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Naoki & April ~ Sou zenbu jibun !

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MessageSujet: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Mar 22 Avr - 23:49

Sou zenbu jibun !
« Pff, personne ne m'aime d'abord ! Même la télé ! Mais qu'est-ce que je t'ai fait, hein ? Je te nettoie tous les jours avec un petit chiffon tout doux, je t'ai acheté un beau meuble vernis sur lequel te poser, je te dis des mots doux quand t'as pas le moral, j'empêche Billy de poser les doigts sur ton écran... Alors pourquoi ?! Pourquoi ?! », questionnai-je en claquant la télécommande sur la table basse du salon. Pour le coup, Mister Marshmallow était d'accord avec moi. Cette télé, c'est comme mon enfant – mais en moins baveux, moins sale et avec l'option 'silencieux'. Quand je suis arrivée chez Billy, elle était seule et pleine de poussière. Il faut dire que ma cousine ne prenait pas spécialement le temps de s'affaler sur le canapé pour se détendre un peu devant Winnie l'Ourson, à l'époque. Avec Mister Marshmallow, on s'en est occupé, on a refait son éducation ( parce que, soyons francs, elle était un peu malpolie ). On a acheté des DVD, on a remplacé la prise électrique, j'ai même tricoté une petite housse pour la télécommande. Bon, elle est à la machine à lavée, actuellement, parce que j'ai renversé mon chocolat dessus, il y a deux jours. Tout ça pour dire que cette télé, on en a pris soin. Et c'est comme ça qu'elle nous remercie ? En ne faisant rien de plus que grésiller sans afficher ni le son, ni l'image ? Pff, vive la technologie... Au moindre coup de vent, hop !, plus d'image. Et ne parlons même pas des soirs où, comme celui-ci, il pleut des chiens et des chats ! Et il est hors de question que je monte sur le toit pour essayer de bidouiller un je-ne-sais-quoi qui, de toutes façons, se déréglera à la prochaine rafale. Je soupirai à nouveau. La version longue du Hobbit II devait passer ce soir et je ne pouvais pas le regarder à cause des caprices d'une télé trop gâtée. Dès demain, je la balance par la fenêtre. Avec un peu de chance, elle écrasera quelqu'un en atterrissant et je pourrais bien rigoler en voyant depuis ma fenêtre une foule de petits insectes se tasser autour de celui qui se sera fait écraser. Bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas se trouver sous ma fenêtre. Ça ne serait pas arriver si c'était un no-life comme tout le monde ! Ma soirée était gâchée. J'avais bien voulu aller me saouler un peu, mais je n'avais trouvé personne pour m'accompagner dans ma beuverie. Mister Marshmallow avait bien ri quand je m'étais assise sur le canapé en bougonnant. D'après lui, "c'est ça de ne pas avoir d'amis". Balivernes. De toutes façons, je suis tout à fait capable d'aller picoler sans personne. « Ah mais oui ! » J'ai toujours tendance à oublier que je suis majeure et que, par conséquent, je peux aller dans un bar et demander de l'alcool sans problèmes.
Après m'être levée précipitamment, être passée par la salle de bain et avoir enfilé ce qui ressemblait à un morceau de tissu noir avec une capuche – la seule chose présente qui était suffisamment grande pour nous protéger tous les deux Mister Marshmallow et moi–,j'avais descendu les marches à toute vitesse et m'étais précipitée dehors. J'avais hélé un taxi ( qu'est-ce qu'il serait beau en miniature dans ma chambre, celui-là ! ) et pressé le conducteur. J'avais hâte de boire, moi ! Sauf que je dois vraiment être maudite. Est-ce que c'était trop lui demander de faire le trajet en silence ?! Sérieusement, j'en ai rien à faire, moi, de ses enfants qui sont à l'hôpital parce que leur grand-frère qui était saoul les a frappés contre un mur. « Les gosses sont comme on les élève. Et me dites pas que vous y êtes pour rien, vous sentez le whisky à trois mètres. Vos habits sont miteux et vous êtes chauffeur de taxi, donc vous ne roulez pas sur l'or et vous habitez un mauvais quartier où règne la violence. Maintenant, taisez-vous, vous me fatiguez. » Il ne décrocha plus un mot de tout le trajet. Qu'il soit vexé ou mal à l'aise, je m'en moque, le silence est plus qu'appréciable ! Lorsque les pneus crissèrent sur le sol mouillé, je réglai ma course et sortis. Il avait cessé de pleuvoir, mais pour combien de temps ? Arrivée devant le bar, j'hésitai à entrer. J'avais bien envie de boire, mais il n'y avait personne avec moi. Ce serait sans doute moins amusant et puis si je finissais dans un sale état, je devrais me débrouiller toute seule. Mister Marshmallow ne me serait d'aucune aide dans ce genre de situation. Oh, et puis zut ! Je poussai la porte et entrai d'un pas décidé. Après tout, si j'ai envie de me saouler, je n'ai qu'à le faire ! Je m'installai au comptoir et appelai un serveur. Et si je me défoulais sur l'un d'entre eux, tiens ? Après tout, ils sont là pour servir le client. Il suffit juste que j'en retienne un pas loin de moi... Bon, qu'est-ce qu'ils font ? Ils attendent que je me serve ? « SERVEUR !!! J'ai soif ! » Je rapprochai le tabouret à côté de moi et y posai Mister Marshmallow. Si je tombais du mien, ce serait dommage que je l'écrabouille. Et vu ce que j'ai prévu d'avaler, il est fort probable que finisse par perdre l'équilibre.
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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Mer 23 Avr - 15:09



Edition spéciale: April & Mister Marshmallow

19h59, Appartement de Natsuki…

J’ai pris pour habitude de passer chez ma cousine avant d’aller travailler chaque soir. J’y reste plus où moins longtemps selon l’heure à laquelle je suis parti de chez moi. Mais aujourd’hui c’était un peu différent. Je l’avais eu quelques minutes au téléphone un peu avant d’arriver à son appartement. Elle me parlait avec une petite voix remplie de tristesse. Elle ne m’a expliqué la raison de son état de tristesse. Elle m’a simplement dit vouloir discuter juste comme ça. En arrivant là-bas, j’ai ouvert la porte avec le double des clés avant de refermer derrière moi. C’est à ce moment-là que je l’ai vu assise en position du lotus sur le canapé avec la grosse peluche Hello Kitty que je lui avait acheté dans les bras. Je me suis approché en lui demandant ce qui n’allait pas cette fois. A vrai dire j’avais également l’habitude cette attitude. Elle avait tendance à bouder pour pas grand chose cependant, il lui arrivait aussi d’avoir un réel problème. Du coup je ne savais jamais à quoi m’attendre. «Nao-chan…» Sa façon de m’appeler. La voie légèrement tremblante et les yeux prêts à déborder de larmes. Aujourd’hui, c’est du sérieux… «J’ai plus d’image sur la télé… Je voulais vraiment voir Twilight!»… Ou peut-être pas. En entendant ça, j’ai lâché un long soupir tout en baissant la tête. Décidément, elle n’y arrivera jamais avec sa télévision. M’asseyant à côté d’elle, je lui ai expliqué et montré, encore une fois, pourquoi l’écran était noir alors que la télé était allumé. «Là! Tu te rappellera? Menu et ensuite tu descend sur HDMI. T’es sur AV, c’est pour le lecteur DVD ça. Il est éteint donc forcément t’as pas d’image.» Je savais très bien qu’elle ne s’en souviendrais pas. J’avais beau lui noter elle finissait toujours par mélanger mes notes et les publicités qu’elle recevait par courrier pour tout jeter en même temps. Cette fille n’est vraiment pas attentive. Pendant ce temps, l’heure du film était arrivée. J’avais l’intention de partir travailler mais Natsuki me retenait par le bras. «Reste un peu avec moi. De toute façon tu sera en avance si tu pars maintenant, hein? Tu peux bien rester cinq minutes?» Elle avait pas tort. Par contre en choisissant de rester je devrais me taper Twilight. Tant pis… Au lieu de cinq minutes, j’étais rester là une bonne demi-heure. Bon. Il faut partir là sinon c’est le retard assuré. «Allez, j’y vais Na…» Je venais de m’apercevoir que ma charmante cousine ici présente qui me suppliait de ne pas m’en aller s’était endormi. Ouais. Juste comme ça. «…Tsuki…» Et bien sûr, elle dormait agrippé à mon bras la tête posé sur mon épaule. Délicatement, je me suis levé tout en l’allongeant sur le canapé puis prendre la petite couverture qui était juste à côté afin de la recouvrir avec. Je l’ai regardé comme ça encore quelques secondes en souriant pour finalement déposé un baiser sur sa tête. «Oyasumi…» Ai-je chuchoté avant de partir pour me rendre sur mon lieu de travail.
21h47


Enfin! J’y suis. Juste le temps de me préparer, de ranger mes affaires dans mon casier et me voilà derrière le comptoir. Ma place habituelle. D’ici je voyais tout et tous le monde. Pour le moment je n’avais personne à servir, simplement quelques verres à ranger en dessous du comptoir. Soudain voix féminine éclata réclamant de quoi boire. Surpris, j’ai sursauté avant de heurter ma tête sur le bord du bar. «Aaaaah… Qu’est-ce que c’est? Pourquoi ça crie comme ça?» Ai-je marmonner en me relevant une main sur la tête, à l’endroit où je m’étais cogné. Surprise numéro 2, il y avait une peluche sur le tabouret en face de moi. Bizarre, j’avais comme l’impression de l’avoir déjà rencontré. C’est en voyant la petite demoiselle aux yeux bridés qui se tenant à côté que j’ai compris. April et Mister Marshmallow. La cousine de Billy et fidèle compagnon. «Oh? April… Tu sais, c’est pas la peine de crier, je suis là hein. Qu’est-ce qui vous ferais plaisir?» Oui je dis «Vous» parce-que Billy m’a prévenu de toujours considérer Mister Marshmallow comme une personne à part entière. Apparemment c’était quelque choses qui faisait plaisir à April. «Ah! Et Bonsoir aussi.» Sale gosse. Non mais j’te jure…

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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Mar 29 Avr - 20:15

Sou zenbu jibun !
Je soupirai intérieurement. Franchement quelle idée d'être venue sans personne pour m'accompagner... Je n'ai personne à embêter, personne pour qui être un véritable fardeau humain, un poids vivant, et avant tout personne à qui me plaindre. J'aime me plaindre. Et c'est encore mieux si ça peut insupporter quelqu'un. N'importe qui, tant que ça ne lui plaît pas et qu'il le fait savoir. Mais là... Nobody. Il y a bien Mister Marshmallow, mais tel que je le connais, il va finir par perdre son sang froid et me hurler de rapidement me saouler pour pouvoir être tranquille. Aucune galanterie, ce rustre ! Lorsque j’annonçai bien fort mon envie de boire en appelant le serveur, j'entendis quelqu'un se cogner sous le comptoir et marmonner son mécontentement. À en juger la voix, ce doit être un homme. Mais enfin, a-t-on idée de se cacher sous un bar ? Ou alors, la personne faisait une petite sieste. Ah, c'est pas bien, ça ! Je pourrais le dénoncer à son patron pour pouvoir rigoler un peu... Encore une fois, je soupirai intérieurement. Voilà à quoi j'en suis réduite pour m'amuser... On fait avec les moyens du bord, hein ! D'abord, mieux vaut vérifier si l'incompétent est bien seul là-dessous et s'il est habillé. Après tout, on ne sait pas le genre de drôles d'idées qui peuvent traverser les personnes en manque de... rapports humains. Et les hommes sont pervers et irréfléchis, c'est bien connu. L'employé se releva une main sur la tête, visiblement mécontent de s'être cogné. Je n'y peux rien moi si les gens sont en permanence montés sur ressort, de nos jours. C'est à cause du café, ça sûr. Au Japon, on n'a pas ce problème : on boit du thé ou de l'alcool, pas de café. C'est bien meilleur. Premièrement, le thé est bon pour le corps. Deuxièmement, l'alcool est bon, lui, pour les papilles et l'esprit. Peut-être bien qu'il tue quelques neurones au passage et torture un peu le foie, mais les japonais sont immortels, c'est bien connus. We are the best, it's obviously. Je reportai mon attention sur le serveur. Un sourire narquois étira mes lèvres quand je vis qu'il fixait Mister Marshmallow. Surpris ? Il tourna la tête et me vit. Oh, bah ça alors ! L'idiot pervers psychopathe qui s'est cogné c'est lui ? Naoki, le grand amour de Billy. «Oh? April… Tu sais, c’est pas la peine de crier, je suis là hein. Qu’est-ce qui vous ferais plaisir? Ah! Et Bonsoir aussi.» Je retire tout de suite ce que j'ai dis : cet homme est loin d'être un idiot, c'est même la personne la plus fabuleuse qu'il m'ait été donné de rencontrer ! Je n'ai pas rêvé n'est-ce pas ? Il a bien dit vous ! Autant de considération pour Mister Marshmallow... c'est juste magnifique. Mais bon, il ne faut pas trop le traiter comme un prince. Déjà qu'il est orgueilleux comme pas permis. Je suppose qu'il prend exemple sur moi. Ah ah, ça me rend fière de lui, ça, y a pas à dire. Mais je suppose que si il l'a pris en compte, c'est parce que Billy lui a dis qu'il valait mieux. Ce n'est pas quelque chose que les gens font spontanément, ils se sentent forcés. J'ai beau trouver ça normal de m'adresser à Mister Marshmallow, ce n'est pas le cas pour la grande majorité des gens. Après tout, c'est vrai, c'est une peluche. C'est juste une peluche. Pff, si je commence déjà à partir sur ce genre de réflexions, ma soirée va être d'un gai... « Ah, mais je ne savais pas que tu étais là, moi. Le comptoir est une super cachette, je ne te voyais plus, dit donc ! Et là, pouf, Naoki apparaît ! Avec un nuage de fumée, tu aurais pu jouer au magicien. Mais serveur c'est bien aussi. D'ailleurs, je te remercie de ne pas ignorer Mister Marshmallow, ça a tendance à le vexer. Il devient impossible, après, l'enfant gâté. Je vais prendre une bière. Une Leffe – et dans le plus grand format que tu pourras me trouver. Et des cacahuètes aussi, s'il te plaît ! Mister Marshmallow est puni, il se contentera de me regarder en boudant. » Il n'a qu'à pas être vivant, c'est bien fait pour lui. Sérieusement ! Pourquoi est-ce qu'il existe, hein ?! Je n'ai rien demandé moi ! Tout ce que j'ai fait ce jour d'anniversaire raté, c'est souhaiter aux bougies qu'elles me donnent un ami qui m'aimerait. Est-ce que c'est de ma faute pour ne pas avoir précisé que je le voulais humain ?! Aaah, je suis méchante, là. Je ne devrais pas en vouloir à Mister Marshmallow, il est toujours là quand j'ai besoin de lui. Et même quand je ne veux pas de lui, il est là. Il est là tout le temps, en fait. Il ne me laisse jamais tomber. Ce n'est pas gentil de s'en prendre à lui, il n'y est pour rien si je suis... comme ça. Et puis, je bougonne, mais pour rien au monde je voudrais qu'on me l'enlève. C'est d'ailleurs la seule raison qui fait que je refuse obstinément de prendre des médicaments. Il y a bien le fait que je n'aime pas prendre de médocs aussi, mais quand on n'a pas le choix, on n'a pas le choix. Bon, je ne vais pas passer ma soirée à penser à ça, si ? Je suis folle et en train de mourir, mon meilleur ami est une peluche et je suis sur le point de me saouler dans le bar où travaille le petit ami de ma cousine. Voilà. Maintenant, on passe à autre chose. VIVE LA BINOUZE !
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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Dim 1 Juin - 19:26



21h51, Manhattan, le bar…

April. A vrai dire je ne la connait pas plus que ça. Je ne l’ai rencontré qu’en compagnie de Billy mais ça ne durais jamais très longtemps. Tout ce que je sais sûr cette petite demoiselle, c’est Billy qui m’en a parlé. Elle avait surtout évoqué les points les plus important. Par exemple, ne pas considérer Mister Marshmallow comme une peluche ou encore ne pas oublier le «Mister». Bref, plusieurs choses qui se rapportent toujours à ce nounours qu’elle considère comme son meilleur ami. Je n’avais encore jamais vu quelqu’un se trimbaler toute la journée avec une peluche. Du moins, pas quelqu’un ayant plus de cinq ans. D’ailleurs il est bien possible qu’elle soit la seule personne à être ainsi. Bref, j’avais mal à la tête mais j’écoutais tout ce qu’elle me disait. A part demander un bière, elle racontait un peu n’importe quoi. Attention je ne m’en plaint pas. Ça change des gens qui viennent boire et vous racontent tous leur problème vous prenant quelque peu pour leur psychologue personnel. Mon travail est épuisant, mon chien est mort, ma femme m’a quitté, ma fille ne me parle plus. J’en ai entendu des trucs par ici bien qu’au final, rien de tout ça ne me concernait ou ne m’intéressait. Cependant, discuter avec les clients faisait parti de mon travail. Pas la joie tous les jours donc quand des personnes comme April viennent me raconter tout et n’importe quoi, finalement ça me détend. «A peine arrivé qu’il est déjà punis? T’as pas l’impression d’être un peu sévère? Tu veux pas lui laisser une seconde chance?» Disais-je pendant que je préparais une pression soixante-quinze centilitres. C’était peut-être risqué de prendre le parti de Mister Marshmallow mais je le faisait quand même. Après tout c’était encore moi qui avait la bière dans les mains. «Et boire à deux c’est toujours mieux, non? Alors?» Je gardais la bière avec moi en la regardant comme pour dire «T’es pas gentille, pas de bière.». Un sort certainement terrible pour elle étant donné qu’elle m’avait demandé le plus grand format possible. Elle était venu pour boire un coup, un grand coup même, et voilà que je me mettait en travers du chemin entre elle et bibine. J’aime les défis. Mais comme c’est moi qui possède le saint Graal je pense être hors de danger. D’un autre côté, je n’allais pas la gardé trois quart d’heure non plus c’te bière. J’aurais d’autres personnes à servir. Heureusement aujourd’hui je ne suis qu’au bar. C’est ce que je préfère et ça sera par la même occasion un moyen de mieux de la cousine de Billy…

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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Mar 22 Juil - 0:29

Sou zenbu jibun !
L'espèce de petit-ami de Billy ( oui, c'est une insulte. On n'a pas idée d'être le petit-ami de Billy ! Pour vivre avec elle, je sais de quoi je parle ) prépara une pression soixante-quinze centilitres. Il a pas plus grand ? Je ne sais pas, moi, un litre ou deux, minimum ? Et puis, dans un bar, ils pourraient me trouver un tonneau ou je ne sais quoi. Quelque chose de grand. J'ai demandé le plus grand format qu'il pourra me trouver et lui il me sert une petite pression de rien du tout ! "Qu'il pourra trouver" était la partie clé. Ça voulait dire – dans mon langage à moi - pas forcément dans un récipient normal comme un verre. Un bol, une casserole, une marmite... ou que sais-je, encore ?! Nan, franchement, s'il veut son pourboire il va falloir qu'il fasse mieux que ça. «A peine arrivé qu’il est déjà punis? T’as pas l’impression d’être un peu sévère? Tu veux pas lui laisser une seconde chance?» Je souris malgré moi. Il faisait vraiment l'effort de considérer Mister Marshmallow comme une personne à part entière. Il a dû bien retenir ce que Billy lui a dit. Brave bête, il aura un cookie. Enfin, je mangerai un cookie en pensant à lui... Il n'y a pas beaucoup de différences, quand on regarde bien. Mais l'avantage de la seconde option, c'est que c'est moi qui profite du cookie. Alors, évidemment, elle m'est beaucoup plus intéressante. Et puis, je suis désolée, mais sans un tonneau de bière, son cookie, il peut s'asseoir dessus. De toute façon l'intention y est, c'est le principal. Sans compter que je vais devoir faire l'effort de penser à lui alors que je serais en train de manger, si c'est pas une récompense, ça ! Non, franchement, les gens ne se rendent pas compte de tout ce que je leur offre. Ils devraient apprendre à apprécier ce qu'ils ont, au lieu de toujours se plaindre. Évidemment, pour moi, c'est différent. Bien sûr que j'ai le droit d'exiger plus que ce qu'on a à m'offrir ! Je suis April Yamamoto, rien que pour ça je devrais être sacrée Reine d'Angleterre – ou au moins avoir le droit à un temple bâti en mon honneur dans chaque ville, afin que le monde entier puisse me vénérer comme la Déesse suprême que je suis. «Et boire à deux c’est toujours mieux, non? Alors?» Oh, je le sens mal. Il avait fini de préparer la bière, mais elle restait dans ses mains. Qu'est-ce qu'elle fait là, hein ? T'as pas oublié qu'elle est à moi, pas vrai ? Il me regarde avec un drôle d'air. C'est celui que les "grandes personnes responsables" prennent quand je veux quelque chose mais qu'elles sont pas d'accord pour me le donner si je fais ma vilaine enfant gâtée. Va falloir la jouer fine, April. D'un côté, cet espèce de petit chevelu issu de l'expérimentation génétique illégale ose me priver de ma bière. La chose a ne pas faire, déclaration de guerre, tout ça tout ça. D'un autre, si je ne négocie pas comme il faut, il ne me la rendra pas. Territoire miné, prise d'otages, impasse, tout ça tout ça. Et du coup, je fais quoi, moi ? Je suis une otaku, pas un belligérant qui compense ce qu'il n'a pas dans le pantalon par des démonstrations de sa toute puissance dans des pays pauvres sous-développés. Je ne le répéterais jamais assez : je suis April Chiharu Yamamoto. Qu'est-ce qu'il faut de plus ? Je pourrais dire : je suis Dieu, ce serait du pareil même. « Pff, mes jugements sont toujours bons et justes et mes punitions doivent être reçues comme un honneur que je fais aux pauvres manants que vous autres – misérables mortels sans intérêt ni intelligence aucune – êtes. De toute façon, ma relation avec Mister Marshmallow ne regarde que moi. » Bon, c'est mal parti. Il faut être gentille avec un preneur d'otage, on sait jamais ce qu'il peut faire. C'est imprévisible, ces bêtes-là. Et puis, c'est le petit-ami de Billy, il a forcément quelque chose de pété dans la cafetière. Je m'accoudais sur le bar et repris d'un ton plus léger, forçant ma voix à sortir plus nonchalante qu'agressive. « Sinoooon... y a pas moyen que tu me donnes cette bière ? Je sens que je vais devoir la mériter, et l'idée d'être faussement gentille pendant quelques minutes juste pour mieux pouvoir me saouler ensuite ne m'est pas vraiment plaisante. Et si tu tiens que je boive avec quelqu'un, joins-toi à moi. Je suis même prête à payer pour toi s'il le faut. Comme ça tu te fais plaisir, tu me rends ma bière, et tout le monde est content. Alleeeeeeez, s'teu-plaît, m'man !! » Je battis des cils avec un air de petit cocker et une moue boudeuse. Ma tête spéciale kawaii de l'extrême. Je suis prête à tout pour cette bière. Allez, quoi ! J'en peux plus ! Ça fait deux jours que j'ai pas touché à une goutte d'alcool parce que Billy était constamment dans la même pièce que moi. Et quand je me suis endormie devant la télé et que je me suis réveillée à trois du matin, elle s'est levée exactement au même moment, pour aller aux toilettes, apparemment. Je veux ma bière. Si je l'ai pas, de toute façon, je vais taper du pied et pleurer – comme quand je veux que Billy m'achète des bonbons au supermarché, mais qu'elle ne veut pas. Si il faut, je peux même me rouler par terre. Généralement, c'est à ce moment que "l'adulte responsable et mature" craque et me cède ce que je veux. Être une enfant capricieuse, c'est tout un art.
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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Dim 3 Aoû - 23:20



22h00, Manhattan, le bar…

Considérer Mister Marshmallow comme une personne réelle était quelque chose d’important, si j’en crois la prévention de Billy. Chose que j’ai pris soin de faire parce-que je suis une personne gentille. D’un autre côté je me demande vraiment si le petit morceau de femme qui se trouve en face de moi est bien dangereux. C’est certain qu’un grand gaillard donnant l’impression d’avoir mangé une armoire est plus impressionnant. Tout le monde raconte que la petite bête ne peut pas manger la grosse pourtant, je me pose la question. Par exemple, c’est toujours les petits chiens ridicule qui crie sur les gros et se font respecter. C’est pourquoi il ne faut jamais se fier aux apparence. Peut-être qu’à minuit April va se transformer en monstre nocturne et m’attaquer parce-que je ne me suis pas adressé à sa peluche de manière approprié. Je ne crois pas que cela puisse se produire mais au cas où ça devait arriver, j’appellerais Billy et elle me protégera de cette cousine démoniaque. En parlant de cousine, je me souviens avoir offert il n’y a pas si longtemps une peluche Hello Kitty à la mienne. J’espère qu’elle ne fera pas d’elle une personne «vivante». Même si je ne la pense pas capable d’une telle chose, je garde l’éventualité en tête. Bref, je me prend la tête pour un truc assez insignifiant à mes yeux mais semble pourtant avoir une grande importance à ceux d’April. Bien que je trouve cela étrange, je respecte sa façon de faire. Simplement parce-qu’elle vit son truc à fond. Elle l’emmène partout et ne le considère pas comme un être vivant seulement chez elle. La preuve, je suis entrain de prendre sa commande ainsi que tenter une négociation avec sa… Maman? Copine? Sœur? J’en sais rien, mais je négocie… Pour un nounours… Sacrée fin de journée… La réponse de mon opposante était des plus surprenante. Un air supérieur qui disait clairement «J’ai raison ‘pis c’est tout». Imitant le son d’un buzzer «Avec ça, tu ne remportera pas le prix numéro un, qui se trouve être cette bière.» Pouvait-elle faire mieux?  Oui. Après ça, on ne peut que faire mieux. Enfin… C’est ce que je croyais. La voilà maintenant qui joue la comédie. Se mettre la tête à l’envers était donc son objectif du soir. Elle tentait même le coup de la moue Kawaii que seul les filles asiatiques ont l’art de faire. Je l’avoue. Billy ne m’a pas encore cette technique mais ça arrivera certainement un jour. Si sa cousine le fait, il y a de fortes chances pour que ce soit un truc de famille. «Ce n’est pas très attirant pour une femme de vouloir boire autant. Et m’amadouer avec cette tête, c’est un coup bas. Mais je te la donne quand même, c’est mon travail au final. Alors ne vas pas croire que j’ai craqué grâce à ta bouille, hein?» Même si c’est un peu vrai. C’est difficile de garder son autorité face à un visage comme celui-ci. Si Billy me faisait ça en me demandant de lui ramener un Ewok vivant sur Endor, je ferais tout pour en trouver un. Après tout, peut-être qu’ils existent vraiment ces oursons.
April avait sa bière à présent mais cette question me trotte dans la tête depuis tout à l’heure. Donc il faut que je la pose sinon je sens que je ne vais pas dormir. «Dis. Comment… Tu vois Mister Marshmallow? C’est ton petit ami? Ton frère? Ton meilleur ami? Ou… Simplement un esclave de tes désirs?» Pas sûr que ma dernière phrase soit indispensable. J’aurais mieux fait de ne pas l’intégrer d’ailleurs. Mais c’est trop tard maintenant. De plus, je ne sais absolument pas comment elle va le prendre étant donné sa personnalité assez… Extraverti… Je venais peut-être d'entrer dans la fosse aux lions…

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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Sam 9 Aoû - 19:39

Sou zenbu jibun !
Je commençais à me demander si c'était une bonne idée de venir. Je ne savais pas que Naoki travaillait là, mais avec la chance que j'ai j'allais forcément tomber sur quelqu'un qui me connaissait ou qui était susceptible de parler de ma soirée beuverie avec Billy ! Non pas que j'ai quoique ce soit à me reprocher. Il y a beaucoup de gens qui vont au bar en fin de soirée, et ce ne sont pas tous des alcooliques. Mais j'aurais tout aussi bien pu m'enfiler une bière à l'appartement. Il devait bien y en avoir une ou deux dans le réfrigérateur et puis, de toute façon, j'ai depuis peu pris l'habitude d'en mettre un pack sous mon lit. Je ne sais pas pourquoi. Un jour en rentrant du magasin, au lieu de mettre le pack dans le frigo j'ai décidé de le mettre dans ma chambre. Et comme je ne voulais pas que Billy le trouve, bien qu'elle n'ait pas le droit d'entrer dans ma chambre, je l'ai caché sous mon lit. Non, pas caché. Juste rangé. Ouais, voilà, je l'ai rangé sous mon lit. Et puis, il y a l'autre, là, cet espèce de petit chevelu issu de l'expérimentation génétique illégale ( je sens que ça va devenir son petit surnom secret ) qui ne me donne toujours pas ma bière ! «Avec ça, tu ne remportera pas le prix numéro un, qui se trouve être cette bière.» C'était quoi cette imitation d'un buzzer ? Et pourquoi il me parle de prix numéro un ? J'ai encore gagné un truc à une tombola, c'est ça ? La première fois, c'était une voiture de sport rouge. Elle était très belle, c'est sûr, mais beaucoup trop capricieuse ! Attends, elle supportait pas de passer de l'arrêt à 120 kilomètres à l'heure en moins de deux secondes sans que les pneus arrières ne chassent ! Et puis ne parlons même pas de la peinture qui s'est écaillée tout ça parce qu'on a un peu frotté à pleine vitesse contre la barrière de sécurité sur l'autoroute. C'était bien beau toutes ces petites étincelles, quand même. Et puis, avant-hier, qu'est-ce que j'apprends ? Que j'ai encore gagné quelque chose ! Non, franchement, j'ai de la chance mais pas pour les bonnes choses. J'aurais pu me passer – avec difficulté certes – de ce livre d'origami pour papier toilette si en échange je pouvais venir picoler tranquillement sans que le barman ne refuse de me donner ma bière alors que je ne l'ai même pas encore insulté – pas tout haut, du moins. Mais bon, c'est vrai que j'étais bien contente quand j'ai été chercher mon prix ( même si c'est vrai que j'aurais préféré qu'on me le livre ). Franchement, moi je m'ennuie aux toilettes !! Et puis ce sera un vrai défi de faire des origami avec le papier triple épaisseur qu'achète Billy ! Elle doit avoir peur que ça traverse quand on s'essuie... J'ai hâte de voir sa tête quand j'aurais redécoré le salon et la cuisine avec le papier toilette ! Ce sera chic et raffiné, ça c'est sûr. «Ce n’est pas très attirant pour une femme de vouloir boire autant. Et m’amadouer avec cette tête, c’est un coup bas. Mais je te la donne quand même, c’est mon travail au final. Alors ne vas pas croire que j’ai craqué grâce à ta bouille, hein?» Wouhou ! Faites sauter le champagne ! J'aurais bien dit à Naoki combien je le remercie de m'avoir enfin donné cette bière et à quel point je m'en contre-fous de n'être qu'une poltronne pas attirante à ses yeux, mais je m'étais déjà jetée sur ma boisson alcoolisée préférée. Tandis que j'avalai le contenu de mon verre à grandes gorgées, accrochée à ma pression comme un bébé à son biberon ( mais avec plus de charisme, de beauté, de prestance et beaucoup, beaucoup moins de bave ), je sentais l'alcool couler de mon œsophage à mon estomac, provoquant une plaisante sensation de chaleur. Ah, ça m'avait manqué ! Bientôt, la chaleur envahirait tout mon corps et embrumerait mon esprit. Mais, avant ça, je devrais en prendre encore un peu plus. Tétant ma bière, je vis du coin Naoki qui s'apprêtait à me parler. Non, ce n'est pas la peine de demander, tu n'en auras pas ! C'est la mienne ! De toute façon, elle est presque finie, tu sais. Alors va donc m'en préparer une autre. «Dis. Comment… Tu vois Mister Marshmallow? C’est ton petit ami? Ton frère? Ton meilleur ami? Ou… Simplement un esclave de tes désirs?» Je m'arrêtai de boire. Une seconde, deux secondes, trois secondes passèrent avant que mon cerveau ne se remette en état de marche et accepte de faire la liaison avec mon système nerveux. Je recrachai alors sur le comptoir et sur mon interlocuteur la grosse gorgée qui était restée dans ma bouche et que je n'avais pas eu le temps d'avaler. Je ne sais pas si c'est le choc ou le fait d'avoir craché si brusquement, mais toujours est-il que je me mis à tousser violemment. Ouais, je crois que je m'engobe. « Non mais ça va pas bien ? C'est quoi ces questions ?! Qu'est-ce que ça peut te faire ?! Tu crois que je sais pas pourquoi les gens comme toi m'interroge comme ça ?! Comment tu peux oser penser que Mister Marshmallow est... l'esclave de mes désirs ?! Tu penses que je le vois pas vraiment ? Que je suis une sombre perverse qui fait des choses à une peluche ? Si j'avais encore de la bière et si tu n'étais pas déjà trempé, je te jetterais mon verre à la figure ! » Et ce serait à lui de le payer. Comment est-ce qu'il peut autant manquer de tact ? C'est forcément dû au fait qu'il sorte avec Billy, ça. Il y a qu'elle pour être aussi insensible sur le sujet. Elle et tous les élèves de l'établissement privé où j'ai été scolarisé à mon adolescence... Hormis Nesquik. Même si depuis qu'elle sait pour la schizophrénie, elle évite un peu le sujet de Mister Marshmallow. Je ne sais pas ce qui est le pire : quand elle se moquait ouvertement ou maintenant qu'elle n'en parle plus du tout – ce qui me rappelle clairement que c'est important et qui me met mal à l'aise. Mais franchement, Mister Marshmallow, un objet sexuel ? Je ne peux même pas imaginer ! C'est ignoble ! Comment une chose aussi horrible peut-elle sortir de l'esprit d'une personne si quelconque et insignifiante ?
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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Mar 9 Sep - 14:58



22h00, Manhattan, le bar…

Et bah dis donc. Cette fille avait l’air de ce foutre de tout ce que je lui disais. Elle n’avait donc d’intérêt que pour la boisson et sa peluche? Apparemment oui. Je m’en suis aperçu très rapidement d’ailleurs. Je ne pensais pas que ma question allait provoquer une telle réaction. Peut-être avait-elle mal compris ce que je demandais. Ou mal interprété. Ce qui expliquerait pourquoi actuellement je suis en train de m’essuyer le visage tout en me faisant incendier par la petite demoiselle. J’avais l’impression de l’avoir insulté alors que j’essayais simplement de comprendre sa relation avec sa peluche. «Je voulais dire par là qu’il était peut-être un sorte de serviteur. Quelqu’un qui va te chercher chaque chose que tu lui demandera. Rien à voir avec ce à quoi t’es en train de t’imaginer.» Je lui aurais bien demandé de m’essuyer le visage car c’était en parti de sa faute mais le faire là tout de suite, pas sûr que ce soit une bonne idée. Elle serait bien capable de la tremper dans de l’acide et de m’essuyer avec. Un facteur important à prendre en compte. Je préfère continuer moi-même. De plus, elle avouait m’épargner un lançage de verre en pleine tête. Que de générosité, je ferais bien d’en profiter. «C’est trop gentil. Désolé de te priver d’un tel plaisir.» Euh… Ouais. Pas certain qu’il faille être sarcastique maintenant. Mais comme on dit ‘Too late’. Je ne peux plus ravaler mes mots et effacer ce qu’il venait de se passer. Dommage, je l’aurais bien fait. Je constatais aussi, qu’effectivement elle n’avait déjà plus de bière. Elle buvait ça comme de l’eau. Quoi que. Elle est sûrement le genre de personne qui rétorque à chaque fois le fameux ‘L’eau sa rouille’ comme prétexte pour pouvoir absorber des bouteilles entières d’eau… De vie. Du coup je posais la question, même si j’étais quasiment certain de la réponse. «Je suppose que t’en veux une autre? Pour boire, pas pour me lancer dessus hein.» Je préférais tout de même le signaler des fois que cette idée lui ai traversé l’esprit. «Mais ça serait du gâchis de jeter de la bière, tu crois pas?» Oui oui. J’essayais de la convaincre par un moyen détourner de ne pas me la balancer dans la citrouille. Pourtant c’est bien connu. La prévention n’évite pas toujours les problèmes. Mais je suis sûr que l’argument du gâchis est solide. Enfin j’espère… Je crois… Prions pour que ça fonctionne. Ah? Mister Marshmallow avait reçu quelques gouttes de bière. Pour tenter de marquer encore quelques bon points je l’ai pris et je l’ai mit debout sur le comptoir, que j’avais essuyer avant bien entendu sinon ça sert à rien, avant de l’essuyer. Avec une serviette sèche sinon ça sert à rien non plus. «Tu pourrais t’excuser de l’avoir éclaboussé, non?» Héé Perduuuu. Je faisais des bonnes actions et tout mais je crois qu’en l’accusant directement ça annulait le reste. Bien que ce soit un peu vrai. Espérons que mon pourcentages de bonnes actions soit supérieur à celui des mauvaises…
:120:

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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Dim 14 Sep - 19:30

Sou zenbu jibun !
Des gens comme ça, j'en ai vu toute ma vie. Des personnes qui me posaient des questions, qui faisaient mines de s'intéresser. Et qu'est-ce qu'il se passait une fois qu'elles pensaient que je ne n'étais plus là pour les voir ou les entendre ? Elles se moquaient. Parfois même alors que j'étais encore à quelques mètres d'elles. Alors, franchement, merci, mais j'ai donné. Et puis qu'est-ce qu'il a besoin d'aller me demander ça, mmh ? Il va mourir si sa curiosité n'est pas épanchée, c'est ça ? Oh, pardon, je ne savais pas ! C'est tragique ! «Je voulais dire par là qu’il était peut-être un sorte de serviteur. Quelqu’un qui va te chercher chaque chose que tu lui demandera. Rien à voir avec ce à quoi t’es en train de t’imaginer.» Euh... Je clignai des yeux plusieurs fois, pas sûre de bien avoir entendu ce que je croyais avoir entendu. Dans les moments où on comprend rien, c'est impressionnant comme notre attention se fixe sur quelque chose d'absolument pas en rapport avec la situation et de complètement stupide. En l'occurrence, ce fut une goutte de bière en forme de coquillette tombée sur le comptoir. Vraiment, elle avait une forme de petite nouille. Et puis, c'était rigolo, parce qu'avec les reflets de la lumière et la couleur du bois en dessous, on aurait dit qu'elle était moisie... N'importe quoi ! Je relevai le regard et fixai Naoki, me demandant si il avait encore toute sa tête ou si c'était trop tard pour lui – auquel je devrais le buter de sang froid en lui explosant la tête contre le mur. « Euh... Tu es au courant que Mister Marshmallow est une peluche, n'est-ce pas ? Il ne peut pas se lever sur ses petites pattes pour aller me chercher une bière, hein ! Et même si il en était capable, il n'irait certainement pas me la chercher, de toutes façons, avec son caractère de cochon. » Et après on dit que c'est moi qui suis folle... Si j'avais gagné un dollar à chaque fois que j'avais rencontré quelqu'un de stupide et/ou fou, je serais riche à l'heure qu'il est ! En fait, je suis riche à l'heure qu'il est, mais on n'est pas obligé de le préciser, ça. Si ce petit macaque croit qu'il va me piquer mes sous... Je ne sais pas pourquoi l'idée de me prendre mon porte-monnaie lui viendrait comme ça, subitement – tout comme elle m'est venue – mais il peut toujours courir. Je défendrais mes pépètes jusqu'à la mort, s'il le faut ! Sa mort à lui, évidemment... «C’est trop gentil. Désolé de te priver d’un tel plaisir.» Nyé ? De quoi il parle ? J'ai décidément de plus en plus de mal à le suivre... Gentil, gentil... Qu'est-ce qui peut bien lui faire penser ça ? C'est le coup de la bière que je ne lui balance pas, mmh ? Roh ! Je m'efforce de gâcher la vie des personnes qui ont le malheur de croiser ma route et, lui, il est content ! C'est un coriace, hein ! Faut vraiment que j'y aille plus fort avec lui, sinon il va développer une résistance – un peu à la manière de ces bactéries contre lesquelles les antibiotiques n'ont plus aucun effet. La situation est grave, parce que les petites bêtes qui deviennent résistantes sont capables de transmettre leur immunité à leurs copines... Et si il savait faire pareil ? Non, la question est surtout : est-ce que Naoki est une bactérie ? J'avoue ne savoir que penser... C'est vrai qu'avec ses drôles de cheveux et sa façon de me tenir tête, on dirait une petite bactérie prête à sauter à l'attaque ! Et hop! je vais sur April et je la rend malade ! Non non non, y a pas moyen qu'il devienne résistant ! Je refuse ! «Je suppose que t’en veux une autre? Pour boire, pas pour me lancer dessus hein. Mais ça serait du gâchis de jeter de la bière, tu crois pas?» Il avait posé son regard sur ma bière vide. Tiens, c'est vrai, il n'y en a déjà plus. Ben mince, je l'ai pas vu filé ce verre... Si ça se trouve, c'est lui qui l'a bu tout à l'heure pendant que je ne regardais pas. Je ne vois pas vraiment quand j'aurais pu lâcher mon verre et le quitter des yeux suffisamment longtemps pour ça, mais il a dû trouver un moyen ! C'est un petit malin, hein. On dirait pas comme ça, derrière sa tronche d'empoté pas fini, mais il a de la ressource ! Raison de plus de ne pas le laisser me marcher dessus. Et puis, me tenter comme ça en me parlant de ne pas lui jeter mon verre à la figure... C'est presque un défi ! « Attention : si je ne t'ai pas jeté ma bière à la figure, c'est pour la simple et bonne raison que je l'ai bue ! Ne va pas faire dans le sarcasme, ça ne sert à rien. Et puis, tu es quelqu'un de raisonnable, uh ? Tu ne voudrais pas tenter le diable, n'est-ce pas ? À moins que tu sois vraiment stupide, ce qui expliquerait beaucoup – beaucoup ! - de choses... Je vais en effet prendre une nouvelle bière. Et sois sage si tu ne veux pas qu'elle te finisse sur la tête. » Non mais oh ! C'est qui la cliente, ici ? Faudrait voir à ce qu'il se rappelle où est sa place : à mes pieds, à me demander en remuant la queue comme le gentil chien-chien qu'il est si il y a quelque chose qui ferait plaisir à la grande déesse que je suis. Et peut-être même qu'on pourrait ajouter un aboiement – ou un petit jappement. Un geste sur le côté attira mon attention. Le sus-dit toutou essuyait la table. Moui, jusque là rien de bien dérangeant. Non, c'est ce qu'il fit après qui me fit sortir de mes gongs. Il attrapa Mister Marshmallow et se mit à passer son chiffon dessus ! «Tu pourrais t’excuser de l’avoir éclaboussé, non?» Mais... mais mais... Encore une fois, je m'arrêtai totalement tandis que quelques secondes passèrent. Il a Mister Marshmallow dans les mains... Mes yeux étaient tout ronds, comme deux boules de billards encastrées par inadvertance dans mes orbites. Il le tient... Tout doucement, j'inspirai une grande bouffée d'air. Il le touche... Et puis, il fallut bien qu'elle ressorte à un moment... « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!! » Toutes les personnes présentes se retournèrent vers moi dans un même mouvement. Franchement, j'en avais absolument rien à faire de leur tête de poiscailles moisies là maintenant. Il tenait Mister Marshmallow dans ses mains, il le touchait !! Il avait osé s'en saisir ! Et, en plus, il lui passait un chiffon dégoûtant sur la tête !! On ne touche pas à Mister Marshmallow. JAMAIS. Je me levai et tendis les bras en direction de mon fidèle ami et de l'autre crétin, mais  même penchée par dessus le comptoir, je n'arrivais pas à l'atteindre. « PAS TOUCHÉÉÉÉÉ !!! PAS TOUCHÉ !! RENDS-LE MOI, INFÂME DÉMON DES ENFERS !! JE TE PRÉVIENS, JE SUIS ARMÉE !! » C'était peut-être pas finement joué, mais je veux récupérer Mister Marshmallow !!
©️clever love.


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MessageSujet: Re: Naoki & April ~ Sou zenbu jibun ! Dim 9 Nov - 15:07



22h07, Manhattan, le bar…

Le monde à l’envers. C’était comme ça que je pouvais le mieux décrire ce qu’il se passait en ce moment. April me faisait la leçon. Enfin la leçon. Elle me disait comme quoi Mr. Marshmallow n’était qu’une peluche et non une vrai personne. Merci mais ça, je l’avais remarqué. Du coup j’en viens à croire qu’elle le considère en peluche quand ça l’arrange. «C’est à moi que tu dis ça? Tu le traite comme une personne en disant qu’il a un caractère et qu’il est puni et maintenant tu me prend pour un débile en disant que c’est une peluche. C’est n’importe quoi ton raisonnement.» Carrément n’importe quoi même. Lâchant un soupir j’ai préférer abandonner le sujet qui ne se terminerait sans doute jamais. Ou alors quand April sera ivre… Et encore il y a des chances pour que ça empire sous l’effet de l’alcool. «…Laisse tomber.» Voilà. C’est court, simple et efficace… Je crois… J’espère. Faites que ça s’arrête là s’il vous plaît. S’arrêter? Oui, mais seulement l’espace de quelques instant. Juste le temps d’entendre la raison pour laquelle elle ne m’avait pas projeté la contenu de son verre dans la figure et là… C’est le drame. Qu’avais-je fais? Moi qui voulais bien faire. Moi qui ne suis qu’un océan de gentillesse. Je venais peut-être de découvrir comment «contrôler» cette petite chose penché sur le bar et qui ne touchait pas le sol. J’avais donc un otage en ma possession. Intéressant. Son crie était toute fois surprenant. Je n’aurais jamais imaginé que cela puisse générer une telle réaction.  Pourtant, j’avais comme l’impression d’avoir l’avantage maintenant. Cette petite trop gâté allait apprendre à respecter un peu les choses. Par exemple, on ne crie pas ici, on n’exige pas mais on demande. Des choses simples qui semblaient trop compliqué pour elle. Et en plus elle m’avait traité de… De… D’infâme démon… Infâme démon des enfer. Non mais on est où là? Et elle me menace en plus? Genre je suis armé. J’ai reculé d’un ou deux pas avant de coller la peluche contre moi. «Calme toi sinon je lui enlève toute sa mousse!» Merci le moyen de pression. Menacer de retirer la mousse de la peluche. Comme si ça pouvais le tuer. Mais qui sait, peut-être que sa la calmera. J’ai ensuite déposé Mr. Marshmallow sur un tabouret à côté de moi, à vue et à distance d’April. Elle était là, les bras tendue comme une enfant qui veut son jouet. Je l’ai prise par les poignets en la poussant lentement vers l’arrière histoire de la faire descendre du bar. Ceci fait, j’ai gardé l’un de ses poignet dans ma main pour être sûr d’avoir son attention. «Je dirais à Billy comment tu te comporte avec moi. Que tu crie et me traite de démon…» Bon c’était peut-être un peu de ma faute aussi mais je n’aurais jamais cru faire quelque chose de mal. «En attendant, je garde Mr. Marshmallow et je te le rendrais quand tu sera calmé. Promis.» Technique pédagogique. En espérant que ça ne tourne pas encore de la mauvaise manière. Maintenant je savais de quoi elle était capable. Garder la peluche contre sa coopération me semblait être une bonne idée. Dans un sens ce n’était pas très gentil mais avec les -grands?- enfants il fallait s’y prendre comme avec les petits. Garder quelque chose qu’ils aiment jusqu’à ce qu’ils soient sage.

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Naoki & April ~ Sou zenbu jibun !

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