It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.

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MessageSujet: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Sam 7 Juin - 22:37


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
2 juin, 13h48. Je venais à peine de descendre de cet interminable vol Paris-New York que je recommençais déjà à me faire harceler au téléphone. Je venais d'aller porter Kim à l'école, avec certes du retard, mais bon... c'était toujours mieux que de lui faire rater un jour entier, non ? Elle avait eu la chance de dormir pendant toute la durée du vol. Certains ont de la chance... je ne faisais pas partie de ces gens-là, de toutes façons, ce n'était pas nouveau. Cependant, ces dernières heures, j'avais été gâté. Je m'étais retrouvé entre Kim, du côté du hublot, et une française, brune. Je n'avais pas l'intention de faire grand-chose durant ces si longues heures de vol, juste de relire Les Misérables de Victor Hugo, l'un des plus gros livres que j'avais réussi à dénicher dans une librairie de Paris. À la place, une inconnue s'était mise à me raconter sa vie. Je m'étais maudit d'avoir voulu apprendre le français. Sans ça, je n'aurais entendu que des sons incompréhensibles. Ceci dit, une telle bande-son pendant tellement longtemps m'aurait sûrement fait péter un câble. J'avais l'impression qu'elle croyait qu'on ne pouvait pas avoir une pire vie que la sienne. Enfin, pour revenir au problème actuel, je venais à peine de rentrer à New York, et qui était la première personne qui me téléphonait ? Non pas ma mère, car même si lorsque je lui avais dit pour ma maladie elle avait fondu en larmes, je doutais de sa sincérité. Elle ne se souciait pas réellement de moi. C'était le contraire de mon père. Lui, j'avais l'impression que cette mauvaise nouvelle l'avait réellement attristé. J'avais aimé pouvoir le retrouver et passer ces deux jours là où j'avais grandit, mais je sentais bien que ma mère était toujours en dépression et repartir m'avait en quelque sorte soulagé. Après tout, c'était de ma faute si elle était dans cet état. La première personne à me téléphoner était donc ma secrétaire. Mon patron voulait me parler le plus vite possible. Qu'il aille se faire voir... J'avais à peine raccroché que mon téléphone sonna à nouveau. Numéro inconnu cette fois-ci. Je décrochai en soupirant longuement, redoutant de connaître l'identité de la personne qui pouvait être à l'autre bout du fil. Il s'avéra que c'était l'étudiant en littérature qui travaillait dans la librairie où j'étais passé, Antoine. Je lui avais demandé de voir si c'était possible de me trouver des vieux livres. En particulier des dictionnaires anciens. Il était sympathique, cet étudiant. Ça changeait des coups de fil professionnels. « Eh bien, si tu pouvais m'envoyer ça, ça serait vraiment super. Je me doute que les frais de ports risquent d'être élevés, alors si tu veux je pourrais te rembourser sans le moindre problème. En tous cas, ça aura été du rapide ! Merci de m'avoir prévenu, je me doute qu'il commence à se faire tard à Paris... » On continua de parler quelques instants, puis je raccrochai. Je n'avais pas tant d'occasions que ça de pratiquer le français, pourtant j'avais un excellent niveau. Antoine avait mis du temps avant d'accepter de croire que je n'étais pas français mais anglais... A l'inverse, je n'avais pas eu la moindre difficulté à convaincre Astaria que je ne parlais pas français...
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 0:02

Astaria + James
Les Secrets...
Tout ce que je n'avais jamais vu de New York se trouvait dans les séries et dans les films, sirènes hurlantes et Bruce Willis courant à travers les rues, bousculant une Serena cinglée dans une robe Prada et un Barney Stinson voulant absolument lui présenter Ted. A l'écran, tout parait incroyablement familier et restreint, comme s'il suffisait de quelques foulées pour passer d'un quartier à un autre. Il n'en est rien ! Et c'est la première chose qui frappe à New York, son immensité, sa démesure. La ville s'étend autant en largeur et longueur qu'en hauteur, écrasant le passant qui s'y sent minuscule et insignifiant. Sans oublier la masse grouillante qui fourmille sur chaque trottoir, chaque passage piétons, distribuant coups de coudes et d'épaules à la pauvre égarée que je suis. Le nez en l'air, j'avance à contre-courant, remontant les blocs comme me l'a indiqué un vendeur de bagels à fort accent pakistanais. Au sortir de l'aéroport je n'avais pas rencontré de soucis, il m'avait suffit de sauter dans un taxi, de lui fournir l'adresse griffonnée sur un bout de papier et de me faire arnaquer de quelques dizaines de dollars au passage, pour me rendre chez ma tante. Mais mon budget s'avérant très limité, j'avais décidé que je devrais me passer de transport, désormais, pour me rendre d'un point A à un point B. J'avais bien pensé au métro, mais un simple coup d'oeil à ce labyrinthe coloré avait achevé de me dissuader de mettre un pied dans ce septième cercle de l'enfer. Ma tante vivant à Manhattan et la galerie s'y trouvant aussi, j'avais bêtement imaginé qu'il me suffirait de quelques minutes de marche pour m'y rendre. Sur le plan Mappy ça semblait faisable. Honni soit Mappy ! Une heure plus tard, je remontais toujours cette interminable avenue, sans le moindre espoir d'en voir le bout. Je craignais que le vendeur de bagel m'ait mal aiguillé, alors, le plan en main, je cherchais du regard une nouvelle âme charitable prompte à porter secours à l'étrangère que je suis. Mon frère et mon cousin, avant mon départ, ont mit un point d'honneur à me mettre en garde contre la francophobie sévissant aux Etats-Unis, bien sûr ils ne l'ont fait que dans un but parfaitement sadique, mais... se pourrait-il qu'il existe un fond de vérité dans cette rumeur ? Se pourrait-il que mon accent rebute une grande majorité d'américains ? Et s'ils prenaient un malin plaisir à me perdre plutôt que de m'indiquer la bonne direction ? Et si...? La ferme, Astaria ! Ce n'est pas le moment de paniquer, d'autant que je ne suis là que depuis quelques heures. Je ne suis pas plus conne qu'une autre, je vais bien finir par la trouver cette foutue galerie ! Je suis entrain d'envisager la file de taxis jaunes que je vois remonter l'avenue, faisant mentalement l'inventaire des quelques billets me restant en poche, lorsque le miracle se produit. Ma langue ! C'est ma propre langue que j'entends par intermittence au sein dece brouhaha américanisant. Quelqu'un parle français ! J'entends "frais de port", j'entends "rembourser", j'entends "problème", et je tourne sur moi-même tel un satellite humain cherchant à mieux capter le réseau. Où te caches-tu, compatriote ? Je fouille l'espace, je me rapproche, j'entends même "Paris", et brusquement la foule s'écarte et il est devant moi, son portable à la main, sur le point de raccrocher, ne me prêtant pas la moindre attention tandis que mes traits se décomposent. Lui ? Lui ?! Lui ! “VOUS !!” je beugle sans une once de discrétion. Dire que je me sens trahie serait un doux euphémisme. Je suis surtout vexée et... honteuse. “Vous !!!” j'accuse à nouveau en lui envoyant mon poing dans l'épaule. Un coup d'une si faible violence qu'il ne bouge même pas. Je le foudroie du regard un moment, fronçant le nez et les sourcils avant de me planquer derrière mes mains, confuse. “Oh merde ! La honte !”
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 0:59


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« VOUS !! » Je rangeai mon portable et, réalisant que cette voix de femme parlant en français et qui m'était légèrement familière s'adressait à moi, je relevai la tête. Non... non, ce n'était pas possible ! Pitié, pas elle ! Qu'avais-je fait pour mériter ça ? Décidément, ce n'était pas ma journée aujourd'hui... encore moins que d'habitude... Il y avait un nombre vertigineux d'habitants à New York alors, comment était-ce possible que je tombe sur cette fille quelques heures seulement après notre si attendue séparation ? Rapidement, la jeune femme brune se posta devant moi. C'était moi ou elle était énervée ? Je ne voyais pas du tout pourquoi, pourtant... Je ne lui avais pas dit, à aucun moment, que je n'avais strictement rien à faire de sa vie, que j'avais déjà assez de soucis comme ça. « Vous !! », répéta-t-elle en me donnant un coup de poing dans l'épaule. En fait, peut-être que je savais pourquoi elle était énervée... elle n'avait peut-être pas apprécié le fait que je lui aie menti en lui disant que je ne parlais pas français. Je sentais les regards de quelques passants nous fixer. Je n'aimais pas ça, je ne supportais pas me savoir observé. Je n'aimais pas la société en général. En particulier la haute société, faite de tant de faux-semblants et d'hypocrisie. Rapidement après, Astaria – quel prénom compliqué tout de même, elle n'a pas tort – plaqua ses mains contre son visage. « Oh merde ! La honte ! » Ah, ça... Elle avait totalement raison. « Je ne vous le fait pas dire. J'ai horreur d'être au centre de l'attention, de plus. » J'avais tellement été habitué à ce que l'on m'ignore depuis mon enfance, à ce que l'on m'évite. « On ne vous a jamais dit que ça fait mal élevé de hurler comme ça en pleine rue ? Je sais bien que vous n'avez pas l'habitude d'agir en fille mais il y a des limites tout de même... » Je pensais que tout le monde savait ça. Bon, ça pouvait arriver à tout le monde d'agir avant de réfléchir, mais je n'avais pas envie de lui trouver des excuses. Elle m'avait empêché de m'occuper de la façon que j'avais prévue de le faire pendant ces longues heures de vol et encore après, elle continuait de me déranger, alors je n'allais pas la pardonner comme ça. J'aurais aussi pu passer le vol en me faisant l'intégrale de Nirvana, mais non. Oh, je n'avais pas l'intention de lui faire comprendre méchamment que je n'avais pas apprécié qu'elle parle autant, non. Je n'aimais pas vraiment utiliser ce genre de méthodes, mais si je pouvais me servir de ses confidences pour me ''venger'', alors autant le faire...
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 1:43

Astaria + James
Les Secrets...
Quelles étaient les probabilités de tomber sur une seule et même personne deux fois dans la même journée et ce sur deux continents distincts ? Je n'ai jamais été très forte en maths -moi c'est plutôt la Philo, la Littérature et l'Histoire- mais quelque chose me dit que ça n'arrive pas. Jamais, en fait. Et pourtant, c'est bien mon voisin de siège, celui qui, par miracle, ne parlait pas ma langue, qui se trouve face à moi... parlant ma langue ! Sale petit... Aaah, je n'ai même pas de mots pour qualifier son comportement. D'accord, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, je n'avais pas à me confier de la sorte, mais n'aurait-il pas pu me dire d'emblée qu'il me comprenait et que je le gonflais ? Si j'ai parlé autant c'est justement pour profiter de son incapacité à me comprendre et donc à réellement m'écouter. Le voyage aurait été sensiblement différent s'il m'avait avoué les choses dès le début. Dans un premier temps, c'est la colère qui s'empare de moi, une colère née de la trahison, du sentiment d'avoir été dupée, de la vexation. Et je m'en prends à lui, bruyamment et physiquement, avant qu'un tout autre sentiment prenne le relais. La honte, la gêne. Et c'est avec un profond embarras que je me planque derrière mes mains en laissant échapper une nuée de jurons. Je voudrais disparaître sous terre, me liquéfier et glisser vers un ailleurs où il ne serait pas, lui qui connait, désormais, tout de moi. Bien trop de moi. J'imagine qu'il va se sentir ému par mon trouble et chercher à me réconforter, au lieu de quoi, de derrière mes mains, je l'entends m'affliger davantage, évoquant le fait d'être le centre de l'attention comme s'il s'agissait d'une maladie grave. Je relève le nez. Il est sérieux, là ? « On ne vous a jamais dit que ça fait mal élevé de hurler comme ça en pleine rue ? Je sais bien que vous n'avez pas l'habitude d'agir en fille mais il y a des limites tout de même... » Ha bah oui, il est sérieux. Et il utilise mes confidences comme autant d'armes contre moi, qui plus est. La colère me gagne à nouveau, et je jette un regard à la ronde sur cette foule qui, effectivement, nous observe en nous dépassant. J'imagine qu'il s'agit surtout de notre présence immobile, bouchant le passage, qui force ces regards répétés et hostiles, plutôt que notre conversation à laquelle ils ne peuvent rien comprendre, mais qu'importe, ils pourraient former une ronde autour de nous que ça ne me dérangerait pas plus que ça. Je me moque d'être le centre d'attention, je me fous de ce qu'ils peuvent bien penser de moi. Ce ne sont que des inconnus. “Ha ouai ? C'est mal élevé ? Et mentir, c'est le summum de la politesse, peut-être ? Et si moi j'ai envie de hurler ? Et si moi j'ai envie de faire un caprice, là, tout de suite, en plein milieu de ce trottoir, il va se passer quoi ? Vous allez vous sentir embarrassé ? Humilié ?” Je dis en levant le menton, fière, un air de défi dans le regard. “Et, imaginons que vous vouliez prendre la fuite, si je vous suis en aboyant de manière totalement absurde et bien-bien fort, vous vous sentirez mal-à-l'aise, gêné, surexposé ? Bingo, Pierrot, c'est exactement ce que je ressens en cet instant !!” J'hausse la voix, histoire de bien illustrer mon propos et d'achever de lui faire comprendre que moi, la foule, je m'en tape prodigieusement, avant d'ajouter : “Alors, vous souhaitez encore me parler de savoir-vivre, ou bien me présenter les excuses que vous me devez ?”
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 11:03


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Ha ouai ? C'est mal élevé ? Et mentir, c'est le summum de la politesse, peut-être ? Et si moi j'ai envie de hurler ? Et si moi j'ai envie de faire un caprice, là, tout de suite, en plein milieu de ce trottoir, il va se passer quoi ? Vous allez vous sentir embarrassé ? Humilié ? Et, imaginons que vous vouliez prendre la fuite, si je vous suis en aboyant de manière totalement absurde et bien-bien fort, vous vous sentirez mal-à-l'aise, gêné, surexposé ? Bingo, Pierrot, c'est exactement ce que je ressens en cet instant !! » Bingo, Pierrot.. c'était une expression française ou une expression propre à elle ? C'était la seule chose sur laquelle je m'étais arrêté dans sa tirade. En même temps... les autres choses qu'elle avait dit n'avaient rien de surprenant. Cette réaction était typique lorsque l'on était vexé ou quelque chose de ce genre. Je soupirai longuement. Je savais bien que mentir n'était pas poli, mais de toutes façons, ce n'était pas dans mes habitudes. Je lui avais mentis juste pour qu'elle finisse par se taire. J'avais depuis plusieurs mois maintenant l'impression que je devenais impulsif par moments... c'était sûrement la cause de mon comportement. « Alors, vous souhaitez encore me parler de savoir-vivre, ou bien me présenter les excuses que vous me devez ? » Quelles excuses ? À ma tête, ça devait être visible que je ne voyais pas de quoi elle parlait. D'abord elle me menaçait de me suivre en hurlant dans tout New York et, maintenant, elle croyait que je devais lui présenter des excuses ? Non mais, où va le monde, sérieux ? Ce n'était vraiment, mais alors vraiment pas ma journée aujourd'hui... « Je n'ai aucunement l'intention de vous parler de savoir-vivre, il n'y a rien de plus ennuyant. Et je ne vois pas pourquoi je vous dois des excuses. », soupirai-je. J'avais envie de m'enfuir, mais je ne voulais pas me faire poursuivre par une folle furieuse en train de crier. Non seulement ça serait horriblement gênant et ça attirerait l'attention, mais en plus elle me fatiguerait et même si j'avais pour principe d'éviter de m'en prendre aux femmes, vu le temps depuis lequel j'avais envie de frapper quelqu'un, je préférais éviter qu'elle ne m'énerve trop. On n'est jamais trop prudent comme on dit ! J'aurais mieux fait de me dépêcher davantage pour rentrer, ou de prendre un autre chemin... Je ne serais pas tombé sur cette fille pendant que j'étais au téléphone. J'aurais été tranquille et vu le vol que j'avais eu, ça aurait été appréciable. Surtout que demain je dois retourner travailler... « Et vous, vous souhaitez perdre votre après-midi à me chercher des noises ou bien vous comptez me lâcher et essayer de commencer à vous repérer dans New York ? »
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 12:34

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Je crois, finalement, que c'est l'incompréhension qui achève de prédominer tout autre ressenti. L'incompréhension face à son comportement antérieur, face à ce mensonge qui ne semble pas le déranger plus que ça. J'essaye de me mettre à sa place, et tout ce qui me vient est une immense gêne. C'est une chose de mentir à une inconnue, c'en est une autre de tomber sur elle et de voir les apparences s'évaporer. Pourquoi n'est-il pas gêné, même pas un peu ? Au contraire, il semble estimer être dans son bon droit alors que je ne comprends toujours pas l'intérêt qu'il a eut à me mentir au départ. Il me doit des excuses. « Je n'ai aucunement l'intention de vous parler de savoir-vivre, il n'y a rien de plus ennuyant. Et je ne vois pas pourquoi je vous dois des excuses. » Ha bah non, visiblement, il ne me doit pas d'excuses, selon lui. “Heu... Totalement par hasard, je dirais... Pour m'avoir laissé croire que vous ne parliez pas français alors que de toute évidence vous parlez parfaitement français !” Je lance, très calmement mais débordant de sarcasmes. Ce qu'il n'a pas l'air de comprendre c'est que tout dépendait de ce simple fait, de cette capacité à entendre mes confessions ou non. Et désormais, je ne supporte pas l'idée que cet type, cet homme dont je ne connais rien, même pas le prénom, sache absolument tout de moi. Je me sens à poil. « Et vous, vous souhaitez perdre votre après-midi à me chercher des noises ou bien vous comptez me lâcher et essayer de commencer à vous repérer dans New York ? » Salaud ! Monsieur est agacé ? Monsieur en a marre de moi ? Et je devrais en avoir quelque chose à faire tandis qu'il se contrefout de ce que, moi, je ressens ? De colère, je froisse le plan qui j'ai toujours en main, histoire d'illustrer l'affirmation qui va suivre. “Ah, mais j'ai tout mon temps, moi.” Faux ! Mais qu'importe, la galerie attendra, je ne compte pas lâcher ce fourbe avant d'avoir obtenu des excuses ou à minima, des explications recevables vis à vis de tout ça. “Deux options, maintenant, soit vous m'offrez des excuses convaincantes et construites, soit... et bien je vous accompagne où que vous ayez l'intention de vous rendre, et en chemin je m'arrange pour que toute l'attention soit sur nous.” Il a beau tout connaître de moi, il m'a tout de même offert une arme à utiliser contre lui : son soucis de la discrétion voir l'invisibilité totale. “J'ai beau être petite, ne vous méprenez pas, j'ai un potentiel vacheries quasi illimité.” Je préfère le prévenir, afin qu'il ne sous-estime en aucun cas la menace que je représente.  
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 14:17


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Heu... Totalement par hasard, je dirais... Pour m'avoir laissé croire que vous ne parliez pas français alors que de toute évidence vous parlez parfaitement français ! » Je levai les yeux au ciel. Elle ne m'avait pas demandé si oui ou non je parlais français avant de commencer son long, son tellement long monologue. Et dire que d'après ce qu'elle avait dit, ce n'était pas la version complète ! J'avais peut-être eu un peu de chance tout compte fait... « Ah, mais j'ai tout mon temps, moi. » Me voilà bien... J'avais moi aussi tout mon temps, mais j'aurais préféré pouvoir l'utiliser d'une autre façon. « Deux options, maintenant, soit vous m'offrez des excuses convaincantes et construites, soit... et bien je vous accompagne où que vous ayez l'intention de vous rendre, et en chemin je m'arrange pour que toute l'attention soit sur nous. J'ai beau être petite, ne vous méprenez pas, j'ai un potentiel vacheries quasi illimité. » Je ne pus m'empêcher de sourire en coin, amusé. Qu'elle use son potentiel vacheries jusqu'au bout, ça ne me faisait plus rien ce genre de choses. J'avais l'habitude qu'on me critique depuis ma naissance. À chaque fois que personne n'était là pour entendre, ma mère passait son temps à me rabaisser. Cette façon d'agir était tellement minable. J'avais appris à ne plus entendre ce qu'elle disait. Je savais qu'elle regrettait que je sois né, parce que ça avait fait éclaté son infidélité au grand jour. J'avais fini par m'habituer et autant dire que peu importait ce qu'Astaria pourrait sortir, ça ne me toucherait pas le moins du monde. « S'il n'y a que ça pour vous faire plaisir, videz votre stock, je vous en prie. Vos vacheries ne me feront ni chaud ni froid. », soupirai-je. Elle semblait vraiment y tenir, à ses excuses. Je n'avais aucune envie de m'excuser. De toutes façons, je ne trouvais pas que ce dont elle m'accusait était assez graves pour nécessiter des excuses ''convaincantes et construites''. « Une autre chose dont je suis sûr, c'est que si vous me me suivez de cette façon, je n'hésiterais pas à vous arrêter pour harcèlement. », ajoutai-je en lui plaquant ma carte du FBI sous les yeux. Je la rangeai rapidement après pour ne pas la perdre. Ça avait du bon de faire encore partie du FBI... J'avais bien fait de ne pas encore avoir démissionner. Ça n'allait sûrement pas tarder, mais en attendant, j'avais un moyen de pression sur Astaria, en plus de me souvenir de quelques éléments de son passé. Je doutais qu'elle ait envie d'avoir des problèmes avec la justice dès son premier jour à New York...
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 15:08

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« S'il n'y a que ça pour vous faire plaisir, videz votre stock, je vous en prie. Vos vacheries ne me feront ni chaud ni froid. » Oula, mauvaise interprétation du terme "vacheries", mon mignon. Ce n'était pas ce que j'avais à lui dire qui représentait une vacherie en soi, mais ce que je comptais lui faire vivre. Parce qu'objectivement, ne sachant rien de lui, je n'avais pas grand chose à lui envoyer à la face, à moins d'attaquer sur le physique, mais là encore, il n'avait rien de difforme, il était parfaitement normal et présentait bien. De toute manière, attaquer sur le physique n'avait absolument rien d'honorable. Non, moi je suis une emmerdeuse pas une violente verbale. J'aime le jeu, pas la méchanceté gratuite. Aussi, ce que je prévoyais pour lui pourrir la vie allait être digne d'un Oscar si tant est qu'il m'en laisse l'occasion. Et cette occasion se présenta sous la forme d'un badge qu'il me balança sous le nez. « Une autre chose dont je suis sûr, c'est que si vous me me suivez de cette façon, je n'hésiterais pas à vous arrêter pour harcèlement. » FBI, donc. J'étais censée être impressionnée ? Avec un père flic et un oncle avocat, j'imagine que j'étais quelque peu blasée des forces de l'ordre. Tout ce que je retenais était la présence de ses noms et prénoms sur la carte, que je tente de mémoriser avant qu'il ne la range. Le nom me semblait trop compliqué, mais le prénom, James, je le retenais sans mal. “Ouuuuh, je flippe à mort, là ! Un membre du FBI harcelé par une pauvre petite chose comme moi... Faudrait-il encore que ce soit crédible.” Une moue désolée aux lèvres, j'haussais les épaules par pure provocation. “Allons, James, fais un effort, répète après moi : Je suis désolé d'avoir agit comme un crétin et d'avoir abusé de ta crédulité.” Ce n'était pourtant pas très compliqué, si ? Quelques mots d'excuses et il serait à jamais débarrassé de moi. C'était à croire qu'il appréciait ma compagnie. “Non ? Toujours pas ? Très bien, tu me forces à employer les grands moyens, mais sache que tu ne pourras t'en prendre qu'à toi.” Je baissais la tête, fermais les yeux et mes dents s'enfonçant dans ma langue avec violence, ne les rouvrais qu'une fois qu'ils furent emplis de larmes très convaincantes. Alors, j'enroulais mes bras autour de mon buste pour me donner un air encore plus vulnérable, et me lançais dans la grande scène 3 de l'acte II, le tout en anglais et suffisamment fort pour que tout ce monde m'entende et me comprenne. “T'avais pas le droit de me laisser, James ! Pas comme ça ! Pas avec un post-it sur le frigo alors que... alors que je porte ton enfant, James !” Les joues ravagées de larmes, des sanglots dans la voix, j'attirais les regards de compassion tandis que mon nouvel ami James, lui, n'avait droit oeillades meurtrières et outrées. Voilà ce que j'appelle une vacherie digne de ce nom.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 15:52


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Ouuuuh, je flippe à mort, là ! Un membre du FBI harcelé par une pauvre petite chose comme moi... Faudrait-il encore que ce soit crédible. » Pour le coup, c'est vrai que c'était peu crédible. Cette fille avait vraiment l'air inoffensive. Personne n'irait croire qu'elle me menaçait de me suivre où que j'aille en hurlant, jusqu'à ce que je daigne lui présenter de ridicules excuses. Je n'allais cependant pas lui faire le plaisir de lui donner raison. « Allons, James, fais un effort, répète après moi : Je suis désolé d'avoir agit comme un crétin et d'avoir abusé de ta crédulité. » Non mais, elle se croyait où, là ? « Hors de question que je m'abaisse à dire une telle chose. Et pourrais-je savoir quand je t'ai donné le droit de me tutoyer ? », répliquai-je d'un ton choqué. D'après ce que je savais, nous n'étions pas proche à ce point, au contraire. On se connaissait depuis peu, je n'avais pas la moindre intention de sympathiser avec elle, je souhaitais juste me débarrasser de ce pot de colle. « Non ? Toujours pas ? Très bien, tu me forces à employer les grands moyens, mais sache que tu ne pourras t'en prendre qu'à toi. » Les grands moyens ? Mais bien sûr. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien me faire, avec son mètre soixante et sa force inexistante ? Elle ferma les yeux et, lorsqu'elle les rouvrit, ils furent pleins de larmes. Mon Dieu... Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'elle allait me prendre par les sentiments et que j'allais m'excuser ? Elle hallucinait ! J'étais insensible face aux larmes. « T'avais pas le droit de me laisser, James ! Pas comme ça ! Pas avec un post-it sur le frigo alors que... alors que je porte ton enfant, James ! », s'écria-t-elle en anglais, tant qu'à faire. J'écarquillai les yeux, incrédule. Les passants lui lançaient des regards compatissants tandis que ceux qu'ils me réservaient étaient nettement moins sympathiques. Je rêve... c'était elle qui me cherchait et c'était sur moi que ça retombait ? Je restai sans réagir quelques instants. Ce qu'elle avait sorti... ça me rappelait le jour où j'ai appris que mon ex était partie. Sauf que dans ce cas, notre fille était déjà née et je n'avais pas eu droit à la moindre explication. Je n'allais pas laisser Astaria s'en sortir comme ça, elle n'avait certes rien à voir avec December mais elle m'avait rappelé ce souvenir peu agréable. Très rapidement, je trouvais quoi répliquer. Et j'étais plutôt fier de ce que j'avais trouvé. « Quoi ? Attends une minute, je suis pas sûr d'avoir bien entendu. Mon enfant ? Tu sembles oublier que ce n'est pas le mien ! Je sais très bien que tu m'as trompé ! Tu as profité de mon absence pour t'envoyer en l'air avec mon frère, comment veux-tu que je te le pardonne ? Et ne nie pas, il m'a tout avoué ! Et contrairement à d'autres, il regrette d'avoir fait ça ! », m'écriai-je également en anglais et encore plus fort qu'elle. La tendance s'inversa, ce fut à mon tour d'avoir droit aux regards compatissants et au sien d'avoir ceux indignés. J'étais satisfait de mon coup.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 16:28

Astaria + James
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Je suis une fille. Une fille petite et menue ayant passé toute sa vie noyée au sein d'une fratrie peuplée de mâles grands et forts. C'est ce qui a développé mon goût pour la bagarre et mes manières parfois un peu masculine, mais c'est ce qui m'a aussi appris à me servir de mes handicaps pour les transformer en armes de destruction massive. Mon visage d'ange, mes grands yeux, tout ce que j'ai toujours eu tendance a détester chez moi et qui, parfois, me rendait bien service. Il me suffisait de pleurer un peu, d'hoqueter en avalant ma lèvre inférieure, au milieu d'une bagarre et on me lâchait immédiatement, m'offrant le sursit nécessaire pour taper à mon tour et, à l'occasion, casser le nez de mon frère. Jouer la comédie, susciter la compassion et l'inquiétude pour ma petite personne était, alors, devenue un avantage que je m'étais employée à cultiver et à améliorer. Cela dit, contrairement à toute grande actrice, je ne maîtrisais que ce rôle-là, aucun autre, celui de la femme blessée. En toute logique, si James avait été un être normalement constitué, était venu le temps où il me plaquait une main sur les lèvres, me suppliait de me taire en m'offrant les fameuses excuses tant attendues. Sauf que James n'avait rien de normal et que, contre toute attente, il se décida à entrer dans mon jeu. Surprenant, amusant aussi, mais à des années lumières du but escompté. « Quoi ? Attends une minute, je suis pas sûr d'avoir bien entendu. Mon enfant ? Tu sembles oublier que ce n'est pas le mien ! Je sais très bien que tu m'as trompé ! Tu as profité de mon absence pour t'envoyer en l'air avec mon frère, comment veux-tu que je te le pardonne ? Et ne nie pas, il m'a tout avoué ! Et contrairement à d'autres, il regrette d'avoir fait ça ! » Ma première réaction aurait été de rire si notre public d'un jour n'avait pas eu son attention portée sur moi. Je me devais de rester dans mon rôle et donner le change. J'aurais eu l'air de quoi si je m'étais esclaffée brusquement ? Au lieu de quoi j'écarquillais les yeux en plaquant une main contre mon coeur, comme blessée en pleine chair. “C'est donc ça ton excuse ? Les supposés aveux d'un type que j'ai croisé une seule fois dans ma vie et qui ne t'appelle que lorsqu'il a besoin d'argent ? J'ai tout quitté pour toi ! Ma famille, mon pays, mon travail, mes amis ! Tout ! Je t'ai offert ma virginité, ma confiance, mon amour et mon avenir ! Je porte notre enfant ! NOTRE enfant, James, parce que oui, je n'ai jamais connu que toi ! Tu ne peux pas m'abandonner ! T'as pas le droit de NOUS abandonner...” Et hop, de nouveau les larmes, la petite main sur le ventre qui fait bien, et l'indignation de notre auditoire sur Monsieur FBI. C'est qui le boss ?
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 17:51


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« C'est donc ça ton excuse ? Les supposés aveux d'un type que j'ai croisé une seule fois dans ma vie et qui ne t'appelle que lorsqu'il a besoin d'argent ? J'ai tout quitté pour toi ! Ma famille, mon pays, mon travail, mes amis ! Tout ! Je t'ai offert ma virginité, ma confiance, mon amour et mon avenir ! Je porte notre enfant ! NOTRE enfant, James, parce que oui, je n'ai jamais connu que toi ! Tu ne peux pas m'abandonner ! T'as pas le droit de NOUS abandonner... » C'était quoi ce petit numéro, avec sa main sur son ventre ? Les passants étaient vraiment stupides ou quoi ? Astaria, enceinte ? Elle était bien trop peu épaisse pour ça... Et maintenant, elle avait réussi à remonter les passants contre moi. Si j'avais réussi à retourner la situation une fois, j'arriverai sûrement à le refaire une seconde fois... Voyons voir, que répondre ? Trouvé. Je secouai la tête, l'air exaspéré. « Astaria, tu te rends compte de ce que tu dis ? Il faut vraiment que tu songes à soigner ta mythomanie, ce n'est pas la première fois que je te conseille de reprendre ta thérapie. Tu as réussi à convaincre tes parents qu'en réalité mon frère profite de moi pour avoir de l'argent et qu'il ne vaut rien, car évidemment, ils ne vont pas essayer de voir la vérité en face. La mythomanie est un trouble qui peut être soigné, tu le sais très bien. D'ailleurs, qu'est-ce qui me dit que tu es vraiment enceinte ? Peut-être est-ce juste un prétexte pour essayer de me faire rester car en réalité, c'est toi qui profite de mon argent, toi ! », assurai-je en pointant un doigt accusateur dans sa direction. « Lui au moins a eu le cran d'assumer son erreur, tu ferais mieux de suivre son exemple ! » J'allais l'avoir, d'une façon ou d'une autre. Peut-être qu'elle finirait par se rendre compte que de se donner ainsi en spectacle était affreusement puéril, ou alors je l'aurais à l'usure. Elle finira par se contredire ou par se lasser, en donnant au passage une bonne opinion de moi aux passants. Ils se rendront compte que dans l'histoire, la victime, c'était moi, pas elle ! En plus, c'était la vérité. Je marchais tranquillement dans la rue, au téléphone, lorsqu'une folle furieuse s'est approché de moi, allant même jusqu'à me frapper. Avec la force d'une gamine, certes. Une des choses qui m'agaçaient le plus, c'était qu'elle jouait très bien son rôle de pauvre victime. Seulement en la voyant, on ne pourrait pas croire qu'elle jouait la comédie... ce qui ne m'aidait pas. J'espérais juste que ça ne serait pas moi le premier à se contredire... à cause de mes problèmes de mémoire, je n'avais pas l'absolue certitude de me souvenir de mes paroles suffisamment pour ne pas le faire.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 20:35

Astaria + James
Les Secrets...
Il renchérissait, le bougre, ne se laissant pas démonter un seul instant par ma deuxième tirade que j'avais, pourtant, exécuté à la perfection. Il avait fait l'Actor Studio, ou quoi ? Et puis c'était quoi son rôle au sein du FBI ? Pour ce que j'en savais, il pouvait tout aussi bien être un pro de l'infiltration, et là, je n'avais pas le level requit.« Astaria, tu te rends compte de ce que tu dis ? Il faut vraiment que tu songes à soigner ta mythomanie, ce n'est pas la première fois que je te conseille de reprendre ta thérapie. Tu as réussi à convaincre tes parents qu'en réalité mon frère profite de moi pour avoir de l'argent et qu'il ne vaut rien, car évidemment, ils ne vont pas essayer de voir la vérité en face. La mythomanie est un trouble qui peut être soigné, tu le sais très bien. D'ailleurs, qu'est-ce qui me dit que tu es vraiment enceinte ? Peut-être est-ce juste un prétexte pour essayer de me faire rester car en réalité, c'est toi qui profite de mon argent, toi ! » Ok, donc j'étais malade mentale, cupide,  cruelle et manipulatrice, c'était pas un peu gros, ça ? Je tentais de la jouée meurtrie, blessée mentalement et physiquement par cette plus d'accusations tandis qu'il en remettait une couche. « Lui au moins a eu le cran d'assumer son erreur, tu ferais mieux de suivre son exemple ! » “Arrête !” Je l'interrompais, une main brandie en bouclier tandis que l'autre stagnait toujours sur mon ventre. “Arrête, j't'en supplie, arrête ! Le seul déséquilibre mental dont je souffre c'est d'avoir, un jour, eu la faiblesse de tomber amoureuse de toi, de croire en toi, d'y croire lorsque tu m'as promis de ne jamais me quitter, de toujours demeurer auprès de moi... Pour toujours et à jamais, tu disais...” Mode trémolos dans la voix : ON. Regard de biche larmoyante : LEVEL 2. “Je n'arrive pas à croire que tu puisses m'accuser de toutes ces choses. Regarde-moi ! Comment peux-tu dire que je profite de ton argent ?” Ma dégaine ne l'aidait vraiment pas à être crédible. Jean trop large et usé, retroussé sur les chevilles, dévoilant des ballerines toutes simples, tout autant que mon débardeur et mon sac de toile. Pas du tout le portrait robot de la croqueuse de diamants. Non, vraiment pas. “Tu t'entends parler ? Si je ne travaille pas c'est à cause du visa touristique que TU m'as fait prendre lorsque TU m'as demandé de te suivre. Si je porte ton enfant c'est parce que TU voulais fonder une famille alors que je n'étais pas sûre d'être prête pour ça. Et maintenant que je suis expatriée, chômeuse et enceinte, tu me laisses en te servant de ton frère comme prétexte ? Je m'en fous de ton argent James, je m'en fous royalement...” Et voilà que je reniflais et acceptais le mouchoir que me tendait une bonne âme charitable. Mon public était conquit. “Tu sais très bien ce que je veux, James.” J'ajoutais en lui jetant un regard par en-dessous. Des excuses. Juste des excuses et j'arrêtais tout.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 21:27


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Arrête ! Arrête, j't'en supplie, arrête ! Le seul déséquilibre mental dont je souffre c'est d'avoir, un jour, eu la faiblesse de tomber amoureuse de toi, de croire en toi, d'y croire lorsque tu m'as promis de ne jamais me quitter, de toujours demeurer auprès de moi... Pour toujours et à jamais, tu disais... Je n'arrive pas à croire que tu puisses m'accuser de toutes ces choses. Regarde-moi ! Comment peux-tu dire que je profite de ton argent ? » Quelle bonne comédienne... je serais plus sensible, j'aurais sûrement versé une larme. Et autour de nous, les passants continuaient de me lancer des regards pleins de haine. Alors que c'était cette fille qui avait commencé. Elle avait commencé par hurler, en feignant une scène de ménage. Elle m'avait fait passé pour le total opposé de ce que j'étais. Elle m'avait fait prendre de force le rôle d'une personne comme mon ex. Sans morale. N'ayant aucun remord à quitter la personne aimée en la prévenant grâce à un post-it. J'obéis à sa demande et la regardai rapidement de la tête au pieds. Bon, c'était vrai qu'elle n'avait pas vraiment la tenue d'une profiteuse. J'avais oublié qu'il lui manquait le compte bancaire assortis à son nom de famille. « Tu t'entends parler ? Si je ne travaille pas c'est à cause du visa touristique que TU m'as fait prendre lorsque TU m'as demandé de te suivre. Si je porte ton enfant c'est parce que TU voulais fonder une famille alors que je n'étais pas sûre d'être prête pour ça. Et maintenant que je suis expatriée, chômeuse et enceinte, tu me laisses en te servant de ton frère comme prétexte ? Je m'en fous de ton argent James, je m'en fous royalement... » La cerise sur le gâteau, cette tirade. Je lâchai s'échapper un rire nerveux. Je ne supportais pas qu'elle me fasse passer pour ce genre de personne. Pour un vrai connard, égoïste et irresponsable. Ce petit jeu commençait sérieusement à me soûler. Jamais je ne me serais comporté de cette façon avec une femme et même si la foule était constituée de parfaits inconnus que je ne reverrais sans doutes jamais, je refusais qu'ils croient que j'étais cet abruti pour qui Astaria était en train de me faire passer. Lorsqu'un passant tendit un mouchoir à la pauvre petite Astaria – comédienne manipulatrice ! - je manquai d'éclater de rire. J'étais vraiment à bout de nerfs. J'allais vraiment finir par frapper quelqu'un à ce rythme-là. « Tu sais très bien ce que je veux, James. » Qu'elle aille se faire voir avec ses excuses ! Quel entêtement ! « Tu sembles oublier pourquoi j'agis comme ça, tu le sais bien ! Depuis que tu as décidé d'arrêter de voir ton psy, tu as replongé. J'étais si heureux de voir les effets positifs que ta thérapie apportait, si je me comporte ainsi, c'est parce que je t'aime encore plus que ce qu'il est possible d'aimer !  Te voir avoir ainsi replongé me fait tellement mal ! J'ai voulu partir pour te faire réagir, je finissais même par croire que tu ne voulais plus de moi, que tu préférais partir avec mon frère ! » Me débarrasser d'elle, et vite. Avant que je pète un câble pour de bon. Prendre sur moi et finir par céder. « Je m'excuse pour ce que je t'ai fait, Astaria, pardonne-moi ! » J'avais essayé de mettre toute la conviction que je pouvais dans ma phrase. J'étais cependant peu convaincu. En même temps, je n'était toujours pas convaincu par le fait que je lui devais des excuses. « Maintenant, arrête ton vulgaire cinéma. Je ne trouve pas ça drôle du tout. Sale petite manipulatrice. », soufflai-je en français. J'imaginais que ça se voyait que j'étais bien énervé.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 23:20

Astaria + James
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Quoi ? Ca ne l'amusait pas ? Dommage, j'étais au sommet de mon art, là. Mais monsieur le rabat-joie semblait décidé à mettre un terme à sa petite séance de torture. Je n'allais pas m'en plaindre s'il me fournissait, par la même occasion, les excuses qu'il me devait, mais je devais bien l'admettre, le mettre en colère ne faisait pas partie de mes intentions, à la base. Disons même que ça m'ennuyait prodigieusement. Je ne pensais pas qu'il irait si loin, je ne pensais pas qu'il rentrerait dans mon jeu, j'imaginais qu'il se contenterait, comme mon frère et mes cousins, de rendre les armes à la première tirade, levant les yeux au ciel d'exaspération en me laissant gagner. J'avais peut-être un peu oublié qu'il ne s'agissait ni de mon frère, ni de l'un de mes cousins, et que mes agissements ne seraient pas sans conséquences. « Tu sembles oublier pourquoi j'agis comme ça, tu le sais bien ! Depuis que tu as décidé d'arrêter de voir ton psy, tu as replongé. J'étais si heureux de voir les effets positifs que ta thérapie apportait, si je me comporte ainsi, c'est parce que je t'aime encore plus que ce qu'il est possible d'aimer !  Te voir avoir ainsi replongé me fait tellement mal ! J'ai voulu partir pour te faire réagir, je finissais même par croire que tu ne voulais plus de moi, que tu préférais partir avec mon frère ! » On entamait donc la scène finale, celle où le dernier retournement de situation s'opère et surprend les spectateurs. Dans pas longtemps, ils allaient pousser des "Oooh" et des "Aaah" d'émotion face à ce happy ending qui se profilait à l'horizon. « Je m'excuse pour ce que je t'ai fait, Astaria, pardonne-moi ! » Et les voici, mes excuses arrachées qui concluaient cette transaction rudement menée. Je les avais, et pourtant, je n'étais pas totalement satisfaite. Néanmoins, je laissais un sourire victorieux s'étendre sur mes lèvres, et tandis qu'il enchainait en français, j'hochais la tête pour lui donner raison. “Il a raison.” Je lançais, alors, à la cantonade, toujours en anglais afin de me faire comprendre. “Je suis une peste manipulatrice. Le spectacle est fini, rentrez chez vous ! Oust !” Voilà qui achevait de renverser totalement la tendance. J'étais le bourreau, il était la victime, mais à l'inverse de lui, je n'en avais rien à faire de ce que ce troupeau d'inconnus pouvait bien penser de moi. “Et moi je m'excuse de t'avoir blessé, si tel est le cas.” Je reprenais, en français. Ses excuses n'étaient guère convaincantes, mais au moins les avait-il formulé. Par contre, sa colère l'était, elle, et si elle était là, c'était forcément que j'avais appuyé, sans le vouloir, sur un point sensible. De ça, j'étais désolée. Pas du reste. “Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ne pas m'avoir simplement demandé de me taire dans l'avion ? Si tu ne voulais pas m'entendre, il suffisait de me dire que tu comprenais parfaitement ma langue, alors je n'aurais plus ouvert la bouche. Pourquoi attendre la dernière minute pour me confirmer que tu ne parlais pas français ? Ca n'a aucun sens !” La foule s'était dissipée, ma colère aussi. Ne demeurait que ma profonde incompréhension.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 8 Juin - 23:51


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
«  Il a raison. Je suis une peste manipulatrice. Le spectacle est fini, rentrez chez vous ! Oust ! » Mais... Il y avait vraiment quelque chose que je ne comprenais pas. Pourquoi est-ce qu'elle disait ça ? Elle confirmait que tout ça n'était qu'un vulgaire spectacle... Quelque chose était étrange. Enfin bon, au moins maintenant, elle avait avoué aux curieux que j'étais innocent, c'était ce qui m'importait le plus. «  Et moi je m'excuse de t'avoir blessé, si tel est le cas. » Je n'attendais pas des excuses de sa part. Ça me surprit, agréablement bien entendu. « Mouais. Tu ne pouvais pas savoir que j'ai vécu ce que tu as fait croire être en train de vivre à ces abrutis de passants... Réaliser le matin venu que sa copine a fuit on ne sait où avec sa fille, c'est pas agréable. Et être vu comme étant le total opposé de ce que je suis, c'est pas très agréable non plus. », marmonnai-je. J'avais parlé de ce que j'avais vécu avec December dans un élan de gentillesse... Astaria ne saurait pas autant sur moi que je savais sur elle, mais c'était déjà un début. Elle semblait s'être calmée. Il faudrait que je songe à essayer de faire de moi-même... Si je réussissais facilement à m'énerver, redevenir calme était plus compliqué. « Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ne pas m'avoir simplement demandé de me taire dans l'avion ? Si tu ne voulais pas m'entendre, il suffisait de me dire que tu comprenais parfaitement ma langue, alors je n'aurais plus ouvert la bouche. Pourquoi attendre la dernière minute pour me confirmer que tu ne parlais pas français ? Ca n'a aucun sens ! » Je ne savais même pas pourquoi j'avais dit ça. Il y avait sûrement une raison... je doutais l'avoir fait sans avoir réfléchit. Je passai rapidement ma main dans mes cheveux, remettant une mèche derrière mon oreille. « Je sais que parfois, on ressent le besoin de se confier à quelqu'un. Quand on ne peut pas le faire, on reste avec un poids sur le cœur. Je n'ai pas toujours un caractère très agréable, mais je suis capable de comprendre ce genre de besoins. Je n'ai que depuis peu quelqu'un à qui je peux me confier, pourtant depuis mon enfance, j'ai toujours eu beaucoup de choses sur le cœur... Je t'ai laissée parler sans vraiment t'écouter et si ça peut te rassurer, j'ai sans doutes oublié une importante partie de ce que tu m'as dit car j'ai des problèmes de mémoire assez importants. Cependant, au bout de tant d'heures de vol, je commençais à en avoir ras-le-bol, j'ai donc essayé de trouver un moyen de te faire taire... » Visiblement, je n'avais pas trouvé le meilleur moyen qui soit pour la faire taire, vu là où cela nous avait amenés...
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Lun 9 Juin - 1:22

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« Mouais. Tu ne pouvais pas savoir que j'ai vécu ce que tu as fait croire être en train de vivre à ces abrutis de passants... Réaliser le matin venu que sa copine a fuit on ne sait où avec sa fille, c'est pas agréable. Et être vu comme étant le total opposé de ce que je suis, c'est pas très agréable non plus. » Ha non, ça, en effet, je ne pouvais pas le savoir. Ce que je savais, en revanche, c'est que ces gens qu'il évoquait pour l'avoir vu comme le total opposé de ce qu'il était, n'avaient plus aucun doute quant à l'identité de la victime dans cette histoire, je m'en étais assurée. J'avais beau être joueuse, je n'étais pas malhonnête, et sitôt obtenu ce que je demandais, il n'y avait plus aucune raison pour que poursuivre cette petite comédie des apparences. Et puisque je n'avais que faire de ce que les uns et les autres pouvaient penser de ma petite personne... Bien que son aveu m'ait intrigué, je préférais le questionner sur notre passé commun, à savoir ce voyage en avion. Pourquoi m'avait-il laissé parler ? Pourquoi m'avait-il laissé croire qu'il ne parlait pas français ? Autour de nous, le flot de passants avait reprit, mais je n'y prêtais pas la moindre attention. « Je sais que parfois, on ressent le besoin de se confier à quelqu'un. Quand on ne peut pas le faire, on reste avec un poids sur le cœur. Je n'ai pas toujours un caractère très agréable, mais je suis capable de comprendre ce genre de besoins. Je n'ai que depuis peu quelqu'un à qui je peux me confier, pourtant depuis mon enfance, j'ai toujours eu beaucoup de choses sur le cœur... Je t'ai laissée parler sans vraiment t'écouter et si ça peut te rassurer, j'ai sans doutes oublié une importante partie de ce que tu m'as dit car j'ai des problèmes de mémoire assez importants. Cependant, au bout de tant d'heures de vol, je commençais à en avoir ras-le-bol, j'ai donc essayé de trouver un moyen de te faire taire... » Si je comprenais la première partie, j'avais plus de mal avec la deuxième. Fronçant les sourcils, je l'interrogeais à nouveau. “Le vol était terminé, on s'apprêtait à descendre d'avion, que tu en aies ras le bol, je peux parfaitement le comprendre, je me demande même comment tu as fait pour tenir aussi longtemps, mais... Je partais. Tu craignais quoi ? Que je te poursuive jusque chez toi afin de te conter la suite de ma si pathétique petite vie ?” J'haussais les épaules, et ramenais mon sac contre moi, me ratatinant un peu plus sur moi-même. Désormais que je n'étais plus dans mon rôle, ma gestuelle retrouvait ses réflexes et moi mon manque de confiance en moi. Si je n'étais plus en colère, je restais néanmoins vexée. Vexée qu'il ait pu m'entendre raconter par le menu toute mon histoire, mais surtout vexée qu'il ait pu me croire suffisamment folle pour poursuivre au-delà de ce vol. Après tout, il connaissait tout de ma vie, je m'en étais chargée, alors j'étais en mesure d'espérer qu'il comprendrait que je n'étais pas folle. Un peu atypique, certes, mais pas folle.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 10 Juin - 13:32


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Le vol était terminé, on s'apprêtait à descendre d'avion, que tu en aies ras le bol, je peux parfaitement le comprendre, je me demande même comment tu as fait pour tenir aussi longtemps, mais... Je partais. Tu craignais quoi ? Que je te poursuive jusque chez toi afin de te conter la suite de ma si pathétique petite vie ? » Je n'allais quand même pas dire que je n'avais pas la moindre explication. Je n'avais pas vraiment réfléchi, en fait. Je remarquai grâce à sa gestuelle qu'elle semblait mal à l'aise. Ou qu'au moins, elle semblait avoir moins confiance en elle qu'auparavant. C'était sûr qu'en jouant un rôle, c'était plus simple d'être à l'aise... on n'avait pas à se montrer tel qu'on l'était. Enfin, tout dépend du rôle joué, aussi... je n'étais pas du tout à l'aise dans celui qu'elle m'avait collé. « J'ai parlé sans réfléchir, je sais que ce n'est pas une bonne raison... », finis-je tout de même par avouer en haussant les épaules. J'avis agit impulsivement, comme j'avais l'impression d'en avoir de plus en plus l'habitude. Pourtant, ce n'était pas dans mon caractère d'agir de cette façon... mais, ayant de plus en plus de mal à rester concentrer, je ne faisais plus toujours attention à mes actes. Je préférais privilégier mes réflexions pour mes enquêtes plutôt que pour les actes ayant une conséquence sur les autres. De toutes façons, comme je ne voyais quasiment personne en dehors du travail, je n'avais pas à m'en soucier plus que ça, selon moi. Et puis, j'avais essayé de faire l'inverse, mais je n'y arrivais pas. Mon travail passait avant mes relations interpersonnelles, même si j'avais l'impression que chaque jour qui passait, je supportais encore moins le FBI. J'eus envie d'ajouter que même si bon, peut-être que je n'aurais pas dû mentir, ce que j'avais fait n'était pas assez grave pour que je lui doive des excuses mais, réalisant que dire ça aurait mis de l'huile sur le feu plus qu'autre chose, j'avais préféré garder mes pensées pour moi. « De toutes façons, tu n'as pas à t'inquiéter, tu sais. Je n'irais rien répéter. De toutes façons, je ne vois pas à qui je pourrais aller le répéter. » C'était sûr que vu le nombre d'amis que j'avais, trouver quelqu'un à qui raconter ce qu'Astaria m'avait confié en croyant que je ne parlais pas français, ça serait compliqué. Et surtout, quel intérêt aurais-je à aller divulguer sa vie privée à autrui ? Je n'aimerais pas qu'on me fasse la même chose, c'était aussi pour ça que je ne parlais presque jamais de mes problèmes. Il n'y avait qu'en Alexia que j'avais assez confiance pour ça, et en April aussi bien entendu. Il y avait aussi Alexander, avant qu'il ne soit tué. Alexia et April, et le tour de mes amis proches était fait.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 10 Juin - 17:42

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Il semblait toujours en colère, légèrement plus apaisé de seconde en seconde, mais sa voix froide et ses traits démontraient toute la peine qu’il avait à retrouver un semblant de calme. « J'ai parlé sans réfléchir, je sais que ce n'est pas une bonne raison... » Disait-il, comme s’il ne le constatait, lui-même, que maintenant. Aveuglée par ma vexation et mon besoin d’excuses, je n’avais pas prêté attention à lui. Je veux dire vraiment attention à lui. Je savais à quoi il ressemblait, je savais sa manière de parler et sa peur d’être le centre de l’attention générale, mais il y avait certaines choses qu’il avait dites que je ne notais que maintenant. Il m’avait parlé de sa fille et de sa mémoire aussi, et je n’avais pas relevé. A présent, tout ceci me frappait, je notais une différence sans pour autant parvenir à mettre le doigt dessus. J’avais confié ma vie à cet inconnu, et je ne savais tellement rien de lui. « De toutes façons, tu n'as pas à t'inquiéter, tu sais. Je n'irais rien répéter. De toutes façons, je ne vois pas à qui je pourrais aller le répéter. » Ce n’était pas ce que je craignais, mais j’appréciais qu’il me l’affirme tout de même. « Ce n’est pas réellement le problème. C’est juste que… Il y a une différence entre parler et être entendue. Je pensais que tu ne me comprenais pas, je pensais que tu n’écouterais pas… Bref, c’est ma faute, je n’aurais pas du… » Parce que oui, je ne lui reprochais pas de parler ma langue, non. Je lui reprochais d’avoir fait semblant de ne pas la parler. Là résidait toute la différence. Ramenant, une énième fois, mon sac sur l’épaule, j’avançais de quelques pas, puis m’arrêtais pour m’assurer qu’il suivait bien, et reprenait la marche à son tour. « Tu m’as parlé de ta fille, tout à l’heure. C’était elle, dans l’avion, près du hublot ? Est-ce qu’elle comprend le français aussi ? » Il avait dit sa fille partie avec sa mère, lorsque cette dernière l’avait quitté, et pourtant, je ne pouvais m’être trompée, il était accompagné d’une enfant, dans l’avion. A moins que… « Et d’ailleurs, comment se fait-il que tu parles français avec un nom anglais ? » Oui, le truc qui finissait en ‘Bury’ ou ‘Berry’ que j’avais lu sur sa carte, c’était pas très cocorico, tout ça. Sa carte ! J’en avais presque oublié sa carte ! « Et tu fais quoi au FBI, au fait ? » Je posais trop de questions ? Oui, probablement, mais je devais bien restaurer un semblant d’équilibre entre nous, et à défaut, essayer d’apprendre l’essentiel le concernant. Après tout, il était mon premier et seul contact à New York.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mer 11 Juin - 13:44


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Ce n’est pas réellement le problème. C’est juste que… Il y a une différence entre parler et être entendue. Je pensais que tu ne me comprenais pas, je pensais que tu n’écouterais pas… Bref, c’est ma faute, je n’aurais pas du… » Ce n'était pas si grave que ça, non plus... Elle m'avait juste empêché de lire un livre que j'avais déjà lu un bon nombre de fois et m'avait imposé son récit à la place de Nirvana en bande-son. Je ne voyais pas vraiment pourquoi elle s'excusait... Je ne l'écoutais pas vraiment, de toutes façons. Sa voix rentrait dans mes oreilles mais je n'y avais pas réellement prêté attention. « Ce n'est rien. J'ai connu pire... » Ça confirmait que je n'avais vraiment pas de chance, ce vol. C'était tout. Astaria avança, je la suivis d'un pas lent. « Tu m’as parlé de ta fille, tout à l’heure. C’était elle, dans l’avion, près du hublot ? Est-ce qu’elle comprend le français aussi ? Et d’ailleurs, comment se fait-il que tu parles français avec un nom anglais ? Et tu fais quoi au FBI, au fait ? » Que de questions... Ce n'était pas encore au point d'un interrogatoire mais presque. « Oui, c'était elle. Kimberley. Elle ne parle pas français, non. De toutes façons, elle a dormi pendant tout le trajet... » J'aurais aimé avoir comme elle la faculté de m'endormir en un claquement de doigts, n'importe où. Et sans cauchemars. Même si je ne ressentais pas le besoin de dormir beaucoup, je ne dirais pas non à une vraie nuit sans cauchemars. La seconde question d'Astaria me surprit. Ça n'était pas nouveau que des anglais apprennent le français... « Je ne vois pas ce qu'il y a de dans le fait que je parles français avec un nom anglais. En Angleterre aussi, comme partout, on apprend des langues étrangères. » Et il n'y avait pas que le français que je parlais couramment. Il y avait aussi le japonais et surtout le russe. Je n'aimais pas vraiment parler en japonais, mais je m'étais dit que m'intéresser un minimum à mes origines pourrait être intéressant. Il n'y avait bien que la langue que j'aimais dans le Japon. Je parlais bien français, peut-être que ça l'avait trompée et qu'elle croyait depuis tout à l'heure que j'étais français ? Voilà une chose que serait bien possible. « Et pour ta dernière question, je suis détective. Enfin, sûrement plus pour longtemps mais bon. » Mon avenir professionnel n'était pas vraiment le sujet de la conversation, pas pour l'instant en tous cas. De toutes façons, il n'y avait rien à dire dessus.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mer 11 Juin - 16:32

Astaria + James
Les Secrets...
Je ne m’excusais en rien auprès de lui, attention. Certes, je me sentais un peu gênée de lui avoir pourrit son vol de mes bavardages incessants, mais pas plus que sur l’instant même. J’avais parfaitement conscience de soûler la personne à mes côtés, à la différence que je pensais la soûler d’un brouhaha incompréhensible, pas d’un récit duquel il comprenait chaque mot. Je ne parlais pas. Jamais. A personne. Parce que je n’aimais pas me plaindre, parce que je ne supportais pas qu’on sache, j’avais ‘profité’ de cet étranger pour me soulager de ce fardeau en toute impunité, sans regret aucun, puisque, de toute manière, il ne me comprenait pas. C’était en ça que je reconnaissais mes torts, dans le fait de n’avoir pas réellement vérifié au préalable, si oui ou non, il parlait français. Pour le reste, c’était sa faute, il lui suffisait de me demander de me taire, ou de me dire non pour sa brioche. Préférant ne pas retomber dans les hostilités, je me contentais de sourire en coin à son ‘ce n’est rien’, avant de l’écouter répondre à chacune de mes questions. « Oui, c'était elle. Kimberley. Elle ne parle pas français, non. De toute façon, elle a dormi pendant tout le trajet... » Kimberley, donc. Je n’osais l’interroger plus sur sa situation familiale bien qu’il ait attisé ma curiosité, plus tôt, en me parlant de la mère de sa fille. Etaient-ils de nouveau ensemble ? Et si non, comment avait-il fait pour récupérer l’enfant ? « Je ne vois pas ce qu'il y a de dans le fait que je parle français avec un nom anglais. En Angleterre aussi, comme partout, on apprend des langues étrangères. » Ha bon ? A mon sens, ce n’était pas si courant que ça, les élèves préférant l’italien ou l’espagnol, voir carrément l’allemand, au français. Lors de mes nombreux voyages à Londres, je n’étais pas tombée une seule fois sur un autochtone parlant ma langue. C’était à moi de faire l’effort de parler la leur. « Des langues étrangères, oui, mais pas nécessairement le français. Je t’assure que c’est suffisamment rare pour que ça me surprenne. » Dans le bon sens du terme, bien sûr. Qui plus est, si je pouvais parler l’anglais aussi bien qu’il parlait le français, je serais probablement la plus heureuse des polyglottes. « Et pour ta dernière question, je suis détective. Enfin, sûrement plus pour longtemps mais bon. » Comment ça, plus pour longtemps ? « Tu vas te faire virer ? T’as tapé de la coke dans le local des preuves ? T’as tué un suspect ? T’as trafiqué un dossier ? » Oui, je sais, je regarde trop la télé, mais avouez que c’est quand même plus classe que : « Ou bien t’en as simplement marre ? » J’haussais les épaules, et accélérais un peu plus la cadence tandis que le flot de passants me poussait à le faire. « Au fait, je ne sais pas où tu comptais te rendre, mais visiblement, j’y vais avec toi. » Il prenait surtout la même direction que moi, et peut-être qu’à un moment, je me déciderais à lui montrer mon plan pour qu’il me dirige convenablement. Oui, peut-être. 
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 15 Juin - 10:48


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Des langues étrangères, oui, mais pas nécessairement le français. Je t’assure que c’est suffisamment rare pour que ça me surprenne. » Après tout, elle devait mieux le savoir que moi. Si à chaque fois qu'elle partait en Angleterre elle tombait sur des personnes qui ne parlaient pas un mot de français, ça devait aussi être pas de chance. Et justement quand elle ne le voulait pas, elle tombait sur quelqu'un qui parlait sa langue. C'était assez drôle, comme situation. Enfin, moi je trouvais ça drôle, après, je comprenais qu'Astaria non. « Tu vas te faire virer ? T’as tapé de la coke dans le local des preuves ? T’as tué un suspect ? T’as trafiqué un dossier ? Ou bien t’en as simplement marre ? » Elle en avait de drôles d'idées ! Avais-je réellement la tête à être un hors-la-loi ? Ou bien regardait-elle trop la tête. Toujours est-il que ses hypothèses me firent sourire. Je déclarai ensuite, le plus sérieusement qui soit : «  Voilà, tu as tout compris, j'ai tapé de la coke. On ne dirait pas comme ça, mais je carbure à la cocaïne. » J'allais ajouter que mon addiction fictive m'avait même endetté à vie, mais je réalisais que ça ferait peut-être trop. Je préférais attendre sa réaction pour continuer sur cette fausse addiction. Non, moi, la seule addiction que j'avais si j'en avais une, ça serait au travail plus qu'autre chose. Je n'avais fumé qu'un paquet de cigarettes de ma vie et je n'avais pas supporté l'odeur de la fumée. En plus, ça n'avait rien changé au fait que j'étais toujours aussi mis à l'écart dans ma classe – dans mon lycée. Je m'étais bien douté que ça ne me rapprocherait pas des autres, mais j'avais tenté le tout pour le tout. Tiens, je commençais à avoir faim, moi. Je sortis de ma poche un paquet de twix, l'ouvris, et mangeai le premier. « Au fait, je ne sais pas où tu comptais te rendre, mais visiblement, j’y vais avec toi. » Je me retins de soupirer. C'était vrai qu'elle semblait me suivre. Je ne savais même pas où j'allais, en fait. Je n'avais pas envie d'aller travailler, mais en même temps, j'avais une affaire en cours que je tenais à résoudre. Les indices que l'on avait semblaient n'avoir aucun rapport mais selon moi, il y en avait un, et je voulais absolument savoir lequel. C'était plus pour ma satisfaction personnelle que pour aider le FBI, en fait. « Alors tu risques de marcher longtemps, car je marche sans but en fait. » Peut-être fallait-il mieux la prévenir, je ne voulais pas qu'on se perde sans qu'elle n'ait été au préalable prévenue.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Dim 15 Juin - 20:56

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Les Secrets...
«  Voilà, tu as tout compris, j'ai tapé de la coke. On ne dirait pas comme ça, mais je carbure à la cocaïne. » M'avait-il répondu avec sérieux. Un sérieux qui me laissa échapper un éclat de rire. Il était autant crédible dans le rôle du flic véreux et toxico que dans celui du père de famille abandonnant sa famille, justement. Etais-je la seule à le voir ? Cela dit, à me répondre des conneries, il évitait de me répondre tout court. Je ne cherchais pas à le mettre mal à l'aise, juste à en apprendre un peu plus sur lui, et à désépaissir l'épais nuage de mystère qui l'entourait. “Allez, répond-moi sérieusement. Pourquoi tu comptes ne plus faire partie du FBI ?” Après tout, s'il ne voulait rien me dire, il n'avait qu'à me le signaler, je comprendrais très bien. Ou presque. Après tout, j'étais un peu comme ça, aussi, d'ordinaire, je n'aimais pas raconter ma vie, encore moins me confier. Mais puisque je lui avais plus ou moins fait l'inventaire de ma vie depuis la naissance jusqu'à ce jour, il pouvait bien faire un effort de son côté, et me conter un petit bout de lui. Encore plus sachant que nous semblions nous diriger dans la même direction et, de ce fait, que nous allions devoir nous supporter l'un l'autre encore un petit moment. « Alors tu risques de marcher longtemps, car je marche sans but en fait. » Ha bah, voilà autre chose ! Il n'avait pas de but ? Mais tout le monde dans cette ville avait un but précis. Même dans les parcs, les gens ne se promenaient jamais, ils ne faisaient qu'emprunter un raccourci ou pratiquer un sport. Et lui ? Lui il marchait sans but dans ce quadrillage de rues diabolique. “Tu veux en parler ?” je demandais en lui jetant un regard sérieux. Oui, j'avais beau sembler légèrement déséquilibrée et auto-centrée sur moi-même, j'étais surtout et essentiellement assez observatrice. Je savais voir lorsque quelqu'un n'allait pas bien, et je savais écouter aussi. C'est d'ailleurs ce que je faisais de mieux, écouter et venir en aide. Il avait besoin de dire les choses, surtout pour les entendre lui-même, mais encore faudrait-il parvenir à l'en convaincre. Aussi, je m'arrêtais en pleine rue et l'immobilisais d'une main sur le bras. “Ecoute, je ne suis personne, d'accord ? Je ne fais pas partie de ton entourage, tu n'as qu'à me considérer comme un mirage, j'arrive et je disparais de ta vie. Après aujourd'hui, tu n'entendras probablement plus jamais parler de moi, on ne se reverra pas. Alors qu'est-ce que tu risques ? Tu l'as dit toi-même, tu sais ce que c'est que d'avoir un poids sur le coeur et le besoin de se confier à quelqu'un. Alors vas-y, hurle-moi dessus si ça peut te soulager, mais parle.” Je mettais toute la force de ma détermination dans mon regard pour les quelques secondes suivantes, puis me remettais en mouvement. Je ne pouvais pas faire plus. 
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 17 Juin - 11:57


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
Elle ne me me croyait pas ? Vu la façon dont elle venait de rire, je me doutais que non... J'avais pourtant essayé d'être crédible. « Allez, répond-moi sérieusement. Pourquoi tu comptes ne plus faire partie du FBI ? » Je lui lançai un bref regard, regardais devant moi en continuant de marcher, puis lui répondit. « Ah, ce n'est pas drôle si tu ne me crois pas. » Lorsque j'avais rencontrée Alexia, j'avais réussi à lui faire croire que j'avais essayé de kidnapper la reine d'Angleterre. Astaria semblait moins crédule à ce genre de plaisanterie. « Pour faire court, c'est une longue histoire. Peut-être plus compliquée que longue, en fait... » J'avais malgré tout bien fait de venir aux États-Unis. Au moins, j'aurais fait quelque chose de ma vie et, si j'étais resté à Londres, rien ne me disait que December m'aurait retrouvé pour me laisser Kim. Peut-être que je n'aurais plus revu ma fille et ça, c'était horrible. J'étais fort heureux de l'avoir à nouveau avec moi. Et j'imaginais que ses conditions de vie étaient désormais meilleures. Il ne faudrait pas oublier qu'elle était avec sa mère, une terroriste en cavale... Une terroriste. Comment avais-je pu tombé amoureux d'une terroriste ? Ah... c'était un mystère, ça. Je mangeai le second twix et fourrai mes mains et l'emballage dans les poches de mon jean. Les sucres rapides allaient-ils avoir un quelconque effet ? On verra bien. « Tu veux en parler ? » Je dévisageai un instant Astaria. « De ? » Dire que j'avais compris de quoi elle parlait serait mentir. Car je ne voyais pas du tout où elle voulait en venir. Où était passée ma logique ? Oh, je l'avais sûrement oubliée dans un coin de chez moi. Ou plutôt dans un coin de Washington, un jour où j'allais faire mon rapport au directeur du FBI, car DC, c'est plus loin et ça expliquait plus facilement pourquoi j'avais l'impression de perdre de plus en plus ma logique. Je sentis quelqu'un m'attraper le bras. Je m'arrêtai sur place, me retournai et constatai que c'était Astaria. « Ecoute, je ne suis personne, d'accord ? Je ne fais pas partie de ton entourage, tu n'as qu'à me considérer comme un mirage, j'arrive et je disparais de ta vie. Après aujourd'hui, tu n'entendras probablement plus jamais parler de moi, on ne se reverra pas. Alors qu'est-ce que tu risques ? Tu l'as dit toi-même, tu sais ce que c'est que d'avoir un poids sur le coeur et le besoin de se confier à quelqu'un. Alors vas-y, hurle-moi dessus si ça peut te soulager, mais parle. » Je ne pus m'empêcher de sourire en coin. Elle avait l'air bien déterminée à me faire parler. Elle recommença à marcher, je la suivis. « J'imagine que, en effet, ça serait normal que tu en saches autant sur moi que j'en sais sur toi. Je ne vais pas pouvoir parler pendant huit heures car la situation ne s'y prête pas. Si tu tiens tant à ce que je parles, et bien... je vais le faire. » J'avais déjà Alexia à qui je pouvais me confier, mais peut-être qu'une oreille différente serait utile ? Je n'en savais rien... Et de toutes façons, si je ne le faisais pas, je ne le saurais pas. Et comme elle venait de le dire, je ne la reverrais jamais. [color=darkred]« C'est juste pour te rendre la pareille, je tiens à le préciser. » Mensonge. « Que dire ? Et bien, pour commencer, ma mère trompait son mari, c'est comme ça que je suis né. Autant dire que quand tu viens d'une haute classe sociale anglaise, ça ne le fait pas vraiment. Je suis sûr qu'elle m'en veut d'être né, à cause de ça. Depuis que je suis enfant, elle me rabaisse lorsqu'on est seuls, histoire de bien me faire comprendre qu'elle regrette mon existence. Mon père m'aimait comme si que j'étais son fils. J'avais un grand frère et une petite sœur, mais un jour où on était près de l'eau, je l'ai poussée sans m'en rendre compte. Elle avait quelques années seulement, elle s'est noyée. Ma mère est depuis en dépression, à cause de moi. Au collège et au lycée, je n'avais pas d'amis, on m'évitait. Pourquoi, je ne le savais pas. Je ne pense pas que le fait que je sois surdoué en soit à l'origine. J'ai juste eu une amie en dernière année. Après, j'ai rencontré la mère de Kim, qui s'est avérée être recherchée pour terrorisme. Un matin, elle s'est enfuit avec notre fille. Quelques temps avant, le FBI m'avait contacté pour me proposer de travailler avec eux, ayant eu de bon échos de mes résolutions d'enquêtes dont je faisais part à Scotland Yard. J'avais refusé En 2012, le jour de mon anniversaire, j'ai appris que mon frère avait été tué. J'ai recontacté le FBI pour essayer de trouver son assassin. En juin dernier, mon ex m'a laissée Kim. L'enquête sur la mort de mon frère rame depuis le début, alors quand un type s'est pointé chez moi en disant avoir des infos, j'ai accepté de le laisser rester chez moi. J'en suis tombé amoureux et même si c'était réciproque j'ai paniqué et je lui ai demandé de partir avant qu'il n'arrive quelque chose d'irrémédiable. Puis j'ai appris que mon père biologique m'avait refilé la maladie de Huntington, autrement dit, vu que j'ai des problèmes de mémoire depuis mes quinze ans, il est fort probable que je ne dépasse pas les trente-cinq ans. D'ailleurs, j'en profite pour m'excuser si tu as pris un coup à cause de moi, les mouvements involontaires sont les principaux symptômes. Autant dire que tu m'as amusé avec tes craintes à propos de l'hérédité. Et à présent j'essaye de savoir si oui ou non mon frère est réellement mort avant que mon heure ne sonne, j'essaie d'accepter le fait que je finirais par être incapable de jouer du piano et je projette de démissionner car le FBI n'est qu'une bande de bons à riens. » J'avais essayé de faire un résumé aussi bref que possible. Un résumé manquant de sentiments, prononcé tel un texte appris par cœur et récité le plus vite possible afin d'être débarrassé le plus vite possible.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mar 17 Juin - 22:40

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« Ah, ce n'est pas drôle si tu ne me crois pas. » Non, en effet, mais puisque je n'étais du genre crédule, il allait devoir s'y faire. C'était moi l'actrice de notre duo d'un jour, et pour qui sait jouer la comédie, celle des autres est très facilement perceptible. « Pour faire court, c'est une longue histoire. Peut-être plus compliquée que longue, en fait... » J'avais tout mon temps, au cas où il ne l'aurait pas encore remarquer. Une excuse irrecevable, donc. De ce fait, j'insistais. Enfin, dans un premier temps j'attendais de voir s'il s'apprêtait à s'en ouvrir à moi de lui-même, et constatant que ce n'était pas le cas, qu'il était bien plus intéressé par son fichu Twix que ma visible attente, j'en rajoutais une couche, allant jusqu'à l'immobiliser afin de m'assurer sa pleine et entière attention. C'est bon, il avait compris cette fois ? « J'imagine que, en effet, ça serait normal que tu en saches autant sur moi que j'en sais sur toi. Je ne vais pas pouvoir parler pendant huit heures car la situation ne s'y prête pas. Si tu tiens tant à ce que je parles, et bien... je vais le faire. » Non, il ne s'agissait pas d'une question d'équité, je m'en foutais qu'il en sache plus sur moi que je n'en savais sur lui. C'est juste que... quelque part, il m'avait aidé, et j'aurais aimé lui rendre la pareille. Certes, le fait qu'il m'intrigue y était aussi pour quelque chose, mais pas seulement. Je me sentais un peu plus légère au sortir de l'avion, je voulais qu'il en soit de même pour lui. J'avais recommencé à marcher, et alors que je sentais sa présence à faible distance, sa voix parvint jusqu'à moi. Il parla. Il parla. Il parla longuement, d'une voix monotone, d'un ton monocorde, comme extérieur à tout ce qu'il me racontait, comme s'il n'en était que le narrateur et non le personnage principal. Je ne réagissais pas, je ne laissais rien voir, j'écoutais, j'encaissais, mais je ne montrais rien. Avait-il réellement vécu tout ce qu'il me confiait ? C'était digne d'un roman de Zola. Le fils bâtard, la mort accidentelle de sa jeune soeur, l'enfance solitaire, la fiancée terroriste, le père abandonné, le meurtre du frère, le FBI, le retour de sa fille, et... Hein ? Qu'est-ce qu'il venait de dire ? “Quoi ? Je ne comprends pas... Tu doutes que ton frère soit réellement mort ? Je croyais qu'il avait été assassiné... Tu n'as pas été identifier le corps ?” Même pour ma mère, pourtant décédée en clinique de soins palliatifs, nous avions du nous soumettre à cet exercice absolument dévastateur. “Tu sais que si tu quittes le FBI, tu n'auras plus accès au CODIS, etc... ça va devenir nettement plus compliqué de poursuivre tes recherches. Je ne suis pas experte, mais à ta place, j'y resterais afin de profiter des nombreuses ressources dont ils disposent.” Non, je n'allais pas m'apitoyer sur son sort, ni même lui offrir de regard compatissant, j'avais beau ne pas bien le connaître, voir ne pas le connaître du tout, je savais, au moins, qu'il ne le supporterait pas, et que c'était la raison pour laquelle il avait fait preuve de tellement de recul durant l'intégralité de son récit. Mais le faire parler, le forcer à m'apporter des précisions le forcerait peut-être à abaisser quelques barrières, à faire preuve de plus de sincérité et émotions dans sa voix. Du moins, c'était ce que j'espérais. 
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons. Mer 18 Juin - 0:57


les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.
« Quoi ? Je ne comprends pas... Tu doutes que ton frère soit réellement mort ? Je croyais qu'il avait été assassiné... Tu n'as pas été identifier le corps ? » Je haussai les épaules. C'était vrai qu'à l'époque, j'avais demandé à voir le corps. « Ils ne l'ont pas retrouvés. », répondis-je. Apparemment, ils avaient juste retrouvés une quantité de sang importante sur les lieux du crime. Importante au point qu'ils étaient persuadés qu'il avait fini par mourir dans un coin. Et grâce à Alexia, j'avais pris conscience que l'hypothèse qu'il était bien portant était à envisager sérieusement. Même si je n'arrivais pas à comprendre pourquoi, dans ce cas, il m'aurait laissé croire qu'il était mort... « Tu sais que si tu quittes le FBI, tu n'auras plus accès au CODIS, etc... ça va devenir nettement plus compliqué de poursuivre tes recherches. Je ne suis pas experte, mais à ta place, j'y resterais afin de profiter des nombreuses ressources dont ils disposent. » Justement, elle avait tort. J'aurais toujours accès à ce à quoi j'ai actuellement accès. « J'ai une très bonne amie dans le FBI, elle pourra continuer à ma place. », ajoutai-je. Alexia avait toujours fait du bon travail... j'imaginais qu'elle serait tout à fait capable de le faire, une dernière fois... J'aimerais savoir la vérité sur cette enquête, tout de même. Pourquoi il avait été tué, ou bien pourquoi est-ce que l'on m'avait caché qu'il était encore vivant. Pourquoi est-ce qu'il me l'aurait caché ? Je n'en savais rien... et puis, je n'avais pas envie de me poser ce genre de questions maintenant. Tout ce dont j'avais envie, c'était de pouvoir profiter du reste de ma vie sans me prendre la tête. Ça serait bien que toutes les réponses aux questions que je me posais tombent du ciel et qu'ainsi, je puisse vivre comme n'importe qui. « Et pour être honnête, je pense que je préférerais avoir une bonne santé plutôt qu'une conclusion à cette enquête... ma fille va avoir six ans le 19 juillet, je ne veux pas qu'elle se retrouve seule, ça ne serait pas normal. », marmonnai-je. Je n'avais perdu aucun de mes parents et malgré ma relation tendue avec ma mère, je l'aimais. Peut-être qu'elle non, mais la voir en dépression depuis tellement longtemps me faisait horriblement mal. À tout âge, voir ses parents mourir doit être dur. Alors, quand on est encore enfant, ça doit être encore pire, non ? Je ne voulais pas que Kim ait à endurer ce genre de choses. Malheureusement... en étant réellement à fond dans l'optimisme, il devait me rester une vingtaine d'années. Elle serait malgré tout jeune. Trop jeune.
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MessageSujet: Re: james&astaria ~ les secrets sont faits pour être révélés, de toutes façons.

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