It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞

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MessageSujet: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Lun 11 Aoû - 21:25

sofia & lawrence

❝ i'm ... i'm sorry ... ❞


La porte claqua, sans que je n’y fasse vraiment attention. Pourquoi est-ce je venais ici déjà ? J’avais plutôt bien accepté le fait d’être en fauteuil, une fois avoir relativisé toute cette histoire. Donc pourquoi est-ce que je revenais la voir, pour lui dire toutes les faiblesses que j’avais ? Bon, okay, pour une fois, peut-être qu’une femme n’aurait pas l’opportunité d’utiliser mes faiblesses contre moi. Après tout, je la payais, non ? Et puis, c’était son métier. Qu’est-ce qui la pousserait à m’humilier ? Rien. Et puis surtout, je n’étais pas vraiment sûr qu’elle en ait le droit. Non, elle n’en avait pas le droit, c’était certain. Elle avait le droit de me bousculer, comme elle venait de le faire, même si ça me donnait envie de renverser sa pièce et de tout casser. Ça oui, elle en avait le droit. Mais m’humilier ou dire à quelqu’un mes plus grandes faiblesses, mes plus grandes craintes ? Non, il y avait probablement une clause dans ce lien médecin / patient. Il faudrait quand même que je vérifie. Ou peut-être aurait-il fallu que je réfléchisse et que je vérifie avant de tout raconter à un psy, ça aurait été plus intelligent. L’ascenseur arriva, alors que je ne m’étais pas rendu compte de l’avoir appelé. En entrant dans celui-ci, je ne pus retenir un petit sourire, avant de rouler des yeux et d’indiquer le sous-sol pour rejoindre ma voiture. Je ne verrais probablement plus l’obligation de prendre l’ascenseur comme une corvée, c’était certain. Mais ce n’était pas le moment de penser à ça. Je pris mon visage entre mes mains, avant de lâcher un soupir. Pourquoi est-ce que je devais l’écouter ? Et qu’est-ce qui me disait qu’elle avait raison ? Ça avait beau être son métier, ce n’était pas une preuve qu’elle avait la science infuse. Et elle ne me connaissait pas vraiment, en plus. En quoi anéantir mon égo, le briser, l’écrabouiller, allait-il m’aider à aller mieux ? Il fallait vraiment que l’on m’explique, parce qu’au contraire, j’avais l’impression que ça me ferait beaucoup plus de mal que de bien cette histoire. Les portes s’ouvrirent sur le parking, et comme un automate, je faisais cette même routine, puis m’installais au volant. Encore un achat bien trop important pour mes comptes. J’avais beau avoir repris le travail, je n’aurais pas dû écouter Juliette. On allait se saigner à force de tout aménager. Est-ce que j’avais vraiment eu besoin d’aménager une voiture ? Est-ce que j’avais vraiment besoin de conduire une voiture ? Ma psy pensait que c’était une bonne idée aussi, que cela me rendrait moins dépendant des autres. Qu’ainsi, peut-être, en ne me sentant plus comme un poids, je pourrais regagner un peu de la confiance que j’avais perdu en même temps que j’avais perdu mes jambes. Peut-être, je n’en savais rien. Tout ce que je savais, c’était que mon compte en banque avait beaucoup perdu aussi, et qu’il ne regagnerait par cet achat, au contraire.

Je regardais le temps qu’il me restait avant d’arriver à destination, et tapotais sur le volant de stress. Je ne pouvais pas faire ça. Non, hors de question que je le fasse. Je regardais dans le rétroviseur, me demandant si je pouvais, là tout de suite, faire demi tour. Et roulais des yeux en voyant que ce n’était pas possible. Me rapprochant encore, je secouais de la tête et décidais de continuer tout droit, sans écouter le GPS qui m’informait qu’il cherchait un nouvel itinéraire. Peut-être que je pourrais carrément éteindre ce truc une bonne fois pour toute, pour ne pas écouter ses incessants « mise à jour de l’itinéraire en cours », me rappelant à quel point j’étais lâche. Quoique non, ce n’était pas de la lâcheté ! C’était juste que, merde, pourquoi je devais faire ça ? Je n’en voyais pas l’intérêt. Et est-ce qu’elle méritait vraiment des excuses ? Merde, je lui avais sauvé la vie, c’était des excuses suffisantes, non ? Et pourquoi aller carrément la voir ? Je pourrais simplement l’appeler. Ou mieux, lui envoyer un sms. Voilà, un sms et c’était bon. Histoire réglée. Et pourtant, je me retrouvais à écouter cet engin de malheur et à suivre son foutu parcours sans vraiment m’en rendre compte. Bien rapidement, trop rapidement, je me retrouvais devant chez elle. Je me garais et posais mes mains sur le volant, avant de lâcher un long soupir. Je serrais la mâchoire en voyant des tremblements sur mes mains et m’affaissais tant bien que mal sur mon siège. Je ne pouvais pas faire ça. Je ne le pourrais jamais. Et je ne voyais toujours pas en quoi cela me ferait du bien. On s’était tout dit, non ? Et je lui avais tout dit. A quoi bon remuer une plaie encore bien béante ? Je repensais à ce qu’elle m’avait dit ce jour-là, et je ne pus m’empêcher de lâcher un rire. Oh oui, elle m’avait bien idéalisé et j’avais raison. Je n’avais pas une once de courage, malgré ce qu’elle pouvait bien en dire. Je l’avais toujours su, de toute façon. Je le voudrais portant. Mais rien que l’idée de me remettre dans mon fauteuil et d’aller toquer à cette porte me donnait une boule au ventre. Et je serais incapable d’aligner un mot. Ou je parlerais de sexe. Je me voyais déjà en train de lui dire que j’aimais les ascenseurs parce que grâce à eux, j’avais pris mon pied comme jamais depuis que j’étais en fauteuil. Et je lâchais à un autre rire en secouant la tête. J’étais bien capable de sortir ça. A la place d’un « désolé », sortirait un « putain les françaises sont trop bonnes ». Je soupirais pour calmer les soubresauts de ma poitrine. Et je roulais des yeux. Aller, ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Un autre soupir plus tard et je me remettais tant bien que mal dans mon fauteuil, avant de verrouiller mon véhicule. J’allais le faire. Je le pouvais. Et j’allais prouver à cette satanée psy que ça ne changerait rien et que, non, c’était bien pire qu’avant, et qu’elle pouvait se ranger ses conseils à la con. Putain de merde ! Elle le faisait exprès, je le savais. Qui avait l’idée de vivre dans une maison où la porte d’entrée n’était accessible que par un escalier ! Elle allait dans des pays en pleine guerre, et elle avait un escalier ! Merde quoi ! Bon, bah c’était mort. Je n’avais plus qu’à retourner chez moi. Tant pis. Je m’apprêtais à faire demi tour, avant de rouler des yeux en voyant une longue branche d’arbre sur le sol. Je grimaçais puis passais une main derrière la nuque. Aller, j’avais fait tout ce chemin, j’avais presque fait le plus dur, je n’étais plus à ça près. J’empoignais la branche et tentais du mieux que possible de taper à la porte avec. Pas de réponse. Si ça se trouve elle n’était même pas là. Elle avait bien parlé de partir en Palestine, non ? Si ça se trouve elle était morte, quelque part, sans que je ne le sache. D’énervement, je jetais la branche contre la porte, et maniais le fauteuil pour faire demi tour. Alors que j’étais à la moitié du chemin, j’entendis la porte s’ouvrir, et me figeais.

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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Jeu 14 Aoû - 3:22

Couchée sur sa poitrine, Felicity murmurait les phrases du dernier Disney par coeur... Sofia observait sa filleul avec un amusement certain, et lorsque la chanson Let it go commença, Felicity Junior se leva pour chanter de tout coeur avec la musique. Et elle mit ensuite sur pause et voulut à tout prix que sa marraine apprenne la chanson avec elle... ce qu'elle fit au final, oh, Felicity était une des personnes qui lui avait le plus manqué, elle aimait Sirius comme une extension d'elle, mais Felicity, l'amour qu'elle avait pour cette gamine défrayait toute logique, la fille de son aînée était sa filleule, mais elle était comme une fille dans son coeur, sans deuxième parent, Sofia avait en quelque sorte comblé se vide et sa soeur l'avait laissé faire, parce qu'il s'agissait d'Elena et que Sofia la connaissait autant qu'elle se connaissait et Sofia savait que c'était ce que sa soeur voulait sans qu'elle n'ait besoin de le demander. Du coup, s'occuper de sa filleul était normale, de même qu'avoir une chambre décorée comme elle le voulait dans sa maison. La petite avait elle-même choisie les couleurs de ses murs et... tout en fait, Sofia lui avait laissé carte blanche pour tout ça. Elles passaient donc une bonne petite soirée pyjama et Sofia était occupée à faire un chocolat chaud lorsqu'elle entendit sa filleule se lever pour aller ouvrir la porte. « Felicity ! Qué haces ? » demanda aussi tôt la jeune métisse depuis la cuisine avant de se diriger à son tour vers la porte, n'aimant clairement pas que la petite se rue de la sorte pour ouvrir aux gens. « Tia... » l'appela Felicity avec une voix légèrement curieuse, fronçant les sourcils. « El hombre... es... » elle semblait buter sur ses mots, Sofia ne savait pas dire pourquoi, soit elle ne connaissait pas le mot en espagnol (elle n'était pas aussi douée que ses oncles et tantes qui étaient tous trilingues au moins), soit l'homme était trop bizarre à décrire ? Sofia arriva rapidement et ouvrit la porte pour voir... personne. Felicity tira sur sa chemise pour pointer en bas des escaliers Lawrence. Oh. Sofia se mit aussi tôt à genou et parla en russe à la petite pour lui indiquer de finir les chocolats chaud. Felicity semblait être très concentrée pour comprendre sa marraine, et lorsqu'elle hocha la tête, Sofia fut assez fière d'elle-même. Elena lui apprenait l'espagnol et le japonais, Fred lui avait appris le langage des sourds, James l'allemand, Ana le français, Rosalie le russe et Sofia l'arabe. Tous les enfants De la Vega avaient une... culture multilingue par principe. Pour voyager, pour apprendre plus facilement et les enfants étaient tous en apprentissage intensif depuis qu'ils étaient bébés. Sofia laissa sa porte entrebâillée avant de descendre les marches de sa maison jusqu'à Lawrence. « Bonsoir... tu voulais quelque chose ? » demanda-t-elle prudemment, ne s'attendant pas à sa visite, ni... enfin, elle ne s'était pas attendue à le revoir aussi vite. « Comment as-tu eu mon adresse ? » finit-elle par dire, pas véritablement ravie à l'idée qu'on sache où elle habitait, elle aimait son intimité, c'était aussi pour ça que contrairement à tous ses frères et sœurs, elle s'était le plus éloignée de Park avenue et de ses parents pour la cause.
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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Jeu 14 Aoû - 18:16

sofia & lawrence

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A la seconde où je m’étais garé devant chez elle, j’avais su que c’était une mauvaise idée et que je faisais une grossière erreur. M’excuser n’allait pas m’aider, et cela n’allait clairement pas l’aider non plus. Elle s’en moquait probablement en plus. Après tout, qu’est-ce qu’elle pouvait bien en avoir à faire ? On s’était enfin expliqué, et nous n’avions plus besoin de nous voir maintenant, sauf obligations professionnelles. Et étant donné qu’il était hors de question que j’accepte de nouveau de la suivre dans un autre pays, nous ne nous reverrons probablement plus jamais. Donc à quoi bon m’excuser ? Nous nous étions tout dit la dernière fois. J’avais vidé mon sac, elle avait vidé le sien. Et au final, j’aurais préféré ne pas savoir pourquoi elle avait rompu avec moi, tant sa raison me semblait stupide. Finalement, me dire qu’elle n’avait jamais rien éprouvé pour moi c’était bien plus simple que de me dire qu’elle avait pu tout arrêter simplement parce que j’avais omis de lui dire quelques trucs sans importance, du moins sans importance pour moi. Mais j’avais un égo, et je voulais prouver à ma psy qu’elle avait tort. Ce qui était ironique quand on y pensait, puisque j’allais la voir justement pour régler ces problèmes, égo y compris. Mais j’avais fait le plus dur en arrivant jusqu’ici, non ? Et si ma psy avait raison ? Et si m’excuser pouvait réellement m’aider à ne plus me braquer à la moindre occasion ? J’en doutais grandement, mais bon, au moins j’aurais mis du mien dans l’histoire et j’aurais essayé. Mais le fait était que, comme je l’avais signalé à mon ex la dernière fois que je l’avais vue, je n’avais aucune once de courage. Et rien qu’installé dans ma voiture, mes mains commençaient déjà à trembler à l’idée de me retrouver en face d’elle de nouveau. Est-ce que faire demi tour et rentrer chez moi ne serait pas mieux ? Si encore j’étais sûr que cela m’aiderait, pourquoi pas ? Mais j’avais vraiment l’impression que ça me ferait plus de mal qu’autre chose. Je n’avais tout simplement plus envie de penser à elle, à notre histoire passée, et à notre rupture. J’avais juste envie d’en finir une bonne fois pour toutes et de ne plus jamais la revoir. Et rien que pour cela, je me décidais enfin à sortir du véhicule pour rejoindre mon fauteuil. Il fallait que je la vois, que je m’excuse et que je me casse d’ici au plus vite. Ensuite, je retournerais chez ma psy, lui dirait à quel point elle pouvait être conne et qu’elle avait à présent intérêt à me donner de bons conseils. Mais rapidement je me décourageais à nouveau en voyant l’escalier qui menait à sa porte d’entrée. Ce n’était pas possible. J’avais fait le plus gros, et je me retrouvais maintenant comme un con à ne rien pouvoir faire. J’agrippais la branche qui se trouvait au sol pour tenter vainement de taper à sa porte, avant de me décourager à nouveau. Elle n’était probablement pas là. Peut-être même qu’elle était morte, en Palestine, vu que c’était la destination dont elle m’avait parlé. De rage à cette idée, je jetais la branche contre sa porte, avant de commencer à faire demi tour.

C’était probablement mieux qu’elle ne soit pas là, finalement. Déjà, parce que je me connaissais, et j’aurais été incapable de m’excuser devant elle. Je le savais, j’étais comme ça. J’étais sûr d’avoir raison, et même si je pouvais à la rigueur comprendre pourquoi je devrais le faire, je n’arrivais même pas à me l’avouer. Et puis surtout, à chaque fois que je la voyais, elle remuait trop de choses. Trop de souvenirs, trop d’idéaux, trop d’espoirs que j’avais eu et dont j’avais dû me séparer trop vite à mon goût. A la moitié du chemin menant à ma voiture, j’entendis la porte s’ouvrir, me figeant entièrement. Je reconnais d’abord de l’espagnol et fronçais des sourcils, avant de secouer de la tête en entendant des pas prendre ma direction. Non, je n’aurais pas dû venir ici. Je n’aurais pas dû écouter cette psy de malheur, qui ne savait clairement pas de quoi elle pouvait bien parler. « Bonsoir... tu voulais quelque chose ? » entendais-je la voix de Sofia, que je reconnaissais immédiatement. Je me retournais lentement pour lui faire face, avant de serrer la mâchoire en la voyant. « Comment as-tu eu mon adresse ? » reprit-elle alors. Je déglutissais lentement, avant de soupirer. « Le patron … Il me l’a donnée. » lâchais-je finalement après quelques instants de silence. Quant à ce que je voulais … Je n’en avais plus la moindre idée, maintenant que je me retrouvais devant elle. Je la regardais attentivement, et secouais la tête. Peut-être que ma plus grande erreur n’avait pas été d’omettre de lui dire comment avait commencé notre histoire, ou que j’avais couché avec sa sœur avant de la rencontrer. Peut-être que cela n’avait pas été ma plus grande erreur. Non, plus j’y pensais, plus je me demandais si je n’aurais pas eu mieux fait de refuser purement et simplement ce pari pour ne jamais avoir à lui adresser la parole. Elle pensait que cela valait la peine d’être blessé pour connaître l’amour, mais je n’en étais vraiment pas certain. Peut-être que l’avoir rencontrée avait été ma plus grande erreur. J’essayais de penser à quoi pourrait bien ressembler ma vie à l’heure actuelle, si elle n’avait jamais croisé la sienne. Et je ne savais pas ce que je préférais, finalement. « Je voulais te voir … » finissais-je par reprendre, même si j’étais toujours incapable de me souvenir de la raison. « Il y avait quelque chose que je voulais te dire. » Je soupirais de nouveau, me rappelant enfin de quoi il était question. « J’aurais dû te dire ça, au café … Au lieu de … m’expliquer ? » C’était ridicule. Comme à chaque fois qu’elle était là, je perdais le fil de mes pensées, et n’arrivais plus à parler correctement. Je n’arrivais plus à rien faire, correctement, d’ailleurs. Je posais mes mains sur mes genoux, tentant de cacher tant bien que mal les nouveaux tremblements qui les possédaient. J’ouvrais de nouveau la bouche, mais aucun son n’en sortit et je la refermais presque aussitôt. Je secouais la tête avant de passer une main dans mes cheveux, et de la remettre immédiatement sur mon genou, sachant très bien qu’elle connaissait mes tics à présent. Pourquoi est-ce que j’étais là, déjà ?

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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Lun 18 Aoû - 3:28

Sofia était vraiment de surprise de tomber sur Lawrence, elle ne s'y était pas attendu du tout... clairement. Enfin, ils s'étaient tout dit non ? Du moins, c'était le sentiment que la blonde avait eu. Elle se retrouva donc face à Lawrence en bas de chez elle... endroit spécial pour commencer une conversation, mais bon, ils n'avaient pas vraiment le choix... mais à sa décharge, jamais Sofia ne se serait doutée qu'il serait passé à l'improviste. Surtout qu'il n'était pas supposé connaitre son adresse, c'était du genre privé... et ils n'étaient pas amis. « Le patron … Il me l’a donnée. » okay, elle allait le tuer. Il offrit un sourire forcé pour la peine, ce n'était pas la faute de Lawrence là, mais bien du patron qui ne connaissait sans doute pas les limites ! Et si ça avait été un stalker de leur boite ? "Hey salut, dis boss, j'peux avoir l'adresse de la jolie blondasse là ?" ouais, non... s'il donnait son adresse aussi facilement, elle allait faire intervenir un de ses frères pour ses droits et la protection de sa vie privée. Diego, Diego était celui qui dégageait le plus de charisme et elle avait trop peur que Sirius perde tout contrôle, il avait tendance à le faire quand ça concernait sa jumelle. Mais c'était pareil dans l'autre sens, personne ne touchait à Sirius De la Vega dans l'intention de le blesser sans recevoir les foudres de Sofia. « Je voulais te voir … » oh... Sofia croisa les bras et regretta de ne pas avoir pris sa veste, il faisait plus froid et elle était dans son pyjama... gosh, elle lança un regard aux alentours pour vérifier que ses voisins n'allaient pas la voir, ce serait la honte quoi. « Je suis là. » se contenta-t-elle de répondre tout en arquant un sourcil, ne sachant vraiment pas à quoi s'attendre avec Lawrence, visiblement, il s'était donné du mal, mais Sofia ne savait pas pourquoi donc bon... « Il y avait quelque chose que je voulais te dire. J’aurais dû te dire ça, au café … Au lieu de … m’expliquer ? » fronçant soudain les sourcils, elle se demanda encore plus ce qu'il lui voulait... « On avait besoin l'un comme l'autre de s'expliquer. Pour tourner définitivement la page de tout ça... » enfin, elle pour la peine, ça faisait un moment qu'elle l'avait fait, elle n'avait jamais été le genre de femmes à s’apitoyer sur son sort. Cela dit, au vu des questions et réactions de Lawrence dans le café, elle ne pouvait pas assurer que c'était la même chose pour lui...
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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Lun 18 Aoû - 18:08

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Je ne savais pas ce que je préférais, finalement. Maintenant qu’elle était là, devant moi, je me demandais s’il n’aurait pas mieux valu qu’elle soit déjà partie. Quoique non … L’idée de la savoir en Palestine n’aurait pas été mieux. Mais peut-être que, simplement sortie à l'extérieur pour faire des courses aurait été un bon compromis. Parce que maintenant qu’elle était en face de moi, je ne savais même plus ce que j’étais venu faire ici. Et la voir agacée du fait que notre patron m’avait donné son adresse, cela ne m’aidait pas vraiment. Peut-être que j’étais allé trop loin en lui demandant où elle vivait ? Est-ce que je n’avais pas franchi une limite, une barrière, en quelque sorte ? Surtout que je savais que la seule raison pour laquelle il avait accepté, c’était sa culpabilité de m’avoir envoyé en Egypte avec elle. Et c’était tout en sachant ça que je lui avais demandé cette information. Je passais une main dans mes cheveux en voyant son sourire faux, avant de lâcher un soupir. Je n’aurais jamais dû venir. J’aurais mieux fait de faire demi tour et de ne pas écouter cette psy qui se mêlait de choses qui ne la regardait clairement pas. Le jeu n’en valait pas la chandelle, c’était certain. Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ? Pourquoi continuer cette conversation, alors qu’elle y avait mis fin ? À quoi est-ce que cela servait, exactement ? Elle avait rompu, j’en connaissais maintenant les raisons, et c’était tout. Je ne comprenais même pas pourquoi je devais m’excuser. En quoi cela m’aiderait ? Et surtout, pourquoi est-ce que je lui devais des excuses, exactement ? Je n’avais rien fait de mal après tout. Ce n’était pas comme si je lui avais menti en la regardant droit dans les yeux. Ou comme si je l’avais trompée. Non, rien de tout ça. J’avais simplement omis de lui donner quelques informations que je trouvais sans importance. Ce n’était pas la fin du monde non plus. Et si elle pensait que c’était une cause de rupture, grand bien lui fasse. « Je suis là. » répondit-elle lorsque je lui avouais que je voulais la voir. Merci, mais j’étais au courant. J’avais perdu l’usage de mes jambes, pas de mes yeux. Donc je voyais bien qu’elle était là, en face de moi, et c’était justement ça le problème. Parce que je me sentais incapable de lui dire pourquoi j’étais venu. Je trouvais ça tout simplement ridicule. Je devrais lui dire que ce n’était rien, et que je n’allais pas la déranger plus longtemps. Parce que c’était bien ce que je faisais, non ? Je la dérangeais, clairement. Et en plus, elle devait se les cailler, vu comment elle était habillée. Et en égoïste que j’étais, je m’en moquais. Je savais que ça allait prendre du temps, pas mal de temps avant que les mots n’arrivent à sortir. Mais j’avais fait tout ce chemin, rien que pour prouver à cette psy de malheur qu’elle avait tort, ce n’était pas pour reculer maintenant, si ?

Je reprenais alors la parole, lui disant que j’aurais dû lui dire ça au café, la dernière fois. Que je n’aurais pas dû tenter de m’expliquer. J’aurais simplement dû mettre mon égo de côté, et dire ces trois mots. Même si je n’y croyais pas, même si je ne voyais pas pourquoi. Finalement, c’était probablement ce qui était le plus stupide dans toute cette histoire. Je ne voyais pas pourquoi je devais m’excuser. Je ne voyais pas ce que j’avais bien pu faire de mal, je ne comprenais tout simplement pas son point de vue. Ce n’était pas que je n’essayais pas … Mais je n’y arrivais tout simplement pas. Tout ce que je voyais, c’était que remettre ce sujet sur le tapis allait me faire bien plus de mal que de bien. Je voulais juste en finir avec elle, une bonne fois pour toute. Je voulais la rayer de ma vie et ne plus jamais avoir à la revoir à nouveau. « On avait besoin l'un comme l'autre de s'expliquer. Pour tourner définitivement la page de tout ça... » me dit-elle, me faisant lâcher un soupir. Tourner la page ? Oui, c’était probablement la meilleure chose à faire. Et j’avais cru l’avoir fait d’ailleurs, ces dernières années. J’avais cru que j’avais tout oublié, qu’elle ne représentait plus rien pour moi. Jusqu’à ce jour, en Egypte. Jusqu’à ce reflexe que j’avais eu. Jusqu’à ce que je me rende compte que je n’en avais rien à faire de vivre ou de mourir, tant qu’elle était quelque part sur cette planète. Qu’elle pouvait bien me détester si elle le voulait, qu’elle pouvait me haïr même, tant qu’elle en vie. Jusqu’à ce moment-là, j’avais cru en avoir fini avec elle. Et je m’étais rendu compte que non, ce n’était clairement pas le cas. C’était probablement ce qui m’énervait le plus. Qu’on croit que je sois une espèce de héro parce que je l’avais sauvée, alors que ce n’était que pur égoïsme et lâcheté de ma part. Et j’étais toujours autant lâche aujourd’hui. Il fallait que je lui dise ces trois mots, et que je rentre chez moi. Je le savais, et pourtant, je restais silencieux, me contentant de me pincer l’arrête de nez, encore et encore. Un nouveau frisson la parcouru. Je faillis faire un geste pour lui donner mon manteau, avant de me rendre compte à quel point c’était pathétique. A quel point je l’étais, tout simplement. « Ça va prendre un petit moment … » finissais-je enfin par dire, dans un soupir. « Tu devrais rentrer et te changer, peut-être ? » lui proposais-je, espérant gagner un peu de temps.

Finalement, je ne vis pas le temps passer. Rapidement, bien trop rapidement à mon goût, elle se retrouva devant moi de nouveau. Comment avait-elle fait ? Je n’avais même pas commencé à réfléchir à ce que je pourrais bien lui dire, à comment amener les choses, qu’elle était déjà revenue. Je me passais une main sur le front, remarquant au passage que mes mains s’étaient remises à trembler. C’était ridicule, pathétique, risible. J’en avais plus qu’assez d’être ainsi, de ressasser les choses, repasser le film de notre relation dans ma tête, à essayer de voir si vraiment, je penserais mes excuses lorsqu’elles sortiraient enfin de ma bouche. Je ne le saurais que lorsque je l’aurais dit, non ? Probablement. J’ouvrais la bouche, puis la fermais de nouveau. Combien de temps allait durer ce petit jeu, merde. Après un énième soupir, je déglutissais lentement. « Je suis … Je suis désolé. » Trois petits mots. Seulement trois petits mots. Est-ce que je me sentais différent, maintenant ? Pas vraiment. La boule au ventre, je repris la parole. « J’aurais dû te dire pour le défi. Peut-être pas au début non plus mais … Au moins quand on a commencé à avoir quelque chose ? » Je n’avais plus vraiment de contrôle sur ma voix, et celle-ci me paraissait méconnaissable. J’avais l’impression que mon cœur cessait de battre et d’alimenter mon corps, tant je me sentais mal, à cet instant. Et pourtant, je n’étais pas certain qu’il ait déjà battu aussi rapidement. « Je suis désolé. Pour ça, pour ne pas te l’avoir dit. Désolé de t’avoir menti, même par omission. Désolé d’avoir couché avec ta sœur aussi. Désolé d’avoir également omis de te le dire. Désolé d’avoir pensé que ce n’était pas important. » Et petit à petit, alors que les mots sortaient sans que je ne m’en rende vraiment compte, je l’étais. J’étais désolé. « Je suis désolé de t’avoir fait souffrir. » J’étais désolé, pour tout. Je l’étais vraiment. « Je suis désolé. » répétais-je de nouveau, d’une voix bien trop tremblante et peu sûre à mon goût. Et j’avais eu raison. Cela ne me faisait pas du bien. Pas du bien du tout, bien au contraire. Je me demandais si je m’étais déjà autant senti mal qu’en cet instant.

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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Dim 14 Sep - 3:23

« Ça va prendre un petit moment … Tu devrais rentrer et te changer, peut-être ? » Perplexe, Sofia hocha la tête avant de rebrousser rapidement chemin jusque chez elle, dans le salon se trouvait sa filleule qui observait le film avec attention, Sofia s'approcha d'elle pour lui caresser le crâne avec affection et douceur, son bébé à elle. Sofia en tante et marraine attentionné signala à l'enfant que ça risquait de prendre un moment, et Felicity junior en enfant prise dans son film se contenta d'un vague geste de main tout en la repoussant légèrement. Tant d'amour, elle était gâtée ! Roulant des yeux, Sofia s'habilla plus chaudement et elle finit par mettre le pull de son frère Fred, il y avait les initiales de l'armée, il était clairement trop large mais au moins, il tenait chaud, Sofia remit un jean et se prépara à ressortit dehors non sans attraper une écharpe. De nouveau dehors, elle redescendit vers Lawrence, toujours hésitante, elle ne savait pas à quoi s'attendre, qu'est-ce qu'il voulait lui dire ? Elle pensait sincèrement avoir clos ce chapitre de sa vie, et Sofia avançait déjà. La blonde avançait toujours de toute façon donc... mais là visiblement... ce n'était pas vraiment le cas de Lawrence, alors elle lui devait au moins ça, le fait de pouvoir s'exprimer et juste... dire ce qu'il avait sur le coeur pour pouvoir à son tour continuer de poursuivre sa route. « Je suis … Je suis désolé. J’aurais dû te dire pour le défi. Peut-être pas au début non plus mais … Au moins quand on a commencé à avoir quelque chose ? » Sofia fronça les sourcils légèrement perplexe... il s'excusait... sincèrement ? « Je suis désolé. Pour ça, pour ne pas te l’avoir dit. Désolé de t’avoir menti, même par omission. Désolé d’avoir couché avec ta sœur aussi. Désolé d’avoir également omis de te le dire. Désolé d’avoir pensé que ce n’était pas important. Je suis désolé de t’avoir fait souffrir. Je suis désolé. » Sofia en le voyant si fragile s'approcha de lui et déposa sa main sur celle de Lawrence avant de lui offrir un sourire et doux. « C'est gentil, merci » oh, rien n'était... vraiment pardonné, Sofia avait perdu quelque chose dans l'aventure qu'elle regrettait plus que la fin de leur couple mais... elle avait grandi et elle pouvait admettre que ces excuses, elle en avait autant besoin que lui presque. « C'est le passé... on a fait des erreurs, on n'a pas assez parlé... on était maladroit, on était encore jeune. Moi aussi je m'excuse par qu'un couple, on ne le construit pas et on ne le détruit pas tout seul, ça se fait à deux, je suis désolée de t'avoir fait souffrir » Sofia prit le temps de froncer un instant les sourcils avant de se passer un doigt sur la tempe. « Mais je te suis reconnaissante aussi, j'en ai tiré des leçons, je sais désormais ce que je veux comme... relation future, et j'ai plus d'expérience grâce à toi entre autres » avoua Sofia avec un sourire hésitant sur les lèvres, c'était vrai, elle savait ce qu'elle voulait : plus de discussions, quelqu'un de plus franc, quelqu'un aussi de plus humble, elle n'avait pas besoin d'un homme parfait, juste quelqu'un qu'elle pourrait admirer pour son travail ou sa vision des choses ou... quelqu'un qui pourrait la surprendre tout simplement, que ce soit dans la vie de tous les jours ou intellectuellement parlant, mais pas de l'intelligence dans la culture, même... dans la vie. Elle n'avait pas besoin d'artifice, juste quelqu'un de vrai, c'était tout ce à quoi aspirait Sofia. Elle voulait une vie à deux avec des conflits, des moments de complicité, une relation basée sur la confiance et sur l'amour.
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MessageSujet: Re: sofia & lawrence ❝ i'm ... i'm sorry ... ❞ Lun 15 Sep - 14:27

sofia & lawrence

❝ i'm ... i'm sorry ... ❞


Sans la conversation que nous avions eue au café quelques temps auparavant, je n’aurais jamais eu le moindre doute sur ce que j’avais bien pu faire de mal pour qu’elle rompe avec moi. Sérieusement, j’avais beau eu me triturer le cerveau pendant un bon moment, rien n’était venu. Dans ma tête, nous étions heureux, et du jour au lendemain, elle avait décidé de tout arrêté. Je n’avais alors même pas pris la peine de lui demander pourquoi. A quoi bon, de toute façon ? Ce n’était pas comme si connaître la raison aurait pu changer quoique ce soit au fait qu’elle rompait avec moi. Mais avoir remis les cartes sur table avait changé la donne. Pas que nous retournerions en arrière et que nous filerions le parfait amour. Non. J’avais trop souffert, et je n’étais vraiment pas certain que les mois de bonheur qu’elle m’avait donné vaillent la souffrance que j’avais ressentie ensuite. Cela avait été trop fort, trop puissant, trop … tout, pour que ça en vaille la peine. Mais au moins, maintenant, je savais ce qui s’était passé. Je savais que, en effet, j’avais merdé. Enfin, en tout cas, c’était ainsi qu’elle voyait les choses. Sur le moment, j’avais pourtant cru bien faire. Je m’étais dit que lui avouer qu’elle avait été un défi au début, ou que j’avais couché avec sa sœur avant de la connaître, cela ne servirait à rien. Cela ne pourrait que la faire souffrir, et qu’elle n’avait pas besoin de savoir tout ça. Après tout, j’étais honnête dans mes sentiments, dans comment j’étais en sa compagnie, avec elle. J’étais honnête à chaque fois que je lui parlais. Et c’était pour cette raison, qu’au café, l’idée de m’excuser ne m’avait même pas traversé l’esprit. Mais c’était ça, le truc des psy, j’imagine. La mienne pensait que m’excuser me ferait du bien, et en ferait également à Sofia. Sérieusement, je ne la croyais pas un instant. Je détestais m’excuser. Réellement. Je ne savais même pas si c’était une question d’égo ou non. Juste, je n’aimais pas ça.

Et pourtant, je me retrouvais devant elle, à tenter de trouver mes mots. Si, au début, je le faisais pour les mauvaises raisons – c’est à dire prouver à ma psy qu’elle était conne et qu’elle ferait mieux de la fermer – plus je m’excusais, plus je me rendais compte que je pensais chacun des mots que je disais. J’étais réellement désolé. Jamais je n’avais eu l’intention de la faire souffrir. Jamais. Au contraire, même. Par contre, j’avais foutrement raison sur le fait que non, je ne me sentais pas mieux. C’était tout l’opposé. Je ne m’étais jamais senti aussi mal de toute ma vie. J’avais l’impression que le sang n’arrivait plus à circuler à travers mes organes, que je n’arrivais plus à respirer. Que je m’étouffais, presque. Et c’était tout simplement horrible. Ma voix tremblait, je tremblais probablement aussi. J’étais tout simplement mal. Je sentis la main de Sofia se poser sur la mienne, et cherchais son regard, hésitant. « C'est gentil, merci » dit-elle, me faisant plisser un peu des yeux. Bon, donc j’étais au plus mal, mais apparemment, cela lui faisait du bien ? Enfin, pas que je sois au plus mal. Ça, elle s’en foutait probablement complètement. Mais mes excuses lui … faisaient du bien ? C’était déjà ça. Ma psy s’était gourée sur moi et sur comment je réagirais, mais pas sur le fait que cela lui ferait du bien d’entendre mes excuses. J’hochais de la tête pour seule réponse. Que lui dire, en même temps ? J’avais tout dit personnellement, non ? « C'est le passé... on a fait des erreurs, on n'a pas assez parlé... on était maladroit, on était encore jeune. Moi aussi je m'excuse par qu'un couple, on ne le construit pas et on ne le détruit pas tout seul, ça se fait à deux, je suis désolée de t'avoir fait souffrir » reprit-elle, me faisant lâcher sa main pour me gratter l’arrière de la tête. J’avais envie de lui dire, qu’en effet, elle aurait au moins pu me laisser m’expliquer. Mais bon, cela n’aiderait en rien. C’était fini, c’était derrière nous maintenant. Et si ses excuses ne me faisaient aucun bien – est-ce que cela aurait dû m’en faire ? – j’appréciais qu’elle se rende compte que je n’avais pas non plus tous les torts. « Comme tu dis, on était jeunes … On a fait des erreurs, c’est tout. » lui répondais-je, plus histoire de lui répondre quelque chose et de ne pas laisser le silence s’installer. Peut-être que je devais la remercier de s’excuser ? Elle l’avait fait, après tout. Mais avant que je ne parvienne à prendre une décision, elle reprit. « Mais je te suis reconnaissante aussi, j'en ai tiré des leçons, je sais désormais ce que je veux comme... relation future, et j'ai plus d'expérience grâce à toi entre autres » dit-elle dans un petit sourire. Je lâchais un petit rire nerveux. « Donc tu m’ais reconnaissante de t’avoir brisé le cœur ? » répondais-je toujours dans un rire jaune. « Enfin, tant mieux si ça a au moins pu t’apporter quelque chose. » reprenais-je un peu plus sérieux. « Au moins, notre relation aura eu un effet bénéfique sur toi. » continuais-je, sincère, en hochant de la tête. Et puis, malgré tout, c’était tant mieux, non ? J’avais toujours voulu son bien, même si c’était fait avec énormément de maladresse, je l’avoue. Donc l’idée que notre relation n’ait pas été un total gâchis et une grosse perte de temps pour elle et que ça avait pu lui apporter quelque chose, une certaine maturité, c’était tant mieux. « Donc, qu’est-ce que ça t’a appris ? » lui demandais-je dans une petite grimace de gêne, sentant de nouveau le silence s’installer. Je regrettais rapidement cette question, qui était tout de même un peu indiscrète. Mais après tout, vu comment je venais de m’ouvrir à elle et le mal que j’avais eu à le faire, pourquoi pas ? Soit elle répondait, soit elle me rembarrait. Dans tous les cas, je n’étais clairement pas en état de reprendre la voiture maintenant pour rentrer, encore bien trop secoué par tout le remue-ménage que je venais de faire à l’intérieur de moi.

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