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james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.

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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Jeu 19 Juin - 0:35

Astaria + James
Les Secrets...
« Ils ne l'ont pas retrouvés. » Comment ça, ils ne l’avaient pas retrouvé ? Comment pouvaient-ils décréter un homme mort s’ils n’avaient pas son corps sans vie sous les yeux ? Ce n’était pas une mort s’il n’y en avait pas une, il ne s’agissait, ni plus, ni moins, que d’une disparition. Certes, je n’étais pas au courant de l’affaire en détails, mais tout de même ! Malgré tout, je n’insistais pas. Je n’étais qu’une petite française ayant abandonné ses études de Droit, alors forcément, j’imaginais mal poser des questions pertinentes que le FBI ne se serait pas déjà posé. A la place, je préférais embrayer sur le FBI, justement, qu’il souhaitait quitter. Drôle d’idée compte-tenu de tous les moyens qui étaient mis à sa disposition afin de retrouver son frère ou son meurtrier. N’en avait-il pas besoin, justement ? « J'ai une très bonne amie dans le FBI, elle pourra continuer à ma place. » Oui, d’accord, mais une amie, ce n’était pas lui. Je ne suis pas certaine que je serais parvenue à faire confiance à quiconque dans une affaire aussi délicate. La formule ‘on n’est jamais mieux servi que par soi-même’ me collait parfaitement au teint. Je préférais faire les choses de mes mains plutôt que d’avoir à remettre en question le travail d’un autre. « Et pour être honnête, je pense que je préférerais avoir une bonne santé plutôt qu'une conclusion à cette enquête... ma fille va avoir six ans le 19 juillet, je ne veux pas qu'elle se retrouve seule, ça ne serait pas normal. » Avait-il dit alors, m’éclairant sur son désintérêt de tout le reste. J’avais perdu ma mère à l’âge de 24 ans, j’étais donc bien placée pour savoir ô combien dévastatrice cette expérience pouvait être. Cela dit, il n’existe pas d’âge auquel on vivra mieux la perte d’un parent. Qu’importe que l’on soit enfant, ado, adulte ou vieillard, ce départ-là remet absolument tout en question, tout en cause, on devient quelqu’un d’autre. « J’ai entendu parler de cette maladie… Je croyais qu’elle évoluait de façon totalement différente d’un individu à un autre et qu’il était, de ce fait, impossible de prédire l’avenir d’un patient en fonction d’un autre. Et puis, d’après ce que j’en sais, tu pourrais tout aussi bien te faire écraser par un bus dans l’heure qui suit, et ta fille se retrouverait tout autant seule. » C’est ce que ma mère n’avait cessé de me répéter depuis son lit d’hôpital, lorsque je la suppliais de ne pas me laisser, de ne pas m’abandonner, lorsque je hurlais ma douleur et cette injustice. Trop jeune pour mourir, c’est ce que je lui disais. L’histoire du bus, c’est ce qu’elle me répondait. L’ironie voulant que je serve ce même discours à James, quelques mois plus tard. « Que tu te prépares au pire, c’est une chose, et c’est même une excellente chose, on est jamais assez prévoyant. Mais tu ne dois pas vivre avec cette épée de Damoclès continuellement au-dessus de la tête. Tu dois profiter, y penser certes, mais pas y penser en permanence. Ta fille va finir par le sentir, et tu sais qui est pire que de perdre un parent jeune ? Le perdre bien avant qu’il ne soit plus là. Si ton temps est réellement compté avec elle, alors tu as absolument un maximum de choses à lui transmettre en un minimum de temps. Fais en sorte que chaque jour compte réellement. » Peut-être n’était-ce pas à moi de lui dire ce genre de choses, après tout il ne m’avait pas demandé mon avis, mais… Je le donnais quand même. 
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Lun 23 Juin - 14:42


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« J’ai entendu parler de cette maladie… Je croyais qu’elle évoluait de façon totalement différente d’un individu à un autre et qu’il était, de ce fait, impossible de prédire l’avenir d’un patient en fonction d’un autre. Et puis, d’après ce que j’en sais, tu pourrais tout aussi bien te faire écraser par un bus dans l’heure qui suit, et ta fille se retrouverait tout autant seule. » J'étais sûrement pessimiste, mais il fallait voir les choses en face. Si mes problèmes de mémoire, présents depuis mes quinze ans environ, étaient effectivement liés à cette maladie, je n'en n'avais effectivement plus pour longtemps. Ce qui me semblait plus étrange, c'était que les autres symptômes étaient relativement récents. Ou alors, c'était juste qu'avant, personne ne pouvait me le faire remarquer. À part Alexia et April, je n'avais pas eu beaucoup d'amis au cours de ma vie. Mieux valait avoir de vrais amis en petit nombre, certes. Mais ni l'une ni l'autre ne m'avait semblé remarqué quelque chose. C'était sûr que si, dès notre rencontre les symptômes étaient présents, elles n'avaient rien pu remarqués d'inhabituel chez moi... Je ne faisais sûrement pas attention au regard inquiet de Kim avant. « Et bien, ce n'est pas vraiment la maladie qui finit par tuer, mais ses conséquences. Et certes, tu as raison, ça pourrait se passer ainsi. Mais le résultat serait le même, ça ne change rien au fait que je ne veux pas qu'elle se retrouve seule. » D'un certain sens, je savais ce que c'était, perdre l'un de ses parents. Depuis la mort de ma petite sœur, ma mère n'était plus comme avant. C'était dur à supporter, surtout que j'étais responsable. « Que tu te prépares au pire, c’est une chose, et c’est même une excellente chose, on est jamais assez prévoyant. Mais tu ne dois pas vivre avec cette épée de Damoclès continuellement au-dessus de la tête. Tu dois profiter, y penser certes, mais pas y penser en permanence. Ta fille va finir par le sentir, et tu sais qui est pire que de perdre un parent jeune ? Le perdre bien avant qu’il ne soit plus là. Si ton temps est réellement compté avec elle, alors tu as absolument un maximum de choses à lui transmettre en un minimum de temps. Fais en sorte que chaque jour compte réellement. » Je savais qu'Astaria avait raison, mais ce genre de choses était facile à dire. « Ma fille était inquiète avant même que je ne passe un seul examen, avant que je sois moi-même inquiet. Et je te rappelle que j'ai longtemps été séparé d'elle. Tu crois vraiment que depuis que je l'ai retrouvé, je ne fais pas en sorte que chaque jour compte réellement pour nous ? » Je commençais même à arrêter de travailler à son retour de l'école pour pouvoir profiter de notre temps ensemble. Elle était très intelligente, surtout pour son âge, je me doutais bien qu'elle avait compris qu'il fallait profiter. Comme je venais de le dire, elle avait sans doute compris avant moi.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Lun 23 Juin - 18:13

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Les Secrets...
« Et bien, ce n'est pas vraiment la maladie qui finit par tuer, mais ses conséquences. Et certes, tu as raison, ça pourrait se passer ainsi. Mais le résultat serait le même, ça ne change rien au fait que je ne veux pas qu'elle se retrouve seule. » Je ne m'y connaissais pas assez pour opposer la moindre objection à ce dernier argument. Je ne savais pas grand chose de lui, mais j'imaginais aisément qu'il ne parlait pas sans savoir, ni même sans avoir fait les tests nécessaires. Je n'avais rien remarqué de particulier chez lui. Il ne m'avait pas donné de coup par inadvertance, ni rien de ce genre. Quant à sa mémoire... Depuis le début de notre conversation, il n'avait de cesse de me ressortir, ponctuellement, des bouts de mon histoire, celle que je lui avais confié dans l'avion. Y compris cette partie sur l'hérédité dont je ne me souvenais même pas avoir évoqué. Cela dit, s'il souffrait de problèmes de mémoire depuis ses quinze ans, il avait probablement développé des techniques pour l'entrainer et ne rien laisser paraître. Je n'y connaissais vraiment pas grand chose. Cela dit, il avait raison sur un point, sa fille allait se retrouver seule. Mais quand bien même n'aurait-il pas été malade, il s'agissait d'une fatalité inéluctable. Les enfants se retrouvent toujours seuls un jour ou l'autre, privés de leurs parents. Mieux valait que ça arrive le plus tard possible, évidemment. « Ma fille était inquiète avant même que je ne passe un seul examen, avant que je sois moi-même inquiet. Et je te rappelle que j'ai longtemps été séparé d'elle. Tu crois vraiment que depuis que je l'ai retrouvé, je ne fais pas en sorte que chaque jour compte réellement pour nous ? » Certes, il n'avait pas tort, mais il oubliait un petit détail qui avait son importance. “Je n'en sais rien. Je te rappelle que je te connais depuis trois secondes et demi, alors ce que je crois n'a pas la moindre importance.” D'autant que je ne croyais rien de particulier, ni n'avais d'avis particulier. Je ne faisais que le découvrir, ni plus, ni moins. “Je te fais seulement part de mon expérience personnelle. Elle vaut ce qu'elle vaut, et tant mieux si tu le fais déjà.” J'haussais les épaules avant de fouiller mon tote-bag à la recherche de cette sucette qui me permettrait de ne pas me fourrer une cigarette entre les lèvres. “Qu'est-ce que tu vas faire, alors ? Comment tu comptes préparer son avenir ? Et, au fait, ton père biologique, est-ce qu'il...?” Est-ce qu'il était mort ? J'avais du mal à formuler ce mot. C'était encore bien trop frais, la blessure trop apparente pour prononcer ce terme si... définitif. Peut-être étais-je encore un peu trop dans le déni ? Sans aucun doute.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Jeu 26 Juin - 14:01


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Je n'en sais rien. Je te rappelle que je te connais depuis trois secondes et demi, alors ce que je crois n'a pas la moindre importance. Je te fais seulement part de mon expérience personnelle. Elle vaut ce qu'elle vaut, et tant mieux si tu le fais déjà. » Je la dévisageai quelques instants. Elle avait raison, elle me connaissait depuis peu, mais... « Ça me paraît juste évident pour un parent de vouloir profiter au maximum du temps passé avec son enfant. » Je n'avais jamais vraiment eu cette chance, je voulais être présent le plus possible pour Kim. Ce n'était pas toujours agréable de se retrouver seul quand on est enfant. Ou même plus âgé... C'est dur à tout âge de perdre ses parents. Je n'avais pas vécu ça, mais... c'était un peu l'impression que j'avais eu lorsque ma mère avait sombré dans la dépression. C'était il y a une vingtaine d'années, et pourtant... et pourtant, rien n'avait changé malheureusement. « Qu'est-ce que tu vas faire, alors ? Comment tu comptes préparer son avenir ? Et, au fait, ton père biologique, est-ce qu'il...? » Je me retins d'éclater de rire. Seul un petit ricanement ironique s'échappa de mes lèvres. Mon père biologique ? « Est-ce qu'il... ? Mais encore ? » Quelques secondes plus tard, je repris : « Est-ce qu'il est mort ? Est-ce qu'il a déjà fait quelque chose pour moi ? Je n'en sais strictement rien. Est-ce qu'il sait que j'existe ? Pour tout te dire, j'aimerais bien le savoir. J'imagine que non. Ma mère n'a jamais rien voulu me dire sur lui. Je sais juste qu'il est japonais, a été amant de ma mère, peut-être plusieurs mois, peut-être pour une nuit, et qu'il m'a refilé sa mauvaise vue et sa maladie. » Je soupirai. J'aurais tout de même bien aimé le connaître. Enfin, ça c'était surtout avant. Avant, j'aurais aimé savoir d'où je venais, dans quel genre de famille j'aurais pu grandir si je n'étais pas né à Londres. Sûrement assez aisée, pour qu'il ait pu s'offrir un billet jusqu'en Angleterre... Maintenant, si je le rencontrais, j'aurais surtout envie de lui mettre ma main dans la figure, même si ce n'était pas entièrement de ma faute. Je ne lui en voulais pas de m'avoir abandonné, de toutes façons, il n'était pas mon vrai père pour moi. Mon vrai père, celui qui m'aimait et qui avait pris soin de moi, c'était et ça resterait Edward Pendelbury, mari de Milady Pendelbury. « En ce qui concerne son avenir, une amie a accepté de s'en occuper s'il m'arrivait malheur. Kim hériterait de tout ce qui m'appartient, autant dire qu'elle aura bien assez d'argent pour ses études, peu importe le domaine. Elle en aura sûrement même assez pour vivre plus que convenablement toute sa vie. Et elle aurait toujours ses grands-parents, en Angleterre. » Sans compter les propriétés qu'il était possible de revendre... Même sa descendance aurait de quoi vivre quasiment à l'identique. « Et qu'est-ce que je vais faire, et bien... je vais envoyer l'assassin de mon frère purger sa peine sitôt que je l'aurais retrouvé. Et je compte continuer de vivre comme avant, que faire d'autre ? Et toi, qu'est-ce que tu comptes faire ? Tu cherches à aller quelque part, peut-être ? » Me demander de me souvenir si oui ou non elle avait une destination était trop me demander. Si je me souvenais de quelques bouts de son monologue, c'était parce qu'ils m'avaient en quelque sorte marqués. Le coup des craintes à propos de l'hérédité m'avait bien fait rire intérieurement, en tous cas.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Ven 27 Juin - 0:27

Astaria + James
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« Ça me paraît juste évident pour un parent de vouloir profiter au maximum du temps passé avec son enfant. » Non, pas nécessairement. Que le parent soit malade ou non, d'ailleurs. Passer du temps avec son enfant ne fait pas forcément partie du package à la naissance. Et encore, j'occultais les pères qui se barraient avant même la naissance de leur progéniture, et ces mères qui foutaient les bambins au freezer histoire d'avoir la paix. C'est assez ironique de parler "d'instinct" paternel ou maternel, lorsque finalement, ce n'est pas quelque chose de nécessairement naturel ou inné... Le baby-blues est un très bon exemple. Tomber en dépression à la naissance de son enfant, c'est quand même assez radical comme réaction. Alors non, ça n'avait rien d'évident. Peut-être même aurait-il pu avoir l'initiative inverse, et s'éloigner de sa fille le plus tôt possible afin qu'elle n'ait pas le temps d'en faire le pilier de sa vie. Je ne pensais pas que ce soit la meilleure solution, loin de là, mais c'en était une autre possible. Quoiqu'il en soit, nous n'étions pas là pour débattre sur les évidences ou non de la paternité, aussi je laissais tomber ce sujet et passais au suivant, à savoir ce qu'il comptait faire pour la suite, et ce qu'il était advenu de son propre père biologique, celui qui lui avait transmis ça. « Est-ce qu'il... ? Mais encore ? Est-ce qu'il est mort ? Est-ce qu'il a déjà fait quelque chose pour moi ? Je n'en sais strictement rien. Est-ce qu'il sait que j'existe ? Pour tout te dire, j'aimerais bien le savoir. J'imagine que non. Ma mère n'a jamais rien voulu me dire sur lui. Je sais juste qu'il est japonais, a été amant de ma mère, peut-être plusieurs mois, peut-être pour une nuit, et qu'il m'a refilé sa mauvaise vue et sa maladie. » Pourquoi était-il si amer ? Je comprenais sa colère, mais ne m'expliquais pas pourquoi elle éclatait sur tout et tous. “Et si tu commençais par te montrer aimable ? Par pudeur et délicatesse, je n'ai pas souhaité achever ma question, pas besoin d'en faire des caisses pour autant. Détend-toi, ce qu'on fait, là, ça s'appelle une conversation, pas une joute verbale.” Je plaçais rapidement entre deux interventions de sa part. Parce que oui, contre toute attente, il poursuivit. « En ce qui concerne son avenir, une amie a accepté de s'en occuper s'il m'arrivait malheur. Kim hériterait de tout ce qui m'appartient, autant dire qu'elle aura bien assez d'argent pour ses études, peu importe le domaine. Elle en aura sûrement même assez pour vivre plus que convenablement toute sa vie. Et elle aurait toujours ses grands-parents, en Angleterre. » Ce n'était pas forcément de son avenir matériel que j'évoquais, mais, évidemment, la savoir à l'abri du besoin devait être une sorte de soulagement, quelque part. « Et qu'est-ce que je vais faire, et bien... je vais envoyer l'assassin de mon frère purger sa peine sitôt que je l'aurais retrouvé. Et je compte continuer de vivre comme avant, que faire d'autre ? Et toi, qu'est-ce que tu comptes faire ? Tu cherches à aller quelque part, peut-être ? » Ha oui, c'est vrai ! J'en avais presque oublié qu'initialement je me rendais quelque part avant de tomber sur lui. Une main dans mon sac à la recherche du plan que j'avais imprimé, je cherchais à m'éclairer un peu plus au sujet de l'enfant. “Mais... Tu ne crains pas que sa mère cherche à la récupérer ? Elle est d'accord avec le fait que ce soit ton amie qui s'en occupe ? Et concernant ta maladie, est-ce que...? Tu as dit que c'était héréditaire, alors... est-ce qu'il est possible que Kim en hérite aussi ? Y a vraiment rien qu'on puisse faire ?” Cette idée que la petite puisse être malade à son tour m'insupportait au plus haut point. C'était déjà révoltant qu'il soit lui-même condamné, mais... une enfant ? “Tiens, c'est là que je dois aller.” j'expliquais, enfin, en défroissant le papier entre mes mains. Je l'avais foutu en boule lors de notre altercation, désormais je devais le rendre à nouveau lisible. “La Galerie Norman Andrews... Je ne suis même pas sûre d'être dans la bonne direction.” Je l'espérais, cependant, puisque j'avais déjà parcouru plusieurs kilomètres dans ce sens.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 29 Juin - 11:53


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Et si tu commençais par te montrer aimable ? Par pudeur et délicatesse, je n'ai pas souhaité achever ma question, pas besoin d'en faire des caisses pour autant. Détend-toi, ce qu'on fait, là, ça s'appelle une conversation, pas une joute verbale. » Elle trouvait que j'en faisais trop pour pas grand chose, que j'étais énervé ? Ça prouvait qu'elle ne me connaissait pas. Je n'avais pas parlé sur un ton agressif, enfin, je ne m'en souvenais pas en tous cas. « Je n'en fais pas des caisses, sache-le. Sache aussi que je n'ai pas besoin de me détendre, je suis tout à fait calme. Et je converse, je ne pars pas dans une joute verbale. » Je continuai ensuite de répondre à ses précédentes questions, n'ayant pas eu le temps de le faire. Et dire que si j'avais pris un autre chemin je serais sûrement déjà chez moi plutôt que d'être en train de converser avec cette Astaria. Ou alors, peut-être aurais-je dû me taire lorsqu'elle m'a proposer de me confier moi aussi. J'avais cédé en pensant qu'une fois qu'elle aurait eu ce qu'elle voulait, elle serait partie et m'aurait enfin laissé tranquille. À moins qu'en fait, ce qu'elle cherchait, c'était de l'aide pour se diriger dans la ville. Après tout, elle venait d'arriver. Enfin, je crois. Je ne me souvenais plus si elle avait parlé d'un quelconque voyage antérieur à New York ou même aux États-Unis tout simplement. « Mais... Tu ne crains pas que sa mère cherche à la récupérer ? Elle est d'accord avec le fait que ce soit ton amie qui s'en occupe ? Et concernant ta maladie, est-ce que...? Tu as dit que c'était héréditaire, alors... est-ce qu'il est possible que Kim en hérite aussi ? Y a vraiment rien qu'on puisse faire ?  » questionna-t-elle en semblant chercher quelques chose dans son sac. « Sa mère l'a abandonnée, elle n'a pas son mot à dire. Je ne chercherais pas à la retrouver pour lui demander son avis » December m'avait apporté Kim en bas des locaux new-yorkais du FBI – quelle inconsciente... – en m'annonçant qu'elle me la rendai ; elle l'avait abandonnée, il n'y avait pas d'autre mot. Même si elle n'avait jamais vraiment voulu de cet enfant, je trouvais cette manière d'avoir agi totalement révoltante. Comme un objet trop encombrant, Kim dérangeait sa mère, donc elle s'en était débarrassée... « Oui, c'est possible. Mais je n'ai pas envie de lui faire faire des tests. Ça serait prendre le risque de les voir être positifs et de devoir encore plus m'inquiéter pour elle. » J'essayais de penser le moins possible à cette possibilité... Kim n'avait que six ans, elle était trop jeune pour avoir ce genre de problèmes... Ce n'était qu'une enfant. Je savais la vie injuste, mais refusait qu'elle le soit encore et toujours. « Il n'y a pas grand chose qui peut être fait, non. » Il n'y avait, à ma connaissance, aucun traitement efficace... « Tiens, c'est là que je dois aller. La Galerie Norman Andrews... Je ne suis même pas sûre d'être dans la bonne direction.  » Son papier était drôlement froissé... J'avais un peu de mal à voir, pourtant je portais mes lentilles. Enfin, il me semblait que je les avais mises. Oui, dans le cas contraire le monde serait flou. Je lui pris son plan des mains et le rapprochai de mes yeux. Je hochai la tête. « Oui, tu es dans la bonne direction. C'est une galerie de photos, il me semble... tu es photographe ? », m'étonnai-je. Elle n'avait pas une tête à être photographe. Enfin, je ne voulais pas dire qu'il y avait une tête à avoir pour être photographe, mais je ne l'imaginais pas dans le domaine des arts.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 29 Juin - 12:46

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« Sa mère l'a abandonnée, elle n'a pas son mot à dire. Je ne chercherais pas à la retrouver pour lui demander son avis » En tant qu'ancienne-future-avocate, je savais les choses un tantinet plus compliquées que ça. Tant qu'elle n'avait pas officiellement abandonné la garde de sa fille, elle pouvait toujours la réclamer quelques soient ses actes antérieurs. Elle pouvait être la pire mère du monde, elle aurait toujours plus de droits que l'amie de James sans lien de parenté. Oui, le droit est souvent très mal fait et ne va pas forcément toujours dans l'intérêt de l'enfant, mais il en va ainsi, les mères ont presque toujours raison aux yeux de la loi. Cependant, je me gardais bien de le prévenir, après tout en tant que membre du FBI, il était supposé connaître ces mêmes textes de loi, et qui plus est, il savait certainement ce qu'il faisait. Peut-être que la mère de Kim lui avait, effectivement, signé une lettre d'abandon. Pour ce que j'en savais, ça ne me regardait pas plus que ça, et je n'avais pas vraiment envie de poser la question. Aussi, je préférais l'interroger sur les risques d'hérédité de cette maladie pour sa fille. Sujet pas vraiment plus réjouissant, mais je crois que j'avais besoin, quelque part, de l'entendre me dire qu'il lui avait fait faire tous les tests et qu'elle était en parfaite santé. « Oui, c'est possible. Mais je n'ai pas envie de lui faire faire des tests. Ça serait prendre le risque de les voir être positifs et de devoir encore plus m'inquiéter pour elle. » Raté ! Cela dit, je le comprenais totalement puisque j'en faisais de même. Persuadée que la fatalité me gratifierait d'un cancer, tout comme ma mère, j'évitais continuellement tout examen pouvait déceler quoique ce soit d'anormal chez moi. Je ne voulais pas savoir. Je préférais vivre avec la peur de l'avoir, que de devoir vivre avec l'assurance de l'avoir. Et "vivre" était un bien grand mot dans ce cas. "Mourir" serait plus approprié. « Il n'y a pas grand chose qui peut être fait, non. » Pas de traitement, donc. Au moins, le cancer avait sa part médicamenteuse plus ou moins efficace. Bien sûr, il y avait toujours 85% de taux de mortalité, mais ça voulait dire 15% de survie, aussi. On pouvait se battre pour 15%. Pas pour 0%. Comme il me l'avait demandé, et la mine basse, je lui tendais mon papier froissé et le renseignais sur ma destination. Est-ce qu'au moins j'étais dans la bonne direction ? « Oui, tu es dans la bonne direction. C'est une galerie de photos, il me semble... tu es photographe ? » N'en avais-je pas parlé durant le vol ? Je ne me souvenais plus vraiment de tout ce que j'avais pu lui dire, mais l'évoquer me semblait évident, aussi avais-je du le faire. Etait-ce sa maladie qui lui avait fait oublier ce passage, ou juste mon trop gros flot d'informations ? Ayant oublié aussi, j'imagine que c'était du au trop grand flot d'informations à mon sujet. “Je... Oui. J'ai encore du mal à le dire, mais oui, je suis photographe et il faut que je m'y fasse.” Pas évident de se faire à ce titre quand je n'étais qu'aux prémices d'une potentielle carrière. “Je débute... enfin, professionnellement, je débute, mais je fais de la photo depuis toujours. Cette galerie m'expose pendant un mois, c'est pour ça que je suis à New York, mais c'est vraiment un petit truc sans prétention. J'ai un an pour me faire un nom dans ce domaine, sinon je retournerais sur les bancs de la fac et terminerais mon Droit.” Perspective peu réjouissante tant je n'avais pas envie de ça, mais c'était le deal que j'avais passé avec mon père, et je n'irais pas contre son autorité. “Dans le monde de la photo, je suis Sibel Bianchi.” Peut-être avait-il vu quelques uns de mes clichés. Je n'avais pas l'impression d'être réellement connue, mais, en Europe, certains avaient été utilisés, déjà, dans le milieu très fermé de la photo. J'utilisais un pseudonyme pour cette raison, pour demeurer dans l'ombre quoiqu'il advienne. Et puis, l'anonymat et le mystère étaient vendeur, paraît-il.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 29 Juil - 14:27


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Je... Oui. J'ai encore du mal à le dire, mais oui, je suis photographe et il faut que je m'y fasse. » Du mal à le dire ? J'avais un peu de mal à comprendre pourquoi. Si c'était ce qu'elle voulait faire, elle n'avait aucune raison d'avoir du mal à le dire. À moins que ce ne soit le temps de s'habituer, d'où le fait qu'il disait qu'il allait falloir qu'elle s'y fasse. Oui, c'était sûrement ça... « Je  débute... enfin, professionnellement, je débute, mais je fais de la photo depuis toujours. Cette galerie m'expose pendant un mois, c'est pour ça que je suis à New York, mais c'est vraiment un petit truc sans prétention. J'ai un an pour me faire un nom dans ce domaine, sinon je retournerais sur les bancs de la fac et terminerais mon Droit. », continua-t-elle. J'avais donc raison, c'était parce qu'elle n'était pas photographe depuis longtemps. « Je vois. Tu as de la chance de pouvoir travailler dans quelque chose qui te plaît, profites-en. » Moi aussi, au début, je gagnais mon salaire en faisant quelque chose me plaisant. Sauf que je m'étais rapidement rendu compte que les enquêtes policières, c'était bien mieux de les résoudre pour soi-même, sans avoir quelqu'un sur le dos réclamant sans cesse des informations sur une autre enquête en cours. C'était mieux aussi de pouvoir parfois demander conseil à mon frère, avant qu'il ne soit tué. Évidemment. Malheureusement on ne pouvait pas changer le passé, je commençais à y être habitué depuis le temps. Il y avait des choses pour lesquelles il était vain de prier, ramener les morts ou changer tout autre événement passé en faisait partie. Ce genre de choses n'arrivait que dans les films et même si je le savais, j'avais longtemps persisté de prier pour que ma petite sœur ne se soit jamais noyée, après cette maudite journée qui s'était pourtant si bien annoncée. J'aimerais pouvoir me souvenir de choses plus importantes que ces souvenirs difficiles. Ça aussi, c'était impossible. « Dans le monde de la photo, je suis Sibel Bianchi. » J'avais l'impression d'avoir déjà entendu ce pseudonyme quelque part... Cependant, impossible de me souvenir d'où. « Ça me dit vaguement quelque chose... » Peut-être dans un magazine ? Ce n'était pas vraiment le genre de lecture que j'avais, je préférais la littérature ou, à la limite, certains romans policiers. À moins que ce ne soit dans un magazine que j'avais rapidement feuilleté la nuit où j'étais chez mes parents à Londres. Je n'avais dormi qu'une petite demie-heure dans mon lit cette nuit-là, j'en avais donc profiter pour voir ce qui avait changé depuis ma dernière visite. Constatant qu'il n'y avait rien de nouveau, hormis d'autres vieilles photos de famille que ma mère avait dû ressortir sans réaliser que ça allait la faire plonger encore plus, j'étais parti dans le salon et, pour m'occuper, m'était trouvé réduit à feuilleter les magazines de ma mère. « Sur une publicité dans un magazine, je crois... », ajoutai-je en revoyant un Sibel Bianchi dans les crédits photographiques d'une page. Ou en tous cas, en croyant revoir ce pseudonyme. Je n'en n'étais pas entièrement sûr.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 29 Juil - 22:00

Astaria + James
Les Secrets...
« Je vois. Tu as de la chance de pouvoir travailler dans quelque chose qui te plaît, profites-en. » Travailler ? C’était un bien grand mot. Je continuais à faire ce que j’avais toujours fait de ma vie, à savoir immortaliser celle des autres, sauf que, désormais, à la différence d’hier, j’espérais gagner un peu d’argent. J’aurais certainement eu plus succès et moins de difficultés en acceptant de simplement plaider, il paraît qu’on était fait pour ça, dans notre famille. Mais non, moi j’avais décidé de tenter ma chance, tout en sachant pertinemment que je n’en avais jamais eu, de chance. “Pour en profiter, il faudrait déjà que ça me rapporte quelque chose, du moins assez pour en vivre. Ce qui n’est pas vraiment le cas.” je répondais dans une légère grimace. Pour l’instant je n’avais aucun gros contrats à mon effectif, juste quelques expos ridicules dans Paris, et maintenant celle de New York, et quelques contrats d’illustration sans grande envergure. Mon travail passait mal en second plan, l’illustration fonctionnait mal puisqu’il ne s’agissait pas de ça, justement. On me disait souvent qu’il s’agissait d’images trop impactantes, trop percutantes, trop de premier plan pour être placées en second plan. Sauf qu’on ne me proposait jamais de les passer en premier plan, évidemment. Ça aurait été trop simple. Cela dit, j’avais tout de même un nom. Un tout petit. Sibel Bianchi. « Ça me dit vaguement quelque chose... » Ha bon ? Pourtant je n’avais encore rien fait pour les Etats-Unis. En Europe c’était un peu différent, mais... Là encore, c’était de l’ordre de l’infime. À moins qu’il soit tombé sur mon site internet, mon blog ou autre en surfant de page en page ? « Sur une publicité dans un magazine, je crois... » Sérieux ? J’ouvrais la bouche pour protester avant de me rappeler où je l’avais rencontré pour la première fois : dans un avion en provenance d’Europe. Evidemment, ça changeait la donne. “Ha oui, c’est possible. Une marque de je sais plus quoi a racheté les droits, et... Mais c’est pas très représentatif de ce que je fais.” Non, pas vraiment, c’était même assez pourri en fait. “Si tu veux, à l’occasion, je te montrerais ce que je fais vraiment, pour que tu puisses te faire une idée par toi-même.” Et qu’il me donne son avis aussi. J’aimais qu’on me donne un avis sur mes créations. Un avis rassurant si possible, parce que j’avais besoin de ça, d’être rassurée. Plus il y avait d’avis positifs, et plus je réussissais à me persuadé que j’avais pris la bonne décision en quittant tout, études, famille, patrie, pour ça, pour me donner complètement à ce travail, à mon travail. J’espérais ne jamais avoir à le regretter. “Tu me conduis jusqu’à la galerie, alors ?” je lui proposais, finalement. Il n’allait pas me refuser ça, si ?
made by pandora.


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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 7 Sep - 12:51


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Pour en profiter, il faudrait déjà que ça me rapporte quelque chose, du moins assez pour en vivre. Ce qui n’est pas vraiment le cas. » Je n'y avais pas vraiment pensé, à ce détail. Il fallait dire que je n'avais pas l'habitude de devoir travailler pour vivre... Chose qui n'était pas aussi agréable que ce que l'on pourrait imaginer. L'argent ne fait pas le bonheur. Je n'aurais pas eu tant d'argent, j'aurais été obligé de me chercher un travail et j'aurais pu avoir la chance d'être pianiste, mon rêve d'enfance... « Exact. Et bien... espérons que tu finisses par pouvoir en vivre. Avoir un travail qui nous plaît, ça change tout mine de rien. » Ça motivait plus à se lever le matin pour aller travailler, paraît-il. Je ne savais pas si oui ou non c'était vrai, puisque je n'arrivais pas à avoir une vraie nuit de sommeil. Même avant la mort de Willa, j'avais des problèmes d'insomnie. Autant dire qu'après, ça s'était empiré, était responsable... ma petite sœur me manquait, c'était sûr. J'aimais beaucoup les enfants, donc avoir une petite sœur était le plus beau cadeau que j'avais eu, à l'époque. Alexander disait que ça ne servait à rien de s'apitoyer sur le passé, puisqu'on ne pouvait plus rien y changer. Je me demandais toujours comment il pouvait réussir à ne jamais avoir ne serait-ce qu'un remord envers un acte passé. Malgré le fait que, bien évidemment, j'avais fini par accepter ce fait, je m'en voulais toujours d'avoir eu ce mouvement brusque envers Willa. Je ne l'avais pas vue, et d'un côté, si notre mère nous avait mieux surveillés, rien ne serait arrivé... cependant je m'en voulais quand même, encore et toujours. Mais bon. Le passé est passé. « Ha oui, c’est possible. Une marque de je sais plus quoi a racheté les droits, et... Mais c’est pas très représentatif de ce que je fais. Si tu veux, à l’occasion, je te montrerais ce que je fais vraiment, pour que tu puisses te faire une idée par toi-même. » Une marque avait donc racheté les droits ? C'était une bonne nouvelle. Son travail commençait donc à être reconnu, c'était une bonne chose pour elle. « Je veux bien, oui. Par contre, mon truc c'est plus les sciences que l'art, je ne suis pas sûr d'être de bon conseil ou je ne sais quoi... Mais oui, pourquoi pas. Surtout qu'à vrai dire, je n'ai plus vraiment la photo du magzine en tête... » Je me souvenais vaguement d'avoir vu son pseudo sur la page, mais c'était tout. Et c'était déjà bien, selon moi, d'avoir réussi à me souvenir d'un si petit détail au vu de ma mémoire qui s'empirait progressivement. Je ne le remarquai pas vraiment, avant. J'étais loin de me douter qu'il y avait une explication à mes problèmes de mémoire en fait. C'était surtout ça. « Tu me conduis jusqu’à la galerie, alors ? » Je regardai rapidement l'heure à ma montre. J'aurais le temps de revenir sur mes pas pour aller récupérer Kim à l'école. Enfin, si je réussissais à emmener Astaria à bon port sans me – ou plutôt nous – perdre. « Pas de problème. », répondis-je avant de reprendre la marche vers la galerie où elle devait se rendre.
©️flawless

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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.

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james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.

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