It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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eleanor & alistair ❝ what the ... ❞

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MessageSujet: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Jeu 26 Déc - 23:29



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


J’essayais d’arrêter d’y penser, et pourtant, je n’y arrivais pas. J’avais même engagé un détective privé, pour comprendre le fin mot de cette histoire. Je l’avais vue. J’avais vu Eleanor. J’en étais sûr. Non ce n’était pas une hallucination. Non, ce n’était pas parce que je venais de passer la nuit avec Soshka après avoir abusé de vin, et que je culpabilisais. Non, je l’avais bien vue. Et pourtant, je n’arrivais plus à être sûr de rien à présent. Elle avait disparu aussi rapidement qu’elle m’était apparue à travers la foule. Mais c’était impossible. Je le savais pourtant. Elle était morte. Jamais je n’oublierais ce jour. Jamais. Le chirurgien avait tout fait pour la sauver, mais l’hémorragie avait été trop importante et elle n’avait pas survécu, alors qu’elle donnait naissance à Elisabeth. Je savais qu’elle était morte. J’avais été à son enterrement. Je l’avais même organisé. Peut-être était-ce bien parce que je culpabilisais d’avoir passé la nuit avec une autre femme. Ce serait l’explication la plus logique en tout cas. Je l’avais trompée. Et je culpabilisais toujours autant pour cela. Pourtant cela faisait six ans qu’elle était morte maintenant. Six longues années, où ma vie avait été bouleversée à jamais. Et qui avait bouleversé la vie d’Elisabeth aussi. Après tout, ma fille grandissait, et jamais elle ne connaîtrait sa mère. Il était même probable qu’elle n’aurait jamais de figure maternelle sur laquelle s’appuyer. Après tout, vu ce que j’avais ressenti en passant la nuit avec Soshka, je me doutais bien que jamais je n’arriverais à tourner la page. Je savais bien que je devrais pourtant. Il était même probable que ce soit ce qu’Eleanor aurait voulu d’ailleurs. Après tout, je savais que si j’avais été la personne qui était morte, j’aurais voulu qu’Eleanor refasse sa vie, sans moi et qu’elle soit heureuse de nouveau. J’aurais aimé la voir sourire de là-haut, la voir rire. Et cela, même si c’était avec une autre personne que moi. Donc ne voulait-elle pas la même chose ? Probablement … Et pourtant, la simple idée de penser à tourner la page me donnait des frissons. J’avais essayé à plusieurs reprises, étais même allé à quelques rendez-vous. Mais rien n’était allé plus loin qu’un baiser échangé. Et même là, j’avais culpabilisé. J’avais eu l’impression de la trahir, de déshonorer sa mémoire. Après tout, si je passais à autre chose, qui penserait à elle ? Elle risquerait de mourir une deuxième fois, si j’en venais à l’oublier. Et je ne pouvais pas laisser cela arriver. Rien que l’idée m’effrayait énormément. Lorsque je m’étais réveillé après avoir passé la nuit avec Soshka, je ne m’étais jamais senti aussi mal depuis que le chirurgien m’avait annoncé la mort de ma femme. Et pourtant, il ne s’était s’agit que d’une nuit, après avoir abusé un peu trop de vin – enfin, après qu’elle m’ait un peu trop resservi, encore et encore, plutôt … Qu’est-ce que ce serait si je sortais réellement avec une nouvelle femme ? Si je tombais de nouveau amoureux ? Je ne m’en sentais pas capable. Eleanor restait la femme de ma vie, je le savais. Et si cela devait rester simplement dans mes souvenirs, alors il en serait ainsi, tout simplement. Et pourtant, alors que je pensais cela, je crus l’apercevoir de nouveau. Je secouais la tête. Il fallait vraiment que cela s’arrête ! Ce n’était plus possible ! Je rouvrais lentement les yeux, espérant que sa vision aurait enfin disparu. Mais ce ne fut pas le cas. Elle était là, à quelques mètres de moi. Mon sang se glaça de nouveau et mon cœur manqua un battement. Il fallait que j’en aie le cœur net, une bonne fois pour toutes. Je parcourais alors les quelques mètres qui nous séparaient, et posais ma main sur son épaule. Je soufflais lentement, tentant de calmer les battements de mon cœur, qui semblait vouloir s’échapper de ma poitrine tant il battait vite. « Eleanor ? C’est toi ? »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Sam 28 Déc - 2:11


❝ what the... ❞



Fuir, toujours fuir. Toujours plus vite, toujours plus loin. Courir sans prendre la peine de se retourner, parce que c’était un risque de se faire prendre. Changer ses alias, les vérifier, ressortir les vieux pour tendre des pièges, et s’en aller à l’opposé. Ça avait été ma vie. Pendant des années j’avais fui de continent en continent, de pays en pays. Alternant entre motels bidons et hôtels de grands luxes. Mais depuis trois ans, je m’étais posée. A New York. Si Malcolm venait me chercher, je l’accueillerai avec toute l’attention qu’il mérite. Et puis, j’ai cru comprendre que quelques personnes le cherchaient aussi. J’avais passé ces années à tenter de reconstruire ma vie. Ou du tout du moins une partie d’elle. J’avais récupéré le prénom que m’avait donné mon père : Angie. Et j’avais pris le nom de ma mère : Jensen, que peu de monde connaissait. J’avais l’impression de retrouver un peu de ma vraie identité. Beaucoup me demandaient encore si j’avais un quelconque lien de parenté avec cette princesse décédée en mettant en couche son adorable fille. Heureusement que sur mes nouveaux papiers n’apparaissaient plus le « Montgomery-Windsor » qui m’avait fait connaitre aux yeux du monde entier. Mon mensonge n’aurait jamais tenu. Quoiqu’au fond… Le mensonge n’était pas de ne pas être cette fille, mais plutôt de l’être. Cette fille de bonne famille n’avait jamais existé. Pas réellement.

Mais faut pas se leurrer, ce n’est pas parce que j’avais réussi à retrouver un semblant de vie que j’en avais pour autant un boulot franchement recommandable. Un criminel ne peut pas changer. Pas comme ça. C’est ce qu’on m’avait répété, régulièrement. Alors autant embrasser sa passion à bras ouverts. Et puis, j’avais du succès il fallait l’avouer. Mais ce n’était pas tout. Ce n’est pas parce que je m’étais faite passée pour morte il y a maintenant 6 ans que je ne suivais pas Alistair et ma fille. Il ne s’était pas passé une seule seconde sans que je ne pense à eux. Je ne rêvais que d’une chose : tenir ma fille dans mes bras, l’enlacer, la connaitre… Oh oui, je savais déjà certaines choses. Je m’étais renseignée, j’avais mis des gens sur le coup… Tout pour m’en rapprocher. D’une certaine manière. Et j’avais gardé un œil sur Alistair. De loin, discrète. C’était loin d’être évident. Je n’avais plus aucun droit d’interférer dans sa vie, et pourtant, je mourrais d’envie de me pointer devant sa porte. Seulement je n’en avais pas le droit. Ni pour lui, ni pour Elisabeth. Mais j’avais fait des erreurs. De grosses erreurs. Je m’étais approchée trop près d’Alistair. Une fois et se faire griller… Passait encore. Deux fois, ça devenait limite. Mais trois fois, c’était la catastrophe. Je savais que j’aurais dû bouger de New York, que m’y installer était une horreur, et pourtant, je n’avais pu y résister. J’aurais dû garder ma couleur brune, ça aurait brouillé les pistes. Ca l’aurait embrouillé lui. Et aujourd’hui, c’était lui qui me surprenait. Je ne l’avais clairement pas vu arriver, j’avais été prise au dépourvu. C’est lorsque je sentis une main sur mon épaule et sa voix que mon cœur rata un battement. « Eleanor ? C’est toi ? » Je me tournai, alors que j’aurais juste peut-être dû continuer ma route. Ca aurait été suspect, mais il n’aurait eu aucune confirmation de mon visage. Je lui fis face et aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche. Je regardais autour de moi, comme pour tenter d’apercevoir un échappatoire ou quoique ce soit qui me permettrait de m’en sortir. « Je… » Ma respiration était anormalement irrégulière et je me décidai finalement à poser mon regard sur le sien, pourtant peu sure de moi. Résolue, je passai ma main sur mon front en baissant la tête. « Alistair… Je… » Je relevai la tête, ne sachant vraiment pas quoi dire. J’aurais voulu lui dire que j’étais désolée. Mais de quoi ? De lui avoir fait croire à ma mort ? De lui avoir menti ? Ou de lui avoir brisé le cœur ? Je rebaissai la tête, et plus pour moi-même que pour lui, je ne pus m’empêcher d’ajouter « je suis désolée. Tu n’aurais jamais dû le savoir. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Jeu 2 Jan - 10:52



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


Une semaine … Cela faisait une semaine que j’avais eu ma première « hallucination », croyant voir Eleanor dans l’une des rues bondées de New York. Au début, j’avais essayé de mettre cela sur le compte de la culpabilisation que je ressentais après avoir passé la nuit avec Soshka. Après tout, lorsqu’il m’avait semblé voir Eleanor dans la rue, c’était le lendemain de cette fameuse nuit. Dès le réveil au matin, Soshka toujours présente dans mon lit, j’avais ressenti cette culpabilité. Pendant quelques heures, j’avais oublié Eleanor. Pendant quelques heures, j’avais tout simplement arrêté de penser à elle. J’avais alors rapidement quitté la chambre pour aller dans la salle de bain. Heureusement, une fois ma douche terminée, la jeune femme était partie, nous évitant ainsi un moment gênant. Je pensais qu’elle avait compris que je regrettais ce qu’il s’était passé entre nous – même si ce n’était finalement pas le cas, vu qu’elle m’avait semblé être surprise lorsque je l’avais revu il y a quelques jours. J’avais donc préparé Elisabeth pour aller à l’école, et c’est sur le chemin de l’école que j’avais cru voir ma défunte épouse. Heureusement, malgré les photos que je lui avais montré, ma fille ne l’avait pas vu, ce qui soulageait mon côté rationnel et indiquait donc que j’avais tout imaginé. Et puis, cela n’avait duré que quelques instants non ? Pendant une semaine entière, j’avais tenté de faire le point et de me rassurer : ce n’était qu’un mauvais tour que me jouait mon esprit, parce que je pensais alors bien trop à elle. Et pourtant, je n’avais pas pu m’empêcher de faire appel à un détective privé pour qu’il fasse des recherches à son sujet. Cela faisait maintenant trois jours, et je n’avais pour le moment pas de nouvelles. En même temps, tenter de prouver qu’une personne déclarée morte ne l’est finalement pas, c’était tout de même assez tordu et cela devait changer des habituelles tromperies sur lesquelles il devait habituellement enquêter. Et puis moi-même doutait amplement ce dont j’avançais. Pourquoi ma femme voudrait-elle se faire passer pour morte, l’un de plus beaux jours de notre vie ? Pourquoi voudrait-elle nous abandonner, Elisabeth et moi ? Nous étions heureux ensemble, depuis le premier jour où nos chemins s’étaient croisés. Et même si cette grossesse avait été une véritable surprise, elle nous avait tous deux remplis d’une joie incommensurable. Pourquoi se faire passer pour morte ? Si elle ne m’aimait plus, si finalement notre vie ne lui plaisait plus et qu’elle ne voulait plus de notre fille, pourquoi ne pas simplement l’avoir dit ? Bien sûr, mon cœur aurait été tout autant brisé, mais c’était bien plus simple qu’inventer sa mort, non ? Et puis, comment les médecins auraient pu me mentir ? J’étais leur Prince, et même si je n’avais jamais spécialement aimé ce rôle, je savais que cela m’apportait un certain respect. Et puis mes comptes n’avaient pas bougés, donc Eleanor n’aurait pas pu les payer, c’était sûr. Je secouais la tête. Il fallait que j’arrête de me faire des films. Eleanor était morte et enterrée, et ce n’était que ma propre culpabilité suite à mon infidélité qui m’avait provoqué cette vision. Et la deuxième vision d’elle que je voyais en ce moment-même, à quelques mètres de moi, n’était due qu’au fait que je pensais à elle. C’était tout. Et pourtant, je ne pus m’empêcher de traverser ces quelques mètres qui nous séparaient, pour aller à son encontre et poser ma main sur son épaule. Et lorsqu’elle se retourna, mon cœur manqua un battement. C’était elle. C’était bien elle ! Un grand sourire orna mon visage, avant de partir aussi rapidement qu’il était arrivé. « Je… » commença-t-elle. Je n’avais pas fait d’études de médecine, mais je savais pertinemment qu’avoir une hallucination aussi puissante, visuelle, textuelle et maintenant sonore ne pouvait rien indiquer de bon pour mon cerveau. « Alistair… Je… » reprenait-elle avant de relever la tête. « Je ne comprends pas … » commençais-je doucement, les yeux dans le vague. « Est-ce que je suis en train d’halluciner ? » demandais-je alors, perdu. « Je suis désolée. Tu n’aurais jamais dû le savoir. » termina-t-elle, me faisant plisser des yeux. Je posais deux doigts sur l’arrête de mon nez, avant de souffler doucement.  « Eleanor, qu’est-ce que se passe exactement ? Qu’est-ce que je n’aurais pas dû savoir ? » lui demandais-je, le souffle court.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Jeu 2 Jan - 23:16


❝ what the... ❞



J’aurais dû faire plus attention. Et quand je sus qu’il était là, je n’aurais jamais dû rester. J’aurais dû partir. Loin de lui, et d’elle, Elisabeth, ma fille. J’aurais dû les fuir encore quelques années de plus et être sure qu’il passe à autre chose en retrouvant quelqu’un. Ca m’aurait fait mal, mais c’était mieux pour lui. Et sans doute pour elle. Ils avaient le droit au bonheur. Ils n’avaient pas à payer mes erreurs et surtout le fait de m’avoir connu. Mais visiblement ma vigilance commençait à s’affaiblir et laissait à désirer. « Je ne comprends pas … » commença-t-il, dans le vague. Et je ne pouvais qu’aisément le comprendre. « Est-ce que je suis en train d’halluciner ? ». Je me sentais mal. Pas seulement mal à l’aise. Mais réellement mal. Nauséeuse. Cependant, je ne pus m’empêcher de glisser une main sur le visage d’Alistair. Il semblait réellement mal et totalement perdu. Il y avait de quoi. Et le voir comme ça me peinait vraiment. Je soupirai, fatiguée de tout ça. C’était comme si toute cette mascarade autour de ma mort n’avait servi à rien. Comme si toute la peine et la souffrance qu’on avait enduré, avait été vaine. Je secouai la tête en signe de négation. « Je suis tout ce qu’il y a de plus vivante Ali… » Je baissais la tête, honteuse qu’il le découvre ainsi. Ou peut-être même qu’il le découvre tout court. « Eleanor, qu’est-ce que se passe exactement ? Qu’est-ce que je n’aurais pas dû savoir ? » « Moi. Tout ça… T’aurais jamais dû retomber sur moi. J’ai jamais réussi à rester très loin au final. » Je sentais les larmes monter. Ce n’était définitivement pas censé se passer comme ça. Il était encore moins prévu que je craque devant lui. De quoi j’aurais l’air ? « Tu devais m’oublier… » laissai-je échapper en lui caressant la joue de mon pouce. « Refaire ta vie… C’était ça le plan. L’idéal. » J’effaçai rapidement une larme sur ma joue. Trop tard. J’étais foutue de toute façon. Elle se demandait comment ça allait finir. Alistair allait finir par prévenir sa famille. C’était obligé. Ils ne pourraient taire ça une seconde fois. Ils ne pourraient faire comme si rien ne c’était passé. Et en plus de m’en vouloir, il en voudrait à tout le reste de sa famille pour lui avoir fait croire que j’étais morte en couche. Même si c’était pour cacher un honteux mensonge… Et lui épargner la peine, ou plutôt pour me l’épargner à moi. M’épargner de voir le mépris dans son regard. Je finis par dégager ma main de son visage et regardai autour de moi. Je détestais trainer trop longtemps dehors sans surveiller mes arrières. Vieilles habitudes. J’étais à deux doigts de lui demander d’aller dans un endroit moins… ouvert mais ce n’était surement pas la meilleure des idées non plus. Si on allait dans un endroit plus intime, il y avait des chances que je craque, que je lui raconte tout et certaines qu’il ne valait mieux pas qu’il sache. Quelle connerie j’avais fait là. Rester à New York. J’aurais dû partir quand je le pouvais encore. Maintenant, c’était trop tard. Et pourtant, je mourrais d’envie de connaitre ma fille. Pas seulement à distance.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 5 Jan - 15:07



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


Maintenant qu’Eleanor se retrouvait en face de moi, je ne savais vraiment pas quoi penser. Etais-je en train d’halluciner ? Mais je l’avais touchée. J’avais touché son épaule alors que je l’avais retournée vers moi. Je l’avais entendue me parler. Et elle avait confirmé être bien elle, Eleanor. Je devais perdre la tête, ce n’était pas possible autrement. Mais avoir une hallucination visuelle, auditive et tactile ne signifiait vraiment rien de bon. Mais, et si cette hallucination venait à disparaître ? Je ne voulais pas qu’elle disparaisse. Je voulais la voir, lui parler, la toucher. Je voulais que ça continue. « Je suis tout ce qu’il y a de plus vivante Ali… » dit-elle en baissant la tête. Je secouais la tête, ne comprenant vraiment pas ce qu’il se passait. Etait-ce la réalité ? Etait-ce une hallucination ? Je voulais croire que c’était la réalité. Au moins, cela voudrait dire qu’elle pourrait rester avec nous. Cela voudrait dire qu’Elisabeth connaîtrait sa mère. Mais j’avais été présent le jour où elle était morte, donnant naissance à notre fille. J’avais été là lorsque le médecin m’avait annoncé sa mort. Et j’étais la personne qui m’était occupé de ses funérailles. Je l’avais enterrée. « Je t’ai enterrée Eleanor. Je me suis occupé de tes funérailles. Je me souviens de chacun de ces moments, dans les moindres détails. » lui répondais-je, ne pouvant quitter mon regard de sa personne. Je n’avais qu’une envie, la prendre dans mes bras et l’embrasser. Mais j’avais tellement peur qu’à la seconde où je le faisais, elle disparaisse, et me laisse seul de nouveau. « Moi. Tout ça… T’aurais jamais dû retomber sur moi. J’ai jamais réussi à rester très loin au final. » commença-t-elle, avant de reprendre sans me laisser le temps de répondre. « Tu devais m’oublier… » reprit-elle avant de me caresser la joue. Je fermais les yeux, me laissant aller à son contact, pour être certain de pouvoir me remémorer chacune de ces sensations que je ressentais. « Refaire ta vie… C’était ça le plan. L’idéal. » termina-t-elle, avant qu’une larme ne coule sur sa joue. J’avançais ma main vers son visage pour l’essuyer, mais elle me devança. Je ne comprenais réellement rien à ce qui se passait. « Comment veux-tu que je t’oublie ? Tu es la seule femme que j’ai aimée. Et tu resteras la dernière. Je n’ai pas pu refaire ma vie, j’en suis bien incapable. J’ai tenté, à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais pu aller plus loin qu’un baiser échangé. Jusqu’à la semaine dernière en fait … Mais même, au réveil, je n’ai pensé qu’à une chose et c’était à toi. Au fait que tu n’étais plus là, que je t’avais trahie, que je t’avais trompée. Donc comment veux-tu que je tourne un jour la page ? » lui répondais-je, sans pouvoir retenir les quelques larmes qui coulaient. Je ne savais plus où j’en étais, je ne savais plus si elle était réellement là, devant moi, ou si j’étais en train de faire un rêve éveillé, ou encore de complètement halluciner. Mais quoiqu’il en soit, j’avais besoin de sortir tout ce que j’avais sur le cœur, de lui dire tout ce que je ressentais. De lui dire qu’elle me manquait et que je n’avais jamais pu l’oublier.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Sam 11 Jan - 18:52


❝ what the... ❞



Cette histoire était à en devenir dingue. A vrai dire, Angie comprenait son impression d’halluciner. Si les rôles avaient été inversés, pas une seule seconde elle ne se serait crue saine d’esprit. Et elle était réellement désolée de lui en faire baver autant. Personne n’avait à subir tout ce par quoi il était passé… à cause d’elle. « Je t’ai enterrée Eleanor. Je me suis occupé de tes funérailles. Je me souviens de chacun de ces moments, dans les moindres détails. » Elle secoua la tête en signe de négation. Enfin, oui et non. En quelques sortes quoi. Elle se mordit la lèvre, nerveuse. « C’est pas moi que t’as enterré. » Well obviously not, elle était bel et bien en face de lui. Seulement, le sarcasme n’était franchement pas le bienvenu. Pas le bon timing. « Même corpulence, elle me ressemblait… T’as bien enterré quelqu’un Alistair… Mais c’était pas moi. » Elle sentait les larmes monter, elle allait craquer, et pourtant, elle ne se voyait absolument pas lui dire la vérité. Son mensonge se fissurait et s’écroulait, elle en était consciente. Juste comme ça, en quelques secondes, sur une erreur à la con. Mais même comme ça, elle ne se voyait pas lui avouer tout ce qu’elle avait fait, ce qu’elle avait prévu. Ou plutôt ce que cet enfoiré de Malcolm avait prévu pour elle… Avant qu’elle ne tombe amoureuse et que tout ne s’enchaine. Elle avait foiré sur toute la ligne seulement, maintenant, il n’y avait aucun moyen de rattraper ça. Et si Alistair lui pardonnait ça un jour, elle devrait s’estimer heureuse. Elle se parlait plus à elle-même qu’à lui à vrai dire. Lui expliquant que rien ne s’était passé comme prévu et qu’elle n’avait réussi à garder ses distances. Même ça, elle l’avait foiré. Au fond, tout ce qu’elle désirait, c’était récupérer l’anglais et sa fille. Elle l’aimait plus que tout, et ça serait toujours le cas, elle en était convaincu. Et voilà que ses larmes se mettaient à couler. Foutue sensibilité.   « Comment veux-tu que je t’oublie ? Tu es la seule femme que j’ai aimée. Et tu resteras la dernière. Je n’ai pas pu refaire ma vie, j’en suis bien incapable. J’ai tenté, à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais pu aller plus loin qu’un baiser échangé. Jusqu’à la semaine dernière en fait … Mais même, au réveil, je n’ai pensé qu’à une chose et c’était à toi. Au fait que tu n’étais plus là, que je t’avais trahie, que je t’avais trompée. Donc comment veux-tu que je tourne un jour la page ? » Ils avaient l’air beau, là, tous les deux, à pleurer. Au fond ça l’était, mais Angie n’arrivait qu’à en voir l’ironie. Elle n’arrivait à retenir ses larmes et entendre Alistair lui sortir ce qu’il avait sur le cœur lui donnait envie de s’effondrer. Elle ne put répondre qu’à une seule de ses pulsions. Celle qu’elle s’était interdite chaque jour qu’elle apercevait le jeune Prince. Elle l’embrassa, déversant frustration, rage et tristesse dans ce baiser. Il n’y avait surement pas plus réel que ça. Impossible qu’il croit à une hallucination, et pourtant ça y ressemblait. Elle était tant perdue qu’elle n’arrivait même plus réfléchir correctement. Ou même à réfléchir du tout. Elle n’aurait jamais dû l’écouter et elle n’aurait jamais dû entendre ces mots. Oui, elle avait senti comme des aiguilles lui transpercer le cœur lorsqu’elle comprit qu’il avait passé la nuit avec une autre. Mais qu’avait-elle le droit de dire ? Ce n’est pas comme si elle avait un quelconque droit de regard sur sa vie… Et puis, elle ne s’était pas exilée dans un couvent non plus ces dernières années. Mais au final, elle en retenait plus ce qu’il ressentait pour elle que sa coucherie. Angie finit par décoller ses lèvres de celles d’Alistair. « Je ne sais pas. J’en ai sincèrement aucune idée. Mais t’aurais dû. On aurait tous dû. T’es loin de tout savoir… Et si t'avais su... Jamais tu n'aurais voulu de moi.» ajouta-t-elle en essuyant une de ses larmes.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Jeu 16 Jan - 11:13



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


« C’est pas moi que t’as enterré. » annonça-t-elle alors. En même temps, si tout cela était bien réel et non le fruit d’une hallucination, cela semblait logique. Mais j’avais beaucoup de mal à croire que tout ceci était vrai. Bien sûr, je l’espérais, parce que cela voudrait dire qu’Eleanor était en vie. Mais cela voudrait aussi dire qu’elle m’avait sorti le pire mensonge pouvant exister, et qu’elle m’avait vu souffrir, encore et toujours – si elle était restée proche d’Elisabeth et moi, comme elle l’avait dit. « Même corpulence, elle me ressemblait… T’as bien enterré quelqu’un Alistair… Mais c’était pas moi. » rajouta-t-elle, me faisant pousser un petit soupir. Je pinçais rapidement l’arrête de mon nez, pour tenter de réfléchir. Je n’y comprenais réellement rien. Elle n’aurait jamais pu faire ça toute seule. Déjà, le chirurgien était forcément dans le coup. Mais comment ? Comment aurait-il pu mentir sur quelque chose d’aussi important. Et si cela avait été une question d’argent pour lui, cela ne rendait absolument pas les choses logiques, au contraire, puisque j’en avais plus que ma femme. Je soupirais de nouveau, avant de prendre la parole. « Comment c’est possible ? Enfin comment tu as pu organiser tout ça ? » finissais-je par lui demander, même si je ne parlais pas encore de comment elle avait pu faire ça, à moi. Chaque chose en son temps. Et quand elle m’annonça que son plan était que je refasse ma vie, que je tourne la page et que je l’oublie, je restais sidéré. Comment pouvait-elle penser que c’était possible ? Comment pouvait-elle penser que j’aurais pu un jour l’oublier ? J’avais essayé, pourtant. Plusieurs fois, plusieurs diners, plusieurs baisers échangés. J’avais même passé la nuit avec une autre femme, après avoir abusé d’un peu trop de vin – ou plutôt qu’elle m’ait resservi, encore et encore. Mais cela n’était pas possible. Dès le matin au réveil, j’avais pensé à Eleanor, au fait que je l’avais trahie, trompée. Et ce fut la réponse que je lui donnais. Je n’étais pas vraiment du genre à monologuer, préférant rester bref. Et puis depuis qu’Elisabeth était sourde, cela s’était renforcé. Je restais toujours concis, ne disant que l’essentiel. Sauf là. Mais je me demandais si je l’avais réellement trahie, réellement trompée. Si toute sa mort avait été un mensonge, si tout avait acté, n’étais-je pas la personne qui avait été trahie et trompée ? Probablement. Et pourtant, alors qu’elle m’embrassa, j’oubliais tout cela. Je répondais à son baiser avec autant de tristesse et de frustration qu’elle en mettait. Posant ma main sur sa nuque, je la rapprochais de moi, pour approfondir ce dernier. Les sentiments que je ressentais en cet instant étaient totalement indescriptibles. Je l’aimais. Je l’avais toujours aimée et je l’aimerais toujours. Et c’est probablement pour cette raison que je décidais de profiter de l’instant présent, tout simplement. J’aurais bien vite fait de revenir à la réalité – que ma femme y soit présente ou ne soit qu’une hallucination. Et alors, je pourrais me poser toute sorte de questions. Lorsqu’Eleanor se détacha de moi, un soupir de frustration sorti de ma bouche. Je ne voulais pas revenir à la réalité tout de suite. Je voulais juste profiter du fait qu’elle était là, devant moi. « Je ne sais pas. J’en ai sincèrement aucune idée. Mais t’aurais dû. On aurait tous dû. T’es loin de tout savoir… Et si t'avais su... Jamais tu n'aurais voulu de moi. » finit-elle par dire, me donnant une boule au ventre. De quoi parlait-elle ? « Eleanor, je ne comprends rien à ce que tu racontes. Dis-moi ce que j’aurais dû savoir. Je ne vois pas un monde où j’aurais pu ne pas vouloir de toi. » répondais-je doucement, en lui remettant une mèche de cheveux en place.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 26 Jan - 22:57


❝ what the... ❞



Angie venait de lui annoncer que la personne qu’il avait enterré n’était pas sa défunte épouse comme il l’avait horriblement cru. Elle était tout ce qu’il y avait de plus vivant. Elle se doutait que c’était une pilule des plus énormes à digérer. Seulement maintenant qu’Alistair était face à elle, elle ne voyait pas d’autre échappatoire que lui révéler la supercherie. Sur ce point-là du moins.  « Comment c’est possible ? Enfin comment tu as pu organiser tout ça ? » Elle se demandait s’il avait commencé à mettre les pièces du puzzle en place. A savoir qu’elle n’aurait jamais pu organiser sa mort toute seule. Les médecins étaient forcément dans le coup. Et en y réfléchissant bien, une partie de la famille royale aussi, vu à quel point il mettait l’accouchement sous surveillance. « J’ai été aidé… Ils avaient tout découverts… Forcément ils ne voulaient pas que ça se sache. » répondit-elle avec un sourire amer en repensant à sa belle-famille. « Et moi je ne voulais pas que tu découvres ce que j’étais. » Elle haussa les épaules avant de rebaisser la tête. « Alors j’ai fait la seule chose que j’avais à faire. » Elle avait mis les voiles. Elle avait préféré qu’Alistair ne reste avec une vision intègre de sa femme, et pas celle d’une arnaqueuse professionnelle. Puis surtout, elle savait qu’à un moment ou à un autre, Malcolm serait revenu posé des problèmes si elle était restée dans les parages sans lui donner son dû.
Elle ne savait plus tellement comment s’en sortir. Elle se sentait coincée. Alistair ne la lâcherait jamais, et puis, maintenant qu’elle lui avait parlé, elle doutait en être capable aussi. C’est finalement sans franchement réfléchir que la jeune femme avait embrassé son mari. Un baiser qui avait laissé échapper sa frustration. C’était le genre de choses qu’elle n’avait pas vraiment prévu. Au contraire. Ca faisait dix minutes qu’elle essayait de se trouver une porte de sortie, de se trouver à elle comme à lui, quinze mille excuses comme quoi ils auraient dû passer à autre chose, et au final, au premier instant de faiblesses, elle craquait. C’était comme si elle explosait. Comme si, ces dernières années n’avaient pas existé et qu’elle ne l’avait pas quitté. Presque. Elle n’avait pas ressenti cette sensation de bonheur depuis bien longtemps.  Cependant, elle revint bien vite à la réalité, en détachant ses lèvres des siennes, reprenant conscience du monde qui les entourait. « Eleanor, je ne comprends rien à ce que tu racontes. Dis-moi ce que j’aurais dû savoir. Je ne vois pas un monde où j’aurais pu ne pas vouloir de toi. » déclara-t-il en lui remettant une mèche de cheveux en place. Elle soupira résignée. « Pour commencer, Eleanor n’est que mon deuxième prénom. Mon premier prénom, c’est Angie. » avoua-t-elle d’un air grave. Elle jeta un regard aux alentours. Ils feraient mieux de partir de là. Elle avait appris à vivre en regardant toujours derrière son épaule, malgré toutes les précautions qu’elle prenait. Elle ne voulait pas tenter le destin en restant aussi longtemps, à découvert, en présence du Prince de Galles. « Il faut qu’on bouge Alistair. Je t’expliquerai. Mais ça serait préférable de ne pas rester là. » dit-elle d’un regard quasi suppliant.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Mar 4 Fév - 17:45



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


Je n’arrivais toujours pas à croire à ce qui se passait sous mes yeux. J’avais envie d’y croire. J’avais envie de croire que tout ceci était la réalité et qu’Eleanor était réellement en vie. Je voulais croire que nous aurions une seconde chance. Qu’Elisabeth pourrait avoir sa mère, près d’elle. Elle le méritait tant. Mais si tout ceci n’était que le fruit de mon imagination, je ne risquais que d’en souffrir encore plus. Et si tout ceci était réel, il y avait une raison qui l’avait poussée à s’enfuir. Et si cette raison se manifestait à nouveau ? Et si Eleanor et moi recommencions notre histoire, et qu’elle devait me laisser à nouveau ? Nous laisser, cette fois-ci. Je ne voulais pas qu’Elisabeth souffre. Elle était si courageuse et elle avait tant vécu déjà. Je ne voulais pas qu’elle s’attache à sa mère pour ensuite devoir l’enterrer elle aussi. Parce qu’à l’heure actuelle, si Elisabeth avait besoin d’une figure maternelle, elle avait eu la chance de ne pas connaître la sienne. Ainsi, elle n’avait aucun souvenir d’elle, elle ne l’avait pas aimée, elle ne l’avait pas pleurée. Elle ne l’avait tout simplement pas connue. Et je savais qu’elle souffrirait énormément si elle devait apprendre à connaître sa mère, à l’aimer, pour ensuite en être séparée. « J’ai été aidé… Ils avaient tout découverts… Forcément ils ne voulaient pas que ça se sache. » me répondit-elle dans un sourire amer. Je n’y comprenais strictement rien. Qu’est-ce qu’ils avaient découvert ? Et qui avait tout découvert ? Mais je n’eus pas le temps de lui poser mes questions qu’elle reprit. « Et moi je ne voulais pas que tu découvres ce que j’étais. » reprit-elle avant de baisser la tête. « Alors j’ai fait la seule chose que j’avais à faire. » fini-t-elle par dire. En quoi me quitter avait été la meilleure chose à faire ? Et pourquoi ne pas me laisser découvrir ce qu’elle était ? Je connaissais tout d’elle. Et je l’avais toujours aimée, telle qu’elle était. « Donc la meilleure solution était de partir ? De me faire croire que tu étais morte ?  » lui répondais-je en secouant la tête. Comment cela pouvait être la meilleure solution ? « Nous sommes mariés Eleanor. Je suis ton mari ! La meilleure solution, c’était de me dire ce qui se passait et on aurait cherché une solution, ensemble ! » continuais-je avant de me mordiller les lèvres pour retenir une nouvelle larme.

Puis lorsqu’elle m’embrassa, j’oubliai tout. J’oubliais mes doutes, mes questions, mes ressentiments. Je ne pensais qu’à l’instant présent. Eleanor était en vie, avec moi, en train de m’embrasser. Et soit j’avais la plus grosse tumeur au cerveau pouvant exister, soit tout ceci était bien réel. J’avais envie de la garder près de moi et de l’embrasser jusqu’à ce que nos souffles manqués nous obligent à arrêter. Mais ce n’était apparemment pas ce que voulait ma femme, qui se détacha doucement de moi, me faisant revenir à la réalité par la même occasion. J’ouvrais doucement les yeux, que j’avais apparemment fermés, comme pour vérifier qu’elle était toujours là, devant moi. Et j’eus un petit sourire en le confirmant. « Pour commencer, Eleanor n’est que mon deuxième prénom. Mon premier prénom, c’est Angie. » me dit-elle d’un air grave, me faisant écarquiller les yeux de surprise. Je ne m’attendais pas vraiment à ça en tout cas. Mais pourquoi m’avoir menti sur son prénom ? « C’est un joli prénom aussi. » lui répondais-je dans un semblant de sourire, tentant d’alléger un peu la situation, alors qu’elle regardait autour de nous, comme si elle avait peur que quelqu'un l'est suivie. « Il faut qu’on bouge Alistair. Je t’expliquerai. Mais ça serait préférable de ne pas rester là. » m’annonça-t-elle, confirmant mes doutes. Elle pensait réellement que nous étions suivis, ou épiés, ou autre chose du style. Mais ce qui était sûr, c’était que je ne voulais pas la laisser partir. Alors si elle ne voulait pas rester ici, je partirais avec elle. « On peut aller chez moi si tu veux. Ce n’est pas loin. Et Elisabeth est en cours, donc je n’aurais pas à lui expliquer la situation de suite. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 16 Fév - 14:26


❝ what the... ❞



« Donc la meilleure solution était de partir ? De me faire croire que tu étais morte ?  » Forcément, dit comme ça, ça lui paraissait totalement stupide. Mais elle savait que ça été la meilleure chose à faire. Pas la plus censée, ni même la plus simple. Sans doute la plus égoïste. En quelques sortes. Mais on lui avait aussi quelque peu forcé la main. « D’une certaine manière, oui ! » lança-t-elle avec plus de véhémence qu’elle ne l’aurait souhaité. Ce n’était pas simple à expliquer. Elle ne savait même pas par où commencer. Elle avait fini par être prise au piège. La famille royale ne lui avait pas donné le choix. Elle n’avait pas eu d’échappatoire. Confronter le regard d’Alistair n’était pas une option. Et puis, sa famille l’aurait exposé, elle le savait.   « Nous sommes mariés Eleanor. Je suis ton mari ! La meilleure solution, c’était de me dire ce qui se passait et on aurait cherché une solution, ensemble ! » « Et ça t’aurait obligé à choisir entre moi et le reste de ta famille ! Il n’y avait aucune solution possible. En imaginant même que t’aurais encore voulu de moi ! »

En quelques secondes, elle avait réussi à faire abstraction du monde extérieur. Elle ne sentait plus que les effluves de parfum d’Alistair et la brise qui venait caresser son visage. Sans réellement réfléchir, elle avait posé ses lèvres sur les siennes. Un tas de souvenirs avait resurgi. Des émotions puissantes qu’elle avait voulu enfouir et dont elle avait espéré se débarrasser. Mais elles étaient bel et bien présentes. Elle était toujours amoureuse d’Alistair. Irrémédiablement amoureuse de celui qu’elle avait épousé quelques années auparavant. Seulement ce baiser ne pouvait s’éterniser. Elle ne pouvait attirer l’attention plus que ce qu’elle n’avait déjà fait. Comme pour le rappeler sur Terre, et lui avoua qu’elle lui avait menti jusque sur son prénom.   « C’est un joli prénom aussi. » Elle soupira avant d’afficher un léger sourire en coin. C’est vrai qu’en soi, ça ne changeait pas grand-chose. Et puis, il avait connu toujours ce prénom comme étant le deuxième. Ce n’était pas le plus gros des changements. Mais ce n’était que le début d’une suite assez impressionnante de mensonges tous plus gros les uns que les autres. Angie ne pouvait s’empêcher de regarder autour d’elle, comme si elle était surveillée. C’était peut-être bien le cas. Malgré son talent pour disparaitre, elle avait toujours regardé derrière son épaule pour être sûr de vivre en paix. C’est pourquoi elle finit par lancer à Alistair qu’elle était prête à lui en dire plus, seulement s’ils trouvaient un endroit plus à l’abri des regards que celui-ci.   « On peut aller chez moi si tu veux. Ce n’est pas loin. Et Elisabeth est en cours, donc je n’aurais pas à lui expliquer la situation de suite. » Elle fronça les sourcils en songeant à la possibilité de tomber sur sa fille. Non, c’était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Elle n’était pas prête. Elle secoua vivement la tête en captant qu’Alistair lui précisait qu’Elizabeth était en cours. Tant mieux. Oui, c’était mieux ainsi. « D’accord. »

Comme il le lui avait dit, ils ne leur fallu pas longtemps pour atteindre la demeure d’Alistair. Mais Angie mit quelques secondes avant d’oser franchir le seuil de la porte. C’était comme si elle re-rentrait de nouveau dans sa vie. Comme si, elle s’impliquait de nouveau et définitivement dans leur vie. Elle respira un bon coup avant de faire un pas en avant. Son regard se posa sur tout ce qu’il y avait autour d’elle. Photos, tableaux, meubles… Elle ne connaissait pas cet endroit, et pourtant, elle en avait l’impression contraire. Ça ressemblait tellement à Ali. Elle s’avança jusqu’au canapé et s’y laissa tomber en prenant sa tête entre ses mains. Elle n’arrivait plus à savoir si elle était heureuse ou si c’était un véritable cauchemar. « Tu vas me détester. » finit-elle par dire avant de relever légèrement la tête. « J’ai fui parce que ta famille avait découvert la vérité. Je ne voulais pas que t’apprennes ce que j’étais. Qui j’étais. Ca aurait fait un scandale… Ils ne l’auraient jamais permis. Je voulais pas voir la déception dans ton regard… »  commença-t-elle en rebaissant la tête avant de soudainement se lever. Elle ne savait même pas comment présenter ça. Par où commencer. Quoi lui dire et ce qu’elle devait passer sous silence. « Mon véritable nom est Angie Eleanor Jensen-Ivanov. Je suis née aux Philippines. Pas en Angleterre. Ma mère a disparu en mer quand j’avais 9 ans. On a déménagé avec mes frères et mon père, pour Londres. Il est mort 4 ans plus tard, et on a finalement été baladé entre orphelinats et famille d’accueil. »

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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Jeu 20 Fév - 10:39



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


« D’une certaine manière, oui ! » me répondit-elle avec ferveur alors que je venais de lui demander si la meilleure solution avait été de partir, et pire encore, de me faire croire qu’elle était morte. Je secouais doucement la tête, pas du tout convaincu. Je lui fis part ensuite de ce qu’était la meilleure solution pour moi. En tant que couple marié, la meilleure solution aurait été de me dire la vérité, de me dire ce qui se passait et quels problèmes elle avait, et ensuite nous aurions trouvé une solution. Ensemble. Parce que j’étais son mari, et qu’elle était ma femme, et qu’elle n’avait pas à m’exclure de ses problèmes. Pour le meilleur et pour le pire non ? « Et ça t’aurait obligé à choisir entre moi et le reste de ta famille ! Il n’y avait aucune solution possible. En imaginant même que t’aurais encore voulu de moi ! » répliqua-t-elle alors. Je fronçais les sourcils, avant de me pincer doucement l’arrête du nez. Je n’y comprenais toujours rien. Et je ne voyais toujours pas ce qui aurait fait que je ne veuille plus d’elle. « Ma famille ne m’aurait pas demandé de choisir entre elle et toi. Ils savent ce que je ressens pour toi. » répondais-je d’une voix déjà fatiguée par cette situation bien trop floue.

Puis j’oubliai tout alors qu’elle posait ses lèvres sur les miennes pour échanger un long baiser. Elle m’avait tant manqué. J’avais tant pensé à elle durant toutes ces années. Je n’avais eu cesse de penser à elle d’ailleurs. J’avais même été incapable d’aller voir ailleurs, tant mes pensées revenaient toujours à elle. Et la seule fois où je l’avais fait, il y a peu de temps, je n’avais pas pu m’empêcher de culpabiliser. Lorsqu’elle s’écarta de moi, je dus me faire force pour m’empêcher de lâcher un soupir de protestation. Puis je l’écoutais parler. Bon, son prénom était Angie. Et alors ? Elle avait préféré se faire appeler par son second prénom, ce n’était pas non plus un crime contre l’humanité. Dans un sourire, je lui dis que c’est un joli prénom. Puis elle semble regarder autour d’elle, l’inquiétude pouvant se lire sur son visage. Elle m’annonce alors qu’il faut que l’on bouge, que l’on aille ailleurs si l’on veut pouvoir parler. N’habitant pas loin d’ici, et notre fille se trouvant en cours, je lui propose d’aller chez moi. Je n’avais pas envie qu’Elisabeth soit au courant pour le moment. Je ne voulais pas qu’elle se fasse de faux espoirs alors que je ne savais pas si Eleanor, enfin Angie, était là pour rester dans nos vies ou pas. Hors de question que ma fille s’attache à elle pour ensuite devoir lui dire adieu à nouveau. « D’accord. »

Comme prévu, nous ne mîmes pas beaucoup de temps avant d’arriver dans mon hôtel particulier. Je lui ouvris la porte pour la laisser passer et la regardais attentivement alors qu’elle semblait hésiter. C’est lorsque je retrouvais une respiration normale que je me rendis compte que j’avais retenu ma respiration durant tout ce moment, de peur probablement. Elle se laissa tomber dans le canapé avant de prendre son visage entre ses mains. Je me demandais si je devais rester debout pour garder contenance, ou si je devais m’assoir en face d’elle, pour mieux pouvoir l’écouter. « Tu vas me détester. » finit-elle par prendre la parole. « Je suis sûr que non. » lui répondais-je, avant de finalement décider à m’asseoir sur le fauteuil en face du canapé. Si elle pensait à ce point-là que j’allais la détester, il valait peut-être mieux que je reste assis pour encaisser la future nouvelle qu’elle m’annoncera. « J’ai fui parce que ta famille avait découvert la vérité. Je ne voulais pas que t’apprennes ce que j’étais. Qui j’étais. Ca aurait fait un scandale… Ils ne l’auraient jamais permis. Je voulais pas voir la déception dans ton regard… » commença-t-elle à monologuer avant de se lever soudainement. Pour seule réponse, j’hochais lentement la tête, tentant d’assimiler ce qu’elle me dirait par la suite. « Mon véritable nom est Angie Eleanor Jensen-Ivanov. Je suis née aux Philippines. Pas en Angleterre. Ma mère a disparu en mer quand j’avais 9 ans. On a déménagé avec mes frères et mon père, pour Londres. Il est mort 4 ans plus tard, et on a finalement été baladé entre orphelinats et famille d’accueil. » Je reprenais mon souffle – qui s’était apparemment coupé de nouveau – et ouvrais la bouche pour tenter de répondre, en vain. Après une énième respiration, je répondais. « Je suis désolé pour tes parents. » commençais-je en levant la tête vers elle. « Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Lun 3 Mar - 21:06


❝ what the... ❞



« Ma famille ne m’aurait pas demandé de choisir entre elle et toi. Ils savent ce que je ressens pour toi. » Angie secoua la tête, lasse, mais se retenant cependant de ne pas laisser échapper un rire nerveux. Croyait-il sincèrement que sa famille serait restée de marbre ? Rien que la proposition qu’ils lui avaient faite prouvait le contraire. Seulement cette conversation ne mènerait à rien si la jeune Philippine ne lui disait pas clairement de quoi il retournait. Mais elle ne cessait de se demander si elle ne le mettait pas plus en danger en le tenant informé. C’était à en devenir dingue. Puis après un baiser pour le moins inattendu et salvateur, Angie avait fini par renoncé. Elle avait cédé. A lui dire la vérité. Toute la vérité. Son passé, ses frères, Malcolm, l’arnaque, le début de celle-ci en tout cas, puis comment elle s’en était éloignée, avant d’y finir piégée avec la proposition de la famille royale. Sa fuite à l’autre bout du monde, ses déplacements constants, ses surveillances, et son idée de rester à New York. Elle allait tout lui dire et il allait la détester. Ou au moins lui en vouloir pendant un bon moment, elle en était persuadée.

La famille Windsor –ou du moins qu’ils étaient censés être- ne mit pas longtemps à arriver à la demeure d’Alistair. Angie avait préféré s’assurer que leur fille n’était pas là. Elle ne voulait pas d’une rencontre des plus étranges et gênantes surtout lorsqu’elle ne savait même pas si elle était prête. La jeune femme prit rapidement place sur le canapé, même si elle savait qu’elle ne tiendrait pas bien longtemps assise. Elle préférait le prévenir, il allait la détester. « Je suis sûr que non. » Elle se retint de lui demander s’il était prêt à parier là-dessus. Il était surement loin de s’imaginer ce qui l’attendait. Tout comme il avait dû être loin d’imaginer, ce matin en se levant, qu’il tomberait sur sa femme qui était plutôt bien conservée pour quelqu’un censé être mort. Sans perdre plus de temps, Angie se lança dans son récit. A commencer par son véritable nom, son lieu de naissance, la disparition de sa mère, puis son arrivée en Angleterre. Le décès de son père, l’orphelinat et les allers et venus en famille d’accueil. « Je suis désolé pour tes parents. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? » Un léger sourire s’afficha sur le coin de ses lèvres. « Merci. Enfin c’était il y a longtemps. » Même si elle disait qu’elle avait accepté la disparition de ses deux parents, ça n’était pas le cas au fond. Et elle n’était pas sure de pouvoir s’en remettre un jour. « Un ami de mon père s’est pointé. Soit disant ami en tout cas. Malcolm. Il connaissait tant de choses sur mon père qu’on ne s’est pas méfier. Et puis, il nous offrait une porte de sortie. Pour tous les trois… Ensemble. On n’a pas réfléchi deux fois. Il s’avérait que Malcolm avait bien été l’ami de mon père… Pendant des années. Et ça a merdé. » Elle passa sous silence le fait qu’il avait orchestré le meurtre de son père. Pour le moment du moins. Elle préférait y aller doucement. « Mon père était… un faussaire, un escroc, enfin… bref. Avec Malcolm il formait un espèce de binôme… Malcolm était le côté… financier et calculateur. Mon père le coté artistique. En très gros. » Oui parce qu’il ne fallait pas se leurrer : son père aimait son ‘métier’. Il aimait produire des faux et les revendre. La grosse différence avec Malcolm était qu’il faisait ses œuvres sous l’impulsion et l’envie… Pas par un amour du gain toujours plus grandissant. Elle soupira un bon coup. C’était maintenant que les choses sérieuses allaient commencer. C’était maintenant que ça allait se jouer pour Alistair. « J’ai toujours eu le talent de mon père… » dit-elle en rebaissant la tête et en regardant vaguement ses mains. Ces mains qui lui permettaient de si bien gagner sa vie. « Malcolm m’a vu comme… un gagne-pain. On a enchainé les ventes, les vols, les reproductions… » avoua-t-elle en haussant les épaules. « Et puis un jour il s’est repointé avec une merveilleuse idée... Séduire le prince de Galles. Toi. Sincèrement, j’ai jamais réellement su ce qu’était l’arnaque en elle-même… T’extorquer toi ou ta famille… Je sais pas. J’ai simplement marché. Je voyais ça comme… Un autre job. Ca devait pas durer beaucoup plus longtemps que les autres… » Elle avait bien envie d’en rester là, mais elle savait qu’elle devait continuer. En fait, elle n’osait même plus le regarder. Après un autre soupir las, Angie se décida à reprendre. « Ca s’est passé comme prévu… Je devais te séduire… Pas tomber amoureuse. Je me suis éloignée de Malcolm, il a commencé à menacer mes frères… Il disait que je lui appartenais…. Et finalement ta famille a tout découvert. » Elle s’enfonça un peu plus dans le canapé. « Tout. Ils m’ont offert une somme d’argent pour que je disparaisse… Aux médecins aussi. Le deal c’était que tu ne l’apprennes jamais. Crois-moi Alistair… Si j’ai disparu, c’est pas pour l’argent. Loin de là. Je m’en foutais… Je voulais pas que tu découvres qui j’étais. » A vrai dire, c’était pire que ça. Elle ne l’aurait même jamais supporté à ce moment là.


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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Mer 5 Mar - 12:52



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


On ne mit pas bien longtemps avoir de rejoindre ma demeure, que je partageais avec notre fille. Je me demandais si ma femme – puisqu’après tout, elle l’était toujours non ? – était au courant pour la surdité d’Elisabeth. Elle avait dit qu’elle avait gardé un œil sur nous durant toutes ces années. Mais à l’époque, lorsqu’Elisabeth a eu sa méningite, j’étais retourné à Londres pour un gala organisé par ma famille. Donc peut-être ne nous avait-elle pas suivi jusque là-bas. Mais cela ne l’empêchait probablement pas d’être au courant. Après tout, si elle s’était tenue informée un minimum, elle savait donc que j’étais le créateur, et le directeur, d’une école pour enfants sourds, malentendants ou muets. Elle devait alors bien se douter qu’il y avait une raison derrière cela. Elle commença alors à m’expliquer la raison qui l’avait poussée à se faire passer pour morte. Même si elle m’affirmait que j’allais la détester, je ne voyais pas comment cela serait possible. Ne plus avoir confiance en elle après cela ? Oui, peut-être. Mais la détester ? Non, je n’y croyais pas vraiment. Je commençais par lui présenter mes condoléances pour ses parents, après avoir récupéré mon souffle qui s’était apparemment coupé pendant son monologue. Et je l’invitais à continuer son récit. « Un ami de mon père s’est pointé. Soit disant ami en tout cas. Malcolm. Il connaissait tant de choses sur mon père qu’on ne s’est pas méfier. Et puis, il nous offrait une porte de sortie. Pour tous les trois… Ensemble. On n’a pas réfléchi deux fois. Il s’avérait que Malcolm avait bien été l’ami de mon père… Pendant des années. Et ça a merdé. Mon père était… un faussaire, un escroc, enfin… bref. Avec Malcolm il formait un espèce de binôme… Malcolm était le côté… financier et calculateur. Mon père le coté artistique. En très gros. » commença-t-elle, en faisant quelques pauses ici et là. Ce n’était pas que je ne voulais pas comprendre de quoi il s’agissait, mais jusque là, je ne voyais pas le rapport avec elle, se faisant passer pour morte. Qu’est-ce qui avait bien pu la pousser à me mentir ainsi, plutôt que de venir vers moi pour que nous trouvions une solution ensemble au problème qu’elle avait – peu importait lequel – comme un couple marié. Je hochais doucement la tête pour seule réponse, l’invitant à continuer. « J’ai toujours eu le talent de mon père… » annonça-t-elle en baissant la tête, avant de reprendre. « Malcolm m’a vu comme… un gagne-pain. On a enchainé les ventes, les vols, les reproductions… Et puis un jour il s’est repointé avec une merveilleuse idée... Séduire le prince de Galles. Toi. Sincèrement, j’ai jamais réellement su ce qu’était l’arnaque en elle-même… T’extorquer toi ou ta famille… Je sais pas. J’ai simplement marché. Je voyais ça comme… Un autre job. Ca devait pas durer beaucoup plus longtemps que les autres… » m’annonça-t-elle. Je tapotais nerveusement des doigts sur mes genoux, comprenant où elle allait en venir. Elle n’avait été avec moi que pour mon argent et mon statut, et rien d’autre. Je sentais quelques larmes me monter aux yeux, et je soupirais doucement. Je n’allais pas lui donner la satisfaction de pleurer devant elle. Je me levais d’un bond, tentant de me donner une consistance. « Donc quoi ? Tout était faux ? Tout … Tu t’es juste jouée de moi ? Pour quoi ? De l’argent ? Les bijoux que je t’offrais ? » la questionnais-je, n’arrivant pas à cacher mon amertume face à ses révélations. « Ca s’est passé comme prévu… Je devais te séduire… Pas tomber amoureuse. Je me suis éloignée de Malcolm, il a commencé à menacer mes frères… Il disait que je lui appartenais…. Et finalement ta famille a tout découvert. » continua-t-elle en s’enfonçant un peu plus sur le canapé. Finalement, l’hypothèse de l’hallucination et donc de la tumeur me semblait bien meilleure maintenant. Je n’arrivais même plus à la regarder. Je n’avais qu’une envie, et c’était de la jeter à la porte. Mais je me contenais. Je voulais connaître toute l’histoire, même si je me doutais de la suite. Ma famille l’avait probablement payée pour me protéger, pour que je ne découvre rien. Pour moi, et pour éviter les scandales, probablement. « Tout. Ils m’ont offert une somme d’argent pour que je disparaisse… Aux médecins aussi. Le deal c’était que tu ne l’apprennes jamais. Crois-moi Alistair… Si j’ai disparu, c’est pas pour l’argent. Loin de là. Je m’en foutais… Je voulais pas que tu découvres qui j’étais. » Dans le mile. En même temps, à partir du moment où elle m’avait dit que ma famille avait découvert le pot aux roses, cela n’avait pas été bien compliqué de comprendre la suite de l’histoire. « Ça ne t’as pas empêché d’accepter leur argent, apparemment. » répondais-je, toujours amer face à ses révélations.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 23 Mar - 18:20


❝ what the... ❞



Expliquer à quelqu’un pourquoi elle s’était fait passer pour morte relevait du miracle. Alors à son mari, imaginez un peu. Quoique, l’expliquer était une chose, qu’il le comprenne en était une autre. « Donc quoi ? Tout était faux ? Tout … Tu t’es juste jouée de moi ? Pour quoi ? De l’argent ? Les bijoux que je t’offrais ? » Relevant brusquement la tête, elle posa son regard sur Alistair. « sérieusement ? est-ce que t’as écouté ne serait-ce qu’un mot de ce que je viens de te dire ? » elle soupira et secoua la tête. Ah elle le revoyait dans la rue, à lui dire que jamais, ô grand jamais il ne la détesterait. Et bah c’était bien barré. Comme quoi, elle avait raison. Vu la tournure que ça prenait, elle aurait mieux fait se taire, et peut-être même, de fuir, lui laissant croire à une hallucination. « J’en ai rien à faire de ton fric. A l’origine c’était ça le deal, profiter de ta famille… et ça a changé… J’AI changé ! Je suis tombée amoureuse… et… » elle se coupa. Ca ne servait à rien de se répéter. Ca avait foiré. Tout avait foiré. En plus de Malcolm qui demandait des explications, la famille royale avait découvert le pot aux roses. Tout s’était abattu sur sa gueule sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. Tout avait été si vite… et puis, sans parler de sa grossesse. Lui aurait-elle fait un môme si elle ne l’aimait pas ? Surement pas. Ou alors il ne la connaissait absolument pas. La jeune femme se leva subitement du canapé pour faire les cent pas dans le salon. Ce n’était pas dans ses habitudes de rester sans rien faire. Et sincèrement, le comportement d’Alistair la stressait au plus haut point. « Ça ne t’as pas empêché d’accepter leur argent, apparemment. » « Tu sais ce que ça demande que de disparaitre pour se refaire une nouvelle vie ? Et par nouvelle vie, j’entends juste un endroit où logé, loin des demeures dans lesquels t’as pu vivre. » Un rire nerveux s’échappa de sa bouche et elle secoua la tête une fois de plus. « Non évidemment, tu le sais pas. J’vois pas comment tu pourrais le savoir. » Non, pour ça, il aurait fallu qu’il vive comme elle. Qu’il sache ce que c’était que de fuir, d’arnaquer et de ne jamais rester au même endroit. Alistair, c’était plutôt le contraire. Sa vie était paisible. Du moins jusqu’à ce qu’elle ne rentre dans sa vie. Elle avait d’abord dû s’extirper des griffes de Malcolm, mais aussi se faire invisible pour qu’il ne lui remette pas la main dessus… Tout en devant se démerder pour se refaire un nom et une clientèle. Qu’on se le dise, le fric ne tombait des fenêtres. « Si je devais disparaitre, et vivante, parce que crois-moi, après ça, Malcolm voulait ma peau, j’avais besoin de ce fric pour me faire discrète et non pas pour me faire bronzer la pilule ! » lacha-t-elle amer et à bout de nerfs.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 30 Mar - 23:57



Eleanor & Alistair

❝ what the ...  ❞


Je n’arrivais tout simplement pas à croire à ce qu’elle venait de me dire. Tout avait faux. Notre relation avait été un mensonge, et pourquoi ? Pour de l’argent ? Des bijoux ? Pour quoi ? Je n’arrivais même plus à l’écouter. Comment le pourrais-je, alors que tout ce qu’elle m’avait dit durant toute ces années n’avait été que mensonge ? Comment croire qu’elle disait la vérité à présent ? Comment croire qu’elle ne continuait pas à me cacher des choses, et qu’elle me disait bien tout ? « Sérieusement ? Est-ce que t’as écouté ne serait-ce qu’un mot de ce que je viens de te dire ? » me répondit-elle dans un soupir. En même temps, est-ce qu’elle pouvait réellement me blâmer de ne pas la croire ? Qu’est-ce qui me disait qu’elle ne me disait pas tout ça juste pour que je la pardonne et me remette avec elle, tout en continuant son petit jeu ? Je secouais la tête, sans savoir quoi répondre. « J’en ai rien à faire de ton fric. A l’origine c’était ça le deal, profiter de ta famille… et ça a changé… J’AI changé ! Je suis tombée amoureuse… et… » continua-t-elle, me faisant lâcher un rire. « Tu es tombée amoureuse hein ? Et ben voyons … » répondais-je en roulant des yeux. Sérieusement, je n’y croyais absolument pas. Si elle était réellement tombée amoureuse de moi, si une partie de notre histoire n’avait pas été fausse, alors elle m’aurait dit la vérité plus tôt. Elle n’aurait pas disparu ainsi. Elle m’aurait dit ce qui s’était passé, le pourquoi du comment elle m’avait rencontré, et le fait que quelqu’un de son passé en avait après elle. Et là, on aurait trouvé une solution. Mais là, je n’arrivais tout simplement pas à croire ce qu’elle me disait. « Tu sais ce que ça demande que de disparaitre pour se refaire une nouvelle vie ? Et par nouvelle vie, j’entends juste un endroit où logé, loin des demeures dans lesquels t’as pu vivre. » lâcha-t-elle, après que je lui ai dis qu’elle avait pourtant accepté l’argent de ma famille. J’ouvrais la bouche pour répondre, mais elle reprit avant que je ne puisse dire quoique ce soit. « Non évidemment, tu le sais pas. J’vois pas comment tu pourrais le savoir. » continua-t-elle. Génial, elle semblait agacée maintenant. Pourquoi ? Parce que je n’avais jamais connu la misère et que non, je ne savais pas ce que ça faisait de devoir se créer une nouvelle vie ? « Non, en effet, je ne sais pas ce que ça demande de devoir mentir à tout le monde, de blesser les gens qui nous aime. En effet, je ne sais pas ça. » répondais-je, plus froidement que je ne l’aurais voulu. J’étais vraiment une personne calme, et je ne m’énervais pourtant jamais. Mais là, tout ce que je ressentais, c’était de la colère et de la déception.« Si je devais disparaitre, et vivante, parce que crois-moi, après ça, Malcolm voulait ma peau, j’avais besoin de ce fric pour me faire discrète et non pas pour me faire bronzer la pilule ! » répliqua-t-elle, me faisant lâcher un soupire. « Je crois que tu ne comprends pas. Sérieusement, tu ne comprends rien. Tu n’avais pas à accepter cet argent. Tu n’avais pas à mentir. Tu n’avais pas à disparaître. Tu n’avais pas à te reconstruire une nouvelle identité. Si tu m’avais aimé, si tu étais tombée amoureuse comme tu le dis, tu n’avais pas à faire ça. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Sam 5 Avr - 15:11


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Visiblement, son récit le faisait beaucoup rire. Bon Dieu qu’elle était conne et trop naïve d’avoir accepté de tout lui raconter. Il la blessait, et ça l’amusait. Il ne semblait pas se rendre compte ce que ça lui demandait de tout lui raconter et de se mettre à nue comme elle le faisait. Non, la seule chose qui semblait l’intéresser était ce que lui avait pu ressentir. « Tu es tombée amoureuse hein ? Et ben voyons … » Elle avait l’impression de se prendre une claque. Angie faisait tout pour retenir ses larmes. Il était en train de la faire craquer et il ne s’en rendait pas compte. Oh oui, complètement naïve ma pauvre fille. Elle enchaina cependant, tentant de le raisonner et de le convaincre que leur histoire n’était pas un mensonge et que ses sentiments avaient été tout ce qu’il y a de plus sincères et authentiques. Mais il ne voyait définitivement pas les choses de la même manière. « Non, en effet, je ne sais pas ce que ça demande de devoir mentir à tout le monde, de blesser les gens qui nous aime. En effet, je ne sais pas ça. » Sa mâchoire se crispa et elle ne put se retenir de le gifler. S’en était trop. Qu’il lui en veuille, d’accord, mais qu’il lui parle comme il le faisait, surement pas. Il n’essayait même pas une seule seconde de comprendre ou de se mettre à sa place. D’imaginer ne serait-ce qu’une minute ce qu’elle avait enduré depuis le décès de sa mère, le monde dans lequel elle avait grandi et qu’on n’en sortait pas si facilement que ça. Elle se recula légèrement, complètement sur la défensive et se sentant à des années lumières de l’homme qu’elle aimait. « T’es dégueulasse Alistair. Tu m’as demandé des explications. Tu les as, et t’essaie pas une seule seconde de savoir ou de comprendre ce que j’ai enduré. » Angie finit son récit par le désir de vengeance de Malcolm. Elle savait que, même si elle l’avait menacé, il restait dangereux pour elle ou pour ceux à qui elle tenait, même si ses mouvements d’actions étaient désormais limités. Seulement son mari ne semblait croire qu’elle n’avait été intéressé, tout du long, que par son foutu fric. Elle ne savait même plus comment lui faire entendre raison. Elle commençait à croire que c’était impossible. « Je crois que tu ne comprends pas. Sérieusement, tu ne comprends rien. Tu n’avais pas à accepter cet argent. Tu n’avais pas à mentir. Tu n’avais pas à disparaître. Tu n’avais pas à te reconstruire une nouvelle identité. Si tu m’avais aimé, si tu étais tombée amoureuse comme tu le dis, tu n’avais pas à faire ça. » « JE NE COMPRENDS RIEN ?! » hurla-t-elle au bord des larmes. « Mais sors de ta bulle ! Essaie de te mettre à ma place et de sortir ce foutu cocon doré dans lequel t’as été bercé. » Elle essuya une larme d’un revers de main en secouant la tête. « Si t’es pas foutu de comprendre que je suis réellement tombée amoureuse et que c’était pas des conneries, je crois qu’on n’avait plus rien à se dire. » Elle se dirigea vers la porte, en tentant de retenir le flot de larmes qui allait la submerger. Elle avait définitivement fait une énorme erreur en restant près de lui, près d’eux. Comment sa fille pourrait lui pardonner si même Alistair n’y croyait pas une seconde. La main sur la poignée, elle s’arrêta et se tourna vers celui qui était encore son mari. « Je ne t’ai jamais menti sur mes sentiments. Essaie de te souvenir de cette époque. Personne ne peut à ce point jouer la comédie. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 13 Avr - 22:27



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Je n’aimais vraiment pas la tournure que les choses prenaient. J’aurais tant voulu pouvoir me montrer plus fort et garder mon calme. J’aurais tant voulu pouvoir comprendre ce qu’elle me disait et lui faire entièrement confiance, comme cela avait été le cas plusieurs années auparavant. Mais le fait était que j’en étais bien incapable. Je n’arrivais pas à la croire lorsqu’elle me disait qu’elle était tombée amoureuse de moi. Tout simplement parce que, pour moi, si cela avait vraiment été le cas, elle m’aurait dit la vérité bien plus tôt. Qu’est-ce qui me disait qu’elle n’était pas revenue simplement pour continuer son petit jeu d’avant ? Qu’est-ce qui me disait que tout ceci n’était pas complètement faux ? J’aurais tant aimé la croire et comprendre ce qu’elle avait vécu, ce qui l’avait poussé à faire ça. Mais je n’y arrivais pas. Et la gifle qu’elle me donna n’y changea rien. Oui, j’étais peut-être allé trop loin dans mes paroles, mais cela ne changeait rien au fait que c’était ce que je pensais réellement.« T’es dégueulasse Alistair. Tu m’as demandé des explications. Tu les as, et t’essaie pas une seule seconde de savoir ou de comprendre ce que j’ai enduré. »Je levais les yeux au ciel. « Ce que TU as enduré ? Et ce que MOI j’ai enduré, tu y penses ? Quand J’AI dû m’occuper de NOTRE fille, tout seul. Quand J’AI dû accourir dans le même hôpital où je t’avais perdu, parce que NOTRE fille était atteint d’une méningite ? Quand J’AI de nouveau pleuré et prié pour qu’elle reste en vie. Tu y pense à ce que MOI j’ai enduré ? Quand j’ai quitté Londres parce que JE ne pouvais plus vivre dans cette maison, parce qu’à chaque pièce que je franchissais, tu n’y étais plus ? J’ai dû changer carrément de ville parce qu’à chaque endroit où j’allais, je ne pensais qu’à toi ! Et quand NOTRE fille ne pouvait aller dans aucune école parce qu’aucune école n’était adapté à sa surdité. Tu y penses TOI, à ce que MOI, j’ai pu enduré ? » Encore une fois, je ne pouvais pas m’en empêché. Je savais que j’étais dur, je savais que, peut-être, elle ne méritait pas ça. Je savais – en imaginant que tout ce qu’elle disait été vrai, ce dont je ne pouvais pas être sûr – qu’elle avait souffert de s’être séparé de notre fille et de ne pas avoir pu être présente. Mais alors qu’elle me demandait de me mettre à sa place, cela avait tout simplement été plus fort que moi.

Elle continua alors son récit à propos de Malcom et encore une fois, je ne pus m’empêcher de rouler des yeux à ses paroles, incapable de croire un mot de ce qu’elle disait. Elle ne comprenait strictement rien. Si elle avait réellement été amoureuse de moi, comme elle le disait, alors elle m’en aurait parlé. Parce que c’était ce qu’un couple faisait. Dans un couple, les partenaires étaient là l’un pour l’autre. Si elle m’avait dit plus tôt ce qui s’était passé, tout aurait été différent. Je l’aurais protégé. J’aurais protégé sa famille. Quitte à ce que chacun ait son propre garde du corps. « JE NE COMPRENDS RIEN ?! »hurla-t-elle, avant de reprendre. « Mais sors de ta bulle ! Essaie de te mettre à ma place et de sortir ce foutu cocon doré dans lequel t’as été bercé. Si t’es pas foutu de comprendre que je suis réellement tombée amoureuse et que c’était pas des conneries, je crois qu’on n’avait plus rien à se dire. »continua-t-elle tout en prenant la direction de la porte, me faisant lâcher un rire ironique. « Et ben voyons, bien sûr, vas-t-en. Apparemment, dès que les choses ne se passent pas comme tu le souhaites, ta solution c’est la fuite hein ? Non, parler comme des adultes, ça ne te vient pas à l’idée ? » répondais-je, amer. Elle se retourna vers moi, la main toujours sur la poignée. « Je ne t’ai jamais menti sur mes sentiments. Essaie de te souvenir de cette époque. Personne ne peut à ce point jouer la comédie. » « Maintenant, tu vas me dire comment tu veux que je te crois. Comment tu veux que je comprenne que tu étais réellement amoureuse, alors que tu es partie. Que tu ne m’as pas dit la vérité. Tu ne comprends pas que le problème, ce n’est pas tant que tu ais tenté de me séduire pour de l’argent ou je sais quoi d’autre. Le problème, c’est que comment veux-tu que je te crois ? Si tu avais été amoureuse de moi, pourquoi tu ne m’as pas dit la vérité plus tôt ? Pourquoi es-tu allée jusqu’à te faire passer pour morte, alors que j’aurais pu t’aider ? »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 27 Avr - 16:41


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« Ce que TU as enduré ? Et ce que MOI j’ai enduré, tu y penses […] Et quand NOTRE fille ne pouvait aller dans aucune école parce qu’aucune école n’était adapté à sa surdité. Tu y penses TOI, à ce que MOI, j’ai pu enduré ? »  Elle se retint de ne pas lui hurler qu’elle n’avait fait que ça, se mettre à sa place pendant des années. Elle les avait observés. Parfois de loin, parfois d’un peu trop près. Et ça lui avait brisé le cœur de ne pouvoir leur en venir en aide à chaque fois. Même si, au fond, elle ne sait pas ce qu’elle aurait pu faire de plus, mis à part les soutenir. Angie se mordit la langue pour ne pas réellement péter un câble. Il la poussait à bout, chose qu’il n’avait jamais faite jusque-là… Et c’était sérieusement une très mauvaise idée. Il ne croyait pas un mot de ce qu’elle lui racontait, alors elle se demandait bien pourquoi elle prenait la peine de tenter de le convaincre. Ca ne servait plus à rien. Là encore, elle avait fait une erreur. C’était trop. Au lieu de lui mettre une nouvelle fois sa main en plein dans sa face, Angie préférait encore partir.  « Et ben voyons, bien sûr, vas-t-en. Apparemment, dès que les choses ne se passent pas comme tu le souhaites, ta solution c’est la fuite hein ? Non, parler comme des adultes, ça ne te vient pas à l’idée ? » « Parler comme des adultes ? » elle ne put s’empêcher de rigoler. C’était nerveux. « Tu te fous de moi j’espère ? T’énerver comme tu le fais, me hurler toutes ces choses à la gueule, c’est ça discuter comme des adultes ? Je crois pas non. Alors ne viens surtout pas me faire la morale. » Sa main était toujours sur la poignée, prête à partir, alors qu’elle lui avouait que tout ce qu’elle lui avait dit était vrai, et que ses sentiments étaient sincères, dans un dernier espoir de le convaincre. « Maintenant, tu vas me dire comment tu veux que je te crois. Comment tu veux que je comprenne que tu étais réellement amoureuse, alors que tu es partie. Que tu ne m’as pas dit la vérité. Tu ne comprends pas que le problème, ce n’est pas tant que tu ais tenté de me séduire pour de l’argent ou je sais quoi d’autre. Le problème, c’est que comment veux-tu que je te crois ? Si tu avais été amoureuse de moi, pourquoi tu ne m’as pas dit la vérité plus tôt ? Pourquoi es-tu allée jusqu’à te faire passer pour morte, alors que j’aurais pu t’aider ? » « Il y a une chose qu’il faut vraiment que tu te rentres dans la tête. Je n’ai pas pris cette décision à la légère. Quand je te dis que tu ne pouvais pas m’aider, tu ne le pouvais vraiment pas. Tu ne te rends pas compte de l’ampleur que ça avait pris. Et je ne te parle pas du mensonge, mais de la menace qu’était devenu Malcolm. » Elle soupira avant de reprendre. « Je t’aimais à en crever Ali. Mais, je n’étais surement pas prête à ce que toi ou notre fille en pâtisse. » En fait, tant qu’il ne comprenait pas à quel point Malcolm était dangereux, ou du moins l’était à cette époque, il ne comprendrait surement pas qu’elle était sincère et ses sentiments étaient tout ce qu’il y a de plus vrai.
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 25 Mai - 14:39


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Les choses ne se passaient vraiment pas comme je les avais imaginées lorsque je l’avais croisée dans la rue. J’avais imaginé beaucoup de choses, mais pas le fait que je m’énerverais. Après tout, j’étais l’exemple même de la personne gardant son calme en toute occasion. Dans ma vie, je n’avais dû m’énerver que deux ou trois fois au grand maximum. Je préférais parler et résoudre les problèmes plutôt que de crier pour me faire entendre et dire que j’avais raison. D’ailleurs, je m’étais toujours bien moqué d’avoir raison ou non, tant que les problèmes s’arrangeaient. Oui, je détestais les conflits, et cela avait toujours été ainsi. Et pourtant, alors qu’Angie m’expliquait les raisons qui l’avaient poussée à se faire passer pour morte, je n’arrivais pas à me calmer. Même la claque qu’elle m’avait donnée – et que j’avais probablement méritée, en quelque sorte – ne me remit pas les idées en place, surtout alors que je la voyais se diriger vers la porte d’entrée. Bref, elle voulait fuir. Et je repartais au quart de tour. Elle avait fui et s’était faite passer pour morte lorsqu’elle avait eu un problème, et là elle voulait fuir de nouveau. « Parler comme des adultes ? » répéta-t-elle avant d’être prise par un rire, probablement nerveux. « Tu te fous de moi j’espère ? T’énerver comme tu le fais, me hurler toutes ces choses à la gueule, c’est ça discuter comme des adultes ? Je crois pas non. Alors ne viens surtout pas me faire la morale. » reprit-elle. Je serrais la mâchoire. « Au moins, on parle. Ce qui est une avancée par rapport à ces six dernières années. » lui répondais-je, d’une voix que je tentais plus calme, bien que tremblante. Elle était toujours devant la porte d’entrée, ayant l’air de ne toujours pas avoir pris sa décision quant au fait de rester ou de partir. « Il y a une chose qu’il faut vraiment que tu te rentres dans la tête. Je n’ai pas pris cette décision à la légère. Quand je te dis que tu ne pouvais pas m’aider, tu ne le pouvais vraiment pas. Tu ne te rends pas compte de l’ampleur que ça avait pris. Et je ne te parle pas du mensonge, mais de la menace qu’était devenu Malcolm. » raconta-t-elle. Et pourtant, je n’arrivais toujours pas à croire ce qu’elle disait. Si, j’aurais pu l’aider. J’étais un prince, bon sang. Comme si mon service de sécurité ne pouvait pas encaisser un simple homme, bien que menaçant. « Je t’aimais à en crever Ali. Mais, je n’étais surement pas prête à ce que toi ou notre fille en pâtisse. » reprit-elle, ne me laissant pas le temps de lui répondre. « J’ai un million de gardes du corps, Elea … Angie. Ils auraient pu nous protéger. » affirmais-je, d’une voix calmée cette fois-ci, me reprenant sur son nom, en m’asseyant sur l’accoudoir du canapé, las.  


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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 28 Sep - 16:06


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Angie détestait cette situation. Elle ne lui avait pas balancé toute la vérité pour qu’ils s’engueulent comme des chiffonniers. Mais en y réfléchissant bien, elle n’était pas franchement sure qu’il y avait eu d’autres alternatives après un aveu comme le sien. Elle était bien consciente que se faire passer pour morte et réapparaitre un beau jour comme ça, c’était quelque peu difficile à expliquer. Même si, pour être honnête, réapparaître, n’avait pas forcément fait partie de son plan. Elle s’était seulement fait prendre à son propre jeu. Elle n’avait jamais réellement réussi à tirer un trait sur son ancienne vie, ou du moins sur sa famille. Elle avait continué à les observer, les surveiller. Se rapprochant un peu plus à chaque fois. Cependant, elle n’était pas sure que leur pseudo discussion actuelle les mène quelque part. Chacun restait campé sur ses positions. « Au moins, on parle. Ce qui est une avancée par rapport à ces six dernières années. » La jeune philippine lui lança un regard noir. Ce n’était définitivement pas le moment de la chercher, même si, dans d’autres circonstances, elle aurait volontiers répondu à ce qu’elle aurait pu considérer comme une taquinerie. « C’est sûr que si on voit ça comme ça… Fais-moi penser à seulement t’envoyer une carte postale la prochaine fois ! » ne put-elle s’empêcher de répondre. De vrais gamins. Evidemment, elle ne pensait pas le moins du monde qu’il y aurait une ‘prochaine’ fois. C’était seulement un semblant de réponse au pic qu’elle venait de recevoir. « J’ai un million de gardes du corps, Elea … Angie. Ils auraient pu nous protéger. » Sa voix était nettement plus posée. Peut-être son dernier aveu l’avait-il quelque peu calmé. Peu importe, c’était la vérité. Il avait sans doute un nombre incalculable de gardes du corps, mais elle n’avait pas été prête à prendre le risque. Et si elle devait refaire les choses, elle était plus ou moins persuadée que ça se repasserait de la même manière. Le risque était trop grand. Et Malcolm trop malin. A cette époque en tout cas. Il aurait attendu. Des années s’il avait fallu. Pour voir le moment opportun d’accomplir sa vengeance se profiler. Elle se retourna, lachant ainsi la poignée, et faisant face à son mari. « Ce n’était pas garanti… » répondit-elle, lasse. Cette discussion n’allait pas les mener bien loin, chacun restant campé sur ses positions. En même temps, après 6 ans, elle voyait difficilement comment il pouvait en être autrement. Angie se laissa glisser le long de la porte, et prit sa tête entre ses mains. « Je suis fatiguée Ali. De me battre, de me cacher, des choix que j’ai pu faire, avant ou après toi… Je suis fatiguée de tout ça. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 12 Oct - 10:53

eleanor & alistair

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J’essayais vraiment de faire un effort, d’essayer de comprendre sa version de l’histoire. Mais alors qu’elle se dirigeait vers la porte d’entrée je ne pus empêcher un sarcasme de sortir tout seul. En même temps, est-ce qu’on pouvait me blâmer ? Ma femme m’avait menti, menti sur tout. Elle n’était pas qui elle m’avait fait croire qu’elle était. Son identité était fausse. Notre relation était fausse. Sa mort était fausse. La seule chose de vraie qui en était sortie, c’était notre fille. Et même elle … Elea … Angie n’avait pas trouvé qu’elle était une raison suffisante pour rester. « C’est sûr que si on voit ça comme ça… Fais-moi penser à seulement t’envoyer une carte postale la prochaine fois ! » lança-t-elle, me faisant rouler des yeux. C’était qu’en plus, elle m’en voulait ? Alors que je n’avais rien fait ! Qu’est-ce qu’elle attendait de moi au juste ? Que je l’accueille les bras grands ouverts et lui pardonne tous ces mensonges ? Oui, elle m’avait énormément manquée. Oui, je l’avais pleurée toutes ces années. Mais est-ce que, finalement, c’était elle que j’avais pleurée ? Est-ce que c’était d’elle dont j’étais tombé amoureux ? Ou simplement d’une image factice qui n’avait seulement existée dans mes souvenirs ? En voyant qu’elle s’apprêtait à partir, je lui dis d’une voix lasse qu’elle aurait dû m’en parler, et que mes gardes du corps nous auraient protégés. Après tout, c’était leur rôle. Je ne sortais jamais seul, des gardes du corps étaient toujours présents, tapis dans l’ombre, cachés à la vue de tous. Mais bien présents, à mes côtés. Elle aurait été protégée, tout comme Elisabeth et moi l’avions toujours été. « Ce n’était pas garanti… » Si, ça l’était, garanti. Mais je n’avais plus envie de me battre. Je ne savais même pas ce que je voulais exactement. Parler, mettre les choses au clair, probablement. Mais comment ? Alors que je n’arrivais pas à comprendre ce qui s’était passé, exactement. Oui, je comprenais les faits. Oui, je comprenais le fait qu’elle m’ait menti sur toute la ligne. Oui, je comprenais que ma famille l’avait découvert. Et oui, je comprenais qu’elle avait feint sa mort, avec leur aide. Tout ça, je le comprenais, et cela s’était imprimé dans mon cerveau. Mais qui était-elle, au juste ? Qui était-elle vraiment ? Est-ce que tout avait été faux entre nous ? Ou est-ce qu’au moins une partie, même infime, avait été réelle ? « Je suis fatiguée Ali. De me battre, de me cacher, des choix que j’ai pu faire, avant ou après toi… Je suis fatiguée de tout ça. » avoua-t-elle après s’être glissée le long du mur. Je lâchais un soupir, avant de la rejoindre et de m’affaler à ses côtés. « Où est-ce que tu étais, tout ce temps ? » finissais-je par rompre le silence qui s’était installé, tentant tant bien que mal de simuler les reproches dans ma voix. « Et si, comme tu le dis, tu nous as suivis de loin, pourquoi est-ce que tu n’es revenue que maintenant ? » lui demandais-je d’une petite voix, avant de reprendre. « Est-ce que tu étais dans les parages lorsqu’Elisabeth a fait sa méningite ? » Ma voix était cassée à l’idée que cela puisse être le cas, et surtout qu’elle ait pu me laisser seul avec elle à ce moment-là, alors que j’aurais eu tant besoin d’elle. « Pourquoi est-ce que tu n’es pas revenue avant ? Pourquoi est-ce que tu ne m’avais pas prévenu au lieu de te faire passer pour morte ? Même en me quittant, même en nous abandonnant quand même, pourquoi est-ce que tu ne me l’as pas dit ? »  

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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Mer 22 Oct - 22:31


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« Où est-ce que tu étais, tout ce temps ? » « Nulle part et partout à la fois. » lacha-t-elle en haussant les épaules. Tu parles d’une réponse. Mais c’était ça. Elle avait constamment bougé pour se rendre invisible. Autant qu’elle le pouvait. Elle devait bouger, tellement, que personne ne devait se souvenir de son passage. Elle ne devait pas exister. « Rio, Seattle, Bali, Toronto, Rimini… Je devais bouger. Constamment. Si je restais trop longtemps sur place, il me retrouvait. Ca a dejà failli arriver. Au début surtout. J’arrivais pas à quitter l’Europe. » Et elle avait finalement quitté l’Europe quand Malcolm avait été à deux doigts de lui mettre la main dessus, à Edimbourg. Elle avait réussi à fuir, avec l’aide d’Ethan. L’un des gamins –qui ne l’ai plus- qu’elle avait considéré comme son frère, à l’orphelinat.  « Et si, comme tu le dis, tu nous as suivis de loin, pourquoi est-ce que tu n’es revenue que maintenant ? » Elle soupira… Il y avait visiblement certaines choses qu’il n’arrivait à assimiler. « Je ne devais pas revenir Ali. Pas du tout. J’ai juste commencé à me rapprocher parce que j’avais besoin de… » elle se tut quelques instants, pas bien sur de vouloir avouer ce qu’elle s’apprêtait à dire. « … quand je me rapprochais de vous… j’avais l’impression de refaire partie de votre vie. A tous les deux. Je me suis rapprochée trop près aujourd’hui. Je pense toujours que c’est risqué, soit dit en passant. » « Est-ce que tu étais dans les parages lorsqu’Elisabeth a fait sa méningite ? » Elle secoua la tête. « J’étais à Ottawa. » avoua-t-elle en baissant la tête. Ou peut-être bien à Toronto. A quelques semaines près, elle ne se souvenait plus vraiment. Elle avait appris la nouvelle avec du retard. Elle s’était coupée du monde. Pour son propre bien, et pour celui des autres. « Je l’ai appris quelques mois plus tard. » Elle se souvenait seulement que c’était au moment où elle essayait de sortir Killian de la merde. C’était de famille que de se foutre dans le pétrin. Et elle avait redoublé d’effort pour trouver des contrats –et donc du fric- pour sortir son petit frère des emmerdes. « J’étais… coupée du monde au moment où s’est arrivé. C’est pour ça que je l’ai su plus tard. Et c’est surtout à partir de là que j’ai commencé à me rapprocher de vous. » avoua-t-elle en passant ses mains sur son visage. Elle étendit ses jambes sur le sol. « C’était bref… Je venais quelques jours, je repartais… Pendant plusieurs semaines, et je revenais… encore et encore. » « Pourquoi est-ce que tu n’es pas revenue avant ? Pourquoi est-ce que tu ne m’avais pas prévenu au lieu de te faire passer pour morte ? Même en me quittant, même en nous abandonnant quand même, pourquoi est-ce que tu ne me l’as pas dit ? » la questionna-t-il tout aussitôt. Angie tourna la tête pour trouver son regard. « Ali… Le but de tout ça, c’était que TU ne découvres pas la vérité. Je ne supportais pas l’idée que tu puisses me regarder autrement. Alors te prévenir ? Ca aurait rimé à quoi ? Je comprends vraiment que tu es plein de questions. Et que tu sois en colère… Mais, les faits, c’est qu’il y avait Malcolm… Dangereux ! Et je sais très bien de quoi je parle… Te dire la vérité ? C’était inenvisageable. » Elle soupira. « Je sais que j’ai l’air d’une sale conne avec un cœur de pierre. Voire pas de cœur du tout… Mais je t’assure que j’ai fait ça pour toi. Pour vous. Après oui, la partie où je n’ai pas voulu avouer par peur de te perdre parce que tu m’aurais méprisé … ? Je l’avoue, c’était égoïste. Je préférais que tu crois me morte, que tu gardes ce que tu avais connu de moi, de la personne que j’étais avec toi, et que tu sois en bonne santé…Plutôt que menacé par un psychopathe, et détruit pour avoir appris la vérité. »
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MessageSujet: Re: eleanor & alistair ❝ what the ... ❞ Dim 26 Oct - 11:12

eleanor & alistair

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Je voulais vraiment faire un effort pour comprendre ce qui avait bien pu se passer. Mais chacun de ses arguments me mettait en colère. Moi, qui était toujours calme, toujours patient. Je ne comprenais pas comment elle avait pu me faire ça à moi, à Elisabeth, à nous, à notre famille. Mais il fallait que je me calme. Déjà, parce que ça ne me ressemblait pas de m’emporter ainsi. J’avais toujours appris, depuis ma plus tendre enfance, à prendre sur moi. Mais maintenant, cela me semblait impossible. Et pourtant, il le fallait bien. Il fallait que nous ayons une conversation entre adultes, si nous voulions avancer. C’était pour cette raison que je m’installais à ses côtés, contre un mur, et que je lui demandais d’une voix plus calme où est-ce qu’elle avait été tout ce temps. « Nulle part et partout à la fois. Rio, Seattle, Bali, Toronto, Rimini… Je devais bouger. Constamment. Si je restais trop longtemps sur place, il me retrouvait. Ca a dejà failli arriver. Au début surtout. J’arrivais pas à quitter l’Europe. » Donc tout ça pour ça ? Elle avait feinté sa mort, m’avait menti, pour qu’au final il sache qu’elle était toujours en vie ? Parce que s’il l’avait traquée de cette façon, c’était qu’il était bien au courant que sa mort était factice, non ? Quel autre intérêt, sinon ? Je lâchais un soupir, décidant de ne pas répondre. Cela ne nous ferait pas avancer. Je lui demandais donc pourquoi elle ne revenait que maintenant, et pourquoi n’était-elle pas revenue dans nos vies plus tôt. « Je ne devais pas revenir Ali. Pas du tout. J’ai juste commencé à me rapprocher parce que j’avais besoin de… quand je me rapprochais de vous… j’avais l’impression de refaire partie de votre vie. A tous les deux. Je me suis rapprochée trop près aujourd’hui. Je pense toujours que c’est risqué, soit dit en passant. » expliqua-t-elle. Je n’étais toujours pas convaincu. Faire partie de notre vie ? Alors qu’elle nous regardait de loin ? « Et si j’avais tourné la page ? Et si j’avais rencontré une autre femme ? Tu aurais quand même eu l’impression de faire partie de notre vie ? » lui demandais-je d’une voix que je tentais calme. Parce que non, j’avais été bien incapable de tourner la page. Et que ces six dernières années avaient été un enfer. Et qu’à chaque fois que je rencontrais une femme, je me mettais à culpabiliser, ayant l’impression de la tromper. J’étais sûr que, de son côté, elle ne s’était pas gênée … Mais soit. Pas de commentaire désobligeant, cela ne nous aiderait pas. Je lui demandais donc si elle avait été dans les parages lorsqu’Elisabeth avait eu sa méningite. Après tout, pendant combien de temps n’avait-elle pas pu quitter l’Europe ? Et même, j’étais à peu près certain que la nouvelle avait traversé le monde, de toute façon. « J’étais à Ottawa. Je l’ai appris quelques mois plus tard. J’étais… coupée du monde au moment où s’est arrivé. C’est pour ça que je l’ai su plus tard. Et c’est surtout à partir de là que j’ai commencé à me rapprocher de vous. C’était bref… Je venais quelques jours, je repartais… Pendant plusieurs semaines, et je revenais… encore et encore. » Malgré mes efforts, je ne pus garder mes reproches bien longtemps. Pourquoi est-ce qu’elle ne m’avait pas dit la vérité ? Même en me quittant, même en se faisant quand même passer pour morte. Bref, me dire la vérité, qu’au moins je puisse avancer. « Ali… Le but de tout ça, c’était que TU ne découvres pas la vérité. Je ne supportais pas l’idée que tu puisses me regarder autrement. Alors te prévenir ? Ca aurait rimé à quoi ? Je comprends vraiment que tu es plein de questions. Et que tu sois en colère… Mais, les faits, c’est qu’il y avait Malcolm… Dangereux ! Et je sais très bien de quoi je parle… Te dire la vérité ? C’était inenvisageable. » Je serrais des dents. Bien joué. Oui, j’étais en colère, maintenant. Mais si elle m’avait dit la vérité plus tôt … En vrai, je n’en savais rien. Peut-être que j’aurais réagi de la même façon. Peut-être que c’était le fait qu’elle s’était complètement inventée une identité pour me séduire qui me mettait en colère. Et, si c’était le cas, alors qu’elle me le dise six ans plus tôt n’aurait rien changé. « Je sais que j’ai l’air d’une sale conne avec un cœur de pierre. Voire pas de cœur du tout… Mais je t’assure que j’ai fait ça pour toi. Pour vous. Après oui, la partie où je n’ai pas voulu avouer par peur de te perdre parce que tu m’aurais méprisé … ? Je l’avoue, c’était égoïste. Je préférais que tu crois me morte, que tu gardes ce que tu avais connu de moi, de la personne que j’étais avec toi, et que tu sois en bonne santé…Plutôt que menacé par un psychopathe, et détruit pour avoir appris la vérité. » Je secouais la tête, avant de me relever. On ne faisait rien avancer du tout. On tournait en rond. Je lui répétais les mêmes questions, toujours autant insatisfait par ses réponses. Et elle me répondait la même chose, encore et encore. Je regardais rapidement l’heure et roulais des yeux. Ce n’était pas aujourd’hui qu’on réglerait ça, de toute façon. Et là, il fallait que j’aille chercher Elisabeth à l’école. Et il était clairement hors de question qu’Elean… qu’Angie soit dans les parages lorsque j’irais la chercher. Tant que je n’aurais pas mis les choses au clair avec elle, Elisabeth ne serait pas au courant. Tant que je n’aurais pas la certitude qu’elle pouvait revenir dans notre vie, que ce ne serait pas dangereux, et surtout qu’elle ne repartirait pas de nouveau, Elisabeth ne saurait rien. « Je dois y aller. Elisabeth sort bientôt de cours. » commençais-je, en prenant mes affaires et en l’invitant à faire de même. « Comme tu t’en doutes, je préfère qu’on règle d’abord tout ça entre nous avant de l’entrainer là-dedans. Il est hors de question qu’elle rencontre sa mère pour la perdre à nouveau. » finissais-je, ne lui laissant de toute façon pas le choix. Elle était morte pour le monde entier, et je doutais donc fortement qu’elle puisse avoir des droits sur elle. « Est-ce que tu as un numéro où je peux te joindre ? Qu’on puisse finir cette conversation, lorsque les idées seront plus claires ? Ou est-ce que c’est trop dangereux et tu préfères venir me voir quand je serais seul ? » lui demandais-je, d’une voix calme, avant d’acquiescer à sa réponse. Je remettais mon manteau et mon écharpe, avant d’ouvrir la porte. « Claque la porte en partant, s’il te plaît. » Par réflexe, je lui claquais un bisou sur la joue, avant de partir et de rejoindre ma fille à l’école.

eleanor & alistair
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