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J&C ~ I think I'll die

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MessageSujet: J&C ~ I think I'll die Ven 1 Aoû - 12:04


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




Marchant dans les rues du vieux New-York, je le traçais, comme un prédateur qui pourrait suivre sa proie pendant des heures. Voilà ce que j’étais en ce moment. Un prédateur. Cela faisait trois bonnes heures que je le suivais, lui ce type de la mafia Russe qui pourrait peut-être m’en apprendre un peu plus sur la mort d’Alexander. Et pourtant… Plus j’avançais dans mon enquête, plus je trouvais que quelque chose n’allait pas. Je ne saurais dire quoi. Mais… Cette affaire avait été bouclée bien trop vite à mon gout. Et l’absence de preuve était encore plus bizarre. Pourquoi ? Pourquoi diable, le chef en personne ne faisait pas avancer l’enquête ? Est-ce qu’il était mêlé à tout ça ? Un truc n’allait pas et ça me torturait l’esprit. Je ne comprenais vraiment pas en fait. Plus j’y pensais et plus je m’embrouillais. Autant dire que rien n’allait. Soupirant, je me collais contre le mur avant de mordiller mes lèvres. Il me gonflait celui-là. Il faisait chaud et il se trimballait dans tout New-York… Plissant les yeux, je le regardais s’acheter un paquet de clope, avant de partir. Reprenant la route, restant à une bonne quinzaine de mètres derrière lui, j’avais le casque sur les oreilles, mais sans le son. Je ne devais pas me perturber avec de la musique, non. C’était juste pour faire croire, à une jeune qui se promenait, la musique dans les oreilles à fond, sans rien pouvoir entendre. J’analysais chacun de ses gestes, et surtout je faisais attention autour de nous. Si d’autres personnes nous suivaient, ou si lui, m’avait repéré, mais ça ne semblait pas être le cas. Il s’arrêta sur un passage piéton, et je me stoppais à quinze mètre, devant un snack. J’en profitais pour m’acheter une bouteille d’eau sans le quitter du regard via la vitre en face de moi. Ne pas se tourner vers lui était la meilleure chose à faire. Et l’option de la vitre était plus que parfaite. Ni vu ni connu en somme. Traversant la route, j’attendis cinq secondes puis je fis de même en buvant un peu, continuant alors ma quête de la poursuite. Je me faufilais entre les gens sans me faire remarquer. J’avais la cervelle qui travaillait à mille à l’heure. D’une, pourquoi la mafia russe était venue sur New-York, récemment d’habitude, elle était sur Washington ? Savait-elle que quelqu’un enquêtait sur elle ? Peut-être. Mais savaient-ils que c’était moi ? ça c’était une tout autre question. J’avais fait jouer mes relations comme j’avais pu pour en apprendre plus. Mais rien. Rien sur le frère de James. Ça m’énervait. Je voulais tellement aider James, et ne pas faire comme le boss qui lui rendait constamment un dossier vide, sans un mot sans rien dessus. Comme si l’enquête était impossible à résoudre. Le voyant tourner dans une ruelle, je fronçais les sourcils, m’avançant alors lentement. Regardant rapidement, personne sauf lui. Je passais devant sans tourner, comptant jusqu’à dix avant de le rejoindre pour le voir tourner à gauche au dernier moment. Sans un bruit je me mis à courir pour voir dans quelle direction il allait tourner. Ralentissant à un mètre devant la bifurcation, je le vis tourner à droite cette fois. Continuant mon trafic, je le suivis sur plusieurs petites ruelles de la sorte. C’était étrange. On n’était pas en train de … tourner en rond là ? A peine compris son manège, alors que j’arrivais au bout de la rue, j’évitais son coup de poing surprise. Reculant, je le vis sortir un couteau. « T’es qui toi ? » Comme si j’allais répondre. Jetant ma bouteille d’eau sur lui, j’en profitais pour lui donner un coup de pied dans les côtes, puis un coup dans le poignet pour lui faire lâcher son couteau. Le rattrapant, je le mis dans ma poche. J’aurai ses empreintes comme ça. Reculant, j’évitais un de ses coups avant de lui en donner un autre alors qu’il me fit un croche patte. Tombant, je roulais pour l’éviter avant de buter le mur. Me redressant, je pris un coup de pied dans la mâchoire, avant de tomber à nouveau. Rampant, je me levais assez vite pour éviter une autre attaque. Ma bouche saignant, je l’essuyais avant de sourire et partir en courant autant fuir. Mais à peine dans la ruelle suivante je me stoppais. Oh. Pas bon ça. Trois autres types arrivaient sur moi. Il avait appelé du renfort ce con. Me tournant, je fis demi-tour avant de lui sauter dessus pour lui assener un coup de pied bien là où il faut. J’en profitais pour courir aussi vite que possible traversant les ruelles sans trop savoir où j’étais avant de me stopper à nouveau. Il en avait appelé combien bordel ? Cherchant un escalier de secours pour grimper dans un appartement, je n’en vis pas. Fais chier. Pas le choix. Mais ce n’était pas humain. Seule contre presque dix hommes. Je n’allais clairement pas m’en sortir. Me défendant comme je le pouvais, j’essayais de toucher les points vitaux des gens, me servant à contre cœur du couteau que je lui avais pris. Ils étaient tous armés autant en faire de même. Evitant de justesse un couteau que je sentis me couper sur le visage, je me tournais dans l’espoir de partir avant de voir l’un d’eux pointer une arme à feu tout droit sur moi. Est-ce que le temps venait de s’arrêter ? J’avais comme l’impression de tout voir au ralentit. N’ayant pas le temps de réfléchir à quoi faire, que la détonation de l’arme me fit revenir à la réalité. Me transperçant le côté droit en plein poumon, je reculais d’un pas avant d’entendre une seconde détonation, une douleur plus intense se propageant alors dans ma poitrine. Tombant au sol, la respiration se coupant, j’avais l’impression de me noyer. Toussant, je cherchais l’air alors que le sang sortait de ma bouche, comme si je crachais de l’eau. Lâchant le couteau que j’avais en main, j’entendis à peine les paroles de l’homme avant de fermer les yeux. Le visage de ma mère apparu, ainsi que de ma défunte jumelle. J’allais mourir. Je mourrais.


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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Sam 2 Aoû - 12:03


I think I'll die
AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

4 août, 14h07 J'allais mourir. Un jour ou l'autre, c'était ce qui allait m'arriver, comme tous le monde. Sauf que ça ne serait pas de vieillesse, je n'allais pas m'endormir en bonne santé et ne plus me réveiller à soixante-dix ans passés. Je voyais mon corps se détériorer, mon état s'empirer, impuissant. Je faisais déjà tout ce qu'il était possible de faire, voulant rester le plus longtemps possible aux côtés de Kim. Ces derniers jours, je me rendais compte de plus en plus que la situation empirait. Il y avait encore deux semaines, je réussissais encore à m'en sortir quand je jouais du piano. Les quinze derniers jours, j'ai commencé à remarquer de plus en plus de difficultés. Ça faisait trois quarts d'heures que je butais sur le même passage d'un morceau pourtant simple. Lettre à Élise. Ce que tous les débutants apprennent. Je n'y arrivais plus. Hier pourtant ça allait encore. Ça faisait une semaine et demie que jouer des morceaux plus complexes était désormais impossible. Maintenant, même des morceaux simples devenait trop compliqué ! Je tentais encore une fois. Le début passait sans trop de problèmes, pourtant, arrivé au milieu de la partition, mes mains dérapaient. De plus en plus. J'avais peut-être essayé trop longtemps de m'acharner à quelque chose d'impossible. Plutôt que d'abandonner lorsque je voyais que mes mouvements involontaires compliquaient trop mon jeu, j'avais voulu continuer en baissant le niveau. Je pourrais comparer la situation à celle d'un drogué dont l'addiction empiétait sur son travail ou sa passion. Il continuait de se droguer et, réalisant qu'il n'arrivait plus à faire ce qu'il voulait, il baissait ses objectifs. Jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. La grande différence entre les deux situations était que l'addiction pouvait se soigner et que la maladie d'Huntington était, pour l'instant, incurable. Je refermai le clavier, abandonnant pour aujourd'hui. Je recommençai à avoir mal au ventre. Ça durait depuis plusieurs jours maintenant. Depuis qu'Alexander s'était pointé comme une fleur en osant espérer que j'allais pouvoir le comprendre. Je n'étais pas près de lui pardonner, ça non. J'avais aussi un peu mal à la tête. J'attrapai une boîte de médicaments, un verre et une bouteille d'eau. Prudemment, je remplis le verre d'eau, en tenant la bouteille à deux mains. Je n'en mis que quelques gouttes à côté, ce qui était, selon moi, un beau progrès. Au déjeuner, Kim avait proposé de me servir après que j'aie renversé plus de la moitié à côté de mon verre. Je partis m'asseoir à la table, avalai le comprimé et jetai un œil à mon portable. Quatre appels en absence, de mon ancien patron. Ancien car oui, j'avais enfin démissionné. Depuis le temps que j'en avais ras-le-bol de ces incapables... et maintenant, je n'avais, de toutes façons, plus rien à faire au FBI. C'était une chance qu'ils m'aient laissé l'appartement malgré ma démission, d'ailleurs. Quatre appels en absence, donc. J'attrapai mon portable et regardai combien d'appels de sa part j'avais reçu ces derniers jours. Trente-six. J'avais fini par mettre mon portable en mode silencieux, n'en pouvant plus d'entendre sans arrêt AC/DC. Rien que de voir la liste des appels en absence m'énervait. S'il rappelait, ne serait-ce qu'une fois, je ne savais pas ce que je serais capable de lui faire. L'écran se ralluma, indiquant un appel. De mon ancien patron bien évidemment. J'allais le tuer. Je décrochai, je ne supporterai pas un trente-huitième appel. « Non, je ne reviendrais pas travailler pour vous, vous pouvez toujours aller vous faire voir. Je raccr... » Il me coupa la parole. « Attendez ! Je ne veux pas vous parler de ça, si vous écoutiez vos messages vous l'auriez su. » Je levai les yeux au ciel. Qu'est-ce que je pouvais en avoir à faire, de ce qu'il avait à me dire ? « C'est à propos de Chizuru Domyoji, l'une de vos espionnes. Elle a eu un accident, à priori en suivant un homme, mais qui n'a aucun rapport avec l'une de nos enquêtes en cours. Toujours est-il qu'elle est depuis dans le coma. Les médecins sont incapables de nous dire si elle va s'en sortir. Comme il m'a semblé que vous vous entendiez bien, j'ai cru préférable de vous en informer et je me suis permis de vous ''harceler'' par téléphone si on peut dire les choses ainsi... » Yeux écarquillés, je peinais à déglutir. Chizuru... accident... aucun rapport avec l'une des enquêtes du FBI... coma... incapables de dire si elle va se réveiller... « Je vais chercher les coordonnés de l'hôpital où elle se trouve et je vous les ferais parvenir par mail. Je raccroche. » J'entendis les bips signifiant qu'il avait raccroché mais ne réussissais pas à bouger. Ce n'était pas possible. C'était de ma faute. Connaissant Alexia, elle avait sûrement continué d'enquêter sur la mort d'Alexander. Je n'avais pas encore pris le temps de la prévenir pour ça, ni pour ma démission par ailleurs. Ça faisait plusieurs jours que je n'avais pas reçu de sms de sa part. Je comprenais mieux pourquoi maintenant... Pourquoi je n'avais pas pris la peine de la prévenir ? De rage, je frappai la table de mon poing, ignorant la douleur. Je finissais par avoir l'habitude, je frappais souvent les murs à défaut de pouvoir passer mes nerfs sur autre chose. Alexia était aux portes de la mort et cela, uniquement à cause de moi. Je m'en voulais terriblement. Si elle ne s'en sortait pas, je savais que je ne pourrais pas me le pardonner. Et si, ce que j'osais espérer, elle s'en sortait, mais avec des problèmes de santé, je m'en voudrais également. Je sentis mon portable vibrer dans la main qui n'avait pas frappé la table. J'avais reçu un mail. Comme je m'en doutais, c'était mon ancien patron, qui me donnait l'adresse de l'hôpital où Alexia s'était retrouvée à cause de moi. Lenox Hill. Je me levai d'un bond, remis mon portable dans ma poche et sortit en courant. Une chance que Kim passait la journée chez l'une de ses rares amies.
17h18 Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là, assis sur la chaise à côté de son lit. Je ne savais pas, je ne savais plus. J'avais les coudes posé sur le rebord du lit et le front dans les mains. J'avais du mal à tenir cette position, je sentais que mon corps bougeait seul de temps à autres. Mille pensées me traversaient l'esprit, pendant ce temps. Constatant que mon mal de tête commençait à revenir, je soupirai. Je me redressai et reposai mon dos contre le dossier. « Chizuru, réveille-toi je t'en supplie... c'est pas le moment de mourir, tu sais... Tu es trop jeune, tu as encore la vie devant toi, tu dois en profiter et savoir ce qu'est l'amour avant de quitter ce monde... », chuchotai-je en regardant le visage endormi d'Alexia. Je me levais et commençai à marcher. Rester assis pendant plusieurs heures était de plus en plus compliqué. Au bout de plusieurs minutes à tourner en rond, je partis me rasseoir. Je commençai à me basculer sur la chaise, comme j'avais l'habitude de le faire en cours, jusqu'à ce que ma jambe droite commence à trembler et me fasse me ramasser par terre. Je me relevai rapidement et redressai la chaise. Je me rassis et laissai cette fois-ci ses quatre pieds à la chaise. Je levai la tête, posant un regard vague sur le plafond. Je reposai mes coudes sur le rebord du lit et prit mon front dans mes mains, en recommençant, pour la énième fois, à prier pour qu'Alexia se réveille. « S'il vous plaît... Je vous en supplie... S'il faut que quelqu'un meurt, épargnez-la et prenez-moi, de toutes façons je n'en n'ai sûrement plus pour longtemps... Surtout que tout ça est de ma faute... » Je n'avais pas l'impression de demander la Lune... pourtant, c'était peut-être trop tout de même. Peut-être que ma demande était trop égoïste ? Non. Je voulais simplement qu'Alexia puisse vivre, qu'elle puisse profiter des nombreuses dizaines d'années qu'il lui restait encore à vivre.

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Lun 4 Aoû - 11:27


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




« Chizuru ? Chizu » Me tournant, je vis Alexia me regarder, le sourire aux lèvres. Alexia… Me relevant, je lui sautais dessus. Elle était réelle, elle était bien là. Ma jumelle. Je pouvais sentir la chaleur de sa peau contre la mienne, son souffle caresser mon corps. Elle était vraiment là. Elle n’était pas morte. Ma sœur n’était pas morte, on m’avait menti. Me mettant à pleurer, de joie, je la serrais aussi fort qu’elle était en train de me serrer. J’étais tellement contente de pouvoir la revoir. La lâchant, je l’observais longuement, alors qu’elle caressait mes joues et pleurait comme une folle. Pourquoi elle pleurait ? Elle était si contente que ça que de me retrouver. « Chizuru… Pourquoi es-tu là, hein ? » Comment ça ? Fronçant les sourcils, je posais mes mains sur les siennes les lui enlevant de sur mes joues. « Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? » « T’as place elle n’est pas ici… » Mais qu’est-ce qu’elle me racontait comme connerie encore ? « Tu ne dois pas mourir… » mourir ? Quoi ? Qui ? Moi ? Je n’allais pas… fronçant les sourcils, je me souvins alors de ce qu’il venait de se passer. J’avais reçues… Portant mes mains sur ma poitrine, je baissais le regard cherchant alors les trous sans rien trouver. « Tu ne dois pas abandonner, il faut que tu t’accroches… Tu dois vivre, tu es trop jeune pour mourir. » « et toi alors ? Tu n’étais pas trop jeune peut-être. » « C’était mon destin ! Toi ça ne l’est pas ! Tu ne dois pas mourir maintenant. » C’était quoi ces foutaises. On se serait cru dans un drama. « Je peux attendre. Je t’attendrai ! Jusqu’à la saint glinglin s’il le faut. Alors ne meurt pas maintenant, ouvre les yeux, quelqu’un t’attend. » Hein ? M’embrassant sur la joue, elle me poussa vivement me faisant perdre l’équilibre. Essayant de l’attraper, en vint, tout disparut devant moi. Me retrouvant dans le noir, j’entendis vaguement quelques bruits et une voix lointaine. Je connaissais cette voix… James ? Essayant de bouger, sans trop y arriver, j’avais froid. Il faisait un froid de canard. Ou j’étais. Inspirant faiblement, mes poumons me firent mal. Déglutissant, ma gorge m’arracha une douleur indescriptible. J’avais l’impression que chaque goulée d’air me demandait un effort surhumain. Un truc dans le nez me chatouillait c’était quoi ? Des tuyaux ? Essayant d’ouvrir les yeux, je les bougeais faiblement les clignant voyant alors James au loin. Il me paraissait si loin, mais avait l’air si près aussi. Ouvrant de plus en plus les yeux, je tentais de bouger ma main mais là aussi j’avais l’impression de peser une tonne. Depuis combien de temps j’étais là moi ? Je peinais à bouger. Bougeant mes doigts, je tentais d’y aller plus vite et plus fort, me concentrant alors qu’une machine se mit à faire des bip, bip en puissance. Il se passait quoi là ? Je m’en foutais, je voulais toucher James. Mon cœur s’emballant, me déchirant une douleur fulgurante, je me mis à pleurer comme une idiote alors que j’arrivais enfin à bouger ma main, mon doigt caressant doucement son bras. Ma bouche s’ouvrit je murmurais James, son prénom, mais aucun son n’en sorti. J’avais trop mal à la gorge.


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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Sam 9 Aoû - 10:40


I think I'll die
AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

Tout ça était de ma faute. De ma seule faute. J'étais tellement en rage qu'Alexander ait pu me mentir pendant aussi longtemps que la seule chose que je voulais, c'était qu'on me laisse tranquille, ne voir et ne parler à personne. C'était ce que j'avais fait, limitant mes contacts à Kim, la seule personne qui, ces derniers jours, comptait pour moi. Même Alexia, je ne voulais pas lui envoyer le moindre sms ou lui passer le moindre appel. On m'avait déclaré surdoué, je devrais donc être un minimum intelligent... pourtant, je n'avais pas envisagé l'hypothèse que l'enquête, qu'elle faisait avancer de son côté, pourrait justement avancer. Je n'avais pas pensé qu'elle risquait de se retrouver à suivre des types dangereux. Enfin, si, en fait. Cette hypothèse m'avait traversé l'esprit. Mais je m'étais persuadée que le pourcentage de la probabilité qu'une telle chose arrive était assez bas pour être négligé. Pourtant, je savais pertinemment que tant que le pourcentage n'était pas strictement égal à zéro, il restait une possibilité, aussi infime pouvait-elle être. Il ne fallait jamais négliger la moindre piste, que ce soit dans la police, dans les sciences, ou... ou dans la vie. Si je n'avais pas considéré cette hypothèse comme trop peu probable, Alexia ne se serait pas retrouvée dans ce lit d'hôpital, je ne serais pas en train de culpabiliser à cause de mon manque de prudence. Je n'avais pas envie de parler à qui que ce soit, j'avais encore moins envie de devoir lui expliquer que mon frère avait été incapable de trouver quelques minutes à peine après le 31 octobre 2012 pour me prévenir que contrairement à ce que la police croyait, il était encore en vie. Il aurait pu profiter de l'occasion que c'était le jour de mon anniversaire pour me le souhaiter et me prévenir par la même occasion qu'il était encore vivant. J'aurais été capable de tenir ma langue. Pour qui m'avait-il pris ? Malheureusement, il était bien trop tard pour continuer de se plaindre de telles choses. L'une de mes seules amies se retrouvait au bord de la mort à cause de moi. Qu'est-ce qu'il se passerait si ce fichu électrocardiogramme devenait plat ? Je devrais vivre avec une seconde mort sur la conscience. Non, ce n'était pas possible. Je n'en serais pas capable. On dit que dans ces moments-là, la religion aide. On dit aussi qu'il faut être patient. Ma patience était à bout. Je n'en pouvais plus de devoir me demander si Alexia allait oui ou non se réveiller. On dit qu'aux portes de la mort, on revoit les personnes qu'on avait perdu au cours de notre vie. Cela signifiait-il qu'elle était en présence de sa jumelle, Alexia... ? Dans ce cas, pourquoi voudrait-elle rester ici-bas ? Tout ça était de ma faute. Je commençais à somnoler. Enfin, c'était l'impression que j'avais. Je somnolais, alors que j'avais dormi cette nuit. Six heures, même. Je dormais de plus en plus, ce qui m'inquiétait. Je voyais mon état s'empirer jour après jour alors que j'avais eu la chance de ne quasiment rien avoir à part mes problèmes de mémoire, auparavant. Des bips me sortirent soudain de mon état de somnolence, me faisant sursauter. Je sentis quasiment aussitôt quelque chose me toucher le bras. Je relevai la tête et remarquai d'abord des larmes couler sur les joue d'Alexi... Chizuru. J'aurais pu en pleurer de joie si je ne m'étais pas contenu. Je sentis quelques tremblements parcourir mon corps, sûrement à cause de l'émotion. Si ce que l'on disait était réel, elle avait choisi la vie à sa sœur. Je me penchai vers elle pour déposer un baiser sur son front. Comme je le faisais avec Kim ou Willa. Et autant dire que je me surprenais moi-même, n'aimant pas les contacts physiques de ce genre. « Je suis désolé, tellement désolé. C'est de ma faute si tu t'es retrouvée ici. », avouai-je. Je sentis une larme couler sur ma joue. Je l'essuyai aussitôt. « Tu ne peux pas savoir à quel point je suis soulagé que tu te sois réveillée... » Je me rassis sur ma chaise, que je rapprochai le plus possible du lit, et attrapai sa main. « Merci de m'avoir écouté... », murmurai-je. Allait-on prendre ma vie en échange de celle de Chizuru, comme ce que j'avais demandé ? Je n'avais aucun moyen de le savoir. Le plus important était qu'elle était sortie du coma et ça, c'était le plus important.

© EKKINOX
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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Mer 13 Aoû - 20:13


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




Je n’avais pas peur de la mort. J’avais peur de ne pas assez vivre. De ne pas avoir assez profité de ce que l’on m’avait permis de vivre. J’étais ce genre de fille. J’avais des rêves plein la tête, j’avais des ambitions, et je voulais pouvoir en profiter tout simplement. Mais ce n’était pas aussi simple que ça. Non. Je savais que la vie était courte, elle n’était jamais aussi longue que l’on aimerait… Mais c’était ainsi. Il ne fallait pas être aussi gourmand que cela. C’était en soi déplacé et un pécher irréversible. Pouvoir avoir cette chance que de vivre était déjà un bonheur immense… Que ça soit un an, ou dix ans. Une fois qu’on est mort, on est mort et c’est pour longtemps. Est-ce que l’on s’en apercevait ? Ça, je ne savais pas trop, et ça me rendait triste. J’avais envie de pleurer, j’avais envie de m’isoler et de ne plus pouvoir penser à cette chose qu’est la mort. Elle m’effraie, elle me fait peur. Elle me désole tellement. Je ne sais pas quoi en penser, et pourtant, aujourd’hui j’étais là, sur ce lit d’hôpital, qu’est-ce qui m’était arrivé ? Je ne m’en souvenais pas trop. Tout était flou dans ma tête, mais je sentais au fond de moi… Oui je sentais que je n’étais pas passé loin, qu’il s’était passé une chose de grave. Le fait de voir James dans cet état me le certifié. Je n’aimais pas le voir ainsi. Il pleurait, et ça me fendait le cœur. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de le serrer fort et de pouvoir déposer un baiser sur sa joue. Mais j’avais comme l’impression que mon corps était devenu un rocher. Oui, c’était le terme exact. Est-ce que j’étais paralysé ? Est-ce que ?? Plus je réfléchissais et plus j’avais mal à la tête. Sentant quelque chose de chaud sur mon front, j’entrouvris les yeux, il venait de déposer un baiser sur mon front. James ? Faire ça ? C’était… Si inattendu que ça m’en réchauffait le cœur. Vraiment. Je pouvais même le sentir battre plus vite. « Je suis désolé, tellement désolé. C'est de ma faute si tu t'es retrouvée ici. » Non… Ce n’était pas de sa faute. Il n’avait pas le droit de dire ça. Je le lui interdisais d’ailleurs. Mais, je ne dis rien pourtant. « Tu ne peux pas savoir à quel point je suis soulagé que tu te sois réveillée...  » Souriant faiblement, j’inspirais en essayant de garder plus ou moins mon calme. C’était loin d’être facile tout ça. « Merci de m'avoir écouté... » De l’avoir écoutée ? Quand ? De quoi ? Je ne comprenais pas trop là. Il parlait de quoi ? Peut-être qu’il m’avait parlé pendant que j’étais endormie ? Je ne savais pas. Quand on dort, on dort. Clignant des yeux, je soupirais avant de serrer faiblement sa main. Elle était chaude, rassurante, douce. Une main d’homme qui me réconfortait. Sa main. Inspirant je tournais la tête vers lui tout en fermant les yeux. Je me sentais bien tout à coup, comme loin de tout, en sécurité. Il avait ce don, de pouvoir juste me rendre heureuse. Après plusieurs secondes, j’ouvris les yeux pour le regarder et serrer un peu plus sa main. « De quoi tu parles ? » Demandai-je d’une voix à peine audible. Toussant, je levais ma main sentant mes articulations craquer avant de tirer sur les tuyaux qui étaient dans mon nez. Ça me gênait plus qu’autre chose. Le balançant, je me redressais en ayant du mal mais je m’en foutais, je m’en fichais. Je voulais être prêt de lui. J’étais téméraire et courageuse, ce n’était pas la douleur qui allait m’arrêter ! Oh ça non ! Une fois assise, je me laissais plus ou moins tomber sur lui. Mes bras autour de son cou je le pris dans mes bas plongeant mon visage dans son cou. Son odeur me fit un bien fou. Tant pis s’il ne supportait pas que je le touche. Moi j’en avais besoin. « Je t’aime… » Dis-je en posant ma joue sur son épaule. Oui, je l’aimais. J’aimais beaucoup James. Et de réaliser que j’aurai pu mourir me faisait alors voir que je voulais vraiment profiter du temps qu’il lui restait pour être avec lui. M’occuper de lui et rendre sa vie la meilleure qu’il soit. « Oui, je t’aime. Très fort. » marmonnai-je en déposant un baiser dans son cou avant de sourire faiblement. C’est sûr que si quelqu’un entendait cette conversation, ça pouvait prêter à confusion, et on pourrait nous prendre pour un couple, mais ce n’était pas ça du tout. Enfin… Bizarrement cette idée me vint en tête et je me surpris alors à imaginer cette vie de couple. Etait-ce réellement faisable ? Non. Enfin, je ne savais pas trop. Je me voyais mal vivre avec lui. Pas parce qu’il était malade ou autre, non, ça c’était secondaire. Mais surtout car je n’avais jamais pensé avant à ça. Mais plus j’y pensais maintenant et plus j’étais curieuse de savoir si c’était possible. De toute façon, possible ou pas, connaissant James, je savais qu’il ne laisserait jamais ça possible. Car il ne voudrait pas me faire souffrir dans les deux cas. Il penserait d’abord à moi avant de pouvoir éventuellement penser à une quelconque relation entre nous deux, et penser à savoir si ça lui plairait ou pas. Clignant des yeux, je me demandais pourquoi j’étais autant en train de penser à tout ça avant de sourire faiblement. « James ? Je ne veux pas que tu m’abandonnes… Je ne sais pas s’il y a des cachets pour ralentir ta maladie ou quoi… Mais s’il te plait… Reste avec moi encore longtemps… D’accord ? Je ne veux pas que tu meurs… J’me souviens plus trop de ce qu’il m’est arrivé mais je… J’ai peur. La mort me fait peur à notre âge. On est jeune, tu n’as pas le droit de mourir… » Dis-je en pleurant reniflant avant d’hoqueter. Si j’avais échappé à la mort… Qu’en était-il de James ? Il ne pourrait pas y échapper et ça, tout à coup, ça me faisait flipper.



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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Jeu 14 Aoû - 13:23


I think I'll die
AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

Sentir sa main serrer la mienne me rassurait. J'avais eu tellement peur pour elle. En voyant les choses d'un point de vue objectif, il était peu probable qu'elle ne réussisse à s'en sortir. Se prendre deux balles en pleine poitrine et survivre, il fallait vraiment avoir de la chance. « De quoi tu parles ? » Je la fixai quelques instants, avant d'esquisser un sourire. « De rien, ne t'en fais pas. », répondis-je en serrant un peu plus sa main. Elle finit par réussir à s'asseoir, non sans mal d'après ce que je voyais, et se laissa tomber sur moi, ses bras autour de mon cou. Ça aurait été quelqu'un d'autre, cette proximité m'aurait dérangé, même April, je n'aurais pas pu. Pourtant, là, ça ne me dérangeait pas. Ce qui m'étonnait un peu. Je n'étais pas du tout le genre de personne à rechercher des contacts physiques, ou même tout simplement la compagnie d'autres personnes. J'avais été obligé de m'habituer à la solitude, et même si ça n'était pas toujours facile, j'avais fini par m'y accoutumer. « Je t’aime… Oui, je t’aime. Très fort. » Je souris en l'entendant dire ça. Je posai doucement ma tête sur la sienne, après l'avoir à nouveau embrassée dans les cheveux. « Moi aussi. Je t'aime beaucoup. » Maintenant, je ne pouvais plus imaginer ma vie sans elle. Ça pouvait paraître ridicule de tenir autant à une personne sans en être amoureux, pourtant, c'était le cas. À bien y réfléchir, je ne tenais pas autant à April. Enfin, pas de la même façon en tous cas. Il faut dire que même si je tenais beaucoup à elle et que je la connaissais depuis plus longtemps que Chizuru, je n'avais retrouvé April il y avait peu. Tandis que Chizuru, ça faisait un an que nous nous connaissions réellement. On se connaissait depuis fin 2012, l'époque où j'ai été obligé d'aller à l'université, mais je ne l'avais jamais vraiment remarquée. Il faut être honnête, le FBI m'aura au moins apporté ça de bon. L'une des plus belles rencontres de ma vie, que je n'aurais sûrement jamais faite sans être venu à New York. Depuis tout ce temps, il m'en était arrivé des choses... et, si j'y songeais quelque peu davantage, je réalisais que la majorité de ces souvenirs étaient liés à Chizuru. C'était elle qui était allée chercher Kim à ma place, car je sentais que si j'avais December en face de moi, je ne pourrais pas me retenir de lui mettre mon poing dans la figure. C'était aussi la première personne extérieure à ma famille à qui j'avais parlé de la raison de ma venue à New York. Et c'était la seule personne à qui j'avais avoué que j'étais responsable de la mort de ma sœur. Bon, il y avait aussi cette Astaria, mais si je lui avais à mon tour déballé mon passé, c'était dans l'espoir qu'elle me laisse tranquille. Ce n'était pas du tout parce que j'avais besoin d'en parler. Je n'étais pas ce genre de personne, je n'avais pas besoin de passer tout un vol Paris-New York à me confier à un inconnu pour aller mieux. Je préférais tout garder pour moi. Tout du moins, jusqu'à ce que je rencontre Chizu. Peut-être que, si les choses avaient changées, c'était tout simplement parce que je savais que désormais, j'avais quelqu'un à qui me confier si nécessaire ? Peut-être. Et même si c'était ça, je n'avais pas l'impression de souvent parler de mes problèmes. Mon ancien problème avec Alexander mis à part, car là, c'était un peu différent, puisque ça concernait le FBI. Même si j'avais tendance à l'oublier, nous étions d'abord collègues de travail, avant de devenir si proches. Oui, au moins, le FBI m'aura apporté une bonne chose. « James ? Je ne veux pas que tu m’abandonnes… Je ne sais pas s’il y a des cachets pour ralentir ta maladie ou quoi… Mais s’il te plait… Reste avec moi encore longtemps… D’accord ? Je ne veux pas que tu meurs… J’me souviens plus trop de ce qu’il m’est arrivé mais je… J’ai peur. La mort me fait peur à notre âge. On est jeune, tu n’as pas le droit de mourir… » L'entendre finir en pleurant de cette façon me fit mal. J'étais mal pour elle, pourtant je n'étais pas vraiment empathique. À vrai dire, même si je n'étais pas empathique, j'étais moi aussi en train de pleurer, malgré moi. Je sentais ma gorge se serrer et des larmes couler le long de mes joues, et ce, même avant la fin de sa dernière phrase. Je ne voulais pas mourir, pourtant plus les jours passaient, plus je sentais que je devais vraiment tout faire pour profiter de ma vie, ou tout du moins de ce qu'il m'en restait. Je passai mon bras autour de ses épaules et la serrai fort, avant d'essuyer de ma main libre mes larmes. « Je te promets de rester avec toi le plus longtemps possible... si seulement je pouvais avoir le choix, je t'assure que je passerais le restant de mes jours avec toi... » Malheureusement, on ne pouvait pas choisir. La vie est injuste, que peut-on y faire ? « Tu sais, je serai toujours à tes côtés, je te le jure. », promis-je en continuant de pleurer. Je n'avais pas l'habitude de pleurer pourtant, j'avais l'impression que là, je n'allais pas réussir à m'arrêter avant longtemps... La dernière fois que j'avais autant pleuré, c'était ce fameux jour où en cours de sport, on devait faire de la natation. En voyant tant d'eau, j'avais fait une crise de panique et était parti en courant me planquer dans un casier... La situation d'aujourd'hui était totalement différente, pourtant, j'avais également peur. J'avais beau penser souvent que j'allais bientôt mourir, ou tout du moins mourir jeune, ça ne me faisait pas cet effet. Je ne me rendais pas réellement compte que je laisserai derrière moi Chizuru seule. Je ne voulais pas que les choses se passent ainsi... Parfois, je me demandais pourquoi j'étais né... si ma mère avait été fidèle, rien ne serait arrivé. Chizuru n'aurait pas à avoir peur pour moi, Willa serait encore en vie, ma mère ne serait pas en dépression depuis tout ce temps... Pourquoi ?

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Ven 15 Aoû - 2:06


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




Je ne suis pas une chimère, je ne suis pas un robot. Je ne suis rien de tout ça. Je n’étais qu’une fille normale. Une simple petite nipponne dans ce monde de brute. Mais je faisais avec. Je n’avais pas le choix de toute façon, et puis qui l’avait ? J’étais perdue, terriblement perdue. Je pleurais intérieurement. Quelque chose se passait en moi, ça me ravageait, ça me poignardait de l’intérieur, je me consumais sans trop comprendre. J’étais juste… Dans un autre monde, oui c’était ça. J’étais dans un autre monde. Comme transporté loin, très loin de cette chambre d’hôpital. J’étais sur un nuage, ailleurs, dans mes pensées, et c’était loin d’être parfaitement superbe. J’étais plongée dans un amas de pensées sombres. Je ne comprenais pas. Enfin si, je réalisais en fait. Je réalisais que la mort pouvait venir à tout moment. Je m’étais fermée… La mort de ma sœur m’avait changé, et je m’étais enfermée dans ma bulle, comme pour me protéger, comme pour ne pas ouvrir les yeux. Et maintenant que j’avais failli mourir, j’avais comme l’impression de tout prendre dans la tête. Même pour James, je réalisais petit à petit enfin… Il allait lui aussi mourir. Pourquoi ? Pourquoi la personne que j’aimais le plus après ma sœur allait elle aussi m’abandonner ? Est-ce que je portais la poisse ? Est-ce que… J’avais une malédiction sur moi, ou un truc du genre ? Etait-ce ma faute ? M’avait-on jeté un sort ? Je me posais tout un tas de question. Et plus je réfléchissais, plus j’en venais à réellement avoir peur de ça. La mort. « De rien, ne t'en fais pas. » Sa voix m’apaisait, elle était douce, rauque, rassurante, envoutante… Je pourrais écouter James parler pendant des heures en fait. C’était surement idiot, mais c’était réellement ce que je pensais. Fermant les yeux, je me laissais emporter. Empoter par cette vague de sentiment qui me submergeait bien trop. J’avais besoin d’évacuer, de dire clairement le fond de ma pensée. J’avais peur. Peur de le voir partir, peur qu’il m’abandonne, peut qu’il ne meure bien trop vite. Je ne le voulais pas. Je l’aimais. Oui, je l’aimais tellement fort que j’en avais mal, là, dans le cœur. Et je ne pouvais pas rester là, sans rien dire, je voulais le lui dire avant de le regretter. Sentant sa tête se poser sur la mienne, une larme coula sur ma joue alors que je me mordis la langue. J’avais réellement besoin de pleurer. J’étais tellement bien là. Et puis il déposa un baiser dans mes cheveux. Ça me fit sourire, et battre mon cœur encore plus vite. « Moi aussi. Je t'aime beaucoup. » Ces quelques mots, me firent encore plus pleurer, alors que je resserrais mon étreinte sans pouvoir m’en empêcher. C’était surement idiot de ma part, mais j’avais comme une envie de l’entendre encore, et encore. Mais avais-je ne serait-ce qu’un petit droit sur ça ? Pouvais-je lui demander de le répéter ? Reniflant faiblement, je glissais une main dans ses cheveux les caressant faiblement en laissant mes larmes couler, j’en avais besoin. Tout se bousculait en moi. Je m’en fichais éperdument de moi. Je réalisais juste que la mort était là, dans cette pièce. Pas pour moi, non, pour lui et ça me fendait de l’intérieur. « Tu peux le répéter ? » Demandai-je trop gourmande, d’une voix faible et coupée par les larmes. J’étais triste. Terriblement triste. Je ne voulais pas imaginer ma vie sans lui. Je ne voulais pas être seule et devoir dire à sa fille plus tard que son père était mort bien trop tôt. Je ne voulais pas aller sur sa tombe pour me confier à lui. J’étais bien trop jeune pour subir ça, et lui aussi. Je me devais de lui dire. De lui dire ce que je pensais. Je le voulais près de moi, je ne voulais pas le perdre. Et plus je parlais plus je pleurais. Et ce qui me faisait encore plus pleurer, c’était bien le fait que lui aussi puisse pleurer. Je ne supportais pas de le voir si triste. Et malheureusement, je ne pouvais rien faire pour le consoler. Je n’étais pas un génie, je n’avais pas des mains guérisseuses, ou je ne sais quoi. Nous n’étions pas dans un film, mais dans la vraie vie, et ça faisait encore plus mal. « Je te promets de rester avec toi le plus longtemps possible... si seulement je pouvais avoir le choix, je t'assure que je passerais le restant de mes jours avec toi... » Fermant les yeux, je me sentis pleurer encore plus hoquetant même sur le coup. Cette phrase faisait mal, terriblement mal. « Tu sais, je serai toujours à tes côtés, je te le jure. » Je le savais oui. Qu’il serait toujours à mes côtés. Même s’il ne serait pas forcément là physiquement parlant. Serrant mes poings sur son haut, j’inspirais profondément, pour calmer mes spasmes qui me faisaient, d’ailleurs, terriblement mal à la poitrine, contrôlant plus ou moins mes larmes. J’essayais de me calmer, mais c’était dur. Les yeux remplis de larmes je me redressais posant alors mes mains sur ses joues le fixant longuement. Venant coller mon front contre le sien, je ne le quittais pas du regard sans parler, sans rien dire. Pouvant même sentir son souffle chaud contre ma peau. Frissonnant je fermais les yeux avant de sentir de nouvelles larmes couler sur mes joues. « J’aurai voulu mourir aujourd’hui. Tu sais pourquoi ? Parce que moi, je n’ai pas de famille. Toi tu as ta famille. Mais je n’ai pas ce pouvoir-là, tu sais. Le pouvoir d’échanger ma vie contre la tienne. Je suis désolée James. » dis-je en riant bêtement. Lui pinçant les joues, je me mis doucement à rire avant de le regarder et soupirer. « Mais oui, reste avec moi le plus longtemps possible hum. Dans ta prochaine vie. S’il te plait, ne soit pas solitaire. Ais des amis, soit sociable, souris plus souvent, et… soit à nouveau la personne la plus importante de ma vie. » Dis-je en souriant faiblement. Oui. J’étais le genre de fille à croire qu’après la mort, on pouvait renaitre, et avoir une autre vie. Je préférais ça, que l’option du trou noir.



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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Sam 30 Aoû - 17:01


I think I'll die
AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

Ça oui, j'aimais Chizuru. Pas comme une petite amie, non. Pas non plus comme une simple amie. Je ne saurais dire comment je la voyais. J'avais du mal à la voir comme une sœur de cœur. Disons que... je la voyais comme une personne très importante pour moi. Passer une journée sans que je ne pense ou que quelque chose ne me fasse penser à elle était impossible. Ça pouvait paraître ridicule, non ? Une simple fille comme il en existait des milliards être aussi importante pour moi. Sauf qu'à mes yeux, Chizu était loin d'être ordinaire. Sa bonne humeur finissait toujours par me donner le sourire. J'avais du mal à croire que l'on m'avait donné la chance de la connaître, après tous mes malheurs passés. « Tu peux le répéter ? » Je la regardai quelques instants, avant de sourire. « Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Ma vie sans toi serait terrrrrrrriblement fade. », dis-je en riant à moitié, avant de reprendre rapidement mon sérieux. J'avais dit ma dernière phrase sur le ton de la plaisanterie, en particulier en allongeant le ''r'' de terriblement, mais je n'en pensais pas moins. Que serait ma vie sans Kim et elle ? J'adorais ma fille, j'adorais Chizuru. Et je ne voulais abandonner ni l'une ni l'autre. Malheureusement, je savais que je ne pouvais rien y faire. Comme Chizu venait de le dire, lorsque l'on est jeune, la mort effraie. Auparavant, je n'en n'avais pas plus peur que quelqu'un d'autre. À présent... les choses avaient changées. Être conscient que ses années étaient comptées était quelque chose d'effrayant, contre laquelle on ne peut strictement rien faire. À part si un scientifque trouve le remède miracle, j'étais condamné. Ce n'était pas comme si que j'étais le seul dans cette situation. Un remède miracle arrangerait tant de personnes... Il m'assurerait une longue vie pour Kim. J'avais peur de mourir, mais aussi et peut-être surtout de devoir laisser plusieurs personnes derrière moi. J'étais soulagé que Chizuru s'en soit sortie, mais ce qu'elle venait de me dire sur son futur sans moi me faisait peur. J'aurais tellement aimé avoir une vie simple. Mieux vaut être pauvre mais heureux et en bonne santé que riche, malchanceux et condamné. J'avais beau penser ça, personne n'était capable de me rendre la santé en échange de tout mon argent et divers biens dont j'hériterais à la mort de mes parents. Enfin, dont j'hériterais... c'était stupide de dire ça. Au train où allaient les choses, je serais sûrement mort et enterré bien avant. Et ce genre de choses, ça me faisait mal. Allais-je donc avoir commencé et achevé ma vie en semant le malheur ? Je n'aurais pas dû naître. Malheureusement, je n'avais rien pu y faire. Je n'avais pas pu savoir que j'allais causer tant de malheur et donc décider de ne jamais atteindre l'ovule de ma mère. Ce n'était pas de cette façon que les choses fonctionnaient. La vie était injuste et en ce moment, réaliser tout ça me faisait pleurer d'une façon ridicule. Je sentis les mains de Chizuru se poser sur mes joues puis son front se poser sur le mien. Voir des larmes couler sur son visage me donnait encore plus envie de pleurer. Tout ça était de ma seule faute. Je ne l'aurai pas rencontré, je ne lui aurais pas parlé de l'enquête sur Alexander, je n'aurais pas été malade, je n'aurais pas accepté de la laisser enquêter de son côté, je l'aurais prévenue que toute cette histoire n'était qu'un mensonge d'Alexander... Si seulement un seul de ces évènements était arrivé. En partant du plus loin au plus récent, peu importait. Il aurait suffit d'une chose pour que rien ne soit arrivé, pour que tout aille bien. [color=indianred]« J’aurai voulu mourir aujourd’hui. Tu sais pourquoi ? Parce que moi, je n’ai pas de famille. Toi tu as ta famille. Mais je n’ai pas ce pouvoir-là, tu sais. Le pouvoir d’échanger ma vie contre la tienne. Je suis désolée James. » Elle me pinça les joues et se mit à rire. J'esquissai difficilement un petit sourire, ne me sentant pas d'exprimer mon avis. Je n'avais que faire de ma vie... Je n'étais pas comme elle, je n'avais plus la vie devant moi. Elle disait que j'avais ma famille. À part Kim, je ne voyais plus ma famille... ma mère avait surjoué le désespoir lorsque je lui avais appris que j'étais malade, rien que ça, ça contribuait à me convaincre qu'elle n'avait rien à faire de moi. J'avais tué, involontairement certes, sa chère fille, dont le père était bel et bien son mari cette fois... Et depuis que j'avais appris qu'Alexander était encore vivant, j'avais l'impression que la seule personne de ma famille proche qui tenait réellement à moi était mon père. Mon père, avec lequel je n'avais pas le moindre lien de sang. C'était une chose dont toute la famille et tout l'entourage amical de mes parents avaient conscience. « Mais oui, reste avec moi le plus longtemps possible hum. Dans ta prochaine vie. S’il te plait, ne soit pas solitaire. Ais des amis, soit sociable, souris plus souvent, et… soit à nouveau la personne la plus importante de ma vie. » Malgré le sourire de Chizuru, je n'arrivais pas à sourire moi aussi. J'étais la personne la plus importante de la vie de quelqu'un. Jamais je ne me serais attendu à entendre une telle chose un jour. Ça me faisait tellement plaisir. Tellement plaisir et tellement mal à la fois. J'allais, un jour, bientôt, dans quelques années, devoir abandonner la personne pour qui je comptais le plus. Tant bien que mal, je finis par réussir à me concentrer sur le début de ses paroles. « Si tu savais tout ce que j'ai pu faire pendant mon adolescence pour avoir des amis... Je ne sais plus si je t'ai déjà parlé de tout ça, un jour... Mais j'avais même commencé à fumer, pour voir si ça allait changer quelque chose d'avoir ce point commun avec certains camarades de classe. C'était aussi un point commun avec la fille que j'aimais... J'ai essayé d'être sociable, avec un sourire sur les lèvres. Rien n'a marché. La seule amie que j'ai réussi à me faire est une schizophrène qui était elle aussi mise à l'écart par ses camarades. Je tiens beaucoup à elle malgré ça, car après tout, elle n'y est pour rien si elle est malade. Aucune de mes tentatives n'a marché, et j'ai longtemps été seul sans vrais amis. Jusqu'au jour où nous nous sommes rencontrés. », commençai-je, regard baissé, essayant de me souvenir du plus grand nombre de détails possible. Non pas pour les dire à voix haute, mais simplement pour m'assurer que j'arrivais encore à me rappeler d'évènements lointains. « Tu es arrivée dans ma vie au moment où je m'y attendais le moins et depuis, j'ai l'impression que chaque jour est différent. Depuis, tu as toujours été là aux moments où ça allait moins bien que d'habitude. Sans toi, je n'aurais sans doute jamais su ce que c'était, la joie de vivre. » Hormis Kim, bien évidemment, personne n'avait autant compté pour moi que Chizuru...

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Dim 31 Aoû - 20:54


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




« Si tu savais tout ce que j'ai pu faire pendant mon adolescence pour avoir des amis... Je ne sais plus si je t'ai déjà parlé de tout ça, un jour... Mais j'avais même commencé à fumer, pour voir si ça allait changer quelque chose d'avoir ce point commun avec certains camarades de classe. C'était aussi un point commun avec la fille que j'aimais... J'ai essayé d'être sociable, avec un sourire sur les lèvres. Rien n'a marché. La seule amie que j'ai réussi à me faire est une schizophrène qui était elle aussi mise à l'écart par ses camarades. Je tiens beaucoup à elle malgré ça, car après tout, elle n'y est pour rien si elle est malade. Aucune de mes tentatives n'a marché, et j'ai longtemps été seul sans vrais amis. Jusqu'au jour où nous nous sommes rencontrés. » Plus je l’écoutais et plus mon cœur se serrait. J’avais mal, terriblement mal. Non pas mon cœur mais la blessure, ou les blessures j’avais du mal à me souvenir. J’avais l’impression qu’on me plantait une lame brulante et qu’on me marquait au fer rouge dans tout mon corps, mais je préférais serrer les dents. Je ne voulais pas me rallonger. Je voulais juste qu’on puisse rester ainsi, encore longtemps. Mes yeux ne cessaient pas de pleurer. En silence, les larmes coulaient. C’était le moment que nous avions choisi, comme pour briser ce silence, comme pour ouvrir notre cœur. Nous n’étions pas du genre émotif ni démonstratif, mais… La mort rôdait autour de nous et si nous ne le faisions pas maintenant, quand le ferions-nous ? Surement jamais. Alors il allait en profiter et pouvoir clore ce sujet une bonne fois pour toute, histoire d’éviter de se faire mal à chaque fois. « Tu es arrivée dans ma vie au moment où je m'y attendais le moins et depuis, j'ai l'impression que chaque jour est différent. Depuis, tu as toujours été là aux moments où ça allait moins bien que d'habitude. Sans toi, je n'aurais sans doute jamais su ce que c'était, la joie de vivre. » Mordillant ma lèvre je déglutis longuement avant de fermer brièvement les yeux. J’avais mal, mal au cœur cette fois réellement. Ce moment était digne d’un livre à l’eau de rose. Ou d’un drama asiatique. Peu importe. Je me sentais mal. J’avais l’impression que le sort s’abattait sur moi, et sur lui. Comme si le bonheur n’était pas permis pour l’un de nous. Nous avions tant souffert et nous continuons à souffrir. Comme un rappel du fait que c’était là notre destinée. Tout simplement. Reniflant faiblement, j’entrouvris les yeux clignant les paupières en sentant des larmes glisser sur mes joues. Attrapant une de ses mains je la serrais faiblement, tout en les fixant. Elles étaient belles là, nos mains. « La vie a été injuste avec toi. Tu ne méritais pourtant pas de vivre ça. Qu’as-tu fait dans ton ancienne vie pour avoir tout ça sur ton dos ? Ce fardeau si horrible … Je trouve la vie injuste. Tu es si jeune encore… » marmonnai-je en ayant peur de le perdre bien trop vite. J’avais l’impression qu’à chaque fois que je fermais les yeux, j’allais le perdre, comme s’il s’agissait d’un rêve. Comme si j’allais me réveiller et voir qu’il était déjà parti… Me redressant, sans plus pouvoir supporter la douleur, je me laissais tomber dans le lit avant de tousser faiblement. Ma poitrine m’arrachait un pic de douleur insoutenable mais je ne disais rien. « Profitons de ce temps pour rester ensemble. Je ne veux pas vivre dans le regret plus tard… » Dis-je en levant les yeux vers le ciel pour m’empêcher de pleurer encore. Interdiction de continuer de pleurer. Je voulais me montrer forte, je voulais lui montrer que je pouvais être forte, mais s’il le savait déjà très bien. Et puis je ne voulais pas continuer cette discussion, au risque de finir totalement dépressive. Ça me rendait malade. Les souvenirs de ma sœur me hantait, et je ne voulais pas penser au fait qu’une fois mort, c’est pour toujours. Pour toujours et à jamais. Soupirant je gardais sa main dans la mienne avant de baisser mon regard vers lui et l’observer longuement. « Sinon... à part tout ça… cessons de pleurer… Qu’est-ce que les docteurs ont dit ? J’ai quoi ? » Dis-je en portant l’autre main sur ma tête. Combien de temps j’étais restée ainsi ? Quel jour étions-nous ? J’avais l’impression que j’étais ici depuis un sacré moment. Mon corps était tout engourdi et courbaturé. Comme si je n’avais pas bougé depuis un siècle au moins. Ouais au moins. « Ça va paraitre stupide James… Mais j’ai envie de manger à m’en faire péter la sous-ventrière. Je te jure… Je rêve de bouffer des sushis. » dis-je en souriant faiblement. Des sushis avec de la sauce soja… Du riz bien gluant… Des feuilles d’algues… Je voulais une soupe miso aussi. Roh, j’avais envie de sacrément beaucoup de chose et c’était mal. Regardant toutes les perfusions relié à l’unique sur mon bras, je me demandais tout ce que c’était. Surement un alimentaire, mais les autres ? Calmant surement et tout ça. Je n’y connaissais rien moi en médecine.



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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Dim 28 Sep - 10:57


I think I'll die
AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

« La vie a été injuste avec toi. Tu ne méritais pourtant pas de vivre ça. Qu’as-tu fait dans ton ancienne vie pour avoir tout ça sur ton dos ? Ce fardeau si horrible … Je trouve la vie injuste. Tu es si jeune encore… » À quoi bon dire ce genre de choses ? Ça ne pouvait malheureusement rien changer. Je sentais ma main trembler dans les siennes, mais je savais que ce n'était pas à cause de l'émotion bien que très présente. « Et bien, le bon côté des choses, au vu de ce que tu dis, c'est qu'au moins, dans ma vie future, même si je ne pourrais pas vraiment la vivre, cette vie sera peut-être toujours agréable. » Je ne souhaitais pas le malheur des autres, bien au contraire. Même si j'avais des rancunes envers certaines personnes, je ne leur souhaitais pas d'avoir ma vie. Je savais également que comparé à certaines personnes, j'avais la vie facile. Ma situation aurait pu être bien pire, d'un certain sens j'étais chanceux. J'avais conscience de tout cela, mais, malgré tout, j'avais beaucoup de mal à m'en persuader. C'était encore pire ces derniers temps, depuis que, justement, j'avais commencé à remarquer l'évolution de la maladie. Évolution négative bien évidemment. J'étais encore capable de me débrouiller seul, mais pour combien de temps encore ? Je n'avais pas envie de le savoir. Je voulais me contenter de vivre l'instant présent, d'en profiter le plus possible. De toutes façons, maintenant que j'avais démissionné, j'allais pouvoir avoir tout le temps que je souhaitais... Chizuru se rallongea et, en l'entendant tousser, je me demandai si elle s'était forcée pour se redresser malgré la douleur ou bien si ses blessures ne la faisaient pas souffrir à ce point. J'espérais que c'était la seconde option car, de ce que je savais, les blessures par balles étaient très douloureuses et je ne le souhaitais à personne. Hormis, peut-être, à la personne responsable de tout ça. Non pas celle qui avait tiré sur Chizuru, non. Le vrai responsable. Celui qui avait fait qu'elle s'était retrouvée sur cette fameuse enquête du FBI dont elle n'était pas censée être au courant. « Profitons de ce temps pour rester ensemble. Je ne veux pas vivre dans le regret plus tard… » J'esquissai un sourire. Elle avait raison, il fallait profiter au maximum du temps qu'il nous restait à passer ensemble pour ne rien avoir à regretter. « Je ne sais pas combien de temps il me reste... mais peu importe, que ce soit un, cinq, dix, quinze, vingt ans ou plus, je te promets que je les passerais avec toi. » Je suivis son exemple et essayai d'arrêter de pleurer. Je n'étais pas habitué à montrer mes sentiments, alors, dans ce genre de moments, c'était compliqué de me retenir. J'avais l'habitude de toujours contenir mes émotions, ce qui, à force, me donnait envie de frapper. Sauf là. Là, je n'étais pas énervé, au contraire. J'étais assez calme, à l'intérieur comme à l'extérieur. J'étais seulement inquiet. Inquiet pour Chizu, pour Kim, pour mon futur. Qui ne le serait pas dans une telle situation ?  « Sinon... à part tout ça… cessons de pleurer… Qu’est-ce que les docteurs ont dit ? J’ai quoi ? » Je posai un regard plus attentif sur elle. Je ne savais que ce que mon ancien patron m'avait dit... je n'avais pas croisé le moindre médecin depuis mon arrivée. « Mon ancien patron m'a dit que tu avais eu un accident en suivant en homme n'ayant rien à voir avec l'une des enquêtes en cours... j'en ai déduit que l'on t'a tiré dessus. Apparemment, tu étais dans le coma depuis plusieurs jours. Personne ne savait dire si oui ou non tu allais te réveiller. Dès que je l'ai su, j'ai accouru... je m'en serais voulu de ne pas avoir été présent à ton réveil... Ce qui m'attriste, c'est que je n'ai sûrement pas été la première personne à venir te voir... comme je n'ai su qu'il y a quelques heures... » Je m'en voulais, ça oui. Énormément. Mais, comment aurais-je pu penser qu'une telle chose s'était passée ? Et puis, pour ma défense, je n'avais pas eu tort lorsque je pensais que certains des appels de mon patron avaient un rapport avec ma démission. Le premier message laissé sur ma boîte vocale me suppliait justement de revenir sur ma démission. Tous les autres avaient rapport à Chizuru « En tous cas, je t'assure que celui qui t'as fait ça, ainsi que celui qui, bien qu'indirectement, est le vrai responsable, va me le payer. » Je n'étais pas près de pardonner Alexander pour les presque deux années qu'il venait de me faire passer, à me faire croire qu'il était mort. Même chose, voir encore plus, pour la peur qu'il m'avait causé à cause de l'accident de Chizuru. J'étais sûr que cette enquête sur laquelle Chizu enquêtait était celle que je menais sur la soi-disant mort de mon frère... Enfin... « Ça va paraitre stupide James… Mais j’ai envie de manger à m’en faire péter la sous-ventrière. Je te jure… Je rêve de bouffer des sushis. » De la nourriture japonaise ? J'étais bien surpris pour le coup. « Des sushis ? Tu sors de plusieurs jours de coma et tu ne veux même pas manger italien ? Tu me surprends. » J'avais eu plusieurs fois l'occasion de constater l'amour fou qu'elle portait à la gastronomie italienne... Je lui ébouriffai doucement les cheveux. « S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, dès que tu seras autorisée à sortir ou dès que l'on m'y autorisera, je t'amènerais sushis et tout ce qui pourra te faire plaisir. », promis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Jeu 2 Oct - 13:56


JAMES & CHIZURU
I think I'll die




« Et bien, le bon côté des choses, au vu de ce que tu dis, c'est qu'au moins, dans ma vie future, même si je ne pourrais pas vraiment la vivre, cette vie sera peut-être toujours agréable. » « Faut toujours penser positivement. C’est ce qui compte. J’espère. » Oui. Puis de toute façon, il fallait bien se réconforter comme on le pouvait. Ça aussi c’était très important. Mais soit, je voulais profiter du peu de temps qu’il lui restait, pour être avec lui. Je devais profiter à fond, de ces derniers instants. Tout simplement. C’était une évidence. « Je ne sais pas combien de temps il me reste... mais peu importe, que ce soit un, cinq, dix, quinze, vingt ans ou plus, je te promets que je les passerais avec toi. » Rassurée, et le cœur apaisé, je souris doucement en attrapant sa main pour la serrer faiblement. Je me sentais bien avec lui, mon ami. Il était le seul actuellement dans ma vie et ce n’était pas prêt de changer. Non vraiment pas. « Merci James. Et c’est pareil pour moi tu sais. » Oui, vraiment. Jamais je ne l’abandonnerai. Jamais. Il se devait de le savoir. Mais assez parlé de ça. Je voulais en savoir plus sur moi, ce qu’il s’était passé, ce que le docteur avait dit, enfin, bref, savoir quoi. « Mon ancien patron m'a dit que tu avais eu un accident en suivant en homme n'ayant rien à voir avec l'une des enquêtes en cours... j'en ai déduit que l'on t'a tiré dessus. Apparemment, tu étais dans le coma depuis plusieurs jours. Personne ne savait dire si oui ou non tu allais te réveiller. Dès que je l'ai su, j'ai accouru... je m'en serais voulu de ne pas avoir été présent à ton réveil... Ce qui m'attriste, c'est que je n'ai sûrement pas été la première personne à venir te voir... comme je n'ai su qu'il y a quelques heures... » Souriant faiblement, je baissais la tête. J’étais vivante et c’est surement ce qui comptait le plus. « En tous cas, je t'assure que celui qui t'as fait ça, ainsi que celui qui, bien qu'indirectement, est le vrai responsable, va me le payer. » Mordillant mes lèvres, je ne savais pas trop si je devais lui dire le pourquoi du comment. Enfin, il devait surement se douter de pourquoi j’en étais là. Il savait que je vouais l’aider sur la mort de son frère. Et que par conséquent, j’étais en train d’enquêter un peu partout sur des affaires pas très nettes en somme. « Mais tu as été la première personne à mon réveil, dans le fond, c’est ce qui compte, tu ne crois pas ? » Oui, c’était ce qui comptait à mes yeux. « On saura jamais qui est le responsable de tout ça… Je suivais ce type de la mafia russe pour en savoir plus sur la mort de ton frère. C’était une embuscade. » marmonnais-je faiblement. Oui, une réellement embuscade. M’enfin, c’était du passé. Et maintenant que j’étais réveillée je crevais la faim vraiment. J’avais envie de Sushis. Une tonne de sushis. « Des sushis ? Tu sors de plusieurs jours de coma et tu ne veux même pas manger italien ? Tu me surprends. » Souriant faiblement, je fis un regard innocent. Oui, innocent. D’habitude je mangeais italien c’est vrai. Mais là, je rêvais de sushis. Pourquoi, je n’en savais rien. Sushis trempaient dans la sauce soja, ou même avec du wasabi. J’en rêvais. Le laissant ébouriffer mes cheveux je souris doucement. « S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, dès que tu seras autorisée à sortir ou dès que l'on m'y autorisera, je t'amènerais sushis et tout ce qui pourra te faire plaisir. » « Merci. J’espère d’ailleurs que je pourrais sortir assez vite… Sinon je vais réellement m’ennuyer ici. » ça serait bien si je pouvais sortir aujourd’hui, mais je savais pertinemment que ça ne serait pas possible. J’allais devoir rester ici un bon moment, ça c’était certains. Je n’étais pas idiote… Peut-être qu’il pourrait m’amener à manger en douce ? C’était tout aussi bien faisable. Je doutais que la nourriture de l’hôpital soit du genre très bonne. Bien au contraire. « Tu pourrais m’amener les sushis ici au pire. » ajoutai-je avec un très beau sourire.


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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Lun 27 Oct - 10:26


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AVEC S. CHIZURU DOMYOJI

« Faut toujours penser positivement. C’est ce qui compte. J’espère. » Je hochai la tête avec un léger sourire. Peu importait la situation, il fallait rester optimiste. Sinon, comment réussir à surmonter les obstacles que la vie mettait en travers de notre chemin ? Malgré tout ce qu'il m'était arrivé, j'avais l'impression d'avoir toujours réussi à surmonter. Ce qui n'était pas rien.  « Merci James. Et c’est pareil pour moi tu sais. » J'avais cependant fini par être récompensé de n'avoir jamais abandonné... j'avais fini par rencontrer Chizu. Ses paroles me firent vraiment plaisir. C'était si bon de savoir que quelqu'un serait – ou plutôt voulait, car on ne sait jamais ce qu'il pouvait arriver – toujours là pour moi. Pour une fois, ce n'était pas quelqu'un qui s'était rapproché de moi à cause de notre isolement commun... mais quelqu'un qui m'appréciait sans raison apparente. Pour la personne que j'étais. C'était d'ailleurs entre autres pour cette raison que je m'en voulais de ne pas être venu la voir plus tôt...  « Mais tu as été la première personne à mon réveil, dans le fond, c’est ce qui compte, tu ne crois pas ? » Oui, certes, mais... « Tu as raison. Sauf que, dans la situation actuelle, il y aurait eu de complications ou tu aurais pu ne jamais te réveiller, je... je n'aurais pas été au courant. À cause des rancunes que je garde envers le FBI. », avouai-je. Je m'en voulais tellement. On aurait pu croire que j'exagérais dans mes paroles, que je ne pouvais pas en vouloir à ce point au FBI, cependant, ce que je disais était entièrement vrai. Je leur en voulais tellement de ne pas s'être un peu plus investis dans l'enquête qu'on m'avait juré de faire que j'étais sur le point de changer de numéro de portable simplement pour ne plus avoir à voir tant d'appels manqués. Je leur en voulais tellement que Chizu aurait pu être dans un état plus grave encore, je n'en n'aurais rien su. Je m'en voulais tellement. Je m'en voulais autant que d'avoir eu ce geste trop brusque qui avait fait plongé ma petite sœur. On ne devrait pas pouvoir mourir si jeune. Que ce soit cinq, vingt ou quarante ans, ça restait trop jeune. Quand je pensais que certaines personnes avait pour seul but dans la vie de se tuer, faute de courage pour essayer de surmonter leurs problèmes, et que pour certains, il y réussissaient, ça me choquait. Comment pouvait-on vouloir se tuer lorsque d'autres personnes donneraient tout pour ne serait-ce que quelques jours de vie supplémentaires ? Je n'arrivais pas à comprendre, pourtant, ce n'était pas faute d'essayer. Ce genre de personne faisait sûrement preuve d'égoïsme, ne songeant pas même au malheur que leur suicide causerait autour d'eux. Un suicide faisait encore plus mal qu'une mort naturelle ou accidentelle. Même une tentative de suicide faisait mal aux proches. Je parlais, malheureusement, en connaissance de cause... j'aimerais réussir à oublier la tentative de suicide de ma mère, mais je n'y arrivais pas. Non, moi, ce que j'oubliais, c'était l'endroit où j'avais rangé mes clés, si oui ou non j'avais passé un appel extrêmement important, des souvenirs datant de quelques instants ou bien de plus longtemps. J'oubliais des choses paraissant sans importance mais qui, en réalité, en avait. « On saura jamais qui est le responsable de tout ça… Je suivais ce type de la mafia russe pour en savoir plus sur la mort de ton frère. C’était une embuscade. » Je me sentis moi aussi responsable de l'état de Chizu. Après tout, qui devait enquêter seul sur la mafia russe... ? Qui l'avait stupidement autorisée à l'aider... ? C'état moi. Je m'en voulais tellement... bien que, en prenant du recul, je savais qu'il fallait arrêter d'y songer. La chose la plus importante était que désormais, elle allait mieux. Peut-être pas ''bien'', sûrement pas même, mais ''mieux''. C'était tout ce qui comptait. Je ne pourrais pas arrêter d'en vouloir aux responsables, bien évidemment. Ça ne me ressemblerait pas, j'en serais donc incapable. Qui plus est lorsque je repensais que tout ça était arrivé à cause d'un mensonge. À cause d'un abruti qui avait perdu toute ma confiance, désormais. Enfin. Ce n'était pas le sujet. Pour l'instant, Chizu me surprenait en me faisant part de son irrésistible envie de sushis. Et non pas de nourriture italienne. Je lui promis de lui apporter dès sushis dès que possible. « Merci. J’espère d’ailleurs que je pourrais sortir assez vite… Sinon je vais réellement m’ennuyer ici. » Il fallait dire qu'il n'y avait pas beaucoup de distractions... « Prends ton mal en patience, de toutes façons, tu n'as pas vraiment le choix... Et dis-toi que si tu veux, je passe mes journées ici. Enfin... si je réussis à la faire garder. » Il me semblait qu'elle était encore trop jeune pour venir ici... et je préférerais attendre que Chizu aille mieux pour la faire venir. Avec un peu de chance, Kim voudrait bien repasser quelques après-midis voir journées avec son amie. « Tu pourrais m’amener les sushis ici au pire. » Son sourire me fit rire. J'ébouriffai à nouveau ses cheveux. « Pas de problèmes. Dès demain, je t'en apporte. » De toutes façons, ce n'était sûrement pas ça qui allait empirer son état de santé... il ne fallait pas exagérer non plus.

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Dim 9 Nov - 12:54


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« Tu as raison. Sauf que, dans la situation actuelle, il y aurait eu de complications ou tu aurais pu ne jamais te réveiller, je... je n'aurais pas été au courant. À cause des rancunes que je garde envers le FBI. » Me pinçant les lèvres je restais silencieuse pour le coup. Rien que de penser au fait que j’aurai pu ne pas me réveiller me foutait un peu la frousse. Heureusement je m’étais réveillée, même si ça avait duré quelques jours. « Dans tous les cas, tu es là. Je me suis réveillée quand tu étais là. C’est tout ce qui compte. » Dis-je en lui caressant la joue comme pour le rassurer d’une quelconque façon. Mais là n’était pas le plus important dans ma tête. Non, le plus important était de savoir quand est-ce que j’allais sortir d’ici. Pas que je m’emmerdais déjà, mais j’osais à peine penser à ce que serait mes journées ici. Et heureusement, dans mon malheur, j’avais une chambre particulière, j’aurai pu être avec quelqu’un d’autre. Genre une vieille qui raconte sa vie toutes les trente secondes et qui m’empêche de dormir. « Prends ton mal en patience, de toutes façons, tu n'as pas vraiment le choix... Et dis-toi que si tu veux, je passe mes journées ici. Enfin... si je réussis à la faire garder. » Il parlait bien évidemment de Kim. Elle n’avait pas l’âge pour être amené dans ce genre d’endroit. Et même si elle avait l’âge je ne sais pas si je pourrais la faire venir ici. Je ne voulais pas non plus qu’elle me voit ainsi, un enfant n’avait pas à venir dans ce genre d’endroit. « Ne t’inquiète pas pour moi, occupe-toi de Kim. Je suis sûre que je vais sortir très tôt. » Hors de question de toute façon, de rester ici plus d’une semaine. J’étais trop active comme nana pour rester allongée toute une semaine dans un lit d’hôpital. Alors je gardais simplement espoir. C’était déjà bien suffisant. Puis je lui fis part de mon envie de sushis, j’en avais cruellement envie. J’avais juste faim, voilà tout. « Pas de problèmes. Dès demain, je t'en apporte. » C’est qu’en plus il était parfait. Je trouvais ça tellement dommage que James soit seul. C’était et c’est un homme des plus parfait. Il avait ses défauts, il était comme il était, mais quand il ouvrait son cœur, quand il laissait de la place à une personne dans sa vie, il faisait cela de façon très bien. C’est ce que j’aimais chez lui. Des amis on en avait, pas forcément beaucoup, mais lui, il était celui qui m’était le plus précieux et celui à qui je pouvais avoir une confiance aveugle. J’aurai voulu qu’il puisse avoir une femme dans sa vie, dans ces moment-là. Car une amie ne suffisait pas non plus. Finir sa vie seul, devait être affreux, c’était ce que je pensais. Soupirant faiblement, je souris avant de lui pincer un peu la joue. « Merci, je me demande ce que je ferais sans toi. » Dis-je en lui tirant la langue pour déconner.


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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Sam 6 Déc - 11:24


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« Dans tous les cas, tu es là. Je me suis réveillée quand tu étais là. C’est tout ce qui compte. » Je souris vaguement en coin. « Oui, sûrement. » Je m'en voulais énormément malgré tout. J'aurais voulu être là dès son arrivée. Ou bien dès le lendemain, pour ne pas la laisser seule. Voir même... j'aurais préféré me prendre ces balles à sa place. Sitôt pensée, je me rendis compte de la stupidité de cette phrase. Même si je me savais condamné, j'avais la possibilité de vivre encore quelques années. Je ne pouvais et ne voulais pas laisser Kim seule. Je tenais à elle comme à la prunelle de mes yeux, hors de question de l'abandonner comme ça, alors qu'elle n'avait rien fait pour mériter une telle chose. Depuis sa naissance, il lui été arrivé des choses pas toujours très agréables. Et ça n'allait pas encore se terminer. Je voulais tout faire pour continuer de la voir sourire. Maintenant et après. Comme pour Chizu. Je ne voulais pas l'abandonner... bien évidemment, elle avait sûrement d'autres amis à part moi, et ne se retrouverais pas seule, mais, moi... à part elle, qui avais-je ? April. Deux, trois amis à Londres. Quelques connaissances à New York. April ne pouvait pas réellement comprendre ma situation, mais ce n'était pas de sa faute. Son cerveau en était incapable, c'était tout. Chizu, elle, pouvait très bien comprendre. J'aurais aimé qu'elle ne sache rien, j'aurais aimé l'écarter de mes soucis. J'aurais aimé avoir la force de garder l'enquête sur la mort de mon frère secrète et d'ouvrir seul cette enveloppe... Mais, tout cela, ce n'était que des souhaits irréalisables. On ne pouvait rien changer au passé, et je n'étais pas une exception à la règle. « Ne t’inquiète pas pour moi, occupe-toi de Kim. Je suis sûre que je vais sortir très tôt. » C'était vrai que rien n'arrêtait Chizu quand elle voulait quelque chose, j'en avais déjà eu la preuve à plusieurs reprises. « Je l'espère aussi. Mais vas-y doucement à ta sortie. Ne t'épuise pas inutilement au travail. » Ça prenait du temps de se remettre entièrement de ce genre d'accident. Et le FBI, ce n'était pas là où l'on avait les journées les plus tranquilles qui soient. Enfin, pour ma part, je ne m'épuisais pas au travail, mais ça n'avait rien de surprenant. Je passais mes journées dans mon bureau. À étudier les enquêtes en vidant des paquets de bonbons. Parce que les sucres rapides améliorent les compténces cérébrales. Il y avait bien quelques fois où je sortais espionner, mais c'était rare. Et ce rare devenait quotidien dans le cas de Chizu. Enfin pour l'instant, jusqu'à sa sortie, son quotidien allait sûrement être de manger des sushis à chaque déjeuner. Si ça lui faisait plaisir, alors tant mieux. Elle me pinça la joue, comme elle le faisait souvent. Je la laissai faire. D'ordinaire, je détestais les contacts physiques. Avant aujourd'hui, même avec elle j'avais un peu de mal quand même. Mais... il fallait croire que la savoir aux portes de la mort avait déclenché quelque chose chez moi, quelque chose faisant qu'elle faisait désormais partie des rares personnes avec qui je supportais sans le moindre mal les contacts physiques. « Merci, je me demande ce que je ferais sans toi. », dit-elle en tirant la langue. Je souris, avant de lui tirer la langue à mon tour. « Sûrement pas grand chose. » C'était bizarre, j'avais l'impression que l'on avait déjà eu cette conversation. Un très vague souvenir. Un jour à Washington DC. Qu'était-elle venue y faire ? Je n'arrivais pas à m'en souvenir... Je devrais m'être habitué à mes problèmes de mémoire depuis le temps, mais je ne l'étais toujours pas, en fait. D'ailleurs, ça me faisait penser. Il fallait que je lui dise ce que j'avais découvert sur l'enquête qui l'avait menée à l'hôpital. Je ne voulais pas gâcher ce moment agréable, mais... il fallait bien que je le lui dise. « Au fait... c'est moins joyeux, mais... je... il faut que je te fasse part d'un élément que j'ai récemment découvert sur la mort de mon frère. » Elle avait le droit de savoir. Le devoir, même. « Il est venu me dire qu'il n'avait pas eu le temps de me prévenir qu'il s'en était tiré, le soir de sa mort. », dis-je, le regard baissé. « Willa était aussi sa petite sœur. Je pensais qu'il savait ce que ça faisait de perdre son frère ou sa sœur. Pourtant... il n'a pas hésiter à me faire vivre ça une seconde fois. », soupirai-je. Je relevai le regard. « C'est de lui dont je parlais quand je disais que celui qui t'a indirectement fait ça aller me le payer. » A la limite, ce n'était pas si grave qu'il m'ait menti. Ce qui était grave, c'était qu'à cause de lui, l'une des personnes comptant le plus pour moi avait frôlé la mort.

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MessageSujet: Re: J&C ~ I think I'll die Sam 27 Déc - 20:48


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« Je l'espère aussi. Mais vas-y doucement à ta sortie. Ne t'épuise pas inutilement au travail. » Souriant faiblement, j’hochais alors la tête. « Ne t’inquiète pas pour moi, je suis increvable. » marmonnai-je en me tapotant le bide l’air de rien. Même si je souffrais et avait mal, je ne préférais pas l’inquiéter plus que de raison aussi. Et puis j’étais réellement bien vivante c’est ce qui comptait. Est-ce qu’Alexia m’avait aidé ? Est-ce qu’elle avait veillé sur moi ? Peut-être bien, j’avais rêvé d’elle, non ? Ou n’avais-je pas rêvé ? J’étais un peu perdu. Mais soit, James était là, j’étais là, c’est tout ce qui comptait. « Sûrement pas grand chose. » souriant faiblement, je l’observais assez nostalgique et surtout peinée. Car je savais qu’un jour il ne serait plus là. La mort est là pour nous tous, mais malheureusement pour James, elle viendrait tôt, bien trop tôt. Ne répondant rien, je préféré, laisser le silence s’installer, oh pas un silence gênant, non, un silence juste parfait, qui disait simplement que nous n’avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre, ou combler un vide qui n’existait pas. Fermant brièvement les yeux, je soupirais avant de les rouvrir. « Au fait... c'est moins joyeux, mais... je... il faut que je te fasse part d'un élément que j'ai récemment découvert sur la mort de mon frère. » Pourquoi tout à coup j’avais peur ? Le cœur serré, la douleur dans ma poitrine me faisait mal au point où je cru m’évanouir une seconde fois. « Il est venu me dire qu'il n'avait pas eu le temps de me prévenir qu'il s'en était tiré, le soir de sa mort. Willa était aussi sa petite sœur. Je pensais qu'il savait ce que ça faisait de perdre son frère ou sa sœur. Pourtant... il n'a pas hésité à me faire vivre ça une seconde fois. » Hein ? De quoi… « C'est de lui dont je parlais quand je disais que celui qui t'a indirectement fait ça aller me le payer. » Clignant des yeux à plusieurs reprises, il me fallut pas mal de temps avant de réellement comprendre de quoi il me parlait. Son frère était bel et bien vivant. Sérieusement ? Et c’est lui qui avait… Tenté de me tuer ? Enfin… Pas lui directement, mais indirectement… wow… Déglutissant, je fronçais les sourcils tout en soupirant. Mon estomac était contracté, j’avais la nausée, mais je ne voulais pas de ça. Posant ma main sur celle de James je la serrais longuement avant de plonger mon regard dans le sien. « James… Je ne sais pas la relation que tu as avec lui mais… Laisse-moi m’en occuper. Je veux dire… engueule le si tu veux. Mais maintenant que je sais ça. Je souhaite bien aller le voir en bon et due forme. Je pense que j’ai pas mal de chose à lui dire. » Marmonnai-je doucement. Je ne voulais pas qu’il se dispute avec son frère en fait, même si au fond, j’étais surprise et plutôt triste d’apprendre que son frère avait fait ça. Et même si je ne le connaissais pas, il était temps que je le rencontre. Tant pis si la dite rencontre devenait une vraie tuerie, ce que je doute fortement d’ailleurs au passage. « Comment tu l’as retrouvé ? » Oui, je voulais le savoir. Est-ce que son frère était venu à lui ? L’avait-il croisé dans la rue au hasard ? Un truc du genre ?


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J&C ~ I think I'll die

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