It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !

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MessageSujet: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Sam 12 Avr - 19:18


suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
11 avril, 14h20. Inconsciente. Voilà l'adjectif qui, actuellement, me venait à l'esprit lorsque je pensais à April. Cette fille a une chance extraordinaire. D'après ce qu'elle m'a raconté, elle a rempli un bulletin de participation à un jeu-concours, juste parce qu'elle aime remplir les formulaires et, quelques jours plus tard, on l'a recontacté pour lui annoncer qu'elle avait gagner le gros lot. Une voiture. Miss Yamamoto n'ayant jamais eu le permis car les examinateurs avaient peur pour la sécurité des autres usagers de la route, elle m'a demandé si je pouvais lui faire faire un tour puisque contrairement à elle, j'avais le permis. J'ai commencé par refuser mais, elle a insisté et... j'ai fini par accepter. Non sans la prévenir qu'elle prenait un gros risque. Elle n'en n'a rien eu à faire. C'est comme ça qu'à présent, je me retrouvais assis à la place gauche de la voiture, à côté d'elle et de Mister Marshmallow. J'observais attentivement le volant depuis quelques instants. Comment est-ce que cela fonctionnait... ? « Dis, April... tu as déjà pensé à faire ton testament ? Sait-on jamais... », demandai-je. Bon, les rares fois où il m'est arrivé de conduire, je n'ai jamais provoqué d'accident ! Enfin, pour l'instant... Suicidaire, voilà un autre mot correspondant bien à April ! Pourtant, elle n'a pas de raison de vouloir mourir. Elle a encore la vie devant elle, même avec sa schizophrénie. Elle est même en couple, ce que j'ai toujours du mal à m'imaginer. Ce n'est pas comme moi. Dans dix ans, qui sait ce qu'il se sera passé ? Bon. Ne parlons pas de ça, ça pourrait porter malheur et je ne veux pas que Kim se retrouve seule, même s'il y aura Alexia... Bref ! Je tentai de mettre le contact. J'y arrivai assez rapidement, ce qui me surprit. Depuis combien d'années je n'avais pas touché à un volant ? Oh, si longtemps... tellement d'années. Je n'étais même pas sûr d'avoir conduit depuis que j'avais mon permis... d'ailleurs, ce n'est qu'au bout de la troisième fois que je l'ai eu. Je n'ai pas eu de problème à passer le code, cependant, l'examen de conduite... Si mon père n'avait pas tant insisté pour que j'ai le permis, je suis sûr que je n'aurais jamais tenté de l'avoir une seconde fois. Encore moins une troisième. J'aurai abandonné à la première tentative. De toutes façons, je n'avais pas besoin d'avoir le permis, à Londres... non seulement j'avais un chauffeur à ma disposition, mais aussi et surtout, le métro londonien est très bien organisé. « Bon, je te fais faire un petit tour du quartier de ta cousine mais c'est tout... » Aller plus loin pourrait être dangereux. Peut-être même que l'on finirait par se faire courser par la police. Trêve de plaisanterie, ce n'était pas possible, voyons. J'étais bien placé pour savoir que la police avait autre chose à faire que de s'occuper de personnes dépassant les limitations de vitesse de quelques miles... quel euphémisme. J'attachai ma ceinture puis commençai à avancer, doucement mais sûrement, pour commencer. Une fois que j'eus plus ou moins compris comment ce modèle de voiture fonctionnait, j’accélérai, sans m'en rendre entièrement compte. Lorsque, au premier feu, je crus que je n'allai pas trouver la pédale du frein, je réalisai que même si je ne faisais que ce fameux tour de quartier, mieux valait ne pas croiser la police. En attendant que le feu repasse au vert, je tournai la tête vers April. « J'ai essayé de te prévenir, mais, la première fois que j'ai passé l'examen de conduite, à la fin, l'examinateur est sortis de la voiture en courant et en hurlant qu'il n'avait jamais vu un tel cas. Pourtant, il semblait avoir au moins quarante ans. », assurai-je. Je me souvenais encore de la tête qu'il faisait. Il était en pleine panique. D'accord, j'avais failli ne pas m'arrêter à un stop, manqué de rentrer dans un camion et par la même occasion de provoquer un magnifique accident. J'avais aussi été, quelques minutes, coursé par une voiture de la police. Grâce à mon sens de l'orientation, j'avais trouvé un raccourci et je les avais semé sans grand mal. Avec tout ça, je pouvais bien le comprendre, ce pauvre examinateur... le matin, il avait dû penser qu'il allait à nouveau passer une journée sans grand intérêt, une journée calme et tranquille... alors qu'en réalité, il a dû croire voir la mort passer devant lui à plusieurs reprises. Le feu redevenu vert, je recommençai à avancer. Je voulus tourner à droite, la gauche étant, de toutes façons ornée d'un panneau sens interdit quand, tout à coup, le volant tourna à gauche. Aish. J'étais tellement concentré sur le fait qu'il fallait à tout prix que je me concentre sur ma conduite que j'avais oublié que, pendant ce temps, des cellules de mon cerveau, responsables du contrôle des mouvements, continuaient de se détruire. Et, à part la fois où je m'étais brûlé avec le thé, je ne remarquai presque jamais mes mouvements involontaires. Depuis que j'avais pris connaissance des résultats des examens que j'avais passé, j'en avais plus conscience, mais c'était toujours, la majeure partie du temps, grâce à Kim que je m'en rendais compte. « Continuons par là, si tu le veux bien. », proposai-je. Bon, voyons voir, être en voiture avec moi au volant, est-ce si dangereux ? Je conduis vite, trop vite. Je conduis mal, je soupçonne mes parents d'avoir payer pour que je finisse par avoir mon permis. À cause d'un gène défectueux que m'a transmis mon père, il est possible que la direction que je veux prendre ne soit pas celle prise, à cause de mouvements involontaires. Est-ce si suicidaire d'être en ce moment à côté de moi ? Je le crains. En plus je suis sûr que conduire à gauche, c'est compliqué. Pourquoi ces américains ne peuvent pas conduire à droite, eux aussi ? Tiens, un panneau stop. Le frein, où est-il ? Je le cherchai à tâtons avec mon pied. Je le trouvais trop tard, j'avais dépassé le panneau. Par chance, la voiture qui avait la priorité s'arrêta à temps, elle. Cette après-midi promettait d’être mémorable.
©flawless
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Dim 20 Avr - 20:45

Suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
Aujourd'hui était un grand jour. Je venais de prendre une grande décision à laquelle je comptais me tenir. C'est décidé, je vais participer bien plus souvent aux questionnaires louches trouvés dans les pub. À vrai dire, j'ai toujours aimé répondre à ce genre de choses, j'adore remplir des formulaires pour n'importe quoi. Les sondages, c'est pour fausser les statistiques. Les questionnaires, c'est pour parler de moi. Les jeux concours, c'est pour voir si un jour je gagnerais quelque chose. Et j'ai fini par gagner. J'avais profité de la pub qui coupait mon Iron man 3 à la télé pour aller relever le courrier, parce que, semblait-il, je n'avais rien de mieux à faire. Alors que mon film reprenait, je le triais distraitement avec Mister Marshmallow quand un formulaire de participation à un jeu-concours m'a sauté aux yeux. Il y avait plusieurs prix quelconques à gagner. Rien de bien extraordinaire, mais c'est surtout les questions auxquelles il fallait répondre qui m'intéressaient. Alors, je l'ai rempli sous le sourire narquois de Mister Marshmallow. Il a tout de même fini par se prêter au jeu avec moi et il a même rigolé un peu. Quatre jours plus tard, alors qu'il dormait dans mes bras devant Le Hobbit II, on m'a téléphoné pour me dire que j'avais gagné le premier prix. Il a sursauté en entendant Dadada et a failli se mettre à bouder. Tel que je le connais, ça aurait duré au moins tout l'après-midi. Mais quand je lui ai annoncé qu'on avait gagné une voiture de luxe rouge, il a fait sa tête d'intéressé et il était trop tard pour qu'il reparte bouder. Le problème, c'est que je n'ai pas le permis de conduire. Les examinateurs n'ont jamais voulu monter avec moi, ils avaient peur à la fois pour eux et pour les autres automobilistes. C'est stupide, j'avais eu du mal à apprendre à conduire. La technique en elle-même n'était pas forcément compliqué, mais ça m'ennuyait. Et puis, en Amérique, on apprend pas à conduire comme chez Billy, dans son drôle de pays français. Là-bas, on va dans une école toute pleine de gens qui sentent la transpiration qu'on paie une fortune pour qu'ils nous apprennent à conduire. Ensuite, on passe le permis. Aux États-Unis, on apprend avec ses parents et quand on se sent prêt, on demande à un examinateur de nous faire passer le permis. Du coup, j'avais failli abandonner. Parce que des parents pour m'apprendre à conduire, je n'en ai pas. Et puis, j'ai décidé de ne pas m'arrêter à ce petit détail. Alors j'ai été me chercher un petit monsieur dans la ville, je lui ai fait peur et lui ai proposé un peu d'argent si il m'aidait. Je me demande encore si ce sont les billets verts ou bien la peur qui l'ont poussé à m'assister. Il a été très patient, m'a expliqué calmement. Par contre, je suis certaine qu'il s'est fait pipi dessus la première fois qu'il m'a emmené sur l'autoroute. Il avait les fesses trempées et ça ne sentait pas très bon dans sa voiture quand nous sommes rentrés. Enfin bon, de toutes façons, ça n'a servi à rien puisque les examinateurs n'ont pas voulu de moi. Stupides bêtes boiteuses. Donc, dans la théorie, je suis sensée savoir conduire... au moins un tout petit peu. Le fait de ne pas avoir mon permis de conduire ne me posait pas particulièrement problème en soi, avec ou sans, je comptais bien m'amuser avec cette voiture. Et bien sûr, rien de tel pour une journée suicide que d'appeler son ami d'enfance. J'ai prétexté que je ne pouvais pas abandonner cette pauvre voiture, et que comme je n'avais pas mon permis, je ne pouvais pas conduire, qu'il aurait été un rustre de ne pas me faire faire un petit tour. Déjà qu'il n'était pas spécialement rassuré par l'idée de devoir utiliser une voiture, s'il avait su que je comptais bien prendre le volant, je pense qu'il aurait été encore plus long à accepter... Il aurait carrément refusé, même. Techniquement, ce n'était pas un mensonge mais plutôt une omission. Lorsqu'il a tenté de me prévenir que je me mettais en danger ( et lui avec, je suppose ), je lui ai ri au nez. Ce n'est pas le risque d'une mort potentiellement lente et douloureuse qui va me faire abandonner ma journée suicide. D'ailleurs, une journée suicide sans le risque de mourir – et ce de manière effroyable, de préférence – n'est pas une journée suicide à proprement parler. Nous nous sommes donc retrouvé devant chez Billy, où la voiture avait été déposé. Il a eu un petit mouvement de recul en la voyant, mais nous avons fini par monter dedans. Il n'aurait pas pu m'entendre, j'aurais éclater d'un grand rire diabolique avec un jeté de tête en arrière, parce que là, franchement, non seulement il était trop tard pour faire demi-tour, mais en plus je suis sûre qu'il va finir par s'oublier, lui aussi. « Dis, April... tu as déjà pensé à faire ton testament ? Sait-on jamais... » Il observa le volant quelques instants. Peut-être espérait-il que celui-ci le guide dans sa conduite ou lui indique si ce qu'il s'apprêtait à faire était sensé ou non. Je peux au moins répondre à cette question là : non ! Absolument pas. Tu es un irresponsable fou assis à côté d'une folle sadique et tu es sur le point d'entamer l'accomplissement de son noir dessein. « Nah, je suis immortelle, moi. Et puis, relax : il y a pas mort d'homme... bientôt, mais pas encore. » Il commença par essayer de mettre le contact. Ça aurait pu être plus rapide, mais étonnamment il se débrouillait plutôt bien. Pourtant, on sentait bien qu'il n'avait pas conduit depuis belle lurette. Il semblait même tendu. Oh, rien d'étonnant. Après tout, cette voiture de sport doit être un cauchemar à conduire. Et avoir une personne comme moi à côté de lui ne doit pas le rassurer. Il me prévint qu'il me ferait seulement faire le tout du quartier, pas plus. Je ricanai. Bien sûr, bien sûr, seulement le tour du quartier. Il s'empressa d'attacher sa ceinture, ce que je ne pris même pas la peine de faire. Plus tard, sans doute que ce serait plus prudent, mais pas maintenant voyons ! Certainement pas avec la vitesse d'escargot à laquelle il roule ! Il commença par s'adapter un peu à la voiture. Il regardait toujours le volant par moment. Peut-être qu'il attendait réellement une aide de sa part. Si ce n'est que ça, Mister Marshmallow peut bien l'aider un peu. Le connaissant, il lui conseillerait d'aller dans le mur pour abréger cette scène digne d'une farce de théâtre. Lorsqu'il se fut habitué à la voiture, il accéléra doucement. Il ne s'en rendait peut-être même pas compte. La vitesse augmentait progressivement. Elle aurait pu continuer à grimper si on n'avait pas croisé un feu rouge. Oh, la tête qu'il fit ! Il chercha vigoureusement la pédale du frein et stoppa brusquement juste avant que l'on ne dépasse le poteau. Eh bien, ça promet pour la suite. Il tourna la tête vers moi, visiblement peu sûr de lui. « J'ai essayé de te prévenir, mais, la première fois que j'ai passé l'examen de conduite, à la fin, l'examinateur est sortis de la voiture en courant et en hurlant qu'il n'avait jamais vu un tel cas. Pourtant, il semblait avoir au moins quarante ans. » Ah ah, si tu avais vu ceux qui m'ont refusée ! J'explosai de rire, me pliant en deux sur Mister Marshmallow. Décidément, cette journée s'annonçait palpitante ! Lorsque je me calmai, je remarquai que des abrutis regardaient ma belle voiture avec l'air de dire 'pff, gosses de riches. Votre caisse, on en fait des boîtes de conserves quand on veut.' C'est ça, essayez donc un peu ! Je leur tirai la langue, comme la vilaine enfant que je suis. Bande de macaques, votre poubelle est pas mieux. Je suis sûre qu'il me suffirait d'y flanquer un bon coup de pied pour qu'elle s'écroule. Comme dans ce film que j'avais vu chez les Hollande, un jour. Le Corniaud, me semble-t-il. La voiture, en fonçant dans le mur, s'était démontée en de multiples morceaux. Oh, qu'elle était drôle cette scène ! J'aurais bien aimé faire subir le même sort à la leur, mais le feu repassa au vert. James était à fond sur sa conduite là. Je me serais déshabillée et aurait maquillé Mister Marshmallow comme une Drag-queen en chantant 'God save the swing' qu'il n'aurait pas remarqué, je suis sûre. Du coup, le fait qu'il ait tourné à gauche, qui était un sens interdit, plutôt qu'à droite, où il avait pourtant semblé souhaiter aller, était quelque peu étrange. « Continuons par là, si tu le veux bien. » Le pire était certainement cet air effaré sur son visage. Il y avait un soupçon de surprise, certes, mais il avait surtout l'air de se dire 'Oh non...'. Il s'était planté de direction, c'était compréhensible. Mais,  il y avait plus que cela, c'était indéniable. Qui tourne le volant dans la mauvaise direction alors qu'il est autant concentré sur les mouvements qu'il fait ? Je ne l'ai même pas encore déconcentré en plus ! Je décidai de lui demander plus tard, parce que, pour le moment, je comptais bien profiter de cet amusant retournement de situation. « Et comment que je veux bien ! Appuis un peu sur le champignon, ce sera encore plus drôle !! Ah ah !! Décapote le toit, aussi, je veux me sentir LIBRE ! » Il conduisait déjà relativement vite, mais il pouvait faire mieux, franchement. Je pense que l'un des avantages principaux d'une voiture de sport décapotable est la sensation de vitesse que l'on peut ressentir. Si on ouvre le toit et qu'on accélère, la sensation doit être divine. La liberté, c'est ça que je veux ressentir avec cette voiture. Je déteste me sentir limitée par ma ridicule condition humaine. On ne peut pas nager profondément sous l'eau, on ne peut pas courir vite, nos réflexes sont moyens, on ne peut pas voler... Et ça se prétend l'espèce la plus évoluée, hein ! Pff. Quelques instants plus tard, James se rendit compte qu'il y avait un panneau stop. Personnellement, je n'aurais remarqué qu'il y en avait un... Encore une fois, il chercha désespérément le frein. Sauf que cette fois il le trouva un poil trop tard. Nous avions dépassé le panneau. Une voiture arriva droit sur nous mais freina promptement. Je sentis l'automobile sous mes fesses faire une légère embardée pour l'éviter. Oh, ce que ça avait l'air amusant !! « Nesquik, arrête la voiture. Gare-toi, c'est mon tour ! Moi aussi je veux jouer ! »
©clever love.
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Mer 23 Avr - 19:07


suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
« Nah, je suis immortelle, moi. Et puis, relax : il y a pas mort d'homme... bientôt, mais pas encore. » Un rire nerveux s'échappa de mes lèvres. Bientôt, pas encore. Avait-elle si peu confiance en moi ? Elle n'aurait pas tort, d'un côté. Ou alors, elle avait une idée derrière la tête. C'était sûrement ça. « Je ne suis pas immortel moi, t'sais. Tu me passes ta formule magique pour le devenir ? J'aimerais bien avoir quelques années supplémentaires à vivre. Je n'ai pas envie que Kim se retrouve seule trop tôt.  », soupirai-je en cherchant comment allumer la voiture. Je finis par trouver comment faire et nous partîmes sur la route. Je finis par trouver comment faire et nous partîmes sur la route à nos risques et périls devrai-je plutôt dire. En effet, puisque j'eus du mal à freiner dès le premier feux rouge. Je profitai de cet arrêt pour raconter à April l'une de mes tentatives de passage d'examen de conduite. Elle explosa de rire, pliée en deux sur son lapin en peluche. Je secouai la tête et reposai mon regard sur le feu tricolore. La connaissant, elle avait dû faire bien pire lorsqu'elle a essayé de le passer. J'avais dû foutre la trouille de sa vie – en tous cas vie professionnelle – à l'examinateur, mais pas assez pour que ça soit à ce point comique. Elle finit par se calmer. Je soupirai en retournant la tête vers elle pour voir qu'elle était en train de tirer la langue à deux adolescents qui nous regardaient d'un air mauvais. Jaloux de la belle voiture d'April, sûrement. Il y avait de quoi l'être, c'est vrai que c'était une belle voiture. Mes parents en avaient eue une semblable lorsque j'étais enfant. Elle n'est pas souvent sortie du garage cependant, puisque rapidement après, une autre nouvelle voiture encore plus luxueuse a été achetée. Je vis le feu tourner au vert et repartis. Je voulus tourner à droite mais un mouvement involontaire nous fîmes aller à gauche, en sens interdit. « Et comment que je veux bien ! Appuis un peu sur le champignon, ce sera encore plus drôle !! Ah ah !! Décapote le toit, aussi, je veux me sentir LIBRE ! » Encore une fois, je galérais avec le fonctionnement de la voiture. Par chance, je trouvai assez vite le bouton permettant de décapoter le toit. Je ne me fis pas prier pour accélérer. Sentir le vent dans mes cheveux était vraiment agréable. Je fermai une poignée d'instants les yeux et, lorsque je les rouvris, je vis un panneau stop se dresser devant moi. Suite à un virage, nous avions arrêter de rouler en contre-sens. Tomber sur ce stop n'était pas étonnant... je le vis trop tard et, par conséquent, trouvai le frein trop tard. Aucun accident n'avait encore été provoqué et je m'en félicitais. « Nesquik, arrête la voiture. Gare-toi, c'est mon tour ! Moi aussi je veux jouer ! » Je repartis avant que le conducteur de la voiture avec qui la collision avait été évitée de justesse descende pour se plaindre du phare qui avait été légèrement amoché. La route que j'empruntai ensuite était elle aussi peu fréquentée. C'était surprenant qu'il existe des routes ainsi à New York... Je me souvins ensuite que je n'avais pas répondu à April. « Oh, laisse-moi encore jouer un peu moi aussi s'il te plaît. » J'accélérai encore et toujours, jusqu'à arriver à la vitesse maximum. « Il manque juste quelque chose. », assurai-je. Je cherchai dans les poches de mon manteau à la recherche de ma clé usb personnelle. Elle devrait être dans mon porte-feuille. Je la cherchai à tâtons dans ma poche droite de manteau, puis dans celle de gauche et la trouvai. Je la décapuchonnai et la branchai au lecteur. Je mis une bonne seconde avant de trouver comment l'allumer. Les premières notes de Smells Like Teen Spirits résonnèrent. « Oh yeah. » Je recommençai à accélérer pour récupérer la vitesse que j'avais perdue ces derniers instants. La vitesse, le vent dans mes cheveux, ma meilleure amie avec moi et Nirvana en fond sonore, j'avais l'impression que rien ne pourrait venir troubler cette journée. Au bout d'encore quelques kilomètres, je me garai et descendit de la voiture. « À ton tour. », déclarai-je en ouvrant la portière d'April. « Désolé de t'avoir fait attendre, mais je voulais profiter de l'occasion. Surtout que... » J'hésitai un instant à continuer ma phrase. Bah, de toutes façons, j'étais sûr qu'April allait insister pour avoir la suite. « Surtout que mes jours sont comptés. J'ai envie de profiter de mes dernières années. », terminai-je en souriant, pour lui montrer que ce n'était pas grave. Ça m'étonnerait qu'April soit du genre à se laisser berner par ce genre de geste mais bon... Je me laissai tomber sur le siège passager et tournai la tête vers elle, installée sur le siège conducteur. Elle aussi, ses jours étaient comptés. « C'est reparti, à fond la caisse ! », lançai-je en essayant de chasser mes mauvaises pensées. Il fallait que je profite de cette après-midi, peut-être que je n'aurai pas l'occasion de recommencer.
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Sam 7 Juin - 16:54

Suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
« Nesquik, arrête la voiture. Gare-toi, c'est mon tour ! Moi aussi je veux jouer ! » Un Mario Kart version IRL !!! Attends, je peux pas rater ça ! Je me demande juste où ils ont mis les boutons pour lancer les peaux de bananes et les carapaces de tortues transgéniques. Tandis que James ne semblait pas décidé à s'arrêter et repartait de plus belle sans tenir compte de l'autre idiot de conducteur bigleux, je me penchai et tournai la tête un peu dans tous les sens avec l'espoir de trouver les fameux boutons destructeurs. Ils sont forcément quelque part... Je failli me cogner contre la portière quand le chauffard à côté de moi accéléra brusquement. Apparemment, il a découvert les joies de la criminalité automobile. « Oh, laisse-moi encore jouer un peu moi aussi s'il te plaît. » Bon, mais juste un petit peu alors. Je me relevai pour regarder le compteur : la voiture était lancée à pratiquement pleine vitesse ! C'était génial !! Je sentais le vent contre mon visage – et il frappait vraiment fort, en l'occurrence. Si c'est ça la liberté, je sens que je pourrais bien vite m'y habituer. « Il manque juste quelque chose. » Ah, je suis d'accord. Pour ma part, je mangerais bien un petit morceau... Et j'écouterais bien un peu de musique aussi. Rien de tel pour être encore plus grisée. Comme en réponse à mes prières, il se mit à tâtonner dans sa poche à la recherche d'un petit objet. Vu la taille de ses poches, je me doutais qu'il ne s'agissait pas d'un triple hamburger avec suppléments oignons... Mister Marshmallow me fit remarquer que ce n'était pas une très bonne idée de le laisser farfouiller dans ses petites affaires pendant qu'il conduisait. Quel rabat-joie ! Qu'est-ce qu'il veut qu'il arrive de si terrible ? On sait tous que les accidents n'arrivent qu'aux autres ! Je me mis à rire en caressant Mister Marshmallow. Il faudrait peut-être qu'il songe à profiter un peu de sa vie. À ce rythme, il va mourir avant d'avoir pu faire autre chose que m'enguirlander. Si tant est qu'une peluche puisse mourir... Nah, Mister Marshmallow est à l'image de celle avec qui il vit : increvable. Tu le balances du haut d'un immeuble ? Pas grave, on tombe tous un jour ou l'autre. Écrasé par une voiture ? Boh, ce sera pas pire que les petits hérissons qu'on retrouve éclaté sur la chaussée, complètement vidés de ce qui étaient sensés se trouver à l'intérieur de leur corps. De toutes façons, ils n'ont qu'à pas se croire invincibles avec leur trois pics sur le caillou. James trouva sa clé usb et la brancha sur la voiture. Il ne regardait toujours pas la route, mais Mister Marshmallow semblait être le seul que ça dérangeait. Après quelques instants, le lecteur commença à jouer Smells like Teens Spirit de Nirvana. « Oh yeah. » Nesquik accéléra à nouveau. Je ne m'étais même pas aperçue qu'on avait perdue de la vitesse. Il accélérait encore et toujours et je levai mes bras en riant, la tête renversée contre le siège de mon fauteuil. Je lui aurais bien crié "Plus vite !" s'il ne roulait pas déjà aussi vite qu'il le pouvait dans les rues de New York. Étonnamment, elles n'étaient pas bondées. Mais bon, il y avait quand même du monde. Sentant l'adrénaline qui avait pris possession de mon corps et un immense sentiment d'euphorie m'atteindre, je pris mon sac-à-dos pour sortir deux bières du pack que j'avais pris soin d'acheter avant de partir. J'eus du mal à boire la première. On était arrivé dans une zone avec des bosses sur la route et la voiture avait des soubresauts chaque fois que je portais la bouteille à ma bouche. Je voyais les bâtiments défiler devant moi et les passants qui nous regardaient avec un air d'étonnement et de mépris pour certain. Ceux-là, ce sont les trous du cul qui ont un énorme balai coincé dedans et qui n'ont pas profité de leur vie quand ils en avaient l'occasion. Alors ils méprisent ceux qui ont le courage d'entreprendre et d'aller jusqu'au bout de tout ce que eux n'ont pas osé faire. C'est bien ce que je disais : des trous du cul. Je bu d'un trait la deuxième bière et jetai la bouteille sur un beau spécimen, profitant d'un dérapage pendant un virage un peu serré. Je n'eus même pas le temps d'entendre l'insulte de Madame Je-suis-une-mégère-ridée-et-sérieuse, je fus poussée au fond de mon siège par la violente reprise de vitesse de la voiture. « Ah ah ah ah ah ! Encoooore !!! ». Je sentais encore la chaleur de la bière au fond de ma gorge et les bienfaits de deux bouteilles consécutives qui commençaient à s'insinuer partout dans mon corps. « YAAAAAAAH-HAAAAAH !!!! » Je me mis à crier. D'abord, c'était mon euphorie que je balançai à qui voulait bien l'entendre. Je me sentais libre, capable de tout, invincible et immortelle. Et puis, ça se transforma en un hurlement. Dans un premier temps, il était plutôt étouffé par le vent et la musique. Et puis, au fur et à mesure que la rage montait et qu'elle se devait expulser, il se fit de plus en plus fort jusqu'à faire sérieusement concurrence à la musique. Je ne savais pas vraiment pourquoi je faisais ça au moment où, précisément, je le faisais. Enfin, j'en avais bien une petite idée... Je m'arrêtai lorsque ma gorge se mis à me brûler. J'aurais bien pris une troisième bière, mais j'avais peur que James ne m'empêche de prendre le volant. Déjà que les deux premières étaient sans doute un peu de trop... J'oubliai mon idée de boire davantage lorsque je sentis la voiture ralentir. James se gara et descendit. « À ton tour. » dit-il en ouvrant ma portière. « YATTAH !! » Je me mis debout sur mon siège avant d'enjamber le levier de vitesse et de sauter sur la place conducteur. J'hésitais à garder Mister Marshmallow sur mes genoux. Outre le fait que c'était probablement interdit ( mais au point où on en était... ), il allait certainement gêner ma visibilité de la route. D'un autre côté, si je le mettais derrière, un délinquant pouvait me le voler pendant un stop. Après une courte réflexion, je l'installai sur le siège arrière, au milieu. « Bah ! J'ai qu'à griller les feux rouges, comme ça c'est réglé ! » décrétai-je en saisissant le volant. James s'approcha, près à monter. « Désolé de t'avoir fait attendre, mais je voulais profiter de l'occasion. Surtout que... » Surtout que... ? C'est quoi leur manie de ne jamais finir leurs phrases ?! « Surtout que mes jours sont comptés. J'ai envie de profiter de mes dernières années. » Il avait fini sa phrase en souriant, comme je le faisais constamment. Comme s'il allait me duper. Alors, il va mourir ? Ce n'est pas comme si je n'avais rien remarqué. Mais je ne pensais pas que c'était grave à ce point. Quelques années, hein ? Je lâchai le volant et serrai machinalement mes bras contre moi. Sauf qu'ils se refermèrent sur du vide. Mister Marshmallow. Je baissai la tête sur mes bras qui auraient dû tenir mon ami et la relevai aussitôt, balayant rapidement les alentours. Mon rythme cardiaque augmenta, je sentis mon cœur qui cognait et ma respiration qui se faisait bruyante. « Mister Marsh... » Je m'arrêtai net et me retournai sur mon siège. Il était là, tranquille, assis à l'arrière et me regardait d'un air mi-curieux mi-inquiet. Inquiet ? C'était rare de lui voir cette expression. Je suis là. Je suis là. Je soufflai et tendis les bras pour l'attraper. « Oui, tu es là. » Juste là, derrière moi, où je t'ai posé il y a quelques minutes. Pardonne-moi, j'ai eu un petit trou. Je posai mon menton sur sa tête – sentant son corps s'affaisser légèrement – et le serrai contre moi, retrouvant la sensation familière du tissu contre ma peau et de mes bras entourant son corps tout doux. James. James va mourir dans quelques années. Et j'ai un peu oublié que moi aussi je n'allais pas vivre bien longtemps. Je vais le suivre de très près. On pourrait presque ouvrir les paries sur lequel de nous deux tiendra le plus longtemps. Comme c'est comique ! Si je ne me trompe pas, James semble souffrir d'un dysfonctionnement au niveau du contrôle des mouvements. Soit ce sont ses muscles et ses nerfs qui sont touchés, soit – et ce serait plus grave – c'est la partie de son cerveau responsable de la commande des mouvements qui se désagrège. J'ai presque peur de demander. « C'est reparti, à fond la caisse ! » Mais, lui, il compte profiter de ses dernières années d'existence à fond. Je croyais que c'était le cas pour moi également, que c'était pour ça que je faisais autant de choses ahurissantes et risquées, mais je me suis rendue compte que j'avais plus tendance à m'autodétruire. Je me mets en danger, je joue avec ma vie. D'ailleurs, qui a eu l'idée de cette virée en voiture ? Dans un sens, on peut considérer ça comme une façon de profiter. Mais, ça ressemble plus à de l'autodestruction, à une forme de suicide. Qu'est-ce qui est le mieux ? Mourir avant d'avoir vécu ou vivre comme une morte en attendant la mort ? J'avoue qu'avec une journée comme celle-ci, je ne sais plus quoi en penser... Mais je suis sûre d'une chose : si Nesquik veut profiter de ses dernières années, je suis prête à l'accompagner jusqu'à sa mort ! Après avoir glissé le cd Black Ice d'AC/DC dans le lecteur, j'appuyais sur le bouton lecture. Tandis que les premières notes de Rock 'N Roll Train retentissaient, je tournai la tête vers lui, déterminée, et lui souris. « Quel que soit le nombre d'années qu'il te reste à vivre, j'espère que tu as fait ton testament, parce que je te rappelle que c'est moi – April Chiharu Yamamoto – qui vient de prendre le volant ! Ravie de t'avoir connue et puisse la force de notre amitié nous préserver pendant encore quelques années ! » J'appuyai alors mon pied de toutes mes forces contre l'accélérateur et tandis que les pneus crissèrent sur la route, je me demandais si les boutons pour lancer des bananes et des carapaces transgéniques n'étaient pas cachés près des pédales ou sous mon siège...
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Lun 23 Juin - 14:48


suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
Sitôt que j'autorisai April à prendre le volant, elle me sembla encore plus heureuse. « YATTAH !! » Elle ne fit même pas le tour de la voiture pour changer de place, mais emprunta un chemin plus court : passer au-dessus du levier des vitesses. Je me laissai tomber sur le siège passager. Eh bien, pour l'instant tout le monde était vivant. C'était plutôt une bonne nouvelle. Restait à voir si, avec April au volant ça serait la même chose... Quitte à mourir, autant que ce soit accompagné par sa meilleure amie, de toutes façons. Elle déposa Mister Marshmallow sur la banquette arrière, au milieu. « Bah ! J'ai qu'à griller les feux rouges, comme ça c'est réglé ! » Griller des feux rouges ? Je failli lui dire que ce n'était pas très légal, avant de réaliser que ce n'était pas le pire qui aurait été fait. « Bah, de toutes façons on n'est plus à ça près... » Un sens interdit, une vitesse et un volume sonore de la musique bien trop élevé... non, on n'était plus à ça près. Il y avait aussi les deux bières qu'elle venait de s'enfiler. Je ne savais pas qu'April buvait. J'espérais juste qu'elle n'avait pas tourné alcoolique. D'après ce que j'avais pu lire, la schizophrénie était loin d'être facile à vivre, mais je trouvais qu'en arriver à développer une quelconque addiction était dommage. Enfin je disais ça sans avoir la preuve qu'April devenait dépendante, bien sûr. Mais si elle s'enfilait aussi facilement deux bouteilles... c'est qu'elle devait avoir l'habitude de boire. C'était triste, je ne voulais pas qu'elle finisse alcoolique, mais je n'avais pas envie de gâcher sa bonne humeur. Plutôt que de s'enfermer dans l'addiction, je préférerais qu'elle vienne se confier à moi lorsque ça n'allait pas. Je ne pouvais cependant pas lui demander quelque chose que je serais incapable de faire... Depuis toujours, je préférais tout garder pour moi. Ou, à la limite, parler à Alexander si je voyais qu'il n'était pas occupé et si le problème que j'avais était vraiment important. Ceci dit, tout garder pour soi n'était pas une chose à faire. C'était peut-être à cause de ça que j'avais si souvent envie de frapper quelque chose ou quelqu'un. C'était sûrement mieux que de commencer à boire ou quelque chose de ce genre-là. Enfin bon. Une fois tout le monde installé, April glissa un cd dans le lecteur. AC/DC ! Cette petite avait vraiment de très très bons goûts musicaux. Ce n'était pas pour rien qu'elle était ma meilleure amie. Ce n'était pas que parce que tous les deux, nous étions seuls et que nous nous sommes retrouvés à devenir amis. Malgré mes problèmes de mémoire, je savais que je ne pourrais pas l'oublier. Vu le temps que nous passions ensemble, c'était impossible. Je ne regrettais pas une seule seconde de m'être condamné à passer une autre année dans cette prison pour pouvoir rester avec elle. La seule chose que je regrettais un peu, c'était d'avoir déçu mon père. D'un côté... il savait bien que ce n'était pas par manque de travail. J'avais toujours les meilleurs notes à tous les examens que je décrétais importants – hormis l'examen de conduite, mais ça, c'est une autre histoire – de toutes façons. Ce n'était pas pour une fois que ça allait être la fin du monde. Je n'étais pas souvent allé en cours, pendant ma vraie dernière année. Ça m'ennuyait, je savais déjà tout ce que les professeurs disaient et pas que parce que j'étais redoublant. C'était tellement drôle de rendre copie blanche et de faire semblant de dormir pour éviter que les élèves autour de moi ne me demande les réponses. Je ne supportais pas qu'ils daignent s'intéresser à moi par simple intérêt. Et puis, ils n'avaient qu'à apprendre leurs cours. On était censés rentrer sur dossier, dans cet établissement, et donc avoir un minimum d'intelligence ! « Quel que soit le nombre d'années qu'il te reste à vivre, j'espère que tu as fait ton testament, parce que je te rappelle que c'est moi – April Chiharu Yamamoto – qui vient de prendre le volant ! Ravie de t'avoir connue et puisse la force de notre amitié nous préserver pendant encore quelques années ! » April accéléra et les pneus crissèrent. Je souris à ses paroles, puis tournai la tête vers elle. « Ravi de t'avoir connu moi aussi. Maintenant que nous nous sommes retrouvés, ces quelques années seront certainement nos plus belles années ! », assurai-je. Il n'y avait pas de raison qu'elles ne le soient pas... ! J'avais retrouvé Kim, April, et j'avais assez d'argent pour qu'April et moi puissions nous gaver de choses sucrées jusqu'à notre mort. En parlant de ça... Je sortis un paquet de twix de ma poche, mis le premier entre mes dents et tendis le second à April pour qu'elle croque dedans. « Là, ch'est vraiment parfait. », déclarai-je. Qu'est-ce que j'aimais les twix. Je ne savais pas combien j'en mangeais par jour, mais ça devait faire un bon nombre. Pouvoir manger autant que je le voulais sans prendre un gramme, c'était sûrement l'une des seules chances que j'avais.
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Ven 8 Aoû - 19:52

Suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
La voiture accéléra et, tandis que des passants s'écartèrent à toute vitesse – sûrement grâce à l'instinct de conversation -, je me demandais encore et toujours où était caché ce fichu bouton. Avec une aussi belle voiture, il y a forcément moyen de lancer des bananes et des carapaces sur la route comme dans Mario Kart ! Sinon, ça ne sert à rien de faire un véhicule qui coûte aussi cher. De toute façon, moi je m'en fiche : je l'ai gagné sans débourser un seul centime. Mais imaginons qu'un riche milliardaire voulant jouer à Mario Kart autrement que sur Wii ou DS l'achète dans l'espoir d'en faire un kart de course ? Eh bien il serait déçu. Et on ne peut pas décevoir un riche milliardaire, c'est beaucoup trop dangereux. Donc, il y a forcément un bouton. Mais il est bien caché pour que les enfants ne jouent pas avec par accident, c'est normal. Moi même, si j'étais constructrice de voitures, je ne le laisserais pas à porter de petites mains sales et patrouilleuses. Et puis, les sales mômes ont toujours de drôles d'idées et un petit côté maléfique, voir destructeur et sadique. Je ne fais pas confiance aux morveux. Moi, je ne fais confiance qu'à Mister Marshmallow, aux chats et à la merveilleuse personne que je suis. Et c'est bien assez. « Ravi de t'avoir connu moi aussi. Maintenant que nous nous sommes retrouvés, ces quelques années seront certainement nos plus belles années ! » Nyoooooh, comme c'est mignon. Moi aussi je suis contente de l'avoir retrouvé. La preuve : quand je l'ai reconnu, je lui ai sauté dessus avec tellement de force qu'il a dû se faire un beau bleu sur les fesses en tombant par terre. Si c'est pas de l'amour, ça ! James sortit un paquet de twix de sa poche et m'en tendit un – le délicat gentleman qu'il était. Je ne me fis pas prier et le saisit avec mes dents. Oh ouais, ça c'est bon ! Je devrais emmener James se suicider en voiture plus souvent, moi. Je ressentais encore la chaleur provoquée par les deux bières que je m'étais enfilées. Un petit en-cas à se mettre sous la dent ne fut pas refus. Le twix, c'est merveilleux. Le chocolat fond lentement, mais trop non plus, laissant dans la bouche le goût chaud et enivrant caractéristique du cacao. Et alors qu'on savoure de toutes nos papilles, se révèle le caramel. Collant, mais absolument délicieux. Ce que j'adore faire avec un twix, c'est racler le chocolat et le caramel de sur le biscuit avec mes dents. Les deux saveurs mélangées sont purement divines, et j'aime particulièrement la texture que le mélange rend sur ma langue. C'est doux, chaud, parfait. Ensuite, je croque net le biscuit, qui se mêle aux restes du chocolat et du caramel. Ça a le don de mettre de bonne humeur pour toute la journée. « Là, ch'est vraiment parfait. » Ah oui, alors là, je suis d'accord. J’acquiesçai d'un « Mmh-mmh » en hochant la tête. Quoique, il manque peut-être le bouton pour jeter des bananes et des carapaces transgéniques sur les autres automobilistes. Le feu rouge auquel nous étions jusque là arrêtés, repassa enfin au vert. On n'a pas idée de faire des feux aussi longs ! Mais bon, je n'aurais pas pu le griller celui-là, les gens traversaient la rue... Boh, à la réflexion, j'aurais pu, hein. Après tout, on n'allait pas chipoter pour un ou deux morts ! J'appuyais à nouveau sur l'accélérateur. La voiture ne sembla pas apprécier cette brusquerie et les pneus arrières commencèrent à chasser. Elle se prend pour qui ? C'est moi qui conduit ! J'appuyai de plus belle tout en maintenant le volant bien droit. Si la voiture partait à gauche ou à droite, il y avait de fortes chances qu'on s'encastre dans un mur. « Yiiiiih-haaaa !! » criai-je, une main en l'air tandis que celle toujours sur le volant se mettait à bouger dans tous les sens. Avec un peu de chances, la voiture se remettrait droite. Sinon, il fallait espérer que notre mort ne soit pas trop douloureuse. Nul besoin de prier pour notre salut, la voiture cessa de chasser et fila à travers les rues. Je n'eus malheureusement pas le temps de la redresser et elle s'engagea sur une voie que je ne connaissais pas. « Non ! Pas par là ! » Un virage vers la gauche qui semblait continuer en spirale approchait et j'étais lancée bien trop rapidement pour pouvoir le prendre. Je mis le pied sur le frein, ce que la voiture n'apprécia pas non plus. Décidément, elle était bien capricieuse, celle-là ! Un affreux bruit de dérapage se fit entendre, tandis que nous tournions. Il fut bientôt rejoint par un autre plus strident : le côté droit de la voiture frottait contre la barrière de sécurité. « Ils pouvaient pas la mettre ailleurs, leur barrière, non ?! Elle s'est pratiquement jetée sur la voiture ! Et pis regarde : elle est en train d'écailler la peinture de la carrosserie !! » Non mais je vous jure ! C'est pas parce qu'on roule un peu trop vite que les barrières de sécurité doivent agresser notre voiture. Mes virages, ils sont parfaits, c'est forcément leur façon de construire la route qui a un problème. Après être repassés sur une route droite ( et pas une espèce de coquille d'escargot avec des balustrades grises qui se jettent sur votre voiture ), je me rendis compte que nous venions de nous engager sur ce qui ressemblait étrangement à une autoroute. Nous devions être sur la périphérie de New York, ou quelque chose comme ça. Ici, tout le monde roulait vite. Peut-être que ça y est, j'ai trouvé le circuit de Mario Kart version IRL. C'est le moment ou jamais de trouver le bouton qui jette les bananes et les carapaces transgéniques ! « James, surveille la route ! Faut que je trouve un bouton caché sous mon siège. » Je me penchai le plus possible sous mon siège et y passai une main pour tâter, à la recherche d'une quelconque protubérance en plastique. Alors que ma main effleurait à peine le cuir sur lequel j'étais assise, j'entendis retentir une sirène. « Nesquik, éclaire-moi : la sirène que j'entends vient d'un camion de pompier ou d'une voiture de police ? » Franchement, c'est pas le moment de me déranger !
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Sam 27 Sep - 17:46


suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
Cette journée avait vraiment tout pour être parfaite. Du beau temps, ma meilleure amie, des Twix, de la bonne musique. La vitesse à laquelle allait April m'inquiétait par moments, c'était évident, mais je devais avouer que sentir le vent dans mes cheveux était très agréable. La vitesse l'était aussi. J'avais l'impression que rien ne pourrait venir troubler ce moment, que rien ne pouvait nous arriver, que rien n'était grave. Enfin, là, pour le moment, je recommençais à m'inquiéter. April avait eu la bonne idée de lâcher le volant d'une main, volant qui à présent tournait dans tous les sens. Une chance que la voiture repartit assez rapidement en ligne droite. « Non ! Pas par là ! », s'écria-t-elle tandis que nous partîmes vers la gauche. J'avais parlé trop vite... vu la vitesse à laquelle nous allions, il était évident qu'on ne pourrait pas prendre le virage dans lequel April venait de s'engager. C'était de la simple physique ajoutée à de la logique, pourtant... c'était évident ! Évident peut-être, mais ça ne changeait rien au fait que nous étions désormais lancés à pleine allure vers je-ne-savais où. Un bruit de dérapage, puis un autre bruit retentirent. Je tournai la tête et réalisai que ce bruit était causé par la barrière de sécurité qui frottait contre la carrosserie. Franchement, il y avait de l'abus... comment de tels objets inanimés par dessus le marché pouvaient-ils oser abîmer la peinture d'une voiture neuve ? « Ils pouvaient pas la mettre ailleurs, leur barrière, non ?! Elle s'est pratiquement jetée sur la voiture ! Et pis regarde : elle est en train d'écailler la peinture de la carrosserie !! » Je soupirai en hochant la tête. « C'est justement ce à quoi j'étais en train de penser... Bon, faut voir le bon côté des choses : en un coup de peinture, ça sera réglé. Et pour le reste du pot de peinture, je suppose que tu veux toujours faire ton paintball dans la mairie de New York, non ? » Un paintball dans la mairie de New York. C'était une idée collant totalement à April. Il y avait quelques semaines, elle avait voulu que je l'accompagne afin d'accomplir ce rêve. J'avais bien évidemment refusé. Il y avait des limites, tout de même. Impossible de faire ce genre de choses, certes sûrement très amusantes, sans se faire prendre. Et je n'avais pas du tout envie de me retrouver en garde à vue voir pire à cause des idioties d'April. Je n'étais pas comme elle, certaines personnes avait besoin de moi. J'avais une famille, contrairement à April. Et déjà que j'avais bien conscience que, dans le meilleur des cas, je n'aurais plus que quinze à vingt ans avec Kim, je n'avais pas envie de diminuer encore davantage ce nombre d'années. En attendant, nous étions visiblement arrivés sur une autoroute, ce que j'avais un peu de mal à m'expliquer. Nous étions tout de même partis de Williamsburg. Et à présent, nous avions déjà traversé tout New York ? Il fallait croire que oui. « James, surveille la route ! Faut que je trouve un bouton caché sous mon siège. », entendis-je soudain. Je me baissai à mon tour, au niveau de la tête d'April. « Hein ? Un bouton caché sous ton siège ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? » Un bruit de sirène parvint à mes oreilles. Il ne manquerait plus qu'on aille la police à nos trousses ! Trouvant que cela serait vraiment ennuyant, je décidai que c'était tout simplement mes oreilles qui sifflaient et que non, nous n'étions pas poursuivis. « Nesquik, éclaire-moi : la sirène que j'entends vient d'un camion de pompier ou d'une voiture de police ? » Je me redressai, lentement, prudemment, puis tournai la tête vers l'arrière. Bon, et bien... nous voilà dans de sales draps. Nous étions effectivement poursuivis par la police à cause de notre vitesse trop excessive. « Seconde proposition. Alors maintenant, tu te redresses et tu appuie encore plus sur l'accélérateur sinon on risque de se retrouver au moins en garde à vue avec une belle amende. », soupirai-je. Je sortis un autre Twix et croquai dedans. C'était loin d'être le moment pour ce genre de choses, mais bon, ce n'était pas quand je serais mort que je pourrais continuer de manger autant de Twix que ce que j'avais l'habitude de faire. En même temps, je n'aurais plus autant besoin de sucres rapides afin d'augmenter mes capacités de réflexion... « Amende que j'aimerais d'ailleurs éviter d'avoir à payer. Tout comme cette garde à vue, ceci dit. Il va falloir que j'aille chercher Kim à l'école et je préférerais être à l'heure... » Déjà que j'avais du mal à trouver du temps à passer tous les deux, Kim et moi, si en plus j'arrivais en retard pour aller la chercher... Bon, de toutes façons, pour l'instant, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, non ?
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Ven 10 Oct - 23:19

Suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
Après que j'ai pesté contre cette maudite barrière mangeuse de voiture, James soupira en hochant la tête. « C'est justement ce à quoi j'étais en train de penser... Bon, faut voir le bon côté des choses : en un coup de peinture, ça sera réglé. Et pour le reste du pot de peinture, je suppose que tu veux toujours faire ton paintball dans la mairie de New York, non ? » Nous avions atteint l'autoroute, et je n'avais aucune idée de comment en sortir. D'un côté, pourquoi en partir ? C'est pile ce qu'il me fallait pour ma course en voiture. Bon, il est bien marrant, Nesquik, avec son positivisme à toute épreuve – je suis quand même sceptique à ce propos – mais c'est pas les bonnes ondes de la joie et de la bonne humeur qui vont réparer ma voiture. « Mais je suppose qu'elle va pas se repeindre toute seule, uh ? À moins que tes ondes roses bonbons à paillettes me la repeignent dans un élan de générosité, mais j'en doute fort. Après tout, je suis même pas sûre que des ondes puissent peindre... Mais bon, c'est vrai que si elles sont magiques, elles peuvent y arriver, hein. Moi aussi, si j'étais un petit ressort guimauve en strass je serais capable de repeindre toutes les voitures de New York ! Et même les camions, tiens – pas le métro, quand même, faut pas abuser - ! Mais elles sont radines, les ondes magiques, c'est bien connu. Alors elles me donneront sûrement pas la peinture pour le paintball que, oui, j'ai toujours envie de faire et que je suppose que, non, tu ne t'es pas décidé à rejoindre. » Je ne m'en souvenais même plus de celui-là ! Je dois remercier James de me l'avoir rappelé ? Comme ça il sera au courant qu'il a causé la perte de la mairie de New York. Mais bon, encore faut-il que je le fasse ce paintball. L'idéal serait de faire ça un jour où il y a plein de monde dans les locaux. Comme ça on peut se servir des employés et des pauvres manants comme boucliers... Mais juste les terrifier peut être sympa, aussi. En attendant, je suis sur une autoroute et ce n'est pas la joyeuse perspective de commettre un délit qui va m'aider. Penché sous le siège, je demandai à James de surveiller la route. Bah ouais, je suis pas complètement suicidaire, non plus ! Je sais bien qu'il faut que quelqu'un regarde où on va. Si c'est pas le conducteur, c'est pas forcément grave, non ? Le vieux monsieur qui s'est fait pipi dessus ne m'a rien dit à ce propos. « Hein ? Un bouton caché sous ton siège ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? » Bah, le bouton pour jeter des carapaces de tortues transgéniques et des peaux de bananes, bien sûr ! Euh... Je tournai la tête à droite et tombai face à Nesquik. J'ai l'impression que quelque chose m'échappe, là... Je clignai des yeux. Non, bah non, je vois toujours pas ce que... Ah mais... Aaah... « Bah... Qui regarde la route, Nesquik ? » L'instant était tellement décalé et bizarre que je n'eus même pas le réflexe de paniquer. C'est comme ça. Quelquefois, l'absurdité est telle qu'on n'a pas d'autres choix que de l'accepter. Je clignai simplement des yeux et pris conscience des bruits de klaxons alentours. Voiture sur la droite. Et elle ne freine pas. Je tournai brusquement le volant à gauche. La voiture tourna. On doit être sur la file à côté de la barrière de sécurité... ou quelque part sur la ligne blanche... J'en sais rien, en fait. Je sais même pas comment j'ai fait pour savoir qu'il y avait une voiture qui arrivait sur la droite et qu'elle ne freinait pas. Ouais, parce que si Mister Marshmallow le sait, c'est parce que moi je le sais. Donc... Boh, c'est pas important. Je me concentrai sur la route. Dès que j'entendais une voiture, je tournai un peu le volant. Lorsque je demandais à James d'où venait les sirènes, il se redressa. Ouais, il a pas le don de voir la route sans les yeux, lui. Hé hé, voilà encore une preuve de ma grande supériorité spirituelle et intellectuelle sur ces humains misérables et indignes de moi que je croise tous les jours. Ça me met du baume au cœur, tout ça. « Seconde proposition. Alors maintenant, tu te redresses et tu appuie encore plus sur l'accélérateur sinon on risque de se retrouver au moins en garde à vue avec une belle amende. » Rah, par contre il a le don de gâcher les bons moments, lui ! À supposer qu'être courbée sous le siège conducteur d'une voiture lancée à pleine vitesse sur l'autoroute soit la définition d'un bon moment. Et puis mince, elles me servent à rien toutes ces réflexions débiles ! Et puis tant pis pour le bouton secret, mais je vais peut-être devoir me concentrer sur la route. Non pas que je ne fasse pas confiance à l'incroyable vue de faucon de Mister Marshmallow, hein ! Je grognai et me redressai précipitamment. Ma tête heurta violemment un objet aux bords ronds. « Raaah ! Qui a mis ça là ?! » Je me frottai la tête et, tandis que je reprenais une position assise correcte, posai les yeux sur... « Ah, le volant ! Mais dis donc, pourquoi te jettes-tu sur ma tête avec tant d'agressivité ? C'est pas poli, ça, nan ! Dès qu'on sera à la maison, je gratte le cuir qui te recouvre ! Tu seras tout nu, na ! Eh ouais, faut pas me chercher, moi ! Yo man, si tu cherches les noises, tu vas trouver les cacahuètes, t'as vu ! » J'ai le sentiment d'avoir perdu toute crédibilité auprès du volant, là... Voir aussi de Nesquik qui a entendu, lui aussi. Mister Marshmallow, non, il a l'habitude. Et puis, ça fait bien longtemps que j'ai perdu toute crédibilité auprès de lui, de toute façon. Bon, aller, c'est pas le moment ! Je tournai la tête pour voir où se trouvait cette fameuse voiture de police. « Oh ! Mais c'est qu'elle se rapproche, la vilaine ! Allez, on met les gaz, je vais pas payer pour une amende presque pas méritée, quand même ! » J'appuyai sur l'accélérateur et passai les vitesses. Je sentis l'accélération me pousser contre mon siège et entendis Mister Marshmallow râler à l'arrière. Jamais content, celui-là ! Je dépassai une première voiture par la gauche. Puis une seconde. Et encore une autre. Quelques véhicules commencèrent à klaxonner. L'envie de leur tirer la langue me taraudait, mais ces crétins ne me verraient pas à travers les vitres. De toute façon, on est trop rapides, nyahaha ! C'est ça, la puissance ! Rejettant la tête en arrière, j'exprimai ma satisfaction de la situation actuelle. « JE SUIS TOUTE PUISSANTE !! NYAHAHAHAHAH !! Hé, James, à ton avis je mets combien de temps pour semer ces andouilles ? » Appuyant de plus belle, je dépassai plusieurs voitures. Le paysage filait derrière les vitres. Le moteur faisait un bruit vraiment sympa, comme un grognement sourd. Ouais, ma voiture est une chienne pas contente. Elle va mordre. Et ça va faire mal.
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MessageSujet: Re: james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah ! Lun 22 Déc - 12:10


suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !
« Mais je suppose qu'elle va pas se repeindre toute seule, uh ? À moins que tes ondes roses bonbons à paillettes me la repeignent dans un élan de générosité, mais j'en doute fort. Après tout, je suis même pas sûre que des ondes puissent peindre... Mais bon, c'est vrai que si elles sont magiques, elles peuvent y arriver, hein. Moi aussi, si j'étais un petit ressort guimauve en strass je serais capable de repeindre toutes les voitures de New York ! Et même les camions, tiens – pas le métro, quand même, faut pas abuser - ! Mais elles sont radines, les ondes magiques, c'est bien connu. Alors elles me donneront sûrement pas la peinture pour le paintball que, oui, j'ai toujours envie de faire et que je suppose que, non, tu ne t'es pas décidé à rejoindre. » Que... c'était quoi, cette histoire d'ondes magiques ? Bon, d'accord, avec April il était inutile de chercher à comprendre l'ensemble de ses paroles, mais... je devais avouer que pour le coup, j'avais un peu de mal à comprendre. Des ondes magiques permettant de repeindre une voiture ? Mais... la magie, ça n'existe pas, en dehors des fictions et de l'esprit des enfants. « Tu prends en otage un passant, tu lui mets le pinceau dans une main – pas ailleurs – et un pot de peinture dans l'autre et si, ta voiture va se repeindre toute seule. Et non, je n'ai toujours pas envie de prendre part à ton paintball. Mais je suis sûr que tu trouveras des personnes pour jouer avec toi. » L'idée du kidnapping du passant, j'étais sûr que l'idée plairait à April, si elle n'y avait pas déjà pensé elle-même. Et non, je le redis mais non, pas de paintball. Avais-je réellement une tête à la suivre dans ses délires tête baissée, sans réfléchir ? Bon, certes, j'étais à présent dans cette voiture, en train d'enfeindre un bon nombre de règles du code de la route, mais... d'accord, d'accord, je l'avoue, je n'étais pas si innocent dans cette histoire que je le pensais, en réalité. Tant pis. Ce n'était pas grave, et puis, on n'avait qu'une vie, il fallait en profiter autant que possible. Après, ça risquerait d'être trop tard. Personne ne savait vraiment ce qui nous attendais après la mort. Même si, étant croyant, je croyais également à la vie après la mort, je n’avais pas la moindre preuve de son existence ainsi que d’en quoi elle consistait. Ce que je ne savais pas non plus, c'était ce qu'April cherchait sous son siège. Enfin, si, je le savais : un bouton caché. Mais, un bouton caché ?! C'était quoi cette histoire ? Il n'y avait pas de bouton caché sous les sièges des voitures de luxe ! Tout du moins, pas à ma connaissance... Mais non, non, il n'y en avait pas, j'en étais sûr et certain ! « Bah... Qui regarde la route, Nesquik ? » Qui regardait la route ? Personne, et ça, j'en étais absolument sûr ! April eut avant moi le réflexe de tourner le volant. Je n'eus le réflexe de me relever que lorsqu'elle me demanda l'origine du bruit qui se rapprochait de nous. Sirène d'une voiture de police. Nous étions mal, très mals. Voilà ce que c'est de vouloir passer une après-midi à s'amuser. Toujours des rabats-joie qui débarquent. Et ça, franchement, je m'en serais bien passé. En se relevant, April se cogna la tête contre le volant. « Raaah ! Qui a mis ça là ?! » Je souris légèrement en coin. « L'un des ouvriers qui a fabriqué ta voiture, sûrement. » Vu comment elle s'était cognée, le volant avait dû lui tuer des neurones au passage... « Ah, le volant ! Mais dis donc, pourquoi te jettes-tu sur ma tête avec tant d'agressivité ? C'est pas poli, ça, nan ! Dès qu'on sera à la maison, je gratte le cuir qui te recouvre ! Tu seras tout nu, na ! Eh ouais, faut pas me chercher, moi ! Yo man, si tu cherches les noises, tu vas trouver les cacahuètes, t'as vu ! » April en pleine conversation avec le volant. Je souris un peu plus, amusé. Si avec ça elle a fait peur au volant... elle est vraiment très douée. April se retourna, semblant observer la voiture qui nous poursuivait. « Oh ! Mais c'est qu'elle se rapproche, la vilaine ! Allez, on met les gaz, je vais pas payer pour une amende presque pas méritée, quand même ! » Presque pas méritée, non... je pouffai. Non, pas méritée. Nous n'avions dépassé aucune limitation de vitesse, nous étions loin d'être un danger pour les autres automobilistes. Quelle drôle d'idée de vouloir nous coller une amende ! Bien vite, la voiture accélera, nous dépassâmes plusieurs autres voitures, slalomant entre elles. « JE SUIS TOUTE PUISSANTE !! NYAHAHAHAHAH !! Hé, James, à ton avis je mets combien de temps pour semer ces andouilles ? » A nouveau, plusieurs voitures dépassées. Le monde défilait à toute allure. Je n'avais jamais été à une telle vitesse sur l'autoroute. Je ne conduisais presque jamais, et je n'étais pas beaucoup plus souvent en voiture, donc évidemment je n'avais jamais pu le faire. « Trois minutes top chrono. Je suis sûr que ça te suffit largement. Et les policiers sont tellement stupides, de toutes façons, que ce n’est pas complqué de les semer… », soupirai-je en basculant la tête en arrière, contre le repose-tête. Le ciel était bleu, sans l'ombre d'un nuage. Cette journée d'avril était vraiment parfaite. Pourquoi est-ce que je ne profitais pas de la vie plus souvent ? Il y avait un tas de choses que j’aimerais faire. Un jour, je démissionnerais et, avec Kim, je partirais loin des États-Unis, loin de l’Angleterre, loin de mon passé...
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james&april ~ suwaru, suwaru, oh sit down please yeah !

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