It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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[HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. **

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MessageSujet: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Dim 16 Déc - 23:33

« Les restes, mais putain, t'as vu ça où toi ? Ose me dire que tu ressens pas la même chose qu'avant. Vas-y DIS-LE! »

Et il s'est barré. Putain, il m'a laissé dans cette chambre d'hôpital sans penser une seule seconde aux conséquences de ses actes. A l'effet que ses paroles peuvent avoir sur moi. Jéricho n'a pas la moindre idée de ce que je peux faire dans ce genre de situation. Je suis retourné dans cette vieille ferme pour m'injecter toutes les saloperies du monde dans les veines. J'ai fait ça dans le but d'oublier que je dois reprendre les choses en main. J'préfère dissimuler ma peine plutôt que l'affronter. D'ailleurs j'ai même pas le courage de retourner voir Nikita et tout lui expliquer. Ou du moins lui avouer qu'entre elle et moi c'est terminé, que ça ne peut plus continuer. Au fond, cette histoire, cette putain de vie était vouée à l'échec depuis le début. En retrouvant Jéricho, j'étais conscient de ce que j'allais faire. Ouais, j'voulais me remettre avec lui. J'ai toujours voulu reconstruire une vie avec ce type. Et c'est pas une femme et un gosse qui allaient faire naître en moi une once quelconque de remords. Couché par terre, sur le sang sec, j'ai encore l'impression de sentir la présence de mon mari contre moi. L'héroïne m'enveloppe dans une bulle imaginaire et pourtant si réconfortante. Je vois son visage flotter dans l'air sans jamais pouvoir le toucher mais au moins, il est là. Tout proche. Je ne cris pas, lui non plus. C'est aussi simple que je l'ai toujours espéré. La ceinture est tellement serrée que dans mes veines la circulation de mon sang se fait au ralentis. Lorsque mes paupières s'ouvrent après l'un des plus long trip de ma vie, j'peux sentir ma main droite trembler de panique et s'accrocher nerveusement au morceau de cuir. Un gémissement brise le silence. Putain. Malgré la violence de mes gestes, j'peine à retrouver l'usage de mon bras ayant tourné au violine. Ma veine, enflée et saccagée par les coups de piqures laissent s'écouler quelque gouttes de sang. Fou de rage envers le monde entier et moi-même je laisse mes jambes me lâcher sans hésiter une seule seconde à hurler à m'en péter les cordes vocales. J'extériorise toute la douleur par ces hurlements hystériques. Désemparés par l'agonie qui me possède, mon visage se perd entre mes mains glacés, à la recherche d'une solution. Tous les chemins que j'ai emprunté me mènent droit vers un mur en béton. « Avec ou sans toi, je partirai. I fuckin' love you. » Nouveau gémissement. J'suis censé faire quoi maintenant ? Mon poing rencontre le mur de pierre, mes os se craquent sous le choc. La douleur physique est tellement minime face au reste. C'est un peu comme si j'étais face à un tsunami et que j'attendais qu'il m'emporte. Ouais c'est ça, j'avais laissé les sentiments m'emporter das une tornade que je contrôlerais pas. Maintenant, il était temps que j'en paye les frais. Le choix s'impose délicatement sous mes yeux. Deux vies totalement différentes m'attendent. Les deux me tendent les bras. Tout repose sur mes épaules dés à présent.

Je ne sais pas comment j'en suis arrivé là, je sais juste que je cours comme dératé pendant que mes yeux explosés recherchent ce foutu bateau. Et si c'est trop tard ? S'il est déjà parti ? Cet idée suffit à me donner la sensation de trébucher dans un puits sans fond. Mes ongles s'accrochent inlassables aux parois sans jamais réussir à me retenir totalement. Non, Jéricho, tu peux pas me laisser comme ça. Pas une nouvelle fois, j'te laisserai pas faire cette fois. C'est pas aussi simple, rien n'a jamais été aussi simple de toute façon. Je suis tellement crade sur moi que mon t shirt blanc vire au marron. Ca doit faire une semaine que j'ai pas pris de douche. Tout simplement parce que ces derniers temps j'suis trop occupé à me défoncer et tenter de ne pas penser pour faire quoique ce soit d'autre. Même nourrir en est devenu une tâche que j'oublie parfois de faire. Mon cerveau déconnecté de la réalité se concentre sur un futur qu'il ne voit pas. Sur une page blanche que l'on a salit de peinture rouge. Tout se qui se passera à présent se déroulera sur des braises. Autant ce mariage que le reste de ma vie mais si c'est le prix à payer pour vivre avec Jéricho alors je me jette en enfer sans aucune résistance. Mon corps fébrile manque de s'écrouler lorsque le visage de mon mari se dessine sous mes yeux. Si proche de moi, sur ce bateau qui bouge au moindre mouvement de l'eau. « Jéricho. » Son prénom quitte mes lèvres de façon acide. Le simple fait de le voir me tord l'estomac. Mon poing s'abat violemment contre son arcade tandis que je me presse de le rattraper par le col pour le relever à mon niveau. Mon visage effleure à présent le sien. Je retrouve une partie de moi même que j'avais perdu en même temps que l'impression d'en perdre une autre me tiraille. Je peux sentir mon âme se briser au simple contact de son corps contre le mien. « Espèce de fils de pute … j'aimerais savoir comment te quitter. » En te tuant à coup de pioches peut-être. Non, il n'y a juste aucune solution pour ne plus t'aimer. Ma main le relâche tandis que je sors de la poche de mon pantalon crasseux une minuscule petite boîte abritant notre avenir. Elle s'ouvre et laisse apparaître son contenu : une putain d'alliance dont le prix ne se dit pas parce qu'il est inavouable. Et derrière cette preuve d'amour hors de prix, mon regard perdu mais tellement intense. J'suis prêts Jéricho. J'ai envie de vivre cette putain de vie à côté de toi sans plus jamais me barrer. C'est le moment où jamais pour te dire « Je t'aime. » et reculer d'un pas pour pas crever sur place. Comme quoi, le romantisme peut parfois me connaître.


Dernière édition par K. Jack 'Oz' Nobody le Mar 25 Déc - 23:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Lun 17 Déc - 21:33

Inexorablement, les aiguilles avance leur course terriblement rapide. Mes yeux rivés dessus ne lâche pas les secondes qui s'écoulent une à une tandis que le tic tac incessant et grinçant m'irrite les tympans. Je ne ferme même pas les paupières, les iris injectés de sang me donnent un air de malade mental. Je dois l'être d'ailleurs. Les chiffres indiquent fièrement une heure et trente-six minutes. Trente-sept. Quarante. Deux heures. Si je continu à la regarder comme si je pouvais l'arrêter, j'allais finir dans un hôpital psychiatrique. Faut que je sorte de là. Que j'arrête de penser. Il ne viendra pas de toute façon. Tu finiras seul JJ parce que t'es pas foutu de le rendre heureux comme celle qui partage sa vie en ce moment. Ouais, tu peux pas lui faire un gosse toi, oubli pas. A l'heure qu'il est, Jack devait être dans ses bras. Et putain, mais ta gueule. Je balaye les couettes glacées d'un geste déterminé, me relève de ce lit aux draps de soie, et quitte la cabine pour me rendre sur l'avant du voilier. Mes mains se posent sur la barrière du pont pour ne pas m'écrouler sous des jambes chancelantes alors que j'aspire une bouffée d'oxygène bienvenue. La morsure du vent engourdie mes muscles rapidement. Une fumée blanche s'échappe de mes lèvres Je tourne en rond comme un lion en cage, avec pour seul compagnie des barreaux et des chaînes. Un joint se cale entre mes lèvres pour m'aider à lutter contre le froid et le stress. Bien entendu, ce n'était pas assez, le cannabis n'avait plus le moindre effet quand on passe sa vie une seringue dans la veine et de la coke dans le nez. Il m'en faut toujours plus. Mes yeux s'échouent sur la feuille roulée soigneusement que j'observe longuement fumer jusqu'à ce qu'elle s'éteigne inévitablement. Elle finira au fond de l'eau, inutile.

Je sais pas vraiment ce qui m'a poussé à partir chercher un dealer dans les parages, sûrement pour pouvoir oublier, peut-être même pour toujours. Il n'y a pas de solution, juste celle-ci. Celle de tout arrêter, d'effacer le temps à coup de pilules multicolores aux substances inconnues pour la plupart. Je suis plutôt héroïne et coke d'habitude, mais l'envie de cherche d'autres effets me poussent à prendre assez d'exta pour tuer un éléphant. J'ai claqué une fortune dans cette merde, mais ça n'a pas réellement d'importance si l'espace de quelques heures je peux me focaliser sur autre chose que l'absence de mon mari à mes côtés. Et faire disparaître son fantôme de ma tête. Enfermé dans la petite salle d'eau pour compagnie la drogue et l'alcool, je me laisse glisser lentement contre le carrelage. Un cachet. Une goutte de tequila. Un autre cachet, une autre goutte. La bouteille se vide, le reste de l'extasy s'échappe de mes mains, se repends sur le sol. Je profite de ces quelques minutes clean pour allumer la musique au maximum. Loin de tout. Sans personne aux alentours, Bon Scott hurle dans son micro highway to hell. Je danse. Je ris et la seconde d'après, je chiale. Je me casse la gueule au milieu du bordel que j'ai pu foutre sans m'en rendre compte. Je m’explose le nez contre le lavabo. Je crois même que j'me fou à tout retourner en hurlant contre le monde entier à quel point je peux le haïr. Puis je parle de ma vie à ce panda qui veut m'faire acheter son fromage dégueulasse. « JUST YOU KNOW WHY ! » Pause. «  Ca m'fais plus rire, t'arrête de batifoler avec le porc-épic, j'te cause. J'te jure que s'il vient, je t'achète tout le fromage que tu veux. Mais ramène le moi. D'accord ? » Ouais, j'suis en train de faire ma prière, négocier avec un panda imaginaire. Et bordel, j'm'en rends même pas compte à quel point j'peux être débile à ce moment là. C'est dehors au milieu de la journée que mes yeux s'ouvrent sur un soleil absent. Ou du moins, qu'ils le remarque. J'ai pas fermé un œil de la nuit, j'ai épuisé les réserves de lait sans que les putains d'effets de l'extasy ne s'autorisent à disparaître. Merde, pourquoi j'ai pris cette connerie ? J'vois trouble, j'ai envie de gerber. De temps en temps, cette foutue bestiole vient me rendre visite. Et elle se fou de ma gueule ouvertement. Encore tremblant, je me redresse difficilement, mes vêtements sont tachés de sang sec et de je ne sais quoi d'autre. J'ai pas vraiment envie de le savoir. Faut que je parte d'ici. Il viendra plus maintenant. Une heure qu'il devait être là. «  C'EST CA VA REJOINDRE TON GOSSE. CONNARD. » Je lève mon majeur au ciel devant les passants choqués. Un clochard. J'ai absolument tout perdu. Il ne me reste que ce putain de bateau et ma queue pour pisser. « Jéricho. » Je ne prends même pas la peine de me retourner. J'hallucine, pourtant, il semblait tellement loin. Comme si j'avais pu l'effacer de ma mémoire quelques heures. Je me rends réellement compte qu'il est là lorsque je me retrouve face à lui. Instinctivement, je me calme, comme si je venais de me prendre la pire claque que j'ai jamais reçu. C'est ça, une claque dans ma gueule. Et elle était amplement méritée. « Jack ? »- « Espèce de fils de pute … j'aimerais savoir comment te quitter. » Moi aussi. Si tu savais comme j'aimerais t'oublier. Savoir vivre sans toi. Ne plus jamais devoir me retourner en partant, et laisser un bout de mon âme ailleurs. Je donnerai tout pour ne pas t'aimer. Mais là, ouais juste là, je suis un putain de gars heureux, comblé par le simple fait de sa présence. De son corps irradiant un putain d'appel au sexe contre le mien. Mes yeux brillants se posent sur cette bague. J'vais me foutre à chialer, c'bon. Merde quoi, depuis combien de temps j'attends ça ? Des années. Une éternité d'années. Et là en face de moi, il est là. Mais pas seulement, il est ici avec une promesse. Un engagement hors de prix. « Ohputain. Panda, j'vais respecter ma promesse je te jure. » Je pense tout haut en fermant les yeux. J'ai non seulement le cadeau, mais aussi le père noël pour moi. Le gamin le plus heureux de la terre, j'crois. Et le père noël, j'le baise. «  Je t'aime. » 

J'observe un long instant la bague, simplement pour me prouver que je ne délire pas. Que ce n'est en rien l'effet de la drogue qui me fait halluciner. Délicatement, je la mets à mon doigt avec la peur qu'elle se dissout, disparaisse. Mes yeux rivés sur Jack le regardent intensément au point que je ne remarque pas ce qui se passe au loin. « Moi aussi je t'ai- » Tout était déjà terminé. La fin était écrite au moment même où cet homme au costume sombre et élégant dépose le premier pied sur le bateau, son flingue se braque sur mon mari. La scène se déroule au ralentit. Mes poils se dressent, parcours mon corps en un frisson qui me glace le sang. On était mort. Tout les deux. Quatre hommes, armés et déterminés à nous abattre de sang froid, sans la moindre pitié. Ils étaient nés pour être des tueurs, exécuter les ordres. Un cri s'échappe de ma gorge sans que je comprenne même le sens de mes mots, je sais juste que si je ne bouge pas, je vais voir devant mes yeux le corps de Jack s'écrouler dans une marre de sang. Il tire. La balle nous offre une trajectoire qui se veut mortelle. Je n'ai eu que le temps de le pousser sur le côté de toute mes forces. L'adrénaline s'insinue dans mes veines, épaissit mon sang face à la fatalité de la situation. C'est à peine si je ressens la balle qui écarte ma chair. Non, rien de tout ça ne me parvient encore. Nous tirer de là est encore la seule chose qui me faisait tenir debout. Partir avec lui. S'en aller loin d'ici comme c'était prévu. Pouvoir revivre avec lui. «  Non, non, non ! » Mes bras sont fermement retenus par les mains des deux mecs. Je hurle. Je me débat jusqu'à me déboîter moi-même l'épaule. « Pas ça … » Sous mes yeux, là, juste devant moi, ils l'emmènent. Je supplie mon mari du regard d'arrêter tout ça. De trouver une solution. Mais personne n'en a. La vérité, c'est que je ne le reverrai plus jamais, et supplier n'y changera rien. Lorsqu'ils me relâche, je m'écroule sur le sol, trop faible pour bouger. « Laisse-le. Dans dix minutes il va crever. » L'impacte de ses mots ne me frôlent même pas malgré le sang que je peux perdre. Je ne suis plus capable de penser. Aujourd'hui, j'ai touché du bout des doigts le paradis. Mais ma place était en enfer. Avec lui. Quoi qu'il arrive, je le retrouverai ici ou ailleurs. Une dernière fois, je regarde la bague à mon doigt. Et je sombre.
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Jeu 20 Déc - 17:40

Cela doit faire trois ans que j'ai cessé de vivre. Fin, je veux dire, trois ans que j'ai cessé d'aimer comme j'avais pu le faire auparavant. Des années que mon coeur anesthésié par la tristesse n'a voulu ressentir autre sentiment que la rancune. C'est très certainement pour ça que je me suis retrouvé avec une femme et un gosse, juste pour tenter de retrouver un semblant de bonheur. Ou du moins, un simple centième de la passion que j'avais pu rencontrer au cours de ma vie. Mais je n'ai rien trouvé de tout cela. Seulement de la sécurité. Se dire que finalement, quelqu'un est toujours là pour vous tenir entre ses bras. Ouais c'est ça, je me suis enfermé dans une bulle en oubliant ce pourquoi j'étais réellement heureux. Non, peut-être pas heureux mais … vivant. Tout se résumait à ça : payer mes factures, gagner ma vie, s'occuper de son gamin, faire quelques sorties avec ma compagne, juste pour paraître équilibré et ne surtout par éveiller les soupçons sur la douleur qui me possède. C'est dans ce quotidien futile que j'attendais la mort au fur et à mesure que les souvenirs me tournaient le dos. Tout allait très bien, ou presque … jusqu'au moment où je l'ai retrouvé. Un simple mouvement de Jéricho suffit à mettre en éveil tourbillon passionné de mon âme. La bête s'est réveillé, brûlant mes organes un à un. Folle de rage après toutes ces années de sommeil. Folle de rage à l'idée de s'être passée de son amphétamine si longtemps. Mes mains tremblent comme elles n'ont jamais tremblé. Si vous saviez comme je flippe, putain. J'ai tellement de craintes que mon cerveau se pose tout un tas de question. C'est pas tellement le fait de recommencer une vie avec Jéricho, non au contraire, y a rien de plus fort que ça. Mais ça se passe toujours de la même façon avec lui, on s'aime tellement qu'au final on s'aime mal. Si mal qu'on se détruit mutuellement pour tenter de trouver un semblant de bonheur. Trop cons pour se rendre que, finalement, la paix de l'un vient de l'autre. J'ai pas le temps de l'embrasser ou même sourire que le visage de mon mari se décompose sous mes yeux. Mon regard se voile lorsque celui-ci croise celui de quatre types armés. Mon corps se tétanise, je me rends à peine compte que Jéricho me pousse pour éviter cette balle mortelle. Lorsque l'impact de celle-ci dans sa chair arrive à mes tympans c'est un peu comme si je pouvais ressentir sa douleur. Une grimace se dessine sur mon visage pâle. La crosse d'un flingue vient caresser la peau de mon visage en laissant s'y échapper un filet de sang. Des bras entourent rapidement mon corps malade sans que je ne tente seulement de me débattre. A quoi ça servirait de toute façon ? Je sais ce que c'est. Le boulot est le boulot. J'ai l'impression de retrouver en face de moi quatre reflets de mon âme lorsque j'étais l'un des leurs. J'trouve pas dans leurs yeux une once de sentiments. Putain. Ce n'est qu'au moment où je vois mon mari couché au sol que je tente de m'échapper de l'emprise qu'une mort certaine peut avoir sur moi. Les doigts du plus petit s'enfoncent à ce moment là dans mon bras saccagé par les prises d'héro. Cicatrices de toxico à la con qui me trahissent, même l'amie la plus fidèle finit par vous planter un couteau dans le dos. Un faible « Désolé » entre deux coups s'échappent de mes lèvres avant que je n'avale une gorgée de sang.

*
Mes yeux s'ouvrent sur une pièce familière que je côtoie depuis des mois. Je la connais par coeur sans pour autant m'y sentir à ma place. Les pleurs de Jasper résonnent dans le berceau juste à côté de moi tandis que le bruit des pas de Nikita pénètrent la pièce. J'prends même pas la peine de la repousser lorsque celle-ci pose ses lèvres sur les miennes. De toute façon, Jéricho est mort. A quoi bon se barrer ? J'ai plus rien qui me raccroche à cette terre merdique. Même si au final, la rébellion permettrait ma mort prématurée. Une balle dans le crâne de la part de la mafia serait l'un des plus cadeaux que l'on puisse m'offrir. Seulement voilà, pour le moment, j'suis enfermé dans ce putain d'appartement à devoir faire comme si de rien ne s'était passé. Comme si, jamais, oh diable jamais Jéricho n'était à nouveau entré dans ma vie. De toute façon, il est mort, Jack. Tu ne le reverras plus. La fatalité me donne la gerbe tandis que je me relève difficilement pour prendre entre mes bras mon fils. Au fond, c'est peut-être le seul réconfort que je peux trouver ici. Le silence s'installe à nouveau dans la pièce. C'est un peu comme si j'avais absorbé les larmes de mon fils, douce ironie du sort alors que mes yeux ne réclament plus qu'une chose : cracher leur agonie. Mes muscles hurlent à la douleur sous l'effet du manque de la drogue. J'peux remarquer devant la porte d'entrée un type de la mafia qui me dévisage et m'incite à m'assoir sur le canapé du salon. A partir de maintenant, le temps qui s'écoulera risque d'être long, très long.
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Sam 22 Déc - 23:48

Le monde s’affaisse sous une pluie torrentielle de tâches noires et rouges lorsque je heurte le sol lourdement. Mon corps me lâche, éreinté, à bout de force. La dernière dose d'adrénaline vient de disparaître dans le flot d'une fatalité submergeant. Tout disparaît, balayé d'une vague de noir complet. Je n'entends plus rien. C'est presque un soulagement de ne plus rien ressentir à ce moment là. Certaines situations sont douloureuses et incontrôlables que l'esprit ne demande qu'une seule chose: se déconnecter de cette réalité qu'on ne peut affronter.

Mes yeux s'ouvrent sur sur une pièce plongée dans des faibles rayons du jour qui se reflètent sur le blanc des murs. Je plisse mes yeux aveuglés face à cette lumière inconnue, plongé depuis trop longtemps dans le noir. Le bip des machines sonnent régulièrement, puis accélère à mesure que je reprends conscience de ce qu'il m'arrive. Instinctivement, je me repasse en boucle les événements récents, juste avant le trou noir. Le mariage. Jack. Le bateau. La mafia. Tout s'écoule lentement comme dans un film d'horreur jusqu'à ce que la musique accélère et met fin au suspens dans un léger bond de surprise. La balle putain. Je dégage nerveusement le drap sur mon corps vêtu d'une robe d'hôpital. Le verdict tombe. Non seulement je n'arrive plus à bouger mes jambes, mais je ne sens plus rien. Le néant. L’information bouger au moins mon orteil ne parvient pas à faire le chemin nécessaire jusqu'à mon cerveau. La peur comprime mon cœur émietté. J'ai envie d'hurler, mais les mots restent coincés dans ma gorge qui ne laisse s'échapper qu'un petit couinement. « Rebienvenue parmi nous monsieur Barron. Vous avez de la chance d'être encore en vie.» Mon regard perdu se pose sur cette infirmière au sourire radieux qui me donne envie de lui faire bouffer par tous les trous. J'ai perdu mon mari qui doit être mort à l'heure qu'il est, je ne sais plus parler, plus marcher, j'ai passé certainement un long moment dans le coma, je n'ai plus rien, et je dois m'estimer chanceux de respirer de l'air acide qui me brûle de l'intérieur.

La peur tue. L'espoir renforce. C'est quand on pense qu'on a tout perdu que la peur grignote le peu qui nous maintienne encore en vie. La vérité, c'est qu'on a toujours quelque chose à perdre, bien plus qu'on ne le pense. Je m'accroche encore à l'espoir que quelque part, ici ou ailleurs, il m'attend. Ce murmure qui sans cesse, me dit de tenir bon, que ça ne peut pas se terminer comme ça. De la naïveté peut-être, mais elle me pousse à me dépasser chaque jour. Même si j'ignore comment je le sais, je suis persuadé qu'il est toujours en vie. Tant que je le suis, il le sera. « Pourquoi tu ne peux simplement pas accepter le fait que tu ne peux pas remarcher ? Tu devrais plutôt mettre la même obstination à réapprendre à parler, ça te seras plus utile. » Sa voix est douce, avec une certaine fatalité quand elle m'aide à me relever une énième fois pour me foutre dans ce fauteuil que je ne peux plus voir. Je la repousse froidement, mes yeux plus expressifs que jamais l'incitent à me faire recommencer. Je m'écroule. Je me relève.

Deux mois. Deux longs mois. La peau recouverte de bleus. Des bras plus musclés. Jusqu'aux pilules qui m'ont faites reprendre du poids. Et malgré les obstacles, je suis debout. Je marche. Et cette impression de pouvoir tout affronter maintenant. Que plus rien ne pourra m'empêcher d'atteindre mon but. Je ne repartirai pas sans mon mari avec moi. Mes pas lourds rencontrent les flaques d'eau dans la précipitation, je ne regarde même pas où je marche. J'avance simplement vers l'adresse à moitié effacée par la pluie. Deux jours de plus à attendre jour et nuit devant l'immeuble dans l'unique espoir d'apparaître sa silhouette familière à travers la fenêtre. Des longues heures à me demander si tout ce que j'avais fait était vain et qu'au final, il ne me restait plus que l'option de me tirer une balle dans le crâne pour le rejoindre. Il était là, je pouvais simplement distinguer son ombre, j'aurais pu la reconnaître entre mille. Il était vivant. Puis, un autre jour de plus à me faufiler dans l'appartement, et discrètement, sous la seule planque possible. Le lit. Sous ce putain de lit où j'ai pu l'entendre embrasser sa... Chose. Mais pas seulement. J'ai cru que j'allais crever. Imploser littéralement. Sortir de cette putain de cachette, buter tout le monde et ensuite retourner l'arme contre moi. Les idées noires se mêlaient au reste, me tordaient l'estomac et m'en faire tomber fou. J'étais bon à être enfermé dans un hôpital psy. Ne pas manger, ne pas boire, ne pas faire le moindre bruit pour ne pas se faire repérer était une chose, mais être impuissant quand on entend son mari baiser une autre, c'en était une autre. C'est au milieu de la nuit que je décide de sortir discrètement de sous le lit. L'arme dans une main. Si je m'en sors vivant, j'vais le torturer à mort. Ma main se pose violemment sur la bouche de mon mari pour ne pas qu'il se fou à hurler quand je le réveille. Pas la moindre seconde, l'idée qu'il refuse de me suivre ne m'effleure l'esprit. Après avoir posé mon index sur ses lèvres, je lui fais signe de me suivre. Par la fenêtre de la chambre. La seule et unique solution pour sortir d'ici se trouve à des mètres en dessous de nous avec une gouttière branlante pour seule aide. Je descends sans hésiter jusqu'en bas pour l'avoir monter quelques heures plus tôt. Incapable de le regarder encore en face après ce que j'ai pu entendre, mes yeux s'arrêtent dans le vide alors qu'il suit mes pas à son tour. Courir, le plus loin possible d'ici sans se retourner. Je ne l'attends pas, je me fou à courir comme si ma vie en dépendait. Jusqu'à ce que le fait de respirer me brûle tellement les poumons que je dois m’arrêter. Lorsque je me retourne enfin pour savoir s'il m'a suivi, je remarque que j'ai du parcourir des kilomètres. Et toujours, aucun son ne sort de mes lèvres, scellées dans un mutisme. Seul mon regard se décide à se poser sur lui. Vide. Mais merde, comment t'as pu croire une seule seconde que j'étais mort C'est le seul message que je parviens à tenter de lui faire comprendre. Des reproches. Et maintenant Jéricho ?
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Dim 23 Déc - 14:48

Les mains de Nikita se posent sur mon torse alors que je laisse un sourire se dessiner sur mon visage. Je l'autorise à poser ses lèvres contre les miennes. De toute façon, même si je voulais pas baiser avec elle, se serait juste impossible, j'ai tellement de grammes d'alcool dans le sang que c'est à peine si je peux me souvenir de mon prénom. Ca va faire deux mois que je me démonte la gueule quotidiennement, faute d'avoir de la drogue sur moi. Quelques doses de coke ne suffisent pas à anesthésier la douleur que je peux ressentir au plus profond de mes entrailles. L'alcool m'empêche de me laisser crever dans cet appartement miteux, elle m'empêche de penser aussi à la mort de Jéricho. A son corps qui doit à présent se trouver sous terre. A cette tombe portant son prénom. Un frisson traverse ma colonne vertébrale à cette simple pensée alors que la bouche de la jeune femme se perd sur mon sexe. J'trouve même pas le courage de lui répondre quand elle me dit qu'elle m'aime. Parce que ça me fout certainement la gerbe de savoir que cette salope puisse avoir des sentiments pour moi. J'ai pas envie de devoir quoi que ce soit à quelqu'un. Et pourtant, je lui dois la vie, car c'est grâce à elle si cette putain de mafia ne m'a pas encore descendue. Mais je m'en fous, putain, j'en ai tellement rien à foutre de savoir si je suis mort ou vivant. Instinctivement, mon sexe se durcit sous ses vas et viens sensuels pendant que mon âme crève de douleur. J'ai le coeur dans la gorge. J'ai les entrailles brûlées et détruites. Pourquoi ce connard réagit-il à un peu d'humidité ? J'ai pas envie de la baiser, putain, j'ai envie de rien, si ce n'est me mettre une balle dans la tête ou boire encore un peu de whisky. Et ça m'est tellement égal de passer le lendemain à épouser les chiottes. C'est toujours mieux que de voir Nikita se démener à vouloir me faire l'aimer. Je la pénètre mais putain pourquoi je fais ça ? Ah oui, je suis un homme, un connard de nymphomane incapable de contrôler son corps. Mais au fond, j'suis tellement dégoûté de ce que je suis en train de faire que je me retire violemment avant de laisser cracher ma semence en elle. Ses ongles ont beau essayé de me retenir je la pousse froidement et me glisse sous les draps brûlants. Manquerait plus qu'elle tombe encore une fois en cloque. Un gosse est déjà de trop. Ce soir encore, je vais m'endormir à 22 heures aux côtés d'une femme qui m'inspire tout ce que je peux détester. M'endormir avec les remords d'avoir laissé le corps de mon mari derrière moi sans avoir été avec lui pour son dernier souffle. Putain, Jack, t'es le roi de connards.

Mes yeux s'ouvrent sur un visage illuminé par un rayon faible de la lune. J'ai l'impression de crever lorsque je me rends compte que je ne suis pas en train de rêver. C'est vrai quoi, quand on y pense, c'est complètement fou. Pourquoi Jéricho serait dans ma chambre après deux mois alors que je le pensais mort ? C'est juste irréel. Et pourtant, j'commence à prendre conscience que ce n'est peut-être pas une hallucination lorsque le froid de la nuit pique ma peau nue. J'suis tellement alcolisé que j'ai pas eu l'intelligence de penser à me rhabiller. Le bonheur de revoir mon mari m'empêche de tomber. Je retrouve même une souplesse que je pensais avoir perdu. C'est d'un pas nonchalant que je le suis sans lui demander une seule seconde où il peut bien m'emmener. De toute façon, je m'en fous, il sait que j'suis capable de le suivre jusqu'en enfer. Au milieu de la brume, mon cerveau reste dans l'optique de ne pas perdre des yeux Jéricho. Je manque de me casser a gueule à plusieurs reprises mais avance sans que rien ne puisse m'arrêter. Même pas le froid. Même pas les morceaux de verres planté dans mes pieds. Rien, absolument rien ne m'empêchera cette fois de le retrouver totalement. J'en ai tellement marre de me retrouver toujours loin de lui. Tellement marre d'avoir l'impression de crever et revivre à chaque fois. J'ai juste envie de rester avec lui, c'est pas compliqué, putain. C'est même foutuement simple comme demande. J'me surprends à lever les yeux au ciel pour l'implorer de me laisser cette faveur. Seulement voilà, j'pense bien qu'il reste sourd et aveugle à mes pleurs.

Et merde.

Alors que je garde dans l'espoir que Jéricho ne remarque pas mon taux d'alcoolémie, je lui fonce violemment dedans lorsque celui-ci se stoppe pour me fixer. « Pardon, j't'avais pas … vu. » Son regard qui transperce le mien a l'effet d'une douche froide. Une putain de claque en pleine gueule qui me fait déstabilise l'espace d'un instant. J'fais mine de pas comprendre ce qu'il peut me reprocher et m'approche de lui de quelques pas. J'pue l'alcool à des kilomètres à la ronde et mon regard est si explosé que je dois ressembler à l'un de ces clochards incapable d'avoir un boulot parce qu'il est trop défoncé pour ça. Mes lèvres effleurent celles de mon mari sans pour autant réellement les toucher. « Comment ça se fait ? T'es vivant ? » Questions connnes by Stride. Juste histoire de tuer le silence et m'enfoncer un peu plus. Le pire la dedans c'est qu'à ce moment là, l'alcool n'y est en rien sur ma débilité, ou presque. Non, c'est juste que j'suis tellement fou de le sentir contre moi que mon cerveau peut pas s'empêcher d'exprimer sa joie de manière trop maladroite. C'est d'ailleurs très certainement pour ça que je colle mon corps à celui de Jéricho en lui murmurant à l'oreille une douce mélodie. « Ne me quitte pas. Il faut oublier ... » J'marque une pause, pris d'un trou de mémoire, j'parviens tout de même à reprendre le fil de cette vieille chanson française. « Moi je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort pour couvrir ton corps d'or et de lumière. » Mes lèvres se posent sur les siennes pour briser le mur de porcelaine entre nous. Après des semaines à arborer le sourire le plus hypocrite, des jours à feindre la transparence pour mourir en silence, je renais de mes cendres, par ce simple baiser délicatement volé. Au milieu de ce romantisme puéril, mon corps se met soudainement à brûler de désir. Mes mains attrapent fermement les poignets de Jéricho pour le pousser contre la voiture d'un parking de boîte de nuit. L'addition de toutes les douleurs se dissout alors que mes mains cherchent avec impatience la chaleur de sa peau sans penser une seule seconde à ce que mon mari peut réellement désirer. Sans songer à ce que quelqu'un débarque de nulle part et nous surprenne. Mon regard fixe son visage avec un sourire d'imbécile heureux pendant que ma main se perd dans son boxer pour retrouver son sexe. « Si tu savais comme j'avais envie de crever sans … » Toi. Mais j'suis incapable de finir ma phrase parce que tes foutues lèvres appellent les miennes. Ah et, pardon si je t'étouffe avec ma langue. Ça t'apprendra à partir si longtemps, à me laisser seul et revenir comme ça. Ça t'apprendra de m'avoir rendu accro. Puis, tu devrais savoir depuis le temps que ton mari ne vit plus que pour ton cul.
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Mar 25 Déc - 22:21

 « Ne me quitte pas. Il faut oublier . Moi je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort pour couvrir ton corps d'or et de lumière. »

Les muscles. La gorge. Les articulations. La tête. Ils sont recouverts d'une fine pellicule de plomb trop lourd à supporter. Je ne trouve plus la force de rien depuis des jours, et le peu qu'il me reste, mon mari venait tout juste de me l'aspirer de ses lèvres contre les miennes. J'ai la sensation d'être un amas de cendres encore brûlantes, rougies par les braises. Je tremble contre lui, et le froid qui caresse mon visage n'y est pour rien. C'est son épiderme à nue contre mon corps tendu qui me rend si fébrile a ce simple contact. J'ai la trouille. Ouais, la peur me ronge les entrailles comme de l'acide. Mon estomac se tord. Je n'ai pas la moindre idée d'où je vais. D'où on va. Dès que je relève la tête vers le chemin à parcourir, celui-ci est semé de murs solides et infranchissables. Et on fonce droit dedans avec la certitude d'y laisser nos corps sans vie. Je le hais pour tout ce qu'il peut représenter. Tout ce qu'il peut me faire ressentir. L'influence qu'il a sur mes gestes jusqu'à ma respiration saccadée. Il monopolise mes pensées. Dicte mes choix. M'oblige à me jeter dans le vide alors que seul, je n'aurais jamais sauté. A cause de lui, je suis égoïste au point de faire passer mon bonheur avant celui de mon mari. J'aurais pu le laisser là bas, au fond, j'aurais même du le faire. Pour lui. Pour qu'il est autre chose qu'une auto-destruction quotidienne. Si j'avais fait ce choix quelques années avant, il n'aurait certainement pas eu le sida. Même ça, je me suis senti obligé de lui refiler, conscient que je lui mettait un pied dans la tombe avec moi. Je veux pas crever sans lui. Même après ma mort, imaginer même qu'il puisse retrouver ce qu'on avait dans les bras de quelqu'un d'autre me répugne. Tout comme je l'ai entendu avec cette femme. Je pourrais le tuer de mes propres mains si nécessaire. Je suis capable de tout pour lui au nom de la possessivité.

« Si tu savais comme j'avais envie de crever sans … »

Mon dos rencontre la carrosserie en même temps que sa langue rencontre ma bouche, et sous ses coups la mienne semble se délier. Je retrouve un sens au mot. Lentement tout me revient. J'arrive à poser un nom à toutes ces choses qui semblaient m'être inconnues depuis que j'ai rouvert les yeux dans cette chambre d'hôpital. Ma main se pose sur sa nuque pour y exercer une pression plus forte afin que sa langue entre encore plus profondément dans ma bouche. Mes lèvres désespérées s'accrochent aux siennes comme si je voulais les fixer à jamais dans cette passion violente. Mon bas ventre hurle sous le contact de ses doigts sur mon sexe qui durcit. Des mois que j'ai pas baisé. Mes couilles aussi sont remplies de plomb. Mais ce n'est pas ça qui me motive le forcer a se mettre à genoux. Ce n'est pas juste pour me vider. Pour une partie de jambes à l'air. Ma main aurait pu le faire comme une grande. Non, après ce que j'ai pu voir et entendre caché sous ce putain de lit, j'avais besoin qu'il comprenne que quoi qu'il arrive, il était toujours et a jamais à moi. Prisonnier, séquestré. Je voulais détruire à jamais ce fil qu'il a tendu jusqu'à cette appartement avec son fils et cette femme. Toute trace de romantisme venait de s'évanouir dans l'air humide et froide lorsque j'abaisse mon pantalon. Il avait fait un choix en me suivant cette nuit, celui de m'appartenir totalement et cette fois-ci, je le laisserai plus rien échapper à mon contrôle. Surtout pas lui. Mon sexe s’immisce dans sa bouche comme sa langue tout à l'heure. J'en ai absolument rien à foutre de ce qu'il veut ou pas. C'est avec violence que j'entame des vas et viens profonds à lui en donner la gerbe, et juste avant ralentir pour mieux recommencer. Ma main derrière sa tête l'empêche de refuser cette intrusion entre ses lèvres que je viole sans ménagement. Je prends mon pied. Je lâche un long râle de plaisir puis je me retire pour le plaquer le ventre contre le capot de la voiture. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir que déjà, mon sexe aussi dur que le roc force pour le pénétrer. Ma bouche s'autorise quand même à l'embrasser dans son dos, remonter jusqu'à sa nuque pendant que j'entame des coups de bassin secs et profond. «  Plus jamais je veux te voir avec quelqu'un d'autre. Jamais putain. T'es à moi. Je ne partage pas ce qui m'appartient. » Et je me retire sur ces mots lancés fermement. Mon mari se retrouve de nouveau à genoux, ma queue de nouveau dans sa bouche pour terminer le travail. C'est dans un soupir de plaisir, ou plutôt ce qui ressemble plus a un grognement animal que j'éjacule au fond de sa gorge, mes muscles tendus à l'extrême. L’excitation redescend, et le comportement change du tout au tout. Alors que des trombes d'eau s'abattent sur la ville, je m'abaisse à sa hauteur et dépose ma veste sur ses épaules nues. «  Tu vas attraper froid. » Comme pour me faire pardonner de tant de violence, ma main caresse sa joue tendrement, comme si il s'agissait d'un enfant.
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. ** Mer 26 Déc - 12:34

Sa langue contre la mienne. Son corps aussi brûlant que des braises. Le manque de délicatesse dans ses gestes. Son regard sombre, comparable à celui que j'arbore . Ce genre de petits détails qui alimentent le désir de l'autre, font accroitre la passion. Nous nous retrouvons à ce stade où la beauté n'existe plus. Dissoute dans un mouvement trop fusionnel. L'état animalier retrouve sa bouffée d'oxygène, renaît dans les débris d'une haine mutuelle. Les mains de Jéricho m'arrachent à ce baiser brûlant, m'obligeant à me retrouver genoux au sol. Avant même qu'il ne baisse son froc et son boxer, j'avais compris ce qu'il m'attendait. Cette simple idée suffisait à me faire littéralement brûler de plaisir. Mon regard confiant et provocateur se détache de mon mari pour caresser son sexe tandis qu'il pénètre ma bouche sans gênes. Les premiers vas et viens sont si violents qu'ils me donnent envie de dégueuler mes tripes. Pourtant, même avec le visage déformé par une grimace, je n'essaie pas une seule seconde de repousser cette intrusion. Non, au contraire, je ferme les yeux pour me concentrer sur la vitesse des allers retours et tenter de reprendre ma respiration au bon moment. Les gémissements de Jéricho masquent la brutalité, dissimulent cette sensation désagréable au fond de ma gorge. Je deviens au fil des minutes l'objet sexuel qu'il désire, la poupée gonflable dont les trous ne demandent qu'à être bouchés. Totalement soumis à ses gestes, un frisson traverse mon être au contact glacé de la carrosserie. Sous la violence de la pénétration, je n'autorise aucun son à quitter mes lèvres, préférant garder l'énergie de mes cordes pour la suite. La vérité c'est qu'après deux mois sans avoir touché à Jéricho, sa bite pourrait être une râpe à fromage que j'y prendrais mon pied. Au milieu de mes gémissements sont audibles des mots que je lâche. Brûlé à vif, je me fous à lui gueuler dessus d'y aller plus fort. Putain ouais, je sens rien, plus fort encore, défonce moi. J'en ai absolument rien à foutre de plus savoir marcher pendant trois jours. Et les coups de bassin s'accélèrent, douloureux et pourtant si excitants. Je ne ressens même pas le contact de ses lèvres dans mon dos. Je ne capte plus rien si ce n'est la chaleur que me procure cette pénétration. « Plus jamais je veux te voir avec quelqu'un d'autre. Jamais putain. T'es à moi. Je ne partage pas ce qui m'appartient. » Sous ses paroles, mon corps se crispe, mon dos se courbe pour l'accueillir encore plus. J'veux sentir toute sa haine en moi. Les claquements rapide et secs de son bassin contre mes fesses témoignent de la violence de l'acte. La lune, qui, jusqu'ici caressait nos corps de ses rayons semble avoir disparu derrière de sombres nuages, voulant préserver sa pureté. Je ne me rends même pas compte des minuscules goutte d'eau qui s'échouent sur mon dos. Un cri de désaccord s'échappe de mes lèvres lorsque Jéricho se détache de moi. Le fait d'être à nouveau deux entités irritent mes nerfs déjà à vif. La seconde d'après je me retrouve une nouvelle fois avec le sexe de mon mari en bouche. A ce contact, j'enfonce mes ongles dans la peau de ses fesses pour l'inciter à ne pas hésiter. Allez, j'ai été le pire des connards. J'ai baisé avec Nikita un nombre incalculable de fois quand t'étais pas là. Étouffe moi. Mes lèvres se referment sans gêne sur le sexe de Jéricho pour accueillir sa semence. Je peux sentir couler le liquide blanc dans ma bouche sans laisser s'y échapper une seule goutte. Sonnant la fin de cette union, la déception s'insinue dans mes veines lorsque je me recule d'un pas sans trouver le courage de me relever.

« Tu vas attraper froid. » L'animal n'est plus là. Mort dans un orgasme, je fais de nouveau face à mon mari. Sa main posée sur ma joue n'aide pas les battements de mon coeur à se calmer. D'un mouvement lent et sensuel, je pose mes lèvres contre celles de Jéricho. Ma langue recouverte de son sperme entame une danse avec la sienne. Nerveux, je laisse mes mains arracher le t shirt de mon amant pour qu'il se retrouve aussi nu que moi. Mes doigts, posés sur son torse l'oblige à se coucher à même le sol. Je coupe notre baiser brûlant et passe ma langue sur mes lèvres pour y enlever les restes de semence. Mon visage aussi froid que le marbre descend le long du torse de mon mari pendant que mes mains impatientes attrapent ses cuisses pour soulever son bassin. Arrivé au niveau de ses fesses que j'écarte du bout des doigts je laisse ma salive s'échouer sa peau en guise de lubrifiant. Mon index le pénètre pour éveiller ses sens avant que je n'attrape mon sexe pour ne faire qu'un avec avec mon mari. Mes lèvres caressent son torse pendant que mes coups de rein se font plus rapides et impétueux. Je suis en lui depuis à peine quelques minutes lorsqu'au loin un bruit de foule se fait entendre. J'lève les yeux et accélèrent le mouvement en voyant deux flics arriver, certainement appelés par des putains de voyeurs. J'veux pas m'arrêter putain, pas maintenant. C'est sous la pluie que je m'acharne comme un malade à vouloir le pénétrer jusqu'à ce que mon corps n'en puisse plus. J'veux prendre mon pied en étant en lui, moi aussi. « Monsieur. » C'est à peine si je l'entends me parler. Non, en fait, j'en ai totalement rien à foutre de ce qu'il peut me dire. J'continue à donner mes coups de bassin fermement en ignorant totalement leur menace et l'amende que je risque de me choper. Ce n'est que lorsqu'un d'entre attrape mon bras que je me relève vivement pour lui balancer une droite dans la mâchoire. Sans lui laisser le temps de réagir, je serre fermement la main de Jéricho et l'oblige à me suivre tandis que je me fous à courir comme un dératé sous la pluie, la queue encore fièrement tendue. Après plusieurs mètres, je défonce d'un coup de pied une porte moisie et pénètre dans une pièce aussi poussiéreuse que le conduit d'une cheminée. D'un geste vif, je pousse JJ sur un vieux matelas posé au sol. Essoufflé, je me couche à ses côtés pour trouver la chaleur de son corps. « Maintenant, on fait quoi ? » Ma voix basse retrouve sa froideur naturelle alors que la température de mon corps baisse en flèche. On est dans la merde, putain.
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MessageSujet: Re: [HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. **

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[HOT] Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler. ▬ Jéricho Stride. **

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