It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Noam & Kaya - love at first sight

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MessageSujet: Noam & Kaya - love at first sight Dim 20 Juil - 3:01


Love at first sight
kaya & noam
8h30 - Super, j'avais rien de mieux à faire. Circulation dense, météo de merde, radio qui crachotte son hip hop décérébré et mamie qui traverse en dehors des clous. Ok, maintenant je percevais bien pourquoi "Bronx" était devenu synonyme de "Bordel". C'est ainsi que ma charmante mère avait renommé ma chambre. “Si j'avais souhaité vivre dans le Bronx, j'aurais épousé ton oncle, et non ton père.” je l'entendais encore hurler dans mon crâne. Ma mère... elle renommait beaucoup de chose. Comme ma mission, par exemple, qu'elle se plaisait à appeler ma "petite fiancée". Comme si ce n'était pas déjà suffisamment humiliant, il avait fallu que toute ma famille soit mise au courant. J'sais pas, dans ma tête le terme "couverture" induit une certaine notion de discrétion dont ma mère est l'antonyme. Devra Wigderson c'est la Oprah Winfrey de Washington, en moins noire et en plus hystérique. Dites lui quoique ce soit, et dans la seconde, toute la communauté juive des états du nord en est informée. J'sais pas comment elle fait, je la soupçonne de faire un élevage de pigeons voyageurs dans le grenier ou d'être dotée de pouvoirs surnaturels. On a l'impression qu'elle est en face de nous, sage et attentive, mais en réalité son corps astral se répand déjà à travers le monde. J'avais quitté Washington quelques 4h plus tôt, jetant ma valise dans le coffre de ma vieille Mustang coupée de 1967 -une voiture banalisée n'aurait pas été des plus subtiles- pour filer sur l'autoroute direction ma nouvelle vie. Youpi. J'avais l'habitude de ne dormir que très peu, une déformation professionnelle que j'avais conservé de mon petit séjour en Irak, aussi ce fut parfaitement alerte que j'entrais dans le Bronx par Washington Bridge. La boucle était bouclée. Encore me fallait-il trouver l'adresse de Miss Chili, la nouvelle femme de ma vie. Trop fier pour un GPS, je me dirigeais à l'instinct, ce qui m'offrait, souvent, un léger retard de plusieurs heures. Rien de dramatique. Pourquoi fallait-il que ce soit le Bronx ? Ils avaient pas de témoin en détresse dans l'Upper East Side ? En cet instant, même Lindsay Lohan s'avérait plus attrayante, professionnellement parlant, que la perspective d'une fausse vie à deux avec cette inconnue tellement peu soucieuse de l'avenir de son pays qu'il avait fallu négocier avec elle pour qu'elle accepte de témoigner. J'étais supposé coffrer les gros méchants, pas babysitter les emmerdeuses. J'avais déjà suffisamment de mes ex pour me pourrir la vie, pas besoin d'ajouter une nouvelle flèche à ma collection. Bon, t'avances mamie ? Donc, où en étais-je ? Je manquais renverser une veille dame trop lente, tout en priant pour que Miss Chili soit au moins bonne cuisinière. Penché en avant, avant-bras et menton sur le volant, je scrutais les noms de rues jusqu'à trouver la bonne, ainsi que l'adresse indiquée sur mon bloc-note. L'immeuble n'était pas trop moche, c'était déjà ça.

8h55 - Sac de voyage sur l'épaule, j'informais la pseudo concierge de mon identité et récupérais mes clefs. Ca aussi c'était une bonne blague. J'étais sous couverture mais avec ma véritable identité, mon boss ayant jugé inutile de me créer un personnage, partant du principe que personne ne se donnerait la peine de faire des recherches poussées sur moi. Bah oui, vu comme ça, elle avait l'air vachement en danger, la nénette. “... très très bien. Les jeunes, de nos jours, ils respectent plus rien ! A mon époque, jamais on aurait fait ça, non, non, non, les parents nous auraient fait cuic !” La vieille femme à fort accent me rappelant l'Irak, s'arrêta un instant dans son ascension des marches pour passer un index sous son menton et me mimer la décapitation. Elle semblait particulièrement emballée à l'idée que Miss Chili et moi-même n'emménagions pas ensemble. Bien sûr, elle restait plus modérée quant au fait que l'on se fréquente sans chaperon mais, hey, c'était toujours mieux que tout ces couples modernes qui allaient même jusqu'à faire des enfants hors-mariage. Elle me déposa devant le 112B, et s'en alla en chatonnant tandis que, l'appréhension à son paroxysme, je poussais la porte de mon nouveau chez moi. Sérieusement ? Pas même un écran plat ? Et zéro bière dans le frigo ? Bienvenue en Enfer ! Lâchant mon sac au centre d'une pièce totalement vide et pas super propre, je jetais un coup d'oeil à ma montre et décidais qu'il était temps de rendre une petite visite à ma chère et tendre.

09h10 - Après quelques coups dans la porte, cette dernière s'ouvrit sur la fameuse Miss Chili a l'air aussi ravi que le mien. Non, d'ailleurs, rien qu'à son air affiché, j'avais retrouvé mon sourire. “Salut mon lapin.” je lançais, franchement satisfait pour la première fois de la journée, avant de lui offrir un combo baiser furtif et claque sur la fesse. + 500 points candycrush, là. Profitant de l'effet de surprise, je la dépassais, puisque la bienséance ne l'avait pas vraiment poussé à m'inviter à entrer d'elle-même, et filais directement vers la table de la cuisine récupérer l'un des muffins qui s'y trouvaient. “T'as préparé le café, j'espère. J'viens de me faire quatre heures de route, j'suis à deux doigts du coma, là.” j'enchainais en inspectant l'électroménager à la recherche de ce qui pourrait ressembler, même de loin, à une Nespresso. Le chili, c'est pas le pays du café, ou un truc de genre ? Avec un peu de chances, elle aura quelques qualités, la chieuse. Bon, ça vient, là ? Me laissant tomber sur une chaise, renonçant à faire quoique ce soit moi-même, je l'observais tout en avalant son muffin. C'est moi où elle avait l'air un peu contrariée ? Quoi ? Il était pas comme dans ses rêves, le Prince Navrant ?
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Dim 20 Juil - 14:15

Kaya ne savait pas pourquoi elle avait accepté toute cette affaire. C'était ridicule. Elle n'avait jamais eu besoin de personne pour se défendre avant, et voilà que maintenant elle devait prétendre de sortir avec un gugusse qui devait la suivre partout comme un petit chien jusqu'au procès. Elle regrettait presque d'être allée voir la police. Elle aurait du faire comme les autres et prétendre qu'elle n'avait rien vu mais voilà, Kaya était juste trop honnête. Elle savait que ça la perdrait un jour et ce jour était finalement arrivé. Elle imaginait déjà la tête de ses frères s'ils savaient la vérité. Ils se moqueraient d'elle jusqu'à la fin des temps, à une ou deux année près... Elle était d'une humeur assez exécrable depuis et l'arrivée du jeune homme dans l'appartement voisin ne lui tardait pas vraiment. Elle avait au moins réussi à argumenter suffisamment pour qu'il n'habite pas chez elle. C'était déjà bien assez dur d'accepter tout le reste et Kaya n'avait jamais été très douée pour jouer la comédie... Elle était tellement sur les nerfs qu'elle avait un besoin fou de se dépenser – plus que d'habitude il s'entend. C'est pourquoi depuis qu'elle s'était levée, elle était allée courir pendant une heure, avait ensuite fait le ménage dans son appartement, pour finalement faire des muffins. La jeune femme faisait maintenant la vaisselle, parce qu'elle avait aussi des activités passionnantes comme ça, quand on frappa à la porte. Elle alla ouvrir et en le reconnaissant elle offrit son air le plus basé au monde. “Salut mon lapin.” Ugh. Puis il l'embrassa et lui foutu une claque sur les fesses comme si de rien était. Kaya le regarda d'un air un peu hébété, alors qu'il s'invitait tout seul à l'intérieur sans attendre sa permission. Clairement, il n'avait pas tout compris à l'histoire. Les sourcils de Kaya se froncèrent aussitôt, claquant la porte d'un air mécontente. Elle le suivit puis s'appuya contre le plan de travail de la cuisine, les bras croisés, dévisageant ouvertement le jeune homme alors qu'il se servait comme s'il était chez lui. “T'as préparé le café, j'espère. J'viens de me faire quatre heures de route, j'suis à deux doigts du coma, là.” Cent balles et un mars aussi peut-être ? « Ton café tu peux te le préparer tout seul comme un grand, dans ton appartement. Répondit-elle, un sourire parfaitement hypocrite figé sur son visage. » Ils avaient beau joué les petit-amis, ça ne voulait pas dire qu'il pouvait tout se permettre. Et elle n'allait certainement pas jouer la bonniche pour lui. « Et on va mettre les choses au clair tout de suite... » Parce que s'il continuait comme ça elle ne tiendrait probablement pas une semaine. Son sourire l'irritait déjà au plus haut point. « D'abord, tu m'appelles lapin encore une fois et tu peux dire adieu à ta masculinité. Dit-elle comme si elle faisait la leçon à un enfant, juste sur un ton un peu plus énervé. » Kaya avait toujours eu un sens de l'hospitalité très particulier. « Ensuite, tu n'as pas à faire semblant quand il n'y a personne c'est déjà assez insupportable comme ça. Ajouta-t-elle d'un ton désagréable. » En l'occurrence il n'était pas obligé de la faire chier dans son appartement. Il vivait déjà bien trop près à son goût.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Dim 20 Juil - 16:20


Love at first sight
kaya & noam
J'avais eu son dossier entre les mains, je connaissais les informations générales concernant sa petite personne. Nous avions été présenté brièvement, également, entre deux portes, juste assez pour entrevoir notre animosité réciproque. C'est ce jour-là que j'avais appris que si j'avais été choisi pour ce job, ce n'était pas pour mes capacités intellectuelles, mon art du combat, ou mon esprit analytique, mais simplement parce que la donzelle n'étant pas trop repoussante, bon nombre d'agents avaient été jugés peu convaincant dans le rôle de celui pour lequel elle aurait eu envie d'écarter les cuisses. Et dire que mon instructeur à Quantico avait passé le plus clair de son temps à me répéter que ma belle gueule ne me conduirait nulle part. La preuve qu'il se plantait, elle me conduisait directement dans des missions à la hauteur d'un enfant de huit ans. Je connaissais donc les grandes lignes de sa vie, son nom, son âge, ses origines, son métier, et même son numéro d'assurance. Cela dit, ce que je ne connaissais pas encore c'était le timbre de sa voix, et surtout le ton de sa voix.« Ton café tu peux te le préparer tout seul comme un grand, dans ton appartement. » Ouh, accent tonique sur le 'ton'. J'en tremblerais presque de trouille si ma dégustation de muffin n'importait pas plus que tout le reste.« Et on va mettre les choses au clair tout de suite... » “J'ai hâte.” je rétorquais en soulevant un sourcil et un coin de lèvres, de plus en plus amusé et satisfait de l'exaspération que je suscitais en elle. « D'abord, tu m'appelles lapin encore une fois et tu peux dire adieu à ta masculinité. » Ouh, le petit chiot colérique. Elle en devenait presque touchante, et réellement amusante. Je l'écoutais sagement, ou presque, récupérant les dernières miettes de mon muffin engloutit, que j'avais sur le bout des doigts.« Ensuite, tu n'as pas à faire semblant quand il n'y a personne c'est déjà assez insupportable comme ça. » Ben tiens, il aurait fallu que je la plaigne en plus. C'était moi qui me trouvait coincé avec elle au lieu de servir dans un but plus glorieux, donc si l'un de nous devait se montrer exaspéré, je remportais le titre, sans conteste. “Et moi qui m'attendais à des cotillons et un accueil en lingerie sexy... Tu me fends le coeur.” Je rétorquais en plaquant une main contre mon palpitant le tête penchée et la moue triste, avant de me redresser brusquement, quittant ma chaise qui racla contre le sol. C'était pas tout ça, j'avais beau adorer papoter avec ma petite femme, j'avais quand même un boulot à faire, et ça commençait par l'inspection de l'appartement que j'entreprenais sur le champ. Je ne prenais pas la peine de demander la permission, objectivement, j'étais pas là pour me soucier des états d'âme de ma chieuse attitrée. Je préférais repérer l'agencement des pièces, compter le nombre de fenêtres et le vis-à-vis de chacune, mémoriser le plan des lieux et la vocation de chaque pièce. “Ha, au fait !” je lançais depuis sa chambre, ouvrant une fenêtre pour m'y pencher et estimer la distance jusqu'à la rue. “Ton appartement étant clairement plus meublé que le mien... tu dors de quel côté du lit ? J'suis pas chiant je prendrais l'autre.” En réalité, mes meubles devraient arriver dans la journée, j'avais simplement été plus rapide que le Bureau, sur ce coup-là. Mais rien que pour le plaisir de la voir se décomposer, j'étais ravi de taire ce léger détail. Et satisfait de mon effet, je retournais à la cuisine, tirant de ma poche un feuillet plié en quatre et un bijou que je déposais en évidence sur la table. “Faut que tu signes ça.” annonçais-je en retrouvant sérieux et professionnalisme, deux attitudes qu'elle ne serait pas amenée à croiser souvent. Je dépliais le document signalant la prise en charge de ma mission, puis faisais glisser jusqu'à elle la chaînette à pendentif. “Et faut que tu portes ça. En permanence. Même sous la douche. Et je ne plaisante pas.” J'appuyais chacun de mes ordres d'un regard qui nous souffrirait aucun refus, aucune opposition, pas le moindre petit début de discussion. “J'aurais besoin de ton téléphone portable, également. L'objet, pas le numéro. T'es mignonne, mais ça je l'ai déjà.” J'ajoutais avant de reprendre place sur la chaise. Installé confortablement, telle une épave, je jetais un nouveau regard à la ronde en passant et repassant ma main dans mes cheveux. “Sans déconner, j'suis tombé sur la seule chilienne qui sait pas faire le café ?” Elle la planquait où, sa machine à café ? Si on ne me filait pas une dose très rapidement, j'allais vite devenir invivable. D'autant qu'on avait encore de nombreux points à aborder.  
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Dim 20 Juil - 23:00

Elle aurait peut-être du s'exiler au Chili pendant quelques temps. Aller voir ses grands-parents ou rester chez des amis jusqu'au procès. Elle aurait été bien plu détendue là bas en tout cas. Mais elle savait qu'ils auraient refusé cette proposition. Ils voulaient un œil sur elle en quasi permanence. Et elle n'aurait pas pu imaginer pire. Sauf que la cerise gâteau était apparemment le jeune homme qu'on lui avait collé au train. Ils auraient pu lui envoyer n'importe qui, elle ne se serait déjà pas montrée très agréable mais celui là avait un air qui ne lui plaisait pas du tout. Trop sûr de lui. Et s'il pensait qu'il allait pouvoir faire ce qu'il voulait, il se mettait le doigt profondément dans l’œil. Elle préféra donc le prévenir tout de suite, histoire de mettre les choses au clair. “Et moi qui m'attendais à des cotillons et un accueil en lingerie sexy... Tu me fends le coeur.” Kaya le dévisagea avec air un peu dégoûté. « Pas assez apparemment parce que tu es toujours là. » Vraiment il n'était pas obligé de traîner dans son appartement quand ce n'était pas nécessaire. Elle le regarda cependant se lever pour aller fouiller son appartement comme si de rien était. Elle avait le droit de le tuer maintenant ou elle devait respecter un certain délai ? Elle se passa les mains sur le visage, rassemblant le peu de courage qui lui restait pour supporter le reste de cette journée. “Ha, au fait ! Ton appartement étant clairement plus meublé que le mien... tu dors de quel côté du lit ? J'suis pas chiant je prendrais l'autre.” Ahah. Comme si. « Rambo occupe déjà l'autre côté. Mon tapis à l'entrée est confortable par contre, Rambo dort aussi dessus et sera ravis de te le prêter. Dit-elle, finissant sa réponse par un sourire. » Quoique son chien n'aimait pas trop les étrangers et encore moins quand il sentait que Kaya ne les aimait pas non plus. Il retourna finalement dans la cuisine pour lui montrer un papier. “Faut que tu signes ça.” Kaya s'approcha pour le regarder et lire ce qu'il y avait dessus. Il pouvait être sûr qu'elle ne signerait rien du tout sans savoir de quoi il s'agissait. Elle se retourna pour attraper un stylo sur le buffet mais quand elle lui fit face à nouveau il lui mit un un bijou sous le nez. “Et faut que tu portes ça. En permanence. Même sous la douche. Et je ne plaisante pas.” Kaya fronça les sourcils en observant le pendentif et croisa les bras. « C'est quoi ? » Elle n'était pas sûre d'aimer le fait d'être réellement traquée en permanence. Le toutou ne suffisait pas ? N'était ce pas le but de toute cette histoire ? “J'aurais besoin de ton téléphone portable, également. L'objet, pas le numéro. T'es mignonne, mais ça je l'ai déjà.” Ok. Ça allait vraiment trop loin. « Et puis quoi encore merde ? Demanda-t-elle d'un ton agacé. Tu veux aller vérifier mes sous-vêtements aussi peut-être ? » Il s'assit de nouveau, définitivement à l'aise, mais Kaya était trop énervée pour avoir envie de faire de même.  “Sans déconner, j'suis tombé sur la seule chilienne qui sait pas faire le café ?” Elle poussa un soupir agacé puis pensa soudain à ce qu'elle s'était préparée avant de cuisiner. Kaya leva un doigt comme pour lui dire d'attendre une minute. Elle le réchauffa rapidement dans une casserole puis le servit dans une tasse. « Tiens, rien que pour toi, dit-elle avec sarcasme. Enjoy. » Ça avait le même effet que le café sauf que le goût du maté n'était absolument pas le même et répugnait généralement les gens qui ne connaissaient pas. Elle-même avait mis du temps avant d'en apprécier le goût, mais à force on s'y habituait, et le café semblait bien fade en comparaison.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Lun 21 Juil - 0:28


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kaya & noam
Le rêve de ma mère prenait forme. Elle qui fantasmait une rencontre, des fiançailles, un mariage, et si possible avec une femme aussi... intéressante qu'elle, n'aurait pu que se réjouir de ce qui m'arrivait. Moi, un peu moins. Si j'avais eu conscience dès le début du caractère ingrat de cette mission, je ne prenais conscience que maintenant de son potentiel cassage de couilles en petits copeaux. Ca allait être fort intéressant cette cohabitation forcée. Et par "cohabitation", Dieu merci, je n'entendais pas emménager avec elle, bien que le terme "vivre avec elle" restait, tout de même, très parlant. J'allais vraiment devoir me taper ce sourire crispé chaque matin de ma vie immédiate ? Bordel, autant se tirer une balle dans le pied direct et demander une retraite très anticipée. Et dire que j'avais fait l'Irak et Quantico pour ça... « Rambo occupe déjà l'autre côté. Mon tapis à l'entrée est confortable par contre, Rambo dort aussi dessus et sera ravis de te le prêter. » Rambo ? C'était qui Rambo ? Il m'avait collé la couverture du copain alors qu'elle était déjà en couple ? Je compris qui était ce fameux Rambo en revenant sur mes pas, reprenant le couloir jusqu'à la cuisine pour me faire barrer la route par un jeune chien quittant la salle de bain pour rejoindre la cuisine, sans un regard pour l'inconnu que j'étais. Bon chien de garde, y a pas à dire. “Ooooh, t'as nommé ton chien comme moi ? Comme c'est mignon.” je miaulais, volontairement agaçant, volontairement insupportable, avant de me réinstaller pour lui refourguer les derniers accessoires du contrat. Le premier, c'était moi, le reste n'était, forcément, que secondaire. Un papier à signer, un bijoux à porter, et un téléphone à sécuriser. « C'est quoi ? » me demanda-t-elle en jetant un regard dégouté au deuxième objet. Quoi ? Ca ne lui plaisait pas ? Une simple chaine et un pendentif discret, je l'avais pourtant choisi moi-même, refusant catégoriquement le rang de perles que le Bureau avait voulu lui refiler en premier. “Un gage de mon amour éternel.” je lançais d'un ton monocorde, avant de lui demander son portable. « Et puis quoi encore merde ? Tu veux aller vérifier mes sous-vêtements aussi peut-être ? » “Inutile, en dessous du 90B ça n'a aucun intérêt.” Sérieusement, elle comptait me prendre la tête longtemps comme ça ? Essentiellement pour des détails qui n'allaient rien changer à sa vie ? Quoi, elle préférait se faire liquider dans une ruelle sombre plutôt que de faire l'effort de porter un bijou sympa ? Merde, il était vraiment joli, en plus, j'm'étais cassé le cul pour ce truc. “Redescends d'un étage, Pocahontas.” J'haussais le ton à mon tour. “Le pendentif c'est juste une sécurité. Les ailes du volatile...” oui, on appelle ça une hirondelle, mais "volatile" ça marche aussi. “... se rétractent. Suffit que tu les presses l'une contre l'autre et je rapplique dans la seconde. Quant au téléphone, j'dois le sécuriser de manière à ce qu'aucun rigolo ne puisse le tracer. Satisfaite ?” je grognais, déjà fatigué après seulement quelques minutes en sa si charmante compagnie. “Détends-toi, princesse, personne ne va te traquer, y a pas besoin, tu ne m'échapperas pas.” Pas d'un souffle, pas d'une ombre. J'étais payé pour ça. J'étais même bien trop payé pour ça. Etais-je parvenu à la radoucir ? Probablement puisqu'elle m'apporta finalement ce café que je réclamais depuis trois plombes. Son ton sarcastique aurait du me mettre la puce à l'oreille, mais j'étais bien trop égocentrique pour ça. Je préférais me dire que j'étais parvenu à la calmer et la rendre aussi docile qu'une chatte en manque d'affection. “Bien.” je soufflais en portant la tasse à mon nez, puis à mes lèvres. Ca sentait l'arnaque et finalement, ça en avait le goût aussi. “J'en ai bu des cafés dégueulasses, mais rarement à ce point. On dispense des cours pour se foirer à si haut niveau ?” je demandais en avalant ma gorgée. D'un oeil perplexe, j'étudiais l'aspect du breuvage en grimaçant. Bof, finalement, après coup, c'était pas si imbuvable que ça. “Cela dit, j'ai connu pire.” J'ajoutais en retentant l'expérience. Il suffisait de s'y habituer. On s'habitue à tout.  “Bon, à mon tour de mettre les choses au clair.” Me redressant convenablement sur mon siège, j'avançais mes avant-bras sur la table, et le reste du corps suivi le mouvement. “J'suis pas là en vacances, d'accord ? Je préférerais être n'importe où ailleurs, mais pas de bol, mon job c'est d'être là où tu te trouves. Alors, tu vas faire comme moi, l'accepter et te faire à l'idée que quand je dis 'saute' tu réfléchis pas, tu sautes. Et si t'es mignonne, éventuellement, je ne te ferais pas sauter juste pour mon plaisir personnel.” Un sourire narquois aux lèvres, mon dos retournait s'appuyer contre le dossier, et j'avalais une nouvelle gorgée oubliant temporairement qu'il ne s'agissait toujours pas de café. Et merde ! Une grimace et un secouage de tête plus tard, je reprenais : “Bon, c'est quoi notre histoire ? On s'est rencontré comment ? Je fais quoi dans la vie ? On est ensemble depuis combien de temps ? Mais surtout, qu'est-ce que je fous avec toi ?” Et sur ce dernier point, elle avait plutôt à me fournir un ou plusieurs arguments en béton. Autres que son café, c'est évident.   
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mar 22 Juil - 0:26

Est ce qu'ils avaient choisi leur agent le plus énervant juste pour la faire chier ? Parce qu'elle n'avait envie que d'une chose depuis qu'il était entré, et c'était de lui faire baisser son arrogance d'un ton. Kaya sentait que le temps jusqu'au procès allait être long. Trop long. “Ooooh, t'as nommé ton chien comme moi ? Comme c'est mignon.” « Non je ne crois pas que 'Pussy' l'aurait fait quand je l'appelle dans la rue. Rétorqua-t-elle avec sarcasme. » Et ce n'était pas à son chien qu'elle aurait donné ce surnom. Lui par contre... Elle voulait déjà lui donner tout un tas de nom. Il rappliqua de nouveau dans la cuisine pour lui faire signer un papier et lui montrer un pendentif. Elle demanda aussitôt ce que c'était. Elle ne lui faisait absolument pas confiance – mais en même temps elle avait du mal à avoir confiance en qui que ce soit. Et quand cette personne venait envahir son espace vital et sa vie privée, elle se montrait d'autant plus méfiante. “Un gage de mon amour éternel.” Kaya le regarda avec une grimace pour montrer à quel point ça lui faisait plaisir. « C'est le moment où je dois te remercier en me jetant dans tes bras en pleurant ? » Parce que ça n'arriverait jamais. Il demanda ensuite son téléphone ce qui était un peu la goutte d'eau pour Kaya – oui il lui en fallait peu à ce stade. “Inutile, en dessous du 90B ça n'a aucun intérêt.” Elle s'abstint de répondre, elle ne comptait pas s'abaisser à son niveau et se contenta de lui jeter un regard blasé. En plus elle faisait plus que du 90B. Nah. “Redescends d'un étage, Pocahontas.” Wow. Kaya se disait parfois que si un simple regard avait pu tuer, elle aurait déjà fait des ravages. “Le pendentif c'est juste une sécurité. Les ailes du volatile...... se rétractent. Suffit que tu les presses l'une contre l'autre et je rapplique dans la seconde. Quant au téléphone, j'dois le sécuriser de manière à ce qu'aucun rigolo ne puisse le tracer. Satisfaite ?” Elle poussa un soupir, sortant son téléphone de la poche et signant par la même occasion son fichu papier qu'elle n'avait pas encore signé. « Je suis la femme la plus heureuse au monde ça se voit pas ? Répondit-elle d'un ton froid. » Elle enfila son pendentif et lui offrit une nouvelle fois son sourire le plus hypocrite. “Détends-toi, princesse, personne ne va te traquer, y a pas besoin, tu ne m'échapperas pas.” « C'est supposé me rassurer ? Demanda-t-elle en haussant un sourcil. » Parce qu'en fait elle s'inquiétait pas vraiment. Et elle ne le trouvait pas si impressionnant que ça. Elle trouvait qu'il se donnait beaucoup trop un genre et Kaya n'était pas là pour mordre à l'appât. Elle n'était pas du genre à faire ce qu'on lui disait de faire. Si Kaya avait un caractère agréable ça se saurait... Mais elle accepta malgré tout de lui servir à boire, même si ce n'était pas vraiment du café. Même pas du tout. Elle attendit sa réaction avec une certaine impatience. “J'en ai bu des cafés dégueulasses, mais rarement à ce point. On dispense des cours pour se foirer à si haut niveau ?” Elle esquissa un sourire amusé, le plus sincère qu'elle ait sûrement fait depuis qu'il était arrivé.  “Cela dit, j'ai connu pire.” Ugh. « Parce que ce n'est pas du café monsieur l'expert. Dit-elle, effaçant le sourire de son visage. » Tu parles d'un expert. Comme s'il allait lui donner des leçons sur ça. “Bon, à mon tour de mettre les choses au clair.” Elle le regarda avec curiosité. Bien sûr elle aurait du s'attendre que la fierté de monsieur le rattraperait. Il prenait un air tout sérieux, coudes sur la table et compagnie, elle était supposée être impressionnée ? “J'suis pas là en vacances, d'accord ? Je préférerais être n'importe où ailleurs, mais pas de bol, mon job c'est d'être là où tu te trouves. Alors, tu vas faire comme moi, l'accepter et te faire à l'idée que quand je dis 'saute' tu réfléchis pas, tu sautes. Et si t'es mignonne, éventuellement, je ne te ferais pas sauter juste pour mon plaisir personnel.” Kaya leva les yeux au plafond avant de répondre l'air de rien : « Well, s'ils t'ont choisi pour faire du baby-sitting c'est que tu ne devais pas être si doué que ça. » Elle appuya sur chacun de ses mots. Kaya avait toujours su complimenter les gens à leur juste valeur. Ou pas trop non. Juste non. Elle eut au moins la satisfaction de le voir faire la grimace en prenant une autre gorgée de maté. Bien fait pour lui. “Bon, c'est quoi notre histoire ? On s'est rencontré comment ? Je fais quoi dans la vie ? On est ensemble depuis combien de temps ? Mais surtout, qu'est-ce que je fous avec toi ?” C'était ce qu'elle se demandait aussi. Kaya poussa un soupir d'un air lasse, reprenant appui sur le plan de travail derrière elle. C'est vrai qu'ils n'avaient pas pensé aux détails... Pourquoi est ce qu'elle devait répondre à toutes ses questions... « Tu es tombé amoureux de ma charmante personnalité ça va s'en dire, répondit-elle, souriant en fronçant le nez. Et pff qu'est ce que j'en sais... Tu as pu avoir un problème de voiture ? » Qu'est ce qu'elle aurait aimé être à son garage en ce moment. Elle avait bien besoin de se concentrer sur quelque chose d'autre que sa relation imaginaire avec un emmerdeur professionnel.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mar 22 Juil - 2:12


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Jusque là, ça va. C'est ce que je me répétais continuellement, ponctuant ma chute vers les enfers. Vous connaissez la blague du suicidé qui se jette du haut du toit et qui, à chaque étage, se dit "jusque là, ça va" ? J'étais un peu dans le même état, en chute libre depuis l'Olympe jusqu'au sol crasseux de l'appartement d'à côté. Pour l'instant, ça va. Jusque là, je pouvais encore y survivre. La suite me prouvera probablement le contraire, mais jusque là, je gérais, trouvant mon plaisir dans l'irritation que je lui provoquais. Coucou, j'suis ta mycose, chérie. Même lorsqu'elle retournait ma provocation contre moi, m'affublant du si sensuel sobriquet Pussy, ça allait encore. Après tout, vu ma collection, je pouvais bien me laisser surnommer ainsi. Cela dit, ça ne me correspondait pas trop puisque, par définition, c'est chaleureux et accueillant, et que je n'étais pas véritablement l'image qu'on se faisait d'une terre d'asile, mais si, à ses yeux, pussy signifiait insupportable et hostile, je ne doutais pas un seul instant qu'elle parlait en connaissance de cause. Oui, elle était bien du genre a posséder un vagin denté. Le genre de truc qui te bouffe si tu t'approches. « C'est le moment où je dois te remercier en me jetant dans tes bras en pleurant ? » “Te jeter à mes pieds serait bien plus satisfaisant.” je rétorquais presque simultanément. Oh, non, je n'étais ce type de gros beauf écartant les cuisses et se tapotant l'entrejambe en reniflant, mais elle n'était pas obligée de le savoir. Du moins, pas encore. Faisons durer le plaisir. Essayer de la choquer deviendrait bientôt une raison de vivre. La voir soupirer et rouler des yeux avait quelque chose de tellement plus jouissif que n'importe quelle gourmandise. Cependant, le sérieux revint au galop. C'était bien sympa ce petit intermède musical, mais nous avions quelques points importants à régler avant de reprendre notre petite joute verbale. Je lui expliquais donc l'utilité du gage de mon amour éternel, ainsi que la raison pour laquelle j'avais besoin de son portable, avant de m'assurer, pour la forme, qu'elle était parfaitement et pleinement satisfaite. « Je suis la femme la plus heureuse au monde ça se voit pas ? » “Un véritable rayon de soleil, mon amour. Ton bonheur m'illumine le coeur.” je répondais, sur le même froid et monocorde qu'elle avant de l'assurer que personne ne la traquerait, si ce n'est moi-même. « C'est supposé me rassurer ? » Cette fois, je ne répondais absolument rien, me contentant de lui offrir un sourire plein de promesses. C'était pire, n'est-ce pas ? Jusque là, ça va. Le café dégueulasse ? Jusque là, ça va. « Parce que ce n'est pas du café monsieur l'expert. » Ouais, là aussi, ça va encore. L'explication sérieuse concernant ma mission, et le fait que je ne sois pas là pour des vacances torrides ? Ca va aussi. Sa réponse ? « Well, s'ils t'ont choisi pour faire du baby-sitting c'est que tu ne devais pas être si doué que ça. » Ca va beaucoup moins bien d'un coup. Pour la première fois depuis mon entrée dans sa vie, elle touchait juste, elle touchait bien, elle touchait fort, réveillant en moi doutes et amertumes que je tentais de planquer au fond de ma tasse, sirotant la fin de sa mixture infecte histoire de justifier ma grimace. Qu'est-ce que je foutais là, bordel ? Qu'elle crève si c'était ce qu'elle souhaitait, après tout. Qu'est-ce que ça pouvait bien me foutre ? Ma carrière ne pouvait pas être plus au point mort que maintenant, alors un peu plus ou un peu moins. Non, j'étais trop pro pour simplement tourner les talons. La date du procès n'allait pas tarder à tomber et alors je n'aurais plus qu'à prendre mon mal en patience. Oui, voilà, j'allais prendre sur moi et m'assurer qu'elle reste en vie jusqu'au procès, quitte à la tuer moi-même par la suite. Bon plan ? Excellent plan ! Du coup, je ne répondais rien, préférant laisser croire que son poison imbuvable m'avait contraint à un mutisme temporaire. Manquerait plus qu'elle comprenne qu'elle avait tapé juste et qu'elle décide d'user et abuser de ce pouvoir par la suite. Je me devais d'être inébranlable. Insupportable et intouchable. Aussi, je revenais à un sujet moins sensible : notre histoire. Ou, plutôt, l'histoire de notre couverture. Qui étions-nous ? Et surtout, qui étais-je, moi, pour m'amouracher d'une fille comme ça ? Ou pour m'amouracher tout court, finalement. « Tu es tombé amoureux de ma charmante personnalité ça va s'en dire. » “Faudrait voir à rester crédible, Pupuce.” J'annonçais, très calmement, en piochant un nouveau Muffin. C'est que c'était vachement bon cette connerie. « Et pff qu'est ce que j'en sais... Tu as pu avoir un problème de voiture ? » Hum ? Plait-il ? J'voulais bien jouer n'importe quel rôle mais pas celui du type qui sait même pas s'occuper de son moteur. J'haussais un sourcil perplexe. “Heu... Oui, mais non. Si tu veux que notre relation fonctionne, tu restes loin de ma caisse. Mécano ou pas, rien à foutre.” J'étais le seul à pouvoir la toucher, le seul à la conduire aussi, à tel point que mes potes avait décrété qu'il s'agissait de ma meuf. “Surtout que si j'dois passer du temps dans un garage, le rôle du mec qui n'y capte rien va pas faire long feu. Trouve autre chose. La rencontre dans un bar, c'est surfait mais classique. Tu m'as vu, tu m'as voulu, tu m'as sauté dessus, j'ai tenté de me débattre un peu, mais, hey, je n'suis qu'un homme, et grand seigneur, j'ai cédé à l'appel de ta culotte. Moins glam, mais tellement plus authentique.” je proposais dans un haussement d'épaules avant de croquer dans ma pâtisserie. A quand remontait mon dernier repas, déjà ? “Oh, et pour le fait que je reste avec toi malgré...” d'un ample mouvement de main je désignais mon corps, de la tête, jusqu'aux pieds que je venais de déposer sur la chaise d'à côté. “... le plus crédible c'est que tu te débrouilles plutôt bien à l'horizontal... et à la verticale... en diagonale... au-dessus, en-dessous, de travers et tout autour.” Compris ? On était pas là pour inventer le prochain Disney, mais bien dépeindre une forme de vérité potentielle. Le cul, c'était une valeur sûre. L'amour, j'y croyais bien moins. En gros, il allait pas falloir qu'elle joue les nonnes, ça n'aurait absolument rien de crédible. Du moins, en public. Dans l'intimité, je saurais me contenter de son air épanouit et son éblouissant sourire de pittbull en plein AVC. “Et pour la durée de vie ? Moins d'un an, mais plus de six mois. Fais ton choix.” Il ne nous restait plus qu'à établir ce que je faisais dans la vie, une excuse suffisamment crédible pour justifier le fait que je la passe à ses côtés, cette vie. J'y réfléchirais plus tard. “Y a des choses que j'ai besoin de savoir sur toi, outre le fait que t'es naze en café et que tes sourires mériteraient d'être retravaillés ?” J'étais censé la connaître un minimum, assez pour me sédentariser à sa culotte, alors autant qu'elle me fournisse des infos pas trop insupportables sur sa petite personne. “Après, on discutera prénom pour nos futurs enfants.” Je concluais, un peu ailleurs, en tirant mon portable de ma poche après une première sonnerie. Un coup d'oeil au visage affiché, et je soupirais, le reposant sur la table, écran contre le bois. On disait ?    
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mer 23 Juil - 12:03

Pourquoi elle avait accepté tout cette histoire déjà ? Parce que plus ce Noam parlait et plus elle se demandait comment elle allait supporter les semaines à venir. Elle tenta de se rassurer en se disant qu'ils n'auraient qu'à jouer la comédie à l'extérieur et que le reste du temps il resterait sagement dans son appartement. Mais pour le moment il envahissait surtout son espace vital et lui tapait beaucoup trop sur les nerfs. Il s'était permis de fouiller l'appartement et elle ne posa même pas de questions parce qu'elle savait qu'elle allait s'énerver. Mais à vrai dire, elle l'était déjà. “Te jeter à mes pieds serait bien plus satisfaisant.” « Et mon poing sur ta jolie figure ? Minauda-t-elle avec exagération. » Ce serait plus satisfaisant si on lui demandait son avis et elle était sûre que ça ferait du bien à son égo. Malgré les manières du jeune homme parfaitement irritables, Kaya accepta de signer son fichu papier et de porter son collier. Ce n'était pas comme si elle comptait réellement l'utiliser. Elle était trop fière pour appeler à l'aide monsieur l'emmerdeur de toute manière. Kaya ne transpirait pas vraiment la joie, plutôt un mélange de colère et profond agacement, mais elle était en couple, elle devait prétendre le contraire après tout. “Un véritable rayon de soleil, mon amour. Ton bonheur m'illumine le coeur.” Elle répondit avec un clin d'oeil et un sourire avant d'ajouter faisant un geste de la main : « Arrête tu vas me faire vomir. » Elle se demandait sérieusement comment elle arriverait à jouer la comédie. Elle était d'un naturel très franc alors ce n'était déjà pas sa tasse de thé mais prétendre qu'elle sortait avec un gugusse comme lui ? Impossible. Ses potes allaient forcément se moquer d'elle. Il voulait d'ailleurs mettre en place les détails de l'histoire. Il était évident qu'elle ne s'était pas mis avec lui parce qu'elle était tombée immédiatement sous son charme, il fallait donc trouver une excuse un minimum valable. Quand à lui, c'était forcément la charmante personnalité de Kaya qui l'avait séduit, quoi d'autre ? “Faudrait voir à rester crédible, Pupuce.” Kaya eut presque envie de lui tirer la langue mais à la place lui adressa un regard noir. Elle proposa ensuite qu'ils se soient rencontrés dans son garage mais l'idée ne sembla pas lui plaire non plus. “Heu... Oui, mais non. Si tu veux que notre relation fonctionne, tu restes loin de ma caisse. Mécano ou pas, rien à foutre.” Les hommes et leur voiture... Elle en avait souvent au garage qui voulait presque faire son travail à sa place sous prétexte qu'ils connaissaient mieux leur voiture. Kaya se contenta de lever les yeux au plafond une nouvelle fois. “Surtout que si j'dois passer du temps dans un garage, le rôle du mec qui n'y capte rien va pas faire long feu. Trouve autre chose. La rencontre dans un bar, c'est surfait mais classique. Tu m'as vu, tu m'as voulu, tu m'as sauté dessus, j'ai tenté de me débattre un peu, mais, hey, je n'suis qu'un homme, et grand seigneur, j'ai cédé à l'appel de ta culotte. Moins glam, mais tellement plus authentique.” Ce n'était pas comme si elle comptait raconter les détails à tout le monde de toute manière. « On se contentera de dire qu'on s'est rencontré dans un bar, le reste n'est pas très plausible si tu veux mon avis. Rétorqua-t-elle. » Qui voudrait se jeter sur lui, sérieusement ? Rien que son sourire arrogant lui donnait envie de le frapper. “Oh, et pour le fait que je reste avec toi malgré...” Kaya suivit son geste du regard, s'abstenant de demander de quoi au juste il voulait parler. Ok il était pas mal, ils n'avaient pas choisi le plus moche de leur agent, mais il était tellement insupportable que ça effaçait tout le reste. “... le plus crédible c'est que tu te débrouilles plutôt bien à l'horizontal... et à la verticale... en diagonale... au-dessus, en-dessous, de travers et tout autour.” Évidemment. « Quel dommage pour toi que tu ne puisses pas réellement y goûter, répliqua-t-elle d'un ton moqueur avant d'ajouter pour demander avec une curiosité feinte : C'est un cours qu'on vous donne à l'école ou c'est juste naturel le fait que tu sois aussi con ? » Elle penchait plus pour la deuxième explication mais elle n'était peut-être pas très objective... Si on lui posait la question du pourquoi du comment, elle se contenterait de mentir et de prétendre qu'il n'était pas si exécrable que ça. Elle préférait donner le moins de détails possible. “Et pour la durée de vie ? Moins d'un an, mais plus de six mois. Fais ton choix.” Elle haussa les épaules, elle trouvait déjà son échéance trop longue. « Je m'en fiche tant que c'est le plus tôt possible. » Elle ne le supporterait pas plus que nécessaire. C'était déjà assez hallucinant qu'on lui ait proposé cette excuse juste pour la protéger, encore plus qu'elle ait accepté, mais elle ne pourrait pas faire semblant très longtemps. “Y a des choses que j'ai besoin de savoir sur toi, outre le fait que t'es naze en café et que tes sourires mériteraient d'être retravaillés ? Après, on discutera prénom pour nos futurs enfants.” Elle poussa un soupir, se passant les mains sur le visage avant de lui demander : « Qu'est ce que tu veux savoir au juste ? » Rambo s'arrêta devant elle et regarda sa maîtresse comme s'il semblait comprendre qu'elle n'était pas bien. Elle se baissa pour lui caresser la tête. Elle regrettait qu'il ne soit pas plus grand déjà, elle aurait pu lui demander d'attaquer le jeune homme parfaitement irritable assis à sa table.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mer 23 Juil - 20:42


Love at first sight
kaya & noam
Elle avait du répondant, je ne pouvais pas lui retirer ça. Certains auraient même dit du mordant, mais alors ça aurait été un compliment, et je n'étais pas encore prêt à ça. Je ne le serais éventuellement jamais. Ses exigences à la con et sa réticence à se donner corps et âme pour débarrasser les rues d'un cartel des plus importants avaient pré-programmé en amont tout l'amour que j'allais lui porter. Donc non, beauté, ta vie n'allait pas être un long fleuve tranquille mais plutôt l'équivalant d'un Bagdad émotionnel. J'étais là pour protéger sa vie, pas pour la transformer en paradis.« Et mon poing sur ta jolie figure ? » Tiiiiiii Prouuuuu ! Nouveau tir de roquette que j'accueillais avec un grand sourire satisfait. “Aaaaah, enfin une parole sensée ! Me voilà rassuré... Je note, donc... 10.10 à chaque oeil.” je m'enchantais en faisant mine de noter cette information dans un calepin que je venais de tirer de ma poche. « Arrête tu vas me faire vomir. » Et j'ajoutais mauvaise comédienne après sa piètre tentative de mime. Ca l'agaçait, hein, de me voir prendre des notes sans même daigner commenter ses attaques en règle ? J'étais passé maître dans cet art dès que ma soeur avait été en âge de parler. Après plus de vingt de pratique à haut niveau, je savais exactement quoi faire et comment le faire pour titiller les nerfs d'une fille quelque soit son degré de féminité. Celui de miss Chili laissant clairement à désirer. Profitant de ce pseudo sérieux dont je m'étais paré pour l'occasion, j'enchainais avec le vrai sérieux de ma mission, lui remettais papier et émetteur d'urgence, et récupérais son portable par la même occasion. Mais ce n'était pas le plus contraignant puisqu'il nous restait encore à établir notre histoire, la rendre crédible, cohérente, et surtout s'arranger pour que les deux versions corroborent. Il nous fallait pouvoir donner le change, créer l'illusion, et pour cela, il était impératif qu'on se mette d'accord. Tout restait à déterminer, la rencontre, le lieu, les raisons, la durée. Sauf que ce qui aurait dû -avec un autre agent, avec une autre fille- ressembler au brainstorming de l'équipe Disney à LA, s'apparentait, pour nous, au choc des Titans version gore et non censurée. « On se contentera de dire qu'on s'est rencontré dans un bar, le reste n'est pas très plausible si tu veux mon avis. » “Si tu le dis...” je rétorquais à mon tour, parfaitement serein. Sans aller jusqu'à dire que j'étais la version 2.0 de Narcisse, baisant mon reflet chaque matin, j'avais parfaitement conscience de mon physique. Je n'étais pas James Dean, mais je n'avais jamais eu aucune difficulté à obtenir ce que je désirais. Et puisque ce que je désirais n'excédait jamais une nuit, ma charmante personnalité n'avait jamais eu besoin d'être modérée. J'ouvrais plus souvent ma braguette que ma bouche. « Quel dommage pour toi que tu ne puisses pas réellement y goûter. » “Pas vraiment, j'ai tendance à les préférer plus femme et moins roquet.” Je soufflais plus concentré sur son portable que je venais d'ouvrir pour en entreprendre le décorticage, plutôt que sur ses attaques divertissantes. « C'est un cours qu'on vous donne à l'école ou c'est juste naturel le fait que tu sois aussi con ? » Pour l'occasion, je relevais le nez des circuits imprimés pour lui offrir un énième sourire. Oui, elle était vraiment plaisante dans son agacement résolument apparent. “Non, ça c'est juste pour toi, chaton. Rien que pour toi.” Un privilège né de son propre comportement. Un cercle vicieux dans lequel on allait, immanquablement, s'engluer, sans que ce soit pour me déplaire, tant que je parvenais encore à le gérer. Il nous restait quoi encore à aborder ? Ha oui, la durée de vie de notre couple, ou plus précisément, depuis combien de temps nous étions supposément ensemble. « Je m'en fiche tant que c'est le plus tôt possible. » Hein ? Ha oui, d'accord, je m'étais mal exprimé. “Non, je voulais dire l'âge actuel de notre couple. Pour le reste, il est évident que notre amour durera toujours.” j'ajoutais d'un ton mielleux, celui que ma mère réservait à mon père lorsqu'elle voulait lui emprunter son Amex black. J'y allais même d'un petit clin d'oeil que je savais absolument insupportable vu l'état de nerfs dans lequel elle se trouvait déjà. La preuve, elle soupirait à nouveau, elle ne faisait plus que ça. « Qu'est ce que tu veux savoir au juste ? » La concernant ? Absolument tout. Mais il ne s'agissait pas d'une volonté, simplement d'une nécessité, nuance. A titre personnel, moins j'en savais, mieux je me portais, mais à titre professionnel... “Le plus de choses possibles. Ne sous-estime pas les détails, c'est ce qui rend le tout plus crédible. Si je suis avec toi depuis plus de six mois, j'imagine que j'ai eu le temps d'apprendre autre chose que la couleur de tes sous-vêtements.” Je refermais son portable avant d'être interrompu par le mien que je tentais d'ignorer. “Ton plat préféré, ton groupe favori, le rêve de ta vie, ta série fétiche, ce que tu as l'habitude de faire durant tes soirées de libre... Tout ce que je n'ai pas encore appris dans ton dossier. Tiens.” j'énumérais avant de lui rendre son portable dans lequel j'avais enregistré mon numéro à ‘Amour de ma vie’. “Il me faudrait un programme plus ou moins détaillé de ta journée type, également. Puisque tu ne veux surtout rien changer à ta vie, je me dois de me plier à ton quotidien, de m'y insérer sur chaque strate. Tu ne vas pas regretter d'avoir refusé le programme de protection des témoins, mon ange.” J'ajoutais en éteignant une énième fois mon portable avant de craquer et de décrocher. “Quoi ?” je lançais, plus agacé par trente secondes de sonneries que par quinze minutes de tir de roquettes de la brunette. D'un index contre mes lèvres, je l'invitais à se taire, tout en poussant vers elle le bloc-note afin qu'elle réponde, tout de même, à mes questions pendant que j'entreprenais de me débarrasser de ma sangsue personnelle. “Oui, je suis bien arrivé.” je soufflais en me relevant et m'éloignant vers la fenêtre dans le vain espoir d'échapper à son oreille. “Comme sur le papier, en plus irritante encore... Oui, exactement, à ton image, en fait... Ecoute, j'ai du boulot, j'peux te rappeler plus tard ? Voir pas du tout ? Non... Non ! Parce que... Non. Je suis en mission, rien de tout ceci n'est réel. Il va falloir que je te le répète combien de fois avant que tu ne le comprennes ? Et m'appelles plus sur cette ligne, elle n'est pas sécurisée. Je te rappellerais. Embrasse la crevette pour moi.” je murmurais avant de raccrocher sans un aurevoir digne de ce nom. “Etudiant en psychologie, t'en dis quoi ?” je reprenais, l'air de rien, sans lui offrir la moindre opportunité de rebondir sur mon coup de fil privé, quittant la fenêtre pour revenir à la table. “Ca expliquerait mon temps libre et le fait que je supporte ton si charmant caractère. Ha, et tiens.” Dis-je en faisant glisser une photo jusqu'à elle. “Lui, c'est Paul Bennett, mon agent de liaison. Pour les besoins de la mission il sera mon meilleur ami. A priori, t'auras pas à le rencontrer, mais sait-on jamais.” La moindre petite information aurait son importance dans la crédibilité de notre pseudo couple. Dire que j'appréhendais notre première sortie en public était un euphémisme. Vu son tempérament, je n'étais pas certain qu'elle fasse son possible pour faire en sorte qu'on y croit. Et si ma couverture n'était pas absolument imperméable, ma mission  allait vite tourner à l'impossible. Et sa liste, elle en était où ?    
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Jeu 24 Juil - 22:45

Aaaaah, enfin une parole sensée ! Me voilà rassuré... Je note, donc... 10.10 à chaque oeil.” A force de lever les yeux au plafond elle aurait sûrement un tic à cause de lui. « T'emballes pas, je peux encore te l’abîmer. » Elle le ferait avec plaisir, vraiment. S'ils ne s’entre-tuaient pas avant le procès ils mériteraient sûrement un prix ou quelque chose pour les féliciter. Kaya devait déjà faire un effort considérable pour se contrôler. Oui elle se contrôlait, même si ça ne se voyait pas particulièrement. Alors imaginez quand elle ne se contrôlait pas... Noam s'emballa un peu pour l'explication de leur rencontre et Kaya préféra la faire courte. “Si tu le dis...” Oui, c'est ce qu'elle disait. Elle ne comprenait pas pourquoi il y avait besoin d'autant de détails, ce n'était pas comme si elle comptait raconter tout ça à qui que ce soit. Le moins de personnes elle mettait au courant, le mieux c'était. Surtout qu'il avait franchement tendance à s'emballer. “Pas vraiment, j'ai tendance à les préférer plus femme et moins roquet.” « Et je préfère les vrais hommes. » Elle lui adressa son plus beau sourire, parce que s'il pensait pouvoir l'atteindre en lui parlant comme ça, il se trompait. Elle avait entendu pire. Elle lui demanda d'ailleurs si on lui avait donné un cours ou s'il était juste naturellement aussi con, bien qu'elle se doutait déjà de la réponse. “Non, ça c'est juste pour toi, chaton. Rien que pour toi.” Elle secoua la tête. « Je m'en passerais merci. » Elle le supporterait sûrement plus s'il n'ouvrait pas la bouche. Mais elle était sûre qu'il arriverait à l'énerver malgré ça. Sa présence à elle seule l'irritait au plus au point. Il voulut savoir ensuite pour la durée de vie de leur relation mais visiblement elle n'avait pas bien compris la question. “Non, je voulais dire l'âge actuel de notre couple. Pour le reste, il est évident que notre amour durera toujours.” « Oh... Hum. 7 mois ? » C'était déjà bien long et assez rare pour la jeune femme qui n'avait pas eu beaucoup de longues relations. Le plus dur serait de faire semblant de tenir au jeune homme. Elle savait déjà qu'elle allait devoir y mettre tous ses efforts, parce que pour le moment ça lui paraissait plutôt impossible. Comme ils étaient supposés sortir ensemble depuis plusieurs mois, ils devaient aussi en savoir un peu plus l'un sur l'autre que le simple fait que chacun était irrité par l'autre. La jeune femme lui demanda donc ce qu'il voulait savoir. “Le plus de choses possibles. Ne sous-estime pas les détails, c'est ce qui rend le tout plus crédible. Si je suis avec toi depuis plus de six mois, j'imagine que j'ai eu le temps d'apprendre autre chose que la couleur de tes sous-vêtements.” « Je pensais que c'était tout ce qui t'intéressait pourtant ? Demanda-t-elle d'un air faussement surpris et moqueur. » Elle l'avait bien compris avec sa réponse de tout à l'heure. “Ton plat préféré, ton groupe favori, le rêve de ta vie, ta série fétiche, ce que tu as l'habitude de faire durant tes soirées de libre... Tout ce que je n'ai pas encore appris dans ton dossier. Tiens.” Elle se mordilla la lèvre avant de répondre : « Et je dois apprendre tout ça sur toi aussi ? » Parce que ça ne l'emballait pas vraiment. Elle préférait encore s'intéresser à la vie des manchots empereur en Antarctique si on lui demandait son avis. “Il me faudrait un programme plus ou moins détaillé de ta journée type, également. Puisque tu ne veux surtout rien changer à ta vie, je me dois de me plier à ton quotidien, de m'y insérer sur chaque strate. Tu ne vas pas regretter d'avoir refusé le programme de protection des témoins, mon ange.” Elle lui répondit avec une expression dégoûtée. Elle n'était même pas sûre d'en avoir déjà dit autant à quelqu'un. Elle allait répondre qu'après l'avoir rencontré elle regrettait définitivement mais monsieur se décida enfin à répondre à son téléphone qui sonnait déjà depuis un moment. Kaya écouta d'un air vaguement intéressé puis baissa ensuite son regard sur le bloc note qu'il lui tendit. Elle poussa un soupir avant d'essayer de répondre à toutes ses questions. Le rêve de sa vie ? Non mais qu'est qu'on en avait à foutre... Elle s'assit finalement à table quand il se leva pour s'éloigner un peu, même si elle entendait toujours tout, et fit un geste à Rambo de se coucher par terre à côté d'elle. A côté de passe-temps elle écrit sa toute nouvelle occupation préférée : te pourrir la vie. Ils allaient passer un temps merveilleux ensemble. Il retourna vers la table à la fin de son coup de fil et elle leva un regard vers lui avant de reporter son attention à sa liste. “Etudiant en psychologie, t'en dis quoi ?” « Très bien, très bien. Dit-elle sans lever les yeux, ne l'ayant pas réellement écouté. » Elle s'en fichait complètement. Il pouvait ramasser les ordures ou récurer les toilettes dans un restaurant si ça lui chantait, ça n'avait pas vraiment d'importance.  “Ca expliquerait mon temps libre et le fait que je supporte ton si charmant caractère. Ha, et tiens.” Là, elle releva les yeux. « Ça expliquera aussi pourquoi t'es un peu... » Elle fit une grimace et mima un geste avec un doigt à côté de sa tête, comme pour dire qu'il n'était totalement sain d'esprit. Elle baissa ensuite le regard sur la photo qu'il lui montra. “Lui, c'est Paul Bennett, mon agent de liaison. Pour les besoins de la mission il sera mon meilleur ami. A priori, t'auras pas à le rencontrer, mais sait-on jamais.” Il avait l'air cool. Peut-être un peu coincé. «Tu dois même t'inventer des amis, c'est un peu triste. » Elle doutait que quelqu'un le supporte réellement. Elle rebaissa ensuite les yeux vers la liste qu'elle lui faisait comme si de rien était. Elle n'avait pas vraiment l'habitude qu'on lui pose ce genre de questions alors elle buguait un peu. Elle releva les yeux pour lui jeter un coup d’œil de nouveau et dire : « Bon sinon tu comptes rester encore longtemps vu que tu me trouves si irritante ? Je te retourne le compliment by the way. » Elle sourit avant d'ajouter : « En plus je croyais que notre 'mission' était top secrète. » Même si Kaya pour sa part n'avait envie de raconter ça à personne. Elle avait juste trop honte. « Enfin bref, je peux te faire passer la liste plus tard. » Personne n'allait venir l'interroger tout de suite sur tous les détails de leur relation. Personne ne faisait ça. Il était complètement parano, ils l'étaient tous dans cette agence. Elle était sûre que personne n'allait s'en prendre à elle et tout cette histoire était complètement exagérée.





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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Ven 25 Juil - 2:04


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« T'emballes pas, je peux encore te l’abîmer. » Vraiment ? Elle comptait s'y prendre comment ? Dans mon sommeil ? Après avoir versé du GHB dans son café infect qui n'était pas du café mais qui restait infect ? J'en souriais d'amusement par anticipation. J'avais hâte de la voir brandir ses petits poings et sa force de bébé huître. Elle avait quand même plus de chance de m'abimer psychologiquement que physiquement, avec sa capacité de tirs en rafale. Pour l'instant, j'y trouvais mon compte, mais à l'usure... Oui, à l'usure, ce serait probablement une autre histoire.« Et je préfère les vrais hommes. » Une nouvelle fois, je ne répondais pas à sa provocation, me contentant d'hausser un unique sourcil dans sa direction. Elle avait conscience du manque de cohérence de sa répartie ou, comment ça s'passe ? J'aurais été gaulé façon cure-dent, je dis pas, ça aurait pu être son plus beau strike, mais... Non, vraiment, rien du tout. Pas même l'agacement niveau grésillement de moustique au moment d'éteindre les lumières pour dormir. Nada. Il m'arrivait de douter sur certaines choses, mais pas sur ça. Jamais sur ça. Je ne reprenais la parole que pour engager le vrai sujet de discussion qui m'avait amené ici, à savoir notre histoire, cette relation de couple derrière laquelle nous allions planquer le reste. Personne ne devrait rien savoir, il en allait de sa sécurité, et de la mienne par extension. Bien que la mienne soit nettement moins précieuse aux yeux du gouvernement... Et pour que la couverture ne tienne, il nous fallait la rendre crédible. Après débat, nous décidions de nous être rencontré dans un bar, sans plus de détails, il y a, maintenant, sept -looooongs- mois. Et pour le reste ? J'avais besoin d'en apprendre un maximum sur elle, partant du principe qu'un mec assez stupide pour se la coltiner depuis sept mois aurait eu la connerie, en plus, de s'intéresser à ce qu'elle aimait faire dans la vie. Où va le monde, hein ? « Je pensais que c'était tout ce qui t'intéressait pourtant ? » “Moi ? Rien ne m'intéresse. Ton pseudo mec, par contre, s'il a été assez con pour tomber amoureux de toi en premier lieu, y a fort à parier qu'il collectionne les détails te concernant.” je rétorquais dans un soupir. Elle comptait vraiment tout discuter de la sorte ? Ca irait bien plus vite si elle pouvait juste obéir et ne pas polémiquer trois plombes sur absolument tout. « Et je dois apprendre tout ça sur toi aussi ? » “T'as qu'à inventer, on s'en fout, personne ne me connait.” C'était vrai. Autant j'étais apte à sortir une connerie la concernant face à ses potes, autant elle pouvait se permettre de raconter n'importer quoi sur moi, personne ne verrait la différence. J'enchainais en lui fournissant quelques exemples de ce dont j'avais besoin, avant de m'éloigner pour répondre au téléphone. Ce n'était absolument pas professionnel, et l'agacement pointait dans ma voix, mais la connaissant, elle ne lâcherait pas l'affaire avoir de m'avoir entendu. Et je préférais décrocher maintenant, bien à l'abri dans l'appartement de Pocahontas, plutôt que de voir le GIGN débarquer afin de s'assurer que je n'avais pas survécu à l'Irak pour crever d'indigestion dans le Bronx. En raccrochant, je fus ravi de constater que Pocahontas semblait concentrée sur sa liste. Au moins, elle n'avait pas eu l'indiscrétion de tendre l'oreille. Du moins, pas ouvertement. Presque apaisé par ce comportement studieux inattendu, je lui demandais même son avis concernant ma potentielle activité. Ha, elle s'en foutait. Au temps pour moi, l'espace d'une seconde j'avais oublié son absence totale d'émotion. I.Robot, la meuf ! « Ça expliquera aussi pourquoi t'es un peu... » Un peu quoi ? Dingue ? Dingue d'avoir accepté cette mission, oui, très certainement. Au-delà de ça, j'avais le droit à deux évaluations psychiatriques par an, j'pense que ça allait de ce côté là. “... trop bien pour toi ? Ca c'est une évidence, chérie.” j'achevais à sa place en lui tendant la photo de Paul, des fois, sait-on jamais, qu'elle ait besoin d'un autre contact que le mien, ou encore qu'elle soit amenée à le croiser, ou à m'entendre en parler. « Tu dois même t'inventer des amis, c'est un peu triste. » A mon tour de rouler des yeux en soupirant, à croire qu'elle déteignait déjà sur moi. “Ouai, normal, j'habite ici depuis trois secondes. Et toi, c'est quoi ton excuse ?” Sachant que son dossier ne contenait que très peu de noms hormis famille et collègue, j'imaginais sans mal une vie sociale assez laconique. Alors, c'était quoi son problème ? Un trop mauvais caractère ? « Bon sinon tu comptes rester encore longtemps vu que tu me trouves si irritante ? Je te retourne le compliment by the way. » Irritante ? Quand est-ce que j'avais dit qu'elle était irri...? Oh ok, elle avait donc tout entendu. “Tu sais que c'est mal poli d'écouter les conversations des autres ?” dixit le mec qui s'était invité chez elle en un claquement de fesse pour siroter son pas-café-infect et siffler ses muffins. J'ai jamais dit que j'étais de bonne foi. J'avais employé mon ton le plus infantilisant, avant de lui voler le bout de son nez. Très énervant, hein ? « En plus je croyais que notre 'mission' était top secrète. » “Elle l'est pour toi, oui.” Encore une fois, je n'étais pas elle, elle avait un peu tendance à l'oublier. De mon côté, tout le département de la Justice, ou du moins mes supérieurs étaient au courant, ainsi que mon père, évidemment, et par extension, ma mère et sa faible notion de secret. Ok, on était dans la merde. “Pour ton info, je ne suis pas d'ici. Je viens de Washington où j'ai une famille, des amis, une vie que j'ai du abandonner pour te permettre de ne pas avoir à le faire de ton côté. Alors t'es mignonne, mais tu me casses pas les couilles concernant ma façon de gérer ça.” je crachais, finalement froid et acide. Je pouvais supporter beaucoup de choses, encaisser pas mal des dommages collatéraux de son caractère de merde, mais qu'elle n'oublie pas que c'était son égoïsme qui m'avait conduit jusqu'ici, et que je n'avais absolument pas plus envie qu'elle de jouer ce rôle, de vivre cette parodie de vie. Je n'avais pas le pouvoir de décision, sinon je me serais déjà barré depuis longtemps, ou peut-être ne serais-je tout simplement jamais venu. « Enfin bref, je peux te faire passer la liste plus tard. » “Ouais, faisons ça...” je rétorquais, mollement, le regard fixe au mur, cherchant à ravaler mon amertume non seulement envers elle mais, également, envers la terre entière. Foutu karma ! D'un mouvement lent, je me pinçais l'arête du nez, cherchant à retrouver ce calme qu'elle m'avait fait perdre trop vite. Ca non plus, c'était pas très pro. “Bon, on fait quoi, aujourd'hui, mon amour ?” je lançais finalement, aussi aimable qu'un Hitler contrarié, tout en reportant mon attention sur elle. Avant de me redresser, tasse à la main pour, machinalement, dans un réflexe hérité de cette bonne éducation qu'on ne soupçonnait pas un seul instant, m'empresser d'aller la rincer au-dessus de l'évier, poussant même l'inconscience jusqu'à fredonner du Police, ce faisant. “Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take, I'll be watching you...”     
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Ven 25 Juil - 15:11

Kaya avait déjà du mal à se confier à quelqu'un qu'elle connaissait depuis plus longtemps alors elle n'avait pas pour habitude de détailler toute sa vie au premier inconnu qui s'incrustait chez elle. Surtout qu'elle ne voyait pas à quoi pourrait servir toutes ces informations. Personne n'allait les interroger pour savoir si leur histoire était bidon ou non. “Moi ? Rien ne m'intéresse. Ton pseudo mec, par contre, s'il a été assez con pour tomber amoureux de toi en premier lieu, y a fort à parier qu'il collectionne les détails te concernant.” « Un parfait psychopathe. » Après tout il allait devoir la suivre presque partout. Voilà la récompense pour aider la police : on vous offrait votre 'stalker' personnel, avec un supplément d'arrogance en bonus. Quelle chance. Kaya se demanda si elle aussi allait devoir apprendre ce genre de choses sur lui, franchement pas enchantée à cette idée – mais en même temps rien ne l'enchantait depuis qu'il avait mis les pieds dans son appartement. “T'as qu'à inventer, on s'en fout, personne ne me connait.” Elle leva un œil intéressé. Ça c'était un peu plus amusant. Elle ne manquerait pas d'inventer, il pouvait compter là dessus. Pendant qu'il passa son coup de fil, Kaya s'intéressa donc à la petite liste qu'elle devait lui faire, écoutant à moitié ce qu'il disait quand il retourna finalement à table. Elle trouva cependant le choix de ses études parfaitement adapté pour lui, il semblait toujours manquer une case aux psychologues. Et à lui aussi. “... trop bien pour toi ? Ca c'est une évidence, chérie.” Elle ne put retenir un rire avant de demander : « Et sinon t'as pas peur de ne plus arriver à passer les portes ? » Il avait un sacré melon et elle avait toujours détesté ça chez un mec. Il lui présenta ensuite son nouveau meilleur ami, qui était en réalité un autre agent. Kaya trouva un peu triste qu'ils doivent même s'inventer des amis. “Ouai, normal, j'habite ici depuis trois secondes. Et toi, c'est quoi ton excuse ?” Elle lui jeta un regard noir. Il avait de la réparti lui aussi, elle pouvait lui accorder ça. Mais s'il espérait qu'elle montre que ça la touchait, il se trompait. Elle lui demanda ensuite s'il comptait envahir son appartement encore longtemps. S'il la trouvait irritante, elle pouvait le devenir encore plus, y avait qu'à demander. “Tu sais que c'est mal poli d'écouter les conversations des autres ?” « Tu sais que c'est mal poli de fouiller chez les gens ? Rétorqua-t-elle aussitôt. » Et de s'incruster dans sa vie de cette manière aussi, mais elle pouvait difficilement lui reprocher quelque chose qu'elle avait accepté. Et qu'elle regrettait amèrement. D'autant plus qu'elle pensait que ça devait rester un secret. “Elle l'est pour toi, oui.” Évidemment. “Pour ton info, je ne suis pas d'ici. Je viens de Washington où j'ai une famille, des amis, une vie que j'ai du abandonner pour te permettre de ne pas avoir à le faire de ton côté. Alors t'es mignonne, mais tu me casses pas les couilles concernant ma façon de gérer ça.” Elle laissa naviguer son regard à droite et à gauche avant de le fixer sur lui à nouveau. « Je suis supposée avoir pitié ? » Elle était la plus à plaindre très franchement. C'était son travail, il allait être payé, elle, sa seule récompense serait d'aider à mettre des gens derrières les barreaux. C'était pas mal, mais pas suffisant maintenant qu'elle savait qu'elle allait devoir supporter quelqu'un d'aussi énervant. Elle répliqua enfin qu'elle pouvait toujours lui passer la liste plus tard, et pendant ce temps il pouvait, pourquoi pas, la laisser tranquille. “Bon, on fait quoi, aujourd'hui, mon amour ?” Mais visiblement il n'avait pas compris le message. Coudes sur la table, elle cacha sa tête dans ses mains. Que le dieu de la patience lui vienne en aide, parce qu'elle allait en avoir besoin. “Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take, I'll be watching you...” Il choisissait bien ses chansons, elle redressa sa tête pour le regarder. « Pourquoi t'es encore là au juste ? » Elle espérait que si elle ne répondait pas à sa question il finisse par partir, mais clairement il était un peu lent. Elle allait ajouter qu'il avait son propre appartement, mais quelqu'un qui frappait à la porte l'interrompit. Elle fronça les sourcils, commençant à se lever, elle n'attendait personne. Mais avant même qu'elle ait fait un pas, la porte s'ouvrit. Travis. Il n'y avait qu'un de ses frères pour ouvrir avant qu'elle ne le fasse... « Qu'est ce que tu fous là ? Demanda-t-elle aussitôt. » Il lui adressa un sourire puis entra dans l'appartement comme si de rien était, lui rappelant vaguement quelqu'un pour le coup. Il déposa un bisou sur la joue de sa sœur avant d'attraper un muffin. « Je viens t'embêter. » Il s'arrêta finalement pour lancer un regard insistant à Noam, puis regarder sa sœur à nouveau avec un air interrogatif. Kaya s'abstint de dire quoique ce soit pendant un moment puis poussa un soupir avant de forcer un sourire. « Hum, Travis, Noam. Mon... Elle faillit buguer sur le mot puis se reprit. Mon petit-ami. » Elle s'approcha de Noam pour poser une main sur son épaule, plantant un peu ses ongles. « Noam, Travis, un de mes frères. » Travis hocha la tête d'un air grave. « T'as du courage mec. » Elle avait le droit de se creuser un trou tout de suite ou il était plus poli d'attendre un peu ?



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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Ven 25 Juil - 19:49


Love at first sight
kaya & noam
« Un parfait psychopathe. » Elle n'avait pas tort, il fallait au moins ça pour avoir l'envie de passer le reste de sa vie avec elle. Un soupçon de déséquilibre mental, et une tendance aux relations sado-masochiste, mais pas romancée façon hollywood et fifty shades of grey, hein, non, rien à voir, la version trash et cheap, sans hélicoptère, sans multinationale, sans plagiat de Twilight et avec la table de la cuisine en guise de chambre rouge. Une version crédible, quoi. Une version dans laquelle elle souriait de plaisir à la simple idée de m'inventer la vie qu'elle souhaitait, et probablement celle d'un accro au télétubbies, fan de patinage artistique et de danse de salon. Une version plus plaisante, finalement, même si je ne l'avouerais jamais, qu'importe le degré de torture auquel on me soumettrait.« Et sinon t'as pas peur de ne plus arriver à passer les portes ? » Oh, elle me trouvait présomptueux ? Comme c'est mignon. J'étais simplement réaliste. Les portes n'auraient qu'à suivre la tendance. Je venais tout juste de raccrocher d'avec ma mère et, bizarrement, mon humeur s'en ressentait légèrement. Ok, je n'étais pas le mec le plus agréable que la terre n'ait jamais porté, et probablement que, certains jours, Vladimir Poutine devait passer pour un véritable bout-en-train comparé à moi, mais j'avais quand même cette qualité d'être assez rarement irascible. Pour preuve, je la laissais m'en foutre plein la tronche depuis de longues minutes sans avoir explosé le moindre objet de décoration mis à disposition. Grande classe ! « Tu sais que c'est mal poli de fouiller chez les gens ? » répondit-elle à mon accusation d'écouter les conversations privées. “Je ne fouille pas, je sécurise les lieux, mon ange.” je rétorquais à mon tour armé de ce ton et ce sourire qu'elle détestait tant. Je ne savais peut-être pas grand chose de ses goûts et de ses rêves, mais ça, je le savais. Enfin ça, ça c'était avant de laisser mon irritation apparaître lorsqu'elle osait remettre en question mes manières de faire. J'avais peut-être l'air d'un rigolo, mais il ne fallait pas qu'elle oublie pourquoi j'étais là, et surtout à quel prix. Qu'elle cesse de se titiller le nombril et qu'elle arrête de se plaindre de sa pauvre petite vie. « Je suis supposée avoir pitié ? » “Non, juste ravaler ton ingratitude, Caliméro.” je grognais avant de m'accorder quelques secondes afin de retrouver un semblant de tolérance envers ma nuisance personnelle : elle. Une attitude que je gagnais en notant sa contrariété après qu'elle eut compris que j'allais passer toutes mes journées à ses côtés. Une attitude dont je témoignais en chantonnant tout en m'occupant de ma vaisselle. Parce que j'étais un connard bien élevé, que voulez-vous. « Pourquoi t'es encore là au juste ? » Heu... C'était une vraie question, ça ? Parce que la réponse me semblait plutôt évidente en fait. Une réponse que je n'eus pas le temps de fournir alors que des coups retentissaient à la porte. D'un échange de regard, je compris qu'elle n'attendait personne et me figeait légèrement. D'ordinaire on ne frappait pas aux portes lorsqu'on venait descendre quelqu'un, mais les us et les coutumes du Bronx... Une main dans le dos, j'attendais qu'elle aille ouvrir, mais elle n'en eu pas l'occasion puisqu'au troisième coup, la porte s'ouvrit d'elle-même. Crispé, tous les sens en éveil, j'observais l'homme entrer et Pocahontas demander « Qu'est ce que tu fous là ? » aussi aimable qu'un pittbull. J'allais intervenir lorsque le sourire et la bise du type m'en dissuadèrent. Pas vraiment les manières d'un assassin. « Je viens t'embêter. » répondit-il, m'informant par la même occasion qu'il devait s'agir d'une sorte de tradition locale, faire chier le monde. Rassuré, je relâchais ma chute de reins, et ramassais le torchon pour m'essuyer les mains en souriant à l'intrus qui, désormais, m'étudiait de pieds en cap. Elle se décidait à faire les présentations, Miss Chili, ou bien décidait de griller ma couverture à la première occasion ? « Hum, Travis, Noam. Mon....... Mon petit-ami. » Option un, mais avec quelques difficultés, tout de même, tandis qu'elle s'approchait pour planter main et ongles sur mon épaule. « Noam, Travis, un de mes frères. » Adossé au plan de travail, je lâchais le torchon pour lui tendre une main. Ce sont des choses qui se font. « T'as du courage mec. » Esquissant un vrai sourire pour la première fois de la matinée, “On s'accroche.” je lui répondais en faisant clairement référence aux ongles discrètement plantés dans mon épiderme, avant d'articuler un mutique Aïeeeuh à l'intention de la soeur lorsque le frère eut l'attention accaparée par le chien. Profitant de la diversion, j'empoignais sa main pour l'arracher à mon épaule, d'un mouvement si brusque qu'il attira la curiosité du frangin, m'obligeant à le transformer en quelque chose de plus tendre et attentionné, un baiser sur la paume, par exemple, avant de l'attraper par la taille, et glisser une main sous son tee-shirt. Rien de très audacieux mais, la connaissant, largement assez pour l'irriter. “Elle a quelques très bons arguments, cela dit.” j'ajoutais dans un baiser que je déposais à l'orée de sa tempe. “Mais si tu as des infos, des techniques à me refiler, moyens de pression, points faibles, tout ça, j'suis preneur.” Voilà qui représentait un excellent moyen d'obtenir toutes ces infos qu'elle rechignait à me fournir. Un frère, c'était le meilleur indic qui soit. Travis et moi, on allait devenir d'excellents potes, comme les deux doigts de la main.     
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Lun 28 Juil - 23:26

Je ne fouille pas, je sécurise les lieux, mon ange.” Kaya ne voyait pas ce qu'il y avait à sécuriser dans son appartement mais elle préféra ne pas argumenter. S'ils la forçaient à avoir un baby-sitter c'était bien parce qu'ils avaient des problèmes de paranoïa, et assez poussés si on lui demandait son avis... Elle ne se pensait pas particulièrement en danger. Peut-être qu'elle aurait du mais elle n'avait pas été élevée pour avoir peur. Plutôt à mordre. Enfin elle avait développé ça toute seule comme une grande, mais il fallait bien avec quatre grands frères impitoyables... Noam lui rappela qu'il ne faisait pas cette mission pour le plaisir et qu'il avait du laisser toute sa famille et ses amis pour venir faire du baby-sitting ici. Kaya se demanda presque si elle devait sortir les mouchoirs et verser un petite larme ? Il était payé lui au moins. “Non, juste ravaler ton ingratitude, Caliméro.” Elle répondit avec un simple sourire. Elle n'allait pas lui faire preuve de gratitude quand il n'avait encore rien fait, à part l'emmerder. Les formalités passées, Kaya s'imaginait qu'il en profiterait pour aller chez lui. Mais comme elle l'avait pu le constater, il n'était pas très vif d'esprit. Elle se demandait combien de temps il comptait encore squatter sans raison, peut-être que si elle ne disait plus rien il finirait par se lasser mais elle n'eut pas l'occasion de tenter l'expérience. Parce que quelqu'un de totalement inattendu choisit de faire son apparition à ce moment là. Travis avait toujours eu le chic pour s'incruster quand il ne fallait pas. Kaya n'avait pas prévu de présenter Noam à sa famille, sauf si elle n'avait vraiment pas eu le choix. Mais il semblerait qu'elle ne l'avait pas cette fois là... Elle fit les présentations, un peu mal à l'aise, dissimulant le tout derrière un sourire, sa main agrippée à l'épaule de Noam. Travis nota le courage du jeune homme pour sortir avec Kaya et cette dernière lui jeta un regard noir. “On s'accroche.” C'était le cas de le dire. Noam lui articula d'ailleurs un 'aïe'. Kaya allait relâcher un peu la pression mais Noam se chargea de prendre sa main avec rapidité pour l'empêcher de planter ses griffes davantage. Il déposa un baiser dessus quand Travis les regarda d'un air curieux puis en profita ensuite pour la prendre par la taille et glisser sa main sous son tee-shirt. Kaya se mordit la langue pour ne rien montrer mais elle commençait déjà à bouillonner. “Elle a quelques très bons arguments, cela dit.” « Normal, c'est une Maddox, dit aussitôt Travis d'un air fier. » Kaya échappa un rire, peut-être un peu forcée mais elle faisait vraiment de son mieux. Enfin peut-être pas. Mais elle n'avait pas prévu de devoir jouer la comédie aussi rapidement. “Mais si tu as des infos, des techniques à me refiler, moyens de pression, points faibles, tout ça, j'suis preneur.” « Fais attention Travis, je peux parler à tes petites-amies moi aussi. Le prévint-elle. » Travis regarda sa sœur avec un sourcil haussé comme s'il ne la prenait pas au sérieux. « Tu ne fais pas peur. » Il releva ensuite son attention sur Noam et ajouta, à voix basse, comme si Kaya qui était juste à côté ne pouvait pas entendre : « Elle est très chatouilleuse. » Il termina sa phrase avec un clin d'oeil avant de tirer une chaise pour s'asseoir, au grand dam de sa sœur qui aurait préféré qu'il ne traîne pas. Voire qu'il disparaisse tout de suite pour ne pas dire plus de bêtises. « Alors ça fait combien de temps que tu la supportes ? » Et il faisait le curieux en plus... « Travis tu n'as rien de mieux à faire ? Demanda-t-elle en insistant bien sur chaque mot en espérant qu'il comprendrait. » Mais elle était entourée d'idiots. « Hey laisse moi me renseigner, quand quelqu'un arrive à te supporter, c'est que ça vaut la peine de le connaître. Dit-il avec un grand sourire puis il eut soudain un air un peu inquiet et regarda Noam : Elle ne te fait pas du chantage au moins ? » Il était insupportable. Ils étaient tous absolument insupportables. Mais Kaya parvint miraculeusement à se contrôler et conserver son sourire alors qu'elle n'avait qu'une seule envie dans le fond, c'était de les pousser l'un après l'autre dehors et de s'enfermer à l'intérieur jusqu'au procès. En mode associable qui reste dans sa caverne. Elle leva à la place un regard faussement amoureux vers Noam, il était tellement grand c'était ridicule, posant son menton sur son épaule pour dire : « Même pas, mon charme suffit tu le sais bien. » Travis éclata de rire comme si c'était une très bonne blague et Kaya tourna la tête pour lui tirer la langue. Elle allait tellement lui faire payer plus tard.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mar 29 Juil - 2:28


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Et dire qu’elle n’avait cessé de grimacer et soupirer lorsque je m’efforçais de lui faire comprendre que tout ces détails qu’on inventait, qu’on échangeait, étaient d’une importance capitale. Je pouvais presque lire dans son regard tout le ridicule qu’elle me prêtait, toute la moquerie dont elle m’affublait... Inutile ? Ha ouai ? Ha ouai ? Biiiiiim, chérie ! Dans ta face, ma rascasse ! J’étais dans son appartement depuis moins de trente minutes que notre premier public s’imposait. Et pas n’importe qui, attention ! Pas l’épicier du coin qui ne connaissait probablement toujours pas son prénom, pas la concierge qui gobait qu’on puisse vivre dans deux appartements mitoyens en attendant le mariage, pas le facteur qui aurait plus reluqué ses seins qu’écouté sa prose, nooooon ! Son frère ! Le elle version mec... Ou disons, le elle version encore plus mec qu’elle. L’une des personnes qui la connaissaient le mieux au monde. Il devait connaître tous ses tics de nervosité, tous ses rictus de mensonges... C’est pour ça qu’on ne joue jamais au Poker en famille, parce que c’est un total non-sens, c’est contre-productif, chacun repérant le bluff de l’autre avant même qu’il n’ait songé à bluffer. Du coup, tu passais un peu ta soirée à ça, brailler ‘tu bluuuuuuffes !!’ à tour de bras, sans même prendre la peine de consulter tes cartes. Autant jouer au Menteur, pour le coup. Alors ouai, ouai j’étais pas super à l’aise dans mon boxer, là. Parce que se faire griller dès les premières secondes de notre fausse vie de couple, c’était probablement un record au sein du Bureau. J’allais passer pour un con lors d’une mission que j’avais jugé, moi-même, trop simple pour être à ma hauteur... Ouai, mais fallait prendre en compte l’engin qu’on m’avait refilé, aussi. La joie de vivre d’un kamikaze et la capacité d’adaptation d’un plancton. Génial ! Forcément, je redoutais un peu le moment où elle allait faire sauter ma couverture au profit de son confort personnel, sauf que, contre toute attente, elle me présenta bien comme celui que j’étais censé être et non pas comme ce que j’étais réellement. Première surprise. Bon, ce n’était pas encore super bien rodé, mais au moins, elle jouait le jeu. Lorsqu’elle planta ses ongles dans mon épaule, je regrettais même qu’elle joue aussi bien le jeu. Ah non, mais si elle préférait, on pouvait opter pour l’amour vache, hein, pas de problème, ça restait crédible et ça me permettrait de rendre coup pour coup. Mais pas sûr que ça l’emballe autant que moi. Du coup, je me contentais de la punir autrement, en la colonisant. Une main se faufilant sous son tee-shirt façon propriétaire des lieux, je mentais comme un arracheur de dents avant d’interroger son frère concernant des combines éventuelles pour avoir le dessus sur elle. « Fais attention Travis, je peux parler à tes petites-amies moi aussi. » Oh, mais c’est que ça devenait intéressant... Y avait donc vraiment des informations qu’elle redoutait que me voir posséder ? J’en souriais de satisfaction. Surtout que son frère ne semblait pas réellement s’effrayer de ses menaces, et m’informa que... « Elle est très chatouilleuse. » “Ah oui ?” je tournais un regard interrogateur, tout en remontant ma main plus encore sous son tee-shirt et laisser trainer l’extrémité de mes doigts en un effleurement de ses côtes à sa hanche, provoquant contractures et léger sursaut. “Ah oui !” Et hop, de nouveau ce grand sourire de gamin satisfait. J’allais lui faire vivre l’enfer ! « Alors ça fait combien de temps que tu la supportes ? » demanda-t-il après que je l’eus remercié d’un regard entendu. « Travis tu n'as rien de mieux à faire ? » “Chut, femme !” je la coupais d’un nouveau glissement de bout de doigts contre sa taille, dont le résultat me laissa échapper un rire de joie pure. “C’est vraiment génial, ton truc !” je gratifiais le Travis qui n’allait pas tarder à devenir mon nouveau meilleur ami. « Hey laisse moi me renseigner, quand quelqu'un arrive à te supporter, c'est que ça vaut la peine de le connaître. » En rajouta-t-il une couche, avant de brusquement s’inquiéter. « Elle ne te fait pas du chantage au moins ? » Et je laissais échapper un nouveau rire. Y avait moyen d’adopter son frère ? Genre de l’obliger à être auprès de nous en permanence ? J’aurais moins de mal à supporter ma mission avec lui dans les parages. « Même pas, mon charme suffit tu le sais bien. » Rétorqua Kaya en allant jusqu’à poser son menton sur mon épaule, ou plus vraisemblablement suspendre son menton à mon épaule. Ses pieds touchaient encore le sol, là ? “Mais c’est l’évidence même, mon alfajor au dulce de leche.” je surjouais de manière à ramener ma crédibilité à zéro, ployant tout de même le cou afin de nuancer ma provocation d’un baiser. Court, chaste, tendre, juste ce qui était tolérable en face d’un membre de sa famille. Oui, finalement, j’étais respectueux comme mec. Ça l’étonnait ? “En réalité, on s’est rencontré y a quoi...? Bientôt sept mois ?” je reprenais, très sérieusement cette fois, mettant tout mon talent au service de ce rôle dont je n’avais jamais voulu. “J’ai voulu l’aborder, elle m’a envoyé chier, je me suis accroché, elle m’a envoyé chier à nouveau, et elle m’a rapidement obsédé. J’étais pas vraiment du genre monogame, j’étais même tellement l’opposé qu’à côté de son antonyme, dans le dico, y avait ma photo, mais... Elle m’a tellement contraint à ramer que c’est devenu assez évident, il n’existait plus rien d’autre.” J’expliquais sans plus prêter la moindre attention à mon roquet personnel. Seule ma main, qui s’était évadée de son tee-shirt, prouvait, en se promenant lentement dans son dos, que j’avais encore conscience de sa présence. “Ca a duré des semaines avant qu’elle ne me laisse enfin une chance...” j’achevais, toujours aussi sérieux, toujours aussi crédible, toujours aussi supposément sincère, avant d’ajouter “... du coup, maintenant, je rentabilise. Normal.” et de briser le charme. Le sourire con et la tape sur les fesses, c’était un supplément gratuit, ma poule, pas d’inquiétude.    
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mer 30 Juil - 0:11

Elle commençait à se demander ce qu'elle avait fait pour mériter tout ça. Est ce que c'était une sorte de complot pour tester ses limites et voir quand est-ce qu'elle allait exploser ? Parce qu'elle était à peu près sûre que la limite allait bientôt être atteinte. Le résultat serait probablement pas très jolie à voir mais le pire dans tout ça c'est qu'elle ne devait rien montrer. Elle ne pouvait pas gâcher toute cette histoire dès le premier test. Elle devait réussir à mentir et se contrôler pour montrer tout l'amour qu'elle portait à Noam face à son frère... Elle allait tellement se planter. En plus Travis ne se gêna pas pour confier à Noam qu'elle était chatouilleuse. Elle pensait déjà à la vengeance qu'elle allait lui réserver et il ferait bien moins le malin à ce moment là. “Ah oui ?” Kaya ne put réprimer un bond quand ses doigts effleurèrent ses côtes et elle jeta cette fois-ci un regard noir vers Noam. “Ah oui !” Elle le détestait. Elle le détestait tellement. Et ce n'était que le début pourtant... Elle demanda à son frère s'il n'avait rien de mieux à faire, comme pourquoi pas, dégager de son appartement et la laisser tranquille avant de donner plus d'informations sur elle à Noam ? “Chut, femme !” Et il recommença à effleurer ses côtés au grand déplaisir de la jeune femme. “C’est vraiment génial, ton truc !” « Fais attention toi aussi, je peux me venger. Le menaça-t-elle avec un sourire, même si la menace était réelle. » Travis les regarda d'un air amusé ce qui irrita la jeune femme. Il n'y avait tellement rien d'amusant là dedans. Son frère demanda depuis combien de temps ils étaient ensemble et bien sûr s'inquiéta de savoir si elle lui faisait du chantage. Évidemment. Si quelqu'un acceptait de sortir avec Kaya c'était seulement si elle abusait de lui. Son frère était tellement adorable elle avait envie de lui enfoncer un muffin dans la bouche pour qu'il se taise. Et à Noam aussi avec son rire stupide. C'était des idiots. Mais elle devait faire comme si de rien était, et posa son menton sur l'épaule de Noam pour dire qu'elle n'en avait pas eu besoin. “Mais c’est l’évidence même, mon alfajor au dulce de leche.” Il se pencha pour l'embrasser et Kaya accueillit ses lèvres sans broncher. Elle se tourna ensuite vers son frère avec un sourire mais dans le fond elle priait pour qu'il s'en aille bientôt parce qu'elle ne pensait pas pouvoir tenir encore longtemps. “En réalité, on s’est rencontré y a quoi...? Bientôt sept mois ?” Elle approuva d'un hochement de tête avec un sourire. Sept mois... Comme si elle aurait réussi à le supporter aussi longtemps. “J’ai voulu l’aborder, elle m’a envoyé chier, je me suis accroché, elle m’a envoyé chier à nouveau, et elle m’a rapidement obsédé. J’étais pas vraiment du genre monogame, j’étais même tellement l’opposé qu’à côté de son antonyme, dans le dico, y avait ma photo, mais... Elle m’a tellement contraint à ramer que c’est devenu assez évident, il n’existait plus rien d’autre. Ca a duré des semaines avant qu’elle ne me laisse enfin une chance...” Elle leva un regard un peu surpris vers lui. C'était plus crédible que ce qu'il avait raconté avant. Elle était surprise qu'il n'en ait pas profité pour raconter n'importe quoi. Après tout devant son frère elle n'aurait pas pu démentir. “... du coup, maintenant, je rentabilise. Normal.” Son frère se mit à rire alors que Kaya serrait ses dents fermement en sentant la main de Noam lui tapoter les fesses. « Ça ne m'étonne pas d'elle. Il faut toujours qu'elle se la joue pitbull avec les gens qu'elle ne connaît pas. Mais dans le fond c'est la petite Cookie à son papa, totalement inoffensive. » Si Kaya avait pu se frapper le front de la main d'un air désespéré elle l'aurait fait. Elle aurait frappé son frère aussi mais elle savait qu'il n'hésiterait pas à se venger. A la place elle força un énième sourire pour dire d'un ton un peu brusque : « Tu ne peux rien lui dire d'ailleurs. » Il ne manquait plus qu'il soit au courant, il allait se faire des idées tout de suite le connaissant. Elle n'avait pas pour habitude de présenter ses petits-amis alors si elle le faisait il s'imaginerait sûrement que c'était vraiment sérieux. « Enfin, je veux dire que je préfère l'annoncer moi-même. Ajouta-t-elle en levant une main pour caresser la joue de Noam d'un air qui se voulait attendrissant. » Un jour... Jamais. Travis la regarda d'un air un peu blasé. « Et qu'est ce que je gagne en échange ? » « S'il te plaît Travis ? » Elle s'en voulait d'avoir l'air si suppliante mais il ne savait clairement pas les enjeux derrière ce qu'il pourrait faire. Son frère se tourna vers Noam une nouvelle fois d'un air un peu impressionné que la jeune femme ne comprit pas tout de suite : « Tu l'as déjà pas mal dressé, je ne crois pas l'avoir entendu me dire s'il te plaît une seule fois. » Elle allait tellement le tuer. Lui, et Noam en prime.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Mer 30 Juil - 2:31


Love at first sight
kaya & noam
Tout ceci devenait tellement plus intéressant depuis qu’il avait passé le seuil de la porte. La tigresse domptée et câline, je pouvais, en toute impunité, apprendre et noter toutes ces petites choses, ces petits détails qui m’aideraient à faire de sa vie un enfer. Chatouilleuse, hein ? Si j’avais réellement été son mec, c’est probablement un truc que j’aurais du savoir, mais puisque Travis semblait plus enclin à se trouver fasciné par le fait que sa soeur ait réussi à pécho, qu’à s’interroger sur la crédibilité potentiel de ce couple, il ne releva pas mon erreur de débutant ce qui m’offrit l’opportunité de tester cette nouvelle technique. Deux fois. Toujours aussi poilant. Il y avait quelque chose d’incroyablement jubilatoire à la voir se tortiller de la sorte. Et me menacer. « Fais attention toi aussi, je peux me venger. » m’avait-elle lancé. “J’adorerais voir ça.” j’avais répondu, sur ce même ton puant le sexe. On était comme Canal +, y avait une version cryptée dès qu’il s’agissait de cul. Sauf qu’on fonctionnait de manière inversée, chez nous, c’était le véritable film qui était en codé, la version non-censurée, elle, on la laissait en libre service. Pire, on l’imposait même. Sauf qu’évidemment, on ne pouvait pas être que ça. J’avais beau avoir tenu le discours parfaitement contraire quelques minutes plus tôt, avouons-le, il s’agissait simplement de l’énerver un peu plus. Bien sûr que nous n’aurions jamais pu tenir sept mois en ne se basant que sur le sexe, surtout pas avec son caractère si avenant et chaleureux. C’est la raison pour laquelle je fournissais une toute autre version à son frère, une version où elle avait le beau rôle et moi celui du parfait cliché masculin qui s’accrochait à une culotte sous prétexte qu’elle était la première à lui résister. Pathétique, mais suffisamment crédible. Encore plus lorsque je nuançais le tout en incorporant ce qu’il fallait de goujaterie, ni plus, ni moi, sur un fessier qui plaisait pas trop mal à ma main. Ferme et tonique, il me semble, mais il faudrait que je revérifie ça plus tard. « Ça ne m'étonne pas d'elle. Il faut toujours qu'elle se la joue pitbull avec les gens qu'elle ne connaît pas. Mais dans le fond c'est la petite Cookie à son papa, totalement inoffensive. » “Cookie ?” je répétais, un rire aux lèvres, tout en tournant un regard moqueur en direction de l’amour de ma vie. « Tu ne peux rien lui dire d'ailleurs. » rétorqua-t-elle brusquement à l’attention de son frère. Dire quoi ? À qui ? « Enfin, je veux dire que je préfère l'annoncer moi-même. » Et vas-y que je te caresse la joue. Whooo, femme ! J’suis un mec, moi, pas un One Direction. Si tu veux caresser quelque chose, c’est forcément plus bas. Cela dit, je n’avais même pas à forcer un sourire puisque personne ne me prêtait la moindre attention, et je comprenais rapidement qu’il était question d’un sujet très sérieux : les présentations officielles à la boîte de cookies. Oui mais non, moi non plus j’étais pas d’accord avec ça ! Le frère, ça va, mais le père... « Et qu'est ce que je gagne en échange ? » « S'il te plaît Travis ? » Ouai, ouai, s’il te plaît, Travis. Déconne pas, Travis. « Tu l'as déjà pas mal dressé, je ne crois pas l'avoir entendu me dire s'il te plaît une seule fois. » Cette fois, c’était pour moi. Un compliment pas mérité, auquel je répondais d’un haussement d’épaules. “Baaah, avant j’y allais au taser... Mais ta technique est nettement plus écologique.” Et d’une caresse du bout des doigts, je la faisais se tortiller à nouveau. “Et ça marche à chaque fois !” j’exultais de bonheur. “Tu vis dans la crainte, hein ?” j’ajoutais en faisant jouer mes doigts sous le tissu sans pour autant la toucher. Elle allait me le faire payer, pas vrai ? Je le lisais dans son regard, mi-énervé, mi-éreintée. Oui, j’avais souvent cet effet-là. “Bon, sans déconner.” je reprenais, à nouveau sérieux, ôtant ma main de ses hanches afin qu’elle puisse cesser son apnée. “J’t’explique le topo, Travis. Comme mon nom ne l’indique pas, j’ai une mère juive, donc, par définition, clairement habitée... Hum... Comment t’expliquer ça de manière à ce que tu puisses concevoir l’ampleur de mon karma merdique ?” Les mains jointes contre mes lèvres, je ne jouais plus la comédie, je réfléchissais réellement à une façon de lui dépeindre ma mère, ma véritable mère, celle qui n’avait besoin d’aucune exagération pour rentrer dans les limites du cliché. “Tu vois la mère de Fran dans une Nounou d’Enfer ? Imagine la même en très mince et très snob.” Face à sa réaction, je soufflais un petit “Ouais...” résigné accompagné d’une moue de désespoir. “Donc, si ton père me rencontre avant que je n’ai présenté Kaya à ma mère, elle nous fait trois infarctus, cinq oraisons funèbres, elle porte le deuil pendant trois ans, organise une marche blanche, et passe commande de la bombe H pour rayer le Bronx de la carte. C’est pas ce que tu veux, n’est-ce pas ? Noooon, c’est pas ce que tu veux.” Et avant qu’il n’ait pu m’interroger sur les raisons pour lesquelles je n’avais pas encore présenté Kaya après sept mois, j’ajoutais : “Et lui présenter ta soeur reviendrait à la lui offrir en sacrifice. Tu ne veux pas ça non plus, pas vrai ? Alors à moins que tu souhaites que Kaya soit contrainte et forcée de passer un test d’ovulation chaque matin, vaut mieux garder ça pour nous au moins encore un peu...” C’était assez convaincant ? Non, parce que c’était pas seulement crédible, c’était réel surtout ! Cela dit, vu son tempérament, Kaya serait probablement la seule personne au monde apte à tenir tête à ma mère et, de ce fait, se faire respecter d’elle. Cette pensée à peine esquissée, je la rejetais violemment en secouant la tête, avant d’obliquer un regard vers Miss Chili. “Eeeeeet... les mots magiques dans... 3... 2... 1”  je lançais en la désignant de mes deux index façon numéro de cirque. “Go Cookie, go !” Et lorsque ce fut chose faite, j’abattais à nouveau un bras autour de ses épaules, un sourire satisfait et crâneur aux lèvres. “Oui, on a beaucoup répété.” Tout à fait, au moins trois secondes, et on a pas été d’accord une seule fois. Finalement, on s’en sortait plutôt pas mal. Un vrai Disney !  
electric bird.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Ven 1 Aoû - 23:48

Kaya savait qu'elle aurait du fuir à l'arrivée de son frère. Sauter par la fenêtre, s'enfermer dans une pièce, ou creuser un trou, même si ce n'était pas vraiment nécessaire. Parce qu'à l'allure où ça allait, elle n'avait plus besoin de grand chose pour s'enfoncer. Noam ne manquait pas bien sûr d'en rajouter une couche et de profiter pleinement de la situation au point que la jeune femme se demandait sérieusement comment elle ferait pour ne pas le tuer avant le procès. Elle le prévint lui aussi qu'elle pourrait se venger, même si la menace pouvait sembler peu impressionnante quand Travis était à côté. “J’adorerais voir ça.” Qu'il attende juste un peu... Elle répondit avec un simple clin d'oeil. Noam se chargea de répondre à la curiosité de son frère et bien entendu sa réponse ne manqua pas d'enfoncer un peu plus la jeune femme. Elle pouvait aussi bien raconter toutes les choses les plus gênantes à son sujet tout de suite à ce rythme là. “Cookie ?” Elle sentit le regard de Noam se tourner vers elle mais elle prit bien soin de l'éviter. Elle tenta plutôt de convaincre son frère de ne rien dire à leur père. Ou à tous les autres en fait. Qu'il soit au courant était déjà une personne de trop. En plus il racontait n'importe quoi. Kaya ne se laissait dresser par personne. “Baaah, avant j’y allais au taser... Mais ta technique est nettement plus écologique.” C'était absolument frustrant et insupportable. “Et ça marche à chaque fois Tu vis dans la crainte, hein ?” Elle se contracta, sentant sa main à proximité sans qu'il ne la touche pour autant. Elle se mordit la langue et le dévisagea ouvertement de haut en bas. « Je suis supposée avoir peur de quoi ? » Ce n'était pas parce qu'elle était un peu chatouilleuse qu'elle allait le craindre. La seule chose qu'elle craignait en cet instant c'était ce que pouvait raconter son frère. Noam, elle savait qu'elle pourrait le gérer. Enfin pas tellement. Elle tentait tant bien que mal de s'en persuader. Mais la présence de son frère lui empêchait de s'en prendre à Noam. “Bon, sans déconner. J’t’explique le topo, Travis. Comme mon nom ne l’indique pas, j’ai une mère juive, donc, par définition, clairement habitée... Hum... Comment t’expliquer ça de manière à ce que tu puisses concevoir l’ampleur de mon karma merdique ?” Elle leva un regard intéressé vers le jeune homme. Pour le moment celle qui avait le karma le plus merdique, c'était clairement Kaya. Si elle racontait ce qu'on récoltait quand on aidait la police, elle était sûre que plus personne ne témoignerait. “Tu vois la mère de Fran dans une Nounou d’Enfer ? Imagine la même en très mince et très snob.” Même Kaya fit une grimace. “Donc, si ton père me rencontre avant que je n’ai présenté Kaya à ma mère, elle nous fait trois infarctus, cinq oraisons funèbres, elle porte le deuil pendant trois ans, organise une marche blanche, et passe commande de la bombe H pour rayer le Bronx de la carte. C’est pas ce que tu veux, n’est-ce pas ? Noooon, c’est pas ce que tu veux.” Elle avait l'air saine d'esprit tiens. Kaya comprenait un peu mieux le caractère du fils, même si elle savait qu'il pouvait tout aussi bien raconter n'importe quoi. Une fois la mission terminée il n'existerait plus et tous ses mensonges avec. Il pourrait reprendre sa vie d'avant comme si de rien était et Kaya la sienne. La chilienne s'accrochait à cette idée fermement pour ne pas craquer. “Et lui présenter ta soeur reviendrait à la lui offrir en sacrifice. Tu ne veux pas ça non plus, pas vrai ? Alors à moins que tu souhaites que Kaya soit contrainte et forcée de passer un test d’ovulation chaque matin, vaut mieux garder ça pour nous au moins encore un peu...” Kaya approuva d'un hochement de tête vigoureux. Heureusement que ce n'était qu'une mission et qu'elle n'aurait pas à la rencontrer réellement, elle semblait encore plus insupportable que son fils. Son frère ne réagit pas tout de suite, comme s'il pesait encore si oui ou non il devait cafter après ce que venait d'avouer Noam. “Eeeeeet... les mots magiques dans... 3... 2... 1... Go Cookie, go !” Kaya le regarda d'un air tellement blasé et irrité qu'elle dût serrer les poings pour s'empêcher de le frapper. Entre ses dents elle grinça un autre s'il te plaît, jetant à peine un regard à son frère. “Oui, on a beaucoup répété.” Oui elle était tellement à l'aise qu'elle se sentait même de faire de l'impro mais son frère la coupa avant qu'elle ne réponde quoique ce soit. « Relax petite sœur. Je vais rien dire. » Travis quitta sa chaise pour se tenir devant Kaya et lui pinça la joue. « Je suis content que t'ai trouvé quelqu'un qui te supporte. » Elle répondit en levant les yeux au plafond, se frottant la joue tandis que Travis se tournait vers Noam. « T'as l'air cool mec... On aura pas de problème toi et moi tant que tu ne lui brises pas le cœur. » Ugh. Kaya échappa un rire, réellement gênée, et donna un petit coup de poing sur l'épaule de son frère. « Arrête d'être aussi solennel. Ce n'est pas... » Elle faillit répondre 'sérieux' mais s'ils étaient supposés sortir ensemble depuis 7 mois, ça devait l'être un minimum. « Tu sais bien que je sais me défendre et que je n'ai besoin de personne pour me protéger. Répondit-elle à la place. » Ce qui était un peu ironique quand on savait que Noam avait justement été engagé pour la protéger. « Puis regarde le, je peux en faire qu'une boucher, dit-elle en levant un regard vers Noam, sourire aux lèvres, lui donnant un petit coup de coude comme si elle le taquinait. » Oh oui et ce ne serait pas jolie.
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MessageSujet: Re: Noam & Kaya - love at first sight Sam 2 Aoû - 2:28


Love at first sight
kaya & noam
« Relax petite sœur. Je vais rien dire. » Mon copain Travis -oui, c’était mon copain, maintenant, c’était une sorte de chimie immédiate, il me faisait l’effet d’un bon coup de destop sur ma mauvaise humeur- venait de quitter sa chaise, et ça, les amis, ça n’annonçait qu’une seule chose : ce serait bientôt le retour de la Miss Chili originelle, celle qui planterait bien son genou entre mes deux jambes. Et pas pour malaxer doucement, hein... Bah non. Mon p’tit rayon de soleil à moi, quoi. Bref, j’avais pas hâte. « Je suis content que t'ai trouvé quelqu'un qui te supporte. » Ouais, c’est pas comme si j’avais le choix, hein. Et quelque part, c’était un peu triste de se dire que j’étais payé pour ça. Du coup... J’étais quoi ? Sa catin ? Non, c’est pas elle qui payait. Tout va bien. « T'as l'air cool mec... On aura pas de problème toi et moi tant que tu ne lui brises pas le cœur. » Plait-il ? Ha merde, il s’adressait à moi ? Désolé, j’étais entrain de réfléchir aux tenants et aboutissants du fait que je sois payer pour... Bref. « Tranquille, elle m’aura brisé les couilles avant que je ne lui brise le coeur. » je rétorquais, du coup, en lui tapotant l’épaule façon frères d’armes, tavu. Sauf que j’avais pas prévu le coup de poing de Kaya dans l’épaule opposée de son frère. Woooh, mec, ça va ? « Arrête d'être aussi solennel. Ce n'est pas... » Un traumatisme crânien ? Ha non, elle parlait de notre relation, au temps pour moi. On venait de limite faxer son frère, mais elle s’en foutait royalement. C’était bien ma petite gueuse à moi, ça. Et ce n’était pas quoi, au fait ?« Tu sais bien que je sais me défendre et que je n'ai besoin de personne pour me protéger. » Bah, en l’occurence si, ma poule, t’as besoin de moi d’après Oncle Sam, le gouvernement, et par extension, Barack himself ! « Puis regarde le, je peux en faire qu'une bouchée. » Qui ? Moi ? J’esquissais un sourire carnassier avant de me laisser à rire franchement. « C’est pas faux... » je répondais alors, en surelevant un sourcil pour bien laisser entendre de quelle bouchée je parlais, moi. « Et elle est très douée pour ça... » j’ajoutais sur le ton de la confidence à l’attention d’un frère qui s’en boucha les oreilles sans pour autant, résister à un sourire. Un seconde plus tard, j’étais interrompu par la sonnerie de mon téléphone, et après un coup d’oeil à l’écran, je m’écartais de la fratrie, me désemboitant de ma chieuse pour aller répondre plus loin. Mes meubles arrivaient enfin. Le type au téléphone m’expliqua qu’il serait devant l’immeuble dans quelques minutes, et voulait s’assurer que j’y serais aussi. Lorsque je raccrochais, Travis était partit. Ne me restait que mon prix de consolation. Un prix qui tirait clairement la tronche. Bienvenue au Paradis, mon ange. Ceci n’était que le premier jour du reste de ta vie. « J’dois aller faire un truc. » je l’informais en la rejoignant à la porte. « Sois mignonne, bouge pas d’ici, je t’y rejoindrais dans pas longtemps. » Sur le seuil, je ployais le cou jusqu’à elle, et ce ne fut qu’une fois sur ses lèvres que je fronçais les sourcils en me redressant aussitôt. « Raaah ! Putain d’réflexe à la con ! » je râlais avant de claquer la porte derrière moi.

- PF - 
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