It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Astaria & Joey - But we're the gladiators

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MessageSujet: Astaria & Joey - But we're the gladiators Ven 13 Juin - 23:59

Astaria + Joey
Gladiators
Il y a Broadway, il y a le off-Broadway, le off-off-Broadway, et puis il y a le reste. Et c'est ce reste, justement, auquel j'avais, par je ne sais quel miracle, survécu. Une idée de ma grand-tante pour me faire découvrir le New-York véritable, une pièce sordide et incompréhensible, dans un lieu si improbable qu'on eut dit une salle de bingo. J'avais voulu lui faire plaisir, lui faire don d'une ou deux heures de ma vie jusqu'à ce que, trois bonnes heures de spectacle plus tard, j'envisage très sérieusement de m'immoler avec mon briquet. Des corps nus gesticulant sur scène -guère plus qu'une estrade- sur fond de gargarismes d'un quatrième protagoniste juché sur un escabeau, c'est supportable cinq à dix minutes. Au-delà, c'est de la torture, et au bout de trois heures, c'est un appel au suicide collectif. Après la "performance", m'estimant reconnaissante d'être encore en vie, j'avais abandonné ma tante, préférant errer dans les rues plutôt que d'avoir à l'entendre me faire le commentaire composé de ce qu'elle appelait "oeuvre magistrale". Prétextant un ami à voir, je l'avais lâché à quelques rues de la salle pour filer à travers un Manhattan en ébullition.  Evidemment, je n'avais pas d'ami à voir puisque je n'avais pas d'amis tout court. Je n'en avais déjà pas des masses à Paris, alors à New-York où j'étais depuis quelques jours à peine, n'en parlons pas. Qu'importe ! J'avisais le premier bar venu, et après un inventaire minutieux de la monnaie que j'avais en poche, poussais la porte de ce lieu fleurant bon la prohibition. Du zinc, du bois, et du monde. Evidemment, puisqu'on se trouvait dans Manhattan. Je comptais y rester une demie heure tout au plus, juste assez pour laisser le temps à la tante de rentrer à l'appartement et s'endormir. Quant à moi, je visais le bar, une place libre, et m'y faufilais habilement. J'hélais le barman, commandais un virgin mojito, insistait à de nombreuses reprises pour avoir ce que j'avais commandé et non la liste des autres cocktails plus à son goût qu'il m'énumérait, et finissais par m'installer confortablement, bouquin à la main, dos tourné au reste de la salle festive et imbibée.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 14 Juin - 11:39

Joey venait de terminer ses examens, il était revenu principalement pour ça d'Australie, il savait qu'il aurait pu demander à les repasser plus tard, il avait des circonstance atténuante, sauf qu'il n'était pas du genre à reporter les choses, quand un problème se dressait devant lui il devait le résoudre. Maintenant la question était de savoir s'il allait ou non retourner en Australie. Et il avait besoin d'alcool pour décider. Il y avait été pour une raison : satisfaire la demande de sa mère malade. Mais elle n'était... que sa génitrice, il n'avait aucune attache pour elle, y aller avait été un geste important déjà... mais y retourner montrait qu'il s'inquiétait pour elle... et il n'était pas sûr de ça, il avait voulu apaiser sa conscience, accepter le fait que sa mère l'avait abandonné lorsqu'il n'avait que 6 ans, elle l'avait abandonné quand il avait besoin d'elle... et pour montrer qu'il n'était pas comme elle, lui avait été la rejoindre en apprenant sa maladie, ça n'avait pas été facile mais il l'avait fait.

Mais de retour à New York, il se sentait plus léger, comme... apaisé, son coeur était moins lourd, la colère qui grondait dans son coeur était moins puissante, il avait tourné la page d'une histoire de sa vie, le nouveau chapitre lui appartenait, il fallait juste qu'il décide quoi en faire. Surtout qu'il venait de terminer ses études de droits, deux ans comme apprentis encore et puis... il pouvait se lancer dans le métier comme il en avait toujours rêvé, mais ça pouvait être ici ou ailleurs. Sa soeur était partie, pas son père, alors il devait lister les pour et les contres. Tout n'était que ça, une question de liste. Incapable de réfléchir, il avait donc été dans un bar pour se distraire, les femmes avaient toujours été sa distraction principale, il aimait draguer, flirter, ça lui permettait de se sentir... vivant. Il arriva dans un de ses bars préférés de Manhattan, il alla trouver le barmaid à qui il fit un clin d'oeil, il en connaissait tellement, et celui de ce bar était un pote de fraternités alors... il fut rapidement servi, une bière faisait toujours l'affaire. Son regard se fit circulaire, il appelait au défi ce soir, les filles qui en montraient trop étaient trop... prévoyantes, trop facile à piocher, il voulait... argumenter pourquoi pas. Il s'écarta de la piste, il observa avant de repérer une fille de dos, elle lisait un livre et c'était... exactement ce qu'il lui fallait. Il la rejoignit sans hésitation, il s'installa prêt d'elle avant de se racler la gorge pour obtenir son attention. « Drôle d'endroit pour lire, ce n'est pas vraiment le plus calme pour se concentrer » fit-il avec son sourire charmeur, les yeux pétillant de malice, il passa un instant sa main sur son visage avant de se rappeler sa barbe, ouais, il allait sans doute devoir se raser un jour, mais il l'aimait bien, ça lui donnait... moins l'impression d'être un gamin, il avait gagné en âge avec cette chose. « Laissez-moi deviner, une amie vous a entrainée ici de force, vous avez acceptée de venir mais jamais de faire la fête, donc vous voilà avec votre livre, dos tournée à la fête... est-ce que je chauffe ou... ? » demanda-t-il tout en rigolant légèrement, il avait toujours eu le rire et le sourire facile, d'où son côté social et bon vivant, en général, il faisait toujours bonne impression la première fois, c'était une de ses forces.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Dim 15 Juin - 0:42

Astaria + Joey
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J'avais bien essayé d'appeler mon frère, mais après trois écoutes de sa voix métallique sur son répondeur, j'avais pris la peine de consulter mon iPhone et sa fonction "horloge". S'il était à peine  23h, ici, il était presque 5h du matin là-bas. Ok, il avait une bonne excuse. Sa voix me manquait, cela dit. Je ne laissais rien paraître lorsque je parvenais à le joindre, mais bon sang, j'aurais donné n'importe quoi pour sentir ses pieds froids contre mes jambes, la nuit, dans le lit, ou même me recevoir son bras en pleine tronche lorsqu'il se retournerait en oubliant ma présence. Je ne lui disais pas, je ne le lui dirais pas parce que j'avais pris l'habitude de lui répéter que c'était bizarre de ne pas savoir dormir seul à 24 ans, et aussi parce que je ne voulais pas qu'il s'inquiète pour moi. Pourtant ça n'allait pas, il me manquait. Il me manquait autant qu'un bras ou une jambe peut manquer à un blessé de guerre. A croire que je ne savais vivre qu'au travers de lui, avancer qu'en sentant sa présence rassurante à mes côtés. Je devais me rendre à l'évidence, non ce n'était pas lui qui était dépendant de moi, c'était un équilibre parfait, et sans lui j'étais tout autant perdue. J'aurais aimé qu'il soit avec moi au moment de ma rencontre avec la grand-tante, tout comme j'aurais aimé qu'il soit avec moi en cet instant, dans ce bar surpeuplé. Il aurait fait le show, aurait dragué tout ce qui passait à proximité armé d'un 90b ou c à crédit, et d'une paire de fesses rebondies à force de squats. Tout ce que je n'étais pas avec mes formes menues planquées sous des kilos-tonnes de tissus. Tout était ample, chez moi, de mon haut dit "loose" à mon short taille haute sur lequel je tirais sans cesse sous les regards insistants de mon voisin de tabouret de bar. Vu la chaleur qui régnait dans la grande pomme en ce moment, j'avais opté pour du court, parfait pour une journée passée à crapahuter partout, mais bien moins lorsqu'il s'agissait de sortir seule, le soir tard, dans un bar. Un jean aurait été plus approprié et aurait, sans nul doute, bien moins suscité l'intérêt de mon voisin. Cela dit, après l'avoir menacé de lui crever un oeil avec la paille de son cocktail, il lâcha l'affaire et je pus retourner à ma lecture, sans, pour autant, cesser de tirer sur le bas de mon short. Mon cocktail en préparation, je tentais de suivre les aventures de Georges Duroy, aka Bel-ami, dans mon bouquin marqué par les ans et les nombreuses lectures que je lui avais déjà infligé, lorsque Bel-ami, himself, se matérialisa à mes côtés. Heu... comment il avait obtenu sa bière, lui ? J'avais passé commande depuis un moment, déjà. Le barman entreprenait de faire pousser la menthe de mon mojito, ou quoi ? C'est la question que je me posais tandis que l'inconnu tentait de m'aborder en me parlant de l'incongruité de mon livre dans un tel endroit. Tellement original qu'il était le troisième a usé de la même technique en moins de dix minutes. Ne se laissant pas déstabiliser par mon absence visible d'intérêt pour sa personne, il enchaina avec un petit jeu de devinette. Ok, donc il allait vraiment falloir que je le décourage, c'est ça ? Il ne s'arrêterait pas de lui-même ? Très bien. “No hablo inglés.” je grimaçais, presque crédible, avant de retourner à ma lecture française. Ca aurait pu fonctionner, malgré mon atroce accent et mes très faibles notions d'espagnol, si le barman n'avait pas choisi pile ce moment-là pour m'apporter ma boisson et m'expliquer à quel point il était insultant de lui demander ce type de cocktail lorsqu'il y avait tellement plus élaboré et spectaculaire sur la carte. Evidemment, j'étais beaucoup moins crédible dans le rôle de la touriste espagnole, maintenant. Soupirant de tout mon soule, je me retournais vers Bel-ami, consciente qu'il allait falloir m'armer de patience pour me débarrasser de lui, désormais. “Ok, laisse-moi deviner à mon tour. Tu t'es un peu trop vanté de ton tableau de chasse devant tes potes de frat qui, de ce fait, t'ont mis au défi de ramener dans ton lit la nana la moins réceptive de ce bar. Et, quelle chance, c'est tombé sur moi. J'ai bon ?” Que j'ai raison ou non, le résultat était le même, il avait jeté son dévolu sur la mauvaise personne. “Je vais te faire gagner du temps, d'accord ? Toi et moi, ça n'arrivera jamais. Désolée.” Faussement compatissante, je me fendais d'une moue tragique aux lèvres, et poussais le vice jusqu'à lui tapoter la main. Sérieusement, y avait quand même plus intéressant dans mon dos, plus sexy et très certainement bien plus réceptive.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Jeu 19 Juin - 12:55

« No hablo inglés. » ce fut les premiers mots de la brune et Joey éclata de rire. « Todo el mundo hablo espanol aqui » lui fit-il savoir tout en sirotant sa bière. A New York, si les gens ne savaient pas parler 2/3 langues, ils ne connaissaient clairement rien à la vie, puis Joey avait grandi avec la famille De la Vega, et même s'il leur reprochait beaucoup de choses, l'apprentissage de l'espagnol ne faisait pas partie de ses regrets, il avait toujours apprécié cette langue plus chantante que toutes les autres. Il vit son ami servir la brune tout en se plaignant un peu, il parlait dans un anglais parfait, signe que la brune pouvait et savait comprendre l'anglais. Joey pouffa donc de rire devant sa pauvre tentative, elle n'était pas réceptive mais ça ne l'arrêtait pas pour autant. Il tenta alors de deviner pourquoi elle était là, c'était toujours un jeu amusant à son sens. Malheureusement, la brune ne semblait pas être de cet avis « Ok, laisse-moi deviner à mon tour. Tu t'es un peu trop vanté de ton tableau de chasse devant tes potes de frat qui, de ce fait, t'ont mis au défi de ramener dans ton lit la nana la moins réceptive de ce bar. Et, quelle chance, c'est tombé sur moi. J'ai bon ? » Joey plissa le nez avant qu'un sourire narquois ne s'étende sur ses lèvres. « Non pas vraiment, je viens de terminer mes examens, ma petite soeur fait un tour du monde et mon père construit une nouvelle vie avec sa petite-amie... du coup, j'avais juste besoin d'un verre pour fêter ça et voir si je ne pouvais pas tomber sur des amis... » fit soudain Joey les yeux pétillants de malice. « Mais ça aurait carrément pu être ta solution si j'étais tombé sur mes potes de fraternité » ajouta-t-il avec sa désinvolture habituelle. « Je vais te faire gagner du temps, d'accord ? Toi et moi, ça n'arrivera jamais. Désolée. » la brune lui tapota la main et Joey retourna sa paume pour lui attraper le bras, il remonta la main de la jeune femme jusqu'à ses lèvres pour l'embrasser avec amusement avant de lui faire un clin d'oeil. « Ce n'est pas gentil de dire désolé quand on ne le pense pas. Et il ne faut jamais dire jamais. Et puis c'est carrément présomptueux, si ça se met, je t'ai parlé à toi parce que j'ai bien vu que tu étais la seule fille avec qui une conversation était possible » répondit Joey avec sérieux, s'il le pensait, non, pas vraiment, mais c'était vrai qu'il voulait quelque chose de différent, s'il l'avait choisie elle, c'était parce qu'elle représentait un défi, certes, mais aussi parce qu'il voulait aussi communiquer, parler, et ça, c'était à cause de son histoire avec Ozalee, il n'arrivait plus à... juste coucher avec une femme, elle devait un minimum l'intéresser, un minimum lui plaire désormais, et ça avait changé sa vie nocturne.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Jeu 19 Juin - 22:51

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« Non pas vraiment, je viens de terminer mes examens, ma petite soeur fait un tour du monde et mon père construit une nouvelle vie avec sa petite-amie... du coup, j'avais juste besoin d'un verre pour fêter ça et voir si je ne pouvais pas tomber sur des amis... Mais ça aurait carrément pu être ta solution si j'étais tombé sur mes potes de fraternité » Super, le voilà entrain de me raconter sa vie par le menu. Est-ce que j'avais demandé quoique ce soit ? Est-ce que j'avais laissé entendre que son histoire familiale m'intéressait ? Je voulais simplement le décourager, pas l'inviter à entamer la conversation. Et ce sourire en coin, et cette manière désinvolte et légère d'aborder chaque mot. Il n'était pas seulement agaçant, il était bien pire. Finalement, souhaitant mettre un terme à sa petite scène, je lui expliquais, sans détour, que je n'étais en rien un défi, mais tout simplement une impasse. Sauf qu'au lieu de prendre conscience de l'incommensurable bonté dont je faisais preuve, il décida de poursuivre sa parade amoureuse en plantant ses lèvres sur le revers de ma main. J'aurais pas du la laisser trainer, autant pour moi. Et un clin d'oeil avec ça ? Seigneur, j'avais le droit au packaging de compet' ! « Ce n'est pas gentil de dire désolé quand on ne le pense pas. Et il ne faut jamais dire jamais. Et puis c'est carrément présomptueux, si ça se met, je t'ai parlé à toi parce que j'ai bien vu que tu étais la seule fille avec qui une conversation était possible » J'haussais un sourcils, avant de laisser lentement mes lèvres s'étirer et mon menton choir au creux de ma main ouverte, observant l'importun avec fascination. “Vraiment ?” je demandais alors, telle une groupie enamourée. “Vraiment... Ca marche vraiment ce type de répliques ? Tu les fais boire avant ou... comment ça se passe ?” Il n'était pas sérieux, n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas décemment espérer que je me sente flattée par ses arguments sans aucun sens... C'était mon short qu'il avait perçu depuis l'autre bout du bar, pas le potentiel contenu de mon hypothétique conversation. Je me redressais, trempais mes lèvres dans mon cocktail histoire de me donner une contenance, avant d'obliquer, à nouveau, mon regard vers lui. “Tu sais, je viens d'un pays qui a inventé la séduction et qui a érigé cet art au rang de raison d'état, alors il va falloir faire tellement mieux que ça si tu espères, non pas me mettre dans ton lit, puisque je persiste et signe, ça n'arrivera pas, mais m'intéresser suffisamment de manière à ce que je ne quitte pas ce bar sur le champ. Oublie les techniques de base, c'est insultant, et passe directement à l'artillerie lourde.” Il fallait au moins ça pour espérer séduire une française. “Et, au fait, le baise-main, les lèvres ne doivent jamais toucher la main. L'épiderme doit être chatouillé, attisé, alléché par le souffle, rien de plus.” On se cherche, on s'agace, on se couvre, on se découvre, et on s'éloigne... La séduction est une danse complexe née de la création pure et simple d'un sentiment de frustration qu'on devra, par tous les moyens, rassasier. Tant que je ne suis pas frustrée, je n'ai aucunement besoin ou envie de lui. S'il m'offre absolument tout sans que je ne demande rien, c'est pire. S'il comptait me charmer, il allait falloir qu'il apprenne à m'appâter puis à me priver. Une subtilité dont je n'étais pas certaine qu'un américain soit capable. “Alors, tu me la montres ton arme secrète ?” je demandais, finalement, la paille entre les dents. Quitte a commencer à jouer, autant qu'il débute avec ses meilleurs arguments. Et ce fut à mon tour de sourire avec défi, persuadée qu'il partait perdant. Evidemment.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mer 25 Juin - 12:02

« Vraiment ? Vraiment... Ca marche vraiment ce type de répliques ? Tu les fais boire avant ou... comment ça se passe ? » il éclata de rire avant de prendre une gorgée de sa bière, les yeux pétillants de malice. « Pour être honnête, les filles ici ont déjà bu, les pré-soirées etc... ça aide beaucoup » expliqua-t-il tout en jetant un regard circulaire autour de lui, yep, clairement, les filles étaient jolies, toujours plus dans ce genre d'endroit où elles faisaient tout pour se mettre en avant, elles auraient pu l'intéresser avant, où il s'en fichait d'elle, où leur prénom n'avait aucune importance, il grinça légèrement des dents, l'idée de changer ne l'avait pas effleuré avant qu'il ne se transforme en pur connard dans les yeux d'Ozalee, évidemment que l'amie de sa cadette avait plus d'importance que... un coup d'un soir. « Tu sais, je viens d'un pays qui a inventé la séduction et qui a érigé cet art au rang de raison d'état, alors il va falloir faire tellement mieux que ça si tu espères, non pas me mettre dans ton lit, puisque je persiste et signe, ça n'arrivera pas, mais m'intéresser suffisamment de manière à ce que je ne quitte pas ce bar sur le champ. Oublie les techniques de base, c'est insultant, et passe directement à l'artillerie lourde. » Joey fit mine de réfléchir, il grimaça soudain avant de se passer la main dans les cheveux. « Et, au fait, le baise-main, les lèvres ne doivent jamais toucher la main. L'épiderme doit être chatouillé, attisé, alléché par le souffle, rien de plus. » il fit un mouvement de main qui rappelait une courbette. « Noté. » fit-il savoir, si ça pouvait toujours servir pour la suite, pourquoi pas. « Et je ne suis pas un pro de la drague pour être honnête, j'aime juste le sexe. La fille a peu d'importance tant que j'arrive au résultat, j'ai toujours eu cette tendance à chercher la fille qui était le plus à même à m'offrir ce que je souhaitais. J'ai donc un don pour... repérer les plus désespérée ? » tenta-t-il d'expliquer en se frottant légèrement la joue avant de pousser un soupire et grimacer légèrement. Dis comme ça, ça faisait connard tout de même, bon, il assumait ce qu'il était... c'était pour ça qu'en lui parlant à elle... il était... hors de ses repères et il ne savait pas vraiment quoi faire ou quoi dire, c'était juste... différent, il voulait changer, ou au moins essayer. « Alors, tu me la montres ton arme secrète ? » il pouffa légèrement de rire avant de se pencher vers elle. « Je pense que c'est punissable par la loi de sortir son sexe dans les boites maintenant, désolé » souffla-t-il le regard pétillant d'arrogance avant de secouer la tête. « Je sais imiter la voix de Donald Duck, c'est ce tour là que j'utilise, ça fait rire les filles, elles me trouvent ridicule et... marrant je suppose... et elle croit du coup que je suis inoffensif, ça marche pour moi » avoua-t-il sans détour. Il était blond, souriant, charmant, il avait l'air trop doux pour se comporter en véritable connard, mais ce n'était qu'une apparence, il n'était rien de tout ça, il était la pire ordure chez les mecs, il en était conscient, il jouait de son apparence pour obtenir ce qu'il voulait, il se faisait passer pour ce qu'il n'était pas, il s'intéressait à une fille le temps d'une soirée, le temps qu'elle se dévoile et lui offre tout ce qu'il réclamait, quand il était... de mauvaise humeur, il s'amusait à leur faire croire qu'il n'avait jamais fait ça avant "ramener une fille le premier soir"... puis c'était après, le lendemain qu'il montrait son vrai visage, celui de la pure indifférence, il montrait son vrai visage et il n'était plus souriant ou charmant, il était juste... plein de sarcasme, et colérique aussi un peu. Il avait détesté les femmes le trois quart de sa vie, il aimait penser qu'il pouvait les faire souffrir mais lui n'offrait pas assez de sa personne pour que cela lui soit rendu. « Et toi, ton arme secrète ? » demanda-t-il avec un petit sourire en coin tout en faisant un signe de main à son ami le barmaid, il eut un geste de main pour la brune et sa personne et il fit tourner son index pour indiquer qu'il voulait une tournée de la même chose.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Jeu 26 Juin - 2:40

Astaria + Joey
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« Pour être honnête, les filles ici ont déjà bu, les pré-soirées etc... ça aide beaucoup » Suivant son exemple, je jetais un regard à la ronde. D'ordinaire, il s'agissait de mon premier réflexe, quasi inconscient  : observer autour de moi et dresser l'inventaire mental de tous les spécimens se trouvant à proximité. Mais pas ce soir. Ce soir j'avais souhaité me vider la tête, et ça commençait par m'isoler de ce moment extérieur bien trop perceptible pour moi. C'était comme si, dès que je posais mon regard sur quelqu'un, quand bien même il s'agisse d'une fraction de seconde, une bulle de dialogue apparaissait au-dessus de sa tête pour me laisser y lire son histoire. J'étais à la limite de l'autisme, d'après mon frère, mais puisqu'il exagérait toujours tout... Désormais que je m'ouvrais, je percevais tout, l'ancien footballeur universitaire blessé au genou qui tentait de draguer une ancienne reine de beauté pour se prouver qu'il était encore capable de ça. L'ancienne reine de beauté qui gloussait de plaisir en se persuadant qu'elle était toujours aussi irrésistible qu'en 2004. Il y avait aussi l'enterrement de vie de jeune fille où l'une des demoiselles d'honneur en pinçait pour la future mariée, cette dernière ne lâchant pas des yeux le barman en se demandant quelle idée elle avait eu de dire 'oui' à cet expert comptable à calvitie précoce. Et puis, il y avait lui, le blondinet trop sûr de lui sur lequel je reportais mon regard après mon tour d'horizon. J'avais beau lui envoyer la fameuse artillerie lourde niveau répulsif, il continuait de sourire comme si je répondais à toutes ses attentes. Même lorsque je l'informais de ses maigres capacités en drague et lui offrait une leçon gratuite de baise-main, il se contentait d'un salut très vieille France.« Et je ne suis pas un pro de la drague pour être honnête, j'aime juste le sexe. La fille a peu d'importance tant que j'arrive au résultat, j'ai toujours eu cette tendance à chercher la fille qui était le plus à même à m'offrir ce que je souhaitais. J'ai donc un don pour... repérer les plus désespérée ? » m'offrit-il en guise d'explication. Une tirade qui me força à une expression de surprise. “Et, quelle chance, ce don t'a conduit jusqu'à moi, ce soir. Dois-je comprendre que je te semble particulièrement désespérée ?” Je crois que, maladroitement, il essayait de me faire un compliment, m'expliquant tout ce que je n'étais pas. Sauf qu'il allait falloir qu'il travaille sur sa communication, également, parce que là, il n'était pas au point. “T'as raison, niveau drague, t'es un peu naze, quand même.” Vexée ? Pas le moins du monde. Courroucée ? Non plus. A la limite, j'étais même amusée de sa maladresse, mais pas suffisamment pour lui offrir le plaisir de s'en rendre compte. A la place, je l'interrogeais sur son arme secrète. Il devait bien en avoir une, surtout vu son handicap en drague. « Je pense que c'est punissable par la loi de sortir son sexe dans les boites maintenant, désolé » Je roulais des yeux en soupirant. “Leçon numéro deux : la subtilité. T'as vraiment tout à apprendre, n'est-ce pas ?” Et dire qu'on disait les américains prudes... On s'offusquait d'un sein à l'écran durant le Superbowl, mais vanter la longueur de son sexe à une inconnue, ça passait crème... Mouai... « Je sais imiter la voix de Donald Duck, c'est ce tour là que j'utilise, ça fait rire les filles, elles me trouvent ridicule et... marrant je suppose... et elle croit du coup que je suis inoffensif, ça marche pour moi » Je n'en doutais pas un seul instant parce que, comme il l'avait dit, ses techniques il les testaient sur les cas désespérés et fortement imbibés. A ce niveau-là, un simple 'salut' devait fonctionner tout aussi bien. “Et ça ne marcherait absolument pas sur un cas non-désespéré et sobre... Donald Duck ne me fait pas triper. Tout comme Pluto, Mickey et compagnie, ne m'ont jamais donné envie de faire valdinguer ma culotte...” J'avais besoin d'admirer un homme pour qu'il me plaise, alors un type qui parlait comme Donald n'était pas vraiment de l'ordre du fantasme sur pattes. « Et toi, ton arme secrète ? » Moi ?! Encore aurait-il fallu que je drague pour posséder une arme secrète. “Visiblement, le simple fait d'être assise au bar est une arme suffisamment puissante.” je lui indiquais, feignant le fait d'être blasée tout en terminant mon verre. Il venait de m'en commander un autre, autant en profiter. “Plus sérieusement, j'ai pas besoin d'arme secrète, je suis une femme, donc, par définition, je ne suis pas en demande. Tu es la demande, je suis l'offre.” Une femme n'avait besoin de rien d'autre que d'être une femme, finalement, c'était ça son arme. “Le sexe, pour vous, est un besoin, et pour nous un simple plaisir qui peut s'avérer très secondaire. Une absence de sexe devient douloureux physiquement pour vous, alors qu'une femme peut tenir des mois voir des années sans l'ombre d'un rapport. C'est ça notre arme secrète : on vous tient, littéralement, par les couilles. Vous êtes à notre merci.” Un sourire en coin plus tard, je récupérais ce nouveau verre apporté par le barman, et y trempais mes lèvres. “Oh, et pour information, oui, montrer son sexe en public est répréhensible, mais contrairement à ce que la majorité pense, il ne s'agit pas d'un attentat à la pudeur, lourdement sanctionné, mais d'un outrage publique à la pudeur, la peine encourue étant de quelques dollars d'amende, seulement. La différence entre le premier et le deuxième c'est que pour passer de l'outrage à l'attentat, il faudrait que tu me touches avec ton... truc, ou que je sois mineure sexuellement. Cela dit, je peux toujours invoquer le harcèlement sexuel, votre code pénal étant beaucoup plus flou concernant ce dernier point.” C'était ce qu'il y avait de plus drôle durant les cours de droit international, l'apprentissage des lois américaines si paradoxales et peuplées de cas de jurisprudence absolument ridicules.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mar 8 Juil - 15:54

« Et, quelle chance, ce don t'a conduit jusqu'à moi, ce soir. Dois-je comprendre que je te semble particulièrement désespérée ? » Joey pencha la tête sur le côté et réfléchit quelques secondes avant qu'un petit sourire n'apparaisse sur ses lèvres. « Non, mais je n'avais juste pas envie... de tout ça ce soir... » finit-il par avouer en ayant un geste de main pour la piste de danse, il était un peu fatigué de toute cette comédie, vraiment, parfois, il se sentait juste vidé, idéalement, ce qu'il aurait aimé c'était une simple soirée avec sa soeur devant un film à l'eau de rose où il aurait fait semblant de détester de tout son être le film. « T'as raison, niveau drague, t'es un peu naze, quand même. » il éclata de rire sans pouvoir s'en empêcher, c'était juste... bon, il était un charmeur, il le savait, mais il ne se voyait pas comme un pro de la drague, il allait toujours vers les filles "faciles" parce qu'il n'avait dans le fond pas grand chose à faire. « Je ne me voile pas la face là-dessus non plus » finit-il par dire légèrement amusé, parce que c'était ça aussi, il ne se faisait pas de grandes illusions, il connaissait ses points forts et ses points faibles, il en jouait pour en faire sa force. Puis il tenta l'humour salace, mais c'était tentant, elle lui avait tendu la perche, il n'avait fait que la saisir ! « Leçon numéro deux : la subtilité. T'as vraiment tout à apprendre, n'est-ce pas ? » « Sans doute, tu vas m'apprendre ? » lui demanda-t-il tout en buvant une longue gorgée de sa bière, son regard brillait d'amusement, si on lui avait dit qu'une femme allait un jour lui donner des cours de drague... il ne l'aurait sans doute jamais crû. Elle réclama son arme secrète, il n'en avait franchement pas, en général, les filles n'étaient pas trop difficiles à convaincre alors bon... il imitait Donald, il le faisait pour sa soeur depuis qu'il était gamin, c'était facile pour lui et ça faisait sourire, ça lui allait très bien pour sa part. « Et ça ne marcherait absolument pas sur un cas non-désespéré et sobre... Donald Duck ne me fait pas triper. Tout comme Pluto, Mickey et compagnie, ne m'ont jamais donné envie de faire valdinguer ma culotte... » il arqua un sourcil plus qu'intéressé, sérieusement, cette fille était... amusante, distrayante, elle respirait... quelque chose de différent et il trouvait ça assez agréable, elle ne minaudait pas et gosh, ça faisait un bien fou. Comme elle s'était intéressée à sa "technique" de drague, il voulait également savoir à elle son arme secrète. « Visiblement, le simple fait d'être assise au bar est une arme suffisamment puissante. » Joey l'observa une seconde dans les yeux avant de laisser tomber son regard sur les jambes de la brune. « Je pense que c'est surtout la longueur des jambes qui a fait la différence » lui indiqua-t-il en toute honnêteté avant de relever le regard comme si de rien n'était, il l'avait juste dit parce que c'était aussi vrai, il avait toujours eu un faible pour les jambes, c'était son... point faible à lui. « Plus sérieusement, j'ai pas besoin d'arme secrète, je suis une femme, donc, par définition, je ne suis pas en demande. Tu es la demande, je suis l'offre. Le sexe, pour vous, est un besoin, et pour nous un simple plaisir qui peut s'avérer très secondaire. Une absence de sexe devient douloureux physiquement pour vous, alors qu'une femme peut tenir des mois voir des années sans l'ombre d'un rapport. C'est ça notre arme secrète : on vous tient, littéralement, par les couilles. Vous êtes à notre merci. » Joey déposa sa main sur le coeur dans un air dramatique. « Et je ne m'en suis jamais plains, promis. » répondit-il tout en faisant un clin d'oeil à la brune, oh oui, il savait tout ça, il connaissait aussi l'autre point fort d'autres femmes : leur cuisine. C'était sans doute... un peu triste quelque part, mais il avait vu pas mal de ses amis se laisser happer par des filles et rester avec elles parce qu'elles cuisinaient divinement bien. « Oh, et pour information, oui, montrer son sexe en public est répréhensible, mais contrairement à ce que la majorité pense, il ne s'agit pas d'un attentat à la pudeur, lourdement sanctionné, mais d'un outrage publique à la pudeur, la peine encourue étant de quelques dollars d'amende, seulement. La différence entre le premier et le deuxième c'est que pour passer de l'outrage à l'attentat, il faudrait que tu me touches avec ton... truc, ou que je sois mineure sexuellement. Cela dit, je peux toujours invoquer le harcèlement sexuel, votre code pénal étant beaucoup plus flou concernant ce dernier point. » Joey qui souriait légèrement se figea un instant avant d'observer la brune avec une attention plus poussé, un petit sourire commença à naitre au coin des ses lèvres et il se passa la main dans les cheveux avant de rigoler légèrement. « Tu fais aussi des études en droit ? » lui demanda-t-il surpris mais aussi impressionné. « Quelle année ? Tu vas à la fac dans le coin ? » l'interrogea-t-il avec intérêt certain, il se pencha légèrement dans sa direction sans réellement le réaliser, il buvait tranquillement et pouvait admettre que cette conversation l'intéressait plus que la plupart des autres.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mar 8 Juil - 22:04

Astaria + Joey
Gladiators
« Non, mais je n'avais juste pas envie... de tout ça ce soir... » Voilà qui avait, au moins, le mérite de ne pas me faire sentir comme l’une de ces désespérées dont il était friand. Je n’avais rien contre elle, chacun ses choix de vie, mais je n’aimais pas être assimilée à cette foule en tout point dissemblable à ce que j’étais. Ni supérieure, ni inférieure, juste sensiblement différente. Au moins, n’étant pas totalement aveugle, il l’avait remarqué et ne s’était pas contenté de se tromper de chemin. Ça ne changeait rien au fait que je le soupçonnais d’être là pour le défi que je représentais, et donc pour essayer de me faire entrer dans son lit, mais vu son niveau de drague… « Je ne me voile pas la face là-dessus non plus » Mais c’est qu’il s’avérait d’une lucidité à toute épreuve, finalement. Et pourtant il s’entêtait à rester là… « Sans doute, tu vas m'apprendre ? » Pardon ? Lui apprendre quoi ? L’art de la subtilité ? « Ca ne s’enseigne pas, malheureusement, je crois qu’il faut naître avec, et certainement pas de ce côté de l’Atlantique. » Pareil, je n’avais rien contre les américains –auquel cas je me serais sentie légèrement oppressée- mais on ne pouvait pas vraiment dire qu’ils brillaient par leur subtilité. Oh, ils devaient bien avoir d’autres qualités, cependant je n’en avais vu aucune, pour l’instant. Et ce n’était pas son arme secrète qui allait me faire changer d’avis. Donald ? Sérieusement ? Il allait lui falloir un peu plus que ça pour m’allumer le bas-ventre qui demeurait à une température frôlant les -4°. La mienne d’arme secrète sembla lui convenir, et l’explication allant avec également. J’étais une femme, je n’avais besoin de rien d’autre. Même une moche vraiment moche avait plus de chances de conclure qu’un type lambda plus ou moins doué en drague. C’était injuste, mais le monde en allait ainsi depuis la nuit des temps, ou presque… « Je pense que c'est surtout la longueur des jambes qui a fait la différence » Quoi ? Zut ! Mal à l’aise, je tirais un peu plus sur le tissu de mon short, regrettant une fois de plus de n’avoir eu le temps, ni l’occasion de me changer. Ça passait pour la journée, mais le soir dans un bar… « Je n’avais pas prévu de sortir, ce soir, et clairement dans cette tenue. » je grimaçais, mon corps défendant. Je crois que je ne souhaitais surtout pas qu’il pense qu’il s’agissait là d’une habitude, que je passais mon temps à exposer mes jambes tout en m’offusquant que quelqu’un puisse les observer. J’aurais du m’en foutre, mais finalement, il n’était pas si désagréable que ça. Bon, clairement pas aussi plaisant que mon bouquin, mais quitte à sociabiliser un peu… J’en revenais à ses interrogations concernant l’exposition de ses attributs en public, et l’informais des risques de sanction encouru. Sa réponse me fit froncer des sourcils. Je m’attendais à à peu près tout, du ‘tu me soules avec ta science’ à ‘épouse-moi et fais-moi trois bébés’, mais pas à ça : « Tu fais aussi des études en droit ? » Comment ça ‘aussi’ ? Genre en plus d’être jolie et désagréable ? Ou genre ‘toi aussi’ ? « Quelle année ? Tu vas à la fac dans le coin ? » « Troisième année, Sorbonne, France. » je répondais mécaniquement sans défroisser les sourcils. « Tu fais du droit aussi ? » Voilà qui était potentiellement surprenant. Je l’imaginais bien étudiant, ce n’était pas le souci, mais plutôt dans une branche plus… relax. Genre Littérature, Art, Psychologie Féminine… Quoique non, cette dernière option aurait fait de lui un très mauvais élève. « Sans vouloir te vexer, je te voyais plutôt en sport-étude. » Ok, d’accord, c’était un peu vexant et très clairement de la provoc’, mais quitte à ne pas pouvoir lire mon bouquin, autant en profiter un peu et tester ses réactions. « Et donc, si j’ai bien compris, tu appartiens à une fraternité ? Désolée, je ne suis pas d’ici, vos us et coutumes ont quelque chose de très folklorique à mes yeux. En tant que Bizut, tu as du faire quoi ? Courir tout nu dans Central Park en te frottant à chaque arbre ? Servir les anciens en tenue de soubrette ? C’était avilissant et dégradant à quel point ? » je poursuivais, mi-amusée, mi-réellement curieuse. « J’arrive pas du tout à t’imaginer en avocat. » je reprenais, délaissant ce verre que je ne cessais de mener jusqu’à mes lèvres avant de changer d’avis et prendre la parole à nouveau. « En tous cas, je ne t’engagerais pas en tant qu’avocat. J’fais pas confiance aux gens au physique trop avantageux. C’est comme pour les médecins, je préfère les moches. J’ai moins l’impression qu’ils ont obtenu leurs diplômes grâce à leur belle gueule, tu comprends ? Un moche, c’est plus combatif, ça a du prouver ses capacités, se battre pour se faire une place. Un beau mec pensera toujours pouvoir s’en sortir avec un sourire. Et personnellement, si je découpe un type en morceaux pour le planquer au fond d’un terrain vague, j’ai pas spécialement envie que mon avocat me représente à base de sourires ravageurs à l’attention du jury. Ça te semble idiot ? » Ce n’était pas très politiquement correct, et peut-être même était-ce un peu tordu, mais je doutais que ma théorie soit totalement idiote. Il y avait eu des études là-dessus, sur la capacité de réussite des beaux contre celles des moins beaux. Les physiques avantageux réussissent mieux dans la vie, c’est un fait scientifique. Alors, à diplôme égal, un moche sera toujours plus méritant. J’haussais un sourcil en l’interrogeant du regard, tout en m’autorisant, finalement, une gorgée de mon breuvage.  
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Dernière édition par Astaria S. de Salignac le Mar 15 Juil - 2:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mar 15 Juil - 1:14

La brune malgré sa froideur du début continuait de lui parler, sans pouvoir en être tout à fait sûr à 100%, il pensait pouvoir dire qu'elle... appréciait un minimum sa compagnie maintenant, du moins, elle le tolérait, ce qui était toujours plus engageant qu'à la base. Elle avait une façon de répondre assez... amusante aux yeux du blond, honnêtement, il ne s'attendait pas à autant de répondant mais hey, il n'allait certainement pas se plaindre alors que c'était lui qui était venu à sa rencontre. Elle voulait... connaitre ses astuces de drague, il n'en avait clairement pas, du moins, pas un truc auquel il pouvait penser comme ça. Puis elle lui faisait des leçons alors bon... ici, elle parlait de subtilité. « Ca ne s’enseigne pas, malheureusement, je crois qu’il faut naître avec, et certainement pas de ce côté de l’Atlantique. » il eut un sourire en coin avant de boire une longue gorgée de sa bière, honnêtement, il n'avait pas grand chose à dire là-dessus, il pouvait parfois être subtile, quand il cherchait à l'être, mais c'était rare, il était trop dans le genre rentre dedans pour aimer prendre les petites routes. La jeune française eut une très longue... conversation sur le pouvoir des femmes, Joey n'allait pas la contredire, il était d'accord avec l'ensemble, sauf un petit point qu'il releva sans hésitation : il était sûr que le pouvoir de la brune ne consistait pas uniquement au fait d'être assisse, non, le short avait clairement aidé, parce que, damn, elle avait des jambes vraiment... ravissantes. Sauf que le compliment mit la brune un peu mal à l'aise. « Je n’avais pas prévu de sortir, ce soir, et clairement dans cette tenue. » fit-elle simplement et Joey leva les deux mains en l'air. « Au cas où on ne le remarquerait pas, je ne plains pas du tout. Et tu as le droit de porter la tenue que tu veux, ce n'est pas provocateur et ça met en avant un atout pour toi. » avoua Joey avec un sourire amusé sur les lèvres, oh, il ne se moquait pas, il pensait chaque mot, mais il ne voulait pas non plus la vexer en tenant ses propos.

Puis il se passa clairement quelque chose d'étrange. Elle évoqua ce qu'il se produirait s'il montrait vraiment ses parties génitales en public, pas qu'il avait vraiment envie de le faire hein. Mais quand elle parla, il comprit qu'elle s'y connaissait trop... comme une étudiante... tout comme lui en somme... et well, c'était étrange, surprenant mais en rien décevant, elle en devenait encore plus intéressante à ses yeux. « Troisième année, Sorbonne, France. » « Wep, pas dans le coin » constata-t-il avec un petit sourire en coin « Tu fais du droit aussi ? » « Je viens de terminer, je bois à la fin des examens et au début de ma future carrière » fit-il tout en haussant les épaules avec une certaine désinvolture, il se contenta de boire une gorgée de sa bière tout en plissant légèrement le nez, il connaissait son avenir déjà, une fois le diplôme en poche, le cabinet de son père allait l'engager, il ferait les petits boulots avant de vite monter, c'était l'avantage d'être le fils d'un des patrons, mais il avait plutôt intérêt à faire ses preuves parce qu'il était hors de question qu'ils vivent dans un monde où il était moins doué qu'un des frères De la Vega. « Sans vouloir te vexer, je te voyais plutôt en sport-étude. » Joey éclata de rire avant de secouer négativement la tête. « Je déteste jouer en équipe, j'aime trop briller et être le meilleur dans ce que j'entreprends. Je fais juste de la course pour maintenir ma forme » expliqua-t-il sans se vexer, il savait qu'il avait le physique qui aidait à penser qu'il n'était dans le fond qu'un idiot superficiel, parfois il jouait le jeu, il n'en avait pas tellement envie ce soir. « Et donc, si j’ai bien compris, tu appartiens à une fraternité ? Désolée, je ne suis pas d’ici, vos us et coutumes ont quelque chose de très folklorique à mes yeux. En tant que Bizut, tu as du faire quoi ? Courir tout nu dans Central Park en te frottant à chaque arbre ? Servir les anciens en tenue de soubrette ? C’était avilissant et dégradant à quel point ? » il eut un petit sourire avant de lui faire un signe de main pour s'approcher de lui, il se pencha en avant et se mit à murmurer « J'ai pas le droit d'en parler, j'ai fait un serment, donc je ne démentirais ou agréerais à aucune de tes suppositions » fit-il avec son petit sourire charmeur. Il reprit sa place initiale mais ne lâcha aucune information par principe et par conviction. « J’arrive pas du tout à t’imaginer en avocat. » « Pourtant le costume me va parfaitement » répondit-il avec conviction, oh clairement, elle ne parlait pas de son aspect physique, ou si, mais justement parce qu'il faisait trop... décontracté et relaxé, son père lui avait fait le reproche aussi. « En tous cas, je ne t’engagerais pas en tant qu’avocat. J’fais pas confiance aux gens au physique trop avantageux. C’est comme pour les médecins, je préfère les moches. J’ai moins l’impression qu’ils ont obtenu leurs diplômes grâce à leur belle gueule, tu comprends ? Un moche, c’est plus combatif, ça a du prouver ses capacités, se battre pour se faire une place. Un beau mec pensera toujours pouvoir s’en sortir avec un sourire. Et personnellement, si je découpe un type en morceaux pour le planquer au fond d’un terrain vague, j’ai pas spécialement envie que mon avocat me représente à base de sourires ravageurs à l’attention du jury. Ça te semble idiot ? » il prit le temps d'encore boire une gorgée avant de constater que sa bière était vide, il se tourna automatiquement vers le bar pour refaire le plein de boissons, c'était un automatisme chez lui, il n'aimait pas ne pas avoir les mains occupées, et comme il était quelqu'un de gentil, il commanda encore une boisson pour la jeune femme, après tout, il lui prenait son temps, il pouvait bien lui offrir des verres. Son ami le servi rapidement et Joey lui fit un clin d'oeil avant de trinquer rapidement avec son ami. Lorsqu'il se tourna vers Astaria, il se racla la gorge avant de finalement répondre. « Je comprends tout à fait, après, c'est comme tout, il y a des bons et des mauvais avocats partout, et on ne gagne pas toujours, l'important n'est pas tellement de gagner à tout prix, quand son client est coupable, on ne peut juste parfois... rien faire hormis adoucir un maximum les peines... mais j'ai pas qu'une belle-gueule, je suis un fils d'avocat, j'ai encore plus à prouver que n'importe qui... » avoua-t-il tout en fronçant les sourcils avant qu'un sourire ne fende soudain son visage. « Et donc je fais partie de ces gens avec un physique avantageux si j'ai bien compris ? » demanda-t-il presque innocemment.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mar 15 Juil - 3:41

Astaria + Joey
Gladiators
« Au cas où on ne le remarquerait pas, je ne me plains pas du tout. Et tu as le droit de porter la tenue que tu veux, ce n'est pas provocateur et ça met en avant un atout pour toi. » Rien à faire de mettre en avant mes atouts -enfin, mon seul atout, d'ailleurs, vu la quasi-inexistence de feu ma poitrine morte-née-, je n'étais pas là pour ramener quelqu'un chez moi, mais plutôt pour fuir le quelqu'un qui était chez moi... enfin chez elle. Fuir le elle qui était chez elle, ce chez moi très temporaire. L'expliquer aurait été compliqué, alors je m'en abstenais, et me contentais de tirer sur mon short. Je n'aimais pas m'exposer, même si certains pouvaient trouvé ça très sympa à regarder, je n'étais pas une adepte de cette attention qu'on pouvait me porter parfois. J'avais beau paraître bien sûre de moi, voir carrément hautaine par instant, ce n'était qu'une façade, une manière de me protéger moi et ma très faible confiance en moi. Je n'étais pas totalement aveugle, je me savais jolie, mais tous les regards masculins du monde ne suffiraient pas à restaurer l'image que j'avais de moi-même. Voilà pourquoi je préférais la discrétion et n'assumais que très moyennement ma tenue du jour.

Heureusement, le centre d'intérêt changea rapidement, passant de mes jambes et sa théorique exhibition de pénis, aux études de Droit. Etait-il aussi étudiant dans cette matière ? « Je viens de terminer, je bois à la fin des examens et au début de ma future carrière » Plus qu'étudiant, donc, carrément diplômé. Ok, là il me surprenait. Je ne le voyais pas du tout en étudiant sérieux, mais encore moins en avocat. Je penchais pour Sport-Etudes, en réalité, un truc pas trop sorcier pour un feignant en puissance, plus adepte des soirées arrosées que des nuits blanches à bachoter. « Je déteste jouer en équipe, j'aime trop briller et être le meilleur dans ce que j'entreprends. Je fais juste de la course pour maintenir ma forme » Ca lui correspondait bien, en effet. “Il existe des sports solitaires, tu sais ? Les sports de combats, par exemple, la lutte, le judo, mais aussi l'athlétisme, lancé de disques, de poids, saut en hauteur, en longueur, à la perche, et niveau gay-friendly, y a le patinage artistique, aussi. Y a pas que le rugby dans la vie...” j'annonçais en sirotant mon verre. “Oui, je dis rugby, parce qu'un sport qui se joue avec les mains n'a aucune légitimité à s'appeler football.” Et il avait plutôt intérêt à être d'accord avec moi. C'était du rugby, leur truc, avec des tas de protections en plus, type armure, parce qu'ils étaient moins barbares que nous, ou plus chochottes, au choix. Je sais qu'en parlant de la sorte, j'écorchais la sacro-sainte illusion de supériorité typiquement américaine, et me posais en ennemie de leur drapeau, mais il n'en était rien. Il y avait juste beaucoup à prendre et à laisser chez eux, de jolis aspects et des plus moches, pour lesquels je n'étais pas prête à m'incliner. Les fraternités, par exemple. C'était surréaliste et avilissant, et pourtant ils se précipitaient tous pour en être membre, pour obtenir ce sentiment d'appartenance à quelque chose, comme s'ils ne pouvaient tout simplement pas exister par eux-mêmes. Bizarre, comme état d'esprit. Je tâchais d'en apprendre plus, mais me faisais vite rembarrer par monsieur. « J'ai pas le droit d'en parler, j'ai fait un serment, donc je ne démentirais ou agréerais à aucune de tes suppositions » m'offrit-il sur le ton de la confidence. “En tant que française, vos lois ne s'appliquent pas à moi, et ma tenue est bien trop courte pour planquer un micro.” Encore et toujours ce culte du secret. J'aurais aimé qu'il m'éclaire un peu sur cette particularité typiquement américaine, qu'il m'apprenne ce que je ne savais pas encore. Mais puisqu'il ne voulait pas, je n'allais pas insister, bien que je trouvais dommage de ne pouvoir avoir cette conversation. A la place, je repartais sur le métier d'avocat dans lequel je ne le voyais toujours pas. Que le costume lui aille était bien le problème, justement. Son physique trop avantageux n'inspirerait pas confiance, selon moi. En tous cas, pas à moi. « Je comprends tout à fait, après, c'est comme tout, il y a des bons et des mauvais avocats partout, et on ne gagne pas toujours, l'important n'est pas tellement de gagner à tout prix, quand son client est coupable, on ne peut juste parfois... rien faire hormis adoucir un maximum les peines... mais j'ai pas qu'une belle-gueule, je suis un fils d'avocat, j'ai encore plus à prouver que n'importe qui... » Drôle de manière de voir les choses. Pour moi, lorsque le client était coupable, c'est qu'il n'était pas mon client. Après, tout dépendait du crime aussi, et des circonstances, la culpabilité ne faisant pas tout. Mais un violeur d'enfants, par exemple, je me refuserais toujours de le représenter, quelque soit le montant du salaire qu'il serait prêt à me verser. “Mon cousin est avocat, mon oncle est avocat, et avant lui, mon grand-père était avocat. Nous en sommes à la cinquième génération d'avocat. Il n'y a que mon père qui a dérogé à la règle en devenant flic, et mon frère en devenant... inspecteur de culottes et futur chômeur en puissance.” Donc je savais ce que c'était de devoir faire ses preuves, de s'essayer à atteindre le niveau de ses illustres prédécesseurs, et... Mon verre ! Je cru d'abord qu'il m'échappait des mains avant de constater qu'il s'agissait du barman embarquant le contenant et le contenu ! “Mais, j'avais pas finiiiii !” je lançais avec le même désespoir que le gamin dans la pub Knaki, avant d'être rassurée par ce verre parfaitement plein qu'il glissait à nouveau entre mes mains. “T'es au courant que c'est sans alcool, pas vrai ?” je demandais, suspicieuse, à l'attention du futur avocat et face à tous ces verres qu'il continuait de m'offrir. Dans quel but ? Me saouler ? Il avait le temps de voir venir. “Tu vas devoir trouver un autre moyen pour me mettre dans ton lit.” J'ajoutais non sans oublier de le remercier pour cette nouvelle consommation. A moins qu'il ait passé un deal avec le serveur pour qu'il me glisse discrètement de l'alcool, voir pire, dedans ? Non, je le sentirais, tout de même. Cela dit, est-ce que le GHB avait un goût particulier ? « Et donc je fais partie de ces gens avec un physique avantageux si j'ai bien compris ? » Aussi surprenant que cela puisse paraître, je laissais échapper un éclat de rire. “Il va vraiment falloir faire quelque chose pour ta subtilité, là.” j'annonçais en secouant la tête de désolation, sans me départir de mon sourire amusé. “Parce que tu en doutes, peut-être ? Vu ta façon de débouler dans ce bar et de m'aborder, je dirais plutôt que tu as parfaitement conscience et de ton physique et de ce que ton assurance peut provoquer chez certaines femmes. Je ne prétends pas que tu ne doutes jamais de toi, je suis même persuadée que si on gratte un peu on doit pouvoir trouver une foule de choses sur lesquelles tu n'as pas le contrôle et qui te tétanisent. Mais pas ton physique. Ton physique tu sais très bien ce qu'il vaut, et tu sais aussi comment le dompter à ta guise. Comme cette barbe, par exemple, pour donner plus de maturité à un visage que tu juges encore trop jeune pour refléter réellement et de manière satisfaisante toute l'expérience que tu as. J'ai tort ?” je demandais en haussant les épaules. J'avais rarement tort sur les gens. Il m'arrivait de me tromper, évidemment, de me laisser piéger par quelques clichés et autres idées reçues, mais j'avais, à présent, suffisamment discuté avec lui pour m'être débarrassée de mes à-priori. “Et, entre nous, tu as bien fait, j'aime bien cette barbe.” j'ajoutais, finalement, avant de touiller le contenu de mon verre à la recherche d'un éventuel résidu de cachet non dissolu. On est jamais trop prudent.  
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Jeu 17 Juil - 19:57

« Il existe des sports solitaires, tu sais ? Les sports de combats, par exemple, la lutte, le judo, mais aussi l'athlétisme, lancé de disques, de poids, saut en hauteur, en longueur, à la perche, et niveau gay-friendly, y a le patinage artistique, aussi. Y a pas que le rugby dans la vie... Oui, je dis rugby, parce qu'un sport qui se joue avec les mains n'a aucune légitimité à s'appeler football. » Joey fronça les sourcils avant de se passer la main dans les cheveux, le jeune homme hésita avant de répondre, son regard se plongea dans la contemplation de sa bouteille avant qu'il ne daigne répondre avec un petit sourire quelque peu crispé. « Non, je n'ai... jamais vraiment consacré de temps à tout ça, j'avais d'autres choses à faire. Puis sérieux, un sport de combat ? J'ai toujours trop aimé mon visage pour m'infliger de la douleur de la sorte » finit-il par répondre par son enthousiasme habituelle. Pour être tout à fait franc, il était surtout occupé à élever sa petite soeur, son père était un illustre avocat, mais il avait été absent alors Joey... devait raccompagner sa soeur à la maison, et lui faire son quatre heure, l'aider à étudier, le temps qu'il aurait pu consacrer pour lui avait toujours été pour sa soeur... puis elle était tombée malade alors il avait juste... été là lors de ses dialyses, ça avait été sa vie mais il ne l'avait jamais regrettée. Il tentait d'être détaché le plus possible et quelque part, il fut très satisfait que la jeune femme se mette à l'interroger sur son bizutage, ah, le mystère... évidemment, ça attirait. Le jeune homme l'écouta tenter de le convaincre. « En tant que française, vos lois ne s'appliquent pas à moi, et ma tenue est bien trop courte pour planquer un micro. » Joey ricana légèrement avant de déposer une main compatissante sur l'épaule d'Astaria. « Je t'aurais bien livré tous les secrets de ma confrérie... mais j'ai des principes, je n'obéis pas parce que je dois, mais parce que j'ai aimé les valeurs inculqués » expliqua le jeune homme le regard brillant de malice. Même si le sujet des bizutages étaient intéressant pour Joey, lorsqu'elle parla du fait qu'elle aussi faisait des études de droits, il dut avoué être assez impressionné par tout ça, il ne s'y attendait pas du tout. Cependant, elle semblait croire qu'il n'était du genre sérieux, parce qu'il avait une jolie gueule, il n'était soudain pas assez convainquant comme avocat. Oh, évidemment, ça pouvait jouer, mais il vivait avec la comparaison de son père... et il n'avait juste pas envie d'être une déception, il s'en était plutôt bien tiré vis-à-vis des études, et il n'avait clairement pas l'intention de se servir de ses sourires pour gagner ses cas. « Mon cousin est avocat, mon oncle est avocat, et avant lui, mon grand-père était avocat. Nous en sommes à la cinquième génération d'avocat. Il n'y a que mon père qui a dérogé à la règle en devenant flic, et mon frère en devenant... inspecteur de culottes et futur chômeur en puissance. » il éclata de rire avant de hausser les épaules. « Oh, donc tu comprends ce par quoi je passe, enfin, pour ma part, y a juste mon père et moi, donc, je dois dire que j'ai moins d'attente... et pas mal le boulot de ton frère, on pourrait s'entendre lui & moi, on a peut-être bien un point en commun » fit Joey tout en secouant la tête. Il finit par commander une autre tournée à son ami mais évidemment, la brune trouva à redire. « Mais, j'avais pas finiiiii ! T'es au courant que c'est sans alcool, pas vrai ? Tu vas devoir trouver un autre moyen pour me mettre dans ton lit. » Joey arqua un sourcil avant de secouer la tête. « De un, tu es vraiment très lente. Et ensuite, duh, je m'en fiche, un verre est un verre, si tu n'en veux plus tu dis non. Et qui a dit que je te voulais dans mon lit ? Je pensais qu'on avait établi une sorte de "non" entre toi & moi ? Puis sérieux, j'espérais que les européens avaient plus de coffre, c'est nous qui avons l'interdiction de boire avant 21 ans hein... » lança-t-il sur un ton rempli de défi avec un sourire en coin presque insupportable. Et évidemment, il continua sur sa lancé en appuyant sur le fait qu'elle lui avait dit qu'il était... pas si mal que ça physiquement. « Il va vraiment falloir faire quelque chose pour ta subtilité, là. » « Je n'essayais pas d'être subtile là... » « Parce que tu en doutes, peut-être ? Vu ta façon de débouler dans ce bar et de m'aborder, je dirais plutôt que tu as parfaitement conscience et de ton physique et de ce que ton assurance peut provoquer chez certaines femmes. Je ne prétends pas que tu ne doutes jamais de toi, je suis même persuadée que si on gratte un peu on doit pouvoir trouver une foule de choses sur lesquelles tu n'as pas le contrôle et qui te tétanisent. Mais pas ton physique. Ton physique tu sais très bien ce qu'il vaut, et tu sais aussi comment le dompter à ta guise. Comme cette barbe, par exemple, pour donner plus de maturité à un visage que tu juges encore trop jeune pour refléter réellement et de manière satisfaisante toute l'expérience que tu as. J'ai tort ? Et, entre nous, tu as bien fait, j'aime bien cette barbe. » Joey pencha la tête en avant tout en faisant mine de réfléchir quelques secondes, il eut un petit sourire en coin avant finalement répondre. « La barbe c'est parce que j'étais en vacance avant les examens, du coup, je ne me suis pas rasé là-bas, et en revenant, je me suis concentré sur les examens... mais mon père a déjà réclamé que je me rase alors bon, ne t'y habitue pas, elle va devoir partir » fit-il tout en se passant la main dans la barbe tout en grimaçant légèrement, oh, il savait bien que ça lui donnait une autre maturité, mais il se sentait quelque peu négligé et ce n'était pas toujours... le meilleur sentiment pour Joey qui aimait tout avoir sous contrôle. « Et si on gratte un peu ma personnalité, il n'y aura rien de très intéressant à trouver, je suis l'image typique du fils à papa avec une gueule potable et une conversation un semblant logique, j'aurais aimé être cassé ou mystérieux, ça attire un peu plus, mais ce n'est pas vraiment le cas » fit-il d'un ton badin tout en haussant les épaules à son tour, il... flirtait avec la réalité, parce qu'il savait que tout ce qu'il venait de dire était l'image qu'il renvoyait la plupart du temps, beaucoup de gens l'avaient rangé dans cette case et il s'en satisfaisait, il n'avait pas envie qu'on découvre ses "noirs" secrets, parce que ce n'était même pas noirs, c'était juste la vie, et comme tout un chacun, il n'avait pas été épargné par la tristesse et la solitude... mais il préférait ne pas y penser et rester positif et souriant.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Ven 18 Juil - 4:14

Astaria + Joey
Gladiators
« Non, je n'ai... jamais vraiment consacré de temps à tout ça, j'avais d'autres choses à faire. Puis sérieux, un sport de combat ? J'ai toujours trop aimé mon visage pour m'infliger de la douleur de la sorte » Pourquoi avait-il prit autant de temps avant de me répondre ? Et c'était quoi ce sourire crispé ? Il essayait de me cacher quelque chose, de m'embobiner avec un très mauvais jeu d'acteur ? Ou bien, au contraire, espérait-il m'attirer sur une mauvaise piste, histoire de jouer les mâles ténébreux et plein de fêlures secrètes ? Qu'importe, dans un cas comme dans l'autre, ce n'était pas mes affaires. Après tout, je n'étais pas là pour le psychanalyser ou découvrir ses secrets les plus profonds, juste pour me faire offrir des verres contre quelques détails insignifiants me concernants... Bien qu'à l'origine mes plans semblaient bien différents, un verre et un bouquin pour faire passer le temps, j'avais décidé de ne pas me montrer trop difficile ce soir, et d'offrir sa chance à ce spécimen pas si inintéressant que ça, finalement. « Je t'aurais bien livré tous les secrets de ma confrérie... mais j'ai des principes, je n'obéis pas parce que je dois, mais parce que j'ai aimé les valeurs inculqués » Raaaaah, rabat-joie ! C'est ce que mon regard lui cria tandis que je roulais des yeux en soupirant, avalant une grosse gorgée pour l'occasion. “Et est-ce que l'une de ces valeurs c'est que courir à poil, les yeux bandés, en pleine nuit dans Central Park c'est bon pour la santé ?” je tentais, tout de même, mon air le plus innocent de sortie, tout en sachant parfaitement que ça ne fonctionnerait pas. “Ou non, je sais ! Que la tenue de soubrette et la dévotion absolue envers ses aînés est un bon exercice pour l'égo ?” je ricanais à mon tour, sincèrement amusée par son obstination à ne rien vouloir dire. C'était pas un chevalier de Baphomet, non plus, fallait pas déconner. “Bah quoi ? J'ai bien le droit de me moquer un peu, non ? Parce que pour être totalement honnête, de l'autre côté de l'océan, vous êtes un peu perçu comme des rigolos accro à l'alcool et au sexe, et qui, brimés pendant des années par une société trop puritaine et moralisatrice, profitent des années d'université pour se lâcher et tomber, inexorablement dans les clichés. Du coup, le culte du secret, tout ça, c'est assez drôle.” je lançais visiblement amusée, avant de me rendre compte que mon excès de franchise m'avait, encore une fois, rendue très maladroite. Merde, je passais ma vie à vexer les gens avec mon absence chronique de filtre. Tournez sept fois sa langue dans la bouche avant de parler, un adage que je devrais suivre un peu plus souvent. “Cela dit, j'admire votre capacité à réussir vos études malgré toutes les beuveries. Personnellement, j'en aurais été incapable.” tentais-je de me rattraper, toujours avec franchise. Parce que oui, le type que j'avais devant moi et qui ne payait pas de mine, venait d'achever ses études et s'apprêtait à représenter la veuve et l'orphelin devant juges et jurys. Rien que pour ça, j'étais admirative. Etant moi-même issue d'une famille d'avocats, je savais mieux que personne la pression que cela représentait, le travail aussi, et l'épée de Damoclès qu'on se trimballait, ensuite, pendant des années, au-dessus de la tête. Oui, il allait devoir faire ses preuves. « Oh, donc tu comprends ce par quoi je passe, enfin, pour ma part, y a juste mon père et moi, donc, je dois dire que j'ai moins d'attente... et pas mal le boulot de ton frère, on pourrait s'entendre lui & moi, on a peut-être bien un point en commun » “Quoi ? Toi aussi t'es un futur chômeur en puissance ?” je le provoquais de mon sourire en coin. Evidemment qu'il évoquait le concept d'inspecteur de culottes inventé par et pour mon frère, mais je n'eus pas le temps de prolonger cette conversation Ô combien intéressante que je me retrouvais avec un verre s'envolant et un autre plein apparaissant. Il était bien sympa de me faire resservir comme ça, mais de un; je n'avais pas fini mon premier verre, et de deux; c'était sans alcool, donc pas besoin d'essayer de m'enivrer par ce biais. « De un, tu es vraiment très lente. Et ensuite, duh, je m'en fiche, un verre est un verre, si tu n'en veux plus tu dis non. Et qui a dit que je te voulais dans mon lit ? Je pensais qu'on avait établi une sorte de "non" entre toi & moi ? Puis sérieux, j'espérais que les européens avaient plus de coffre, c'est nous qui avons l'interdiction de boire avant 21 ans hein... » Crétin ! Il tentait quoi avec son agaçant sourire en coin ? D'inverser les rôles ? Il s'attendait peut-être qu'à la fin je le supplie ? C'était mal me connaître. “Et qui te dit que j'ai 21 ans ?” je lançais, en l'observant par-dessus mon verre, tout en sirotant ma paille. Après tout, pour ce qu'il en savait, j'avais peut-être beaucoup d'avance dans mes études, pour ça il m'aurait suffit d'avoir le bac a 16 ans, ce qui s'avérait faisable. Non ? Et puis, je pouvais facilement faire 20 piges aussi. Non ? A sa tête, oui, probablement. “J'ai 25 ans.” je le rassurais en reposant mon verre. “Et oui, tu as raison, si 'on' a rien établi du tout, j'ai établi un 'non' en début de conversation, pas une sorte, mais bien un 'non'. Par contre, et je t'imaginais un peu plus tenace que ça, j'suis déçue.” Je préférais lui renvoyer sa provocation histoire de remettre les compteurs à zéro, plutôt que d'avoir à expliquer pourquoi je ne buvais pas d'alcool. Ainsi je poursuivais sur les avocats, leur physique, tout ça, m'écartant, m'éloignant le plus possible du sujet du contenu de mon verre. Sa question absolument pas subtile me fit rire, et je m'employais, finalement, à lui offrir cette psychanalyse que je m'étais promise de ne pas lui faire... Tant pis, il l'avait cherché. « La barbe c'est parce que j'étais en vacance avant les examens, du coup, je ne me suis pas rasé là-bas, et en revenant, je me suis concentré sur les examens... mais mon père a déjà réclamé que je me rase alors bon, ne t'y habitue pas, elle va devoir partir » Je n'y croyais pas un seul instant, mais poliment, hochais la tête avant d'hausser un sourcil “M'y habituer ? Je croyais qu'on était d'accord sur le fait que c'était l'affaire de quelques heures dans ce bar, toi pour te prouver que je suis à ta portée, et moi pour me distraire de mon bouquin et faire preuve d'un peu de sociabilité ? Alors à moins que tu décides de te raser dans l'heure qui vient, je doute que le fait que j'y sois habituée ou non ait une quelconque conséquence sur nos vies.” L'avantage de ne pas boire d'alcool : être capable de sortir des phrases aussi longues et construites sans trébucher en route, malgré le minuit passé. Encore une provocation, évidemment. Mais s'il me tendait la perche, aussi. « Et si on gratte un peu ma personnalité, il n'y aura rien de très intéressant à trouver, je suis l'image typique du fils à papa avec une gueule potable et une conversation un semblant logique, j'aurais aimé être cassé ou mystérieux, ça attire un peu plus, mais ce n'est pas vraiment le cas » Je le fixais un instant, peut-être un peu trop concentrée d'ailleurs, et pas vraiment convaincue. Encore une fois, ses mots sonnaient totalement faux à mon oreille. Ou peut-être pas totalement, mais subtilement courbés. Et je ne parvenais à savoir s'il croyait vraiment à ce qu'il avançait ou s'il me menait encore en bateau. Quoiqu'il en soit, ça ne me regardait pas plus que tout à l'heure, je n'allais pas le menacer de ma feuille de menthe pour qu'il m'avoue la vérité. Il y avait des choses que je lui taisais, il était normal et légitime qu'il en fasse de même. Mais je n'étais pas dupe, et légèrement vexée qu'il puisse penser m'avoir aussi vulgairement. Aussi, je m'avançais légèrement et doucement, déposais ma main sur la sienne tout en délicatesse, avant de lui souffler un “Je n'y crois pas une seule seconde, désolée.”, puis de me redresser aussi sec. “En plus de travailler ta subtilité, on va devoir revoir aussi ton art du mensonge ou de la manipulation des faits, ça risque d'être utile dans ton job.” J'annonçais en arrêtant le barman dans son arpentage du bar, justement, pour lui demander des chips avant que je ne me retrouve en hypoglycémie recroquevillée sur le sol, la bave aux lèvres et les yeux révulsés. Et oui, je lui avais vraiment présenté les choses comme ça, mon art de l'exagération n'avait pas son pareil. La preuve, il m'apporta des chips sur le champs, et même quelques olives vertes. “Donc, dis-moi, Donald... Tu permets que je t'appelle Donald, j'ai envie... Tu préfères qu'on commence par quel cours ?” demandais-je en lançant une olive pour la rattraper à la bouche. “Drague ? Subtilité ? Crédibilité dans le mensonge ? Examen à la fin, pas de contrôle continu, et zéro session de rattrapage, tu seras prévenu.” Et hop, une deuxième olive.   
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 19 Juil - 16:10

Joey connaissait l'intérêt des gens pour les fraternités, il avait été lui-même curieux plus jeune, mais... ce qu'il avait retenu de son baptême, ce n'était pas tellement les épreuves, c'était plus... le sentiment de soutient, il s'était fait des frères à vie, la solidarité à chaque étape, les coûtumes, le respect, la hiérarchie, la famille en entier, quand on rentrait dans une fraternité, on n'en ressortait jamais complètement. « Et est-ce que l'une de ces valeurs c'est que courir à poil, les yeux bandés, en pleine nuit dans Central Park c'est bon pour la santé ? Ou non, je sais ! Que la tenue de soubrette et la dévotion absolue envers ses aînés est un bon exercice pour l'égo ? » il eut un petit sourire en coin sans rien répondre. « C'est très cliché et réducteur » finit-il cependant par répondre tout en buvant tranquillement, les yeux brillant d'amusement. « Bah quoi ? J'ai bien le droit de me moquer un peu, non ? Parce que pour être totalement honnête, de l'autre côté de l'océan, vous êtes un peu perçu comme des rigolos accro à l'alcool et au sexe, et qui, brimés pendant des années par une société trop puritaine et moralisatrice, profitent des années d'université pour se lâcher et tomber, inexorablement dans les clichés. Du coup, le culte du secret, tout ça, c'est assez drôle. » là, il arqua un sourcil avant de pouffer de rire. « C'est assez malvenu d'une française. Vos bizutages à vous sont tenus au plus grand secret, je n'aime pas ça en plus, c'est tous ces secrets qui amènent des problèmes. Et tout le monde sait que les baptêmes dans le reste de l'Europe sont encore plus dur que les nôtres. Par contre, je suis assez fan de votre principe du couvre-chef, avec nos pins, on a l'air de rigolo... » grimaça-t-il légèrement, évidemment qu'il était au courant, il s'était intéressé aux coutumes étrangères et elles étaient encore plus sacrées et tenues au secret en Europe avec des traditions vieilles depuis des siècles. « Cela dit, j'admire votre capacité à réussir vos études malgré toutes les beuveries. Personnellement, j'en aurais été incapable. » il éclata de rire sans pouvoir s'en empêcher. « C'est justement plus facile quand on est des bizuts, parce qu'on se soutient, on s'encourage, puis on peut s'échanger les notes avec ceux qui ont les mêmes options, sans oublier les notes et conseils des anciens » avoua-t-il avec honnêteté, puis pour sa part, il était tellement... important pour lui de réussir, qu'il aurait préféré rater son initiation plutôt que ses études. Mais même si le sujet était... assez amusant et distrayant, ils abordèrent finalement les études de droit, pour l'un comme pour l'autre, ça semblait couler dans la famille à l'exception du frère de la française, néanmoins, Joey et ce type avait un point commun : ils aimaient bien inspecter les culottes. « Quoi ? Toi aussi t'es un futur chômeur en puissance ? » Joey rigola légèrement avant de secouer la tête. « Si c'est ce que tu aimes à croire... ça aurait été cool d'avoir une petite pause, je commence dès l'obtention de mon diplôme. » parce qu'il n'était pas si horrible, Joey paya une nouvelle tournée, évidemment, la brune trouva à se plaindre, il n'en pouvait rien si elle buvait très lentement. « Et qui te dit que j'ai 21 ans ? » Joey eut un sourire en coin. « Ta carte d'identité. On sait pas copier les cartes d'identité européenne, si tu es dans le bar, c'est que tu as dû la montrer alors... » fit simplement Joey. C'était un truc classique pour eux, on s'y habituait au fait de toujours devoir montrer une pièce d'identité dès qu'on faisait un peu jeune. « J'ai 25 ans. Et oui, tu as raison, si 'on' a rien établi du tout, j'ai établi un 'non' en début de conversation, pas une sorte, mais bien un 'non'. Par contre, et je t'imaginais un peu plus tenace que ça, j'suis déçue. » Joey eut un sourire arrogant et il haussa les épaules. « Si la réponse est non au final, je ne vois pas pourquoi je persisterai, je comprends le non et je l'accepte hein. » fit l'australien en toute sincérité, il n'avait jamais voulu être ce type insistant, lourd et borné, il s'estimait plus intelligent et il était surtout plus respectueux que ça. Évidemment, lorsque la brune sous-entendit qu'il était beau, il fonça dans la brèche pour en entendre parler, il avait un petit côté narcissique comme ça parfois. Mais elle fit une longue analyse comme quoi il savait que son physique était un atout pour lui, cela dit, il n'allait pas rester éternellement avec une barbe aussi longue et il ne valait mieux pas s'habituer à ce genre. « M'y habituer ? Je croyais qu'on était d'accord sur le fait que c'était l'affaire de quelques heures dans ce bar, toi pour te prouver que je suis à ta portée, et moi pour me distraire de mon bouquin et faire preuve d'un peu de sociabilité ? Alors à moins que tu décides de te raser dans l'heure qui vient, je doute que le fait que j'y sois habituée ou non ait une quelconque conséquence sur nos vies. » « Oh, on pourrait toujours se revoir tu sais... New York n'est pas si grand quand on aime sortir... » finit par dire le jeune homme en mentant quelque peu. ça dépendait le quartier où on aimait sortir. Évidemment, lui avait un faible pour Manhattan mais il n'était pas fermé au découverte, parce qu'à force de toujours sortir sur Manhattan, ça devenait redondant. ça avait moins d'attrait que par le passé. Cela dit, elle n'avait pas parlé que de son physique mais aussi de sa personnalité et Joey n'était pas à l'aise avec ça, il n'aimait pas l'idée qu'on découvre sa façon de fonctionner, qu'on voit ses faiblesses et ses hésitations, il préférait garder... une distance nécessaire avec les gens. Bien entendu, la brune ne prit pas à sa demi-omission et elle attrapa sa main, le contact était doux et il observa ses doigts avec une concentration absolue. « Je n'y crois pas une seule seconde, désolée. En plus de travailler ta subtilité, on va devoir revoir aussi ton art du mensonge ou de la manipulation des faits, ça risque d'être utile dans ton job. » elle s'éloigna et appela le serveur pour demander à manger. Joey l'observa faire ses explications douteuses tout en secouant la tête, amusé. Elle eut gain de cause cependant, ce n'était pas si mal au final tout son manège, même si elle aurait eu plus facile si comme lui, il connaissait des gens. Néanmoins, elle réussit à obtenir des olives en plus de ses chips, Joey était un peu impressionné. « J'ai tout le temps avant d'apprendre tout ça... j'aime mon semblant d'honnêteté... je le perdrais bien assez vite... » décréta-t-il en touchant d'un air distrait son collier, lorsqu'il réfléchissait, il avait tendance à l'attraper entre ses doigts et le faire tourner. En réalisant ce qu'il faisait, il le relâcha et eut un grand sourire indifférent. Évidemment, parfois ça le terrifiait l'idée de devenir un as total du mensonge, de devenir indifférent au cas qu'il présenterait. Il... savait que comme débutant, on allait parfois lui donner des cas plus délicat et qu'il allait défendre des criminelles par moment... mais il le ferait, parce que c'était ça qu'il avait choisi, et il allait être bon, il espérait juste que sa morale et sa conscience n'en prendrait pas un trop grand coup. « Donc, dis-moi, Donald... Tu permets que je t'appelle Donald, j'ai envie... Tu préfères qu'on commence par quel cours ? Drague ? Subtilité ? Crédibilité dans le mensonge ? Examen à la fin, pas de contrôle continu, et zéro session de rattrapage, tu seras prévenu. » Joey grimaça. « Encore des examens ? Je pensais en être débarrassé ! » bouda-t-il pour le principe, il fit ensuite mine de réfléchir avant de se décider. « Ok, on va dire drague, on dit que les français sont bon pour l'art de la séduction » fit Joey tout en pouffant de rire, il se réjouissait à l'avance du spectacle !
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Dim 20 Juil - 5:28

Astaria + Joey
Gladiators
« C'est très cliché et réducteur » Cliché ? Oui. Réducteur ? Sans doute un peu, mais pas totalement de mon point de vue. Cela dit, j'assumais pleinement l'axe cliché de ma réflexion qui, elle-même, jugeait le cliché de son comportement. Vous suivez ? Non ? Qu'importe, on était déjà passé à autre chose. Et visiblement ça concernant mes bizutages à moi. Mes bizutages à moi ? Pardon ? « C'est assez malvenu d'une française. Vos bizutages à vous sont tenus au plus grand secret, je n'aime pas ça en plus, c'est tous ces secrets qui amènent des problèmes. Et tout le monde sait que les baptêmes dans le reste de l'Europe sont encore plus dur que les nôtres. Par contre, je suis assez fan de votre principe du couvre-chef, avec nos pins, on a l'air de rigolo... » qu'il disait. Alors là, franchement, j'avais du passer à côté d'un truc vital, parce que clairement on avait oublié de me bizuter et, par conséquent, de me filer une carte de membre. Zut ! Voilà, c'était l'histoire de ma vie : systématiquement un train de retard. Eventuellement vers HEC et autres écoles élitistes à fréquentation exécrable, mais... Pas ailleurs, en tous cas, pas dans la section Droit de la Sorbonne. Tiens, il allait falloir que je demande à mon frère comment ça se passait pour lui, lorsqu'il daignait se pointer à sa fac. Est-ce qu'il avait connaissance d'une société secrète autre que celle de bouffeur de culottes qu'il avait lui-même fondé ? « C'est justement plus facile quand on est des bizuts, parce qu'on se soutient, on s'encourage, puis on peut s'échanger les notes avec ceux qui ont les mêmes options, sans oublier les notes et conseils des anciens » Oui, enfin... “Hey, tu sais ce qui serait encore plus facile ?” j'entonnais en lui offrant une légère tape enthousiaste d'un revers de main contre l'épaule. “Ne pas faire la fête tous les soirs ! Si, si, j't'assure, ça aide bien niveau concentration, santé du cervelet, et prise de notes. Après, t'as plus besoin de celles des autres. En fin d'année scolaire t'as le boxer faisandé, mais t'as tout plein de notes avec option surligneur et tout. La totale !” Du sarcasme ? Si peu. J'avais moi-même opté pour cette dernière option, sans le soucis d'ankylose du bassin puisque j'étais en couple, à l'époque, et que je n'avais qu'à siffler pour être sustentée. Pas besoin de trainer dans les bars jusqu'à point d'heure, c'était juste l'histoire de quelques minutes, préliminaires inclus. Bref, ce n'était pas le propos, et ce n'était clairement plus d'actualité, aussi nous repassions à un sujet plus sérieux : son futur métier de famille. Et d'après ce que je comprenais, il commençait directement après le diplôme. Dans la boîte de son père ? Certainement. C'est la raison pour laquelle je n'insistais pas. Pas envie de le mettre mal à l'aise, surtout pas après qu'il m'ait payé un énième verre. Un verre que j'accueillais tout en lui signifiant qu'il ne contenait pas d'alcool et qu'il aurait du mal à me mettre dans son lit de cette manière. D'ailleurs, comment savait-il que j'étais majeure ? Enfin, américainement parlant ? « Ta carte d'identité. On sait pas copier les cartes d'identité européenne, si tu es dans le bar, c'est que tu as dû la montrer alors... » Personne ne m'avait demandé ma carte d'identité. Ni à l'entrée, ni ailleurs. Au bar c'était évident, puisque je n'avais pas commandé d'alcool, mais... Ils étaient supposés me la demander aussi à l'entrée ? Bof, je devais finalement faire mon âge s'ils ne s'étaient pas posé la moindre question. « Si la réponse est non au final, je ne vois pas pourquoi je persisterai, je comprends le non et je l'accepte hein. » ajouta-t-il, finalement, après que je l'eu accusé de n'être pas assez tenace. “On dirait une mauvaise pub de prévention contre le viol.” je le moquais gentiment ma paille aux lèvres. “Les filles qui disent oui d'emblée sont soit ivres soit désespérées. Une fille normale, et par "normale" j'entends qui se respecte un minimum, part forcément du non et se laisse conduire vers un oui hypothétique. Elle ne te dira pas oui sans que tu te battes un peu, que tu lui prouves ta valeur, et la sienne aussi, que tu lui montres à quel point tu la veux. C'est le concept 2.0 du prince charmant, le seul compromis qu'on a trouvé entre notre formatage Disney et notre libido.” Juste de quoi pouvoir se regarder dans le miroir le lendemain matin en se répétant "mais oui, chérie, t'as plus de culotte, mais t'es une princesse quand même." Oui, j'avais une vision au vitriol de mes comparses, peut-être parce que j'avais été élevée avec des garçons tout en étant une fille moi-même, ce qui m'avait permis, finalement, de me transformer en transition parfaite, le chainon manquant n'appartenant ni à un côté, ni à l'autre, mais ayant appris chacun de leurs fonctionnement ? Peut-être. Ainsi, j'avais tenté de brosser le portrait du jeune homme. Un portrait qui n'était pas aussi superficiel qu'il aurait aimé me le faire croire, un portrait que je ne souhaitais en rien vexant, simplement franc. J'abattais mes cartes, à lui de décider s'il souhaitait en faire de même. Et ce ne fut pas le cas. Du moins, pas intentionnellement. « Oh, on pourrait toujours se revoir tu sais... New York n'est pas si grand quand on aime sortir... » me dit-il lorsque je lui expliquais que je n'avais aucune raison de m'habituer ou non à sa barbe, puisque je n'étais pas supposée le revoir. Sa réponse déclencha une moue septique chez moi. “Ca ressemble à une proposition masquée, puisque toi et moi savons que ce n'est pas la vérité. Petit un, New York, c'est immense. Petit deux, je suis dans un bar avec un livre et sans alcool, ça témoigne assez bien de mon level de fêtarde. Mais c'est pas mal comme technique, ça peut rassurer une fille, lui laisser croire que t'as envie de la revoir mais que t'es trop intimidé pour y aller franchement. Un bon point pour toi.” j'affirmais en levant une main pour un high five. Le reste de sa tentative d'esquive ne me convainc pas plus. Je l'en informais, sans le brusquer, afin qu'il ne doute pas de ma clairvoyance à ce sujet, sans pour autant insister. Je rebondissais sur une plaisanterie concernant ses faibles capacités en légère transformation de la vérité, et lui proposais même un cours gratuit. « J'ai tout le temps avant d'apprendre tout ça... j'aime mon semblant d'honnêteté... je le perdrais bien assez vite... » me répondit-il, son index se promenant sur la chaine autour de son cou. Le geste attira mon attention, mais plus encore la façon qu'il eut de la relâcher au moment de la prise de conscience. J'haussais un sourcil, mais ça ne me regardait pas. Alors, à la place, j'oubliais ma proposition de cours de mensonge et lui proposait le cursus complet. « Encore des examens ? Je pensais en être débarrassé ! Ok, on va dire drague, on dit que les français sont bon pour l'art de la séduction » Je faisais la moue, embêtée par son choix. “Ca va être compliqué de t'enseigner ça. Il n'y a pas de théorie, seulement de la pratique, et si je pars dans une démonstration, elle ne sera pas probante sachant que j'ai un avantage que tu n'auras jamais... un vagin.” j'expliquais en renforçant ma moue désolée. Je ne pouvais pas lui montrer comment draguer une fille tout en étant une fille, et draguer un mec n'avait rien à voir. Sauf que je m'étais engagée à le faire, aussi, après une petite seconde de réflexion, je sautais de mon tabouret et lissais mon tee-shirt, avant de lui tendre une main. “Ok, allons danser. C'est pas très orthodoxe, mais j'ai pas de meilleure idée en stock.” J'affirmais avant d'ordonner à Pluto -nouveau surnom du barman- de nous garder places, verres et chips. “La danse, c'est toujours un excellent prétexte pour découvrir le corps de l'autre, attiser l'autre, l'apprivoiser, sans en avoir l'air, ou, en tous cas, en ayant une excellente excuse.” j'entamais mon cours tout en fendant la foule, tirant le blond par la main. “Leçon 1 : Si tu ne t'appelles pas Enrique, Giulio ou Massimo, évite de tenter le tango, la salsa, et toute autre technique qui te ferait ressembler à un violeur épileptique. Pareil, si tu n'es pas un breaker, tente pas le hip hop, t'aurais juste l'air d'un con.” Immobile au centre de la foule, j'ignorais la musique résolument électro pour lui tendre à nouveau la main, l'invitant à s'approcher. “Leçon numéro 2 : La bande-son, on s'en fout, l'important c'est de communiquer celle qui est dans ta tête. Et là, dans la tienne, la musique est douce et envoûtante. Compris ? Montre-moi comment tu te débrouilles.” Il avait l'introduction au premier chapitre, la suite du cours dépendrait de ses éventuelles lacunes. Et puisqu'il débutait, je ne doutais pas qu'il y en aurait.    
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Ven 1 Aoû - 16:35

« Hey, tu sais ce qui serait encore plus facile ? Ne pas faire la fête tous les soirs ! Si, si, j't'assure, ça aide bien niveau concentration, santé du cervelet, et prise de notes. Après, t'as plus besoin de celles des autres. En fin d'année scolaire t'as le boxer faisandé, mais t'as tout plein de notes avec option surligneur et tout. La totale ! » N'empêche, Joey notait qu'elle devenait de plus en plus à l'aise avec lui, mais pas le genre "oh, je suis une fille détendue et épanouie" plus le genre, il se sentait mis à la place du bon pote, que la fille se permettait d'ennuyer et faire chier sans rien craindre de lui. Oh, ça ne le dérangeait pas tant que ça, c'était juste étonnant surtout quand on pensait qu'au début elle était juste "ne m'approche pas du con". « C'est pas juste une question de faire la fête, c'est partager chaque moments avec... des frères, ça fait du bien, c'est juste se supporter et rajouter de la bonne humeur à une ambiance parfois trop studieuse » finit-il par expliquer sans pour autant s'attendre à ce qu'elle comprenne vraiment, tous ces gens avec qui il avait été bizut, même les filles des autres fraternités, ça avait été... quelque chose qu'il ne regrettait pas, c'était des moments auxquels il tenait, ce n'était pas juste boire et picoler, c'était trouver des gens à qui il avait pu expliquer comment il se sentait par rapport à la maladie de sa soeur sans recevoir de pitié pour autant, ils comprenaient et montraient leur soutien, c'était ça aussi. Et lui qui avait cruellement manqué de famille ça lui avait juste fait un bien fou à l'époque de faire partie d'un truc plus grand que juste un père et une soeur.

C'était étrange d'aborder des sujets si... large avec une file dont il ne connaissait ni le prénom ni... rien en fait, son âge, son origine mais il restait le mystère de sa personne et il n'avait pas tellement envie de savoir, ça lui allait, il savait vivre avec alors bon. Cela dit, il était clair que pour elle, ce serait un non, il ne l'avait pas abordé dans le simple espoir de la mettre dans son lit, il tentait... d'évoluer en ce moment et passer à autre chose que purement du sexe. De là à se lancer dans une relation sérieuse ? Nope, il laissait ça aux autres, mais il tentait de ne plus traiter les femmes comme des vagins sur pattes là pour contenter le moindre de ses désirs pervers. « On dirait une mauvaise pub de prévention contre le viol. Les filles qui disent oui d'emblée sont soit ivres soit désespérées. Une fille normale, et par "normale" j'entends qui se respecte un minimum, part forcément du non et se laisse conduire vers un oui hypothétique. Elle ne te dira pas oui sans que tu te battes un peu, que tu lui prouves ta valeur, et la sienne aussi, que tu lui montres à quel point tu la veux. C'est le concept 2.0 du prince charmant, le seul compromis qu'on a trouvé entre notre formatage Disney et notre libido. » il éclata de rire sans pouvoir s'en empêcher, évidement, elle avait quelque chose à redire, elle avait toujours quelque chose à redire à chacun de ses propos. « Ou elles ont un besoin de vengeance aussi » fit-il tout en regardant la foule qui se mouvait sur le dance floor. Il haussa les épaules. « C'est ridicule de croire à tout ça. Cette envie d'être aimé et d'exister à travers quelqu'un... » il n'y croyait pas trop, après tout, la personne qui était supposée l'aimer envers et contre tout l'avait abandonné, ce n'est pas comme s'il croyait à une fin heureuse. Enfin, il finit par lui dire qu'ils pourraient se revoir, se recroiser... New York n'était pas si grand avait-il menti sans hésitation. « Ca ressemble à une proposition masquée, puisque toi et moi savons que ce n'est pas la vérité. Petit un, New York, c'est immense. Petit deux, je suis dans un bar avec un livre et sans alcool, ça témoigne assez bien de mon level de fêtarde. Mais c'est pas mal comme technique, ça peut rassurer une fille, lui laisser croire que t'as envie de la revoir mais que t'es trop intimidé pour y aller franchement. Un bon point pour toi. » il pencha la tête sur le côté et il eut un petit sourire en coin. « Crois-le ou pas, j'aimerais bien te revoir, tu n'es pas aussi... ennuyante. Puis tu peux l'admettre, ma compagnie ne te dérange pas tant que ça dans le fond. Je ne te connais pas, mais je suis presque certain que si je n'avais pas le moindre intérêt, tu serais déjà partie » finit-il par dire sans pour autant se la jouer, il tentait d'établir un fait surtout, ce n'est pas comme si elle avait la langue dans sa poche ou tentait de flatter son égo, à aucun moment, elle avait dit à chaque fois ce qu'il lui passait par la tête et lui était resté parce que cette façon de procéder était intrigante et déroutante... et il aimait les nouveautés. Et elle les défis ou les missions, elle semblait vouloir lui enseigner une tonne de choses et il se laissait aller à l'écouter avec un certain amusement non voilé, elle le faisait sourire, alors quitte à vivre cette expérience jusqu'au bout, autant... y aller avec la séduction, il avait hâte de voir ce qu'elle avait sous la main. « Ca va être compliqué de t'enseigner ça. Il n'y a pas de théorie, seulement de la pratique, et si je pars dans une démonstration, elle ne sera pas probante sachant que j'ai un avantage que tu n'auras jamais... un vagin. » Joey rigola légèrement. « Je ne vais pas me plaindre, au moins, je n'aurais jamais à vivre le miracle de la vie... » ironisa-t-il quelque peu. Eurk, les bébés, c'était bien la seule chose qui le répugnait plus que tout. La brune finit par se redresser de son tabouret tout en lui tendant la main, il attrapa celle-ci sans la moindre hésitation, il pencha juste la tête sur le côté tout en arquant un sourcil, légèrement interrogatif sur ce qu'elle avait bien trouvé. « Ok, allons danser. C'est pas très orthodoxe, mais j'ai pas de meilleure idée en stock. La danse, c'est toujours un excellent prétexte pour découvrir le corps de l'autre, attiser l'autre, l'apprivoiser, sans en avoir l'air, ou, en tous cas, en ayant une excellente excuse. » il eut un petit sourire en coin avant de la suivre sur la piste de danse, ils s'arrêtèrent et Joey l'observa avec une attention particulière. Là comme ça, elle semblait nettement plus petite que sur son tabouret. « Leçon 1 : Si tu ne t'appelles pas Enrique, Giulio ou Massimo, évite de tenter le tango, la salsa, et toute autre technique qui te ferait ressembler à un violeur épileptique. Pareil, si tu n'es pas un breaker, tente pas le hip hop, t'aurais juste l'air d'un con. Leçon numéro 2 : La bande-son, on s'en fout, l'important c'est de communiquer celle qui est dans ta tête. Et là, dans la tienne, la musique est douce et envoûtante. Compris ? Montre-moi comment tu te débrouilles. » il serra légèrement la main d'Astaria alors que l'autre se glissait sur sa hanche sans trop d'hésitation, il lui offrit un sourire confiant avant de se mettre à bouger doucement, quand il était petit, il berçait sa soeur contre lui jusqu'à ce qu'elle s'endorme, quand elle avait été assez grande pour regarder les disney, elle avait décidé qu'elle voulait être une princesse, et une princesse comme il se doit se devait de savoir danser, elle avait obligé son frère à être son cavalier, du coup, l'australien connaissait quelques trucs, il savait suivre un rythme, il savait danser et bouger les pieds sans pour autant marcher sur ceux de l'autre personne ou sans trop envahir son espace vitale, alors il faisait juste ça, bouger lentement avant de lever la main dans laquelle reposait celle d'Astaria pour la mettre sur son épaule et la tenir par les hanches. Il souriait légèrement avant de se pencher en avant pour lui parler dans l'oreille, avec le bruit, il était plus difficile de communiquer qu'assis à l'écart. « ça va alors prof ? Je ne vous fait pas trop honte ? » finit-il par demander avec une voix légèrement amusé.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Ven 1 Aoû - 22:45

Astaria + Joey
Gladiators
« C'est pas juste une question de faire la fête, c'est partager chaque moments avec... des frères, ça fait du bien, c'est juste se supporter et rajouter de la bonne humeur à une ambiance parfois trop studieuse » J’haussais un sourcil et me fourrais la paille dans la bouche après une première tentative qui avait manqué finir dans ma narine. Classe, je sais. Des frères ? J’avais déjà les miens, ça me suffisait amplement, j’avais clairement pas de temps à perdre a m’occuper de ceux des autres, en plus. J’avais passé la moitié de ma scolarité à tirer mon frère hors des bars, à rompre pour lui avec ses coups d’un soir, à lui préparer ses fiches, à le faire réviser à 6h du mat, Solal en pleine gueule de bois, pour un exam une heure plus tard. Oui, en gros, j’avais été une fraternité à moi toute seule. Et pour mes deux autres cousins/frangins ? L’un était plus âgé et plus studieux, il n’avait jamais eu besoin de moi, si ce n’est pour garder avec lui le secret de son attirance envers les jeunes éphèbes plutôt que les culottes en dentelles, et le second... Le second était un Solal en pire encore. Il avait arrêté ses études de droit, lui aussi, pour faire de la musique. Sauf qu’il n’était pas doué, et que son père le croyait toujours à la Sorbonne. Alors, ouai, tout le petit discours sur les bienfaits d’une fraternité, la solidarité, le partage... Merci, mais non merci. « Et si on se mettait d’accord sur le fait qu’on est pas d’accord, voir en total désaccord sur ce point précis ? » Oui, ça valait mieux. Surtout que, concernant le reste, ça allait. Je veux dire que je n’avais pas trop à me plaindre de lui, il n’était pas le gros lourd que j’avais imaginé, de prime abord. Il avait même de l’esprit. Oui, je sais, ça surprend surtout de la part d’un blond bogosse aux confins d’un bar new-yorkais par une nuit avancée. Mais c’était le cas, enfin un peu. Mais avant-tout, je ne le choquais pas, et ça c’était encore plus rare. Je n’étais pas particulièrement provocante ou vulgaire, mais ma propension à évoquer, sans détour, tout ce qui me traversait l’esprit m’avait déjà joué quelques tours au pays de l’Oncle Sam où le culte des faux-semblant était un art de vivre. Avec lui, je pouvais parler sexe, séduction et libido sans qu’il ne s’offusque et se signe en brandissant un crucifix qu’il aurait toujours eu sur lui pour des cas comme celui-là. D’ailleurs, je venais justement de lui expliquer le pourquoi un ‘non’ pouvait être un ‘oui’ déguisé, ou tout du moins un éventuel ‘peut-être’ et un très certain ‘montre-moi ce que t’as dans le ventre, mon roudoudou d’amour’. Si les chiennes de garde m’entendaient, elles m’immoleraient sur le champs, mais merde, avec leurs conneries, on n’avait même plus le loisir de changer d’avis, le mec de maintenant prenant un ‘non’ pour argent comptant de peur de se retrouver avec une plainte pour harcèlement au cul. La séduction allait mourir. Fallait s’allonger direct ou crever vieille fille. « Ou elles ont un besoin de vengeance aussi » Hein ? Oh, oui, peut-être. Pourquoi pensait-il directement à ça ? Il était bien sérieux d’un seul coup, son regard se répandant sur la foule de danseurs festifs. « C'est ridicule de croire à tout ça. Cette envie d'être aimé et d'exister à travers quelqu'un... » Ok, ça devenait un poil trop personnel, là. Il n’était pas supposé éviter ces sujets-là ? Non ? Bon. « Faut d’abord s’aimer un peu avant d’accepter d’être aimé par quelqu’un d’autre. » je lâchais, l’air de rien, récupérant ma paille aux lèvres. « Cette grande sagesse vous était offerte par le centre national des phrases à la con. » j’ajoutais ensuite, levant mon verre pour fêter ça, avant qu’il ne me sorte, lui-même, sa propre contribution au registre des phrases cons. Se revoir ? Mouhahahaha. Très drôle. « Crois-le ou pas, j'aimerais bien te revoir, tu n'es pas aussi... ennuyante. Puis tu peux l'admettre, ma compagnie ne te dérange pas tant que ça dans le fond. Je ne te connais pas, mais je suis presque certain que si je n'avais pas le moindre intérêt, tu serais déjà partie » Ooooh, petit bichon. Il y allait même de son petit sourire en coin. J’en relâchais mon verre pour couvrir sa main de la mienne, sourire attendrit et visage incliné de trois-quart. J’y laissais mes doigts trainer contre le revers pendant un instant, avant de le tapoter, annihilant tout soupçon de sensualité. « T’emballe pas, mon canard. » Je n’allais tout de même pas lui offrir le luxe d’une confirmation. Surtout qu’il était suffisamment évident qu’il avait parfaitement raison pour que je m’épargne un petit lustrage de cheville qui ne ferait qu’accroître son agaçant sourire en coin. Cette soirée était finalement, tellement plus prometteuse que ce que j’avais pu espérer de prime abord. Je voulais juste perdre mon temps, et lui, là, l’inconnu au rire communicatif, le faisait défiler plus vite, tellement vite que je ne le voyais plus passer. Quelle heure était-il ? Aucune idée, mais certainement l’heure de lui apprendre à séduire. Enfin, avec subtilité. C’était l’option qu’il venait de choisir, et après réflexion et un tour d’horizon, je regrettais son choix. Si je devais mettre un exemple en pratique ce ne serait pas concluant. J’étais une fille, j’avais donc, de base, bien plus de chance de conclure que tous ces mecs réunis. Mon vagin me jouait des tours. « Je ne vais pas me plaindre, au moins, je n'aurais jamais à vivre le miracle de la vie... » « M’en parle pas ! » je répliquais en levant les yeux au ciel, avant de finir mon verre et sauter de mon tabouret de bar. Voilà bien un truc que je n’avais vraiment pas hâte d’expérimenter. Pour moi, la grossesse se résumait à cette scène dans ‘Alien’, lorsque le truc lui sort du bide en poussant ce cri atroce. Ouep, non, pas pour moi. Lui tendant la main, je l’informais de la suite des opérations. Nous allions danser. Je n’allais pas lui apprendre à danser, je n’avais pas les compétences pour, j’allais juste lui apprendre à attirer et ferrer sa proie tout en dansant. Et après quelques conseils de base, je le laissais me faire une démonstration, mettre en application mes si précieux conseils. Je le laissais me rapprocher, lui offrait même un petit éclair d’étonnement lorsqu’il m’accrocha la taille avec habilité. Oups, je l’avais peut-être un peu sous-estimé ? Hum... Légèrement. Il bougeait bien. Ce n’était pas Fred Astaire non plus, mais puisque ce n’était absolument pas ce que je lui demandais, et bien... Il bougeait bien. La musique ne collait pas du tout avec les mouvements qu’il m’imposait, mais, très honnêtement, là, en cet instant, je m’en foutais complètement. On nous regardait aussi. Forcément, deux glandus qui bougent au ralentis sur de la musique électro, ça étonne. Mais rien à faire. Je le laissais même, m’arrimer à son cou. Sans déconner, je me laissais carrément faire, là. Et lorsque sa voix résonna à mon oreille  « ça va alors prof ? Je ne vous fais pas trop honte ? », je du me retenir de lui répondre un truc totalement irréfléchi. Bordel, a quel degré d’inconscience j’étais, là ? « Mouais, c’est pas trop mal... » je m’entendais lui répondre d’un ton pas très convaincant. Mais hey, on fait ce qu’on peut. Bon, fallait que je donne le change, maintenant... Très bien, on se racle la gorge, on souffle un coup, et... « Ok, maintenant... Glisse tes mains de mes hanches à mes reins, et rapproche-moi encore. » je soufflais mes instructions à son oreille. « Mais descends pas plus bas. Seulement la chute de reins, attention. » Ruine pas tout, Ducon. Pour l’instant, t’as juste tout bon. « Et lorsque ce sera fait, attends un peu, offre-moi un bon teasing, puis glisse un pouce sous mon tee-shirt. Juste ça, pas plus, le reste de ta main reste bien sagement sur le tissu, tandis que ton pouce caresse délicatement. » Pas plus, pas moins, tout en subtilité et rien d’agressif ou intrusif. Rien que du très acceptable mais qui, pas à pas, conduisait jusqu’au point de non retour. « Lorsque tu le sentiras... » je reprenais tant bien que mal. « ... Ton autre main devra quitter mes reins pour se rendre sur mon bras, et y laisser glisser le bout de tes doigts. Tu ne devras pas me regarder, mais contempler le mouvement de tes doigts, comme si tu étais fasciné par la réaction de ma peau, et lorsque je n’en pourrais plus de te hurler mentalement de me regarder moi, tu m’offriras ce regard. Mais arrange-toi pour qu’il soit intense au point de provoquer une combustion spontanée de ma culotte. » Rien que ça. Seigneur, j’étais dans la merde !   
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 2 Aoû - 2:34

« Et si on se mettait d’accord sur le fait qu’on est pas d’accord, voir en total désaccord sur ce point précis ? » Joey arqua un sourcil avant de soupirer légèrement et se passer la main dans les cheveux avec désinvolture pour les ébouriffer quelque peu « Fine » accepta-t-il, c'était un compromis nécessaire, ils avaient leur position et aucun des deux ne semblaient vouloir changer d'avis là-dessus. Mais même s'ils n'étaient pas d'accord sur ce point, cela ne les empêcha pas le moins du monde de continuer de parler et d'échanger leur avis sur la conception d'un non. Joey aimait à penser qu'une fille pouvait changer d'avis, mais il n'était pas de ses gros lourds à pousser à mort une fille, à la faire boire et à la suivre jusqu'à ce qu'elle cède à l'usure, il n'aimait pas cette technique, question d'un minimum d'étique et d'amour propre. Mais aux yeux de Joey, les relations partaient toujours en couille tôt ou tard, il y avait toujours un truc qui finissait par... repousser l'autre ? Et du coup, pour ne jamais avoir à souffrir, il avait juste décréter être inapte à l'amour lorsqu'il n'était qu'un enfant, il le vivait bien, du moins, jusqu'à peu, maintenant, les choses avaient fini par évoluer, c'était un risque à encourir... après, il n'avait pas envie de foncer tête baissée dans tout ça, il était bien trop prudent pour ça. Pour croire au coup de foudre aux autres sornettes, il voulait s'attacher à quelqu'un qu'il connaissait, pas à un corps plus que potable. « Faut d’abord s’aimer un peu avant d’accepter d’être aimé par quelqu’un d’autre. Cette grande sagesse vous était offerte par le centre national des phrases à la con. » il eut un sourire en coin en la voyant se battre avec sa paille, elle n'était pas la plus adroite des filles mais ça la rendait... cute quelque part. « Je croyais que c'était sorti d'un site internet avec des citations cul-cul » répondit alors l'australien avec un amusement profond. Joey lui confessa son amour éternel par la suite -non, pas du tout en fait- il lui dit juste qu'il voulait pas la revoir, ça lui... ferait plaisir, il l'aimait bien, elle l'intriguait, elle le fascinait presque, évidemment, la française en profita pour passer sa main sur la sienne avant de la tapoter légèrement, il roula des yeux, évidemment, il aurait dû s'y attendre. « T’emballe pas, mon canard. » Joey l'observa et nota dans sa tête qu'elle n'avait pas vraiment refusé sa demande, c'était toujours ça de pris. Puis des deux, c'était clairement elle qui s'emballait avec son envie de lui apprendre "la vie" au sens très large du terme. En fait non, elle voulait surtout se concentrer sur certains points précis, mais quitte à recevoir une leçon, autant prendre quelque chose d'intéressant, non ? Et il décréta que la séduction ferait l'affaire, parce qu'il avait envie de voir ce qu'elle allait lui sortir, il aimait être surpris. Apparemment, comme elle était faite femme, elle avait un avantage du à son vagin, ce n'était qu'une question de point de vue hein, il était bien heureux de ne jamais connaître le miracle de la vie. « M’en parle pas ! » elle leva les yeux au ciel et lui se contenta de pouffer de rire avec un éprouvant un amusement certain. Elle finit son verre avant de l'emmener sur la piste de danse en fendant la foule tel Moïse fendant la Mer. Elle était petite mais savait se faire sa place, Joey pouvait au moins lui reconnaitre ça. Elle se positionna au centre du truc, évidemment, elle ne pouvait se contenter d'un coin, il accepta tout cela et se mit même à danser, pas comme un type ridicule, mais comme un type qui savait bouger en rythme, il sentait qu'elle était surprise, elle devait s'attendre à un crétin ridicule, elle n'avait qu'à lui demander avant, c'était sa faute à avoir présumer de son cas. Il finit par lui demander comment il s'en sortait, il était là pour avoir une leçon après tout. « Mouais, c’est pas trop mal... » il fronça les sourcils, elle semblait... distante ? Mais c'était peut-être aussi le reste de la musique, la foule et tout, c'était sans doute juste une illusion, il se rapprocha légèrement d'elle afin de mieux entendre. Peut-être qu'en étant plus proche, il allait retrouver son ton enjoué qu'elle avait eu toute la soirée. Elle se racla légèrement la gorge comme pour reprendre contenance, ha... elle n'était peut-être pas si indifférente finalement, mais il ne pipa mot, préférant s'abstenir. « Ok, maintenant... Glisse tes mains de mes hanches à mes reins, et rapproche-moi encore. Mais descends pas plus bas. Seulement la chute de reins, attention. » murmura-t-elle dans son oreille, c'était... très intime en fait comme position, il opina légèrement de la tête avant de s'exécuter très doucement et il la rapprocha de lui encore un peu plus, la distance de leur deux corps se réduisait de plus en plus. « Et lorsque ce sera fait, attends un peu, offre-moi un bon teasing, puis glisse un pouce sous mon tee-shirt. Juste ça, pas plus, le reste de ta main reste bien sagement sur le tissu, tandis que ton pouce caresse délicatement. » ok... là il commençait à avoir le coeur qui battait un peu plus fort dans sa poitrine, c'était le tout, cette intimité, sa voix dans son oreille, leurs corps de plus en plus proche... il inspira un instant avant de se remettre à bouger en rythme alors que ses mains lui caressait le dos avant de glisse le long de celui-ci avant de faire leur chemin jusqu'à la chute de ses reins, comme elle l'avait dit elle-même, pas plus bas, pas indécent, juste ce qu'il fallait. Puis comme indiqué, il finit par soulever un pan de son t-shirt pour caresser sa peau de son pouce, sa peau était atrocement douce, il avait envie de toucher plus... mais il obéissait, se contentant de la caresser de haut en bas avant de faire des petits cercles. « Lorsque tu le sentiras... Ton autre main devra quitter mes reins pour se rendre sur mon bras, et y laisser glisser le bout de tes doigts. Tu ne devras pas me regarder, mais contempler le mouvement de tes doigts, comme si tu étais fasciné par la réaction de ma peau, et lorsque je n’en pourrais plus de te hurler mentalement de me regarder moi, tu m’offriras ce regard. Mais arrange-toi pour qu’il soit intense au point de provoquer une combustion spontanée de ma culotte. » il cligna des yeux une fois avant de se lancer non sans avoir déglutit une fois au préalable, oh, il était certain qu'il y avait du son dans la pièce, il l'avait entendue toute la soirée, sauf que maintenant tout ce qu'il entendait c'était le rythme qu'ils avaient établi ensemble. Il lui caressa donc le bras tout en continuant de la caresser de son pouce avec l'autre main, il n'eut même pas à feindre une quelconque fascination, c'était réel, il appréciait voir sa main remonter le long de la peau de son bras, doucement, prodiguant une caresse sensuelle et appliquée, et au moment où il ressentit comme une décharge électrique, il arrêta de danser pour la regarder de son regard le plus intense, il y avait un truc dans son regard qui l'empêchait de détourner les yeux du visage d'Astaria et instinctivement, son regard glissa jusqu'à ses lèvres avant de remonter vers ses yeux, il voulait l'embrasser, et il savait que si elle ouvrait la bouche, le charme serait rompu alors il suivit son instinct et captura ses lèvres dans un mouvement lent, il se mit à l'embrasser avec application alors qu'une de ses mains se perdait dans ses cheveux alors que l'autre continuait de caresser la peau de son ventre.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 2 Aoû - 5:04

Astaria + Joey
Gladiators
Dans quoi je venais de m’embarquer au juste ? À quel moment mon inconscience s’était proclamée toute puissante ? Il n’était plus seulement question de résister, là. Je devais me montrer impassible envers un mec à qui je fournissais, gracieusement, comme une débile, les clés et codes d’ouverture de ma ceinture de chasteté. Fallait être particulièrement naïve pour s’imaginer pouvoir garder son sang froid. Ou frigide, au choix. Évidemment que s’il s’y prenait comme un gros lourd il n’avait aucune chance d’obtenir quoique ce soit, et je pourrais demeurer parfaitement maîtresse de moi-même, et en position de supériorité face à lui. Et Dieu, que j’aimais ça ! Sauf qu’il ne s’agissait pas d’un gros lourd, j’en avais pris conscience il y a un moment déjà. Il n’était pas très subtil, certes, un peu brut de décoffrage comme beaucoup de membres de son espèce, mais... Mais il voulait apprendre. Et c’est bien là que le bas blesse. Surtout mon bas à moi. Celui situé dans l’espace entre mon nombril et le haut de mes cuisses. Mais quelle conne ! J’étais là, dans son cou, savourant la chaleur émanant de son corps, et tout ce que je parvenais à penser c’était ‘encore, encore, encore !’. J’avais déjà eu du mal a respirer sitôt qu’il avait déposé la première main sur ma hanche et commencé à bouger. Que pouvais-je espérer en lui fournissant les bonnes infos pour progresser sans encombre ? C’était comme Hitler braillant aux anglais “Fous né m’aurez yamais, bonde dé pfetites taviolles ! Ach, au vait, y a ouferture en Nourmandie.” Improbable ! Scandaleux ! Inconscient ! Et pourtant, j’insistais, je persistais, je signais. Et ne regrettais rien. Pas encore. Et une à une, il enchainait mes instructions, glissant ses mains de mes hanches jusqu’à mes reins, attendant un peu, puis s’infiltrant contre ma peau, chatouillant, flattant mon épiderme, le recouvrant d’une myriade de frissons que je nierais sous toutes formes de torture à l’exception de celle-là, délicieuse de frustration. Il ne disait rien, il me laissait le faire pour lui. Je chuchotais, il agissait, et plus rien d’autre ne rythmait mes pas que sa respiration, juste là, tout contre mon oreille. J’en voulais plus. J’en réclamais plus. J’en exigeais plus. Sous couvert d’instruction, je l’envoyais vers mon bras, et... Bordel !... et... tentais d’évaluer mon degré de connerie. 125%. Je m’exilais juste assez de son cou pour l’observer aller et venir contre ma peau, ses doigts charriant leur flot de crépitements savoureux, ses yeux fascinés faisant naître d’autres picotements tout aussi agaçants bien plus bas. 175%. Je me reculais un peu plus pour ne plus en perdre une miette... Merde, c’était Rihanna, là, dans ma tête ? Elle avait sortit un duo avec Barry White ? Mes doigts, malgré moi, réclamèrent leur indépendance, et quittèrent le tissu de ses épaules pour remonter jusqu’à sa nuque, cajolant la naissance d’une chevelure, avant que mes ongles ne prennent le relais, survolant, effleurant, dégringolant le long de cette peau si fine, si fragile, si... chaude. Et ma respiration qui devenait ridicule. Okay, ça suffit ! Regarde-moi ! Cette fameuse supplique mentale que j’étais supposée seulement feindre, je l’entamais réellement telle une litanie. Regarde-moi, bordel ! Regarde-moi maintenant ! Mais en élève dépassant allègrement le maître, il se fit désirer, s’attardant toujours plus sur ce bras réagissant à chacun de ses doigts, imprimant ses empreintes digitales, narguant ce besoin, mon besoin qui devenait vital. Regarde-moi !! 225%. M’avait-il entendu ? J’hurlais dans ma tête. Mais lorsque son regard obliqua finalement vers le mien, je regrettais aussitôt. 465%. Le point de retour venait d’être atteint. En réalité, il l’avait été dès l’instant où j’avais pris sa main pour l’entrainer là, mais je n’en prendrais pas conscience immédiatement. Pour l’instant, je notais juste l’arrivée de Robin Thicke dans le précédent duo. I know you want it. Sans déconner ? Mon inconnu avait cessé de danser, et suivant son regard je hurlais à nouveau mentalement. Je n’ouvrirais pas les lèvres. Pas pour parler, pas pour le guider. Non, je me contentais d’en mordre une par anticipation, ancrant mon regard au sien, lui soufflant mentalement ce qu’il savait déjà... : maintenant ! Viens !! Et il était venu. Lentement. Mais la promiscuité était telle que ce fut rapide, finalement. Une seconde il me contemplait, la seconde suivante il me rassasiait, m’offrant ce dont je n’avais catégoriquement pas voulu et que, désormais, j’appelais de toute mon âme. Une âme qui se trouvait coincée sacrément bas. 505%. Mes bras s’enroulèrent, crochetant son cou, encadrant son crâne, mes doigts glissant, capturant, assujettissant, mes lèvres s’entrouvrant, mon souffle colonisant, rencontrant celui de l’autre, de l’ennemi devenu colocataire. Ses mains étaient partout sur moi, et il en avait au moins soixante-quatre, au bas mot. Du moins, c’est l’impression qu’il me faisait lorsque, yeux clos, je n’en finissais plus de lui répondre avec une langueur, une lenteur insupportable, avec une faiblesse inacceptable. C’était ma faute. Je lui avais tendu les clés, évidemment qu’il s’empressait d’ouvrir les portes. Une à une. Lentement... Gosh, tellement lentement... Tellement... Stop !! Au prix d’un self-control absolument improbable, je m’arrachais difficilement à sa bouche. Sans pour autant m’en éloigner, mes mains encadrant son visage, mes ongles effleurant ses joues, je tentais de reprendre mon souffle. « Doucement... » je respirais contre ses lèvres. J’allais crever s’il poursuivait sur sa lancée. Et la pointe de mes pieds n’en pouvait plus de supporter le poids de ma mise à sa hauteur. « A mon tour... » je chuchotais alors avec le fin sourire d’une enfant face à son tout dernier caprice. 315%. Je retombais sur mes talons, récupérant sa main égarée pour la ranger sur mes reins, le tout accompagné d’un ‘tut tut tut’ qui n’avait de réprobateur que l’intention, le regard ne suivant absolument pas la tendance, avant de, ma lèvre inférieure coincée entre mes dents, observer mon index glisser de sous son oreille jusqu’à la pointe de son épaule, me préparant le terrain pour ma bouche, qui ne manqua pas de venir le remplacer, cet index, le suppléer. Délicatement, mes lèvres se déposèrent, s’ourlèrent, dégustèrent, émirent ce petit son électrisant, avant de se retirer vers un peu plus haut, parsemant sa peau de ce drôle de balisage de son épaule jusqu’à cette zone si sensible, sous son oreille, lentement, très très lentement, tandis que d’une main, la main opposée à cette bouche, je glissais depuis son cou, trainant le long d’un torse que je découvrais, ou plutôt elle, ma main, au travers du tissu, s’y accrochant, même, par endroit, par instant. Retour à 505%. A quel moment je retrouvais un semblant de raison ? A quel moment je me rappelais qu’il ne devait s’agir que de théorie et non de pratique ? Pas maintenant, pas tout de suite, alors que mes lèvres remontaient jusqu’à son oreille, s’ourlant, juste là, à l’orée du pommette, énervant sa peau et mes propres sens en soufflant un simple et chaotique « Interrogation surprise. »  
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 2 Aoû - 15:41

Il voulait la découvrir. Depuis le début, il crevait de cette simple envie, en savoir plus sur cette intrigante ingénue si différente du reste de la populace, elle avait attiré son regard et à l'instant où il s'était posé sur la brune, il n'avait à aucun moment pu se détacher d'elle. Ils avaient longtemps parlé, ce n'était même pas du flirt, c'était juste des discussions qui s'étaient enchainées naturellement, des sourires réels et juste des caresses sans importances, ce n'était... rien, juste deux inconnus qui parlaient et qui aimaient les réponses fournies par l'autre. Dire qu'elle était différente était un euphémisme, elle avait un répondant presque mordant, elle avait une façon de ne pas se laisser marcher sur les pieds qui l'amusait complètement. Il avait juste voulu la provoquer un peu, sur la séduction vu que madame semblait avoir envie de donner une leçon. Sauf qu'ils... s'étaient perdu. Entre le moment où ils étaient assis innocemment à une table et le moment où ils se retrouvaient dans les bras l'un de l'autre au milieu de la piste de danse. Parce qu'ici, ce qu'il éprouvait n'avait rien d'orthodoxe, ses mains appelaient à la découverte et il devait se faire violence pour ne pas que ses mains partent à la découverte de son corps. Il avait suivi chacune de ses instructions en sentant sa respiration s'alourdir, il avait tout écouté, tout suivi à la lettre, il était bon élève, il l'avait toujours été, mais il ne s'était pas attendu à se sentir si impatient, si prompt à la caresser, il avait chaud, il était presque tremblant, il sentait son coeur battre plus fort et résonner jusque dans ses oreilles, sa concentration était tellement portée sur la brune dont il ignorait toujours le prénom qu'il n'entendait que sa respiration à elle en occultant complètement le bruit de la boite. Honnêtement, Joey ne savait plus où terminait la leçon et où commençait son désir, parce que clairement, les deux étaient brouillés dans son esprit, il avait juste suffi d'un regard en direction de la brune pour qu'il perde contrôle de tout ça... et il s'en fichait mais totalement. Parce que seul la découverte de ses lèvres offertes comptaient désormais, il voulait la sentir encore plus proche de lui, la rapprocher, il la caressait pleinement, n'hésitant plus à passer ses mains sous son t-shirt, ses mains, ses ongles qui serraient sa peau et l’éraflait à peine... leur baiser... ce n'était pas une bataille pour voir qui avait le dessus sur l'autre, c'était une découverte avide et mutuelle. Les mains de la française se glissèrent alors dans la nuque de Joey et il sentit une décharge électrique remonter le long de son échine alors qu'il mordillait la lèvre d'Astaria avant de repartir dans un baiser plus profond et langoureux. Il aurait pu passer plus de temps à l'embrasser encore si elle ne s'était finalement pas éloigné, encadrant son visage et effleurant ses joues de ses ongles, il sentit son torse de soulever légèrement, reprenant son souffle. « Doucement... » il sourit légèrement en entendant sa voix, elle était encore si proche, il sentait son souffle sur son visage, si près et pourtant encore trop loin. Il grogna de frustration avant de fermer les yeux et déposer son front sur celui de la brune. « A mon tour... » souffla-t-elle, oh la chaleur que ces mots provoquèrent dans le bas de son ventre fut immanquable. Elle prit le temps de remettre ses mains à un endroit plus convenable, mais clairement, elle ne semblait pas si ennuyé que ça dans le fond. « Pardon ? » souffla-t-il d'une voix plus grave que tout à l'heure, il l'avait clairement dit sur un ton interrogateur, devait-il vraiment s'excuser ? Elle n'avait pas tellement l'air d'être réprobatrice de son comportement. Son doigt glissa sur sa peau découverte et à chaque endroit où leur peau était en contact, il sentait une chaleur grandir en lui, lorsqu'elle finit par remplacer son doigt par sa bouche, il ferma les yeux et jura légèrement. Cette fille allait le tuer. Elle attisait son désir en un rien de temps et il resserra ses mains sur ses reins tout en la caressant de nouveau, incapable de ne pas le faire alors que sa bouche embrassait son épaule pour remonter jusque le dessous de son oreille. C'était trop lent, c'était aussi trop bon, il se sentait déglutir, il avait du mal à respirer calmement, et l'autre main de la brune passa sur son torse, le caressant, s'y agrippant à certain moment. Son souffle contre son oreille attisa un peu plus son désir d'elle. « Interrogation surprise. » il fronça les sourcils un peu surpris et pris au dépourvu, est-ce que ce n'était qu'un... apprentissage pour elle ? Sa leçon expliquée et appliquée jusqu'au bout ? Parce que lui avait oublié tout ça à l'instant où il avait commencé à l'embrasser. « Qu'est-ce que je dois faire ? » demanda-t-il avant de chercher son regard, une de ses mains passa dans les cheveux de la brune pour mieux la regarder, observer son visage, ses lèvres encore gonflées de leur baiser partagé, il hésita juste un instant avant de lui voler un baiser avant de nicher sa tête dans le cou de la française et lâcher dans un simple souffle : « Je ferais ce que tu veux... ». Il se mit à lui embrasser le cou sans hésitation, elle lui avait fait, il en mourrait d'envie aussi depuis, et si elle perdait ses moyens ? Honnêtement, il s'en fichait, tant qu'il était autorisé à découvrir sa peau un peu plus longuement.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Sam 2 Aoû - 17:48

Astaria + Joey
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J’en voulais plus. J’avais besoin de plus. Toujours plus. Plus présent, plus intense, plus énervant. Et tout brûlait. Mes paumes, mes doigts, mes lèvres, ma peau. Je venais de découvrir le mystérieux secret de la combustion spontanée... Et j’aimais ça. J’avais été prise à mon propre piège. Inconsciente du danger j’avais foncé tête baissée, fierté en étendard. Telle la liberté guidant le peuple de Delacroix, j’avais déjà les seins à l’air. Métaphoriquement, évidemment. La décence me recouvrait encore le corps, mais plus les gestes. Je le dégustais, le savourais, le dévorais au su et au vu de tous, tout un parterre de noctambules dont j’ignorais, à présent, présence et existence. C’était peut-être cliché, mais le reste du monde avait cessé d’exister. Lui non plus n'existait plus, il n’y avait qu’un ensemble sensoriel entre sa peau, son parfum, son souffle, ses réactions épidermiques. Il était une mosaïque composée d’une infinité de détails sur lesquels mon envie s’enflammait et ma raison s’éteignait. Et tout, absolument, tout cramait en moi. Même cette voix -ma voix ?- qui s’échappait d’une gorge aussi sèche que le grand canyon pour se faufiler jusqu’à une oreille. La sienne. Ce n’était plus un cours, pas même un jeu, c’était simplement... Une continuité, un emportement, une réaction en chaine au sein de laquelle je tentais de trouver une référence, un rappel, et m’y accrochais désespérément. Je n’avais plus aucun argument, plus aucun conseil, plus une seule ébauche de réflexion, je ne maîtrisais plus rien et c’était ma manière de l’en informer. Les interrogations surprises, n’était-ce pas ce que sortait les profs les matins où ils n’avaient plus envie de bosser ? Voilà, je rendais les armes, claquais ma démission. J’avais sous-estimé les capacités d’un trop bon élève. Je ne le referais plus. Si j’avais été encore capable de réflexion, je crois que j’aurais souhaité revenir en arrière, à cet instant où nous parlions et plaisantions sagement accoudés au bar. Mais désormais... désormais... Je ne pensais plus à ça. Je ne pensais plus à rien, finalement. Je n’étais plus capable que d’exiger. Exiger ses mains, ses lèvres, sa peau... Sa voix. « Qu'est-ce que je dois faire ? » Tout ce que tu veux. Sa main dans mes cheveux, si douce, si câline, son regard intense et interrogateur capturant le mien... Seigneur, comment pouvait-il être aussi... touchant ? Il n’était pas comme les autres. Il n’était en rien comparable... Si j’avais été apte à lui fournir une dernière leçon, je lui aurais expliqué qu’il devrait me protéger, me fournir l’illusion d’être spéciale et précieuse, intemporelle... éternelle... Mais, ça, tout ça, il le maîtrisait déjà. Comment faisait-il tout ça, bon sang ?! D’un geste presque tendre, je dégageait son front de quelques mèches, et laissais mon regard le couvrir de cette envie teintée de surprise avant de réceptionner ses lèvres avec un plaisir pas vraiment dissimulé. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Qu’est-ce que j’étais supposée faire, moi ? C’était trop tard, n’est-ce pas ? J’aurais du m’arrêter, l’arrêter avant qu’il n’atteigne mon cou, mais... Je n’avais plus été touché comme ça depuis des mois... des années peut-être. Mon corps le réclamait. Mon corps l’acclamait. Et mes mains trouvaient, à nouveau, le chemin de sa nuque, comme pour mieux le sentir, comme pour mieux le maintenir là, juste là. Sans que je ne décide quoique ce soit, ma tête s’inclina sur le côté, lui offrant un terrain de jeu encore plus étendu, répondant, malgré moi, à son affirmation. « Je ferais ce que tu veux... » Voilà ce que je voulais... entre autre. On faisait quoi, là ? On allait où ? Ça menait quelque part ? Mis-à-part teasing et frustration ? Merde, fallait que je me réveille, que j’éteigne cet incendie d’une manière ou d’une autre. À quel point étions-nous indécent ? On s’en fout, t’arrête pas ! Ma respiration n’étant plus qu’une vaste plaisanterie, je me retrouvais à rire de ma propre connerie. Un rire difficile, nerveux, chaotique... enjôleur aussi. D’une main glissant contre sa joue, je récupérais son attention, l’arrachant, à contre-coeur, à mon cou à l’agonie. Je devais parler, mais à la place je me contentais de suivre les contours de son visage, de mes doigts, de mes yeux suivant le tracé de mes doigts, et de cette lèvre que je me mordais en lieu et place de la sienne. Plutôt efficace, ma technique de séduction, pas vrai ? Ne résistant pas plus que lui, je retournais contre sa bouche, y chercher un second souffle que je n’avais plus, butinant, taquinant ses lèvres des miennes, de ma langue, de mes dents, avant de m'exhorter à moins d’emportement. J’étais supposée me calmer, là, j’étais supposée retrouver un peu de sang-froid... Sauf que rien ne venant, pas même le moindre petit courant d’air un brin rafraichissant, je me surprenais à reculer légèrement de ses lèvres seulement pour lui offrir un regard quelque peu suppliant. Attrapant l’une de ses mains, je la ramenais jusqu’à mes lèvres pour en baiser la paume avant de la guider, l’emporter, l’accompagner jusqu’à cette cuisse que j’arrimais à sa hanche. Il ferait vraiment tout ce que je voulais ? Vraiment ? « Fais disparaître tout ces gens... » je soufflais alors, faiblement, difficilement, douloureusement, consciente, malgré tout, de cette foule oppressante, curieuse, intrusive. Cette foule qui n’avait pas le droit de cité dans ce qui se passait là. Entre lui et moi. Je ne pouvais plus reculer, le décor devait sauter. 
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Lun 4 Aoû - 0:34

La décence n'avait pas sa place entre eux deux, plus maintenant qu'ils avaient dépassé cette mince limite qui leur empêchait de faire n'importe quoi, c'était pour ça que la foule les laissaient totalement indifférent, ce qui comptait vraiment, c'était juste... ça, leurs baisers échangés, leurs caresses, découvrir l'autre petit à petit sans avoir envie d'arrêter alors les gens, honnêtement, il s'en fichait de choquer quelques personnes tant qu'il pouvait continuer de se perdre à embrasser la brune. C'était... intense, c'était intime aussi, ça lui faisait perdre tout sens du contrôle et ça n'avait plus un semblant d'importance alors que ses mains la caressait, la serrait et la rapprochait un maximum de son corps avide d'elle. Le jeu n'en était plus un depuis un moment pour Joey, à l'instant où il l'avait tenue dans ses bras, il aurait dû se douter qu'il serait perdu, puis sa voix l'avait guidée et... ses sens avaient pris le dessus sur tout le reste, ses mains appelaient à découvrir un peu plus sa peau et ses courbes. Sa bouche à découvrir chaque partie sensible de sa peau, la goûter, la sucer, la mordre, l'exacerber jusqu'à ce qu'elle appelle à la fin de son supplice et au sien par la même occasion. Il embrassait la peau de son cou, tendrement, la caressant de ses mains en même temps, la rapprochant toujours un peu plus, dès qu'il la regardait, c'était comme si son feu s'attisait, son regard arrivait à allumer un tel désir en lui qu'il n'arrivait pas à maintenir sa bouche éloigner de son corps plus de 20 secondes grand maximum. Il se sentait comme un drogué devant sa came avec aucun contrôle sur ce qu'il faisait ou ce qu'il ressentait. Il était prêt à répondre à tous ses caprices et tous ces besoins, qu'elle exige et il ferait juste en sorte d'y répondre. Elle releva alors son visage et il l'observa quelques secondes, elle était belle, magnifique et il se retrouvait là à sourire bêtement tout en l'observant, jamais une bouche n'avait semblé plus appétissante qu'en cet instant. Elle rigolait, il souriait sans pouvoir s'en empêcher, une de ses mains se perdant dans son dos, glissant contre sa peau du bout des doigts. Elle lui caressa le visage et il ferma les yeux, pour mieux ressentir son sens du touché, il se retrouva à déglutir puis il s'humecta les lèvres quelques secondes, lorsqu'il réouvrit les yeux, elle était là à se mordiller la lèvre inférieur et il sentit tout son sang partir dans le sud en la voyant faire ce simple geste si innocent et sensuel à la fois, elle finit par revenir contre ses lèvres et il accueillit le nouveau baiser avec passion, leurs langues se cherchaient, se domptaient de mieux en mieux, leur souffle se synchronisait petit à petit. Lorsqu'elle le mordit légèrement, il se contenta d'un grognement qui venait du fond de sa gorge. Il serra un peu plus fort ses hanches. Elle s'éloigna une nouvelle fois de lui et il lui lança une œillade perdue, il était toujours un peu perdu après un baiser aussi intense. Elle lui attrapa une main, l'embrassa avant de l'accompagner pour la glisser sur une de ses cuisses, il déglutit avant de caresser celle-ci de son pousse, oh gosh, ses cuisses, il se rapprocha un peu plus d'elle grâce à leur nouvelle position et son bassin s'appuya un peu plus contre celui de la brune... il sentit sa mâchoire se contracter légèrement, c'était une simple friction et il perdait déjà presque tout contrôle... « Fais disparaître tout ces gens... » oh... là, il allait vraiment perdre toute sorte de maitrise, il serra un peu plus fort la jambe de la brune avant de glisser son autre main beaucoup plus bas, lui touchant légèrement les fasses sans réellement se préoccuper d'un quelconque publique, il l'embrassa avec fougue mais ne bougea pas. Et pourtant, il allait devoir le faire, lorsqu'il s'éloigna le souple lourd, il déposa sa tête sur l'épaule de la brune avant de rigoler légèrement, il finit par reposer la jambe de la jeune femme sur le sol, lui attrapa la main pour lui offrir un sourire rempli de promesse avant de l'entrainer à sa suite à travers la foule, il bousculait les gens mais n'en avait complètement rien à faire, ils devaient partir, trouver un lieu calme, un lieu où ils pourraient être juste tous les deux et... il ferma les yeux en s'arrêtant brusquement. Non, non il ne pouvait plus, il ne pouvait pas juste "chercher un lieu" pour pouvoir... oh gosh, il en avait en vie, il en crevait d'envie, mais plus comme ça, il avait évolué, du moins, il l'espérait, il ne pouvait plus juste tirer son coup dans un coin sombre puis revenir dans une salle l'air de rien... il se tourna avec hésitation vers elle, passa sa main dans ses cheveux avant de se mordre la lèvre inférieure. « On peut aller chez moi... » proposa-t-il soudain. Mieux qu'un simple coin sombre, beaucoup mieux, il se rapprocha d'elle avant de lui sourire légèrement pour lui passer une main dans les cheveux. « On devrait vraiment aller chez moi, j'ai vraiment, vraiment, vraiment envie de goûter chaque parcelles de ton corps » avoua-t-il les yeux brillant de sincérité avant de lui voler un baiser. « Et j'ai aussi vraiment très envie de connaître ton prénom » lâcha-t-il dans un petit rire innocent, il pencha la tête en avant pour lui murmurer à l'oreille. « Joey, mais si tu préfères mon canard, je peux vivre avec... » fit-il avant de chercher ses lèvres une nouvelle fois, c'était moins ardent que sur la piste, mais l'envie restait aussi présente.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Lun 4 Aoû - 3:37

Astaria + Joey
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C’était plus fort que moi. Je ne contrôlais plus rien du tout. Pour une adepte du contrôle absolu, c’était un tantinet emmerdant, tout de même. Mais qu’importe, je n’étais même plus en état de me soucier de ça. Demain... Oui, demain. Pour le moment je n’étais plus un être raisonné et raisonnant, je n’étais même plus un être, finalement. J’étais une bulle de sens. Le touché, le goût, la vue, l’ouïe, l’odorat. Tout n’était plus centrer qu’autour de ça. Et uniquement ça. Sa peau, ses lèvres, ses yeux, sa respiration, son parfum. Le reste... Et bien le reste... Quel reste ? Avais-je jamais été ainsi ? Fut un temps, certainement, il y a quelques années, mais toujours dans le cadre très formaté et légitime d’un couple. Jamais avec un mec dont j’ignorais toujours le prénom mais plus les courbes de son torse ou la souplesse de sa bouche. Combien de fois avais-je hurlé sur mon frère, lui avoir reproché ses errances, m’interrogeant sur ce qu’il pouvait bien trouver à ses rencontres hasardeuses, à ses rapprochements spontanés... Maintenant je savais. Oh bordel, oui, je savais. Et là, comme ça, au milieu du monde, d’un monde qui, finalement, n’avait pas cessé de tourner pour nous, j’oubliais la décence, la retenue, la bienséance. Rien à foutre ! De toute manière Nadine de Rothschild n’était pas sur un tabouret de bar concentrée à prendre des notes. Si ? Le regard des autres n’avait plus aucune importance, il n’existe plus, il s’était envolé le temps de ce rapprochement inattendu et pourtant tellement prévisible. J’avais été conne, oui, mais là, maintenant, tout de suite, j’adorais ma connerie. Elle était plutôt douée, ma connerie. Inconsciente, frivole, légère, mais bon sang, elle n’en était que plus délicieuse. Je n’avais pas bu une goutte d’alcool mais j’étais tout de même enivrée, chaque sens décuplé, chaque sens excité. Lui, lui voulait savoir ce qu’il devait faire ensuite, ce que je voulais qu’il fasse, ce que j’attendais de lui. Et loin de m’offusquer d’un quelconque manque d’initiative, ma pression sanguine explosa au son de sa voix, mais surtout au regard qu’il me lança à cet instant là. Ne souhaitant ou ne pouvant répondre de suite, je me contentais d’agir sans mot dire. Caressant, admirant, baisant, me fascinant pour cet autre qui, à chaque infime réaction déclenchait une nouvelle vague de désir dans mes entrailles. Son regard jeté, projeté sur mon, le grognement se coinçant dans sa gorge, le chemin de frisson que je sentais chaque fois que je m’accrochais à sa nuque et à ses lèvres. Parce que j’y revenais, inlassablement, j’y échouais désespérément. Comme pour un toc, je me sentais obligée de vérifier à plusieurs reprises s’il était vraiment si doué que ça, si bon que ça, si savoureux que ça. Et chaque fois, la réponse était la même : suffisamment pour souhaiter qu’on soit totalement ailleurs. Totalement seuls. Totalement... libres ? Sa main contre ma cuisse, je le sentis déglutir péniblement à l’instant même où son bassin rentrait en contact plus franc avec le mien. Oh tiens, coucou toi ! J’obtenais la confirmation qui me manquait, j’obtenais le léger détail qui me faisait perdre complètement pied, et me retrouvais à soupirer mon besoin d’ailleurs. Et maintenant, pas dans quinze ans. Dans quinze ans je ne serais probablement plus que cendres éparses sur le sol de ce bar. Dans quinze jours, dans quinze heures, dans quinze minutes... tout autant. Sa façon de prendre possession de mes lèvres à nouveau fut une réponse satisfaisante, et lorsqu’il s’exilait dans mon cou, le front sur mon épaule, le souffle court, je retrouvais, un court instant, la vue, prenant conscience des regards sur nous, tout autour de nous. Une main possessive et protectrice se posa, sans mon aval, sur sa nuque offerte, la flattant, la cajolant, l’apaisant, tandis que du regard j’obligeais ceux des autres à se baisser, à se détourner. Le sourire qu’il me lança en se redressant me fit rapidement oublier le reste. On y va, c’est ça ? J'agrippais sa main, me laissant emporter par le mouvement, fendant la foule qu’il avait déjà bousculé pour moi. On allait où, là ? Il avait l’air de savoir où il allait jusqu’à ce que, brusquement, il s’immobilise, obligeant mon cerveau a retrouver un peu trop de vigueur. Je n’avais plus ni son contact, ni son regard, la brume se désépaississait et... Je réfléchissais à nouveau. Ça n’allait pas ! Ça n’allait pas du tout ! Ça... Ha, il me contemplait à nouveau et la lumière s’éteignait là-haut. Il s’était tourné et rapproché.« On peut aller chez moi... » Sa voix... Son timbre chaud... Ses lèvres... Cette proposition... Ça brûlait très clairement en bas. J’aurais encore été sa prof, je lui aurais attribué plusieurs bons points pour cette intimité sincère qu’il m’offrait. Pas un coin sombre, pas un recoin isolé... Chez lui. Mais... C’était loin ? Son sourire, ses caresses, son énième rapprochement, me firent oublié ma question, et je l’entendis insister à mon oreille. « On devrait vraiment aller chez moi, j'ai vraiment, vraiment, vraiment envie de goûter chaque parcelles de ton corps » Bordel de merde ! Je n’étais plus solide, j’étais liquide. Et puis, ça tombait plutôt bien, puisque chaque parcelle de mon corps réclamait d’être goûtée de lui. « Et j'ai aussi vraiment très envie de connaître ton prénom » Moi aussi ! J’adorerais me souvenir de mon prénom. J’crois que c’était un truc en A, mais même pas sûre... Embrasse-moi encore ! Au lieu de quoi, il murmura encore. « Joey, mais si tu préfères mon canard, je peux vivre avec... » Un souffle qui me fit échapper un rire contre ces lèvres qu’il m’offrait à nouveau. Un rire que son baiser ne parvint à éteindre et qui s’entendit encore lorsque je demandais, ma main s’accrochant à sa ceinture pour le rapprocher d’un coup sec de moi. « C’est loin chez toi, mon canard ? » Une réponse comme une autre, tandis que je me grandissais encore, me hissant sur mes pointes pour atteindre une tempe, une pommette, une joue jusqu’à laquelle je glissais plus qu’autre chose. « Attends-moi là... Bouge pas. » je chuchotais alors, pas plus fort qu’un soupir, avant de retomber sur mes pieds, et fendre la foule jusqu’au bar. Vite, avant que Monsieur Cerveau ne se réveille et tire la gueule à ma libido en vrille. Sous cette menace latente, je slalomais avec une efficacité que je n’avais pas en temps normal -comme quoi, une bonne motivation...- jusqu’au bar où je récupérais ce que notre enivrement nous avait presque fait oublier. Mon sac sur l’épaule, sous le regard amusé de ce connard de barman, je rebroussais chemin tout aussi efficacement, jusqu’à le dépasser en accrochant, à nouveau, sa ceinture au passage. À mon tour de bousculer tout le monde jusqu’à la sortie, jusqu’à la relative fraicheur de la nuit. Là, je m’immobilisais, ne sachant plus vraiment quelle direction prendre. Alors, comme lui un peu plus tôt, je pivotais jusqu’à lui faire face, et me rapprochais jusqu’à la collision. « C’est toi qui conduis. » je l’informais, un sourire amusé aux lèvres, juste avant de, prenant appui sur ses épaules, sauter juste assez pour pouvoir nouer mes jambes autour de ses hanches. Après ce qu’on venait de donner comme spectacle à l’intérieur du bar, ce n’était pas le regard intrigué de quelques passants qui allait me contrarier, ou m’empêcher d’entretenir le feu. Les lèvres dans son cou, je redevenais parasite, vampirique, grimpant jusqu’à une oreille que j’attrapais doucement entre mes dents. « Au fait... Je te donnerais mon prénom lorsque je m’en souviendrais... » je soufflais en relâchant, avant de redescendre en suivant la courbe de sa gorge. Ça va ? Jusque là, tu gères ? Parce qu’à force de l’attiser, c’est moi qui en crevais. Surtout que je venais de décider de lui expliquer, à l’oreille, tout doucement, et en détail, tout ce que je comptais lui faire une fois chez lui...
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mar 5 Aoû - 2:53

La tension aurait sans doute pu baisser, en théorie, le désir qui tordait son ventre aurait sans doute dû se calmer à l'instant où ils s'étaient séparés pour fendre la foule à l'abri d'un coin plus calme. Sauf que non, rien ne pouvait calmer, la simple idée d'être enfin isolé avec la brune mettait les nerfs de Joey à rude épreuve, il en crevait d'envie, mais il ne pouvait pas... le faire mal. Non, il ne pouvait décidément pas la prendre dans un coin, elle... méritait un meilleur traitement, alors il la supplia presque d'accepter de venir chez lui... et il finit même par lâcher son prénom, prénom qu'il avait gardé pour lui jusqu'à présent, ce n'était même pas qu'il l'avait fait exprès, l'occasion n'était pas venue, mais il ne voulait pas être un inconnu sans nom pour la française, alors il avait ressenti le besoin de se présenter. « C’est loin chez toi, mon canard ? » Oh c'était clairement beaucoup trop loin en cet instant, mais ce n'était pas non plus si loin que ça. Cela dit, si elle continuait de l'attirer à lui via sa ceinture... il n'était pas sûr d'avoir la force d'aller jusque là. Elle se mit sur la pointe des pieds pour lui lâcher dans un souffle : « Attends-moi là... Bouge pas. » well, il n'avait pas le choix donc il restait là, tentant de se calmer quelque peu, reprendre un minimum contenance, il se passa la main dans les cheveux avant de se retrouver à sourire comme un con, il ne... s'y attendait tellement pas. Elle qui l'avait repoussée, qui l'avait clairement rangée dans la case des mecs inoffensif ? Oh, il se savait... douer pour tout le reste, le flirt, embrasser, le sexe... mais il y avait une intensité cette fois-ci, quelque chose de différent, parce qu'il n'avait pas tellement bu, et elle non plus et ils se voulaient, ils s'étaient tellement cherché et au final, c'était plus gratifiant à ses yeux de ramener quelqu'un comme elle qu'une pauvre fille trop bourrée pour se souvenir de son prénom ou encore leur rencontre... Lorsqu'il la vit revenir vers lui telle une fusée, son premier réflexe fut de sourire bêtement, puis de reculer d'un pas de peur qu'elle lui fonce dedans... et finalement, elle se contenta de le tirer par la ceinture jusqu'à la sortie... si ça pouvait lui faire plaisir, il n'allait certainement pas s'en plaindre des masses, il se contentait de rigoler de son côté légèrement intrépide, gosh, elle était en feu... une petite boule d'énergie, une boule d'énergie qu'il avait tellement hâte de découvrir dans son entièreté. Une fois à l'extérieur, Joey sent l'air frais se propager dans ses poumons avec une certaine satisfaction, la brune se retourne vers lui de façon brusque « C’est toi qui conduis. » lui fit-elle savoir avant de prendre appui sur ses épaules pour ensuite entourer ses hanches des jambes interminables de la brune. Il déposa aussi tôt ses mains sous les fesses de la jeune femme en guise de soutient et il se retrouve à pouffer de rire légèrement. Sourire qui se figea lorsque ses lèvres se mirent à dévorer son cou... il grogna de contentement alors qu'une de ses mains glissaient le long du dos de la jeune femme... elle finit par lui mordiller l'oreille et il se mordilla les lèvres. « Au fait... Je te donnerais mon prénom lorsque je m’en souviendrais... » mais elle se s'arrêta pas et se mit à parsermer sa gorge de baiser. Il déglutit avant d'avancer tout en la portant. « J'ai pas de voitures... pas les soirs où je sors... » avoua-t-il gauchement, il avait du mal à se concentrer lorsqu'il était là ! Comme ça entrain de le déconcentrer complètement. Cependant, il se dirigea jusqu'au parking pour s'arrêter devant un taxi jaune. Il eut un tel sourire et juste en voyant la fille, l'homme eut un sourire compréhensif... Joey donna rapidement l'adresse de son appartement et promis un supplément, s'il allait vite. Très vite. Et à peine eut-il le temps de finir sa phrase qu'il se tournait vers la brune pour l'embrasser avec passion, il crevait d'envie de la toucher, à même l'arrière du véhicule, mais il n'avait pas envie qu'un sale pervers les observe à travers son rétroviseur. S'il découvrait le corps de la brune ce soir, il voulait être le seul et pas la donner en spectacle, il n'avait jamais été très bon au partage. Lorsque le taxi s'arrêta enfin, Joey prit à peine le temps de se détacher des lèvres de la brune pour jeter l'argent, il la tira à l'extérieur avant d'aussi tôt la porter dans ses bras jusqu'à sentir ses jambes s'enrouler une nouvelle fois autour de ses hanches. Il la porta le plus rapidement qu'il le pouvait jusqu'à l'ascenseur et une fois les portes refermés, il la plaqua contre la paroi et caressa une de ses jambes, avant ce soir, il n'avait jamais été aussi fasciné par des jambes, gosh, celle de cette brune étaient parfaites. Vraiment, il était prêt à leur faire une ode à ces jambes. Lorsque la porte s'ouvrit finalement, il s'éloigna quelque peu pour vérifier ne pas s'être trompé dans son empressement, il prit la main de la française pour la guider jusqu'à sa porte qu'il eut un peu de mal à ouvrir tant ses mains tremblaient. « Regarde l'effet que tu me fais » pouffa-t-il de rire avant de lui lancer un regard rempli de désir, lorsqu'il franchit finalement sa porte, il la tira jusqu'à l'intérieur et la plaqua aussi tôt contre la porte refermé et la retenue qu'il avait réussi à avoir jusque là vola aussi tôt en éclat, ses mains attrapèrent le dessous du t-shirt de la brune pour le soulever avec hâte, son regard se perdit sur ses nouvelles courbes affichés et il se lécha les lèvres sans trop d'hésitation, il se pencha vers ses lèvres dans un duel passionné alors qu'une de ses mains caressaient son ventre avant de remonter jusqu'à un de ses seins qu'il malaxa à travers le soutient-gorge sans hésitation. « On devrait aller dans la chambre... » réussit-il à dire d'une voix rauque sans pour autant arrêter de la toucher ou de l'embrasser.
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators Mer 6 Aoû - 1:21

Astaria + Joey
Gladiators
J’allais devenir dingue si on restait bloqué ici, ou n’importe où ailleurs, finalement. J’avais comme l’impression d'étouffer dans mes vêtements pourtant pas très couvrant, comme si chaque parcelle de tissu revêtait des airs d’armure intégrale. Je voulais le toucher, et plus encore je voulais qu’il me touche. Je n’en pouvais plus de ce petit jeu bien trop frustrant, de ce teasing qui n’en finissait plus, comme une bande-annonce de la durée d’un film d’art et d’essai. Pourtant, concrètement, ça avait duré quoi ? Quelques minutes. Quelques longues, très longues et intenses, très intenses minutes. Du moins, sur la piste de danse puisque, finalement, ça avait débuté bien avant ça, lorsque, déjà, il cherchait à percer les barrières et abattre les frontières qui, étrangement, n’avaient été faite que de sable, vite écrasées par la marée. Et dire qu’elles avaient été ma fierté. Inatteignable, hein ? Intouchable ? Bonne blague ! Excellente, même. Les jambes autour de son bassin, j’avais l’air moins inaccessible, non ? Si peu... Mais je m’en foutais. Tout ce qui avait de l’importance en cet instant c’était ce ‘chez moi’ qu’il me promettait, ce ‘chez moi’ vers lequel il me conduisait et que j'espérais juste au bout de la rue. J’allais crever s’il ne me touchait pas rapidement et sans barrière, sans retenue non plus, sans une once de décence. Accrochée à son cou, son oreille, sa gorge, je l’invitais à conduire. Sa réponse me fit sourire contre sa peau. « J'ai pas de voitures... pas les soirs où je sors... » Sortant de son cou, je redressais le visage juste assez pour le voir et lui offrir ce regard, celui que je ne calculais pas, celui qui apparaissait spontanément, celui qu’il avait fait naître sans le savoir, mais pas nécessairement sans le vouloir. « Je parlais de me conduire moi... » je soufflais alors, les derniers mots venant crever contre ses lèvres. Pas longtemps, cependant, et à contre-coeur j’échappais à sa bouche pour retourner en exil dans son cou. Je préférais qu’il se magne d’avancer, quitte à m’obliger à quelques privations en attendant. L’arrêt spontané de mon véhicule m’obligea à ressortir la tête pour découvrir un tout autre véhicule, plus conventionnel celui-ci, et une fois à l’abri de l’habitacle, je reprenais son ascension. Une ascension climatique. Hors de question que je laisse perdre le moindre degré. Et bien que sous étroite surveillance depuis un rétroviseur de trop, je profitais de l’attention que ce dernier portait à notre baiser pour agir plus bas, dans l’ombre des sièges, glissant mes doigts sous le tissu pour aller frôler, effleurer un bas-ventre d’une chaleur plus que satisfaisante. Cela dit, le trajet fut trop court pour que j’en savoure pleinement la découverte. Je devrais attendre encore un peu. Et tandis qu’il me tirait hors du taxi pour me récupérer tout contre lui, me soulevant afin que je puisse récupérer ma position initiale, je compris que je n’aurais pas beaucoup à attendre, finalement. Je sentis l’ascenseur directement dans mon dos, lorsqu’il m’y plaqua, l’une de ses mains se refermant sur ma cuisse, tandis que l’une des miennes maintenait sa bouche contre mes lèvres, et que l’autre glissait dans son dos via son col. J’espérais vraiment qu’il ne tenait pas trop à ce tee-shirt, demain il garderait clairement le souvenir de mes différents passages. Détendu par endroit, carrément déformer à d’autre. C’était de sa faute ! Il était de trop depuis bien longtemps. L’ascenseur s’immobilisa, mais je ne le remarquais que lorsque Joey s’éloigna provoquant un choc thermique dans tout mon corps. Il attrapait ma main, et la seconde d’après je me retrouvais à cavaler derrière lui en direction d’une porte qu’il avait toutes les peines du monde à ouvrir. « Regarde l'effet que tu me fais » avoua-t-il dans un rire que je lui renvoyais en m’adossant contre le mur à côté. « J’espère que tu auras moins de difficulté à l’intérieur... » je chuchotais moqueuse mais pas trop. Je n’étais pas mieux que lui, sauf que mes mains, je les planquais dans mon dos. « T’étais prévenu, ma technique est redoutable. » j’eus le temps de souffler avant qu’il ne m’attire à l’intérieur pour me plaquer contre la porte désormais close, mon tee-shirt en ligne de mire. Le vêtement au sol, je m’accordais quelques instants d’observation, quelques secondes guère plus juste pour le plaisir de le voir me voir, de l’étudier en train de m’étudier, son regard, ses lèvres, sa langue, puis sa main, sa main grimpant, sa main cavalant, sa main s’accrochant tandis que j’écrasais une soupir de satisfaction contre ses lèvres. Je le voulais, je le voulais tellement. « On devrait aller dans la chambre... » Oui, d’accord, tout ce que tu veux, m’en fout. M’en fout de tout. Je voulais juste qu’il fasse disparaître tous les gens. Il l’avait fait. À présent, sur le sol, dans la cuisine, sur le lit, dans le canapé, même sur la table du séjour, je m’en moquais. Sûr que le lit serait plus confortable, mais avant ça... J’éloignais son buste du mien, sans parvenir, pour autant, à décrocher ma bouche si avide de la sienne, tandis que mes mains glissaient définitivement sous son tee-shirt, remontant à plat, savourant ces reliefs que je ne voyais pas encore mais que je me plaisais à imaginer, emportant avec moi le tissu contre mes avant-bras, jusqu’à haut, jusqu’à très haut, trop haut pour moi. Bordel pourquoi fallait-il qu’il soit si grand ? Je le laissais faire le reste et pendant qu’il s’en occupait, bras levés et muscles tendus, j’observais, je touchais, puis j’embrassais. Ma bouche morfale goûtant, savourant ce qui était à moi... Au moins pour ce soir. Pour cette nuit. Mes mains, dans son dos, s’accrochèrent, glissèrent, le marquèrent doucement, excitèrent sa peau du trapèze jusqu’aux reins, jusqu’à cette frontière qui me narguait encore, et que je contournais pour venir attraper la boucle sur le devant. « Ta chambre. » je grognais difficilement, secouant un pied après l’autre pour me débarrasser de mes chaussures. « Maintenant. » Et vite, si possible. La ceinture au sol, mes doigts s’attaquaient déjà aux boutons frôlant, souvent, pas vraiment par inadvertance, la protubérance qui semblait se cacher en-dessous et qui n’annonçait que du bon...  
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MessageSujet: Re: Astaria & Joey - But we're the gladiators

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Astaria & Joey - But we're the gladiators

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