It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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bailey&hae-jin ~ new york by night

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MessageSujet: bailey&hae-jin ~ new york by night Sam 2 Aoû - 14:46


New York by Night
AVEC G. HAE-JIN WON

11 février 2013, 19h30. Élisa C. Hollande, 1986-2009. J'avais fini par avoir l'habitude de voir cette inscription. Bien que je pensais toujours que c'était injuste, qu'elle n'aurait pas eu à devoir subir tout ça. J'avais fini par accepter. Au bout de plusieurs années, puisque désormais, on était en février. 2013. Dans un mois, ça ferait huit ans qu'on avait appris pour sa maladie et le 28 avril, quatre ans que son cœur avait cessé de battre. Comme à chaque fois que je n'avais plus rien à faire, j'étais assis par terre, devant sa tombe. Il faisait bien nuit, malgré l'éclairage, si bien qu'en sentant une main se poser sur chacune de mes épaules, je sursautai, n'ayant entendu personne arriver. Je dégageai ma frange de mes yeux et basculai la tête en arrière afin de voir qui était là. J'eus à peine le temps de le voir que ses lèvres se posèrent sur les miennes. Dawson se releva et vint s'accroupir à côté de moi. Je posai ma tête contre son épaule. « J'ai fini ma journée, je venais te dire au revoir avant de rentrer. » Je hochai la tête, toujours contre son épaule. « M. Reynolds a besoin de moi, je ne sais pas quand je rentre », soupirai-je. Je n'aimais pas être seul avec mon patron, mais je n'avais pas le choix. J'étais le seul à qui il demandait fréquemment de faire des heures supplémentaires. Enfin, du bénévolat plutôt... m'enfin bref... Dawson se releva et je manquai de tomber, ma tête étant appuyée sur son épaule. Je lui attrapai la main pour m'aider à me relever. « Préviens-moi quand tu pars. Je t'attendrai avant d'aller dormi, peu importe l'heure à laquelle tu rentres. », déclara-t-il avant de m'embrasser. Lorsqu'il se recula, au bout de plusieurs longues secondes, je hochai la tête en esquissant un sourire. Il s'éloigna tandis que je disais au revoir de la main. Coup de chance qu'il soit parti juste à ce moment car j'entendais à nouveau quelqu'un arriver derrière moi. « Raven ! Je t'attends depuis dix minutes. Je ferais mieux d'embaucher des chinois au noir à ta place, personne ne verrait la différence et au moins ils seraient à l'heure et j'aurais pas à les payer autant ! » Je serrais les dents tandis que mes poings se crispaient, comme à chaque fois. Je pris sur moi, comme d'habitude, et me retournai sans montrer la moindre colère. « Faites attention, malgré votre lampe de poche et l'éclairage, il fait sombre. Vu votre âge, j'imagine que votre vue est mauvaise, une chute serait tellement dommage. », lançai-je sur un ton sarcastique en commençant à le suivre. Je n'étais pas inspiré ce soir.
22h10. Y avait de l'abus, sérieux, y avait de l'abus. Je venais de passer deux heures assis à une table à faire les comptes de la boutique de la sœur de M. Reynolds. Il cherchait vraiment à me rendre la vie impossible par tous les moyens possibles. Juste avant de sortir de la pièce où j'étais, je remis mon portable dans la poche de mon jean, remis ma frange dans mes yeux puis la capuche de ma cape sur mes cheveux. En été, je crevais parfois de chaud avec mais en hiver je devais quand même avoir un manteau en dessous, sinon j'avais trop froid. Une fois hors du cimetière, je refermai la barrière à clé et commençai à partir. J'avais hâte de rentrer... Je n'aimais pas l'hiver dans l'hémisphère Nord, en plus de faire nuit tôt il faisait froid. Au moins, à la Réunion, il fait chaud en hiver. New York, je n'aimais pas spécialement, mais j'y avais ma vie, désormais. J'avais Dawson, surtout. Je me souvins soudain que je ne l'avais toujours pas prévenu que je rentrai... Je sortis mon portable et tapai rapidement un sms puis l'envoyai, en continuant de marcher. J'arrivai dans une ruelle. Normalement, encore une demie heure de marche et j'étais rentré... C'était tellement plus rapide en voiture, ce trajet... Je soupirai et rangeai mon portable dans la poche de mon jean. Au bout de quelques pas, je m'arrêtai. J'avais l'impression de ne plus être seul dans la ruelle. Il faisait noir et en plus on y voyait que dalle. Situation digne d'un film d'horreur... ou d'un jeu vidéo. Il n'y avait pas à dire, je préférais largement quand c'était dans un film ou un jeu vidéo plutôt qu'en situation réelle... Soudain, je sentis quelque chose me bondir sur le dos et je vis un couteau me passer devant les yeux avant de se rapprocher de ma gorge. Je me retournai et foutu un coup de pieds en direction de ce qui m'avait attaqué. « Oh, on se calme là ! », m'écriai-je. J'avais réussi à me libérer mais j'étais loin d'être rassuré. Il était malade ou quoi, ce type ? Et il me semblait que j'étais seul dans le ruelle, en plus. Merveilleux. Mes cinquante-deux kilos n'allaient sûrement pas me permettre de venir à bout d'un fou furieux seul... Coup de chance, il commença à s'éloigner. Pour combien de temps ? Et par où il allait ? Gosh... je n'étais pas rentré à ce train-là.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Dim 3 Aoû - 21:50


BAILEY & HAe-JIN
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Il était tard, et le bar tournait plutôt pas mal. Même très bien. Je n’avais pas à m’en plaindre. Le chiffre d’affaires augmentait comme ça, et finalement cette couverture me plaisait bien. Je ne crevais pas la faim, et j’avais autant d’argent que j’en voulais. Je ne savais pas qui avait eu l’idée de cette couverture mais il avait mes applaudissements pour le coup. Tirant une cigarette de mon paquet je la mise entre mes lèvres l’allumant avant de tirer longuement dessus. Fixant le monde de mon bureau je m’éloignais de la baie vitrée ou personne ne pouvait me voir puisqu’elle était teintée, et me laissait tomber sur le canapé. Jack et les autres s’en sortaient plutôt bien sans mon aide. Oui, je n’avais pas envie de bosser ce soir. Et je l’assumais parfaitement. Finissant ma clope, je l’écrasais dans le cendrier avant de me lever. J’allais faire un tour dehors, l’air frais me ferait le plus grand bien en plus. Quittant le bar par la porte arrière, je tapais mes pieds sur la marche, mains dans les poches, capuche sur la tête avant de quitter la ruelle. Sifflotant tout en marchant, j’évitais les gens, me faufilant entre eux en me faisant assez discret. Marcher j’aimais bien, c’était un plaisir. Puis j’aimais bien cette ville, voir les gens les observer. Ils ne se rendaient pas compte à quel point j’étais très bon pour les analyser et savoir qui était autour de moi. Après tout j’avais été entrainé… En dix secondes, seulement ça, je pouvais absolument vous dire ce qui m’entourait, ce que les gens portaient, mangeaient, faisaient… C’était là, le concept de la survie. Tout analyser à une vitesse éclair. La mémoire était importante, et j’avais une mémoire visuelle énorme. Mordillant mes lèvres, je me stoppais devant un starbuck entrant et commandant un grand café à emporter. Regardant un mioche à côté de moi qui me fixait, je lui lançais un regard noir avant qu’il ne recule vers les jupes de sa mère. C’est ça, dégage. Les marmots c’était chiant. Ça puait en plus. Plissant le nez, je donnais la monnaie, pris mon café et parti aussi vite que j’étais entrée. Buvant lentement le café tout en marchant, je levais les yeux au ciel, aucune étoile. A cause de la pollution et de la ville, il était peu courant de voir beaucoup d’étoile ici. Soupirant, je continuais d’avancer avant de me faire bousculer. Pourtant j’avais évité ce gros con, mais fallait croire qu’il n’avait pas capté et c’était déporté lui aussi. Connard. En ayant marre du peuple, je me glissais dans les ruelles, plus pratique et plus déserte. Sans un bruit, toujours, je marchais en buvant mon café. Longeant le mur, dans la pénombre même de la ruelle, je vis un type plus loin, avec lui aussi une capuche. Lui aussi avait évité la peuplasse ? Je le comprenais. Avalant une nouvelle gorgée, je tournais le regard à droite avant de voir un type sortir d’une ruelle adjacente par derrière lui et lui sauter dessus armé d’un couteau. New-York, la ville des fous. Continuant mon chemin, je me dirigeais droit vers eux alors que le type, eu, une chance de cocu en évitant son coup de couteau. Il faisait de la boxe ? Des arts martiaux ? Je ne savais pas trop. Il lui dit quelque chose mais je n’entendis pas. Le mec armé du couteau s’éloigna de lui avant de me faire face. On me voyait à peine dans la pénombre. Sourire amusé, je sorti de l’ombre sans le quitter du regard. Mon café dans la main gauche je passais à côté de lui, comme si de rien était avant de relever le regard vers…. Oh, un asiatique. Un Japonais de ce que je voyais. Lui souriant en coin, sans le quitter des yeux, j’attrapais alors mon couteau de ma main droite, glissant mon index dans l’anneau de celui-ci. Sortant la lame, je me retournais vivement alors que le mec pensait pouvoir me poignarder de dos, je bloquais son poignet de mon poignet gauche, ma main droite donnant deux coups rapide en plein cœur le bruit de la lame transperçant sa peau se faisant entendre. Nette et précise, je fis tourner le couteau dans ma main avant de le stopper en fermant ma paume sur le manche de celui-ci et laisser le type tomber à terre. Il était mal tombé avec moi. Crachant du sang, je me penchais pour essuyer le couteau sur ses vêtements. Le rangeant, je me tournais vers l’autre, le fixant longuement avant de reprendre mon chemin. « De rien. » Dis-je en passant à côté de lui. Comme s’il venait de me dire merci, alors que pas du tout.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Dim 3 Aoû - 23:13


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Gosh. Fallait qu'on m'explique depuis quand on laissait les malades s'échapper de l'hôpital psychiatrique. J'aurais ouvert la bouche, à la limite, j'aurais pu comprendre que quelqu'un ait eu des envies de meurtre car quand je commence à être sarcastique, je pouvais vraiment devenir très vite insupportable, mais là, je n'avais rien fait à part marcher tranquillement dans cette ruelle déserte me permettant de rentrer plus vite là où était actuellement ''chez moi''. Et y avait un échappé de l'asile qui me sautait dessus un couteau à la main. Je ne savais pas par quel miracle j'avais réussi à le repousser. Peut-être mes instincts de policiers ? Qui savait. J'avais des bons réflexes quand j'étais sur le terrain. Enfin, si on omet la façon dont l'infiltration que j'avais faite s'était terminée, bien sûr. Si on omet le jour où je m'étais pris une balle à cause de la mauvaise organisation de l'arrestation. Bref. C'était passé, à cause de ça j'avais dû abandonner le métier que je rêvais de faire depuis mon jeune âge, je ne pouvais rien y changer. Toujours était-il que j'avais miraculeusement échappé à la mort. Enfin, pour l'instant, car si ce malade décidait de revenir à la charge, je n'étais pas sûr de m'en tirer une nouvelle fois. Je regrettai l'époque où j'avais mon arme de service toujours sur moi... Elle m'aurait été bien utile, ne serait-ce que pour l'intimider. J'étais seul dans la ruelle, en plus. Évidemment, qui traînait encore dehors à cette heure ? Le type s'éloigna et, à ce moment, je vis un autre type sortir de l'ombre, qui semblait étrangement calme. Il passa à côté du type à qui il manquait des cases et me regarda un instant. Derrière lui, le type s'apprêtait à lui planter son couteau dans le dos. J'ouvris la bouche pour le prévenir mais, avant que je n'aie eu le temps de parler, Monsieur Ombre s'était armé d'un couteau lui aussi, s'était retourné et lui avait planté le couteau en plein cœur. J'écarquillai les yeux et posa ma main sur ma bouche tandis que je voyais le type tomber par terre. Gosh... il y avait des limites quand même. D'accord, c'était de la légitime défense, mais... je ne sais pas, il aurait pu le tuer plus... proprement ? De ce que je voyais, il n'y était pas allé de main morte. J'en avais presque mal au cœur. Non pas que j'étais sensible avec ce genre de choses, j'en avais vu pas mal quand j'étais dans la police, mais... j'étais loin de m'y attendre. Et essuyer son couteau sur les vêtements du mort, c'était quand même un manque de respect ! Monsieur Ombre se retourna, me regarda un long moment et recommença à marcher. J'inspirai et expirai profondément deux-trois fois puis je fus capable de reposer mon regard sur le cadavre sans avoir mal au cœur. Je reposai mon regard sur Monsieur Ombre. « De rien. », dit-il en passant à côté de moi. J'attrapai son bras pour l'arrêter. « M'sieur Ombre, mon mignon, je ne sais pas de quel trou paumée tu viens, mais on n'est pas dans ton petit village en campagne coréenne, tu sais. On ne tue pas les gens comme ça. T'sais que si on retrouve le corps, t'es dans la merde. », lançai-je en le dévisageant. J'étais peut-être moi aussi malade de l'avoir arrêté et de lui parler de cette façon vu ce qu'il venait de se passer, mais de toutes façons, chez les Hollande, on était tous un peu cabossés de la cafetière, chacun à notre façon. Et bon, je lui rendais service en lui disant ça.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Lun 4 Aoû - 1:43


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Depuis quand n’avais-je pas tué moi ? Je me le demandais. En tout cas, je n’allais pas laisser un plouc de dernière catégorie, me toucher. Et encore moins essayer de me tuer. Il devait juste apprendre et voir comment on pouvait tuer. Et en moins de deux secondes, mon couteau avait transpercé son cœur à deux reprises. Rapide, franc, sans hésitation. Clap, clap. Il était foutu. Personne ne survivait à ça. Tant pis pour lui. Et si j’avais traumatisé l’autre ce n’était pas grave non plus. Il allait s’en remettre, puis dans un sens, je lui avais sauvé la vie non ? Il pouvait me remercier, mais monsieur préféré m’attraper le bras. Il eut de la chance, sérieusement, qu’aucun de mes réflexes se fassent. Sinon, il aurait eu la nuque brisée. « M'sieur Ombre, mon mignon, je ne sais pas de quel trou paumée tu viens, mais on n'est pas dans ton petit village en campagne coréenne, tu sais. On ne tue pas les gens comme ça. T'sais que si on retrouve le corps, t'es dans la merde. » Baissant un regard sur sa main qui me tenait le bras, je ne bougeais pas, ne faisant rien pendant quelques secondes. Soupirant, je me tournais un peu vers lui avant de plonger mon regard dans le sien. Il n’était pas bien observateur. Il n’y avait personne dans la ruelle à part lui, qui pouvait savoir que je l’avais tué ? Lui ? Je devais donc le tuer. Personne, non personne ne saurait que je l’avais tué non plus. Pas de témoins, pas de preuve, pas d’emprunte, rien. « Aish… » Susurrai-je avant de boire une gorgée de mon café. Il commençait à refroidir en plus avec tout ce temps perdu là. « Ecoute le nippon. Tu connais la République populaire démocratique de Corée ? On y apprend à tuer. Pigé. Si tu ne me lâches pas, dans dix secondes je te tues de la même façon que ce type. A part toi, personne ne m’a vue le tuer. Tu comptes faire quoi ? Me dénoncer ? Vas-y. Je te laisse trente secondes d’avance même si tu veux. Dans les deux cas, je te tuerais. Alors, choisi. » Dis-je en le regardant, mon regard devenant de plus en plus noir. N’ayant aucune patience, je le repoussais faiblement avant de finir mon gobelet. L’écrasant de ma main je soupirais et le mit dans une poche. Je n’étais pas fou, je n’allais pas le jeter sur un lieu de meurtre et fournir mon Adn. Attrapant mon couteau, je sortis la lame avant de le faire tourner avec mon doigt. « Bon, je te laisse une chance. T’es mignon. Soit je te tue. Soit tu m’aides à cacher le corps. Même si je pense que le laisser moisir ici, pourrait être une bonne solution aussi. » Dis-je en baissant mon regard vers le cadavre.



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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Lun 4 Aoû - 13:32


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Il croyait m'impressionner, à me regarder comme ça ? Non, sérieux, il en fallait plus pour me faire peur. « Aish... » Et il continuait de boire son café. Je commençais à me demander qui était le plus malades des deux. Le mort ou Monsieur Ombre ? À le voir tuer comme ça, sans la moindre hésitation, je commençais vraiment à me poser la question... « Ecoute le nippon. Tu connais la République populaire démocratique de Corée ? On y apprend à tuer. Pigé. Si tu ne me lâches pas, dans dix secondes je te tues de la même façon que ce type. A part toi, personne ne m’a vue le tuer. Tu comptes faire quoi ? Me dénoncer ? Vas-y. Je te laisse trente secondes d’avance même si tu veux. Dans les deux cas, je te tuerais. Alors, choisi. » Et son regard qui s'assombrissait au fur et à mesure qu'il me menaçait. Je le lâchai tout de même. Je n'étais pas inconscient non plus, et je n'avais aucune envie de finir de la même façon que l'autre malade. J'avais quand même l'impression que Monsieur Ombre était sérieux, qu'il n'hésiterait pas à me tuer si je faisais quelque chose lui déplaisant... ça tombait mal que je tombe sur un type de ce genre à un moment où je n'avais plus envie de me suicider tout de même. Au moins, j'aurais été sûr qu'il ne m'aurait pas raté, lui. Je revins un instant sur ses paroles, auxquelles je n'avais pas prêté une réelle attention. Et là, je fronçai les sourcils. République populaire démocratique de Coréee, on y apprend à tuer. Wait, wait, wait. Il y avait un truc que je n'arrivais pas à comprendre. Et puis, république populaire démocratique de Corée... c'était quoi ce nom à rallonge ? Il me semblait en avoir déjà entendu parlé. Ah, oui, ça ! « La Corée du Nord ? Ouais, j'ai déjà entendu parlé. Je pensais pas que Kim Ji-Hong laissait ses petits esclaves sortir du pays aussi facilement. », finis-je par répondre en haussant vaguement les épaules. Quand on pense que ce n'était que depuis 2004, je crois, qu'ils avaient le droit au chocolat... Tiens, est-ce que c'était bien Ji-Hong, le prénom du dictateur ? Je ne savais plus... En même temps, la Corée du Nord n'était pas l'un des pays qui me passionnait le plus... Faut dire qu'à part la France et le Japon, il n'y avait pas beaucoup de pays m'intéressant. Quand on était bien dans son pays natal, alors pourquoi vivre ailleurs ? Ce qui revient à dire que j'étais stupide d'être resté aux États-Unis, mais ce n'était pas le sujet... « Bon, je te laisse une chance. T’es mignon. Soit je te tue. Soit tu m’aides à cacher le corps. Même si je pense que le laisser moisir ici, pourrait être une bonne solution aussi. » Je ne pus retenir un rire. Je me tus aussitôt, sachant très bien que mon rire de chèvre était ridicule. Et ce n'était pas vraiment le moment de rire, ce type ne me rassurait pas vraiment à jouer comme ça avec son couteau. « Soit tu me tues soit je deviens complice de meurtre en t'aidant à cacher le corps, c'est bien ça ? », résumai-je. Je soupirai longuement en roulant des yeux. « J'ai pas que ça à faire, t'sais. Y a quelqu'un qui m'attend. C'est toi le responsable, M'sieur Ombre, donc tu te débrouilles seul. », déclarai-je avant de commencer à partir.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mar 5 Aoû - 16:09


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« La Corée du Nord ? Ouais, j'ai déjà entendu parlé. Je pensais pas que Kim Ji-Hong laissait ses petits esclaves sortir du pays aussi facilement. » Kim… Ji-Hong… C’était qui ce plouc ? Non mais il sortait d’où ce nippon de mes deux-là ? Il ne connaissait même pas le nom de notre chef… ? Si encore il avait dit le nom de feu Kim Jong-Il, j’aurai pu pardonner et comprendre… Mais… Mais là… Fallait être débile non ? Et ne pas suivre les actualités ? Je ne savais pas quel option c’était pour lui, mais il était complètement à la masse pour le coup. Inspirant pour me calmer et ne pas le secouer un bon coup, je raclais juste ma gorge. Il était temps que je le cultive. « Je présume que tu veux parler de Kim Jong-Un et non de Kim Ji-Hong, qui… M’est totalement inconnu. On en tue pour moins que ça au parti. Modère tes propos, d’autres, n’auraient même pas prit la peine de te répondre. Ils t’auraient juste tué pour avoir insulté notre chef. » marmonnai-je en plissant les yeux. Peut-être était-ce pas que j’étais depuis mes dix-huit en en mission, que je m’étais adouci ? Je ne saurais dire, en tout cas… Fut une époque où moi aussi j’aurai été comme ça. Je ne réfléchissais pas. Machine de guerre, voilà ce que nous étions. Nous devions obéir aux ordres et c’est tout. Aucun sentiment ne devait entacher notre mission. Enfin bref, dans les deux, cas, il me saoulait, alors j’étais gentil. Trop en fait, j’aurai dû le tuer lui aussi. Je lui proposais qu’on enterre le cadavre, si ça pouvait le rassurer. Personnellement, je m’en foutais royalement. « Soit tu me tues soit je deviens complice de meurtre en t'aidant à cacher le corps, c'est bien ça ? » Il comprenait bien vite le petit, même si complice de meurtre était un bien grand mot. Personne n’avait rien vu, ça serait une mort mystère tout simplement. Ni plus ni moins. « J'ai pas que ça à faire, t'sais. Y a quelqu'un qui m'attend. C'est toi le responsable, M'sieur Ombre, donc tu te débrouilles seul. » Le regardant partir, je souris en coin avant de m’approcher de lui et l’attraper par l’épaule. Le retournant vivement, je bloquais mon bras sous son cou, le tirant la tête en arrière, prêt à lui briser la nuque avant de le trainer vers le dis cadavre. Il était entré dans la fausse aux lions sans rien demander, mais il m’énervait alors. Le poussant, je le fis tomber sur le type. Me tapant dans les mains, je rangeais mon couteau avant de sourire un peu plus. « Je crois que maintenant, tu n’as plus trop le choix. Il doit y avoir tes empreintes et peut-être même des cheveux sur ce type. Alors prend le type, on va aller l’enterrer là où personne ne le trouvera. » Dis-je en m’adossant contre le mur. Je savais qu’il y avait un parc pour enfant pas loin, plutôt déserté. Il suffisait de creuser profondément, et de remettre le toboggan dessus et tout serait réglé. Personne ne trouverait ce corps avant des décennies. En tout cas, il ne fallait pas me chercher, on me trouvait assez rapidement en général. J’étais plutôt têtu comme une mule et ça n’était pas prêt de changer.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 6 Aoû - 0:39


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« Je présume que tu veux parler de Kim Jong-Un et non de Kim Ji-Hong, qui… M’est totalement inconnu. On en tue pour moins que ça au parti. Modère tes propos, d’autres, n’auraient même pas prit la peine de te répondre. Ils t’auraient juste tué pour avoir insulté notre chef. » Je le dévisageai plusieurs longs moments, en luttant pour ne pas éclater de rire. Gosh. De ce que j'avais entendu aux infos, ils étaient vraiment malades en Corée du Nord. Et ben, j'en avais désormais la preuve. Ça ne devait pas être courant de croiser des nord-coréens hors de leur dictature... je comprenais mieux pourquoi désormais. « Eh, calme-toi M'sieur Ombre. Je ne l'ai pas insulté, ton gentil petit dictateur. Et de toutes façons, on n'est pas dans ta dictature mais aux États-Unis. Ici, on a la liberté d'expression et ce que je dis est ce que tout le monde pense. Et au cas où tu le saurais pas, le coréen, c'est pas les sonorités les plus simples qui soient pour les étrangers. » Donc qu'il ne me demande pas de me souvenir de Kim Hong-Un. Kim Hong-Un ou Kim Jong-Un ? Je n'étais même pas sûr de ce que j'avais entendu... En tous cas, je n'avais pas l'intention de m'éterniser ici. Et encore moins d'aider ce type à enterrer sa victime. Je n'avais rien fait, cette histoire ne me concernait en rien et... je sentis une main se poser sur mon épaule. Je n'eus pas le temps de me retourner que le type me retourna lui-même et que je me retrouvai bloqué contre son bras. « Lâche-moi 'spèce de malade ! », ordonnai-je. Comme par miracle, il obéit. Je me rendis aussitôt compte que ce n'était pas uniquement parce que je lui avais demandé de me lâcher, puisqu'il m'avait poussé sur le cadavre. T'en qu'à faire. Baka. Il avait sérieusement un sourire de psychopathe en plus ! « Je crois que maintenant, tu n’as plus trop le choix. Il doit y avoir tes empreintes et peut-être même des cheveux sur ce type. Alors prend le type, on va aller l’enterrer là où personne ne le trouvera. » Je me relevai tandis qu'il parlait. Même si j'avais l'habitude des morts, je préférais limiter les contacts. « Salaud. », sifflai-je entre mes dents et en coréen. L'un des seuls mots coréens que je connaissais, il avait de la chance que je lui fasse l'honneur de l'insulter dans sa langue maternelle. Un truc que je ne pouvais pas lui reprocher, c'est qu'il avait été bien malin de me lâcher sur le type. Il y avait forcément mes cheveux sur lui, il y en avait quelques uns sur ma cape. Je me rapprochai de Monsieur Ombre, bras croisés. « Prend le type, on va aller l'enterrer là où personne ne le trouvera. », répétai-je assez sceptique. « On va l'enterrer ou tu vas m'obliger à le faire moi-même ? » Je n'étais pas convaincu qu'il allait m'aider. Je pensais plus qu'il allait me laisser faire tout le travail. « Mais au moins, tu as de quoi l'enterrer ? Et, tu es au courant qu'un trou suffisamment profond pour en faire une tombe, à la pelle et à deux, ça prend une demi-journée ? », déclarai-je. Quoique, à bien le regarder, il était peut-être en bonne forme physique, contrairement à moi qui était en sous-poids. Ce qui ne m'empêchait pas de réussir à faire correctement mon travail. Je partis chercher le type, que je réussis tant bien que mal à balancer sur mon épaule. Il était lourd. Et dire qu'il y avait quelques minutes, je me sentais mal rien qu'en regardant le cadavre que j'avais désormais sur l'épaule, comme si que c'était la chose la plus normale du monde. Je me rapprochai du type. « Et maintenant, Monsieur Ombre, tu as un plan ? Tu sais où l'enterrer, où trouver le matériel pour creuser ? Et tu crois vraiment qu'on va réussir à s'en sortir que tous les deux ? Tu n'es pas fossoyeur, n'est-ce pas ? » Ça m'étonnerait grandement. Ce n'était pas le métier exigeant le plus de connaissances, mais il y avait malgré tout plusieurs choses à savoir. « Je te demande l'autorisation avant car, sait-on jamais, je n'ai pas envie de me retrouver avec ton couteau dans le cœur, mais son Altesse m'autorise-t-elle à envoyer un sms pour prévenir mon petit ami que je risque d'être retardé ? » Car j'avais comme l'impression que je n'étais pas rentré.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 6 Aoû - 12:25


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« Eh, calme-toi M'sieur Ombre. Je ne l'ai pas insulté, ton gentil petit dictateur. Et de toute façon, on n'est pas dans ta dictature mais aux États-Unis. Ici, on a la liberté d'expression et ce que je dis est ce que tout le monde pense. Et au cas où tu ne le saurais pas, le coréen, ce n’est pas les sonorités les plus simples qui soient pour les étrangers. » Car en plus il allait faire retomber tout ça sur les coréens ? Le mec il se trompe mais trouve encore le moyen d’accuser les sonorités coréennes ? Et mon point dans sa gueule, il va vite comprendre. Mais quel con. Comme si les sonorités japonaises étaient mieux. Ben tiens, faite moi rire. Ce mec il venait d’où ? De mars ? « La culture général, y’a pas besoin de sonorité. Tu sais qui est Obama au moins ? Ou faut que je te rafraichisse la mémoire ? » Si encore on parlait je sais pas moi. Du Kenya. Okai. Mais il y avait des pays, où il était presque impossible de ne pas savoir qui était le chef. Mais soit. En plus monsieur décidait de partir. Il était mal tombé avec moi. L’attrapant par le cou en lui tirant la tête en arrière j’allais le faire descendre en bas moi, et sur le cadavre. « Lâche-moi 'spèce de malade ! » chose dite, chose faite, je le lâchais. Plus précisément, je le jetais sur le cadavre. Il avait l’air d’ailleurs dégouté que j’ai pu faire ça. M’enfin, ce n’était rien de bien méchant. Maintenant il pouvait donc m’aider. Il avait l’air tellement en rogne, c’était mignon à voir tiens. « Salaud. » Oh, mais c’est qu’il connaissait quelques mots en coréen ? Enfin, c’était peut-être le seul mot qu’il connaissait. Pas besoin d’apprendre plus. Les gens apprenaient toujours les gros mots de toute façon. Ce type n’était pas une exception. Mimant un applaudissement, plus pour me foutre de sa gueule qu’autre chose, un faible sourire se logea sur mes lèvres. Au moins il était risible c’était déjà ça. « Prend le type, on va aller l'enterrer là où personne ne le trouvera. » Qu’est-ce qu’il nous faisait là ? Le perroquet ? « On va l'enterrer ou tu vas m'obliger à le faire moi-même ?  » Comme si j’allais me salir les mains et me faire des ampoules en creusant un trou. Il rêvait ou quoi ? « Mais au moins, tu as de quoi l'enterrer ? Et, tu es au courant qu'un trou suffisamment profond pour en faire une tombe, à la pelle et à deux, ça prend une demi-journée ?  » Il me semblait bien au courant… C’était encore plus suspect que le fait que je puisse tuer quelqu’un aussi facilement. Il avait déjà enterré des gens ? C’était pas du tout le genre de passe-temps normal ça. Ou alors je ne connaissais pas les passe-temps Américain ? Je m’en serais aperçu tout de même depuis le temps. Le regardant porter le type sur son épaule, il était plutôt fort quand même. Sachant qu’un cadavre, pesait le double de son poids en ressenti. «  Et maintenant, Monsieur Ombre, tu as un plan ? Tu sais où l'enterrer, où trouver le matériel pour creuser ? Et tu crois vraiment qu'on va réussir à s'en sortir que tous les deux ? Tu n'es pas fossoyeur, n'est-ce pas ? » Fossoyeur ? C’était quoi cette question ? Il l’était lui ? Ce n’était pas le genre de question que l’on posait comme ça. Surtout pour ce genre de boulot. « Je te demande l'autorisation avant car, sait-on jamais, je n'ai pas envie de me retrouver avec ton couteau dans le cœur, mais son Altesse m'autorise-t-elle à envoyer un sms pour prévenir mon petit ami que je risque d'être retardé ? » Petit-ami ? Il était gay ? L’observant longuement de haut en bas, j’haussais les épaules. « Fais ce que tu veux, j’vais pas t’empêcher d’envoyer des messages à ton dulcinée. » marmonnai-je faiblement avant de lui faire signe de me suivre. Puis je n’avais pas envie de répondre à ses autres questions. Il verrait bien le moment venu. Soupirant longuement, je regardais autour de nous, il n’y avait personne et c’était une bonne chose. Traversant les ruelles, je lui fis signe de ne plus bouger avant que je ne regarde dans la grande rue que l’on devait traverser. Trop de monde. C’était loin d’être discret quand même. Me tournant vers lui, je pris une grande poubelle avant de l’ouvrir. « Ça sera plus discret de pousser une poubelle que de porter un mort. » Dis-je en refermant la poubelle une fois le type dedans. La poussant, on traversa la rue sans aucun souci, personne même, ne nous remarqua. Après tout ce n’était qu’une poubelle. Entrant dans la ruelle en face, Je le fis traverser d’autres ruelles avant de tomber dans le fameux parc. Il était plutôt abandonné d’ailleurs. Trop malfamé je dirais. Mais tant mieux, qui viendrait creuser ici de toute façon ? Me stoppant, je regardais autour de nous, mais rien. Le parc était entouré de mur, alors personne ne pouvait nous voir. Ce lieu faisait plus peur qu’autre chose. « Attend moi là. » Lui dis-je avant de l’abandonner. Contournant le pâté du quartier, je regardais à droite puis à gauche, avant de forcer une porte d’immeuble avec une simple épingle. Entrant, je filais dans le cagibi, là où tout le monde stockaient les affaires, et me mit à la recherche de pelles. En prenant deux, je revins dix minutes plus tard avant de les poser au sol. « Tu vois le toboggan là ? Si on arrive à le pousser ce qui est faisable vu que le support est en bois et pas en béton. On peut creuser un trou dessous et l’enterrer là. On replace le machin sur le trou et personne ne le trouvera. » Dis-je en m’approchant du dit toboggan. Ce truc était à l’abri du vent, tu m’étonnes qu’il ne soit pas en béton. Posant mes mains dessus, je le poussais juste un peu pour voir, ce qui s’avérer concluant. A deux, on pouvait aisément le déplacer. Pas besoin de le déplacer de beaucoup. Juste de quoi creuser le trou. « Dépêchons nous. On ne pourra pas creuser un trou super grand, on va devoir plier le type, et plus on attend, plus le corps raidit. » Dis-je en attendant qu’il vienne m’aider.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 6 Aoû - 15:52


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« La culture général, y’a pas besoin de sonorité. Tu sais qui est Obama au moins ? Ou faut que je te rafraichisse la mémoire ? » Je levai les yeux au ciel. « Oh, c'est bon, je suis pas si idiot que ce que tu as l'air de croire. », soupirai-je. Je savais quand même qui était le président du pays dans lequel je vivais, il ne fallait pas abuser non plus. C'était comme en arriver à de tels extrêmes uniquement pour que je sois obligé de l'aider. Forcément, s'il y avait mon ADN sur le cadavre, je me retrouvais obligé de l'aider à planquer le corps. Il abusait. Mais c'était sûr que sans ça, il aurait toujours pu aller se faire voir pour que j'accepte de l'aider. Je n'avais pas que ça à faire. Et il était bien drôle de croire que c'était aussi simple de creuser une tombe. « Fais ce que tu veux, j’vais pas t’empêcher d’envoyer des messages à ton dulcinée. » Oui ben, le peu que j'avais vu de lui me poussait à croire qu'il fallait mieux éviter de faire quoi que ce soit lui déplaisant. Sans rien répondre, je sortis mon portable et tapait mon message, bien que le fait d'avoir un cadavre sur l'épaule était encombrant. Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus léger... Remarquant qu'il était parti, je le rattrapai. Je le suivai dans les ruelles, jusqu'à ce qu'il me fasse signe de m'arrêter. On commençait à revenir vers les grandes rues apparemment, et moi, je m'éloignai de ma destination initiale. Mais bon, ce n'était pas comme si j'avais le choix. Je n'avais pas envie de me retrouver accusé de meurtre à cause de Monsieur Ombre. « Ça sera plus discret de pousser une poubelle que de porter un mort. » Je lâchai avec plaisir le corps dans la poubelle, qu'il referma ensuite. « Et c'est aussi beaucoup plus léger ! », ajoutai-je en m'étirant longuement. Fait me surprenant, il poussa lui-même la poubelle, sans m'obliger à le faire. Forcément, maintenant qu'il n'y avait qu'à pousser, c'était bien plus simple... il avait la partie simple du travail tandis que moi, j'avais dû continuer de m'abîmer le dos en devant porter le cadavre. Je le suivis mains dans les poches, en tentant d'avoir une attitude la plus banale qui soit afin de ne pas attirer l'attention. Ce que j'arrivai à faire sans grand mal. En même temps, vu le nombre de personnes dans cette rue, on passait facilement inaperçus. En tous cas, il avait l'air de savoir où il m'emmenait. C'était déjà ça. On finit par arriver dans un parc de jeux pour enfants. Je ne pus m'empêcher de rire. Et c'est là qu'il y a un gamin qui a la bonne idée de creuser à la recherche d'un trésor et qui trouve le cadavre. Lol. « Attend moi là. » Je ne pris pas la peine de lui répondre, de toutes façons, je n'allais pas partir. J'étais obligé de l'aider à cacher le corps si je ne voulais pas prendre le risque qu'on retrouve mon ADN dessus. Je jetai un œil à mon portable afin de voir quelle heure il était et, au même moment, mon portable sonna. L'introduction de Truth de Versailles rompit le calme. Sans réfléchir, je décrochai, par peur que le bruit ne fasse se pointer quelqu'un. J'essayai d'abréger le plus possible l'appel, sans préciser à Dawson où j'étais. Il valait mieux éviter d'en parler, tout du moins pas au téléphone. Manquerait plus que mon portable soit mis sur écoute, tiens. Je ne voyais pas pourquoi il le serait mais sait-on jamais. Malgré mes efforts pour abréger l'appel, ce fut lorsque je vis M'sieur Ombre revenir avec deux pelles que je finis par raccrocher. « Tu vois le toboggan là ? Si on arrive à le pousser ce qui est faisable vu que le support est en bois et pas en béton. On peut creuser un trou dessous et l’enterrer là. On replace le machin sur le trou et personne ne le trouvera. » Je posai le regard sur le toboggan. Le pousser serait faisable, selon lui ? Et bien, j'espérais qu'il avait raison. Il essaya et, effectivement, je pus voir son hypothèse confirmée. « Dépêchons nous. On ne pourra pas creuser un trou super grand, on va devoir plier le type, et plus on attend, plus le corps raidit. » Je rangeai mon portable dans ma poche et vins l'aider à pousser le toboggan. Même si c'était un peu dur, à deux ça restait largement faisable. Chose faite, j'attrapai l'une des pelles. « Dépêche-toi, M'sieur Ombre, je n'ai pas que ça à faire. », déclarai-je. Je n'avais toujours pas mangé et je n'avais pas eu le temps d'aller faire un tour dans la crêperie spécialisée dans les crêpes japonaises, à dix-sept heures. Je commençais à avoir un peu faim, depuis onze heures ce matin... Je plantai la pelle dans la terre et commençai à creuser, à un bon rythme. En même temps, c'était mon métier.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 6 Aoû - 18:45


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« Oh, c'est bon, je suis pas si idiot que ce que tu as l'air de croire. » « Ah bon ? Pourtant, on dirait. » Dis-je en le fixant longuement. Et encore je me demandais s’il savait où était l’Europe sur la carte. Parait que pas mal de monde en Amérique ne savent pas où se trouvent la plus part des pays dans le monde. Tellement pathétique. Ça faisait tout de même un peu peur. Enfin bref, ce n’était pas mon souci non plus. Moi j’étais cultivé, ça me suffisait amplement. Lui faisant porter le cadavre, on traversa plusieurs ruelles avant que je ne prenne une poubelle pour qu’il mette le type dedans. On allait pas passer inaperçu sinon et ça, c’était un peu dommage. « Et c'est aussi beaucoup plus léger ! » Olalala, monsieur n’avait pas l’habitude de soulever du poids ? Il faisait quoi comme boulot ? Ce n’était rien de soulever une centaine de kilos. Fallait pas non plus déconner. C’était tellement facile, surtout quand on le mettait sur son épaule. Suffisait d’avoir des abdos pour ne pas que le poids se répercute sur le dos. Mais fallait croire que monsieur n’était pas du tout brancher musculation. Chacun ses goûts, oui. Poussant la poubelle, qui ne me semblait pas du tout lourde, je traversais la rue avec lui, qui préférait marcher les mains dans les poches. Ce fainéant. Une fois sur place, j’allais « emprunter » des pelles avant de revenir, et lui exposer mon plan. On devait pouvoir bouger ce fichu toboggan sans trop de souci, et par conséquent, enterrer le dis mec là-dessous. M’aidant donc à le pousser, on y arriva sans trop de souci. « Dépêche-toi, M'sieur Ombre, je n'ai pas que ça à faire. » Comme s’il avait un train à prendre ou dieu sait quoi. Ça va, c’était la nuit, on n’était pas pressé non plus. Attrapant une pelle à mon tour, je me mis à côté de lui avant de me mettre à creuser sans perdre de temps. Vite et ordonné. On m’avait toujours appris à être rapide. Pas le temps de trainer. La terre n’était pas trop dure, heureusement pour nous. C’était une bonne chose. Posant le pied sur le bord en fer de la pelle, je m’aidais pour planter la pelle plus profondément dans la terre et creuser. Après plusieurs minutes, alors que le trou se formait de plus en plus, je me stoppais pour enlever mon gilet et mon haut les jetant sur le dit toboggan. Transpirant comme jamais sous cette chaleur, je me remis à creuser. Bon, se mettre torse nu devant un gay n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais je m’en foutais. Autant que je m’en foutais qu’il puisse voir les nombreuses cicatrices que j’avais sur le corps, suite à tous les combats que j’avais eu dans le passé et nombreux coups de couteaux et j’en passe. Continuant de creuser en silence, je regardais la taille du trou avant de m’essuyer le front. « On creuse un peu plus ou pas ? Personne n’est censé bouger ce truc… » Dis-je en enlevant une bestiole qui rampait sur mon bras. Allant chercher le corps, le faisant sortir de la poubelle je le poussais avec mes pieds avant de le faire tomber dans le trou. Il y rentrait, plus ou moins. Me penchant, je le pliais en deux avant de lui donner des coups de pieds pour qu’il rentre un peu plus dedans. Mouais. « Creusons un peu plus… » Dis-je en poussant le cadavre sur le côté pour pouvoir continuer de creuser.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 13 Aoû - 9:02


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« Ah bon ? Pourtant, on dirait. » Et il avait l'air sérieux en plus ce... Rah, non mais je vous jure. Pourquoi était-il si persuadé que j'étais stupide ? Je n'étais pas premier de ma classe, mais j'avais tout de même des bonnes notes. Je ne pris pas la peine de lui répondre, me contentant de lui lancer un regard noir. On finit par quitter la scène du crime, en passant par des ruelles. Avant de retrouver les rues fréquentés, il trouva une poubelle où planquer le corps. Merveilleux. On continuait de marcher, jusqu'à arriver dans un parc de jeux, où, après avoir poussé un toboggan, on commença à creuser. Fait me surprenant un peu, il s'avéra être plutôt efficace à la tâche. Tant mieux, on en finira plus vite. J'allais le plus vite que je le pouvais, ayant tout de même un peu peur que quelqu'un ne débarque. Je commençais à avoir un peu mal au dos. Rien de bien méchant, c'était habituel les douleurs au dos et aux bras dans mon métier. À un moment, Monsieur Ombre s'arrêta pour retirer les couches d'habits qu'il avait en haut et se retrouva torse nu. Je m'étais arrêté le temps de savoir ce qu'il comptait faire mais je me remis rapidement au travail, en pouffant. « On est en plein mois de février, tout va bien dans ta tête ? » Ceci dit, je commençais à avoir un peu chaud moi aussi, avec mon manteau en dessous de ma cape. Sûrement à cause du stress, car en journée, ça allait. Mon regard se posa sur l'une de ses cicatrices. Je remarquai rapidement qu'il en était couvert. Hm. Ça me semblait bizarre tout ça. « Dis, tu faisais quoi comme métier en Corée du Nord ? », tentai-je. Ça me surpendrait qu'il me réponde, mais toutes ces cicatrices m'intriguaient. Tout en lui posant cette question, je tirai davantage les manches de mon manteau, par réflexe, par peur que les manches ne remontent et que mes cicatrices à moi ne soient visibles. Peut-être que je n'aurais rien dû demander, tout compte fait. Je n'aurais pas aimé que quelqu'un me questionne à propos de l'état de mes bras. Bon, de toutes façons, je ne l'obligeai pas à répondre. S'il ignorait ma question, je ferais comme si de rien n'était. « On creuse un peu plus ou pas ? Personne n’est censé bouger ce truc… » Je pouffai. Il avait l'air sérieux, pourtant le trou était bien trop petit. Même en repliant le cadavre, comme ce qu'il avait l'intention de faire, ça ne rentrerait pas. En fait... « Même pour un enfant c'est trop petit. Mais essaye, je t'en prie... », déclarai-je, l'avant-bras appuyé contre ma pelle, tandis qu'il ramenait le corps à coup de pieds jusqu'à le faire tomber dans le trou.  « Creusons un peu plus… » Je recommençai à creuser sitôt qu'il eut dégagé mon espace de travail, en soupirant un ''ah la la''. « Je vais t'expliquer un truc, Monsieur Ombre. Je sais que tu veux faire le plus vite possible mais un trou comme ça, ça ne suffit pas pour enterrer quelqu'un, OK ? Même sans passer une demie-journée pour faire un trou de la profondeur d'une tombe, il y a un minimum. Là, il suffit que quelqu'un remarque une légère inégalité dans le sol et creuse un peu pour trouver le corps. Donc ce n'est pas qu'un peu plus qu'il faut creuser. Mais beaucoup plus. », expliquai-je tout en continuant de creuser. Je ne voulais pas perdre de temps, j'en avais assez perdu comme ça avec toute cette histoire.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Jeu 14 Aoû - 21:18


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« On est en plein mois de février, tout va bien dans ta tête ? » Quoi ? Il avait froid ? Moi je crevais de chaud personnellement. Je dégoulinais même. Creuser c’était loin d’être une partie de plaisir, et ça donnait chaud. C’était lui qui était bizarre d’abord. On avait beau être en plein mois de février, quand on fait du sport, ou une activité physique, quelle qu’elle soit, bah, on a chaud. « Dis, tu faisais quoi comme métier en Corée du Nord ? » Tournant un vague regard vers lui, je l’observais avant de sourire en coin. Il était mignon. « Je me rhabillerais quand on aura fini. Je ne vais pas tomber malade, si c’est ça qui t’inquiète. » Dis-je en tapant la pelle du pied pour l’enfoncer un peu plus dans la terre. « Commandant à l’armée. Voilà ce qu’était mon métier. Et toi ? C’est quoi les raisons ? » Soyons honnête. Je n’étais pas dupe. A cette simple question, il avait tiré sur ses manches, signe qu’il ne voulait pas dévoiler quelque chose. Il m’avait surement posé la question par rapport à mes cicatrices. Donc, lui aussi en avait. J’étais très observateur. Après tout j’avais été conditionné pour ça. Si lui pensait qu’on était seul ici en ce moment ce n’était pas le cas. Il y avait exactement trois oiseaux avec nous, plus haut, sur le mur qui cachait le parc. Et quelqu’un était passé dans la rue derrière contournant le parc il y a exactement deux minutes. Sans nous entendre, puisqu’il ou elle n’était pas passé par l’entrée. L’ouï et la vue était très important. Le jour où tu perdais tout ça, t’étais mort. Bref. M’arrêtant, je cherchais le cadavre, voyons s’il rentrait dans le trou. « Même pour un enfant c'est trop petit. Mais essaye, je t'en prie... » Un enfant ? Ah bon ? Et le pire c’est qu’il avait raison. Le type là, il s’y connaissait en trou ma parole. Comment ça se faisait ? Je poussais le cadavre qui commençait sérieusement à se raidir avant de reprendre le boulot. Creuser. « Je vais t'expliquer un truc, Monsieur Ombre. Je sais que tu veux faire le plus vite possible mais un trou comme ça, ça ne suffit pas pour enterrer quelqu'un, OK ? Même sans passer une demie-journée pour faire un trou de la profondeur d'une tombe, il y a un minimum. Là, il suffit que quelqu'un remarque une légère inégalité dans le sol et creuse un peu pour trouver le corps. Donc ce n'est pas qu'un peu plus qu'il faut creuser. Mais beaucoup plus. » Mais il était quoi ce mec ? C’était un spécialiste ou quoi ? Il n’était pas à son premier enterrement ? Il avait déjà tué quelqu’un ? Ce mec était aussi suspect que moi sérieux. Pouvoir connaitre tout ça, c’était pas le premier venu qui pouvait nous renseigner. Plissant, le nez sans rien répondre d’abord, je continuais de creuser avant de me redresser et essuyer mon front. Heureusement que j’étais une personne très physique et que je ne me fatiguais pas si vite. M’enfin, je transpirais malgré le froid. Une fois finie, il faudrait vite me couvrir et aller au chaud. Ça serait tout de même con de choper la crève pour si peu. « Hae-Jin. Appelle-moi Hae-Jin. Ombre ça me gonfle. » Dis-je en haussant un sourcil. « Et … T’as l’air de t’y connaitre… C’est ton combientième de corps que t’enterre-toi ? » Autant connaitre le nombre de suite. Je me remis rapidement à creuser, pas que mais, ça serait bien si on finissait rapidement quand même. Je n’avais pas un train à prendre, mais j’avais pas non plus toute la nuit devant moi. C’était pas un kiff personnel que de creuser des trous sérieusement.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Ven 15 Aoû - 14:33


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« Je me rhabillerais quand on aura fini. Je ne vais pas tomber malade, si c’est ça qui t’inquiète. Commandant à l’armée. Voilà ce qu’était mon métier. Et toi ? C’est quoi les raisons ? » Ah ouais, quand même. Commandant à l'armée. Ce n'était pas rien... Effectivement, il n'était pas le genre de personne que l'on croisait tous les jours, à n'importe quel coin de rue. « Non mais tu sais, je m'en fous pas mal que tu tombes malade ou non,, va pas t'imaginer des choses Monsieur Ombre. Et donc, tu es ou étais dans l'armée et tu avoues ça comme ça, toi ? Si j'étais encore flic à l'heure actuelle, t'aurais pu avoir des problèmes. Tu viens espionner les États-Unis, je suppose ? », questionnai-je, même si je me doutais qu'il n'était pas ici en vacances. Je réfléchis quelques instants supplémentaires à ses questions. Je ne voyais pas vraiment de quoi il parlait. Autant demander, dans ce cas. « C'est quoi les raisons ? De quoi tu parles ? » A moins que... Je tirai à nouveau sur mes manches. Parlait-il de ça ? Comment avait-il fait pour remarquer quelque chose ? Je pensais avoir été discret... Enfin, je pensais que vu la luminosité, c'était impossible de voir ce genre de détails. Je faisais toujours bien attention à garder les avant-bras couverts pour éviter ce genre de choses, pourtant, il avait deviné que je cachais quelque chose. « En quoi ça te regarde ? », demandai-je d'un ton sec. Comme si que j'allais parler de ça à un inconnu. Il ne fallait pas abuser non plus. « Tout ce que j'accepte de te dire, c'est que ce ne sont pas les mêmes raisons que les tiennes. »[/color] Non, moi, ce n'était pas de la faute des autres si je ne pouvais pas me mettre en t-shirt en présence d'autres personnes. C'était de ma seule et unique faute. Ah, et aussi de celle de ceux qui rendaient ma vie si invivable. Même si maintenant ça allait un peu mieux, au point que je commençais à réussir à aller voir Élisa sans pleurer et avoir envie de me tuer, ce n'était pas encore l'idéal. Loin de là. Je n'étais plus seul, mais... il y avait encore pas mal de choses à faire avant que ça aille vraiment. D'ailleurs, je n'avais pas le souvenir que tout soit un jour allé à merveille dans ma vie, mais bon, ce n'était pas le sujet. Actuellement, ce qui me posait problème, c'était ce type. Enfin, ce qui me posait problème... Là, maintenant, il me faisait bien rire, pour le coup. C'était dans ce genre de moments que je réalisais qu'en fait, le métier de fossoyeur était plus technique qu'il n'y paraissait, et ce malgré la courte durée de la formation. Il ne fallait pas seulement une force physique suffisante, ce qu'avait Monsieur Ombre, mais aussi les connaissances liées au métier... ce que moi j'avais. « Hae-Jin. Appelle-moi Hae-Jin. Ombre ça me gonfle. » Je souris en coin. « Moi je l'aime bien, ce surnom, Monsieur Ombre. Mais bon, va pour Hae-Jin si tu préfères. », soupirai-je en haussant les épaules. « Et … T’as l’air de t’y connaitre… C’est ton combientième de corps que t’enterre-toi ? » Je pouffai à nouveau. Effectivement, il me faisait bien rire. « Le combientième ? Oh, je n'en sais rien... attends, que je réfléchisse... » Je m'arrêtai de creuser et me mis à réfléchir et à compter sur mes doigts, enfin, à faire semblant. Des morts, j'en enterrais tous les jours. Je ne tenais pas de comptes. Ça faisait.... quatre ans. Quatre ans que j'en avais fait mon métier. Pas quatre années complètes, j'étais parti plusieurs mois au Japon entre-temps. Retirons une année, histoire de voir large, et comptons un enterrement par jour, ça ferait... « Aux alentours du millième, je dirais. », dis-je tout en continuant de réfléchir. Oui, ça devait être à peu près ça... de toutes façons, tout ce qu'il voulait c'était un ordre de grandeur, non ?

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Lun 18 Aoû - 15:08


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« Non mais tu sais, je m'en fous pas mal que tu tombes malade ou non, va pas t'imaginer des choses Monsieur Ombre. Et donc, tu es ou étais dans l'armée et tu avoues ça comme ça, toi ? Si j'étais encore flic à l'heure actuelle, t'aurais pu avoir des problèmes. Tu viens espionner les États-Unis, je suppose ? » Un ancien flic ? Sérieusement ? On aura tout vu. Pourquoi d’ailleurs il avait arrêté d’être flic ? Ça m’intriguait tout à coup. C’est rare les gens qui cesse ce genre de boulot. Sauf si quelqu’un d’important en a subit les conséquences… « C'est quoi les raisons ? De quoi tu parles ? » Il n’avait vraiment pas compris ? Le voyant tirer à nouveau sur ses manches, je souris amusé. Eh bah, il avait enfin compris le petiot. Il m’avait bien posé la question, plus subtilement ceci dit. Moi je ne passais pas par quatre chemins, ça ne servait à rien. Autant aller droit au but. « En quoi ça te regarde ? » Roulant des yeux, j’enfonçais la pelle dans la terre avant de me redresser. « Autant que toi quand tu m’as demandé mon métier. Tu crois que je ne t’ai pas vu mater mes cicatrices ? Ancien flic hein ? Pourquoi t’as arrêté de faire le poulet ? » Demandai-je en haussant un sourcil. Je zappais volontairement sa partie, comme quoi j’aurai eu des soucis. Je l’aurai tué aussi au pire. C’était loin d’être un souci pour moi ce genre de chose de toute façon. « T’as essayé de te suicider ? c’est pour ça que t’as quitté la police ? » Ajoutai-je avant de reprendre le creusage intensif. J’essayais même de mettre le cadavre dans le trou, mais il était encore trop petit. Et ça il ne se gêna pas pour me le faire remarquer. Ouais, bon, ça va, on avait remarqué qu’il était expert en la matière. « Moi je l'aime bien, ce surnom, Monsieur Ombre. Mais bon, va pour Hae-Jin si tu préfères. » « Je ne te laissais pas le choix en fait. » Dis-je en haussant un sourcil. Il a cru qu’il était chez mamie ou quoi ? Je m’appelle Hae-Jin, si je le lui disais ce n’était pas pour les murs qui nous entouraient quand même. Stupide. Secouant la tête, j’en vins à lui demander le combientième de corps c’était qu’il enterrait, non parce qu’avec sa sciences sur les corps et le trou à creuser, on aurait dit un expert quoi. « Le combientième ? Oh, je n'en sais rien... attends, que je réfléchisse... » Parce qu’en plus il devait réfléchir ? Amusé, pour ma part, je continuais de creuser. J’en avais un peu marre là de creuser. En plus, la terre commençait à devenir un peu plus dure au fur et à mesure que l’on creusait. Plus compact je dirais même. Ça me pompait l’air. « Aux alentours du millième, je dirais. » M’arrêtant sous cette information, je relevais le visage vers lui pour l’observer longuement. Carrément ? Ce type était bizarre m’enfin… Si c’était son tripe. Me souvenant de sa question tout à l’heure, je fis le rapport. Fossoyeur ? C’était une option, vu qu’il avait enterré autant de monde. J’espère qu’au moins, il était bien payé pour faire ça ? Parce que sérieusement, creuser toute la sainte journée, ça va une fois, mais tous les jours… Parce que oui, il y avait des morts tous les jours… ça devait être chiant sérieux. « T’es fossoyeur c’est ça ? D’où ta question tout à l’heure, je présume. Ce n’est pas barbant de bosser avec des cadavres tous les jours ? » Sérieux, ça devait être ennuyeux à mort. Sans jeu de mot bien sûr.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Sam 30 Aoû - 11:40


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« Autant que toi quand tu m’as demandé mon métier. Tu crois que je ne t’ai pas vu mater mes cicatrices ? Ancien flic hein ? Pourquoi t’as arrêté de faire le poulet ? T’as essayé de te suicider ? c’est pour ça que t’as quitté la police ? » Je m'arrêtai de creuser un instant, assez surpris. Je ne voyais pas pourquoi l'une de mes tentatives de suicide m'aurait fait quitté la police... Je l'assure, ce n'était pas de ma faute si j'avais failli mourir pendant cette infiltration. J'eus envie de lui demander à nouveau si ça le regardait et de lui dire de s'occuper de ses affaires, mais j'avais le sentiment qu'il allait insister, comme pour mes cicatrices. « On m'a obligé à arrêter. Enfin, j'ai pas été viré... » J'aurais pu l'être, vu que j'étais tombé dans la drogue et donc que je ne respectais pas la loi. Mais j'avais eu la chance que ce détail soit gardé secret. « Une arrestation a mal tourné, je me suis pris une balle, j'ai failli mourir mais malheureusement j'ai survécu. On m'a obligé à aller voir une psy qui, en voyant l'état mental dans lequel j'étais m'a conseillé de démissionner. Au bout de quelques mois j'ai craqué. Content de connaître toute l'histoire ? Et mes cicatrices, c'est parce que je suis ''mentalement instable''. Fin de l'histoire. » Je n'étais pas rentré dans les détails mais il n'avait aucunement besoin de les connaître. À part moi, qui cela pouvait bien concerner ? Personne, nobody, absolument personne. Pas même mon petit ami d'ailleurs. Je voulais garder tous mes problèmes, présents ou passés voir même futurs pour moi. Je ne voulais pas déranger les gens avec ça. C'était pour ça que j'étais tant convaincu que la mort était la meilleure chose qui pourrait m'arriver. Tout de même, ça ne devait pas être drôle de me connaître. On ne pouvait pas dire que j'étais la personne la plus joyeuse qui soit... au contraire, je dirais même. « Je ne te laissais pas le choix en fait. » Hae-Jin, donc. « Je m'en doute, je m'en doute. » Je préférais Monsieur Ombre. Au moins, c'était plus original. Enfin, Hae-Jin, évidemment que c'est original aux États-Unis. Un peu moins quand t'as les yeux bridés, forcément. « Si tu as besoin de m'appeler, plutôt que de m'appeler 'hé' ou quelque chose du genre, t'as qu'à m'appeler Bailey. Ou Tadao-sama, au choix. Voir, pourquoi pas, Kamisama. C'est comme tu veux, Hae-Jin. » Si je pouvais me faire appeler dieu en profitant du fait qu'il ne parlait sûrement pas japonais, alors autant en profiter. C'est bon pour l'ego, ce genre de choses ! Tout comme sortir mes connaissances au sujet de la façon de s'y prendre pour enterrer quelqu'un. Si ça coulait de source pour moi, ce n'était pas le cas pour tout le monde... Je n'étais peut-être pas capable de retenir le nom du dictateur de la Corée du Nord, mais au moins, j'avais d'autres types de connaissances. Le genre de choses qui me servaient au quotidien : comment enterrer des gens et comment jouer aux jeux vidéos. Car sans jeux vidéos, mes journées ne ressemblent plus à rien. Elles se ressemblent toutes. Moi, geek ? Oh, à peine. Plus otaku, vu mon comportement quand je partais au Japon. Toute la journée enfermé, à jouer aux jeux vidéos.  « T’es fossoyeur c’est ça ? D’où ta question tout à l’heure, je présume. Ce n’est pas barbant de bosser avec des cadavres tous les jours ? » Il venait seulement de comprendre ? Il m'avait pris pour quoi ? Je m'appuyai avant-bras sur la pelle et le dévisageai attentivement quelques instants, avant de répondre : « Tu m'as pris pour quoi, un serial killer ? Désolé de te décevoir. », lançai-je, amusé. Je pensais qu'il se doutait de quelque chose... Apparemment non. Pourtant, ce n'est pas n'importe qui qui peut avoir ce genre de connaissances ! Je repris : « C'est sûrement moins barbant que de rester planqué à espionner je-ne-sais qui ou quoi toute la journée, toute la semaine, tout le mois, toute l'année. Et tu sais, j'adore mon métier. Même si quand on fait ce genre de métier on est automatiquement qualifié comme quelqu'un d'étrange, je ne cherche pas à cacher que je suis fossoyeur, Hae-Jin. Ça fait bizarre de plus t'appeler Monsieur Ombre, tiens ! Enfin bref, c'est pas le sujet. Tu sais, ce métier ne consiste pas qu'à creuser, il réserve aussi des surprises... Pendant les exhumations par exemple, quand tu tombes sur un corps pas entièrement décomposé. » Bonne ou mauvaise surprise, ça restait à voir. Je repris le creusage. Bon, je supposais qu'on allait bientôt y être... Enfin, je l'espérais.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Dim 31 Aoû - 17:03


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« On m'a obligé à arrêter. Enfin, j'ai pas été viré... » On t’oblige à arrêter mais on te vire pas. Ça s’appelle un licenciement abusif. Dans les deux cas il s’était fait entuber le con. « Une arrestation a mal tourné, je me suis pris une balle, j'ai failli mourir mais malheureusement j'ai survécu. On m'a obligé à aller voir une psy qui, en voyant l'état mental dans lequel j'étais m'a conseillé de démissionner. Au bout de quelques mois j'ai craqué. Content de connaître toute l'histoire ? Et mes cicatrices, c'est parce que je suis ''mentalement instable''. Fin de l'histoire. » Malheureusement il a survécut ? Pourquoi malheureusement ? Ce mec était tout de même bizarre. Le commun des mortels penseraient plutôt au fait d’avoir survécut non ? Ou alors c’est moi qui ne comprenais pas. Il était faible en fait… Mais bon s’il était mentalement instable comme il disait ça pouvait aussi expliquer pas mal de chose. Mais bon, moi tout ça, ça me rendait tout de même curieux. Je voulais savoir pourquoi il était mentalement instable, enfin, la cause de tout ça. C’était de naissance ou pas ? Est-ce qu’il le vivait bien ? Qu’est-ce que ça provoquait chez lui ? Des trucs comme ça quoi. « Je vois, je vois. » dis-je en hochant doucement la tête. « Et… Quand tu dis que tu es mentalement instable ? C’est-à-dire ? Genre autiste à faire boum-boum avec sa tête contre le mur ? ou… C’est tout autre chose ? » Bah oui, je voulais savoir moi. Je n’allais pas rester là sans trop savoir ce qu’il était au fond. Il pouvait m’attaquer d’un moment à l’autre et vouloir me tabasser. Ça pouvait être bien ça ses symptômes. Enfin, je me présentais, sans trop lui laisser le choix, je n’aimais pas le surnom monsieur ombre qu’il me donnait depuis tout à l’heure. ça avait tendant un peu à m’énerver et m’irriter. « Je m'en doute, je m'en doute. » Bien, tant mieux s’il s’en doutait. « Si tu as besoin de m'appeler, plutôt que de m'appeler 'hé' ou quelque chose du genre, t'as qu'à m'appeler Bailey. Ou Tadao-sama, au choix. Voir, pourquoi pas, Kamisama. C'est comme tu veux, Hae-Jin. » Il me prenait pour un con en plus ? Ça aurait pu marcher, mais voilà, je parlais très bien Japonais… tout comme je parlais très bien le chinois aussi. Haussant un sourcil, je ris faiblement. « Dieu ? Quel dieu ? Va trouver un autre bouffon Bailey. » dis-je en lui lançant un regard avant de secouer la tête doucement. C’est qu’il ne se sentait plus péter en plus ou quoi ? Il m’avait pris pour un idiot ? C’était raté. J’avais envie de rire pour le coup haha. Mais soit, je devais confirmer une chose, à savoir s’il était bien fossoyeur ou pas. Ça m’intriguait de ne pas réellement savoir ça. « Tu m'as pris pour quoi, un serial killer ? Désolé de te décevoir. » J’aurai pu y croire oui. Enfin, au début j’avais sincèrement pensé à cela. M’enfin, il n’avait pas la carrure dans le fond, il se serait vite fait tuer ou choper. Je présume. Enfin, le FBI existait pour ça. Même si je ne les trouvais pas réellement efficace. Mais ça ne ce n’était que mon point de vue. « C'est sûrement moins barbant que de rester planqué à espionner je-ne-sais qui ou quoi toute la journée, toute la semaine, tout le mois, toute l'année. Et tu sais, j'adore mon métier. Même si quand on fait ce genre de métier on est automatiquement qualifié comme quelqu'un d'étrange, je ne cherche pas à cacher que je suis fossoyeur, Hae-Jin. Ça fait bizarre de plus t'appeler Monsieur Ombre, tiens ! Enfin bref, c'est pas le sujet. Tu sais, ce métier ne consiste pas qu'à creuser, il réserve aussi des surprises... Pendant les exhumations par exemple, quand tu tombes sur un corps pas entièrement décomposé. » Bon appétit bien sûr. Ça devait surtout puer le mort. Bon okai, cette phrase était magnifique et un sacré bon jeu de mot, mais je n’allais pas la lui sortir, il devait surement la connaitre déjà depuis bien longtemps. Et puis je ne voulais pas passer pour un débile profond surtout ça. Soyons honnête. Cessant de creuser, je le regardais longuement creuser alors tout seul. « J’ai eu cette idée l’instant de quelques secondes ouais. » Dis-je en passant ma main sur mon front pour essuyer la sueur qui s’y logeait. « Je n’espionne pas beaucoup tu sais, ou du moins, pas comme tu le penses. » S’il me voyait faire comme dans les films dans une planque, c’était perdu d’avance. C’était loin d’être comme ça. « Et épargne moi les détails je n’ai pas encore manger et je crève la dalle tu vois. » Oui, là tout de suite j’aimerai bien manger à m’en péter la sous ventrière donc… Jetant la pelle sur le bord je soupirais avant de pousser le cadavre dans le trou, cette fois ça me paraissais bien. Bon. On devait maintenant sortir du trou, ça c’était autre chose. « Je pense que c’est bon là non ? »


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Sam 6 Sep - 14:33


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« Je vois, je vois. Et… Quand tu dis que tu es mentalement instable ? C’est-à-dire ? Genre autiste à faire boum-boum avec sa tête contre le mur ? ou… C’est tout autre chose ? » Je manquai de m'étouffer. Comment, je n'en savais rien. Il était complètement con ou quoi ? Moi, autiste ? À faire boum-boum avec ma tête contre le mur ? Mon Dieu... j'en ai entendu des stupidités dans ma vie, mais là, j'avais l'impression que ça explosait les records. « Tu crois vraiment que j'ai le profil d'un autiste ou autre chose dans le genre ? » D'ailleurs, ils connaissaient ce genre de maladies en Corée du Nord ? C'était surprenant ça. Comment ça, j'étais persuadé que le Nord c'est encore le Moyen-Âge ? C'est faux. Absolument. Je savais pertinemment que le pays était modernisé. Paraît même qu'il y a le métro et un girlband populaire comme l'est SNSD dans le Sud. « Si ça peut te rassurer, je suis pas schizo, je vais pas t'attaquer hein. C'est pas parce qu'on est déclaré malade mental que ça se voit. Tu connais, les maladies genre dépression ou personnalité borderline ? », interrogeai-je. Qu'est-ce qui me disait qu'il n'allait pas encore demander des précisions ? Dans le doute, je préférais les donner avant qu'il n'ouvre la bouche. Je me mordis la lèvre, puis relevai un peu la manche de mon manteau, avant de relever ma cape pour qu'il puisse voir ce que j'avais à lui montrer. « La seule personne pour qui je suis dangereux, c'est moi. » Je ne le regardai pas en parlant, le regard posé sur mon avant-bras. Certaines cicatrices me semblaient être encore plus visibles que certaines des siennes. Quand je pensais que c'était à cause de moi-même que je les avais... mais c'était plus fort que moi. Quand je repensais à ma vie de merde, je souffrais parfois de dissociations, et c'était ça le seul moyen que j'avais trouvé pour revenir à la réalité. Et j'avais besoin d'extérioriser ma souffrance, que je cachais bien profondément en moi. On finit par faire les présentations peu après, Monsieur Ombre n'aimant pas le surnom que je lui donnais. « Dieu ? Quel dieu ? Va trouver un autre bouffon Bailey. » Je haussai faiblement des épaules. « Tant pis. Je finirais bien par en trouver un bouffon comme tu dis, pour m'appeler Kamisama. » Je ne perdais pas espoir. Il y avait forcément quelqu'un dans mon entourage ne parlant pas japonais. D'ailleurs, c'était assez surprenant ça. Ils apprenaient le japonais dans sa dictature ? Moi qui pensait que c'était limite s'ils connaissaient l'existence d'autres pays... Ou peut-être qu'il avait appris le japonais en dehors de la Corée du Nord ? Autant éviter de poser la question... j'avais pas non plus envie de passer pour plus débile que je ne l'étais. Quoique, restait à prouver lequel de nous deux était le plus stupide. Car en attendant, il semblait penser que si j'avais enterré autant de personnes, c'était parce que j'étais un tueur en série. « J’ai eu cette idée l’instant de quelques secondes ouais. » Ah. Parce qu'il y avait sérieusement pensé que j'avais le profil d'un tueur ? Et ben. Ceci dit, on dit toujours que les apparences sont trompeuses. Il paraît que ma cousine Billy avait tourné tueuse à gages. Ça m'avait bien fait rire le jour où je l'avais appris. Faut dire qu'elle a plus de ressemblances avec un gentil petit pikachu qu'avec un hors-la-loi. Enfin bref. « Et dire que je disais ça en plaisantant... », soupirai-je. Je ne pensais pas vraiment que cette idée absurde avait pu lui traverser l'esprit. « Je n’espionne pas beaucoup tu sais, ou du moins, pas comme tu le penses. » De l'espionnage, c'était de l'espionnage. Peu importait la façon dont il espionnait, il était à New York pour récupérer des informations, non ? Le pauvre. Il devait s'ennuyer ici. « Et épargne moi les détails je n’ai pas encore manger et je crève la dalle tu vois. » Pauvre petit. « Oh, ça va, tu vas pas me dire que t'as pas vu pire ? Vu comment t'as tué ce type... Et puis t'es pas le seul à ne pas avoir mangé. Je viens de passer pas mal de temps à me taper de la compta, je me gaverais bien de makis. Ou de yukhoe. Ou de crêpes japonaises. » Le rêve... des crêpes japonaises... je pourrais m'en gaver une journée entière. Et autant dire que prendre quelques kilos, ça pourrait pas me faire de mal. Enfin, je disais ça, mais souvent, je n'avais pas l'appétit que je m'attendais à avoir, même devant de la nourriture japonaise. Alors que c'était la chose qui passait le plus facilement. Makis, yukhoe, crêpe japonaise. Quoi de mieux pour compenser ce début de soirée de merde passé à faire des heures sup' non payées et forcées à faire des choses n'ayant aucun rapport avec mon métier ? Oh, je ne dirais pas non à un yaoi. Mais il ne faut pas abuser non plus. Juste ne serait-ce qu'une crêpe serait pas mal. Chantilly, chocolat, fraises, boules de glace, brownie, cookie, miel, caramel... le genre de truc bien calorique. Et oui, j'avais à l'instant abordé les surprises lors des exhumations. Ça ne me posait aucun problème de penser à manger juste après. « Je pense que c’est bon là non ? » Je hochai la tête, soudain sorti de mes rêveries par la voix d'Hae-Jin. C'était vrai que cette fois, le trou avait une taille beaucoup plus crédible pour une tombe. « Oui, là c'est mieux. Tu vois, quand tu veux ! Au moins là il y a moins de chances qu'il soit retrouvé... » Laisser un cadavre en pleine rue c'était pas la chose la plus intelligente qui soit...

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Lun 29 Sep - 15:43


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« Tu crois vraiment que j'ai le profil d'un autiste ou autre chose dans le genre ? » Bah… Il y a bien des autistes, on ne dirait pas qu’ils le sont. Alors bon. Tout était possible. « Si ça peut te rassurer, je suis pas schizo, je vais pas t'attaquer hein. C'est pas parce qu'on est déclaré malade mental que ça se voit. Tu connais, les maladies genre dépression ou personnalité borderline ? » Oui, ça aussi je connaissais. Je n’avais pas fait de fac de médecine, mais je savais ce que c’était. Plus ou moins quoi. « La seule personne pour qui je suis dangereux, c'est moi. » Haussant un sourcil, je tournais un vague regard vers lui avant d’hausser les épaules. S’il le disait, je voulais bien le croire. « Dangereux pour toi ? Car tu veux te suicider un truc du genre ? » Ou se faire du mal, ou que sais-je. Je n’étais pas dans sa tête pour savoir exactement à quel point il était dangereux pour lui-même. Puis alors qu’on se présentait, plus ou moins, il crut m’avoir avec son Japonais. Comme si j’allais l’appelait dieu. Il pouvait courir, c’était loin d’arriver ce jour. « Tant pis. Je finirais bien par en trouver un bouffon comme tu dis, pour m'appeler Kamisama. » « Faut être occidental pour ne pas savoir que Kamisama, c’est dieu en Japonais. Enfin quoi que… Parait que plein d’occidentaux aime la culture asiatique. T’aura t’être plus de mal que prévu. » Avec la vague Hallyu et manga, on pouvait clairement dire que oui… L’Asie était un continent très aimé des occidentaux. Je me demandais bien pourquoi. Mais c’était surement comme les Asiatiques qui voulaient à tout prix vivre en Europe ou Amérique… C’est toujours mieux chez le voisin. Puis je lui avouais que j’avais envisagé l’option, oui, qu’il puisse être un tueur en série ou un truc du genre. « Et dire que je disais ça en plaisantant... » « Et bien mon cher ami, je vais te dire une chose. Tu as un drôle d’humour, parce que… ça ne se voyait pas. » Quand on plaisante, c’est censé être drôle non ? Ou j’ai manqué un épisode dans ma vie ? Je ne savais pas trop pour le coup. Et puis je crevais la dalle et monsieur me parlait de décomposition. J’avais des images de vers blanc gluant en train de bouffer la chair humaine. Bon appétit. « Oh, ça va, tu vas pas me dire que t'as pas vu pire ? Vu comment t'as tué ce type... Et puis t'es pas le seul à ne pas avoir mangé. Je viens de passer pas mal de temps à me taper de la compta, je me gaverais bien de makis. Ou de yukhoe. Ou de crêpes japonaises. » Il marquait un point. Mais voilà, j’aimais bien manger sans images dégueulasse en tête, c’était un code d’honneur. Voilà tout. Est-ce qu’un médecin légiste mangeait devant le cadavre ? Je ne pense pas. C’était juste… De l’humanité ? Un truc du genre ? Je ne sais pas trop. Enfin bref. « Hého. Je ne suis pas un sauvage pour autant. Et ta gueule, tu me donnes encore plus faim à dire ce dont tu rêves là. » Il ne pouvait pas garder sa souffrance pour lui ? Non, il devait partager ? Aucun savoir vivre ce type. Le trou finit, du moins, à mon gout je mis le cadavre dedans et ça semblait pas mal du tout. « Oui, là c'est mieux. Tu vois, quand tu veux ! Au moins là il y a moins de chances qu'il soit retrouvé... » Mimant une sorte de grimace, je tournais le regard vers lui avant de sourire faiblement. « Très drôle. Allez dépêche-toi de remettre la terre sur le type qu’on puisse s’en aller. » dis-je tout en remettant moi aussi la terre sur le type. Je crevais sérieusement la dalle.


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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Mer 1 Oct - 14:02


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« Dangereux pour toi ? Car tu veux te suicider un truc du genre ? » Je retins un petit rire. C'est qu'il comprenait vite le petit ! « Voilà. Mais malheureusement, ça n'a jamais marché. J'ai cru que j'allais y passer à deux reprises, mais à chaque fois je n'y étais pour rien. 'fin, t'as pas à t'en faire pour ta vie mon mignon. La seule personne que je serais capable de tuer, c'est moi. Quoique, mon patron aussi, mais ça c'est une autre histoire... », ajoutai-je d'un air songeur. Une toute autre histoire en effet. Et puis je disais ça, mais je n'avais jamais rien tenté. J'étais sûrement trop bon pour ça. J'étais pur et innocent. Mais bien sûr. Et j'étais la personne la plus chanceuse du monde, aussi. Non, vraiment, moi, pur et innocent ? J'avais quoi, douze ans quand j'ai lu mon premier roman hot, alors autant dire que ça faisait un bail que mon innocence s'était barrée en courant. Mais bon, mon côté parfois pervers, ce n'était pas ce qu'on remarquait en premier chez moi alors ça allait. Enfin, tout ça pour dire que malgré mes dires, je ne savais pas si je serais réellement capable de meurtre. De suicide oui, sans aucun doute, après tout j'avais déjà fait plusieurs tentatives. Mais de meurtre... même si je ne supportais pas mon patron, je n'étais vraiment pas sûr que je réussirais à vivre avec le fait d'avoir ôté la vie de quelqu'un. « Faut être occidental pour ne pas savoir que Kamisama, c’est dieu en Japonais. Enfin quoi que… Parait que plein d’occidentaux aime la culture asiatique. T’aura t’être plus de mal que prévu. » Je haussai des épaules, l'air peu convaincu. Il n'avait pas tort, j'en avais conscience, mais bon... tous les occidentaux n'étaient pas non plus bilingues japonais. Sauf qu'il ne fallait pas non plus être bilingue pour connaître le sens de Kamisama... oh et puis on s'en fiche. « Va pas me faire croire que tous les asiatiques parlent japonais non plus, hein. Et tous les occidentaux ne s'intéresse pas à la culture asiatique. Tu prends ma cousine, d'origines sud-coréenne, je suis sûr qu'elle ne connaît rien à la culture du pays de ses origines. En tous cas, je suis sûr que la majorité de ceux s'intéressant au Japon ne s'intéressent pas assez aux meilleurs genres de mangas. » En tous cas, j'étais persuadé que tous les occidentaux – et que tous les asiatiques – ne savaient pas tous ce que kamisama signifiait. Ça me surprendrait. « Et bien mon cher ami, je vais te dire une chose. Tu as un drôle d’humour, parce que… ça ne se voyait pas. » Je le toisai quelques instants d'un air sceptique, avant de répliquer. « C'était de l'ironie, Monsieur Ombre. » Oui, je recommençai avec ce surnom... après tout, je l'adorais. Faut avouer que c'est classe, Monsieur Ombre. En tous cas, une chose qui était encore plus sûre, c'est que j'avais faim. Je voulais me gaver de crêpes japonaises. Et apparemment je n'étais pas le seul à avoir hâte de manger. « Hého. Je ne suis pas un sauvage pour autant. Et ta gueule, tu me donnes encore plus faim à dire ce dont tu rêves là. » Mouais... ça restait à prouver tout ça. Vu la façon dont il avait tué le type... mais bon, d'accord, j'acceptai de croire qu'il était un minimum civilisé. « Ok, ok, je la ferme. » Ah... j'avais faim. « Si je fais de l'hypoglycémie et que je tombe dans les pommes avant de rentrer chez moi, ça sera parce que tu m'auras empêcher de manger. », soupirai-je. Je déclarai ensuite, en tant que seul professionnel ici présent, que cette fois la taille de la fosse me semblait plus raisonnable. « Très drôle. Allez dépêche-toi de remettre la terre sur le type qu’on puisse s’en aller. » Très drôle ? Ben... c'est-à-dire que je ne cherchais pas vraiment à l'être, mais bon. « Rah, c'est bien parce qu'on m'attend, sinon je t'aurais laisser faire seul... », soupirai-je en rebouchant le trou moi aussi.

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MessageSujet: Re: bailey&hae-jin ~ new york by night Sam 11 Oct - 12:11


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« Voilà. Mais malheureusement, ça n'a jamais marché. J'ai cru que j'allais y passer à deux reprises, mais à chaque fois je n'y étais pour rien. 'fin, t'as pas à t'en faire pour ta vie mon mignon. La seule personne que je serais capable de tuer, c'est moi. Quoique, mon patron aussi, mais ça c'est une autre histoire... » Mon mignon ? Mon … Mignon ? « Ya, ya… M’appelle pas mon mignon hein. Je ne suis pas de ce bord-là. Ça fait flipper ce surnom. » Dis-je en frissonnant. Berk, non. « Et puis ton directeur ? Il te fait quoi ? » Oui j’étais curieux. Pourquoi il voulait le tuer lui aussi. Puis monsieur essaya de me faire l’appeler Dieu en Japonais. C’était raté. Il me prenait pour un débile ou bien ? « Va pas me faire croire que tous les asiatiques parlent japonais non plus, hein. Et tous les occidentaux ne s'intéresse pas à la culture asiatique. Tu prends ma cousine, d'origines sud-coréenne, je suis sûr qu'elle ne connaît rien à la culture du pays de ses origines. En tous cas, je suis sûr que la majorité de ceux s'intéressant au Japon ne s'intéressent pas assez aux meilleurs genres de mangas. » Roulant des yeux je soupirais longuement. Sa cousine devait être débile alors. « Il y a ce qui s’appelle l’école. En Corée la première langue étrangère apprise est le japonais. Puis l’anglais et le Chinois. Et à ton avis dans les autres pays c’est comment ? En Chine ils apprennent aussi le Japonais. Après je ne sais pas trop. Mais rien que pour les gens qui regardent des mangas… Qui n’a jamais entendu ce mot ? Kamisama ? Sérieusement ? Je suis sûr que même au fin fond du Chili, ceux qui regardent les mangas le savent. Et puis… Quels sont les meilleurs genres de manga ? » Demandai-je assez curieux de savoir sa réponse. Puis il me fit une sorte d’humour invisible là. Oui invisible. En clair, ce n’était pas drôle du tout quoi. « C'était de l'ironie, Monsieur Ombre. » Encore ce surnom. Plissant le nez, je le fusillais du regard. C’est qu’en plus il était têtu le bonhomme… « Tais-toi. » Crachai-je en grognant faiblement. Non mais… C’était quoi ce surnom pourri en plus. Il aurait pu au moins m’en donner un de plus classe non ? Et puis on devait creuser ou du moins finir de couvrir ce mec-là, pour pouvoir partir. Plus vite on aura fini, plus vite on pourra aller manger. Question de logique. « Ok, ok, je la ferme. Si je fais de l'hypoglycémie et que je tombe dans les pommes avant de rentrer chez moi, ça sera parce que tu m'auras empêché de manger. » Me tournant vers lui, je l’observais en fronçant les sourcils. « T’es si faible que ça ? Pour un homme, ça craint. » Dis-je en l’observant longuement. Oui ça craignait vraiment. Un homme se devait d’être fort, et non pas une chochotte comme monsieur. Il n’allait pas tomber en hypoglycémie pour si peu. Un peu de nerfs voyons. « Rah, c'est bien parce qu'on m'attend, sinon je t'aurais laisser faire seul... » Mais bien sûr, comme si j’allais le laisser faire. Il était fou. Je ne l’aurai pas laissé partir. Manquerait plus que ça tiens. Secouant la tête sans rien répondre je m’activais pour finir de recouvrir le type de terre. Une fois fait, je lâchais la pelle avant de sortir de là et me taper les mains ainsi que les fringues pour enlever la poussière de terre qui était venu sur moi. N’attendant rien de sa part, je poussais alors le toboggan le remettant à sa place sans trop de mal avant de me redresser et souffler un bon coup. « Voilà une chose de faite. Tu peux partir si tu veux. » Dis-je en attrapant mon haut pour l’enfiler puis prendre les deux pelles. Je devais les remettre à leur place histoire que ça passe bien inaperçu. Sans attendre de réponse de sa part, je parti là où je devais aller.


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