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bailey&april ~ a mort louis croix v bâton !

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MessageSujet: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Dim 6 Juil - 16:48


A mort Louis Croix V Bâton !
1er juillet, 18h10 Mon proprio m'avait viré de chez moi à cause de problèmes de paiement de loyer et de factures dûes à mes voyages au Japon. Eh ouais. Et il n'avait pas aimé la façon dont je l'avais regardé, peu convaincu, lorsqu'il m'a tendu mes valises préparées par ses soins. Du coup, il en a brutalement lâché une. Il y avait ma PS4, ma Wii et ma Xbox 360 et une partie des jeux allant avec dans l'une des deux qu'il avait à la main. J'avais eu l'impression que l'espace d'un instant, mon cœur s'était arrêté de battre. Lorsqu'il m'a menacé de faire pareil avec l'autre valise, en précisant qu'elle contenait ma psp vita, ma DS avec pikachu dessus, ma 3DS et ma WiiU, je m'étais jeté à ses pieds, à genoux, front touchant presque le sol, et l'avait supplié de ne pas faire une telle chose. Comment avait-il bien pu découvrir que je tenais tant à mes consoles ? Sûrement parce que la grande majorité des objets remplissant mon appartement étaient des consoles et des jeux vidéos. Dans un élan de bonté, il m'a autorisé à rester une nuit, le temps que je trouve où aller. Quelle extrême gentillesse, avais-je lancé, toujours agenouillé à ses pieds. Je lui avais ensuite dit qu'il pouvait disposer, que j'étais capable de trouver seul une solution. Mais non, cet emmerdeur voulait être là pendant que j'appelais la seule personne qui était capable de me venir en aide : ma chère et merveilleuse cousine Billy. Gosh, elle n'a rien de merveilleux cette fille ! Je m'étais ensuite relevé, puis il m'avait aussi obligé à me creuser le cerveau pour parler anglais histoire qu'il soit sûr que je tente tout pour convaincre ma cousine et que je ne parle pas mal de lui dans son dos. Il croyait vraiment que j'allais me priver juste parce que monsieur le propriétaire était juste à côté de moi ? Il rêvait complètement. Lorsque Billy m'avait annoncé que non, elle ne pouvait pas me garder chez elle, j'eus l'impression qu'elle ne voulait pas de moi. J'avais essayé de la convaincre, je ne voulais pas qu'elle m'abandonne. Elle avait finit par accepter. Je fus soulagé. En une dizaine de minutes, j'avais réglé le problème. Mine de rien, pendant ma matinée de travail, il avait bien bossé le petit propriétaire. Toutes mes valises étaient déjà faites. J'osais espérer qu'il avait bien fait ça, qu'il avait pris soin de ranger les consoles dans leur emballage d'origine et qu'il avait essayé de laisser mes jeux, mes cds et mes quelques mangas et dvds classés dans l'ordre alphabétique. Lorsqu'il s'était décidé à me laisser attendre seul ma cousine, il était midi dix. Elle était censée arriver pour une heure.
Ce fut finalement à quatre heures de l'après-midi que j'arrivai chez Billy, dans Brooklyn. À Williamsburg plus exactement. L'appartement était assez grand, tout de même. Au moins, on n'allait pas être serré. Il y avait largement assez de place pour être quatre. Lorsqu'elle m'annonça qu'April vivait avec elle, je retins un cri de joie. J'aimais beaucoup April, mais beaucoup moins Mister Marshmallow. J'avais l'impression qu'elle le préférait à moi et qu'elle pourrait m'abandonner juste pour passer plus de temps avec sa stupide peluche. Mais ça, mieux vaut ne pas lui dire, ça la vexerait et pas qu'un peu. Une chose que j'appréciais beaucoup chez April, c'était ses idées pour embêter Billy. Avec mes deux cousines, on ne s'ennuyait jamais. Pauvre Billy, n'empêche... Bah, elle savait bien que ce n'était pas méchant. Pas pour ma part en tous cas, j'imaginais que c'était pareil pour April. Pour moi, c'était ma façon de lui montrer que je tenais à elle, même si agir comme un gamin en étant plus vieux qu'elle, ça ne le faisait pas trop. Je savais très bien être sérieux en toutes circonstances, aussi. Ça surprenait Billy à chaque fois, de voir que j'étais calme la majorité du temps, même si parfois, à l'intérieur c'était loin d'être si plat. C'est ce qui s'appelle refouler ses sentiments et il fallait croire que j'étais très fort dans ce domaine. Enfin bref. Ma cousine me fit faire un tour de l'appartement puis me laissa dans ma chambre, qui était auparavant la pièce pouvant servir de chambre d'amis. J'entrepris de ranger mes quelques valises. Il y en avait une petite dizaine, neuf pour être précis. Trois d'objets en tous genres et fragiles tels que la vaisselle. Deux d'habits et de produits de toilette. Une de mangas, cd et dvds. Une de jeux vidéos. Deux de consoles et le reste des jeux vidéos, que cet idiot de propriétaire n'avait pas remis dans leurs boîtes. Je m'étais empressé de l'appeler pour lui reprocher de ne pas l'avoir fait, mais tout ce qu'il a répondu, c'est qu'il voulait récupérer les valises qui lui appartenaient. Agacé, je décidai de me changer les idées en jouant aux jeux vidéos. Mon choix se porta sur pokémon Platine, que je recommencai à zéro pour la troisième fois. Je n'avais pas encore pris Tortipouss en starter, c'était l'occasion de le faire. Je sortis l'un de mes Cds – qui n'étaient même plus classés par ordre alphabétique – et alluma la chaîne hi-fi. Je mis le volume au maximum, n'ayant rien à faire que les paroles de Damien Saez puissent choquer les âmes sensibles. De toutes façons, j'imaginais que les personnes parlant le français dans les alentours étaient très peu nombreuses, le problème était réglé. Je me souvenais que j'étais arrivé à Charbourg, avec mon Tortipouss dans la pokéball. Puis plus rien. Je ne sais pas combien de temps plus tard, j'entendis une voix me tirer du sommeil dans lequel j'avais plongé. Et pas la voix par laquelle on rêve d'être réveillé, non. En entendant le patron, dans Salut Les Geeks, me réveiller avec une de ses phrases douteuses, je me réveillai et me redressai d'un coup. « Mais putain, arrête de te vanter que ça fait trois ans que tu les as pas pris ces foutus médocs, je vais finir par faire une attaque moi ! » Oh Gosh... J'avais eu une de ses peurs. Il y a plus rassurant comme réveil... Je me laissai retomber sur le canapé, la main tenant la DS par terre et me rendormis rapidement, bouche ouverte, affalé sur le ventre sur le canapé. Quelques instants à peine plus tard, je me réveillai à nouveau en sursaut. J'avais commencé à cauchemarder encore une fois du onze septembre et j'avais sentis une présence pas loin de moi. J'ouvris un œil, n'ayant pas le courage d'ouvrir l'autre. Tout ce que je vis, ce fut le numéro de la chanson qui passait actuellement. Défoncé Défonce-moi. Oh Yeah. Billy serait là elle serait choquée par les paroles. Je trouvais cette musique absolument géniale, moi. Il fallait que je la lui fasse écouter !! M'enfin bref, ce n'était pas le problème. Je relevai les yeux et vis... April ? Moi qui voulait dormir, ça tombe mal... Non pas que je n'aimais pas cette très chère April, hein... mais j'étais fatigué. « Ohayo... » Mon regard se posa ensuite sur Mister Marshmallow. Saleté de peluche ! Je laissai retomber ma tête sur le coussin du canapé et commençai à me rendormir aussitôt.
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Sam 30 Aoû - 18:55

À mort Louis Croix V Bâton !
« Mister Marshmallow, je m'eeennuiiiiie ! Fais quelque chose ! À ce rythme là, je suis prête à te mettre à la machine-à-laver pour voir en combien de temps tu te noie... Eh ! C'est une bonne idée, ça ! On ouvre les paris ? Oh non, attends, je sais : on va faire ça en grand ! Il me faut un tableau blanc et un coffre-fort... » Abandonnant un Mister Marshmallow totalement blasé sur le canapé, je couru jusque dans ma chambre, manquant de déraper avant de rentrer dedans. Parcourant la pièce du regard, je me demandai si je possédais ce dont j'avais besoin pour mon pari. Voyons voir... Aucune trace d'un quelconque tableau dans ma chambre. C'est dommage, j'ai pourtant des beaux feutres de tout plein de couleurs différentes. Il y a du vert, du noir, du rouge, du bleu et même du blanc. Bah, à la rigueur, je n'ai qu'à écrire sur une fenêtre ou sur la télé, ça marchera. J'étudiai les feutres de plus près. Certains étaient plus ou moins permanents, c'est gênant ça... Quoique, c'est embêtant pour la personne qui nettoie, non ? Et puisque ce ne sera pas moi, le problème est réglé ! Manque plus que le coffre-fort... J'en ai un sous mon lit, j'y planque des dizaines de liasses de billets de cinq-cent dollars au cas où un sombre cupide petit troll trouverait le moyen de piquer tout l'argent qu'il y a sur mes nombreux comptes à travers le monde et, bien sûr, quelques bouteilles d'alcool. On a de la bière, du vin, de la vodka, du whisky et quelques autres machins avec des noms impossibles. Mais si je vide mon coffre pour le pari, je vais en faire quoi de mes cent vingt-cinq mille dollars et de toute cette bibine ? Je liquide tout sur le champ ? Et comment je fais pour dépenser vingt-cinq liasses de dix billets de cinq-cent dollars ? En achetant de l'alcool, peut-être... Bah oui, mais le problème sera le même : je devrais me débarrasser de l'alcool. Pas sûre de pouvoir tenir debout pour mettre Mister Marshmallow dans la machine-à-laver... Le jeter par la fenêtre, oui. Si il m'énerve vraiment, ça doit être faisable. Mais dans la machine à laver, c'est une autre histoire. Il faut... oui, tiens, il faut quoi pour faire fonctionner une machine-à-laver ? Je me souviens que tatie Ombeline mettait de la poudre dans un petit compartiment et qu'elle appuyait sur des tas de boutons. Bon, je sais : je vais acheter un lave-linge super cher et facile à faire marcher, utiliser le reste pour acheter des tas de peluches et de jouets dont je me débarrasserais à l'orphelinat au coin de la rue et, pour l'alcool, je partage entre les égouts et les SDF. Dis donc, on va finir par croire que je fais dans la charité... Je vais devoir agresser une ou deux vieilles dames et quelques enfants si je ne veux pas que ça nuise à ma réputation. J'attrapai un sac-à-dos et y entassai bouteilles d'alcool et billets de cinq-cent dollars. Si la police me fouille, je suis mal. Roh, si on peut même plus avoir l'air louche... Je retournai au salon et attrapai Mister Marshmallow avant de quitter l'appartement. « Allez, c'est parti. T'en fais pas, tu seras bientôt dans une machine-à-laver super chère ( je prendrais la meilleur, évidemment ) à te noyer dans de la mousse blanche qui fleure bon l'herbe fraîche et les petits pétales printaniers ! Au moins, si tu meurs, j'aurais pas besoin de te nettoyer avant de t'enterrer. » Devant sa mine peu convaincue, je passai le reste du trajet à lui expliquer qu'il aurait un enterrement digne à défaut d'une mort héroïque. J'avais déjà acheté son costume en prévision de ses funérailles et son testament est rédigé et mis sous clé. Reste plus qu'à savoir ce qu'il préfère : être mis en terre, réduit en cendres ou empaillé ? À la rigueur, on peut aussi ajouter la mise en bouteille, mais je ne suis pas sûre que la fermentation fonctionne sur une peluche. Tandis qu'il m'expliquait qu'il ne voulait clairement pas se faire asticoter par des vers-de-terre ( j'avais hurlé de rire au beau milieu de la rue à cause du jeu de mots ), je vidais les bouteilles aux noms bizarres dans l'égout. Je devais avoir l'air maline, à verser ma bibine dans les égouts en pouffant de rire. Croisant un clochard qui me regardait comme si j'étais à la fois le Diable et Dieu, je décidai de lui abandonner le reste des bouteilles. Son regard m'a bien plu, il faut le dire. Les yeux vitreux, l'air hagard... tout d'un pochtron plein comme une barrique. Alors un peu de whisky et de vodka par-dessus, c'est limite si ça n'allait pas passer inaperçu ! De toutes façons, l'égout semblait au bord du coma éthylique, je pouvais pas lui en filer plus ! Débarrassée des bouteilles, je poursuivis mon chemin en me chipotant avec Mister Marshmallow à propos du meilleur moyen de passer sa mort.
Après m'être disputé avec un vendeur d'électronique, avoir été virée du magasin – mais tout de même en ayant obtenue que la meilleure machine-à-laver soit livrée à l'appartement dans la journée ( moyennant finance ) et avoir dépensé une bonne partie de ce qu'il me restait de liquide en jouets, consoles et écrans de télévisions, je m'étais rendue à l'orphelinat près de l'appartement. Si y entrer était d'une simplicité enfantine, ce fut en sortir qui se révéla difficile. Ayant assurée que je ne faisais pas une mauvaise blague, les grosses dames pas belles qui étaient à l'accueil m'avait conduit – malgré mes nombreuses protestations – dans la salle de jeu des enfants de la résidence. Au début, j'ai cru que c'était une salle d'attente. Il y avait des chaises, une vielle télé toute moche et toute petite et quelques livres et jouets qui traînaient. Mais c'était pas ça le pire. Non. Le pire c'était les enfants !! Je ne me souviens de presque rien, mis à part avoir pensé bave, sale, doigts gluants, viscosité, boue, poux et attentat terroriste, prévenez l'armée !. Et puis il y a eu des hurlements aussi. Je ne sais pas si ce sont eux ou moi qui criaient, mais ça m'a percée les tympans. J'ai été sauvée par le livreur du magasin de jouets, qui arrivait avec des brouettes remplis de paquets et de peluches. Il avait été obligé de prendre un camion pour emmener mes achats à l'orphelinat, mais puisque je le payais je suppose que ça ne l'a pas trop dérangé. À partir de ce moment, ça a été la débandade. Les enfants m'ont sauté dessus, en m'embrassant de leur bouches baveuses et sales. J'ai tenté de me dégager, mais c'était peine perdue : j'étais assaillie de tous les côtés, sans possibilité de fuir. Je crois que je me suis mise à pleurer et  les enfants, croyant que je partageais leur joie, se sont encore plus pressés pour me toucher et me palper. Je sais maintenant pourquoi Dieu ne vit pas sur Terre, parmi le commun des mortels. Lui non plus doit pas être fan des contacts humains prolongés. Heureusement, les dames qui s'occupent de l'endroit sont venues à mon secours. Autant dire que leur statut est passé de 'vieilles biques grosses et moches' à'déesses de l'Olympe' en un quart de seconde. Il y avait suffisamment de X-Box et de PS4 pour que chaque enfant puisse avoir une console à lui tout seul, avec des jeux et tout ça. Au final, la salle de jeu s'est révélée beaucoup trop petite pour contenir toutes les peluches, poupées et jouets, pareillement pour le jardin avec les balançoires, les toboggans, les piscines et les bas à sable. Mais il me restait pas mal d'argent pas encore dépensé et ils allaient pouvoir s'en servir pour faire des agrandissements et des aménagements. Pour ma part, j'étais bien contente d'avoir réussi à me débarrasser de tout ça. Mais même ce qu'il restait ne serait peut-être pas suffisant. Le bâtiment était tout de même pas mal amoché. L'idée saugrenue de revenir plus tard leur verser encore un peu d'argent m'a traversée l'esprit. Mais je n'ai même pas eu le temps d'être révoltée contre moi-même car les petits monstres terroristes revenaient à la charge. Je me suis éclipsée discrètement pendant que les gérantes comptaient fébrilement les billets. Alors que je remontais la rue en direction de l'appartement, je me rendis compte qu'un petit sourire s'était dessiné sur mon visage. N'importe quoi ! Me voilà qui sourit comme une débile au beau milieu de la rue. Boh, après le coup de la bibine dans les égouts, hein... En arrivant, je constatai que le camion devant livrer le lave-linge n'était toujours pas là. Pff, et ça se dit professionnels. Ils n'en ont pas eu assez tout à l'heure ? Ils veulent que je recommence mon scandale dans le magasin ? Soit c'est de la stupidité, soit c'est du masochisme. Je me demande lequel est le moins dégradant pour eux... Enfin bon, du moment que j'ai ma machine-à-laver pour noyer Mister Marshmallow, je me fiche de l'état de leur cerveau. Tandis que j'ouvrai la porte de l'appartement, pensant joyeusement au meurtre de mon meilleur ami, je me figeai. Le mouton transgénique ! Wattouat ! Bailey ! Mon cousin !! Dans le canapé, affalé comme une larve pathétique. Exactement la même position que moi, à ceci près que l'une de mes mains a tendance à toujours venir se replier derrière ma nuque. Ne sachant s'il s'agissait d'une hallucination ou du vrai marteau défoncé qui me servait de cousin, je m'approchai doucement, oubliant totalement mes projets de noyade. Il avait l'une de ses DS dans une main et la chaîne hi-fi hurlait Défoncé, Défonce-moi de Damien Saez. Je refrénai l'impulsion de me mettre à chanter à tue-tête et remarquai que Smali se réveillait. Il posa sur moi un regard vitreux et dénué d'intelligence, comme mon ivrogne de tout à l'heure. « Ohayo... » Il regarda ensuite Mister Marshmallow et je crois pouvoir affirmer que son expres​sion( bien grand mot pour désigner son visage morne ) se rembrunit. Ouais, ils se sont toujours détestés tout les deux. Puis, il ferma les yeux – qui ne s'étaient pas non plus vraiment ouverts – et sa tête retomba. Il vient de me snober ou je rêve ? Mettons ça sur le compte de la débilité profonde et du manque de savoir vivre qui touche les Hollande – le premier cas connu étant Billy. Remarque, j'en suis encore à me demander si l'enclume devant moi est bien mon cousin, en chair et en os. Je relevai doucement son t-shirt – ne pas réveiller l'animal – dévoilant une portion de hanche et le bas du dos. Lentement, j'approchai mon index et appuyai légèrement. Pas de réaction. Mais le truc devant moi semble bien être réel. Je palpai alors différentes parties de son corps, jusqu'aux cheveux qui lui valait quelques-uns de ses surnoms. M'étant assurée qu'il s'agissait bien de mon vrai cousin ( et pas une hallucination ou un hologramme ), plus rien ne m'obligeait à être discrète. À la rigueur, il y avait bien le fait qu'il dorme, mais j'en ai absolument rien à faire. Il a qu'à dormir sous une table, là il ne sera pas dérangé. Et puis, mon cousin, quoi ! Bailey est revenu ! Il est là, devant moi, alors que je ne l'ai pas vu depuis des années !! C'est tellement génial ! Qu'est-ce qu'il fout là ? M'en fiche, c'est super !! Ne me retenant plus, je lâchai Mister Marshmallow – qui n'apprécia pas d'être abandonné pour le vil poisson puant qui squattait son canapé – et sautait sur Bailey. « WAATTOOUUUAAAT !!!!!!! » hurlai-je en atterrissant sur son dos. Peut-être que ça va lui couper la respiration... Bah, je suis pas lourde, non plus ! « Réveille-toi, je veux jouer ! Je veux jouer ! Et puis retourne-toi aussi, j'ai l'impression que je vais te sodomiser avec un concombre. Allez, bouge, feignasse !! Steuplaît !!!! » Oh mon Dieu, mon cousin, mon cousin à moi, à la maison. Ma famille, c'est ma famille. Il est ma famille. S'il te plaît, viens là que je te sers ! Que je te sers fort et que je ne te laisse plus jamais repartir.
©clever love.
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Lun 1 Sep - 10:50


A mort Louis Croix V Bâton !
« WAATTOOUUUAAAT !!!!!!! » Je hurlai en même temps que je sentis un poids s'abattre sur mon dos. Je tournai prudemment la tête et vit April. « Réveille-toi, je veux jouer ! Je veux jouer ! Et puis retourne-toi aussi, j'ai l'impression que je vais te sodomiser avec un concombre. Allez, bouge, feignasse !! Steuplaît !!!! » Avait-elle réellement grandi ? Elle me semblait toujours aussi petite, et son comportement ne me semblait pas bien plus mature. Ça faisait longtemps que je l'avais vu. La dernière fois, c'étai au mariage de Billy. C'était en quelle année, déjà ? À ses dix-huit ans. En 2006, donc... Oui, c'était ça. Je me souvenais, à cette époque Élisa avait encore la même coiffure qu'April. Ce n'était qu'un an plus tard qu'elle avait décidé de se laisser pousser les cheveux. Repenser à ce jour heureux pour Billy était encore difficile pour moi. Apparemment, pour elle aussi son mariage s'était mal terminé. Je me demandais ce qu'il se passerait si April venait à se marier... encore un mort ? Ah, ah. Ce n'était vraiment pas drôle. Je savais à quel point ce genre de chose était difficile à vivre. Surtout d'être là aux côtés de la personne aimée tandis que son état de santé allait de pire en pire, d'être là sans pouvoir faire quoi que ce soit. Enfin bref. Tout ça pour dire que malgré le fait que ça faisait quasiment dix ans que je n'avais pas revue April, elle n'avait pas l'air d'avoir changé. Hormis sa remarque sur la position dans laquelle j'étais. Ça, ce n'était pas une adolescente de onze ans qui le sortirait. « Si ma position actuelle ne me convient pas, t'as qu'à te relever ! », râlai-je en posant mon regard sur ma DS. Je levai la console vers April. « En plus, regarde, t'aurais pu me réveiller avant que ma DS n'ait plus de batterie... », soupirai-je. Et maintenant, je passais pour un adulte râleur et blasé. Heureusement que je sauvegardais souvent ma partie. Bien difficilement, je réussis à me retourner car, pour tout dire, c'était vrai que sa remarque sur le concombre m'avait légèrement mis mal à l'aise. « Tu veux jouer ? Et à quoi ? J'ai passé l'âge de te cacher Mister Marshmallow pour que tu le retrouves. », lançai-je en la repoussant afin de pouvoir m'asseoir et me relever. Je repartis un instant dans ma chambre, pour aller mettre ma console à se charger. Mon regard se posa sur ma PSP. Ô merveille... Je l'allumai pour m'assurer qu'il y avait encore de la batterie. Elle était entièrement rechargée. Je regardai ensuite quel jeu était dedans. Togainu no Chi. Un sourire se dessina sur mes lèvres. J'avais vraiment excellent goût. Je mis la console dans la poche de ma veste et repartis dans le salon, là où j'avais planté April quelques temps auparavant. Après avoir baissé la chaîne hi-fi afin d'éviter de choquer ses oreilles pures et innoncentes, je me laissai retomber sur le canapé. April m'avait réveillé pour de bon en me sautant dessus, je ne réussirais pas à me rendormir. Je tournai la tête vers elle. « Tu sais quoi ? Et bien... tu n'as pas changé depuis tout ce temps. Toujours aussi petite et la même imprévisibilité. », dis-je en lui souriant. Si je m'étais attendu à ce qu'elle m'écrase le dos de cette façon... Quoique, à bien y réfléchir, si, c'était prévisible. C'était le genre de choses que je pouvais faire moi aussi, et on comparait souvent April à moi. J'avais déjà entendu dire à des repas de familles qu'elle était mon équivalent féminin. Bien que selon moi, elle était bien plus psychologiquement dérangée que je ne pouvais l'être... Même si apparemment j'avais des problèmes psychologiques. Faut dire qu'April est étrange, en même temps. À se balader partout avec cette diabolique peluche... Je soupirai longuement. « Alors, tu me revois après tout ce temps et tout ce que tu trouves à me dire, c'est que tu veux jouer ? Tu n'as personne d'autre pour le faire ? Je ne suis pas payé pour faire garderie, t'sais. Si, au moins, je pouvais me passer en boucle le cd drama de Junjou Romantica ou Koisuru Boukun pendant ce temps... et pouvoir jouer en même temps à Togainu no Chi et avec une cigarette à la bouche, ça serait l'idéal. J'ai encore plein de trucs à débloquer, même si j'ai le jeu depuis sa sortie sur PSP. Tu ne comprends rien à ce que je raconte, mais de toutes façons c'est pas grave... » Car oui, j'avais résisté en voyant le titre sortir sur PC puis PS2. Enfin bref. La façon dont elle m'avait demandé de jouer avec elle m'avait clairement fait penser à une gamine de maternelle ou primaire voulant absolument jouer avec son grand-frère car elle n'avait rien d'autre à faire... Mais bon, ça me faisait super plaisir de la revoir. Sauf que ça, je n'allais pas le dire. Je voulais que ce soit elle qui me montre que je lui avais manqué. Je voulais qu'April réussisse à me faire croire que je comptais plus ou tout du moins autant pour elle que sa stupide peluche, bien que n'ayant pas la moindre preuve que c'était le cas.
©flawless
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Mer 3 Sep - 18:38

À mort Louis Croix V Bâton !
J'en reviens pas qu'il soit là... Ça fait combien de temps que je l'ai pas vu ? D'ailleurs, c'était quand la dernière fois ? Je ne m'en souviens même pas clairement. Ça remonte à  tellement longtemps ! Impossible d'y mettre une date précise. Une dizaine d'années, peut-être. Je ne pensais même plus à lui. Il a peut-être un peu changé. Sans doute que les années laissent des traces. Après tout, il n'y a que moi, déesse entre toutes et parmi les plus belles et les plus intelligentes et les plus charismatiques et les plus raffinées et les plus magnanimes, qui soit immortelle et en permanence au sommet de sa beauté. Comme il est triste de constater que je suis condamnée à être éternellement jeune et belle tout en regardant mes proches vieillir et devenir moches et ridés – quoique pour certains, la mocheté est carrément de naissance - ! « Si ma position actuelle ne me convient pas, t'as qu'à te relever ! » Il leva vers moi sa Nintendo DS, visiblement éteinte. C'est quand même plus pratique de l'allumer pour jouer, m'enfin, je dis ça je dis rien... Ou alors il veut que je la mange ? « En plus, regarde, t'aurais pu me réveiller avant que ma DS n'ait plus de batterie... » Je reniflai avec dédain – une sale manie héritée d'Alexander, ça, j'en suis sûre. Il semblait avoir oublié qu'ici, le larbin, c'était Billy, pas moi. Il tenta alors tant bien que mal de se retourner. Ç’aurait été beaucoup plus simple si je m'étais relevée, mais puisqu'il n'a rien dit, je ne vois pas pourquoi j'aurais bougé. De toute façon, même s'il avait demandé, je n'aurais pas esquissé le moindre geste. C'est qu'il est plutôt confortable ! Il faudrait peut-être songer à rembourrer un peu tout ça pour que ça soit plus moelleux, mais une brillante carrière de coussin l'attend ! À bien y réfléchir, c'était déjà comme ça, quand j'étais petite : on pouvait passer des heures allongés à jouer à la console et, le plus souvent, je m'affalais au moins en partie sur lui. Mais, avec l'âge, les angles de son corps se sont plus marqués. Ouais, je vais le faire manger jusqu'à ce qu'il grossisse ! Hé hé hé... « Tu veux jouer ? Et à quoi ? J'ai passé l'âge de te cacher Mister Marshmallow pour que tu le retrouves. » Il se releva et parti dans sa chambre, sans même me laisser le temps de parler. C'est bien beau de poser une question, mais à quoi ça sert si il attend pas la réponse ? Ces adultes, je les comprendrais jamais... Je haussai les épaules et me tournai vers Mister Marshmallow, posé à côté d'un sac contenant de la lessive ( avec de l'assouplissant aussi, tout de même ! ). Ma machine-à-laver n'allait pas arriver aujourd'hui, n'est-ce pas ? Ils m'avaient assurée du contraire pour me faire partir, je suppose. Tant pis, je me contenterai de celle de Billy... Ça doit pas être si difficile à faire fonctionner. Après tout, j'ai appris seule à me servir du séparateur de molécules à l'université, je devrais être capable de mettre en route un stupide lave-linge – aussi diabolique soit-il. Affairée à déballée mes affaires en vu de mon plan de noyade de mon meilleur ami, j'en oubliai Wattouat, sans doute occupé à remettre en place ses espèces de cheveux impossibles. Oh, pas pour longtemps, car il revint finalement très vite. La première qu'il fit, de retour dans le salon, fut de baisser le son de la musique. Bah, pourquoi ? J'adore les paroles ! « Tu sais quoi ? Et bien... tu n'as pas changé depuis tout ce temps. Toujours aussi petite et la même imprévisibilité. » Il se serait agit de quelqu'un d'autre, je lui aurait déjà sauté au cou pour avoir osé dire que j'étais petite. Mais, Wattouat est Smali, et il a toujours été le seul autorisé à dire que j'étais petite Même Mikio – encore un cousin consanguin ! - se voit pulvérisé à la moindre évocation de ma taille. Et puis, de toute façon, Wattouat est comme moi : il exprime mieux ses sentiments affectueux sous couvert de vacheries et plaisanteries. C'doit être un problème lié à la branche Hollande de la famille... Quoique, Mikio est pas forcément mieux. Mais, c'est normal, Mikio est un cas désespéré ! On peut plus rien pour le sauver, ce petit chou. « Alors, tu me revois après tout ce temps et tout ce que tu trouves à me dire, c'est que tu veux jouer ? Tu n'as personne d'autre pour le faire ? Je ne suis pas payé pour faire garderie, t'sais. Si, au moins, je pouvais me passer en boucle le cd drama de Junjou Romantica ou Koisuru Boukun pendant ce temps... et pouvoir jouer en même temps à Togainu no Chi et avec une cigarette à la bouche, ça serait l'idéal. J'ai encore plein de trucs à débloquer, même si j'ai le jeu depuis sa sortie sur PSP. Tu ne comprends rien à ce que je raconte, mais de toutes façons c'est pas grave... » Je sentis mes yeux s'écarquiller. Il y eut sans doute un blanc, et, franchement, je ne sais pas combien de temps il a pu durer. Je suis juste restée là, comme une grenouille aux yeux globuleux, à alterner entre surprise et hystérie. Surprise. Hystérie. Surprise. Hystérie. Surprise. Hystérie. Je suis sûre d'avoir ressemblé à un mime en devenir pendant au moins trente bonnes secondes. Et puis, la bombe a pété. Et la déflagration fut une jeune rousse séduisante et absolument magnifique courant en criant vers son imbécile de cousin planté sur place et lui sautant dessus, les faisant tomber tout les deux sur le sol. Je dois dire que ça ne m'a pas fait mal. Coussin Wattouat a amorti la chute. Quand j'ai dis qu'il avait de l'avenir ! « YAAOOOIIISTE !!! Oh, mon petit mouton, si tu savais !! Je suis tellement fière de toi !!!! Tu es officiellement à nouveau mon cousin préféré !! Au diable Mikio et son idylle avec son séduisant professeur de mathématiques !!! Oooooh, je vais pouvoir te parler yaoi toute la journée !! On va pouvoir baver devant tous mes beaux tomes de Junjou Romantica en écoutant les cd dramas !! Pour ma part, j'y ajouterai ma réserve de bière et de vodka si ça ne te dérange pas. JE T'AAAAIIIIIME !!!!!! » Je crois que je suis au Paradis. Ou alors je rêve. Oh, s'il vous plaît, ne me réveillez pas ! Cette famille est complètement déglinguée, mais qu'est-ce qu'elle est géniale !! Et puis, je vais finir par croire que j'attire les yaoistes. Entre Mikio avec Matsuda-sensei, Wattouat en pur petit yaoiste ( quoique, pur... ) et Aaron carrément mangaka de Boy's love, il manque plus que Billy vendeuse ambulante de yaoi pour que le tableau soit parfait !!
©clever love.


Traduction du vieux norrois:
 
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Sam 6 Sep - 16:55


A mort Louis Croix V Bâton !
Joue avec moi. Combien de fois je l'avais entendue, cette phrase ? C'était simple, à chaque fois qu'on allait voir ma tante Ombeline, son mari Kurt, leur fille Billy, et ma cousine April en garderie chez eux. Malgré le fait que j'appréciais beaucoup April, je détestais sa mère, Théodora, ainsi que son mari, Akihiko. Et puis, Akihiko. Quelle idée d'avoir le prénom d'un tel dieu et être si... si... détestable ? Franchement, comment pouvait-il oser porter le même prénom que le grand Usagi-sama ? Il y avait des choses que je ne comprenais pas. Ce détail en faisait partie, tout comme les expressions faciales étranges qu'April faisait actuellement. S'ensuivirent des hurlements, puis un bruit de chute. Cette fille est folle, c'était sûr et certain. Pourquoi me sauterait-elle ainsi dessus, sans raison, sinon ? À moins que je n'aie dit quelque chose sortant de l'ordinaire et que je ne m'en étais pas rendu compte... Elle prit rapidement la parole afin de faire la lumière sur ce mystère. « YAAOOOIIISTE !!! Oh, mon petit mouton, si tu savais !! Je suis tellement fière de toi !!!! Tu es officiellement à nouveau mon cousin préféré !! Au diable Mikio et son idylle avec son séduisant professeur de mathématiques !!! Oooooh, je vais pouvoir te parler yaoi toute la journée !! On va pouvoir baver devant tous mes beaux tomes de Junjou Romantica en écoutant les cd dramas !! Pour ma part, j'y ajouterai ma réserve de bière et de vodka si ça ne te dérange pas. JE T'AAAAIIIIIME !!!!!! » Qu.. quuuoooooiiiii ? April, elle, cette petite fillette si innocente lire du yaoi ? Oh... et bien... le monde est plein de surprises. Non, sérieux, je ne m'y attendais mais alors pas du tout. « Oh, ça va hein, on se calme, espèce de malade ! Bon, faut croire que t'as tournée perverse. D'accord, ça me fait bizarre mais ça va. En attendant, rêve pas, tu peux toujours courir pour que je te raconte comment ça se passe en vrai. Tu te contenteras des mangas. Et tu touches pas à mes affaires. » On touche pas à mes affaires sans autorisation. Déjà que même avec mon autorisation, ce n'était pas gagné de pouvoir y toucher... Je n'aimais pas qu'on touche à mes affaires. Non pas que j'avais quelque chose à cacher – hormis ma drogue – … c'était juste que je n'aimais pas ça. Il n'y avait qu'Élisa qui avait plus ou moins le droit de fouiller dans mes affaires. C'était fou ce qu'elle pouvait me manquer par moments. Surtout maintenant, en fait. Si on retirait aux yeux d'April leur forme asiatique, on aurait pu croire Élisa un peu plus jeune. [color=#660066]« Et tu peux arrêter de te jeter de cette façon sur moi ? Au cas où t'aurais pas remarqué, à part la peau, j'ai pas grand chose sur les os. Ça fait mal de tomber brutalement par terre... » Mon regard se posa un vague instant sur ma montre à mon poignet gauche. Et là, je remarquai que j'avais remonté les manches de ma veste, parce que je trouvais ça plus confortable pour jouer à la DS. Sauf qu'en ce moment, je n'étais plus seul dans l'appartement. « Et rêve pas, tu partages ton alcool ! Eh, une minute-là... t'as dis alcool ? », réalisai-je soudainement. Je poussai brutalement April afin de pouvoir m'asseoir. « Où est-ce que tu caches ta réserve ? Dans l'hypothèse où j'aurais quelque chose à planquer, quel est le meilleur endroit ? Je n'ai rien à cacher, ne vas pas croire ça ! » Juste quelques grammes de cocaïne destinées à ma consommation personnelle. Rien à cacher, non. Ah, je pourrais peut-être aussi planquer quelques bouteilles d'alcool...
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Mer 24 Sep - 18:29

À mort Louis Croix V Bâton !
Allongée sur mon cousin – et ce dernier écrasé sur le sol –  je vis Wattouat arborer une expression de pure étonnement. Oh allez, me dites pas qu'on en est encore au stade de la petite fille pure et innocente qui ne peut décemment pas être yaoiste parce que c'est inconcevable ? Sérieux, juste en me regardant on peut dire que j'aime le yaoi ( à en juger par les barrettes Misaki et Usagi que j'ai dans les cheveux en ce moment, par exemple purement pris au hasard ). Et puis, allez, pure et innocente ? Tu m'as regardée ? Déjà enfant j'avais rien de douce et charmante ! J'étais quasiment destinée à devenir yaoiste ! « Oh, ça va hein, on se calme, espèce de malade ! Bon, faut croire que t'as tournée perverse. D'accord, ça me fait bizarre mais ça va. En attendant, rêve pas, tu peux toujours courir pour que je te raconte comment ça se passe en vrai. Tu te contenteras des mangas. Et tu touches pas à mes affaires. » Ahlala... Je roulai ostensiblement des yeux, me redressant légèrement pour trouver une position plus confortable. Il n'a pas changé, hein ! Déjà, j'avais pas l'intention de lui piquer ses affaires. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu et que, donc, je n'ai pas eu l'occasion de le passer à la bassine de désinfectant. Depuis tout ce temps, il a dû amasser une tonne de bactéries qui n'attendent que le bon moment pour avoir ma peau ( et ma mort ) ! Et à supposer qu'il prenne des douches, elles ne doivent pas être très nombreuses, un peu comme pour beaucoup de garçons immatures et incapables de s'entretenir – ce qu'est Wattouat, à n'en point douter. « Pff ! Comme si j'allais toucher à tes affaires pleines de bactéries ! Merci, mais tu peux les garder. Et puis pas besoin de me raconter comment ça se passe, non plus. Je suis parfaitement renseignée, voyons ! Je suis même sûre que je pourrais t'apprendre des choses dont tu ne soupçonnais pas l'existence... » répliquai-je d'un regard lubrique et d'une voix de miel. Je crois qu'il a raison en fait : j'ai tourné perverse. Mais quand ?! Je ne m'en suis même pas rendue compte... Ce genre de choses, ça vous tombe sur le coin du nez un jour, sans que vous ne le remarquiez. Et voilà, c'est ainsi que moi, April Chiharu Yamamoto, ai découvert que j'étais perverse un bel après-midi d'été. Incroyable, hein, comme la vie peut surprendre. « Et tu peux arrêter de te jeter de cette façon sur moi ? Au cas où t'aurais pas remarqué, à part la peau, j'ai pas grand chose sur les os. Ça fait mal de tomber brutalement par terre... » Cette fois, je reniflai carrément de dédain. Il semble avoir oublié à qui il a affaire. Je peux lui mener la vie impossible si je le souhaite, mais apparemment il ne s'en souvient pas. Ou bien il pense qu'avec l'âge je me suis assagie, ce genre de bêtises. Que nenni, je suis toujours aussi chiante pour les pauvres gens qui ont le malheur d'habiter avec moi. J'ai du shampoing qui colore les cheveux en roses pendant un mois, par exemple. Mais c'est pas le mignon petit rose tout kawaii qu'adorerait toute sweet lolita digne de ce nom. Naaaaan ! C'est le rose bien fluo avec quelques grains cramoisis qui donnent un côté particulièrement dégueulasse aux cheveux. C'est abominable ! J'ai eu le loisir de tester cette petite lotion sur quelques chiens et hommes cobayes pas tout à fait volontaires. Chez les deux espèces, l'euthanasie semblait être la chose à laquelle on pensait en premier en les voyant. Malheureusement, aucun humain n'est mort. Mais bon, mon produit est infecte et j'ai pu le confirmer, alors ce n'est déjà pas si mal. « Je pensai au contraire que le sol te convenait, rapport à la vermine et à la place des déchets, tout ça. Mais si ça ne te convient pas, j'ai l'adresse d'une décharge publique pas très loin. T'en fais pas, je viendrais t'apporter à manger et des jeux vidéos régulièrement ! » Parce que Wattouat sans jeux vidéos, ça tient pas debout. Comme un SDF avec plusieurs bouteilles d'alcool dans le sang. Ça essaie de se lever mais ça s'écrase comme un tas par-terre. Je me demande si il est mort, tiens ! Oh, non, pas encore je pense. Il faut un peu de temps avant de liquider un ivrogne habitué à la bibine. Si ça se trouve, il s'entraîne carrément à siffler plusieurs bouteilles par jour ! Ou alors il tente de battre son record à chaque fois, j'en sais rien. Je pourrais peut-être le retrouver et faire une sorte de petit concours contre lui... Wattouat jeta rapidement un œil à sa montre et son regard tressauta brièvement. « Et rêve pas, tu partages ton alcool ! Eh, une minute-là... t'as dis alcool ? » Se mit-il à crier, me poussant carrément pour se redresser. « Où est-ce que tu caches ta réserve ? Dans l'hypothèse où j'aurais quelque chose à planquer, quel est le meilleur endroit ? Je n'ai rien à cacher, ne vas pas croire ça ! » Pff, et c'est lui qui me dit de me calmer... Vraiment, il commence à m'énerver à jouer les adultes sarcastiques et supérieurs. Ça fait des années qu'on ne s'est pas vu et il est même pas capable de me dire que je lui ai manquée un peu. Peut-être que ce n'était pas le cas, non plus... J'ai l'impression de me retrouver avec Billy quand je l'ai retrouvée. J'en ai marre qu'on me prenne de haut comme ça et - peut-être est-ce pire, ou pas... j'en sais rien - qu'on me prenne pour une idiote. Je me relevai tandis qu'il était toujours par-terre et le regardai de là où j'étais, sans baisser la tête. Pour une fois, c'est moi qui vais te prendre de haut. « Tu sais, j'avais l'intention de le partager, mon alcool, justement. Et sans que tu ne me le demandes, dis donc ! Mais quand je vois le trou-du-cul que tu es devenu, je me dis que peut-être je vais le garder pour moi. Et si tu veux cacher quelque chose, creuse-toi un peu les méninges. T'as pas perdu tes neurones avec ta drogue, quand même, uh ? Quoique, quand on voit les scarifications sur ton bras, on est en droit de se poser la question. » crachai-je sûrement un peu plus durement que je l'aurais voulu. Oh, et puis zut, il l'a cherché. Il se demanderai sûrement comment je savais pour la drogue. Il n'a qu'à pas me croire si stupide. Je me retournai, prête à partir, avant de tourner légèrement la tête vers mon épaule. J'ajoutai, avant qu'il ne réplique quelque chose : « Ouais, moi aussi je peux jouer l'adulte qui a tout vu de la vie, va pas croire. Mais je préfère être une gamine immature qu'un ramassis de conneries qui se croit supérieur. Ah, et au fait, au cas où tu en aurais quelque chose à foutre... » Je baissai la tête et serrai les poings. « Tu m'as manqué... » Je fis un pas en direction de Mister Marshmallow, posé sur une chaise à quelques mètres. Bizarrement, j'ai moins envie de m'éclater avec la machine-à-laver que toute à l'heure.
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MessageSujet: Re: bailey&april ~ a mort louis croix v bâton ! Jeu 25 Sep - 18:15


A mort Louis Croix V Bâton !
« Pff ! Comme si j'allais toucher à tes affaires pleines de bactéries ! Merci, mais tu peux les garder. Et puis pas besoin de me raconter comment ça se passe, non plus. Je suis parfaitement renseignée, voyons ! Je suis même sûre que je pourrais t'apprendre des choses dont tu ne soupçonnais pas l'existence... » Keuuuwa ? C'était quoi ça ? Son regard et la façon dont elle avait prononcé sa dernière phrase m'avait fait écarquillé les yeux dans un mouvement de recul. Sauf que, étant sur le parquet, je ne pouvais pas reculer encore davantage. C'était ce qu'on appellait de la logique. Et puis, minute, là. Mes affaires pleines de bactéries ? Sympa... Bon, d'accord, je n'aimais pas spécialement les douches à l'époque où je voyais plus ou moins souvent April. Il y avait même une fois où ma mère m'avait foutu de force sous la douche, à un Noël chez les Hollande où April était là. Mais bon, c'était du passé ça ! J'avais vingt-six ans maintenant, j'étais grand ! Ah, nan... ! C'est plus vingt-six ans que j'ai, mais vingt-huit... putain, dans deux ans, c'est la trentaine ? Et ben voilà, maintenant que j'ai eu cette soudaine prise de conscience, j'vais sérieusement m'inquiéter. Enfin, faut voir le bon côté des choses... Il paraît qu'après la quarantaine, les symptômes du TPL commencent à s'estomper. Enfin, il paraît. Je crois que j'ai lu ça sur wikipédia ou un autre truc du genre... « C'est intéressant ce que tu racontes là. Mais bon, ça ira comme ça, merci. Et pour ton information, ''pleines de bactéries'', sache que je prête un soin tout particulier à mes yaoi et bara. Tout comme à mes jeux vidéos et divers albums de visual kei. Je passe tout au nettoyage plusieurs fois par an. » Après, connaissant April, ça n'était pas encore assez, une fois tous les trois mois... Non mais vraiment, il y avait des limites, quoi. Ce genre de chose, ça peut se faire soigner. Ça me rappelait un homme que j'avais enterré... à ce qu'il paraît, il s'était suicidé à cause d'un trop grand nombre de bactéries chez lui, après qu'il ait gentiment prêté son appartement à un ami désordonné. Du grand n'importe quoi. Et puis, fallait qu'on m'explique un truc : il essaie de se suicider pour une raison débile, une fois, et ça réussit. Alors que moi... moi... ben, voilà quoi. En attendant, j'avais hâte que mademoiselle April daigne se relever. Non pas qu'elle était lourde, mais un peu quand même. « Je pensai au contraire que le sol te convenait, rapport à la vermine et à la place des déchets, tout ça. Mais si ça ne te convient pas, j'ai l'adresse d'une décharge publique pas très loin. T'en fais pas, je viendrais t'apporter à manger et des jeux vidéos régulièrement ! » Je la regardai quelques instants d'un air désespéré. Heureusement que j'avais l'habitude, enfin, eu l'habitude. Sinon, je jurerais qu'elle a des problèmes dans sa tête. « Oui, ou sinon, tu te lèves et tu me laisses respirer un peu, avant que je ne commence sérieusement à regretter d'avoir supplié Billy de me laisser vivre ici. » Car oui, je l'avais suppliée. D'un côté, je la comprends... j'avais tellement entendu dire qu'April était mon équivalant féminin, quand j'étais plus jeune. Oh, et encore aujourd'hui, je l'entendais toujours de temps à autres. Tout le monde aime être avec des personnes nous ressemblant. C'était sûrement pour ça que j'aimais tant être avec April. Même si, c'était vrai, je préférais Billy. Peut-être parce que nous avions moins de différences d'âge et plus de similitudes dans le passé. Mais j'appréciais tout de même beaucoup April ! Il ne fallait pas penser le contraire à cause de ça. Et je l'aimais encore plus lorsqu'elle commença à me parler d'alcool. Aussitôt, je la repoussai afin de pouvoir me redresser. « Tu sais, j'avais l'intention de le partager, mon alcool, justement. Et sans que tu ne me le demandes, dis donc ! Mais quand je vois le trou-du-cul que tu es devenu, je me dis que peut-être je vais le garder pour moi. Et si tu veux cacher quelque chose, creuse-toi un peu les méninges. T'as pas perdu tes neurones avec ta drogue, quand même, uh ? Quoique, quand on voit les scarifications sur ton bras, on est en droit de se poser la question. » Je ne supportais pas la façon dont elle me regardait. Le respect envers ses aînés, c'était donc une valeur lui étant inconnue ? « Sale petite garce... », murmurai-je entre mes dents. Elle venait de tomber très bas dans mon estime. La façon dont elle avait pu savoir pour la drogue m'était totalement égale, désormais, surtout qu'elle avait peut-être sortis ça au hasard. À moins que ça ne se voit tant que ça que je n'ai pas que du sang dans les veines. Aussitôt après s'être retourné, en me regardant toujours, derrière son épaule, elle continua : « Ouais, moi aussi je peux jouer l'adulte qui a tout vu de la vie, va pas croire. Mais je préfère être une gamine immature qu'un ramassis de conneries qui se croit supérieur. Ah, et au fait, au cas où tu en aurais quelque chose à foutre... Tu m'as manqué... » Là tout de suite, je n'en n'avais rien à foutre, non. C'était le genre de phrase qui, en temps normal, aurait dû me faire vraiment très plaisir. Mais non. April était toujours trop bas dans mon estime pour remonter si facilement. Je me relevai afin de pouvoir à mon tour la regarder de haut. Je ne savais même plus pourquoi j'avais été si heureux de la retrouver. « Mais je t'en prie, si ma présence te dérange, retourne avec ta stupide peluche, la seule personne assez conne pour t'apprécier ! Enfin, personne. Ce n'est qu'un bout de tissu rempli de coton qui ne mérite que d'être brûlé. Et je ne me crois pas supérieur, bien au contraire. Pour qui tu te prends pour dire ça ? Je ne dis pas non plus avoir tout vu de la vie. Tu as pris de mes nouvelles, ces dernières années ? Bien sûr que non, que dalle ! Je ne me plains jamais aux autres, alors arrête avec tes discours tout faits ! Et putain, retourne avec ta stupide peluche, de toutes façons, personne d'autre ne peut te supporter !! » Je me sentais trembler. J'avais commencé à m'énerver et pour de bon. Il ne fallait pas abuser, non plus. J'étais assez souvent sur les nerfs, alors entendre ce genre de choses venir de quelqu'un qui, je pensais, m'apprécie... c'était assez dur. « Toi aussi, tu m'avais manquée. J'étais carrément content de te revoir, mais là, je n'ai qu'une envie, me tirer à nouveau à Japon. » En plus, j'avais du mal à comprendre ce que j'avais encore fait ou dit pour qu'elle dise ce genre de chose...
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bailey&april ~ a mort louis croix v bâton !

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