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billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.

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MessageSujet: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Lun 10 Mar - 19:08


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
La vie est pleine de surprises. Je refermai la porte d'entrée après avoir dit un dernier au revoir. Quel était donc ce drôle de sentiment que j'avais ? Oh mon Dieu... je n'arrivais pas à y croire. Connaissant April, tout ça pourrait être une blague, mais ça me semblait bien trop crédible. Comme je l'avais dit à Naoki le matin de notre – enfin de ma – journée shopping, j'avais l'impression qu'April était amoureuse, ce qu'elle avait fini par m'annoncer un beau soir, alors que je buvais un thé devant la télévision. Je ne m'y attendais pas, même si je me doutais. C'était trop incroyable. Enfin, toujours était-il que de surprise, j'en avais recraché ce que j'avais dans la bouche, manquant avant de m'étouffer avec tandis que cette folle s'esclaffait. April était en couple, April n'était plus célibataire, April avait un petit-ami, April n'avait peut-être plus son innocence de jeune fille. J'avais eu beau tourner ceci dans ma tête dans différentes tournures, cette nouvelle avait mis plusieurs longues minutes à être acceptée. Et oui. Désormais, ma cousine était grande. Ce n'était plus tout à fait la petite fille avec qui je jouais – oh, sans qu'elle m'y ait obligée – lorsque j'étais plus jeune. Bien sûr, j'étais heureuse pour elle et je le lui avais dit aussitôt. Je lui avais aussi dit que je serais ravie de le rencontrer. Ô idée de malheur. J'aurais préféré attendre le plus possible avant de savoir à quoi il ressemblait. Enfin, ce n'était pas son apparence qui me dérangeait, non, ce n'était pas ça du tout. Il faisait jeune, trente ans à tout casser. Dès qu'il fut entré dans mon appartement, je l'avais regardé d'un regard pas méfiant mais attentif. Je trouvais qu'il faisait vieux. Oh ! j'étais loin de me douter de ce que j'allais entendre. Si loin. Où April avait-elle été trouver un homme de trente-six ans, sérieusement ? Un hypnotiseur en plus. Il avait l'air normal, enfin, sain d'esprit. Bien vite j'ai eu l'occasion de m'apercevoir qu'il avait un bon nombre de points communs avec April. La façon dont ils se sont quittés m'a confortée dans l'idée que lui aussi avait des cases en moins. Ils avaient sortis un quiproquo d'une pièce de théâtre. Enfin, si ce n'était pas ça, ça y ressemblait beaucoup. Je n'avais pas osé poser toutes les questions que je comptais poser. J'avais eu du mal à en placer une, tellement ils parlaient. Il suffisait que je dise quelque chose pour qu'ils partent sur autre chose... qui pourtant avait un rapport. De très loin, mais quand même un rapport. Il n'y avait pas de doutes : ce sentiment que j'avais, je savais ce que c'était. J'étais choquée. Je repartis dans le salon et me laissai tomber sur le canapé. « Où as-tu été trouver ce... Aaron ? », réussis-je à demander. Ça alors, je pouvais parler ! J'avais peur que le choc m'ait coupé la voix. Peut-être était-ce à cause du choc justement que j'avais du mal à en placer une. « Tu sais, je ne juge pas tes choix mais... » Non, rien qu'un peu. « Mais tu ne pouvais pas te trouver quelqu'un de ton âge ? Tu es sûr qu'il est sincère lorsqu'il dit t'aimer ? Car je ne sais pas mais... nyah, quinze ans ! » Leur différence d'âge était loin d'être négligeable comme celle que j'avais avec Ian. Mais ne parlons pas de lui, il m'a quitté pour quelqu'un d'autre et plus jamais je ne veux entendre parler de lui à nouveau. Je disais, donc, quinze ans... C'était l'âge auquel j'avais rencontré Naoki, ça ! Nyaah... peut-être étais-je fermée d'esprit ? Non, je ne le pensais pas. On a tous des choses qui nous dérangent plus que d'autres. En l'occurrence, j'avais du mal avec les écarts d'âge trop importants dans les relations amoureuses. « Si ça se trouve, il est divorcé et un jour son ex femme va débarquer et... et je ne sais pas, mais tu imagines ce qu'il pourrait t'arriver ? Peut-être que c'est une folle encore plus atteinte que toi ! Oh... je dois rêver. Mais oui c'est ça ! Non, ne viens pas me pincer pour que je réalise que je suis réveillée tu vas le faire trop fort ! » J'avais l'impression de recommencer à être un peu aussi désagréable avec April qu'avant que je retrouve Naoki. « Nyah, désolée je devrais t'écouter avant de donner mon avis. », soupirai-je en levant la tête vers le plafond.
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Sam 15 Mar - 17:16


Billy & April
« Jamais deux sans trois dit-on... Je crains le pire. »




Choquée. Il me semble bien que ce petit mot prenait tout son sens devant la tête de Billy. Oh que oui ! J'avais tellement envie de la prendre en photo, elle et sa tête de lémurien surpris. Je pourrais sans doute le faire avec mon portable. Avant, je n'osais jamais me servir de cette diabolique invention. Elle me regarde et elle se moque de moi, qui ne sais pas l'utiliser ! Mais, depuis qu'Aaron m'apprend comment faire, je le sors plus souvent. Non. Déjà que Billy a du mal à se remettre de sa rencontre avec Aaron, ce n'est pas le moment de détruire le peu de chances qu'elle a de revenir parmi nous. Parce que je le sens bien que si elle me voit la prendre en photo avec mon portable, elle sera tellement effarée qu'elle tombera raide morte, comme ça, sur le coup. La vie ne tient qu'à un fil. Tout de même, je ne pensais qu'elle serait aussi sonnée. Comme quoi, je ne dois vraiment pas avoir une tête à être en couple... Cela faisait un moment que je voulais présenter Aaron à Billy, même avant... avant, quoi ! Et puis, comme j'ai l'habitude de toujours faire n'importe quoi sur des coups de tête, il aurait été dommage que Billy tombe sur Aaron un jour où j'aurais décidé de le ramener à l'appartement. D'ailleurs, quand je lui avais annoncée, elle s'était empressée de dire qu'elle serait ravie de le rencontrer. À en juger par sa tête, elle ne s'est pas suffisamment méfiée... J'ai donc demandé à Aaron si ça ne le dérangeait pas qu'il rencontre Billy. Il était tout à fait d'accord avec moi, alors on est allé à l'appartement. Eh bien, il n'a même pas eu peur ! Par contre, moi, je n'en menais pas large. Sur le pas de la porte, je me suis arrêtée. Je n'osais pas ouvrir la porte, à mon avis. Je serrais bien trop fort Mister Marshmallow, qui commençait sérieusement à se plaindre d'ailleurs. Je lui ai dis que je n'en faisais pas exprès et que ce n'était pas la peine de râler. Aaron, qui m'avait évidemment entendu, s'était rapproché de moi et m'avait pris la main. Je ne sais pas vraiment si ça le dérange que je parle à Mister Marshmallow. Il ne dit jamais rien, en tout cas, et il me laisse discuter tranquillement avec lui. Il respecte même mon ami ! Sans aller jusqu'à lui parler, évidemment. Mais il prend toujours en considération le fait que je ne le vois pas comme une simple peluche, alors il ne le touche pas et fait attention à ne pas ne pas l'écraser, ne pas le salir... Quoiqu'il en soit, ainsi rassurée par son contact, j'ai finalement appuyé sur la sonnette. Tout plein plein de fois, comme j'aime le faire. Non seulement ça horripile à les fois l'hôte et les voisins, mais c'est affreusement amusant. Billy a déverrouillé la porte et s'est rapidement écartée. Elle apprend vite, ma cousine. Finalement, on est peut-être bien de la même famille... En effet, elle avait raison de ne pas rester derrière la porte, car je l'ouvrai violemment et énergiquement, comme je le faisais toujours. Nous sommes entrés et j'ai bien vu que Billy avait eu un mouvement de recul. Oui, je la connais bien ma cousine. Impossible pour moi de manquer cette expression sur son visage. Elle se méfiait d'Aaron. Peu importe. J'ai fais les présentation avec toute la théâtralité dont j'étais capable et j'ai parlé. J'ai beaucoup parlé. Je n'ai fait que ça en fait. Aaron m'a rejoins et on n'en a presque oublié la pauvre Billy qui ne bougeait pas d'un pouce. Puis, j'ai lancé une scène de quiproquo amoureux et nous avons achevé le cadavre de ma cousine. Aaron est ensuite reparti et je suis retournée auprès de ma cousine. Affalée sur le canapé, elle sortit de ses pensées et reporta son attention sur moi. « Où as-tu été trouver ce... Aaron ? » Dans une boîte en carton où il était écrit : veilles affaires, servez-vous ! Je n'ai pas osé le laisser là, tout nu et sous la pluie. Alors je lui ai trouvé une cachette et je lui ai apporté du pain tous les jours. Je lui ai appris à parler et de fil en aiguille, on a fini par tomber amoureux. « Tu sais, je ne juge pas tes choix mais... » Mais ? « Mais tu ne pouvais pas te trouver quelqu'un de ton âge ? Tu es sûr qu'il est sincère lorsqu'il dit t'aimer ? Car je ne sais pas mais... nyah, quinze ans ! » C'est parti, elle nous refait le sister complex... Bon, c'est ma cousine. Mais, parfois, j'ai vraiment l'impression qu'elle agit comme une grande sœur. « Si ça se trouve, il est divorcé et un jour son ex femme va débarquer et... et je ne sais pas, mais tu imagines ce qu'il pourrait t'arriver ? Peut-être que c'est une folle encore plus atteinte que toi ! Oh... je dois rêver. Mais oui c'est ça ! Non, ne viens pas me pincer pour que je réalise que je suis réveillée tu vas le faire trop fort ! Nyah, désolée je devrais t'écouter avant de donner mon avis.» Elle leva la tête vers le plafond en soupirant. Là, s'en était trop pour moi. Je la voyais trop rarement avec cette expression à la fois choquée, méfiante et inquiète sur le visage. Je sortis mon portable jaune poussin et la pris en photo, avec un flash sur-puissant. Je vais la développer en grand et la placarder sur un mur de ma chambre. Et même un peu partout dans l'appartement. Billy avec cette tête, c'était tout simplement immanquable ! Bon, je sais bien qu'elle s'inquiète. Je n'y peux rien et je ne peux pas l'en empêcher. C'est même touchant, dans un sens. Je pourrais laisser ses questions m'atteindre, mais je n'ai pas envie de m'interroger ou de douter. Je ne veux pas être plongée dans un shôjo au beau milieu du salon. Oh, elles s'imposeront à moi tôt ou tard, mais autant que ça soit tard. Je m'agenouillai en face d'elle, bien que légèrement gênée par le canapé devant moi et la table basse derrière, et la regardait dans le fond des yeux, comme toujours lorsque que j'étais contente d'elle ou que nous devions parler sérieusement. « Je suis désolée de t'avoir éblouie par le flash. Mais, tu sais, cette tête de grande sœur inquiète et un peu perdue je la vois tellement rarement ! Honnêtement, je ne sais pas s'il est sincère ou non. Mais tout en moi me dit de lui faire confiance. Je... Je l'aime. Je ne suis pas habituée à ça. C'est doux. Mais, en même temps, ça fait mal et me consume de l'intérieur. Pourquoi je ne savais pas, ça ? C'est terrible, mais quand il n'est pas là, je n'entends plus mon cœur. Mais ne t'inquiètes pas, s'il est malhonnête envers moi, je l'attraperai et je te jure de le tuer. Tu sais que j'en suis capable. Ce serait sûrement difficile. Ah dire vrai, je ne sais même pas si je me remettrais d'avoir dû le tuer. Ce sont là des histoires à faire pleurer les jeunes filles amoureuses. Tu veux savoir comment je l'ai rencontré, hein ? Mais je ne sais pas si je peux te raconter tout ça, si tu es prêtes à l'entendre... » Et pourtant, Dieu seul sait que je te fais confiance et que si je me sens coupable de le cacher à quelqu'un, c'est bien à toi.
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Dim 23 Mar - 16:47


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
Perdue dans mes pensées et inquiétudes. Je n'aurais jamais pensé me retrouver un jour comme ça à cause d'April... Avant, c'était vrai que j'avais du mal à la supporter. Peut-être parce que ma vie n'allait pas ? J'avais peut-être besoin de me dire qu'elle était la cause de mes problèmes parce que j'étais incapable de penser que c'était de la faute de Ian. Naoki m'avait ouvert les yeux en quelque sorte. Je savais très bien que c'était à cause de Ian que j'avais eu tant de problèmes. Sans lui, je n'aurai sûrement pas autant pleurer, je n'aurais jamais tué personne et je ne serais jamais tombée dans la drogue, même si j'avais fini par réussir à décrocher. Mais sans lui, je ne vivrai sans doute pas à New York et je n'aurais probablement jamais retrouvé Naoki... Après, peut-être que j'aurai quand même trouvé l'amour à Marseille. Depuis qu'il a fui, je devais avouer que tout allait pour le mieux. J'étais heureuse avec Naoki, j'avais trouvé un travail honnête et j'avais de la chance d'avoir réussit à quitter le monde d'illégalité dans lequel je vivais sans trop de problèmes alors que j'avais une place assez importante. Je soupçonnais Lopez d'être derrière tout ça, enfin plus ou moins. Il m'avait aimé et la dernière fois que je l'avais vu, le soir où je lui avais demandé de me tuer, il avait refusé de le faire. Sûrement parce qu'il ressentait toujours quelque chose pour moi. Je n'étais pas fière des deux mois que nous avions passé ensemble, mais c'était Ian qui avait commencé. Il avait embrassé Ivy, même si c'était juste parce qu'il ne voulait pas la voir pleurer à cause de lui, ça m'avait fait mal. Très mal. J'avais confiance en Ivy, c'était mon amie d'enfance. Avec le temps, je lui avais pardonné d'être tombée amoureuse de Ian. C'était désormais du passé. Je n'avais plus revue Ivy depuis ce jour. Ça fait environ une décennie. Qu'a-t-elle bien pu devenir ? Maintenant que je me le demandais, j'avais envie de le savoir ! Elle a sûrement quitté le Canada, vu comment elle était heureuse d'y aller... Enfin, je m'éloigne de ma principale interrogation. Je ne savais pas vraiment pourquoi mon entente avec April était, auparavant, mitigée et pourquoi d'un coup je supportais tout ses délires. Ah, j'espérai sincèrement qu'elle n'allait pas vivre avec Aaron ce que j'ai vécu avec Ian... revivre ce genre de choses même indirectement, je ne le supporterais pas. Un flash me sortit de mes pensées. « Nyaaaah ! », hurlai-je en me redressant d'un bond. Je me frottai les yeux. À quand le flash qui ne fait pas mal aux yeux ? La vue retrouvée, je vis April agenouillée devant moi, en train de me regarder dans les yeux. Soit elle était contente de moi – mais pourquoi ? – soit on devait parler sérieusement – auquel cas ça n'annonçait sûrement rien de bon. « Je suis désolée de t'avoir éblouie par le flash. Mais, tu sais, cette tête de grande sœur inquiète et un peu perdue je la vois tellement rarement ! Honnêtement, je ne sais pas s'il est sincère ou non. Mais tout en moi me dit de lui faire confiance. Je... Je l'aime. Je ne suis pas habituée à ça. C'est doux. Mais, en même temps, ça fait mal et me consume de l'intérieur. Pourquoi je ne savais pas, ça ? C'est terrible, mais quand il n'est pas là, je n'entends plus mon cœur. Mais ne t'inquiètes pas, s'il est malhonnête envers moi, je l'attraperai et je te jure de le tuer. Tu sais que j'en suis capable. Ce serait sûrement difficile. Ah dire vrai, je ne sais même pas si je me remettrais d'avoir dû le tuer. Ce sont là des histoires à faire pleurer les jeunes filles amoureuses. Tu veux savoir comment je l'ai rencontré, hein ? Mais je ne sais pas si je peux te raconter tout ça, si tu es prêtes à l'entendre... » Pourquoi ne peux-t-elle pas parler normalement ? Son petit ami, lui, réussit à la comprendre rapidement. Alors pourquoi moi, sa cousine, en étais-je incapable ? J'étais jalouse, vraiment. Comme d'habitude, plusieurs instants passèrent avant que j'intègre toutes ses paroles. Chose faite, je me penchai et la serrai dans mes bras. Je n'avais pas envie de l'inquiéter, mais... il fallait que je la mette au courant. Elle le savait sûrement déjà, même si je ne lui avais jamais dit mais autant me répéter que de la voir triste. « Il ne faut jamais faire pleinement confiance aux hommes. Ian m'a quitté pour une autre fille, peut-être même qu'ils étaient ensemble quand je l'ai retrouvé. Ou même lorsqu'on était mariés. En tous cas, il m'a eue. Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose... » Je la serrais encore plus fort. Parler de ça me faisait mal. C'était des mauvais souvenirs, si mauvais. Si seulement je pouvais les oublier. « Peut-être qu'il s'est approché de toi parce que tes parents sont riches. Peut-être aussi qu'il t'aime juste pour la personne que tu es. Je l'espère. En tous cas, il a l'air de t'aimer. Peut-être que mes inquiétudes sont de la paranoïa. Ça n'aurait rien d'étonnant puisque ma mère en est atteinte. Mais je veux que tu fasses attention. L'amour est le sentiment le plus agréable qui soit, même si tout n'est pas toujours rose... Mais promet-moi de ne pas le tuer même s'il est malhonnête. Tuer quelqu'un dont on est amoureux... c'est comme se tuer soi-même, j'imagine. » C'était peut-être pour ça que Lopez avait refusé de me tuer. Bien sûr, maintenant je m'étais rendue compte depuis longtemps qu'il avait bien fait, peu importait la raison de sa décision. Si sur le moment, j'avais hurlé, l'avais insulté de tout les noms et que ma présence dérangeait tellement qu'on m'avait fait sortir de force, je me rendait désormais compte que s'il m'avait tuée comme je l'avait supplié de le faire, j'aurai terminé ma vie en provoquant le malheur chez tout le monde. Mes parents, ma belle-famille, tout le monde. Ma belle-mère m'avait toujours apprécié et me considérait comme sa fille, et après l'un de ses fils ça aurait été moi qu'elle aurait perdu. Ma famille aussi aurait été triste. Le suicide est une façon bien égoïste de régler ses problèmes. Et April, qu'aurait-elle fait sans moi ? Je n'en n'avais pas la moindre idée... Ce dont j'étais sûre, c'était qu'elle n'avait pas intérêt à ne pas le tuer. Je ne voulais pas qu'elle soit encore plus malheureuse et ce à cause d'elle uniquement. Je la relâchai doucement. J'avais l'impression d'avoir la vue troublée par quelques larmes. « Ne t'en fais pas, je suis prête à tout entendre. », dis-je en regardant ma cousine droit dans les yeux, mes mains sur ses épaules. Je ne savais pas si j'étais vraiment prête à tout entendre, vu comment j'avais réagit en rencontrant Aaron, mais...
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Sam 29 Mar - 18:03


Billy & April
« Jamais deux sans trois dit-on... Je crains le pire. »




  Non sans surprise, elle dû prendre le temps d'enregistrer toutes les infos. Il faudrait vraiment que je songe à parler normalement, parce que je me fais souvent la réflexion du temps d'intégration des données des personnes à qui je parle. Quoique, je pourrais très bien établir quelques statistiques... Oh oui, je vais faire ça ! Je commencerait demain, parce que là... la flemme. En plus, je n'ai pas de chronomètre sous la main. Seulement un scalpel, deux bonbons et Mister Marshmallow ( non pas que je doute un seul instant de sa capacité à compter ). C'est étrange, il y a du sang sur le scalpel. Pourtant, il ne s'agit pas du mien et je suis presque certaine de n'avoir tué personne... Passons. À la limite, il y a mon portable, mais je ne me souviens absolument pas comment faire. Diabolique cet engin, diabolique ! Le coup du scalpel m'étonne encore, tiens ! Pas le temps de réfléchir davantage, ma cousine se pencha sur moi pour me saisir. Je crus d'abord qu'elle allait me frapper ou me tenir bien fermement les épaules, comme pour me faire la morale. Mais non. Elle m'attira à elle et m'étreignit de ses bras réconfortants. Cela me surpris grandement, elle faisait rarement preuve de marque d'affection aussi soutenues. Son geste avait plus l'air d'un élan d'amour désespéré, mais c'était tellement agréable de se sentir étreinte et aimée. En cet instant, j'ai tellement l'impression de ne pas être seule. « Il ne faut jamais faire pleinement confiance aux hommes. Ian m'a quitté pour une autre fille, peut-être même qu'ils étaient ensemble quand je l'ai retrouvé. Ou même lorsqu'on était mariés. En tous cas, il m'a eue. Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose... » Elle me serra encore plus fort qu'elle ne le faisait déjà. Cela faisait un peu un mal physiquement, mais je ne voulais pas qu'elle me lâche maintenant. Elle ne le fit pas, elle se contenta de maintenir son emprise.  « Si j'avais pu faire quoique ce soit pour apaiser les souffrances qu'il t'a causée, crois-moi, je l'aurais fait. Moi non plus, je ne veux pas vivre la même chose. Mais, de toute façon, tu sais bien que je ne fais jamais pleinement confiance aux gens. C'est triste à dire, mais même envers toi, je garde une certaine réserve. Ça n'empêche bien sûr pas que je t'aime, et ça ne change rien au fait que j'aime Aaron. » C'était vrai. J'aurais vraiment souhaité qu'elle ne subisse pas toutes ces tortures, j'aurais vraiment souhaité l'aider. Mais le mal est fait et ses terribles souvenirs la hanteront encore un moment. J'admire certaines personnes âgées, mais vraiment très âgée, qui voient la vie avec calme et sérénité. Elles ne semblent pas tristes et tout en sachant que leur vie touche à sa vie, elles semblent accueillir la mort comme on attend de s'endormir le soir. Mais pour les jeunes adultes et ceux qui n'atteindront jamais cette sagesse, les mauvais moments de la vie restent profondément ancrés. Les gens ne devraient jamais avoir à vivre toutes ces horreurs. Enfin, ceux qu'on aime pas, ce n'est pas grave. Personnellement, si le méchant vendeur du magasin de jouets où j'ai retrouvé Nesquik mourrait d'un malheureux accident de scalpel, ça ne me dérangerait pas. J'en serais même vraiment ravie, en fait. Non mais ! Quelle idée, aussi, de placarder un avis de recherche à mon nom ?! Ah, mais, évitons tout malentendu : le sang sur mon scalpel ne vient pas de lui ! J'en suis pratiquement sûre. Et puis, pour être honnête, il m'est plus utile vivant. Comment je pourrais faire pour terroriser un cadavre, franchement ? En découpant sa tombe à la tronçonneuse ? Allons bon, en voilà des manières ! « Peut-être qu'il s'est approché de toi parce que tes parents sont riches. Peut-être aussi qu'il t'aime juste pour la personne que tu es. Je l'espère. En tous cas, il a l'air de t'aimer. Peut-être que mes inquiétudes sont de la paranoïa. Ça n'aurait rien d'étonnant puisque ma mère en est atteinte. Mais je veux que tu fasses attention. L'amour est le sentiment le plus agréable qui soit, même si tout n'est pas toujours rose... Mais promet-moi de ne pas le tuer même s'il est malhonnête. Tuer quelqu'un dont on est amoureux... c'est comme se tuer soi-même, j'imagine. » Elle avait l'air drôlement bien renseignée... Pourquoi devait-elle faire naître toutes ces interrogations en moi ? On acclame souvent les gens intelligents. Mais je pense que les plus heureux dans la vie sont les simples d'esprits. Ils ne se posent jamais de questions, prennent la vie comme elle vient sans penser si elle est convenable ou non. Ils l'aiment, la vivent et sont heureux ainsi. Et nous, pathétiques personnes jugées supérieures, les regardons de haut, sans songer un seul instant qu'il vaut peut-être mieux être un imbécile heureux qu'un génie désespéré. « Je comprends tes inquiétudes. Je te promets d'être un peu plus sur mes gardes. De toutes façons, il peut toujours courir pour que je lui donne un seul centime. Ah ça, non ! Sauf si c'est pour me faire un cadeau. Tu me connais, je m'aime tellement ! Et je ne le tuerais pas, si tu insistes... » Dis-je d'un air faussement boudeur. Je suppose qu'elle a raison, on ne peut que perdre une partie de soi en tuant quelqu'un que l'on aime. Billy semblait en savoir un morceau sur le sujet. Encore au sujet de Ian ou cela avait-il un rapport avec le Lopez dont elle m'avait rapidement parlé ? Enfin, non. Disons qu'un après-midi où elle était d'humeur bavarde, elle m'en avait parlé tellement longtemps que je m'étais endormie. Du coup, je n'avais rien suivi de sa longue tirade ( qui s'était transformé en monologue ). Le fait est qu'elle n'avait absolument pas remarqué. Je devrais peut-être lui demander qu'elle me réexplique... Cette fois je me mettrais du scotch sur les yeux, comme dans Bob l'éponge, je mangerais une tonne de crocket, comme dans Beelzebub, et je demanderais à Mister Marshmallow de m'envoyer des décharges électriques toutes les deux minutes, comme dans Beelzebub. Billy me relâche doucement, chose que je ne désirais absolument pas pour le moment. Elle avait les yeux embués. Elle avait envie de pleurer ? Pourquoi dont ? Je remarquai alors que moi aussi je pourrais éclater en sanglots sur le champ, si l'envie me prenais de me baisser ma garde. Elle me saisit les épaules et plongea son regard dans le mien. Elle avait l'air déterminée. « Ne t'en fais pas, je suis prête à tout entendre. » Je n'osais pas me lancer. Je savais bien qu'elle n'était pas du tout prête à ce qu'il lui faudrait entendre. Mais, elle avait envie de savoir. Elle était sincère, comment pouvais-je le nier ? Elle souhaitait réellement savoir. Mais si je lui disais comment j'en étais venue à voir souvent Aaron, il me faudrait lui raconter l'histoire depuis le début. Et c'était ça qu'elle ne pouvait entendre. Néanmoins... « Je crains bien que non. Tu n'es pas prête à cela. Tu ne le seras jamais, d'ailleurs. Comment le pourrais-tu alors que ce qu'il y à dire c'est que tu m'as offert la peluche qui est à la fois mon meilleur ami et l'incarnation de la maladie qui me détruit jour après jour ? Pendant longtemps, et aujourd'hui encore, je me suis refusée à croire que tu était la responsable. Mais, il faut bien se rendre à l'évidence un jour ou l'autre : tu es une variable qu'il faut prendre en compte. Si tu veux savoir comment j'ai rencontré Aaron et pourquoi on s'est revu, je vais d'abord devoir tout te dire depuis le début à propos de quelque chose que je tais depuis bien longtemps. Je ne souhaitais pas te raconter cette histoire, mais je pense que tu le mérites. Cependant, une fois que j'aurais commencé, je ne pourrais pas arrêter là et faire comme si je n'avais rien débuté. Alors, réfléchis bien : veux-tu, oui ou non, que je change la façon dont tu m'as toujours regardée, et ce de manière irrémédiable ? ».
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Lun 7 Avr - 18:09


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
« Si j'avais pu faire quoique ce soit pour apaiser les souffrances qu'il t'a causée, crois-moi, je l'aurais fait. Moi non plus, je ne veux pas vivre la même chose. Mais, de toute façon, tu sais bien que je ne fais jamais pleinement confiance aux gens. C'est triste à dire, mais même envers toi, je garde une certaine réserve. Ça n'empêche bien sûr pas que je t'aime, et ça ne change rien au fait que j'aime Aaron. » Peut-être avait-elle raison de ne pas faire entièrement confiance ? J'avais eu une confiance aveugle en Ian, je l'avais ensuite amèrement regretter... M'avait-on fait payer pour avoir été si naïve ? Je ne voyais pas pourquoi... pourquoi est-ce qu'on m'aurait encore plus fait pleurer que je l'avais déjà fait ? Comme je lui avais dit, c'était fou qu'il me restait encore de larmes vu tout ce qu'il m'avait fait pleurer... Cependant, nous ne parlions pas de moi, mais d'April. Hors de question qu'elle vive la même chose que moi... hors de question aussi qu'elle tue ce Aaron, même s'il s'avérait qu'il n'était pas sincère. Si tel était le cas... je m'en occuperais moi-même. Tuer quelqu'un que l'on aime doit être un aller direct pour le suicide. « Je comprends tes inquiétudes. Je te promets d'être un peu plus sur mes gardes. De toutes façons, il peut toujours courir pour que je lui donne un seul centime. Ah ça, non ! Sauf si c'est pour me faire un cadeau. Tu me connais, je m'aime tellement ! Et je ne le tuerais pas, si tu insistes... » Je ne réussis même pas à sourire en l'entendant dire qu'elle s'aimait tellement. « Merci. », soufflai-je. J'étais contente de voir qu'elle allait m'écouter et ne pas en faire qu'à sa tête. Ça me rassurait. Et oui. Qui l'aurait cru ? Alors qu'avant je n'arrivais pas à la supporter, désormais je m'inquiétais pour ma cousine. Enfin, parfois, depuis que je m'étais remise avec Naoki, j'avais l'impression qu'April était ma petite sœur plutôt que ma cousine. C'était vrai, j'avais grandi avec elle. Elle était très jeune lorsque ma tante a demandé à ma mère de s'en occuper. Je n'ai jamais vraiment apprécié Théodora, j'étais peu réjouie par le fait d'apprendre que j'allais devoir vivre avec sa fille une bonne partie de l'année. Je n'aurais pas aimé l'avoir comme mère. De toutes façons, je n'étais même pas sûre qu'April la considère comme sa mère. Ma tante ne s'était jamais occupée d'elle... Mais à nouveau, ce n'était pas de Théodora dont on parlait, pas plus que de moi. Le sujet actuel était April.  « Je crains bien que non. Tu n'es pas prête à cela. Tu ne le seras jamais, d'ailleurs. Comment le pourrais-tu alors que ce qu'il y à dire c'est que tu m'as offert la peluche qui est à la fois mon meilleur ami et l'incarnation de la maladie qui me détruit jour après jour ? Pendant longtemps, et aujourd'hui encore, je me suis refusée à croire que tu était la responsable. Mais, il faut bien se rendre à l'évidence un jour ou l'autre : tu es une variable qu'il faut prendre en compte. Si tu veux savoir comment j'ai rencontré Aaron et pourquoi on s'est revu, je vais d'abord devoir tout te dire depuis le début à propos de quelque chose que je tais depuis bien longtemps. Je ne souhaitais pas te raconter cette histoire, mais je pense que tu le mérites. Cependant, une fois que j'aurais commencé, je ne pourrais pas arrêter là et faire comme si je n'avais rien débuté. Alors, réfléchis bien : veux-tu, oui ou non, que je change la façon dont tu m'as toujours regardée, et ce de manière irrémédiable ? » J'eus besoin de davantage de temps que d'habitude pour lui répondre. Le temps que toutes les informations soient assimilées, puis... Le temps d'essayer de comprendre ce dont elle me parlait. De quelle maladie parlait-elle ? Pourquoi serais-je en partie responsable ? Qu'est-ce que Mister Marshmallow avait à voir avec tout ça ? Je le savais, que cette peluche était horrible... Non seulement elle prend affreusement de la place et est encombrante, mais en plus, elle serait à l'origine d'une maladie. Une minute ! Et qu'est-ce que ça aurait à voir avec le... le... le petit ami d'April ? Il y avait-il un quelconque lien avec leur différence d'âge ? « Tu en as trop dit pour ne pas continuer... si tu ne me dis pas la suite, je serais encore plus inquiète que je le suis déjà ! » Et Dieu savait à quel point je l'étais. « Si je te dis que je suis prête à t'écouter, tu peux me faire confiance, qu'en dis-tu ? Je sais que ça n'a pas toujours été le cas, mais... je pense être maintenant toujours présente pour toi. » Que pouvait-elle avoir de si grave à m'avouer pour avoir tant peur de me le dire ? J'ai tant de fois dit d'April qu'elle était folle. Si c'était vraiment le cas... ? Je m'en voudrais de l'avoir tant répéter. Ça serait comme avoir enfoncer le clou, mais involontairement. D'accord, je l'ai toujours trouvée bizarre. Mais pour être honnête, je crois bien que ce n'est pas qu'à cause d'elle que je me pose des questions sur la santé mentale de notre génération. Je pense avoir été épargnée par la bizarrerie de ma génération : je n'ai ni frère, ni sœur et je ne pense pas être bizarre au point que l'on se demande si tout tourne rond dans ma tête. Cependant, je me suis souvent posée la question avec April, mais pas qu'elle. Mon cousin, le fils de Roméo, est lui aussi étrange. Est-ce parce que Roméo et Théodora sont jumeaux que leurs enfants sont bizarres ? J'imagine que ça peut être dur de croire qu'il existe quelqu'un presque aussi atteint qu'April... mais c'était la pure vérité. Mais bon... ce n'était ni de moi, ni de Théodora, ni de Bailey dont il était actuellement question... mais d'April. « S'il te plaît, dis-le-moi, peu importe les conséquences... je n'ai pas envie de devoir m'inquiéter. Pas sans savoir pourquoi, au moins... » M'inquiéter sans savoir pourquoi, c'était prendre le risque de m'imaginer des choses... peut-être que c'était une raison égoïste de vouloir savoir la vérité. Peu importe.
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Dim 20 Avr - 22:52


Billy & April
« Jamais deux sans trois dit-on... Je crains le pire. »



Elle ne réagit pas tout de suite. Bien sûr, il lui fallu le temps de comprendre, patati et patata... on a l'habitude. La partie la plus inquiétante était celle de la réflexion, actuellement. Elle tentait de saisir ce que j'avais dis, elle analysait. Ce que j'avais à lui dire était loin d'être simple. Mais, il n'était pas question que je fuis à nouveau. Je repoussais cet instant depuis trop longtemps déjà. Il fallait qu'elle sache, que je lui dise et que j'accepte sa réaction. Il y avait aussi la question de savoir qu'elle décision elle prendrait. Si elle ne voulait plus de moi chez elle, je partirais. Si elle voulait que je retourne voir un médecin, j'irais. Si elle décidait de ne plus jamais m'adresser la parole, je m'éloignerais. Il me faudrait accepter sa décision, quelle qu'elle soit. Et si elle voulait que je sois internée ? Si elle voulait m'enlever Mister Marshmallow, comme on avait déjà voulu le faire ? Je ne peux pas aller en hôpital psychiatrique, jamais je ne le pourrais. La seule chose qui m'empêche de sombrer est l'attache que j'ai à la réalité. La schizophrénie me plonge dans un monde hallucinatoire et irréel, où tout est cauchemardesque et changeant. Mais le lien avec le monde réel, avec la vraie vie, me permet de faire surface, de ne pas me laisser entraîner. La maladie est toujours là – oh ça oui, elle ne part pas –,mais le monde qui m'entoure est réel, consistant. Si je suis enfermée, en compagnie d'autres fous, je n'aurais rien à quoi me rattacher, sinon à la folie elle-même. Et alors elle s'emparera de moi, m'entraînera jusque dans les tréfonds du néant, là où il fait froid et où les yeux dorés me regardent en riant, ne me lâchant pas un seul instant, où que je sois et quoi que je fasse. Les autres viendront, se relayerons s'il le faut, mais ne me quitteront pas non plus. Ils ne me blessent généralement pas – du moins pas physiquement –, mais leurs mots sont des lames tranchantes, acérées, me poignardant à chaque seconde. Leur présence seule suffit à étouffer mon cœur, qui devient de plus en plus lourd, de plus en plus serré. Et je sens leurs mains qui me touchent et me brûlent. Ils tirent, griffent, déchirent. Leur contact est révulsant, abominable. Et leur apparence est laide, souillée, défaite. Ils incarnent parfaitement la maladie qui me ronge, qui me disloque. Ils sont chaque jour plus repoussants que le précédent, plus tyranniques, plus forts également. Je ne peux pas aller en hôpital psychiatrique. Je ne peux pas les laisser m'avoir. Ils sont tous affreux, terrifiants, monstrueux. Tous, sauf un. Mister Marshmallow n'est en rien comparable à ces bêtes, à ces monstres sanglants. Lorsque la journée à été particulièrement dure, que les animaux sont sortis de la grotte, du fin fond de mon esprit, il se tient là. Et il me parle. Il ne prend pas l'air hautain qu'il affiche généralement, il est doux et parle calmement. C'est si paradoxal que s'en devient migraineux. Le fruit de la maladie qui m'aide à repousser la maladie. Je ne veux pas qu'on me l'enlève. Il est mon meilleur ami. Il traverse tout ça avec moi, et je vois bien qu'il se sent coupable par moment. N'est-il pas celui avec qui tout ça à commencé ? D'ailleurs, n'est-il pas lui-même l'incarnation du mal tapis au creux de mon âme ? Mais il est également la seule chose de bien que ce mal ne m'apporte. Durant toutes mes années de solitude, il était là, avec moi. Lorsque j'étais seule, triste, lui était là. Il est le seul à ne jamais m'avoir quitté. Le plus triste est lorsque je me dis qu'il n'est qu'une hallucination, lui aussi. Il n'est pas là, avec moi, il ne me parle pas, ne me soutiens pas. Lorsque la solitude me ronge et que je me dis que lui est là, qu'il ne me quitte pas, je suis bel et bien toute seule. Toutes ces années où je faisais face parce qu'il était là et qu'il me disais de continuer, j'étais seule, personne ne m'aidait. J'ai toujours été seule. Mister Marshmallow n'est là que pour me donner l'illusion que je ne le suis pas. Et c'est en ça qu'il m'aide. Dans le fond, qu'il soit réel ou non, moi je le vois, l'entends. C'est déjà une preuve, que d'une façon ou d'une autre, il existe un peu quand même. Maigre consolation, mais je ne suis pas en position de faire la fine bouche. On ne me l'enlèvera pas. Jamais. Je me battrai corps et âme s'il le faut, personne n'y touchera. Il restera avec moi, toujours. « Tu en as trop dit pour ne pas continuer... si tu ne me dis pas la suite, je serais encore plus inquiète que je le suis déjà ! Si je te dis que je suis prête à t'écouter, tu peux me faire confiance, qu'en dis-tu ? Je sais que ça n'a pas toujours été le cas, mais... je pense être maintenant toujours présente pour toi. S'il te plaît, dis-le-moi, peu importe les conséquences... je n'ai pas envie de devoir m'inquiéter. Pas sans savoir pourquoi, au moins... » Je sentais Mister Marshmallow sous mes bras. Son contact, si familier, me rassurait. Alors je le serrai un peu plus fort. Je le vis lever la tête vers moi. Des ces grands yeux profonds, il semblait juger si j'allais bien ou non. Si je n'étais pas moi-même atteinte de la maladie, je serais fascinée par ce que je vois, ressens, entends. Cela semble vraiment réel. Et pourtant Billy, en face de moi, voit Mister Marshmallow regarder droit devant lui, les yeux sûrement vides là où, pour moi, il me regarde de ses yeux tristes et désolés. J'avais tellement envie de pleurer en cet instant. La gentillesse et la sollicitude de Billy, l'inquiétude et la culpabilité de Mister Marshmallow... Mais je ne voulais pas faire encore plus preuve de faiblesse. Je me sentais déjà si misérable, si pathétique. Je devais lutter pour les contenir, car depuis déjà trop longtemps je les entassais, refusant de les laisser couler. Ce qui eut pour conséquence que je me mis à trembler, mon corps cherchant un autre moyen de laisser sortir mes émotions. Je devais serrer un peu trop fort Mister Marshmallow également, car je le sentis étouffer un cri étranglé. Il me regardait toujours, cherchant certainement un signe indiquant que j'allais bien. Pour le moment, tout semblait indiquer le contraire. Je ne pouvais pas lui sourire. En d'autres circonstances, je l'aurais fait, cachant mes émotions. Il se serait douté que c'était faux, mais le fait que je sois capable de le faire l'aurait rassuré. Seulement, là, si je tentais de sourire, j'allais forcément exploser. Sans compter que l'horrible grimace que je ferais ne serait pas du tout convaincante. Je lui caressai alors la tête, doucement. Ce n'était pas assez, j'avais besoin de lui en cet instant. Billy attendait sa réponse, je devais lui répondre. Je le devais. Pour elle, pour moi aussi. Je devais lui parler, et j'avais besoin de force pour cela. Force que je n'avais plus depuis longtemps. Je retournai Mister Marshmallow pour le lever face à moi et le prendre dans mes bras, une main derrière sa tête. C'était dur, vraiment dur. Là, maintenant, il fallait que je brise l'étreinte réconfortante et que je dise à Billy ce qu'elle était en droit de savoir. Je tremblai de plus en plus, mais c'était ça ou les larmes. Je ne pouvais pas le lâcher, je ne pouvais pas si je ne voulais pas craquer. Et pourtant, c'est ce que je fis. Tombée à genoux, je me mis à pleurer contre Mister Marshmallow. Ça faisait mal, terriblement mal. Et je me sentais pathétique d'être aussi faible, ce qui renforçait mes larmes. J'avais envie de hurler ma rage, de gémir ma tristesse. Je ne regardais pas Billy, trop honteuse de ce que j'étais. À vrai dire, je ne regardais rien du tout. J'avais les yeux fermés tellement fort que des petits points blancs apparaissaient sur la toile noir que formaient mes paupières sur mon champ de vision. Je lui étais reconnaissante de ne pas tenter de se rapprocher, car je l'aurais sans doute giflée sous le coup de toutes les émotions que je ressentais alors.
Je ne saurais dire combien de temps je suis restée ainsi, misérablement affalée sur le sol en pleurant, gémissant, hurlant. Sûrement longtemps, très longtemps. Le temps que toutes ces mauvaises émotions entassées au fil de ans ne sortent toutes. La tristesse, la peur, la culpabilité, le désespoir, la tension, l'amertume, la terreur, la solitude, la rage, la haine... Certainement que tout ne fut pas libéré, car il y en aurait eu pour des heures. Mais ce que j'avais sur le cœur ce jour-là coula en même temps que mes larmes, fut expulsé en même temps que mes hurlements. L'instant qui suit les pleures abondantes est toujours bien étrange. On ne se sent pas heureux et libre, ni triste et contenu. On se sent... vide. Complètement vide, dénué de toute émotion, de toute faculté à bouger. Mais on est en paix, dans le silence, comme si le monde était plus calme, plus brumeux, constitué de coton. Comme si on était dans un cocon et que rien de ne pouvait plus venir nous abîmer. C'est un état qui ne dure pas longtemps, le temps que l'on reprenne son souffle et que les premières pensées jaillissent à nouveau. Je me remis lentement debout, Mister Marshmallow à nouveau dos contre mon ventre. J'étais prête, cette fois, à tout dire. Et pourtant, je ne dis pas grand chose. Juste le principal qu'il y avait à savoir. Ma voix ne trembla même pas, limpide et claire, haute, presque sans aucune trace des pleures que j'avais eu. « Je suis schizophrène. » Le reste viendrait ensuite, lorsqu'elle aura compris et qu'elle sera en mesure de comprendre ce qu'il me faudrait ajouter. Car, cette simple phrase ne suffisait pas à exprimer toute les émotions que je ressentais ni ce que je vivais au quotidien.
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Mer 23 Avr - 18:44


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
Le silence d'April me faisait peur. Je m'inquiétais. Même si, plus jeune, j'avais du mal à vivre avec April – ce qui était encore vrai avant que je me remette en couple avec Naoki – désormais je tenais énormément à elle. Elle était la petite sœur que je n'avais jamais eue et que je n'aurais jamais pu avoir, puisque ma naissance relevait du miracle. On avait dit à ma mère qu'elle ne pourrait pas avoir d'enfant mais pourtant, trois ans après ça, sa mère eut la surprise d'être grand-mère pour la seconde – et avant-dernière – fois. Depuis plusieurs mois maintenant, j'essayai de tout faire pour, déjà, supporter April, mais aussi et surtout pour faire son bonheur. J'avais vraiment été heureuse d'apprendre qu'elle avait un petit-ami, une fois la nouvelle digérée. Je regrettai les fois où je n'avais pas été très agréable avec April. J'aurais dû prendre sur moi pour supporter son caractère parfois étrange, ainsi j'aurais pu toujours être là pour elle. Si c'était trop tard pour réparer ces quelques erreurs du passé, ça ne l'était pas pour le futur. Actuellement je voyais mon futur avec Naoki bien sûr, mais aussi avec April. J'attendais qu'elle me réponde. Comptait-elle le faire ? Je la regardai attentivement. Et inquiète. Elle semblait aller mal et je ne pouvais rien faire pour ça. Elle serrait Mister Marshmallow, semblant fixer sa tête. Lorsqu'elle se mit à trembler, je m'abaissai vers elle. J'avais envie de la prendre das mes bras, de lui dire que tout irait bien, que j'étais là et que je ferais tout ce que je pouvais pour qu'elle aille bien. Cependant je ne fis rien, sentant qu'elle m'aurait aussitôt repoussée. La voir ainsi pleurer et hurler me fit mal pour elle et à mon tour je commençais à pleurer. Avec les gens comptant pour moi, je pouvais être très empathique. Je pleurais lorsqu'ils pleuraient, j'étais en colère lorsqu'ils étaient en colère, je me réjouissais quand ils se réjouissaient. Et voir April comme ça me rendait vraiment triste et mal. À ce moment, je songeais que ce n'était pas normal qu'elle ait passé la très grande majorité de sa vie toute seule. Ça avait dû être horrible. Plus j'y pensais et plus je m'en voulais d'avoir eu le comportement que j'avais eu avec elle. À part moi, qui avait-elle pour jouer durant son enfance ? Personne, pourtant j'avais été égoïste et avait tout fait pour qu'elle me laisse tranquille. J'étais très contente d'être fille unique alors que je me sentais seule avant la naissance d'April. Je m'étais probablement accoutumée à sa présence au point que je finisse par considérer ça normal qu'elle soit, mais anormal qu'elle vienne toujours m'embêter. Au bout de longs moments qui m'eurent semblé interminables, elle finit par se calmer. Je fus soulagée. Je ne savais pas comment réagir face à ce genre de situation... c'est vrai, que faire ? Laisser April pleurer, ou la prendre dans mes bras, où m'énerver gentiment en prétextant qu'il n'y avait aucune raison de se mettre dans de tels états ? La dernière possibilité n'aurait pas convenu, c'était déjà ça de sûr. Cependant j'avais longtemps hésité à la prendre dans mes bras même si c'était prendre le risque de me voir repoussée. Une fois qu'elle sembla calmée, elle se leva. Quel horrible et insupportable secret gardait-elle enfoui au plus profond de son âme ? J'avais l'impression que tous mes malheurs passés n'étaient absolument rien à côté de ce qu'elle avait l'air de vivre. Non, ce n'était pas une impression, c'était une certitude. Mon douloureux passé n'était rien, je m'en voulais d'avoir voulu me tuer juste parce que Ian m'avait quitté. Ce n'était rien, absolument rien... la preuve puisque désormais j'arrivais à penser à lui sans trop avoir d'envies de meurtres. En tous cas, j'arrivais à penser à lui sans pleurer. C'était un beau progrès. Avant, j'éclatai en sanglots en y repensant. Puis, j'avais commencé à ne plus pleurer d'une façon si puérile. Après, j'avais réussi à ne plus pleurer du tout, mais ça me faisait encore très mal à l'intérieur. Maintenant, je lui en voulais toujours beaucoup de m'avoir mentis, car si lui ne m'avait pas aimé, moi je l'avais aimé. La douce voix d'April me sortit de mes réflexions. « Je suis schizophrène. », avoua-t-elle. Je fixais intensément ses yeux marrons, y cherchant une explication. Elle ne pouvait pas être sérieuse, ce n'était pas possible. J'essuyai mes larmes et regardai un instant le sol, avant de reposer mon regard dans le sien. Je m'y connaissais davantage en médecine qu'en psychiatrie, mais le peu que je connaissais de cette maladie... pour être honnête, ça me faisait vraiment peur. Je me levai et la pris dans mes bras. « Je suis désolée pour toutes les fois où j'ai dit que tu étais folle... Pour... pourquoi tu ne me le dit seulement maintenant ? Je sais bien que je n'ai pas toujours été gentille avec toi et j'en suis sincèrement désolée. Je pense que je ne peux pas faire grand chose pour t'aider, à part être là pour toi... » J'étais sur le point de me remettre à pleurer... Je comprenais maintenant pourquoi elle m'avait prévenue que je risquais de ne plus la voir comme avant. J'avais désormais envie de la protéger encore plus.
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Jeu 8 Mai - 13:21


Billy & April
« Jamais deux sans trois dit-on... Je crains le pire. »



« Je suis schizophrène. » Pourquoi lui ai-je dit ? Ah, oui, parce qu'elle voulait savoir et qu'elle le mérite. Enfin, elle mérite de connaître la vérité, mais elle ne mérite pas de devoir supporter une charge aussi lourde. Elle n'est que ma cousine, ce n'est pas à elle de porter un si lourd fardeau sur ses épaules, et tout ça pour quoi ? Pour moi. Non, ce n'est pas son rôle. Si j'avais eu des parents, des vrais, il aurait été de leur responsabilité d'assumer tout cela. Mais je n'ai pas de parents, je n'en ai jamais eu. Et même si j'en avais eu, est-ce que j'aurais accepté de les laisser m'aider ? Non, certainement pas. Je n'aurais pas voulu leur imposer ça, je ne veux l'imposer à personne. Et pourtant, je me retrouve à en informer les personnes que j'aime... James est au courant, je ne sais même plus comment. Aaron le sait depuis le début, et je me demande si je n'ai pas fait une erreur ce jour-là, en lui demandant de m'aider. Si je ne l'avais pas fait, c'est sûr, on ne se connaîtrait sûrement pas aussi bien. Peut-être qu'on aurait vaguement gardé contact ou peut-être qu'on se serait oublié. Mais à chaque fois que le regarde, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il sait que je suis folle et que, peut-être, il ne m'a aidé que par pitié. Et puis, je lui ai demandé son aide, mais dans le fond, m'aide-t-il vraiment ? À quand remonte la dernière séance ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'on y faisait ? Je me souviens que je continuais d'afficher ce masque de gaieté et que je ne parlais pas vraiment des vrais problèmes. On discutait de ce qu'il y avait autour, de mon entourage qui avait favorisé mon isolement et le développement de ça. Mais, je ne me souviens pas qu'on n'ait fait quoi que ce soit pour le côté plus... délirant et maladif. Peut-être que inconsciemment dès le début je ne voulais pas qu'il m'aide. Après tout, si je lui avais demandé de m'aider ce jour-là, c'était parce que je n'en pouvais plus et que je voyais en lui une porte de sortie. Mais je ne veux pas de la pitié des gens. Et puis, je me suis tout de suite rendue compte qu'il n'était pas comme tout le monde et que je m'entendais bien avec lui. Lui non plus, il n'a pas à vivre avec ça. Personne ne le devrait. Je dois me débrouiller par moi-même et pour moi-même. Seule... tu es toute seule. Je ne pris pas la peine de relever. C'est ce que je n'ai pas cessé d'entendre ces dix-neuf dernières années. Et je le pense également. Si j'avais plus de gens autour de moi, plus de personne qui m'aimaient, plus d'amis et plus de famille, aussi, je ne me serait pas autant isolée. C'est autant ma faute que la leur. Un des médecins m'a affirmé que c'était plus leur faute à eux, mais je n'avais qu'à ne pas m'habituer à le solitude et tenter plus que ça de m'intégrer quelque part, n'importe où. Je n'avais qu'à ne pas être autant moi ! Je me sentais plutôt bien chez les Hollande. Bon, j'avais bien le sentiment de ne pas être à ma place là-bas, mais ils étaient quand même gentils. C'était apaisant d'être chez eux. Et Billy... J'avais toujours envie d'être avec elle. C'était la seule à ne pas me regarder avec des petits yeux pleins de fausse compréhension, en ayant l'air de penser que j'étais la pauvre petite abandonnée de la famille. Elle me parlait franchement, souvent pas très aimablement. Elle me disait constamment qu'elle avait hâte que je reparte chez moi, c'était bien la seule à le dire à voix haute. Je n'ai pas toujours compris pourquoi elle n'aimait pas que je sois avec elle, parce qu'honnêtement, je n'y étais pas souvent à ses côtés – même si je faisais tout pour la coller le plus longtemps possible. Bon, peut-être que mes farces et mes drôles idées n'étaient pas pour lui plaire... Là, de ce côté, je plaide coupable : je pouvais être une vraie tornade. Mais bon, le plus souvent, je faisais une bêtise quand je boudais parce qu'elle ne voulait pas que je sois avec elle et qu'elle me l'avait fait comprendre de façon très... fleurie. En parlant de Billy, elle avait l'air... sous le choque. Elle m'avait d'abord fixée avec un air incrédule et paniqué. Puis, elle avait baissé les yeux, les avait remontés – pleins de larmes, les avait à nouveau baissés et essuyés, et avait enfin fixé son regard dans le mien. Je n'aurais sans doute pas dû lui dire, elle était persuadée d'être prête, mais on ne s'attend jamais à ce genre de choses. Je soupirai intérieurement. Elle avait insisté, après tout, elle ne m'aurait pas laissé partir sans que j'ai craché le morceau. Elle se leva soudainement pour s'approcher de moi. Peu rassurée, je me rapetissais et m'enfonçai dans mes épaules – comme lorsque j'avais fait une bêtise. Mais pas de baffe magistrale – en même temps, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire de mal au cours des cinq dernières minutes -, elle me prit juste dans ses bras. Je vais finir par penser que c'est un geste récurrent chez mes proches. Je suis peut-être une sorte de peluche duveteuse toute douce et je ne le sais pas. Passée la surprise, je me détendis doucement. « Je suis désolée pour toutes les fois où j'ai dit que tu étais folle... Pour... pourquoi tu ne me le dit seulement maintenant ? Je sais bien que je n'ai pas toujours été gentille avec toi et j'en suis sincèrement désolée. Je pense que je ne peux pas faire grand chose pour t'aider, à part être là pour toi... » Sa voix était chevrotante, tremblante. Je me demandai laquelle de nous deux avait le plus besoin de l'étreinte. J'avais envie de lever mes bras dans son dos pour la serrer contre moi et lui dire que tout irait bien. Mais ils restaient désespérément mous et baissés contre mes flans. Avec un peu d'effort, je pourrais sans doute les bouger, mais j'avais l'impression que remuer ne serait-ce qu'un doigt relevait de l'impossible pour la petite larve que j'étais actuellement. Je laissai mollement tomber ma tête contre son épaule – n'étant pas assez grande pour la poser dessus. Il fallait que je lui réponde, mais il y avait tellement à dire. Les mots se bousculaient dans ma tête, comme s'ils avaient tous voulu sortir en même temps. Certains n'étaient même pas en rapport avec la conversation actuelle. Pour me donner une contenance et remettre un peu d'ordre dans mon esprit, je décalai Mister Marshmallow sur mon côté gauche. Il était plus ou moins écrasé contre nos deux ventres, là. Je pris quelques grandes inspirations, luttant contre je ne sais quoi. Sans doute pour ne pas parler et dire n'importe quoi, pour ne pas me remettre à pleurer pitoyablement, ou, comme à chaque instant de la journée, pour garder le contrôle de moi-même et ne pas me laisser submergée par ça. Billy attendait certainement que je fasse quelque chose. Moi aussi, j'espérais que je ferai quelque chose. Mais j'étais bien contre elle, je me sentais protégée par ses bras tout autour de moi - comme si plus rien ne pouvait m'atteindre, stoppé par la barrière invisible qui nous protégeait. Alors, même si j'allais me mettre à parler, je laissai ma tête se nicher un peu plus dans sa chaleur. Sûrement que ma position d'infériorité ne rendait pas très crédible ce que j'allais lui dire. Mais il fallait que je le dise, comme si je voulais m'en convaincre moi-même. « Tout va bien. Je... Ça va aller. Beaucoup de personne m'ont dit que j'étais folle dans ma vie, ce n'est rien. C'est plus blessant lorsque ça vient de quelqu'un à qui on tient, mais ça va. Ça va. Tu... Enfin, c'est... Euh... Ça va. Tu en fais déjà beaucoup pour moi, tu ne devrais pas avoir à supporter tout ça. Mais il y aurait encore tellement de choses à dire... Ah ! Mais Billy, je voudrais que tu me fasses une promesse. J'en aurais bien plusieurs à te demander, mais je vais me contenter de ça pour l'instant. Je veux que tu me promettes que quoi qu'il se passe – et j'insiste sur ce fait -, tu ne me forceras pas à prendre de médicaments et tu ne m'enlèveras pas Mister Marshmallow. » C'est lorsque je me mis à serrer plus fort encore ses vêtements que je me rendis compte que j'avais levé les bras dans son dos, l'étreignant avec force. Un jour, je vais finir par lui casser une côte.

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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Mar 29 Juil - 14:31


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
Je luttais pour ne pas recommencer à pleurer. April avait peut-être raison, je n'étais pas prête à entendre une telle chose. Comment aurais-je pu l'être, de toutes façons ? On ne s'attend jamais à ce genre de choses. On dit toujours ''ça n'arrive qu'aux autres'', mais on oublie que ces autres, ils sont comme nous. Ils se disent la même chose, alors qu'un jour... un jour, la malchance les frappe et à ce moment-là, bizarremment, ça n'arrive plus qu'aux autres. Si je faisais le bilan de ma vie, j'estimais ne pas avoir été trop malheureuse. J'étais en couple, avec quelqu'un m'aimant sincèrement. J'avais eu une mauvaise passe à cause de Ian, mais à part lui, plusieurs personnes m'ont réellement aimée. Baptiste en primaire, j'avais toujours le pendentif qu'il m'avait offert, même si je ne le mettais plus... Il y avait aussi eu Lopez. Les semaines que j'ai passées avec lui étaient toujours étranges à mes yeux. J'étais vraiment bien avec lui, alors que j'avais Ian et que quelques temps après, j'allais tout faire pour qu'il me pardonne, pour l'empêcher de faire n'importe quoi. Sans Edouard pour m'aider à cette époque, je n'aurais sûrement pas réussi... c'était fou de constater à quel point Ian tenait à son frère. Et dire que même Edouard avait eu du mal à raisonner Ian, à cette époque. J'avais vraiment fait n'importe quoi. Maintenant que j'y repensais, ça aussi c'était étrange. S'il ne m'aimait pas, comment tout ça avait pu arriver ? Qu'importe. Qu'est-ce que je disais... ah, oui. Et maintenant, j'avais Naoki, depuis plusieurs mois maintenant. Pour continuer, ma famille m'aimait, se souciait de moi, même à plusieurs milions de kilomètres, si on prend mon oncle et sa femme qui vivaient désormais au Japon. Il n'y avait que ma tante et son mari qui, eux, ne semblaient pas vraiment faire attention à moi. En même temps, moi non plus je ne me souciais pas – plus – d'eux. Je ne leur envoyais plus de carte pour le nouvel an depuis longtemps. Aussi, et surtout, j'étais en bonne santé. Je n'avais jamais eu de maladie plus grave qu'une grippe, rien ne mettant réellement en jeu ma vie. C'était une chance, que, justement, April n'avait pas eu. Si j'avais bien tout suivi, si elle mettait en cause Mister Marshmallow... ça faisait presque vingt ans. En réalisant cette atrocité, j'écarquillai les yeux et sentis des larmes s'en échapper à nouveau. Je resserrais encore un peu plus April contre moi. Ses mains attrapèrent mes vêtements et elle commença à me serrer à son tour. « Tout va bien. Je... Ça va aller. Beaucoup de personne m'ont dit que j'étais folle dans ma vie, ce n'est rien. C'est plus blessant lorsque ça vient de quelqu'un à qui on tient, mais ça va. Ça va. Tu... Enfin, c'est... Euh... Ça va. Tu en fais déjà beaucoup pour moi, tu ne devrais pas avoir à supporter tout ça. Mais il y aurait encore tellement de choses à dire... Ah ! Mais Billy, je voudrais que tu me fasses une promesse. J'en aurais bien plusieurs à te demander, mais je vais me contenter de ça pour l'instant. Je veux que tu me promettes que quoi qu'il se passe – et j'insiste sur ce fait -, tu ne me forceras pas à prendre de médicaments et tu ne m'enlèveras pas Mister Marshmallow. » Je l'écoutais calmement, reniflant de temps à autre, mais sans la couper, même si j'en eus parfois envie. ''Plus blessant lorsque ça vient de quelqu'un à qui on tient''... En entendant ça, je commençai à sangloter. [color=seagreen« Je suis désolée... »[/color], murmurai-je. Une bonne dizaine de secondes me fut nécessaire avant de réussir à me calmer afin de me concentrer sur la promesse qu'elle m'avait demandé de faire. Je me mordis la lèvre inférieure, perplexe, en la serrant encore un peu plus fort. Puis, lentement, je me décollai d'elle et, lui tenant fermement les épaules, je plongeai un regard décidé dans le sien, mon regard vaguement brouillé par l'eau salé formant mes larmes. « Je te le promets. », assurai-je avec un hochement de tête. Je la rapprochai ensuite de moi et hésitai de longs moments avant de continuer : « Je te le promets, mais... prendre des médicaments serait peut-être plus raisonnable ? Je comprends aussi que tu veuilles garder Mister Marshmallow avec toi... sauf que... sauf que... » Je n'arrivais pas à terminer ma phrase. Je n'y arrivais pas, c'était impossible. Pourtant, je devais le faire. Je serrai un peu plus fort April sans m'en rendre compte. « Sauf que s'il est à l'origine de tout ça, tu devrais peut-être essayer de t'en séparer. » J'aurais mieux fait d'accepter de garder cet adorable lapin en peluche lorsqu'April m'avait demandé de le faire. Enfin, ''adorable''... peut-être n'était-il pas si adorable que ça tout compte fait. « Je sais que c'est ton meilleur ami, oublie ce que je viens de dire. », murmurai-je. Un autre détail me revint en mémoire. April avait évoqué un lien entre sa... sa.... sa... entre ''ça'' et sa rencontre avec Aaron... Comment ça ? Comment pourrait-il y avoir un lien ? Je ne comprenais pas, je voulais savoir... Il y avait bien l'hypothèse selon laquelle elle serait allée voir un psy après avoir appris la nouvelle, mais... April, aller voir un psy d'elle-même ? Je n'y croyais pas une seule seconde, désolée. « Nyah... ne t'en fais pas, je suis là. Je ne t'abandonnerais plus maintenant. Et n'oublie pas, tu as aussi Aaron. C'est à ça que sert un petit ami aussi. Il aide à surmonter tout ce qu'il peut t'arriver de difficile et, s'il t'aime réellement, il ne t'abandonne pas, peu importe ce qu'il peut t'arriver. Tu sais bien ce que l'on fait promettre dans les mariages... Recours et assistance, dans la santé comme dans la maladie. », ajoutai-je en commençant à caresser doucement ses cheveux roux. J'avais une petite incertitude dans ma dernière phrase... et maintenant que j'y pensais, ce n'était peut-être pas un bon argument à utiliser, quand on voyait ce qu'il s'était passé avec Ian... « D'ailleurs... comment l'as-tu rencontré ? Tu ne me l'as pas encore raconté... », demandai-je avec l'espoir que cela permettrait de changer les idées d'April. Un sujet de conversation plus joyeux ne pouvait pas lui faire de mal...
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Ven 8 Aoû - 15:04


Billy & April
« Jamais deux sans trois dit-on... Je crains le pire. »



Billy m'écouta bien gentiment, comme une bonne fifille. Une fifille qui reniflait toutes les cinq secondes, mais une bonne fifille tout de même. « Je suis désolée... » Il ne faut pas, failli-je lui répondre. Mais je m'abstins. Je ne veux pas de la pitié des gens, je crois que c'est pourtant clair. Mais, je semblais éprouver un plaisir malsain à la voir se morfondre et culpabiliser. Ce n'était pas gentil, ce n'était pas juste, mais la vie n'avait été ni gentille ni juste avec moi, et ce à une échelle autrement plus importante. Alors si je pouvais trouver un peu de réconfort dans la souffrance d'une personne chère, je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Et puis, entendre quelqu'un s'excuser de tout ça, ça faisait du bien. Plus encore que n'importe quel verre d'un quelconque alcool. Enfin, on me présentait des excuses ! Peu importe pour quoi c'était, je les pris comme elles m'étaient offertes. Billy me serra plus encore contre elle – elle devait estimer que ses côtes n'étaient pas encore suffisamment broyées. Et puis, doucement, elle s'écarta de moi. Ses yeux étaient embués par les larmes, mais son regard était ferme. Comment peut-on avoir l'air aussi faible et forte en même temps ? Sur le point de craquer, mais donnant l'impression que quoi qu'il arrive, on saura se relever. Ça force le respect. J'aimerais être comme ça, moi aussi. Quelqu'un de forte, capable de se relever et de continuer à avancer. Alexander disait que la chute n'est pas un échec, que l'échec c'est de rester là où on est tombé. Mais peu importe combien j'essaie de me remettre sur mes pieds et de juste épousseter avec classe ma veste de ce qui m'est arrivée, je reste à terre, pataugeant dans la gadoue boueuse qu'est ma vie. « Je te le promets. » De son hochement de tête convaincu, et tout en me me prenant à nouveau dans ses bras, Billy dissipa mes pensées. Hein ? Qu'est-ce qu'elle me promet ? J'ai dû perdre le fil... Je clignai des yeux avec l'intime conviction que ça raviverait ma mémoire comme par magie. Mais en fait, non, j'ai juste eu l'air bien stupide pendant quelques secondes, avant de me rappeler de quoi elle parlait. « Je te le promets, mais... prendre des médicaments serait peut-être plus raisonnable ? Je comprends aussi que tu veuilles garder Mister Marshmallow avec toi... sauf que... sauf que... » Sauf que quoi ? Tu as promis !! Promis ! Billy, si tu finis cette phrase... « Sauf que s'il est à l'origine de tout ça, tu devrais peut-être essayer de t'en séparer. » Mes yeux s'écarquillèrent tandis que mon pouls augmentait. Mon cœur tapait contre ma poitrine, semblant vouloir s'échapper de la prison dont il était captif. Elle a terminé sa phrase. Elle l'a dit. Me séparer de Mister Marshmallow ! Mais sait-elle au moins ce qu'elle dit ?! Et comment peut-elle ne serait-ce qu'oser me demander une telle chose alors qu'elle ne sait absolument pas ce que je vis ?! Elle m'a toujours vu avec Mister Marshmallow, elle a vu à quel point il compte pour moi. ET ELLE OSE ME DEMANDER DE M'EN SEPARER ?! Peut-être qu'il est à l'origine de tout ça, mais qui me l'a offert, hein ? QUI ME L'A OFFERT ??!! Qui est-ce qui me repoussait constamment à tel point que mon vœu le plus cher était d'avoir un ami, rien qu'un seul ami ?! Ami qui a pris la forme de Mister Marshmallow ! Qui est la cause de tout cela, hein ? Qui ?!  « Je sais que c'est ton meilleur ami, oublie ce que je viens de dire. » Oublier ? Je ne demande que ça, moi, d'oublier ! Mais quand j'oublie, ce n'est jamais la bonne chose. J'oublie quel jour on est, j'oublie que je ne suis pas habillée, j'oublie que je suis en train de parler pendant une conversation. Même manger ! Je crois l'avoir fait il y a une heure, mais c'était la veille. Ou je suis persuadée que trois du matin, c'est l'heure à laquelle il fait prendre son petit-déjeuner. Je dois constamment mettre des alarmes sur mon téléphone portable pour ne pas oublier de faire telle ou telle chose. Je ne veux pas être dépendante de qui que ce soit, alors je me sers de mon portable comme d'un auxiliaire de vie. Mais qu'arrivera-t-il si je le perds ? Si on me le vole ? Si j'oublie de le recharger ? Il affiche quand il faut le faire, mais il m'est déjà arrivé de me rendre dans ma chambre pour le brancher au chargeur et – une fois dans la chambre – je fais toute autre chose. Ce genre de symptômes peut être atténué grâce aux médicaments, mais je ne veux pas en prendre. Pour l'instant, ce ne sont pas les symptômes les plus développés et je peux encore m'en sortir plus ou moins sans aide. Qu'arrivera-t-il par la suite ? Je ne peux être placée en hôpital psychiatrique que si un membre majeur de ma famille en donne l'autorisation. Alors je n'ai pas grand chose à craindre. Mais si Billy le faisait ? Ou si elle en parlait à quelqu'un qui prendrait cette décision ? Je ne peux pas y aller, je dois rester avec Mister Marshmallow. Si on me l'enlève, que me restera-t-il ? Je sais que j'ai été méchante avec Billy, elle n'est pas responsable de ce qui m'arrive. Elle ne pouvait pas savoir ce qui se passerait et, à l'époque, elle avait sûrement plus intéressant à faire que de rester avec sa folle de cousine. Mais j'ai besoin d'un responsable. J'ai besoin de quelqu'un sur qui me défouler. Et puis, quelque part, peut-être que je lui en veux quand même. Je l'adore, mais je ressens une petite pointe d'amertume, quelquefois, quand je me mets à contempler Mister Marshmallow en me disant que je suis la seule à le voir bouger et que Billy me regarde faire sans y prêter plus attention. Mais elle est ma cousine, et je l'ai toujours aimée. Elle ajouta ensuite qu'elle ne m'abandonnerai plus – ce qui laissait supposer qu'elle avait conscience de l'avoir déjà fait un jour – et me parla d'Aaron. À vrai dire, je n'écoutais pas vraiment. Peut-être que le fait qu'elle s'était mise à me caresser les cheveux y était pour quelque chose. « D'ailleurs... comment l'as-tu rencontré ? Tu ne me l'as pas encore raconté... » Trop heureuse de changer de conversation, et puisque je lui avais promis de le faire, je lui racontai comment c'était arrivé. « Eh bien, j'étais allée acheter de nouveaux nœuds rouges. Je ne voyais pas les beaux rubans à cause de l'étagère trop haute pour moi et Aaron m'en a tendu un en disant qu'il était très beau et qu'il conviendrait mieux à Mister Marshmallow. Il avait aussi une peluche, Mister Élie, et ils se sont tous les deux bien entendus. Alors j'ai proposé à Aaron d'aller manger parce que j'avais faim. Je ne sais toujours pas ce qu'il m'a pris, moi qui déteste la compagnie... Enfin bref, de fil en aiguille j'en suis venue à le menacer avec une arme à feu, il m'a proposé son aide et tout est bien qui fini bien. Des quest- Oh une mouche !! » Je me libérai de l'étreinte de ma cousine pour courir après le petit insecte. Mais la fenêtre était ouverte et elle en profita pour s'échapper. « Oh bah non... » C'est bien la première fois que je vois une mouche qui sort par la fenêtre. D'habitude, elles foncent encore et toujours dans le vitrage, sans se rendre compte que cinquante centimètres plus loin, il n'y a plus de vitre pour les empêcher de partir. Peut-être que c'était une mouche savante...
Codage fait par .Jenaa
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire. Sam 13 Sep - 21:59


jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.
Jamais je ne me serais attendue à une telle déclaration. Je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour April, pour son avenir, pour sa situation actuelle, aussi. J'avais lu plusieurs livres et articles dans des magazines de médecine sur la schizophrénie. Je ne me souvenais pas de tant de choses que ça, à vrai dire. Ce dont je me souvenais, ça m'effrayait. Ce monde d'hallucinations semblait tellement horrible. Pourquoi est-ce qu'une fille aussi adorable qu'April devait-elle subir tout ça ? C'était injuste. Ça me rendait vraiment triste pour elle. Me doutant que ce sujet n'était agréable dit pour elle ni pour moi, je la questionnai à propos de la manière dont elle avait rencontré ce fameux Aaron. « Eh bien, j'étais allée acheter de nouveaux nœuds rouges. Je ne voyais pas les beaux rubans à cause de l'étagère trop haute pour moi et Aaron m'en a tendu un en disant qu'il était très beau et qu'il conviendrait mieux à Mister Marshmallow. Il avait aussi une peluche, Mister Élie, et ils se sont tous les deux bien entendus. Alors j'ai proposé à Aaron d'aller manger parce que j'avais faim. Je ne sais toujours pas ce qu'il m'a pris, moi qui déteste la compagnie... Enfin bref, de fil en aiguille j'en suis venue à le menacer avec une arme à feu, il m'a proposé son aide et tout est bien qui fini bien. Des quest- Oh une mouche !! » Je ne fis pas de remarque sur le fait qu'elle était venue à le menacer avec une arme à feu. Après tout, il fallait s'attendre à tout avec April. Et le plus important était que personne n'était mort suite à cet incident. Tout allait désormais bien. Enfin, en ce qui concernait Aaron bien entendu. Car dire que tout allait bien pour April... ça serait totalement faux. C'était plutôt surprenant que lui aussi ait une peluche... quand j'étais petite, j'adorais les peluches, moi aussi. Sauf qu'en grandissant, ça m'avait passé. J'aimais toujours, mais moins. Cependant, j'adorais toujours autant Winnie l'Ourson et aussi et surtout les vêtements aux couleurs pastels et avec des rubans partout. Le sweet lolita, en fait. Je ne me souvenais plus comment j'avais connu ce style vestimentaire mais j'avais toujours adoré. Le rose avait toujours été l'une de mes couleurs favorites. « Oh bah non... » Et oui. Du grand April, ça, se mettre à la recherche d'une mouche. Ça me faisait sourire. « Et bien, ce ne sera pas aujourd'hui que tu pourras commencer un élevage de mouches, apparemment... », ajoutai-je. Je partis dans la cuisine et sortit du frigo une boîte en carton blanche, puis revins près d'April. J'ouvris la boîte et lui tendis. « Je suis passée dans une boulangerie avant de rentrer, je me suis dit que ça pourrait te faire plaisir... » Un Paris-Brest, un donut et une tarte au chocolat. Que des bonnes choses... vu ce qu'April venait de m'avouer, je supposai que ça lui fera encore plus plaisir de pouvoir manger tant de pâtisseries...
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MessageSujet: Re: billy&april ~ jamais deux sans trois dit-on... je crains le pire.

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