton corps, donc je n’en ai aucune idée. » C’était quoi cette réponse à la con ? Ok, ça avait le mérite d’être une réponse, ce qui avec lui était de l’ordre du miracle, mais... « Parce que tu crois que je sais ce que ça fait d’avorter ? C’est parce que je suis une femme que je suis pré-programmée pour savoir ce que ça fait sans en avoir jamais fait l’expérience. Je sais pas plus que toi si je le regretterais ou si c’est la bonne décision à prendre. Pourquoi je le saurais ? Pourquoi plus que toi ? T’arrêtes pas de dire que tu seras auprès de moi comme si j’étais atteinte d’une maladie mortelle et que tu avais pitié de moi, mais bordel, Lawrence, on est deux dans cette merde ! J’ai beau être concrètement colonisée de l’intérieur, ça fait pas de moi la seule et unique responsable et décisionnaire de tout ça ! C’est 50/50. C’est mon corps, d’accord, c’est vrai, mais ça c’est que temporaire, parce que lorsque ça va sortir de mon utérus, c’est ta vie à toi aussi que ça va pourrir. » j’étais pas agressive, juste paniquée, désorientée, et aussi agacée par sa capacité à tout me laisser sur les bras. « Je pense que si tu gardes cet enfant … On sera des parents très atypique, c’est vrai. Mais bon, on peut s’en sortir, je pense. » « C’est ce que tu veux ? » Ne pouvait-il pas dire les choses plus clairement, plus simplement, j’en avais ras le cul de devoir deviner en suivant son jeu de piste. « Dis-moi ce que tu ferais à ma place, Lawrence ! Parce que je suis pas la seule que cette décision marquera à vie ! Toi aussi tu pourrais être amené à la regretter. Tu dois me dire, tu dois réfléchir sérieusement, et me dire. Tu te vois avec un enfant ? Est-ce qu’au moins tu veux des enfants dans l’absolu ? » Pour ce que j’en savais, il faisait peut-être partie de ces hommes qui ne se voyaient absolument pas père. « Moi j’en veux... Mais c’était pas prévu maintenant, pas comme ça, et sans vouloir te vexer, pas avec toi. J’suis pas prête... Mais est-ce que je serais prête un jour ? Est-ce qu’il existe un moment idéal pour ce genre de chose ? » J’étais paumée, tant dans ma tête que face au paradoxe de mes émotions. Je me sentais colonisée de l’intérieur, éprouvant une véritable répulsion envers ce parasite en moi, et malgré tout, je ne parvenais pas à me faire à l’idée de l’en déloger. Je ne croyais pas en Dieu, en un destin omnipotent, et pourtant j’avais ce sentiment lancinant qu’il s’agissait d’une décision programmée, mais pas par moi. Par qui ? Était-ce mon deuil qui parlait à ma place et me faisait entrevoir l’espoir que quelqu’un d’autre orchestrait ma vie ? J’aurais tellement voulu qu’elle soit là, qu’elle me prenne dans ses bras, me caresse les cheveux, décide à ma place et m’affirme que tout irait bien...  
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Dim 21 Sep - 12:17

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Je ne voyais pas comment elle pouvait m’en vouloir de ne pas avoir eu de capotes sur moi, ce jour-là. Ce n’était pas comme si je m’étais dit qu’une belle inconnue allait coucher avec moi dans un ascenseur. Avant mon accident, j’étais tout le temps préparé à ce genre de choses. Même que je faisais en sorte que cela arrive. Je n’hésitais pas une seconde à séduire, même dans les moments les plus inopportuns. Mais maintenant ? J’avais dit que je ne lui ressortirais plus la carte du handicap, donc je ne le ferais pas. Mais il fallait qu’elle comprenne que depuis que j’étais en fauteuil, je n’avais plus vraiment l’orgueil à sortir protégé. Tout simplement parce que je n’avais aucune raison de me protéger, ma vie sexuelle se résumant à l’appel de prostituées. Donc non, en sortant de chez moi ce jour-là, cela ne m’avait pas vraiment traversé l’esprit de sortir avec un capote pour le « cas où » une jolie française péterait un câble dans un ascenseur à cause de sa claustrophobie et déciderait de se changer les esprits en faisant appel à mon corps. Et, dans le feu de l’action, m’arrêter m’avait semblé être impossible. La repousser simplement parce que je n’avais pas de capotes et qu’elle n’en avait pas non plus ? C’était bien trop me demander. « Simplement ? » répéta-t-elle. Oh oh … Qu’est-ce que j’avais sortie comme connerie, encore ? Je n’en savais rien, mais quelque chose me disait qu’elle éclaircirait rapidement mes incertitudes. « Simplement, hein ? » répéta-t-elle en montrant son ventre plat, qui ne le serait plus pour bien longtemps. Je fis une grimace en le regardant, avant de me gratter l’arrière de la tête. « Oh, seigneur ! Est-ce que je vais devoir passer un test VIH, aussi ? » dit-elle, me faisant rouler des yeux. Il ne fallait pas exagérer, non plus. « Non, je suis clean de ce côté-là. » affirmais-je dans un signe de la tête.  J’avais quand même eu l’idée de me faire tester après notre petite aventure. Ce n’était pas parce que, sur le moment, je n’avais pas pensé plus que ça aux capotes, que ça n’avait pas été le cas après. Parce que, si maintenant je savais que ce n’était clairement pas dans ses habitudes, elle qui ressemblait presque à la Vierge Marie, à ce moment-là, tout ce que je savais, c’était que nous, deux inconnus, avions couchés ensemble dans un ascenseur. Et une fois l’euphorie de ce souvenir passé, il avait fallu que je me rende à l’évidence : peut-être qu’elle le faisait avec n’importe qui. Et un petit test, ce n’était rien. J’avais donc attendu les deux semaines nécessaires, puis une petite prise de sang plus tard, j’avais été rassuré. Mais je me garderais bien de lui expliquer tout ça. Déjà que, de base, elle était impulsive et chiante, maintenant qu’elle venait d’apprendre que je l’avais mise en cloque, je n’imaginais même pas comment elle prendrait le fait que je puisse mettre en doute son innocence. Surtout que j’en avais eu un petit aperçu en, simplement, mettant en doute que je puisse être le père. Hors de question de reprendre un tel risque, qui sait de quoi elle pouvait être capable de faire.

Mais là, il fallait vraiment que nous parlions sérieusement, nous n’avions pas le choix. C’était peut-être tôt pour prendre une décision, c’était vrai. Mais en tout cas, il fallait qu’on en parle. Maintenant que mon cerveau avait assimilé la nouvelle de sa grossesse, il fallait savoir ce qu’il allait en faire, de cette nouvelle. Et pas grand chose ne vint à l’esprit, au début. Il fallait que je la rassure. Que je lui dise que je serais là pour elle, peu importe la décision qu’elle prendrait. Parce que la décision lui revenait, non ? Enfin, je n’avais pas vraiment un choix à faire. C’était son corps, et je ne pouvais rien lui imposer. Si elle voulait ce bébé, je ne pouvais pas la forcer à avorter simplement parce que je n’étais pas prêt et que mes dettes s’accumulaient. Et si elle n’en voulait pas … Pareil, je ne pouvais pas la forcer à le garder simplement parce que, peut-être, je pourrais aimer cette idée. « Parce que tu crois que je sais ce que ça fait d’avorter ? C’est parce que je suis une femme que je suis pré-programmée pour savoir ce que ça fait sans en avoir jamais fait l’expérience. Je sais pas plus que toi si je le regretterais ou si c’est la bonne décision à prendre. Pourquoi je le saurais ? Pourquoi plus que toi ? T’arrêtes pas de dire que tu seras auprès de moi comme si j’étais atteinte d’une maladie mortelle et que tu avais pitié de moi, mais bordel, Lawrence, on est deux dans cette merde ! J’ai beau être concrètement colonisée de l’intérieur, ça fait pas de moi la seule et unique responsable et décisionnaire de tout ça ! C’est 50/50. C’est mon corps, d’accord, c’est vrai, mais ça c’est que temporaire, parce que lorsque ça va sortir de mon utérus, c’est ta vie à toi aussi que ça va pourrir. » reprit-elle. Pour une fois, je ne pris pas mal ses paroles. Je savais que la situation faisait qu’elle ne pouvait être qu’angoissée et paniquée. Et je l’étais tout autant qu’elle, même si je tentais de le cacher. Après tout, il fallait bien que quelqu’un réfléchisse, non ? Et elle n’était clairement pas en état – si elle l’avait déjà été … Mais ça, c’était une autre question. « Non, mais c’est ton corps. Ce n’est pas moi qui avorterai. Ou ce n’est pas moi qui vais subir plusieurs mois de vomissements, de grossissements, de bouleversements hormonaux, … C’est toi. Et c’est en ça que ça ne peut être que ta décision. » tentais-je de lui expliquer. C’était ainsi que je voyais les choses en tout cas. Je n’avais pas de décision à prendre. Je ne pouvais que être là, à la soutenir. Et non parce qu’elle était atteinte d’une quelconque maladie – quoique … après tout, une grossesse était bien une maladie sexuellement transmissible, non ? Enfin, je ne lui dirais pas ça, c’était certain – mais parce que je devais assumer les responsabilités de mes actes. Et parce que c’était tout ce que je pouvais faire pour elle : être là quand elle en aurait besoin. Je lui dis ce que je pensais. Que si elle gardait l’enfant … on pourrait s’en sortir. Bien sûr, on serait vraiment des parents atypiques pour ce gnome. Mais … c’était faisable, et on s’en sortirait. « C’est ce que tu veux ?  Dis-moi ce que tu ferais à ma place, Lawrence ! Parce que je suis pas la seule que cette décision marquera à vie ! Toi aussi tu pourrais être amené à la regretter. Tu dois me dire, tu dois réfléchir sérieusement, et me dire. Tu te vois avec un enfant ? Est-ce qu’au moins tu veux des enfants dans l’absolu ? Moi j’en veux... Mais c’était pas prévu maintenant, pas comme ça, et sans vouloir te vexer, pas avec toi. J’suis pas prête... Mais est-ce que je serais prête un jour ? Est-ce qu’il existe un moment idéal pour ce genre de chose ? » me demanda-t-elle ensuite. Mais putain, qu’est-ce qu’elle en avait à foutre ? Ce n’était pas la question, merde ! La question, c’était ce qu’ELLE, elle voulait. Pas moi. Ce n’était pas moi qui le porterait ce putain de gamin. Je lâchais un long soupir, ce n’était clairement pas le moment de m’énerver. « Je ne me suis jamais posé la question. » finissais-je par répondre. Enfin si, je me l’étais déjà posée. Mais c’était totalement différent. C’était une autre époque. Et surtout, c’était avec Sofia. Donc ce n’était pas la même chose. « Donc je ne sais pas si je veux un gamin. Je n’en sais rien. » Je lâchais un autre soupir, avant de secouer la tête. Puis je restais silencieux un moment, cherchant comment lui répondre. « Mais je ne pense pas qu’il existe un moment idéal pour ça. Et si justement tu veux des enfants dans l’absolu … Enfin … Okay. Imagine, tu avortes. Et quelques années après, quand tu te sens prête à en faire, que tu es avec un homme que tu aimes et blablabla, tu apprends que … je sais pas, tu as un cancer des ovaires, par exemple. Et que tu ne peux pas avoir d’enfants. Comment tu le prendras ? » proposais-je, vraiment pas sûr de ce que je pouvais bien dire. Mais c’était également quelque chose à prendre en considération, non ? Après tout, si on m’avait dit que je perdrais mes jambes lors d’un attentat, peut-être qu’avant, ma vision des choses aurait été différente, non ?

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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Dim 21 Sep - 15:38

Astaria + Lawrence
Dirty little surprise
« Non, je suis clean de ce côté-là. » Bon, c’était déjà ça. Enfin, du moins, s’il me disait la vérité. Je décidais de lui faire confiance sur ce point, partant du principe qu’il n’aurait aucun intérêt à me mentir. Je décidais, également, de ne pas relever la rapidité et l’aisance avec laquelle il m’avait répondu, comme s’il venait tout juste de passer le test. Est-ce qu’il venait tout juste de passer le test ? À cause de moi ? N’était-ce pas un peu insultant ? Et merde, j’avais d’autres chats à fouetter ! D’autres problèmes plus urgent à régler, comme le cas de ce bébé grossissant à vue d’oeil sous la peau de mon ventre. Ok, peut-être pas à vue d’oeil, mais c’était l’impression que cela me faisait en cet instant précis. Comme si, d’ici cinq minutes, un baby bump allait me jaillir du tee-shirt. J’avais lu des tas de trucs sur les dénis de grossesse, et ce qui m’avait toujours paru fascinant c’était avec quelle rapidité le ventre enflait dès que la mère se rendait compte de sa grossesse. Elle pouvait en être à 7 mois et ne pas avoir un pet’ de ventre tant qu’elle demeurait dans le déni, et dès qu’elle prenait conscience du truc... BOOOM ! Tectonique des plaques, les Alpes sous ton pull. Si mes calculs étaient à peu près bon, je devais en être à deux mois, est-ce qu’on avait déjà du bide, à deux mois ? Est-ce que je devais réellement me poser ce genre de question, ou bien était-il préférable de ne pas chercher à me représenter sa taille, sa forme, son sexe et la couleur de ses yeux dans le cas où... Trop tard. J’étais déjà en train de me demander si son bleu à lui allait pouvoir prendre le pas sur mon marron à moi. Est-ce que ça voulait dire que j’avais l’intention, inconsciente, de le garder ? Est-ce que j’aurais la force d’avorter ? D’un autre côté, l’avortement demandait un effort de quelques jours, un accouchement c’était l’effort de toute une vie. Est-ce que j’étais prête pour ça ? Est-ce que j’étais faite pour ça ? Et lui, il en pensait quoi ? Il voulait quoi ? J’avais besoin de savoir vers quelle solution allait son coeur. Oui, j’étais la seule et l’unique apte à prendre la décision finale, mais il avait son mot à dire également, son avis comptait. Il comptait même énormément. Je ne pourrais pas faire ça sans lui. « Non, mais c’est ton corps. Ce n’est pas moi qui avorterai. Ou ce n’est pas moi qui vais subir plusieurs mois de vomissements, de grossissements, de bouleversements hormonaux, … C’est toi. Et c’est en ça que ça ne peut être que ta décision. » Pourquoi s’obstinait-il à ne pas me fournir son putain d’avis ? Pourquoi persévérait-il à soupirer de la sorte ? Avait-il conscience d’à quel point ça pouvait être agaçant ? « Ce sera ma décision, mais j’ai quand même besoin de ton avis. Et arrête de soupirer, sérieusement, j’vais péter un câble. » Est-ce qu’au moins il voulait des enfants dans l’absolu ? D’accord, il était clair pour lui comme pour moi, qu’aucun de nous deux n’avait prémédité quoique ce soit, et encore moins maintenant. Mais est-ce que lorsqu’il réfléchissait à son avenir il se voyait avec une descendance, ou absolument pas ? « Je ne me suis jamais posé la question. » Génial ! Il semblait décidé à ne surtout, surtout, surtout pas m’aider. « Donc je ne sais pas si je veux un gamin. Je n’en sais rien. » « Bah c’est le moment de trancher, mon pote. » Pas dans un mois, parce que dans un mois, il serait trop tard. Je crois même que d’ici quelques semaines, il serait trop tard. C’était quoi la date limite, ici, pour un avortement ? « Mais je ne pense pas qu’il existe un moment idéal pour ça. Et si justement tu veux des enfants dans l’absolu … Enfin … Okay. Imagine, tu avortes. Et quelques années après, quand tu te sens prête à en faire, que tu es avec un homme que tu aimes et blablabla, tu apprends que … je sais pas, tu as un cancer des ovaires, par exemple. Et que tu ne peux pas avoir d’enfants. Comment tu le prendras ? » Il n’aurait pas pu citer exemple plus violent. Évidemment, il ne pouvait pas savoir, finalement nous ne parlions pas vraiment de nos vies privées. On se disait amis avec bénéfices, mais... On ne parlait pas beaucoup, du moins rien de très sérieux. Il ne savait pas. Il ne savait pas à quel point son exemple trop précis me faisait l’effet d’un uppercut en plein dans les tripes, en plein dans le ventre, en plein dans le bébé, me coupant le souffle et me laissant comme tétanisée sur ce fauteuil dans lequel je semblais me noyer. Est-ce que je devais lui dire ? Est-ce que je devais l’informer de tout ça ? C’était ma vie privée, mon intimité, c’était précieux, si précieux et douloureux que je ne l’évoquais jamais. Mais si nous devions avoir un enfant ensemble, alors... Allions-nous avoir un enfant ensemble ? « J’ai perdu ma mère d’un cancer. » je lâchais alors, lèvres pincées, visage fermé, regard ailleurs. « Il y a six mois. » Voilà, c’était dit, c’était fait. Libre à lui de comprendre et appréhender la portée de ses propos, l’effet qu’ils avaient sur moi. À mon tour de soupirer en sortant de ce fauteuil, étirant mes courtes pattes pour me remettre en mouvement, me dégourdir les membres, le plaid sur les épaules en guise de cape. « C’est peut-être pour ça que j’ai du mal avec l’idée de... de... de simplement m’en débarrasser. Je ne suis pas prête pour cet enfant, je m’étouffe clairement pas avec mon instinct maternel, mais... J’suis pas certaine de pouvoir supporter de perdre encore quelqu’un... Même si ce quelqu’un n’existe pas totalement, encore. Je sais pas... J’suis perdue. J’peux pas prendre cette décision seule, tu comprends ? Je ne peux pas. Je ne peux juste pas. Alors, s’il te plait, arrête avec tes ‘c’est ton corps, c’est pas le mien’ et autres ‘c’est ta décision, elle t’appartient’, parce que c’est pas une décision que je peux prendre toute seule. Si on doit se lancer là-dedans, j’ai besoin de savoir que t’es 100% avec moi, et pas seulement à moitié. C’est important, c’est très important. Je veux pas que tu te contentes de me suivre, je veux que tu diriges à parts égales. Il est à toi autant qu’à moi. » Plus tard, si on décidait de le garder, il devrait décider de son prénom, de son éducation, de sa spiritualité, et tout le reste. On devrait décider ensemble, alors autant commencer dès maintenant. « Tu veux qu’il vive ? » ou bien qu’il meurt ? 
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Dim 28 Sep - 11:31

astaria & lawrence

❝ dirty little surprise ❞


J’avais l’impression que, peu importe ce que je pouvais dire, je tombais à côté de la plaque. Pourtant, je faisais réellement de mon mieux, là. J’avais envie de l’aider, de lui dire que je serais là peu importe sa décision. Que j’étais à ses côtés, qu’on serait ensemble dans cette situation, qu’elle ne serait pas seule. Mais elle prenait tout de travers. Comment est-ce que je pouvais lui faire entendre mon point de vue sur la question si, dès que j’ouvrais la bouche, elle comprenait à côté ? Je lui répétais donc que c’était son corps à elle, et que je ne pouvais pas prendre la décision à sa place. Je ne pouvais pas lui dire d’avorter ou de le garder. Parce que ce ne serait pas moi qui vivrait la chose. Bien sûr, si elle gardait l’enfant, cela aurait des conséquences sur ma vie, à jamais. Mais je ne subirais pas les changements hormonaux, les prises de poids, les changements d’humeurs, … Non, je ne subirais rien de tout ça. A part justement ses sautes d’humeur. Mais bon, j’en avais déjà l’habitude maintenant, avec elle. Ça risquerait d’être pire, j’imagine. Déjà que, de base, c’était une chieuse, je ne pouvais qu’imaginer à quoi elle ressemblerait avec ses hormones sans dessus-dessous. Mais bon, pour moi, ce n’était pas ma décision. C’était la sienne, et je ne pouvais qu’être là pour elle. Point. Mais apparemment, soit elle comprenait à nouveau de travers, soit cela ne lui suffisait pas. « Ce sera ma décision, mais j’ai quand même besoin de ton avis. Et arrête de soupirer, sérieusement, j’vais péter un câble. » Je me retins de soupirer, justement. Parce que je n’avais pas d’avis à avoir sur la question, tout simplement ! Elle me demanda alors si j’avais déjà pensé à avoir un enfant, ou si je me voyais père. La vérité, c’était que je n’en avais aucune idée. Bien sûr, avec Sofia … Enfin, lorsque j’étais avec elle, j’y avais forcément pensé. Puisque je m’étais imaginé marié avec elle, avec plusieurs gamins. Elle venait d’une famille nombreuse en plus, donc aisément, j’étais parti du principe qu’elle en voudrait plusieurs, elle aussi. Et l’idée de fonder une famille avec elle avait été un beau songe, il fallait bien l’avouer. Et puis, ça avait été le retour à la terre ferme lorsqu’elle avait rompu avec moi. Mais est-ce que je pouvais vraiment comparer les deux situations ? Dans un cas, je m’étais imaginé marié avec une femme, fondant une famille avec elle. Dans l’autre … Et bien, pas qu’Astaria ne soit pas mon type de femme mais … Je ne ressentais rien d’autre pour elle qu’une attirance physique. Bon, et de l’amitié aussi. Une amitié bizarre, mais quand même. Donc, était-ce vraiment comparable ? Mais comme ce n’était probablement pas la réponse qu’elle attendait, je partais sur un simple « je n’y ai jamais pensé ». Ce n’était pas vraiment le moment de parler de mes rêves déchus. « Bah c’est le moment de trancher, mon pote. » Je me retins de lâcher un énième soupir, tentant de faire un effort, comme elle me l’avait demandé. Mais, ce n’était pas facile, il fallait bien l’avouer.

Pour tenter de lui montrer, une nouvelle fois, mon point de vu, je pris l’exemple de la maladie et des regrets que, peut-être, elle pourrait avoir dans le futur si elle se faisait avorter. Après tout, qu’est-ce qui nous disait que dans une dizaine d’années, elle n’aurait pas un cancer ou une maladie du genre qui l’empêcherait de faire des enfants ? Est-ce qu’elle ne regretterait pas toute sa vie son avortement ? Parce que c’était à ça qu’il fallait penser aussi. Un avortement, ce n’était pas quelque chose d’aisé, quelque chose de simple à faire. Et si, plus tard, elle ne pouvait pas faire d’enfant ? Elle en avait un, là maintenant, dans le ventre. Et si elle le rejetait et que c’était pourtant la seule chance pour elle d’en avoir un ? Bon, okay, c’était glauque comme pensée, je voulais bien l’avouer. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser au plus pire, c’était toujours ainsi. Peut-être parce que, en quelque sorte, c’était ma vie ? Bref, j’en parlerais avec ma psy, là ce n’était pas le sujet. En voyant sa réaction, je constatais qu’encore une fois, elle avait compris de travers ce que j’avais dit. Elle semblait vraiment mal. Merde. Qu’est-ce que j’avais bien pu dire qui avait pu la mettre dans cet état ? Putain, qu’elle réponde quelque chose quoi ! Qu’elle me dise ce qu’elle voulait entendre, une bonne fois pour toutes !« J’ai perdu ma mère d’un cancer. Il y a six mois. » « Merde. Pardon. » fut tout ce qui sortit de ma bouche après sa révélation. Ce que je pouvais être con. Pourquoi est-ce que je sortais des trucs comme ça ? Bon okay, je ne pouvais pas savoir que sa mère était décédée d’un cancer, puisqu’elle ne me l’avait pas dit avant. Mais j’avais quand même le don pour toucher là où ça faisait mal, même sans le savoir. « C’est peut-être pour ça que j’ai du mal avec l’idée de... de... de simplement m’en débarrasser. Je ne suis pas prête pour cet enfant, je m’étouffe clairement pas avec mon instinct maternel, mais... J’suis pas certaine de pouvoir supporter de perdre encore quelqu’un... Même si ce quelqu’un n’existe pas totalement, encore. Je sais pas... J’suis perdue. J’peux pas prendre cette décision seule, tu comprends ? Je ne peux pas. Je ne peux juste pas. Alors, s’il te plait, arrête avec tes ‘c’est ton corps, c’est pas le mien’ et autres ‘c’est ta décision, elle t’appartient’, parce que c’est pas une décision que je peux prendre toute seule. Si on doit se lancer là-dedans, j’ai besoin de savoir que t’es 100% avec moi, et pas seulement à moitié. C’est important, c’est très important. Je veux pas que tu te contentes de me suivre, je veux que tu diriges à parts égales. Il est à toi autant qu’à moi. » J’acquiesçais de la tête. Même si je ne voulais pas lui dire quoi faire, je comprenais un peu mieux que, en quelque sorte, c’était ce qu’elle attendait de moi. Bien sûr que je serais à 100% avec elle, quelle que soit sa décision. « Tu veux qu’il vive ? » me demanda-t-elle alors. Je n’en avais aucune idée. C’était la vérité. Elle venait de me lâcher une bombe, et elle voulait vraiment que je prenne une décision, là maintenant tout de suite ?  Comment voulait-elle que sache, moi, si je voulais qu’il vive ce gamin ? « Je veux qu’il vive, oui. Mais dans tous les cas, je serais à 100% avec toi. Donc ne prends pas ta décision en fonction de ce que, moi, je veux. Ça doit être ta décision. Je suis sérieux Astaria. Si tu ne veux pas d’un bébé, alors tu avortes. Si tu penses qu’on peut le faire, et que tu en as au moins un peu envie, alors on le garde.  » Oui, j’insistais sur ce point-là, mais c’était parce que, pour moi, il était essentiel. En vérité, je ne savais même pas si je voulais qu’il vive ou non. Ce que je savais c’était que, oui, je serais là pour elle. Je serais là pour cet enfant à venir. Et je ferais de mon mieux.

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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Lun 29 Sep - 2:06

Astaria + Lawrence
Dirty little surprise
Mes ongles s’enfonçant dans la chair d’un avant-bras, je l’écoutais s’excuser. Du moins, son semblant d’excuse me parvenait depuis cette brume compacte obscurcissant mon regard. Les bras repliés contre ma poitrine, les doigts crispés sur ma peau, j’étais là sans l’être totalement. Je bougeais, j’avançais, je déambulais, mais ce n’était pas moi. C’était quelqu’un d’autre qui dirigeait mon corps. Une sorte de pilote automatique. Mon bras s’en allait même balayer ses excuses d’un geste ample. Qu’avait-il dit ? Ha oui, « Merde. Pardon. » Ce n’était pas sa faute, il ne pouvait pas savoir. Mon pilote automatique le savait aussi bien que moi, voilà pourquoi il cherchait à le rassurer d’une main fouettant mollement l’air. Est-ce que tous les êtres étaient pourvu de ce genre d’options qui leur permettaient de continuer à se mouvoir sans que le cerveau ne contrôle plus rien ? Ou bien était-ce déjà mon parasite qui prenait le dessus ? He is a ghost, I’m an host. À moins que ce ne soit l’inverse ? Depuis le décès de ma mère je me faisais cette impression-là, celle d’un fantôme déambulant illégalement parmi les vivants. Une sensation qui s’était accrue à mon arrivée à New York, dans cette ville trop vibrante, vivante, bruyante. Moi j’étais comme au ralenti, abandonnée sur la bande d’arrêt d’urgence, contemplant la vie des autres en m’y sentant totalement étrangère. J’étais vide de l’intérieur. Comme une coquille sans consistance. Un contenant sans contenu. Et désormais ? Pouvais-je dire que le vide avait été remplacé ? Était-ce le but de tout ça ? Me remplir de quelque chose ? Et pourquoi devrait-il y avoir un but ? Comment pouvais-je, après tout ce que j’avais vécu, me surprendre à penser en ces termes, encore ? Comme si j’avais un destin, comme s’Il avait un dessein. Aucune mission divine ne m’attendait nulle part, il fallait que je m’ôte cette idée de la tête. La vie n’était que ça, une vie, un laps de temps compris entre notre première inspiration et notre dernier soupir. Ce qu’il se passait entre temps n’était qu’une suite d’événements aléatoires sans but ni raison particulière. Rien n’arrive par hasard ? Je crois que si, en réalité. Les miracles n’existent pas. Dieu non plus. Et pourtant... Pourtant, je ne parvenais à me faire à l’idée de, simplement, supprimer cette découverte terrifiante, l’éradiquer et poser un mouchoir dessus. Était-ce parce que je venais de perdre ma mère et qu’il me fallait, par un instinct très primaire de pérennité de l’espèce, me reproduire à mon tour ? Freud en parlait parfaitement dans son Malaise dans la culture. L’Homme n’a de cesse que d’atteindre l’immortalité, et cette immortalité passe par son pouvoir de reproduction. Au travers de son sang se propageant de génération en génération, il vit pour toujours. Étais-je réellement d’accord avec ça ? Probablement pas complètement. J’osais espérer que mes parents m’avaient conçu avec d’autres ambitions. Mais moi ? Mais Lawrence et moi ? Ce que j’avais dans le ventre, ce n’était clairement pas un enfant de l’amour, mais était-ce une raison suffisante ? Non. Par contre, ce qui pourrait l’être, c’est qu’un de nous deux ne veuille absolument pas d’un enfant. Moi, je ne parvenais pas à me faire à l’idée de m’en débarrasser. Et Lawrence ? « Je veux qu’il vive, oui. Mais dans tous les cas, je serais à 100% avec toi. Donc ne prends pas ta décision en fonction de ce que, moi, je veux. Ça doit être ta décision. Je suis sérieux Astaria. Si tu ne veux pas d’un bébé, alors tu avortes. Si tu penses qu’on peut le faire, et que tu en as au moins un peu envie, alors on le garde. » Ce n’était pas ce que je voulais entendre. Du moins, en partie. Et je ne comprenais pas pourquoi il ne parvenait à me fournir ce que je souhaitais. Il était probablement l’homme le plus égocentrique au monde, alors pourquoi, dans ce cas très précis, devenait-il l’homme le plus altruiste au monde ? « Je sais tout ça, Lawrence, ça fait vingt-deux fois que tu me le répètes. Je suis enceinte, pas sourde. » je m’emportais sans m’emporter réellement, faisant plus preuve de lassitude que d’énervement. D’ailleurs, je me laissais retomber sur le canapé, à ses côtés, mon pilote automatique venant de me lâcher au niveau des jambes. « Je ne te demande pas de prendre cette décision à ma place, je veux juste connaître ton point de vue, ton sentiment, parce que, que tu y crois ou non, ça joue un rôle important. Je ne veux pas garder cet enfant si toi tu ne veux absolument pas d’un enfant. Dans ce cas, tu assumerais ton rôle un moment, mais qu’importe le temps que ça te prendrait, tu finirais par m’en vouloir et me le reprocher. Idem pour l’avortement. » je soupirais en passant mes mains sur mon visage, comme cherchant à me réveiller et m’extraire d’un mauvais rêve. « Ecoute-moi... » j’ajoutais en me tournant vers lui, allant même jusqu’à attraper l’une de ses mains. « Un enfant ça se désire, même lorsque ça n’a absolument rien de prémédité. Il n’a pas demandé à être là, pourtant c’est le cas. On n’est pas amoureux, on ne se mariera jamais, on n’aura pas une grande et belle famille non plus, et ce sera déjà suffisamment compliqué à gérer pour un enfant sans, en plus, lui imposer des parents qui ne le désiraient pas et qui estiment qu’il leur aura pourri la vie. Tu comprends ? Je ne veux pas que tu puisses, un jour, me reprocher ma décision, parce qu’il le sentira. » Je n’avais pas le courage d’avorter, plus j’y pensais, et plus cette idée me semblait insurmontable. Ça ne voulait pas dire, pour autant, que j’étais la future mère de l’année. J’étais toujours aussi perdue, mais si je savais une chose c’est que cet enfant, si on devait l’avoir, alors il faudrait l’avoir convenablement, et pas sur un coup de tête ou une indécision. « Je ne sais pas si on peut le faire, mais je crois que c’est le propre d’absolument n’importe qui dans pareille circonstance. Je ne suis même pas certaine qu’un couple cherchant à concevoir un enfant avec acharnement, soit capable d’affirmer qu’ils sauront le faire, mais... Si on le veut, on pourra. On se plantera de nombreuses fois, et ça n’aura pas d’importance, parce qu’on l’aura voulu et qu’on assumera. Et tant que ce truc, en moi, se sentira voulu, désiré, attendu, entouré et aimé, je pense, je crois... enfin, j’imagine que ça ira. Alors... Lawrence, je vais te poser cette question une dernière fois, et je veux que tu cesses de répondre en fonction de moi, mais que tu le fasses pour lui... » Ce disant, mon regard se porta vers ce ventre que j’envisageais avec, encore, un peu trop d’effroi, mais commençais à considérer pour ce qu’il était. « Est-ce que tu veux un enfant ? » Bien sûr, il n’était pas obligé d’y répondre dans la seconde, il pouvait parfaitement exiger un temps de réflexion, mais... Il nous fallait prendre une décision rapidement. Je n’étais pas à quatre ou cinq semaines de grossesse, ma négligence nous avait conduit à dix ou onze semaines. Quel était le délai légal pour un avortement, ici ? Je n’en avais pas la moindre idée. 
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MessageSujet: Re: Astaria & Lawrence - dirty little surprise Dim 12 Oct - 10:54

astaria & lawrence

❝ dirty little surprise ❞


J’avais l’impression que nous étions dans une impasse. Je ne voulais pas qu’elle prenne la décision de garder l’enfant ou d’avorter en fonction de moi, de mes envies, de mes attentes. Et elle semblait justement, au contraire, vouloir prendre cette décision en fonction de moi. Dans ma tête, je n’avais pas mon mot à dire. Je ne pouvais que la rassurer sur le fait que je serais là pour elle, quoiqu’elle puisse décider. Que si elle décidait de se faire avorter, je serais là avant, pendant, et bien sûr après pour la soutenir. Et que si elle le gardait … Alors je me démerderais pour faire mon possible pour être un bon père. Bien sûr, je serais probablement un père merdique. Et côté financier … n’en parlons même pas. Oui, l’enfant ne pouvait pas tomber à un pire moment. Les factures hospitalières s’entassaient, les aménagements pour que je puisse vivre un peu mieux, et surtout en étant un peu plus autonome, aussi. Pourquoi est-ce que j’avais accepté d’aménager la voiture, déjà ? Je n’avais déjà pas été vraiment partant pour cet aménagement plus que couteux, mais maintenant que la vie future d’un enfant était en jeu, c’était pire qu’avant. Si seulement j’avais su ça, avant d’accepter. Bref, les crédits s’accumulaient vraiment. Mais, je ferais de mon mieux pour m’occuper du futur gamin. Même quand il me ferait chier à brailler, comme tous les gamins. Même si, je n’aimais pas vraiment les gamins en fait. Celui-là serait le mien, et je ferais en sorte qu’il soit moins con que les autres, tout simplement. Et puis, il était ma responsabilité. Mais de toute façon, même si oui, j’en avais envie, en quelque sorte, la décision ne m’appartenait pas. C’était la sienne, de décision. « Je sais tout ça, Lawrence, ça fait vingt-deux fois que tu me le répètes. Je suis enceinte, pas sourde. » dit-elle, lasse, avant de me rejoindre sur le canapé. « Je ne te demande pas de prendre cette décision à ma place, je veux juste connaître ton point de vue, ton sentiment, parce que, que tu y crois ou non, ça joue un rôle important. Je ne veux pas garder cet enfant si toi tu ne veux absolument pas d’un enfant. Dans ce cas, tu assumerais ton rôle un moment, mais qu’importe le temps que ça te prendrait, tu finirais par m’en vouloir et me le reprocher. Idem pour l’avortement. » reprit-elle. Je retins un soupir, comme elle me l’avait demandé, et ouvrais la bouche pour tenter une réponse. Oui, nous étions vraiment dans une impasse. « Ecoute-moi... » me coupa-t-elle avant que je ne puisse dire quoique ce soit, avant de prendre une de mes mains entre les siennes. Je la regardais, cherchant tant bien que mal son regard. Je voulais bien l’écouter. Je n’avais rien contre cela, d’ailleurs. Simplement, elle-même ne semblait pas vouloir m’écouter, moi. Comment pouvait-elle croire que je puisse lui en vouloir pour sa décision ? Peut-être que je m’y prenais mal, tout simplement. Je n’étais vraiment pas bon lorsqu’il s’agissait de discussions sérieuses. Il n’y avait qu’à voir avec Sofia, d’ailleurs. Lorsque j’avais tenté de m’excuser … Bon, au final j’avais réussi à le faire, mais j’avais été à côté de la plaque pendant un bon moment, avant de sortir enfin ces trois petits mots. « Un enfant ça se désire, même lorsque ça n’a absolument rien de prémédité. Il n’a pas demandé à être là, pourtant c’est le cas. On n’est pas amoureux, on ne se mariera jamais, on n’aura pas une grande et belle famille non plus, et ce sera déjà suffisamment compliqué à gérer pour un enfant sans, en plus, lui imposer des parents qui ne le désiraient pas et qui estiment qu’il leur aura pourri la vie. Tu comprends ? Je ne veux pas que tu puisses, un jour, me reprocher ma décision, parce qu’il le sentira. » Je roulais des yeux, voyant qu’elle ne semblait pas comprendre que je ne lui en voudrais pas. Si justement, je lui disais que la décision était sienne, c’était bien que je ne comptais pas lui en vouloir, non ? Pourquoi est-ce qu’elle ne pouvait pas comprendre ça ? Que je ne lui en voudrais jamais, peu importe sa décision finale ? Que je serais là pour elle, même quand je n’en aurais pas envie, même lorsque j’en aurais marre, même lorsque j’aurais envie de faire autre chose. Je serais là, et je ne lui reprocherais rien. Mais, encore une fois, elle ne me laissa pas l’opportunité de parler. Et, de toute façon, je n’avais pas l’impression qu’elle apprécie ma réponse. « Je ne sais pas si on peut le faire, mais je crois que c’est le propre d’absolument n’importe qui dans pareille circonstance. Je ne suis même pas certaine qu’un couple cherchant à concevoir un enfant avec acharnement, soit capable d’affirmer qu’ils sauront le faire, mais... Si on le veut, on pourra. On se plantera de nombreuses fois, et ça n’aura pas d’importance, parce qu’on l’aura voulu et qu’on assumera. Et tant que ce truc, en moi, se sentira voulu, désiré, attendu, entouré et aimé, je pense, je crois... enfin, j’imagine que ça ira. Alors... Lawrence, je vais te poser cette question une dernière fois, et je veux que tu cesses de répondre en fonction de moi, mais que tu le fasses pour lui... » monologua-t-elle à nouveau. Bon, elle semblait vouloir que j’en place une, mais sans pour autant m’en laisser l’opportunité. On allait aller loin, comme ça.  « Est-ce que tu veux un enfant ? » finit-elle par me demander. Ah, est-ce que c’était enfin mon tour de parler ? Bon, il allait vraiment falloir que je pèse mes mots. Peut-être que simplement lui répondre oui suffirait ? Ce ne serait pas un mensonge, quand j’y repensais. Enfin, je n’y avais jamais vraiment pensé, en fait. Ou en tout cas, certainement pas dans ces conditions. Mais elle semblait vouloir une réponse simple et précise. Et si je devais choisir entre oui et non, je penserais plus sur le oui. En espérant, qu’elle, de son côté, ne m’en voudrait pas plus tard. Parce qu’il était hors de question que, dans quelques mois, après un sommeil plus que réduit, elle me reproche d’avoir dit oui ! « Oui, je veux un enfant. » finissais-je par lâcher. J’allais reprendre la parole, mais elle ne m’en laissa pas le temps, de nouveau. Elle passa ses bras autour de moi, m’enlaça rapidement, me remercia, puis se leva presqu’aussitôt. Et repris son tour de marche dans mon appartement. Quant à moi … Et bien, cela allait être bien compliqué de pondre mon article, maintenant …

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Astaria & Lawrence - dirty little surprise

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