It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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How I feel ☇ Noam & Cora

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MessageSujet: How I feel ☇ Noam & Cora Lun 21 Juil - 22:52

Dire que Cora avait du mal à tenir à la perfection son nouveau rôle de mère était un euphémisme. Elle avait beaucoup douté pendant ses presque neuf mois de grossesse. Elle avait sévèrement déprimé aussi et tout ça avait grandement mis son couple en danger. Puis Charlie était née et elle avait réussi à remonter la pente. Un peu. Disons qu’elle était encore savonneuse et qu’elle n’était pas à l’abri de replonger. Elle ne regrettait pas d’avoir eu sa fille. C’était quelque chose qui ne changerait jamais et elle l’avait tout de suite aimée. Mais la petite avait son caractère – celui de Cora, littéralement – et n’était pas facile à vivre. Madame n’acceptait par exemple pas de s’endormir ailleurs que sur sa mère. C’était mignon et tout ça mais c’était quand même pas mal handicapant pour la jeune femme qui ne pouvait pas faire grand-chose à côté. Et en plus de ça, elle était seule la plupart du temps. Paul faisait ce qu’il pouvait mais il avait bien dû recommencer à travailler – trop tôt à son gout, elle était sûre qu’il aurait pu se débrouiller pour rester un peu plus longtemps avec elle – et ses horaires étaient…chiants. Il l’aidait toujours sinon, et Charlie était bien plus clémente avec lui. Ce qui était injuste mais elle imaginait que c’était logique quelque part, elle était déjà la fille à son papa comme elle-même l’avait été avec le sien. Au moins elle pouvait se reposer quand il était là, elle aurait juste préféré que ce soit plus souvent le cas. Sa sœur aussi travaillait, quelle idée d’être chirurgien, hein ? Elle ne pouvait pas l’aider non plus et elle n’avait pas non plus beaucoup de temps à lui accorder les rares fois où elle pouvait se changer les idées. Il ne lui restait que Mako du coup, qui n’hésitait pas à l’abandonner non plus pour voyager. Cora ne savait pas si elle exagérait ou pas, elle avait tendance à beaucoup le faire mais ça ne pouvait pas être que ça, quand même ? Elle avait entendu de ces femmes qui faisaient une dépression après la naissance de leur enfant. Elle avait fait un peu de recherches pour voir si elle était la seule à se sentir aussi… mal et dépassée et elle avait pu constater que non. Elle s’était reconnue dans certaines mais préférait se dire qu’elle allait encore très bien comparé à la plupart d’entre elles. Pour le moment en tout cas. Par chance, aujourd’hui, Charlie lui avait laissé du répit. Paul était rentré déjeuner en début d’après-midi et il avait réussi à la faire dormir. Puis il était parti et Cora avait pu s’occuper d’elle un peu. Lorsqu’on frappa à la porte quelques heures plus tard, la petite était réveillée depuis un petit moment et la jeune femme était en train de la faire manger dans le canapé. Elle dut la poser dans son couffin pour aller ouvrir eut un sourire lorsqu’elle reconnut Noam. « Oh Noam ! Paul ne m’a pas dit que tu devais passer. » Ils travaillaient ensemble et le jeune homme était déjà venu deux fois chez eux, ils devaient faire semblant d’être amis pour les besoins d’une de ses enquêtes. De ce qu’elle avait vu, elle l’aimait bien. De toute façon, recevoir de la visite en ce moment lui faisait toujours plaisir, peu importe la personne. Même le livreur de chez UPS se serait vu offrir un café, pour dire ! « Il n’est pas là et je ne sais pas trop quand il rentre mais si tu veux l’attendre ici, tu peux. » Elle s’écarta pour le laisser entrer et le guida jusqu’au salon où Charlie était étonnamment calme. « Fais comme chez toi, hein. Je peux te servir quelque chose ? » Elle était devenue la parfaite maitresse de maison, aussi. C’était quelque chose dont elle ne s’était vraiment pas souciée avant mais elle avait plus que le temps nécessaire pour perfectionner sa technique, disons.
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Mar 22 Juil - 0:25


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cora & noam
Une semaine. Une semaine complète, et j'étais déjà au bord du coma cérébral. Techniquement, j'avais connu pire, du moins, sur papier. Un type qui a fait l'Irak, ça impose le respect, on se dit qu'il a vu l'enfer, descendant un à un tous ses cercles avant d'aller ruiner la tronche de Satan. Mais sincèrement, après une semaine dans le Bronx, mon séjour en moyen-orient prenait des allures de camp scout. Belzébuth avait déserté depuis longtemps sa petite grotte souterraine pour se réincarner sous les traits et dans le corps d'une chilienne démoniaque. Elle faisait mignonne et douce de prime abord, mais ce n'était que jeu de dupes et tromperie d'apparence. En réalité, ce petit bout de femme c'était les cavaliers de l'apocalypse réunis. Il lui suffisait d'ouvrir la bouche pour que je puisse entrevoir le purgatoire. Sans déconner. Si j'avais été un tant soit peu suicidaire, j'aurais déjà tenté de me faire harakiri à la petite cuillère. Un enfer. Mon enfer. Puisque j'étais payé pour protéger son cul, je ne pouvais pas, simplement, me permettre de la jeter du troisième étage, ça aurait été mal vu. Forcément, après une semaine complète, j'étais grosso modo au bord de l'extinction. Je ne lui montrais rien, ça lui aurait bien trop donné satisfaction. A la place, je tentais de lui faire goûter à ce même enfer qu'elle me réservait, et je prenais sur moi. Mes rares exutoires étaient même toutes aussi rares échappées belles. Je n'étais autorisé à quitter ma surveillance que pour rendre mes comptes et prendre mes ordres auprès de Paul. Sous couverture, il m'était bien évidemment impossible d'entrer tranquillement au siège du Bureau à New-York. Ca aurait été un peu contre-productif. De fait, on m'avait mit en relation avec l'agent Bennett pour toute liaison. Je devais me rendre à son domicile et feindre une amitié afin de ne jamais éveiller les soupçons. Et Paul étant quelqu'un d'agréable, ce n'avait pas trop été difficile à jouer. De toutes manières, comparé à Miss Chili, même un brunch avec Staline aurait eu l'air idyllique. Aujourd'hui, aucun rendez-vous n'avait été prévu, mais puisque j'étais à deux doigts d'attraper la miss, la coincer sous le capot de son véhicule du jour pour le rabattre jusqu'à ce que le soulagement me monte au cerveau, j'avais décidé qu'il était temps de m'octroyer quelques heures de vacances. Je n'avais rien à communiquer au Bureau, pas la moindre information nouvelle et/ou importante, mais je trouverais bien un truc à dire. Kaya était au garage, elle ne risquait rien, trop entourée pour ça, et je serais de retour bien avant la fin de son service. Je l'avais donc, tout naturellement, à moitié violée sur ce foutu capot, histoire de donner le change du couple caliente que nous étions censé être, et pour l'emmerder, aussi, ça va sans dire, avant de grimper dans ma voiture pour filer droit vers Staten Island. C'est Cora qui m'ouvrit, l'agent de la DEA avec laquelle Paul vivait, et accessoirement avait fait un enfant. Ma mère se serait insurgée. Pas d'enfant hors mariage, c'est pas casher. « Oh Noam ! Paul ne m’a pas dit que tu devais passer. » Normal, puisque je n'étais pas supposer passer avant trois jours. Mais trois jours sans oxygène, c'est un tantinet long, quand même. « Il n’est pas là et je ne sais pas trop quand il rentre mais si tu veux l’attendre ici, tu peux. » J'allais refuser, poliment, puisqu'en l'absence de Paul je n'avais même plus l'excuse d'avoir quelque chose à dire que, de toute manière, je n'avais pas à dire, mais en la voyant s'écarter pour me céder le passage, j'hésitais un instant, puis me faufilais à sa suite. Merde, j'avais vraiment besoin de respirer. Je n'allais pas rester très longtemps professionnel si mon envie première était de tuer ma mission plutôt que de la protéger. “J'veux pas te déranger, Cora.” je soufflais, tout de même, avant d'apercevoir la petite chose perdue au fond du couffin. “Salut, toi.” Me penchant au-dessus de l'enfant, je ne relevais le nez qu'à la voix de la jeune femme m'interpellant. « Fais comme chez toi, hein. Je peux te servir quelque chose ? » Maintenant qu'elle le proposait... “J'prendrais bien une bière, si t'as. Mais t'embêtes pas pour moi, je peux très bien me contenter de rester là et jouer avec Charlie.” Même si, techniquement, à cet âge-là, le jeu principal est de remplir sa couche de cadeaux plus ou moins foncés. “Ca va, au fait ? Tu gères ?” je demandais en tirant l'enfant de sa prison ouatée à l'instant même où elle commençait à s'agiter. Je savais que Cora était en congé parental, mais je savais aussi que, la première fois, elle s'était présentée à moi en tant qu'agent de la DEA, comme s'il s'agissait de ce qui la définissait le plus. Sa vie, son quotidien, devait lui paraître bien linéaire depuis quelques mois. Et j'étais bien placé pour la comprendre. Mon job, c'était ma vie. J'étais le cliché même de l'agent dévoué à son métier, à sa cause. Bon évidemment, là, tout de suite, occupé à faire des gazouillis et des gratouilles pour la petite chose affalée contre mon épaule, ça ne sautait pas vraiment aux yeux.  
electric bird.


Dernière édition par M. Noam Wigderson le Jeu 31 Juil - 19:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Mer 23 Juil - 23:54

Peu importe qui venait la voir, Cora était toujours contente de recevoir de la visite. Ou plutôt… Soulagée. Oui, c’était plus adéquat, ça reflétait plus son état d’esprit. Elle se sentait vraiment très seule et elle détestait ça. Avec quatre frères et sœurs elle n’avait jamais eu l’occasion d’être aussi seule. Elle n’avait jamais aimé ça de toute façon, et même si elle aurait eu envie d’étranger certains membres de sa fratrie, ou si elle avait beaucoup reproché à ses parents son manque d’intimité lorsqu’ils l’avaient forcée à partager sa chambre avec la petite dernière, Megan, elle savait qu’elle n’aurait pas supporté de se retrouver seule trop longtemps. Elle s’était bien retrouvée à vivre toute seule en arrivant à New York mais la différence était qu’elle avait toujours eu de quoi s’occuper. Toujours. Elle ne supportait pas de ne rien pouvoir faire, elle ne supportait pas de rester en place plus de cinq minutes, elle ne supportait pas de ne pas pouvoir tenir de conversations avec quelqu’un d’autre que sa fille ou son chien. Au moins Oscar voyait quand elle était sur le point de ne plus y arriver et venait essayer de se faire câliner. Mais Charlie, elle, n’avait aucune pitié. Alors quand on frappa à la porte, la jeune femme se hâta d’aller ouvrir, elle voulait avoir une vraie conversation, peu importe ce que cela concernait. Elle en avait besoin.

La jeune femme accueillit Noam à bras ouverts. Il venait sans doute voir Paul mais elle s’en fichait pas mal, elle allait profiter de sa chance. Elle lui proposa d’entrer tout en sachant que son petit ami n’arriverait pas avant un moment. De toute façon elle ne le forcerait à rien mais elle pouvait toujours essayer… En fait non, elle ne lui laissa pas trop le choix puisqu’elle agit comme s’il avait déjà accepté de rester. A son grand soulagement, il finit par entrer et la suivre jusqu’au salon. “J'veux pas te déranger, Cora.” Elle aurait pu lui rire au nez si elle n’avait pas eu peur de paraitre indélicate et de le faire fuir. C’était bien la dernière chose dont elle avait envie. « Et tu dérangerais quoi, au juste ? » Elle aurait justement aimé ça, qu’on la dérange plus souvent. Mais non, elle était terriblement seule, abandonnée à son triste sort, sans aucune volonté de dramatiser bien sûr. Alors qu’il s’intéressait à Charlie, Cora fila en direction de la cuisine pour ramener à boire ou à manger, selon ses préférences. “J'prendrais bien une bière, si t'as. Mais t'embêtes pas pour moi, je peux très bien me contenter de rester là et jouer avec Charlie.” Elle revint au salon avec une bière pour lui et un soda pour elle, qu’elle posa sur la table basse avant de s’asseoir à côté du jeune homme sur le canapé. “Ça va, au fait ? Tu gères ?” Elle ne put s’empêcher de sourire en l’écoutant poser la question qui fâchait quelque peu. Elle soupira ensuite tout en décapsulant la bière avant de la poser devant. « Est-ce que je gère… » répéta-t-elle d’un air songeur. Elle aimait penser qu’elle se débrouillait bien avec sa fille. Elle n’avait rien d’autre à faire que s’occuper d’elle alors effectivement, sur ce plan là elle gérait même s’il lui arrivait de ne pas savoir quoi faire quand elle pleurait trop et qu’elle refusait de se calmer malgré toutes ses tentatives. « Mmh.Tu veux la vérité ? » La réponse était clairement non et elle s’en voulait pas mal de penser ça alors qu’elle aurait dû connaitre une des périodes les plus heureuses de sa vie. Elle avait un bébé en bonne santé et c’était tout ce qu’elle avait souhaité. Mais le bien-être de sa fille empiétait pas mal sur le sien et elle arrivait de moins en moins à faire comme si tout allait bien. Elle fut tentée de mentir à Noam et de lui dire que tout allait bien. Après tout ils se connaissaient à peine et il n’avait peut-être pas envie d’être ennuyé avec ses problèmes qui n’en étaient peut-être pas vraiment. Mais d’un autre côté… Se confier lui ferait du bien. Surtout à un presque inconnu qui ne pourrait pas la juger et qui serait surtout objectif. Ouais, c’était franchement tentant pour le coup. Elle n’aurait qu’à culpabiliser plus tard. « Pas vraiment. » Elle posa un regard coupable sur sa fille, toute sage dans les bras du jeune homme. Elle s’en voulait déjà en fait. « Peu importe ce que tu croyais savoir de la grossesse et de la maternité, oublie. Ce sont des conneries, ni plus ni moins. En tout cas pour moi c’est loin d’être aussi épanouissant qu’on me l’avait fait croire. » Sa mère avait tellement aimé ça qu’elle avait eu cinq enfants. Elle, elle ne voulait plus jamais vivre ça. Cora finit par hausser les épaules et secouer légèrement la tête, comme pour effacer ce qu’elle avait dit. « Enfin, je ne veux pas t’ennuyer avec ça non plus. Tu n’es sans doute pas venu pour ça ? »
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Lun 28 Juil - 2:55


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Ça faisait un bien fou. Sortir, s’oxygéner, voir autre chose que mes quatre murs et les quatre autres du garage, ne pas entendre les jérémiades incessantes et autres soupirs de ma mission, ne pas avoir à se contrôler en permanence pour ne pas l’étrangler juste dans le but de la faire taire. Oui, dit comme ça, il était clair qu’une petite pause devenait vitale. J’avais donc pris le large, prenant la direction de la seule destination qui permettrait à ma conscience professionnelle de ne pas trop culpabiliser. Paul ne m’attendait pas, mais je trouverais bien sur place de quoi prétendre à un besoin urgent de l’entretenir. Oui, enfin, ce à quoi je n’avais pas songé c’est que Paul avait un job, aussi, il n’était pas coincé à résidence, sa maison n’était pas sa mission. J’aurais dû y songer plus tôt, mais j’étais bien trop pressé de m'éclipser pour raisonner correctement. Heureusement, je ne trouvais pas porte close, et Cora se montra même particulièrement accueillante. C’était une chose de déranger mon agent de liaison, c’en était une autre que de m’imposer auprès de sa famille. « Et tu dérangerais quoi, au juste ? » Heu... Et bien, l’allaitement, par exemple ? Ou tout autre activité dans laquelle je n’avais rien à foutre puisque, objectivement, je n’avais pas grand chose à foutre ici, encore moins en l’absence de Paul. Mais... Puisqu’elle m’offrait un petit sursit, je n’allais pas me faire prier. Surtout que je venais d’apercevoir Charlie et que, sans demander l’autorisation, je la sortais du couffin avant qu’elle ne se mette à brailler. Les bébés ont tous le même rictus avant de se transformer en alarme stridente. J’avais observé ce même phénomène suffisamment souvent pour me permettre d’intervenir avant le déclenchement des sirènes. Peut-être aurais-je du demander avant ? Certains parents n’aimaient pas qu’on touche leur petite merveille. Toutefois, le mal étant fait, je me permettais de lui demander une bière et de l’interroger sur la manière dont elle gérait les choses. Je n’étais pas le mec le plus adroit de la planète, mais j’avais encore la présence d’esprit de ne pas lui dire qu’elle avait l’air crevée, même si c’était clairement le cas. « Est-ce que je gère… » répéta-t-elle en décapsulant la bière qu’elle m’avait ramené, après s’être affalée dans le canapé à mes côtés. Ça n’annonçait rien de bon, ça. « Mmh.Tu veux la vérité ? » Décrochant les yeux d’un des pieds de Charlie que j’étais sur le point de manger, je reportais mon attention sur elle, une légère moue désolée aux lèvres. “C’est un peu mon job, quand même, de toujours vouloir la vérité.” Surtout que je le verrais sans mal, si elle me mentait. Les pieds sur la table basse, les jambes légèrement fléchies, le bébé confortablement installé sur mes cuisses, j’entamais une bataille entre le pied gauche et le pied droit, le tout ponctué de petits bruits de sabre laser. « Pas vraiment. » Répondit-elle enfin, me poussant à lui jeter, à nouveau, un regard inquiet. « Peu importe ce que tu croyais savoir de la grossesse et de la maternité, oublie. Ce sont des conneries, ni plus ni moins. En tout cas pour moi c’est loin d’être aussi épanouissant qu’on me l’avait fait croire. » Ce que je croyais savoir ? J’étais célibataire sans enfant, évidemment que je savais que grossesse et maternité valaient l’enfer. « Enfin, je ne veux pas t’ennuyer avec ça non plus. Tu n’es sans doute pas venu pour ça ? » M’ennuyer ? Mais je préférais mille fois l’entendre me parler de ça que d’entendre une énième fois Miss Chili m’expliquer à quel point j’étais un furoncle sur le cul de sa vie si parfaite. “Tu veux la vérité aussi, je suppose... Je suis venu ici pour fuir Satan. Pas longtemps, juste une petite heure, rien de plus, histoire de respirer un coup et éviter de tuer la personne que je suis supposé protéger. Niveau sentiment de culpabilité, je pète ton score, je crois.” Tout en maintenant l’enfant en place d’une paume contre son ventre, je m’étirais pour récupérer ma bière et saluer mon score victorieux d’une rasade. “Tu sais, Cora, j’ai p’t’être l’air totalement immature et bien loin des soucis domestiques et tout ça, mais je sais quand même faire la distinction entre un conte pour enfant et la réalité. Comment veux-tu te sentir épanouie en restant à la maison h-24 avec pour seule compagnie un mini-humanoïde qui ne sait faire que pioncer, manger, salir sa couche et hurler, et parfois plusieurs options à la fois ? Sans déconner, les mères qui prétendent adorer ça sont soit des mythomanes voulant se la péter un peu, soit des femmes de footballeurs bardées de nounous.” Un discours très sérieux qui fut bien vite brisé lorsque j’ajoutais, en récupérant les pieds de Charlie : “Pas vrai, la machine à caca ? Dis à maman que si t’es aussi craquante c’est juste pour lui faire oublier que t’es un mooooonstre suceur d'énergie vitale.” Pourquoi fallait-il qu’on perde maturité et virilité dès lors qu’on s’adressait à un bébé ? “Et je suis sûr que si t’es aussi calme et souriante avec moi c’est juste pour faire enrager ta mère, pas vrai ? Tape m’en cinq !” Et hop, un petit high five entre emmerdeurs professionnels. “T’as besoin de prendre du temps pour toi, Cora.” je reprenais, à nouveau sérieux, à nouveau adulte, enfin autant que je puisse l’être à mon max. “Sérieusement, même pour elle. Elle sera probablement plus calme si tu l’es aussi. T’as besoin de te retrouver, de renouer avec ton corps aussi, faire du shopping, aller chez le coiffeur, et... Merde, c’est moi ou je parle vraiment comme une nana, là ?” Voilà un truc qu’il ne valait mieux pas que Kaya apprenne. J’avais pas envie de lui fournir les armes pour m’abattre. “Bref ! Faut pas que tu culpabilises de prendre du temps pour toi, vous en avez besoin toutes les deux. Dépose-la à quelqu’un, et barre-toi une heure ou deux. Fais comme moi : respire.” J’aurais pu terminer comme ça, ça aurait été puissant, entrainant, voir un tantinet poétique. Mais non, il avait fallu que j’ajoute : “Enfin pas tout de suite. La machine à caca vient de nous lâcher une bombe.” Moins glam, forcément.  
electric bird.


Dernière édition par M. Noam Wigderson le Jeu 31 Juil - 19:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Jeu 31 Juil - 18:11

Elle avait beau ne pas le connaitre beaucoup, ou pas du tout, en fait, Cora n’était pas totalement à l’idée de se confier à Noam. C’était justement le fait qu’ils ne se connaissent pas qui la séduisait, il saurait être objectif et ne lui dirait pas ce qu’elle avait envie d’entendre. Même si à ce point, elle ne savait même pas ce qu’elle avait envie d’entendre. Surtout, il ne la jugerait pas non plus. Parce qu’elle sentait tellement, tellement coupable de réagir comme ça. Capricieuse aussi, sans doute. Elle avait tout ce qu’une mère pouvait souhaiter pour son enfant et pourtant elle se plaignait encore. Elle ne savait pas si beaucoup d’autres mères étaient dans son cas mais si c’était le cas, elle rêvait de savoir comment elles s’en sortaient. Parce qu’elle s’était quand même attendue à autre chose et c’était bien pour cette raison, et seulement pour cette raison, qu’elle avait été aussi confiante pendant sa grossesse. Qu’elle avait tout aussi mal vécu d’ailleurs, mais elle s’était dit que ça irait mieux après l’épreuve difficile de l’accouchement. Haha, elle s’était bien trompée. Quoi qu’il en soit, Cora finit par lui dire la vérité, lui faisant comprendre à quel point elle avait du mal à se faire à son rôle de mère. Voilà, elle se sentait horrible, mais elle se sentait quand même mieux de l’avoir dit. Parce que c’était bien quelque chose qu’elle n’avait encore dit à personne. Elle s’excusa néanmoins presque tout de suite, il était venu pour le boulot après tout et il avait sans doute d’autres choses à faire que d’écouter ses plaintes. “Tu veux la vérité aussi, je suppose... Je suis venu ici pour fuir Satan. Pas longtemps, juste une petite heure, rien de plus, histoire de respirer un coup et éviter de tuer la personne que je suis supposé protéger. Niveau sentiment de culpabilité, je pète ton score, je crois.” Oh… Eh bien, elle était peut-être un peu rassurée, là. Peut-être. Cela ne voulait toujours pas dit qu’il était prêt à se faire ennuyer avec ses problèmes à elle, vu qu’il avait essayé de fuir les siens. Elle se permit quand même de sourire, pas pour se moquer, juste parce que ça faisait du bien de voir qu’elle n’était pas la seule malheureuse du monde. Enfin, elle le savait déjà mais disons que quand on était submergé par ses problèmes on avait du mal à voir ceux des autres. « Satan, mmh ? A ce point ? » Elle voulait bien qu’il lui en dise un peu plus. Si ça pouvait le faire se sentir mieux… Ca l’aidait elle aussi, en un sens. Après elle ne pouvait pas trop prendre de parti parce qu’en général, c’était elle la plaie. Et elle ne l’était presque jamais sans raison, alors bon… Elle n’était pas en train de dire que Noam le méritait ou que Kaya n’avait aucun tort, mais elle comprenait, quelque part. Après tout, ils étaient bien censés être amis mais ils ne s’étaient pas vus beaucoup encore, et elle n’avait même jamais rencontré cette fille. “Tu sais, Cora, j’ai p’t’être l’air totalement immature et bien loin des soucis domestiques et tout ça, mais je sais quand même faire la distinction entre un conte pour enfant et la réalité. Comment veux-tu te sentir épanouie en restant à la maison h-24 avec pour seule compagnie un mini-humanoïde qui ne sait faire que pioncer, manger, salir sa couche et hurler, et parfois plusieurs options à la fois ? Sans déconner, les mères qui prétendent adorer ça sont soit des mythomanes voulant se la péter un peu, soit des femmes de footballeurs bardées de nounous.” Evidemment, il fallait qu’ils en reviennent à elle. C’était sans doute mieux, en un sens, mais elle n’était pas sûre de se sentir mieux s’ils allaient plus loin. Sa culpabilité augmenterait, c’était certain. Elle soupira. Elle aurait tellement aimé avoir toute une horde de nounous elle aussi. Mais ils n’avaient clairement pas les moyens, et ce détail mis à part, elle voulait quand même être là pour sa fille, le plus possible. Il lui fallait simplement trouver le juste milieu. “Pas vrai, la machine à caca ? Dis à maman que si t’es aussi craquante c’est juste pour lui faire oublier que t’es un mooooonstre suceur d'énergie vitale. Et je suis sûr que si t’es aussi calme et souriante avec moi c’est juste pour faire enrager ta mère, pas vrai ? Tape m’en cinq !” Elle devait bien avouer que ça faisait du bien de voir Charlie si agréable, comme elle pouvait l’être avec Noam. Elle n’enrageait pas, ou peut-être un peu, mais elle n’était pas prête de crier à la conspiration contre elle. Peut-être qu’il savait mieux s’y prendre qu’elle, voilà tout. Avant Charlie, elle n’avait pas eu d’expérience avec un bébé. Jamais. Elle avait cinq ans quand Megan était née et sa fille était le tout premier petit enfant de ses parents. « Je pense que tu peux te sentir honoré, en tout cas. Elle n’est pas si calme et clémente en général. » Elle n’était toujours pas jalouse, non. “T’as besoin de prendre du temps pour toi, Cora.” Oui, elle savait tout ça. Sa sœur lui avait dit, sa mère lui avait dit. Même Paul. Ils ne savaient juste pas qu’elle était mal à ce point. Mais c’était difficile, sans énergie et envie. “Sérieusement, même pour elle. Elle sera probablement plus calme si tu l’es aussi. T’as besoin de te retrouver, de renouer avec ton corps aussi, faire du shopping, aller chez le coiffeur, et... Merde, c’est moi ou je parle vraiment comme une nana, là ?” Et elle savait tout ça aussi. Heureusement, il savait aussi détendre l’atmosphère et elle préférait réagir là-dessus. D’ailleurs, elle se mit à rire. Elle serait même allée jusqu’à lui taper l’épaule affectueusement mais ils ne se connaissaient pas assez pour qu’elle se permette d’être aussi familière. « C’est tellement rare, les hommes qui n’hésitent pas à montrer leur côté féminin comme ça. Je suis fière de toi. » Quoi qu’il n’avait pas l’air de tellement l’assumer. Mais c’était bien quand même, hein. “Bref ! Faut pas que tu culpabilises de prendre du temps pour toi, vous en avez besoin toutes les deux. Dépose-la à quelqu’un, et barre-toi une heure ou deux. Fais comme moi : respire.” Encore une fois, il ne lui apprenait rien. Mais elle appréciait qu’il prenne le temps d’essayer de l’aider. Ce n’était pas tout le monde qui aurait fait l’effort. « J’aimerais bien que ce soit aussi simple. » répondit-elle en soupirant. Peut-être que ça l’était, au fond. Il fallait juste qu’elle se bouge un peu, qu’elle fasse cet effort, et elle ne pourrait pas le regretter. Ou pas forcément, en tout cas. « Tu te portes volontaire ? » Pour la garder, s’entend. Elle plaisantait à moitié en plus. Quel meilleur moyen de faire croire à leur amitié si elle lui faisait assez confiance pour lui confier sa fille ? “Enfin pas tout de suite. La machine à caca vient de nous lâcher une bombe.” Evidemment. Cora soupira et tendit les bras pour récupérer la petite. Elle se stoppa néanmoins juste avant. « J’imagine que je ne peux pas te demander d’aller la changer, hein ? » Ouais, non, quand même pas. Elle ne pouvait pas lui imposer ça. Surtout qu’une fois encore, elle plaisantait, même si une toute petite part d’elle n’avait pas envie de bouger et voulait commencer à suivre ses conseils.
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Jeu 31 Juil - 22:13


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« Satan, mmh ? A ce point ? » Comment ça, à ce point ? Evidemment que je n’exagérais absolument rien. Je me trouvais même particulièrement minimaliste dans mes choix de termes. Satan était probablement encore trop charmant pour la qualifier. C’est bien simple, je n’avais jamais croisé de nana aussi... Haaaaaaaa ! Autant... Oooooooooh ! Avec autant de.... Aaaaaargh ! Un monstre. Voilà, un véritable monstre. Sous des dehors pas forcément désagréables, soyons honnête, elle était agaçante, irritante, énervante, exaspérante, démangeante. The Devil in disguise. Alors, oui, oui, Satan. Et non, non, je ne poussais aucun bouchon trop loin. J’aurais pu en parler pendant des heures, l’évoquer pendant des heures, mais avant tout me plaindre et me faire plaindre pendant des heures, si le cas Cora ne m’avait pas semblé un petit peu plus urgent. Qui plus est, je m’incrustais chez elle sous le prétexte avoué de fuir ma mission, alors je pouvais bien faire l’effort de lui accorder un peu de mon attention. Non, en fait, je ne me forçais pas, j’avais réellement cette envie de bien faire et de lui sortir ces idées à la con du crâne. Bientôt elle allait me dire quoi ? Qu’elle n’était pas une bonne mère ? Pffff, conneries ! C’était toujours la même chose avec les nouvelles mamans, elles avaient tant et tant été bercées avec cette idée à la con qu’être mère, on l’a dans le sang. Comme si un code génétique existait chez le fameux chromosome XX les prédisposant à ça, et rien qu’à ça, être mère. Et personne ne trouvait ça réducteur ? Non pas que je sois un fervent défenseur du féminisme, mais en règle générale, je trouvais les femmes plus utile dans mes draps que dans les couches. Être mère, c’est comme tout, ça s’apprend, ça surgit pas brusquement sous prétexte qu’on a poussé pendant quinze minutes. Tout comme être père d’ailleurs. Sauf qu’on en attendait tellement moins de leur part. Mais allez faire comprendre ça à une femme épuisée et coupable dans sa tête ? Surtout lorsqu’il suffisait que j’apparaisse pour que le petit monstre se transforme en angelot dodu. « Je pense que tu peux te sentir honoré, en tout cas. Elle n’est pas si calme et clémente en général. » Ha ouai ? « J’ai souvent cet effet là sur les filles. » je lançais dans un soulèvement de sourcil séducteur à l’attention de la petite miss en couche. Un petit sursaut de masculinité avant de sombrer à nouveau dans ma féminité exacerbée dont Cora ne manqua pas de se moquer. « C’est tellement rare, les hommes qui n’hésitent pas à montrer leur côté féminin comme ça. Je suis fière de toi. » Regard blasé. N’étais-je donc né que pour supporter l’esprit de répartie des femmes 2.0 ? Ou bien était-ce un phénomène se restreignant à la ville de New-York ? À Washington, elles étaient bien plus dociles, voir carrément soumises. À la limite du débile, quand même. Oui, non, en fait, ça ne me manquait tant que ça, à bien y réfléchir... En attendant, l’entendre rire avait quelque chose de gratifiant, et j’accepterais volontiers qu’elle se moque encore si ça parvenait à la détendre plus encore. Cela dit, ce dont elle avait besoin était un vrai break, loin de sa fille, loin de sa condition de maman qui ne devait pas la définir h-24. Elle était une femme avant toutes choses, une femme aimée ensuite, puis une maman, et pour finir un agent. Dans cet ordre. « J’aimerais bien que ce soit aussi simple. » « Mais ça l’est ! Tu dois juste t’autoriser à le faire au moins une fois, et quand tu rentreras et que tu constateras que ta fille n’en a rien eu à secouer de pas passer sa journée avec toi, tu arrêteras de culpabiliser pour rien. Sans déconner, Cora, ils ont pas la même notion du temps que nous, pour eux, une journée c’est 15 secondes. » je la coupais avant de renifler cette sympathique odeur du cadeau que venait de nous faire Charlie. Oui, j’avais aussi cet effet-là sur certaines filles. Suffisait de demander à Kaya, elle vous répondrait que je suis un véritable laxatif. Faire chier, c’est ma mission divine. « Tu te portes volontaire ? » Pourquoi ? Pour la couche ? Ah non, elle parlait encore du fait de déposer sa fille à une bonne âme. Elle n’avait pas encore renifler la bonne odeur de sa fille. Du coup, je me chargeais de l’en informer, évitant délibérément de répondre à sa première question. C’est pas que j’étais contre l’idée, c’est juste que... Elle avait pas des copines pour ça ? Enfin, j’veux dire des vraies copines, avec un vagin et des pulsions de maternité ? Je m’y collerais au besoin, mais si elle pouvait trouver quelqu’un d’autre, éventuellement, ça pourrait être une bonne idée aussi. Elle tendit les bras en direction de sa progéniture que j’attrapais par la taille pour lui faire quitter mes cuisses, lorsque... « J’imagine que je ne peux pas te demander d’aller la changer, hein ? » J’immobilisais mon geste, l’enfant en lévitation au-dessus de mes jambes. « Tu me testes, fillette ? » j’interrogeais un sourcil surélevé et un sourire en coin. « Je crois que ta mère me sous-estime, Charlie. » je m’adressais alors au bébé, le rangeant contre mon épaule, tout en quittant le canapé. « C’est une mission spéciale pour l’agent très spécial de la brigade du caca ! » La voix de Batman, l’air assuré de Batman, la prestance de Batman, mais... « Heu... La table à langer ? » je demandais alors, d’une voix plus hésitante et nettement moins assuré. Bah oui, ça cassait un peu mon effet, là, quand même. Je me laissais guider, donc, avant de déposer l’enfant sur la table, et de m’autoriser à une petite incantation mentale avant d’ouvrir mon paquet cadeau. Allez, j’avais vu bien pire, quand même. Hop, on détache. Hop, on attrape les pieds. Hop, on soulève le cucul, et... Hop, on repose le tout à la vue du carnage. « Mais t’es pourrie de l’intérieur, ma parole ! T’es croisée ogre ? Ne me regarde pas comme ça, et... Non ! Stop ! Charlie ! Arrête de sourire ! Efface-moi ce sourire ! C’est pas drôle ! Arrête ou alors pour tes seize ans je me ferais un plaisir de raconter cette scène devant tous tes potes... Oh oui, j’oserais, fais-moi confiance, p’tit monstre. » Alors, je prenais une profonde inspiration, et sous le sourire clairement maléfique et moqueur de l’enfant, je lui soulevais les fesses à nouveau, la débarrassais de sa couche sale façon Michael Jordan, avant d’enchainer les lingettes pour retrouver les fesses de la gamine sous ces différentes strates colorées. Sans déconner, ça sortait d’où tout ça ? Comment un si petit être pouvait produire autant de substance douteuse ? Hop, nouvelle couche glissée sous les fesses propres. Hop, atterrissage du postérieur de l’enfant. Hop, scratch à gauche, scratch à droite. Et hop, bisou sur le bidon. « Ne répète ça à personne. » je chuchotais à l’enfant. « J’y perdrais toute crédibilité. » Un clin d’oeil pour sceller notre pacte plus tard, et je la rangeais dans sa grenouillère avant de la récupérer contre moi, pivoter sur mes talons, et... « Ha, Cora. T’étais là. » Et meeeerde ! « Bah ça vaut pour toi aussi, hein. Je m’en voudrais d’être dans l’obligation de te tuer. » J’annonçais alors dans un haussement de Charlie. Enfin un haussement d’épaule sur laquelle se trouvait Charlie. Mais, l’autre version, c’était moins long. 
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Lun 4 Aoû - 18:09

Noam avait l’air d’avoir la solution à tous les problèmes de Cora, et il avait l’air tellement sûr de lui que tout ça paraissait vraiment facile. Pourtant, quelque chose bloquait et elle n’arrivait pas à se dire que c’était aussi simple. Ça ne l’était pas, sinon elle l’aurait fait depuis longtemps. Elle ne savait même pas pourquoi elle bloquait autant, ou pourquoi elle se sentait aussi coupable. Elle savait juste que c’était le cas et si ça l’était, c’était surement pour une bonne raison. Elle ne pouvait pas se battre contre ça. « Mais ça l’est ! Tu dois juste t’autoriser à le faire au moins une fois, et quand tu rentreras et que tu constateras que ta fille n’en a rien eu à secouer de pas passer sa journée avec toi, tu arrêteras de culpabiliser pour rien. Sans déconner, Cora, ils ont pas la même notion du temps que nous, pour eux, une journée c’est 15 secondes. » Ouais, ouais, c’était bien ça le problème. Le faire une première fois. Elle ne savait même pas comment lui expliquer pourquoi c’était difficile, elle ne le savait pas que trente secondes auparavant. Un long soupir plus tard, elle ouvrait la bouche pour lui répondre : « Très bien, je vais essayer. » Un jour, plus tard. Il devrait juste se contenter de ça pour le moment. Mais c’était facile pour lui, aussi. Il n’était que spectateur et même s’il essayait de l’aider, il ne pouvait pas comprendre. En plus, quand bien même elle trouverait le courage de faire ça, elle n’avait pas grand-monde chez qui déposer Charlie. Elle demanda d’ailleurs à Noam s’il se portait volontaire pour la garder mais il prit soin de ne pas répondre. Il l’avait sans doute fait exprès, l’aider devait tout de suite être moins tentant face à la perspective de passer une journée avec un petit monstre brailleur. Remarquant son silence, Cora le regarda d’un air moqueur. « Moi qui te pensais plus courageux que ça… » Il arrivait bien à supporter Kaya en plus. Vu ce qu’il lui disait d’elle, elle savait qu’il pourrait survivre à Charlie. Elle l’aimait bien en plus… Après, vu le cadeau surprise qu’elle venait de leur faire à tous les deux, ce n’était peut-être pas si étonnant que ça. Qu’à cela ne tienne, Cora allait se venger et elle mit Noam au défi, plus ou moins, de changer la couche de sa fille. « Tu me testes, fillette ? » Fillette ? Oh, le pauvre petit. « Peut-être bien. Si je veux faire de toi ma nounou officielle il faut que je voie si tu es capable de t’occuper d’un bébé. » répondit-elle en haussant les épaules, comme ce qu’elle venait de dire était tout à fait logique. Elle aimait sa fille hein, elle n’allait pas la confier à n’importe qui. « Je crois que ta mère me sous-estime, Charlie. » Toujours était-il qu’elle avait réussi à obtenir ce qu’elle voulait puisqu’il se leva, bébé sur l’épaule. « C’est une mission spéciale pour l’agent très spécial de la brigade du caca ! » « Très impressionnant, vraiment. » Elle regrettait presque d’être la seule à voir ça. Personne ne la prendrait au sérieux si elle essayait de le raconter, et surtout s’il la laissait faire parce que quelque chose lui disait que non, quand même. A sa demande, elle le conduisit jusque dans la chambre de la petit où se trouvait la table à langer. Elle resta à l’entrée dans la pièce, l’observant de loin. Comme elle l’avait dit, elle devait juger ses capacités à s’occuper d’un bébé. Vu que Charlie l’aimait bien, c’était lui qu’elle voulait comme nounou, tant qu’à faire elle ne voulait pas avoir à en changer tous les deux jours. « Mais t’es pourrie de l’intérieur, ma parole ! T’es croisée ogre ? Ne me regarde pas comme ça, et... Non ! Stop ! Charlie ! Arrête de sourire ! Efface-moi ce sourire ! C’est pas drôle ! Arrête ou alors pour tes seize ans je me ferais un plaisir de raconter cette scène devant tous tes potes... Oh oui, j’oserais, fais-moi confiance, p’tit monstre. » Voyez ? Ils s’aimaient déjà énormément l’un l’autre. C’était parfait et juste ce qu’il lui fallait. Puis il fallait bien admettre qu’il se débrouillait à merveille. Il semblait même plus y mettre d’entrain qu’elle. Non, vraiment, il était fait pour ça. A croire qu’il s’était trompé en signant au FBI. « Ne répète ça à personne. » dit-il une fois son œuvre accomplie. Il semblait avoir momentanément oublié la présence de Cora. Comme c’était pratique… « J’y perdrais toute crédibilité. » La jeune femme attendait le bon moment pour signaler sa présence mais décida d’attendre qu’il s’en rende compte tout seul. Ce serait bien plus drôle après tout. Et… Pas manqué ! Sa tête valait vraiment le coup d’œil et la jeune femme se mit à rire en le voyant. « Ha, Cora. T’étais là. » L’intéressée hocha la tête pour confirmer ce qu’il savait déjà, un sourire accroché aux lèvres. « Je m’en serais voulue de rater ça. » Elle aurait dû l’applaudir d’ailleurs, ce n’était pas tous les jours qu’elle assistait à quelque chose d’aussi divertissant. « Tu as manqué ta vocation si je puis me permettre. » ajouta-t-elle, toujours moqueuse. Après, elle ne remettait pas en doute ses capacités d’agent. Il était peut-être très doué là-dedans aussi. « Bah ça vaut pour toi aussi, hein. Je m’en voudrais d’être dans l’obligation de te tuer. » D’abord le fillette, maintenant ça. Il la prenait pour quoi au juste ? Ce n’était pas parce qu’elle n’était pas au top de sa forme et qu’elle n’était pas très impressionnante généralement qu’elle n’était pas capable d’avoir le dessus sur lui. « Et qu’est-ce qui te fait croire que tu réussirais ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils. Surtout après ce qu’elle venait de voir quoi. Elle s’approcha alors pour lui tapoter gentiment l’épaule. Il était mignon, vraiment. Ils retournèrent par la suite au salon et Cora reprit place sur le canapé. « Alors, tu comptes commencer quand ? » demanda-t-elle presque sérieusement.
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Mar 5 Aoû - 2:42


How I feel
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« Très bien, je vais essayer. » Vraiment ? Vraiment ?! Bon, elle avait pas l’air super convaincue, mais c’était déjà ça. Evidemment, n’étant pas totalement demeuré, j’avais parfaitement conscience que sans date précise de fixée elle s’autorisait à ne jamais mettre en application les préceptes de Saint Noam -moi, quoi- Mais je me chargerais de lui rappeler sa promesse en temps et en heure. Parce que là, c’était pas le moment. Là c’était l’instant gros caca de notre amie Charlie, et visiblement elle n’y avait pas été avec le dos de la cuillère. C’était peut-être pas le truc le plus fascinant au monde, loin de là, mais j’avais vu pire et si Cora souhaitait me mettre au défi, je n’allais pas la laisser gagner aussi facilement. J’avais ma fierté, bordel ! Est-ce qu’elle me mettait au défi, d’ailleurs ? « Peut-être bien. Si je veux faire de toi ma nounou officielle il faut que je voie si tu es capable de t’occuper d’un bébé. » Ouais, c’est bien ce que je pensais. Sauf que, nounou officielle ? « Sans déconner, si tu veux que j’accepte va falloir me trouver une appellation à la hauteur de ce que je suis... » Viril ? Macho ? Badass ? « ...divin. » Oui, aussi. Récupérant la petite crotte en me relevant, je faisais fi des moquerie de sa mère. Après tout, je savais parfaitement ce que je valais avec un bébé entre les mains. Ce n’était pas la première fois, et ce ne serait certainement pas la dernière. Ce n’était pas vraiment une qualité dont je me vantais -j’avais bien trop peur que mes objets d’une nuit y voient comme une autorisation tacite à mélanger mon ADN avec le leur-, pas plus que ça ne figurait sur mon curriculum-vitae, mais oui, j’étais doué avec les enfants. Non, pas les enfants, les enfants c’est chiant. Le bébé par contre... Ça oui, c’était ma came, sans que je ne sache vraiment pourquoi, d’ailleurs. Bref. J’étais un agent très spécial, et oui, c’était impressionnant, ça, madame ! Ne pas savoir où se trouvait la table à langer un peu moins mais, hey ! J’étais pas architecte d’intérieur, et surtout je n’étais venu ici qu’une ou deux fois auparavant, me contentant du salon. Première porte sur la gauche, donc. Mignonne petite chambre d’enfant, d’ailleurs. Le caca emballé et expédié, les fesses propres et le cul au sec, je faisais promettre à Charlie de ne jamais rien répéter de tout ça. Rien du tout. Pas même sous la torture, la menaçant même au passage, juste ce qu’il faut, avant de me retourner pour quitter la pièce et découvrir... Damned, Cora ! J’en accusais même un petit sursaut tant je ne m’attendais pas à la trouver là, m’observant, sourire trop bien accroché aux lèvres. J’étais dans la merde, là ? Genre beaucoup ? « Je m’en serais voulue de rater ça. » Ouais, tu m’étonnes. Je la fusillais du regard. Pas très convaincant cela dit. « Tu as manqué ta vocation si je puis me permettre. » Quoi donc ? Puéricultrice ? « Tu dis ça parce que tu ne m’as jamais vu sur le terrain. » Enfin, un autre terrain que Kaya, quoi. Un terrain moins accidenté. Un vrai terrain. Avec du danger, enfin autre que de se faire empaler l’oeil avec une brosse à dent ou étouffer dans son sommeil, évidemment. Et forcément, puisqu’elle était devenue un témoin gênant, tout comme sa fille, je menaçais de la tuer à son tour. En réalité, j’aimais ça, tuer les gens dans ma tête. J’sais pas s’il s’agissait d’une pathologie quelconque, mais clairement j’était un serial killer mental. « Et qu’est-ce qui te fait croire que tu réussirais ? » Oh, mais c’est qu’elle avait sa fierté mal placée, elle aussi. Un point commun de plus, high five ma poule ! « Au choix ? J’dirais... Hum... Quinze ans d’arts martiaux, six de techniques de combat, le beretta dans ma veste, et une guerre. » Suffisant ? Qui dit mieux ? Et pendant qu’elle me tapotait l’épaule, j’en profitais pour lui déposer une bise sur le sommet du crâne façon sale môme, avant de la dépasser en fredonnant ‘Enough is enough’. Streisand et Summer, un classique encore. Bon, pas très viril, mais au point où j’en étais... Retrouvant le salon et son canapé tout confort, je gardais Charlie parce que... Parce que, franchement, là, il aurait fallu une catastrophe naturelle ou Godzilla passant devant la fenêtre pour que je la lâche, et, trop occupé à admirer toutes ces petits choses miniaturisées, nez, lèvres, cils, et... Oh merde, même les ongles ! Dingue ! Bref, trop occupé à fixer la gamine comme un parfait crétin, je réagissais en retard à la question de Cora. « Alors, tu comptes commencer quand ? » Hein ? De quoi ça s’agit ? « Quoi ça ? » je demandais à mon tour, daignant lever le nez de sa fille. J’étais supposé commencer quelque chose ? Oooh ! La nounou ? « J’t’ai déjà dit que j’voulais une appellation qui tabasse, un truc qui envoi du lourd. Sinon, compte pas sur moi. » En réalité, évidemment qu’elle pouvait compter sur moi, pour à peu près tout et n’importe quoi. Je n’en avais pas l’air mais j’étais fiable, droit et, la plupart du temps, sincère. « D’ailleurs, tu reprends quand le boulot, toi ? » Oui, parce qu’outre maman, elle était avant tout agent. D’où sa fierté mal placée. D’un mouvement de main je l’invitais à me passer ma bière, trop loin pour que je l’attrape sans déranger l’enfant, m’assurant qu’elle me la donnait bien avant d’ajouter : « Parce qu’il va falloir que tu reprennes l’entrainement. T’as du tout-mou à perdre. » Toujours très sympa et serviable comme mec. Enfin, cela dit, j’étais en train de me proposer pour l’aider à se remettre à niveau, mais peut-être que ça ne se voyait pas assez ? Oui, p’t’être. Et si je souriais en plus ? Oui, tiens, j'allais tenter un sourire. Oui ? Non ? Non, ça passait pas visiblement. Elle allait me frapper ? Pas alors que j'avais un bébé dans les bras, si ? Son bébé qui plus est.   
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Mer 13 Aoû - 16:44

L’idée de Noam en tant que nounou officielle de sa fille ne lui était pas déplaisante. Bien au contraire, ce serait même parfait. Il ne s’était pas proposé mais c’était lui qui lui avait dit de prendre du temps pour elle et il devait en assumer les conséquences. En plus, elle lui rendrait service. Charlie l’occuperait et l’empêcherait de tuer Kaya. D’une pierre deux coups, tout le monde serait content. Donc oui, elle le mettait ben au défi de changer la couche de sa fille. Elle devait bien vérifier qu’il savait s’y prendre avec les bébés avant de lui confier le sien, elle n’était pas irresponsable. « Sans déconner, si tu veux que j’accepte va falloir me trouver une appellation à la hauteur de ce que je suis... » Monsieur était exigeant… Cora le regarda sourcils froncés ne sachant pas très bien où il voulait en venir. Ou elle avait peur de comprendre plutôt. « ...divin. » Bah voyons. Divin, et puis quoi encore ? Il voulait pas être canonisé non plus, pendant qu’on y était ? Elle hocha la tête, ce qui ne voulait pas dire qu’elle considérait l’idée et encore moins qu’elle approuvait. Elle était beaucoup trop contrariante pour ça, c’était son second prénom d’ailleurs. « Divin ? Rien que ça ? » Il lui en demandait quand même un peu trop, là. Elle préférait juger de ça par elle-même.

Et c’est qu’elle eut l’occasion de faire puisque Noam releva le défi haut la main. Il était même encore meilleur, Cora avait l’impression qu’il avait manqué sa vocation. « Tu dis ça parce que tu ne m’as jamais vu sur le terrain. » Ce qu’il ne semblait pas comprendre c’était qu’après elle ne pourrait plus vraiment le prendre au sérieux sur le terrain, justement. Enfin ça n’enlevait rien à ses qualités, ce n’était pas ce qu’elle était en train de dire… Juste qu’elle aurait les images de cet après-midi pour toujours à l’esprit. Un peu comme un traumatisme, mais dans le bon sens. Ouais. Elle préféra continuer de se moquer plutôt que de lui répondre et fit celle qui ne remarquait pas les mitraillettes à la place de ses yeux. Elle allait en profiter hein, surtout qu’elle ne pourrait dire ça à personne. Il les avait menacées, elle et Charlie – c’était pas jojo tout ça – si jamais elles disaient quoi que ce soit. Pas qu’elle ait spécialement peur hein, elle était loin d’être une incapable… Mais elle l’aimait bien alors elle ne voulait pas se le mettre à dos. En plus elle voulait croire en ces chances de pouvoir avoir le dessus sur lui. Elle avait le droit, hein ? « Au choix ? J’dirais... Hum... Quinze ans d’arts martiaux, six de techniques de combat, le beretta dans ma veste, et une guerre. » Pffff il n’était même pas drôle. Elle aurait pu lui laisser croire qu’elle avait ses chances, ce n’était quand même pas beaucoup lui demander. « Très bien monsieur le frimeur, j’ai compris. » finit-elle par répondre avec une petite moue boudeuse. Un peu plus et il la faisait se sentir encore plus nulle qu’elle ne l’était déjà. Elle se vengerait, plus tard. Quand elle serait de retour pour de bon.

En attendant c’est retour au salon, et retour du sujet ‘nounou’ sur le tapis. Bah oui, elle y pensait toujours, son besoin ne s’était pas volatilisé comme ça. Surtout qu’avec ce qu’elle avait vu elle était encore plus convaincue que c’était lui qu’il lui fallait. Et le courant passait très bien avec Charlie. Il n’y avait qu’à voir à quel point elle était calme et la façon dont elle s’accaparait son attention… Ou alors elle était totalement à côté de la plaque mais elle en doutait pas mal. « Quoi ça ? » Oh, elle le dérangeait visiblement. En train de faire quoi, elle n’avait aucune idée, mais ça avait semblé être important. C’était bien au moins elle savait qu’il ferait très très très attention à sa fille quand il l’aurait sous sa garde. Que de bons points pour lui. « J’t’ai déjà dit que j’voulais une appellation qui tabasse, un truc qui envoi du lourd. Sinon, compte pas sur moi. » Bien, il avait compris tout seul. Par contre, il était toujours là-dessus ? Nounou ça ne lui convenait pas ? C’était clair et concis pourtant. Parfait en somme. Enfin si c’était sa seule condition elle allait faire un effort… Elle ne put résister à l’envie de se moquer une nouvelle fois, c’était trop tentant et il lui tendait de nombreuses perches : « Agent très spécial de la brigade du caca ça te convient plus ? » Ça c’était unique en son genre, et très impressionnant aussi, oui oui. Elle, elle aimait en tout cas. C’était facile à retenir puis… Elle n’avait pas tellement d’imagination. « D’ailleurs, tu reprends quand le boulot, toi ? » lui demanda-t-il ensuite, redevenant un peu plus sérieux. Bah… C’était une bonne question. Elle attendait de pouvoir reprendre le boulot depuis qu’elle avait arrêté et même avant. Elle était rouillée, elle le sentait et elle détestait ça. Elle était certaine que ça l’aiderait à se sentir mieux mais le problème restait le même. Elle allait sans doute devoir se coltiner du bureau et de la paperasse au début en plus. Mais ce serait toujours ça. « Euh, le plus tôt possible ? Ce ne sera pas possible sans un peu d’aide… » Bah oui, il fallait bien que quelqu’un s’occupe de Charlie. Elle pouvait toujours demander à sa mère de se déplacer pour s’occuper d’elle h24 ou Paul allait devoir sacrifier une partie de ses heures. Sinon ça demanderait tout un planning et une organisation qui lui donnait mal à la tête. Noam n’avait pas encore accepté. Est-ce qu’elle devrait lui sortir la totale avec regard de toutou et lèvre inférieure avancée ? Elle pouvait hein, ce serait juste très difficile pour lui après. « Parce qu’il va falloir que tu reprennes l’entrainement. T’as du tout-mou à perdre. » Cora plissa les yeux. Du tout-mou ? Est-ce qu’il tenait à la vie ? Est-ce qu’il pensait s’en sortir avec un sourire ? Est-ce qu’il pensait qu’elle n’allait pas le frapper parce qu’il tenait sa fille ? Hein ? Parce que la réponse à toutes ces questions était non, ou en tout cas de son point de vue à elle. « T’as une minute pour plaider ta cause, après quoi je récupère Charlie. » lui répondit-elle sur un ton calme avec un sourire doux, quoi que presque inquiétant. Oui elle avait besoin d’entrainement mais pour ça il faudrait que quelqu’un garde Charlie, c’était toujours le même problème. Et surtout, il aurait pu être un peu plus… délicat.
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora Jeu 14 Aoû - 1:58


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« Divin ? Rien que ça ? » Bah oui, Divin, pourquoi ? Elle voyait un autre adjectif plus à propos ? C’était quoi cette perplexité ? J’veux dire, c’était évident, non ? Elle était bizarre, Cora, parfois. Y avait qu’à voir mes techniques de quasi-pro pour changer une couche sans grimacer, sans haut-le-coeur, sans menace envers la société Pampers, et sans même une larmichette de la part de Bébé. C’était pas divin, ça ? Pour couronner le tout j’étais pas dégueulasse, bien gaulé, tranquillou financièrement, pas débile, et pro des techniques de combats. Le mec idéal, en sommes, un dieu sur pattes. Dommage que je sois, également, un véritable connard. Non, je n’avais pas raté ma vocation, Coco, j’avais juste toutes les qualités. Voilà tout. J’aurais pu être ce que je voulais dans la vie, et j’avais choisi d’être un emmerdeur. Un emmerdeur qui s’empressait de lui rappeler son curriculum vitae, histoire qu’elle cesse de s’imaginer pouvoir me battre au corps à corps. « Très bien monsieur le frimeur, j’ai compris. » Frimeur ? Non ! Simplement très objectif. Ok, elle avait plus de chance que ma grand-mère de me foutre un coup bien placé, mais delà à l’imaginer avoir le dessus sur moi ? Nooooo way ! Surtout pas après un accouchement remontant à quelques mois, à peine. « Cela dit, GG pour l’accouchement, hein. » je lançais, la gamine dans les bras, en me réinstallant sur le canapé. « Ca, j’pense pas que je pourrais le faire. Enfin, en dehors du fait que je ne sois pas génétiquement programmé pour le faire, évidemment. » En femme j’aurais probablement déchiré aussi, mais voilà, j’étais un homme et, grâce à Dieu, je n’aurais jamais à voir mon superbe corps ruiné selon le bon vouloir d’un foetus aussi mignon soit-il. Parce que, ouais, Charlie avait beau être à croquer, elle avait quand même bien dévasté sa mother. Mais, on y reviendrait plus tard. Pour l’instant, Cora me cherchait un titre à la hauteur de mon aura de prestige. Le Babysittor, c’était déjà pris, alors il nous restait quoi ? « Agent très spécial de la brigade du caca ça te convient plus ? » Je m’offusquais, ramenant l’enfant encore plus contre moi tout en lui bouchant une oreille de ma main. « Dis pas, ça, malheureuse ! Elle va croire qu’elle n’est bonne qu’à ça... » Je l’avais traité de machine à caca quelques minutes plus tôt, mais j’étais pas sa mère, et pas de bonne foi non plus. « Elle sait aussi faire des sourires, des trucs chelous avec sa bouche, des bons gros prout, et elle tète comme une pro ! High five, Charlie ! » Ouais, high five, Charlie, ma nouvelle grande habitude étant de récupérer le petit poignet pour faire en sorte que la toute petite main vienne rencontrer la trop grande mienne. « Ca nous fait un point commun, elle et moi. Moi aussi, j’suis un pro de la tétée. » Bon, pas dans le même but, forcément, mais ça compte quand même, non ? Et si on fondait une association ? Les téteurs d’élite ! J’étais ça aussi, et un tireur d’élite, également, dans tous les sens du terme. « Trop d’élite en moi... » je finissais par soupirer à voix haute, suivant le fil de mes pensées intrinsèques. D’ailleurs, en parlant d’élite, elle reprenait quand le boulot, l’accouchée ? Y avait manière et manière de poser cette question, et évidemment la mienne n’était pas la bonne. Je le compris à l’instant où je chopais son regard sur moi, parce qu’après m’avoir tendu une énième perche que je ne saisissais pas, à base de « Euh, le plus tôt possible ? Ce ne sera pas possible sans un peu d’aide… » elle sembla tiquer sur le ‘tout-mou à perdre’. Quoiiii ? J’disais rien de mal ! Il était évident qu’elle ne pouvait pas être dans la même condition physique pré et post-accouchement. « T’as une minute pour plaider ta cause, après quoi je récupère Charlie. » Ok... Heu... Là ? Comme ça ? « T’oserais pas ! » fut ma première réaction, tout en plaquant l’enfant contre mon torse façon couverture de survie. Forcément, pas la bonne réaction, j’imagine. Insulter une mère et se servir de son enfant en guise de bouclier étant rarement, très très rarement une excellente idée. « Je disais juste que... Bah voilà quoi, j’vais pas te faire un dessin, et puis j’suis pas doué pour les pincettes, donc t’as beau pas être bien grosse pour une récemment accouchée, tu restes un peu fat du boule pour un agent de la DEA.... Sorry mummy. » Dans un haussement d’épaules, je re-déposais l’enfant plus correctement sur mes jambes, avant d’ajouter, comme si ça pouvait éventuellement être un compliment : « Mais t’es bonne, hein. Tes boobs sont juste... Gosh ! » J’y jetais même un petit coup d’oeil, en connaisseur, mais pas longtemps, hein, furtif le coup d’oeil. C’était la femme de Paul, quand même. « Dans un pieu c’est canon, pour courir après les méchants, c’est juste chiant. » Ca devait peser lourd et ballotter de partout. Nan, c’était l’enfer, c’truc. Bandant, mais infernal. « Du coup, si t’as besoin d’une petite remise en forme, j’me propose. T’embarques Charlie, tu viens dans le Bronx, y a une salle pas trop loin de là où j’suis. J’comptais y emmener Satan pour améliorer ses techniques de self-defense, mais avec toi en plus, ce serait un tellement meilleur plan. » j’pourrais les foutre toutes les deux sur le ring, rien branler de mon côté, et même ouvrir les paris pour les autres gars. Y avait moyen de se faire du fric, en plus. Heu... Du coup, niveau plaidoirie, j’étais comment, là ? Bon ? Très bon ? Excellent ? Fais péter les compliments, maman.  
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MessageSujet: Re: How I feel ☇ Noam & Cora

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