It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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rafaello & annalyssia - summertime tenderness

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MessageSujet: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Jeu 7 Aoû - 22:31

rafalyssia : summertime tenderness

Annalyssia était heureuse d'avoir deux jumeaux en parfaite santé. Vraiment. Et pourtant ... Pourtant elle les regarda dormir une minute avec un petit sourire, ne pouvant s'empêcher de penser que c'était tout aussi bien - voir mieux - quand ils faisaient la sieste et qu'un peu de calme pouvait enfin envahir l'appartement ; parce que c'était pas tout ça mais deux enfants qui rient à longueur de temps, babillent, jouent et pleurent ça finit par vous en faire vibrer les oreilles. Elle sourit tendrement en regardant ses bébés et redonna sa tétine à Loucas qui la perdait souvent dans son sommeil, à la suite de quoi il se réveillait inévitablement en pleurant pour la réclamer. Au moins cette fois il allait vraiment s'endormir. Elle caressa sa joue et quitta la chambre en soupirant, soulagée, attrapant quelques vêtements au passage pour les déposer dans la corbeille à linge qui semblait prête à déborder ... Allait-elle seulement réussir à faire le ménage dans ce foutu appartement un jour ? Pas pour le moment, pensa-t-elle en détaillant la salle de bains qui n'avait pas vu une éponge depuis un petit bout de temps. Elle était fatiguée et attrapa simplement un jouet dans le couloir, afin d'éviter qu'ils ne tombent dessus, et détailla lentement l'état du salon en se mordant la lèvre honteusement. Lamentable. Elle sentit son coeur se serrer et eut soudainement honte de faire vivre trois enfants dans un désordre pareil ! Mais apparemment ce même désordre ne semblait pas déranger Rafaello qui s'était affalé dans le canapé. Ils avaient certes toujours été bordéliques l'un comme l'autre, mais le fait qu'ils aient des enfants avait un peu assagi la blonde qui faisait de sévères efforts pour maintenir un certain ordre ; pourtant en voyant son petit ami sagement installé comme si il était habituel de voir un tel bazar, elle abandonna et se laissa tomber contre lui dans le sofa défoncé qu'elle s'était pourtant promis de faire changer depuis plusieurs mois. Elle nicha son visage contre son épaule, soupirant, et ferma les yeux. C'est bon ils dorment. Enfin. Un autre soupir. Soulagé. Fatigué. Elle se sentait bien, à n'avoir rien à faire d'autre que de profiter de la présence de son italien, sans avoir à se disputer avec lui. Ils étaient bien. Juste bien. Et pour une fois que ça leur arrivait elle comptait bien en profiter.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Jeu 7 Aoû - 23:13

Anna & Raf : summertime tenderness

J'en pouvais plus là. Vraiment plus. Je déclarais forfait ! Au moins pour le reste de la soirée ! J'étais lessivé d'une longue soirée à travailler au bar, suivit d'une trop courte nuit de sommeil qui s'était interrompue quand les enfants s'étaient levés le matin même. Très tôt. Beaucoup trop tôt. Ce n'était pas humain de dormir si peu et de devoir assurer tous les rôles derrière. Celui de barman, de père de famille et de petit ami. Si mon corps ne me lâchait pas à un moment ou à un autre, ça tiendrait du miracle ! Mais le fait que tout ça me rende heureux, parvenait à remettre un peu d'équilibre sur la balance. Même si je passais mon temps à me prendre la tête avec Anna, j'étais heureux malgré tout. Je le serais aussi longtemps que notre famille tiendrait la route. Et pour le moment, c'était le cas. Parfois ça tanguait quand même un peu.  Et puis tout n'était pas totalement rose non plus, c'est un fait. Il suffisait de voir l'état de notre appartement, pour comprendre que nous avions tendance à nous laisser un peu débordé, autant elle que moi. Mais on s'en sortait quand même et c'était là tout ce qui comptait ! Ainsi, quand les jumeaux furent 'enfin' couchés, je me laissai tomber dans le canapé. On devrait profiter qu'ils dorment, pour faire un peu de rangement et de ménage. Mais j'étais trop lessivé pour seulement envisager une telle idée ! Et bientôt, Anna sembla penser la même chose, puisqu'elle me rejoignit et s'allongea contre moi. Sans que je ne rouvre les yeux, je marmonnai dans ma barbe et passai mon bras libre en travers de sa taille, l'autre étant désormais logé sous sa tête. "On devrait en profiter pour ... Dormir aussi. Un petit peu ..." Fut un temps où j'aurais plutôt sauté sur l'occasion pour rouler avec elle dans les draps de notre lit et tout ce qui s'ensuit ... Mais depuis que je bossais au bar, j'étais trop fatigué pour envisager ça. Je voulais dormir là. Dormir et profiter de sa douce présence tout contre moi.  L'enlacer et me reposer tout contre elle.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Jeu 7 Aoû - 23:43

rafalyssia : summertime tenderness

Il est vrai que le matin même, les jumeaux s'étaient réveillés de très bonne heure. De trop bonne heure même pour que la jeune maman n'arrive à ouvrir les yeux et à aller les chercher avant qu'ils ne réveillent leur papa qui la veille était rentré inhumainement tard de son travail : il se faisait exploiter, c'était vraiment n'importe quoi ... La seule raison pour laquelle Annalyssia n'avait toujours pas cassé les dents à son abruti de patron c'était bel et bien parce que le salaire de son conjoint leur permettait de tenir le coup, dans une période où les aides sociales qu'elle même touchait étaient revues à la baisse - alors que le gouvernement avait pourtant promis le contraire l'année passée. Si ces aides leur permettaient à quelques dollars près de payer leur loyer c'était bel et bien l'argent que ramenait Rafaello qui les habillait, remplissait le frigo et les biberons, en plus de payer l'école de la petite Maya. Une école privée. Non mais vraiment. Sur le coup, vu les conflits qu'elle avait eus avec ses petits camarades, la placer dans une école où les enfants étaient mieux encadrés avait permis de recadrer le côté bagarreur de la petite fille ; mais c'était une grosse dépense malgré tout, qui rendait parfois les fins de mois difficiles.
En regardant le désordre qui régnait dans le salon la belle soupira, en pensant que cet argent pourrait tout aussi bien servir à payer une aide ménagère. Parce que là, après quatre nuits de fièvre écourtées par les pleurs des petits, elle était à bout. Certes elle était enfin guérie mais la fatigue était là et rendit son corps lourd, à peine fut-elle dans les bras de Rafaello. On devrait en profiter pour ... Dormir aussi. Un petit peu ... Hm hm ... approuva la blonde, qui sentit déjà son esprit s'engourdir. Elle détestait se sentir aussi faible. Pour elle c'en était même humiliant ! Elle se gifla alors mentalement et fronça un peu les sourcils pour lutter contre le sommeil, préférant et de loin trouver un moyen de passer le temps en amoureux - exit les duos sous les draps, elle était trop fatiguée. Elle sourit un peu en trouvant peut être un moyen de rester éveillée : jouer avec l'affection de Rafaello pour sa langue natale. Et si t'en profitais plutôt pour m'apprendre l'italien ? Parce que pour l'instant à part te amo j'ai pas appris grand chose, tenta-t-elle en levant les yeux vers le visage sans défaut de son petit ami. Si ça ça ne marchait pas ... Alors là elle était condamnée à s'endormir pour les cinq ans à venir !

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 16:13

Anna & Raf : summertime tenderness

Les moments que nous pouvions partager rien que tous les deux, étaient vraiment trop rares à mon goût. Nous avions toujours l'un des enfants ou les trois, dans les pattes. Or, même si je les aimais comme ma propre vie, ça me frustrait un peu à côté de ça. Tout simplement parce que j'aimerais pouvoir passer davantage de temps aux côtés d'Anna et rien qu'elle. Histoire que l'on puisse se retrouver en couple, tout simplement. Qu'on ne gâche pas celui ci, au profit de nos enfants, quand bien même on les aimait et tout le tralala. J'étais donc vraiment heureux d'être, en cet instant, seul avec elle. J'avais bien envie que ça dure un peu plus longtemps ! Raison pour laquelle, sans doute, je serais assez frustré si je venais à m'endormir. Malgré les apparences, j'étais donc bien en train de lutter contre la fatigue. La chaleur de son corps contre le mien, avait quand même un sacré effet apaisant sur moi. Tout comme son odeur. Et puis même sa voix ! Tout chez elle m'inspirait le bien être. Enfin c'était le cas en cet instant. Mais ce n'était pas toujours ainsi ... Puisque nous passions quand même le plus clair de notre temps à nous prendre la tête tous les deux. Situation douloureuse. Je souris un peu quand elle émit l'idée que je lui donne quelques cours d'italien. Pour le coup, elle semblait oublier que c'était une chose qui avait le don de l'exciter, quand je parlais dans ma langue natale. Il suffisait parfois même que mon accent se fasse un peu trop entendre, pour qu'elle semble en perdre la raison. Mais ce n'était pas moi qui allais m'en plaindre. Au contraire, j'adorais pouvoir la mettre dans tous ses états rien qu'en parlant en italien ! Ainsi finis-je par marmonner à voix basse, une phrase. Avant de soupirer quelque peu. "Ce qui veut dire : je crois que nos enfants vont avoir notre peau !" Conclus-je en ne cessant de sourire et en venant blottir davantage encore, mon visage au creux de son cou. ceci dit, je plaisantais quand même ! Enfin en partie ! Parce qu'ils étaient bel et bien l'une des raisons de mon épuisement, pour ma part. Mais il y avait aussi, bien sûr, mon emploi. Physiquement éprouvant. Et qui ne l'était que plus quand je finissais à des heures dingues, à cause d'une soudaine arrivée de clients dans le bar.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 19:45

rafalyssia : summertime tenderness

Pour Anna, être maman ne présentait que deux désavantages : le premier étant bien sûr de ne pas pouvoir accorder assez de temps à celui qui - ou elle l'espérait - finirait par la demander en mariage tôt ou tard. Certaines mères de famille jureraient que les vergetures, le manque de vie sexuelle, et les kilos en trop étaient bien plus frustrants mais le corps au métabolisme insolemment actif avait déjà gommé jusqu'au moindre gramme de cellulite. Aussi elle avait déjà récupéré un corps « intact » qui avait eu la chance de ne jamais voir le désir de son bel italien diminuer d'un iota ... sauf peut être comme maintenant, quand ils étaient tous les deux épuisés et largement incapables de faire l'effort d'inviter l'autre à une quelconque activité nocturne. Sauf que dans l'immédiat la belle n'avait aucune envie de s'envoyer en l'air avec sa moitié. Au contraire elle préférait largement pouvoir passer un peu de temps dans ses bras, comme elle l'était maintenant, même si c'était grâce à un prétexte bidon qu'ils arrivaient à ne pas s'endormir l'un comme l'autre. Ce qui veut dire : je crois que nos enfants vont avoir notre peau ! L'américaine leva les yeux au ciel avec un léger rire et caressa la joue de Rafaello en l'admirant, amusée de sa réflexion. Ils savaient très bien qu'ils seraient les plus malheureux de monde sans leurs enfants et pourtant il était tout aussi vrai qu'avoir trois enfants à charge était épuisant. Plains toi va. Tu ne supportes pas de les avoir loin de toi, papa gâteau, le taquina-t-elle gentiment sans vraiment exagérer sa réponse. Il est vrai qu'elle était aussi facilement inquiète que lui mais pour Rafaello, ce n'était pas peu dire quand elle admettait qu'il ne pouvait pas supporter de rester trop loin des petits ! Puis dans quelques années Maya réclamera plus d'indépendance et on aura plus que les jumeaux, et comme ils seront plus grands ... Oui mais bon. Elle n'avait vraiment pas hâte d'en arriver là quand même !

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Dernière édition par Annalyssia J. Moore le Ven 8 Aoû - 20:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 20:02

Anna & Raf : summertime tenderness

Comme quoi, on était tout à fait capables d'être un couple posé et à peu près comme tous les autres, quand on le voulait bien. Ou plutôt, quand on parvenait à se poser tous les deux ensemble, sans se prendre le chou pour telle ou telle raison. Même si j'étais bien conscient du fait que ça pouvait partir de vraiment deux trois fois rien. Une petite remarque l'air de rien, et ça partait au quart de tour. Nous étions dès lors partis pour une violente dispute qui, soit se terminait dans les larmes, soit avec une porte claquée, soit dans une étreinte des plus torrides. Pour le moment, nous étions trop épuisés pour tout ça. Autant pour la dispute, que pour le câlin de réconciliation. Nous nous contentions donc de parler. Enfin, moi surtout, puisqu'elle voulait que je lui apprenne l'italien. Etait-ce vraiment le moment pour ça ? D'autant plus que la seule chose que je trouvai à dire, concernant nos enfants et l'épuisement grandissant qui était en train de s'emparer de nous. Je fis un peu la moue à sa remarque et, pour ne pas trop risquer de m'endormir, je finis par me redresser légèrement. Juste pour poser mon coude en appuie sur le canapé et ainsi placer ma tête sur mon poing fermé. Pour pouvoir la contempler tout à loisir durant nos échanges verbaux. Elle n'avait pas tort du tout. "C'est vrai, je ne le nie pas." Répondis-je avec un sourire attendri en pensant à mes enfants. Autant Maya que les jumeaux d'ailleurs ! Parce que je ne m'étais jamais posé la moindre question concernant l'aînée. Pour moi, elle était ma fille. Qu'elle ne le soit pas biologiquement parlant, ne changeait strictement rien à la donne. Je l'aimais comme si elle l'était, point barre ! Par contre je fis la moue quand elle commença à mentionner les années à venir. Franchement, nous n'en étions pas encore là ! Alors pourquoi en parler dès à présent ? C'était un peu trop précipiter les choses à mon goût. Et le fait est que ça avait plus tendance à me stresser et m'angoisser, qu'autre chose. Je savais que nos enfants allaient vite grandir. C'était déjà le cas ! "Ouais bon, il est encore trop tôt pour parler de 'plus tard' !" Lui fis-je remarquer, presque boudeur.

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HJ : y'a une petite erreur dans ta rép ! Contrairement à ce que tu as écris, Raf est très démonstratif sur le plan affectif :p
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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 20:35

rafalyssia : summertime tenderness

Il était assez incroyable de voir que nos deux amoureux étaient capables de faire preuve de tant de calme et restaient enlacés, alors que leurs disputes pouvaient être aussi violentes et leurs réconciliations aussi passionnées. C'est vrai ! Parfois même Anna se demandait ce qui pouvait bien être le moteur de leur couple : parce que bon tous les couples avaient leur "truc" qui faisait une particularité leur permettant de tenir ; or la seule chose qui restait stable dans leur couple - en dehors de l'amour, certes, mais tous les couples dignes de la comparaison avec Anna et Rafaello s'aimaient forcément - était une certaine tension au lit. Tension qui s'amenuisait par moments maintenant que les jumeaux passaient leurs journées à faire plus que manger et dormir ! Ca n'inquiétait pas spécialement la blonde, qui trouvait toujours le moyen de réveiller les envies du brun ... parfois en s'émoustillant elle-même rien qu'à l'admirer ou à l'écouter parler dans sa langue natale comme il le faisait maintenant. Il était tellement parfait ... C'est vrai, je ne le nie pas. Tu serais pas plus crédible que le pape qui essaie d'assurer ne pas croire en Dieu, souffla-t-elle avant d'avoir un temps d'arrêt, surprise par cette comparaison. D'accord Rafaello était italien mais d'ici à ce qu'il soit hyper croyant et la traîne à la messe il y avait un monde ! Bah. Allez savoir. Son cerveau avait parfois des idées bizarres quand elle se sentait fatiguée. Et de toute façon depuis bientôt six ans il avait eu le temps de se faire à ce genre de phases un peu idiotes - au moins ils prenaient le parti d'en rire maintenant. Elle lâcha un petit rire et mordilla la peau de son cou. Désolée. Tu sais comment je suis des fois ...

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 20:47

Anna & Raf : summertime tenderness

Par moment, Anna était capable de partir dans de biens étranges délires, que même moi je n'étais pas tout à fait en mesure de bien comprendre. Pourtant, je la connaissais par coeur depuis le temps. Et puis je l'aimais telle qu'elle était, également, par dessus le marché ! Mais quand même, il me fallait parfois un tout petit temps de réflexion pour bien saisir la plaisanterie qu'elle venait de balancer un peu au hasard. C'était encore le cas ce coup ci, alors qu'elle venait quand même de me comparer avec le pape. Et de comparer ma crédibilité à la sienne. Quand même, elle allait les chercher loin ses vannes ! Raison pour laquelle je mis donc un petit moment avant de comprendre tout à fait la chose. Et finalement, j'eus un rire léger à la suite du sien. Avant de me figer un peu à sa petite morsure au creux de mon cou. Je marmonnai dans ma barbe avant de l'attraper par le menton pour la forcer à se montrer sage et à planter son regard dans le mien. "Tu vois ! T'es tellement crevée que les câbles commencent à ne plus se toucher et y'a tout qui disjoncte là haut !!" M'exclamai-je, faussement sérieux, en désignant son crâne d'un bref hochement de menton. Puis je fis mine de poser la paume de ma main sur son front, pour m'assurer qu'elle n'était pas en train de faire un pic de fièvre. Mais, bien entendu, ce n'était aucunement le cas ! Tout semblait aller pour le mieux. Enfin, rien d'autre que cette fatigue pesante et alourdissante. Pas trop de quoi s'inquiéter en gros. "De toute façon, moi contrairement au pape, la seule chose en laquelle je crois, c'est bien notre amour !" Conclus-je avec un sourire amusé. Le fait est que j'avais perdu toute envie d'être catholique, à cause de mes parents et ma famille en elle même. Et ce passé des plus compliqués qui m'avait amené à penser qu'aucun Dieu n'existait.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 21:18

rafalyssia : summertime tenderness

Tout le monde avait une réaction différente face à la fatigue : il y avait ceux qui devenaient agressifs, ceux qui mangeaient, ceux qui ignoraient et négligeaient tout ce qui se passait pour leur entourage afin de dormir quelques heures ... Mais Anna ne faisait rien de tout ça. Capable de lutter contre le manque de sommeil des semaines entières, elle avait pourtant ce qu'on appelle familièrement un pet au casque quand elle était trop longtemps privée de ses huit heures de sommeil quotidiennes ; la drôle de blague ratée qu'elle venait de faire en était la preuve. Rafaello prit son visage entre ses doigts et elle fit la moue - exactement comme une gamine qu'on aurait prise en train de faire une grosse bêtise, ce qui était plus ou moins le cas. Tu vois ! T'es tellement crevée que les câbles commencent à ne plus se toucher et y'a tout qui disjoncte là haut !! Elle rit un peu et caressa son nez du sien, amusée de voir qu'il suffisait qu'elle pense une bêtise pour qu'il s'imagine que la fièvre faisait un comeback non désiré ; pourtant non il fallait bien admettre qu'Anna était en bonne santé. Elle ne manquait que d'un bon sommeil et se demandait encore comment elle avait pu comparer Rafaello avec le pape. Le pape mince ! Elle avait comparé son bel italien avec un des hommes qui deviendrait le plus facilement cinglé rien qu'en passant quelques heures chez eux : entre la blonde qui jurait souvent, leurs ébats toujours bruyants, la lingerie qu'Anna oubliait de ranger et qui traînait un peu partout et le tempérament fougueux et bagarreur de Maya ? Il survivrait peut être une heure. Mais à la deuxième il se verserait de l'eau bénite dans les yeux et les oreilles en attendant le jet qui le ramènerait au Vatican ! Alors que Rafaello, lui, se faisait parfaitement à leur façon de vivre. Et heureusement au final. Anna avait déjà beaucoup changé pour lui : devenir plus féminine, plus sexy - elle n'avait jamais mis de dentelle ou de porte-jaretelles avant de le connaître ! -, moins impulsive ... Bref elle avait fait des efforts pour le récompenser de ceux que lui avait fait également pour que leur couple tienne bon et c'était grâce à ces compromis incessants pendant leurs premières années qu'ils étaient maintenant aussi proches, et ce malgré encore de trop nombreuses disputes. N'empêche ... Ca pourrait être drôle de voir la tête que ferait le pape si il venait chez nous. On est pas vraiment le genre de famille à qui il s'adresse le dimanche !

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 21:43

Anna & Raf : summertime tenderness

Bordel ce que je pouvais aimer Anna n'empêche ! C'était un fait dont j'étais parfaitement conscient. Mais que j'avais l'impression de redécouvrir jour après jour, avec toujours plus de force et de certitude. En tout cas, oui, j'étais fou d'elle. Parmi toutes les raisons pour lesquelles je l'aimais, il y avait ce petit grain duquel elle était doté. Ca nous permettait de beaucoup rire tous les deux, quand on s'y mettait. Quand on s'y mettait, on pouvait aller très loin. C'était un truc que j'adorais à sa juste valeur pour ma part. Cette parfaite entente qui ne concernait évidemment pas uniquement la partie sexuelle de notre couple. Pourtant, cette partie là était des plus importantes, je ne pouvais le nier ! Bref, j'étais heureux à ses côtés. Un bonheur qui passait beaucoup par le rire ! Cet humour qui nous unissait. Même si parfois je n'étais pas en mesure de bien saisir ses blagues. Enfin ça oui. Mais de là à en rire, il ne fallait pas trop en demander non plus ! Pour le coup, je ne savais pas trop si je pouvais ou non bien prendre la comparaison qu'elle venait de faire entre le pape et moi. Quand même ... Nous n'avions strictement rien à voir l'un avec l'autre, non ? J'espérais que non pour le coup ! "Tu veux sa mort, c'est ça ?" Demandai-je en lui lançant un regard faussement suspicieux. "Non parce que là il en ferait un AVC tu sais ..." Lui fis-je remarquer avant de pincer les lèvres pour ne pas rire de trop, rien qu'à l'idée du pape débarquant chez nous. Entre le bordel dans lequel on trouvait des sous vêtements qui traînaient parmi les jouets -très responsables comme parents !- et notre façon de vivre et d'être, il ne pourrait y survivre ! Parce que Maya avait le même tempérament de feu qu'Anna et moi même, du haut de ses six petites années. Un tas de choses qui pourraient choquer ce pauvre homme qui n'était évidemment pas habitué à voir de telles choses ...

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 23:00

rafalyssia : summertime tenderness

Le rire. Le sexe et le rire. Voilà peut être ce qui alimentait et gardait leur couple uni - en plus de sentiments aussi intenses que réciproques ? Après tout leur facilité à rire ensemble, à rire de tout, faisait perdre leur gravité à bien des situations et leur permettait de même dédramatiser leurs disputes les plus ridicules en se caricaturant eux-mêmes dans leurs réactions les plus puériles ! Annalyssia aimait beaucoup entendre Rafaello rire, surtout quand il riait comme il le faisait maintenant : spontanément, comme si il n'était pas fatigué, comme si rien ne pouvait le vexer. Tu veux sa mort, c'est ça ? Non parce que là il en ferait un AVC tu sais ... Elle le regarda se pincer les lèvres, comme fascinée par ce geste et les effleura de ses doigts d'un geste aussi lent qu'il était tendre. Disons qu'on est pas la famille la plus catholique qui soit ... admit-elle avec un petit rire nerveux en l'admirant. Mais on est mieux que certaines familles qui croient prétendument en Dieu. Non seulement on s'aime, mais en plus on se respecte vraiment. Elle sourit et caressa sa joue, attendrie, ses rires se mêlant à des pensées tendres dans son esprit embrouillé de sommeil. Puis son visage s'illumina d'une moue malicieuse alors qu'elle leva les yeux vers lui, murmurant comme un secret. Et si tu m'apprenais à dire « je veux faire ma vie avec toi » en italien ? Ou des choses comme ... « tu es magnifique », ou ... je sais pas. Apprends moi le romantisme à l'italienne ? suggéra-t-elle en passant ses bras autour de son cou. Si pour une fois ils pouvaient s'accorder quelques instants de tendresse ça ne serait pas du luxe pour une fois. Si ?

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 23:23

Anna & Raf : summertime tenderness

J'hésitais entre être amusé et désespéré, par les mots d'Anna en cet instant. Emettre l'idée que le pape passe par là, était assez étrange. Et imaginer sa tête en découvrant notre appartement et notre petite famille en elle même, c'était bien plus loufoque encore ! Alors bien sûr que j'étais sacrément amusé, au point d'en rire et de plaisanter là dessus. Même si penser qu'il en ferait un AVC, n'était sans doute pas si drôle que ça. A part pour un adepte de l'humour noir à la rigueur ! Je souris quelque peu quand ,du bout des doigts, elle vint frôler mes lèvres pincées. On se respectait ? Quand on ne se disputait pas, en effet c'était le cas. Mais en pleine brouille de couple, c'était quand même une autre affaire. On pouvait être assez horribles l'un avec l'autre dans ces moments là. Mais je ne tenais vraiment pas à mettre un tel sujet sur le tapis ! Mais plutôt profiter de cet instant des plus tendres. Ces échanges doux et amoureux entre nous. Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait se permettre tout ça ! "Croire en notre famille est plus important." Répondis-je d'une voix douce, en tournant un peu la tête pour déposer un tendre baiser sur sa main qui caressait jusque là ma joue, avec douceur. A sa demande, je pris d'abord le temps de la contempler amoureusement et tendrement, avant de hocher un peu la tête. "Voglio stare sempre con te!" Murmurai-je dans un premier temps, sans la quitter du regard. Avant de me pencher pour parsemer de délicats et faibles baisers sur tout son visage, en lui soufflant de belles paroles en italien. Des "tu es magnifique" et des "tu es la plus chose qui me soit arrivée", entre un tas d'autres choses que je pouvais parfois lui dire dans sa langue à elle.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Ven 8 Aoû - 23:44

rafalyssia : summertime tenderness

Il est vrai que parfois, les délires de la belle américaine pouvaient partir assez loin ; mais est-ce que justement ce n'était pas ce qui faisait sa particularité ? Cet humour unique, décalé, qui faisait appel à une imagination que souvent elle ne se connaissait pas et à une spontanéité sans appel, n'était-ce pas tout simplement pas ce qui avait séduit Rafaello ? Souvent quand elle se regardait dans le miroir et n'arrivait pas à se convaincre d'être même un tant soi peu cohérente esthétiquement alors elle se plaisait à le penser : elle se disait que son petit ami la désirait parce qu'il l'aimait, et que c'était son humour - d'accord étrange - qui lui avait plu plus que son physique. Quoique quand on parlait d'Anna, l'humour n'était qu'un trait de son caractère entier, passionné et généreux. Mais à cet instant elle n'était plus tout ça : elle n'était qu'une jeune femme tendrement amoureuse qui multiplait des caresses innocentes, admirait son artiste de compagnon comme un trésor, qui voulait profiter de l'homme qu'elle aimait pendant que leur aînée profitait de l'anniversaire d'une petite voisine
et que leurs jumeaux avaient pris Morphée pour baby-sitter. Ces instants à deux étaient si rares qu'elle voulait vraiment en profiter et lui réclama des mots doux qu'il ne se fit pas prier pour lui souffler entre deux baisers, ce qui lui arrachait des petits rires d'enfant émerveillée et câline qui faisait une moue adorable en se soumettant au contact de ses lèvres sur son visage en essayant de se focaliser sur le ton qu'il employait pour lui énoncer mille mots tendres qu'elle n'aurait pas pu comprendre d'une autre façon. Il lui semblait si impossible de décrire tout ce qu'elle ressentait pour Rafaello ... Alors quand ils s'accordaient des moments comme celui-ci elle ne l'en aimait que plus - si du moins c'était possible. Vo ... Voglio ... Elle sourit doucement et ferma les yeux, avant de les planter avec amour dans ceux de Rafaello en s'appliquant, caressant son visage du bout des doigts, comme on ose à peine toucher une oeuvre d'art. Voglio stare sempre con te.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness Sam 9 Aoû - 0:08

Anna & Raf : summertime tenderness

Parfois, j'avais l'impression que plus je la contemplais et plus je tombais amoureux d'elle ! Je ne pensais pourtant pas sérieusement qu'une telle chose puisse être possible ! Mais le fait est que j'étais tellement amoureux d'elle, que ça ne m'étonnerait pas non plus tant que ça ... Elle était aussi incroyablement magnifique. Fut un temps où je pensais sérieusement que je ne la méritais pas. C'était tout récent que j'envisageais un tant soit peu le contraire. Plus précisément, depuis que j'avais su me montrer assez fort pour arrêter la vente de drogues et me trouver un véritable emploi bien stable comme il se devait. En effet, désormais, je me sentais tout à fait en mesure de tout faire pour la rendre heureuse. Et ce, malgré nos incessantes disputes. Ce n'était quand même pas de ma faute à tous les coups non plus ! Nous avions tous les deux de trop forts caractères, voilà tout ! En cet instant, nous étions proches l'un de l'autre comme rarement nous avions été en mesure de l'être tous les deux. Et ce n'était pas moi qui me plaindrais de ce soudain rapprochement et de cette tendresse entre nous deux. Ses doigts qui couraient très légèrement sur mon visage, par exemple. Et nos échanges de regards, par dessus le marché. Si j'étais heureux ? Incontestablement, oui ! Et j'étais maintenant en train de lui donner quelques petits cours d'italien, sans pouvoir m'empêcher de déposer de tendres baisers sur son visage en même temps. Qui lui arrachaient d'ailleurs de délicats rires, que je savais apprécier à leur juste valeur. J'aimerais tellement l'entendre rire ainsi plus souvent que ça encore ! Mais je savais que notre relation ne s'y prêtait pas forcément non plus, malheureusement ! Mais puisqu'en cet instant c'était pleinement le cas, autant en profiter ! J'eus d'abord un faible frisson quand elle planta son regard dans le mien et glissa de nouveau le bout de ses doigts sur mon visage. Et finalement, un grognement à peine perceptible m'échappa, quand elle répéta après moi, ces quelques mots en italien. Si elle perdait rapidement les pédales quand je parlais italien, la réciproque était vraie également ! L'entendre parler dans ma langue maternelle que je chérissais tant, avait le don de me rendre toutes choses ! "Voglio stare sempre con te" Répétai-je encore une fois, après elle, pour rectifier ses très légères erreurs de prononciation. Je vins ensuite poser mon front sur le sien. "Faire notre vie ensemble, hm ?" Demandai-je tendrement, sans savoir si elle se rendait compte de l'importance de ces promesses que nous nous faisions de temps à autre. Quand la situation entre nous s'y prêtait.

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MessageSujet: Re: rafaello & annalyssia - summertime tenderness

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rafaello & annalyssia - summertime tenderness

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