It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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E&N ~ I think, it's okai, you're my sister

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MessageSujet: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Ven 1 Aoû - 12:16


EBBA & NASTAZIA
I think, it's okai, you're my sister




Finissant de ranger la cuisine, je me lavais les mains les séchant rapidement avant d’aller dans la chambre de Marilys. Elle dormait. Bien. Sans un bruit je sortis pour me changer dans ma chambre. Tenue d’été, un truc simple histoire de ne pas mourir de chaud, je pris mes affaires et fis signe à mon frère qui je quittais l’appartement. Il ne bougeait pas, il restait pour garder la petite. Allant dans la garage sous terrain, je montais dans ma voiture avant de rentrer dans le gps l’adresse d’Ebba. Je ne lui avais rien dit, mais soit. Il était temps d’aller voir un machin chose là. J’avais oublié le nom. Bref, pour savoir si on était bien sœur. Soupirant, je m’attachais les cheveux, enclenchant la climatisation avant de soupirer. On avait enfin averti Solanà et… Nom d’un chien, je n’aurai pas aimé être le voisin, qui a assisté à autant de gueulade et de cri dans notre appartement. Si on n’avait eu aucun reproche, je me doutais que ça avait dû causer des ennuis. Comme prévu elle l’avait mal pris et avait fait un esclandre, comme si madame était si importante que ça. Un jour peut-être qu’elle descendrait de son pied d’estale et verrait, qu’elle n’est qu’une humaine comme les autres et que ce n’est pas en faisait sa princesse qu’on peut y arriver dans la vie. Sans la notoriété de la famille on ne serait surement pas là aujourd’hui. Soupirant, je suivis les instructions de la voix avant de me faufiler dans les rues New-Yorkaise. Arrivant à bon port après plusieurs minutes je descendis de la voiture, pour filer dans l’appartement d’Ebba. Cherchant son numéro, je frappais plusieurs coups attendant alors qu’on m’ouvre. La porte s’ouvrant après quelques secondes, je la vis assez surprise de me voir ici. « Salut, salut. T’es habillée là ? Si oui viens, si non, va te changer, on va faire les tests de paternité. [/color] Dis-je en m’avançant sans trop lui laisser le choix entrant alors carrément dans son appartement. « Enfin paternité… Non, je ne suis pas ta mère mais… enfin, tu m’as comprise. »Dis-je en fronçant les sourcils en regardant autour de moi. Ça semblait cool chez elle. Inspirant quelque peu, je passais une main dans mes cheveux avant de bailler. Manque de sommeil quand tu nous tiens. « Il fait bon chez toi. J’sais pas si tu as mis le nez dehors, mais on crève, habille toi léger. » Dis-je en tournant le regard vers elle. J’étais déjà en train de lui donner des ordres, comme je le faisais avec Solanà, comme je le faisais avec ma fille. Au fond de moi, je savais qu’elle était une des nôtres. Je ne saurais dire pourquoi.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Ven 1 Aoû - 19:05

Ebba + Nastazià
I think, it's okai...
Je n’attendais personne. En réalité, je ne voulais voir personne. Je prenais une journée off. Mais vraiment off, off de tout. Aujourd’hui, je me retirais de l’humanité. Je n’étais plus là pour personne, et roulée en boule sous mon édredon typiquement russe, je végétais sur le canapé devant un énième visionnage d’Anastasia. Dans ces moments-là, je me rêvais rousse. Je végétais... Ou presque. N’étant pas vraiment pas du style a rester sagement en place, mes jambes s’évadaient de l’édredon pour s’en aller battre l’air, se replier sur le dossier, et je glissais, tête en bas, observant les images animées inversées, m’emportant même légèrement lorsque les premières mesures de ‘Loin du froid de décembre’ furent entamées. J’y pouvais rien, c’était le double effet KissKool. C’est d’ailleurs pourquoi, lorsque la mélancolie m’étreignait, je lançais immédiatement ce dessin animé et pas un autre. Parce qu’il avait cette aptitude très particulière de me remettre sur pied en quelques chansons. Aussi, désormais debout sur le sofa, l’édredon façon robe de princesse, des restes de pop-corn dans le cheveux, je m’élançais corps et âme dans le chant. Là, tout de suite, j’avais huit ans. Mais puisque le reste de l’humanité ne le saurait jamais, je m’en foutais, et virevoltais, sautais, fredonnais, puis hurlais carrément des paroles que je connaissais par coeur. Sauf qu’aux confins de mon interprétation de ‘C’est le début’, l’humanité se rappela à moi en quelques coups frappé à ma porte. J’aurais pas du ouvrir, mais puisqu’il devait s’agir de Natalia qui m’aura entendu hurler, et sera venue regarder la fin avec moi, je ne prenais pas garde, et ma robe de princesse de fortune cintrant ma taille, mon diadème de pop-corn sur la tête, j’ouvrais la porte sans lâcher l’écran des yeux, accueillant mon étoile de voisine en beuglant dans ma brosse à cheveuxx-micro : « ... L’amour nous rassure, brise le mur des incertituuuuuudes ! J’apprendrais à lire dans ton regard, je serais le dernier des remparts ! Rien ne sera plus comme avant, non, sur le début je resseeeeens... » Puis, archi-satisfaite de ma dernière note passée crème, j’obliquais un regard et mon micro improvisé, en lançant un « A toi ! » vers... Nastazià ?! Oh zut ! Zut ! Zut ! « Salut, salut. T’es habillée là ? Si oui viens, si non, va te changer, on va faire les tests de paternité. » me lançait-elle en entrant dans l’appartement, tandis que je luttais avec mon humiliation naissante. Habillée ? J’avais un édredon autour des hanches, et un simple soutien-gorge en haut, alors non, non, absolument pas, je n’étais pas habillée. Mais après tout, c’était elle qui bossait dans la mode, pas moi. Sans réfléchir, je bondissais jusqu’au canapé afin d’attraper la télécommande et dans un même mouvement, faire taire le duo de brailleur. Au fait, elle avait dit Paternité, là ? J’étais tellement surprise de la voir ici, dans mon univers à moi, au sein même de mon écosystème, que j’en avais oublié de paniquer pour le reste. Mais paternité ? Oui, là, je paniquais en me redressant. Elle avait contacté son père ? J’allais le voir ? Il allait vouloir me voir ? « Enfin paternité… Non, je ne suis pas ta mère mais… enfin, tu m’as comprise. » Non, je ne comprenais pas grand chose, mais j’hochais la tête tout de même, ne souhaitant surtout pas la décevoir. Elle évoquait le test ADN, c’est ça ? Je restais là, silencieuse, immobile, à la fixer comme si Dieu venait de se matérialiser dans mon salon. « Il fait bon chez toi. J’sais pas si tu as mis le nez dehors, mais on crève, habille toi léger. » Hein ? Ha oui... C’était une manière de me demander de sortir de ma tétanie ? J’hochais une nouvelle fois de la tête, toujours incapable de fournir le moindre son, le moindre mot, et trottinais jusqu’à ma chambre, soulevant le bas de mon édredon pour pas aggraver mon humiliation d’une chute. J’en ressortais moins d’une minute, un short et une blouse plus tard, lui jetant un regard par en-dessous afin de m’assurer que cette tenue lui convenait. Elle avait l’air d’avoir une idée très arrêtée sur ce que je devais porter, alors je préférais m’arranger pour ne pas trop la décevoir. « Ca va comme ça ? » je demandais, enfin, avant de croiser mon reflet dans le miroir de l’entrée, où je récupérais mon sac à main, et d’y voir mon blondeur parsemée de pop-corn. Zut zut zuuuut !

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Sam 2 Aoû - 21:09


EBBA & NASTAZIA
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« ... L’amour nous rassure, brise le mur des incertituuuuuudes ! J’apprendrais à lire dans ton regard, je serais le dernier des remparts ! Rien ne sera plus comme avant, non, sur le début je resseeeeens... » What the hell ? «  A toi !  » Haussant un sourcil, je baissais le regard sur ce qui semblait être le micro avant de la regarder à nouveau. Elle avait l’air pas mal gênée. Ouais, bon, elle pouvait. Pouffant franchement de rire, je me retins en posant ma main sur mes lèvres, avant de pouffer une nouvelle fois. Impossible de ne pas me retenir sérieusement. J’aurai dû filmer ça. Si j’avais su. Raclant ma gorge, je toussais avant de lui dire d’aller s’habiller. Je n’étais pas venue ici pour une séance de Karaoké. D’ailleurs elle s’empressa d’éteindre la chose qui braillait. Elle avait l’air de paniquer. Certes j’étais venue à l’improviste mais quand même, elle pouvait aller plus vite non. Lui rappelant pourquoi j’étais là, elle m’abandonna enfin pour aller s’habiller. Tournant sur moi-même, je regardais un peu partout en haussant un sourcil. Simple comme appartement mais bien. J’étais tellement habituée au luxe à présent… ça me rappelait mes débuts quand j’avais seize ans… quand je n’avais plus le soutiens de mes parents en somme. La voyant revenir habillée d’un short et d’une blouse, je fronçais les sourcils sans bouger. « Ca va comme ça ? » Me pinçant les lèvres je m’approchais d’elle avant de regarder ses cheveux. Du pop-corn en décoration ? Why not. Marilys aimerait tiens. Attrapant un je le mangeais l’air de rien avant de l’attraper par les épaules et lui faire faire demi-tour. « Nop. On va changer ton haut. T’as rien de plus… Glamour ? Sexy ? Qui dévoile tes petits seins ? » Demandai-je en la poussant vers sa chambre. Entrant sans même demander si j’avais le droit, j’ouvris alors le placard et me mi à fouiner. « Ou alors une petite robe ? tu as des soutien-gorge push-up ? Oh, et tu as des talons aiguilles ? » Demandai-je en me tournant vers elle. Attrapant un autre pop-corn, je le mangeais avant de ma regarder à nouveau. « J’espère que je ne suis pas en train de détruire un nouveau type de coiffure ? » Demandai-je en me laissant tomber sur le lit attendant qu’elle me montre ses vêtements et ne se change. Je n’étais pas ubiquiste je ne pouvais pas savoir si c’était fait exprès ou pas.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Sam 2 Aoû - 23:19

Ebba + Nastazià
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Je ne m’attendais tellement pas à elle. Je ne m’attendais à rien, en réalité, mais surtout pas à Nastazià. Je l’avais quitté, il y a plusieurs jours, dans son appartement après une révélation qui avait probablement ruiné sa vie, et depuis... Plus rien. Plus de nouvelles. Peut-être était-ce mieux comme ça. Après tout, je n’étais rien pour elle, rien d’autre qu’un cheveu dans sa soupe, ou la confirmation de l’ignominie de son père. Et pourtant, c’était elle que j’accueillais avec mon micro imaginaire et ma chanson très très légèrement régressive. Au moins, elle riait... Enfin pouffait... Elle se moquait ? Zut ! Zut ! Zut ! Ridicule ! J’étais ridicule ! Alors, forcément, je paniquais légèrement, enchainant les maladresses dans ma précipitation. Pour une danseuse, je n’étais vraiment pas très gracieuse une fois sous pression. Un jour je serais maîtresse de mes mouvements... Un jour. À la Saint Glinglin, probablement. Après m’être cognée plusieurs fois, avoir éteint les cris d’Anastasia et Dimitri, je regagnais ma chambre au petit trot pour revêtir autre chose qu’un édredon. Pour sortir, c’était mieux. Mais lorsque je revenais au salon, son air m’informa que j’avais du faire une connerie, que je la décevais encore et toujours. Ça n’allait pas ? « Nop. On va changer ton haut. T’as rien de plus… Glamour ? Sexy ? Qui dévoile tes petits seins ? » Quoi ? Grands Dieux, non ! Plaquant mes mains sur mes petits seins, j’y jetais un regard tandis qu’elle me poussait jusqu’à ma chambre. Pourquoi j’aurais du montrer mes seins ? L’été était caniculaire, mais était-ce une raison ? « Ou alors une petite robe ? tu as des soutien-gorge push-up ? Oh, et tu as des talons aiguilles ? » Arrivée dans ma chambre, elle avait ouvert le placard et presque disparue dedans. Enfin son visage, quoi, mon dressing n’étant clairement pas assez grand pour faire disparaitre quoique ce soit. À part les chaussettes. Ça oui. Mon placard bouffait les chaussettes, mais pas deux par deux, non juste une seule de chaque paire. Je restais toujours interdite, ne sachant que répondre sans la décevoir à nouveau -visiblement j’étais pas la soeur qu’il lui fallait- mais faisant office de garde-mangé capillaire, c’était toujours ça de prit. Elle cherchait quoi ? De quoi organiser un vide-dressing ? J’avais pas grand chose de valeur, malheureusement. « J’ai un pull en angora, si tu veux... » je tentais, tout de même, en l’observant se laisser tomber sur mon lit. « Sinon... J’ai pas de talons aiguilles, mais j’ai des pointes. Elles sont un peu abimées, mais elles valent cher quand même. » je proposais en lui montrant une paire que je tenais par les rubans. « J’espère que je ne suis pas en train de détruire un nouveau type de coiffure ? » Pardon ? Ce ne fut qu’en la voyant avaler un nouveau pop-corn que je compris, et passais la main dans mes cheveux, rougissant légèrement. « Non, c’est... Mon corps rejette le sucre par ma tête. » Tout à fait. « C’est encore pire quand je bois du Coca. » Mais bien sûr. Pourquoi fallait-il que je sorte des absurdités dès que j’étais mal à l’aise ? Parce que oui, là, j’étais pas super à l’aise. J’étais absolument ravie et comblée qu’elle soit là, qui plus est parfaitement insérée dans ma literie, mais... J’avais tellement peur de mal faire, de la décevoir et qu’elle parte. « Mais... On ne devait pas aller faire un test ADN ? » je demandais, quand même, en retournant planter mon nez dans ma penderie, ôtant ma blouse puisqu’elle ne lui plaisait pas, enfilant un débardeur noir à la place. « C’est mieux ? »

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Sam 2 Aoû - 23:40


EBBA & NASTAZIA
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« J’ai un pull en angora, si tu veux... » Elle était folle ? « Sinon... J’ai pas de talons aiguilles, mais j’ai des pointes. Elles sont un peu abimées, mais elles valent cher quand même. » Fixant ses pointes, je soupirais en me demandant si c’était une grosse blague. « Un pull ? Hey, il ne fait pas un froid de canard dehors. Oublie ça de suite. Et… Des pointes ? Tu n’as pas une seule paire de talons ? Sérieux ? » Il allait falloir qu’on fasse les boutiques elle et moi un de ces jours. Comment une femme ne pouvait-elle pas avoir une seule paire de talons ? C’était possible ça ? Par la suite je lui demandais pour ses cheveux, là, parce que l’effet pop-corn, voilà quoi. « Non, c’est... Mon corps rejette le sucre par ma tête. » Hein ? Il lui manquait une case ou bien ? « C’est encore pire quand je bois du Coca. » Haussant un sourcil, je la regardais longuement avant de baisser mon regard vers le bas. Okai. Soit elle disait des conneries sous le stress, soit… Elle était réellement timbrée ? Je ne savais pas quelle option choisir là tout d’un coup… C’était tout de même bizarre, non ? Ou alors c’était mon humour qui était au plus bas ? Je ne savais pas trop pour le coup. « Hum. On ira boire un coca alors après. » Tant qu’à faire, autant voir, si elle avait une cervelle passoire, ou que sais-je pour faire ressortir ça par la tête. « Mais... On ne devait pas aller faire un test ADN ? » Si, si. Tout à fait, on doit. J’hochais la tête alors qu’elle se tourna pour se changer. Elle était pudique ? « C’est mieux ? » « On va dire oui. Bon met des chaussures, pas tes ballerines hein. » Dis-je en me levant avant d’attraper les pop-corn dans ses cheveux et les lui enlever. Elle n’allait quand même pas les garder. Quittant sa chambre, je regardais l’heure, en espérant qu’il n’y aurait pas trop de monde quand même. Ce n’est pas comme si je savais comment ça fonctionnait et si je savais qu’il y avait beaucoup de monde. Je ne suis pas une experte après tout. L’attendant, une fois-là, je quittais son appartement, avant de filer en direction de la grande rue. Une fois sur le bord du trottoir, je fis signe à un taxi de s’arrêter ce qu’il fit. Ouvrant la porte j’y poussais Ebba dedans, sait-on jamais avant d’y entrer. Donnant l’adresse, je m’installais confortablement avant de soupirer. « C’est quoi cet été caniculaire là ? Monsieur, mettez la clim s’il vous plait. » Dis-je en passant une main dans mes cheveux. « Tu n’as pas chaud toi ? » Demandais-je à l’attention d’Ebba.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Dim 3 Aoû - 1:47

Ebba + Nastazià
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« Un pull ? Hey, il ne fait pas un froid de canard dehors. Oublie ça de suite. Et… Des pointes ? Tu n’as pas une seule paire de talons ? Sérieux ? » J’voyais pas trop le rapport entre la température extérieure et le prix de mes vêtements, mais soit, je remballais mon joli pull, ainsi que mes pointes sans chercher à discuter. J’avais des talons, oui, j’avais une paire de bottes pour l’hiver, mais ce n’était pas des talons aiguilles, loin de là. Ils étaient juste... Heu... Bah normaux, quoi. Huit centimètres, pas plus. Je n’avais pas le droit à plus, de toute manière. Les talons trop hauts renforçaient les risques d’accidents, d’entorses et autres blessures aux chevilles, et mes chevilles c’était l’un des mes outils de travail. Je ne pouvais pas me permettre n’importe quoi. Et puis, j’aimais pas. Je me rappellerais ma mère si j’enfilais ça. J’aimais ma mère, mais je n’aimais pas les raisons qui l’avaient poussé à s’offrir ce genre d’article. Moi, j’étais normale, banale et ça m’allait très très bien. Bien sûr, lorsqu’elle m’interrogeait sur la présence de pop-corn dans ma blondeur surréaliste, je sortais la première absurdité qui me venait, et... Et je priais pour que ce regard, qu’elle me lançait-là, ne soit pas celui de quelqu’un me prenant au sérieux. Elle avait compris, pas vrai ? Seigneur, j’avais un humour catastrophique ! « Hum. On ira boire un coca alors après. » Je grimaçais. Elle avait pas vraiment cru que... « Je... Non, en fait... Je... C’était pas drôle, désolée... » je rétorquais, ou du moins essayais, secouant les mains et la tête, avant de tout baisser, abattue. Parfois, je m’auto-fatiguais. « Mais, tu sais... J’avais une collègue qui avait été opérée de la tête très jeune. Ils lui avaient ouvert le crâne, et je sais pas ce qui s’était passé, les médecins avaient du sectionner un truc, mais à chaque fois qu’elle mangeait, après ça, même le plus petit skittles, bah elle transpirait des cheveux. Du coup, elle passait son temps à se tamponner les racines avec un mouchoir. C’est fou, non ? » Incroyable. Pourquoi je lui racontais ça ? Pourquoi est-ce qu’il fallait que je déblatère autant ? Elle allait finir par m’abandonner là, c’était certain. Voilà pourquoi je lui rappelais la raison de sa venue. Le test ADN. On y allait ? Espérant la satisfaire, j’enfilais un débardeur noir qui n’avait rien d’extravagant, mais dont elle sembla se contenter. « On va dire oui. Bon met des chaussures, pas tes ballerines hein. » ordonna-t-elle en quittant ma chambre, après m’avoir libéré de ma couronne de Pop-corn. « Pourquoi ? Les ballerines c’est pas des chaussures ? » je demandais, la suivant, des tongs à la main. Peut-être qu’elle était ballerinophobe ? Et pourquoi était-elle si pressée d’un seul coup ? Achevant d’enfiler ma deuxième tong dans l’ascenseur, je compris à son regard que je m’étais encore plantée quelque part. C’était quoi ? Les tongs ? Ou bien le tote-bag en toile à l’effigie de MacGiver ? ‘Mind is a Weapon’ haha, j’adorais ce sac ! Alors que je me dirigeais vers la bouche de métro à trois rues d’ici, je m’immobilisais en remarquant qu’elle ne me suivait plus mais hélait un taxi. C’était si loin que ça ? Je la rattrapais au moment où elle ouvrait une portière, et brusquement me retrouvais sur la banquette arrière. Pourquoi tant de violence ? C’était à cause de mes tongs ? « C’est quoi cet été caniculaire là ? Monsieur, mettez la clim s’il vous plait. » Ha non, visiblement même le chauffeur de taxi y avait le droit. « Tu n’as pas chaud toi ? » Moi ? « Ho non, tu penses, mon enfance en Sibérie m’a clairement préparé à de telles chaleurs. » et hop, un petit sourire pour faire passer le sarcasme. Elle allait se fâcher ? Elle allait critiquer mes chaussures encore ? Pourquoi tant d’agitation ? C’était à cause du test ADN ? Elle avait peur de découvrir ce que je savais déjà ? « Tu veux un xanax ? » je proposais alors, tout timidement, en sortant une plaquette de mon sac MacGiver. « Sinon, j’ai des dragibus, si tu préfères... » Pas le même effet sur les synapses, mais sur un malentendu, ça passe, non ?

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Lun 4 Aoû - 1:16


EBBA & NASTAZIA
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« Je... Non, en fait... Je... C’était pas drôle, désolée... » Elle marquait un point. « Mais, tu sais... J’avais une collègue qui avait été opérée de la tête très jeune. Ils lui avaient ouvert le crâne, et je sais pas ce qui s’était passé, les médecins avaient du sectionner un truc, mais à chaque fois qu’elle mangeait, après ça, même le plus petit skittles, bah elle transpirait des cheveux. Du coup, elle passait son temps à se tamponner les racines avec un mouchoir. C’est fou, non ? » La regardant sans trop savoir quoi dire, je fronçais les sourcils avant de rire faiblement. C’était une drôle d’histoire quand même. Transpirer des cheveux ? Ça ne devait pas… Berk. C’était tout de même bizarre non ? Ou c’était moi la fille bizarre là ? « C’est sérieux ça ? Ça doit être… bizarre. » Très même. Je ne voulais pas savoir ce que ça faisait. Transpirer des cheveux… déjà que transpirer tout court ce n’était pas super alors de la tête… Berk. Non quoi. Me montrant ses pointes, je soupirais, en lui susurrant de mettre n’importe quelle chaussure, tant qu’elle ne mettait pas ses ballerines là. « Pourquoi ? Les ballerines c’est pas des chaussures ? » « Pas les pointes du moins. Enfin, si des chaussures de danse, mais ne jouons pas sur les mots. » Soupirai-je avant de quitter son appartement pour aller prendre un taxi. Elle avait finalement mit des tongs. Pourquoi pas. M’enfin, c’était moins glamour et sexy qu’une paire de talons aiguille je trouvais. Montant dans le taxi avec elle, je demandais au chauffeur de mettre la clim, ce qu’il fit sans se faire prier avant de demander à Ebba si elle n’avait pas de mal à supporter la chaleur. « Ho non, tu penses, mon enfance en Sibérie m’a clairement préparé à de telles chaleurs. » Je fronce les sourcils, sous son humour un peu bizarre. Mais je finis tout de même par sourire un peu. J’étais trop tendu, et ça me rendait dingue. En général dans ce genre de situation, je finissais par me droguer. Mais non, j’étais en plein sevrage, et je devais tenir bon. Plus ça allait, et moins je me droguais, je pouvais même tenir deux mois. Deux mois sans rien toucher… Sans craquer… Petit à petit, je finirais par ne plus me droguer… « Tu veux un xanax ? » Me figeant, je la regardais comme si c’était un alien. WHAT ? Baissant un regard sur la tablette de cachet, je la regardais à nouveau. Elle se foutait de moi ? Elle lisait dans les pensées ? Elle nous connaissait, mais ne savait pas le scandale à mon effigie ? « Sinon, j’ai des dragibus, si tu préfères... » clignant des yeux, j’entrouvris la bouche avant d’attraper sa tablette de cachet tout en ouvrant la fenêtre. Sans rien dire, je la jetais avant de refermer la fenêtre et lui lancer un regard noir. « Plus jamais, tu ne me proposes ce genre de cachet. Et je t’interdis d’en prendre. Y’a des méthodes naturelles bien plus efficace. Compris ? » Dis-je avant de m’enfoncer dans le siège du taxi avant de me triturer les ongles. Ça me rappelait ma période où j’étais prête à prendre tout et n’importe quoi simplement pour avoir un shoot, pour avoir la sensation de partir loin. « Donne-moi des dragibus s’il te plait. » Dis-je en fermant les yeux. C’était mieux que rien. Le taxi s’arrêtant, je regardais le compteur avant de lui donner la monnaie, plus trois dollars de plus pour le pourboire. Quittant l’habitacle, je regardais le bâtiment devant nous avant de soupirer longuement. « T’es prête ? » Demandai-je en la regardant longuement.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Lun 4 Aoû - 5:11

Ebba + Nastazià
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« C’est sérieux ça ? Ça doit être… bizarre. » Ha oui, oui ! J’hochais la tête vivement avant de la suivre à travers le couloir. Evidemment que c’était sérieux. Qui aurait l’idée de raconter un truc pareil si ça ne l’était pas ? J’aurais voulu lui poser la question, mais son ordre concernant mes ballerines m’en empêcha, et je préférais l’interroger à ce propos. Après tout, je n’y connaissais pas grand chose mais il me semblait que les ballerines étaient des chaussures. On les achetait même au rayon chaussures, ça ne pouvait être qu’un excellent indicateur, ça, non ? « Pas les pointes du moins. Enfin, si des chaussures de danse, mais ne jouons pas sur les mots. » Les pointes ? Mais pourquoi elle me parlait des pointes maintenant ? Oooh... D’accord. « Non, mais Nastazià, les pointes ne sont pas des ballerines. Les pointes sont juste... » Je m’arrêtais, cherchant le mot... « Bah des pointes, en fait. » Et je reprenais mon petit trot dans un haussement d’épaules. Donc, finalement, j’aurais pu chausser mes ballerines à la place des tongs ? Trop tard, nous étions déjà dans l’ascenseur, puis la seconde suivante dans le taxi. Pourquoi était-il si... nerveuse ? Même mon sarcasme ne lui tira qu’un bref et fin sourire... Fouillant mon sac à la recherche d’un chewing-gum,  je tombais sur la boîte de xanax et lui en proposais un, avant de tomber sur les dragibus et de faire de même... Y avait aussi une boîte de préservatifs, et je m’apprêtais à les lui proposer aussi, lorsqu’elle m’arracha la boîte des mains -les xanax, pas les préservatifs- pour la jeter par le fenêtre de la portière. Et moi, je me retournais pour les voir disparaître sur la chaussée au travers de la vitre arrière. « Plus jamais, tu ne me proposes ce genre de cachet. Et je t’interdis d’en prendre. Y’a des méthodes naturelles bien plus efficace. Compris ? » Pourquoi elle criait ? Pourquoi elle m’interdisais de... C’était quoi le problème, bon sang ? Beaucoup de filles prenaient ça, au sein de la troupe, et c’était sur ordonnance médicale, donc... Quand même ! Un médecin ça sait ce que ça fait. « J’en ai pas besoin, moi... » je répondais malgré tout, parce que je voulais bien qu’elle crie, mais seulement lorsqu’il existait une raison à ça. « ... Et c’était pas ma boîte. Mais maintenant il va falloir que je me débrouille pour en trouver une autre... » Il était hors de question que j’explique à Natalia que ma potentielle soeur en devenir avait jeté sa boite de xanax dans une avenue new-yorkaise après que je lui ai proposé la boite restée dans le sac qu’elle-même m’avait prêté. Autant annoncer à tout le monde que je n’étais pas digne de confiance et qu’il ne fallait absolument rien me prêter. « Donne-moi des dragibus s’il te plait. » Je lui jetais un regard en biais, méfiant. « Tu promets de pas les jeter par la fenêtre ? » Après tout, peut-être qu’elle souffrait de troubles obsessionnels compulsifs ? Je lui donnais tout de même juste avant que le taxi ne s’immobilise devant une grand bâtiment, preuve qu’on aurait très bien pu y aller à pied, hein. « T’es prête ? » me demanda-t-elle après être sortie, arrivant sur le trottoir à ma hauteur. Est-ce que j’étais prête ? Depuis des années je l’étais. « Oui. » j’affirmais alors dans un haussement d’épaules. C’était juste une formalité pour moi. Je savais déjà. « Mais... Si tu veux pas y aller, on peut repartir, c’est pas grave. » j’ajoutais, consciente de sa nervosité, cherchant à l’apaiser en lui offrant une porte de sortie potentielle, une seconde voie plus apaisante. C’est ce que je faisais pour lutter contre le trac, me répéter que je n’étais pas obligée d’y aller, que j’avais encore le choix, l’option de ne pas monter sur scène. Cela dit, j’y allais à chaque fois, parce que c’était ça le but de cette technique, permettre de surpasser ses appréhensions, de s’autoriser à faire les choses parce qu’on le voulait vraiment et non pas par obligation. Aussi, malgré mon petit discours, je glissais doucement ma main dans la sienne, lui administrant une légère pression, avant de me mettre en marche, un sourire rassurant aux lèvres. « Allez... » je soufflais, l’entrainant vers les portes, les ouvrant, les passant, la précédent dans ce laboratoire à la climatisation réfrigérante. Cette fois, c’était moi la grande soeur.  

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Lun 4 Aoû - 12:55


EBBA & NASTAZIA
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« Non, mais Nastazià, les pointes ne sont pas des ballerines. Les pointes sont juste... » quoi ? « Bah des pointes, en fait. » « Ah. Bon tes pointes alors. Pardon. » Comme si j’y connaissais quelque chose en la danse. J’y connaissais strictement rien. Soupirant, on quitta la demeure avant de prendre un taxi ou… Elle me proposa du xanax. Elle était sérieuse là ? Plutôt folle je dirais moi. Attrapant la plaquette, je la jetais dans la rue. Ouais je polluais et alors ? « J’en ai pas besoin, moi... » Encore heureux. Mais pourquoi elle me dit ça ? Elle me visait ? Elle voulait une gifle ? « ... Et ce n’était pas ma boîte. Mais maintenant il va falloir que je me débrouille pour en trouver une autre... » Soupirant, je passais ma main dans mes cheveux. « Je t’en donnerai une autre. Elle n’y verra que du feu. » soupirai-je sans la regarder. Je ne voulais pas non plus la mettre dans l’embarras. Ça me gênerait sinon. Par la suite, je lui demandais de me donner des dragibus. Ça par contre c’était bon. « Tu promets de pas les jeter par la fenêtre ? » « Oui. Je vais les manger eux. » Dis-je en roulant des yeux. Je n’étais pas non plus idiote. Descendant du taxi tout en le payant, je lui demandais alors si elle était fin prête. « Oui. » Bon. Alors si elle était prête. En même temps, elle était au courant depuis bien plus longtemps que nous, donc avait eu le temps de s’y faire. Pour moi c’était tout nouveau. Mon cœur s’emballa faiblement. Dieu tout puissant. J’avais quand même peur. « Mais... Si tu ne veux pas y aller, on peut repartir, ce n’est pas grave. » Hein ? Mais si, mais si, je voulais y aller. C’est juste que j’avais un pincement au cœur. Ça allait passer. Soupirant, je fermais les yeux avant qu’elle ne prenne ma main la serrant doucement. « Allez... » Serrant sa main aussi, on entra alors dans le bâtiment. Regardant l’étage où il fallait aller, sans un mot je nous dirigeais vers l’ascenseur et montais dedans. Appuyant sur le numéro six, je ne lâchais pas sa main, la serrant un peu plus avant d’entrelacer nos doigts, je posais ma tête contre la sienne. J’avais beau être méchante aujourd’hui sous le stress, je l’aimais déjà au fond de moi. J’étais surtout triste qu’elle ait du grandir sans le reste de sa famille… Je savais un peu ce que c’était puisqu’on m’avait mise dehors mais elle, c’était depuis vingt-trois ans. Je voulais que ça change. Pour son bien, et pour notre bien. Sortant de l’ascenseur une fois ouvert, je me dirigeais vers le secrétariat expliquant alors que nous venions pour un test d’ADN. L’homme me donna des papiers à remplir ainsi qu’à Ebba. Lâchant sa main, je me mis alors à remplir le tout signant une multitude de papier avant de les lui rendre. « Ouvrez la bouche s’il vous plait. » Me dit-il avant que je ne le fasse. Coton tige en bouche, il prit de ma salive avant de le mettre dans un tube. S’approchant de moi, il m’arracha un cheveu avant de faire de même. Le regardant demander la même chose à Ebba, je posais mon sac à main sur le comptoir. « Ça va prendre combien de temps avant d’avoir les résultats ? » Demandai-je tout de même un peu inquiète. « Plusieurs jours madame. » What ? C’était quoi ces fainéants-là ? « J’suis sûre qu’on peut l’avoir en quelques heures… N’est-ce pas ? » Demandai-je en me penchant sur le comptoir tout en faisant un air de petite fille innocente alors que je commençais à lui faire les yeux doux. De mon cote je donnais un coup de pied à Ebba pour qu’elle fasse comme moi.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Mar 5 Aoû - 16:59

Ebba + Nastazià
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Sixième étage, donc. Ça faisait haut, tout de même. Est-ce qu’on pourrait voir la skyline ? Non, probablement pas, il fallait compter de vingt en vingt pour ça. Six c’était encore trop peu. Si un jour j’avais les moyens, je m’offrirais ça, un appartement tout là-haut, vers les cieux, avec que des toits et l’horizon a perte de vue. Non pas pour être au-dessus des autres, juste pour être au plus près du ciel. C’est tout ce que j’avais toujours voulu. C’est pour ça que j’étais la meilleure en saut. Parce que j’avais toujours voulu voler, je déployais mes ailes à chaque jeté. C’est comme ça que je savais que je passerais soliste sans difficulté. J’étais la seule à savoir voler... Et voilà ce à quoi je pensais, tandis que l’ascenseur progressais jusqu’au presque sommet, la main de ma future soeur s’enroulant autour de la mienne, et sa tête venant choir dans mes cheveux. Ça faisait du bien, non seulement parce que je n’avais jamais eu le droit à ça, mais surtout parce que... Ouf ! Enfin quelqu’un de plus grand que moi ! Je n’étais plus la grande blonde. Désormais, j’étais la soeur plus petite de la grande blonde. Au sortir de l’ascenseur, je laissais Nastazià nous diriger et gérer les explications. Moi, je n’y comprenais pas grand chose, alors je préférais suivre le mouvement, tractée par sa main, observant absolument tout autour de moi... Oh, tiens, c’est un ficus, ça ? Drôlement balèze. Elle ne me lâcha la main qu’une fois à hauteur de comptoir du secrétariat, après que le monsieur nous ait refilé des papiers à signer. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu’il y avait indiqué ici, mais puisque Nastazià signait sans s’en soucier, je décidais d’en faire de même, zieutant, tout de même, discrètement, à quoi ressemblait sa signature à elle. « Aaah, j’aime bien ! » je scandais, malgré moi, avant de me reprendre devant les regards qu’ils me jetaient, l’un et l’autre, face à trop d’enthousiasme. « Ta signature... » je me justifiais, pendant que le type lui fourrait un coton-tige dans la bouche. « La mienne, elle ne ressemble à rien... » j’ajoutais encore, penaude, en étudiant l’un des graphe que je venais d'apposer. C’était pas simple ‘Alinovitch’ déjà parce qu’il y avait trop de lettre et parce que chacune d’entre elles, à l’exception du A et du O, étaient dures et sévères... Enfin, moi je trouvais, mais il parait que les gens n’ont pas forcément des lettres préférée. Moi si. J’aime ce qui est rond... Sauf mon derrière. « Ça va prendre combien de temps avant d’avoir les résultats ? » demanda-t-elle tandis que je grimaçais sous les doigts du type m’arrachant un cheveu. « Plusieurs jours madame. » Madame ? « J’suis sûre qu’on peut l’avoir en quelques heures… N’est-ce pas ? » Insistait-elle en se relevant, écrasant son buste sur le comptoir pour... Pourquoi d’ailleurs ? Elle avait perdu un truc ? Recevant un coup de pied dans le tibia, mon premier réflexe fut un « Aïeheuh ! » peu discret. Spasme musculaire ? Dans le doute, je me redressais à mon tour, me penchant par-dessus le comptoir pour voir ce qui se cachait derrière... Rien. Enfin si, des papiers, un ordinateur, un pot à crayon, un téléphone ligne fixe, et nos divers échantillons mais... « On cherche quelque chose en particulier ? » je demandais, tout de même, serviable, en tournant un regard interrogateur en direction de ma soeur. « Qu’est-ce que vous faites ? » demanda l’homme plus étonné qu’agacé ou scandalisé. « J’aimerais bien le savoir aussi. » je répondais, très sincère, dans un haussement d’épaule, avant de me tourner vers ma soeur. Que quelqu’un m’explique !
 

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Mar 5 Aoû - 22:21


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Plusieurs jours ? Moi personnellement, je ne pouvais pas attendre. Ce n’était pas un peu du foutage de gueule ? Je restais persuadé, qu’ils allaient tremper notre truc dans une substance et regarder au microscope si c’était identique, en clair en quelques heures c’est pliés… Comme à la télévision, dans les experts et puis voilà. Alors non, je ne pouvais pas partir comme ça, alors que nous étions là pour attendre un résultat très vite. Je me devais de faire quelque chose. Quoi ? Bah le draguer. Il ne pouvait pas résister à mon charme, n’est-ce pas ? Oui, je n’en doutais pas une seule seconde…Mais… Mais malgré tout… Pourquoi personne n’avait l’air de comprendre ce que j’étais en train de faire ? Enfin, surtout ma sœur. Oh… Je venais de penser ma sœur. Surprise par ma propre pensée, je souris comme une idiote avant de sourire franchement envers le secrétaire, ou dieu sait quel nom on lui donnait à celui-là. « Oui ? Plaît-il ? On ne fait rien de mal. Je voulais juste savoir, s’il n’y avait pas moyen que ça se fasse bien plus vite ? » Dis-je en attrapant une main d’Ebba pour la tirer vers moi et la coller bien contre mon corps. Elle était stupide ou quoi ? Draguer, elle ne connaissait pas ça ? Elle ne l’avait jamais fait ? « Vous voyez, c’est qu’on aimerait être réellement sûre qu’on est bien sœur toutes les deux, pour ouvrir la bouteille de champagne et fêter ça… vous ne pouvez pas faire un petit effort pour nous, belles femmes que nous sommes ? » Dis-je d’une voix extrêmement sensuelle tout en lui faisant les yeux doux. Ils étaient tous les deux aveugles ma parole. Je n’étais pourtant pas discrète du tout dans ma manière de draguer là. Me penchant sur le comptoir, je fis ressortir mes petits seins en les appuyant bien dessus, mon décolleté se montrant franchement avant de porter ma main aux cheveux de l’homme et lui enlever une pellicule qu’il avait. « On vous a déjà dit que vous ressemblez à l’acteur Brad Pitt ? » Demandai-je en lui faisant un clin d’œil. Bon, il ne ressemblait pas du tout mais alors pas du tout à Brad. Mais soit. Donnant un coup de coude à Ebba sans lâcher sa main, mon regard vers elle se fit on ne peut plus pressant. Elle ne pouvait pas en rajouter une couche ? « Drague-le. » susurrai-je d’une voix à peine audible pour qu’elle seule entende. J’espérais quand même qu’elle ne soit pas sourde. Manquerait plus que ça. Si elle l’était ça venait de sa mère. Il n’y avait pas de problème de surdité dans la famille. Alors pas d’excuse.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Mer 6 Aoû - 18:03

Ebba + Nastazià
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Je ne comprenais pas grand chose, mais finalement, ça ne changeait pas vraiment de d’habitude. J’avais parfois le sentiment que le monde était un mystère pour moi, comme si... Comme si, je n’étais jamais réellement à ma place ou bien que les autres, tous les autres, détenaient un savoir et des informations que je ne possédais pas. Alors je ne jugeais pas, je ne jugeais jamais, partant du principe que l’autre n’était pas bizarre, l’autre savait ce qu’il faisait, qu’il n’existait que moi pour ne pas comprendre. Comme pour Nastazià, par exemple, s’étalant sur le comptoir et me frappant par la même occasion. Oui, il devait exister une explication recevable, mais je ne voyais pas laquelle. Et visiblement, le monsieur non plus. « Oui ? Plaît-il ? On ne fait rien de mal. Je voulais juste savoir, s’il n’y avait pas moyen que ça se fasse bien plus vite ? » Oui, d’accord, ça j’avais compris, mais le rapport entre ça et ce qu’elle cherchait derrière le comptoir ? Je n’eus guère le temps de l’interroger, du regard ou du reste, que je me faisais attirer contre elle. Un dérapage que je du faire une grimace de surprise aux lèvres. Super gracieux pour une danseuse. « Vous voyez, c’est qu’on aimerait être réellement sûre qu’on est bien sœur toutes les deux, pour ouvrir la bouteille de champagne et fêter ça… vous ne pouvez pas faire un petit effort pour nous, belles femmes que nous sommes ? » Elle avait quoi sa voix ? Elle était bizarre non ? Ha, mais j’avais peut-être des strepsil dans mon sac, si seulement elle me laissait y jeter un oeil. Sauf que non, elle me serrait trop fort la main pour ça, me tenait trop proche d’elle pour ça, tandis qu’elle s’agitait un peu plus, s’écrasait un peu plus, s’étranglait un peu plus. À trop s’étaler, le monsieur allait finir par voir trop de choses de Nastazià. Est-ce qu’elle se rendait compte que sa poitrine se trouvait à hauteur de nez du monsieur ? Fallait peut-être que je la prévienne, non ? Moi j’aurais aimé qu’on me le dise. Cela dit, ça n’avait l’air de déranger ni l’un, ni l’autre, surtout que Nasta poursuivait sur sa lancée, étendant son bras pour aller faire je ne sais quoi dans les cheveux du monsieur. « On vous a déjà dit que vous ressemblez à l’acteur Brad Pitt ? » Ha bon ? Je plissais des paupières, tournais la tête un peu de trois-quart, essayais par au-dessus, par en-dessous, sans lui trouver la moindre ressemblance. Pas même un peu... Y avait des problèmes de cécité dans la famille ? Peut-être du côté de sa mère, éventuellement. Un coup de coude plus tard, je cessais mon observation mouvante pour me tourner vers cette soeur qui, visiblement, adorait me frapper. « Drague-le. » Quoi ?! Non, mais... Quoi ?! Le draguer ? Du verbe heu... draguer ? Pourquoi faire ? Ooooh ! Je comprenais enfin. Pour des résultats plus rapides ? Mais... Pourquoi ? Pas pour moi, j’espère, parce que, clairement, je pouvais attendre, ça faisait des années que j’attendais, alors un peu plus ou un peu moins... « Je sais pas faire ça, moi. » je répondais sur la même fréquence qu’elle, très basse, les yeux écarquillés de terreur. Oui, de terreur. Pas moins. Je... Heu... Comment on faisait ? Comment on procédait ? Comment on... Oh grands dieux, j’étais tellement perdue ! Néanmoins, souhaitant bien faire et surtout ne pas la décevoir dès le début, je me redressais fièrement, et... Et rien... Mince, j’étais supposée faire quoi ? Il fallait que je me souvienne de ce qu’on me disait souvent, ce que les autres considéraient comme une technique de drague à mon égard et qui... Ha oui ! Je sais ! « Je suis souple ! » je lançais alors, comme un cheveu sur la soupe, sans raison apparente et surtout sans le ton ou le regard qu’il aurait fallu. Juste une information totalement inutile et hors contexte. Pourtant, j’étais suffisamment fière de moi pour leur offrir un grand sourire à l’un et à l’autre. C’est la question qu’on me posait tout le temps, est-ce que j’étais souple. Et lorsque je m’apprêtais à répondre, un ami intervenait toujours pour m’en empêcher et m’expliquer que cette question était déplacée, qu’il s’agissait de drague voir pire. Du coup, la réponse devait l'être un peu aussi, non ? Alors, ça allait ? J’obliquais mon sourire vers ma soeur. Elle était fière de moi ?

 

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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Ven 8 Aoû - 21:00


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« Je sais pas faire ça, moi. » Comment ça elle ne savait pas faire ? Elle n’avait jamais dragué de sa vie ? Elle avait bien vingt-trois ans non ? Elle n’avait jamais… What ? La regardant comme si j’avais devant moi, sainte marie la vierge, je fronçais les sourcils avant de tiquer. Jésus christ. Nous avions une sainte dans la famille, qui l’aurait cru ? Comment ? Wow. C’était réellement possible ça ? La voyant se redresser, je fronçais encore plus les sourcils, elle allait faire quoi ? « Je suis souple ! » Manquant de m’étouffer, je toussais faiblement en baissant la tête. Saint mère de dieu, prié pour nous. Elle n’avait pas osé ? Elle n’avait pas… Non mais non… Mais si… Mais oh my god… Mais… Non… Ebba non… « Yah. Sort pas ça dans ce genre de moment, on pourrait confondre. » Dis-je à voix basse. En plus, Il n’y avait pas que moi qui fut surpris et choqué. Le type nous regarda, surtout elle, comme si elle venait de dire un truc indécent. Entre moi qui le draguais ouvertement, maintenant la seconde donnait cette information. Ça faisait un peu… hey, vient tester ma souplesse. Fermant brièvement les yeux, je réfléchis à comment rattraper sa bourde. « Ce qu’elle veut dire… C’est une danseuse de haut niveau. Elle est à l’American ballet théâtre. Donc vous imaginez bien son niveau, et le fait que oui, elle soit souple. » Mon regard se fit un peu froid pour le coup. Qu’il n’essaie même pas d’avoir une seule idée perverse en imaginant sa souplesse, il ne manquerait plus que ça tient. J’voulais bien qu’elle drague, mais y’avait des limites. Je n’aurais pas dû le lui demander c’était ma faute après tout. Me rapprochant du comptoir, je souris en dévoilant mes dents, jouant de mon regard, et de ma poitrine, pour tenter de faire le tout le plus rapidement possible. Qu’est-ce que je pouvais lui dire d’abord ? Je n’avais pas d’idée en plus. Ça faisait trop longtemps que je ne draguais plus. Je n’avais plus l’habitude. Ah… Voyant une machine à café plus loin, je leur fis signe d’attendre avant de revenir avec trois gobelet et en donner un à chacun avant de tenir le gobelet du monsieur quand il le prit. Nos mains se touchant alors. « Vous ne pouvez vraiment pas faire aller tout ça vite ? » Demandai-je alors qu’une femme vint pour récupérer les dossiers et les échantillons en nous regardant bizarres du coin de l’œil. Lui souriant en signe de bonjour, je tournais à nouveau mon attention vers l’homme avant de me rapprocher un peu plus de lui. « Je peux même vous signer un autographe et une photo. » Dis-je en me demandant s’il me connaissait au moins.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Sam 9 Aoû - 8:03

Ebba + Nastazià
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Je ne savais pas draguer, quel mal y avait-il à ça ? Pourquoi me contemplait-elle comme si je venais d’avouer être le résultat d’un croisement entre un hippocampe et Serge Lama ? Je n’avais simplement jamais eu l’occasion de draguer quelqu’un. Je n’en avais pas besoin. Enfin, ce que je veux dire par-là, c’est que je n’en avais pas l’utilité. Je ne prétends pas que les hommes se jetaient à mes pieds sans que j’ai à fournir le moindre effort, loin de là, simplement ces choses-là n’étaient pas pour moi. Je laissais ça aux autres puisque j’étais franchement nulle. Pour draguer quelqu’un il fallait partir du principe qu’on était susceptible d’intéresser ce quelqu’un. Personne ne part à la pêche juste pour le plaisir de tenir la canne entre ses mains et attendre pendant un siècle au bord du lac en sachant pertinemment que rien, absolument rien, n’allait se passer. Pour moi, draguer c’était ça. Tenir ma ligne au-dessus d’une baignoire vide, vide de tout, même d’eau. J’avais consacré ma vie à la danse et rien d’autre n’avait jamais eu la moindre importance. Du moins, à part la famille dans son sens le plus large du terme. Je n’avais jamais eu besoin d’être quelqu’un dans le regard de l’autre, parce que finalement, je n’étais personne. J’étais un corps. Un corps en mouvement. Je n’étais pas une coquille, j’étais pleine à l’intérieur, mais pleine de choses qui ne signifiaient pas grand chose pour mon prochain. J’avais débuté la danse pour l’Autre, pour ma mère, pour ma grand mère. J’avais dansé pour elles, tout au long de ma vie. Désormais, elles étaient parties. L’une et l’autre. Et, maintenant, lorsque je dansais, que ce soit dans une salle vide ou sur une scène légendaire, je ne dansais plus pour les autres, je dansais pour moi. Rien que moi. Je dansais parce que je voulais m’envoler, voler, m’élever. J’avais consacré ma vie à ça. Rien qu’à ça. Certains diraient que je n’avais jamais vécu, à ceux là je répondrais qu’eux n’avaient jamais volé. J’étais un oiseau. Comment un homme, quel qu’il soit, pourrait s’intéresser à un oiseau ? Je n’étais pas Nastazià, je ne le serais jamais. J’avais déjà du mal à évoluer sur la terre ferme, me sentant maladroite et gauche dans chacun de mes gestes, dans chacun de mes mots. Comment pourrais-je ? Elle n’était pas vraiment plus pulpeuse que moi, à peine plus grande, à peine moins blonde, nous avions presque le même physique mais... Elle possédait ce quelque chose en plus, ce détail qui la rendait incontournable, inoubliable : la confiance en soi. Elle savait ce qu’elle pouvait se permettre, elle savait jusqu’où elle pouvait aller, et... Oui, elle savait qui elle était. C’était peut-être ça mon problème, finalement ? Je n’avais jamais été personne parce que je n’avais jamais eu de véritable identité ? Étais-je Vassilissa ou Ebba ? Bassyrov ou Alinovitch ? Si j’avais su qui j’étais alors peut-être aurais-je été. Est-ce que ce test m’aiderait à devenir ? J’aurais tant voulu pouvoir, à nouveau, danser pour quelqu’un. « Ce qu’elle veut dire… C’est une danseuse de haut niveau. Elle est à l’American ballet théâtre. Donc vous imaginez bien son niveau, et le fait que oui, elle soit souple. » Réintégrant l’espace et le temps, je détournais mon regard de la plante verte sur le comptoir, pour le reporter sur l’un, puis sur l’autre. En effet, c’est exactement ce que j’avais voulu dire, mais je ne voyais pas où était la nécessité de le lui expliquer. Pas plus que je ne voyais en quoi ce type d’information pouvait être jugé indécent. Il s’agissait juste d’un état de fait. J’aurais pu l’informé que je m’évertuais à manger bio, également. Pourquoi personne ne s’offusquait pour ça ? Comme la fois où j’avais expliqué que j’aimais les chattes... Toujours pas compris en quoi aimer les animaux pouvait être choquant. Qu’importe, je m’étais faite une raison depuis longtemps, j’avais compris que ce domaine d’expertise demeurerait à jamais un mystère pour moi, et que j’étais condamnée a échouer lamentablement à chaque nouvelle tentative. Cela dit, Nastazià, malgré sa belle assurance, n’avait pas l’air plus douée, du moins avec cet homme-là qui ne semblait pas adhérer aux chants des sirènes. Un sirène qui nous demanda de l’attendre pendant qu’elle... Qu’elle quoi ? Ho, elle avait envie d’un café ? Un raclement de gorge me tira de ma contemplation silencieuse, et je reportais mon attention sur le monsieur qui semblait, brusquement, hésitant. « Vous êtes vraiment danseuse ? » me demanda-t-il finalement. J’hochais la tête. « A l’American Ballet ? » J’hochais à nouveau la tête. Il prenait ma soeur pour une menteuse ? « Qui est le directeur actuel alors ? » insista-t-il en faisant ce truc étrange avec ses sourcils, un baissé, l’autre relevé. « Kevin McKenzie. » je répondais, perplexe, sans trop comprendre ni le pourquoi de cette question, ni son excitation soudaine à ma réponse. « Oh mon Dieu ! J’adoooore la danse ! Je suis un fan absolu et inconditionnel de l’American Ballet depuis la nomination de Baryshnikov à sa direction en quatre-vingt quelque chose... » 1980, oui. « ...Ma mère m’avait emmené le voir, et je... Oh-mon-Dieu... Je suis tellement désolé de ne vous avoir reconnu plus tôt, je... » Il aurait eu du mal, puisque je ne suis personne. Enfin, pas quelqu’un qu’on reconnait. « Alors, expliquez-moi, pourquoi tant d’urgence avec ces résultats ? » Bonne question. Je ne savais pas vraiment le pourquoi de tant d’empressement. Du moins, de la part de Nastazià. Après tout, elle n’avait appris mon existence que quelques jours plus tôt, elle ne pouvait pas être à bout de patience, si ? En revanche, moi... « Et bien, je suis le résultat d’un adultère, je ne connais pas mon père et ma mère n’a pas eu d’autre enfant. J’ai été seule la plus grande partie de ma vie. Je le suis complètement depuis qu’elle est partie... Alors, je crois que j’aimerais juste savoir... si j’ai une famille ? » je tentais de m’expliquer, de mettre des mots sur ce besoin que j’avais d’elle, d’eux, achevant ma phrase dans un haussement d’épaules et une moue désolée. Désolée parce que je ne savais pas trop quoi lui dire d’autre. Il était toujours en train de me fixer lorsque Nastazià revint armée de trois cafés. Le mien, qu’elle me colla entre les mains, le sien qu’elle reposa sur le comptoir, et celui du fan de danse qu’elle lui glissa entre les doigts en insistant à nouveau, concernant la rapidité des analyses. « Je peux même vous signer un autographe et une photo. » proposa-t-elle, visiblement à court d’argument. Sans réellement plus de succès, d’ailleurs, puisque l’homme la fixait toujours avec ce regard absolument neutre que je ne connaissais que trop bien. « Suivez-moi. » annonça-t-il, contre toutes attentes, en s’échappant du comptoir, nos échantillons dans une main, nous faisant signe de l’autre. Qu’est-ce qui l’avait fait changer d’avis ? Pas la proposition d’autographe, visiblement. Qu’importe. Ravie, j’attrapais la main de Nasta pour l’entrainer avec moi à la suite du laborantin. « Je crois qu’il est gay. » je soufflais à son oreille avant de la dépasser, tirant sur son bras pour qu’elle se remue un peu plus vite. Fan de danse, fan de sa mère, maniéré et insensible au charme de Nastazià Alinovitch ? Gay. Ça, ou la réincarnation d’Audrey Hepburn. Au choix.
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Jeu 14 Aoû - 18:05


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Il fallait le suivre ? Pourquoi ? Il c’était passé quoi là ? C’était mon café qui l’avait fait changer d’avis ? Quand même pas non ? Non, ce n’était pas ça. Il s’était passé quelque chose pendant mon absence ? Surement. Mais quoi ? Je ne savais pas moi. Mais soit. Je le suivais en restant à côté d’Ebba, me demandant ou il nous amenait. Dans le laboratoire ? Carrément ? La laissant d’ailleurs prendre ma main, je la suivais de plus près en regardant celle-ci. « Je crois qu’il est gay. » What ? Gay ? Surprise de la révélation, je tournais le regard vers le mec en me disant que finalement, ça paraissait logique. Il ne cédait pas à nos avances. Enfin, nos… Ebba, à part dire qu’elle était souple… Je n’appelais pas ça des avances… Il allait falloir que je lui apprenne le mot draguer, et la façon dont on faisait ça quand même. J’aurai dû le deviner d’ailleurs. M’enfin, je n’étais pas spécialiste de la chose non plus. Alors je ne pouvais pas savoir. « Comment t’as su ? Il te l’a dit ? » Demandai-je à voix basse. Enfin je présumais qu’il le lui avait dit. Fronçant les sourcils, je la suivais, serrant doucement sa main avant d’atterrir dans une pièce de labo. Ouais, bon, ce n’était pas mon domaine, je préférais ne pas me mêler à tout ça. Moi tant qu’on me donnait le résultat le plus vite possible ça m’allait. C’est tout ce qui m’importait. « Asseyez-vous. Je reviens. » dit-il en nous désignant les chaises à notre disposition. Soupirant, je le regardais partir vers un autre bureau avant de me laisser tomber dans une chaise à roulette. Lâchant la main d’Ebba, je soupirais en regardant un microscope posait sur la table devant nous. Que des trucs de laborantin quoi. « Je me disais aussi… Pourquoi il ne comprenait pas ce que je tentais de lui faire… » Dis-je en plissant le nez tout en secouant la tête de façon négative. « D’ailleurs, pas un mot à Esteban. » ajoutai-je en fronçant les sourcils. Elle ne savait pas qui était Esteban, bien évidemment. « C’est… Pas mon petit copain mais… Presque. Enfin, c’est compliqué tu vois ? » Dis-je en attrapant mon téléphone pour lui montrer mon fond d’écran ou se trouvait une photo de nous deux. Il était tellement beau. Bref, je pourrais en parler pendant des heures de mon Bamban… Je n’y pouvais rien. Rangeant le téléphone, je la fixais longuement avant de me pincer les lèvres. « Et toi ? T’en a un ? » autant apprendre à la connaitre le temps que l’autre revienne là.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Jeu 14 Aoû - 23:46

Ebba + Nastazià
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« Comment t’as su ? Il te l’a dit ? » Quoi ? Non ! Pourquoi m’aurait-il dit ça ? Elle avait des questions étranges, tout de même, non ? Serrant ma main dans la sienne, je l’observais avec perplexité, pas certaine de bien saisir où elle souhaitait en venir. C’était là un véritable problème avec mon esprit, il fonctionnait très clairement pas de la même manière que les autres. « Ca se voit. » je me contentais de lui répondre en ouvrant de grands yeux avant de les braquer sur lui. Elle ne le voyait pas, elle ? À présent qu’il marchait devant nous, je trouvais que ça crevait un peu les yeux, finalement. Peut-être que de manière très subtile, mais tout de même. Ou peut-être qu’à force d’en fréquenter j’étais plus habituée qu’elle ? Pourtant, dans le monde du mannequinat, il devait y en avoir pas mal aussi. « Asseyez-vous. Je reviens. » nous annonça-t-il dans un grand sourire après nous avoir conduit dans une pièce très étrange peuplée de tout un tas d’objets absolument fascinants. D’ailleurs, comment on appelait ces tubes, là ? Des éprouvettes, non ? Me laissant tomber, à mon tour, sur l’une des chaises pivotantes, je roulais jusqu’à elles, jusqu’aux éprouvettes, en sortant une, puis deux de leur présentoir en bois, tout en écoutant Nastazià d’une oreille distraite. « Je me disais aussi… Pourquoi il ne comprenait pas ce que je tentais de lui faire… » Et elle tentait quoi de lui faire, au juste ? Parce que moi non plus, j’avais pas très bien compris. Tiens, est-ce qu’on pouvait voir à travers les éprouvettes ? Est-ce que le fond déformait ce qu’on regardait ? « D’ailleurs, pas un mot à Esteban. » « C’est qui Esteban ? » je demandais, distraite, en me tournant vers elle, une éprouvette devant chaque oeil façon lunettes. « C’est… Pas mon petit copain mais… Presque. Enfin, c’est compliqué tu vois ? » « Oh... » je répondais en hochant la tête, avant de m’immobiliser, puis la secouer de droite à gauche. Non, je ne voyais pas. Je reposais les éprouvettes lorsqu’elle me tendit son portable pour m’en montrer le fond d’écran. C’était lui Esteban ? Vu la façon dont étaient collées leurs lèvres, c’était soit lui, soit un dentiste très très consciencieux. « On dirait G.I Joe. » je commentais, alors, manière de dire que oui, il était beau et balèze aussi. « Il est mannequin, aussi ? » Il en avait le physique, en tout cas. Pensant à une coutume locale ou un acte de sociabilité duquel on ne m’aurait pas prévenu, je tirais mon propre portable de mon sac et lui en montrais le fond d’écran : un lama et moi, lors de notre tournée en Argentine. « C’est Pedro et moi, à Buenos Aires. » j’annonçais, tout sourire. C’est que j’étais fière, ce n’était pas évident de poser avec un Lama. « Et toi ? T’en a un ? » Un quoi ? Un Lama ? « Non, il rentrait pas dans mes bagages. » Bien que j’ai supplié pour qu’on me laisse le ramener à la maison. Je souffrais comme d’une forme d’obsession irrépressible lorsqu’il était question d’animaux. En relevant le nez de mon sac, où je venais d’abandonner mon portable, je comprenais mon erreur dans le regard de cette probable soeur. « Oh... Tu veux dire un pas-petit-copain-mais-presque ? » Et après c’était moi la bizarre, hein. « Non. Ni presque, ni tout à fait, ni bientôt, ni jamais. » Pas pour moi. Définitivement pas pour moi. Est-ce qu’elle m’avait bien observé ? J’avais pas la tête pour ça, ni le corps, ni le reste. J’étais bien trop transparente pour intéresser qui que ce soit, et ça m’allait très bien comme ça, la danse étant ma seule et unique passion, voir carrément mon seul et unique mode d’expression et de communication. « Mais j’ai des amis, hein... » j’ajoutais, tout de même, histoire qu’elle ne me trouve pas trop désespérante. Je n’étais pas asociale, juste asexuée. Il n’y avait pas de mal à ça, si ? « Je n’ai juste pas... ce genre de relation avec les hommes. J’ai pas le droit. » Et dans un haussement d’épaules et un sourire, je faisais tourner ma chaise façon toupie en écartant légèrement les bras et en lançant un discret 'woooooouh'.
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Dim 24 Aoû - 15:08


EBBA & NASTAZIA
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Qui est Esteban ? Pas besoin de répondre de suite, je lui montrais mon fond d’écran tout en précisant alors qui, il était. Elle avait l’air… Euh… Fascinée ? Un truc du genre ? Je ne saurais dire. Ebba me paraissait de plus en plus étrange au fur et à mesure que je restais avec elle. « On dirait G.I Joe. » What ? Carrément ? Il ne ressemblait pas à Bruce Willis. Ou alors j’avais une vue merdique. « Il est mannequin, aussi ? » « Non, du tout. » Dis-je en fronçant les sourcils, récupérant mon téléphone pour le ranger. La regardant sortir son téléphone, j’haussais un sourcil. Elle avait aussi un petit ami ? Oh, je pouvais comprendre pourquoi elle n’avait pas voulu draguer tout à l’heure alors. Enfin, moi je l’avais bien fait, mais bon c’était pour la bonne cause. Du coup, je lui demandais si elle en avait un. « C’est Pedro et moi, à Buenos Aires. » Observant la photo je la vis avec… Un Lama ? Hein ? Un… Lama ? « Non, il rentrait pas dans mes bagages. » Qui donc ? Le lama ou le mec ? Mon Dieu j’étais perdue là, elle me parlait de quoi ? Je lui parlais d’un mec et elle me parlait d’un… Lama ? Je ne savais pas quoi dire pour le coup. Il lui manquait une case ? Elle était différente ? Autiste ? Ou que sais-je ? Je l’observais longuement. Non, elle avait l’air parfaitement normal pourtant. Elle était juste… Bizarre de nature alors ? « Oh... Tu veux dire un pas-petit-copain-mais-presque ? » Euh… Ou de petit copain tout court. Pourquoi elle prenait mes mots comme pour les siens ? Elle jouait sur les mots et ça, c’était loin de me plaire. Au contraire, ça m’irritait. « Non. Ni presque, ni tout à fait, ni bientôt, ni jamais. » Ni jamais ? Pourquoi jamais ? Elle allait me sortir quoi comme excuse ? Que la danse ne lui permettait pas d’avoir de petit ami ? Elle voulait devenir bonne sœur ? Un truc du genre ? Mais en fait, Ebba, était vraiment une fille sérieusement bizarre… Ou alors c’était de sa génération d’être comme ça ? Mais j’en doutais fortement… « Mais j’ai des amis, hein... » Hein ? Mais je n’en doutais pas. Elle avait ce… Comment il s’appelait déjà le type que j’avais vu à la soirée moi ? Je ne m’en souvenais plus tiens. « Je n’ai juste pas... ce genre de relation avec les hommes. J’ai pas le droit. » Pourquoi elle n’aurait pas le droit ? La danse ? La regardant tourner la chaise je fronçais les sourcils avant de regarder autour de nous. Personne dans le bureau. J’avais l’impression d’avoir ma famille de six ans avec moi et pas… Une sœur de vingt-trois ans. Soupirant, je m’enfonçais dans ma chaise posant mes avants bras sur les accoudoirs avant de regarder mes genoux. Clignant des yeux, je relevais le regard vers Ebba l’observant un moment en silence. « Et pourquoi tu n’aurais pas le droit hein ? » je voulais savoir moi. Pourquoi elle venait de me dire ça. Je devais opérer la chose. Je devais vraiment percer cette phrase. « C’est à cause de la danse ? Ils t’interdisent toutes relations amoureuses ? T’as signé un truc du genre dans le contrat ? » Ajoutai-je, sachant que parfois… Certaines agences pouvaient se montrer très sévères, surtout avec les étrangers… « Si jamais c’est le cas, je peux essayer d’arranger ça. C’est de l’abus. » Oui de l’abus totale. Ils avaient le droit à une vie privée comme tout le monde sur terre.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Dim 24 Aoû - 23:00

Ebba + Nastazià
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Pourquoi me contemplait-elle aussi bizarrement ? Elle avait un problème aux yeux ? Auquel cas, il faudrait qu’elle fasse arranger ça avant d’avoir à frôler l’accident sur un podium. Et puis, elle avait l’argent pour, non ? Je savais bien que niveau assurances maladies les dents et les yeux c’était toujours le moins bien couvert, mais tout de même, elle était Nastazià Alinovitch, tout ce qu’elle voulait elle était en mesure de l’obtenir, non ? À moins qu’elle ne soit comme tous les autres, tout simplement incapable de faire avec ma bizarrerie. Je n’avais pas l’impression de l’être, étrange, ce que je disais, ce que je faisais, avait du sens. Lui expliquer que je n’avais pas ce genre de relations avec les hommes avait du sens, et faire le tourniquet sur une chaise à roulettes n’avait rien d’inédit. Elle ne l’avait jamais fait ? Il faudrait qu’elle essaye, elle était tellement... stressée. Ou bien était-ce ce test qui la mettait dans cet état ? Finalement, je n’avais aucun intérêt en jeu, je connaissais d’avance le résultat et il ne changeait rien à ma vie. J’avais eu le temps de m’y faire, de me préparer à l’idée, d’accepter le fait d’avoir une famille, un père, un frère, des soeurs, au lieu de simplement une mère et une grand-mère. Et cette vérité, bien que, quelque part, pas vraiment la plus réjouissante du monde, était bien meilleure, bien plus douce que la réalité dans laquelle j’avais vécu des années durant. Mon père ne m’avait pas abandonné, il ne m’avait pas délaissé puis oublié, il ignorait tout simplement mon existence. Quant à elle, c’était une tout autre vérité qui se dessinait sous son nez. « Et pourquoi tu n’aurais pas le droit hein ? » me demanda-t-elle après un moment de silence. Je ne cessais pas de tournoyer pour autant, profitant de ce répit pour inventer une réponse, ou transformer la réalité en quelque chose de plus acceptable pour ses oreilles. C’était un fait de savoir que son père avait trompé sa mère, c’en était un autre que de savoir qu’il l’avait fait avec une prostituée, et vraisemblablement sans se protéger. « C’est à cause de la danse ? Ils t’interdisent toutes relations amoureuses ? T’as signé un truc du genre dans le contrat ? » Quoi ? Non ! Oh mon Dieu, non ! J’en laissais entendre un éclat de rire à mesure que je cessais de tournoyer sur ma chaise, m’immobilisant en face d’elle à l’instant même où elle m’affirmait que... « Si jamais c’est le cas, je peux essayer d’arranger ça. C’est de l’abus. » Et comment elle comptait arranger ça ? Dans le domaine de la mode je ne doutais pas une seule seconde de son influence, mais dans celui de la danse ? « Ca n’a rien à voir avec la danse... Ma compagnie ne m’interdis pas grand chose, je dois juste faire attention à mon poids, garder les cheveux suffisamment long pour le chignon, et ne pas me faire tatouer... Oh, et évidemment, éviter de tomber enceinte. » j’expliquais en étendant mon bras vers elle, recouvrant sa main de la mienne pour l’apaiser un peu. Je ne savais pas trop ce qu’il était de bon ton de faire en pareil cas, alors j’essayais. « J’ai juste... » Zut, zut, zut ! Comment dire ça ? Comment expliquer ça ? Pourquoi avais-je ne serait-ce qu’aborder ce sujet ? Je savais bien, pourtant, que personne ne comprenait. « J’ai fait une promesse à ma mère. Je ne devais pas m’offrir avant d’avoir trouvé celui qui me voudrait pour autre chose que... ça. » J’avais chuchoté le ‘ça’ comme s’il eut s’agit d’un vilain mot, tout en me penchant à avant afin qu’elle soit la seule à entendre. Sachant que nous étions seules dans ce bureau, il n’y avait pas vraiment de risque, mais on est jamais trop prudente. « Et pas la peine d’être horrifiée, je ne suis pas idiote, je sais bien que le prince charmant n’existe pas. Je ne l’attends pas. C’est juste que... Je n’y pense pas vraiment, j’ai pas le temps, et ça ne m’intéresse pas plus que ça. » Je n’étais pas étrange, juste un peu différente parce qu’acharnée de travail, passionnée par mon art, et ne consacrant ma vie qu’à ça. Peut-être que ça dépassait le commun des mortels, mais puisque je ne jugeais pas leur vie, pourquoi se permettaient-ils de juger la mienne ? Si j’étais heureuse ainsi, où se situait le problème ? Fallait-il absolument formater tout le monde sur le même modèle et annihiler toute forme d’originalité ou de diversité ? J’étais différente parce que j’étais moi. Le monde serait bien triste si on devait tous se ressembler. « Et puis... Je ne suis pas très intéressante. » c’était vrai aussi. Si je ne savais pas draguer c’était bien pour une raison évidente : on ne m’avait jamais montré l’exemple, surtout pas sur moi. Ou alors, je ne l’avais jamais remarqué.
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Dim 31 Aoû - 15:24


EBBA & NASTAZIA
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« Ca n’a rien à voir avec la danse... Ma compagnie ne m’interdit pas grand-chose, je dois juste faire attention à mon poids, garder les cheveux suffisamment longs pour le chignon, et ne pas me faire tatouer... Oh, et évidemment, éviter de tomber enceinte. » Oui, évidemment, tomber enceinte serait tout de même problématique pour danser. Enfin, ça coulait de source, je présume. Sentant sa main sur la mienne, je baissais mon regard pour voir nos mains, blanches l’une sur l’autre. Fronçant les sourcils, je souris assez amusée. Elle était tout de même assez mignonne. Je devais le concevoir. « Tu grossis assez vite ? Ou tu peux manger à t’en faire péter la sous ventrière tous les jours ? » Demandai-je en haussant un sourcil. J’étais une grosse mangeuse quand je m’y mettais et j’avais de la chance de ne pas trop grossir enfin… Je faisais tout de même attention. « J’ai juste... » Elle a juste quoi ? L’observant tout à coup attentivement, je me demandais ce qu’elle allait me dire. Apprendre à la connaitre était tout de même plaisant. Elle avait l’air d’être le genre de fille à avoir une vie avec beaucoup de chose à raconter. « J’ai fait une promesse à ma mère. Je ne devais pas m’offrir avant d’avoir trouvé celui qui me voudrait pour autre chose que... ça. » Fronçant les sourcils, je plongeais mon regard bleuté dans le sien tout aussi bleuté que le mien, avant de sourire faiblement. Elle était mignonne. Qui de nos jours tenait ce genre de promesse envers leur parents ? Je me le demandais bien. « Et pas la peine d’être horrifiée, je ne suis pas idiote, je sais bien que le prince charmant n’existe pas. Je ne l’attends pas. C’est juste que... Je n’y pense pas vraiment, j’ai pas le temps, et ça ne m’intéresse pas plus que ça. » ça ne l’intéressait pas ? Sérieusement ? Jamais, jamais ? Bizarre... Surtout à son âge, normalement, c’est l‘âge, et même bien avant, où l’on a envie de découvrir autre chose quoi. Enfin, personnellement pour ma part à son âge j’étais déjà en plein dedans, puis j’avais eu Marilys déjà… Alors bon… je ne pouvais peut-être pas trop comprendre. « Et puis... Je ne suis pas très intéressante. » Quoi ? Me redressant sur cette phrase, je lui assenais une faible tape sur le front avant de secouer la tête de mécontentement. « Dis pas n’importe quoi ! T’es belle, bien sûr que tu es intéressante. Et puis t’es une Alinovitch. Tu es donc parfaite naturellement. » Dis-je en souriant faiblement. « Et puis tu dis ça, car tu ne sais pas ce que ça fait de faire crac-crac boum-boum. Le jour où tu auras gouté, tu penseras différemment. » Oh ça c’était sûr et certain. Et puis j’étais sa sœur ! Bon on ne savait pas encore. Mais si jamais le test disait non, je n’allais quand même pas lui dire tchao pour autant. Je m’étais déjà habituée à elle je crois. Avec moi, elle allait apprendre à draguer et tout. Je me devais de faire son éducation. Parole d’Alinovitch. L’attrapant par l’épaule je fis glisser sa chaise contre la mienne avant de l’attraper par les épaules et la plaquer doucement contre moi dans une sorte de câlin un peu maladroit. « Tu vas voir. Grande sœur Nastazià elle va s’occuper de tout ça. Je ne dis pas de devenir une dépravée hein. Mais… J’vais t’apprendre pas mal de chose dans ce domaine. Si tu penses être inintéressante, avec moi tu vas te sentir terriblement…. Bonne ? » Dis-je en hochant la tête. Oui, on pouvait dire ça comme ça.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Mer 3 Sep - 21:23

Ebba + Nastazià
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« Tu grossis assez vite ? Ou tu peux manger à t’en faire péter la sous ventrière tous les jours ? » Quelle drôle de question. Et quelle drôle d’expression. Se faire péter la sous ventrière ? Ça se disait, ça ? Et puis j’étais juste en train de lui expliquer que ma compagnie ne m’interdisait pas de fréquenter des hommes, et brusquement Nastazià pensait au mangé ? J’en fronçais les sourcils et observais autour de moi, cherchant ce qui avait bien pu la conduire à une telle question. Pourtant, ma perplexité ne dura pas, puisqu’il me fallait répondre à présent. Et je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir lui dire, à part : « Je ne sais pas. » Et c’était vrai, je n’en savais absolument rien. « Je n’ai jamais réellement essayé. Je suppose que si je mangeais normalement, je prendrais immédiatement du poids, mais ce n’est pas réellement quelque chose qu’on peut se permettre dans ma discipline. Beaucoup de sport, beaucoup de café, et des légumes, beaucoup de légumes. Un repas ou deux repas par jour. Les autres fument beaucoup pour se couper l’appétit, mais moi j’ai pas besoin de ça, j’ai jamais vraiment eu beaucoup d’appétit. » J’avais grandit au sein d’une famille pauvre dans une région encore plus pauvre, alors la viande avait été un luxe qu’on avait rarement pu se permettre. J’avais jamais réellement mangé à ma faim, jusqu’à ce que je me retrouve à ne plus du tout avoir faim. Je m’étais habituée aux crampes d’estomac, j’avais appris à les apprécier comme la juste récompense d’un corps qui serait toujours plus facile à soulever. Si je ne manquais jamais de partenaires lors des portés c’est bien parce que mon poids prenait des allures d’enchantement pour eux. Et j’étais fière de ça. Suffisamment pour ne pas mettre cet équilibre en péril, tant que je restais en bonne santé, évidemment. Cela dit, ce n’était pas le propos. Elle m’avait posé une question concernant mon rapport aux hommes, et à celle-ci aussi, j’allais m’efforcer d’y répondre, lui confiant, alors, cette promesse que j’avais faite à ma mère. J’en avais fait plusieurs, mais c’était la seule que je pouvais tenir, donc... Et puis ça ne me dérangeait pas, ça ne m’intéressait pas plus que ça. Et moi non plus, je n’intéressais pas plus que ça. Ce qui n’était pas très grave en soi. Enfin, à mes yeux à moi, ça ne l’était pas. Quant à Nasta, sa réaction ne se fit pas attendre. Après une tape sur le front qui me tira un « Aïeuh ! » de protestation, elle s’enflamma : « Dis pas n’importe quoi ! T’es belle, bien sûr que tu es intéressante. Et puis t’es une Alinovitch. Tu es donc parfaite naturellement. » Parfaite ? Vraiment ? Je ne m’estimais pas parfaite, et je ne souhaitais pas vraiment le devenir non plus. Elle-même ne l’était pas, ce qui ne faisait que la rendre plus précieuse à mes yeux. Cela dit, je gardais mes niaiseries pour moi-même et la laissais poursuivre. « Et puis tu dis ça, car tu ne sais pas ce que ça fait de faire crac-crac boum-boum. Le jour où tu auras gouté, tu penseras différemment. » Crac-crac boum-boum ? Sérieusement, la priorité ce n’était clairement pas ma sexualité, mais plutôt la refonte totale de son inventaire d’expressions bizarres. « Tu sais, tu peux dire ‘sexe’ sans que je ne sorte un flacon d’eau bénite de mon sac en psalmodiant. » je l’informais dans un haussement d’épaule. J’étais vierge, pas sainte. Loin de là, même, puisque j’étais la fille d’une prostituée. Avec une rapidité déconcertante, elle attrapa mon siège, puis mes épaules, et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Vassilissa Ebba Bassyrov-Alinovitch, je me retrouvais écrasée contre elle, passablement surprise et coincée, aussi. « Tu vas voir. Grande sœur Nastazià elle va s’occuper de tout ça. Je ne dis pas de devenir une dépravée hein. Mais… J’vais t’apprendre pas mal de chose dans ce domaine. Si tu penses être inintéressante, avec moi tu vas te sentir terriblement…. Bonne ? » M’apprendre quoi au juste ? Je ne voulais pas savoir draguer, ça n’était pas moi, ça, et puis... « Et si je veux pas être bonne ? » je demandais en me reculant un peu, afin de la voir. « Je ne suis pas une Marylin Monroe, et je ne le serais jamais. Mais c’est pas grave, Audrey Hepburn aussi était différente. Ça ne veut pas dire que je me trouve moche, seulement... Pas vraiment au diapason. Je m’en moque de plaire, Nastazià, je veux juste pas faire tâche sur les photos de famille. » Enfin, si famille il y avait vraiment, s’ils finissaient par m’accepter totalement et tous. « J’aime bien la discrétion. » j’achevais de lui confier dans un murmure, comme un secret que je ne partagerais qu’avec elle. Et par discrétion, je voulais dire invisibilité.    
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Lun 8 Sep - 19:09


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« Je ne sais pas. Je n’ai jamais réellement essayé. Je suppose que si je mangeais normalement, je prendrais immédiatement du poids, mais ce n’est pas réellement quelque chose qu’on peut se permettre dans ma discipline. Beaucoup de sport, beaucoup de café, et des légumes, beaucoup de légumes. Un repas ou deux repas par jour. Les autres fument beaucoup pour se couper l’appétit, mais moi j’ai pas besoin de ça, j’ai jamais vraiment eu beaucoup d’appétit. » Ah ça, fumer pour se couper l’appétit, c’était très connu en effet. Enfin, je n’avais jamais pratiqué cette chose-là, alors je ne savais pas si ça marchait réellement. Mais si c’était répandu ça devait l’être. « Je vois. Ce n’est pas plus mal alors. Fumer c’est pas une bonne chose. Et j’en sais quelque chose. » Je fumais comme un pompier. Enfin, moins tout de même depuis quelques temps. Depuis que je connaissais Esteban et qu’il m’aidait à tout stopper. Puis pour le coup, elle me sorti une absurdité. N’importe quoi. Elle était très belle, elle n’était pas moche ou inintéressante. Ebba était une fille vraiment belle à mes yeux. Et pour le coup je lui donnais un coup sur le front. « Aïeuh ! » Roh je n’y étais pas allée bien fort. Elle abusait de dire ça. M’enfin, ce n’était pas mon but de lui faire mal. Et elle le savait parfaitement. « Tu sais, tu peux dire ‘sexe’ sans que je ne sorte un flacon d’eau bénite de mon sac en psalmodiant. » Reculant faiblement le visage je la regardais un peu surprise pour le coup. « Vraiment ? Bon ça va alors. J’avais peur que tu sois un peu… Fermée d’esprit pour ça. T’as l’as vraiment pure et innocente. Je n’avais jamais vu une fille de la sorte avant toi. » Dis-je en souriant faiblement. Et c’était vrai. Mais bon en même temps grandir dans le monde du mannequinat, j’aurai du mal de trouver des filles réellement pure et innocente comme Ebba. M’enfin pour le moment, je voulais la réconforter et la prendre dans mes bras pouvait l’aider. Puis bon, je voulais l’aider, parce que c’était ma sœur, parce que c’était mon devoir dans le fond. « Et si je veux pas être bonne ? » Quoi ? elle l’était déjà à mes yeux de toute façon. Elle avait ce visage un peu… de chaton. En fait quand on regardait bien on avait une ressemblance elle est moi. L’expression de notre visage. On dirait des chats. « Je ne suis pas une Marylin Monroe, et je ne le serais jamais. Mais c’est pas grave, Audrey Hepburn aussi était différente. Ça ne veut pas dire que je me trouve moche, seulement... Pas vraiment au diapason. Je m’en moque de plaire, Nastazià, je veux juste pas faire tâche sur les photos de famille. » Fronçant les sourcils, je la regardais quelque eu déconcerté. Elle ne fera pas tâche sur les photos de familles. Elle était foutrement belle. « J’aime bien la discrétion. » Discrétion ? Elle avait osé dire ce mot ? Elle était au courant, qu’une fois que les médias sauront qu’on est bien sœurs, la discrétion serait une chose impossible pour elle ? Elle allait se faire harceler par les médias, ils allaient la suivre, lui poser des questions, enquêter sur elle et son passé… elle n’allait même plus pouvoir roter tranquillement. Pour dire. « Hum, tu ne feras pas tâche sur les photos de familles dis pas ça. T’es toute belle sérieux. Et puis tu as une prestance très attirante. Tu me fais penser à un chat. » dis-je en dessinant avec mes doigts de fausse moustache sur son visage. Des moustaches invisibles. « Et puis, au risque de briser ton rêve de discrétion, tu sais qu’une fois que les médias sauront pour nous… T’aura plus d’intimité pratiquement ? Et ça, pendant un moment. » ajoutai-je en fronçant les sourcils. Il fallait tout de même que je la prévienne un tant soit peu… Même si j’osais espérer qu’elle y avait déjà pensé d’elle-même.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Lun 8 Sep - 22:58

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 « Je vois. Ce n’est pas plus mal alors. Fumer c’est pas une bonne chose. Et j’en sais quelque chose. » Je n’en avais pas l’intention, et je n’avais pas vraiment besoin qu’elle m’en donne confirmation, mais son intervention me fit sourire discrètement. Il y avait quelque chose de maladroitement maternel dans sa façon d’être, comme si elle cherchait à me protéger de tout ce à quoi j’avais déjà été exposée. Je veux dire que je n’étais plus une enfant, j’étais sur cette terre depuis presque aussi longtemps qu’elle à quelques années près, j’avais déjà vécu, et si j’avais su rester dans le droit chemin jusqu’ici, il n’y avait aucune raison pour que je déborde brusquement si elle ne me conseillait pas. Cela dit, j’appréciais son geste, j’appréciais la façon dont elle cherchait à me réconforter, et même sa manière de me parler comme si je risquais d’être choquée par les termes utiliser. D’ailleurs, je l’invitais à dire ‘sexe’ sans craindre une réaction épidermique de ma part. « Vraiment ? Bon ça va alors. J’avais peur que tu sois un peu… Fermée d’esprit pour ça. T’as l’as vraiment pure et innocente. Je n’avais jamais vu une fille de la sorte avant toi. » Fermée d’esprit ? Oh ça non. « C’est quoi une fille de la sorte ? » je demandais, pas vexée mais réellement soucieuse de comprendre ce qu’elle entendait par-là. Une vierge de 23 ans ? Oh, je ne devais pas être la seule. Si ? Je ne m’en rendais pas compte. J’y prêtais tellement peu attention que, finalement, ce n’était n’y une source d’inquiétude, ni une source d’intérêt. « Je ne suis pas fermée d’esprit, je ne peux pas l’être... » pas avec le métier exercé, jadis, par ma mère, ou même le contexte de ma conception. « J’ai juste eu des priorités différentes, je crois. Je n’ai jamais rêvé d’un beau prince, d’un mariage fastueux et d’une tripotée d’enfants, je voulais juste voler. Je veux toujours voler. Rien que voler. » Le reste n’avait jamais eu la moindre importance, hormis la rencontrer elle, faire partie de quelque chose, comme une famille. Même mon apparence, en soi, n’avait jamais eu la moindre importance, du moins à l’exception de mon poids et de la flexibilité de mon corps. Je n’avais jamais rêvé d’être ‘bonne’ comme elle le disait elle-même, je voulais juste ne pas être à ce point différente, trop grande, trop blonde. Je voulais me fondre dans la masse, disparaître, ne pas accrocher le regard parce que trop atypique. Est-ce qu’elle comprenait ce que je voulais dire ? « Hum, tu ne feras pas tâche sur les photos de familles dis pas ça. T’es toute belle sérieux. Et puis tu as une prestance très attirante. Tu me fais penser à un chat. » A un chat ? « Je voudrais être un oiseau. » Elle ne comprenait pas. Ma ‘beauté’ ne m’inquiétait pas, j’étais l’absolu contraire de la vanité. Je ne voulais pas être belle, ni avoir de la prestance, ni être attirante, je voulais au contraire être invisible. Enfin, à l’exception de sur scène, évidemment. « Et puis, au risque de briser ton rêve de discrétion, tu sais qu’une fois que les médias sauront pour nous… T’aura plus d’intimité pratiquement ? Et ça, pendant un moment. » Quoi ? J’en fronçais les sourcils, pas certaine de bien comprendre. Pourquoi n’aurais-je plus d’intimité ? En quoi les médias pourraient-ils bien s’intéresser à moi ? « Je ne comprends pas... En quoi est-ce intéressant ? Je veux dire que vous êtes mannequins, d’accord, mais il en existe des tas d’autres, et c’est pas vraiment ce qui fait vendre les journaux. Sans vouloir te vexer, les acteurs, les hommes politiques, les chanteurs, oui... Les mannequins ? À part un cercle très fermé, je ne vois pas... Et puis, ils n’ont pas besoin de savoir. Si tu ne leur dis pas, ils ne vont pas le deviner. » J’imaginais mal un type avec son téléobjectif planqué dans le bâtiment d’en face, mais j’y jetais quand même un coup d’oeil. Je savais bien qu’on avait beaucoup parlé de Nastazià au moment de ses déboires sentimentaux et avec la drogue, parce que les problèmes dramatiques de pauvre petite fille riche -telle que les gens l’imaginaient- faisaient toujours vendre les feuilles de choux, mais une danseuse classique irréprochable, ça devait être d’un ennui mortel... À moins qu’ils fouillent dans mon passé et s’amusent à salir la mémoire de ma mère. « Non ! Faut pas qu’ils sachent ! » j’ordonnais, finalement, un peu de panique dans la voix. « Nasta, faut pas que tu les laisses fouiller dans mon passé. Ils doivent pas savoir. Ma mère est enfin en paix, elle doit le rester. Les laisse pas faire, s’il te plait. » Ma voix plaintive fut accentuée par ma main qui vint s’emparer de la sienne comme si ma vie en dépendait. Peut-être pas ma vie, mais au moins celle de ma mère, sa mémoire, et l’honneur de ces frère et soeurs qui n’avaient pas besoin de savoir que leur mère avait été trompée avec une prostituée. Non, ils ne devaient pas savoir. Personne ne devait savoir.    
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Sam 20 Sep - 18:45


EBBA & NASTAZIA
I think, it's okai, you're my sister




« C’est quoi une fille de la sorte ? » Ewww. Elle m’en posait des questions… comment je pouvais répondre à ça moi ? « Je ne suis pas fermée d’esprit, je ne peux pas l’être... » Soupirant, je l’observais longuement. « J’ai juste eu des priorités différentes, je crois. Je n’ai jamais rêvé d’un beau prince, d’un mariage fastueux et d’une tripotée d’enfants, je voulais juste voler. Je veux toujours voler. Rien que voler. » Riant faiblement j’hochais alors la tête. « Si ça peut te rassurer, j’ai jamais rêvé d’un prince charmant qui me ferait pleins de bébés et qui me ferait vivre heureuse. Y’a que les naïfs pour penser de la sorte … Pareil pour le mariage. Ce n’est pas mon trip d’ailleurs. Mais bref. » Oui bref. « Et pour répondre à ta question hum… Bah… Une fille comme toi, quoi. J’sais pas moi. Bon je traine qu’avec des mannequins, ça n’aident pas forcément ? J’en ai vu tellement des filles à l’inverse de toi, couchant pour réussir… » dis-je en fronçant les sourcils. Mais ça aussi, on s’en foutait. C’était pour qu’elle voit un peu le fond de ma pensée quoi. Ni plus ni moins. Hum. « Je voudrais être un oiseau. » « Pour te faire manger par un chat ? » Demandai-je en rigolant bien évidemment. « Non plus sérieusement, pour voler je présume. » Puisqu’elle rêvait de pouvoir voler. M’enfin, hormis voler, je voulais tout de même la prévenir de ce qui allait se passer quand les gens sauraient qu’elle était ma sœur. Enfin, pendant un premier temps. Quand y’aura mieux à voir chez une autre célébrité les gens oublieront, comme à chaque fois. « Je ne comprends pas... En quoi est-ce intéressant ? Je veux dire que vous êtes mannequins, d’accord, mais il en existe des tas d’autres, et c’est pas vraiment ce qui fait vendre les journaux. Sans vouloir te vexer, les acteurs, les hommes politiques, les chanteurs, oui... Les mannequins ? À part un cercle très fermé, je ne vois pas... Et puis, ils n’ont pas besoin de savoir. Si tu ne leur dis pas, ils ne vont pas le deviner. » Oui, si je ne leur disais pas, c’est sûr qu’ils ne sauront pas. Mais… Si déjà il y avait des rumeurs, je doutais fortement que les paparazzis soient du genre à abandonner. Le moindre potin les attirait comme la peste. On pourrait roter et péter dans la rue que ça paraitrait le lendemain dans les journaux. Comme si c’était l’exploit du siècle. Alors que non. C’est humain. « Non ! Faut pas qu’ils sachent ! Nasta, faut pas que tu les laisses fouiller dans mon passé. Ils doivent pas savoir. Ma mère est enfin en paix, elle doit le rester. Les laisse pas faire, s’il te plait. » Soupirant faiblement, je me laissais tomber dans le fin fond de mon siège avant de l’observer longuement. Je pouvais comprendre sa peur pour sa mère et même le reste de sa vie. Pour ma part j’étais habituée depuis ma naissance, j’avais toujours fait attention en fait. Sauf depuis le décès de Camilya. « Tu ne m’as pas vexé tu sais. Les paparazzis sont juste… Payé pour ça. Et depuis mes déboires je n’y échappe malheureusement pas. Et ne panique pas hein. Y’a personne ici ou dans l’immeuble en face hum. » Dis-je comme pour la rassurer au cas où. Avec elle, dieu sait ce qu’elle est en train de s’imaginer. « Je ne dirais rien si tel est ton souhait. Mais tu sais, de trainer ensemble et tout ça, ça va pas faire taire les rumeurs. Mais… Ton passé ne risque rien. » Je ne voyais pas trop ce qu’ils pourraient trouver en fait. Ou du moins tout trouver tout court. Ou alors j’étais trop optimiste ? Je ne savais pas trop. Mais si c’est ce qu’elle voulait, je ne dirais rien, tout simplement. De toute façon ça ne me dérangeait pas dans les deux cas.


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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Dim 21 Sep - 3:31

Ebba + Nastazià
I think, it's okai...
« Si ça peut te rassurer, j’ai jamais rêvé d’un prince charmant qui me ferait pleins de bébés et qui me ferait vivre heureuse. Y’a que les naïfs pour penser de la sorte … Pareil pour le mariage. Ce n’est pas mon trip d’ailleurs. Mais bref. » Je ne savais pas si ça devait me rassurer ou non, puisque si je n’avais jamais opté pour ce choix personnellement, je ne doutais pas un seul instant qu’il puisse exister pour d’autre. Ce n’était pas parce que je ne rêvais pas au prince charmant que ce dernier ne pouvait pas exister. Enfin, pas en ces termes, évidemment, pas en collants, pas sur un cheval blanc avec château, souris et volatiles domestiqués. Mais un homme aimant, ça devait bien exister. Tout comme une femme pouvait l’être. Je croyais en l’amour, le vrai, celui qui pousse à faire des choses étranges, à prendre des décisions bizarres, comme conserver l’enfant d’un homme qu’on ne serait jamais amenée à revoir, par exemple. Alors, oui, quelque part, même si moi je n’en rêvais pas forcément, je comprenais parfaitement qu’on puisse vouloir d’un grand mariage, d’une belle maison en banlieue, d’un gros chien et d’une équipe de foot en guise d’enfants. Et lorsqu’on rêvait de ça, il était normal qu’un homme puisse nous rendre heureuse, parce que sans homme, rien de ce joli fantasme ne serait possible. Étais-je naïve pour autant ? « Et pour répondre à ta question hum… Bah… Une fille comme toi, quoi. J’sais pas moi. Bon je traine qu’avec des mannequins, ça n’aident pas forcément ? J’en ai vu tellement des filles à l’inverse de toi, couchant pour réussir… » Oh ? Mon expression devait traduire ma surprise et ma gêne. Oui, non, ce n’était vraiment pas moi, ça. Je n’étais pas cette ‘sorte’ de filles. « Je comprends. » j’affirmais alors, baissant les yeux vers mes orteils. « Cela dit, même si j’avais été ce genre de filles, ça ne m’aurait pas mené bien loin. La majorité des hommes, dans mon domaine, n’aiment pas les femmes. Du moins, pas comme ça. » Ils n’étaient pas tous homos, mais presque, et puis, pour réussir dans ce milieu, on ne pouvait pas vraiment tricher, un imposteur se voyait rapidement sur scène. Il fallait mériter sa place, avoir la carrure, la souplesse, et la prestance nécessaire. Une prestance que Nasta remarquait chez moi, me comparant même à un chat, alors que je ne voulais être qu’oiseau. « Pour te faire manger par un chat ? » « Faudait-il qu’il puisse m’attraper. » je répondais dans un fin sourire. « Non plus sérieusement, pour voler je présume. » J’hochais la tête. « Pour me rapprocher du ciel. » Et de tout ce qui s’y trouve. « Tu connais Baudelaire ? » je demandais tout en fouillant mon sac dans l’espoir d’y trouver mon exemplaire des ‘Fleurs du Mal’ qui ne me quittait que très rarement. À l’exception d’aujourd’hui, visiblement. « Il y a un poème de lui qui me correspond en tout point. L’Albatros. Ça parle de cet oiseau qui est si majestueux en vol, et ridicule sur le sol... Les marins les attrapent et, pour s’amuser, les observent déambuler sur les planches du navire... Attends que je me rappelle de quelques vers... Ça dit : Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! L’un agace son bec avec un brûle-gueule, l’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! Le poète est semblable au prince des nuées, qui hante la tempête et se rit de l’archer; exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de marcher. » je récitais, de mémoire, esquissant un sourire fier de m’en être rappelé. « C’est exactement comme ça que je me sens sur la terre ferme. Gauche et veule. Maladroite et moquée. Si je pouvais, je volerais tout le temps et pas seulement sur scène. » Parce que oui, tout était plus simple sur scène. Le reste du monde me semblait trop étranger, parfois hostile, tellement éloigné de tout ce qui me constituait. Voilà pourquoi, également, je rêvais de discrétion, parce que j’avais l’impression de ne pas l’être suffisamment. Trop grande, trop blonde, trop maladroite. Une invisibilité que j’appelais de mes voeux et qui serait mise à mal par les médias, d’après Nastazià. Je ne comprenais pas trop pourquoi, puisqu’elle n’était pas une actrice, une politique, ou une chanteuse à succès, mais ‘simplement’ un mannequin, jusqu’à ce qu’elle m’explique à mi-mots. « Tu ne m’as pas vexé tu sais. Les paparazzis sont juste… Payé pour ça. Et depuis mes déboires je n’y échappe malheureusement pas. Et ne panique pas hein. Y’a personne ici ou dans l’immeuble en face hum. » Elle était une sorte de Kate Moss après le scandale de la cocaïne ? Je savais qu’elle était connue à St Pétersbourg, ce qui me semblait normal puisqu’il s’agissait de notre patrie, mais j’ignorais que cette notoriété l’avait poursuivie jusqu’ici. Et si mon propre passé était irréprochable et inintéressant, je paniquais à l’idée qu’on puisse fouiller jusqu’à celui de ma mère. Combien de temps mettraient-ils avant d’apprendre l’inavouable ? « Je ne dirais rien si tel est ton souhait. Mais tu sais, de trainer ensemble et tout ça, ça va pas faire taire les rumeurs. Mais… Ton passé ne risque rien. » Ce n’était pas mon passé, le problème, c’était mon origine. Et je ne savais pas comment le lui faire comprendre. « Des rumeurs sur quoi ? Qu’est-ce que ça peut leur faire que tu aies deux soeurs au lieu d’une seule ? Est-ce que tu comptais faire une conférence de presse, un truc comme ça ? Ça me semble tellement surréaliste. Je suis perdue... » j’avouais, sans savoir où porter mon regard. J’avais l’impression d’être Pippa Middleton, découvrant qu’une robe trop ajustée et filmée de dos n’était probablement pas la meilleure idée du monde. Je ne voyais pas plus d’une ligne perdue au milieu d’une pleine page de gossip sans intérêt, pour annoncer que la famille Alinovitch comptait un nouveau membre, éventuellement en stipulant mon métier. « Ca intéresse vraiment des gens ? Pour avoir moi-même suivi ton parcours dans les magazines, je sais que tu es connue, mais je pensais pas que c’était à ce point-là... » J’essayais de me représenter la famille de Gisele Bündchen. Qu’est-ce que je savais d’elle ? Rien. À part son corps spectaculaire après plusieurs grossesses et son histoire avec Leonardo Dicaprio... Et Kate Moss ? Elle avait une petite soeur, je crois. On en avait parlé récemment parce qu’elle avait fait son entrée dans le monde du mannequinat. Sortant mon portable de mon sac, j’ouvrais l’application Google et entamais une rapide recherche. Voilà, j’avais tout sous les yeux. « Raquel, Patricia, Gabriela, Rafaela et Graziela. » j’annonçais avant de relever les nez vers Nastazià. « Ce sont les prénoms des cinq soeurs de Gisele Bündchen. Et elles ont même pas de page wikipédia, juste quelques photos de tapis rouge en présence de leur célèbre soeur, regarde. » j’insistais en lui tendant mon téléphone. « Pourquoi tu penses que ça devrait être différent pour nous ? » A mon sens, le public risquait d’être plus intéressé par son GI joe de pas-petit-ami-mais-presque, que par sa soeur sortie de nulle part. Non ? Étais-je encore trop naïve ?  
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MessageSujet: Re: E&N ~ I think, it's okai, you're my sister Mer 1 Oct - 14:28


EBBA & NASTAZIA
I think, it's okai, you're my sister




« Faudait-il qu’il puisse m’attraper. » C’est vrai. « Pour me rapprocher du ciel. Tu connais Baudelaire ? » Fronçant les sourcils, je réfléchis quelques instant. Baudelaire me disait un truc oui. C’était un poète français. Je crois. Pas sûr. « Il y a un poème de lui qui me correspond en tout point. L’Albatros. Ça parle de cet oiseau qui est si majestueux en vol, et ridicule sur le sol... Les marins les attrapent et, pour s’amuser, les observent déambuler sur les planches du navire... Attends que je me rappelle de quelques vers... Ça dit : Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! L’un agace son bec avec un brûle-gueule, l’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! Le poète est semblable au prince des nuées, qui hante la tempête et se rit de l’archer; exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de marcher. » Elle le connaissait par cœur en plus ? « C’est exactement comme ça que je me sens sur la terre ferme. Gauche et veule. Maladroite et moquée. Si je pouvais, je volerais tout le temps et pas seulement sur scène. » Fronçant les sourcils, je la regardais longuement avant de défroncer ceux-ci. Mouais, je pouvais comprendre la comparaison, mais quand même. Ce n’était pas là, un manque de confiance en elle-même qu’elle avait ? Enfin, je voyais la chose ainsi. Elle manquait de confiance en elle tout simplement. « C’est beau, mais… ça peut paraitre stupide, mais à mes yeux, c’est un manque de confiance que tu as en toi. Je suis sûre que si tu avais un peu plus confiance en toi, tu ne penserais pas ainsi. Même si vraiment, le fait de vouloir voler et tout ça est beau. » Peut-être que je me trompais, mais je le percevais comme cela. Peut-être qu’elle était moquée, oui, mais qui ne l’était pas ? On l’a tous été, au moins une fois dans notre vie. Personne n’y échappait. C’était comme ça. Mais le sujet principal avait changé, et ça parlait à présent de nous, oui nous, la famille, le fait qu’elle soit ma sœur, enfin, pour le moment nous ne le savions pas. Mais ça n’allait pas tarder. « Des rumeurs sur quoi ? Qu’est-ce que ça peut leur faire que tu aies deux soeurs au lieu d’une seule ? Est-ce que tu comptais faire une conférence de presse, un truc comme ça ? Ça me semble tellement surréaliste. Je suis perdue... » Une conférence de presse ? Et puis quoi encore ? Je n’allais pas faire ça pour si peu. Mais si on me posait la question, il était clair que je répondrai oui tout simplement. Ou je donnerai le tuyau à certains journalistes avec qui j’avais une dette envers eux pour ne pas avoir publié certaines choses alors qu’ils auraient pu. Bref, les négociations dans ce genre de métier c’était monnaie courante. « Ça intéresse vraiment des gens ? Pour avoir moi-même suivi ton parcours dans les magazines, je sais que tu es connue, mais je ne pensais pas que c’était à ce point-là... » Malheureusement, les gens sont cons, tout simplement. Fallait pas chercher plus loin. J’avais jamais compris, cette curiosité si malsaine que de savoir ce que faisait les célébrités, chanteurs, mannequins et autres… Savoir où ils sont allés, ce qu’ils ont mangés, qui ils ont rencontrés et je passe. Peut-être car j’étais moi-même connue ? Je ne savais pas trop, dans tous les cas, personnellement je m’en foutais. Et je trouvais ça con comme passion, que de suivre la vie h vingt-quatre d’une célébrité. Heureusement dans mon cas, c’était assez rare. L’observant sur son téléphone, je fronçais les sourcils. Qu’est-ce qu’elle faisait encore ? « Raquel, Patricia, Gabriela, Rafaela et Graziela. Ce sont les prénoms des cinq soeurs de Gisele Bündchen. Et elles ont même pas de page wikipédia, juste quelques photos de tapis rouge en présence de leur célèbre soeur, regarde. Pourquoi tu penses que ça devrait être différent pour nous ? » C’était quoi le rapport ? Elle était en train de se monter tout un truc dans la tête que je ne comprenais pas du tout. Regardant le téléphone, comme elle me le tendit, je souris faiblement avant de m’enfoncer dans le fond du siège. « Tu sais… Rassure-toi d’avance, je ne vais pas faire de conférence de presse pour ça. Quand je dis que je l’annoncerai… C’est si jamais un jour un journaliste me pose la question. Ou alors je donnerai l’info à un journaliste et voilà. » Fallait qu’elle s’enlève cette idée de la tête. « Et puis… tu sais les gens sont curieux… le journaliste pourrait publier en gros titre ce qu’on mange dans une journée que les gens le liraient… Les gens aiment ce genre de potin, ils vont spéculer, se demander pourquoi elle a une demi-sœur, pourquoi le père a trompé la femme, j’en sais rien moi. Les gens suivent bien les potins sur le cul de Kardashian. Alors tu sais… Ils peuvent suivre n’importe quoi d’autre. » oh ça oui…Enfin, c’était comme ça, on y pouvait rien. « Je vois pas pourquoi tu compares notre situation avec Gisèle. D’ailleurs Ambroise n’a pratiquement rien dans sa page Wikipédia. Juste qu’il est mon frère et le jumeau de Solanà. Surement car il est très discret. Je ne dis pas non plus que tu auras des milliers de pages à ton effigie hein. Mais quand ça se saura le temps de quelques jours les paparazzis à scandales et tout ça, te suivront pour avoir des photos et tout ça. L’appel du fric. » Et encore j’étais chanceuse de ne pas être autant suivis que certaines filles comme chez les Victoria’s secret. On ne pouvait pas dire que je n’étais pas des plus tranquilles en ce moment.


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E&N ~ I think, it's okai, you're my sister

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