It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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I need a job [Hemingway]

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MessageSujet: I need a job [Hemingway] Dim 20 Juil - 11:14

    Il y a des jours ou parfois j'aimerai qu'il soit mort. Je pourrais alors me rendre sur sa tombe et lui parler comme dans le bon vieux temps. Je préfèrerais mille fois de voir sa pierre tombale devant moi que de repenser à ce qu'il m'a fait. Pas un jour passe où je cherche à comprendre ce qu'il s'est passé, pourquoi, comment, depuis quand. Retourner sa chemise contre le club était déjà difficilement imaginable pour moi, mais se retourner contre moi ? Qu'avais-je mal fait, ou avais-je fauté ? Etait-ce quand nous étions gamin, pendant son séjour en prison ou alors ces années au club ? Que s'était-il donc passé pour que de frères nous passions à ennemis. Tu me fais faire des kilomètres, traverser tout le pays à moto, tu m'obliges à m'enfermer dans une ville, trop peuplée pour l'aimer, tu m'as obligé à tout quitter pour regagner ma fierté.

    Je regarde le calibre dans ma main, noir et mat, il reflète son âge et le peu d'entretien qu'il a bénéficié. Le revolver pèse lourds entre mes doigts et ces balles que je garde à côté sont parfois mal empaquetées. Me relevant de mon pieu, je balance ma clope dans un verre d'eau, pour aller me rhabiller et sortir enfin de cette chambre moisie. Questions de jours avant que le club me trouve un appart plus décent qu'une chambre qu'on loue normalement à l'heure. Ce n'est pas les draps changés trois fois par jour qui me dégoute, ni même l'odeur de renfermé qui émane des murs. Mais plutôt le quotidien répétitif de ses portes qui claquent chaque nuit, les lits qui grincent et ces femmes qui font semblant de jouir pour une centaine de billets, parfois moins. Tout ça, ça pue l'emprisonnement, ça pue l'étouffement et moi, ça j'en veux pas.

    Tombé en disgrâce, je ne trouverai plus jamais cette place privilégié du club. Je ne suis plus qu'un nomade, un sans abri. J'ai toute mes preuves à refaire et en attendant, je dois gagner ma croute honnêtement. J'ai un convois à organiser dans deux semaines et de l'argent à faire rentrer. Si je ne bosse pas, je crains que la DEA s'occupe encore de mon cas. Gagné sa vie sans bosser c'est louche et j'en serais pas surpris d'être le premier surveiller. Mes aller et venus dans cette ville, ne m'ont pas aidé à me faire discret. Je traverse la rue, parsemer d'entrepôt, de magasins, de garages. Je recherche quelque chose qui me correspond. Assez actif pour avoir besoin de moi, pas trop célèbre pour rester dans l'ombre. J'essuie quelque refus, sans diplôme ni référence, aucun ne me laisse ma chance ou faire mes preuves. Je m'arrête sur le bas côté, attache mon casque au guidon et ouvre mon cuir pour laisser l'air s'y engouffrer à nouveau. Je tourne la tête à droite... Puis à gauche... Trafic plutôt calme, peu de grand insigne, juste un espace qui s'étant devant moi, avec des voitures sur le feu, des pneus mis en évidence et un bruit de métal, trahissant la présence d'un travailleur.

    Je rentre avec prudence, non pas méfiant mais préfèrent ne pas surprendre la personne. Je recherche par instant une autre présence de vie. Mais personne si ce n'est les jambes de cet homme qui dépasse du dessous de la voiture.

    Bonjour, Enonçais-je clairement pour qu'il m'entende.

    Je m'approche près de sa zone de travail, d'un geste de main rabat mes cheveux vers l'arrière et enfile ma casquette aux couleurs des fortyniners (49ers).

    -Excuse moi buddy, je cherche les responsable de cette endroit, tu sais où je pourrais le trouver ?
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MessageSujet: Re: I need a job [Hemingway] Dim 20 Juil - 20:35

Maddox & Jackson : I need a job.

Bosser tout seul dans mon propre garage, c'était un choix que j'avais fais assez rapidement après mon retour sur New-York, et suite à mes dix années de bougeotte intensive. J'étais un loup solitaire, qui n'appréciait que très modérément la compagnie. Voir pas du tout en réalité. Je ne supportais véritablement, que celle de ma chère et tendre soeur. Qui n'était plus vraiment ma soeur à la vérité, compte tenu de mes sentiments qui s'avéraient maintenant être partagés. J'avais encore un peu de mal à croire à un truc pareil et il me faudrait sans doute encore pas mal de temps pour pouvoir tout à fait croire en tout ça. Déjà, il faudrait que nous commencions par former un véritable couple tous les deux. Parce que pour le moment, on ne pouvait quand même pas trop dire que c'était le cas. Nous avions très clairement besoin d'un peu de temps pour pouvoir passer cette nouvelle folle étape. Pour un futur couple normal, ça n'aurait strictement rien eut de compliqué ! Mais pour deux personnes qui étaient frère et soeur par adoption, c'était une toute autre paire de manches, qu'on se le dise ! J'étais déjà bien surpris qu'elle ait fini par éprouver ça pour moi. De mon côté, ça semblait avoir été bien plus naturel, puisque c'était le résultat de dix années durant lesquelles je ne la voyais qu'une fois l'an, pour les fêtes de noël et tout ça. Et comme elle n'était que ma soeur par adoption, ça ne semblait pas si atroce que ça non plus ...

Enfin, elle était donc bel et bien la seule personne de laquelle je ne me lassais jamais et dont la compagnie ne me dérangeait pas le moins du monde.Même après les quelques semaines que nous avions passés rien que tous les deux, chez elle, pour notre convalescence commune, je n'éprouvais toujours pas la moindre lassitude la concernant. Et j'espérais que c'était réciproque. Même si dans le fond, je n'en doutais pas tant que ça. Sans quoi, elle n'aurait sans doute pas acheté ces billets pour que nous partions deux semaines en vacances, rien que tous les deux. Voyage programmé pour le début du mois d'août. En me faisant un tel cadeau, elle ne prenait pas le risque que ce soit comme de donner de la confiture à un cochon ! Et tandis que j'étais en train de travailler, sous une voiture, c'était bien à ça que je pensais. Raison pour laquelle je fus surpris par la voix qui s'éleva assez soudainement. Toutefois, je m'aidai de mes jambes pour m'extirper de sous la voiture et poser les yeux sur le type qui venait d'entrer. Je récupérai le chiffon blanc posé à mes côtés, pour m'essuyer les mains pleine de cambouis, tout en me relevant enfin pour regarder le type qui venait de s'adresser à moi. "Je suis le responsable." L'informai-je avec un faible hochement de tête en guise de salue. "Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?" Lui demandai-je ensuite. Peut-être était-il tombé en panne un peu plus loin ? Parce que je ne voyais pas de caisse ni rien dans mon garage et ne l'avait pas non plus entendu arriver.

realised by morphine.
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