It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Fire and rain - J&L

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MessageSujet: Fire and rain - J&L Lun 11 Aoû - 23:45


Fire and rain
Beau & Lakeisha
Dire que je commençais à voir le bout du tunnel, c’était être un peu trop optimiste quand même, mais j’avançais doucement vers une éclaircie un peu plus joyeuse. J’avais commencé à avoir légèrement quelques économies, peut-être pour me permettre de lâcher un de mes deux postes. Mais, ce n’est quand même pas demain que ça allait se faire. J’avais besoin de pouvoir me sécuriser financièrement et de pouvoir vivre sans compter le moindre centimes. Mais c’était plutôt assez prometteur que l’un de mes contrats à mi-temps se transforme en un contrat à temps plein. Ce qui serait quand même moins contraignant que deux mi-temps à deux endroits différents. Mais bon, tant que cela me plaisait, je ne pouvais pas me plaindre. Et je n’en avais aucunement l’intention. Mais bon je n’allais pas mettre la charrue devant les boeufs, au risque de me brûler les ailes, et dans ce cas la chute n’en serais que plus douloureuse.
Aujourd’hui, je bossais dans le bar en plein brooklyn. C’était un bar lounge à l’ambiance assez cosy. C’était souvent une clientèle assez jeune composée d’étudiant ou de jeunes travailleurs. J’appréciais beaucoup cette ambiance. Et c’était souvent dans la rigolade que l’on bossait. Enfin quand le patron n’était pas sur notre dos. Ce n’était pas le plus sympa. et c’est certainement cela qui a fait pencher la balance pour l’autre bar dans lequel je travaille. Mais à part cela, je n’ai pas beaucoup à me plaindre de mes collègues, avec lesquels je passais de très bon moment. D’ailleurs on bossait entre nous ce soir, ce qui fait que l’ambiance est plus à la déconade qu’autre chose. C’est au son d’une playlist gérée par notre seul homme de l’équipe que nous bossions. Maroon 5, Coldplay, Muse coulaient à flots dans nos oreilles alors que l’on valsait entre le bar ou les tables. Ce soir j’étais derrière le bar pour faire le service des commandes et des clients au comptoir. J’étais simplement vêtue d’un débardeur blanc, d’un short en jean et d’un sautoir argenté. Mes cheveux étaient lâchés, valsant au rythme de la musique. J’étais tellement concentrée que je ne vis même pas une silhouette plus que connue entrer et s’adosser au bar. De toute manière j’avais le dos tourné au comptoir, donc normal que je ne remarque rien. Je finis cependant par me retourner et de faire un bond de deux mètres en voyant Jon qui me fixait, faisant ainsi tomber un verre qui se fracasse à terre. J’entends les applaudissements de mes collègues, qui étaient simplement hilares de me voir casser un verre, ce qui je dois bien l’avouer, ne m’arrivait jamais. C’était d’ailleurs bien la première fois que je cassais quelque chose pendant mon temps de travail. Je finis par lever les yeux au ciel, avant de me baisser pour ramasser le plus gros de la casse tandis qu’un collègue arrive avec pelle et balayette en me sommant qu’il s’en occupait. Je rince mes mains et les essuie avant de reposer mon regard sur Jon « Qu’est-ce tu veux ? » maugréais-je, pas vraiment ravie de le servir et surtout de le revoir après notre dernière entrevue.
electric bird.
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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Ven 15 Aoû - 15:08

Lakeisha & Beau : fire and rain.

Bosser. Y'avait que ça de vrai bon sang. C'était si bon de pouvoir gérer non pas une équipe, mais carrément plusieurs entreprises. Cette sensation de pouvoir absolu dans les doigts. La conscience du fait que l'on nous obéirait quelle que soit notre demande et requête. Oh non, je n'étais pas du genre à en jouer et en user et abuser sans cesse. Toutefois, je ne pouvais nier que ça faisait un bien fou d'être tout en haut de la chaîne. Parce que fut un temps où j'étais plutôt tout en bas. De ceux que l'on piétine par simple plaisir et besoin de faire du mal. De ceux que l'on considère comme une sous-merde. J'ignorais pourquoi l'espèce humaine était devenue monstrueuse à ce point. Mais c'était un fait. L'être humain était con de nature. Oh pas tous non plus. Je ne tenais pas à faire une généralité non plus. Mais selon moi, cela concernait tout de même une bonne majorité des gens. C'était horrible à penser et à dire. Mais c'était un fait indéniable, malheureusement. Mais je m'étais fais à l'idée voilà des années. Même si je ne pouvais nier que c'était un plaisir que d'être passé de l'autre côté désormais. Pas du côté des enfoirés, ça non jamais de la vie ! Mais bel et bien du côté de ceux qui ont le pouvoir. J'avais le pouvoir. J'étais un puissant de ce monde désormais. Et non plus un moins que rien que l'on veut à tout prix détruire juste pour le punir d'une chose, une seule ... Celle d'exister. Comment une personne pouvait-elle être amenée à vouloir du mal à quelqu'un sous prétexte qu'il existait ? Même encore aujourd'hui, je ne saurais le dire. Si j'étais de nature rancunière et que j'en voulais toujours à ceux qui avaient tenté de me détruire par le passé, je ne me sentais toujours pas d'être aussi horrible qu'eux non plus. Pas même contre eux. Me venger, oui j'aimais cette idée. Mais au point de leur faire autant de mal qu'ils m'en avaient fait ? Difficile à dire. Je ne pensais pas être capable d'une chose pareille. D'une telle abomination. Je le regretterais aussitôt et j'étais assez idiot pour en souffrir par le même coup, également. Oui, stupide faible homme que j'étais. Mais dans le fond, est-ce que grâce à ça on ne pouvait pas dire que je valais mieux qu'eux ? Parce que je pensais valoir beaucoup plus ... En fait ... Je n'en doutais même pas. C'était bien pour ça, sans doute, que je n'avais même pas envie de me venger tout à fait aujourd'hui que j'avais toutes les armes en mains. Je valais beaucoup mieux qu'eux. Et par conséquent, ils ne méritaient même pas que je m'attarde sur leur sort et puisse éprouver le moindre besoin de les détruire. Dans le fond, ils finiraient bien par se détruire d'eux mêmes. Et là, par contre, il y avait de fortes chances pour que je ne sois pas bien loin. Histoire de pouvoir assister à leur douloureuse chute. Leur descente aux enfers. Et ça ne ferait pas de moi une personne horrible, j'en étais tout à fait certain. C'était humain que de prendre un tant soit peu de plaisir à voir des personnes pareilles, souffrir milles morts. Pour telle ou telle raison. Oui, je serais là. Mais pas pour les aider ...

Oh si je venais à leur tendre une main, ce serait pour mieux la retirer. Leur faire croire qu'on faisait table rase du passé et que j'allais les aider à s'en sortir. Oui ça je pouvais être assez cruel pour le faire. Mais vu tout ce que j'avais subi par leur faute, par le passé, est-ce qu'on pourrait véritablement me le reprocher ? Franchement, j'en doutais un peu. C'était ainsi, point barre.  Et ils mériteraient encore tellement pire en vérité. Tellement ... Mais je ne serais jamais suffisamment horrible et cruel pour aller jusque là. Malheureusement ... Parce qu'ils le mériteraient pourtant bien. Ils mériteraient pire que tout.  A commencer par tomber de leur stupide piédestal. Mais tiens, justement ... Est-ce que ce n'était pas justement Lakeisha que je venais de voir du mauvais côté du bar ? Ca m'en avait tout l'air. Mais j'avais quand même comme un doute tant ça me semblait grotesque. Que ferait-elle dans le rôle d'une serveuse ? Depuis quand avait-elle tellement besoin d'argent, qu'elle en viendrait à faire un tel job ? N'était-ce pas totalement dénigrant pour une nana de son rang ? Est-ce qu'elle n'était pas de celles qui préféreraient mourir que de prendre le risque de se casser un ongle en bossant comme une forcenée ? Par le passé elle l'était bel et bien en tout cas. Mais aujourd'hui ? Je m'étais tellement peu attardé sur son cas lors de notre précédente rencontre, que je l'ignorais totalement. Je ne savais foutrement pas ce qu'elle faisait de sa vie à l'heure d'aujourd'hui. Je l'aurais plus vu mannequin que serveuse. Voir un autre métier du genre. Chanteuse. Danseuse. Actrice. Mais barmaid !? Jamais de la vie. Beaucoup trop moche pour son image de jeune femme parfaite de la haute société. Je plissai les paupières en continuant d'observer la jeune femme qui continuait d'évoluer du 'mauvais côté' du bar. Elle servait les clients un à un, sans avoir l'air de trouver le temps de respirer. Elle enchaînait non stop. Ne se plaignait pas et continuait même de sourire pour garder son masque de jeune femme dynamique et souriante. Oh elle l'était, c'était un fait indéniable. Mais ça ne pouvait pas être Marieshka. C'était tellement impossible qu'elle soit tombée aussi bas. Oh, je respectais tout à fait les femmes qui faisaient ce genre de boulot. Mais de sa part ... J'avais quand même un peu de mal à y croire. Et pourtant, quand son visage se tourna dans ma direction et que son regard croisa le miens, je n'eus plus droit au moindre doute. C'était bel et bien elle. Marieshka. Je comprenais soudainement un peu plus le changement de prénom. C'était plus que ça. C'était un changement total. Marieshka n'existait-elle donc vraiment plus ? Est-ce que la petite snobinarde cruelle avait vraiment laissée place à une serveuse souriante et bosseuse ? C'était l'impression qu'elle donnait. Malgré qu'elle ait gardé ses intonations froides. « C'est vraiment de cette façon que tu t'adresses à tes clients ? » Lui demandai-je sur un ton incroyablement calme. Je ne comptais pas faire d'esclandre. Par contre, j'avais bien envie de comprendre ce qu'il se passait au juste. « A moins que tu ne sois nouvelle ici ? Un petit stage ? » Demandai-je l'air de rien. Prêcher le faux pour savoir le vrai et tenter de percer ce mystère. Même si je doutais qu'elle soit assez stupide pour ne pas voir clair dans mon petit jeu ...

realised by morphine.
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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Sam 16 Aoû - 22:39


Fire and rain
Beau & Lakeisha
Gérer une équipe, ou même plusieurs. Être en haut de l’échelle, ça aurait pu être le cas si j’étais encore sous l’emprise de ma famille. Eux espéraient certainement que je reprenne ‘l’affaire familiale’ et que je fasse de grandes études de marketing et de management. Ils auraient espéré que je devienne un requin comme mon paternel. Mais, je n’étais pas ainsi, enfin je n’étais plus ainsi. Depuis cinq ans je pouvais enfin me permettre d’être moi-même. De ne plus avoir l’image d’une femme arrogante, hautaine, qui faisait soi-disant honneur à la famille. Adolescente, j’étais facilement influençable par ma famille. Il faut dire que, lorsque ton père, ta mère, et même tes grands-parents te disent tous les jours que tu es une Woods et que tu dois honorer la famille et aller encore plus loin. Que c’était déjà assez une honte pour eux que mes parents n’aient pas eu de garçon. Ils s’amusaient à me rabaisser dès que l’occasion se présentait, et ils prenaient plaisir. Ce que je n’avais jamais compris, jeune adolescente que j’étais à ce moment-là. J’étais d’ailleurs bien ignorante à ce moment-là, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui je n’étais plus qu’une simple humaine si banale, qui travaille pour gagner son salaire. Ce n’était pourtant pas si commun que de laisser tomber son rang pour devenir une simple serveuse. J’aurais très bien pu renverser la situation et leur soutirer le maximum d’argent pour finir de financer mes études. Mais c’était tellement plus plaisant de faire tout le contraire de ce que j’avais prévu. Et de m’imaginer leurs têtes si jamais un jour ils venaient à apprendre que j’étais au plus bas de l’échelle. C’est sûr que je serais la honte suprême de la famille. Mais je n’en ai strictement rien à foutre. J’a décidé de ne plus me laisser avoir par ma famille, ne plus les laisser décider ce que je devais faire dans ma vie. Alors je n’avais accepter aucun centime de leur fortune, préférant me débrouiller seule. Ce n’avait pas été évident, j’avais dû trouver en urgence un appartement dans un des quartiers les plus malfamés de New-York et j’avais dû rapidement trouvé un boulot pour pouvoir payer mon loyer et subvenir à mes besoins les plus primaires. Et j’avais dû même me faire embauché à deux endroits différents afin de pouvoir vivre correctement. Mais je ne me plaignais pas un seul instant. Je n’en avais pas le droit, parce qu’après tout c’était mon choix, c’est moi qui a décidé d’être renié de ma famille. De tourner le dos à mon passé. Et je ne regrettais pas ce choix, je ne le pourrais jamais. Même si je sais que ça donne matière à ceux que j’ai rabaissé pendant des années à me faire vivre l’enfer, je ne peux rien dire puisque je l’ai amplement mérité, même si bien sûr, ça ne me fait aucunement plaisir, c’est d’ailleurs pour cela que je tente de rester loin de mon quartier d’enfance, et que j’ai choisi Brooklyn, là où je n’aurais jamais mis les pieds en tant qu’adolescente. Là où j’étais pratiquement sûre qu’il ne me reconnaîtrait pas. Et puis, ce n’est pas comme si je les intéressais réellement.

Même si je sais que le fait de me voir maintenant serveuse, allait certainement les faire jubiler. Mais ce qu’il ne savait pas c’est que j’adorais ce que je faisait. J’avais cette sensation d’être enfin libre, maître de mes propres choix. Et pour moi ça valait tout l’or du monde. Je n’avais personne pour me dire que ce je fais est dégradant, que ce n’était pas du rang de la famille Woods... S’il savait seulement que ça faisait depuis l’âge de dix ans que je les détestais tous cordialement, ils avaient fait de ma vie un enfer. La seule chose que je regrettais sincèrement, c’est que je n’ai pas pu changer de nom de famille, qui me rappellera jusqu’à la fin de jours d’où je viens... Même si je pourrais très certainement m’en servir pour traîner ce nom dans la boue, je n’étais plus ce genre de personne vicieuse, malheureusement parfois. Aujourd’hui, j’étais comme tout le monde, je bossais pour gagner mon pain, que je dépensais en loyer et nourriture, je n’avais même pas assez d’économie pour me permettre que d’avoir un seul contrat. C’est d’ailleurs mon projet, ce qui me permettrait de souffler un peu, car ce n’est vraiment pas évident d’enchaîner deux petits contrats. Les horaires parfois se suivaient de très près, ce qui ne me laissait pas guère le temps de souffler, et guère le temps de consacrer du temps à voir le peu d’amis que j’ai. Mais c’est ainsi et je n’ai malheureusement pas le choix. Alors que j’étais quand même en train de réparer les dégâts que je venais de faire, ce n’était pas nouveau que j’étais maladroite, au contraire je cassais au minimum un verre ou une assiette pendant la semaine. Cela relevait du miracle quand ça n’arrivait pas. Mais, là n’était pas la question en cette seconde, la vraie question était que j’avais Jon en face de moi, et que nos regards venaient de se croiser. S’il y a bien une personne que j’avais cherché à éviter ces dernières années c’était bien lui. Cela relevait quand même de l’utopie de croire que le passé ne nous rattraperas pas, parce qu’il nous rattrape toujours. Mais s’il y a bien une personne qui doit souhaiter très fortement ma mort, c’est lui. Il fat dire que j’ai été particulièrement odieuse à son encontre pendant mes années lycées. Ce que je regrette amèrement, parce que c’était plus par peur que par plaisir que je m’en étais prise à lui, alors qu’il aurait été à même de me comprendre, c’est ce qui m’a effrayé. Et, je rejetais en ce moment-là toute forme de bonheur, telle qu’elle soit. Je devais me protéger, ils ne devaient surtout pas voir l’horreur de mon quotidien, les coups qui pleuvaient sans raison apparente, la honte qui était sur moi. Alors tout ceux qui étaient heureux me rendaient encore plus malheureuse puisque ça me rendait le bonheur encore plus inaccessible. Mais j’avais décidé de tourner le dos à tous ces préjugés et de trouver mon propre bonheur. Je ne lâche pas du regard Jon, alors que je ne suis pas vraiment heureuse de le revoir, il faut dire que notre dernière entrevue ne s’est pas magnifiquement bien passé. « Non il n’y a qu’à toi que je m’adresse ainsi. Mais les autres, leurs vues ne m’écorche pas les yeux ni les oreilles. » soupirais-je doucement tout en continuant mon travail et servant un client qui se trouvait à ses côtés. Je lève un sourcil à sa question « Est-ce que j’ai l’air nouvelle ici, à ton avis ? » soufflais-je tout en secouant la tête. « tu veux quoi à boire ? » lui demandais-je tout en attrapant un plateau vide que je dessert et nettoie avant de ranger.
electric bird.
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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Dim 17 Aoû - 20:37

Lakeisha & Beau : fire and rain.

Il y avait quand même eut une bien belle évolution pour moi, au cours des années écoulées. J'étais parti de rien, pour arriver à tout. Soit, je ne venais pas non plus d'une famille hyper pauvre et tout ce qui s'ensuit. Donc je n'étais pas né avec un profond handicap. Celui là était arrivé bien plus tard. Et c'était justement ça qui avait bien faillit foutre en l'air toute possibilité d'un bel avenir. Fort heureusement, ça n'avait pas été jusque là pour moi. Les choses s'étaient arrangées avant. Mais tout ça, je ne le devais vraiment qu'à moi. A moi et à ma force de caractère. Je m'étais battu de toutes mes forces. Même quand rien ne semblait vouloir changer et évoluer dans le bon sens. Je ne baissais pas les bras pour autant. Je me le refusais catégoriquement ! Et au final, à l'heure d'aujourd'hui, je ne pouvais que m'en réjouir vu la situation et vu ma vie. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'étais l'homme le plus heureux de la terre. Mais je n'avais franchement pas de quoi me plaindre ! Le bonheur était là malgré tout. Sacrément là même ! Et je ne doutais pas que ça allait durer pour moi. Je pensais avoir bien assez souffert comme ça, sans que la vie ne décide d'en rajouter une couche à l'avenir. Ce serait bien vache tout de même, que de me faire un tel coup bas. A contrario, peut-être que ceux qui avaient toujours trop eut, méritaient maintenant d'avoir nettement moins. C'était ce que j'étais en train de penser, maintenant que j'avais vu Marieshka de l'autre côté du bar. Elle bossait ici, c'était une certitude désormais. Et si je ne comprenais toujours pas comment elle avait pu atterrir ici, je ne pouvais pas vraiment m'empêcher de m'en réjouir un tout petit peu. Je n'étais pourtant pas du tout du genre à me réjouir du malheur des autres. Mais parfois, certaines personnes, le méritaient quand même un peu ... Et malgré tout, elle en faisait partie. Pour toutes les horreurs qu'elle m'avait fait vivre au cours de mes années de lycée. Elle ne méritait pas un bonheur parfait et sans le moindre nuage, c'était une certitude. Alors peut-être que la vie était enfin en train de la punir. Et si tel était le cas ... Alors, non, je ne pouvais pas la plaindre. C'était là tout ce qu'elle méritait après tout. Malgré tout, je ne la prenais pas de haut en cet instant. C'aurait pourtant été assez logique, vu ce qu'elle même avait toujours fait à mon encontre. Elle me prenait pour une sous merde qui ne méritait pas le moindre respect. Aujourd'hui que les rôles étaient inversés, elle mériterait quand même bien que je lui renvoie l'ascenseur. Mais bordel, je n'étais pas vraiment capable de ça. Et cette idiote qui décidait de me titiller alors que je n'avais encore pas même ouvert la bouche ! A croire qu'elle me tendait un bâton dans l'espoir que je l'attrape et la bâte avec ! Forcément que je ne pouvais pas demeurer muet ! « Non il n’y a qu’à toi que je m’adresse ainsi. Mais les autres, leurs vues ne m’écorche pas les yeux ni les oreilles. » Je grimaçai un peu devant cette véritable méchanceté de sa part. Enfin d'un côté on ne pouvait pas dire que j'avais été tendre lors de notre précédente rencontre, en même temps ...

Mais tout de même. Elle était en train de me prouver que la garce d'autrefois, n'était pas bien loin. Je soupirai doucement et lui lançai un regard franchement exaspéré. Elle ne savait donc pas s'arrêter. Ou alors elle me haïssait vraiment. Mais dans ce cas, c'était tout à fait réciproque comme sentiment ! Malgré le fait que je sois plus en droit de la haïr, que l'inverse. « C'est un sacré privilège pour moi, que de savoir à ce point attiser ta haine ! » Répondis-je avec ironie. Ce coup ci, je ne lui avais pourtant pas donné matière à me détester. Enfin au lycée non plus je ne lui donnais pas la moindre raison de me haïr. Elle avait juste décidé de me détester d'emblée, comme tout le monde. Juste parce que j'avais commis la grosse erreur d'exister en fin de compte. Enfin, d'avoir eus un accident qui m'avait cloué dans un fauteuil roulant pendant de longues années, en fait. A croire que j'avais choisis qu'une telle chose m'arrive à moi ! A croire que je n'aurais pas préféré demeurer parfaitement debout, sur mes deux pieds. A croire que je ne souffrais pas assez dans ma vie de tous les jours, en étant dans ce fauteuil, pour qu'ils décident tous de me mener la vie dure. Enfin peu importe. Tout ça appartenait au passé. Je ne vivrais jamais plus une telle épreuve. Pour tenter de comprendre la raison de sa présence, je lui demandai si elle était nouvelle. Parce que je n'arrivais toujours pas à croire qu'elle ait pu tomber aussi bas. Non pas que je trouvais cet emploi dégradant ! Simplement, je ne l'aurais jamais imaginé capable de faire un tel métier. Je l'aurais limite vu princesse, sans déconner ! « Est-ce que j’ai l’air nouvelle ici, à ton avis ? » Je fronçai les sourcils et hochai négativement la tête, avec lenteur. Non, définitivement, elle n'avait pas l'air d'être une débutante. Mais ça n'expliquait toujours pas le comment du pourquoi. Et je trouvais ça incroyablement frustrant. « Non ... Mais tu n'as pas vraiment l'air à ta place ... » Lui répondis-je calmement. De toute façon, elle n'allait pas parvenir à m'énerver. Pour la simple et bonne raison que j'étais doté d'un calme olympien, depuis toujours. Enfin, surtout depuis que j'avais eus à faire face à des moqueries et insultes en tous genres, à l'époque du lycée. Voilà qui met la patience à rude épreuve. Je n'avais donc pas eus d'autre choix que de me faire le plus insensible et le plus patient possible pour faire face et supporter tout ça ! « tu veux quoi à boire ? » A cette question de sa part, je réalisai enfin que j'étais toujours debout et figé comme un con à la regarder bosser. Je me bougeai donc enfin, pour m'approcher d'un tabouret. Le plus éloigné possible des autres clients vu que mon but n'était aucunement de discuter avec qui que ce soit. Enfin, si, avec Marieshka. Je comptais toujours lui tirer les vers du nez. La pauvre, je la plaignais d'avance ! « Un Whisky Sour, s'il te plait. » Répondis-je finalement, en reposant les yeux sur elle. Et tant pis si elle finissait par trouver mon regard trop insistant. « Tu termines à quelle heure ? » Demandai-je brusquement. Encore une fois, je n'y allais jamais par quatre chemins. Même si, pour le coup, ma question était tout à fait innocente !

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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Ven 22 Aoû - 21:01


Fire and rain
Beau & Lakeisha
Même si cela n’y ressemble pas, je peux dire que j’ai pas mal évolué dans ma vie. Même se passer d’une famille indécemment riche à un poste de simple serveuse, ce n’est pas franchement un signe de réussite quand on regardait d’un oeil inconnu. Mais pour moi ce n’était pas ainsi. Se séparer de ma famille avait certainement été pour le moment ma plus grande réussite de mon existence. Mais bon, bien sûr je ne souhaitais pas rester serveuse tout le reste de ma vie, en vérité je n’avais strictement aucune idée de ce que je pourrais bien faire. Alors pour le moment je me contentais simplement de ce que j’ai ce qui est pas mal puisque je n’avais vraiment plus rien du jour au lendemain. Alors réussir à s’en sortir alors que je n’avais rien en poche, mes parents m’ayant retiré non seulement la source de revenus que j’avais mais également mes économies. Ils avaient littéralement vidé mes comptes en banque. Estimant que si j’avais décidé de quitter la famille, ils devaient tout reprendre. Mais je n’étais pas pour autant plus malheureuse. Au contraire, au moins ce que je gagnais, je le méritais, et ce n’était pas de l’argent facile. Et j’en étais non seulement fière, mais ça jouait aussi sur mon bonheur personnel. Comme quoi, j’avais enfin pris conscience qu’il me fallait peu pour être heureuse. L’argent ne faisait pas le bonheur, c’est bien vrai. Et franchement être serveuse ce n’est pas non plus le pire boulot qui soit. D’accord on faisait parfois des horaires de fous, on pouvait faire face à de vrais goujats. Mais au moins ce métier avait eu le mérite de m’ouvrir aux autres, de me rendre plus sociable et surtout plus tolérante. Je m’étais même découvert un côté assez sociable, capable d’écouter parler les autres, parfois sans même les interrompre pendant une heure. Bon je n’étais pas non plus le meilleur des samaritains qui existe, mais je n’étais plus la pire des garce, comme je pouvais l’être il y a de cela un peu plus de six ans maintenant. Comme quoi l’influence d’une famille pouvait brider et complètement changé une personne. Bien sûr j’ai pleinement conscience que mes actes passés sont inexcusables et surtout je ne pourrais jamais revenir là-dessus. Mais, j’avais toujours un infime espoir que ça pouvait se tasser, même si l’on ne peut décemment pas oublier que j’ai vraiment été vache avec certains plus que d’autres. Ce qui était le cas de Jon, où je m’étais servie de son handicap comme prétexte pour le rabaisser, cachant derrière cela la vraie raison de mon antipathie.Je crois que c’est lui qui a le plus pris pendant mon époque d’adolescente hypocrite et infecte. Et c’était certainement tout ce que j’ai pu lui faire et lui dire que je regrette le plus. Les autres étaient insignifiants, et étaient certainement loin aujourd’hui. Cela n’avaient jamais été vraiment méchant avec les autres, je me contentais simplement, à ce moment-là, de les remettre à leur place. Mais cependant c’est plus fort que moi il faut que je lui lance une pique bien placée, comme s’il fallait que je rajoute de l’huile sur le feu.

Mais, avec lui, c’est comme si je ne pouvais pas m’empêcher d’être un peu mesquine. Bon d’accord, carrément méchante. Pourtant, il ne m’avait rien fait de mal depuis que l’on s’est revu. Il m’a lancé des piques, ce qui est totalement normal après tout. Et surtout, il s’était montré avec une femme. Et c’est ce qui me dérangeais le plus. Attendez ! Ce n’est pas censé me laisser complètement indifférente ce genre de choses ??? Je secoue la tête pour éviter de réfléchir à ça, parce qu’il n’y a rien à réfléchir. Il fait sa vie, et ça ne m’empêchera pas de faire la mienne. « Ouais, plus grand monde a ce privilège à l’heure d’aujourd’hui. » soupirais-je doucement, sans animosité ni quoi que ce soit. Mais il est vrai que j’étais désormais tout le contraire de marieshka, c’est d’ailleurs bien pour cela que je détestais ce prénom désormais. Il ne représentait qu’un passé honni, celui dont je voulais tellement me séparer, mais qui me suivrait encore et toujours. D’ailleurs, il commençait même à me rattraper. Si jon venait de me retrouver, qui dit que, d’autres, et notamment ma famille ne vont pas eux aussi me retrouver ? C’était a seule chose que je commençais sérieusement à craindre. Parce que dieu seul sait de quoi peuvent être capable ma famille. Et pas seulement à mon encontre, mais aussi contre tout ceux qui me côtoient. Et c’est bien cela qui me dérange le plus. alors j’allais devoir faire encore plus profil bas, me méfier de tous ceux qui m’abordait plus facilement que d’autre. Mais je m’étais toujours dit que jamais ils ne s’imagineront que je puisse devenir une simple serveuse, un métier que mes parents considérait comme entièrement dégradant. D’ailleurs Jon ne semblait pas y croire, ce n’est guère étonnant après tout. Je hausse simplement les épaules, après tout quand on connaissait mon passé, on pourrait vraiment croire que je fais tâche dans ce décor, alors qu’en vérité c’est loin de l’être. « Tu es bien le seul à me dire cela, certainement parce que tu es le seul à connaître mon rang désormais disparu » expliquais-je comme si c’était une chose complètement banale. Parce que mon rang n’avait aucune importance maintenant,à part celui d’avoir détruit une bonne partie de ma vie. Et puis bon, ça ne m’agaçais plus tant que ça qu’on fasse ce genre d’illusions à mon passé, mes collègues essayaient de me faire parler de ce passé, ce que je refusais catégoriquement. Mais jon, lui, n’avait pas besoin d’autant me questionner, puisqu’il le connaissait. Et je doute que cela l’intéresse de savoir pourquoi j’ai totalement changé. Il devrait en avoir strictement rien à foutre. Je finis donc par lui demander ce qu’il souhaite boire, vu qu’il était aussi statique qu’une statue au milieu du bar. Il finit par s’installer avant de me dire sa boisson, que je file préparer, m’éloignant ainsi quelques petites minutes de lui. « Et voilà » dis-je en posant sa boisson face à lui, avant de poser un regard étonné sur sa personne. « Euh... en quoi cela t’intéresse-t-il ? » soupirais-je, ne voyant vraiment pas où il voulait en venir.
electric bird.
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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Mar 26 Aoû - 20:37

Lakeisha & Beau : fire and rain.

Je ne savais vraiment pas comment j'étais supposé prendre le comportement qu'avait Marieshka à mon encontre. Soit, par le passé elle était une véritable garce et j'avais bien du me faire à l'idée que j'étais également sa principale cible. Je n'avais pourtant rien fais pour mériter autant d'horreurs de la part de qui que ce soit. Mais elle en avait décidé ainsi et moi je m'étais tout simplement retrouvé à tout subir sans rien pouvoir dire. Enfin si, je protestais parfois. Mais trop mollement et avec trop de gêne, pour être pris tout à fait au sérieux. Enfin tout ça appartenait au passé. Aujourd'hui, je n'étais plus ce faible gamin handicapé duquel on se moquait constamment. J'étais devenu un homme fort, j'avais très bien évolué et j'étais parfaitement sûr de moi. Alors aucune insulte ne pourrait fonctionner sur moi désormais. Pourtant, j'étais désolé de voir que la jeune femme était toujours aussi peste à mon encontre. Si c'était uniquement parce qu'elle m'en voulait pour nos échanges de la fois précédente, ça prouvait qu'elle était toujours aussi stupide. Parce que franchement, elle méritait tous ces mots que j'avais balancé à son encontre. Et encore, je m'étais montré beaucoup trop gentil à mon goût. Et je regrettais presque de ne pas m'être montré aussi méchant qu'elle même avait bien pu l'être à mon encontre, durant de longues années. Ou bien ça n'avait rien à voir avec nos échanges de cette fois là. Peut-être qu'elle était juste toujours la même garce qui aimait faire du mal aux autres. Dommage, je m'étais presque imaginé le contraire à force ! « Ouais, plus grand monde a ce privilège à l’heure d’aujourd’hui. » J'arquai un sourcil en l'observant avec attention. Je ne savais toujours pas comment je devais le prendre. Elle était encore une garce, oui ou non ? D'un côté oui, vu son comportement à mon encontre. Mais d'un autre, peut-être pas vu qu'apparemment elle n'était pas ainsi avec grand monde. Qu'avais-je encore fais bordel !? Nous n'étions vraiment pas faits pour être amis tous les deux, de toute évidence. Soit. C'était quand même frustrant. « Trop d'honneur ! » répondis-je avec froideur et ironie. Soit, je ne pouvais cacher que j'étais quand même un peu blessé dans ma fierté là. je ne savais pas pourquoi elle était ainsi. Ou j'avais bien quelques idées. Mais dans toutes, elle était bel et bien une garce et ne changerait jamais tout à fait. Dommage. J'étais certain qu'elle pourrait être bien sympathique si elle en avait l'envie. Mais de toute évidence, l'envie n'y était pas du tout ! Quel gâchis quand même. Malgré son manque d'enthousiasme évident face à ma présence, je pris quand même place au bar et lui fis remarquer qu'elle n'avait quand même pas du tout l'air d'être à sa place ici. Enfin dans un bar, bien sûr que si. Mais pas de ce côté là dudit bar. J'y pouvais rien. Je connaissais son histoire. Enfin non, pas franchement. Mais je savais qu'elle venait d'une famille riche. Et son comportement à l'époque du lycée, le montrait sans l'ombre d'un doute tant elle se la jouait peste qui avait tout et tout le monde, comme bon lui semblait. En tout cas, j'étais vraiment très surpris de la voir jouer les serveuses et je ne m'en cachais pas le moins du monde !

« Tu es bien le seul à me dire cela, certainement parce que tu es le seul à connaître mon rang désormais disparu » Un rang désormais disparu ? Sérieusement ? C'était quoi cette histoire au juste ? En tout cas, je ne m'étais pas trompé sur le fait qu'un truc avait changé chez elle. Mais je ne m'étais pas rendu compte que c'était à ce point là. Je ne pensais pas qu'elle avait pu dire adieu à son 'rang' si l'on peut vraiment appeler ça ainsi. Elle semblait tellement aimer être cette petite garce bourrée de fric qui, grâce à son argent, pouvait largement se permettre de se payer la gueule de qui elle voulait. Puisque tous les autres étaient toujours derrière elle à la soutenir, simplement pour pouvoir jouir de cette lumière que, du coup, elle portait sur eux. Un principe que je n'avais jamais été en mesure de comprendre. Pas même maintenant alors que je jouissais d'un certain statut qui ne me déplaisait pas du tout, du côté de la haute société. En tout cas, je ne savais pas du tout si j'avais ou non le droit de l'interroger, pour tenter d'en savoir plus. Mais surtout, de comprendre pourquoi elle ne jouissait plus de ce rang tant aimé ! « Comment se fait-il que, toi, tu ais laissé un tel rang s'étioler ? » Demandai-je finalement, sans pouvoir m'en empêcher. Je le regrettai aussitôt et me giflai mentalement. Mais tant pis. Je prenais quand même le risque qu'elle me remette à ma place en me faisant remarquer à juste titre, que sa vie ne me regardait pas le moins du monde. D'un côté, c'était elle qui venait, en grande partie, de mettre les pieds dans le plat. Pas étonnant que ma curiosité soit à ce point titillée ! Je fini par enfin passer ma commande. J'avais oublié ce détail jusque là tiens ! Pendant qu'elle opérait de son côté du bar, je ne pouvais m'empêcher de l'observer d'un air songeur. Je me demandais toujours comment elle avait pu en arriver là. C'était plus fort que moi de me poser de telles questions. Comme de lui demander à quelle heure elle terminait. Quelle connerie putain. J'aurais mieux fais de me taire. Encore une fois, je regrettais de ne pas savoir tenir davantage ma langue. Surtout qu'elle fut évidemment hyper surprise, vu la tronche qu'elle tira dans un premier temps, avant de me répondre. « Euh... en quoi cela t’intéresse-t-il ? » Je soupirai en fronçant un peu les sourcils. Oui en quoi ça m'intéressait au juste, hein !? A croire que je comptait l'inviter à boire un verre ou une autre connerie de ce genre. Sauf que je savais parfaitement que ce serait hyper stupide de ma part. Donc, pas le moins du monde envisageable. Autant que j'ôte de telles idées de ma tête au plus vite ! « Ca te dérange tant que ça de répondre à une question aussi simple ? » Demandai-je mollement. « C'est juste que je suis curieux de savoir ce que t'es devenue. Mais que tu es très occupée pour l'instant. »

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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Jeu 28 Aoû - 16:43


Fire and rain
Beau & Lakeisha
Il allait falloir sérieusement que je calme mon comportement face à Jon, je n’étais plus une adolescente puérile en cherche de popularité. J’étais désormais une adulte, tout ce qui est censée être totalement responsable. Alors maintenant je devais vraiment réfléchir à ce que je dis et fais. Mais, avec Jon en face de moi, c’est comme si j’étais tout bonnement incapable de réfléchir. Comme si tout mes anciens démons du passé me rattrapait au galop. Pour sûr il ne méritait pas ce que je lui avais fait subir par le passé, parce qu’il ne m’avait strictement rien fait, et surtout, le problème venait de moi et seulement de ma personne. Et à le voir, là, à l’heure d’aujourd’hui, je ne pus que constater le changement radical. Autant physiquement que psychologiquement. C’était quand même assez incroyable. Mon esprit me soufflait le mot résilience à mon cerveau. Parce qu’il n’y à qu’en tirant profit des épreuves du passé que l’on peut s’en sortir aussi grandi et changé. Moi je n’avais simplement su que tourner le dos à mes parents et à ma famille ainsi qu’à sa richesse. Et je n’avais franchement rien retiré de ça, en tout cas pas encore. Alors oui, je suis assez admirative de ce qu’il a réussi à faire de son passé. Mais jamais je ne l’avouerais. Tout comme j’ai pu me sentir blessée par ses dires de la dernières fois, malgré le fait que je l’avais amplement mérité, après tout, j’avais même été étonnée qu’il ne m’adresse la parole déjà. Je ne pense pas être digne de son intérêt, ni même du fait qu’il ne me regarde. Au contraire, j’étais persuadée qu’il ne devait avoir qu’une seule envie : celle de me tuer, ou même pire de m’éviscérer sur place. Alors la seule chose qui me vient à l’esprit, et c’était d’ailleurs la seule manière que l’on avait de ‘communiquer’, c’était la provocation.tout comme lui aussi avait apparemment opté pour ce type de communication avec moi. Et puis bon, je ne lui avais jamais parlé vraiment gentiment, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Enfin pourquoi plutôt ça changerait du jour au lendemain. Et, j’avais toujours cette idée puérile de me protéger de lui, comme s’il pouvait me mettre en danger. « Tu devrais, oui » concédais-je simplement. J’avais bien senti qu’il était blessé, mais je fermais clairement les yeux dessus, croyant que si je m’intéressais un tant soit peu à lui, il allait finir ensuite par me lire comme dans un livre ouvert et je ne pouvais décemment pas me livrer à quelqu’un. Pourtant ma conscience me soufflait qu’il pourrait très certainement comprendre le calvaire que j’ai vécu, et ne pas me prendre n pitié, qu’il pourrait être le seul pour parvenir à me tenir tête. Ce qu’il faisait d’ailleurs maintenant, et au fond ce n’était vraiment pas pour me déplaire. Mais soit, je ne pouvais pas seulement être totalement tournée vers lui, car j’avais d’autres clients à m’occuper, dont un bonne moitié était déjà bien ravagé par l’alcool. Je lui laisse un maigre sourire avant d’aller remplir les verres de deux alcooliques avant qu’ils ne s’énervent, je n’ai vraiment pas besoin qu’ils fassent un esclandre au milieu du bar. Leur donnant leurs verres je reprends leurs anciens pour les nettoyer et en profiter pour plaisanter avec mon collègue avant de revenir vers Jon.

Rangeant les verres, je lance un regard plus ou moins intrigué à Jon, qui semblait être en pleine réflexion. Certainement à propos de ma précédente déclaration, je dois bien dire que c’est difficile à croire. Mais ce n’est que la stricte vérité pourtant. Et franchement je l’avais même fait sans aucun regard en arrière et regret, tout aussi étrange que ça puisse paraître. Mais je n’aurais jamais pu continuer de subir l’influence que mon père avait sur moi. Ce que j’étais au lycée n’était que le reflet de ce que je vivais comme pression chez moi. Je devais être parfaite, en tout point. Je devais avoir l’appât du gain, représenter la famille Woods avec honneur et force. Malheureusement je n’étais jamais assez bien pour mon père qui mettait sans cesse la barre de plus en plus haute, pour mon plus grand désespoir, et, alors que je pensais que ma mère pourrait me soutenir, elle s’est montrée encore plus impitoyable que mon père. Je ne peux malheureusement pas dire que c’est à cause d’eux que j’ai dû me comporter comme la pire des ordures avec Jon mais, lorsque j’ai eu le malheur de partager ce que je pensais être une attirance par Jon et qu’il était atteint d’un handicap, ils se sont tout simplement montré virulents, et menaçant. Si j’approchais de ce mec, j’allais m’en souvenir. Ce fût d’ailleurs le cas au vu du déluge de coups que j’ai subi ce soir-là. Et depuis, j’avais été la peste qu’il a connu jusque là. C’était très certainement mesquin et hypocrite,mais quand mes soi-disant ‘amies’ se vantaient face à ma famille du fait que je rabaissais constamment Jon, les coups étaient moins fors ces soirs-là. Je finis par lever un regard plus que surpris face à sa question. Je soupire. « J’avais mes raisons, qui ne regarde que moi et ma conscience. » soupirais-je. Je n’en avais parlé à strictement personne, ce n’est pas aujourd’hui que cela allait changé. Tout en lui semblait ne pas croire un seul instant au fait que je ne sois qu’une simple serveuse, et que je n’ai pas de métier qui correspond à ce fameux rang dont je me vantais excessivement en étant jeune. Mais bon, il fallait dire que je n’avais aucun diplôme en poche, aucune compétence professionnelle particulière, et donc j’avais pris ce que l’on me proposait, et je ne m’en plaignais pas, j’estimais même avoir de la chance dans mon malheur. Mais ce qui me surpris encore davantage, c’est le fait qu’il me demande à quelle heure je termine. En voilà bien une question bizarre. Parce que je doutais sérieusement qu’il soit un tant soit peu intéressé par ma vie ô combien trépidante. « Non, c’est juste que je trouve cela étrange, venant de toi. C’est tout. » répondis-je simplement en fronçant les sourcils. « Je finis à 23 h ce soir puis je fais la fermeture, donc je vais tirer jusque minuit, content ? » dis-je avec une pointe de sarcasme dans la voix, mais sans aucune animosité cette fois-ci.
electric bird.
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MessageSujet: Re: Fire and rain - J&L Dim 31 Aoû - 18:40

Lakeisha & Beau : fire and rain.

Elle espérait peut-être que je la remercie sérieusement de faire de moi la seule personne à qui elle s'adressait comme à un chien ? Sans déconner ? Je méritais quand même mieux que ça. Ce qu'elle ne semblait pas vraiment réaliser vu son comportement actuel et sa façon de s'adresser à moi. J'avais bien envie de lui en coller une. Et pourtant, au lieu de m'emporter, je me contentais plutôt de faire preuve de beaucoup de calme. Alors qu'au fond, c'était un volcan en éruption qui était en train de faire rage. Sauf que j'étais désormais doté d'un calme olympien et d'une bien belle patience. Il faudrait donc se lever de bonne heure pour parvenir à faire s'étioler un tant soit peu cette patience. Tant pis pour elle si c'était là le but qu'elle recherchait. Je ne risquais certainement pas de lui faire un tel cadeau, qu'on se le dise ! « Tu devrais, oui » Je ricanai un peu et levai les yeux au ciel. Au moins avec elle je me rappelais parfaitement d'où je venais et qui j'avais été pendant longtemps. Parce que désormais, j'étais presque trop habitué à être ce type d'apparence parfaite, à qui absolument tout réussissait. Et franchement, c'était presque lassant ... Oh, oui ok je plaisantais bien sûr. Je ne me lassais pas du tout de ce que j'étais devenu. Aucun risque pour qu'une telle chose arrive d'ailleurs. J'étais bien trop fier et heureux de ma réussite pour ça. Franchement, il en avait fallut du temps pour que j'en arrive où j'en étais maintenant. Et ça, personne ne pourrait jamais me le gâcher, qu'on se le dise ! J'en avais beaucoup trop bavé pour en arriver là où j'en étais désormais. Alors non, je ne redescendrais pas de sitôt ! J'aurais sans doute du me tirer sans demander mon reste, parce que le fait est que la jeune femme continuait d'avoir une certaine emprise sur moi. Mais au lieu de ça, j'étais toujours là à la regarder travailler. Et même à carrément lui poser une question intime pour comprendre quelque chose d'insaisissable. Pourquoi est-ce qu'elle travaillait ici alors qu'elle était issue d'une grande et très riche famille ? Je ne comprenais vraiment pas du tout. Mais je voyais bien qu'il ne fallait pas trop espérer avoir quelques explications de sa part. Elle refusait de me dire quoi que ce soit. En même temps, je n'étais pas même un ami pour elle. Il était donc normal qu'elle n'ait pas franchement envie de me raconter sa vie. Mais quand même, moi j'étais trop curieux pour simplement accepter qu'elle garde le silence. Juste une toute petite explication de rien du tout, ce n'était pas possible ? « J’avais mes raisons, qui ne regarde que moi et ma conscience. » Pouah. Dans le genre mélodramatique, elle en faisait quand même un peu trop là. Je levai les yeux au ciel en poussant un soupir parfaitement audible. Oui, elle en faisait beaucoup trop à mon goût. Et j'avais bien envie de la secouer pour la faire parler. Mais je serais quand même assez mal placé pour faire une chose pareille.

« Oh bien, excusez moi majesté ! Vous n'avez de compte à rendre, à personne ! » Répondis-je plus me payer un peu sa gueule, que pour une autre raison. Mais franchement, elle cherchait quand même, on ne pouvait pas dire le contraire pour le coup. « Ca va, ça te manque pas trop de ne plus pouvoir regarder les gens de haut ? » Ne pus-je ensuite me retenir de lâcher. Ca, c'était vraiment plus fort que moi. En même temps, si elle ne s'était pas amusée à m'envoyer chier dès le départ quand elle m'avait vu devant le bar, peut-être que j'aurais été capable de la fermer ce coup ci. Mais là, non. Tant pis pour elle. Elle m'avait pas mal cherché alors voilà, elle n'avait que ce qu'elle méritait. Mais merde, au départ je voulais vraiment arranger un peu les choses. parce que je m'étais bien rendu compte qu'elle avait un tant soit peu changé après tout ce temps. Changements forts plaisants de toute évidence. Alors je me devais de faire des efforts ! Je finis donc par lui demander à quelle heure elle terminait le boulot ce soir là. C'était une question comme une autre. Alors pourquoi s'en formalisait-elle autant ? Soit, elle ne s'y attendait pas. Mais tout de même ! « Non, c’est juste que je trouve cela étrange, venant de toi. C’est tout. » Etrange venant de moi ? Pourquoi moi au juste ? J'avais fais quoi ? Franchement c'était elle l'emmerdeuse qui avait une dent contre moi. pas l'inverse. Bon ok, je ne l'appréciais pas beaucoup, vu ce qu'elle m'avait infligé par le passé. Mais quand même. C'était de sa faute, pas la mienne ! « Comment ça venant de moi ? Je suis un type comme les autres. » Rétorquai-je presque outré par ses dires. Je n'étais pas du genre à me penser supérieur et à snober les petits gens. comme elle même avait pu le faire par le passé en gros. Je n'étais pas ainsi et je ne le serais certainement jamais. « Je finis à 23 h ce soir puis je fais la fermeture, donc je vais tirer jusque minuit, content ? » J'aimais bien son ton sarcastique. Je devais être maso ou quelque chose comme ça pour apprécier ça. Mais un sourire se dessina sur mes lèvres sans que je ne puisse m'en empêcher. Et je me penchai un peu vers elle pour la regarder avec plus d'attention. « Le petit chaton a retrouvé ses griffes. C'est adorable. » remarquai-je avec un léger sourire amusé et taquin. Oui, j'étais en train de la taquiner. Et non pas en train de la chercher et vouloir l'emmerder. Pas mon genre. Et puis elle m'intéressait. Alors je n'allais pas prendre le risque de la dégoûter pour de bon, de ma petite personne. « Ok alors je t'aiderai de vingt trois heures à minuit, pour ranger un peu tout ça. » Répondis-je en haussant les épaules comme si c'était tout à fait normal que je fasse un truc pareil pour elle. Surtout un mec comme moi. Dans mon costume hyper coûteux et fait sur mesure. Oui, tout à fait logique.

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